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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 avril 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1920-04-19, Collections de BAnQ.

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Combien d’oeuvres, combien de mouvements aujourd’hui heureux, doivent leur succès au travail des journaux, à leur besogne d'ingrat défrichement?Le succès venu, l’oeuvre puissante, tout le monde est heureux d’y prêter la main; — mais au début, quand ce n’est point un objet d’attraction, quand les patrons à flatter ne sont pas nombreux?* * * Le nombre s’accroît cependant de ceux qui comprennent l'importance de la presse libre.Nous serions ingrats de ne pas le constater ; mais, tout de même, combien encore restent indifférents, qui devraient, qui pourraient facilement agir?Combien traitent de la même façon les feuilles qui servent et celles qui desservent les causes qui leur sont chères?Ou plutôt, non.Us ne les traitent pas de la même façon.Ils créent aux feuilles adverses une situation privilégiée.Ces feuilles reçoivent, en effet, avec le bénéfice, de leur clientèle, à eux, tout l’appui de ceux qu’elles servent, tandis que leurs propres journaux, par souci de fidélité à leurs principes, sont contraints de refuser telle ou telle recette, de subir tel ou tel boycott.Mais ce sont là des choses sur lesquelles aussi on finira par réfléchir.Et la situation, nécessairement, commandera l’action.Ont* HEROUX.CHRONIQUE D’OTTA WA EN MARGE D’EXCUSES Celles du juge Lennox lui ont-elles été dictées ?— Par qui?— Tentatives de rapprochement.— Comme on nous aime! Ottawa.18 avril.Il n'est pas toujours facile de sa-.rrir exactement ce qui se passe en OUsciain dans la politique, mais il ;'est produit cette semaine deux mts qui constituent peut-être d’as- a pas là déea-itenec.Le sentiment y domine complètement l’impressionnisme et exprime la vie intérieure de l'Ame, dans une élégance nerveuse et sobre à l’excès.Une tendresse concentrée circule au coeur de ces | oeuvres vocales : mais elle n’érla-te jamais, car Ta retenue dans IV-I motion est propre à ce talent de chez nous ou s accusent ses origines françaises.Ce parti pris hautain de ne pas llivrer toutes les richesses d un tempérament fougueux, défiance de soi ou pudeur virile, se remarque beaucoup moins dans {.armes.\Beethoven sourd.Chevauchée, \Lied pour violon, Deux préludes Ipour orchestre à cordes.Un ivris-Jme tempétueux déborde de ces pages de longue baleine et emporte Tes contraintes de l’esprit.Dans lune témérité Juvénile, elles chnn-bent la Joie de vivre en pleine Iforce, puissance Inenlnmér qui fc’rnivce d'ehe-même.Malgré la ¦Jenne.sse, pas d > rhétorique p is ^it'àrchaïsnie.l.n musique n’es» pas mwervie aux paroles, ftcethovrn sourd pst une pièce vocale de grande allure où le motif Initial de la Taihétfque jeté au début comme un cri désespéré, se développe, se ramifie JusqiTnuv extrémité* de l'ocu-vrr.Il s'amplifie snn» emphase jomme une végétation ardente sur un trône puissant.On démele partout l’amour de la ajilJirr, Qurlquey mélodies sont ttime paix virglllennc.Pour un hnniiij* .Monseigneur, au cas où il n aurait pu assister à la cérémonie, avait préparé une lettre qu’il aurait alors envoyée â la supérieure-générale.Sa Grandeur donne lecture de cette lettre : A la révérende Mère Sainte-Euphro- syne.Supérieure Générale de la Congrégation de Notre-Dame.Ma révérende Mère.Vous allez oé'ébrer dans quelques jours les grandes fêtes du troisième centenaire de la Vénérable Marguerite Bourgeoys.le ne pourrai pas, inn heureuse-nient, y prendre toiite la part que j aurais désirée.C’est un nouveau ‘•acrifice que m’impose la maladie dont je souffre depuis plusieurs mois.Mais je n’ai pas besoin de vous dire que je m'unis à vous dans la joie et la reconnaissance.Celte fete de votre communauté est.a vrai dire, une fête pour tout notre pays.Turc gloire dt l’Egüsc, Marguerite Bourgeoys n'est-elle pas aussi une bienfaitrice de la nation canadienne De toutes nos familles, des vides et des campagnes, la louange ne monte t-ellc pas vers elle?Bientôt, à Rome, Jeanne d’Arc, la sainte de la patrie française, sera canonisée et, plus vraiment encore quand comme la cathédrale de Reims, elle sera à l’honneur après avoir été à la peine.Quand vai rons - nous notre Vénérable Marguerite, solennellement placée sm- les autels ?Sera-ee dans un avenir rapproché?(’.’est le voeu de notre peuple tout entier ! Mais pmnettcz-nini d’ajouter que c'est tout particulièrement le mien.Je me rappelle avec émotion qu'un Jour, jeune prêtre, j'eus le bonheur de prendre entre mes mains, dans église Saint-.leun-Raptiste de Froyes, le livre où est consigné le baptême de Marguerite Bourgeoys, et que je baisai avec respect la page ou riait écrit un nom (iui devait nous devenir si cher.Je ne puis oublier un ministère qui, pendant de longues et lionnes années m’a mis en contact intime avec votre oeuvre et m'a Dennis d en apprécier liautcment la direction et les fruits.J’aime à redire, comme évêque, les bienfaits répandus par vous sur toute notre société, «‘esprit vraiment religieux qui fait de vous les niixilinires dociles des premiers pasteurs, ainsi que l'intelligence et le dévouement qui leur al egent le souri de l’éducation des femmes chrétiennes.Au surplus, Home ohlr même a déjà Commence à parler.ETe a admiré ia vie et les oeuvres de votre fondatrice, elle a reconnu et proclamé Théroicité de ses vertus: elle il’attend plus que Je troisième miracle nul nous permettra d'espérer sa béatification, Au nom de la religion, je vous remercie de tout ce que la Congrégation nous a donné, je vous félicité des progrès accomplis; je vous sou-.Imite des recrues nombreuses, animées du p us pur esprit de votre ; institut.Mais parmi tous les voeux qui, de mon coeur, montent vers | « Dieu, je me plais à revenir, en ter-! minant sur celui de voir le jour où | nous pourrons chanter la Bienheu-.} reuse Marguerite du Canada.Agréez, ma révérende Mère, l’assurance de mon religieux dévoue- ; ment en Notre-Seigneur.PAUL, arch., de Montréal.Montréal, en ce Saint jour de Pâ- j MGR DI MARIA f Son Excellence le délégué aposto- ! : lique prend ensuite la parole.Il > remercie cordialement la commu- j ' nauté des bonnes paroles qu’en son , nom Mgr Gauthier vient de pro-1 noncer à son égard.Il fait l'éloge de j la congrégation et de la Soeur Bour-1 geoys et souhaite lui aussi que le ! troisième miracle de la venerable j s’accomplisse bientôt.Mgr Donellv a dit quelques mots , au nom des catholiques de langue ' anglaise.H a remercié la Congre" tion de l'oeuvre éducatrice qu’elle ; avait accomplie au Canada et qu’el- i j le accomplit encore.Son Excellence a ensuite donné ! sa bénédiction, et la foule des invi-1 tés s’est approchée de la statue de ' la Vierge qui contient, en son piédestal, un coeur d’argent dans lequel sont conservées les cendres du coeur de la vénérable Marguerite Bourgeoys.Mgr Bruchési avait la clef de ce coeur et Ta ouvert de sa main.NN.SS.les évèquees et plusieurs prêtres ont pris le diner à la communauté.SAMEDI APRES-MIDI Devant la communauté réunie dans la vaste chapelle, avec tous les invités d’honneur, M.i’abbé René Labelle, supérieur de Saint-Sulpice et supérieur ecclésiastique, de la Congrégation Notre-Dame, a prononcé, samedi après-midi, l’allocution de circonstance sur les vertus héroïques de la vénérable Marguerite Bourgeoys.Mgr P.E.Roy, archevêque auxiliaire de Québec, assistait dan- le sanctuaire, ainsi (pie NN.SS.Larocque, Forbes et Emard, et un très nombreux clergé, représentant les divers ordres religieux de la ville.Le prédicateur s’est inspiré de ia parabole du grain de sénevé, pour expliquer la prodigieuse fécondité de l’humble institut fondé le 30 avril 1057.â Ville-Marie.‘‘Marguerite Bourgeoys, dit-il, a été le froment mystique jeté par la main de Dieu dans la terre canadienne; il y est mort dans les humiliations et les souffrances, et, sous la rosée bienfaisante du ciel, il a fait germer cette moisson si belle et si abondante que nous admirons aujourd’hui dans la Congrégation de Notre-Dame.Trois mille deux cent cinquante-huit soeurs professes en ont fait partie depuis la fondation; mille huit cent quatre-vingt-trois religieuses vivent présentement dans la communauté; quarante-un niiile huit cent cinquante élèves reçoivent, dans cent soixante-huit établissements, l’enseignement primaire, modèle ou supérieur." M.Labelle rappelle la loi nécessaire du sacrifice et d’immolation, sans laquelle rien de grand ne s’achève en ce monde.Marguerite Bourgeoys n’a point échappé à cette ioi salutaire et rédemptrice, elle ne s’est point dérobée non plus.Et le prédicateur le démontre en faisant l’exposé de son héroïque immolation.Marguerite Bourgeoys n’avait que dix ans.lorsque Dieu lui inspira les sentiments d’une vie pauvre, laborieuse et mortifiée.Ne sachant que lire et écrire, “et peut-être quelque chose de plus”, disent les chroni-! ques, elle aimait â assembler les jeunes filles de son âge, dans les endroits solitaires, pour les former â la vertu.Ce n’est encore là qu’une ardeur naturelle; mais voici que Dieu lui enlève sa mère et, à ce : premier sacrifice, déjà si dur à cet ; âge, lui impose celui d’élever un frère et une soeur plus jeunes ! qu’clle-mcnie, et d’assumer en quelque sorte les' charges de la nialer-• r.ité.Marguerite a vingt ans.Le dévouement â sa famille et l’austère existence qu’elle s’esl faite dans le monde ne suffisent plus à la soif de sacrifice qui la consume.Le 7 oc-tobre 1040, devant une statue de la Vierge qu’elle regarde avec amour, ; elle est saisie par une grâce extraordinaire: son esprit voit distincic-ment le néant des choses de ce inonde et son coeur est pénétré pour Dieu, de l’amour le plus pur.“Dès ce moment, écrira-t-elle plus tard, je me retirai d’avec le inonde pour me donner au service de Dieu.” Elle frappe vainement â la porte du couvent des Carmélites, de i Froyes, et au cloître des ( tarisses; 1 on lui refuse l’entrée.Elle revient j au foyer paternel.On l’y vit verser ¦ des ’armes dans le souvenir des grâces qui l’attiraient vers la vie par-j taitc et qu’elle ne peut suivre : se | consacrer au service de Dieu par les i voeux de chasteté perpétuelle et de pauvreté, s’appliquer plus résolu-j uu'nt que jamais à l’instruction ! chréticrnc des jeunes filles dans les : tmibourgs et les quartiers de ta I ville.Marguerite se montre à la hauteur du sacrifice.Elle reçoit, sans an* goisscs, le dernier soupir de son ' père qu'elle ensevelit de ses propres mail,';, elle quitte la maison paternelle toute remplie des souvenirs de son enfance: ('Ile (-(‘de à frères et a ses soeurs te peu de bien qu’elle a c i ce inonde, et lorsque à 33 ans, libre enfin de toute attache, de Mui-j simnruve, au nom de Dieu, l’invite i pas,ci dons le Nouveau Monde et î que la très Sainte.Yierg - lui lit : ‘‘ï 1 je ne t'abandonnerai pas”, Mur-| gm t île Bourgeoys iptiti > la France et «'en vient instruire chrèlléniie-I meut les enfants de Ville Marie.C’est dans une etablo qu'elle commence son ministère, et ce sera aussi dans les étables qu'elle fondera ses premiières écoles, heuren-I se de n'avoir pas mieux que Marie j Bethleem pour donner Jésus aux enfants, sous Teennco des lettre-s et i des svllahes.Partout et toujours « nui dévouement est extrême.EHe j est pauvre; pauvre de cette pauvreté qui souffre, qui a faim, qui a soif, qui a froid, et qui n’nvant ni cnuverturr.ni lit.ni matelas, cou-1 che sur des cordages, sur de la | paille ou sur la terre nue.Aux compagnes qui veulent la sui-' vrr.elle ne promet que privations Le style qui dénote votre goût Le bon goût est la première chose requise pour faire bonne impression.Recherchez d’abord et par loua les moyens le style dans vos vêtements.mais ne confondez pas toutefois une mise efféminée avec l’élégance véritable.Les habits de la marque Case sont dessinés pour les hommes qui veulent un vêtement correct, élégant et s’ajustant bien.Ils sont taillés et faits à ta main, sous ta surveillance la plus scrupuleuse.Comme conséquence, Us ont un cachet de beauté qui frappe tous les regards et dénote le goût de celui qui les porte.ET CHEZ CASE, ON PARLE FRANÇAIS.507 ouest rue Ste-Catherine Dans l’immeuble Drummond N.6.Valiquette Limitée Notre rayon de draperies contient des choses nouvelles que—nous en sommes certains— vous aimeriez à avoir dans votre maison.Nous recevons une popeline mercerisée, dans toutes les couleurs, qui fait des draperies superbes.Notre décorateur peut passer chez vous quand vous le désirez et peut vous donner plusieurs suggestions.Le choix est au complet et grand dans toutes les catégories.471477 ne Ste-Calharine Est.C» p»rn — enit mr U «nie — e«t ««in et nourrissant.11 est.ù rause de ss ssTenr caractéristique, l'aliment préféré de tous les âges.Appelés St-Leuis S78 — si cotre épicier n’en a pas, de ce pain an «dût rrai-raent délicieux.Digne de votre patronage LE PAIN “VICTORIA” ou “PARISIEN” DE LA BOULANGERIE J.-A.BROSSEAU, Limitée 49 à 75 HUE BOYER.et souffrances, avec en plus, ’’obligation de manger leur pain à la sueur de leur visage, et à l’exemple de T apôtre, de travailler de leurs mains, jour et nuit, pour n’être à charge «de personne.Et ses paroles, et ses exemples, leur infusent un tel amour de la pauvreté que, dans leurs cabanes d'écorce, mal fermées aux vents et à la neige, on les entendra s'écrier ; “Mon Dieu, ce n’est pas ie lieu que vous rn avez destiné; j’y suis trop bien! Voulez-vous me perdre?Plutôt mourir que d’être à mon aise!” Et malgré les meurtrissures qu’elle impose à sa chair, Marguerite parcourt à pied, par un froid d’hiver, les âpres sentiers de nos forêts, pour visiter ses missions et donner aux peuplades sauvages, les bienfaits de sa parole apostolique et de son dévouement.A cette immolation, il manquait encore un sacrifice suprême.La Congrégation de Notre-Dame est â ses débuts, Marguerite met ses délices et son bonheur dans les premières filles que Dieu lui a données.Dignes de leur Mère par leurs vertus exemplaires et par leur courage magnanime, celles-ci sont, pour elle, l'espérance de l’avenir et le gage du succès.Depuis 2(> ans, elles ont quitté leur étable et elles logent dans une maison moins pauvre et plus spacieuse.Soudain, dans la nuit du fi décembre 1683, l'incendie éclata et anéantit tout en un instant.Marguerite et 28 de ses soeurs échappent aux flammes miraculeusement; mais il en est deux, son assistante et sa nièce, que Dieu a choisi comme victimes, et nue dévore le bûcher ardent.“C’étaient, dit Mgr de Laval, deux fruits murs pour le ciel, mais qui étaient bien nécessaire â cette communauté!” En effet, que va devenir la Congrégation naissante?Elle n'a pas le premier sol pour construire, < d’ailleurs, Taurait-elle, que la sagesse humaine, en de pareilles circonstances, n’oserait le risquer dans l'entreprise.En face dn malheur qui anéanti en un instant tant de fruits de sc labeurs, Marguerite pleure, avec des larmes amères, la perte de ses deux filles, mais elle rend grâces à Dieu de la ruine de sa maison.Marguerite s'incline devant les décrets du Seigneur, mais elle poursuit v(,n oeuvre avec la plus entière confiance en Dieu.La maison renait de ses cendres et la Congrégation Notre-Dame est solidement établie et affermie pour toujours.‘'Marguerite Bourgeoys.ronclul le prédicateur, a été suscitée de Dieu et envoyée par Marie pour enseigner aux enfants du Nouveau Monde, sons l’écorce des lettres, le mystère de la Croix.Marguerite Bour geoys s’élève elle-même sur la Croix.Marguerite Bnurgeovs plante la Croix dans h* coeur de ses compagnes.Marguerite Rmirgeovs fonde son institut vir le me solide de la Croix.Et la Croix fut non seu-hment “son salut, sa vie, la force de son âme.la Joie de son esnrit, te perfection de ses verbes, et je êom-hle de sa sainteté", mais elle fut aussi, et elle reste ncore par vous, mes Soeur», le triomphe de snn oeuvre.** La cérémonie s’est terminée par un salut solennel, chanté par Mgr Emard.évcque de Valley field.Les re ligieuses de la commuante ont exécuté un joli programme en chant de S o le sines.LA JOURNEE DE DIMANCHE La journée d’hier, a été ceflc des amis de la Congrégation Notre-Dame.Vers 2 heures 30, une fouie nombreuse envahissait la salle de h communauté où a eu lieu une courte réception.A trois heures, tous les visiteurs présents se sont dirigés vers la chapelle de la communauté où devait avoir lieu l’iicure d’adoration annoncée au programme.Cette heure d'adoration à laquelle ont pris part l’Association Catholique de la Jeunesse Canadienne.l’Adoration Nocturne et ia Section “Cnvelier-de-la-Salle” de la Société Saint-Jean-Baptiste, avait spécialement pour but l’obtention du troisième miracle nécessaire a la béatification rie la vénérable Marguerite Bourgeoys.La vaste chapelle de la Congrégation était remplie d’une foule recueillie.Tous les cercles de TA.C.J.C.étaient représentés, la Société Saint-Jean-Baptiste, le cernle Bar Ihélemy-Vimont, et la section Cavalier, de La Salie, de même.M.Doherty.ministre de ia Justice, représentait le lieutenant gouverneur; -sir Charles Fitzpatrick : M.Athanase David, représentait Te cabinet provincial.On remarquait aussi «M.Cyrille Dclage, surintendant de I'inslnw tion Publique ; M.le juge Lafontaine, M.le sénateur L.-O.David, M.Victor Morin, l’éctievin Sansregret.remplaçant le maire de Montréal; le Dr Pesant.M.Edmond Brassard, c.r,; M.Guy Vanier.Mgr Richard, curé de Verdun, M.J.-A.-A.Lcclair.maire de Verdun: M.l’abbé N.Du-: puis, qui a fait le sermon, plusieurs Messieurs de Saint-Sulpice, R- l .; C.olclough, aumônier général de 1 A.I C.J.C.La garde du Sacré-Coeur, de la i paroisse Snint-Glinrles a fait escorte d'honneur au Saint-Sacrement.Le H.P.Colchmgh officiait à i exposition de Jésus-Hostie.Après l'heure d'adoration, venait la cérémonie de l’offrande de cou I rennes et de gerbes le fleurs sur le tombeau, sis dans une cliaflihr, à l'entré*’ de la maison mère, de la vénérable mère Marguerite Bour-gerys.Des fleurs on! été offertes i "l déposées sur le tombeau (!«> M”1’-i guérite Bourgeoy s.par M.\ k*toi Morin, nu neni de la Société Saint Jean-Baptiste; M.Guy Vanier.au nom de l’A.CJ.G.; M.I erhrvin Sans-regret.au nom de la ville de Montreal; M.le juge Lafontaine, au nom de ia Commission des Ecoles catho-i tiques; Lefebvre, au nom de la ] section Gnvelier de LaSalle : J.-A.; I >érome, au nom de l'Adoration j Nocturne ; M.l'abbé Gnrroub ight, I au nom du corsu’at français.Après 1 chaque offrand * de fleurs, ta gard* (Su te a la dernière page) t mmwhmbbbbmmmhmhmhi ; ?N CALENDRIER DEMAIN, MAJtDI.f AVEU.t*M SAINT SULP1CE Ist-rrr du »ol«l.5 h rare* H.roarhrr da mI«1, « heurta *T.Lever de la lune, le natia, • h 2! Pr Hier quartier de U laae, le 1$, i Ik 34 et.du natia.DERNIERE HEURE Toute* les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du inonde entier DEMAIN BEAU ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui raaiimual,.St Méu-.?date l’an dernier.S3 Aujourd'hui atiamun .SS Mène date l'an dernier.33 BAROMETRT 8 h.du matin.2».t8 ; II h.39 )7 ; 1 h.de l'après-midi.Î9.9*.LA CONFERENCE DE SAN-REMO EST COMMENCÉE San-Remo, 19 — (S.I\A.) — La conference du conseil suprême interallié s’est ouverte à 11 heures, cet avant-mid, à San-Remo.Les reunions se tiennent dans le palais Devachau qui est situé au nord-ouest de la ville.L\ ARTICLE DE M.POINCARE Paris, J9 — (S.P.A.) — M.Ray-niond Poincaré, dans un article publie dans La Matin, demande que les membres du conseil suprême ne cèdent pas à la tentation de reviser ^efmes du traité de Versailles.“La France et la Belgique, dit M.Poincaré, sont privées de garanties a la suite du refus de la GrandeTlre-tagne et des Etats-Unis de faire honneur à leur parole et la Ligue des nations est encore sans movens c! actions.” M.Poincaré félicite C.Millerand de son attitude énergique à l’égard de l’Allemagne.‘’L’Allemagne, dit l’ancien président de la république, a violé les ternies du traité de Versailles et elle évite de remplir ses engagements.La France et la Belgique n’ont pu faire autrement que d’avancer sur la rive est du Rhin lorsque les soldats allemands ont envahi la zone neutre du bassin de lu Ruhr”.Le Petit Parisien dit que les premiers ministres Lloyd George.Mi'-lerand, et Nitti, ont tenu une brève réunion, dimanche soir, au cours de laquelle ils ont convenu qu’il fallait prendre les moyens de forcer l'Allemagne à désarmer.Le Matin dit qu’au début de la réunion, il y avait une espèce de froid entre M.Lloyd George et M.Millerand, mais que les relations étaient très cordiales à la fin.CEUX QUI SONT MORTS POUR L’IRLANDE DES TROUPES FRANÇAISES DÉBARQUENT EN TURQUIE Constantinople, 19 — (S.P.A.) —, En communiqué officiel de Mustapha Kemal,le chef nationaliste turc, mande cju’ûn croiseur français a débarqué trois bataillons d’infanterie à Mersine, port de la Turquie d’Asie sur la Méditerranée.Les Français ont eu de la difficulté à débarquer.Les volontaires arméniens leur ont cependant aidé.On dit que les communications entre Mersina et Adana sont interrompues depuis plusieurs jours.Ces deux villes sont distantes de 36 milles.•Jr -îr v* Washington, 19 — (S.P.A.) — Ta-laat-nacha et Djamal-pacha, qui '¦ont les alliés de Kernal dans le mouvement nationaliste- turc, sont ’-rivés à Munich.Ils ont eu une entrevue avec des communistes al-lemands et avec des envoyés de Lénine.On dit que cette conférence avait pour but d’organiser des mouvements révolutionnaires en Turquie, aux Indes, en Egypte, en Perse, et ailleurs.On dit que des délégués musulmans des Indes, de la Perse, de PAdcrbaidjan, de l’Afghanistan et de l’Egypte ont pris part à des conférences tenues en compagnie de lénine, à Moscou.On croit que la conférence de Munich a été convoquée ^our nouer une chaîne de mouvements révolu tinnaires à travers le monde.Les chefs révolutionnaires russes ont promis aux révolutionnaires turcs une aide de 200,000 soldats bokhe vistes russes.UNE MESSE DE REQUIEM EN L’EGLISE SAINT - PATRICE, LUNDI PROCHAIN.Lundi, le 26 avril, à huit heures, à l’église Saint-Patrice, l’on chantera une messe solennelle de ‘‘requiem”, pour le repos de l’âme de ceux qui sont morts pour l’Irlande, pendant ces dernières années.L’on rappellera spécialement, à cette occasion, les noms de Pearse, Clarke, McDonagh, Connolly, McDermott et Plunkett qui furent exécutés en 1916; celui du major Redmond et du capitaine Kettle, mort pendant la grande guerre; M.Thomas MacCurtain, lord-maire de Cork, assassiné le mois dernier.• Cette messe a été annoncée dans les treize paroisses anglaises de la ville, hier, et l’on croit que les congrégations d’hommeS rempliront l’église.Il y aura aussi communion générale./ C’est le comité de la Ligue Irlandaise canadienne qui a demandé qu’on chantât cette messe.“De récentes dépêches, a dit M.le curé McShane, nous indiquent qu’actuellement la situation en Irlande est plus triste que jamais.Elle provoque une anxiété et une tristesse profondes.Tous ceux qui sont Irlandais de naissance ou d’origine ne peuvent constater ces faits sans ressentir des sentiments d’indignation et d’horreur.Notre foi nous enseigne que, dan-s ces moments, il faut se tourner vers Dieu, venir dans son temple et le prier.Or la messe est ta forme la plus élevée de la prière et nous offrirons ce sacrifice ainsi que la sainte communion pour le repos de ceux qui viennent de mourir pour l’Irlande.Que la miséricorde du Seigneur les reçoive au ‘lieu du repos éternel et puisse leur sacrifice et .’’effusion de leur sang redonner à l’Irlande la paix et Tordre qu’elle désire.” L’HOMMAGE DES ANCIENNES LES .ANCIENNES ELEVES DE LA CONGREGATION N O T R E -DAME CELEBRENT LE TROIS CENTIEME ANNIVERSAIRE DE LA NAISSANCE DE MARGUERITE BOURGEOYS.— SALUT, CONFERENCE DE Mlle GERIN-LAJOJE.LES MILITAIRES SE REMUENT LE GENERAL ARMSTRONG DEMANDE LA CESSION D’UNE PARTIE DU PARC DE MAISONNEUVE POUR ETABLIR DES CASERNES A LA DISPOSITION DES TROUPES PERMANENTES —DIVERS.PROCES DE L A FEMME GAGNON N RAPPORT DONT' ON SE' PLAINT — TEMOIGNAGES DE MEDECINS — TELESPHORE GAGNON.Québec, 19.— (D.N.C.) — A ’ouverture de la Cour d’assises ce matin, M.Fitzpatrick, avocat de !a Couronne s’est plaint d’un article de la Presse reprochant à la Cou-vonne de n’avoir pas fait son devoir dans la cause de la femme Gagnon.M.Fitzpatrick a démontré que la Couronne n’a rien négligé et le juge Pelletier it exprime l’espoir que la Presse se rétractera.Sur ce M.Francoeur a déclaré qu’iJ regrettait de n’avioir pas demandé l’exclusion des journalistes, f a reçu des lettres de menaces, et il se trouve, dit-il, des gens qui disent que les avocats de la défense devraient être lynches avec l’accusée.Il croit que l’opinion publique est préjugée.M.T rancoeur a déclaré que la défense ne retire pas son plaidoyer de non culpabilité mais y ajoute celui de folie.On a commencé ensuite à entendre les médecins, ce qui a fait dire au juge Pelletier; “La bataille commence".Le Dr Fortier a déclaré que l’examen de l’accusée a révéle qu’eJle souffre d’une maladie de rein, d’anémie et d’hypertrophie.Il la com sidère tnà’ade mais non en danger.Le Dr Marois diffère un peu d’opinion.Il ne croit pas qu’on puisse dire qu’elle souffre d’affection rénale.L’accusée, dit-il.souffre d’anémie, ce qui s’explique par les événements qui se sont passés en «•es derniers temps.Le mari de l’accusée, Télesphore Gagnon a été entendu et après avoir demandé la protection de la cour, car il est lui-même accusé de meurtre.il a déclaré que sa femme devenait parfois maligne et acariâtre 1! v a deux ans qu’il est marié.UNE GRÈVE À LA TIDEWATER CO.Les Trois-Ri viè-res, 19 ( D.N.C.) —Ce matin tous les employés de la Tidewater Ço., eon&truideurs-de navires, ont quitté Touvmge à nieuf heures.La grève est faite pair 1,100 hommes de divers métriens, la plupart appartenant â l’union internationale.Le contrai passé l’an dernier entre la camp agi e et ses employés expirait le premier mai, et, faute d’en-tiente entre les officiers de la compagnie et les représentants de Tu-nion.on a eu recours â la grève.Les ouvriers demandaient une augmentation de salaires, prétendant que le coût de la vie était plus haut que Tan dernier et qu’il n’étadl que juste de recevoir un salaire proportionné au coût de la vie.La compagnie a répondu qu’elle augT nienterait la paie des ouvriers, si reoix-ci voulaient travailler une heure de plus par jour.La journée que les ouvriers faisaient était de huit heures, avec fréquente perte de temps par le mauvais temps.On ne rapporte pas de trouble à la sortie des grévistes.Une assemblée doit être tenue dans le courant de la journée pour voir à la conduite de la grève.La grève recommencerait Chicago, 19.— (S.P.A.) — Une nouvelle grève des employés de chemins de fer sera probablement déclarée d’ici quelques heures.M.George Worrell, président de l’Association des aiguilleurs des abattoirs de Chicago, a déclaré qu’il avait reçu ordre de parler au nom des manutentcurs de fret.Les candidats dans Saint-Maurice La célébration du trois centième anniversaire de la naissance de Marguerite Bourgeoys se continue cet après-midi, â la maison-mère de la Congrégation Notre-Dame.La journée de hindi est spécialement léservée aux anciennes élèves de la Congrégafion.Les fêtes de cet après-midi commenceront à trois heures, par un salut solennel du Très Saint-Sacrement.C’est M.Tai>-hé Garrouteigt, aumônier de la Congrégation, qui officiera à ce salut.Les novices de la eammu-nauté y chanteront.Après R salut du Très Saint-Sacrement, il y aura réception des anciennes élèves dans la grande salle de la communauté.A l’ouverture de la réception, un choeur exécutera “Chant à la mère Bourgeoys" sur l’air de “La Pimpolat-se”, de Botrel.MMe Gérin-tLajoie, B.A., de T Ecole d'enseigneirnenf supérieur, donnera ensuite une conférence ; “Mar-guerite Bourgeoys, femme d'oeuvres”.lut conférence montrera, par l’exposé des circonstances dans lésquélLes a vécu la soeur Bourgeoys, | que celle-ci était une femme d’apos-toJa!, la devancière et le modèle de toutes cdlles qui se dévouent aujourd’hui aux oeuvres de régénération morale, iiïteillactuelle et physique de la fouSle.Mlle Anna S, Sadüier fera ensuite | en anglais un bref exposé des ver-; tus de Marguerite Bourgeoys.Elle ; parlera au nam des anciennes élèves anglaises de la communauté.On exécutera ensuite un morceau de chant avec paroles en anglais.Trois adresses seront lues â la superieurc-igcnérale ; Tune par Mme Béliveau, représentante de l'Oeuvre des Tabernacles, l’autre, par Mlle Guérin, représentante des anciennes élèves amglaisies de la Congrégation, Mime Fréchette, représentante des anciennes élèves canadiennes-françaises de! a Congrégation, lira la troisième.M.l’abbé Garrouteigt, aumônier de la communauté, répondra à ces trois adresses, au nom de la supérieure-générale.On s’attend â ce qu’un très grand nombre d'anciennes élèves de la Congrégation soient présentes à la cérémonie de eet après-midi.La Pointe Saint-Charles, à elle seule, fournira un contingent de 200 an-ciennes.Des tramways spéciaux les conduiront â la maison-mère.Nous donnerons demain le compte rendu des fêtes de Taprès-midi.M.Plamondon est arrivé La France garde 700,000 soldats Paris, 19-(S.P.A.) — On est d’a- vis que la France devra maintenir une armée de 700,000 hommes jusqu’à ce que les traités qu'elle a signés avec les autres pays aient été exécutés.On propose de tenir sous les armes, en permanence, 360,000 conscrits.Chaque conscrit devra faire huit mois de service.la*s règlements relatifs à la longueur de la barbe et des cheveux son! maintenant relâchés.D'après les anciens règlements, les soldats français devaient avoir les cheveux rasés à la Titus «t la barbe courte.M.Rodolphe Plamondon, le grand ténor lyrique de l’Opéra de Paris, et des concerts Colonne et Lamou-retix.est arrivé en ville, ce matin, pour un voyage de repos en son pays natal.t’n groupe imposant de ses amis, de ses admirateurs du monde musical.lui ont fait escorte a son hôte’.M T ér he vin Eudore Dubeau | lui a souhaité la bienvenue au nom I des citoyens He métropole, cl lui a fait les hommages d’une réception officielle.¦ M.Honoré Mercier, ministre des terres et forêts.M.E.A.David, se-erèt'aire de la province, M.le juge Survey er et nombre d autres personnages influents sont venus .sailin' le grand artiste eanadicn-françuis.M.Plamondon se retire chez son frère, en attendant qu’il donne son concert, demain soir, au Monument ] National.On retrouve le corps d’un noyé Québec, J9.— (D.N.C.) — On a retrouvé, hier, près du pont du C.N.R., dans la rivière Saint-Charles, le eorps de Joseph Kiroiiuc.disparu mystérieusement Tan dernier.On croit que le défunt s’est noyé en tombant d’un convoi qui traversait le pont.La police a un bon signalement Ix>s agents de la sûreté on-i le signalement de Taggresseur de Noël yollaine, alias Nantal Valant! ; c’est TItalien Frank Hranciseo, alias Bien-co, alias Cabrera, alias Cabra, qui a la réputation d'être un individu louche.H aurait souvent comparu devant les cours de justice.On s'attend à son arrestation prochaine.La victime Valant! est encore vivante, mais sa blessure tient sa vie en danger.-#,- La souscription de l’Université Le mniilé central de souertption en faveur de TUniversité de Montréal I quitté les bureaux qu'il avait .depuis trois mois, dans l’édifice du Trust and Loan, No 30 rue Saint-Jacques.lg> comité a maintenant ses bureaux à Tédiflce “lai Presse", chambres 17 et 19.M.Léon Trépan er est chef du bureau.-«i- Polonais et bolcheviki Varsovie, 19.— (S.P.A.) — On rapporte que des troupes hoiehevis* tes sc sont concentrées à Zhmorin-kn.en Podolie.Les troupes polonaises ont défait le 57èmc régiment bolchcvistc sur la rivière Slawecma.Quebec.19.— (S.P.A.) — On parle des candidats qui se présenteront a 1 election prochaine dans le comté de Saint-Maurice pour remplacer M.Georges Delisle, décédé dernièrement.On mentionne les noms du notaire L.-N.Ricard, de Montréal.de M.E.Guillemette, de Sha-winigan Falls, et de M.O.Héroux, de A amachichc.La date de la convention libérale n’est pas encore fixée.Le cardinal Bégin part pour Rome Son Eminence le cardinal Bégin était de passage hier à Tarchevêcné.Son Eminence est repartie hier soir pour New-York, d'où elle s’embarquera pour Rome, afin d'accomplir son voyage “ad limina”.M.le chanoine Jules I .aberge, secrétaire de S.E.le cardinal, accompagne celui-ci a Rome.Sa Grandeur Mgr Mathieu, arche-seque de Régina, .s’embarquera sur le* même vapeur quc Son imminence et sc rendra également à Rome pour les memes fins.* # •» Québec.19 (1).N.C.) _ S.E.le cardinal Bégin a quitté Québec, hier après-midi, en route pour Rome, où il va faire son voyage ad timina.M est arcoimipagiu' du chanoine Arsenault et du curé Bouffant.S.G.Mgr Mathieu partira mardi et rejoindra le cardinal à New-York.-#- La grève du “Star” continue I-a grève des typographes du Star n’isl pas encore terminée.Lets employés qui ont quitté le travail vendredi soir, n'ont pas voulu se départir de leur attitude première et font les mêmes flamandes De son cédé, la direction du Star entend ne pas céder aux demandes de ses typos qu'rtlle trouve par trop exagérées.Le journal toutefois continuera de nnrailrc comme d'habitude grâce à Taide que les confrères des grévistes ont résolu de lui donner.Celle grève, de par les règlements de Tunion, est illégale: les unionistes sont donc dans Tobligaiion d’aider â la “casser*’.(b- Mort du chanoine J.-O.Brousseau LA NAVIGATION]Mgr LEONARD Quel icc, 19.—(D.N.C.) — M.le chanoine J.O.Brous.cau est dé-réilé, hier matin, à Saint-Damien, à l’âge de 67 ans.Il a succombé à une attaque de paralysie.Ses funérailles auront lieu le 22.Le défunt était le fondateur de Saint-Damien de Hueklaml, de la Gongrégalion des Soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours et de rei’r des Frères de Notre-Dame des Gbamps.Mort de M.l’abbé Wilfrid Morache Sherbrooke, 19.— (D.N.C.) —On nous apprend de Saint-Edwidge la mort survenue subitement, de M.l’abbé Morache, curé de cette paroisse.Le défunt est mort, hier avant-midi, dans son presbytère, à l’âge de 63 ans.Hier matin, M.Mo-rache avait dit sa messe comme d’habitude et c’est à peine retourné à son presbytère que (a mort l’a frappé.Feu l’abbé Joseph Wilfrid Mora-che était né le 13 décembre 1856, a Saint-Char es Borromée de La-chenaie.I) était le fils d’Omer Mo-rache et d’Angèle Laurier.11 fit ses études au collège de l’Assomption et fut ordonné prêtre le 18 décembre 1880.Cette même année, il fut vicaire à Contrecoeur, et.en 1881.à Sainte-Cunégonde.Vicaire â la cathédrale de Sherbrooke, en 1883, il fut nommé curé de Sainte-Ed-widge de Clifton, en 1886, et desservit cette paroisse jusqu’à sa mort c’est-à-dire pendant 35 ans.Le edge du diocèse de Sher-i brooke vient de perdre, en la per-i sonne de M.Morache.un prêtre (les plus distingués.Il faut noter son dévouement aux oeuvres charitables et à la colonisation.Le service funèbre et l’inhuma-tion auront lieu à Sainte-Edwidge.mercredi prochain.- En salopettes La campagne des salopettes qui se , poursuit actuellement aux Etats-Unis .pour proles'er contre la cherté des 'vêtements aurait-elle des adhérents j dans noire ville ?On dit avoir vu ce matin un monsieur portant des salopettes, un vieux veston, une canne et fumant un cigare.(Tétait apparent-; ment un homme d'affaires.Il passait ' par la rue Blcury pour s’en aller à 1 son bureau, rue Saint-Jacques.Au-j ra-l-i! des imitateurs ?.- f —- Un manifeste socialiste Paris.19.— (S.P.A.) — Eh Confederation générale du travail, dans | te manifeste (ju'clle vient do lancer à ¦ tous les ouvriers français, leur demandant de prendre pari à ta grève générale du 1er mai.demande que le gouvernement français retire les troupes qu'il a envoyées sur la rive es' du Rhin, qu'il abandonne les ex-i néditions coloniales et qu'il licencie la élusse de 1918, qui est encore sous les drapeaux.-1- Emeute dans un théâtre à Prasfue Prague.19 (S.I’.A.).- Un grnu | pe d'Allemand'- a attaqué les ar-] leurs dans un théâtre de Blskuhitz, 1 au sud-ouest de Brucnn, samedi.Trois acteurs ont été blessés ainsi que plusieurs spectateurs.Il n'v | avait Htiriin bataillon allié dans lit ville.Le commandant français a dû demander des troupes anglaises pour rétablir Tordre.Les autorités militaires sont revenues à la charge au sujet du pare de Maisonneuve elles ont, de nouveau, réclamé des administrateurs, la cession de trente acres de territoire autour du couvent des Frères, y compris le couvent lui-même, afin d'y établir des casernes, à la disposition des millei hommes de troupes permanentes à Montréal.M.Décary ne s’est point prononcé en nous soumettant le projet des autorités de la milice, tel qu'élaboré par le générai Armstrong.Ce dernier parle d'une somme de trois millions que le ministère se propose de dépenser, pour restaurer le couvent du Mont Lasaile, et le convertir en caserne, pour construire éga'ement le long de la propriété cédée une trentaine de maisons à Tusagc des soldats mariés, afin de ieur permettre d’y vivre avec leurs familles.Le général demande un octroi d'une durée de quarante années, de la part des autorités municipales; à l’expiration de ce bail, ces dernières prendront possession et des casernes et des dépendances, et des maisons des soldats.Il fait ressortir les avantages matériels dont la ville profiterait d’une dépense initiale de $3,000,000 pour refaire le couvent, et d'une autre dépense annuelle d'un millier de soldats.Les autorités font nettement voir que ces sommes iront ailleurs, si la ville refuse une pareille aubaine; elles rappellent aussi, aux administrateurs, ie don qu’elles ont fait à la ville, ii y a quelques années, d’une partie du parc Lafontaine, pour une période de 99 années, i,’occasion se présente, prétendent-elles de ieur témoigner un peu de reennnais-sae, en les payant de retour avec le pare de Maisonneuve.Le projet semble porter atteinte directement à celui de (’hôpital des tuberculeux, tant prôné par le docteur Boucher, depuis six ans.L’endroit est idéal pour un établissement de ce genre, que favorise beaucoup M.Décary et ses collègues.La question est à Tétude.DES PENSIONS M.Téchevin Lamarre va réunir son comité de pensions, dont il est la président, afin d’établir un système permanent.Voici les grandes lignes de son projet ; “La caisse de retraite aura pour ressources : le produit des dons et legs qui doivent lui profiter ; les rentes et les revenus acquis pour compte ; le montant de retenues opérées sur les salaires, etc.; le montant des retenues par suite de mesure disciplinaire ; les subventions qui peuvent lui être allouées.“Les retenues mentionnées comprendront un prélèvement de t p.c, sur les salaires, faits mi-mensuelle-ment sur les listes de paie.“Ont droit à une pension les employés titulaires remplissant des fonctions d’un caractère permanent.“Le droit de pension est acquis: aux titres d'ancienneté après 30 ans révolus de service, ou à 60 ans d’âge — après 20 ans pour les policiers et les pompiers; après 10 ans de service et sans condition d'âge pour cause de suppression d'emploi, d’infirmité, etc.; sans condition d’âge ni de durée de .service.en cas d’accident, maladie, ou par suite d’un acte de dévouement dans l’intérêt public.“Le fonds de caisse de retraite sera établi par le versement par la ville de la somme de $200,000 payable en quatre paiements annuels de $50,000.“Le maire, l’avocat en chef, le greffier, le trésorier, le contrôleur, le chef de police, le chef des pompiers.les chefs du service de santé, et le payeur de la cité seront chargés de fa gestion de eelte caisse.” Les érhevins Vandclar, Hédard.Denis, Brodeur.O'Gonnoell.Sans-regret et C.armel font partie (tu comité, ainsi que le maire, ex-officio.L’INSPECTION DU LAIT Au cours de la semaine dernière, les inspecteurs du lait ont fait 138 visites dans les épiceries, les restaurants, les laiteries et les entrepôts de la ville, dont 69 pour les épiceries seulement.Ils ont pris des échantillons de lait et de crème, lesquels, soumis aux analystes des laboratoires, ont donné lieu à cinquante analyses sérieuses.Le recorder a condamné quatre laitiers surpris en flagrante violation de la loi.DIVERS La police a opéré J58 arrestations samedi, contre les conducteurs de voitures, dont H automobilistes seulement.Tous sont *ccu-I ses d'avoir enfreint le règlement j 101 de la circulation.Jeudi prochain, à 2 heures 30.Iles citoyens de Notre-Dame de-I Grâce sont convoqués aux bureaux (le la roniinissioii, au sujet des restrictions du code de la construction.Le» Inspecteurs des aliments I ont saisi, durant la semaine se terminant le 11» avril, 1,557 livres de viande frelatée et 91 parties d’animaux.aux divers abattoirs de la ville.Us ont fait 529 inspections.La ville a reçu des compagnies Canadian Westinghouse, Canadian Llectric et Sort hern T'Iertric des soumissions pour des appareils d’électrlelté aux usines de Tquc-duc.MM.John Findlay et D.M.0‘Gilvy agiront comme experts de la vüle, dans la cause de la ville i contre la die Mount Royal Trunnci EST OUVERTE LE “MDY GREY” EST ARRIVE IX ANS LE PORT, lit BR MIDI.(LE FLEUVE EST MAINTENANT UBBRtE DE GLACES.-—LES 'PREMIERS NAVIRES QUI VIENDRONT A MONTtREAiL.Le Ijttdy Grey, brise-glace du gou-vemement canadien, après sept semaines de travail entre Québec et Morttrcaii, a réussi à se frayer un eJ»emin et a accosté duns ie port, hier midi.Gela signifie que le fleuve est maLnîeinaiii Libre de glaces de Montréal au golfe et que la navigation va s’ouvrir dans quelques jours.Le Ixidy Grey est arrivé cette année, deux jours plus tard que l’année dernière.On dit dans les cercles maritimes, que c’est un record, vu que ce navire a fait !, travail tout seul cette année, alors que.les autres printemps, il était accompagné du Montcalm.Celui-ci a dû rester sur les côtes des Provinces MurKimcs.Le Ixidy Grey porte des marques de son travail dans les glaces qui étaient excessivement dures à briser cette année, par suite du froid qui a été très rigoureux au cours de Thi ver.Le brise-glace a été quelque peu avarie et il lui farwira subir d'assez importantes réparations en cale-sèche.(Le brise-glace s'est rendu jusqu'à la Pointe-aux-Tromblos samedi soir, mais comme on ne savait pas s'il pourrait faciüo.nent passer près des quais de la Canadian Vickers, il a dû redourner passer la nuit à Sore!.Hier matin, cependant, il est parti de nouveau et, sans trop de difficultés, le Ixidy Grey se frayait un chemin â travers lots glaces qui oc-truaient encore le port eit il accos-iail au quai Victoria vers une heure, hier après-«nidi.Lorsque le fleuve est ouvert entre Québec et Montréal, le J-erelii Grey remonte ordinairement! le canal lavchine pour aller briser les glaces dans le carnal Sou-langes.Comme le canal Lachine est vide actuellement, ce travail ne pourra se faire et le navire du a Oliver n,ornent doit rtourner à Québec aujourd’hui même.La glace descend en assez grande quantité, ce malin, dans le port et quelques remorqueurs sont à enlever la dernière couche de glace (lui reste entre les quais pour permettre aux navires qui y ont passé Thiver de faire place aux océaniques qu’on attend dans quelques jours.Le posage des bouées eûtre Québec et Montréal, doit être commence demain ou après-demain.Le Shamrock et le Dollard qui sont a"-tuedement à Sorel.feront ce travail entre Montréal et Québec.Dans quelque» jours tou! sera terminé et les navires commenceront à arriver.les bateaux de la Canada Steamshiy Lines commenceront leur service entre Montréal et Québec lundi prochain.Ces navires voyageront tous les jours excepté le dimanche jusqu’à 'a fin du mois de mai.On croit maintenant, dans les cercles maritimes, que le premier navire océanique arrivera dans le port à la fin de cette semaine.Ce sera probablement un des navires de U flotte marchande du gouvernement canadien.Mort de la mère de M.Herbert Ames Mme Caroline M.Ames, veuve de Evan-Fischer Ames, est décédée, hier, à l’âge de 97 ans, à son domicile, au New Sherbrooke, rue Sherbrooke ouest.La défunte était mère de sir Herbert Ames, député fédéral de Saint-Antoine, maintenant secrétaire des finances au Secrétariat de la Ligue des Nations.Elle était née à Elizabeth, New-Jersey, et résidait à Montréal, depuis 65 ans.En 1853, elle avait épousé feu i-!.F.Ames, le fondateur de la compagnie Ames, Ho'den, McCready, fabricant de chaussures.Broyé par une roue d'engrenage Quebec.19 (I).N.C.).Un mineur nommé Magciiste Tangua»' travaillant à la mine Jacobs, à Thetford-Mines, a été tué.samedi soir, dans un accident.L’infortuné a été pris dans une rue d’engrenage et a eu les deux jambes arachées au dessous du genou.H a succombé 20 minutes après l’accident sans avoir repris connaissance.Le chômage cesse peu à peu New-York.(9.— (S,l’A.) Les grévistes retournent à leur travail en grand nombre, ce matin, dans la région de New-York.Presque tous ; les trains de passagers fonctionnent | comme d'habitude.Les trains smi-! terrains, qui font le service entre | Manhattan et New-Jersey, ne marchent pas encore.Gel arrêt dure depuis dix jours, las passagers régu-| hors sont obliges de se servir (les “ferrys”.L’enquête qui a été commencée ce matin, pour savoir quels sont les éléments radicaux oui ont déclenché la grève des cheminots, a été remise au 28 avril.A MONTREAL INTERVIEW DE SA GRANDEUR PAR UN REPRESENTANT DU “DEVOIR”.— L’OEUVRE DES BONS JOURNAUX.— LES CERCLES DE 'L’A.C.J.C.— LE DEVELOPPEMENT DU DIOCESE DE R1MOUSKI.& Terminal, au sujet de l'évaluation des propriétés de lu compagnie.Les administrateur» ont voté la somme de $6.324.68.aux cnlrepreneurs Fillon cl Frère», pour cimenter les murs de la voûte municipale.Sa Grandeur Monseigneur Ix-o* nard, le nouvel évêque de Rimous-ki, en visite à Montréal, depuis samedi dernier, a bien voulu accorder quelques minutes d’entretien au représentant du “Devoir”.Mgr 'Léonard, après nous avoir exprimé le plaisir qu’il éprouvait de se retrouver à Montréal, où H compte tant d’amis, mus parle d’une des questions qui lui tiennent le plus à coeur, célle de la propagation de la bonne presse catholique, au Canada, mais surtout dans la province de Québec.“Les bons journaux, dit-il, sont, de nos jours, d'une importance capitale, il y a un peu moins de dix ans, il n’était presque pas question, dans nos collèges et séminaires, de l’oeuvre de la bonne presse.Mais aujourd’hui, cet état de choses est fort change, cet ce aux nombreux cercles d’études de TA.C.J.C, répandus dans toute la province, qui n’ont cesse, sous la direction de chefs éclairés et avertis, d’essayer de former une opinion juste sur cette question, on commence à comprendre k nécessité et l’importance pour la race ca-nadienne-fran-çuise d’avoir des journaux libres de toute ingérence politique, et sincèrement dévoués" à la défense de nos droits et de nos institutions.Cependant, on ne semble pas assez se rendre compte que notre presse catholique est en face, aujourd’hui, de sérieux obstacles d'ordre matériel.H importe donc que le public canadien soit mis au courant des difficuRc* sans nombre qui menacent l’expansion de l’influence de la presse catholique.Maintenant que les Canadiens français comprennent mieux Tuti-hté et l’importance, chez nous d’une presse libre, intelligente, il n’y a pas de doute, 'qu’ils n’hésiteront pas à faire les sacrifices nécessaires pour qu'elle continue, avec encore plus d’efficacité que par le passé, à étendre le rayon de son influence si nécessaire.” Monseigneur Léonard nous parle ensuite de son diocèse* de Rimous-ki.Pays de colonisation, son développement depuis quelques années a été réellement surprenant.Le sol y est très riche, les voies de communication, bien que laissant un peu à désirer à certains endroits, sont satisfaisantes.Les voies fer-réesque diverses compagnies se prôti osent de construire dans un avenir rapproché, contribueront encore à accentuer le développement du comté de Rimouski et des vastes comtés voisins, si propices à 4a colonisation.Ce développement si rapide, la fondation de nouvelles paroisses ont créé une situation un peu embarrassante, (par suite du manque de prêtres.Cependant, il n’y a pas lieu de s’inquiéter inutilement.Cette situation créée par des circonstances imprévues, se ré gularisera naturellement.Les oeuvres paroissiales y sont des plus deviennent de plus en plus nom-deviennetn de plus en plus nombreux.Aussi l'avenir se présente-t-il sous des aspects très encourageants.Les Canadiens français, comme partout ailleurs, font preuve de leurs qualités de travail et d’endurance.Les éléments de races étrangères disséminés un peu partout dans le comté, y sont des plus paisibles et des plus tolérants.Ainsi, les conflits de raae et de religion y sont inconnus.L’oeuvre à accomplir, est énorme, mais elle est si belle et si encourageante (pie c’esit avec joie et (".poir qu’il fau4 regarder l'avenir." Mort de M.Marc Sauvalle Ottawa, 19.M.Paul-Marc Sau-vallc.traducteur en chef de la section géologique du ministère des mines, est décédé samedi matin, succombant à une affection cardiaque.à l’âge de 63 ans.Il laisse, outre son épouse, née Lecomte (Laure), deux filles.Renée (Mme Georges Cheese, Montréal).Mlle Madeleine, et un beau-frère, M.Henri Lecomte, de New-5 ork.M.Marc Sauvalle naquit au Havre.ie 20 février 1857; il vint au Canada en 1884.où il s’occupa de journalisme actif à la Patrie, à la Presse, au Canada.Depuis plusieurs années, il occupait le poste de traducteur en chef du service géologique.M.Sauvalle a publié plusieurs ouvrages : Lnui$iane-Mex1qne-Ca-nada : Manuel des assemblers et délibérations ; Guide du Conciliateur ; Kecueil de Discours, etc.Brandy soudain changé en eau Québec, 19 il).N.C.).— Les au» tontes douanières de Québec sont à faire enquête pour savoir ce qu’est devenu le contenu de 5 barils de brandy cspganot consignés chez uu marchand de vins de Québec, qui s’est trouvé, tout à coup, changé en eau.la's cinq barils en question faisaient partie d'une consignation de 25 barils de brandy.Vingt avaient la qualité et la quantité requises mois, dans les cinq autres, iVati de vie avait été changée en de Peau pure.On recherche les ailleurs du vol, car on suppose qu’il y a eu vol 1 TARIF DES PETITES AFFICHES FAITS DIVERS CHOSES MUNICIPALES MOURANT À ! L’HÔPITAL LA VILLE LEUR FAIT PLAISIR LES CHARHETIEHS A L’EMPLOI i DE LA VILLE REÇOIVENT UNE 1 AUGMENTATION DE GAGES A ! PARTIR D'AUJOURD’HUI — ! L'ECHELLE MINIMUM DES AUTRES COMPAGNIES — DIVERS Les administrateurs ont consenti v „ _ .—z—r, à élever d'un dollar, pour ceux des el \eFla,ne< italien, 35 ans, 30 voitures doubles él de cinquante; est, rue {¦•agauche'tière, a été trans- sous pour ceux des voitures sim porte A rhàpital Général de bonna P^8.salai VfîüLAlNE EST &LESSE .MORTEiL-LEMElNT !‘-yt UN COLJP DE DE-1 VUE VER TURE P.AR UN ÜNCOCV-NU.— RLE&SURiES LEGERES — UNE AUTOMOBILE DONNE CONTRE UN POTEAU.VKMANWS D’EMPLOI s — Jasau à 30 ’Bots, la sous, et 1 ssti par a,ot supplfrnen-talrr.DEMANDES D'ELEVES : — jusqu à 20 rooU.15 sons, et 1 son par met supplémee- TOUTE» LES Ail bES DEMANDE» j — ,-v- ~ - ' r-ots, J5.mus.i sou par mot UN, il ALIEN_Di^_ NOM DE NOËL CRAMBEE» À LOCHS ; sous Ju.s- qu'à ?V mots, 1 s- u par met >npplé«iient*ire, TROUVE : — jflstpî'à 20 mots, 20 suus, t fou pt .- mot auppIErarntaire.FEEDl s — jusqu'à 20 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémrnta’re.MAISONS.MAKASINF.ETC., A LOUER î — jusqu'à 2S mots, 15 sous, 1 sou pur met sanpWntrnlalre.A VENDRE : — jusqu’à ?0 mots, Î3 sous, 1 sou p«r mot supplEmentafro.CARTES PROFESSIONNELIXS, tarif sur amwude.nÏwsam-^ deck 'me.ws1'1?T% 1îfl,re' dimaïiche malin, souffrant à l'emploi de la ville.C'est d une grave blessure à l'abdomen.^ ecbelle minimum que payent les Quatre filles sont retenues comme i curT,pagn*es ^ emploient la même témoins de ce crime qui a été coon- da,s*e de travailleurs, mis par un individu oup la L augmentation prend effet im- reee- .par jour pour les voitures doubles et $5.50 pour les ™ ** uie\à partir &^our #MML_________ TH.Est tUt.T^| ADAME NELLIE PECK, de Kanaas City, déclare qu’avant de prendre du Tanlac, son petit garçon ne s'était jamais bien porté une seule journée.Elle dit qu'elle ne pourra jamais payer la dette de reconnaissance qu’elle sarde à ce médicament.salaire quotidien des char- SIU* p»r in«rrt;emntign> Est 1»;,“ mort'.On.•«-, Actuellement, la Ville emploie 200 , i voui“ P^ntlre une déposition charretiers, dont 100 pour voitures ante mortem, maïs la victime était; doubles, et 100 pour voitures sim ; sans connaissance e# la loi exige | pies.Elle encourt donc, par la non “ i Que ^ moia-ant puisse avouer qu’il vpHe augmentation, une dépense se meurt.'J!”— ” ¦ —* A VENDRE AtTTOS A VENDRE Oecasions rn automi-liiies usuarew : 1 Ford d« touristnc-.1 C.hrvrolrt (ir tourisme.1 cou-pi Willys Knight «M.1 Wlllvs Kniaht de tear Unie 7 pitters.1 McLaughlin Ds spécial.1 Ovrriand de tourisme W).1 Overland de tsariame SX 1 Overland Country-Club, 1 Abbott Détroit 7 places de tourisme, i Dodge de livraison.Tous ees nnUxs sont délivré* en ordre.C.L.Rousseau, tél.Rockland 538 ou Est 7331.Voici les circonstances du crkin; teHes que narrées par le bureau des detectives.Noël Vellaine et l’ag-gresseur étaient deux visiteurs de cette maison.Velladne aurait défendu une fiââe qu'un homme venait de frapper et qui se trouvait amie de l’agKresseur.Celui-ci sortant OEUFS ET VOLAILLES La salami d*Inctibatlon est venur.S'il 5^m%r«^rdre5,^:T.nt.^t.: son revolver aurait tiré à bout po^ i**» l’avons, rt de toutes mers connues.De-1 tant 1 Italien Vellaine.Les détccti-inandec notre brochure illustrée de 25 gra- ves t ibchbv .-I U'omu* ««s ¦.i_ vu res des races les plus «vantagnisemenî I ^ l,«rn«y «t forget ont etc les connues au pnys.25 sons pur poatc.ioe premiers agents a se rendre sur les beam coqs en vente rette senrmtne à ré- lieux du crème Ik faisaient 1»nn ductlon.pour faire de la plane.Rock barré.j , ' , e .U.r ttorÙ blnnc, Wyandotte- hlanr argenté et rOnile, lorsique, angle Seint-Domini- 8Tï*rt?rrî S2Îr fwgnoje, i face que .et Sainte-Cattierine, une auto a Eté.Rouges R.island.Prix de fR.eo à P38»1- domt un occupant a crie "au «o, selon in qualité.Pigeons Fautai! meurtre".Les détectives ont saute tira, aussi noirs.Hirondelle Bieu-Voya- ; c,,,.u.i U.seur a- toutes nuances.Lapins -te choix à ; R njarcue-qiietd et ont demandé des prix de réduction.Oeufs d’oie*, mainte- a se faire conduire au lieu de ce Jjant prêt*, à tfi pour 10 œufs.Oeufs de jin-fea h rouse, même prix.Prêts au eommenee-luent d'avril.25 beaux coqs dTnde de 18-25 Iba, en vente.3# beaux Jars, oies Toulouse.Aussi Km bd en.Quelques Jars canards Pe-Wlj.Oeufs pour incubateurs maintenant prtts.*15.1» le 100 Aucune race.Nous pouvons assortir un 100 an même prix.Couvée seule, aucune race.*2.50 pour 18 oeufs.Nos traités sur l’élevage du lapin et c 1a 1 —a * ^ U* I^^W.j’^ît'çfuTCsu^! cachait, mais les agents peau de dinde* Bronze * ‘ ‘ — ” ' ” dan, ans le Dominion.Iai Ferme A ni cole Ya-niaska.St-Hyacinthc, Qué.A.S.Comeau, propriétaire."legs "câ’r'ITer pf bbtuoN, «M ooo.ôè.Revenu 83.358.00.28 logements en bon ordre.Hypothèque 111,000.00.Revenu pouvant être augmenté.J.-B.Desrochers.10.1 St-François-Xavier.Main 2701.Soir, Calumet «38.V>k«MgSa^«Mgi PROPRIETES A VENDRE Alexandre Dupuis (Habit en 1R»7> COURTIER EN IMMEUBLES Finances.Aaanrancaa, Placements «S PLACE D’ARMES (pré* Craig» MAIN T51S.IMa.St-Loul.S!»» DIVERS Une dame oflre dé faire connaître a iou< i a t* Personne touffraut de rhumatt.n*eigneinent individuel à paituteat fa-elle le jour et le soir.Uouca pour dame» et meetieur*.sur demande.SAINT DENIS.Tél.Eat *1*2.En face de l’cgliae Ssint-Jaequea D’une allure dégagée, en maitre-comiaLsseur, le jeune violoniste rus- LE MEURTRIER SE | SERAIT ECHAPPE D'UN AM-1 ^StSllillii» Jf’KpS!?’ dl"'am'h'' l^K.! Seidel ne possède point l’art con- - ; sommé d'un Thibaud d'un Kuhé- .jl'k ou d’un Kriesler; U appartient New-York, 19—Le docteur James, plutôt a une école qui fait grand état de la virtuosité, même aux tiède l’art musical.Gomme tous DrMoras Manseau CHIRURGIEN-DENTISTE i Heures de bureau : 9 h.de l’avant-midi à 9 h.du soir.Un déraillement au Mixedssipi ; Quatre morts et cinq blessés entre U* NouvwHe-Orélttfls et Chicago.pens ¦.les jeunes de cette catégorie d’ar listes, il a de l’entrain, de la vivi.cité, un mouvement sûr et coup d’éc'at.Voilà qui explique avec quelle fougue, il a enlevé le Concerto de Hoiand Maillet AVOCAT ET PROCUREUR 162 rue St-Denia.Tél.Est 893.MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT 189 Klla ST-JACQUBS.CH.48.Etnd?lépal# : Elliott «t David.Main 920S Arthur LAL0NDE AVOCAT, PROCUREUR, ETC.Etude : Brassard, Enrest.Lalande et Coffin.Edifier dn Crédit Foncier.Montréal.Ttésldenc», téléphona Est 2281.—.— ¦ —.-.- — Tél.Main 3215.— Edifice Montreal I Trust, 11 Place d’Armes, Montréal.! Lamothe, Badhois, Nantel y 308 Sherbrooke, angle St-Denis P *_____________ Tél.j;»t 67*7.î.Cat 11*4.' ' Dr A.MASSIC0TTE Edmond La Rocha, B, S.t 1 »iiv tiâ 1.1:.JO.-H LT Uî 50IB J runçais, ungluis, dictiun, eleuieut» la-i.iis et grec», luiithrinutiqu»».et autre» aciruccs.Preparation au c«ur» claaaiqu* et an» brevet».Cour» au» deua •axe».19» RUE STr: CATHERINE EST Tél.: Bureau, E»t 7496.Kr» .K»t 359.607 avenue Atwater.Angle St-Jarque».Mademoiselle CHIRURGIEN-DENTISTE "LE SA LA BERK Y” v.I AVOCATS .hclu Lamothe, LL.I)., C.B., F.milien —K.t bcau‘! Gnclbois, LI.L., J.-Maréehal Nantel,** ,,M- B.C.L, .I.-P.Charbonnean.Deux jeunes gens de Goaticook, trouvent un linceul glsc duns le ! pour se donner en spectacle lac Maswiwippi, cette cause.M a réitéré sa sugges lion aux autorités de nommer une commission permanente d'aliénistes qualifiés pour juger ces cas graves.t ne (bassin a etc i«u prisonnier par un Mendelssohn, dont les parties de i le la groupe de paroissiens qui lui ont i l’ouverture et de lu finale présen- / nips, | donné la cbhwe.Au poste de pol - tent un terrain tout trouvé » i’exé- ' dans ce.1 a dit avoir nom Thomas M.|cution brirante.Le morceau lui a 2 ANTOINE LAMOTHE 4m lettre d’Ottawa de M.Georges *>«itetier: ‘IM.lArfortune parle.— biM M murine aujounl’hui,— tes eau-sets de retard.—Ils sauvent de faire l'examen de l’accusée.Sears quinie piastre».— La faute -•- ea deux.-Deux poids et deux me- c _ ».l_l i.li unes.— Pourquoi?Le tarif pos- •5a DlOrt Semble probable et M.Henderson, — Un biiquet , , , "rr—7.(Tenu de rose.— Saveur ‘\sui ftene*1 ï-ake, 19* ~(Ï),N.(44^—John Hs." — Les tètes superbes.- L’espace qu’on a déjà.— Ghicnx et moutons.— M.Lafortune et l’engrais.— Des beaux oies.—M.Fisher eonnatt ça.” • « * Shelley, et ensuite Thomas W.Simp-kin.Il a avoué qu'il s’était échappé de fasile de l’Etat, à Williamsburg, Virginie orientale.I.» victime était âgée de 56 «ns.Le Dr Mar-La cour « ajourné 1e procès à lun- ; koe ctail le médecin de Pierpont di, afin de permettre aux médecins Morgan.Le temple était rempli de riches paroissiens de cc quartier frtshionnable de |« métropole, Le docteur était rendu au douzième banc, en arrière, quand ShcHcy l'a avocat, bureaux : chambre JO 1, 90 ^îx.'v.w.u ^Hdamlissemonts répétés.10 'pl!K>c st-Louis.Tél.Est 1574.auxquels il a répondu par une Gtt-votte de Gossec.Du même genre, il a joué Zapa-téado de Sarasate, pièce amusante aux ritourne les acrobatiques, qu’un groupe d'auditeurs a particulière- s ______ par thousiâstes applaudissements, et aussi la sempiternelle Polonaise de pro- l'ilia* «i xymut'ui n «i put m uiirt r- ment goûtées, puisqu’il s’est permis d’interrompre l’artiste par d’en- Stewk, ce Russe qui fut blessé mor- Un groupe de fidèles ont poursiiî- I *% 111* a» e» I w tie* a * as A !.! r *4 r v i ! tellement par un Autrichien, à Black-Lake, dernièrement et dont nous avons relaté les faits, est mourant, à Thûpital de Thcfford Mines.Les médecins de l’hôpital l'on» opéré, hier, et ont constaté qu'il avait tes intestins perforés.tiré au front.La cérémonie s'est | Wleniawskv.'qui terminait le continuée quand meme.| gramme.La Sonate en mi majeur.d’Han-i -o—*- écriture beaucoup plus T -, J „ , : qu 11 a,nu iv» illirailll» urriorPS, L637.97 r»» Salnt-Jarqa*».Estampas en Caoutchouc KN TOUS OKNHLS i.Oèrome & GU 3* NOTRE DAM K EST.Tel.M.479 DOMINION WELDING M'FG.soudurf, rorrrRE.brasure H.parafions dr tout.» niée»» t Fer.Acier, Fonte, Cuivre, Brouxr, Aluminium RADIATEURS D’AUTOS j Décarhoniaatinn d.moteur* d'autoraabUfW 5è4 ST-TIMOTHKr Tél.E»t 4(79.4272 60 Page du foyer * Les promesses Par hasard j'entrai dans Véglise qui se trouvait sur mon chemin et je la trouvai tout illuminée et rayonnante : des petits Pnfants allaient en grande solennité renouveler les promesses de leur baptême.' Tous les bancs étaient remplis d’un côté par les petits garçons, de Vautre, parla multitude toute blanche des petites filles voilées.Doucement, un prêtre leur par-'v lait des choses saintes.J’écoutai, et je restai là debout, en arrière, déjà émue avant de voir et d’entendre, par tout ce que cette cérémonie rappelait pour moi de so u vent r s touch ants.Quand le prêtre eut dit : "Renoncez-vous à Satan ?” les voix, claires et hautes prononcèrent fermement : “Oui, j’y renonce.” Quand tous les renoncements furent accomplis, six des petits garçons dirent l’acte de consécration au Sacré-Coeur de Jésus, puis'six des petites filles supplièrent Marie de les garder à elle.Ensuite, lentement, rang par rang, tous les enfants vinrent s’agenouiller à la balustrade où le matin ils avaient reçu leur Dieu pour la première fois : ah! ce beau mouvement de tant de petites filles et de voiles, cette attitude recueillie de garçonnets à l’ordinaire turbulents, le geste enveloppant du prêtre qui se penche sur chacun d’eux pour leur passer au cou le scapulaire protecteur.Il semble que Jé- ’1 •'> n > sus soit là, à répéter sa douce phrase : “Laissez, laissez venir à moi vos petits enfants.” Cette scène là, on ne peut pas la revoir sans en retrouver toute la vertu, toute l’émotion.On en reconnait la puissance, on en saisit la vérité éternelle.Pas un seul de ces petits, devenu grand, peut-être en voie d’oublier ces promesses de son âge tendre, ne résistera à ce spectacle, s’il a la grâce de le revoir.Pères et mères pleurent en y assistant, et non par sensiblerie; à ce moment-là, c’est l’âme de leurs enfants qu’ils voient dans les yeux rendus plus lumineux, par l’esprit divin.Tout à coup, cette âme leur apparaît mieux, les pénètre de respect, et de crainte et d’angoisse, parce qu’ils songent que ces petits si beaux, si purs aujourd’hui peuvent demain, brûler leurs ailes, si eux, leurs guides, ne veillent pas avec assez de sollicitude et d’attention.Moi, je n’étais ni leur maman, ni leur parente à tous ces petits enfants.J'étais l’étrangère qui passait; mais j’ai senti que j’étais leur soeur, qu’ils étaient ma famille, et qu’il importait à ma fierté qu’ils soient des cfifants droits et forts; levtr avenir, c’est l’avenir de la petite patrie.J’ai prié avec eux, pour eux.Que cette consécration qu'ils ont prononcée, soit toute-puissante, qu’elle préserve toutes les heures de leur vie ! Michelle LE NORMAND.COURRIER DES TROIS-RIVIERES Les Trois-Rivières, 19.— (D3î.C) — Le troisième congrès général des notaires de ie province de Québec aura lieu au\ Trois-Rivières, les JO, 11 et 12 juillet prochain.Le programme a suivre durant ces trois jours vient d’être adopté et les organisateurs s’occupent des préparatifs en vue de faire de ce congrès, qui coïncidera avec le cinquantième anniversaire de la Chambre ties notaires, un événement de première importance.* * * Le conseil municipal vient de procéder à la formation d’un comité chargé d’étudier quels sont les meilleurs moyens pour fournir a la ville de l’eau potable.Ont été choisis comme membres de ce comité M.l’échevin Lacoursiére, M.Zéphirin Lambert, ingénieur de la cité, M.La-frenière, du conseil provincial d’hygiène, et M.Arthur Surveyor, ingénieur de Montréal.11 est plus que temps d’aviser aux moyens à prendre pour fournir de l’eau potable puisque le médecin du bureau de santé de la ville croit de son devoir d’avertir la population de ne pas boire l’eau du rr1-5—* avant de l’avoir fait bouillir.Un jeune homme du nom de Bé-dard vient d’être condamne à trois ans d’écolè de réforme, au sujet d’up vol de $45 commis il y a quelques jours chez A.E.Parent, marchand.Son complice est recherché.* * * L'état financier de la ville pour l’année finissant le 31 décembre 1919 vieill d’être livré au public.11 accuse un déficit de $48,771.95; les i revenus ayant été de $469.985.56 et ‘les dépenses de $518,757.51.* Feu le docteur Therrien qui avait en mourant la somme de $9,000 pour l’établissement d’une garderie à l’hôpital Saint-Joseph, à condition qu’il se trouve quelqu’un pour en faire autant que lui, vint d avoir pour émule Mgr F.-X.Cloutier, évêque des Trois-Rivières.La construction de la garderie est donc chose assurée pour un avenir ran-proché.^ Conseils pratiques Contre l'entérite.— Remède éprouvé: boire à petites cuillerées de l’eau de graine de lin.Après guérison, prendre tous les jours du lait caillé pour empêcher les rechutes.Manière de taire d’excellente moutarde.— On délaye simplement de la graine de moutarde noire avec de l’eau chaude—ou mieux encore avec du vin blanc—et_ on ajoute un peu de sél.Il faut laisser reposer pendant plusieurs jdurs.La moutarde est ensuite renfermée dans des pats ; elle est très saine et très apéritive.Le vinaigre doit en être absolument proscrit.Liniment pour soulager les douleurs rhumatismales.—O liniment qui sert à frictionner les parties malades, est fort efficace, il se compose de: 10 grammes d’acide salicyhque, autant de lanoline et pareil poids également d’essence de térébenthine.v wÇa bonne ouisine | auii B CONSOMME ROYAL Prendre une poule, la vider et la bien 'laver ; la faire bouillir pendant deux heures dans deux pintes et demie d’eau salée, une petite carotte, un oignon, six grains de poivre, deux branches de céleri, une demi-feuille de laurier, une branche de thym.Ecunicr.Retirer la Êoule, enlever les chairs, couper * filets en petits dés ; passer le bouillon à travers la passoire fini, le remettre dans la casserole avec ks filets coupés et -deux tasses de petits pois français cuits à part.Assaisonner et servir.POTAGE AU CHOU-FLEUR Prendre uu chou-fleur, une tête de laitue, une pinte de bouillon, deux cuillerées à table de sagou ou de tapioca, deux cuillerées à table do beurre, poivre, sel, une cuillerée à table de persil haché, une ou deux tasses de lait.Défaire le chou-fleur en branches, les laver, les couper en petits bouts.Faire chauffer îe bouillon, y jeter Je chou-fleur et te faire cuire jusqu’à ce qu’il soit tendre ; ajouter le lait, te beurre, la laitue finement hachée, te tapioca et cuire de nouveau quinze minutes.Assaisonner; au moment de servir ajouter le .persil.POUDING ¦Prendre six cuiBerées à table de beurre, une demi-tasse de sucre, deux tasses et demie de farine, trois cuiitebées à thé et une demie, de poudre à pâte, Je quart d’une cuillerée à thé de se], un oeuf, une tasse de 'lait.Passer et mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte et le sel, ajouter le beurre et l’incorporer à l’aide des doigts ou de deux couteaux, battre l’oeuf, l’ajouter ainsi que te 'Laiit, bien mélanger, mettre cette préparation dans un moule beurré, 1e couvrir et te faire cuire à la vapeur pendant deux heures.Servir avec une sauce aux pommes.SAUCE AUX POMMES Faire tremper la veille une livre de pommes séchées; les cuire dans un peu d’eau jusqu’à ce qu’eîies soient tendres ; 'les passer au tamis, sucrer ceMe puree et l’anflma-tiser avec un peu de jus de citron.LIVRES A LIRE et qui conviennent à tous les âges.De Michelle Le Normand, “Autour de la Maison”, '56 sous franco; “Couleur du temps”, 75 sous franco, en vente au “Devoir”, à l’"Action française” et dans toutes tes bonnes librairies.Pour “Couleur du temps”, la vente au commerce est faite par ^’Action française”.• y i j U'"! *.* '*.* M, Anselme Dubé, de cette ville, Un salon de 1 électricité ns l’origine du feu.Belfast, 19._ (S.P.A.) - Vendredi so r, un fonctionnaire de Dundalk a été tue en pleine nie.On attribua île meurtre û un constable.« k VOL.XL.— No 91 I>* IA I; \ [commerce et finance) LE MARCHE ALIMENTAIRE LE COMMERCE SEMBLE ETRE PLUS ACTIF DEPUIS QUELQUES JOURS — LES PRIX DEMEURENT FIXES CEPENDANT — LES ARRIVAGES DE BEURRE ET D’OEUFS DEPUIS LE MOIS DE MAI.On ne noie pas de ehangenn-nts dans les prix des différents vivres mais on a cru remarquer que le commerce était plus actif que les semaines dernières.Il faut d’ailleurs s'atendre à cela maintenant que la saison est plus avancée et que le temps est plus favorable.Nous avons reçu, au cours de la semaine dernière 14,393 caisses d’oeufs contre 12,47 la semaine précédente et 11.493 caisses pendant la semaine correspondante de l’an dernier.D’un autre -, HO 10C os f a 138 95 Vi 132 Vi 62 Vw 143% 97 :i7 im.861^ :m.1020,4 262 57’» 348 69 Vi :w ">7Vi 96% 371-83 Vs 127 38 U, 80 Vi-201 48% 27 65% «% 113% 18% 71% 109% 80% 112% 113% 40% 99 123 206% 72% 120 78% 99% 110% 105 52 23% -1: ! _ 100 : 101 Vi i 46 110% 100 105% 67 136% 92 128% 60% 138% 9.3% 119% 85 lOOVii 259 56 330 60% 56 22 95?k, 36% -824*1 123% ! 37% 78% i 195% I 40% 26% 65 42% 109% is Vi 09% 107% 84 108% 111% 39% 971., 118% 196% 71% 118% 78 96 108% 103% 23% Les chemins de fer Les recettes du Pacifique Canadien pour la seconde semaine d a-vril, ont été de $3,635,000 soit une augmentation de* $767,000 ou 20.8 pour cent sur la period^ correspondante de l’année dernière.Les recettes du chemin de fer National pour la même semaine ont été de $1,818,934 ou une augmentation de $228,175 sur lu période correspondante de Lan dernier.Les revenus bruts de ce chemin de fer du premier janvier à date ont rte une augmentation de $1,93/,581 sur le même laps de temps l'an dernier.Les recedes brutes du Grand Tronc, sont, par ailleurs, de 81,-120,792.soit une diminution de *142.691 ou 11.2 pour cent sur la période correspondante de l’an dernier.La première semaine d'avril s’étuit terminée par une augmentation de 15.3 pour cent.ARTHUR BRUNKAU, Membrt, Bonrit d« BRUNEAU & DUPUIS COURTIERS Hiipe«n é;‘ tU: la pnere.Mais dans ce même dis- ,)ieu voit ,()ut t.0f n orizon se bruire li» PlitMcl nrtiic • », .; .* * plir un jour leurs devoirs, tous leurs devoirs dans le milieu où leur vie doit s’écouler; c’est da’ns l’enfant former d’avance la jeune fille, et dans la jeune fille l’épouse, la mère ou la vierge consacrée à Dieu.Or, pour adopter dans la formation dès âmes en vue de leurs vocations futures un programme complet d’éducation, la règle d’un institut et les énergies multiples d’un ordre religieux, la science théorique ne suffit pas.Il faut le sens pratique qui s’acquiert surtout par la connaissance expérimentale des âmes, de leurs operations, de leurs besoins, de leurs devoirs, des difficultés qu’elles rencontreront; et que sens pratique acquière toute son franchise aux procédés les plus retors de la fourberie; aux enseignements exacts, ils ajoutaient les conseils d’une perfidie consommée.Donx par tempérament, ils se livraient aux représailles d’une cruauté féroce.Ce sont ces êtres qu’il faut civiliser en commençant par l’éducation de leurs filles.En 1G76 elle ouvre l’école des petits Indiens, à l’une des deux tours du fort de M.de Belmont.Voici comment Marguerite Bour geoys formait ses missionnaires: “Pensez, mes chères soeurs, pensez que dans votre mission vous al lez ramasser les gouttes du sang de Jésus-Christ qui se perdent.Oh! qu’une soeur qu’on envoie en mission sera contente, si elle pense qu’elle y y va par l’ordre de Dieu rt en sa compignie; v*i elle pens» me dans cet emploi, elle peut et elh „„ doit témoigner sa reconnaissance celui de qui elle a tant reçu.Ob acuité, il faut avoir éprouvé ces as-Kl,e.ne.tro',v,tr,a rien,er i vpns reproduite dans nos pauvres la vertu dans les familles.Les fa- i v!fs humaines.Avec quelle joie, milles bien réglées régleraient tes e e s extériorisait ensuite pour révilles et les provinces, et ainsi le paî1lflre autour d’elle la plénitude monde deviendrait tout autre, ou du tta,î t,ri ellf>' Vous avcz 1’exP,i- mr»îr*c ïno pauvres Câtholi(]lies ne truie ppc travanv David, Edmond Brassard, c.r., Victor s’établir au Canada, mais Maison Morin, Guy Vanier, L.J.A.Become, Damasse Saint-Maurice, Athanase David, secrétaire de la province.J.V.Deslauriers, C.J, Miller et Lefebvre.La foule a défilé ensuite devant le tombeau vénéré et couvert de riches couronnes et de gerbes de fleurs naturelles.D’autres personnes ont rendu visite aux salles d’exposition de la communauté, ornées de tableaux, celui entre autres offert à la révérende Mère supérieure par les élèves du cours de peinture du couvent Villa-Mari».Une maquette de Pétable même où Marguerite avait installé ses premières élèves canadiennes est exposée ; cette maquette est l’oeuvre d’une religieuse de la maison-mère.M.L’ABBE PERRIER M.le curé Perrier a fait hier soir une conférence sur Marguerite Bourgeoys à l’académie Jeanne Le neuve leur représenta qu’il n’y avait ni logement convenable pour recevoir des religieuses cloîtrées, ni même d’occupation relative â la fin de l’institut.La soeur Louise parla alors de la soeur Marguerite, préfète de sa congrégation externe, en termes si flatteurs que M.de Maisonneuve conçut le désir de la connaître.On envoie chercher Marguerite.A peine entrée dans le parloir, elle reconnaît au dire des historiens d’alors, — je ne sais si comme ceux des nôtres, dont on nous a parlé si cavalièrement l’autre jour, “ils veulent nour bourrer le crâne’’, —, elle reconnaît, disent-ils, “dans cet étranger celui qu’elle a vu en songe, et elle s’écrie tout haut : “Voici mon prêtre, voici celui que j’ai vu dans mon sommeil.” Sur récit de son songe, Maisonneuve* lui demande si elle serait disposée à passer à Ville-Marie, pour y faire les écoles et y instruire chrétiennement les enfants.Mar-Ber, rue Wellington.La section Ca-: guerite répondit, sans hésiter que vetier de Lasalle, de la Saint-Jean-1 si ses supérieurs ecclésiastiques le Baptiste, avait organisé cele soirée, lui permettaient.eJh était prête à On remarquait M.J.-C.Doherty, partir, et qu’elle it ait avec bonheur moins les vivraient plus dans cette ignorance qui est la cause de tous les vices.” bonder une congrégation religieuse, c est créer dans le vaste sein de t’E-ghse une société plus restreinte, composée de membres que des liens efficaces et permanents rattachent les uns aux autres, et animée d’un esprit particulier qui oriente vers un but connu et aimé tous les esprits, tous les coeurs, toutes les energies.Ces deux éléments, — un certain nombre de membres unis pour former un corps moral, un esprit particulier qui dirige toutes les activités vers une même fin, — sont essentiels à toute société et le fondateur d’une communauté ne saurait l'oublier, sans compromettre le succès de son oeuvre.Marguerite Bourgeoys le comprit.En 1659, la fondatrice va en France chercher les trois premières compagnes de sa vie religieuse.Marguerite Bourgeoys ne pouvait promettre ni or, ni argent, aux futures institutrices de Ville-Marie.Los aines apostoliques ont toujours eompris et pratiqué le dévouement : "J ai admiré, dit Marguerite dans ses mémoires, comme M.Chûtel qui était notaire apostolique, m’a con-né sa fille qu'il armait beaucoup.M ayant demandé comment nous vivrions a Ville-Marie, je lui montrai le contrat qui me mettait en possession de 1 etable qui avait servi de colombier et de logis .pour .bêtes à cornes et ne voyant rien pour subsister, il me dit;.“Eh bien! voilà pour loger, mais le reste cation de tous ces travaux qu’elle a entrepris pour établir le royaume de Jésus à Ville-Marie.A Marguerite Bourgeoys avait été réservée la glorieuse mission de former les femes, les mères et les éducatrices de Ville-Marie, colonie choisie pour répandre la foi catholique dans l’Amérique du Nord.A Marguerite était réservée l’immolation suprême.Dieu la fit passer par de terribles épreuves.Comme un nuage sombre passant devant le soleil transforme un paysage riant en une scène désolée, ainsi une ombre tomba sur l’âme de la Mère Bourgeoys.La lumière d’en haut ne semble plus briller dans son esprit.Elle était pourtant cette fille de ro-1 buste bon sens sur laqueJle comptait tant M.de Maisonneuve : Ta voici dans le trouble et la perplexité.Son humilité lui devient un tourment.Les révélations de Soeur Tardy sur la réprobation de Marguerite la bouleversent.“Pendant cinquante mois, dit-elle, je demeurai dans un état de souffrance difficile à décrire.” Convaincue qu’elle était indigne de commander, ; la mère Bourgeoys demanda avec beaucoup d’instances d’être relevée de ses fonctions de supérieure.Ce n’était pas la première fois qu'elle faisait cette prière.Déjà elle s’était démise de sa charge de supérieure.Toutes les soeurs d’une commune voix s’é-crièrent qu’elles choisissaient la u*s | très sainte Vierge pour leur première supérieure, leur fondatrice et leur bonne mère pour le temps et pour l’éternité; elles priaient la *• O T - j • r * J»4 i4v.11 v ici que terez vous.Je lut dis que nous : mère Bourgeoys de cotWinuer à travaillerons pour gagner notre vie, e! que je leur promettais à toutes du pam et du potage; ce qui lui tira des larmes des yeux et le fit pleurer.Il aimait beaucoup sa fille, mais ne voulut pas s’opposer aux desseins de Dieu sur ,»lie.11 prend conseil de l’évêque de Troyes, M.Malter du Mouvsay, car il était bon serviteur de Dieu; et, sur la répon gouverner la congrégation en la place et sous la protection de cette mère commune.Cette fois encore elle dut continuer à remplir ses fonctions qui devenaient plus lourdes d’année en année.NOUVELLES EPREUVES D’autres épreuves survinrent dont i l’incendie de 1683, au cours duquel \ se afifrmative du prélat, il accède ^eux religieuses moururent.ministre de la justice, M.I).Con rov, député, M.L.-J.Lefebvre, avocat, président de la section Cavelier de Lasalle.MM.les curés Beau-champ et Brisset, respectivement curés des paroisses Saint-Charles et Côte Saint-Paul, étaient présents.Le conférencier a parié de "Mar- ! fa lut de courage à cette fi le de guerite du Canada”.Il a distingue î rance qui part seule, 011 Jui re-?rois phases dans sa vie: une phase ùise sa compagne, soeur Crolo de préparation, une phase d’aetioft pour franchir I ocean avec Mnison- se consacrer au service des enfants et à la gloire de Dieu dans la colonie.Marguerite Bourgeoys a trente-trois ans.On approuve tous ses pieux desseins.La voilà en route aussi j pour le Canada.Vous représentez-vous re qu H et une phase d’immolation.J neuve et son équipage?i.a mr Voici les principales parties de | n’est point toujours cette vast sur-sa conférence.face d'azur ou d’émeraude si bel.»» Il y a trois cents ans, naissait en!» contempler: c’est une puissance France une jeune enfant qui devait j brutale qui reserve des surprises un Jour être appelée Marguerite du 1 même aux vaisseaux grands com- gl; • ~ “ cites et orgueilleux comme fond du de un jour cire appetee Marguerite au 1 .Canada.A cette époque, il passait à I Î,H> .'î!,s r.,b'.s u,'g,.u‘l"eux^''ot| travers le monde catholique un 1 b'“ 1 liante .hile ubtme au fomi courant surnaturel en faveur de tombeau es monuments au désir de sa fille.On passa en M.i’aibfce Perrier a _________ __ w______.___ ."ouut- les son étude le contrat d’engagement - dernières souffrances de Margue-ainsi que col tu sic ma soeur Crolo, r.'ù’ Bourgeoys.Elle a fait le sacri-qui avait le désir de venir avec moi, f*ce (*e sa vie » la place d’une de dès mon premier voyage.Par ce sœ soeurs pendant la maladie de DUPUIS FRERES Limitée >i contrat, elles s'engagèrent pour demeurer ensemble et faire l’école à Ville-Marie.” Deux autres vinrent avec .Marguerite: Marte Raisin et soeur Hioux.Former un corps religieux ne soeur Catherine Charly.“.Alt! mon Dieu, que ne me prenez-vous pas, moi qui suis inutile dans cette maison, plutôt que cette pauvre soeur qui peut encore y rendre de grands services”.Une mort de sainte a suffit point.Il faut le pénétrer du ! couronne cette vie héroïque de souffle de Dieu.Marguerite em- ! Marguerite.Son exemple demeure tous les moyens pour donner Ten fan ce.Ce n’était pas sans doute l'enthousiasme des croisades, mais c’était le travail lent, graduel, se manifestant sur plusieurs points à la fois comme l’expression d'un besoin général et comme résultat d'une impulsion d'en haut.Saint Pierre Fourier était en tète de l’armée d’élite consacrée au soin des enfants du peuple.H appelait de tous ses voeux rétablissement d’un notre science, dont nous sommes si fiers.De plus, une traversée en 1653 offrait des nefs j»Jus frajïi-Jes.Il fallait peu de vent pour affo-er les voiles du navire «ni portait Maisonneuve et Marguerite Bo tr-grovs peu de tempête pour démonter son mât.Ajoutez aux épreuves ordinaires d»' la traversée de l'époque.la maladie contagieuse eau sc sans deutf ploie à son institut l’esprit qui doit le vivifier.Son but est l'instruction des deux sexes et elle recourt aux trois.voeux.!„a régie de la congrégation naissante est à base de prière, de méditation et de dévouement.Le conférencier a souligné le second voyage de Marguerite Bmirg'ovs en France.Le voyage a duré 31 tours et M.Dollier de Cas son écrit à ce propos."Ce nue j’admire est, que cette bonne Soeur Rourgeovs vienne de fair", comme elle a fait, un voyage de France de deux ans, dans lequel, sans amis ni argent, elle a subsisté.Elle a obtenu ses expéditions à la cour, et est revenue avec douze ou treize fillettes, dont il y en avait bien peu qui eussent de quoi oaver mauvaise leur passagt Tout cela est ndmira-eu sur institut.” au milieu de ses filles et son apostolat les vivifie, elles et leur oeuvre splendide.Le paganisme.Mesdames, Messieurs.veille toujours aux portes des «mes comme aux frontières des peuples: e’etst à nous de défendre l’oeuvre de Marguerite Bourgeoys et de ht continuer.Ses religieuses, fidèles à ses directions, veulent donner aux fidèles du Canada tint solide instruction et une éducation j chrétienne.A nous de les seconder • dans leur oeuvre pour que les epou-1 ses et les mères de demain, sous; rinopiration du Verbe et de saj Sainte Mère, soient toujours capa-i hles des sacrifices de leurs aïeules, j Alors ia nationalité canadienne i pourra toujours monter la garde sur la terre d’\mérique, pour la défense de la foi et la civilisation latine.A l’école de Marguerite, nous Le Clerc, à la bienheureuse Jeanne ; de Lestonnac.Auprès d’une de ses communau- 1 tés â Troyes grandissait Marguerite Bourgeoys.Dans celte vole se trouvait précisément la Congrégation de Notre-Dame fondée par Alix Le Clerc sous la direction de son con-fenjieur saint Pierre Fourier.Mar.U—PHASE D’ACTION Marguerite Bourgeoys allait réali MISSIONS ; n’oublierons pas que la religion est i la base de toutes les autres vertus, lever les , f,H0 l'intelligence e» elle trouve son f 11 - d élévation, et le courage son appui et Hoi”.Les pauvres Indiens n’èUien" ! saa !!in,ulant’ *s'mls l« ptcrp'w'-___ ______ - —j.1.» i ron.s a son exemple, convaincus qae pas sans intelligence, mais ils of-niient cn un mélange inouï les qua lités que Dieu n déposées nu com ser à Ville-Marie son désir d’instrui- mencement dans ia nature humaine re les enfants.j (>t ips Vices que la barbarie déve- Se vouer à l'éducation, c'est par ! vocation travailler à élever de jeunes âmes, c'est les préparer à rem- loppe à un si haut degré.D’une naïveté à certains égards enfantine.its passaient 11 ¦ h» nlus grande sans elle, non seulement ia vie éternelle nous échoppe, nnis encore que In paix, la prospérité.l’ordre du temps prèsewt s’en vont en latn-j beaux.L’avenir n'appartient ni âj l’impiété, ni à Vinternatlo" l'ismc.i T'fis à la fol rt -n h ("• merveilleuse balayen»e.Am rortocc Le Magasin ou Peuple 447-449 r«» Sto-CatWtn.Rit, rotin St-André m St-Cbrloéopho-J.-N.Dopais, Préoiàont.Kag.Dopais.Vleo-Prandont.A.-l.Dagol, Diroctoor-Géront.PARAPLUIES pour danicsgpran-.de tir 22 pouces, monture Poro-I g on, très bonne | couverture de taffetas fini ruban, jolis man-i elles assortisjivee : anneau ou cordon de soie.Spé-cial 3 00 ; Aa ros-de- ehaasaéa.I
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