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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 juillet 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-07-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME XL — No 175 MONTREAL, MARDI 27 JUILLET 1920 Abonnements par la poste : MM "W ?TT Rédaction et administration t _ I L1 liL'l/l'll U UNION POSTALE.8 Oü H |BPH M ^ WM ÿ ^ ^ BS|^^ - Édition hebdomadaire |H m m 8^ Egf If WiB l8 .TÊLËPHONEt Main 7460 l?™™*//:;:::fiSS m Æ m M m W Jm  WË vLW JIL JÊL U 6brvicedenui*; UNION POSTALE 3 00 ¦HHHI aHÊÊÊÊM glIirfffTl BD HH ¦BD Dr AA«1»lnU.Ü«0) M.:.6ia Directeur: HENRI BOURASSA FA/5 C£ Ql/£ DOIS! MANNIX-HUGHES-LLOYD-GEORGE Quelques réflexions d’ordre général On connait, par les dépêches, les grandes lignes de ce que l’on pourrait appeler l’imbroglio Mannix-Hughes-Lloyd George.Mgr Mannix, archevêque de Melbourne, ancien directeur du grand collège ecclésiastique de Maynooth, en Irlande, est l’un des principaux champions de l’indépendance irlandaise.Il a été en Australie l’un des protagonistes du congrès de la Race irlandaise et, depuis son arrivée en Amérique, les partisans de l’indépendance l’ont partout entouré et acclamé.A New-York, voici une dizaine de jours, il parlait aux côtés de de Valera, dans une réunion tenue au Madison Square Garden, sous la présidence de Mgr Hayes, archevêque de New-York.Ces jours derniers, de Valera donnait à Washington une grande réception en son honneur.On comprend que tout cela ait fait de lui, dans les cercles officiels anglais, un personnage fort peu sympathique et les dépêches de ce matin annoncent que M.Lloyd George vient de déclarer aux Communes qu’on ne permettra point à l’archevêque de Melbourne de descendre en Angleterre.(Mgr Mannix est en route poùV Rome).Par ailleurs, le prélat australien a été dans son pays l’un des grands adversaires de la conscription et cela l’a mis en conflit direct avec le premier ministre Hughes.De là les objurgations transpacifiques que lui adresse aujourd’hui M.Hughes et auxquelles l’archevêque répond que cela n’a guère d’importance, que M.Hughes ne paraît pas savoir ce que lui, Mgr Mannix, a dit en Amérique et, qu’au reste, dans le différend d’ordre politique qui les divise en Australie, c’est contre le premier ministre que l’opinion australienne s’est déjà nettement prononcée.Les suites directes de cet imbroglio pourront offrir un intérêt considérable.Ce que nous voulons souligner aujourd’hui, une fois de plus, — et ce que l’imbroglio rappelle invinciblement — c’est l’extension enorme que prend la question irlandaise.On rencontre encore des gens qui disent: C’est pour l’Angleterre un problème de politique intérieure.En fait, le problème occupe la moitié du globe et partout les événements d’Irlande desservent le prestige et l’influence britanniques.Aux jjttats-Unis, de Valera n’a point réussi, sans doute, à amener l’un des grands partis à promettre la reconnaissance officielle de son gouvernement, mais l’effet de sa propagande générale subsiste et son échec temporaire ne sera, déclare-t-il, que le principe d’une plus énergique campagne.En France où, pendant la guerre, l’Irlande ne disposa point d’une publicité très favorable, on note un changement très sensible.Nous imaginons bien, par ailleurs, que, dans les pays où l’on a fait la guerre aux Anglais, la presse ne doit guère se gêner.Mais le cas le plus intéressant, c’est peut-être l’éveil et l’organisation des Irlandais dans l’Empire britannique.C’est en Australie que le mouvement paraît avoir commencé.La présence de Mgr Mannix et de quelques hommes en vedette lui a fourni à la fois un appui et un stimulant.Chez nous, la poussée a été plus lente, mais l’organisation, ces semaines-ci, parait prendre, des proportions \ raiment considérables.Nous avons vu, par la façon dont, à vingt-quatre ou quarante-huit heures d’avis, on monte, à Montréal, de grosses manifestations, de quel jnécanisme disposent les meneurs.On est présentement à grouper, dans la Self-Determination for Ireland League of Canada, tous les Irlandais irlandaisants ; des propagandistes parcourent le pays entier et un congrès général se tiendra à Toronto dans les premières semaines de septembre.Le choix même de Toronto indique l’état d’esprit des chefs, leur volonté d affirmation.Du reste, on peut, croyons-nous, affirmer sans crainte que si, pour ouvrir la porte à plus de monde — et, a-t-on dit,''d’après le conseil de de Valera lui-même — on s’est uniquement placé sur le terrain de la self-determination, la très grande majorité des membres de la ligue sont en faveur de la république.Tous, en tout cas, sont unanimes à dénoncer la conduite du gouvernement britannique, et cela diminue d’autant son prestige et ses moyens d’action aux colonies.On peut poser en fait que tout mouvement en faveur de l’Irlande vient de ce temps-ci favoriser Fantiimpérialisme.Si la crise continue, il accentuera probablement, en Australie surtout, ,c sentiment enL faveur de ^indépendance.Les difficultés de ^’Angleterre s’accroissent avec le nombre de territoires qu’elle possède ou dirige indirectement ; les événements d’Irlande, »n même temps qu’ils affaiblissent son prestige mondial et suscitent contre elle des animosités nouvelles, la privent de son meilleur terrain de recrutement et absorbent une partie de ses troupes au moment où (“lie a grand besoin d’hommes.L’heure est artivée où beaucoup d’Anglais doivent se demander si, dans l’intérêt le plus immédiat de leur pays, ils ne devraient point prendre à leur compte la proposition que faisait récemment un.journaliste anglais très connu, M.Nevinson, et dire aux Irlandais: Faites ce que vous voudrez! Disposez de votre sort.Nous espérons que vous croirez utile de garder avec nous des liens politiques, mais c’est votre affaire.Nous acceptons d’avance le régime qüe vous choisirez pour vous.D’autant que les chefs du parti républicain déclarent même dans les périodes les plus violentes, qqe l’Irlande indépendante serait l’amie de l’Angleterre, que toute cause de friction disparaîtrait avec le lien politique et que la proximité des deux pays, leur interdépendance économi-que, ne feraient qu’accentuer l’intimité de leurs relations futures.Hier encore, de Valera, reprenant une proposition ancienne, disait que, pour part, il serait prêt, si l’Angleterre veut rompre, à accepter tin arrangement qui mettrait l’If lande, vis-à-vis sa voisine, dans la même situation que Cuba vis-à-vis les Etats-Unis, afin de rassurer l’Angleterre contre la crainte qu’elle peut éprouver de» voir l’Irlande indépendante servir d’appui à ses ennemis.( Les conséquences de la crise s’étendent progressivement, en tout cas.au monde entier et personne n’en peut prévoir les dernières répercussions.Chez nous, run des effets indirects, mais d’ailleurs faciles à prévoir, du réveil irlandais sera de faciliter les relations entre Irlandais et Canadiens français.Plus les Irlandais redeviennent eux-mêmes, plus ils prennent conscience de leur personnalité propre, plus ils sont aptes-à comprendre notre point de vue, notre résistance à l’anglicisation sous toutes ses formes.L’expérience démontre que c’est dans les milieux les plus consciemment irlandais que nous avons toujours rencontré les plus vives sympathies.Orner HEROUX.plusieurs milliers de dollars, une somme très rondelette même, quand la souscription fut interrompue.Au moment où on la doit reprendre, disons un mot du but de l’oeuvre.Comme son nom l’indique, elle s’occupe des convalescentes.C’est une classe nombreuse et très estimable, mais aux afflictions desquelles le public ne songe pas toujours.Mères épuisées par des couches pénibles et qui ne peuvent se remettre chez elles, commis ou sténo-dactylographes anémiées, sans ressources et sans famille à Montréal, valétudinaires qui reviennent d’une longue maladie et que les hôpitaux sont obligés de congédier pour faire de la place à d’autres misères, ces diverses catégories de patientes suffisent à remplir lès 30 à 40 lits de rhôpital.L’hôpital est incorporé et uni à la Fédération Nationale Saint-Jean-Baptiste.Sa survivance est assurée.Les conditions d’admission sont très simples: un certificat de son curé et de son médecin, afin d’éviter que l’on ne reçoive des cas de maladies contagieuses.Un médecin visite régulièrement l’hôpital.Il s’est fondé une association de dames patronnesses qui s’engagent à verser un dollar par année dans la caisse de l’hôpital et à confectionner quelques pièces de lingerie.Elles sont actuellement 225; si leur nombre atteignait les cinq cents, les revenus de l’hôpital s’en trouveraient donc plus que doublés.Actuellement, il n'y a qu’un étage de fini.L’argent manque pour achever les autres et on compte que la souscription que l’on reprendra prochainement le fournira.Le public fera bon accueil à cette oeuvre qui, étudiée de près ar quelques-uns de nos meilleurs ommes d’affaires, a suscité leur admiration et les a contraints d’ouvrir largement leur bourse.Quelques milliers de dollars seu lement permettraient l’achèvement de la chapelle et doteraient l’institution de la messe quotidienne, dont ont besoin comme réconfort moral les convalescentes.Louis DUPIRE.LA SOUSCRIPTION REPREND Plusieurs institutions ont discrètement tu leurs besoins en faveur de runlversité de Montréal que l’on 'considère, à juste titre, comme une oeuvre nationale.L’hôpital Saint-Joseph des convalescentes fut de celles-là.Maintenant que la générosité du public a amplement pourvu notre université, la direction de l'hôpital songe à reprendre sa souscription qui allait à bonne allure, au moment où elle dut interrompue.L’hôpital J^aint-doseph a débuté très modestement rue de la Roche.Son dénùment même devait lui assurer un concours presque inespéré.A la suite d’un article du /Je-» nofr, un citoyen très important de la ville de Montréal, alla visiter (’institution.Il en revint navré.“L'idée est excellente, nous disait-il, mais quels moyens pour la réali* s*r : des salles basses, mal ventil-lées ; un mobilier insuffisant! Il faut absolument tirer l'institution de son dénuement.” BILLET DU SOI» CAPRICE., U neige des marguerites blanches sur les coteaux et les prairies, tandis que l’alouette frivole vole dans l’azur bleu des deux: comme elle, mes rêves folâtrent et s’attardent le long du chemin.Il pleut de longs iris mauves d la chaussée tout près du vieux ruisseau, tandis que le corbeau sombre sunrolc le mystère des bois: comme lui ma pensée triste pleure et soupire sur le chemin.Il rayonne des marguerites d’or sur les caps rouges au haut de la mer agitée, tandis que le goéland blanc plane sur l’immensité bleue.Comme ces fleurs, mon coeur sourit, malgré les ronces du chemin, SUZON.Ccrleton, P.Q.QU’ON SE DÉPÊCHE ! LE DOCTEUR (BOUGHBR POURRAIT ARRIVER I^a com.mission administrative vienit de donner instruction nu docteur Laberge, qui irem,place le docteur Boucher, de faire analyser le gaz fourni aux consommateurs par la compagnie Montreal Light, Heat & Power.Cette analyse ne devrait pas tarder.L’opinion du docteur La-berge est connue déjà et on peut espérer que la population pourra enfin respirer ifttérâlement.Mais pour plus de sécurité, nous suggérons au docteur Jjaberge de se presser.Son supérieur hiérarchique sera de retour dans quelques jours.Pour peu que la question lui soit soumise, la population n'est pas sauvée.11 n’a pas son pareil, en effet, pour donner aux problèmes La durée, sinon une solution.Les abattoirs puaient quand il est entré en fonctions et ils continuent de puer comme de plus belle.'IjC directeur du bureau de.santé lui-même mourra d'asphyxie, après le dernier des citoyens de Montréal avant qu’ifl ait fait un rapport définitif aux autorités municipales sur la qualité du gaz de la Af.L., H.and P., comme k\s tuberculeux continuent à mourir tous tes jours sans soin, parce qu’il hésite à formuler un projet acceptable, une requête courageuse et franche à ta commission administrative.L.D.Spontanément, il offrit son concours.C'était le succès ù peu près assuré de la souscription.Dès ce moment, la directrice vit son rêve toucher de près la réalité : enfin elle pourrait être dans ses meubles.Dans l’intervalle, l’institution déménagea dans un local vaste, bien aéré, presque luxueux, rue Delori-mier, mais dés que la charité publique permit de fonder sur eUe des espoirs sérieux, on acquérait un immeuble, 50, rue Pontiac, où elle se trouve à l'heure actuelle.Quelques-uns des hommes d’affaires furent émerveillés de la sage témérité de la directrice.Elle ne comptait pour toute source de revenu que_ sur la charité.Moyen de subsistance précaire, à première vue.mais très sùr au contraire pour qui connait la générosité des marchands du marché Bonsecours et du bas de la ville auxquels elle s'adressait deux fois la semaine pour quêter les provisions de hou-' ohe de l'établissement.Ces hommes d’affaires inamifes-térent leur admiration de façon pratique en donnant et en donnant très généreusement.On avait réuni BLOC-NOTES Notre commerce extérieur On signale de toutes parts, dans les journaux et les revues du commerce canadien, la diminution de nos exportations et la hausse de nos Importations, ce qui n’est pas pour rétablir la valeur du dollar canadien à l’extérieur, surtout aux Etats-Unis.Nous avons, pendant la guerre, exporté des munitions et des fournitures de guerre pour des millions, ainsi que des vivres pour des centaines de millions.Tout cela est aujourd’hui presque fini, sauf pour les aliments.Et encore, sur ce point, nos envois à l’extérieur ont-Ms baissé sensiblement.Par contre, nous importions peu d’ailleurs, sauf des Etats-Unis, pendant la guerre.Nos importations ont repris, tandis que nos exportations baissent.Nous pourrions certes trouver à exporter davantage, mais en faisant crédit à des nations dont 1rs finances sont très obérées et qui ne nous paieraient qu’en empruntant ici notre argent pour nous le rembourser à très long ttrme, oe qui ne ferait pas bien notre affaire, outre les risques qu’il faudrait courir d’attendre indéfiniment même le paiement des intérêts annuels.Dans ces conditions, les affaires sont difficiles à pousser.Pendant le deuxième trimestre de 1917, nos exportations ont atteint le total de 331 millions, tandis que nos importations se sont chiffrées à 292 millions.Pour j le trimestre correspondant de 1920, les proportions se sont renversées; nous (avons exporté pour 2.37 millions et avons acheté à l’extérieur pour 346 millions.La balance du commerce nous est donc défavorable, celle année, et elle est déjà de plus de 109 millions contre nous, depuis janvier dernier.Depuis mars, elle oscille de 44 à 26 millions par mois, contre nous.Nos importations de Grande-Bretagne ont passé de 74 millions, de mai 1913 à mai 1919, à 159 millions, de mai 1919 ù mai 1920.Et nous importons des Etats-Unis pour un million au delà'de ce que nous leué vendons, chaque jour, de ce temps-ci.Tout cela n’est pas très rassurant, surtout quand on sait que nous avons 300 millions d’intérêts annuels sur des emprunts de tout genre à payer à l’extérieur et que c’est encore autant d’argent exporté.(Pour rétablir l’équilibre, nos financiers et nos hommes d’affaires tablent sur les bénéfices de la prochaine récolte de blé, si elle est excellente comme elle parait devoir l’être, et donne 2(H) millions de boisseaux de blé qui se ven dront 450 millions, l’un dans l’autre.Ce calcul de nos financiers prouve q^u'après tout la production agricole de notre pays est sa principale industrie, le pivot de notre prospérité et démontre qu’en conséquence il faut ne pas dépeupler les campagnes de leurs habitants, au bénéfice des autres industries, dont le succès est subordonné 'à la richesse des champs canadiens.Que ceux-ci se désertent davantage, que le.pays s’industrialise outre mesure, et que ferions-nous, dans une situation comme celle qu’affrontent aujourd’hui notre cammerce et nos finances ?Longévité Tl vient de (Trioiirir à Philadelphie un médecin 'd’origine irlandaise, Agé de plus de 102 ans, et dont une chute a ,précipité la fin.Jusqu’à l'Age de 96 ans, ce médecin, disent les Journaux, a fait chaque matin, ayant déjeuner, une course de dix milles en bicyclette.A Ottawa, hier, il est mort un autre Mandais, âgé de plus de 109 ans.Ces deux exemples de longévité, à une époque aussi agitée que la nôtre, et où les épidémies ont tué tant d'hommes, sont remarquables.Il s’est jadis trouvé, en France, un auteur sérieux pour écrire que rien, (dans d'organisme humain, ne s’oppose à ce que la masse des hommes puissent vivre cent ans et même un siècle et quart, et que seuls leur» abus dan s le boire et le manger, ou des conditions dè vie et de travail déplorables, du côté de 'l’hygiène, sont cause de ce qu’il appelle “'la mort prématurée”, A l'Age de soixante et même de soixante-quinze ou quatre-vingts ans.Un de nos confrères a signalé tout récemment, à la Revue Nationale l’existence, dans une seule paroisse du lac Saint-Jean, de petite population, de plusieurs nonagénaires encore alertes et lestes.Avant la guerre, un.auteur a donné une statistique concluante du nombre relativement considérable de nonagénaires et même de centenaires, dans des Balkans, surtout en Bulgarie, où les conditions de vie ne sont (pourtant pas les meilleures du monde, du point de vue hygiène,-et où les morts violentes sont fréquentes.Ce qu’id y a de certain, c’est que la façon fiévreuse dont nous vivons, dans des grandes villes, les vices d'alimentation et l'entassement de centaines de mille hommes sur de tout petits espaces de territoire, sont des causes de mortalité prématurée.Sain te-Antoine A en croire les rumeurs, e,s candidats ne manqueront pas à la succession de M.Ames dans le collège électoral!e de Saint-Antoine.Outre la candidature de M.Laporte, dont on parle beaucoup, dans les milieux conservateurs, malgré la prépondérance de d'élément de langue anglaise dans celte clrconscrpition, on mentionne maintenant celle du colonel Shaughncssy, fils de lord Shaughnessy.M.Shaughnessy a des états de service militaires dont ses partisans tireront profit, pendant la prochaine campagne électorale, quel que soit le candidat contre lui.Il a aussi cct avantage, du .point de vue de la masse des électeurs de Saint-Antoine, d’être de langue anglaise, et, ce qui ne lui nuit pas non plus, du point de vue pratique, d’être le fils d’un homme qui occupe une situation en vedette dans le monde de la finance canadien.On peut se demander si pareille candidature, nettement affichée par les amis de M.Shaughnessy, ne fera pas réfléchir ceux qui poussent celle de M.Laporte qui, pour sa part, n’a pas encore officiellement consenti à se laisser porter sur les rangs.Il n’y aurait rien d’étonnant non plus à ce que quelque compromis intervienne, dans les coulisses, compromis à la suite duquel l’un des deux candidats en perspective s'effacerait au bénéfice de l’autre.Pareils événements Sic sont pas rares, dans le domaine politique.Nos ttgents commerciaux Dans un communique à la presse canadienne, M.Foster, ministre fédéral du commerce, se félicite de ce que son ministère ait, depuis quelque temps, accompli des reformes considérables dans ses services intérieurs.“Tous nos nouveaux agents commerciaux sont des diplômés hipn mi /vmrnnt rime ENQUÊTE REGIONALE DEVELOPPEMENT RELIGIEUX ET EDUCATIONNEL AU SAGUENAT L'oeuvre des missionnaires Jésuites.— Premières cures.— Trois évêques : Mgr Racine, Mgr Bégin, Mgr Labrecque.— L'instruction primaire.— Coopération du prêtre et du laïque.111 El Nous avons esquissé dans notre dernier article le rôle des missionnaires au milieu des Indiens du Saguenay.Cet apostolat, commencé avec le XVlie siècle se continua jusqu’en 1782.Pendant plus d’un siècle et demi, on vit les Jésuites sillonner ce vaste pays, de Tadoussac à Chicoutimi, de Chicoutimi à Mé-tabetchouan, de Metnbetchouan à Nekoubeau, de Nekoubeau au laè Mistassini, — s’enfoncent, en canot ou à la raquette, le crucifix sur la poitrine, seuls.pour des mois.’ pour des années, au coeur de la forêt, avec des êtres grossiers, eux, ces religieux, “issus de familles nobles et de moeurs patriciennes, tous habitués, en tout cas, sinon au luxe, du moins au confort et aux jouissances intellectuelles de la société la plus policée de l’Europe” (MgrLa-pointe, rapport présenté au Congrès Eucharistique de Montréal, en 1910) et dont le sol a gardé les noms — lus de 25 — ceux de Dequcn, Da-on, Dreuillettes, Albanel.de Beau-lieu, Coquart, Laure, l’infatigable Père de Crespieul, le bon Père de la Brosse, mort en 1782, le dernier de cette lignée d'hommes héroïques dont la vie est plus qu’un chant, un poème de triomphe et de beauté, beauté de ceux qui vivent et meurent en martyrs., De 1782 à 1842, les missions sauvages du Saguenay ne furent desservies que fort irrégulièrement.Mais, dès leur installation à la Baie des Ha! Ha! les colons construisirent une petite chapelle, où le curé de la Mabaie, M.Bourret, vint, en 1841 et en 1842, célébrer la sainte messe.En novembre 1842, M.Charles Pouliot devenait curé à Grande-Baie.C’est la première cure du Saguenay.Elles vont désormais se multiplier avec les progrès de la colonisation.Trois ans plus tard, en 1845, les Oblats, qui venaient de recueillir la succession des Jésuites, érigèrent une autre chapelle à St-Alphonse, puis A Chicoutimi.On garde fidèlement le souvenir des Pères Honorât, Durocher, Fiset, Bourassa, Arnaud, etc., qui, de 1844 à 1853, ouvrirent et desservirent les premières paroisses.Jusqu’à leur départ, il n’y avait que deux missions avec prêtre résident, la Grande-Baie et Chicoutimi.A partir de 1853, ce sont des séculiers qui les remplacent.Nous empruntons, dans une brochure intitulée: “Chicoutimi, Reine du Nord”, la liste suivante indiquant la date du premier registre de l’état civil de chaque mission, jusqu’en 1870: 1842—Grande Baie 1845—Chicoutimi 1856— La Tcrrière 1857— St-Alphonse 1857—Hébert ville 1860—Ste-Anne de Chicoutimi.1860— Roberval 1861— Anse St-Jean 1866—Jonquières 1869—St-Jerôme.C’est en 1878, que la région de Chicoutimi et du lac St-Jean reçut son organisation religieuse définitive: sous le nom de diocèse de Chicoutimi.Le nouveau diocèse comprenait.outre le Saguenay proprement dit, le vieux comté de Charlevoix, dans les Laurentides.conditions économiques, et qui connaissent les langues, dit-il.Ils doivent connaître les rudiments des langues des pays où ils vont travailler et nous attendons à ce qu’ils se perfectionnent sur ce point.” Tout cela est très bien, si tout cela est fondé.Le mieux, cependant, ce serait qu’avant même de prendre leurs postes, nos agents commerciaux connussent déjà mieux que les rudement» des* langues étrangères et fussent capables de les parler couramment.Des élections C’est aujourd’hui même que k» électeurs de la Nouvelle-'Ecosse, jugeront aux urnes électorales, le gouvernement Murray, qui administre 1a province depuis audt-là de vingt ans.Le parti libéral, depuis plusieurs décades, toujours domine rassemblée législative, A une forte majorité.On se demande maintenant si, A cause des efforts concertés des Fermiers-Unis, qui ont leurs caradidnts dans plusieurs comtés V’éo-écosiHis, et des ouvriers, qui ont aussi les leurs, dans quelques villes, 'l’assembkée ‘légistative de cette province, ne se divisera pas en plusieurs groupes, tout comme c’est arrivé «'ll Manitoba et dans l'Ontario, ces mois-ci.¦Ces élections auront donc une répercussion importante sur le reste du pays, surtout A 'la veille des élections ipartiellcs que le cabinet Meighen doit faire assez prochainement.Si le régime des groupes triomphe à Halifax, comme il a triomphé dana l’Ontario et »u Manitoba, cela compliquera la sdtuation politique du pays ; car cria accélérera l’organisation des Fermiers-Unis et des ouvriers dans Je reste du pays, où il* sont déjà en voie do compléter leurs cadre»., G.P.LES EVEQUES Trois noms dominent de ce moment la vie religieuse, au Royaume de Saguenay, trois noms d’évêques, dont l’un est devenu prince de l’Eglise, cardinal-archevêque de Que bec, et dont un autre, après 28 ans d’épiscopat, occupe encore le siège de Chicoutimi, Sa Grandeur Monseigneur Thomas-Michel Labrecque.L'autre fut Mgr Racine, .Monseigneur Dominique Racine, premier évêque de Chicoutimi.Curé de Chicoutimi depuis 1862, doué des dons les plus divers, des vertus les plus riches, — “âme d’apôtre servie par une irrésistible force de persuasion et par un esprit d’abnégation qui ne s’est jamais démenti” — Monseigneur Racine ne pouvait que faire beaO et grand.Grâce A lui, le développement religieux prend son essor.Sous sa vigoureuse impulsion, les paroisses surgissent comme par enchantement; dans le seul comté de Chicoutimi, dix nouveaux centres lui doivent leur formation.La mort, en 1888, 1 enleva inopinément à sa jeune église.lui succéda de 1888 a 1891.11 s’attacha davantage à infuser, dans son clergé, dans tout le diocèse, “la forte sève de la science” qui devait sous son successeur se traduire en un splendide épanouissement de vie catholique intensément vécue par une population nourrie de la doctrine de saint l aul, de saint Augustin et des autres Pères de l’Eglise.En 1892, le 22 mai, Monseigneur Labrecque montait sur le trône épiscopal de Chicoutimi.Vingt-huit années d’un épiscopat qui dure encore attestent qu’il sut réaliser le sens profond de sa devise : Impen-dam et superimpendar.PROGRES SPIRITUELS ôu début de son règne, le diocèse comptait 55,000 âmes, 39 paroisses, 64 pretres.Aujourd’hui 90,000 Ames sont réparties dans 62 paroisses et quelque dix missions que desservent 130 prêtres.C’est, peut-on dire, 25 paroisses qu’il a créées, et une dizaine qui attendent leur érection.En même temps, églises et chapelles ont été ou reconstruites, ou agrandies, ou parachevées.Tous ces temples remarquablement riches dressent leurs murs de pierre ou de granit, flanqués parfois de tours surmontées de clochers, d’un dessin assez hardi.Ce n’est pas tout.Huit communautés religieuses ont été établies dans le diocèse, depuis 1892.Ce sont : en 1892 même, les Petites Soeurs Franciscaines de Marie que Mgr Labrecque érige ten communauté régulière à Baie^5aint-Paul ; puis les Pères Trappiste* qu’il ap- Pelle à Mistassini pour fonder un rieuré;—en 1894, les Soeurs du Bon-Conseil dont le but est l’enseignement aux écoles paroissiales; en 1901, les Frères Maristes que suivent A leur tour les SS.du Saint-Rosaire, les SS.de la Congrégation, les SS.Grises et les Frères du Sacré-Coeur, En 1894, on accueille les Frères de Salnt-François-Régls qui établissent un orphelinat agricole à Saint-Joseph du Lac (Përïbonca).En 1903, les Servantes du T.S.Sacrement sont appelées à Chicoutimi où elles érigent leur Cénacle eucharistique.La même année, les Révérends Pères Eudistes, commençaient la desserte de la paroisse du Sacré - Coeur (Chicoutimi - Ouest).Merveilleuse floraison d’oeuvres sur laquelle l’épreuve s’abattit lourdement, un In-endie rasant en 1912 la cathédrale, le séminaire, le couvent du Bon-Pasteur, et (out un quartier de Chicoutimi.Mais en dépit des épreuves, le développement se continue, s’amplifie tous les jours.L’INSTRUCTION A côté de l’essor religieux, le mouvement éducationnel se dessine d’abord, puis s’accuse en relief.Le colon, on le conçoit, négligea d’a bord l’instruction.Une reds Installé, il y apporta toute l’attention nécessaire.A côté de l’église, l’école s’éleva toujours.Aujourd’hui la cause de l’instruction primaire est une cause gagnée.Les statistiques sont, sur ce point, très claires.En 1916-17, le nombre d'établissements primaires est le suivant, par comtés: CHICOUTIMI: 122, dont 104 écoles primaires.16 écn les modèles et 2 académies; LAC SAINT JEAN: 160, dont 135 écoles primaires.24 écoles modèles, et une académie; SAGUENAY: 56, dont 49 primaires, 6 modèle* et une académie.Le nombre de* enfants d’âge scolaire était pour les trois comtés réunis de 22,096: le* élèves inscrit» 16.974 soit 70.8 pour cent.1) y avait en plus, dans la région une dizaine d’eeoles du soir fréquentées par une moyenne de 25 A .30 élèves.Tous res établissements représentent une valeur en blcndonds de 8615,461.En regard, une dette de 8450.000 environ dont (300,000 sont des obligations scolaires.Ces chiffres disent assez l'importance qu’on attache A l'Instruction, le* sacrifices qu’on «’Impose pour la fournir A tous.Mai* il ne faudrait pas croire.Noces d'Argent épiscopales de , Grandeur Mgr M.-J.Labrecque.qu’on se contente de l'instruction élémentaire.Dès 1864, M.Racine, curé de Chicoutimi, fonde le couvent du Bon-Pasteur, converti en 1906, en école normale, dont la direction fut confiée aux Dames Re ligieuses du Bon-Pasteur.En 1917-18.l’Ecole Normale comptait 88 élèves, plus 70 élèves des écoles modèles annexées.En 1882 Mgr Racine dotait Roberval d’un monastère des Ursulines.La fondation plus tard, des SS.du Bon-Conseil permit à presque toutes les fatnil les de donner A leurs filles l’éducation du couvent.LE SEMINAIRE Au-dessus de toutes ces école*, c’est le séminaire qui domine.Fondé en 1872, il passe par une série d’agrandissements successifs jus qu’en 1912, où il fut détruit de fond en comble.Aujourd’hui, il s’élève sur une hauteur, à Chicoutimi, tout de fer, de ciment et de briques, l’un des plus magnifiques de la province.C'est là que la ré gion se constitue une élite qui de vra continuer l’oeuvre commencée il v a plus de soixante-quinze ans De tout ce mouvement, il se dé gage une vérité profonde qui tient au coeur de toutes les nations: la nécessité de l’accord entre l’action religieuse et l’action civile.Cet ao cord, il apparaît à chaque moment de rhistoîre saguenayenne, et tous le proclament depuis l’humble ep Ion jusqu’au grand industriel.Ce fait ne saurait échapper à Fatten tion: “l’action concertée du missionnaire et du découvreur;, la marche simultanée de la religion et des conquêtes, l’union, élémentaire si l’on veut, de l’Eglise et de l’Etat.Là, il est vrai, le missionnai re précédera le découvreur ou le fondateur, pour un temps; ici le dernier devancera le premier, mais Us ne tarderont pas à se rencontrer, et, en attendant, ils s’appellent.” (L'abbé J.-C.Tremblay: Les aies de Sa !.) François VEZINA.Prochain article : La colonisation au Saguenay — Le problème actuel.AU loncT DU CHEMIN (PAR LEO-PAUL DESROSIERS' Ottawa, 27.— Une aube pâle se lève sur la ville.Elle n’éclaire «fu’uue partie du ciel comme une lampe dans un salon trop vaste.La nuit emplit encore les maison» et la plaine, l’air est froid.Au boni d’une rue pleine d’ombre, entre les feuillages qui lui font un dôme, on voit des lueurs roses, à l’est, sur le ciel d’un bleu très pâle.Les cloches se répondent dans le silence du ma-* tin et se lamentent.Les volées passent sur la ville endormie.On entend des oiseaux chanter.Les tours du parlement se haussent au-dessus des arbres comme des bastions du.Moyen Age sur le sommet des colli nés.Là-bas, sur une pointe de terre, le monument de Champlain dessine dans l’air un geste puéril.Des nuages blancs traînent au fond de la vallée, dans tous les creux, et au dessus, les crêtes des montagnes se devinent à la teinte plus sombre de l’horizon.Sous le vent frais du mu tin, la rivière frissonne et se ride.Le long du canal Rideau, le train se met en marche.Toutes les herbes et tous les arbres sont mouillés de rosée, et le vert des feuillw en est avivé.Elles luisent comme si elles avaient été vernies.Aucun bruit ne trouble plus la paix de la terre.Partout les fabriques ont mis leur souillure.Des cheminées laissent échapper la fumée épaisse et noire des détritus de toutes sortes, tôles rouillées et roussies cadavres de machines monstrueuses et dlffor mes, jonchent le sol.Une tristesse plane dans les banlieues des grandes villes.Et maintenant, toute grande, la campagne s’ouvre avec sa fraîcheur et sa tranquillité.Au premier arrêt, le train s’emplit d’une bouffée vivifiante d’air salubre.C’est l’odeur des foins, savoureuse et forte, ré confortante, qui plane sur la terre.Partout sur la terre canadienne, les cultivateurs ont commencé la ré coite du mil et du trèfle.Elle git en “veilloches” régulières cl trapues, à perte de vue.Elle attend encore à certains endroits la faux du moissonneur vigilant, mûre et rousse, brune quelquefois, égayée presque partout d’une touffe de blanches marguerites ou de boutons d’or ou de pieds-d’alouette orgueilleux et levant une tête sunerbe et dos fleurs bleues au-dessus (tes herbes plus utiles et plus modestes.L’avoine est épiée.Entre les clôtures, la moisson se balance déjà sur Jcf, longues tiges, souples.Et tonie la surface des enclos est d’une couleur gris-perle, en attendant de mûrir et de jaunir sous le solei] ardent du mois d’août.Le* champs dt b'è sont moins doux a contempler.Us n’ont que des épis rudes, rèches et presque noirs, qui croissent sur de roides tiges tandis que l’avoine est souple et qu’elle a de la grâce et d’attrayantes couleurs.Sans doute, plus tard, le blé reprendra sa revanche éclatante quand il balancera sous le ciel se>* blonds épis; mais on dirait dans le moment, un être sournois qui se prépare à de ténébreuses besognes.Insolente, l’orge hérisse vers le cie’, ses longues barbes effilées.Elle sait se défendre contre les oiseaux pillards et garde le trésor de ses grains avec orgueil et prudence.En rangs longs et régulier*, voici maintenant les patates.Elles sont toutes fleuries de petites fleurs blanches sur le sommet de leurs ti grs et de leurs feuilles vertes; on dirait une volée de blancs papillon* qui *e reposent dans la plaine.Plu* (Suite à la 2e page) 1 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 27 JUILLET 1920 V OL.XL — No 175 LETTRES AU •‘DEVOIR" Nous ne publione que des lettres' signée*, ou des communications accompagnées d'une lettre signée, arec adresse authentique.Lea correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l'encre, vn timbre-poste, et à nous une perte de tempo, s’ils coulaient bien en prendre node défiaiticemeac.CE PROJET DE CHARTE 920.Mont Au directe 26 iuüle rmL i r du Devoir.Montreal.Cher Monsieur Dans un article du Dt*\c date du 23 juillet intitulé XOCYELlt CHARTE", H.Dupire attire l'attention de si leurs sur la récente décision sous-commission de la charte tr, en : "LA Louis •s lec-de la favo- risant l’élection de neuf échevins pour toute la ville.Aitant que ce rapport de la sous-commission soit adopté par ht commission plénière, je dois vous faire part que je partage l'opinion émise par M.Dupire et je doute fort gue ce système assure à la ville de Montréal, une meilleure aduiinislra-tion que celle des années passées.En plus des arguments nombreux j donnés par M.Dupire pour justifier ; u s une telle opinion, arguments qui j _ sont basés sur l’expérience du passé, je puis ajouter que la charte qui sera définitivement adoptée est destinée, avant plusieurs années, à étendre sa juridiction sur un terri-] LA BELFAST DU CANADA FAR SUITE D’UNE CRISE DE FANATISME, LORS DE L’OUVERTURE DU CONGRES DE L’ASSOCIATION DES POMPIERS.ON APPREND QUE TORONTO EST UNE VIIXE ORANGISTE.Toronto.27.— (S.P.CO — M-John Kenlon, chef du départi* inc ni des incendies de la ville de _New-York et président de l’association internationale des pompiers, a donné sa démission comme président du eontfrès annuel, hier après-midi.parce qu’il différait d’opi nion avec le chef Russell.Ce dernier.qui est le chef de l’exécutif du congrès à Toronto, avail invite le docteur (k)dy.de l’église anglicane.à officier à l’ouverture de ce congrès, niais le cèief Kenlon.avait déjà fait cette invitation à Mgr Mc- j Neil, archevêque de Toronto.Celte discussion devint très vive,1 lorsque te chef Kenlon fut arrivé à; Toronto et ii fut décidé que le cètoix du chef Russe!! serait aceep-j té.Et c'est cette décision qui fut mise en force lorsque le congrès commença hier matin.Dès hier après-midi, le chef Kenlon donna sa démission qui fut acceptée après qu’il eût lui-iaème expliqué sa ; conduite a l’assemblée.Le vote donna 131 en faveur de l’acceptation de la démission et 108 contre.; Ii décida cependant de rester en! ville jusqu'à la fin du congrès et! de donner au public tous les servi-expérience pourrait lui LE GÉN.GOUGH CROIT X LA RÉPUBLIQUE IRLANDAISE Le général qui a participé aux mutineries de l’Uls-ter en 1914 croit qu e l’Angleterre a tout intérêt à reconnaître dès maintenant le gouvernement républicain en Irlande.vieux livre qui prolonge la jouissance exquise des spectacles de douceur et de tranquillité.foire plus grand, dès que les municipalités voisines décideront de faire partie de Montréal.Le fait d'avoir les échevins élus par toute la l'ille sera une sérieuse objection contre ces annexions, car ces municipalités, qui jouissent aujourd’hui d’une autonomie, pour ainsi dire illimitée, n’auront pas même alors un échevin choisi parmi eux pour les* représenter, chose qui n’existerait pas si la ville était divisée en dix ou vingt quartiers, avec un échevin élù par chaque quartier.La commission de la charte ne s'est pas encore prononcée sur la réforme de l’électeur et M.Dupire craint que cette dernière ne consente à revenir à l’ancien système, c'est-à-dire, que seuls avaient droit de voter, les contribuables locataires et propriétaires qui étaient en règle avec le trésorier de la ville.Il serait malheureux si ta commission n’y revient pas, car c'était là une garantie additionnelle « ajouter à celle de la qualification foncière gui aussi, a été abolie et qui devrait être rétablie.Un de ceux, échevin très en vue.maintenant décédé, qui avaient à cette époque favorisé ces mesures, —l’abolition de la qualification foncière et te droit de vote à tous, me disait un jour que nom revenions de Québec : "Que c'était la plus grande erreur qui avait jamais été commise et une des raisons principales de la mauvaise administration de la ville." Je tiens à rendre publics res souvenirs personnels, soiweairs qui ont d'autant plus d’importance que c'était là.l’opinion sincère d’un homme qui s’est occupé de politique municipale arec succès pendant plus de vingt ans.Rien à vous.C.E.GRAVEL.L" 1 HBDDMR3Æ3UC£CftÆ3UELÆUftiUE&IC I WTSlfcO «TTCriQJ* jfsitfvTÎ jnCn-QW ; a dix ans Avant son arrivée, et alors qu'on était à organiser le congrès, le chef Kenlon.de New-York, écrivit au chef Russell, pour l’informer du fait qu'il avait invité Mgr McNeil à réciter les prières d'ouverture.Le chef de Toronto répondit par une lettre de protestation dont M.Kenlon lut à l'assemblée cet extrait : "Il ne faut pas fermer les yeux sur le fait que Toronto est une ville drangiste et qu’on l’appelle souvent “la Belfast du C.n-nada”.et après que l’on a tenu iri la plus grande démonstration oran-giste dont l'histoire fasse mention, on est très surexcité.” Le chef Kenlon refusa de s’engager davantage dans de plus grandes discussions et il vint à Toronto avec l’espoir que cette question se réglerait à l'amiable.Il fut très surpris de constater, à son arrivée, que toute cette affaire avait été communiquée à la presse avec une publicité qui le plaçait dans une position délicate, “it n'y avait pas pour moi d’autre alternative que de m’en tenir à la ligne de conduite que j’avais prise au début.I.orsque je m’aperçus qpe l'exécutif partageait la bigoterie du cher.Je me retirai tranquillement et donnai ma démission.” “Réalisant que j’étais en terre étrangère, a-t-il ajouté, et que je devais me montrer juste pour tout îe monde, j'essayai d’éviter, autant que possible, toute discussion acrimonieuse sur la question qui n'est nas un problème à élucider entr« les membres de l'exécutif, ni même ; une question religieuse, mais siin-l ptement une question iralndaise.j On me dit que l’on a la tête bien montée à Toronto, ce temps-ci, à cause des malheureux événements d'Irlande.La lettre du ehef Russell en est la preuve la plus con vaincante.Je suis un citoyen américain, et, bien que je sympathise avec l’Irlande dans cette lutte qui devrait lui donner une meilleure forme de gouvernement,je ne désire pas, pen- Londres, 13.(par courrier) —On trouve un exemple frappant de ta manière avec laquelle le mouvement pro-républicain rallie tous les éléments de la population irlandaise dans un effort gigantesque pour se débarrasser du joug de l’oppression anglaise, dans une lettre du général Hubert (iougli qui a été publiée dans te Common Sense, journal hebdomadaire de Londres.U ^ est boa de rappeler que le général ! Gough était à la tète des mutine- j ries de Uurragh qui se sont produi- I tes en 1914, quand les politiciens! anglais de IT'Ister ont protesté con- ; tre le bill du Home Rule qui avait été présenté à cette époque.Celui qui, en 1914, refusait de concéder! une parcelle de gouvernement au- j tonome à l'Irlande déclare aujour- ; d'hui qu'il est convaincu que l’An- { gleterre devrait accorder à l’Irtan- j de même un système de gouverne- ; ment républicain, Voici la teneur de la lettre du général Gough qui a été publiée, dans le Common Sense.Au Rédacteur du Common Sense.Monsieur, J'ai lu avec beaucoup d’intérêt dans le Common Sense de la semaine dernière les principaux points de l’article de rédaction du Morning Post sur la situation désespérée qui existe en Irlande.Je crois que nous devons tous convenir que la situation est désespérée et qu’il faudra prendre des mesures énergiques pour y taire face.Quelles que soient lès opinions que l’on peut avoir à l'égard des mesures préconisées par le Morning Post, elles ont au moins le mérite si rare dans la politique «te tenir résolument compte des événements; pour ma part, je suis du même avis que le Morning Poet, j’estime «jue la première chose à faire est d'entrer en pourparlers avec les chefs sinn feiners.Quels sont tes principaux faits?Le Morning Post en a signalé quelques-uns.II est vrai, par exemple, régulier de guérilla re «*4 dans T Empire, et dans le mon-de.je crois à -ftimpossibilité d'une i solution obtenue par le régime mi- ) lit aire.L’Empire anglais a bien des «langer.s «pii le menacent et j’es- j time que la politique que notre gou- ; verneanent poursuit dans presque ï ^ chaque partie du monde, mènera à \ Léo-Paul DESROSIERS, -*- SA DÉCISION EST PRISE LLOYD GEORGE ANNONCE AUX COMMUNES «UE Mgr MANNIX NE POURRA PAS METTRE LE PIED EN ANGLETERRE — SA GRANDEUR NE SEMBLE PAS PEINEE OUTRE MESURE.Vente de Mi-Eté 20% de rabais Habits de $ «5.pour $36 Habits de $50 pour $40 Habits de $55 pour $44 Habits de $60 pour $48 Habits de $70 pour $56 Habits de 875 pour Habits Palm Beach $60 $22 Chapeaux de paille Pa-' nama.Valeur jusqu’à $7 pour seulement.$2.50 S.-A.de LORIM/ER Londres, 27.— Le premier muUs- t pr tre Lloyd George a déclaré aujourd'hui à ta Chambre des Communes, que défense serait faite à l'arehevè-ue Daniel J.Mannix, de Melbourne, ustralie, de mettre le pied en An- cause de ses récents dis- une catastrophe.H n y a qu'une direction d’où aucun danger ne peut venir, pour la Gran.de-dlreta-gne, et c’est celle de l’Europe, à cause des ruines et de l’épuisement qu’y a causés la guerre.De ce côté.l’Angleterre est plus en sécurité que depuis des siècles.Ceita a son importance relative-i ment à la question irlandaise.La ! Crande-,Bretagne pourra prendre ! maintenant des risques qui auraient | été considérés en tout autre temps j comme injustifiables.Le gou ver ne-! ment peut accepter des solutions i que des considérations de sécurité j nationale auraient rendues impraticables en tout autre temps.Le gouvernement peut donc essayer d’être ! généreux.Si senti ment des minis-! très responsables voulaient jeter un i regard en arrière et penser à 'Fave-; nir ils 'pourraient se convaincre j qu’une attitude généreuse à l’égard ! de quelques-uns des ports de mer ir-avec l’Irlande doit être détaché avec | ministre Hughes a fait les memes i des doigts sympathiques et non par déclarations à mon sujet et dans le sabre et encore moins avec des gleterre, à cours.DECLARATION DE Mgr MANNIX Atlantic City.27.— (S.P.A.) — M^r Mannix, qui vient d’arriver de Washington, a été rencontré pour connaître son opinion sur les déclarations faites par LIoyd-Gêorge à son sujet.Il voudrait connaître le j texte meme de la déclaration qui lui interdit l’entrée en Angleterre et il a ajouté ; “S’il dit que je ne puis y aller, eh bien, je n’irai pas”.Son intention est de se rendre en Europe à bord du “Baltic” le 31 juillet.“Ce navire arrête à Queenstown, Irlande, puis en Angleterre avant «l’aller à Rome, mais il se peut que Lloyd-George change mon itinéraire.” Au sujet du discours prononcé j par le premier ministre Hughes j d’Australie, Mgr Mannix a déclaré : "En deux occasions le premier 34 OUEST, RUE Mercerie, Chapeaux et Habits de luxe, NOTRE-DAME.ESCOMPTE — AVIS eit, par lea présentes, donné que MERCREDI le premier septembre prochain, est le dernier jour où L’ESCOMPTE DE TROIS POUR CENT peut etre accordé aur les taxea d’eau, d’affaires et peraonneltec.corpptes pour lesdites taxes est déjà commencée et se continuerai jusqu a ce ifuYIIr soit complétée.du Trésorier qui denieu-Banrpies d’Hoehe-ci-dessus soit accepté à leurs suc- Ua livraison des pendant les deux semaines à venir Les paiemei de.- - rent laga et de Montréal pour que le paiement des taxes Cursales, dont les noms suivent : — *•-?irmu.iiry a vi-mr, jusqu a ce qu elle soit complétée.Les paieoneuts pourront se taire par chèques ou en espèces au Bureau c la Lite, à l’Hôtel de Ville , mais, pour la commodité des contribuables 't ^ quelque distance de 1 Hôtel de Ville, l’on s’est arrangé avec les Banqu barricades et des fils de fer barbelés.I » Grande (Bretagne et l’Irlande scraijMit unies par les Tiens d’une umitié durable, si Te gouvernement anglais se décide à prendre ’es mesures 'les plus sages, et en vérité.la Grande-Bretagne a besoin de l'amitié de 'l’Irlande.Le nombre et l’éloignement des possessions anglaises serait, à mon avis, un argument pour que la Grande-Bretagne diminue le nombre «le ses ennemis et augmente le nombre de ses amis.Autrement l’Emoire bri-tannifjue devra èourir le ris«pie de les deux circonstances le peuple de l’Australie a prouvé qu’il était «le mon côté et non du sien.La plus [ probante est sans doute au sujet de la question de conscription alors «pie M.Hughes se vit défaire tandis que tout lé monde m’appuyait.“Le premier* ministre Hughes semble croire «nie j’aurais fait des déclarations à l'effet que l’Australie aurait l’intention de sd séparer «le l’Angleterre, ce qui est totalement faux, mais si l’Australie s’aperçoit jamais que la séparation d’avec le reste de l’Empire fait mieux son M.Hughes Succuraale* Aniher*i j Atwater i Aylwln ! Bordeaux La nier ville Centre Côte des Neiges Côte Saint-Paul DeLanuudière DeLorimier Kmard Est Fullum Hochelaga Laurier Longue-Pointe Maisonneuve Mont-Royal Notre-Dame dé Grâce Ouest Papineau Pointe Saint-Charles Poupart Rachel Rosemont Salnt-Ueni» t Saint-Edouard Saint-Henri Saint-Viateur Saint-Zotique TétreaultvHle Vlauville VUIeray BANQUE D’HOCHELAGA Adresses ô.'W est, rue Ontario, Montréal.lï.'UÎ, rue Saint-Jacques, Montreal.JiU est, rue Ontario, Montréal.boulevard Gouiti, Bordeaux.Partiervtile, P.Q.272 est.rue Sainte-Catherine, Montreal, tlfil, chemin de la Côte des Neiges, Montréal.1653, avenue de l’Rglise, Côte Saint-Paul.'•P.avenue Mont-Royal.Montréal.1126 est, avenue Mont-Royal, Montréal.^3, boulevard Mou, Montréal.< 11 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.1298 est, rue Ontario, Montréal.1671 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.1907, boulevard Saint-Laurent, Montréal.1023 est.rue Notre-Dame, Montréal.548, rue Ontario, Maisonneuve.M84, rue Saint-Denis, Montréal.289, boulevard Décarie, MontréaL t 629 ouest, rue Notre-Dame, Montréal.2267, avenue Papineau, MontréaL 316.rue Centre, Montréal.Angle des rues Sainte-(7atherine et Poupart, Montréal! Angle des rues Cedleux et RacheJ, Montréal.* Î4-j2, rue Masson, Montréal.Angle des rues Saint-Denis et Roy, MontréaL 378, rue Beaubien, Montréal.1835 ouest, rue Notre-Dame, MontréaL 2299, avenue du Parc, Montréal.3111, boulevard Saint-Laurent.MontréaL 4415, rue Souligny, TétréouRville.121 est, rue Sainte-Catherine, Viauville.3323, rue Saint-Huhert, ViUeray.BANQUE DE MONTREAL affaire, l’opinion de renfermer dans son sein la hàine et | comPtcra Pour très peu ” la jalousie.Si la politique de la Cran- -m-—=- idant que je suis en sol britannique, maru,als ; envenimer cette question en la mê- t*es se K‘>uyi rner, liant aux affaires de Eassocialion.” rappeler que la longue iLe Devoir, No 169, 27 juilkd 1910) M.Henri Roui essa a écrit sous Pire Les Canadiens ¦français et I n dé de l’empire.M.Orner Héroux écrit II faut la-titrage et truie «tes dommages qpte caui.e à l'industrie Booth '.a grève des employés du Grand Tronc, eontmuert a i n‘t,; pas certain en face autant.¦n n.Les canards traverser l’océan, mais «pie le est une chose j qu'avec jamais et c’est j ¦ Nouvel exploit de Ds I parcourt quarante milles en demi-heure à une attitude «te 3300 pieds.M.Obvier demi' faire 'partie de la chemins de fer.'donnerait pour commission des L'agrandissement de la gare Windsor.Le Pacifique Canadien donnera un contrat d'un million cette .semaine.Grande ntnani testa lion contre marine dt guerre demain soir, Saint-Henri.Désastre sur le Transcontinenta .Une douzaine d'ouvrier trouvent ta mort dans wne explosion de ly n.mite, à l’Ouest «te la Tuque.Des gares souterraines au coin de $100,000.000.Tci.'Y est l'entreprise gigantesque qu'un ingénieur.M.A.P.GrMies, veut réaliser à Montréal.Le gouverneur du R bode-Island, M.Pothier, figurera dans la procès don avec son état-major.La démission du secrétaire taire de Lord Grey.K.le cans ' surprise a Ottawa et prnvoq: vers commentaires.Les i «"«p on sia b Mités de l'accident, ix.e du Havre.L'enquête sur la mm t d’Arthur Look a coinmen e ce ma Mn àta morgue.Lu décoration des rues ikmh le Congrès Kiicharixtique, coûtera environ $200.000.On rénrercie Te Dr Lespenmoe, ses services à Fhûted de ville.EassûeiajLi Quant à savoir si le chef new-yorkais avait le droit de faire (’invitation de l’officiant religieux, non seulement la constitution et les règlements de l’association te lui donnent, mais ü cite plusieurs antécédents à l'appui de son assertion et en particulier l’exempte donné par te chef Mcwee, alors «jue les pompiers se réunirent à New-York.Comme on lui faisait remarquer «jue son attitude lui coûterait probablement sa position de président général, il déclara: "Je puis perdre ma présidence, mais i' que je ne perdrai docteur j mon honneur d'homme".Iimnodia ! tement après que la démission du .président Kenlon fut acceptée sous .esseps.H la pression des délégués orangistes, I!™! i le chef Healy, de Denver, Colorado, j proposa un vote de remerciements qui fut adopté à l'unanimité.Le chef Kenlon a fait ta déclaration suivante à un journal de Toronto: “Je ne pensais «pi'il existât un tel esprit de bigoterie et d’intolérance dans toute l’Amérique du Nord.C’est la seconde fois «jue je suis insulté ici.Je le fus lorsque je vins à To ronto en mars dernier.Je retournerai avec plaisir dans ce bon vieux New-York où un homme est toujours considéré comme un homme sans qu’on lui reproche ses opinions religieuses”.“Les orangistes de Toronto ne veulent pas de moi et, je t’avoue candidement, je ne veux pas d'eux non plus.Us ne me passeront pas celle-là.A mon avis, cet incident sera un boomerang".Ce fut le vice-président Healy, du Colorado, qui présida à l’ouverture de la convention.I e Rév.Cody rimita les prières d'ouverture et le Rév.Byron Stauffer fit ensuite l’éloge des pompiers du Canada et des Etats-Unis, tombés au front pendant la guerre.Ce fut Je maire Church de Toronto, qui lut 1 adresse de bienvenue et te chef Boyd, «te Knoxville, Conn., qui y répondit.II y a environ quinze «"ents délégués du Canada et des Etats-Unis qui assistent à cette convention.On y entend une fanfare consiédrable toute composée d’instruments cuivre et formée par ta brigade «tes pompiers de Minneapolis.Cette convention durera cinq jours.«ju'un système .„—— , n , ., a été régulièrement organisé en |r.(de-Bretagne est guidee par la sages-lan(je Se et la générosité.1 Irlande ne sera On ne doit pas non plus oublier jP^s un de ses ennemis, mais sera certains autres faits.Nous, Irlan- parmi ses anus.La situation, qui demande une grande attention, est celle-ci : Le gouvernement anglais doit “se met tre résolument en face des faits” et i envoyer un représentant pour discu-, ter le gouvernement futur de ITrtan- ; de avec les principaux hommes d’E- : tat irlandais ,y compris naturellement tes Sinn Feiners qui sont ac- ! tuellement l’élément dominant.Le représentant de l’Angleterre | évitant les phrases ambiguës et les j précautions oratoires de langage diplomatique devra dire aux représen- ; tants de l’Irlande : “L’Angieterre dé-i sire être amie avec l’Irlande.L’Angle- j terre croit que nous pouvons être amies.Elle désire yods voir heureux i et prospère.Etant donné la proximité de l'Irlande.l'Angleterre attend des concessions de ta part de ITrlan-de, par exemple i’usage de tous ou «le quelques-uns des oprts de mer ir- «•« ie refus de ces mêmes privilèges aux autres pays.En ce qui concerne les affaires intérieures, l’Angleterre a des devoirs et des responsabilités envers les unionistes et les ulstéristes et elle j vous demande de donner des garanties qui lui donneront satisfaction.' Si ces conditions sont accordées vous; pourrez discuter toutes les formes de ' gouvernement qu’ils vous plaira, j même celui de la république.L'An-j gleterre vous prêtera son concours j loyal.Maintenant, qu’avez-vous à dire à ce propos ?Ne vous rendez-vous pas compte que l'Angleterre est dans une situation critique et ne voudrez-vous pas faire votre moitié; Les souverains belges au Brésil dais, avons entreténu un désir très fort de nous gouverner nous-mêmes.Nous sommes de plus confiants que si on nous accordait l’autonomie, nous serions capables de nous gouverner nous-mêmes comme tout autre peuple, y compris les Anglais.Je me souviens d’un fameux politicien irlamiais qui disait; “Les Irlandais ne peuvent se gouverner eux-mêmes, ils n'ont jamais pu le faire”.Une telle expression d’opinion illustre très bien la densité d’esprit des gens d’une certaine catégorie.Nous ne nous sommes pas encore gouvernés (diu moins ees anirées-oi), parce que comme disent les irlandais, “we have never been ilet”), on ne nous o pas donné de chance de le faire.Mais l’histoire démontre que depuis deux V»u trois cents ans, par tout l’uni vers, de , , • navires même que l’organisation et les me-j ^ thodes concertées des agissements des Sinn Feiners, aujourd’hui, que les Irlandais ont certes des aptitu- 11 faut se histoire des désordres en Irlande 'remonte aux efforts désespérés des Irlandais de résister aux empiètements de voisins plus puissants et de garder leur entité nationale.On ne peut dire, comme pour le Mexique, pair exemple.que Je désordre en Irlande soit celui d’un spe-isple qui s’administre 'kii-ménne et soit le fait de son propre gouvernement.Cela n’est pas.Au surplus, aucune mesure de répression ou de suppression, si Révère soit-eHc, ne restaurera l’drure et la paix en Irlande.C’est pour cela bien d'autres, en Angkdcr- Bruxelles, 27 — que le roi Albert (S.P.A.) — Corset ta reine Elisabeth.iront visiter le Brésil en sep tembre.ils seront accompagnés de la comtesse Ghislaine «le Caraman-Chimav, du colonel Tilkins, du docteur Nolf, médecin de la cour, et de l’aumônier Nols.Us .Vembar-queront à bord du navire de guerre brésilien “Sao-Paulo”.Bleury HwhWaga Maisonneuve McGill Nirtre-Darae rte Grâce Pnpitwau Peel Pointe Saint-Charles Rosemont Des Seigneurs Saint-Henri i Satnt-Inurent Windsor Sherbrooke et Saint-Laurent Sherbrooke Ouest Sainte-Catherine Est Sainte-Catherine Ouest Ces taxes ne seront cependant Momreaj Usines Angus, Montréal.30, 1ère avenue, Maisonneuve.135 rue McGill, MontréaL 5545 est.rue Sherbrooke, Montréal.934 est, rue Sainte-Catherine, Montréal 213, rue Peel, Montréal.604, rue Wellington, Pointe SaiuMPiariev 1723, rue Masson, Montréal.924 ouest, rue Notre-Dame, Montréal.2353 ouest, rue Notre-Dame, .Montréal.1517, boulevard Saint-Laurent, Montréal.Gare Windsor.Montréal.2 ouest, rue Sherbrooke.Montréal.Angle des rues Sherbrooke et Drummond, 21 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.Montréal.365 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, pas reçues aux bureaux-chefs desdites banques, rue Saint-Jacques, ni a la succursale Ouest de la Banque de Montréal.Les paiements d’acomptes ou d’arrerages ne seront pas acceptés aux succursales des banques ; ils devront être faits à l’Hôtel de Ville même.Les chèques envoyés par lu poste devront être adressés, comme par le passe, ou Trésorier de la Cité.Hôtel de Ville.P.COLLINS, Trésorier-adjoint de la Cité.Bureau du Trésorier de la Cité, Hôtel de Ville.Montréal, ie 26 juillet 1926.TRAIN ARRETE PAR LA POLICE ALLEMANDE Coblentz, 27.- (S.P.A.) — Un convoi de treize wagons de chemins de fer transportant des armes et des rmmitions de France ainsi que cinq officiers polonais et un officier français, «jui avait «rinUé la région occupée par les troupes américaines samedi soir, a été arrêté à Ma.rbourg par la police allemande.Les Allemands ont enlevé le matériel de guerre qui se trouvait dans les wagons.L’équipe du train a refusé de conduire le convoi plus loin.Ce train est revenu a Coblentz hier soir.L’officier (français qui étail accompagné de sa femme et un des officiers polonais sont arrives hier à Coblentz par le train régulier.de chemin Bien a Londres, te vous.HUBERT GOUGH.7 mai.AU LONG DU CHEMIN (Suite de la Ire page) Jtiv .n-1 rtc la c di de M.Henri Dollard .ce stie par 'le cercle chine.Bourasva parlera de soir, à la soiree organi-oanadlen de Iæ- Un mouvement de retour au pays La terre tremble à San Francisco Los Angeles.27, (S.P.C.) — Un léger tremblement de terre s'est fait ./Mmlir, vers minuit, la nuit dernière., Québec.27.(S.P.C.) — Ceux qui s intéressent «le près à la question «le l'immigration s'attendent a ce qu’un j grand nombre de Canadiens français qui ont émigré aux Etats-Unis reviennent au pays, à cause de ta fermeture d’un grand nombre de ma-pufactures américaines.loin, te mais balance les longues feuilles minces tiui tremblent au moindre souffle «le la brise et sont frileuses.Les maisons passent et s'enfuient modestes et simples, dans l’étendue.Des roses en espaliers montent à l’assaut d'un toit.Plus loin, la construction d'une grange est commencée, et la charpente, diminuée par ta distance, ne laisse v normal) mardi le 27 juil i let.Le Pacifique-Canadien fourni- j ra également un autre train spècial ! composé de wagons ordinaires, \va; j gons-restiiurant et wagon-salon, qui ! partira mereredi.le 28 juillet, de i Montréal, gare Windsor, à 9.06 h, ; du matin, (temps normal.) Les | deux trains st> rendront directe-1 ment à l'embarcadère du vapeur à : Québec.(réc.) | Un typhon dans l’île de Lucon j — Manille, 27.’ — iSP^.i — Un typhon accompagné de pluies torrentielle-., a ba'ny.l'pe de Luçon depuis une diz ine de jours, causant de grands dominant'».Des milliers de personnes sont maintenant sans abri.Une digue, sur la rivière Tur-lac.dans le centre déTHe, s'est rompue.inondant des milliers d’acres de riz et de sucre.Des milliers de maisons ont été emportées.Il y a eu peu de pertes de vie.Tél.Kst 847.- Dr.Gus!.GOUIN, l.C.D.Chirurgien-Dentiste Spécialité : incrustation, ponts et couronnes.Heures de bureau : 9 à 9.266 RUE SHERBROOKE EST Près St-Denis.Montréal.Le Dr 6.H.Kent OKNTISTK * lalasé la clinique dentaire de l’hépital St-I.ar, et recevra ses patients nn No 157 RUE ST-DENIS TEL.EST 311 Collège Commercial Elle J carré -xl-Uouis, coin St-Denis.Cour» individuels jour ou soir.Toutes matières commerciales.Sténographie par correspondance.Télégraphié et administration des Rare», preparation aux examen».Tél.E.2589.Leblond de Brumath 259 EST, RUE ONTARIO, bachelier d*» l'Unirersifté de France et de rUnieeraité Laval, officier d’Académie, aa-Leur de plu, ieurs ouvra?*».Le plus ancien cours P.P G.Cleveland .60 31 .639 New-York .62 34 .646 Chicago .60» Washington .42 42 .300 S ^nULouis .42 47 .472 Boston .40 48 .433 Detroit 31 56 .356 Philadelphie., 27 66 .290 LIGUE INTERNATIONALE \ Syracuse: Jerscv Oitv .004000120 7 14 1 Syracuse 000003000—3 8 » Ferguson et Hyde; MwcGranor et Casey.A Reading: Haiti more .010303000 7 Il t Reading 001009040—5 8 1 Groves ri lefter; Brown, L al tone ri Konnick.POSITION DES CLUBS G.P.P.C.Baltimore .60 .31 .6,39 Buffalo .fil 31 .633 Toronto .59 35 .628 Akron ., .57 35 .620 Reading .4(5 49 .484 Jersey (iit\ .36 36 .391 Rochester .29 fit .323 S vrac use .„ .20 70 2,)2 et amble à Joliette New-Westminster est victorieux Joliette courses au lieu ici Tes Vancouver.27.— Privé des s>er vices de Johnny Howard, ,vur la defense le club Vancouver n été battu par V New - M'ontm in stor, par 12 à 4, dan» unis joute de ta ligue de croM* de la 'G6te du Pacj/lque.27.—Un meeting de trot et à l'amble aura 6 et 7 août prochain.Trois ci fisses seront à d'affiche chaque jour.L’épreuve principale sera, dotée d'une bourse de 81.000 et les autres seront d’une valeur de $300.» Voie lie programme complet de la réunion.Vendredi le 6 août — 2.20 amble, bourse $1000.00; 2.18 amble, bourse $300.00; 2.30 trot, bourse $300, Samedi .Te 7 août — 2.20 trot, bourse $1.000.00; 2.1» amble, bouc se $3.50.00; free fo r ail (amhflc ou trot), $300.00.Condition.» : Los régies de la "N.Trotting Ass." gouverneront, avec exçridions.Les entrées seront fermées Ve 1er août.Droiila d’ewtrèe : — 5 p.c.et 5 p.C., des gagnants.main soir à l’Aréna Mont Royal, et, s'il faut en croire Eddie AVallace, son gérant, le F'rançais devra se dé-periser s'il veut sortir victorieux.Fitzgerald a été amené aux Ktats-Uuis par Eddie Wallace et l’ancien rival de F'rankie Fleming dit qu’il a hâte de le voir à l’oeuvre contre Papin.“J’ai fait de la boxe assez longtemps pour connaître un bon homme lorsque j'en vois un,” écrit AVal lace, de Brooklyn, “et vous allez voir que Fitz va causer une surprises à Montréal.“Lors de mon voyage en Australie, je l’ai vu se battre et il a fait si belle figure que je lui ai offert de s’embarquer avec moi pour les Etats-Unis.J’espère que Papin est en condition.S'il ne l'est pas.je j le plains, car il va s’attaquer à un ! boxeur qui sait mener les choses ! rondement.“Lorsque je suis allé à Montréal, la semaine dernière, avec Phij ! Bloom, qui a rencontré Jack Thomas.Frankie Fleming, que j’ai vu j à l’Aréna.m’a dit que Papin était réellement bon boxeur.Tant mieux.Fleming connaît son affaire et pour qu’il dise que Papin est bon homme, il faut qu’il le soit.Les amis de Montréal verront donc deux bons athlètes dans l’arène.” En terminant sa lettre, Eddie Wallace ditq u’il arrivera à Mon! réa! ce matin.Ce soir.Fitzgerald se rendra au gymnase de Sam Shears pour faire quelques légers exercices.Kid Lewis, de Lachine.sera aussi au programme de demain soir.11 rencontrera Phil Franchini, de New-York.L’Italien est un des anciens “sparring partners" de John-nv M’ilson, actuellement champion des poids rnyoens, et on dit qu'il frappe très dur.Lewis est en grande condition et si sa dernière défaite aux mains de Charles Le-doux ne l'a pas découragé, H devrait forcer son adversaire à se dépenser.L’OUVERTURE DU MEETING AU KING EDWARD Tous Ic-s coursiers qui onl pris part à la réunion de Kempt on Park, la semaine dernière, ainsi que plu-.vicMi's pur sang qui étaient à Mont Royal et Delorimier ont été transportés lues' aprèsTnidi â l’Ue Gros Bois .et Fa réunion de mi-été du King Edward Jockey Club, qui s’ouvrira cet après-midi, promet d'être couronné d'un gros succès.Le handicap d'inauguration, la principale épreuve de cet après- Lemidl, a fermé avec treize inscriptions et cette course promet d'être contestée car les coursiers sont habilemnt bien groupés, Dain-tv Ijady, Sedgegrass.Concha.Mildred Euretta, etc., qui se sont distingués à Kempton Park la semaine dernière, y sont inscrits et comme le handicapper n'a pas été trop sé vère pour ceux qui ont gagné leur dernière épreuve il faut s'attendre à un temps ranide.Comme lors de la dernière ré” nion Tes coanmissaireR senonF:- M'.W.Lv'les et W.J.Morrison, commissaires; STrcridrai Clark, juge en chef; Charles Campeau et Edouard Charles St-Père.juges associée; Sheridan Clark .secrétaire des cour scs .et Xisle Narbonne, chronométreur.LES COURSES DU GRAND CIRCUIT Columbus.Ohio.27.Sommaire complet des courses au trot et à La ml de dispu let s ici hier après-midi : Free for all nimble : bourse $t.50(F Swnardo (Murphy) .2 t 1 Single (i ( A fieu) .t 4 4 Grace Direct Franç©is~Xavitr.Occupe tout le re* de-chausaée de Pimmeubia Main 4960.Central particulier Les Bénélices de la Saguenay-Pulpe On sait que le bilan de la Saguenay-Pulpe pour 1919 s’est soldé par un excédent de $1,415,176.80, dépassant de $215,170.80 les prévisions du prospectus de mai 1919.A la séance du Conseil d’administration du 15 juillet 1921*.le président de la Compagnie, l’honorable sénateur Béique, vice-président de la Banque d’Hoche-laga et membre du Conseil d’administration du Canadien-Pacifique, a accompagné le bilan de la lettre suivante aux administrateurs ; “Nous sommex heureux d'annoneer que l uxine de ('.handler, qui avait ete dans le passé une source de pertes, a ele grandement améliorée e( donnera pour l'année courante des henéliees substantiels.,, ."t,’agrandissement d'i^ne de nos usines de ( hicoutimf a ete complété.ce qui accroît considérablement la production de la Compagnie."Nos pates, chimiques «-t mécaniques, se vendent maintenant beaucoup plus cher qu'eu 1913.et les traités à prix ferme déjà faits pour 1926 et 1921 nous permettent de dire que les bénétires nets de chacune de ces deux années excéderont trois millions (*3.000,-0001 de dollars.•' (Signé) K.-L.BK1QI L, president.L’intérêt de toutes les obligations en vigueur a pris $090,134.99 en 1919 et sera inférieur a cette somme eu 1920.L’obligation 6 U % de la Compagnie de Pulpe et de Pouvoirs d’Eau du Saguenay esl à l’heure actuelle et plus que jamais une des meilleures valeurs de placement du marché.Votre notaire recevra votre souscription.Sur demand*», totia renaeipnementa et Renia” rédigée par M.Oliy^ A*«eIIn.VersaiHe&Mricaire MONTRÉAL U n TT a vu a MONTRÉAL OUCBC.C Bureau-chef UMITÉe BANQUIERS Montréal, Immeuble Versailles.OTTAWA BOSTON UN PLACEMENT QUE NOUS RECOMMANDONS Commission des Ecoles Catholiques de Montréal 5%% - 5 ans Coupures $100, $500, $1000 LAFRANËE & CASGRAIN .60 RUE ST-GABEIEL .Mstn 7337 FAIRBANKS Agents de change à la BOURSE DE MONTREAL GOSSELIN “La Note Américaine” constitue le résumé de la journée financière.tSi CO.Pour la recevoir gratis chaque jour il sufiit dr nous en faire la demande.10,'î OUEST, RUE NOTRE-DAME.TELEPHONE MAIN 4090, 340, 1525.66% 82% 89% 88% 17% La livre sterling Cours du change .sterling, à New-York et à Montréal: àiN.-Y.à (Mon t.Papner à 60 jours.372.50 424.25 Id., à demande.378.50 430.25 Par câble sous- itnarin.37925 431.00 Cours d u change new-yorkais sur la place montréalaise, 13 5-8 à 13 11-16 de prime.Taux d'escompte, à Londres.6 5-8 pour cent.Taux d’escompte de ila Banque d'Angleterre, 7 pour ceni.Une grosse transaction BrockviHe, 27.— Les actionnaires de la Canada Foundries and Forgings Company, réunis en assemblée spéciale ici samedi après-midi, ont ratifié le projet d'acquisition de la Mann Axe and Tool Company, de Saint-Stephen, N.B., tel que recommandé par le bureau de direction.Environ 70 pour cent de capital-actions de la Canada Foundries était représenté à eette assemblée, soit en personne soit par procuration.Si certaines démarches entreprises actuellement auprès des autorités municipales de Saint-Stephen, aboutissent, on dit que les usines de la compagnie Mann seront reconstruites dans le plus bref délai: les affaires, cependant continueront d'etre conduites sous le nom de la Mann Axe Company, dont la Canada Forgings aura le contrôle.Les directeurs de la Forgings ont aussi tenu samedi leur assemblée tri-mestreille et ont déclaré les divider des réguliers de 1h pour cent sur les actions privilégiées et de 3 polir cent sur les ordinaires.Parmi les membres de l'exécutif présents on remarquait: T.-J.Dillon, président; 'George P.Graham, vice-président; J.A.McKay, H.Bertram, le U-col.C.N.Monserrat et J.H.A.Briggs.1915 Vapeurs Voiliers 1916 Vapeurs Voiliers 1917 Vapeurs Voiliers 1918 Van< urs — Voiliers 1919 Vapeurs — Voiliers 1,703 5,958 2.150 9.314 2.179 10,509 2,641 12.430 2.892 13,950 1,224,091 tonnes 390,796 — 1,696,631 tonnes 585,585 1,827.132 tonnes 686,589 2,31(1,956 tonnes 857,504 2.920.580 tonnes 995,870 — Après avoir remarqué qu’en dehors des Etats Unis aucun peuple n'a fait de tels progrès d tonnes et qui no sont en rien inférieurs aux navires étran- Placements Sûrs Endroit» Nombre d’«nn«e« Rendement PROVINCE DE QUEBEC.12 ANS «% VILLE DE QUEBEC 10 ANS «% VILLE DE QUEBEC 3 ANS «% VILLE DE MONTREAL 3 ANS «% VILLE DES TROIS-RIVIERES.2 ANS «% VILLE DE SHERBROOKE.3 ANS 6% VILLE DE SHERBROOKE.VILLE DE MONTREAL 1 ANS «% (MAISONNEUVE) 5 ANS «% PORT DE QUEBEC 8 ANS «% VILLAGE DE BIENVILLE.VILLE DE PARIS 8 ANS 6% Emission canadienne.10 ANS 61 z % Nous avons aussi un jfrand nombre d’autres obligations de différentes échéances, variant He 1 an à 35 ans, Dtmanrlfi nnlrp li«4* druerlplix*.LA DES MUNICIPALES limé DUPONT, (ijranl 124, ru* Rt Plerr», QUEBEC.1.T4I 46122 W.SIMARD.Directeur, T.I’Ucp d'AnniMi.MONT RK Al,.Main «a».Émission Paroissiale Notre-Dame-du‘Perpétuel-Secours NOUS sommes heureux d’annoncer à notre clientele que nous avons fait l’acquisition de la totalité de l’émission de $lfi(M)0() de bons 6 pour cent, à 5 ans, de la Paroisse de Notre-Dame-du*Perpétue1-Secours, de Montréal, datée du 15 juin 1920 et remboursable le 15 juin 1925, émise en coupures de $100, $500 et $1,000, capital et intérêts semestriels (15 juin et 15 décembre) payables à la Banque d'Hochclapra.à Montréal, et à Québec.et que nous l’offrons au pair (100%) et intérêts courus.m Des titres provisoires sont dès maintenant disponibles, en attendant les titres définitifs, qui le seront sous peu.La paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours comprend la partie de la ville de Montréal autrefois connus sous ie nom de Ville-Emard.Ha population est de 6,865 âmes, et sa superficie, d’environ un mille carré.Le présent emprunt est garanti par une hypothèque sur les biens immeubles de la fabrique et par les cotisations prélevées sur la propriété foncière de la paroisse, dont la valeur s’établit à $3,000,000, et le produit de cette émission sera affecté à la construction d'une nouvelle église et à l’agrandissement du presbytère actuel.Nous ne saurions trop vous recommander ces bons de la Paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours.qui, parfaitement garantis, constituent un placement aussi sûr qu’il est possible d'en trouver dans l’ordre actuel des choses.Beausoleil, Limitée Bons et Obligations 112, rue St-J acquêts Montréal Tel.Main 1415 151 MINISTERE UES DOUANES ET DU REVENU UE (.'INTERIEUR AVIS Aux Manufacturiers, Mnrchands en Gros et D taillants jp AR les présentes, avis est donné que les rapports, accompagnés de leur remise, pour taxes de Luxe et d'Accise, doivent être faits au Percepteur local du Revenu de l’Intérieur (de qui toute information peut être obtenue) de la manière suivante : — Les rapports de taxe de Luxe doivent être faits le premier jour et le quinzième jour de chaque mois.Les rapports de taxes rie bijouterie, de manufactu- riers et de ventes doivent être faits, le plus tard, le dernier jour du mois suivant le mois que couvre le dit rapport.Les rapports couvrant des arrerages de taxes, c'est-à-dire les taxes dues et non payées, doivent être faits immédiatement, autrement l'amende prévue par la loi sera imposée.t Par orflra «** A O AO O/ir'» r m 91 ARTICLES VALANT JUSQirA 2.00 POUR 95 CHACUN Votre choix de sucriers, porte-cuillers.v®,e?, ^ fleurs, sucrier el pot ù crème, salière* et poivrières —* —’¦ argent, etc., etc.Tous au Qg avec couvercle même prix.en lu prix.07 ARTICLES VALANT JUSQU’A 0.58 POUR 3.95 Votre choix de vases h fleurs, gran-¦ le dtmruxion.Imls A fruits, pots A l’eau, compotiers.portr-cuUler».jarres à marmelade., paniers avec anse, etc etc.Tous nu même prix.’¦ 0IJ TISSUS LAVABLES A I>KS PRIX DE LIQUIDATION FRAPPE blanc.27 pouces, très bon (issu pour robes d’enfants, i’Imises, etc., etc.Valeur de .50 la OQ verge pour.«fcïl MOUSSELINE à rayures ou g fleurs fantaisie.27 pouces.Ce sont toutes des lignes désassorties.Valeurs jusqu'ft .59 la .25 57 ARTICLES VALANT JUSQU’A J.45 POUR 1.05 Votre choix de hols à fruits, vases ft fleurs, paniers avec anse, plats g fruits, pots 4 crème, assleb tes à gâteaux, etc., etc.Tous au même Qg «jj verge pour.An rm-da-chausaé*.58 ARTICLES VALANT JUSQU A 9 95 POUR « 95 Votre choix de beurriers avec couvercle.bols ft fruits, services * eau de 7 morceaux, plats ft celeri.bols A fruits, compotiers sur pied, vases, etc-etc.Tous au même prix.«g Qg Ah premier.»*>tSON FO N D C C IN !••• BAS tueur* ; ma-s «4 à 10." 1.49 BAN en fil de Lille marque fvu-zette, pou rie bain.Couleurs: marine et noir.Pointures S^i ’ "" pour dames, Spécial, pâtre.BAS en soie artificielle pour dames.Haut de la Jambe et pied en fil renforcé, couleurs : gris, tan, noir et blanc, qualité de J.58 la pâtre.Spécial.GANTS .99 GANTS longft en fil de Lille.12 à tli boutons, couleurs : marine, blanc uni et blanc rayé noir.Pointures 6 ft 8 pour dames.O /[Q Spécial, la paire.GANTS longs en dentelle notre, pour dames.Pointures 0 Éi 8.Qualité de .49 ta paire.Spé.4 fl péclol.*lw Au r»*-d*-ch»us»*e.flf 1 Le Magasin du Peuple 447-449 rae St* Catherin* Est, vain* St-André *t St-ChrUUph*.J.-N.Durai*.Président.lag.Dupai*.Vic*-rél*id*nt.A.-J.Durai.Dlractaar-Oérant.CHAPEAUX NON GARNIS POUR DAMES.VALEURS DE 4 98 A 9 90.250 chapeaux canotiers et non garni* a un véritable prix d’oc-cflston.Paine Liséré d'excellente qualité ; de couleur ou noir* ; très Jolis modèles i les canotiers sont garni» de ruban gros grain.Spécial 1.98 Au prnnlar.
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