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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 8 juin 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-06-08, Collections de BAnQ.

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VOLUME XI.— No 133 MONTRE> aim h juin ;i»2o Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.96 00 UNION POSTALE .».» 6 00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS.» .» .2 AO UNION POSTALS 3 00 .Directeur DEVOIR Rédaction et administration i 43, RUE SAINT-VINCENT MOMTRtAl TÉLÉPHONE» Main 7460 SERVICE DS NTJIfl i Kééartlon, Mnla 1111 JUMiaktnttoa.Mnla flU HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! POUR LE PROGRES SCOLAIRE Une oeuvre d’éducation nécessaire Le secrétaire provincial, le surintendant de l’Instruction publique, l'inspecteur général des écoles primaires catholiques, l’inspecteur régional rencontreront aujourd’hui à Sainte-Agathe les commissaires d’écoles de la région.Le curé de la paroisse, d’autres ecclésiastiques, d’autres laïques aussi (iui s'intéressent au progrès de l’école, prendront part à cette réunion.Nous permettra-t-on d’exprimer une fois de plus le voeu que ces congrès se multiplient, qu’ils soient complétés un jour ou l'autre par des journées scolaires qui, dans chaque paroisse, fassent comprendre à tous l’importance de l’école?Car il n’y aura de progrès réel, de progrès constant et soutenu, que dans la mesure où lotis seront convaincus de la nécessité ~ et de l’utilité — des sacrifices qu’on leur demande, où tous aussi seront familiarisés a\ec les conditions primordiales de ce progrès.Les textes de loi ne serviront de rien s’ils ne s’appuient sur une opinion favorable et agissante.Or cette opinion, ce sont les congrès de commissaires, ce seront demain les journées scolaires paroissiales qui permettront de la former.Nous serions les derniers à méconnaître ce qui s’est déjà fait, la bonne volonté que manifeste, en matière d’éducation, la très grande majorité de nos compatriotes.Mais il faut faire davantage, et cette bonne volonté, il convient souvent de l’éclairer.Il convient particulièrement de bien faire comprendre aux pères de famille que l’école, c’est h prolongement de leur foyer et qu’ils doivent s’y intéresser de très P'-é*.( C’est une vérité que les congrès de commissaires ont déjà contribué a répandre, que leur multiplication portera plus loin encore et que des journées scolaires paroissiales enfonceraient dans tous les cerveaux.Non n’avons pas entendu le nouveau surintendant, mais il a dû garder la tradition de son vénérable prédécesseur, et c’était un émouvant spectacle que celui de ce vieillard parcourant la province, rappelant aux commissaires la dignité, l’importance de leurs fonctions, indiquant jusqu'au détail des améliorations a apporter à l’école, pour la rendre agréable, attrayante, les précautions a prendre dans le choix des maîtres et des maîtresses, l’esprit chrétien et patriotique qui doit pénétrer toute l’école, etc.Sur ce fond général, l’inspecteur provincial, habituel compagnon de route du surintendant, plaçait des statistiques et des faits précis, particuliers à la région.Il montrait, il montrera sans doute encore aujourd’hui à Sainte-Agathe, les faiblesses de la situation, il indiquait leurs causes: insuffisance ou trop fréquent changement du personnel, etc.Il étudiait devant ces pères de famille le budget de la petite, maîtresse d'école, les pressait d’améliorer son sort, de taire à celles qui se vouent à une si rude besogne une vie tout au moins confortable.Comme il n’est pas uniquement un technicien, comme il a des vues générales, il insistait aussi sur le caractère rural que doit garder l’école de campagne, sur la nécessité de donner aux fils de cultivateurs la formation qui leur sera vraiment utile et non point le type de fausse éducation qui les déracinera.D’autres voix venaient confirmer ces conseils.Tous ceux qui ont suivi ces congrès s’accordent à en louer les bienfaisants résultats.J.a seule présence des hauts personnages qui y assistent donne d’abord aux commissaires et aux pères de famille qui se joignent à eux une idée plus vive de.l’importance de l’oeuvre scolaire.Puis, les conseils portent en pleine réalité, ils montrent ce que l’on peut, ce que Ton doit faire, non point en Bunqx*.ou même à l’autre extrémité de la province, mais dans l’endroit même où l’on cause fraternellement.Il* appellent l’aüention sur des vérités qu’on ne voyait pas mais qu’il suffit d’indiquer du doigt pour que chacun en reconnaisse l’importance.Le jour où la province entière aura été atteinte par une pareille campa-gtie d’éducation, il sera facile — moins difficile, en tout cas — d’obtenir la hausse des traitements qui permettra de retenir dans l’enseignement un plus grand nombre de maîtres compétents, d’assurer aux bons maîtres une stabilité dans leur emploi qui assurera à l’école le maximum de rendement, de constituer en nombre suffisant des écoles que les enfants trouveront intérêt à fréquenter pendant tout le temps convenable.On aura en même temps, si la campagne est judicieusement menée, fait pénétrer dans les cerveaux de tous la conviction que l’école doit d’abord tendre à élever les âmes, que, s’il importe qu’elle fournisse aux enfants le moyen de gagner leur vie, il faut aussi, de toute nécessité, qu’elle fortifie leur armature morale, leur conscience chrétienne et patriotique.Et cette éducation populaire généralisée sera, contre les assauts qui pourront nous atteindre demain, l’une des plus efficaces sauvegardes.Nous n’ignorons point la somme de labeur qu’exigerait une pareille campagne; mais l’objet en vaut, ce nous semble, toute la peine.Puis, ]’effort fait aujourd’hui pourrait épargner demain beaucoup de dur travail.C’est la sagesse des peuples qui nous a depuis longtemps avertis qu’il vaut beaucoup mieux prévenir que guérir.ümer HERO'JX CHOSES D’ALLEMAGNE Le programme du Centre BILLET DU SOIE AUX COURSES Deux heures.La foule afflue aux barrières, envahit le terrain, se porte au pesa (je.escalade les gra-iins de l'arène, tourbillonne au->our des cabines du pari mutuel, tance un coup-d'ocil vers les écuries, se porte au long de la piste, Mend le premier départ.Elle esf multicolore, bruyante, cosmopolite, remuante, bariolée.Des Chinois fraient des Anglais ; des Italiens coudoient des Japonais.On entend parler français.Des nègres échangent des tuyaux.Un Indien, — cela se voit à son teint, à ses cheveux, aux pommettes de ses joues, — consulte flegmatiquement un tableau des courses.Des femmes en toilette claire s’égosillent ; d’autres, en fourrures, font la roue.Ensemble, dans un groupe, il y a un pédicure, un maquignon, un boursicotier, un gros industriel et un avocat raté Us ftarlent des chances de Sunlight, de Meadow Sweet, de Hampden et de Rustic.“Parie: deux dollars pour moi sur Moonlight’’, crie une femme à un homme un peu éloigné d’elle ; il lui répond en la tutoyant.ÏM foule augmente.Elle est de plus en plus mêlée.Des femmes mises avec excentricité causent à tue-téte de toilette, dans l’enceinte réservée.“Comme elle est chic /” s'exclame l'une d’elles, désignant a ses compagnes, du bout de son ! ombrelle, une grande personne mince, visage tout refait, lèvres ; carminées, nez et meuton blanchis, ; pommettes rosée», yeux allongés j m khôl, sourcils peints, cheveux | coupés à la repentante, et juchée, croirait-on, sur deux èchasses, tant elle a découvert ses jambes qu’elle a décharnées et longues.Une seconde plus tard, on la voit J avec une sorte de mulâtre et tons | les deux consent en un jargon in- j compréhensible.Cette femme si "chic” parle du nez ! Des rhnnmr entrent sur la piste.Ils sont nerveux, vifs, agiles, ils ont le pelage luisant et dansent à l’endroit du départ.Un coup de clairon.Le signal est donné, le ruban se hausse, les bâtes se précipitent.Déjà la foule crie.Penché sur sa monture, un nègre, tourné vers les autres jockeys, a pris les devants.Il file.Sur le gris de l'arène et sur te fond nuageux de l’horizon, les chevaux s’enlèvent, rapides.sveltes, avec, sur leur dos, la tache cerise, ou cardinal, ou violette, ou jaune de la casaque de leurs cavaliers.Ils se pressent, se confondent, arrivent à la dernière étape.Les spectateurs les encouragent de la voix, du geste, la clameur monte, des femmes vocifèrent, des hommes supplient, jurent, clament.Une jeune fille, penchée sur la piste, répète hystériquement, à tue-tête : ^Come on.Sunny Jim, Corne on, rome on, corne on !” en tapant à tour de bras dans le dos de son compagnon.4 mesure que les chevaux approchent du poteau final, la foule hurle plus fort.Midnight arrive le premier, par une longueur de tâte.Le jockey noir qui le monte rit de toutes ses dents blanches.Les parieurs heureux attendent l’affichage de leurs gains et se précipitent vers le pari mutuel.Les autres, les perdants, grommellent, tentent de dissimuler leur mauvaise humeur, et vont derechef parier sur une course, la prochaine.Des groupes se dirigent vert le pesage, où des chevaux tenus à la bride par des hommes â profils de chevaux trépignent.Iai journée est finie.La foule versicolore s'écoule vers tes trains qui ta conduiront à h ville tonte proche.Dans la presse, un célibataire cynique, assidu des champs de courses, dit fout fort ù son voisin, au risque de mécontenter des femmes maquillées qui Tentonrent: “Après tout, mon vieux, ht sais, ce qu’il g a de plus distingué aux courses, ce sont toufvnrs les che-vanx.” JOCKEY Il est encore trop tôt pour essayer de se démêler au milieu des dépêchés qui relatent les premiers résultats des élections allemandes.En attendant qu’il puisse étudier la situation sur des données plus sûres, M.l’abbé Jasmin a bien voulu nous donner l'article suivant.C’est, nous éer/t-il.“l’analyse succincte mais fidèle du manifeste* publié dans la Koenisehe Volkszeitung et dans la Deutsche Zukunft par le Comité exécutif du Centre.Ce manifeste est adressé à toute T Allemagne." "Reliction et liglUe.peuple et Etat, démocratie et progrès »o-ctrtl, telles sont le» étoile* qu! éclairent no» pa» (l)"- Aujourd’hui comme par le passe, ce qui fait l’union et conséquemment la force du ‘Centre allemand, c’est que ses membres se sentent animés et inspirés par Tardent de-sir de faire triompher par les luttes électorales et parlementaires les principes et les droit* de la religion dans la famille, dans l’école, dans la vie sociale et publique, et, pour atteindre ce but, d’assurer a l’Eglise ou encore de lui reconquérir, par une énergie inlassable et par une vigilance à toute épreuve, le libre exercice de son culte sous toutes les formes et la facilité de ses relations avec les individus et la société tout entière.L’Etat, la Religion, TBglise sont les grandes idées que chacun porte au coeur et dont chacun se laisse inspirer dans les diswours et les écrits, dans les petits comités et dans les assemblées du grand public, et sans relâche on cherche de 'a sorte ù faire pénétrer, dans toutes les classes dont se compose la nation comme dans toutes les mesures et toutes les lois qui sont officiellement adoptées, ce principe si capital et si moralisateur que la religion n’est pas uniquement affaire de vie privée ou de disposition purement individuelle, mais encore et nécessairement la base de toute la vie publique, la source de la plus sûre inspiration dans les mesures et les lois constitutionnelles et parlementaires.Par une scrupuleuse fidélité à se -cppeler les pures traditions d’un glorieux passé, on reste toujours convaincu que, pour s'opposer efficacement à l’envahissement de Tesprit matérialiste, pour opérer le plus rapidement possible le rapprochement et la réconciliation des multiples professions et métiers, pour assurer une victoire dans la lutte et Tégoïsme des classes, ce n’est que par un esprit vraiment chrétien que l’on pourra mener à bonne Ifin cette noble mais bien difficile entreprise,suivant laquelle on se propose si ardemment d’éclairer, de moraliser et de pacifier la nation, parce qu’il n’y a que la doctrine vraiment chrétienne qui possède assez de lumière et de force, assez de principes et de promesses pour diriger, soutenir et pacifier tout un peuple dans ses aspirations et ses travaux.Voilà pourquoi, après avoir obtenu les suffrages des électeurs, on se propose par-dessus tout de ne pas se laisser guider par un intérêt passager et personnel, mais d’être un chef éclairé, averti, énergique en tout ce qui peut assurer à l’ensemble de la nation un avantage réel et légitime, puis de travailler sans relâche et de combattre sans trêve au maintien et à la défense du patrimoine national légué par les ancêtres tant au point de vue matériel que religieux.* • * Comme les membres du Centre ont en vue une oeuvre solide et persistante, c’est sur Técole tout d’abord qu’ils vont faire porter leur vigilance et leurs réclamations, parce" que, pour eux, c’est â Técole primaire que se forme cette éducation foncièrement chrétienne dont dépendront pour toute la vie les inspirations et les manifestations d’un esprit vraiment chrétien, et dont naîtra ce profond et durable attachement à l’Eglise comme à une mère et a une bienfaitrice, puisque c’est d’elle qu’on aura reçu une vie et des bienfaits impérissables.Jamais, au grand jamais, on ne permettra qu'il soit porté atteinte aux droits reconnus par la Constitution en ce qui regarde Técole primaire, et les parents chrétiens peuvent compter, sans appréhension, sur le plus entier dévouement et la plus inlassable ténacité de tous et de chacun des membres du Centre pour la création et le maintien d’une atmosphère profondément chrétienne à Técole, et pour une interprétation bien nette et bien définie des mesures et des lois touchant cette matière si importante et si délicate.De quoi, par ailleurs, le sentiment national et patriotique doit-il naître et continuer à vivre dans les intelligences et les coeurs, si ce n’est de cet esprit chrétien qui sait si bien, à tout moment, en tous lieux, dans toutes les activités, faire surgir comme spontanément un sincère amour du prochain, une égale justice sociale applicable à tous et à chacun, et faire taire de turbulents et presque incontrAlables désirs de vengeance tant de la part des indi-| vidus que de celle de fa nation dans son ensemble?C’est ce que le Centre a magnifiquement compris à Theure actuelle, j surtout pour ce qui a trait aux relations internationales, puisque c’est en ce moment ou jamais qu’il s’agit d’amener le peuple allemand, si profondément déçu et si cruellement (1) Religion und Kirche, Volk und Staat.Demokratie und sozia-ler Fortsehritt sind unserr Leit- ferne.éprouvé, à mettre en pratique, d’u» ne manière sincère et ostensible, les sublimes et difficiles préceptes de l’Evangile sur le pardon des offenses et Tumour des ennemis, et à renoncer sans restriction aux révoltes qu’inspirent les humiliations, aux démarches que suggèrent la vengeance et le dépit, a la revanche que dictent les pertes de fortune et de territoire.“S’il est indéniable que h* traite de Versailles constitue le plus fort obstacle à un travail d’entente et d’harmonie parmi les nations dire-tiennes et civilisées, on n’hésitera pas ii travailler de toute son âme et de toutes ses forces à en obtenir (te la part des vainqueurs une révision plus équitable, mais en même temps, au lieu d’avoir recours aux moyens que conseillent la colère et Tindi-gnation, on^era appel à tout ce que le tact et la prudence, la largeur de vue et la modération peuvent demander et espérer.CD” Comme il est du plus haut intérêt pour toute la nation que les compatriotes des territoires occupés ou sé-Tiarés de la mère patrie reçoivent quelque allègement dans la manière dont Us sont traités, on ne manquera pas d’attirer sans cesse et vivement l’attention du gouvernement, pour que de la sorte les heureux effets d’une charité chrétienne et sociale ramènent partout le calme et l’ardeur au travail.Quant à la politique intérieure du pays proprement dite, comme on demande des droits et des devoirs égaux pour tous, il s’ensuit qu’on requiert ardemment de tous le plus vif intérêt et la participation la plus active à tous les rouages et à tous les fonctionnements de TEtat démocratique, et que Ton réprouve on ne peut plus fortement toute tentative de renverser par la violence la constitution et le régime actuels, de quelque côté que puisse venir ce mouvement, de droite ou de gauche De là vient que Ton condamne toute domination d’une classe aux dépens des autres, et que Tun des buts les plus ardemment poursuivis sera sans contredit celui de contribuer à la formation et au soutien d’un gouvernement d’une autorité incontestable et d’une énergie inflexible à Tégard de tout élément perturbateur et destructeur, et de préserver ainsi l’Allemagne d’un cataclysme^ jamais irréparable si elle devenait le sjouet des extrémistes et des révolutionnaires radicaux.Pour ce qui est de la réorganisation de l’Empire allemand, si Ton ne veut plus, pour tout au monde, de la prédominance de la Prusse, on ne laisse pas de réclamer hautement Tunité de l’Etat en ce qui touche les impôts, les communications, la défense, les lois, et, en même temps, on désire qu’il soit toujours tenu compte scrupuleusement des différences de pays ou de provinces dont l’histoire a reconnu et retenu les particularité* et les habitudes.Dans la réforme de Tadministra-tion on se propose de faire adopter toutes les mesures qui favoriseront l'économie dans les bureaux et les rouages publics, et tout ce qui peut assurer à TEtat et aux différents pays un nombre suffisant de fonctionnaires dont la compétence et Tesprit consciencieux seront un élément constant d’ordre et de prospérité pour l’ensemble.C’est à tout prix que Ton veut pour l’armée, la Reiciiswehr, empêcher toute teinte et toute infiltration politique, et, dans ce but, assurer les militaires contre les craintes de l’avenir par les pensions et les lois de Tempire.Il va de soi que le Centre proteste de son dévouement et de son intérêt en tout ce qui peut contribuer au développement et à l’amélioration des classes ouvrière, agricole et industrielle, ainsi qu’à la libre initiative des individus et des grandes compagnies, pourvu que le bénéfice personnel et particulier soit toujours subordonné au bien public, selon cette formule directrice si souvent répétée : “Oubliez les mesquines sollicitudes de vos intérêts privés et ne pensez qu’au grand tout.” (3) Enfin si les membres du Centre se font une stricte obligation de promouvoir par des lois judicieuses la protection et le développement d’une forte classe moyenne en faveur de l’industrie et du commerce, ils sont loin d’oublier que l’un de leurs devoirs les plus sacrés est d’apporter tous leurs soins à répandre par tout le pays l'enseignement supérieur et technique, en intéressant toute la nation au maintien Intelligent et A l’estime toujours croissante des vieilles universités ainsi qu'à la fondation et à la dotation généreuse de nouvelles écoles de hautes études, puis en montrant, par la parole et l’écrit, la nécessité et l’incalculable utilité d’une élite, d’une classe de techniciens et de savants dont les travaux et les services constants ne manqueront pas, comme par le passé, de porter bien haut et dans l’univers entier la gloire et l’admiration du nom allemand.Comme il est facile d’en tirer la conclusion, le Centre ne consenti-I ra assurément jamais à mériter par une conduite mesquine et lâche les (2) Der Versailler Friedensvers-trag bilriet da* starkste Himlernis | fur sin eintrârhtiges Zusammen-' arbeiten der rhristlichcn Kultur-i vôlker.Darum fordern wir seine | Revision.aber nicht mit den Mitteln ¦ der Gewalt, sondern mit Hilfe einer | klugcn, verstândigen Politik.(3) Virgesst Oie engen Sorgen curer Privatinteressen und denkt ans grosse Oanze.M.Drayton la promet en janvier 1921.Rowell et la gendarmerie à cheval.reproches que Sophocle pouvait j LA SESSION D'OTTAWA adresser autrefois aux politiciens de son temps : “Pour moi je re- _ - # # garde et j’af toujours regardé com- ¥ _ _ L _ _ ^^ ^ ^ me de méchants hommes ceux oui, l-A nrOCIlcMnC S 0 S S 1 O fl chargés du gouvernement de l’E-|“** MT w w taf, loin de s’attacher courageusement aux meilleurs principes, laissent enchaîner leur langue par la crainte ; et je ne puis que mépriser ceux qui préfèrent les intérêts d’un ami à ceux de la patrie.” Aussi un pareil programme, tel que nous venons de Texjjoser, s’il comporte avec lui un bien lourd fardeau, fera-t-il grand honneur au parti politique qui a juré avec fierté et enthousiasme de l’exécuter et de le faire respecter sou» la coupole du Reichstag pour la gloire de (Dieu et la liberté de l’Eglise, pour le salut de la nation et la grandeur de la patrie.L’abbé Henri JASMIN.(7 juin 1920).BLOC-NOTES S’en va-t-il ?On s’est demandé, aux premiers jours où il fut sérieusement question pour le Canada d’avoir à Washington un représentant soumis à la direction de Londres, qui occuperait ce poste.Dans le temps, on a parlé de M.Rowell.M.Rowell a laissé dire, il s’est contenté de sourire.Ces jours-ci, la rumeur de son prochain départ renaît.Notre premier ambassadeur, ce serait lui, qui a tant parlé du Canada devenu une nation.Son départ faciliterait singulièrement le replâtrage du cabinet Borden; c’est peut-être là une des raisons déterminantes de l’acte que M.Borden projette de poser, paraît-il, en désignant M.Rowell.Le correspondant politique di| Star, à Ottawa, dit que cette rumeur s’accrédite de plus en plus, dans les cercles parlementaires, où personne n’a d’amitié bien tendre por M.Rowell, bien qu’on v reconnaisse son talent doublé d’onction et d’esprit d’intrigue.M.Rowell a été un des maîtres inspirateurs, avec M.Meighen, du cabinet unioniste; il y a exercé une influence considérable, et quelques-unes des initiatives les plus douteuses du cabinet Borden lui sont dues.Avec et contre M.Meighen, M.Rowell s’était d’avance posé en candidat à la succession du premier ministre, — qui, malheureusement pour eux, ne s’en est pas encore ailé.M.Rowell parti, M.Meighen se senti- .ra plus libre et plus près, sans doute, du poste de président du conseil et de premier ministre.Qtfil se garde, néanmoins, de triompher d’avance.H y a si loin de la coupe aux lèvres, surtout en politique! Un désert ?Des gens ont représenté l’Ontario comme une province totalement “sèche”, un véritable Sahara pour les individus qui aiment à prendre leur petit verre une ou deux fois, et davantage même, chaque jour.Il faut croire que l’Ontario prohibi-tionniste trouve avec la loi des ac-commodements.Car ne lisait-on pas il y a quelques heures, dans la chronique maritime du Slar, ces lignes-ci : “Le Saturnia, qui arrive de Glasgow, vient encore de battre tous les records de Montréal, comme porteur d’alcool.Il a à son bord à peu près 49,000 caisses de Scotch whisky, qui forment le gros de sa cargaison.On nous dit que ce whisky est en bloc destiné à l’Ontario (practically all booked for Ontario consumption).’’ Et voilà! 1‘nur des gens qui ne boivent pas, nos voisins ne sauront pas quoi faire de ces 40,000 caisses d’alcool.Ou, s'ils le savent, ils se garderont de le dire.Notre réserve d’or D’un long et terne discours de M.McCurdy, financier député aux Communes, et qui, pendant quelque temps, occupa, un poste assez en vedette, tout près du cabinet, il ressort néanmoins quelques détails intéressants.Ainsi, en 1914, quel ques semaines avant la guerre, il y avait en cours, au Canada, des billets de banque et du papier-monnaie fédéral pour une somme totale de 219 millions et demi, couverte aux deux tiers par une réserve d’or de plus de 146 millions.Le 31 mars, cette année, la proportion était renversée; le papier-monnaie des banques et du trésor fédéral se totalisait à $537,702,090, contre une réserve en or d’à peine un tiers, soit $190,777,000.Il serait temps, selon M.McCurdy, — il n’est pas seul de cet avis, — de dégonfler nos finances de oet excès de papier-monnaie et de crédit.Mais voilà! comment nous y prendre?En exportant, disent les médecins-financiers.En exportant, certes; mais nous exportons déjà.et notre papier-monnaie reste, et nous n’avons guère plus d’or, et notre dollar est toujours déprécié, à New York, et H ne fait prime sur aucun marché de quelque importanre.En théorie, le remède est facile.En pratique, c’est une autre affaire.Sur la paille Quand on dit d’un homme qu’il est sur la paille, cela n’indique pu* qu'il «M.financièrement, bien de.s ressources.Or, il paraît qu’avant des années, tous les journaux seront sur la paille.Entendons-nous.Si le papier fait avec de la pâte de j bois continue de monter, ks journaux ne seront phis du tout riches, j — du moins ceux qui le «ont de ce temps-ci.— et les autres seront en- | core plus pauvres que maintenant; ce sera presque la paiUe.Par ailleurs.un nouveau procédé de fabrication du papier à journal mettra peut-être tous les journaux sur la paille sans que, pour cela, il» en soient plus pauvres.Dans ce cas, c’csf que le papier à journal sera PAR LOUIS DUPIRE Ottawa, le 7.— Et voilà qu’on parle déjà d’une nouvelle session quand la date de clôture de l’actuelle reste encore enveloppée dans le brouillard 1 Si la députation continue de manifester une pareille ardeur au travail, il faudra bien qu’elle se paie une augmentation d’indemnité, et que Ton voie — ô horreur ! — la droite voter avec la gauche dans une touchante unanimité.Si la question se pose, le vote ne sera pourtant pas tout à fait unanime.Il y aura, paraît-il, quelques dissidences.Nous avons signalé l'autre jour l’attitude «le M.Proulx, de Prescott, qui voudrait 3ue le tarif du restaurant et Tin-emnité restassent stationnaires pour le plus grand bien du contribuable.M.Roch Lanctôt est également contre l’indemnité.C’est une particularité de plus pour o« député franchement original, puisque seul de toute la Chambre il pouvait déclarer Tautre jour qu’il n’avait aucun reproche a se faire en face de Ténomiité de la dette, de guerre, ayant toujours fait tout en son modeste pouvoir pour tenir le pays hors de la guerre et pour combattre les divers emprunts de la victoire ou de la liberté.— “J’ai fait une tournée lors du recrutement volontaire, disait-il, et j’ai demandé aux jeunes gens de nos paroisses de ne point s’enrôler, quand tous les politiciens prêchaient le contraire.J'ai fait une tournée de mon comté quami on a lancé le premier emprunt de la guerre et j'ai recommandé à mes élec-texirs de ne pas mettre un sou à la disposition du gouvernement.” Aujourd'hui le député de Laprairie se scandalise de ce que certains de ses fabriqué avec de la paille de lin.Jusqu’ici, on a d’habitude brûlé cette partie, dans l’Ouest; mais on vient de découvrir qu’on en peut faire un papier de très bonne texture et d'un prix de revient raisonnable.U s'agira seulement de construire de petits moulins démontables, qui broieront cette paille sur place, dims l’Ouest canadien spécialement, où il *e récolte chaque année beaucoup de lin employé à la fabrication d’huile et de nourriture pour le bétail.Ive Pulp and Paper Magazine dH que cela n’est pas un projet en fair, mais que cette fabrication de papier avec de la paille de lin est très pratique.Cette année, rien que k Saskatchewan produira au-delà de quatre millions et demi de boisseaux de graine de ilin, et tout l’Ouest en ¦donnera «u moins 7 millions de boisseaux.I/a paille de cette sorte de lin ne petit servir à l'industrie textile, mais celle de la pulpe y trouvera une matière première peti dispendieuse et facilement transformable en papier.Neuf tonnes de paille de Ain donneront une tonne de pulpe de ilin.Au début, le papier île lin coû tera $290 la tonne, mais U pourra ensuite se fabriquer à meilleur compte; et, s’il ne déplace pas le papier fait avec de la pMe de bois, il donnera tout de même aux fabricants une nouvelle matière première dont l’emploi écartera le péril d’une trop grande consommation de papier fait avec le bois de nos forêts.Cela retardera d’autant le déboisement de nos réserve* forestières et apportera quélqsie tempérament à la crise présente, qui durera bien encore, selon le* exnerts, une couple d’années, à tout le moins.Réclamation Nous avons fait tenir à Berlin, par le canal de Londres, — ce qui prouve, encore un coup, que nous sommes bien une nation, puisque nous ne pouvons faire tenir directement notre note à Berlin, — une réclamation d’un milliard 871 millions, pour les pertes que la guerre nous a occasion née* de 1914 a 1918.C’est, à un demimiilliard près, le chiffre total de notre dette nette.Ne fondons pas de trop grandes espérances sur notre reclamation.Comme nous nous sommes battus pour la gloire, nous a-t-on dit, pour la civilisation et pour la liberté des petites nations, — nous avons eu un beau succès, — ne nous attendons pas à ce «pie notre note à Berlin par Londres ait pour résnltat l’amortissement de la plus grande partie de notre dette.Nous devons au-delà de deux milliards, nous les devrons encore longtemps._ Nous paierons aussi de multiples impôts de tout genre.Et Berlin *e moquera de notre réolffmation, sachant que pas plus que TAbemagne, de ce temps-ci, nous ne sommes en mesure de nous battre pour quoi que ce soit.— à moins que ce ne soit au bénéfice de l’Empire.G.P.collègues soient disposé» à voter avec le gouvernement, si le gouvernement propose un projet de logout l'augmentation de l’indemnité.Il rai sonne de façon simpliste, mais logique.“S’il est vrai, dit-il, que la guerre étant terminée, le mandat du gouvernement est expiré et qu’il n’a plus qu'une autorité usurpée, comment pourrait-il en avoir davantage quand il proposera Taugmenta-tiou d’indemnité ?Le peuple ne comprendra pas que la gauche se rallie a oes gens-là sur une question d’intérêt immédiat et personnel.” Mais M.Lanctôt ne rencontre pas plus d’approbateurs que pendant la guerre.Crest décidemmenf un type à part.• » • Comme M.Drayton demandait ce soir à la Chambre, peu de temps avant l’ajournement, de lui voter le sixième provisoire, M.King a fait observer que si la session commençait plus tôt il serait parfaitement possible de se dispenser «le cet endossement en blanc et que les crédits pourraient être discutés avant l’expiration de l'aimée financière.il faut le consentement unanime pour faire passer une pareille motion ; M.Denis a donc déclaré qu’il refuserait son consentement à moins «me le gouvernement ne fR une déclaration au sujet de la convocation de la prochaine session.La déclaration ne tentait pas le ministre des finances, nouveau dans le métier, et qui redoutait de lier le gouvernement, mais il a fini par-promettre «pie les Chambres se réuniraient au mois de janvier Tannée prochaine.M.King avait suggéré le mois de novembre.On voit donc que la députation est ifiélée.* « * »ues interpellations, apres-.Borden répond à M.King qu’il s’informera de la dateà laquelle il est possible de faire des élections aartiefles «lans East-Elgin.A M.I).lackeoaie, le premier ministre a annoncé qu'aussitôt qu’il aura entre les mains le texte du traité des pê cheries conclu entre les Etats-Unis et le Canada, il le soumettra pour discussion aux Communes.» * • I>es prêts faits pour la construe tion de logements ouvriers, en vertu de 1» loi fédérale, d’après un rapport déposé en Chambre cet après-midi, sont portés de 93,000 à $3,500 pour les maisons de quatre à cinq pièces, et «le 93,500 à $4,000 pour les maisons de six à sept pièces.Cette augmentation de cinq cents dollars réduit le nombre des maisons qui pourront être construites, mais encouragera peut-être davantage l’utilisation des crédits fédéraux.Le docteur Tolmie, ministre de l’agriculture, a fait adopter un projet de loi qui intéresse particulièremen't les agriculteurs.Il s’agit de règle- (Suite à la 2ème page) M.Bilodeau M.Ernest Bilodeau, «lui fut peu d’anf cinq »na» notre chroniqueur parlementaire à Ottawa, et qui pas sa des affaires au journalisme, en 1914.«u Devoir, retourne aux «f fa ires dé» cos semaines-ci.H s'eni barquera pour un voyage d’études e,n Euroix*.4a semaine prochaine, et prendra sa nouvelle position au emumenmiment «l’août.Nos u: U,leurs souhaits â notre ancien camarade.Notre campagne SAINTE-CUNEGONDE-QUEBlEC M.Bourassa poursuivant sa campagne de propagande, a rencontré nier soir, à la salle «lu collège de Sainte-Cunêgonde, plusieurs cen laines de nos amis.‘Le défaut d’espace nous contraint de remettre â demain le récit de cette réunion.Demain soir, mercredi, M.Bourassa parlera à Québec, à la demande de nos anus de cette ville.La réunion aura lieu dans la «allé des conférences des Chevaliers de Colomb, Grande Allée.Entrée libre, les dames sont invitées.-nm • mm — M.l’abbé Groulx à Chicoutimi M.l'abbé Groulx, professeur d’histoire du Canada à TUniversi-té de Montréal, qui parle aujour d’hui à Boston, à une réunion des membres de la Ligue de Ralliement français en Amérique, donnera jeudi soir, à Chicoutimi, une conférence sur la vie intime de noi pères.M.HENRI BOURASSA A QUEBEC MERCREDI SOIR A la demande de nos amis de Québec, M.Henri Bourassa donnera demain soir, mercredi, salle des conféren* ces des Chevaliers de Colomb, Grande Allée, une conférence publique sur la presse.La réunion est organisée par le comité de propagande de Québec.Entrée libre.Les dames sont invitées.I 7$ J 4A *- ^ • •* LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 8 JUIN H*20 VOL.XL — No iaa LETTRES AU “DEVOIR” « Nou» ne publions que de* lettre» «ignée*, ou de* eommunic»tion* *c* tompagnée* d’une lettre «ignée, atec adreaae authentique., Lea corr-japondant» anonymea aè-pargneraient du papier, de l’encre, an timbre-poste, et à noua une perte le temps, a’ila roulaient bien en prendre n.rie déflnitirament LE CONGRES OU CHANT GREGORIEN M.Ir Directeur, Les premier, deux et trois juin, aiHtit lieu duns la ville de AV/ü-ï'orA-.un congrès de musigne religieuse.sous les auspices de la Société Saint-Grégoire d'Amérique.A la demande expresse de Monseigneur Mages on ne s'occupa que de lu question du chant grégorien.De tous les points du continent, voire même d'Europe, les congressistes affluèrent ixir milliers, .4(t premier rang se trouvaient Dom Cratard et Dom Mocqueremi, venus, le premier d’Angleterre, le.second de l'tle de Wight, pour apporter aux congressistes le mot * Mgr Sbaretti.L'île «te Terreneuve est placée sous la jurisdiction du, délégué apostolique, * * * La liste civile en Allemagne.Les; socialistes sont les seuls a s’oppo-j ser à l'augmentation.On propose de prendre des rue- ’ sures sévères pour empêcher l'af-i fluence trop considérable.• * «.La cause «le la tempérance serait •e principal article du programme des candidats à l'échevinage dans les quartiers nouveaux de la ville.* * ¦* Le monument Dollard.MM.Louis Beaubien et T.('hasc-Casgrnin envoient d'importantes souscriptions.Le gén.Pershing démissionne L’OEUVRE QUI DOIT CESSER "C'KST CELLE DES SPECULATEURS ET DES INTERMEDIAIRES", DECLARE LE COMMISSAIRE MURDOCH, A L’EN QUE PE TENUE, A OTTAWA, SUR LA HAUSSE DU PRIX DU SUCRE.I,c contre-interrogatoire aonduit, hier, par le Bureau du Commerce dans l’enquête commencée à Ottawa et continuée ici, a révélé que le grand facteur de la hausse du prix du sucre était l’intermédiaire.MM.les commissaires O’Connor et Murdock conduisaient l’interrogatoire.Me N.K, Enflamme représentait les compagnies convoquées par lu Commission.Le principal témoin d'hier, u été, sans conteste, M.Robert Anderson, courtier en marchandises, qui a dit des choses stupéfiantes concernant la spéculation sur le sucre, M.Anderson a été truité «le spéculateur par le commissaire O’Connor; M.Anderson ,en effet, a acheté de Vaugha and Bros, de Magog, deux wagons de .sucre qu’il a revendus à Prévost et Allard et à M.N.Butes and Co„ d'Ottawa, à des prix que M.O’Connor a trouvé trop élevés.M.Anderson a dit qu'il avait acheté on wagon de sucre blanc avec un pourcentage de sucre jaune, au prix de 22 sous pour le sucre blanc et de 19 sous 1-2 pour le sucre jaune.II a montré alors que ce sucre, avant de parvenir au consommateur, avait passé entre,les mains de sept vendeurs.M.Anderson n’a pu être très précis sur les différentes transactions et une enquête sera ternie à Toronto, la semaine prochaine, à ce sujet.Le témoin a déclaré qu’en agissant comme intermédiaire, il avait fait des affaires, tout simplement, et que la chose n’était pas condamnable.M.O’Connor lui a donné la réplique très vertement.Le sucre acheté par Anderson au prix ci-haut mentionné a été revendu par lui à 23 sous 1-2 la livre.A un moment de l’interrogatoire, le témoin se mêla dans son témoignage et le commissaire O’Connor en profita pour détruire l’argument qu’il donnait, le témoin répondait à des questions par d’autres questions.ee qui n’eut pas fheur de plaire au commissaire O'Connor non plus qu’au commissaire Mur-dock qui reprirent l'interrogatoire phis serré et sévère.A un moment, le commissaire O’Connor déclara au témoin que les intermédiaires n’avaient pas de raison d’exister et que la Commission verrait à les éliminer.Cette -spéculation qui n’est autre qu'un commerce d’occasion, ne doit pas continuer.Le commissaire demande îles noms d’autres -commerçants semblables au témoin, mais celui-ci préfère ne rien dire sur ce sujet.M.le commissaire Murdock re prend l’interrogatoire et démontre habilement cpie -des profits de 3 cents la livre avaient été faits sur le sucre, ce qui n’est pas tolérable dans la crise que noms traversons actuellement.Si les spéculateurs étaient éliminés, comme ils vont l’être, dit -le commissaire, les conditions actuelles n’existeraient pas.Votre oeuvre est néfaste et doit cesser.les autres témoins, qui ont plutôt déposé des documents que témoigné.ont été: MM.Vaughau, de la maison Vaughan Bros., et James Ward, de la maison James Ward and Co.M.James Ward a prouvé -l'existence d’une association de commerçants en gros oui monopolisaient le sucre des raffineries, tandis que ceux qui ne faisaient pas partie de TAsociation.-ne pouvaient acheter des raffineries.Avant la fin de la séance, M.l’é-rhevi-n Dan i».l-a Ferme Avicole V- tneeVr, Af-Hj-aeinthe.Qué.•X** taiic payé en apprenant x’-.idri'sser Mole-liar) er floliege xt-tjcir- ,.Frrinea u • Muebec.Bistrtct de Mantvéa! Nu 20;i.'Cour Saperieure Orner Rubituille.coaunerçant, de la eilé de Montréal, demandeur, contre ¦I.U.liRENIUR, autrefois de la cité de Montréal, dans le district de Motrtréal, et muintenant de lieux inconnus, defendeur.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.MoiVii éal, l juin U.I2Ù.I.DEJ' VI IK, DepUté-Troiunotaire.André R.iaudoin a été arrêté, hier soir, -dans une maison de la rue Dcmontigny est, uar les détectives (toi .nan, O’Donneî et Savard.On dit que la police de Iroquois Falls le recherche pour vol.J! sera conduit en celle ville.MORT ACCIDENTELLE Le coroner a signé un verdict de i mort accidentelle dans les cas des deux religieux des Ecoles 'Chrétiennes, SabiHus-Léo et Ma'lacht-Tierre, novés à Laval-des-Rapides; dans celui de Mike Montour, indien.qui s'est tué à la "Canadian Foundries” et celui de 'Rolland (lirons, électrocuté.__________ Chemin de fer National du Canada les pla- rrètltu-* d< Québec.District de Mentrr»! No 1A22.¦Cour Supérieure Edmond Brossard, avocat et conseil tin Ko:, de la ville de Wes,mount, district de Montréal.Demandeur, contre Joseph de Champlain, agent d'affaires.ci-devant de la cité et du district de Montréal, et maintenant de pays inconnus, défendeur, et Québec and Labrador Pulp and Lumber Co.Limited, corporation légalement Constituée, ayant sa principale plai e d'affaires en le» cité el district de Montréal, tiers-.xaisic.U est _ ordonné au defendeur de comparaître dans le mois, Montréal, 4 juin 192U.T.DLPATIF.Depute-Prot ouatai re.LEBLANC.BROSSARD.FOREST LA LON DF.ET COFFIN, procureurs du demandeur.fn-xinc* d« gntbtr.DiUrict d« Mentrr»).No 3321.i Cour Supérieure .Romeo Paquet et Jo»eph O.Bon nier, tous deux comptables, des cite et district de Montréal, en leur qualité de liquidateurs a la Canadian Quilting Company Limited, dûment autorisés à par un jugement de »n liquidation.fCer en justice ette flour.demandeurs.LJojds L ndei writers, compagnie ou société incorporée, non enregistrée en celte province, mais ayant son bureau d’affaires a Londres, Angleterre, et constituée en corpo ration en vertu des lots de Londres.Angleterre.défendeurs.ii est ordonne aux défendeurs de comparaître dans le mois.Montréal, à juin 1920.T.DEPATIL.Deputé-Pi otonotaii e.Spécial Saint-Laurent ver* get, du fleuve.Afin d’accommoder leurs nom- ; breux clients qui se dirigent vers les plages du bas du fleuve, le Chemin de fer National du Canada annonce que le service du Spécial Saint-Laurent sera de nouveau en service comme suit: — VERS L'EST.— Laissant Montréal (gare Bonaventure).8.1(1 p.in„ heure ; du méridien de l’Est, et 9.10 p.tn., i l’heure de l’économie de la lumiè- j re.les lundi, mercredi et vendredi, commençant vendredi le 18 juin, avec wagon-lits de Montréal à Ri-vière-du-Loup, Cacouna et Montrée’ a la plage Métis, via Mont-Joli et L chemin de fer Canada A Gulf Ter- i minai, dû à la plage de Métis à ?.üf> a.m.VERS L’OUEST.Le Spécial Saint-Laurent, de la plage Métis, à T.lit p.tn., méridien de l'Est, les di manche, mardi et jeudi, à commen i cer de dimanche le 20 juin et arri-! vern A Montréal si 7.40 a.m.Du 10 de juiltet mi 22 août, le ser- • vice du Spécial Saint-Laurent sera 1 les lundis et vendredis de Montréal, ! et les mardis et dimanches de la i plage Métis, et trois voyages par »e- j niaine, à partir du 23 août a diman- ¦ che le 9 septembre inclusivement, j Billets et renseignements com-! plets du bureau île l’agent des voyn- i ges, en ville, 230 rue Saint-Jacques, j ou chez Ragent du Chemin de fer National du Canada, le plus rapproché.(réc.) i - » .—- Réunion d’Irlandais à Chicago Chicago.8, (S.P.A.).Une ré-I union de» “Irish Sympathizers" a j été tenue, hier, à huis cios.M l’a-, trick H.O'Donnel et M.Katnonn d?| Valera, président «le la république j irlandaise, \ assistaient, l.n réunion était tenue dans le but de choisir | les méthodes à prendre pour me- ! ner u bien une campagne en faveur «le la reconnaissance immédiate par le Congrès américain de la répubii- ; que irlandaise.Les “Irish Sympathizers’' veulent publier un journal quotidien qui portera le titre de "'Irish republic”.Le président de la société.M.AVslsh.a déclaré, après ta réunion , qu'il était décide a nommer un 70- j mité de 48 membres pour conduire i la campagne pro-républicalne.I! a aussi déclaré qu'il se présentait j comme président et que le princi-pal article de son programme était la liberté de l'Irlande LES OUVRIERS SERONT SERVIS LES COWLILLEILS VL S'OCOU-lJEN"r RDIft'T DES PROTESTA TiOSS I>1 MAIRE ET VIH)1‘ TEXT LE JIEC'LLIM'KNT DES LOGHIMENTS OiVRIERS, AU SUJET D’UN LAIIIMU NT UROVI SOIRL DE TROIS MILLIONS.DIVERS.Après une attaque très vive de la part du maire, le conseil u adopté, quand même, le règlement des logements ouvriers, pourvoyant à un eiutpruirt de trois millions du gouvernement provincial, Cependant, l’amendement de M.Brodeur, réduisant la somme à un inillion, à la demande de M.Oscar Morin, sous-mi-nlatre des affaires municipales, n’a pu recueillir le nombre de \oix Suffisant, et a été rejuté, Le maire s’est opuiosé très énergi quenient au projet toi que présenté, parce que.dit-il, il u’est point conçu dans l’intérêt des ouvriers et n’atteindra point son objet.Que faire avec 11,(100,900, sc de-mande-t-il, dans une ville où il y a de 300,000 à 350,000 ouvriers?Si encore le prix tie la construction était normal, parlait, mais le moindre logement coûte de $4,000 à $4, 500.Ensuite, il faudra payer l’intérêt sur l'emprunt, les égouts, le fonds d'amortissement, etc., ce qui reviendra à $500 ou $550 par année.iPeu de gens pourront bénéficier d’ailleurs de l'aubaine.On ouvrira la porte au favoritisme pour ceux qui gagnent de $5,000 à $0,000 par aimée.$1.000,000, c>st un»: goutte d’eaii dans la mer, au prix qu’est la construction.I.e maire craint que, comme en 1872, des compagnies se forment pour fuirti lî» construction île loge-inents pour les ouvriers, et, lorsque viendront les paiements, les ouvriers ne pourront les faire et seront jetés sur le pavé.(L’échevin Turcot n’est pas de ta même opinion.C’est la premièiv fois, dit-il, qu’un gouvernement offre de l'argent aux municipalités pour aider la construction.Si l'on refuse cette offre, on sera mal venu de demander l’aide des gouvernements, lorsque les temps normaux reviendront.On saura nous répondre à point.IPlusleurs ont des terrains, dit le représentant de Laurier, pour lesquels ils paient des taxes, et qui aimeraient à s'en servir pour y ériger des logements.Il y a cette classe de gens qui peuvent (bâtir.Pourquoi les empêcher de le faire, en leur refusant les avantages que leur offre le gouvernement?M.Turcot parle de la pénurie des logement»*, qui est telle que dans son quartier, il y a jusqu’à quatre familles vivant au même étage.Il y a phis de construction que l’an dernier, continue-t-il, malgré les prix élevés de la construction, parce qu’il y a une grande demande de logements.En construisant de* logement»* ouvriers, rie* ouvriers se trouveront à avoir de l'ouvrage et â faire de l’argent, IL'édhevin San s regret fait remarquer que nombre d'ouvriers construiront eux-méme leurs logements, au cours de leurs loisirs.Le maire revient à la charge, en disant qu’un règlement doit être fait uour tout le monde, et qu’avec $1 000,000, on ne saurai! construire obis de 4(MJ maisons, ce qui est une bagatelle.L'amendement pour substituer sl,-000.000 à $3,000,000 dans le règlement est alors mis aux voix avec le résultat suivant: Pour: les échevins O’Connell, Turcot, Ruben stein, Dubeau.Elie.Denis.Brodeur.Lamarre, Uédartl.Des-roehes, Carmel, Snnsregret, Fillon et Dixon: 14.Contre : les échevins Yamleiac.Creelman, Jacobs et le maire: 4.Il aurait fallu 16 votes pour amender le règlement.Comme les 14 échevins ayant voté en faveur de l'amendement se trouvaient en faveur du règlement tel que d'abord soumis, le règlement fut donc adopte.^ LI S VI TRES REGLEMENTS ADOPTES l.es échevins ont aussi adopté, sans grande discussion les règlements suivants: A l'effet d'installer des arroseurs à sec (dr\ sprinklers! dans tout immeuble qui ne sert point à des fins résidentielles.A l'effet détabilr une ligne lio-moioguéi pour la construction dans le quartier Laurier.\ l'effet île permettre l'érection d'escaliers a l'extérieur des maisons dans un territoire donné du quartier Ahuntsie-Bordeaux.A l'effet de permettre à la Rauque de Montréal d’ajouter un pont au-dessus de la ruelle des Fortifications.A l'effet de permettre à M.!.Lafontaine de construire une passerelle à son établissement.QUINZE ANS DE SOUFFRANCES AVANT DE PRENDRE DU T VN L U\ MME JARV IS, DE MON I -RI VL, SQUEFiRAiiT TELLEVlliNT l>U RHU'.VLATLSIME QU’FiLLL ROUVA1T A PEINE COUDRE.FI iLE EST MAIlN'PiaN VN'P BRAIL COUP MIEUX.“Uerleti, je suis •ottvaineûé que le Tatilac est le médicament incomipa ri.i)l;‘ plnir celles qui souffrent.11 m’a fait tant de bien que je crois de mon devoir de le dire à toutes ,lcx personnes qui souiffreut", déclare récemment ‘Mme .l.-VV.Jarvis, au j"i présentant spécial du Tunlue.nu cours d'une conveniution pendant laïqueUe eUe relata son rétabliss-e-ment.Madaane Jarvis demeure 11 Montréal, rue Aylwin, No 10, “Penidauit quime ans il ne se passa pas un jour pendant lequel je n’eus pus une atroce douleur dans les reins.Celts* douleur je ne me le dissimulais pas provenait du mauvais fonctionnement de mon rein.J'avais constamment la sensation d'une brûlure lente et de temps à autre comme un coup d'aiguille me pénétrant profondément dans les chairs.Il arriva que je m'épuisai el que je perdis presque complètement l'appétit.Très souvent j'avais.de si ; atroces migraines qu’elles m'aveuglaient presque complètement.Mon sang n'ftait pas bon, ear j'avais presque toujours le corps couvert d’éruptions.J’avais dans les doigts de telles douleurs deux nouveaux rapports de pavages, l’un pour le pavage de la rue Saint-Patrice.au coût (le $51,937, et l’autre pour relui de In rue Connaught, au coût de $23,900.—M.Elie a donné un avis de motion à l’effet de recommander la résiliation du contrat de la Compagnie des Abattoirs avec la ville, à cause de la négligence de la Compagnie à empêcher les odeurs désagréables de s'échapper de ses usines.—Le conseil s'est ajourné après .deux motions de sympathies à l’occasion de la mort de l’ex-échevin Couture el du père de Fcchevin Show.ASSURANCES NORMANDIN & DESROSIERS Courtier» en Assurante» 23Ï RUE 8AINT JACQUES Tel.Main Î98S.Montreal.AVOCATS ARCHAMBAULT * MARCOTTE AVOCATS #0 rue St Jacques.Tél.Main 2/#»—5284.Joseph Arctûimbault, L.H., M e.Emile Marcotté.LUL.Bureau du «oir, tel.TV«et.40-9.Pariseault, Archambault & Bruchési AVOCATS Immeuble de l« Banque d'Eparen».1#4 ru« Saint-Jacquw.Main 4571-4572.Charles-A.Furiseault, C.B.J.Herman Archambault.C.Emile Bruchési.Conseil : J.L» Archambault, L.R., exavocat de ta cité de Montréal.Casier pottsl 154.— Adresse télégraphique : •* Vahac, Montréal”.— .„ Tel.Main ItSt 1241- Code»: lobera Weet.Un C.H.CAHAN, C.R.Asocat et Procureur FAifie» Tra ns portât Ion — «n * 8t-J U ?** Roland Maillet AVOCAT ET PROCUREUR 162 rue St-Denis.Tél.Est 893» Le» gourmets ont une préférence marquée pour le» ’’PIQUE-NIQUE” i Jambon d'épaote) de S.L.CONTANT Che* votre fournisseur.Arthur LAL0NDE AVOCAT PROCUREUR.ETC.Etude ; Brossard.Forest.Lalonae et Coffin.Edifier du Crédit Foncier.Montréal.Tiésidence, téléphoné Est 228t.Tél.Main 3215.— Edifice Montreal Trust.I I Place d’Arntcs, Montréal.Lamothe, Gadbols, Nantel & Charbonneau, AVOCATS J.L.Lamothe, I.L.D., C.R., Kmilien Oadbois, I.L.L., J.-Maréchal Nantel, a f r i n C/narboniieâli, ¦i.-r.I q r n r, « ^ V V—V‘V' » Le Pharmacien F.e ommande I*AH( I .qu'il en cuiinail la composition, purco qui! snil .v.’.vXv.'iv.vi- •v: '.ÿlvXŸX.V.v ; Æâ w ( 4 a- v , 'X"- IP ¦ ¦¦¦* .( y Lw"' 1 V- v.v- 'ÿ.i-i-YA-.v.r,>.AêXvw.WM A.Ay .Y.v>Xt.;.v.;Ày.W y -t * «U.-.x* ¦ II HH k'.’AW.-.y .V.-.VV.’ASi A- apBëS&i&l® .s.rts •Y Importations de Paris, Londres et New-York, et les plus beaux produits de nos modistes.Toutes les formes et toutes les couleurs.Chaque chapeau est un modèle d’élégance.Goodwin—Au premier.Courrier des Trois-Rivières Les Trois-Rivières.8 U).N.C ).— M.Thomas Chevalier, de la rue Saint-Roch, vient d’avoir la douleur, de perdre sa femme décédée hier matin à l’àge de 07 ans et 3 mois.Les funérailles auront lieu en l’église Saint-Philippe, jeudi matin, à 9 h.—M.John Hill, mécanicien du C.P.R., a été victime d’un douloureux accident vendredi dernier.En reculant pour approvisionner s:i locomotive île charbon, il se Ht : prendre la jambe gauche entre lu locomotive et le tender.A l’hôpital du docteur Normand, où il fut transporté, on nous dit que son étal est satisfaisant.Le docteur Henri Renaud, qui devait s’installer avec le Dr Houle rue Saint Maurice, vient d’entrer à l’hôpital du Dr Normand comme médecin interne.-».Aux anciens du collège de Saint-Remi Tous les anciens élèves du College me Saint Rémi de Napier ville, demeurant à Montréal, sont invités à assister à une assemblée, qui aura lieu Je mardi, 8 juin, à huit heures du soir, à l’Académie Saint-Louis, au numéro 2.’) est, rue Fairmount, près du Boulevard Saint-Laurent.On y discutera l’organisation d'une réunion générale au Collège, ainsi que plusieurs autres questions importantes.(Communiqué).Le “Québec” est encore échoué Québec, 8 (S.F.C.).- Le Quebec de la Canada Steasmhips est encore échoué près des Trois-Rivières, e.dépü des efforts que l’on a fain pour le renflouer.BOLOGNA DE S.L.CONTANT -I* mfilhur» tur le marcha, üoûlez-jr.FEUILLETON DU DEVOIR LE SECRET DE LA LÜZETTE Par M.DELLYi 17 (Suite) —Tenez, cette seule parure vaut 60.000 francs.Voilà des émeraudes qui ont été estimées 20.000 francs.Votre père les donna à sa femme pour le premier anniversaire de leur mariage.Elle les mit le soir de re jour, car mes parents donnaient précisément un diner et une soirée en leur honneur.Moi ! qui étais un garçonnet alors, je me j tenais caché dans un coin du ves- i tibule pour voir arriver les invités.C’est ainsi que je pus admirer ces j émeraudes, qui faisaient vraiment, un effet superbe dans les cheveux j bruns de Mme Valprcz.—Vous avez connu ma mère?.LUe était très jolie, n’esl-ce pas?j —Très jolie, en effet! répondit-ii laconiquement.-—Et.elle a été malheureuse?—Ils ont été malheureux tous deux! dit-il du même ton bref.—Oh! non, non! C’est lui qui l’a fait souffrir! protestai-je avec indignation.11 l’empêchait de sortir, il la privait de distractions, il ta tourmentait tellement qu’elle a dû venir se réfugier ici.où elle est morte de chagrin.- Qui vous a raconté les choses ainsi, Gaïta?—C’est Fhiiomène.—Eh bienl volontairement ou non, Phüomène vous a trompée.Votre mère n’est pas morte de chagrin, elle a été tuée par l’existence mondaine qu’elle a voulu mener jusqu au bout de ses forces, malgré les conseils des médecins et les adjurations de son mari.Je le sais par ma mère, je l'ai entendu dire par d’autres personnes qui Font beaucoup connue.S’il y eut des scènes entre eux.ce fut uniqement à ce propos, car mon cousin Alain aimait beaucoup sa femme, et celle-ci, si elle avait voulu se plier à une existence plus familiale, aurait pu reteir près d’elle un homme qui, sous des dehors un peu légers et sceptiques, n'aspirait qu’à la paix du foyer et aux distractions intellectuelles.Il parlait d une voix lente, et son regard, se détournant de moi, devenait très grave, très lointain, comme s il évoquait quelque vision vision triste, car un pli amer, presque douloureux, soulevait sa lèvre.Pendant quelques instants, je demeurai sans parole.Cette version était fout le contraire de celle de Phüomène.Laquelle devais-je croi- i re?Gildas ramena tout à coup son regard sur moi.—Je regrette d’avoir dû changer votre opinion sur ce sujet; mais il me semble que la justice exigeait cette rectification.Je dois ajouter que votre père m’a assuré, avant de mourir, du pardon entier accorde à sa femme pour des torts dont il se reconnaissait en partie responsable, car c’est lui-même qui, au début de leur union, Fencouragement à se rendre à toutes les réunions mondaines, fier qu'il était de la voir élégante et admirée.Plus tard, il manqua peut-être de patience.Enfin, Gaïta.de tout ceci, retenez seulement celte conclusion: votre père ne mérite pas l’accusation que vous avez portée contre lui, tout à l’heure.Je demeurai un moment silencieuse, les yeux vaguement fixés sur les émeraudes qui scintillaient dans leur écrin.Mais je murmurai tout à coup: — Vous prenez parti pour mon père, naturellement, puisque vous êtes un homme aussi! —Ah! vous croyez que je parle par esprit de corporation?Vous vous figurez que les femmes sont toujours de pauvres victimes, et les hommes, d’odieux tyrans?Saisie par l'âpre ironie de son accent, je relevai la tête.Les yeux verts étaient devenus sombres comme la Luzette sou» un ciel d’orage, un sourire sardonique entr’ouvrail les lèvres qu’ombrageait une moustache blonde.Brusquement, le doigt de CL’Jas * pressa sur le bouton de tous les écrins.Sous le solei^ qui entrait par la fenêtre ouverte, les gemmes étincelèrent.—Tenez, c’est avec cela qu'on achète leurs âmes.nui.avçc ces cailloux plus ou moins brillants ! Pour les posséder, elles ne craignent pas de ruiner mari et enfants.Coûte que coûte, il faut éblouir, il faut éclipser les autres.Qu’importe que le mari soit délaissé.l’intérieur sans direction, les enfants élevés comme ils peuvent! Madame a sa rivière de diamants ou son collier de perles, qui ont coûté une fortune: il faut bien, n’est-ce pas, qu’elle les montre, accompagnés d’une robe du grand couturier?Monsieur est là pour payer, on ne lui demande que cela.Après ça.il est libre d’arranger sa vie comme il l’entend.Chacun pour soi!.J’en connais, de ces exis-tences-là! Il parlait d’un ton un peu bas.sans violence: mais sa voix se fai sait amère, elle frémissait’de méprisante ironie, et, dans les prunelles vertes, une lueur de sarcasme douloureux s’alluma pendant un court instant.Mais il rencontra mon regard étonné, et ses lèvres s’entrouvrirent dans un sourire contraint.Toutes ne sont pas ainsi.Gaïta.je le sais.et j’espère que ma pupille sc rangera dans la catégorie des femmes sérieuses, soucieuses avant tout de leurs devoirs.—Ce ne sera toujours pas pour relu que je m’en écarterai! dis-je en désignant les bijoux.Une expression indéfinissable où il entrait, je crois beaucoup d’ironie, passa dans le regard de Gildas.—Qui sait?Vous n’êtes encore qu'une enfant; mais dans un an ou deux, vous penserez peut-être autrement! Je secouai énergiquement la tète: — Non, non! Vous verrez! Je ne demande pas mieux, je vous assure! Nous avons tant besoin de femmes réellement chrétiennes, pour aider au salut de notre pauvre France! D’un geste machinal, il se mit à fermer un à un les écrins.Sa physionomie.tout à l’heure légèrement contractée, avait repris son expression habituelle, ses yeux étaient redevenus aussi calmes et aussi impénétrables que l’eau tranquille de la Luzette sous le ciel d’hiver qui j la teintait d’un vert profond.—Est-ce que je ressemble à ma mère?demandai-je.au bout d’un instant de silence Gildas m’enveloppa d’un regard rapide.Non, vous n’avez d’elle que les cheveux.Autrement, vous tenez surtout de votre père.N'avez-vous pas une photographie de lui?Je fis un signe négatif.—Je dois en avoir une sur moi.Il sortit de sa poche un portefeuille et y prit une photographie qu’il me tendit.Je considérai longuement ce visage aux traits fins, à la bouche un peu railleuse, aux yeux très beaux.| intelligents et tendres.Ce n’était pas du tout sous eet aspect sympathique et attirant que je m’étais représenté mon père.—H devait être bon! murmurai-je en me parlant à moi-même.—Très bon!.Je suis certain que vous l'auriez aimé.—Pourquoi n'at-il jamais voulu me voir?Il avait adopté une vie très voyageuse, et ne vous ayant pour ainsi dire jamais connue! puisque votre mère vous avait emmenee alors que vous étiez un tout petit bébé, il oubliait presque votre existence, que votre pauvre tante ne lui a Jamais rappelée.(A suforei te journal e*t imprimé au No 4X nu Salnt-Vfnernt, à Montreal, par l'fMPRlMR-1 RIF.POPULAIRE tà rraponsabiltté licaitéai, Jo*.J.Bouchent, aérant.I > [commerce et finance LA MATINÉE À LA BOURSE IjK iMARUHE DBS AF1'A,1HBS SUR NorHjK IM j.VUE LOCALE SB AI AIN ri ENT l 'l ]HMlK.~ FLU-SI El' US (VAINS SlKSTAiNTlEiUS Al COURS DE LA SEANCE.—LA TENUE DES EVl'NIAIhiN I'S A AV ALL-STREET.Nuire marché a encore clé très a< tif < e matin, et on a noté des avances suLstantielles dans plusieurs compartiments.Le sucre a domine Ja liste toute Cavant-mldi et ce sont ces valeurs «pii ont attiré le plus l’attention.On ne s’expique pas encore très bien le facteur qui a déclanché ce mouvement que l’on remarque depuis plusieurs jours, mais il est sans doute provoqué par la rumeur qui veut que les prix du sucre subissent encore une nouvelle hausse d’ici à quelque teimns.Les Quebec Railway ont aussi été fort actives et leur cote s’est accrue sensiblement, .On commence a parler jmis sérieusement de la rumeur à 1 effet que ies compagnies de pulpe et de papier vont se former en merger dans un avenir rapproché.Comme nous le disions ici même, il y a quelque temps, il est question d’un merger à capitaux anglais et canadiens et, pour donner encore plus d'interet à cette rumeur.qui a libre cours, on ajoute que cette nouvelle amalgamation serait reliée au merger de la Rritixh Empire Stve\ Corporation, dont M.tirant Alorden s’est fait 1 organisateur au Canada.De toute manière cette nouvelle a été de nature à accroître sensiblement l’activitc dans les compartiments intéressés.Le marché de New-York a été relativement actif et fort à 1 ouverture mais on a enregistré des irrégularités vers l’heure île midi.La matinée a d’ailleurs été assez intéressante., , Les Atlantic Sugar ont de les valeurs qui sc sont le plus transigees à 117 au début, pour sc hisser par la suite à 124 et terminer à 122 1-8; les Brompton Paper sont bien vues à 12.’!.montent à 125 et clôturent à 124 7-8; les Quebec Railway font 29: les Riordon Paper se hissent à 195 et fléchissent ensuite à 193 7-8; les Iron sont en plus-value sensible à 67 1-4; les Canada Steamship se présentent à 76 et se tassent à 75 7-8; les Abitibi Pulo and Power font 78 1-2; les Spanish River se traitent à 1(12; les Steel of Canada font 78 à la suite de nombreuses trans-aetlons; les National Breweries se vendent aisément à 51 3-4 Suit la fin de la liste: les Brazilian Traction à 45 1-2, les Dominion Canners à 63 1-2, les Canada Cernent à 64, les Detroit Railway à 104.les Laurentidc à 106.les Peter Lyall Construction à 76, les AVaya-gamaek à 113, les Howard-Smith à 134 1 2, les Canada Cottons à 95, les Ontario Steel à 69.Les valeurs suivantes se transigent par lots fragmentés : les Montreal Power à 86, les Bell Telephone à 104 1-2, les Dominion Textile à 132.Dans le compartiment des valeurs de priorité on note les Atlantic Sugar à 13.">, les Ames-Holden à 106, les Asbestos Corporation à 86 et tes Canada Steamship à 82 1-2.OPILATIONS DE LA MATINEE € (Cours fournis par .Beaubien et Cie).la maison L Steel.125 à 7S.25 *77'-., 25 i< 77 V Iron.25 ft 155Va, S*.', ft 67Ù, SO à BS.1(10 x ®U,.50 à IW.55 a 08Va, 25 i» BIH,.50 ft «7*4, 50 ft 07'a, 50 « 07’%, H0 5 «7V, 150 ft «7.Vbitibi.50 a 77%, 100 ft 7S, 190 » 78U, 25 ft 78-%.Sugar.200 à 117, 50 ft 117V., ISO ft 118%.240 à 118.75 ft 119, 220 ù 120.855 à 122 , 35 ft 121%, 275 ft 124 .275 ft 12.'l%.175 ft 12.1, Brazil.125 ft 45%, 100 ft 45%.Brompton.ICO ft m.10(1 ft 123%, «35 ft 124%.150 ft 124, 520 A 125, 50 ft 123%.( onverlers.20 ft 04 %, 11 ft «4.Straw.100 ft 76.160 ft 70%, .50 ft 76%, 50 ft 76%, 10 ft 75%.25 ft 75.i armer*.50 ft «5, 65 ft 61, 10 ft 64%, 25 ft 65%.25 ft «3%.Teslile.20 ft 132.I -mien.185 ft 106%.85 ft iftii, Mori.Bower.1 ft 8«%, 12 ft 86 Mont.Tram.110 ft 14.25 ft 14%.Breweries.::50 ft 52, 140 ft 51% 55 ft 52, 10 ft 51%.Oar bee 370 ft 20%, 875 ft 20.25 1 28 165 a 20.liiOrdon.75 ft 105, 10 ft 196, 100 10.5.75 ft 193%.Shaw.I a 112.Spanish.400 ft 102, 2.50 ft 102%, Wayag.25 ft 112%, 50 ft 113.Howard.25 a 131, 25 ft 132.25 15l%.25 ft 134.I .
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