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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 28 juin 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1920-06-28, Collections de BAnQ.

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VOLUME XL — No 150 MONTREAL, LUNDI 28 JUIN 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS $6 00 UNION POSTALE .i .* » 8 00 Édition hebdomadaire CANADA.*.82 00 ETATS-UNIS 2 50 •«MON POSTALE • a w * » • *.3 00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT > MONTRtAL TÉLÉPHONE, Main 7460 SERVICE DE NUlfl : Rédaction, Main 1121 4tf»i»lntraOon, Main (ilSt Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! L’INDEMNITÉ PARLEMENTAIRE ^ sesmon^ottawa Notre parlement fédéral présente tous les symptômes les plus manifestes d’une décomposition avancée.Les deux partis ne savent quelle attitude tenir, la session s’achève par une série de scandales qui, à une autre époque et avec d’autres hommes, auraient du retentissement dans tout le pays.L’affaire Murdock-Robson, à un chef d’opposition déterminé, vigilant et de quelque expérience, serkit une massue formidable pour assommer un ministère terne, vacillant et presque à l’agonie.Peut-être l’opposition suscitera-t-elle un débat là-dessus, pour la forme, d’ici quelques heures.Et encore, ce n’est pas certain.Ce qui est certain, c’est que la gauche manquera son coup et que ce scandale, dans quelques jours, sera enterré, quand c’est lui qui- devrait porter un coup dangereux au ministère.Et puis, il y a le scandale de l’indemnité qu'on haussera de $2,500 à S4,000 par session, aux dernières heures de la session.Nos députés, de gauche comme de droite, toucheront, ces jours-ci, $4,000 pour une quatre-vingtaine de séances, auxquelles ils auront paru quelques minutes chaque fois, pour la plupart.Cela leur fera $50 pour chacune de ces quatre-vingts séances.Pour le travail qu’ils ont fait, ce sera bien payé ! # w t Là n’est pas néanmoins la question.Nos députés, en 1917, quand ils se sont portés candidats, savaient que l’indemnité parlementaire était de $2,500.Ils n’ont pas dit un mot aux électeurs, — pas plus les candi-dats de droite que ceux de gauche, — de l’insuffisance de cette indemnité.Les candidats ont afflué, ce qui laisse croire qu’ils trouvaient tous ''indemnité convenable.Ils étaient dans la même position qu’un homme prenant d’avance l’engagement, s’il est choisi, de faire tout le travail m’on lui confiera, pendant un terme donné d'années, à un prix fixe.Ils ont été choisis.Il leur incombe donc de respecter leur contrat, de n’en pas modifier les termes avant l’expiration du temps pendant lequel ils doivent servir.11 en est sans doute parmi eux qui, étant industriels, ont eu affaire à des ouvriers syndiqués, engagés, par entente dûment signée, a travailler pendant six mois ou un an au salaire de tant par jour, et qui, ,avant la date où leur contrat devait prendre fin, ont sommé leur patron de les payer davantage, sans quoi ils quitteraient le travail.Ces députés qui ont traité avec pareils ouvriers en rupture de la parole donnée se sont certes scandalisés de ce manque de bonne foi, de cette tournure d’esprit.Ils ont eu raison.Mais, ces jours-ci, ces mêmes députés feront pis encore; car non seulement ils passent outre aux conditions d’indemnité fixées par la loi, mais le public, qui est en l’espèce leur patron, ne peut les congédier.Ils restent au poste, s’allouent davantage pour leur travail, c’est tout.Bel exemple ! On comprendrait, à la rigueur, qu’ils voulussent obtenir un boni pour cette session-ci, bien qu’elle n’ait pas été si longue et que la cherté de la vie n’ait pas été tellement plus élevée, à Ottawa, cette année, en comparaison des années précédentes, que cela puisse excuser tout à fait nos représentants de s’attribuer une part plus grande des deniers publics.Et la question d’une indemnité plus forte, à être versée aux députés élus au prochain parlement, peut de même se débattre, et avec justesse.Pour ce qui regarde, cependant, nos députés d’aujourd’hui, une chose seulement explique leur conduite : c’est que, mis en appétit par la forte indemnité qu’ils reçurent l’an dernier, — il y eut alors deux sessions, à $2,500 l’une, — ils ne veulent pas, cette année, se contenter de leur indemnité ordinaire, elle leur paraît maintenant trop maigre.Or cela n’excuse pas, ne justifie pas leur conduite.Ils seront coupables de bris de contrat, de reniement des engagements tacites pris en 1917 de servir jusqu’à la fin de ce parlement-ci aux conditions déterminées par la loi.Il n’v a pas à sortir de là.• # • La première Attitude de M.Borden sur cette question, — il a expliqué l’autre jours aux députés qu’un relèvement de l’indemnité serait impopulaire, il leur a annoncé vendredi soir qu’ils auront ce qu’ils veulent, soit $4,000, — la conduite étrange d’un parlement qui, après avoir à maintes reprises refusé aux soldats de retour du front, et à ceux qui se sont f£its pêcheurs, des allocations plus fortes, pour la raison excellente qu'il faut économiser, l'imposition aux contribuables de nouvelles taxes onéreuses, inévitables, a-t-on dit.et qui frappent à peu près tout ce dont ils ont besoin, voilà autant de.points à signaler, en marge du relèvement rie l’indemnité parlementaire, et qui corsent le scandale.Des membres de la gauche se sont déjà prononcés en faveur du relèvement de l’indemnité.C’est dire que MM.Proulx et Lanctôt, qui ont déclaré qu’elle est déjà assez élevée, auront peu de leurs camarades a vec eux pour demander la mise aux voix de la proposition de M.Borden et pour se déclarer avec eux contre cette mesure.Quant à la droite, son lit est fait.La plupart des députés et des ministres unionises savent qu'ils seront chassés du pouvoir et même de la politique, aux prochaines élections.Le ministère, d’autre part, .sait que, s’il veut se prolonger quelque temps, il lui faut intéresser davantage ses députés à la survi-\ an ce du régime, en les payant mieux pour le temps qui lui reste à vivre, Ils fréquenteront davantage les séances, trouveront plus de profit que par le passé à être à la Chambre au moment de l’enregistrement des voix et le cabinet ne risquera plus de culbuter parce que ses gens, mécontents, le bouderont.Ils ne le bouderont plus.Tl reste la gauche, en tant qu’opposition.Que fera-t-elle?Demandera-t-elle seulement d’accorder au prochain parlement une indemnité plus elevée.comme M.Fielding en a déjà parlé?Ce serait clair.Se cohtentera-t-elle simplement d’essayer de se laver les mains de sa responsabilité, disant au ministère: “Vous gouvernez, prenez l’initiative; et comme vous avez la majorité, faites ce que vous voudrez” ?Si elle parle ainsi, si elle laisse faire le gouvernement, si elle ne se prononce pas tout net contre une indemnité plus forte, dès cette semaine, elle sera partie au scandale, elle aura mauvaise grâce, plus tard, de vouloir faire le procès du regime Borden pour sa prodigalité et ses folles dépenses.Georoes PELLETIER.Mf.l.FT m: som.LE DON C’est un pauvre boumtet rachiti-i/ue né pour lu misère, mourant sans cesse et jamais mort.I! est de la race des oubliés, des battus.Il se tient comme il peut dans son pot ébréché, tout honteux j derrière ses frères sains, fleuris- 1 sanls.Il n’a jamais de soleil et de rosée que ce qui leur en reste.Ah! que ne s’épanouit-il en terre libre! Mais peut-être alors t'é-•raserait-on.Car il est laid, le malheureux.et stérile.En effet, quand lui est-ü jamais verni une fleur, quand a-t-il jamais embaumé?Je me suis attachée à nui bouture Inquiète, maladive et patiente.J’ai plaisir à la regarder boire l’eau que .je lui verse goutte à goutte.Accou-1 fumée à refouler sa soif je remarque ! qu’eJle s'abreuve autrement que scs voisines : lentement et comme avec crainte que la rosée ne soit pas tout, à fait sienne.' Et voici que je la troui>e ce ma- : fin rayonnante.Effacé son oppro- j bre, oubliées ses larmes, passée sa soif: une fleur — sa première, — 'ni est née cette nuit.O mystèrel ma pkmle difforme, ma plante sans tète a le coeur tout vivant et ses deux uniques feuilles font berceau à l'enfant de ses racines.Et parce que je hù ai été bonne, ma plante me donne sa fleur.Elle me l'effeuille.Et je reste un peu plus long- -7~ temps que les autres malins, sur mes genoux, devant elle.C’est que je songe à toutes les âmes obscures et sacrifiées qui jonchent notre sol d’exil, aux âmes inquiètes et cachées derrière les autres, n’ayant de bonheur et de sympathie que des gouttes qui restent, aux âmes tenaces et exquises qui font mayre tout leur fleur, et vers lesquelles les saints de Dieu s'inclinent la nuit, toutes les lampes éteintes.tous les hommes endormis., Car la intention naturelle des âmes est, comme celle des plantes, de fleurir.Vivre, c’est donner, et tout ce qu’on peut.Donner sans geste, sans paroles.Donner pour voir accucltie ou rejetée l’offrande.A tout prix faire sa fleur et l’effeuiller à Dieu! IRENE.BLOC-NOTES Pour le pape 11 faut féliciter partieuHèrement les jeunes «en* de TA.C.J.C., de leur manifestation d’hier.Elle a obtenu, en dépit de la saison avancée, un succès qui a dû grandement les satisfaire.Nous espérons qu’elle aura un prolongement et que les discours prononcés seront réunis en brochure.Ils aideront è mieux faire connaître la Papauté, è la) faire davantage aimer.M.BALUNTYNE REDUIT SES CREDITS Il ne demande plus que $1,700,000 pour la marine de guerre au lieu de $2,200,000* — Vif débat.— La prorogation.— L’indemnité, — “Caucus” ministériel.Ottawa, le 28.— On annonce que la prorogation est fixée à mercredi.D’ici là, il reste énormément de besogne.L’opposition paraît peu disposée à croire la clôture possible si tôt.Ouant aux unionistes, ils convoquent, pour le jour même de la prorogation ou le lendemain, une assemblée secrète au cours de laquelle ils tenteront de jeter les bases de la réorganisation du parti.L’immense majorité des droitiers espère que M.Borden donnera sa démission et qu’il sera remplacé par M.Meighen.La majorité du cabinet préférerait M.White ou M.Foster ; quant au premier ni-nistre lui-même, on sait qu’il draperait volontiers de son manteau les épaules trappues de M.Calder.Cette transmission de pouvoir, si elle a lieu, n’ira pas toute seule.La | réorganisation du cabinet et l’entrée de nouveaux membres nécessiteront des élections partielles qui seront vivement contestées.An cas, où l’électorat battrait les nouveaux ministres, la décence contraindrait le gouvernement à en appeler au pays entier.Il n’est pas impossible qu’il soit acculé à cette situation, et les élections générales pourraient avoir lieu l’automne ou l’hiver prochain avant qtie iM.King ait eu le temps de faire sa tournée de l’ouest et que M.Crerar ait eu le loisir de perfectionner l’organisation agraire.Enumérons sommairement le gros de la besogne qu’il reste à abattre avant la prorogation : la loi électorale, qui n’est pas encore adoptée définitivement ; le prolongement des pouvoirs de la commission des blés: le classement et la mise à la Baril et Vanier^ Après dix ans de bons et loyaux .services à la présidence de l’Association de la Jeunesse, le Dr Baril vient de quitter son poste.Les nécessités de plus en plus absorbantes d’une carrière professionnelle remarquable Font contraint à cet abandon.Son passage à la présidence de l’A.C.J.tC.oura été marqué par les actes les plus féconds.Baril s’en allant, il ne pouvait y a/voir qu’une voix pour appeler au premier poste l'homme d’action, à la fois organiisateur, orateur et écrivain, que tous ses camarades ont vu à l’oeuvre depuis des années.Avec VI.Guy Vanier, l’Association de la Jeunesse poursuivra d'un nas énergique une carrière déjà si belle.Témoins des débuts de LA.C.J.G., nous voudrions saluer d’un même hommage son ancien et son nouveau président, fis sont dignes l’un de l’autre.Les syndicats catholiques Les syndicats catholiques ont reçu, à la séance de clôture de la Semaine sociale, de précieux témoignages de sympathie.Mgr l'Archevêque de Montréal leur a publiquement rendu hommage et M.Antonio Perrault a montré par le détail les raisons qui devraient leur assurer le concours de tous les hommes soucieux de la paix sociale, de la grandeur de notre pays.La Semaine scoiale devra donner à cette bienfaisante institution un nouvel élan.Le progrès est considérable déjà et on le constatera au prorhain congrès de Chicoutimi.— “Nous sommes 40,000”.disait l’autre soir, au Parc La Fontaine, M.Gaudias Hébert.C’est déjà un chiffre, mais ce qui est plus important encore que ce chiffre, c’est le fait que la force des syndicats est en activité croissante.Ils ont pour eux des forces permanentes: l’instinct national.le sentiment de race, la foi religieuse.Ce sont, pourvu qu’on les veuille énergiquement utiliser, de sûres promesses d’avenir.“La paix du pétrole" Le mot n’est pas de nous, mais de la Croix de Paris, dans une revue de la presse.“On s'est évertué, dit-elle, pour trouver Vidée de la dernière guerre.Guerre de nationalité?guerre de religion?guerre d’ambition?Toutes les solutions ont été proposées.Mais si on demande quelle est l’idée du traité, il faut décidément oublier les quatorze points de M.Wilson et constater que la paix actuelle sera, sans doute, appelée la pair du pétrole.’’ Et, dans un numéro voisin, ce qui montre à quel point la pensée hante notre confrère, nous trouvons, en caractère gras, cette brève et significative information : "Si l’Amérique refuse le mandat sur l’Arménie, l’Angleterre, a déclaré M.Bonar Law, ne sera pas disposée non plus à l’accepter."Parbleu! lui a répondu un membre de la Chambre des Communes, il n’y a pas de pétrole dans ce pays!” “L’EvangéHne" Nos meilleurs souhaits à VEvan-géline, qui vient de célébrer son j anniversaire.Nous l’avons maintes fois dit, nous sommes heureux de le répéter: VEvangéline est l’un des plus ?aillants champions de notre lai gue et de nos traditions, O.H retraite des fonctionnaires.Enfin, il y a la question de l’indemnité.Les libéraux ont montré l’autre jour qu’ils jugeaient éelle-ci insuffisante, mais il n'est pas sûr maintenant que le gouvernement s’est prononcé, pressé le couteau sur la gorge par ses propres partisans, que l’opposition joue le désintéressement, demandé que l'augmentation ne date qu’apres les élections.M.King assure-t-on, se fourbit dans ce sens un bon petit amendement qu’il considère redoutable contre le gouvernement, mais il n’est pas douteux que plusieurs de ses partisans tâchent l’ombre de l’augmentation après les élections générales pour la proie de l’augmentation immédiate.* • « La chambre a concouru dans l'amendement du sénat à la loi du service civil qui supprime le chômage de certaines fêtes religieuses d’obligation.Nous l’avons déjà dit, on maintient le vendredi saint qui n’est pasifète d'obligation pour les catholiques.On a donc manifestement l’intention de blesser leurs sentiments puisqu’on maintient des fêtes d’obligation.If.©orden a assuré que les catholiques n’auraient pas à souffrir, qu’on ne molesterait pas leur conscience en les forçant de travailler, mais on les met dans une situation d’infériorité devant leurs collègues protestants.De plus, on nous a habitués à savoir que même les textes de lois les plus clairs, et à plus forte raison les simples promesses sont souvent violées.Le docteur Edwards a été plus généreux que le gouvernement puisqu’il a appuyé l’opposition, en cette affaire.M.Borden dépassant en étroitesse d’esprit l’aile oran-giste de son parti! Le spectacle pour amusant qu’il soit par certains côtés n’en est pas moins profondément triste au lotah M.Doherty, membre catholique du cabinet unioniste, attrape sans sourciller ce camouflet ; il en a l’habitude, Notons que MM.Béland et Lemieux se sont vigoureusement opposés à la suppression de ces fêtes.M.Borden a promis formellement que les catholiques ne seraient pias molestés.Il est bon d’enregistrer sa promesse.Nous annoncions, ces jours ¦derniers, que M.Biggar serait nommé directeur général' des élections.M.Guthrie a confirmé la nouvelle de cette nomination, samedi.M.Biggar est ¦déjà employé du gouvernement comme conseil au ministère de la Justice et sa nomination ne nécessitera pas d’augmentation de traitement.Il pourra, aux termes d’un h men d emen t p résenté par M.Guthrie et accepté par la Chambre, jouir de la même pension à sa retraite que les juges de la cour suprême.Le chef de l'opposition s’est déclaré satisfait de la nomination de M Biggar qui est, dit-il, un homme probe et juste.LE DEBAT NAVAL M s'est trouve forcément ajourné a jnâmiil samedi soir, au moment où M.Kinfrct avait ia parole, la Chambre ne siégeant pas Je dimanche.M.BaHantyne a réduit le chiffre de ses premiers crédits de $2,-200,000 à $1,700,000.C’était sans doute pour faire ‘plaisir à l’opposition et hâter la fin de :1a session en abrégeant la discussion, mais celle-ci s’est engagée très vive et ne s’est pas terminée samedi soir, contrairement à l'attente du ministre et, probablement, à l’entente entre les whips.M.BaHantyne explique que cette réduction des crédits supplémentaires est rendue possible par le fait que les navires que l'Angleterre rouis offre ne seront pas tous en notre possession d’ici la fin de l’année fiscale.Ensuite, on vendra le Niobe.M.Duff, une espèce de colosse des provinces maritimes, qui est l'expert en questions navales de fop-pisition, lance une vigoureuse attaque contre la poli tique du gouvernement.M s’oppose au vote des crédits pour trois raisons principales.D'abord, nous sommes trop pauvres pour nous payer le luxe ¦d’urne marine: ensuite cette marine sera parfaitement inutile, troisièmement l'opinion publique «u Canada s’oppose à toute dépense pour des fins militaristes.H ajoute ensuite, avec beaucoup de .sens, que les navires temps de joindre la flotte britannique avant d’etre saisiè, si elle reste sur nos côtes pour nous défendre et n’est pas fondue avec Ota flotte britannique ep tout temps.M.Mackenzie King propose ensuite un amendement.Le gouvernement a dit qu’il ferait connaître sa politique après la conférence impériale de 1021 et que, par ailleurs, il consulterait le peuple avant d’embarquer dans une politique définitive.Il n'y a qu’à attendre l’annonce de cette politique définitive.En attendant le chef de l’opposition propose de limiter les crédits au chiffre de Tan dernier: $300,000.M.Lapointe appuie cet amendement.U* status du Canada n’est pas défini ; de plus nous sommes dans une situation financière épouvantable.Si le gouvernement veut nous charger de lourdes dépenses navales qu’il dissolve les chambres et qu’il consulte le peuple.Celui-ci sera juge.M.Crerar, chef du parti progressiste parle dans le même sens, Comme M Hinfret parlait sur l’a-mendement King, la séance est levée à minuit, la chambre ne siégeant pas le dimanche.En proposant l’augmentation de ,l’indemnité, le gouvernement élèvera le chiffre de l’assistance nominale aux séances.Actuellement un député doit assister à trente séances pour retirer son indemnité.Ensuite pour toutes les absences qu’il peut faire, en plus de quinze jours d'absence qui lui sont alloués, on lui confisque une somme de $20 par jour.Tour toucher $4,000 un député devra assister à cinquante séances au moins.S’il assiste à moins de cinquante séances, il ne perdra plus vingt piastres par jour d’absence, mais il touchera $20 pour chaque jour de présence.M.Drayton a proposé deux amendements à l'impôt sur les ventes.Les complets faits par les tailleurs sur mesure seront exemptés d’impôt jusqu’à concurrence de $60.00, les habits faits dans la confection ne sont exemptés que jusqu’à $45.00.C’est donc comme on Ta dit au ministre une exemption en faveur des richards.Sur les pipes de plus de $2.50, : qu’elles soient achetées chez un bi-i joutier ou un marchand de tabac, on devra payer un impôt de dix pour ¦ cent.Partout où les timbres pourront être employés dans ic paiement de ' la taxe des ventes, leur usage sera i pennis.Louis DUPIRE.La devise et le blason de TUniversité F,a Commission des études de I I TUniversité de Montréal h sa réu-j j nion du 17 juin a mis à l’élude la | ! question desla devise et du blason j I (le la nouvelle université.Comme cette question est très i I importante et que les armoiries I choisies devront marquer le caractère catholique et scientifique de j notre Université, la Commission des études, présidée par Mgr tel Berteur, a décidé de solliciter tous ceux que ce choix pourrait intéresser, et, en particulier les héral-distes.Ceux qui auraient des communications à faire touchant la devise et le blason de TUniversité de Montréal sont invités à les adresser au secrétariat général, 185, rue Saint-Denis.Montreal, d’ici au 1er août prochain.Le cinquantenaire du Concile du Vatican Grande manifestation commémorative à la Salle Saint-Sulpicey sous la présidence d’honneur de Mgr l’Archevêque de Montréal et les auspices de l’Association Catholique de la Jeunesse.Allocutions de Mgr Bruchési et de M.le Dr Baril, discours de MM.les abbés Perrier et Curotte et de M.Henri Bourassa.Pour clôre la série des séances de son conseil fédérale annucfl, TAsse citation Catholique de la Jeunesse canadienne-frunçaise a eu Theureu-se idée de donner une assemblée psnMkpie destinée à eommémonar l’anniversaire de la proclamation du dogme de l'infaillibilité papale.La salle de la bibliothèque Saint-Sulpice, qui fut le théâtre de tant d’intéresantes choses au cours de la semaine dernière, servit encore de lieu de ralliement et trois orateurs de distinction prirent la parole sur Thistorique, la doctrine et les conséquences sociales de la proclamar tion de l’infaillibilité papale.Un auditoire svinpalhique et " : le choisi était venu applaudir les orateurs.M.le docteur G.-H.Baril, président sortant de charge, fit d’abord une courte allocution et prér senta les orateurs à l’assistance.M.l'àbbé Perrier, cure du Mile-End, vint ensuite nous faire Thistorique du mouvement qui amenu^ la proclamation du dogme de l'infaillibilité, et de la proclamation même de l’infaillibilité.Comme second orateur, M.Tabbé Curotte nous fit la thèse même de l’infaillibilité, puis M.Henri Bourassa nous parla des conséquences sociales de la procldr tnation de cette vérité., , M.l’Archevêque de Montreal félicita ensuite, dans une brève et paternelle allocution, les conféren-ciers de leurs travaux et PA.C.J.c„ de CinÜiative qu’elle a prise de célébrer ainsi un si glorieux anniversaire.Sa Grandeur donna un rapide aperçu du rôle de la Papauté dans le monde et du respect «pi il faut avoir pour les prescriptions du Saint-Siège dont Joseph de Maistre a dit toute l’importance et toute la grandeur.Elle dit en même temps sa profonde sympathie pour TA.C.J.C.pour son ancien et nouveau président, le Dr Baril et M.Guy Vanier.Nous donnons ci-dessous, avec le texte de l’allocution de M.le Dr Baril, de substantiels résumés des discours de MM.Tabbé Perrier et Henri Bourassa.Un contretemps nous contraint de remettre à demain 1 a-naîyse de la thèse de M.1 abbé Lu-rotfe.Le Dr.Baril C’est par une pensée pleine de délicatesse, dit M.le Dr Baril, que je suis appelé à présider activement cette réunion consacrée par l’Association Catholique de la Jeunesse canadienne-française, à célébrer, par anticipation, le cinquantième anniversaire de lu définition du dogme de l’Infaillibilité pontificale.Ayant fait part depuis quelque temps à mes amis du Comité Central de ma décision de ne pas accepter de réélection do ce Conseil fédéral comme président, il me paraissait tout naturel que le nouvel élu soit ce.soir à l’honneur.Mais mes amis ne Pont pas entendu ainsi; et, si je regrette qu'ils n’aient pas en ce moment de meilleur interprète de leurs sentiments, je suis vraiement touché qu’ils aient voulu que les dernières paroles que j’aurai à prononcer au nom de l’A.C.J.C.le soient pour rendre au successeur de Fierce les hommages que luT doit à tant de titres notre Association.Ces hommages, elle les rend au Souverain Pontife d'abord parce qu’elle est catholique.Cette raison seule devrait suffire, ‘Par cette af firmation, en effet, elle reconnaît en lui le chef supreme d’un royaume qui n’a de limites que celles de la terre et un roi, investi de la mission divine de conduire ses sujets dans les sentiers de la vérité.Elle reconnaît en lui le pasteur qui conduit ses brebis boire à la fontaine dont les eaux jaillissantes, limpide^ d’une divine clarté, cou tiennent les principes de vie qui nourrissent les âmes.Par cette affirmation encore, elle reconnaît en lui le vicaire de Jésus-Christ, chargé par THomme-Dieu de prêcher l’évangile par toute la terre, et de réunir sous son sceptre divin les individus et .les sociétés qui, pratiquant lu même doctrine et chantent le même credo, forment la religion catholique, une sainte apostolique et romaine.L'A.C.J.C.croit et rend ses hommages au Souverain Pontife parce qu'il est aussi le "père de tous les peuples”.Ce titre découle nécessairement de ses prérogatives.Qui osera donc le lui refuser ?Qui pourra s'empêcher de le proclamer tien haut ce titre, quand il aura compris jusqu'à quel point, les Papes qui se sont succédé sur le siège de Pierre ont «u le souci de rechercher dans les doctrines du Chriat, dans les enseignements de l’évangile les préceptes dont la mise en pratique par les sociétés et les nations assurera le bien-être matériel et moral de l'humanité tout entière.Dan» quel document d’inspiration purement humaine ou philosophique.émané d’un prince ou d’un grand de la terre, trouvera-t- — 15 so l» Jusqu'il 20 mots, t sou pur mot supplémentaire.TROUVE i — Jusqu’à 20 mots, 20 sous, t sou par mot supplémentaire Jiuqu'k 20 n PERDU mots, 20 sous, I sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAOASINB.ETC., A LOUER : — Jusqu'à 20 mots, 15 sous, 1 sou par mot suppiéitieiitalrr.À VENDRE : — Jusqu'à 20 mots, 15 sous, I sou pur mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sur demeude.AVIS LEGAUX : 10 sous la ligne agate.NAISSANCES, DECES.MUSSES i — M» l Mis par Insertion.REMERCIEMENTS ! — 50 sous.CARNET MONDAIN, NOTES PERSONNELLES, ETC.— Il 00 par Insertion.SITUATIONS VACANTES l'HARMACIK.Elève demandé avec un ou deux ans d’expérience, et un autre sans expérience (lemandé./S'adresser cher.I.rcovirs et Lanctflt, 310 tSe-Catherlne Kst, emploFdemandp - - - ¦ » INSTITUTEUR connaissant très bien plain, chant et musique demande de chanter les messes sur semaine, dans Montréal ou banlieue.S’adresser à J, Desomieaux, 62 rue du j Collège, Montréal._ AUTOMOBILES ! 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faut nous rappeler qu'avant d’avoir été vaincus en 1760 nous avons été vainqueurs jusqu'à la bataille de Siinte-Foye et que nous le serons encore si nous le voulons Sans entretenir de haine envers | qui que se soit et suivant en cela j les derniers conseils de Benoit XV, I dit M Vanier.nous avons le devoir de préparer l'indépendance politique du Canada français, seule di-i gne de nos destinées.11 cite le car-j dînai M çrcier qui, sous l’occupation allemande, prépare les Beiges à la ! célébration du centenaire de l’indé-| pendance belge.11 rappelle Ta téna-! cité des Français dans le deuil de qui leur a valu une résurrection.L’orateur termine en disant que la fierté et la dignité nationales doi-saturer notre âme au point de guider même nos mouvements instinctifs de chaque jour.La Saint-Jean-Baptiste a été célébrée hier soir au fort de Chambly avec un éclat innacoutumé.M.Joseph Archambault, député de Cham-bly-Verchères, a été l’orateur principal.Il a annoncé officiellement que le vieux fort historique r/i'sterait ouvert et les quatre cents auditeurs ont applaudi à cette nouvelle qui a réjoui toute la population.Une délégation de citoyens est allée au devant du député à la gare et des fleurs ont été offertes à Mme \r ehambault.M.Arthur Geoffrion» avocat, a aussi pris la parole.Les fè-avaient été organisées par MM, Arthur Labossière et H.Métivier.On remarquait sur l’estrade M.l'abbé Lachapelle, curé de Chambly-Can-tes avaient été organisées par MIT.Arthur Labossière et H.Métivier.On ton.M.l'abbé Arbour, curé de Chanr-bly-Rassin et M.l'abbé Vézina, curé de Richelieu.Sur le foi l, à côté du glais, on avait arboré le colore à l'occasion de commandant de la Ville venu au fort hier.M.a profité de cette visite un témoignage d'attachement Trance.Le corps de musique Courrier de Témiscamingue Témâseamingue-Nond, 28 —(P.N.C.) — Sa Grandeur Mgr E.A.La-tulippes, évêque d'HuMeyburg, é-tait ; de passage ici, 'lundi et mardi, pour sa visite paStoralle.visite qu’il n’avait pas fai te depuis quatre ans.IÛ a donné la confirmation à 14 enfants.M.et Mme P.Ranger •servaient de parrain et de marraine.H a aussi ccnseilié aux paroissiens de .s’ériger en paroisse et de construire une église et un presliytère pour remplacer ceux qui ont été incendiés au 1er janvier 1918.Il a donné un aperçu de Tétai de la paroisse; H v a en ce moment 188 familles, et la paroisse a en caisse $1,813.33.Mardi vers 3 h.Sa Grandeur nous a quittés pour Suint-Gabriel Lalé-mand.La PARURE de FOURRURE COMPLETE LA TOILETTE D’ETE Avec les modes actuelles aucune toilette féminine n’est complète sans une jolie petite parure de cou en fourrure.Pour répondre aux désirs de notre clientèle, nous avons créé quelques centaines de modèles différents qui sont les plus ravissants qu’on puisse rêver.Venez les voir.EMMAGASINEZ VOS FOURRURES AVANT DE PARTIR POUR LA CAMPAGNE.AHUNTSIC, Saint-Denis, près boulevard Goulu, 2 terrains de *500 chacun, comptant ou à termes.S’adresser à 27.34 boulevard Saint-Laurent.TH.Calumet 1167.OEUFS ET VOLAILLES Pour retfe semaine, occasion» extraordinaire».150 poule» Lcnhorn blanches et brunes de choix, en pleine ponte, en lots de 10 et un eochet, *30.00.C.lmj et un cochet, ItS 12 poule» extra choix Orpington blanche» et cochet, *50.Cinq poules, un coq Ilam-; bourg argenté, sujets d’exposition, $20,00.l 12 Minorques noires, en ponte, et un co-i chet.$50.Six e* un cochet.$25.00.16 pou-1 les Game Inuien fouré.un coq, $60.nn.cinq poules et un coq Cornish blanc, $23.00.Trio oies Toulouse et Embden.extra choix, $23 pour cette semaine.Trio dindes bronxo, $35.Trio dindes hollandais, $-10.Couple canard» Mirscovet colorié.$10.Trio, $15.Troi» cannes, un jars Pekin, $18 00 ; quatre canne», un pars Courreur Indien, $20.00 ; 10 beaux coqs dindes hr»nr,e de choix, *15.00 chacun.Valeur de $20jn 25 beaux Jars Toulouse et Embden, h $7.50.Huit poules et un coq Ancona, $30.00.Trois poules Wyandotte colombienne.$7.50.30 belles poules Rock | blanc, par lots de 10 poules et un coq.sujets primés, $36.00.Pigeons blancs — white King — plus gros pigeons connu», $5.00 la paire.Fantnils bleus.$4.00 le couple.Oeuf» de dindes Bronze.$7.50 pour 10.Oies Toulouse, $5 00 pour 7, $10 pour 14 oeufs.Traités sur l’élevage du dim JS cil i pin, 25 sous chacun.ndon, aussi dn tear poste.Brochure , - .Pi .! 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be, assisté comme diacre et sous-! diacre de MM.les Pustienne.h C’est M.Tabbé Henri curé, qui a prononcé j Après la messe, dans la sü satre.il y a eu distribution des pt aux élèves des onze écoles parois-siales qui sont arrivés premiers ou j premières dans un concours d’arith inétique.Cette année, la Caisse Populaire a donne des cinq dollars en or.File a aussi donné trois diplômes dans chaque classe.Le soir, un diner causerie dans la I salle paroissiale a été offert aux dé-j légués des oeuvres paroissiales.M.j Tabbé Gauthier a prononcé une allocution de circonstance.M.H.!.1 Auger à aussi pris la parole.SUBDIVISION DE RAW DO N Vendredi, le 2 juillet 1920, k> train No 101 «jui quitte Rawdon à 5 h.20 du matin subira un dianfle-ment d’heure, partant de Rawdon à 5 h 50 du matin et arrivant à Montré»!.gare de la rue Sainte-Catherine est.à 7 h.45 du matin.Dans l’Ouest A Maisonneuve Gauthier !ras et dans les jambes .,„is d’avril ou le mois de mai.C’est IVndani six mois elle resta au lit, à l'une des principales raisons pour sur le dos et sans pouvoir bouger ¦ > > * .i j.t* - „ i a il f c a a rx«a«ie> cisc .i n rtvirxex.c lo* .Vex.à .pie année sous peine d’une amende j p .’ | de $40, mais comme celle amende n’a jamais été imposée, beaucoup de I lj'snil.ye^’ [ lirlc1 paroisses sont négligentes et ne dé- ‘.onhnua a se pla 1 pose mois Est 2*74 Docteur A.DESJARDINS Ancien Moniteur de i’rlôtel-Dieu de Paris.Maladie des YEUX, des OREILLES, DU NEZ et de la GORGE.146 Ste-Catherine O.(a l’institut Ophtalmique Nazareth).J.-L.ISIDORE DUfHARME NOTAIRE .__________ ,_ dc Beauchamp.et Dueharme) |esqu(,|ies ie rapport annuel du Ser- tant ses bras cl ses jambes la fai-j hdifiee La Sauvegadre , chambre 9a ; • .an»A .oui.i:A si tard.salent souffrir au moindre mouve- 92 RI K NŒ;PAMK EST ! %mrntA_^aTaii^.^ I4IS« Domicile: n"ïS09.Tèi.Main s 19i.i ministrcnt le baptême à la naisaan- des démangeaisons oral et Procureur Edifie- Tran«portetlen — Bu» 8t-J»cqae» MAURICE DUG AS, LL.L.Il» RUE SAIN T-JACQUES.CHAMBRE 40.Etude légale : Elliott et David, Main 8205 Roland Maillet AVOCAT ET PROCUREUR lb2 rue JSt-Dvnis.iel.EstNDa.Arthur LALONDE AVOCAT, PROCUREUR ETC I tudc : Forcsl.Laloude et Cofnn.Edifice du Crédit Fonder.Montréal flévidencc.téléphone Est 2281.Or J.M.E.Prévost de» hflpUaux de PARIS.LONDRES.NBW-TORK Specialiata Iraitement spécial de* maladies d r.Jlo-mac et de la Peau.Nouveau traitement spécifique de» maladies uifluës ou chronique» de* Organe» («cuito-Urinalre», de» Rein» cl de la Vessie.Traitements électrique*.400 RUE SAINT-DENIS COIN SHERBROOKE.________MONTREAL Tél Bell Eet S«!7 Hear*» de bnrean* « de midi a 8 hr» p.m.Dr J.-M.-A.VALOIS, Malr.dies des voies urinaires 4ü, rue Saint-Denis, Montréal Dr R.TESSIER Chevalier de l’Ordre de Léopold 11, de Belgique, médecin de» hôpitaux militaire* en France, assistant n ITulpltnl Cochin de Paris.Spécialités : peau et voies urinaires.Traitements spéciaux.Aussi A l'éteetrlcité.SK RACHEL, enule Saint-Deile.Rnlitt-Lottle 8407.CHIROPODISTE Maladies des pieds Une foule de personnes souffrent des pied.s et on ignorent la cause, alors qu’un simple examen par un spécialiste suffirait £ localiser la source du mal, eu Indiquer le remède et assurer la guérison.l^s pieds plais, les chevilles faibles, (e* arcs tombés, etc., sont guéri» radicalement par no» supports extra légers, faits sur mesure.Traitement spécial des cors, durillons, ongle» incarnés, oignons, verrues, etc.Consnltatlon gratnite PEDiC LABORATORY 204 Ste-Catherine Ouest ERNEST JASMIN NOTAIRE “La Sauvegarde" ch.32.Tél.Main *291.HORACE HUPPE NOTAIKK 1*0 ST-JaCQUKO MAIM 122», Kaatneuce, ki-JUm» «Mb.PORTRAITISTE L.J.A.PELOQUIN Portraits au pastel et A l'hullo : un* spécialité “SS, SAINT-DENIS.— SAINT LOUIS S28I.Montreal.PROFESSEURS sorte que cet enregistrement ne peut servir pour la statistique.Il s'ensuit que notre estimation ties naissances n'est basé que sur le nombre des enfants baptisés et laisse de côté tous eeux qui ne l’ont pas été.Les rabbins, excepté ceux qui sont attachés aux anciennes synagogues, sont, pour la plupart, ignorants de ipressèment pour ellé.Le ,peu qu’elle mangeait ne lui réussissait* pas et lui causait de terribles maux de tête.Bien que nous ayons dépensé beaucmitp d’argent pour la soigner, rien de ce qu’elle prH ne lui fil le moindre bien.Elle en arriva au point de ne pouvoir manger seule.Il me fallait en prendre soin comme d’un bébé “Elle souffrait tellement que j’é- nos lois e* très négligents a les app - |a,ls ,jjSp,0Sé.e à essayer «’importe quer.Dans quelques-uns de u • - quoi puiqsue les remèdes et les gistres on n mscrif que * , traitements n’apaisaient nullement du sexe niascu »n Dans bea^oup ^ ses souffrances C’est dans cet état a1 n.uviûoca d’esprit que je proposai à mon ma- gi stres que la mention des mariages.11 n’y a aucune 4xcu.se pour pareil état de choses.Les ministres de toutes les religions, y compris les rabbins, sont des officiers publics, et, en celle qualité, sont obligés, par la loi, à tenir des registres de tous tes actes d’état civil, ('.’est donc un devoir pour eux de té-nir ces inscriptions dans des regis-Ires paroissiaux, en se servant d’une formule très simple.Cela non seule- esprit que je proposai ri de se procurer une bouteille de Tanlac pour en faire l’essai.Je dois dire que nous ne constatâmes pas une sensible amélioration dans son état avant qu’elle eût fini sa troisième bouteille.Dès ce moment sa con valescence s'accusa rapide et décisive.Elle en a pris aujourd’hui cinq bouteilles et vraiment ce n'est plus la même enfant.Toutes les enflures ont complète- ment suffirait pour la statistique, ! ment disparu.Elle rourt partout mais éviterait aux parents et aux en- et toujours, comme elle avait Tha Alatht niatiquea, Sclenree, I rttre* et Lan-.»'“*».•i fronça!» et en anglais.1 f1PJr*t‘on ““x examen» : brevets ART nENT.AlJtr.»DROIT.MEDECINE -^WARWAriV SERVICE CIVIL etc RENE SAVOIE:, IX.et I.E.Bachelier »» art» •( es-eclence» appliquée» Professeur au collège Sainte-Mari- «t „ au collège Loyola -neelgnement individuel à paiement fn-elle le Jour e* le «oir.four» pour dume» et messieura.fournis sur drnmnde.238 RUE SAINT-DENIS Tél.E«t «1*2.En f«c» de l’égiiee Salnt-Jarquea DENTISTES Dr E.-D.Aucoîn, B.A., M.A.Chirnrgten-d entitle t hef du «erviee médico-dentaire a l’Hôpital Ste-Juatine Spécialilé : les enfants.Immeuble Villa Marne, :il(î rue S't-Denls.angle Emery.Tél.Est (1034.Résidence : 1918, rue ,M-l)enls, lél Calumet :!180.Tél.Main 3215.— F.dificc Montreal Trop».1 t Plarc éTArmes, Montréal, limoihe, Gadfcois, Nantel lu Charbonneau, | AVOCATS J C.Lamothe, LL.l)., C.H., Emilieft Gadbois.LL.L., J.-Marechal Nantel, B.C.L., J.-P.Charbonneau,__ ANTOINE LAMOTHE avocat.Bureaux : chambre 223, 72 T sl.Notre-Dame.Tel.Main 1661.residence, 10 Place St-Louis, Tel.Est 1574.Jean C.Martineau LL.L.AVOCAT 71A rue St-Jacque*.Main 7620.474 rue St-Denis.Est 2275.^ I * Secrétariat des “Amis du Des oir’’ j V-rto- Peser.Ami.ClonUfr.Jos -C Ostlgtiv ! PIGER, CLOUTIER & OSTIGÜÏ, AVOCAT Immeuble Power.85 ouest rue Craig Tél.Main 55xî^xiî!,,!lA«fc,v.ue,iî r,our* préparation aux %nnm*s étethli à Montréal.* Qui veut devenfr rapidement médecin 7 avocat ?denUste ?pharmacien 7 fants des ennuis graves plus tard.Sans cet enregistrement, les enfants n’ont plus d’état civil et, au cas d héritage, d’assurance ; ils peuvent se trouver dans l’embarras et parfois hors la loi.Cette loi n’a jamais été, croyons-nous, mise en vigueur, mais elle peut l’être en tout temps.11 faut donc le répeier sans crain-dre les redites : les certificats ou plutôt les déclarations de naissance transmises au Service de santé par les médecins, ou par d’autres personnes, ne constituent pas un enregistrement.comme le croient tant de personnes.Ces cartes n’ont rien à faire avec l’enregistrement des naissances ; elles ne peuvent servir qu’à des fins de statistiques après quoi elles doivent être détruites.Le gouvernement de la province devrait être saisi de cette question ei passer une loi établissant l’enregistrement civil de tous les actes de l’é- i tat civil, au moins dans les grandes | villes, ou fout au moins la loi actuel-1 le devrait être mise en vigueur dans toutes ses classes.” L’ENTRETIEN DES PELOUSES Bon nombre de citoyens prati- i nt avec un soin jaloux le culte belles pelouses en face de (;eux qui n’ont pas pu assister à leurs propriétés; et cet entretien : , ., ., nécessite une dépense moyenne de j *a première representation de .">4,000,006 de galions d’eau par “Jeanne d’Arc”, mercredi dernier, , mois, soit près de $ 10,000.pourront ne pas être privés de ce Naturellement, la ville supporte { jvn effet, comne les jour- 7hez r J.-A.IT not, sous la direc- ion personnelle d’un représentant tpécial du Tanlac.(ann.) “Jeanne d’Arc” Tel.Est 847.Dr J.A.(lustave CJouin, L.C.D.< hirurgien l>rnti*ie Spécialité : ponts et ronronnes.Heure» de bureau : 9 à 9.25* RUE SHERBROOKE EST Pré» .St-Deni» Montreal.r Tél Main 1189 Ré» , W*»tnioun« 1388.1 Module Rtiéaume, c.r.AVOCAT EDIFICE “LA SAUVEGARDE” 92 Notre-Dame Est.Montréal.Le Dr G, H.Kent DENTISTE * laissé la clinique dentaire d* l’hôpital St Luc.et reeeTra •*• patienta aa No 157 RUE ST-DENIS TEL.EST 311 PERCEPTION Chèques remis 294 Ste Catherl la majeure partie de ce fardeau, car .la plupart des citoyens ne possè- baux t ont annonce, samedi, les or-dent point de permis spéciaux pour ganisateurs de cette représentation, se servir, d’arroseurs et de boyaux MM.Honoré Vaillancourt et J.-J.et comme ou a congédié les inspec- Gagné, ont résolu de donner une se-teurs chargés de ce travail > sous i comte soirée, jeudi prochain, 1er prétexte d’économie, il en résulte juillet.La distribution sera la mê-que la ville perd des revenus assez j me.C’est dire que le succès rem-considérables de cette source.porté, mercredi dernier, et signalé Afin de combler cette lacune et j par toute La presse, se renouvellera, de rendre justice à tous, on propo-; Les artistes n’entendent pas demise le système de compteurs, lequel ; nuer le succès qu’ils ont remporté, réglera la dépense d’eau faite par | ns feront autant qu’ils ont fait s’ils chaque locataire et par chaque pro- : ne font pas mieux ! Le choeur qui priétaire.a été si admiré, et avec raison, sera „ „ .* T i encore à son poste de même que Fete des pompiers i l’orchestre qui a su si bien s’ac- - ~ ’ quitter de sa tâche, mercredi, sous L’Association de Bienfaisance | ki direction si habile de M.J.-J.perceptions OK TOUS UFNREB hles ponpiets de Montréal donnera Gagirier.La représentation, comme iiintsueiièinrnt a nos oiient».au théâtre Saint-Denis ses grandes j celle de nercredi dernier, commen L’AGENCE PROVINCIALE collecte comptes nu pourcentage, \illc ou campagne, tels que billets, sa lai-rus.loyers, comptes de toutes sortes, sans aucun frais d'avocut charger.Remises assurées.97 8t Jacques.Main 722.1.CASAÜLT ET DENIS fine K«t.Montréal Tel K.7784, DRAPEAU &.RACINE Perception» de tou» genre».SPECIALITE : Àdminifitration de propriété».Edifice Créd t Foncier, 35 rue Saint Jarque*.M»in B3Î2.representatiens annuelles, à par-j rera a l’heure annoncée.8 h.15, et Ür de lundi le 28 juin courant, jus- les retardataires devront attendre dans les corridors la fin de l’acte.Le Dr P.E.LALANNE a transporté ses bureaux au No 1077 Sherbrooke Est, coin Bordeaux.Est 540.St-Germaiu Guérin & Raymond AVOCATS Tel Main *134 S* RUE ST-JACQUES, j F.St-liermaln.LL.l., L.K., L.Ouerm.LL.! THE GRAHAM MARCHAND AGENCY LIMITED qu'au iô juillet inclusivement.Il y aura chaque jour double représentation : une l’après midi et l’autre !c soir, aux prix populaires.Lon sait que les pompiers ont l'habitude de bien faire les choses et que leurs ‘frics sont toujours des sucées.Cette Minée, ils ont confié le soin de l’organisation artistique des représentations « M.s Les billets sont, dès aujourd’hui, en vente chez Ed.Archambault, marchand de musique, a l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis., (Communiqué) KD1PICE MONTREAL TRUST Nous iaisuus 1rs recouvrement* uatis toute* I”.sorties rlu monde sur ba mfnülrwi».Appela* Matn z.ot., et notre repre»ei.tani t présentation comporte f»r» a Vf j» burcniiv imniPd^atPiiifiit.Dr Moras Manseau CHIRURGIEN-DENTISTE Elzéar » de conw | Daoust.bien connu dans le monde du théâtre montréalais.Chaque renne pièce ! française : “La brigade héroïque .i composition de MM, Elzéar et Ju- Avis postal -GUEMEN IS DE COMPTES B.Panet-Haymond.I.L.I» Anatol* 5 amer Guy Vanitr.VANIER & VANIER AVOCATS T ai.Mam 2*32 *7 rue Naint-Jacque».| Heure» de bureau : midi à 9 h.9 h.de l'avant-, du soir.rot ÎFS IJKTTKS i ni m e.lt» letn.-n t reriteé» : aioreh.ind».partieuliers ; ;»Mien.e*rts f.xc.lea , art!:.-r.térét» ; Inrurniatmns gratuite».L» Aileu » 43 Plar* fTArruei r«ln t rai» Bair ss \ l aurier oue»t.i 607 avenue Atwater.Angle Si-Jaratif» I Tél Eet HOC Up.9115.BANQUE D’EPARGNE U* BA.NylL D'bPAiUi.NE !>t i-\ Lift LT DU DISTRICT DL MONTH LAI- Burra n principal, 178 rue Saint-Jacquca et »uc-vursaie» A MoutréaL “ CADRES ET.MIROIRS La Cie Wisintainer & Fils Inc.X^jaulactuner de cadre», moulure» et mi* ! r».importateur de chromo», gravure», vitres convenes et ordinaires.\ feux cadres répares, redorés ; miroir* féarcentéa.t'nc spécialité f»rn» et détail.tS té HOL t JtT-LArWENT J|»nof»et»»» : 7 f'l»rk T»l M»ii» ftiêl- Dr MASSICOTTE i (hirurritn-Dentiste 7M RUE SAINT lll’UKKT al portes au nord de Sherlirooke (Autrefois cher feu le Dr Dourbomiai») SERRVRIERS E.TELLIER.Sorrut ler-arniuritT.2*8 Dorrhester Ust, Sk nt-Drni*.Munlrral Bépnrrttxuis d* arautoplionrs, serrures, clefs, arme* A feu, limage de scie, aitiIbrc de toutes sorlrs.réparations dé ressorts, graninplionrs t'ranipt travail.Satisfaction xnraiittr.FETE DE LA CON F ED E H AT ION Le directeur des postes de Montréal inforne le public que le jeudi, lien Daeust.La distribution coin-j 1er juillet, l’hotel des Postes sera prend: MM.Roherval.Germain, j fermé à l’exception du comptoir Desfnurteatix.ies pompiers jjenlier.Horion et Marin an- Stella D'albret.Maubourg.B- Dau-Ihier et Fl a Duval.Il y a aussi a l’affiche une piécette anglaise et plusieurs numéros intéressants.Citons entre autres ies pompiers [ athlètes : capitaine !.Bourdon.D.| Noël.L.Rochon ; le quatuor des ! pi mpiers U.I.apuré.E.Brodeur.A.j Léger.J.Noël ; une jeune danseuse it.Miss Dorolhv Cûstfll, ac- de !’lent.Miss Dorothy comp: gnee d’une joueuse de cornemuse.Miss ,1.Thompson.(Communiqué) Char I des timbres et des guichets de l.T Mmes poste restante et des objets recommandés.qui seront ouverts de 8 à 10 heures de Lavant midi, pour l'accommodation du public.Les locataires tic casiers \ auront accès jusqu’à midi, H n’y aura pas fie distribution des courriers par facteurs et les dépêches seront fermées à midi.Il n’y aura que deux levées des boîtes a lettres dans la journée.Une vers 10 heures de l’avant midi et la i dernière levée habituelle du soir, ! tel qu’annoncé sur les boites.Téléphone : Eet 9*1.Consultation» : 9 à midi.1.39 à 3.3* Bureau du ouïr i 7 é #.DR.EUGÈNE SEERS CHIRURr.IENDRNTISTE 422, rue Sainte-Catherine Est.-Anale Snint-Thrietephe) Montréal DOMINION WELDING M'FG BOUDURF.roriTRF.BR AS»! RE Heparat'ona Je toutes jnt-tvs ; Fer, Aner, ronU-, Cniurr.Itronre, Mnmlinnm RADIATE 1RS D’ALTOS PérarlHiuisatlon de moteur» dautumatniea 5M ST-Ti.iOTHEr Tél £at 442» H.E.BOURASSA INOKNTICU* MKCAMCIIN H-paration» amcrale* d'anteatubiluu.__ gPLClALITE ; l'ieree d* rerhan*», ieue» d en*r»na»u es ruetitiratien de* ey-tindr •».(Kspérienre de 2* *•• * ._.Rertifiratlon de* «ylind** Ford *4 Chovrolet.»13.**.T K! 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Costumes de Bain pour Dames COSTUMES DE BAIN en jersey de coton, gabardine et satinette, noire ou bleu-marine, garnis de braid de couleur.Jolis modèles.Grandeurs de 36 à 42.Prix spécial, chacun.3.49 0 0, ' t D^$C 6871 4921 Le cinquantenaire du Concil du Vatican (Suite de la ire.uaae» puis il en raconte à kirges traits les préliminaires, avec les premières discussions entre partisans et adversaires de la définition de l’in-faillibilité pontificale.Il décrit ensuite l’ouverture même du concile: l.c 8 décembre, ItUiK, dit-il.après une journée d’abstinence et de jeûne pue le Saint-Père avait prescrite à IT ni vers catholique, le XIX con-eilc général de l’Eglise catholique s'ouvrit à Mi.nie.Plus de sept cents évêques, abbés et généraux d’ordres font leur entrée solennelle dans Saint-Pierre, lis défilent en chantant le “Vcni Creator”.La basilique présente un aspect extraordinaire.Les portes sont ouvertes à deux battants : tandis que la pluie frap rie rie ses ondes froides et pressées les murs de l'édifice, tout, dans l’intérieur, est , mouvement et splendeur.Des lampes sacrées sont suspendues a la voûte.1a* canon gronde au dehors.Le cloches de trois cents églises sonnent à pleines volées.Voici les évêques missionnair'*s des vastes espaces de la Chine, du Japon, du Thibet.Plusieurs portent les glorieuses traces du martyre.Ils ont souffert l’exil, la proscription.Quel touchant spectacle avec le témoignage apporté des contrées barbares par ces hérauts de l’Evangile, qui reviennent vers Pierre comriu: les disciples revenaient près du Sauveur.Le vieil Orient est là.On parle toutes les langues.€’est une Pentecôte vivante.C’est l’Amérique pleine d’espérances qui s’avance.La gloire d’Occi-dent est là .avec sa haute culture.La fille aînée de l’Eglise est présente, lout comme l’Angleterre catholique, accourt joyeuse de la délivrance qu’elle doit à l’immortel O’Connell et fière de la hiérarchie nouvelle que le grand Pic IX lui a donnée.Quels souvenirs s'évoquent dans l’es -prit! Ces évêques ce sont les successeurs de saint Athanase, de saint Ha-silc.de saint Chrysostôme; ils voisinent avec saint Hilaire et saint Iré-née.L’Afrique est la terre des Cy-prien, des Tertullien, des Augustin.Evêque de Luthér, de Calvin, de Henri VIII à côté de l’évêque d’Aims, de Mahomet, de llobespierre, de Cleavour, de Garibaldi.Toutes ces églises sont égales.“Fades non omnibus una.Xec diversa tamen.qualeni decet essororum” Elles sont toutes belles, qu’elles soient des églises de la solitude tout embaumée des parfums du désert où fleurissent la foi naïve et les premières vertus du barbare qui s’éveille à la lumière.Qu’elles viennent des plaines de l’Amérique, des neiges de la Laponie, ou des sables brûlants de l'Afrique; ou des contrées policées de l’Europe qui portent le poids glorieux d’une civilisation de plusieurs siècles .Il est difficile de trouver plus noble assemblée de représentants de mîtes.les civilisations et de toutes es races.Dans la plus grande li-jerté et dignité, ils viennent étudier a doctrine révélée.Le règlement du Concile eu prodamait hautement le principe dans à ilhrase suivante: “intègram eam liscussionem libertatem quae Eccle-dae catholicae episcopos decet.” E’évêque exerce librement son office de juge et d’interprète dans tout ce cpii regarde la foi catholique, “Kpiseopum oportet judicare et in-terpretari.” Sa conscience, pleine de la lumière el de la fore de l'Es prit Saint, est le tribunal i, time auquel il demande ses premiers conseils.Tacile raconte qu'un \ieux sénateur, épave glorieuse de la république romaine, répondit fièrement à Tibère qui lui demandait à quelle pression on devait son vote: “Quand jl s'agit des affaires de la république ie ne prend conseil que de moi-même, dussè-je offenser plus grand que moi”.L’Evêque est plus fier que •e!a; dans le jugement des choses de la foi qui doit retentir jusque dans l'éternité, il ne prend conseil que le Dieu.Quel pouvoir pourrait l’opprimer, quelles intrigues de partis pourraient lui faire peur, lui dont la devise est le dévouement à l'affirmation de la vérité.LA DI SO1 S,SU ON Apres avoir exposé et expliqué la formation des divers groupes qui se const!luèrenit dans le concile et les opinions qu’ils représentaient, l’orateur continue: Le 13 mai, on présenta Le schéma de 'linifaillibilité.La rédaction de la formule dogmatique passa par plusieurs phases que nous voulons omettre.Mentionnons la première motion présentée en janvier 1870, par Mgr Spalding, archevêque de i Baltimore, et Le projet présenté le 15 février, par Mgr Manning De vives orotestations surgirent des ehenceiteries d’Europe; et Ton prit la résolution d’introduire le schéma De Hotmni pontifier.Mgr Fie fit un renwarquabie rapport.Notons encore une tois que la discussion et le vote du schéma se firent dans les conditions de la liberté kt plus large.“On y entendit, écrit l’un des membres de ’assemblée.quatre vitngts éveques et parmi ceux-ci, près de La moitié appartenait à ce que les journaux ap pelaient Fopposition.tandis que lu proportion des membres de l’oppo-siion dans le concile n’était pas plus d’un sixième.On n’en entendit pas moins de trois sur six.iLe discours de 'Mgr Fie dura une heure.On i Tétait pas habitué à entendre les évêques français parler avec cette netteté et cette distinction, dans JR langue de l’Eglise.Tout de suite 1 évêque de Poitiers s’empara de l'attention qui lui demeura fidèle.iL’évêque exposa el expliqua Tun après l’autre les quatre chapitres concernant le pouvoir pontifical : son origine, sa perpétuité, son objet et son étendue.Parmi les autorités qu’il rite 11 prend soin d’insister .sur-les témoignages des docteurs français, depuis saint Bernard jusKfu'ià Bossuet.Quand tout est ainsi expliqué, il aborde le chapitre IV sur l'infaillibilité, qui, place à la suite des autres, n’en apparaît plus que comme le corollaire logique et obligé.Et en effet, le juge suprême et universel institué par Dieu, peut-il être faillible?Mgr Pie le nie au nom de tous les siècles dont il apporte k* témoignage.Enfin le caractère de l'infaillibilité, son objet, ses conditions," sont déterminées très exactement dans le lumineux rapport dont je voudrais ci 1er la conclusion, “Telles sont, nos Révérendissi-mes Pères, les choses qui Vont être soumises à vos plus graves délibé; rations.Sans doute le Schéma qui vous est proposé n'est pas arrivé -à sa perfection : c’est pourquoi la Commission que vous en avez chargée n’a pas de plus grand désir nue de voir le travail qu’elle n’a Hait qu’ébaucher, perfectionné par vos soins.Ainsi sera-t-il tellement marqué de votre empreinte, qu’après l’oeuvre achevée, chacun, éonsidé-rant la Constitution qui en sera sortie.ne pourra s’empêcher d’y reconnoitre son propre ouvrage." Les dernières paroles expli-quaient la doctrine de l’union du Pape avec l’Eglise par une corwpa-raisoji enpruntée au pape saint Léon.L’Evêque la présentait, non comme un argument, mais comme une figure d’une grandeur originale.“Avant de descendre de cet ambon, qu’on me permette une prié re.Trop de fois dans ces derniers temps, on nous a reproché de vouloir faire je ne sais quelle infaillibilité séparée, qui ne serait autre chose que la séparation de l’Eglise d’avec le tronc qui la porte.Je viens, au nom de notre dignité commune, vous conjurer, nés Pères, qu’on ne parle plus ainsi.Loin de nous cette gratuite, fantastique, et injurieuse image d'une tète séparée de son corps.Cette décollation de iPierre n’est pas plus conforme à la doctrine ecclesiastique qu'à l’histoire de sa vie.Ce n’est pas de ce supplice que mourut Pierre, lui qui, dans tous les siècles, devait être la tête de l’Eglise du Dieu vivant.Non, Pères Révérendissi-mes, on ne trouvera pas de sépara lion dans celui qui, un jour, à la fin des temps, se lèvera de celte catacombe vaticane.où.comme dit notre Hilaire, “ii est couché et porte la construction de toute l’Eglise”, et soulevant tous les membres du corps mystique du Christ attachés à son cou puissant et nerveux, montera les incorporer à leur tête divine, en les faisant entrer dans l’éternité.” Les débats généraux sur le schéma se prolongèrent pendant trois semaines.Ils eurent ie Dès appré ciable avantage de faire'disparaître certains malentendus regrettables.Parfois, la tempête s’éleva.POURQUOI LE CACHERIONS-NOUS?Il y a un trait dans l’Evangile qui exprime à merveille la manière dont Dieu fait son oeuvre à travers les agitations humaines et les heurts des âmes même les plus vertueuses, celui de la tempête sur le lac.< .’était bien une tempête et.humainement parlant, les disciples avaient des raisons d’avoir peur.Leurs sens ne les trompaient point: le vent soufflait avec fureur, les ’flot* soulevés bondissaient autour I de la barque.La Providence veil-llait.Le Verbe fait homme était là.j Mais U ne dit pas à ses disciples, Ce i n’est qu’un souffle léger qui ride la face de l’eau.Assurémenl, la teni pête grondait, le lac était bouleversé, la barque emportée par les Ilot », comme une coquille.Ainsi en esl-fl du mouvement des esprits dans l’Eglise.Une foi vive, une charité ardente n'empêchent pas tes chocs de se produire, la tempête de se lever.Faut-il, par crainte de scandale, dire qu'on a pris un souffle pour un tourbillon?Je im le crois pus.Il est temps pour notre esprit de se débarrasser de ces entraves mesquines qui font taire la vérité.Ees tumultes humains, pas plus que ceux de la nature, n’ont de quoi .surprendre la sagesse et ta force du Tout-Puissant.Le J5 juin 1870 commença, pour sc terminer au 14 juillet, la discussion du quatriifcne chapitre, consacré a lu question de l'infaillibilité du Pape.Les débats longtemps redoutés furent ardents, mais graves.Les interventions étrangères dont le cardinal Antonelli s'était effrayé ne se produisirent pas.I.e gouvernement français, sollicité d’intervenir par Mgr Darboy, archevêque de Paris, et par le père Gratrv, rejeta ses ouvertures.La session publique est fixée au 18 juillet.LA DISCUSSION EST CLOSE Qu’allaient faiiA* les évêques de la minorité?Laissons la parole à Tun de ces prélats.“La veille du jour ou le schema de l'infaillibilité allait être lue, en séance générale, raconte Mgr Dupont des Loges, évêque de Metz, nous nous réunîmes les évêques de la minorité pour examiner la conduite à tenir.Notre avis fut de dire: “non placet”.Mgr Dupan-loup arrive en retard.On lui fit connaître la résolution prise.11 nous dit qu’il ne pouvait se rendre à notre manière de voir: que nous ne pouvions pas dire “placet”; on ne nous croirait pas; que nous ne pouvions pas dire “non placet”; le monde catholique ne -nous compi^n-drait pas et peut-être se scandaliserait; qu’il fallait s’abstenir.Son avis prévalut.” Une iettre au Saint-iPère fui aussitôt rédigée et signée par les cinquante-cinq évêques adherents à la décision.La lettre conçue en ternies respectueux annonçait au pape que, pour ne pas avoir la douleur de dire “en face de leur iPère dans une question qui Je touchait de si près: non placet", ils allaient retourner dans leurs diocèses ‘Plusieurs quittèrent Rome le soir même.LA PROCLAMATION' Le lendemain, 18 juillet, à neuf heuers du matin, la session publi que eût lieu, suivant le cérémonial ordinaire, dans la grande salie du concile.Au moment du vole, un orage, (fui grondait sourdement sur Borne depuis le matin, éclata subitement.“Les placet des Pères, dit un témoin protestant, luttaient avec T ouragan, au milieu du grondement du tonnerre, à la lueur des éclairs, éclatant à toutes les fenêtres, illuminant le dôme et toutes Les coupoles de Saint-Pierre.Ceei dura sans interruption pendant une heure et demie.Jamais je n’ai assisté à une scène plus grandiose et d’un effet plus saisissant”.Cinq cent trente-cinq Pères étaient présents.On entendit seulement deux non placet.Ce furent ceux de Mgr Riccio, évêque de Cajazzo, dans les Deux-Sieiks.el i.le Mgr Fitzgerald, évêque de Liftle-Rock, dans les Etats-Unis.Ces deux prélats n’avaient pas assisté à la réu nion des évêques de la minorité et on avait oublié de leur faire connaître la décision prise.Ils se soumirent Tun et Tautre aussitôt après la définition du dogme.On rapporte qu’au moment où le pape sanctionna de son autorité suprême, la constitution dogmatique, un grand calme se produisit dans l’atmosphère, et qu’un brillant rayon de soleil illumina le visage du pontife.C’était le symbole de l’oeuvre entière du concile, qui s’était ouvert et poursuivi au milieu de tant d’orages, et qui se terminait dans Ja lumière et la paix.Aussitôt les Pères, entraînés par un élan d’amour et d’enthousiasme, ont acclamé le Pape et fait entendre de longs applaudissements.On a vu de vénérables prélats s’embrasser en pleurant de joie.Foudre gronde, tombe, brise quelques vitraux de l'abside des saints Processe et Martinien.Le Saint Esprit a parlé, comme Dieu sur le mont Sinnï.Les évêques d’Allemagne, réunis à Fulda: “Ainsi, le magistère infaillible de l’Eglise a décidé; le Saint Esprit a parlé par la voix du Vicaire de Jésus-Christ et de l’Episcopat réuni au Pape, et.dès lors, les évêques, les prêtres et les fidèles doivent accepter ses décisions, comme révélées de Dieu même, y croire d’une foi Orme, les admettre et les professer de grand coeur, s’il veulent pratiquement demeurer membres de J’Eglise catholique.Au lendemain d’une manifestation populaire en l’honneur du Pape, Louis Veuillot écrivait : “Le Pape et le peuple! Je crois, tqni, que ces mots sont visiblement écrits sur la porte du Concile du Vatican et que cette porte est l’entrée d’un momie nouveau ou plutôt qu’elle est un arc de triomphe sur la route retrouvée (tu genre humain.” M.Bourassa Le directeur du Devoir constate (fin* c’est une tache très périlleuse que de prendre la parole, après les (leux maîtres qui l’ont précédé, mais il estime nécessaire qu’une Humble voix laïque vienne se joindre à celle J 11 AI ques pour l’immense l’humanité de ces deux eeclésiasti-dire quelque chose de dette de gratitude que doit à l’Eglise pour avoir proclamé Je dogme de l'Infaillibilité.Et tout d’abord, notant les objee-jsait avec lions des divers adversaires de la (n'ont proclamation, que rappelait tout à ’heure M.l’abbé Perrier, il montre en un rapide raccourci comment l’événement a démenti toutes les craintes et toutes les appréhensions que l’on formulait alors, à quel point les cinquante années qui se sont écoulées depuis le Concile ont souligné l’inanité de toutes les objections de 187(1.Puis, il entre dans le corps de son discours.Fui fixant à jamais, dit-il, le dogme de l’Infaillibilité.l’Eglise a fortifié l’autorité sociale du Pape et rendu par là, au moment opportun, un inappréciable service à l’humanité.Ce dont le monde a besoin par-dessus tout, c’est de certitude dans les idées, de direction morale, du respect de la hiérarchie dans les fonctions, d’un juste équilibre de l’autorité et de la liberté, d’une plus grande effusion de l'amour de Dieu et des hommes.Ce sont les seules vraies garanties de paix entre les peuples et d’accord entre les classes, le seul frein efficace à la guerre et à la révolwtion.Or ces garanties de paix.l’Eglise seule peut les donner, et elle ne peut les donner que parce qu’elle a un chef infaillible et permanent.Jetez un coup d’oeil sur le monde.et cette évidence s'imposera à votre esprit, c’est que le Pape est plus que jamais le seul personnage nécessaire de la société.C’est la seule autorité assez forte, assez sereine.assez impartiale, pour commander le respect et la confiance de l’humanité; la .seule voix qui porte partout des paroles de vérité et de salut, qui ne parle qu'à propos.qui ne se taise jamais quand il faut parler.Et malheur aux peuples qui ne l’entendent pas! Malheur au monde, s’il refuse de l’écouter! insouciant propagateur de l'esprit paye» de la Renaissance, ne prêtant à la révolte de Luther qu une attention distraite, Clément Vit évoluant à la façon de Machiavel entre Charles Quint et François 1er, Clément XIV sacrifiant les Jésuites à Pombui et à Choiseul, Pie VU un moment défaillant devant Napoléon.Et pourtant aucun de ces papes n'a sacrifié la doctrine, n'a trahi sa mission providentielle, n'a amoindri ce qu’il y a de divin dans son autorité.“Lé bulluire d'Alexandre VI, constatait Joseph de Maistre, est impeccable,” Et puis, après chaque mauvais pape, ou après chaque série de mauvais papes, la Papauté s’est relevée plus pure, plus forte, plus glorieuse: Et j’aperçois pour ma part dans ce triomphe de l'institution sur les faiblesses des hommes un puissant motif de foi.Jamais une institution humaine n’eût duré dans de pareilles conditions.L’OEUVRE DE LA PAPAUTE Du reste, il ne faut pas exagérer les fautes commises.De Muistre di-raison que les myopes d’affaire à étudier This-leur mas- LA SEULE AUTORITE QUI DURE C'est aussi la seule autorité qui dure.Voyez ce qu’il est advenu de toutes les puissances de chair qui, depuis vingt siècles, ont dominé le monde et dans quel amas de ruines se confondent aujourd'hui les Césars et les empereurs, les chefs de démocratie et les prophètes de toute doctrine, qui crurent un moment S’être emparés de la puissance suprême, Seule, sur les ruines accumulées et dans le perpétuel mouvement de l’univers, la Papauté subsiste.Le maintien de la Papauté est à lui seul un miracle vivant, preuve de son origine divine.Et, chose plus étonnante encore, cette autorité s’exerce el se perpétue sans égard à la valeur personnelle des Papes, à leur influence immédiate, à leur puissance temporelle, à leur vertu, en dépit même de leurs défaites apparentes.L’orateur évoque alors en un rapide et émouvant tableau les victoires immédiates ou lointaines de saint Pierre sur Néron, de saint Léon sur Attila, d’Hildebrand sur Henri IV d’Allemagne, de Boniface VIII sur Philippe le Bel, de Pie VII sur Napoléon, de Pie IX sur la Révolution.Et demain, s’écrie-t-il., demain —•„ dans dix ans ou dans cent ans — Benoît XV triomphera des prophètes de la force brutale, des pontifes de la démocratie,% comme saint Pierre a triomphé de Néron.C’est que Tautorité du Pape vient de Dieu et que les victoires de la Papauté ne sont que la suite et la réplique de la victoire du Christ, attaché à la croix, blasphémé et moqué, abandonné des siens, renié par le premier des papes, mais triomphant de Salatj, du monde et de la mort."Mais il y a autre chose encore; la force morale des papes apparaît, aussi bien que leur infaillibilité doctrinale, indépendante des faiblesses et même des crimes des hommes.Pierre chez Caïphe.c’est déjà Honorius faible devant l’hérésiarque.— mais non point devant l’hérésie.Clément V et les Papes d’Avignon, serviles instruments des rois de France.Alexandre VI, esclave des pires passions, Léon X,, t uas toirc.l.es fautes de détail quent les ensembles.Que i’on rom 1 pare l’histoire des deux cent soi- j xante papes à celle de n’importe i quelle dynastie, régime où croie, i Nulle part, on ne trouvera tant de 1 sainteté, tant de lumière, tant de j vertus surnaturelles et humaines, tant de sagesse, de prudence et de charité.Les plus mauvais papes ont j fait moins de mal que les autres i chef de société, les bons ont fait j incomparablement plus de bien.I C’est comme si leur prérogative doctrinale déteignait sur leur ac- j lion politique et sociale.Ouvrez l'histoire ! Lisez-la, je ne j dis pas avec les yeux d’un catholi- ( aue, mais simplement avec les yeux I ’un homme intelligent, doué d’un certain sens critique, ayant queique expérience de la vie et des boni- j mes.Nous ne pourrez sous cuipe-j cher de constater que les services rendus par les Papes sont inmlcii- j labiés, par le nombre, la variété, leur bienfaisance et leur portée toujours féconde.Et l’orateur, à larges traits, évoque l’histoire de la conversion de l’empire romain, de la conversion des barbares, diy, l’adoucissement progressif des moeurs, de l’abolition graduelle de l’esclavage, du relèvement, de l'instauration dàns sa dignité sublime de la femme, de l’épouse et de la mère.Il montre l’Eglise et la papauté constituant la chrétienté, lui donnant comme idéal l’équilibre des nations chrétiennes, se développant dans leur personnalité propre, mais contenues dans la paix et l’union par le magistère du pape, vicaire de Dieu.On parle des abus de l’intervention des papes dans l’ordre politique.Mais, sous la lumière jle l’histoire, à quoi se résument-ils vraiment ?Etudiez les faits et vous verrez que les papes sont intervenus dans la vie des nations pour mettre fin au scandale des grands, pour les forcer à respecter les lois de la morale et à donner l’exemple à leurs peuples; vous verrez qu'ils sont intervenus encore pour défendre l’Eglise et les peuples contre la tyrannie des rois — c’est alors que les légistes serviles les traitaient de contempteurs des couronnes; vous verrez enfin qu’ils sont intervenus pour protéger le*; rois contre les fureurs des peuples - et c’est alors qu’on les traitait de complices des tyrans.En repassant cette tragique et bienfaisante histoire, on ne peut s’empêcher de dire: Que les ennemis de Dieu sont donc bêles ! Mais c’est la bêtise de la haine, la bêtise de la haine qui faisait crier aux Juifs.Que Son sang retombe sur nous et -tir nos enfants! Donnez-vous Barabbas ! C’est la bêtise de la haine qui, à travers l’histoire, continue (te réclamer Barabbas Ba-rabbas-César, Barabbas-roi, Barab-bas-démocrate, Barabbas - Révolution ! LA RUPTURE DE L’UNITE Il y a quatre cents ans aujourd’hui, que fut opérée cette rupture j de Tunlté chrétienne de l'Europe ! (le 15 juin 1520) qui devait ren-j dre virtuellement impossible tonie i politique chrétienne, parce qu’elle j supprimait l’autorité arbitrale qui j pouvait, avec une autorité égale- ! ment admise par tous, départager i les peuples.De cette rupture Aile-1 rnands et Anglais, qui commirent le crime d’hérésie formelle, furent d’abord les coupables, mais This toire, suivant un mot qu’on a ep-pliquà à la guerre actuelle, dont dire que ce “fut un crime coopératif et que les Espagnols et les Vénitiens, et les Français, n’en sauraient renier leur part.Le traité de VVe.xtphalie fut le premier chef-d'oeuvre de la politique laïque.A trois siècles de distance, nous en pouvons constater les résultats : le chancre de l'islamisme maintenu au flanc de l’Europe, avec sa répercussion sur la situation balkanique, la décadence 60 COSTUMES EN VENTE A MOITIE PRIX D’un prix régulier très raisonnable, ces costumes sont maintenant absurdement bon marché.Tricolette, Serge, Gabardine et Tricotine.Noir, marine, gris, fauve et beige.Généralement un de chaque modèle.• Au premier Limited des nations catholiques, la crois-sansce de la IP russe, la domination du monde par le mercantilisme et l’antiipapisme, dont l'Angleterre, et aujourd'hui les Etats-Unis, sont les plus solides étais, et pis que tout cela le scandale des Gentils le scandale donné aux nations payen-nes, la paralysie des conversions, ta croissance de la Révolution.Paganisme asiatique, maintenu et fortifié par !è scandale des Gentils, ré* coiution croissante trouvent aujourd'hui leur conjonction dans Taüianee du bolchévisine et des asiatiques qui menacent d’une nouvelle invasion l’Europe soi-disant c hrétienm*.Tel est le résultat constaté du régime “laïque”, et c’est en présence de ces faits que les chefs de la “civilisaiion”, les homines qui prétendaient combattre pour la liberté et la beauté du monde, prenaient, au début de la dernière guerre, rengagement, quel que fut le résultat de la lutte, d’exclure des négociations de paix le représentant de la Pa-pauté.l Et pourtant le monde ne reverra de paix durable qu'en se tournant vers la Papauté, qu’en invoquant son secours, qu'en pratiquant tes vertus qiTciie enseigne.Il y a des lueurs d’espoir.On se tourne de nouveau vers le Vatican, mais lorsqu je vois (les hommes d’Etat français proclamer qn’-ils vont à Rome ans passer par Uannssa.et lorsque j’entends la formule reprise dans notre ville même, et presque duns les mêmes termes, par un fonction- ; naive subalterne du gouvernement | français, je ne 'finis m'empêcher de | penser qu'il manque queique chose à ce geste.Pour mériter la grà-v ! ce du pardon, qu'iil s'agisse d’un ! peuple ou d’un individu, il faut la contrition et la saine humiliation.ET NOUS?El nous aussi, nous devons songer à ces choses! Eh! sans don te, nous aimons Je Pape, mais Tai-mons-nous assez et savons-nous, quand ill le faut, proclamer assez haut et manifester assez vivement notre amour?C’est aux jours d'épreuves, c’est dans les heures de tristesse et de douleur, que se manifeste le véritable amour.Avons-nous suffisamment, assez énergiquement réagi quand notre Père était insulté et outragé comme te Christ au Calvaire?Sonigsons-y et prenons pour tant de bienfaits passés, pour tant de bienfaits à venir — prenons la résolution d’aimer et de défendre 1e Pape, 'partout et toujours, el p; rtieulièremi id mix jours de tempête.En nouvelle Ecosse Vêtements de Sport et de Sortie nettoyés ou teints pur notre procédé scientifique.Ne vous inquiétez pas si vos habits de fête sont souillés.Le nettoyage de la Toilel les mettra comme neufs.Toilet Laundries Limited Tel.Up.7640 “Non* Uignôm à »otre conT*n«ne«” Halifax, 28.— (S.P.A.) Le Morninp Chronicle dit aujourd’hui: On publiera aujourd'hui une proclamation annonçant comme offi-oicjle la dissolution de l'Assemblée législative et convoquant une élection générale pour la province.La mise en nomination aura lieu le 211 juillet et la votation le 27.Une édition spéciale de la Gazette royale sera publiée à cet effet.FEU NUÀXTE aide* à faire de» honuv.ea fort et rigoureux, de» femme* re» plrndiatante» de »an(e.**I,e fer e»t la nourriture rti.simR rouge.et, expérience fuite.Je n’ai p;v-trouvé de meilleur agent de r ecoust i tut ion des globules rouges du sang ni de plus puissant fortifiant du sang qu'un fer organique comme le Fer Xuxa- N’aeeeple* pas de contrefaçon Dr H.R.Val!, ancien médecin de l’hôpital * ite Raltirnore, et inspecteur médical.FEUILLETON DU DEVOIR LE SECRET DE U LUZETTE Par M.DELLYl (Satie) l’allais fréquemment m’asseoir et iras ailler au bord de la Luzette.Par une après-midi un peu grise, je m’v rendis et m'étendis à demi dans l’herbe haute.Un souffle léger ridait l'eau tranquille, glissant doucement sur ses cailloux gris.Elle était très verte aujourd’hui, très claire, et pourtant si mystérieuse toujours! -Je vendrais savoir!.mur-murai-je.Quoi?.Je ne le précisais même pas en moi-même.Je sentais vague-nWnl qu'il existait, au fond de deux prunelles de la nuance de celte eau.nu secret dont je souhaitais connaître le mvstére.Un frôlement sur l’herbe me fit tourner la tête.A quelques pas de moi, je vis Gildas Le Guernez.je rencontrai son regard, et je sentis un frisson de bonheur courir en moi — car jamais, jamais il ne m'avait regardée ainsi! Il s’avança vivement, el mit un genou en terre pour se trouver à ma hauteur.-Ma tante m'a écrit que vous vous ennuyiez ici, que vous dépé*-rissiez.et que ma présence vous ferait plaisir! murmura-t-il doucement.en me prenant la main.—C’est vrai!.Gildas.je.je désirais tant vous revoir! Je vous aime tant! .Tout à coup, les sanglots me suffoquaient.Il m'attira contre lui, en disant d'un ton d'inexprimable ten-i dresse : j .—Ne pleurez pas.enfant chérie.! Puisque vous m’aimez, et que je ! vous aime, je serai votre époux, I votre guide, votre compagnon pour jia vie! —Gildask Qh! c’est trop de bonheur! balbutiai-je.—Ma Gaita.il n’y en aura jamais jtrop pour vous, chère petite âme si | droite, si simple, dont j'ai suivi 'avec tant de joie la prompte é^lo-j.sion! — —G'est votre exemple qui m’a fait tant de bien! Mais n'avez-vous ( pas peur que je sois bien peu raisonnable pour devenir votre fem-Ime?— Non, non, je ne ( tains rien! i dit-il avec un sourire.Telle que ‘vous êtes, c'est ainsi qu/ je vous veux.Les responsabilités de la vie se chargeront vite de vous mûrir.—Et j'essaierai de vous rendre très, très heureux.,.pour que vous oubliiez! mufinurai-je.Sa main frémit un peu dans la minnne, ses yeux se voilèrent un instant de mélancolie.Un long moment.nous demeurâmes silencieux.Devant nos yeux s’évoquait l'image de ia pauvre folle dont la petite maison de la falaise axait été te tombeau anticipé.Demain le “Devoir” commencera la publication d'un nouveau feuilleton : Titre énigmatique qui couvre un vibrant et émouvant récit.—Pourquoi êtes-vous parti avant que nous arrivions ici.Gildas?demandai-je tout a coup, afin de l’éloigner de ces tristes pensées.—Parce que je m’étais aperçu, à Ker-Euvez, que vous m’aimiez sans vous en douter, pauvre petite fille! Et il nie paraissait plus délicat, à cause de mon rôle de tuteur, de m'éloigner afin de vous laisser m’oublier un peu.Cet hiver, vous auriez été dans ie monde, vous auriez vu d’autres jeunes gens, vous auriez comparé.Des jeunes gens dans le genre de M.Darblon! Merci bien! H sc mit à rire.—Il ne vous plait décidément pas, ce pauvre Antoine?Mais tous ne lui ressemblent pas.Donc, pour finir mon explication, je m'étais résolu, quoi qu’il m’en coûtât, à ne pas vous revoir de plusieurs mois.Mais voilà que ma tante m'écrit de revenir, si je ne veux pas être cause de votre niort.Elle m assure que vous ne m’oubliez pas ; que mon absence ne servira qu'à vous faire souffrir; que c’est avec moi seulement que vous serez heureuse.Bref, la chère tante Ar-mellc se montre si éloquente que je boucle mes malles, serre la main de mon ami ahuri, el reprends le chemin de France.—Oh! la bonne tante chérie ! (Tomme je vais ia remercier tout à Fheureî.Comme elle nous a bien devinés.Gildas! —Oui, depuis longtemps, avant même que nous ne nous rendions compte de l’attrait qui germait en nous.Elle s'en désolait alors.Hachant que ta souffrance seule en (Serait k* résultat.Maintenant.Dieu (nous réunit par sus mains.C'est un .vrai bonheur pour elle, pauvre tan-jte Armelle qui a tant pleuré en secret sur mes épreuves! Nous eûmes de longues fiançail-iles, qui ne devinrent officielles ; qu’au printemps.Bien (pie.virtuel-: lenient, la pauvre Marie-Josèphe j fût morte le jour où sa raison avait (sombré dans la folie.Gildas portait i strictement son grand deuil.Je pas-j sai une partie de l’hiver a l'hôtel (Le Guernez, suivant des cours sous 'la direction d’une personne distinguée que mon tuteur avait placet près ue moi en qualité d'institu-i trice et de daine de compagnie, et allant un peu dans le monde avec Mme Le Guernez.Puis, vers la fin de janvier, je partis pour Ker-Eu-j vcz.où je devais rester jusqu’à mon f mariage, qui serait célébré dans la petite église de Hoséneue.La correspondance était presque Iquotidienne entre Gildas et moi.Puis il venait souvent passer une huitaine de jours dans la chère , vieille maison, et c’étaient entre : nous de longues et délicieuses causeries.Mme de Ploëllec rajeunissait en | nous regardant; Jobic.Servan et (Jeanne-Marie exultaient.Et Ma-jthurinc, elle-même, rendait les ar-: mes.Il est vrai que Gildas s'en était I expliqué ratégoriquemont avec elle.Dès le premier séjour qu’il fit à Ker-Euvez, cette année-là.il lui dé-jclara tout net qu’il n’entendait pas I voir faire une mine pareille à sa I fiancée.Mathurine se mit à sanglo- ter, en marmottant que ces veux bleus-là avaient encore ensorcelé M.Gildas.A quoi il ripsota: —Oui, ils m’ont ensoreeié, mais pour mon bonheur, ceux-là.Tâche de ne pas l’oublier, Mathurine! Dès lors, la vieille femme fut moins revêche, et, fieu à peu.son humeur s'adoucit à mon egard, à mesure qu’elle voyait l’inanité de ses craintes.Mais je crois bien qu'elle ne me pardonna vraiment mes yeux bleus que le jour où d’autres, tout semblables, brillèrent dans un tout petit visage d’enfaut du fils dont la naissance vint effacer jusqu’au dernier tes douloureux regrets de Gildas.Maintenant, les chers yeux verts me laissaient lire toutes leurs pensées, ils n'avaient plus de mystère pour moi, depuis l'instant où.sur les bords de la Luzette dont je na cherchais plus à pénétrer le secret, j'avais lu en eux le beau secret d'amour qui devait faire de Gaïta Yal-prez.l'indépendante, la petite vagabonde de jadis, la plus heureuse des épouses et la pins soumise, comme l'exigeaient son âge, son inexpérience, et la tendre estime inspirée par celui dont elle était la compagne pour toute son existence erresre.Le tuteur autrefois détesté était devenu, de par mon libr* choix, mon tuteur four la vie! FIN O Journal imprimé au No I?rut Sa.nt-Vincent, à Montréal, par riüfPRIME* IMF POPri-Am* p e-au.28 a 30s ble «reras ¦A RI NE-TYPE i bord (f.o.b.) Mont- $2.75 $14.85 $15.15 i - ran en réal.En lots fractionnés et aux épiciers.OEUFS - Oeufs frais choisis .57s Oeufs strictement frais .53s Second choix.48s à 49s BEURRE Dr betirrerie pasteurisé 58% à 58% De betirrerie, premier choix.57 à 57 % De beurreric, bon choix 5fi à 56 % SUCRE New-York.28 Sucre brut, ferme; sucre traité par moulin centrifuge $18.56; sucre fin granulé.$22 à $21.FROMAGE Bonne (pialité.27%s POMMES DE TERRE se maintiennent encore aujourd'hui de $4.75 Les prix très élevés.On demande à $5.25.LES VIANDES FUMEES Jambons de 8 à 10 livres à 45 sous; de 10 à 15 livres à 42 sinus ; 18 à 25 livres à 40 sous.Le lard iv déjeuner (bacon), fait de 45 à 47 sous et le lard dessossé Windsor fait 55 sous.navires -qui faisaient le commerce dan» le.» Indes Occidentales.Otte vente avait rapparié une somme de $8,000,000 et c'est cotte somme qui va servir à T acquisition de la Montreal Transportation.Otte dernière compagnie possètle plu- ; sieurs cargos en acier, des remor-i queues et «les élévateurs à grains à i Kingston, (’.'est une des plus vieil*) les compagnies maritimes 0 à BP*-Abitibi.125 a T5>,4, 75 A 75 Sugar.5 i 12fi, "5 à 127, 75 127 >4.rironipton '0 « 136*^.Cement.Ti a f>5.Strum.SO * 7.1 w,.U * 7.7-4, Smelters IIS) à 25%.Citass.5 à (12 Lauren.5 i< 107.Mont.p«t«‘fr.50 h 87.U« ruffles.27 4 127x;, 75 à s 77.A 57*-, l.iuebec.115 à 70 .35 j) 20 R,.A 121 LES PETITS ACHATS sont une spécialité de notre Maison, qu’il s’agisse de spéculation ou placement.La vente des valeurs françaises en est une autre.BRYANT, ISARD & GO Agent* de Change, prêt la Bear*# d* Toronto, le Chicago Board of Trade.Maison de Tarent* : Canadian Pacifie Building.Maison de Montreal • *4-»® rae St-francoia-Xavier.Orcape toat le rea-dr-rhaataé* de Pim meuble.Telephone Main 41«*.Central parti-eailer.Cours du change Côte «les devises étrangères de L.G.Beaubien «F Cie.banquiers et agents de change, près la Bourse de i Montréal.Cours moyens à New-York Londres (livre sterling) .3.96 Faris (franc).12.08 Bruxelles (franc).11.45 Genève (franc) .5.49 Madrid (peseta).0.1670 Berlin (mark).0.0272 Vienne (couronne) .0.0075 IRotterdam (florin) .0.36 Home (tire).16,22 Cours moyens à Montréal New-York .1414i i Londres.4.58 St.L.n.mr.19 à 95.Npnnish, 47 à 100*^.yva.VHg.SI) i» 129**, 75 à 12Î ES à 129's, ni) b 130.Iron priv à 82.Steel prix.9 0 95.35 4 97.1 ft .'(V Nu;-'.i* prix.20 à 145.Asbestos tniv.25 à 92*-,.Jioxvhril.15 à 102 Took" j riv.S g 88.Lyall.Ill A 70.Doin.prtv.1 à 78.Asbratns.80 0 85.Penman.25 0 129, Cnr priv.10 A 9(>V , Xhum.priv.70 0 78*4.Span.priv.25 à 145*4, 385 A 145.Btnqaea Montréal.11 h 195*4.Marchands S à 183.M oisons, i) 0 188.Commerce.8 à 186*4* —— x* —-— Sauvons nos bébés ITINERAIRE PF.LA PELLICULE EDUCATIVE DE LA SOCIETE S AI N T J E \ N -RA l’TESTE La pellicule "Sauvons nos bébés”, dont la Société Saint-Jean-Bapîiste | donne des représentations gratuite* en plein air, est en grande fa- j veur.de ce temps-ci: de partout.! on la demande.Au cours de ces deux dernières semaines elle a été montrée dans les paroisses de l’ouest de a ville.Voici l'itinéraire qui lui a été tracé : pour cette semaine: Lundi Angle Rivard et Duluth.| Mardi Angie Berri et Marie- ! Anne.Mercredi Rosemont, près «le CANADIAN NATIONAL-GRAND TRUNK NOUVEAU SERVICE A TRAVERS LE CANADA \*,*r>AlAS*4 v e*'£b< If**' geû fOtff Ai*1 Sd^ TORONTO Grand-Tronc sera A partir du 27 juin 1920, le nouveau service transcontinental National du Canada inauguré comme suit : MONTREAL - OTTAWA - WINNIPEG - VANCOUVER - VICTORIA - PRINCE RUPERT Uimanehe Temps Dsp Moettré»! E*t ; (Gare Benaventare) Arr Ottawa “ i I>ép Ottawa Arr.Nerth Bar Arr Hadbnry Pert Arthar Arr.Pert William W inntpaf Winnipe* Baakatoan EH mente» I.Rdm oaten Arr.Tempe Can 1 empa Mtn.Tempa Par.S I# pm Di.^ 1.1* p nrt Di.».1« pm Di.(.4® am La.-li t® am La i.Jaapar (Natienal Pki Arr.Ht.Robien (Becheaeea Canadienne*) Arr Vaneoarrr Arr Vletoria Arr Print* Repart Lundi 1.10 pm L*.®.l® pm L».1.30 pm Lu 4 50 am M* Il *0 am Ma Mardi 1.10 pm M* 9.1® pm Ma 0.30 pm Ma (.50 am Me Il.10 am M* Mercredi (.10 pm M* 9.10 pm Ma.0.90 pm M* 0.10 am Jett SO am J*.Jeudi (.10 pmJe.0.10 pm Je.0.90 pm Je.(.50 am Va, .30 am Ve.T.liamJe.7.15 am 8a.: 7.05 am Je.i 9.45 pm Je.10.25 pm J*.7.05 im Sa 9.45 pm 8a.10.35 pm 8a.12.90 pmV*.12.90 pm nt.11.23 pm Va.11.25 pm Di 12.10 am 8a.1.19-10 am Lu 0.22 am 9a.9.22 am Lu Vendredi 6.10 pm Ve t.10 pm Ve 9.S0 pm Ve.6.SO am Sa.11.30 am Ha.12.06 pm S*.9.00 mm DI.2.00 pm DI.T 00 pm DI.i 12.06 pm La 9 Of am Ma 9.00 pm Ma 7.00 pm Ma Samedi 6.10 pm Sa.9.10 pm Sa.9.36 pm Sa.0.60 am Di.11.30 am Di.j 7.16 am La.7.06 am Lu.9.45 pm Lu 10.35 pm Lu.12.10 pm Ma 11.25 pm Ma 12.10 am Me 9.22 am Me 12.06 pm Me.9.00 am Je.3.00 pm Je.7.00 pm Ja.Paris ; Bruxelles .Genève .; Madrid .j Berlin .j Vienne .i Rotterdam ! Rome .10.40 9.93 4 90 .1810 .0317 .0120 .4LM) 13.90 Frappé par un tramway N.Marceau, 47 ans.s'esd fait fiarturer la jambe gauche, samedi soir, à la suite d'un aocktant tie tramway, u î'angV des rues l’.igti nt au et Ontario.Marceau traversait la rue a l’endroit précité «fiiand il fn* fraopé par un tramway Papi-r.cau.Il a été trwnsqTorté à l'hôpital Notre-Dame.UN PLACEMENT QUE NOUS RECOMMANDONS Commission des Ecoles Catholiques de Montréal 5K% - 5 ans Coupures $100.$500, $1000 LAFRttiCE & CÂS6RAIN ¦ I .«0 RUE ST-GABRIFX .Main 7227 Aménagea»"** ln*ur SERVICE QUOTIDIEN nt.pa»*(.comprenant wagana-abaareateiro.ALTERNATIF DE MONTREAL SUR VOIE DE TORONTO bnffot.d* tourlitea at de eulaïu.et esiturea ardlnalrra de* pin* moderne*.L’INTERNATIONAL LIMITED PAR Tempa Dép Montréal rGare Bona.cntara) Arr.Turanta Bépl.Toronte, ela « nhalt et («rhranei Arr Winnipeg Bépl Winnipeg Arr Saakateon Arr Bdmonlan Arr.Vanewuror Arr.Vlrtnei* .I—.^ —.O"—-.— ¦' '** Arr.Frlnee Ripart Temp* Cent.Mot Par • i® no h m ni lo.ofl mm La 10.00 • fît Ma 1# 00 mm M» 5 40 P» Di t.40 pm La.1 40 ptn Mo 5 40 pm Ma 11.00 pm DI U 00 Pi* La.11 00 pn» Ma 11.00 pm M» 4 00 p m Ma o on pvn Me * 00 pm J».« 00 pm Va.10 25 pm Ma 10 2* pvn Me 10 25 pm J».10 T* pm Va.13 40 pvn M.Il 40 pvn Je.12 40 pm V# 12.40 pm Sa 11.25 pm Ma.11.25 pvn Je.Il 25 pm V».Il 25 pm Sa.9.00 mm Vo.9.00 an* 8* too am DI.too am La.2.00 pm Va.0.00 pm Sa.9.00 pm ni i 2.00 pm (L*.TA® pm m.10 00 am J».5.40 pm Je.11.00 pm Jo.0.00 pm 8a.10.20 pm Sa.12.40 pm Di.11.25 pm DI 10 00 *m Ve.5.40 pm Ve.' 10.00 am 8*.5 40 pm 8a 11.00 pm Ve.Ul.OO pm 8a (.00 pm Di.j 0.00 pm Lu.10.25 pm Di.10.25 pm Lu 13 4® pm Lu.12.46 pm Ma Il 25 pm Lu.DITS pm Ma 0.®0 am Ma.0 «« am Ma , » fld am Je 9.00 pm Ma 3 90 pm Ma T 00 pm Ma 9.00 pm Je.T 00 pm Je.Pour pla» Information et Canada et Grand-Tronc.rétor*# dt pUe*» 6a«f la» waftna-Mt*.•*•*!•••«*¦ è Impart# quH arenf dot rhemina d# far N'fttianal d* VOL.XL — No 150 LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 28 JUIN 1920 T Vie Sport'** Lachine triomphe et le Crescent bat Roval-Canadien LE NATIONAL EST OÉCLASÉ PAR SHAMROCK LES IRLANDAIS ONT BATTU LES HABITANTS PAH 14 A 4, SAMEDI APRES-MIDI AU TERRAIN DE MAISONNEUVE.Une grosse assistance voit l’inauguration de la deuxième série de la ligue Indépendante, hier.«les p de la Une saison vu le Orescent et le I plier du Royal-Oanadien a ligue Indépendante ‘.aeni Williams, c, xFlynn .Total Ies plus grosses foules de la me trioin-et «lu Métropole, hier, au National, dans la première série de la deuxième moitié.Le Crescent, qui a gagné le championnat de la dernière série, l’an passé, et qui détai'Ua avec le Métropole, a causé une surprise à ses supporteurs en triomphant du Royal-Ckwnulien par 9 à H, gagnant dans la neuvième manche, alors qu'avec un point en-dessous, il compta deux fois sur le coup simple de Maddock, le trois-buts de,, .¦ Curtis et Terreur de Mer vin Watson, au centre, sur le "fly” de Wilson.La grosse manche du Crescent fut la deuxième, alors que les Diables Riens convièrent cinq fois.La-haie se raffermit dans la suite, et il fut plus parcimonieux «tes points qu’il alloua à ses adversaires.Le lîoyai-Caoadieu a fait une lutte «le géanti, et il égala le score à la septième après avoir compté quatre points dans ta sixième.Les, Royaux assumèrent les devants dans la huitième, sur deux deux-buts cl deux coups simples.Mais, de la mauvaise tenue sur les buts fut cause qu’ils ne comptèrent qu'un point dans cette manche, comme des erreurs empêchèrent le Royat-Ganadien de compter en deux ou trois autres reprises.La deuxième partie a été gagnée par le Lachine sur Métropole par Il à I.Outre que les Mets, champions de la première série, ont été absolument impuissants :i frapper les balles de Lionel Desjardins, ils ont été bien en-dessous de leur ha biliielle condition.Ils ont été déclassés sous tous les rapoprts.par les Red Sox.qui ont joué avec ensemble et brio tout le temps.Au bâton.au champ, sur les buts, le Lachine a dominé et attaqué avec système.Le petit Beaudoin a continué à cogner dur.et il a fait, comme les deux dimanche précédents, un trois-huts.un deux buts, la halle .K) 9 Kl 27 KOYAL-OANADIEN 4 0 14 S.Watson, 1b.M.Watson, c.f.C.Watson, r.f.Jocks, s.s.Goudreau, 2b.Beaudin, 3b.Llodoin, l.f.I Mullen, e.P.• ¦ Ab.R.H.Po.A.E.0 0 0 :i 2 T O 3 •) x—A frappé pour Royer à la 9ènie.Résultat par reprise: Crescent .115151000—9 Royal Canadien .1 10041410—3 Sommaire.— Trois buts, Curtis.Deux buts Williams 2, Mullen 2.S.Watson, Goudreau, Beaudin.Ruts sur balles, de Paquette I.de Lahaie 6.Retirés au bâton, par Raquette fi, par Laide 11.Sacrifices.Jodoin, M.Watson 2.Buts volés, Wilson 2, Trempe, Maddock, Mullen, C.Watson, M.Watson.Goudreau, Lahaie.Doubles jeux, Williams à Trempe à Williams.Royer à Curtis à Trempe.Frappé par le lanceur, par Raquette (Jocks).Halle passée, Williams.Laissés sur les buts.Crescents 11, Royal Canadien fi.Arbitres, Page et Pate-naude.METROPOLE Lébeilié, 1b.Savaria.l.f.Rates, 2b.Doyle, r.f.Duplessis, e.Charette, c.Boston, c.f.Archambault, Millier, 3b.Grégoire, s.s.Clément, p.Deschamps, Ab.R.H.Po.4 2 4 17 3 P- 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1 A.0 0 4 1 1 (I 0 0 4 3 1 1 Le National, dans lu ligue de cros-i se professionnelle, n'a pas prouvé qu'il était à la hauteur de lu situation, samedi après-midi, en se b»i-sant battre par un résultat de I I à 4 , par le Shamrock.La partie eût été i intéressante si les joueurs du National avaient joué leur partie ordinaire ou tout au moins s'ils avaient joué comme la semaine dernière.Us n'ont i pas réussi à prendre l’avantage un seul instant rt, toute la partie du-! rant, les Tricots Verts ont fait à peu près ce qu’ils ont voulu.11 va sans , dire que les partisans du National n’ont pas manqué de manifester leur mécontentement.La joute n’a été jouée qu’à dix Joueurs, parce que le Shamrock n'a pu réussir à en réunir d’autres.Cela enlevait encore de l'intérêt à lu partie qui en manquait totalement S par ailleurs.La piètre assistance qui avait pris place dans les estrades du terrain de Maisonneuve n’était pas très en-, Ihousiaste et pour cause.Voilà maintenant que Ton prétend que la dernière partie de crosse professionnelle a été jouée samedi, lues parties sont peu ou point encouragées et on aurait décidé tout simplement de se fusionner avec la ligue amateur qui a beaucoup plus de succès.Dans ce cas le National irait jouer sa dernière partie à Cornwall pour leur rendre la partie jouée ici samedi, et c’en serait fini de la crosse professionnelle, pour quelque temps au moins.L’affaire va, «lit-on.se décider cette semaine.Alignement | National ! Corbeil | Brossard Lcboeuf Lahue Wattier Aspell Langevin Dussault Baillargeon Vincent Substituts : SAINT-ARSÈNE ET ATHLÉTIQUE VICTORIEUX Une fois de plus, les habitués des matinées de tu Ligue de baseball de la Ligue de la Cité, ont vu une fin de partie .sensationnelle, hier, au terrain des Shamrocks, alors que le résultat était de 4 à 3 en faveur du Lachine an commencement de la neuvième reprise, et que ce club paraissait certain de lu victoire, r.Vthlé'tique qui a fait un grand ef-tV>rt dans la dernière moitié de celte manche, n compté deux points et a changé une défaite imminente en victoire par un résultat de 5 à 4.Le lanceur Grenier a joué une partie sensationnelle, retirant 15 nommes au bâton, n'accordant pas une seule passe au premier but.et ne permettant pas à ses adversaires de faire plus de six coups réussis.Ix* Saint-Arsène a continué sa marche triomphale, et a remporté •sa septième victoire consécutive et le championnat de Ta première série de la Ligue de la Cité.Tl a battu hier, le Saint-Henri par 5 à 3, Singher a fait trois coups réussis au cours «te l’après-midi et Carmel deux, Fortin, le receveur du Saint-Henri, en a fait deux également, un deux buts et un coup .simple.SAINT-ARSENE Carmel, 1b .Rose, 3b .Rigeon, r.f.Smith, 2b .Singher, s.s.Young, l.f.Win go.c.Laverrière, Desforges, p Ab.R.c.f.H.Po.2 13 A.E.9 0 9 0 1 0 10 1 1 Total 31 7 27 8 3 SAINT-HENRI chênes, P.Shamrock, Arbitres Brown.Buts Point Couvert Défense Défense Centre Attaque Attaque Intérieur Extérieur National, Leroux.Des-l-alonde, Langevin, Pitre.Egan.: Albert Shamrock ! Brady McMullin i Blake! Ahnani Doran i Pennv: Welsh Butler ; Egan ! B.Walsh Ab.R.5 1 4 1 3 9 'U.1 2 2 2 6 4 2 9 1 1 0 A.E.4 0 retombant derrière la grande estrade du centre, et un coup simple.Frank Delisle a mis d—ix coups de dm v-bnf'; à on crédit, et H a Total 30 4 LACHINE 7 24 15 — 3 .'«’r-roé n«'.?fey-’e d* con^s très C.Rochon, 2b.Ab.R.H.Po.A.E.a : rfî ,i.aps gauche.Leduc, du r> 1 2 4 t 1 i •••hin ¦.e«vre de Jeunesse; part à pradre, la part à donner: ies jeunes egns.artisans de leur oeuvre”.M.Jos.I>averdière, pré-ddent du Cercle de Laval.Québec."Il nous faut des élites: choix et recrutement des membres”.Un membre du cercle Dollard.Montreal, -ur “ ad fi ne ni usque : comment as-surer la persévérance des jeunes aens à l’Oeuvre de Jeunesse”.Après] '¦ diner, promenade en automobile,! à la montagne de Saint-Hilaire, et j après je souper, soirée dramatique; et musicale.A l'issue de la séance,I r union intime dans les Salles du; Cercle et adieux aux délégués et; aux visiteurs.Au banquet.M.le! chanoine Senécal donnera uneeon-l férence: ‘‘Sous la houlette du Pas-j leurs Suprême: les oeuvres de jeu , ne.sse et la soumission à l'autorité i feligieuse"; M.Armand Boisseau, député, sur l’idéal patriotique chez; a jeunesse: le R.P.A.Cahnenin, supérieur du patronage de Québec, représentant du général de ITnsti-tut.sur les FF.de Saini-Vineent de! l’aul et les Oeuvres ouvrières”; le; R.P.Ouimet, curé de Notre-Dame j du Rosaire de Saint-Hyacinthe, re présentant des Conférences de St Vincent de Paul de Sainl-Hyacin-i the sur les Conférences de Saint-1 Vinecr.f de Paul et la jeunesse; üj Rév.Fr Bdm.Lafrenière.directeur! du Cercle Notre-Dame, Saint-Hya-I cinfhe,
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