Le devoir, 19 décembre 1919, vendredi 19 décembre 1919
VOLUME X.— Ko 296 MOKTKEÀL, VENDREDI 19 DECEMBRE IMS DEUX SOUS LE NUMERO -Ifalriflaw""""—".¦ 1 ¦ .'I.¦ 1' -I.Abonnements par la poste » Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.S3 00 UNION POSTALE .8 00 Édition hebdomadaire CANADA .$2 00 ETATS-UNIS .2 30 UNION POSTALE.3 00 Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE t Main 7460 SERVICE DE NUIT : R«daction.Main SI» Administration, Main 51S< Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! LA MISSION JELLICOE ni Souvenirs de Londres — Quelques opinions d’experts — A quoi servent les dreadnoughts En février 1912, j’ai signalé aux lecteurs du Devoir la virulente dénonciation de la ‘‘politique des dreadnoughts" par lord Charles Beres-ford, l’un des prédécesseurs de lord Jeljicoe à la tête de la Home Fleet.Lord Beresford n'hésitait pas à stigmatiser cetle politique — préconisée en 1913 par le ministère Borden et appartynment reprise par lord Jelli-c00 — comme une “trahison de la confiance nationale" — a betrayal of Lhe public trusta.Il laissait clairement entendre que la construction des dreadnoughts n’avait d’autre objet que de servir des intérêts mercantiles.Il prédisait les dangers qui en résulteraient pour le commerce britannique, dans la prochaine guerre, et rendraient précaires les routes maritimes qui servent à alimenter la population des Iles britanniques.En d’autres occasions, j’aA’ais marqué la concordance des vues de lord Beresford et de celles d’un ingénieur maritime de haute réputation, sir William White, ancien directeur des constructions* navales de l’Ami* rautii.Naturellement, je ne prétendais pas plus alors départager les opinions des partisans et des adversaires des dreadnoughts que je ne voudrais le faire aujourd’hui.Mais, puisque le gouvernement canadien jugeait à propos de prendre parti en lançant le pays dans la course aux dreadnoughts, je ne négligeai aucune occasion de recueillir des témoignages valables eh ces matières.En juin 1914, un mois et demi avant le déclenchement de la guerre, j'étais à Londres.La marine Laurier et la contribution Borden étaient | également choses du passé ; mais, en prévision de nouvelles entreprises j du même genre, je voulus profiter de mon passage au coeur de l’Empire I pour me taire éclairer.Je m’en ouvris à un publiciste anglais admira-1 blement placé pour recueillir les opinions les plus diverses.Avec cette rondeur qui fait le charme des Anglais vraiment bien, il me fit ouvrir toutes grandes la porte de lord Beresford et celle d’un autre officier supérieur de la flotte.Celuhei.je ne peux pas encore le nommer.Bien qu’à la retraite, il a joué un rôle trop important, avant et pendant la guerre, pour nue j’aie le droit de le mettre en cause à ciel découvert.Qu’il me suffise de dire que sur toutes les questions relatives à l’organisation de In flotie, aux principes de la guerre navale, aux types de vaisseaux de guerre, il élait aux antipodes de lord Beresford.Leurs débats publies* et privés avaient, des années durant, animé-et parfois amusé les cercles militaires et navals.Les échos s’en étaient même prolongés jusqu'aux Chambresjflgs lords et des communes.Sur l'opinion de.Iord Beresford, j’étais déjà fixé.Néanmoins, cer-1 laines expériences m’avaient appris qu’entre les opinions connues desj grands hommes et leurs convictions intimes, il existe parfois de notables) divergences, en Angleterre surtout, la patrie classique du cant, des “con-.venances ' et des exigences jle situation — ce que les Français, avantj les jours glorieux de Clemenceau, dénommaient, avec quelque exagéra-, tion, “1 hypocrisie anglaise”.En tout cas, avec le vieux loup de mer,, rien de cela.Il dénonça la “politique des dreadnoughts” avec une vi-.gueur qui laissait loin dans l’ombre les pages les plus violentes de soni Betrayal.Je lui objectai les conseils de M.Winston Churchill, alors ministre de la Marine, à notre gouvernement."Çhurchill is a fool ! As /' tolu him in the House, he was still suckiny his pap-bottle, ivhen I was: commanding a fleet.’' Je risquai le nom de son illustre adversaire,, celui-là même que je devais rencontrer deux ou trois jours plus tard., Le bonhomme devint violet.“No and so ?.4 scoundrel.Sir, and a.!!”' Je supprime la seconde épithète.En tout cas, j’en savais assez pour me* convaincre que mes deux autorités ne pouvaient être de mèche, mêmei pour abuser de la confiance d’un naïf colonial.Je tendis également à connaître l’opinion de lord Beresford sur lai situation particulière du Canada, au point de vue de sa protection maritime.Il ne fut pas plus réticent là-dessus que sur le reste l imais nous; retrouverons plus loin son opinion à cet égard., V Par une de ces circonstances fortuites que la Providence ménage aux honnêtes ignorants en quête de la vérité, la veille du jour où j’avais pris langue avec l’amiral si durement qualifié par lord Beresford, le Times publiait uqe lettre de sir Percy Scott, directeur, si je ne me trompe, des services d’artillerie navale.Dans cette communication qui provoqua une tempête — j’en eus la preuve par la suite — cet officier supérieur affirmait sans ambages que les jours des grosses unités de combat étaient passés ; que le sort des armes navales et des transports maritimes, dans la prochaine guerre, serait déterminé par les sous-marins et les croiseurs rapides ; et que l’Amirauté, au Heu de pousser à la construction de nouveaux et de plus en plus coûteux dreadnoughts et super-dreadnoughts, devrait s’occuper davantage de protéger efficacement la marine marchande contre les attaques des torpilleurs et des sous-marins.On sait si les développements de la guerre ont justifié ces clairvoyantes prévisions.Au moment où cette lettre fut publiée, je me bornai à y voir une excellente entrée en matière pour mon entrevue avec lord ***.C’est par là que je l'abordai.“Que pensez-vous de l’opinion de sir Percy Scott T — "I think he is right.” Et comme je laissais percer quelque surprise : “Mon opinion vous étonne ?” — je traduis fidèlement le sens, sinon les paroles mêmes de sa réponse.— “A certains égards, vous avez raison de vous étonner, puisque Je suis virtuellement responsable de l’adoption des dreadnoughts comme type principal de la flotte.Du reste, c’est un bon navire de combat.Dans une grande bataille navale, il rendrait encore de grands services.Mais il est peu probable que les prochaines guerres voient de grandes batailles comme Trafalgar.On s’appliquera surtout à harceler et à protéger partout le transport des troupes et des vivres.Pour cela, on fera usage, pour l’attaque et la défense, de croiseurs rapides, de sous-marins, de torpilleurs et de contre-torpilleurs.Donc, Scott a raison.N’empêche que nous avons bien fait d’adopter la politique des dreadnoughts et surtout de la faire adopter aux autres nations, qui nous imitent toujours en fait d’organisation navale.Nous avons bien fait, pour trois raisons.La première, c’est qu’en imposant la politique des dreadnoughts aux autres nations, à l’Allemagne en par-tiouller, nous avons forcé les Allemands à creuser leurs ports, ce qui nous donne une chance, que nous n’avlons pas auparavant, d’approcher des côtes allemandes avec une flotte d’attaque.La deuxième, c’est qu’à part les dreadnoughts, nous avons une flotte infiniment supérieure à celle de tout autre pays et qu’en poussant les autres nations, l’Allemagne en particulier, à la course mix dreadnoughts, nous conservons notre supériorité par ailleurs." Moins nu point que sir Percy Scott, il oubliait les aoua-marins allemands.“En troisième lieu, grâce à la supériorité de noire outillage, nous construisons quatre-vingt-cinq pour cent des gros vaisseaux de gvierre du monde.Dussions-nous scrapper tous no» dreadnoughts avant dix ans.nous ynurons fait assez d’argent pour que cela noua ait encore payés.En résumé, Scott a raison, mais nous n'a-r*orM paain$ de la Montreal Power certains intérêts qui sont actuellement détenus par la Montreal Tramways.Celte rumeur a dû contribuer poui une I bonne part au raffermissement des actions de la Montreal Power.D'un Iautre clé, les actions du Quebec Rail-, way ont atteint un nouveau point 1 culminant, hier après-midi, et s'y sont maintenues ce matin.L'augmentation des taux de transport dans les i voLunes de ta compagnie et la vente L!u Lotbinière et Mcganlic, sont au-.tant de facteurs qui ont dû influen-|rer ce stock.Les valeurs de pulpe et de papier ont été partiellement délaissées à l'exception des Spanish River.Le marché de New-Rork a été mo-Idérénient ferme toute la matinée et Ion a enregistré que très peu de ibaisscs.Le Tramways Power se présen-lent en premier lieu à 160, soit trois Spoints île plus que la veille ; viennent ensuite les Quebec Railway qui I cole ni ;I0 1-:-'.une fraction de plus i qu’à l’ouverture : les Spanish River Ise font surtout remarquer par leur Igram! nombre de ventes à 85 l-ü |après avoir touché 8?au début ; les Montreal Power font encore 92 à l'ouverture, mais fléchissent un peu : les Tramway sont fixes à '2 1-2 : les Steel of Canada se trai-jlent facile me ni toute la matinée à *86, après avoir débuté à 81 7-8 ; les Ire i sont à 7.8 : les Peter Lyall Cons-[:ruction sc sont raffermies à 90, ce 'qui c l probablement dû au dividende régulier de 2 pour cent sur les tactions ordinaires, que les directeurs fuit nruioneé 18cr ; ce dividende est payable le 10 janvier prochain.Les Laurentide s'enlèvent à 269 : les Wayagamack sont bien vues à w; les Rrompton Paper touchent 85: les Sliawinigan sont plus fortes à 19: les Atlantic Sugar sont à la ^hausse à 70; les Brazilian Traction rocèdent à reculons à 50 .‘1-4; les anada Steamship sont actives à 78 l; les .National Breweries sont us fermes à 180 1-4: les Canada / i ar font 58: les Canada Cernent enregistrent 78; les Détroit Railway montent à 108.Nous notons à la fin de la liste les valeurs suivantes qui sont moins actives: Dominion Glass à 85; North American Pulp à 4 5-8; les Belle Telephone à 113 3-4; les Dominion Textile sont à 122; les Tooke Bros à 67 et les St.Lawrence Flour à 129.OPERATIONS DE LA MATINEE Art’un, nrdinofres el de priorité Iron.5 il 72 .VI, ISO à 73, 10 à 73 1-4.100 O 73.Steel.75 à 8-1 3-1.125 k 8!), 25(1 è 83 1-8.325 à 85 1-1, 275 à 85 3-8.100 k 85 1-2, 1150 à 80.525 a 8(1 1-8, 00 5 8« 1-4.Car.5 à 58 1-2, 40 à 58.Sugar.275 il 09 1-2.35 à 69 1-4 .330 à 90 1-1.Steamship.25 h 78 3-4, 25 fi 78 5-8, 80 à 78 1-2, 20 à 78 3-4.Brazil.93 à 51, 210 à 50 3-4, 100 à 50 7-8.75 à 50 3-4.Smelters.25 fi 28 1-4.Brompton.123 fi 85, 25 à 85 1-8, 90 fi 85.Textile.25 à 122.Cernent.100 fi 73.5 à 73 1-2, 25 à 73.t.iHirentirle.225 fi 269.M.Power.220 fi 92.25 à 91 3-4.M.Tram.75 fi 22 1-2, 25 a 22 1-4.70 fi 22.Breweries.175 fi 180.50 A 180 1-4.Quebec.2375 A 30, 75 à 29 3-4, 850 A 30 1-2 800 à 30 1-4.St.!.Flour.85 A 146 7-8, 25 A 146 3-4, 50 Shaw.35 A 119 1-2, 100 A 118 3-4.Wave R.50 A 80.Abitibi.25 A 207.tien.Elee.5 A 104.N.A.P.P.5 fi 104.Tooke.15 A 66, 10 A 67.Spanish.165 A 87 200 A 86 1-2, 30 A 86.25 a 85 1-2, 100 fi 85, 100 A 84 3-4, 410 A 84 l-'> 100 A 84 3-4.J.yall.25 A 86, 25 n 90.Span.priv.50 fi 129.Cementp prixv 20 fi 98 3-4, 15 A 99 M.Tram.10 à 60.Bell.32 A 113 3-4.MacDon.5 à 37 1-2, 15 A 38.Cen.Elec.nigts.7 A 25.Banque Royale.10 A 215.OPERATIONS DE I/APRES-MIDI D'HIER Artians ordinaires Bell Tel.8 Ofi 113 8-4, 5 A 114.Brazilian.90 A 51 1-2, 5 A 51 1-4 25 fi 51 1-2, 95 A 51.Steamship.100 fi 78 3-4, 25 A 79, 873 A 79 M.Power.19 5 92 1-2, 11 A 92 1-2.50 À 92, 10 à 92 1-4, 25 à 92.M.Tram.45 A 155, 25 A 156, 1 A 165, 25 A 156.125 fi 157.Quebec.40 A 28 1-2, 300 A 29, 100 à 29 1-2 285 è 29 1-2, 25 fi 29 5-8.25 A 29 3-4 ShawIniRan.325 A 120.Toronto Ry.20 A 44'.Abitibi.10 A 120.Ames.20 0A 127 3-4, 60 fi 130.Stifinr.25 fi 70, 75 fi 70 1-8, 100 fi 69 1-4 10 A 69 3-4, 45 A 69 1-2.Fishing.15 A 61, 10 A 62.Rrompton.215 A 86, 25 A 85 1-2, lin A S51 1-4.175 A 85.Can Car.35 à 57 3-4, 110 A 68, 60 A 58 1-4 100 fi 58 1-2.20 A 58.Cernent.10 A 73, 3 A 73.Converters.10 A 70,0 55 fi 70 1-2.Forgings.75 A 191 3-4, 10 A 191 1-2, 50 fi 101 3-4.tien.Elec.25 A 101 1-4.Smelting.25 A 38.Bridge.10 fi 105.Çanners.20 A 61 1-2, 115 A 01 3-4, 60 A Cl 1-1 50 A 61 1-4.(ilUfi.H.105 fi 63.125 fi 65, 5 fi 64 3-0 à 103.M.Tram.*2500 fi 74 3-4.Actions de priorité (.un.Car.25 fi 03 1-3.Cement.40 h «8 3-4, 15 fi 99.Riordan.12 A 98.Spanish.75 A 128 3-4, 80 A J28 1-2 Steel Ou.35 A 100.Banque limon.10 A 160.BÛÜRSÈIÆs-MINES Court fournit ptr la maitou FiilrbaDiis, Gosselin et Lie, rut Stt)nt~Fr»mçoi9-X.avicr.No ;srt, Montréal.Adanac.Apex.Atlas.Bal ley.Beaver.Boston Creek.Ch amt).Fer.,, ('onia fia*.Crown Res.« Davidson.Dome Ext.Dome Lake.Dome Mines.Gifford.Hargraves.Hollinger.iveorn.Kirk Lake.La Rose.Lake Shore.Mon eta.McIntyre.McKinley J)ar.Mining Corp.New ray.Nipissing.Opiiir.Pete Lake.Pore Crown.Pore Vipond., Pres.E.Dome.Shumacher.Silver Leaf.Ti ck Hughes.Teniisk.„.Thon ij> Krist .Trethewey.Vac Oil and Gas.West Dome Con.Wa sa pika.West Tree.Mfre soamlr 0Va '2% ar, 37 3 4 48 49 1» 25 13 14— 293 300 •Ian 43H 75 76 33Vi 84 10 HOO 1450 1% nù 8% 3 680 695 18 19 49 50 47 50 118 120 17 17'/j lil4 216 68 70 175 185 12% 15 1325 1375 3M.4 19J., 20 28 29 20 21 3% 20 22 2i, 234 18 18 V» 48 i o m* t>\ 7 46 4" 23 25 9 Vt> 10 51 60 10 1 1919 1918 1917 Profits., .$3,423,264 .52,809.846 $2,327,979 Bal.précé.5:15,757 564,264 852,346 Totaux., *3,959,021 1074,110 *8.180.225 A déduire : Dlviden., .*1,866.190 *1,614,702 51,549,404 Bonis., .'140,000 F.de pcii., , 100.000 100.000 100,000 Immeub., 400.000 400,000 250,000 Tnx.au gouv 156,406 133,651 128,357 F.patriot.40,000 60,000 F.Halifax.50,000 Béserve.500,000 528,300 Totaux ., .*2,862,60:1 *2.838,:t53 (2JU6,0ni Balance .$1,096,418 *535,757 $564,264 changes, non seulement de la livre sterling, mais auxisl du franc et de la lire.Suas doute ce recouvrement est-il dû, en grande partie, au rapport d’un prêt par l’Angleterre ô In France, et à des rumeurs qui circulent, donnant à l’Amérique l’intention de prêter à son tour $200,000,000 û la Grande-Bretagne; mois pluis importante que ces crédits relativement restreints fut toutefois la perspective d’un compromis au sujet du traité de paix, et des résultats merveilleux qui en découleraient.Au point de vue spéculatif, le marché conservera, semble-t-il, sa placidité professionnelle encore quelqu0 temps, mois «i Ton étudie tant soit peu les événements susceptibles de se produire dams un •avenir plus ou moins rapproché, Ton a toute raison d’espérer des jours meilleurs.FAIRBANKS, GOSSELIN & CO.-»- LES COMPENSATIONS DES BANQUES CANADIENNES I.es compensations des Banques de Montréal s’élèvent cette semaine à $154,239,366, comparativement à $138.706,388 pour la semaine correspondante de Tan dernier.Voici les chiffres comparatifs pour les principaux centres de TEst du Canada : 1919.1918.$154,239,366 $138,706,888 Montréal.Toronto , .Ottawa .Hamilton .Québec .Halifax .London .St-Jean .Brantford .Peterboro .Sherbrooke Kitchener .112,749,137 11,472.186 7,391,834 7,029,969 5,230,952 1,793,167 3,437,501 1,496,800 899,427 1,390,009 1,159,917 76,129,013 9,704,413 5,351,662 .5,198,508 4,745,903 2,717,472 2,546,268 956,573 883,078 1.685.842 LES GRAINS_A CHICAGO (Cours fournis par la maison LA BANQUE ROYALE DU CANADA LE RAPPORT ANNUEL - AUGMENTATION DAYS' AFFAIRES -LES PROFITS SONT DE $3.423,-264 — L’ACTIF TOTAL EST DE $533.674,048.MAIS- Cours d xi u vert ure Cours à midi Décembre, 140 1-2 147 1-4 Mai.AVOINE 136 135 1-2 Décembre, 82 82 1-8 Mai, 831-4 83 3-8 ÇA ET LA L’Association du Curb de New-York vient de faire l’acquisition d’un immeuble situé à Tangle de Trinity Place et de la rue Greenwich.On commencera à construire bientôt un édifice qui sera aménagé comme un bureau de courtage ordinaire.Cette décision va faire disparaître une coutume qui durait depuis plusieurs années dans le district financier de New-York.On sait ce qu’est le Curb : Des spéculateurs, au lieu d’acheter un siège à la Bourse, font leurs affaires sur le trottoir, de là le mot de Curb (courbe ou bordure de trottoir).Les joueurs de Bourse se réunissent dans la rue vis-ù-vis des bureaux du courtier où est affichée la cote des valeurs à lu Bourse.Le courtier passe au milieu des clients et prend les ordres.Ceux qui jouent sur le Curb peuvent aussi vendre leurs valeurs en dehors des heures de Bourse, ce qui est un avantage pour plusieurs.A certaines heures la rue Broad ù New-York était remplie de joueurs et de spéculateurs, à tel point que la circulation nepou-vait plus s’y faire.Les joueurs restaient là les jours de pluie comme les jours de beau temps.Celte coutume dure depuis plusieurs années, mais va disparaître bientôt à la suite de la construction de cet immeuble.On vient d’annoncer la formation d’une nouvelle maison de courtage à Montréal, qui sera connue sous le nom de Winans, Dickinson et Whitehead.Limited.Les bureaux de cette nouvelle firme financière seront situés dans l’immeuble de la Dominion Express, sur la rue Saint-.Tarques.M.Dickinson, un des associés de cette maison, est bien connu à Moniréal par ses écrits et ses critiques financières.Il fut journaliste pendant plusieurs années, ne s'occupant que des questions financières.La Dominion Steel Corporation vient de recevoir de la Roumanie une commande de 7.500 tonnes de rails de forme spéciale.On s’est mis immédiatement au travail et la construction des moules pour fondre ces rails d’un tyue spécial sont déjà commencés et il est probable nue le travail des rails proprement dit comcmncera au commencement du mois de janvier.Entre temps, la compagnie a pris des dispositions pour remplir les autres commandes qu’elle a déjà eu mains.DE TOUT REPOS -«F- Nous avons acheté comptant et offrons en vente ;• SONS DE LA PUISSANCE à échéances varices, aux cours du Jour.Fonda Municipaux VUlM Kek.¦«¦i.EDMONTON 1990-M • MONTREAL 1923 ix MONTREAL 195$ SX GRAND’MERE 194C SX MAISONNEUVE 1950 nX MAISONNEUVE 1952 SX N.VANCOUVER 1950 • MONTREAL.E8T 1922 SX Fonds Scolaires Ste AGATHE (e»th) Séria SX KENOGAMI “ 1936 SX SHERBROOKE (pr) 19.1S SX Fonda Induatriala PULPE A P.D’EAU du SAGUENAY 1921.4(1 BRASSER E FRONTENAC (arec prime) 1961 * Sarvicea Publics MONT.TRAM.1924 «.35 Tons remneignementfl ron sur doenaado.Sur demande également, noan on.rwrons GRATIS la It&NTE, rédigé* par OLIVAU ASSELIN.ïr’ëfe“ïï7i HANOuiaw OTTAWA 1mm.Buts* N.(l*#»l» QUffBEC BOSTON! Hue S.Jean, 118 W, Suie St.Rentes Inscrites de la Cité de Montréal Fonds municipaux Valeurs de placement Les rentes inscrites de la Cité de Montréal sont des fractions de titres d’emprunts à long terme émis à Londres en louis sterling, avec équivalence en dollars (à raison de $4.86 2/3), il y a quelques années, et que la situation des changes internationaux permet de ramener en notre pays.Elles sont du type des valeurs favorites des compagnies d’assurance, des administrateurs de succession, des grevés de fiducie, des banques, de tous ceux enfin, qui, avant la responsabilité du dépôt ou de la gestion de biens d’autrui, recherchent avant tout dans le placement le maximum de sûreté en même temps qu’un rendement élevé.Les détenteurs canadiens de ces titres touchent leurs intérêts semestriellement au moyen d’un chèque émis à leur ordre par le trésorier de la Cité, et payable à Montréal en monnaie canadienne.Emissions à 31/2%, à 4% et à 4'/2% Echéances : 1932,1942,1948,1950 à 1953 • Rendement : 5!/2 à 5*4% Beausoleil Limitée Financiers 112 rue St-Jacques .Montréal L'EMPRUNT IRLANDAIS New-York, 19.— Les “Friends of Irish Fredorn” ont lancé une campagne pour faire souscrire un emprunt de $10,000,000 garanti par des obli-! galions de ia république irlandaise.; Le produit de cet emprunt sera em-i uloyé à promouvoir le commerce et l’industrie en Irlande.Le rapport annuel que vient de publier cette institution financière est le meilleur qui n ait jamais été publié.Malgré la période assez difficile que nous venons de traverser, le bilan de la Banque se clôture par un surplus appréciable sur les autres années.La Banque Royale célèbre oette année le 50ième anniversaire de sa (fondation.On constate lue l’actif total dépasse .maintenant le chiffre de $500,000,000 et s’établit ù $533,647,084, soit une plus-value de $106,134,102 sur l’année précédente.Les (profits pour Tannée se totalisent à $3,423,264 comparativement à $2,809,846 en 1918.On a augmenté le capital de la Banque de $3,000,000 au cours de la présente année: Une première émission de $2,000,000 •île valeur au pair a été mise sur le marché au commencement de Tannée à raison de $150 tandis qu’une seconde émission était vendue à une firme financière à raison de $200 la part.La précédente émission avait été faite en faveur des actionnaires.Ges émissions ont porté le capital de la Banque à $17,000,000.Toutes déductions faites des sommes qui ont servi à payer les dé-boursés aux actionnaires, les dividendes et les bonis annuels qui sc sont montés à une somme de $2,-200,196 on arrive avec une balance, au compte des profits et pertes, de «1,096,418.Voici un tableau plus détaillé des trois dernières année.s: ARTHUR BRUNKAP.M.mbrt, Hour., do Montreal, BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Barrai da Montréal a «7 ET 99 ST-FRANÇOIS XAVIER Succ.ranlfi I QUEBEC «t AOREU Fil dlrwt .M POST * FT.AOO, N«w-Tôrk.Le total des dépôts s’établit a $419,121,399, soit $86.529,682 de ulus pue Tannée précédente, dont 62 millions sur al feuille des dépôts d’épargne et 24 millions sur les dépôts ordinaires, - LA NOTE AMÉRICAINE • Le 18 décembre 1919.Plusieurs facteurs importants se sont développés ces derniers jours qui ont amélioré Je sentiment spéculatif et contribué an relèvement général de la cote.Au tout premier plan, il faut pla- J cer la disparition de la tension monétaire que Ton commença «l’observer immédiatement avant le 15 du mois, grâce aux opérations financières impcrtmiles, effectuées par le gouvernement.De là la chute du prêt à vue à 6 p.c.hier, comparativement à 7,p.c.mardi et 9 p.c.le jour précédent.Le marche a éié excessivement Impressionnable, récemment, la baisse dos taux monétaires étant à beaucoup près toujours accompagnée du raffermissement immédiat des cours, et réciproquement, une awxnce du prêt à vue se traduisant en Bourse par l’affaissement des valeurs.Certains banquiers «Je New-York semblent croire que la situation ! monétaire a atteint son point tour- ! liant et que d’ici la fin de Tannée non* ne verrons pus de ces flurtua-tions violentes qui ont causé tant d’émoi à Wall Street, Nous aimon» également à noter que la «itualian momltaire internationale s'est quelque pmi améliorée tel que l'indique le relèvement des Nouvelle Emission The $4,500,000 Goodyear Tire & Rubber Company of Canada, Limited (Incorporé* d'npr*.U Loi «Ha «.'«npxnics d'Onlnr», Stock Privilégié, 7%, cumulatif avec Fonds (TAmortissement Dividende trimestriel, payable les lers de janvier, avril, juillet et octobre.Slock privilégié quant au Principal el aux Dividendes, rachetable en tout ou en partie à l'option de la Compagnie à 110 et dividendes accrus, à n'importe quelle échéance de dividende, sur avis de SO jours.Un fonds d'amortissement, commençant en 1923, est créé pour retirer annuellement 2}i% du plus fort montant de stock privilégié qui aura été émis en aucun temps.Aucune debenture ne pourra être émise, ni aucune hypothèque ou lien donnée sur • 'actif flic de la Compagnie, sans le consentement de 75% des Porteurs du Stock Privilégié.Bureaux de Transfert: Montreal Trust Co., Montreal: Chartered Trust tf Executor Co., Toronto.Enregistrement: Standard Bank of Canada, Montreal et Toronto.CAPITAL (Aprèe la préeente ré organisation financière Autorisé Emis Actions privilégiées.$15,000.000 $4,500,000 Actions ordinaires.15,000.000 5,331,000 (Pas de débentures).Voici un résumé dos renseignements contenus dans la lettre de Monsieur C.H.Carlisle, gérant général et trésorier de la Compagnie : 1- La Compagnie est la plus importante des manufacture^ de pneus en Canada- Elle manufacture aussi toutes sortes d’articles en caoutchouc pour machineries et autres usages.2.Les affaires de la Compagnie ont grandi d’une façon remarquable, comme on le voit par les chiffres suivants: Année Année finissant Ventes Recettes finissant Ventes Recettes 30 sept.nettes 30 sept.nettes 1915— $2,370,914 $188,730 1918— $ 8,544,557 $ 760,997 1916— 3,446,683 298,413 1919— 12,839,123 1,324.328 1917— 5,509,433 422,928 ( On est arrivé aux chiffres ci-deesus après avoir déduit la dépréciation de la Taxe sur les Profits d’Affaires, sans aucun profit dérivé du fait de l’apport de capital nouveau.) Dividende à payer annuellement sur le stock privilégié.$315,000 Recettes nettes peur l’année finissant au 30 sept 1919.1,324,328 Les recettes nettes dépasseraient donc 4 fois ce dividende 3.(a) I^a Compagnie devra maintenir en tout temps un actif liquide net d’au moins 115% du stock privilégié émis.(b) La Compagnie s’engage à maintenir un actif réalisable net (y compris l’actif liquide) d’au moins 200% du stock privilégié émis.(c) Lorsque les porteurs de stock sont domiciliés dans d'autres pays que le Canada, les dividendes leur seront payés au pair de l’échange de ces pay’s, jusqu’à concurrence de 5% de prime.4.Aucun dividende ne sera payé sur le Stock Commun avant que tous les dividendes sur le Stock Privilégié n’aient été payés et que la Compagnie n’ait au moins un surplus de profits non-distribués égal aux dividendes de 2 années sur le Stock Privilégié alors émis.Les livres de la Compagnie ont fié examinés el les étais certifiés par Price, Water-house fr Ce., Toronto, el Bowers 6e Seferin, New-York.L’évaluation des usines de la Com-àagnie a été faste par la Canadian Appraisal Co., de Toronto, et la légalité de la formation de la Compagnie et de rémission a (U approuvée par MM.Blake, Lash, Anglin 6* Cossets, Toronto.$1,500,000.de cette émission ayant été réservés à 97^ pour être échangés avec l’ancien stock privilégié, nous offrons ia balance de l’émission.PRIX: $97.50 par action (valeur au pair $100.) Payable comme sait:- 10% sur application et 87’i le 5 Janvier.^ Ce stock portera dividende h partir du 1er janvier 1920.Le montani souscrit pent n'élre pas accepté en entier.Dans ce cas le surplus du 10% sera crédité sur le paiement final.Des certifieras provisoires seront émis en attendant la livraison des litres définitifs.Application sera faite peur que ces actions soient cotées sur les marchés de Mont-et Toronto.Télégraphie» en téléphone» vos ordres h nos frais.NOUVELLE EMISSION Utilité Publique Montreal Public Service Corporation 6y2% - 5 ANS Echéance : Juillet 19^4.Intérêt : Janvier et Juillet.Coupures : $100, $500, $1000.Cette compagnie fournit l’énergie électrique à la Montreal Tramways Company.Son marché pour la distribution de l'énergie et de l’éclairage électriques s’étend à ia plus grande partie de Tile de Montréal, y compris la Ville elle-même, où elle dessert près de 14,000 clients, au nombre desquels se trouvent plusieurs des plus importantes industries et institutions commerciales.La compagnie fournit, en outre, l'éclairage dans les quartiers suivants ; — Notre-Dame de Grâce, Cartrerville, Ahuntsic, Emard, Sault au Récollet, Bordeaux et Rosemont.Son service s'étend de plus aux municipalités de St-Laurent, Montréal-Nord, Pointe aux-Trembles, Laval de Montréal et Laval-des-Rapides.Prix : Le pair (100%o) plus l’intérêt couru.Pour ren.oifnemont», prospectus ou formule» de souarriptlon, o’odreKior * CRÉDIT CANADIEN (Incorporé) 99 RUE ST-JACQUES.MONTREAL.Tel.M.in 1*2» ot 292T.CUS-EO.ARF1N Boîte postale 1180.Directeur-Gérant.N.B.— Téléphones ou télégraphiez vos ordres à nos frais.LES BANQUES ÉTRANGÈRES Paris, 19.— Le rapport hebdomadaire de la Banque de France fait voir les changements suivants: francs Encaisse—ox-, aug.278,000 Encaisse—argent, dim, 4,147,730 Circulation, aim.299,513,570 Dépôts du Trésor, dim.12,015,988 Dépôts du public, aug.128,999.666 Billets escomptés, aug.79,679,380 Avances, aug.12,250,552 Nouvelles avances à TE tat.500.000,000 » * * Londres, 19.— Le rapport hebdomadaire de la Banque d’Angle-1 terre accuse les changements sui-j vants: Réserve totalisée, dim.£ 1.870,000 I Circulation, aug.1,716.000 : j Espèces, dim.160,801 : Autres valeurs, dim.213,000 1 i Dépôts du public, aug.1,364,000 Autres dépôts, dim.12,383,000 ! 'Réserve de billets, dim.1,723,0001 Bons du Trésor, dim.9,016,000' La proportion de la réserve de la 1 banque par rapport à son passif cette semaine est de 13.38 pour cent ' i au lieu de 13.63 la semaine précé-1 dente.réal A.E.Ames & L'ompany Montreal TORONTO Victoria Dominion Securities Corporation Ltd.Montreal TORONTO Londrca, Ang.Nesbitt, Thomson & Co., Limited Toronto MONTREAL Hamilton Los renseignement* qui précédent ont été obtenus de sources dtptes de foi et ont servi de hase A l'achat que nous avons fait nous-mêmes de cette valeur.LA LIVRE STERLING Cours du change sterling, à Netw-York et à Montréal: ^ à N.-Y.à Montréal Papier a 60 jours 367.398.15 Id., à demande .371.402.15 Par câble sous- marin .371.75 402.90 Cours du change new-yorkais sur la place montréalaise, 8% de prime.Le franc (N.-Y.), 11.40.Taux d’escompte, à Londres, 4% pour cent.< Taux d’esemopte de la Banque | d’Angleterre, 6 pour cent.COüRSDËTckÂNGES Cours sur les différentes capitales étrangères, fournis par la maitson L.-G.Beaubien et Cie, immeuble Duluth, rue Notre-Dame.Montréal.Le change à New-York, sur: Cours moyen j Londres, livre sterling).3.7214 Paris, (franc).11.42 Bruxelles.10.90 , Genève.5.57 ! | Madrid, (peseta).Berlin, (mark).0.0205 j Vienne, (couronne) .0.0058 Rotterdam, (florin).0.3758 Le change à Montréal, sur: | New-York.8% Londres.402.15 Paris ««••••••¦•• 10.i;> Bruxelles.10.05 Genève .5.08 Madrid .Berlin .0.022 ! Vienne .0.0062 Rotterdam .0.4061 ÉQUIPAGE SAUVÉ Halifax, Nouvelle-Ecosse, 19 (S.j P.A.).— Quarante-trois membres de l’équipage du paquebot anglais | le Manxman se sont noyés en mer, d’après une dépêche reçue ici ce matin.L’équipage est à bord du British /sirs qui doit arriver à New-York lundi.Considérez le confort, la corn-modité, l’économie plus considérable qu'il y a dans un Rasoir AutoStrop! qu’est-ce que $5.00 en comparaison ?Au cours de.l'aiguisage—du rasage—du nettoyage—la lame reste au rasoir.Rasoir — Cuir — 12 lames — $5 AiloSlrop mim Noua ne pouvons recommender un meilleur rasoir.A Tasrenec spéciale J.H.ROBERT 1185 RUE ST-DENIS Anple Mont-Royal.Aux retardataires L"administration du Devoir prie ceux de nos abonnes qui ne sont pus en règle avec elle, pur rapport " leur r>n>e d’abonnement, de vouloir bien la solder au plus tôt.Le coût de plus en plus élevé de tout ce qui sert à faire un journal, tes frais additionnels de correspondance qu’occasionnent tes retardataires, et d’autres raisons du même genre déterminent notre administration à en agir ainsi.Autrement, l’administration se verra contrainte d’inter-romnre le service quelle fait du Devoir, aux retardataires, quitte à réclamer ensuite d’eux par les moue- ordinaires les sommes dues pour Ta-ito’i-'-n-irnt en ronce.L’ad min is ira II o n e*ns idère comme retardataires fis abonnés nui doivent trois mois ou plus d’abonnement au journal.La bonne volonté de nos abonnés sc manifestera certes par une prompte réponse à cet appel.L’administration tient en même temps à leur rappeler que tout abonnement par la poste en dehors de Montréal rl payé d’avance bénéficie d'a-nc remise de 20 pour cent, que ce soit pour 3 mois, 6 mois on un an.U faut faire remise par mandat-poste, lettre recommandée ou chèque accepté et timbré, payable au pair à Montréal. LB DETOIR, MONTREAL, VENDREDI 1Ü DECEMBRE l»iy VOL.X.— No 296 i u LA PAIX OBLIGÉS DE SIGNER SEULS LLOYD GEORGE DIT QUE LES ALLIES NE POURRONT PAS ATTENDRE LES ETATS-UNIS DOUE CONCLURE DEFINITIVEMENT LA PAIX â VEC LA TURQUIE.Londres, 19.— (S.P.A.).— Le premier ministre a anuon'cé aux Communes que les Alliés, sans manquer de respect aux Etats-Unis et sans les priver de k charge qu’ils ont assumée d’être les gardiens des nations chrétiennes, ont décidé de faire la paix avec la Turquie le plus tôt possible.Le premier ministre Nitti a été invité à rencontrer M.Lloyd George et M.Clemenceau et probablement un délégué américain à Paris ces jours-ci.Il a dit que le règlement de la question de Fiume était l’objet de cette convocation.M.Lloyd George a déclaré qu’il y a entente complète parmi les Alliés sur la question de la non-intervention en Russie mais que lu discussion sô ooursuiï entre les Etats-Unis et le .lapon sur la politique à suivre si les bolchevik! avancent plus à l’est.Le premier ministre anglais a affirmé qu'il est impossible de faire la paix avec la Russie à cause de guerre civilç.Si les Bolchevik! veulent parler au nom de la Russie a-t-il ajouté, ils doivent convoquer une assemblée nationale •qui représentera toutes les classes et avec qui les Alliés pourront transiger.Lloyd George a allégué que ,1c .traité garantissant la France contre l’attaque est sujet à la ratification des Etats-Unis et qu’au cas où ceux-ci ne le ratifieraient point, la Grande-Bretagne serait li-rre de reconsidérer sa position.: .m|nj,tre j, commencé par justifier certaines réticences dans tes négociations, faisant • o.-dires ie danger de lancer un mot susceptible d'enflammer 1’opinion à Fiume et en Italie mais il a déclaré que ce n'est pas là de la diplomatie secrète et que les décisions de Paris ont reçu toute la publicité nécessaire.Faisant allusion aux conventions anglaise, française -et américaine, il a dit que le gouvernement britannique ne s’y êst pas arrêté parce qu’il n’a pas cru que les Etats-Unis ne feraient pas honneur à la signature de leurs délégués.Il a ajouté qu’assumer seule ces obligations constituerait un lourd fardeau pour l’Angleterre et qu’il n’en chargerait pas la nation sans l'assentiment du parlement.Selon le premier anglais, le secours allié à l'Autriche en comestible et en combustible n’est qu'un palliatif à la situation qui requiert des secours plus abondants.Mais l’Angleterre est déjà surchargée ; elle ne peut entreprendre seule la tâche de instaurer le monde affaibli, et je ne vois pas ce que nous pourrons faire à moins que les Etats-Unis ne coopèrent franchement avec nous.M.Lloyd George a expliqué le délai apporté à la Conclusion de la paix avec la Turquie par le fait qu’il faut connaître la politique américaine à cet égard.La France et l’Angleterre, a répété le premier ministre, ont déjà de lourdes tâches tandis que tes Etats-Unis ont toutes ses ressources.Tl eût été indélicat et notre conduite eût causé des malentendus si nous n’avions pas attendu l’action des Etats-Unis.Nous avons droit de dire maintenant que nous avons attendu jusqu’à la limite et on n’entrevoit pas d’action de la part des Etats-Unis.C est ici que le premier ministre a déclaré que sans manquer de respect aux Etats-Unis et sans les priver de la fonction qu’ils ont assumée d’être les gardiens des nations chrétiennes les Alliés avaient décidé de conclure la paix avec la Turquie le plus vite possible.Il a ajouté que le gouvernement avait lait, preuve d’une grande sincérité et avait accompli toutes les r'bliga-‘*uons prescrites par la ligi.*' des nations qui est un facteur vital pour la réalisation de la paix Le premier ministre a réaffirmé le besoin pour la Grande-Bretagne de consolider sa position jusqu’à l’établissement final de la ligue des nations du monde, les Etats-Unis en faisant partie, LES VIVRES UNE ENTENTE EST CONCLUE LFS CINQ COMPAGNIES LES PLUS CONSIDERABLES D’EN-TRËPOSAGE F R IG O R 1 FJQUK AUX ETATS-UNIS EN VIENNENT A UN COMPROMIS AVEC LE GOUVERNEMENT — UNE INJONCTION PERMANENTE.APPROBATION D’UN JOURNAL Londres, 18.— Le correspondant parlementaire du Chronicle a commenté' hier, les murmures d’approbation qui ont souligné certains passages du discours du premier mLstre aux Communes.La vaste assistance à la Chambre a approuvé M.Lloyd George, quand il a dit que l’Angleterre avait droit de demander ce qu’est la Russie avant de traiter avec elle.Le chroniqueur, énumérant les arguments du prend rr ministre, conclut que le salut de la civilisation dépend dp la prospérité de l’Angleterre.11 relate l’affirmation de M.Lloyd George, que l’Angleterre ne peut agir qu’en s’appuyant sur des ressourcés H-•ûtées.Washington, 19.— L’action intentée par le gouvernement contre les gros entrepots frigorifiques pour faire la lutte aux monopoles, faisant partie d’une campagne commencée l’été dernier à 1’Instigation du président Wilson pour lutter contre le coût élevé île la vie, vient de se terminer hors de cour, grâce à un compromis des propriétaires des entrepôts frigoriques par lequel ceux-ci vont se contenter de ne faire que le commerce des viandes et des provisions.bref d’injonction permanent auquel ils ont accédé va être présenté aux tribunaux fédéraux pour donner à ce compromis un lien de droit.En vm-tu de l’entente précitée, les cinq grosses compagnies: Swift, Armour, Morris, Wilson et Cudahy — ont consenti à ce qtfi suit : De vendre, sous la surveillance de la cour de district des Etats-Unis, de préférence aux marchands de bestiaux et au publie, fontes leurs parts clans les abattoirs publics.De vendre, sous la même surveillance, et de la même façon, tous leurs intérêts dans les abattoirs des compagnies de chemins de fer et des terminjis.De vendre, sous !a même' surveillance.et de la même façon, tous leurs intérêts dans les journaux du marché.De se défaire de thus leurs intérêts dans les entrepôts frigorifiques publics, sauf ceux qui leur sont nécessaires pour leurs viandes gelées.De se séparer pour toujours des “branches de commerce qui ne touchent pas directement leur commerce” comme les épiceries en gros, le poisson frais, séché, salé ou en boite, les légumes frais, séchés ou en conserve, les fruits en saison, broyés, séchés, ou en boite, les confiseries, les sirops, les ingrédients pour la préparation des sorbets des restaurants, de miel, de la mélasse, des confitures, des gelées, des glaces, des sauces, etc., du café, du thé, chocolat, cacao, noix, farine, sucre, riz, pain, biscuits, spaghetti, vermicelle, macaroni, cigares, objets de Chine, meubles, etc.D" se défaire pour toujours des maisons succursales, des camions et voitures, compris pour le système, de distribution, de livraison et autres fins autres que pour la livraison des viandes et produits de la ferme.De se soumettre à perpétuité à la juridiction des tribunaux en vertu de l’injonction qui leur défend de se monopoliser avec d'autres personnes ou de monopoliser tout produit en établissant des prix injustes et illégaux.eur enlève ie contrôle des substituts, sauf des oeufs, du beurre, cb fromage et de la volaille; de sorte mie le prix de la viande ne sera nlus arbitraire, mais sous le coa-trôle du peuple.Ce décret aura toujours les yeux sur les entrepôts frigorifiques qui ne poiirornt plus fixer des prix exorbitants et injustes.Mais, par-dessus tout, il consacre le principe qu’aucun groupe d’individus n’a le droit, quelque puissant soit-il, de contrôler les vivres de la table du peuple américain, pas plus que tous les ingrédients, orodnits ou accessoires qui servent a la subsistance humaine.“Le ministère de la justice, songeant surtout aux nécessités et aux intérêts du peuole américain dans cette époque critique de la reconstruction, sent qu'en insistant sur eette eoncession des vros entrepôts frigorifiques, il a accompli plus pour le peuple américain qu’il aurait espéré, quand a commencé cette lutte légale contre les monopoles, pour faire baisser le coût de la vie”.En vertu de ce décret, dit le procureur-général Palmer, les fabricants de conserves m’auront plus le droit d’exercer un contrôle sur l’a-rhat et la vente du bétail sur pied.Ils n’a”ront plus le droit non oins de vendre ai' détail tes produits de k viande.Ge décret leur enlève le contrôle des succédanés de la viande, à l'exception des oeufs, du beurre et de la volaille.Ainsi les wands fabricants de conserves devront abandonner certaines dp leurs grandes fabriques de la côte du Pacifique.GHeago, 1!L — Les fabricants de conserves ont décidé'de se rêorua-uiser en une vaste organisation oui aura un capital d’un niiUkrd d” dollars.T,PS fabricants de conserves n’auront plus te droit de posséder des narcs à bestiaux, mais ils noueront avoir en leur nnssesste'' des wagons réfrigérateurs.îts r>o”rront aussi fabriquer et vendre certains nroduiîs tels ri u POUPEES habillées, avec tête incassable, prix variant de.49 à 5.09 BEBES “CARACTERE”, avec tète incas- sabir*, prix variant de.à 4 95 BEBES “CAR \CTKRE”, avec tête en brs-que, avec ou sans cheveux.Prix variant de .23 à 15.00 * BÉBÉS et POUPEES en celluloïd Prix variant «le.25 à 8.2;* QUELQUES SPECIAUX POUR FILLETTES Berceaux, chaises, balançoires, couchettes, maisons de poupées,' etc., etc.Achetez vos décorations d’arbre de Noël chez Dupuis.Nom avons un très bel assortiment de POUPEES de fantaisie avec ou sans perruque, tel que “Tiss Me”, “Splash Me “Kewpie’ , etc.Prix variant de 1.29 a 4.35 SPECIAL POUR CETTE VENTE SEULEMENT 500 POUPEES habillées, avec tète incassable, 15 pouces de hauteur.” 200 POUPEES habillées, avec tête incassable, 24 pouces de hauteur.135 150 POUPEES hab itées de différentes manières, marin, soldat, bébé, etc., ^0 pouces de hauteur.Prix.».*49 Au deuxième.Au rayon des chaussures pour hommes Vous faut-il une chaussure quelconque pour les fêtes ?Notre assort me nt est au com-! plet.Bottines ____ de toil e 11 e, guêtres, pardessus, claques de jersey ou de caoutchouc, bottines à patins, panaou-fies de drap ou de cuir, mocassins, bottines de feutre.1 x U lia» ciVUilN VvAllC BOTTINES de toilette, pour hommes.BOTTINES de toilette, pour ieunes gens.BOTTINES de toilette, pour garçonnets UETRES.GUL.CLAQUES.BOTTINES pour patins.PANTOUFLES.MOCASSINS.BOTTINES de feutre.votre prix.4.95 à 12.00 3.95 à 6.95 295 à 595 1.75 a 3 59 .90 à 2.26 2.95 à 7 50 1 49 à 4 50 1.39 à 2
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.