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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 29 juin 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1920-06-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME XI.— No 151 MONTREAL, MARDI 29 JUIN 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnement, pat la poste : ¦_ "V"! V ?VT Rédaction et administration i Édition quotidienne M B 1 flB ¦."Hlfl H H fl B X «• SAINT-VINCENT CANADA DT ETATS-UNIS .ta OO ill BLü H HH BLl M IH |H HH El PM II "OMT* *tA'- UNION POSTALE.g ou HH |g| KR m WM HH K| - .Édition hebdomadain M ¦ bI M H BgP R| M WSlB H H R9 H - TÉLÉPHONE'» Main 7460 *îZ M J B J B # H J WB m W M ¦ BJ ^nuW;v union postale .soo MÊMtMÊ ¦Had BB ¦R HH Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! L’ELECTION AMERICAINE - ./ Le congrès démocratique.— Les chances de Mc-Adoo.— Un troisième parti?Les partis prennent position.Le choix du sénateur Harding indique que, citez les républicains, c’est la “vieille garde”, l’élément que l’on qualifie de “conservateur” qui dirigera la campagne.Beaucoup d’observateurs semblent croire qu’il en sera de même chez les démocrates, et cela pose tout de suite la question de la possibilité et des chances d’un troisième parti.Il faut s’entendre : d’urv troisième parti qui soit pour les deux autres un concurrent sérieux, qui puisse espérer faire élire ses candidats.Car, depuis longtemps, les luttes présidentielles se font à trois, quatre ou cinq, mais, en dehors des républicains et des démocrates, on n’a jamais qttacné d’importance aux autres candidatures que dans la mesure où elles pouvaient enlever des suffrages aux deux principaux champions.Cette année encore, le candidat socialiste, Eugène Debs, qui purge au pénitencier d’Atlanta une sentence pour violation d’une des mesures de guerre, n’apparaît que comme l’occasion d’un groupement, l’objet d’une manifestation de force, pour ses partisans.Ils ne comptent point l’élire, mais simplement profiter de la,campagne pour propager leurs idées et sur son nom affirmer leur force.Mais, en dehors des socialistes proprement dits, il existe des groupes puissants dont les membres ont jusqu’ici donné leur appui à l’un ou l’autre des grands partis et qui sont de plus en plus mécontents des forces qui paraissent devoir dominer l’un et l’autre.De là vient l’idée qu’une sorte de syndicat des mécontents, où s’associeraient la majeure partie des ouvriers syndiqués, les cultivateurs et des intellectuels qu’irrite la politique des deux vieux partis, aurait chance de l’emporter.Mais sur quel programme et autour de quels noms se grouperaient tous ces hommes, qui ont vraisemblablement en commun beaucoup plus de mécontentements et de déceptions que d’idées arrêtées et de principes fixes?Nous ne voulons pour aujourd’hui que signaler la possibilité de ce lancement d’un troisième parti et noter que des projets de ce genre s’élaborent évidemment en plus d’un milieu américain.C’est une perspective qu’il ne faut point perdre de vue en lisant les délibérations du congrès démocratique.Il est même intéressant de signaler que M.Frank P.Walsh, l’Irlando-Américain qu’on a récemment entendu à Montréal et que certains désignaient comme un futur canadidat à la présidence, vient de publier une sorte d’article-manifeste où il déclare qu’il faut quelque chose de neuf et ajoute qu’à son avis, si les vieux partis ne prennent pas l’initiative du mouvement, un troiisème parti pourra l'emporter.M.Walsh se déclare personnellement en faveur de la propriété d’Etat des chemins de fer et des grands services d’utilité publique.Au congrès de San Francisco, on se dispute, en attendant, la timbale de la haute candidature.Il semblerait que le gendre du président Wilson, l’ancien ministre des Finances McAdoo, réunisse le plus gros des chances.Il a presque l'air, au premier abord, d’un homme qu’on nommera même malgré lui.Mais l'expérience générale, et l’expérience particuière et toute récente de Chicago, enseigne que ces apparences peuvent être fort trompeuses.Ces brillantes candidatures servent souvent à barrer la route à d’autres, puis, ce sendee rendu, s’effondrent sous une manoeuvre nouvelle.Ln inconnu t—— inconnu et imprévu du grand public; mais très connu et très prévu souvent des véritables meneurs -survient et fait sur son nom l’accord des adversaires lassés.Ce fut le cas de Chicago *, ce sera peut-être, demain, celui de San Francisco.\ Orne** HEROUX.P h muÆT nu soif.LA FOI DE NOS PÈRES Il marche lout droit dans le chemin de roi, te père Désiré.A le voir filer avec sa petite voiture rouge et son fidèle Nègre, on lui donnerait à peine cinquante ans ?“Pardonnez, dame, soixante-cinq aux récoltes rochaines, s'il vous plaît." Nègre, ni.n'a qu'un an : un beau chien noir, “ben dompté, qui court comme un orignal quand g mange pas." C'est-à-dfre qu’il est plus alerte quand il est plus allège! “D’une façon”, ça peut toujours s'expliquer.Le parc Désiré est hâlé par le soleil et la brise de mer: son teint, sa casquette et sa pipe sont de la même couleur, en sorte qu’on ne distingue pas grand’chose quand on le voit venir de loin.Mais approchez et vous verrez deux peux qui pleurent, faites connaissance et vous apprendrez qu’il a fait “voeu" de partir de la vallée pour se rendre à pied sans parler jnsqu'à Gas-pè.“d'aller, de retour pour que la bonne sainte Anne guérisse ses yeux”.Allez plus loin et vous sauvez que le pauvre vieux a couché dehors, à ta pluie buttante, et vous verrez dans sa voiturette de vieilles catalogues toutes trempées, un peu de manger et c'est tout son bagage.Le vieux père ineurne la foi des anciens Canadiens, la foi que l'on sentait vivante, agissante, celle qui savait se dresser comme un rempart devant les sortilèges diaboliques.celle enfin qui faisait marcher huit, dix ou douze milles pour aller entendre la messe du dimanche.Que rions sommes foin de ces jours d’antan ! Qui marche trois milles pour entendre une messe ?Qui, souvent, n'a pas honte de faire un signe de croix devant des étrangers?J'aime mon vieux père Désiré qui va son chemin avec la simplicité d'un enfant et la foi des martyrs.Il fera 451) milles à pied sans purler pour la guérison de ses yeux par l'intercession de la bonne sain-'e Anne.SUZON.BLOC-NOTES Tués en guerre I nc statistique toute récente porte à 9,829,000 le nombre des hommes tués à la guerre, de 1914 à 1918, en Europe: lo-dessus, la Russie aurait perdu deux millions et demi d’hommes, l’Allemagne, deux millions, la France, tout prés d’un million et demi.la Grande-Bretagne.800,000, l’Italie, 600,000, et la Belgique, 115,000.Ce tableau, quoique effroyable, ne parait pas complet, car des chiffres récents fournis par le gouvernement français estiment le nombre des morts, en France seulement, à plus d’un million huit cent mille: et, au surplus, le nombre des soldats américains morts à la guerre ne paraît pas y figurer, de même que celui des fcoWaU coiooMU* frritganiuues.La même statistique évalue à plus de 20,950,000 le total de la baisse de la natalité normale, pendant le conflit, dans les dix principaux pays belligérants.En d’autres termes, la guerre a coûté au bas mot plus de 20 millions d’existences à ces dix pays; cela n’est pas tout.Elle a accru aussi de plus de 15 millions le nombre normal des mortalités, dans ces mêmes pays.Cela fait donc directement ou non, 35 millions de victimes de la guerre;—ce qui équivaut au tiers de toute la population des Etats-Unis.C’est devant de pareilles statistiques, en face d’aussi effroyables résultats, qu’il se trouve encore des gens pour parler sérieusement de préparatifs en vue d’une prochaine guerre, et qui veulent y dépenser tout de suite d’autres millions, — à commencer, chez nous, par une couple de millions pour former une marine de guerre.Notre civilisation parait n’être qu’un vain mot.une formule creuse, car jamais, aux pires temps de la barbarie antique, U ne s’est tué tant de monde en aussi peu de temps.L’humanité avance-vec* i’abime.Silence Il est significatif de noter le si-; lence presque unanime de toute la presse de partis sur la hausse de ^ l’indemnité aux députés fédéraux.Cette fois-ci comme en pareille circonstance.il y a des années, les deux partis se gaussent du public et leur presse aussi.Un exploit Il y a déjà quelques mois, des soldats anglais en Irlande mettaient ù feu et à sac un petit village où ils étaient en garnison.C’était moins dangereux que d’essayer de capturer les “Sinn Feiners” auxquels ils en avaient, et qui leur échappaient sans cesse.Ces jours derniers, des républicains irlandais ont enlevé un général anglais posté en Irlande et dont ils ont, parait-il, trouvé, dans un courrier qu’ils ont saisi, des lettres insultantes à leur endroit.Pour venger ce général, une garnison anglaise a fait hier soir à Fermoy une descente dans la ville, saccageant et pillant les boutiques, cassant partout les carreaux, enfonçant les portes des magasins.Les soldats ont aussi fait des dégâts pour plusieurs milliers de livres sterling, câble Cork., C’était, dit la dépêche, une façon de répondre à l’enlèvement du général Lucas.C’est la deuxième fois que pareil pillage à lieu à Fermoy, de-| puis septembre 1919, et les gens du pays sont dans un état voisin de la terreur.L’armée d’occupation anglaise trouve certes plus vaillant d’enfoncer les portes des magasins et d’en répandre le contenu dans les rues que de se mettre à la poursuite des républicains.La presse angfai-j se a blâmé ouvertement, il y a quel ques heures, le général Lucas de s’ètre exposé à un coup de main de ! la part des “Sinn Feiners".Il reste .à, voir comment plie qualifiera, main-; tenant, la conduite qfcs soldats bri-! lanniques è Fermoy.Supposons que .les ^Beiges eussent joué à quelque 1 general allemand le tour que des Irlandais ont joué au général Lucas; s’imagine-t-on quelles clameurs de joie, quels rires eussent salué pareil exploit; tout comme quelles dénonciations auraient accueilli, dans toute la presse alliée, la nouvelle de représailles exercées par les soldats allemands sur la population d'un village belge, à la suite de la séquestration de leur général?Pas de français M.Lemieux a énergiquement protesté, aux Communes, il y a quelques heures, contre la formation d’une commission chargée de surveiller l’impression des rapports soumis aux Communes, commission où il n’y u pas un seul membre canadien français.Cette protestation est fondée.Le gouvernement sait bien qu’aucun' membre anglo-canadien de cette commission, si bien intentionné qu’il soit, ne se mettra en peine d’insister pour qu’il y ait des versions françaises hnpri-mées de tel ou tel document pWblic.Par contre, s’il y a là un Canadien français, il devra chercher à faire voir son utilité aux gens de sa langue, en tenant bon lorsqu’il s’agit d’obtenir des pièces françaises.I)e-puis la formation assez récente d’un bureau qui surveille l’impression des documents fédéraux,—et où il n’y a pas un représentant de notre langue, où, par contre, il y en a qui sont hostiles ià tout ce qui est français, — jamais le français n’a été traité aussi chichement, bien qu’il soit une dca deux langues Officielles du pays.Nos députés, depuis quelque temps, ont compris qu’il faut s’agiter pour faire obtenir justice à leur langue et à la nôtre.Us n’ont pas obtenu tout ce qu’ils veulent, tout ce que nous avons droit d’avoir, mais c’est à force de ténacité et de protesta-force de ténacité et de protesta-porteront le morceau.D’ici là, qu’ik surveillent la commission dont ils ont parlé hier soir.A se sentir surveillée, peut-être comprendra-t-elle qu’elle n’a rien à gagner à supprimer sous un prétexte ou sou» un autre, l’impression de pièces françaises utiles au même titre que les anglaises.“Square” Un de nos lecteurs de la Beauce, désireux sans doute de nous corriger, — nous en avons souvent besoin, nous l’admettons tout de suite, —nous retourne un numéro de notre journal où il entoure d’un trait de crayon bleu le mot square, dans un titre où nous disons que la procession, le jour de la SaintJean-Bapdiste, à Montréal, est partie du square Saint-Louis.Pour lui, square est une faute.C’est à voir.Hatzfield et Darm este ter, Dictionnaire Général de la langue française, volume II, au mot Square, disent: * Jardin public au milieu dune place”.Le Nouveau Larousse, volume VIT, au même mot, dit : "Jardin entouré d’une grille, sur une place publique”.Ceux qui habitent Montréal et connaissent le square Saint-Louis verront tout de suite que, dans ce cas, square est le mot exact : car il y a bien là, sur la place publique, un jardin et une pièce d’eau entourée d'une grille.Si notre lecteur a encore des scrupules, nous n’en avons plus, à l’abri de nos autorités.Dans l’huile Il y a eu ces jours-ci, aux Etatsi-Unis, de nombreuses arrestations de lanceurs de sociétés commerciales intéressées, prétendaient-ils, à l’exploitation de puits de pétrole.L’un d’entre eux est accusé d’avoir vendu $1 chacune plus d’un million d’actions qui lui coûtaient vingt sous pièce.Un autre a représenté au public que sa maison retirait un nombre considérable de gallons d’huile, chaque jour, de puits en réalité fermés depuis longtemps.Un troisième annonçait que telle propriété qu’il était censé exploiter rendait de l’huile à flots, chaque jour, quand, en fait, il n’a jamais même foré un seul puits et n’a que-, de petits lots de ville.L'heure est favorable à pareilles fraudes, puisque, par tout l’univers, on crie a la pénurie de pétrole, de gazoline, à une baisse de rendement des puits, aux bénéfices prodigieux de nouvelles entreprises pétrolifères.Le Neiv-York Post relate qu'en 1899, en 1903 et en 1907, il s’est commis de gigantesques fraudes, aux Etats-Unis, par suite des manoeuvres de lanceurs de fausses sociétés à puits de pétrole prometteuses de profits exorbitants, qui, en réalité, ne donnèrent jamais de rendement à d’autres qu’à ces lanceurs, mais appauvrirent des milliers de petits épargnis-tes.Si on se rappelle que 99 et demi pour cent du pétrole américain est produit par ''des maisons qui n’ont jamais demandé un sou d’argent à placer au public et que, de tout l’argent mis dans les valeurs ordinairement offertes par les lanceurs de puits d’huile, aux Etate-Unis, il faut $555 pour rapporter $1, c’est à-rendre prudent.G.P.Au parlement italien LA SESSION D’OTTAWA NOUS DURONS ENCORE UNE M1RINE ! M.Ballantyne obtient son budget naval à la suite d’un débat animé.— Le docteur Clark parle comme un nationaliste.— La chambre siège toute la nuit.— Prorogation mercredi?Rome, 29 — (S.P.A.) — Les députés socialistes ont décidé de s’opposer au budget et de bloquer les 'procédures du gouvernement à moires que cekri-ci ne promette de retirer immédiatement les troupes italiennes qui combattent en Anatolie et de ne pas punir les soldats ou tes orvtls qui ont pris part aux récents soulèvements qui se sont produits à Ancône et aü-teun».Ottawa, 29 - La Chambre était peuplée d’ombres, cette nuit.Avec quelques changements dans le décor, c’était urne scène du mémorable parlement de 1910, les parlement de la marine Laurier.Certains acteurs se trouvent à droite qui alors se trouvaient à gauche.La députation jeune s’était évanouie peu à neu, iaissant 'seulemen t queftqûes députés ardents au travail qui s’abstenaient respectueusement du débat et laissaient les survivants de l’époque fameuse r aviver les vieilles que regies.Ive spectre du Niobe et du Hainbow servaient de fond au décor et par un hasard complice on pouvait voir dans une galerie à peu près déserte, un ancien ministre suivre te débat, comme il le suivait naguère quand il était mationuliste fougueux.M.Clark, blanchi, mais toujours aussi vigoureux, retrouvait son feu et sou élfMjuenoe des anciens jours; M.FieMio'g parlait avec- force et vigueur, mais d’urne voix on peu tfc-lée comme ill convient à une ombre et M.Borden blanchi et courbé prenait part au débat.Mais ta crécelle de lM.Rowel est tôt venue rompre te charme.M.dark n'a pas dit grand chose de oeuf ; mais ill a prêté aux arguments déjà ressassés fa suprême élégance de la forme et te brillant de (son ironie.B reproche au gouvernement de ne point voir clair et dès ie début, il 'lai lance cette Hasarde qu’il doit repcenidre à la fin en l’accentuant: en acceptant l’offre de IF Angleterre notre gouvernement s’est, montré de vue courte et notre propre tend de l’amirauté s’est fait router supérieurement par te lord de l'amirauté britannique.M.Clark énonce ensuite ses arguments.Nous nous embarquons dans une politique dangereuse et dont nous ne pouvons prévoir la fin : une forte dépense pour la marine de guerre — et sûrement dans l’état de nos finances les millions demandés par M.Bafllanityne sont un© forte dépense — nous aoheimi-nera par vote dé coresvtp.wwjee à de» ! dépenses plus fortes encore.Il souligne ta contradiction de nos armements et de notre adhésion à la Ligue des nations, puis il ajoute que la prochaine guerre, que nous aidons à réaliser, sera la fin de la civilisation.Il rappelle aussi la fausseté de la théorie universelle avant la guerre de la paix armée.Tl représente des nations comme des dogues hérissés tenus en laisse et qui de toutes leurs forces tiraient sur cette laisse qui finit par se rompre.Puis il repousse l’idée que ces armements peuvent être inspirés par les nécessités de la défense navale.Le seul danger qu’on a couvert c’est celui d’une guerre entre les Etats-Unis et le Japon.Qu’aurions-nous à y voir puisque nous sommes en excellents ternies avec notre voisin et que le Japon est l’allié de l’Angleterre?Pour lui, dût-on l’accuser d’utopie, il a foi dans Ta Ligue des nations, patrorfnée en Angleterre par des hommes d’une très grande valeur et il ne craint pas d’affirmer que la guerre est une impossibilité morale et économique—morale parce que les nations sont rassasiées de la guerre—économique parce que le monde épuisé peut à peine subsister dans la paix.1^ ridiculise l’offre de l’Angleterre On nous donne des navires qui sont déjà vieux ou du moins—et il défie le ministre de la marine de dire le contraire—qui te seront sûrement dans cinq ans.S’il faut parler guerre, si l’on s’obstine à dire que nous aurons à y faire face de nouveau, ce ne sera pas sur terre, ce ne sera pas sur rner—ce sera dans l’air.Nous nous tuerons alors, dit avec un sourire sinistre, le docteur Ulark avec des gaz lancés par des avions.Tel est l’avis des experts.Alors pourquoi cette marine?Quant aux sous-marins, il les abhorre.C’est une arme de pirate indigne d’un pays civilisé.Ensuite on pouvait s’y attendre, il introduit dans le débat sa marotte du “free trade”.A quoi nous servira une marine pour défendre, comme on le prétend, notre commerce en haute mer, si la politique du gouvernement a pour effet de nous chasser des hautes mers, de nous enfermer dans une muraille de Chine?La politique protectionniste associée à la marine c’est une impossibilité.Si les Etats-Unis n’ont jamais eu de marine marchande c’est à cause de leur politique de protection.On l’entend faire cette thèse qui eût été sifflée par le docteur Clark lui-même dans une bouche nationaliste il y a si peu d’années: 1e salut de l’Empire consiste, dit-il, dans la coopération de ses colonies.Que chacune se développe suivant son mode et l’aide suivant ses ressources.On peut dire que la guerre, la dernière grande guerre, a été gagnée sur le champ de bataille economique, le jour où les Etats-Unis ont jeté, le poids de leurs immenses ressource* du côté des alliés.Ainsi le Canada pourrait-il aider l’Angleterre par le développement de ses ressources bien plus que par la création d’une marine inefficace.Il conseille la patience et le temps et demande au gouvernement de refuser le cadeau de l’Angleterre en attendant la conférence de 1921 qui nous démontrera ce que nous devons faire et ce que nous pourrons faire pour aider l’Angleterre.Le docteur lâche, comme tous les autres, sur ie principe.M.Borden répond qu’il ne faut pas entretenir d’utopies.Il y a encore des guerres et il y aura longtemps encore des guerres.De plus on ne fait que donner suite au projet Laurier.M.Fielding, père de la marine Laurier, est dans une situation assez ennuyeuse.Il dit ne rien lâcher de la résolution adoptée à l’unanimité par la chambre des communes en 1909, mais les temps sont changés.Le projet Laurier a été battu et depuis lors nous nous sommes ruinés.M.Rowell veut faire un grand effet, mais il s’enferre lamentablement.Il déclare d’abord que la société des nations a pour but de Les conditions de notre salut comme peuple Quelques réflexions de M.l'abbé Curotte maintenir la paix quand il n’y aura il dit (juc x quand i plus de guerres.Puis il Ca comme Canadien il serait humilié de demander à l'Angleterre de faire pour nous la police de* mers alors qu’elle est écrasée sou* un lourd fardeau d’impôts et que ses pertes ont été beaucoup plus élevées que les nôtres.M.Clark — Ne trouvez-vous pas plus humiliant d’accepter un cadeau de l’Angleterre ?Non ; puisque c’est pour lui rendre service.Le docteur Clark — Mais n’est-ce pas humiliant de tendre la main à une nation appauvrie comme vous venez de peindre l’Angleterre et la priver des navires dont elle a besoin pour sa propre défense ?Et alors M.Roweil : "SI l’Angleterre nous donne des navires c’est qu’elle en a trop pour ses besoins".Et patatras! On éclate de rire dans la Chambre, des deux côtés ; M.Rowell essaie vainement d’expliquer cette bourde.M.Ballantyne s’empresse de lui donner le temps de souffler.Dans sa rencontre avec Red Michael le fluet président du conseil a été knockout.Le débat se prolonge, apportant eu de nouveau.Parlent après M.tlowell le ministre de la marine, M.Meighen, M.Rinfret, M.Danjou (en français) qui est contre le principe même de la marine.L’amendement King, proposé à la séance de samedi dernier, est finalement défait par un vote de 55 à 31.La dépense de $1,700,000 est adoptée sur la même division.Puis M.Ballantyne manifeste son intention de continuer la présentation de son budget cette nuit, malgré l’opposition de M.King qui réclame l'ajournement.La séance est levée à 4 h.M.King demande, avant l’ajournement, quel sera l’ordre du jour de mardi.M.Doherty lui répond: tout ce qui nous reste à faire, et la prorogation mercredi.• » « Nous aurons donc probablement la prorogation mercredi, ce dont personne ne paraît fâché; mais il est douteux, en pareil cas, que nous assistions à un long débat sur la correspondance Murdock.M.Borden est resté à son siège la plus grande partie de la nuit.On eût dit qu’il voulait montrer sa force de résistance et son aptitude à garder les rênes du gouvernement.Par ailleurs, M.Meighen est très entouré; on a salué d’applaudissements assez timides à droite M.Calder chaque fois qu’il s'est levé pour voter cette nuit.Mercredi, assemblée secrète des unionistes, suivie d’une seconde assemblée secrète de l’aile libérale unioniste probablement le lendemain.Ces messieurs décideront s’ils doivent continuer de lier leur sort au parti de M.Borden ou le lâcher.S'ils signifient leur intention de se retirer sous leur tente, nous aurons les élections à brève échéance.LA SEANCE ' Le président du comité des comptes publics déclare, en déposant le rapport de ce comité, qu’on n’a rien découvert d’irrégulier dans l’administration des deniers publics.M.Rodflflphe Lemieux demande de nommer un Canadien-français au comité des imprimés, l’un des plus importants (ie la chambre, qui ne compte actuellement que trois membres de langue anglaise.Nous voila bien avec cette triste Russie bolcheviste! Nous pouvons commercer avec elle comme nous l’entendons.M.Foster a pu même déclarer, en réponse à une question de M.Joseph Archambault, qu’il sait de source officieuse que plusieurs maisons canadiennes traitent actuellement avec les administrés de Le-nine.M.Foster présente ensuite une résolution conférant à la commission des chemins de fer tous les pouvoirs pour parer à la crise du charbon, puis le bill découlant de ces résolutions subit la formalité des trois lectures en quelques minutes.Les Etats-Unis, explique sir Robert Borden, à l'appui de cette résolution, interdisent les exportations de charbon en Europe pour parer à la crise.Ils ont donné le contrôle du combustible à la commission in-ter-étaiiste.L’exportation du charbon au Canada est permise, mais à condition que les wagons soient déchargés dans les 24 heures.Il faut donc que la commission des chemins de fer ait des pouvoirs extraordinaires pour assurer l’expédition, lesquels le gouvernement ne saurait lui assurer sans l’assentiment des chambres.La situation est grave, ajoute le premier ministre- Le Soleil nous apporte d’un sermon prononcé à Québec par M.l'abbé Curotte, ù l’occasion de lu Saint-Jean-Baptiste, une analyse précise dont nos lecteurs aimeront a retrouver ici la partie maîtresse: Je dis donc que le salut du peuple canadien-français dépend de sa fidélité: a) à l’idée catholique; b) à l’idée française; c) à l’idée canadienne.1.FIDELITE A L’IDEE CATHOLIQUE La supériorité et la force de la vie d’un peuple se mesurent à la hauteur ue son idéal, à l’efficacité des moyens de la réaliser, à l’unité des intelligences, des volontés, des énergies de ses citoyens.Cette mesure de la valeur de l’individu s’applique.avec une vigoureuse exactitude, a la collectivité sociale.Or, n'est-ce pas la merveilleuse puissance et l’incomparable mérite de la religion catholique de propo» ser à l'homme vivant en société un idéal très élevé, de lui fournir les moyens multiples et variés de le réaliser, d’unifier les pensées, le»; vouloirs et les activités de ses fidè^ les?Envisagez, dans son majes-< tueux ensemble, la syntèse domina^ tique; faites-en l’analyse détaillée,i repassez dans vos mémoires le*! préceptes et les conseils de sa morale si pure; comprenez le sens mystérieux de son culte; et dites* mol si vous n’avez pas de Dieu et d« l’hèmune par le lien de la prière publique, le flot de la grâce sacramentelle inonde les âmes, les puri> fie, les divinise; d’un mot, la reli-' gion rend l’homme capable des ac* tes tes #u-___ ASSURANCES ET VITRES Ag?nt spécial : Atlas Assurance Company Limited Directeur-Gérant dites lisières, telle que portée '‘Vu d'évaluation municipale; ' Que des assemblées des propriétaires intéressés ont été tenues et 1 on a exprimé l’opinion qu’il serait juste et equitable de faire payer Je coût de l'acquisition ou de l’expropriation des dites lisières de ter rains au moyen d'une taxe spéciale imposée sur tous les propriétaires d’immeubles situés dans les limites de l’ancienne ville Saint-Louis, et I on a donné comme raison le fait que les dits propriétaires d’im-enéfii Commercial Plate Glass Assurance Company Présidant La Gie CERAMO-VITRAIl Inc.Fabrication d«» Varrièrc» *t Miroir.Phones : St-Louis 6401-6402.COLLEGE DE BARBIER Vaules-vous occuper une excellents position, avec le plu» haut aniairs payé ?Quelque» ««naine* d’apprenU*»age suffisent bouihkai»
de

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