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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 26 août 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-08-26, Collections de BAnQ.

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VOLUME XI.— Na 201 MONTREAL.JEUDI 2ti AOUT 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements pat la poste: _¦ M m Rédaction et admmUtmtion l Édition quotiJiennm ' fl B n” BMB.^fifABlÉ BS 43, RUE SAINT-VINCENT CANADA ET ETATS-UNIS .f6 00 fl| ¦¦ Ji Ai BB JB M BBI SBÉ wÊê Hg jÿS ^ UNION POSTALE.«- 8 00 «| M Ai ftPPjl WÊ M fjP MB SMwT —¦ „r.Édition hebdomadaire Bl ¦ 8B B PS V Bl ¦ WiS « B B 8B 3 - TÉLÉPHONA, Main 7460 ÏÏSïtmv::;::;B I Jh J M W B J mm BL JP JB JB BJ «»»«»»¦ «mi,.tuioNpo»T*ut.100 mÊmtrnmtmÊKmÊÊ .WBSÊfr m&MS&s.œm ^fmw iffllw mam Directeur: HENRI BOURASSA ¦ FAIS CE QUE DOIS! LA LUTTE POUR LA LANfiUE Un nouvel effort du “Dail Eireann” — Répercussion probable chez nous.On sait que la restauration comme langue courante du vieil idiome gaélique est l’un des objets que poursuivent avec le plus d’énergie les chefs actuels de l’Irlande.Ceux même qui sont incapables de parler l’irlandais en recommandent l’active diffusion.Mgr Fogarty, évêque de Killaloe, l'un lies trois fidéicommissaires chargés de surveiller l’emploi des fonds du gouvernement républicain, écrivait récetpment : ‘Tout effort qui tend à faire du parler irlandais une chose réelle et virante a mon entier appui.Je reyreite seulement de ne pas connaître moi-même la langut.Dans Une telle ignorance on ne se sent qu’a moitié Irlandais.En tout cas, la langue est le grand facteur d’inspiration et de conservation dans la vie nationale et, au milieu du prussianisme qui fait actuellement rage autour de nous, devient doublement nécessaire pour son avenir.” A plus forte raison des gaélicisants comme de Valera s’attachent-ils a prêcher la renaissance et l’usage courant de la vieille langue.On n’a pu s’empêcher de noter qu’au lendemain de son élection à la présidence de la république, alors qu’il devait se cacher, de Valera insistait plus encore, dans son message de la Saint-Patrice, sur la conservation de la langue que sur la lutte pour l'indépendance politique.Si nous ne triomphons point sur ce dernier terrain, disait-il, nos successeurs triompheront.L’avenir restera plein d’espérances.Tandis que, si cette génération-ci laisse disparaître la langue, elle tuera l’espérance même.Puis, la reconnaissance de notre indépendance politique est une chose qui depend des autres nations, tandis que le salut ou la perte de notre langue ne dépend que de nous.L’accent décelait la gravité et la difficulté de la tâche a accomplir.mais il marquait aussi la puissance des motifs qui commandent l’action des gaélicisants.Pour les chefs politiques de la nouvelle Irlande.la restauration de Virlandais comme langue courante (on en a fait la langue officielle du Dail Eireann) est l’un des éléments de la résurrection nationale, (le n’est pas Simplement un Etat irlandais d’esprit plus ou moins anglais qu'ils veulent restaurée; c’est, suivant leur propre expression, une Irlande irlandaise, une Irlande qui ait sa personnalité propre, qui se développe suivant un rythme à part, qui, paisa langue millénaire, soit en intime coinnmniçm avec tout son passé.L’aspect moral de*la question frappe beaucoup un certain nombre de gaélicisants : comme nous, ils voient dans leur vieille langue un préservatif et une sauvegarde contre l’influence protestantisante et matérialiste que portent journaux et livres de langue anglaise.Pour mener cette grande bataille, les gaélicisants s’appuient sih; deux forces : le groupe qui a, malgré tout, conservé l’irlandais comme langue‘parlée, et qui peut fournir des maîtres, et la puissance du sentiment national, éveillé par les chefs de la Ligne gaélique, dès avant la campagne politique, et surexcité par celle-ci.Beaucoup de gens qui n’avaient jamais songé.ou qui ne se seraient jamais décidés à apprendre le gaélique, vont maintenant s’v mettre, et vont surtout y mettre leurs enfants, pour protester contre le régime britannique.Mais l'anglais a pour lui dans la grande majorité des cas — et c'est un appoint énorme ¦ la possession d’Etat; il a aussi l’avantage d’etre le moyen de communication naturel avec plus de cent millions d’hommes, avec les pays où habitent des millions d’Irlandais.Contre cette influence, s'il faut en croire un journal irlandais qui nous tombe sons la main, le Dail Eireann entend dresser systématiquement l’école.Tout un plan d'enseignement, gradué suivant qu’il s’agit de régions où l’on parle exclusivement l’irlandais ou l’anglais ou de régions mixtes, a été dressé et I on compte, d’ici quelques années, faire rie l'irlandais la langue ordinaire de l’enseignement dans toutes les écoles.Cet immense effort nous intéressé à plus d’un titre.Il est d'abord passionnant de voir un peuple essayer d’arracher à la mort la langue qui, pendant des milliers d’années, exprima son âme; puis, la lutte pour le gaélique ne saurait manquer d'avoir chez nous sa répercussion.C’est chez les Irlandais gaélicisants ou admirateurs du mouvement gaélique, que nous avons trouvé nos meilleurs amis, ceux qui comprennent le mieux notre résistance à l'anglicisation.Plus leur nombre augmentera, plus cordiales el plus fécondes ont toute chance d’être les relations entre Irlandais et Canadiens français.Orner HEROUX.EX RBtrARDA XT LA LEÇON DE VOL Les jeunes ont tellement mangé depuis leur naissance qu’après vingt-cinq à trente jours, ils onl atteint la taille normale et sont en état de s’envoler.Us sont sans cesse à la porte, parfois sur le balcon, regardant planer les vieux, et comme étudiant leur mode de locomotion.Souvent, des petits s’agrippent au bord du balcon et font de la gymnastique .ils essaient leurs ailes, exercent leurs muscles et les fortifient.Les parents les surveillent et leur intiment Tordre d’entrer quand ils jugent l’entrainement suffisant, de crainte qu'ils ne se fatiguent et tombent.Les enfants obéissent.Arrive 'enfin T heure où le plus âgé, le plus robuste doit entreprendre son premier voyage.Nous sommes aux environs du 15 juillet.Les parents volent devant lui, vont el viennent, se posent dr son côté et repartent, comme pour l'entraîner; s’il ne bouge, ils tournent au-dessus de lui en l’appelant : celui-ci, pas un nuire, car seul, à leurs yeux infaillibles, celui-ci est suffisamment fort pour s’envoler sans danger.Les plus jeunes que tente l'aventure sont repoussés ii l’intérieur.Il liest fuis d’exemple qu’un jeune appelé par 1rs vieux à quitter le logis natal soit tombé en route.Plus d’une fois, l'enfant invité au vol est sur le point de prendre l’essor, mais il n’ose.Il a pourtant grande hâte de imrlir : il hésite, il est évident qu’il ii peur.Mettez-vous à sa place ! Il penche lu tête vers le sol el recule : aurait-il le vertige?Son papa et sa maman insistent, le supplient presque, le frôlent en volant, lui montrent comment faire.Le manège dure parfois plusieurs minutes avant que l’enfant consente à se lancer dans l’air.S’il rsl décidément trop poltron, l’un des parents passe derrière lui et, sournoisement, le pousse d’un coup d’épaule.Le jeune, en tombant, ouvre d’instinct les ailes : il est à l’eau, il faut mien qu’il nage ! Généralement ce ferme moyen de persuasion n'esl /mx nécessaire, l’élève g va de lui-même.Du reste, le temps est venu.Donc, le petit vole.Du moment qu'il a commencé de battre Taie, son papa se place devant lui et part vers rendrait qu’il a choisi pour percher Tenfant.Ce dernier suit fri père, qui ne cesse de rappeler, enchaîne tous scs mouvements aux siens, répète toutes ses attitudes ; le bec presque sous la queue paternelle, il imite scrupuleusement les moindres gestes du professeur, tourne à droite, quand le père tourne à droite, à gauche, quand le père tourne à gauche, el s’arrête où le père s'arrête.On ne peut imiter plus exactement.Ce départ fait songer au petit garçon qui se saisit de la main de son papa dans une rue très passante, et ne veut plus la là-cher de peur de s’égarer! La mère terme la marche, prêle à ramener Tenfant à la suite du père, s’il déviait un peu.Le premier endroit de halte est ordinairement la cime d’un arbre élevé situé à quelque deux on trois cents pieds de la maison, où les ihi-rents empêchent tout autre oiseau d’approcher.U petit se pose avec assez de difficultés; ses /Hdies sont faibles, et il n’est pas habitué à des perchoirs aussi flexibles, venant de quitter un solide plancher.Le père et la mère restent quelque temps auprès de lui, conseillant à Tenfant e pense, de ne pas bouger de là; puis la mère revient à ceux qui sont encore à la maison, le père devant s’occuper du petit perché dans l’arbre.Chacun son affaire.Quelle profonde jouissance doit éprouver le petit qui s’envole pour la première fois! il n’est pas comme Tenfant des hommes qui ne prend connaissance du monde extérieur que peu ri peu.pas à pas; lui, à cause dr la brièveté relative de son existence, c’est tout de suite, d’un seul coup, qu’il entre dr plain-pied, si Ton peut dire, dans la splendide nouveauté des choses visibles.Ecris so ns-le s’étonner, laissons-te goûter le charme ineffable de l'immense nature.Ne l'effrayons pas par nos réflexions enthousiastes el supérieures à son cerveau d'oiseau : il est si timide et si neuf ri la vie! Le papa s'envolr pour chercher la nourriture, mais il ne s'éloigne pas de son rejeton, il ne le perd pas de vue; il évolue constamment au-dessus dr lui, et descend souvent l’alimenter et lui tenir compagnie.Chaque fois que Tenfant voit passer son père.H manifeste son violent désir en battant des ailes, comme le chien agite la queue.Pendant le travail du chasseur, le petit ne se déplore ianiais de sa propre initiative.D’abord, il est craintif, il est encore inhabile; el puis, il.a l'in-tuition qu’il serait dangereux de se déranger, dé se mettre un peu plus bas, à cause de l’homme et des chais, etc., surtout de s'aventurer de descendre sur le toit proche.Les hirondelles.au vol si merveilleusement agile, prennent difficilement leur essor sur une surface plane ; elles marchent avec lourdeur, gauchement.en tafTguant, les ailes et la queue leur traînant par terre.Aussi ne se posent-elles sur le sol ou sur les toits qu’en cas d’extrême besoin, pour ramasser les matériaux indispensables au nid ou, plus tard, pour picorer du gravier qu’elles donnent à leurs petits.Une autre raison qui contraint l’enfant à la plus stride obéissance, c’est que son père sait l’endroit précis où il Ta placé, qu’il lui faut te retrouver au même point, au risque d'être cherché longuement, tiré d’une impasse, abandonné peut-être.Cette immobilité s’impose davantage lorsque quatre ou cinq jeunes sont perchés ici et là, à des distances parfois considérables les uns des autres, et moins fréquemment visités.Les parents ont beau avoir l'oeil aussi vif que l’aile prompte, il se produirait des vides nombreux dans les familles — ce qui est très rare — si les enfants ne se tenaient cois.Quand les parents jugent un déplacement nécessaire, ils font eux-mêmes lever le petit, non sans peine, parfois, et remmènent au lien voulu.Cette première sortir dure environ deux heures; le petit est reconduit à la maison par le papa.Il recommencera demain, en compagnie d’un frère qui, lui, occupera particulièrement l’attention des parents, l’autre ayant déjà acquis quelque expérience.Pour le premier, la deuxième excursion se prolongera, il restera dehors la journée entière, et sera perché plus loin que la veille.Et ainsi de suite, jusqu'à ce que toux les enfants aient quitté le logis natal.Le père et la mère se divisent les soins de surveillance et d’alimentation : Tvn se chargera de trois jeunes, par exemple.Vautre de deux, s'il y en a cinq.Ils les font voler en groupes, leur apprennent comment s’élever un peu plus chaque jour, graduellement, avec méthode.Ces leçons consistent bien plus à leur inspirer confiance dans l’acte qu’à leur enseigner des mouvements naturels.Détail intéressant: au beau-milieu de l’après-midi, les voici qui rarùènenl en hâte leurs enfants an nid.Une demi-heure apfès, il pleut abondamment.Ils ont vu venir Tarage de loin.Les adultes s’exposent à la pluie, ils preimenl plaisir à la recevoir sur leurs ailes qu’ils étendent et secouent.A l’heure de la rentrée, les petits seront retrouvés n’importe où, et conduits sains et saufs, tes uns après les autres, au foyex .paternel, pendant une dizaine de jours.Quand plusieurs couples d’une co-Ionie reviennent ensemble cpacun avec sa nichée, il est vraiment admirable de voir avec quel ordre les enfants sont dirigés vers leurs maisons respectives.Si l'un des jeunes, dans sa hâte et son inexpérience.se trompe d’habitation, les vieux vont le chercher avant qu’il soit rudement chassé par les légitimes propriétaires du domicile.An début surtout, il se produit des mélanges indescriptibles entre les enfants des différentes familles, qu’il faut une bonne demi-heure, de part et d’autre, pour débrouiller, mais tout finit par s’éclaircir, car les chefs tiennent leurs troupes en vue et bien en main.Après une couple de semaines, les petits sauront gober des mouches dans l’air, et seul un oeil averti pourra les distinguer de leurs parents quand ils planeront dans le ciel bleu.Ils ne viennent plus dormir à la maison, ils passent In nuit dans les arbres, comme leurs aînés.Abandonnent-ils fout de suite le foyer paternel?C'est ce que nous verrons bientôt.* * » Avant de clore cel article déjà trop long, je dois faire un aveu.Novice observateur, j'ai écrit, il y a quelques années, (''Billets du soir”, troisième série, pp.25-26) que les parents, après ITvoir installé les petits pour la nuit, les quittent pour aller dormir ailleurs.Ne les voyant pas revenir, je le croyais alors, bien que cette conduite me parût singulière.Je cherchais une explication sans rien trouver.J’ai voulu en avoir le coeur net.Plusieurs soirs de suite, i’ai braqué mes regards sur les maisons, et j’ai fini par comprendre.Je m’étais trompé.Il est vrai que les parents laissent les enfants seuls, mais r’est pour entreprendre une longue tournée à leur compte.Ils reviennent au crépuscule tombé, et comme le nulle est noir et la femelle de couleur sombre.ils s’effacent dans la demi-obscurité.Ht entrent chez eux rapidement.sans un cri, car les iietits dorment.Celui qui n’est pas familier avec leurs habitudes ne sr doute pas dr leur retour.Je fais cette rectification pour la franquilitc de ma conscience et l'honneur des oi- seaux.Albert LOZEAU.iLa semaine prochaine : Départ”.Fin.) ‘Avant le UNE GRANDE INDUSTRIE BRITANNIQUE L’ABETISSEMENT SYSTEMATI -QUE- AVEC.LE CONCOURS DU Japon, son allie — de la POPULATION CHINOISE PAH L'ANGLETERRE.L'assoupissement «le la Chine, cVst un cliché qui revient dans tou» le» articles g|e politique étran gère.L’Anglelerre.de connivence avec le Japon et aidée en sous-main par les Etats-Unis, s’emploie A dé- pouiller cette formule de son sens métaphorique pour lui rendre son sens littéral.Tôt le monde sait que le Royaume-Uni imposa.pendant nombre d’années, l’importation de l'opium des Imies à la Chine.Mais trois ans avant le terme qu’elle avait elle-même assigné à ces importations.1 ne pénétrait pas une once d’opium indou dans le Céleste Empire.Le monde, émerveillé, chanta les louanges de la générosité britannique et «le son zèle pour le relèvement de cette population enténé-bree.Aussi bien le gouvernement britannique a-t-il tenu parole: il ne permet plus l’expédition en Chine de l’opium, tueur d'énergie; il lui a substitué un autre narcotique qui, s'il est plus nocif, a l’avantage d'etre moins coûteux, à la portée de toutes les petites bourses, dis posé à s’introduire entre les biceps du coolie tout comme dans le bras grassouillet du mandarin.C’est la démocratisation «les drogues, innovation bien conforme au génie britannique.Pour parler net, on a substitué la morphine à l’opium.Mais n’aller pas croire que vous trouverez traces de ces exportations dans les livres blancs anglais.Officiellement.l’Angleterre n’exporte pas une seule once de stupéfiants en Chine: si les centaines de mille qu’elle envoie tous les ans au Japon, finissent par y parvenir, «rile n’en veut rien savoir.M.A.-AV.Linton, professeur au collège de pharmacie de l’Université de Washington, à Seattle, a entrepris de collectionner «les statis-tïques très démonstratives sur ce que nous appelions plus haut l’assoupissement.non plus métaphorique mais réel, de lu Chine par quelques nations civilisées.Du 1er juillet au 1er décembre 1919.il esi parti du seul port de Seattle à destination du Japon (nous laissons tie colé les indications en onces pour y substituer l’indication en «loses moyennes plus facilement compréhensible) l’équivalent de 379 millions de doses moyennes de sels de morphine; l’équivalent de 23 millions «le doses moyennes de cocaïne et de .148 millions de doses d'opium.Il se trouvait en consignation, dans le seul port de Seattle, attendant l'exportation à un certain moment du mois de décembre 1919, l’équivalent de 59 millions rie doses de morphine et de 17 12 millions de doses moyennes d’hydrochlorate et de diacetyle de morphine.Ces caisses représentaient une valeur en argent de .1*203.000.Ces narcotiques partent sur des navires japonais venant mouiller à Seattle; mais toutes les expéditions «le l’Angleterre faites par voie des ports du Pacifique ne sont pas comprises dans ces chiffres.A noter que, d’après les statistiques déjà citées, ces exportations pouvaient fournir pour tous les hommes, femmes et enfants du Japon, la valeur de dix doses.Mais le commerce des stupéfiants est très sévèrement contrôlé au Japon; aussi bien ceux qui sont transportés par «les navi res japonais ne sont-ils pas à destination «le ce pays.Au témoignage de missionnaires protestants et de voyageurs laïques américains, aussi bien qu’au témoignage de nombreux Chinois qui visitent les Etats-Unis, ils finissent par pénétrer en Chine.Pourtant l’ancien Céleste Empire a fini par s’éveiller à la terrible dévastation que les stupéfiants exerçaient sur sa population.Pendant qu’il obtenait d’une part, que l'Angleterre restreignît scs exportations d’opium, chez lui, il contrôlait lui-même très rigoureusement, d’autre part, la plantation des pavots.Pour le malheur de la ('bine, il existe certaines régions de son vaste pays, déchiré par la guerre civile, virtuellement sous la domination absolue «lu Japon.(Test par trois avenues principales que les drogues maudites sont introduites chez lui par son ennemi japonais, d'abord par la Mandchourie, sous forme «le colis postaux, car les Ja ponais ont dans cette région leur propre système p«rstal qui échappe au contrôle du gouvernement chinois; ensuite par le port de Tsin-tau, dans lu province «In Chan-Toung, où les marchandises'cjui entrent en douant' sonl dispensées de l’inspection pourvu qu’elles soient munies d’un certificat «lu gouvernement japonais; et enfin par canots-automobiles venant de Formose.Les habitants de cette île sont citoyens japonais et comme tels échappent à la juridiction «le la police chinoise On «lit que dans Imite la région soumise à l'influence japonaise, les Chinois qui fréquentent les maisons de débauche reçoivent gratuitement plusieurs injections de morphine.ce «lui est suffisant pour leur faire contracter l’habitude.On a mis sur le marché des serin-' gués hypodermique» extrêmement i bon marché et.en outre, le plus i pauvre coolie peut, à raison de quelques sous, se faire donner une injection dans une pharmacie ja {tonaise ou dans quelques autres étn-illssements de ce genre qui se trouvent pur centaines dans toute» les villes importantes.En 1912, les nations civilisée», justement alarmée» île ce qui se unssait en Chine, «ni la morphine, liien moins coûteuse, était en p ’sse de se substituer à l’opium «ri d’exercer «te» ravage» bien plus considérables que son succédané, prirent l’engagement jle ne pas envoyer de morphine en Chine.L’Angleterre souscrivit à cet engage ment et le dépassa même : elk interdit l’expédition de T’opium et des dérive» de l’opium au Japon, sauf avec permis du gouvernement; et ce permis du gouvernement n’était accordé que lorsque le gouvernement «le Tokio avait expressément certifiéque ccs drogues ne seraient employées «tue pour des usages médicinaux.(, était en 1917, on expédiait alors 600,009 onces de narrotî«iues au Japon au lieu des trente mille qu’on en voyait avant l'embargo chinois.Mais, dans ce fameux règlement douanier, on oublia de proscrire les envois par colis postaux, et un colis postal ordinaire peut contenir des dizaines de’ milliers de dose* I ¦» # «?M.Linton déclare que les crimes i de l’Angleterre comme ceux du Jupon ne lavent pas les Américains des leurs, et ils sont sûrement complices dans la fantastique^ intoxir.a-lion de la Chine.Ils laissent passer d'abord 'es marchandises anglaises en transit et ensuite les plus importantes inaisohs des Etats-Unis en-’ voient tous les ans des milliers et des milliers d’onces de morphine au Japon «lors qu’elles savent très bien que ces marchandises ne font que transiter par le Japon pour se rendre finalement en Chine.Il supplie ses compatriotes dans son article, au nom de- l’amitié et de la confiance que la Chine, république-soeur, leur a toujours manifestées de mettre fin à cette terrible et honteuse exploitation.Washington a depuis entendu sa voix.Il a adopté un règlement interdisant toutes les exportations de drogues au Japon à moins d’une déclaration officielle du gouvernement de ce pays, portant que ces drogues doivent être employées chez lui.Peut-on compter cependant que cette condition est remplie ?# » * Les blancs travaillent contre eux-mêmes en favorisant l'entrée des narcotiques en Chine, comme Je montre aussi M.Linton.Un marché de quatre cents millions d'habitants a quelque Importance un point de vue commercial ; mais grâce à l’importation de la morphine, la capacité d'achat d’une grande partie du peuple chinois est étonnammenr réduite.Le morphinomane n’a qu’u-ue passion : sa drogue.Il y sacrifie tout.Aussitôt qu’il possède quelque argent il le traque contre la poudre blanche ou l'ampoule qui versent dans scs veines la jeunesse et l’oubli.Les négociants anglais eux-mêmes recommandaient à leur gouvernement de faire cesser ce I trafic illicite dans le meilleur intérêt du commerce anglais licite.^ De plus, les drogues expédiées en j Chine reviennent, rapportées par les eoolies chinois, vers leur pays d’origine.Ainsi tricherie relourre à son maître.Dans presque tous les navires qui viennent de la Chine ou «lu Japon on saisil d’importantes consignations de drogues.Il y a celles qui peuvent être introduites en sourdine et qui échappent à tout contrôle.Rappelons-le, bien que M.Linton j ne le note pas, le sommeil moral ! pas plus «pie le sommeil physique de tout un peuple de quatre cents millions d’habitants ne peut se prolonger toujours.Le moment viendra où Tes Chinois secoueront leur léthargie et verront de quelle façon indigne, barbare, les blancs les ont exploités et ternis volontairement dans un état d’abêtissement.Alors ils auront des comptes à demander, et des comptes terribles.Le salut de la race blanche ne peut subsister que dans la conquête a Ja civilisation chrétienne de 11 race jaune, «pie dans l’établissement de la seule vraie fraternité universelle.Quand donc Je prendrâ-t-on ?Louis DUPIRE BLOC-NOTES Une visite On nous annonce que notre premier ministre, M.Mcighen.viendra prochaii nemeint faire quelques «lis cours dans notre province.Notre population l'aeisuciiliera certes avec politesse et J’écmitera sans T'interrompre.1)’mitre part, M, Meighen peut être certain d'avance «pie tout ce qu’il dira aiu sujet d’une meîTleu-re entente entre notre race «ri les autres tombera dans des oreilles sceptiques.Ix» Québec s'entend bien, depuis assez longtemps, avec les autres provinces; les gens a vec qui il ne s’enUend pas.ce sont les pobiüciena qui, avant hier, l’iusiil-Iaient en bloc, et, aujourd’hui, lui tendent une main intéressée.Le Quél)«“c «ri les autres (provinces sont, de «'e temps-ci.d'accord quant à ce qui regarde le cabinet Mcig ben.Pas une des provinces du pays ne veut plus longtemps de ce régime, «ri toutes s’accorderont pour le signifier nettement à M.Meigheu, dès quei en appellera au peuple.11 pourra, du reste, constater l’unanimité des provinces, sur ce point, quand il fera le tour du pays pour tenter de lui expliquer su poiütique.Nous la connaissons tous, pour em avoir goûté pendant la période «le guerre.Et nous en avons assez.“Apprenez l’allemand" Tel est le conseil «tu’un ancien président «le France, M.Poincaré, a «lonné «’es semaines ci à un groo-pe «le Français, pour qu’ils Je répètent à d’autres, Pendant lia guerre, mi Canada et ailleurs, on a suspendu renseignement de cette langue.s«>us prétexte «pie c'était evHe «le IVnmetmi.Cette raison m* tenait pas debout.Si Ton voulaik connaître ce «pie p« i sait «ri ce «pic préparait l’enmarri il fallait pouvoir le CHRONIQUE D’OTTAWA AUX RIVES DE L’DUTAOUAIS corn - (PAR LEO-‘PAUL DESROSIERS) | Champlain, tors de son premier] voyage sur Ja rivière Ottawa, «voit été mystifié par «on »mi Du Vignuu, Nicolas, d'une manière désagréable.H n'avait ga«r«ié rancune cependant, ni à son guide ni sui^iys qu’il avait traversé; et.en 161,TOI reprenant Ja même route, se rendait juisqu’au üae Nipissing et par la rivière» Française atteignnèt jusqu’à la Raie Ge«>r-gienne.H visita Ites villages hu roms «lu nord «Tu lac Ontario, et revint en 1610 par Je même chemin.A partir «le cette époque, la rivière Outaouais devint urne des principales artères tvomimerclaies de la NotéVciMe-Framce.le» sauvages des pay's «l’en haut n’aimaient pas à descendre pair to Sal ni-low rent, cur les Iroquois les omettaient au passage, avec ‘l’intention de leur «'niever «tueilques clievehires.Ce n’est pas ipi’ils fussent beauicouip plus en sûreté en passiuit par Ottawa, tours ennemis ne craignant pas «le s'a vanccr fort avant dans Je» terres; mai» iJw se tenaient ainsi un peu phi» hors de tour portée, et accom-pfesaieivt phis rupddeaneml le trajet.Us apportaient à Montréal leurs fourrures, et Tes trafiquamts tâchaient de le* rejoindre ayant «pi'ils fussent rciukis dan» les limites de la cité.,avec un bon «pprovl-sionmement de rhum pour u«ioucir un peu Je caractère du vendeur et ses conditions d'échange.En 1626, on remarque également le passage, à ce qui est aujourd’hui Ottawa, du père Jean «le Rréboeuf qui -s’en aOilnut prêcher les Huron».C’était ordinairement Je chemin que prenaient les Jésuites pour se remire à leurs 'missions, à Saint-Joseph.à Saint-Ignace et autres lieux.I«e Châteaud«aur 1er et les édifices parlement aires n 'existaient pas dam ce teimipsdà, ainsi que Ja belle forêt «lui vêt la terre et la vaMée au pied des Montagnes Bleue.*.De 1626 jinsqu’à 1649, l’année de Ja destruction «les villages barons, les robes noires passèrent souvent au pied de la e©Ml«ne avec leurs .serviteurs, avec des sauvages, tnèiispor-tant leur maigre» butin, des ornements d’autel et «i««s graines «le semence.Puis its descendirent pour la dernière fois, le «'ouramt, accompagnés de quelques «ms de leurs néophytes «nii s’en «liaient vers Québec, ¦s'élabJir sou.» la protection «les Français, à ride d’Orléans.Les voyageurs fréquentaient beaucoup ces pairages.Beaucoup de coureurs «to bois» ne choisissaient pas «l’autre route «pie celle de J’Ou tannais, lia baptisèrent Ja rivière Rideau qui se jette dams la rivière Ottawa par une gorge rocheuse et sauvage.Contemplant la nappe d’eau mince et unie «jue la rivière formait dans sa chute, ils s'écrièrent: “Le rideau! Le rideau!” comme «h* bru vos gens qu’ils étaient et le nom est resté depuis.Ces «'hasseurs avaient l'exclamation facile, si l’on en croit nos historiens; car plusieurs endroits «te notre pays ont ainsi été nommés d’une manière primesau-tière sans se creuser la tête du tout, rien qu’à regarder et à crier ersui te.N’oublions pas cependant que nos ancêtres étaient «les français de France.P qui ont visité Ottawa dans ces temps reculés, on cite encore La Salle, le découvreur du Mississipi.qui est venu chasser ici en 1679 avee tin parti ri'Iroquois.C/est Perrot qui raconte cette aventure.Il y a ensuite les Sulpiciens qui parlaient en voyage d’explorations et de découvertes, se rendaient au lac Huron ou ailleun par le* rivières, les lacs, la foré! et le» rocher», portés par leurs canaux ou le» portant, toujours infatigables et robuste».C’est aussi durant cette époque sauvage et troublée que se passa l’histoire lamentable de Caoieux.Cadteux était instruit, il connaissait la musique et la prosodie, il ne manquait pas de bravoure; il vint s’échouer, pour on ne sait quelle raison, sur les rives de la Nouvelle-France.Pégase avait sans doute entraîné son maître dans sa fugue et lorsque celui-ci parvint à le* maîtriser, il était trop tard.Arrivé nu Canada, Cadieux ne sut pas résister aux charmes d’une jeune Algonquin e ; il se maria.Chaque année, il descendait lu rivière Ou-laouais avec quelaues chasseurs de la tribu de sa belle, et leur servait d’interprête dans les transactions avec les Français.Un printemps, ils campaient au pied des Sept-Chutcs, sur ITle du GrarnhCalumet, avec quekiues Algonquins et leurs familles.Ils attendaient un parti d’Iroquois amis qui devaient descendre à Montréal avec eux.Un sauvage qui musait dans les bois aperçut tout à coup des ennemis qui s’avançaient et donna Palanne.Les canots furent aussitôt mis à l’eau et la petite flotille se lança dans les rapides.Mais pour retenir l’adversaire et l’occuper tandis que les gens s’échappaient, Cadieux resta en arrière avec un de ses amis, tira «juelques coups de feu et les attira «tans la forêt.Puis, il s’enfuit tout seul, son ami ayant été tué au début «lu combat.Après avoir erré quekjues jours dans la forêt, Cadieux se retrouva au point de départ, «ans munitions, sans vivres.Il se bâtit une cabane et s’acharna à vivre de fruits et de racines sauvages.Revenant un soir à son modeste campement, il aperçut de la fumée, et, avançant avec précaution, découvrit deux ou trois Français qui étaient évidemment à sa recherche.L’émotion fut trop forte.Il perdit connaissance et quand il revint à lui, les Français étaient repartis.Plus tard, d’autres, vova-geurs le trouvèrent, ou plutôt trou vèrent son cadavre dans une fosse que Cadieux s’était creusée comme tombeau avant de mourir ; il était recouvert «le feuillage, et tenait dans ses mains croisées une longue bande d’écorce de bouleau sur k quelle il avait écrit une complainte qui racontait son aventure mémo râble : «’’était la complainte de Cadieux dont Thistoire nôus a cou servé le texte.Des incrédules ont néanmoins contesté la véracité du fait «ri ont attribué les jolis vers à l'imagination fertile de quelque rhapsode de campagne.* * # En 1703, les commerçants anglais pénétrèrent par l’Outaouais dans l'intérieur îles terres.Celte mèm*« année, les 300 survivants de la gar niaon de Mikillimanicknac rega gnèrent Montréal en suivant les méandres de la rivière.Aucun établissement stable n’avait encore été fondé à ce qui fut plus tard Ottawa et Hull.Celui qui devait se «riiarger «Je cette besogne apparait en ITflfl dans la personne de Philemon Wright.Comme il le racontait plus tard lui-même de vaut un comité de la Chambre» du Haut-Canada, il visita le pays pour la première fois en 1796, à l'Age de 36 ans.Cet homme avait une nombreuse famille et se cherchait un coin de terre où il pourrait tailler à s©« enfants de beauj; domaines.(Hutte à ta 2ème page) comprendre* et lire ce qu’il publiait au sujet «le In guerre.Il a été hesi-rrnix pour les gouvernements alliés eju'ils eussent à leur emploi «les lin-ffuiate* vrrM’S dan» la langue «Te J’enneimi.Même pendant la guerre, on a continué ri’enseigner Je fran çai.» cl l'anglais en Allemagne, 'parce «fii’on v reconorissj.it Je «Mi rac- j 1ère» pratique de cet envrignnmrnt.Aujourd’hui «pie to conflit est fini, 1c conseil «le M.Poinr-ré, aux Français, rassurera 1rs timoré»* tri le» uftra-tsmipulttix.Ici comme dans d’autres pays où le loyalisme •n’est pas toujours resté dans les bornes de lia raison.Entre amis On sait que lord Beaverbrook passe pour avoir plus que quicon-que aidé à la formation du cabinet de coalition anglais Lloyd George, au temps de la gu re, cri rapprochant M.Pma.T.« v de l’ancien lieutenant d M.,\squith.(.est dire que lord Beaverbrook connaît bien son Lloyd George pour l’avoir a»: x«*z longuement pratiqué, et aussi pour l'avoir appuyé dans toute su presse, notamment dans l'Express, de Londres.Lord Beaverbrook est de ce temps-ci au Canada; il était à Montréal ntome, H y a quelques heures.A un journaliste de la Gazette «lui l’a questionné sur le sort du cabinet Lloyd George, il y a rentrée des pensionnaires aura lieu le i 7 septembre ; la rentrée des externes le lendemain.a 8 heures .10.Couvent du Saint Nom de Marie OUTREMONT.P.Q Ours bilingue l'imiplet.VI Illation à rUniversité Lnvrl et :.u\ I (xnservatolrex de musique, t.cole supéni n-j rr de dessin et de peinture.Rentrée de» élèves mardi, le 7 septembre.Il examinn ies deux rives du fleuve i de Montréal à Québec sans trouver j l’endroit idéal qu'il cherchait.Puis H s'avança sur lit rivière Outaouais jusqu’à ce qui est maintenant Hull et fut charme du site et des avantages commerciaux du lieu.De re-! tour à Boston, il confia à des amisj son intention de venir s’établir au Canada.Comme ses voisins ne voulaient pas le suivre, n’ayant pas lissez de confiance en sa parole, il en envoya deux en payant les dépenses du voyage.Toujours est il que le 1er février 1800, il partait de Boston avec 25 serviteurs, des instruments de travail.“14 chevaux, 8 vaches, 7 sleighs, et 5 familles, avec un certain nombre de barils de lard pur, sans os, qui étaient le fruit de mon travail”.Huit jours après, il était rendu à Montréal.Los quarante premiers milles de la route sur les bords de la rivière Outaouais furent assez faciles à franchir car les habitations étaient disséminées un peu partout.Puis la petite colonie s’avança dans la forêt sauvage le long îles rapides du Long Sault.Wright nous a laisse quelques jolies descriptions de ecs campements au bord de la rivière, | deux Chambres pétitionnèrent lu Kei en plein coeur de l’hiver canadien.'ne pour choisir une capitule fixe.Nu Majesté eondeseendit au désir de nos députes, et conseillée et dirigée par _____ sir Edmund Head, notre gouverneur i- du temps, jeta son dévolu sur la vil-; promis le d’Ottawa.Nul ne peut satisfaire i partis, tout le monde, et rassemblée iégis-1 lative envoya à la session suivante! une remontrance bienveillante à no-; tre souveraine, pour la blâmer de son caprice.Mais, en 1859, la même j assemblée législative avait changé i d’idée et se déclara satisfaite.Le prince de Galles posa la pre-1 mière pierre des édifices de l’ancien j parlement, détruits par le feu en j I 917, dans le cours de l’été de ( 860 : ! et en 1866.les députés se réunis-i salent pour la première fois dans le décor que Champlain avait admiré.! Et lorsque la Confédération fut éta- j blie au Canada, les représentants des! provinces unies ne voulurent pas ôter à Ottawa un titre qu elle mérite j exemple à plusieurs points de vue.Léo-Paul DESROSIERS.Le Pensionnat STE-ANGELF.170 St-\ntoinf, tlirigô par 1rs Soeurs tic Mu-Ann»'.< ours module et académique franvois H anglais.Conversation anglaise chaque jour.Entrée «les élèves.1er septembre.Sr.M.de la Miséricorde.propre Ai: )é- pas Lembargo du Canada sur la pulpe New London.N.H.26.(S.P.A.) A la conférence des fabricants de papier et des experts en génie forestier qui a lieu dans notre ville, on a surtout parlé hier, de l’embargo du Canada sur l’exportation du bois de pulpe et plusieurs représentants, \ compris, M.Edward Bock, délégué de l'association canadienne de la pulpe et du papier, ainsi que M.Klwood Wilson, de la rmnpugnie l.aurentide, de Grand’Mère, ont donné leur opinion sur ce sujet.Le colonel Graves, anricn chef du service forestier des KtatvUnts, a abordé le premier la question et il naria des incitations eux représailles cxcrcéEs .mpù de Washing ton contre les marchands canadiens.U a suggéré une entente internationale iiui amènerait un com- à favoriser les deux près avoir passé en revue l’histoire de toute la controverse, i! a déclaré que l'intention du Canada est évidemment de faire de l'exploitation de la pulpe une industrie nationale et il a ajouté : “Il a pleinement réussi, car depuis plus de dix ans toutes les importantes constructions de moulins à papier ont été faites de l’autre côté de la frontière." M.Elwood Wilson a défendu énergiquement l’attitude du Canada quant à l’embargo et il a déclaré que le gouvernement canadien a bien le droit d’émettre les règlements qu’il veut, quand aux Etats-Unis, dans le New-Hampshire.par ijile, l’Etat défend de toucher aux forêts nationales.Après avoir donné un résumé des règlements canadiens au sujet des biens forestiers.M.Wilson a louange tes provinces et particulièremnt celle de Québec pour les précautions qu elles prennent dans l’administration de leurs terrains boisés.Mont Collège St-Bernard SOREL, P.Q Etudes commerciales : langues, nmlhema-Uques, pratique des affaires, sciences.— Prospectus sur demande.Reiilnfc des élèves jeudi, le 5 septembre.COLLEGE COMMERCIAL AN6UIS But : enseigner Tanglnis pratique aux ( anadiens.(lours commercial complet, avec «•lasses .supplémentaires de f'nmvais.Entrée : ter septembre.COLLEGE ST ANSELME.Rftwdun.comté Montcalm.P.Q.COLLEGE ST-REMI DE NAP1ERVILLE Entrée, mercredi.1er septembre.V.mil.',Mi l., C S.V.directeur.I.Vcolr d'administration cnmmereiale ang!n de la rue Ste-Catherine ouest et île l’avenue du collège McGill.Premier prix il l’Exposition Mondiale, Plus de 1000 étudiants inscrits l'aii-nec dernière.Classes du Jour et du soir.- Kntrat-nemeut compte!.Instruction indivi- duelle, Les visiteurs sont les bienvr-nus.Circulaires gratuites.Tél.Uptown 30.K.1.O'Sullivan.M A.1.O.Woodlock.serrétatre.Séminaire de Joliette jolietTe.t.q Sous la direction des Clercs de Sainl-Via-leur, I tudes classiques.Cours commercial ITaiiçais-unfilais.Hrntrrr des élèves le mercredi, 1er septembre.1.LA lOt.lt, C.S.V.xup.Décès /mu ît« STE-CATHtRINL OUEST, MONTRE,M Fondé 1895.Ouvert Jour et Soir Visite folUiit#* IVttUIcm* aMuréfi* f'rtupiwui* imr tirmun«1 ANC.US CNfcA.Trln l.l fol RNf'.AV.A Montréal, le 21 août 1920.è l’àae .1,.IA ans, est decèdee Anne- .Marlr-Knlantlnr I-etourneau.fille de Ma-; dame veuve O.I^tournrau.Is-s lune; .milles auront lieu vrmlrrdl.le 17 dm mul l,r convoi funèbre nii-tirn de la de-iltrurr de sa mère.No 1fi4 avenue l.aml.n 9 beiires.pour se rendre a i rglise M- , l.ntls de France, où le service sera célébré.et de lé au cimetière de la Crtle des Velars, Uni de la sépulture.Parents et amis sont prlrs d'y assister sans autre Invitation.Couvent de Napierville *ur li» boule*arri Kdotiard VIL diri*é par le* Hoeur* «le Hainte-Aune.tour» modèle «I académique en fran^e.in rt en an^lnU.Dent benrr* de funvernation toigrtftftfte chaque jour.n«ntietr> de* élèvea, ?aarttmbre.OECE» A MONTERAI ni MKHN, tkMiat.iil ah«, U Ci» (till il CiAl’VRK.Ai:.KH JM Uipirrrr.M *rr.a.*.a- *pM|- se de Maalolre l.suvreau, 2341 Chabot.HAMtX.Oliva.V «n.enfant d’Ij-nest lin.met 'iS Me-Agathe SICOI IV Jnaepn-Ferdlnanrli 7 mois, enf-ol d’Armand MtiHltn, 3H47 St-Hnberb COLLEGE DE ST-LAURENT Trè* Montreal.Que.Sons !.o dirocthm «h** rriigirux «h* Sairttfc f i*oi\.< nur» uUiîxsIqiiD et cours commercial L'ftiigliii* v srrn nisrigno avec pUi$ «l«* soin que jntmm.Ix’ cour» cnmnirrci.il donnera I enttiffn+Mrnt moyen.tl norcN Ir programme rpiYst h rlaborn Pniiivrraitc rU* dy militer aaaa autre iuvUaUon.Toronto, 26 — Le baromètre se maintenant haut sur le continent à Pcst du Manitoba et du Mississipi et relativement bas dans l’ouest, Le temps est au beau dans tout le Canada.Temps probable: Lacs et Haie Georgknne.Haut et Bas Saint-Laurent, Vallée de l’Ottawa, Golfe et Rive Nord: Vents légers, beau et chaud aujourd'hui et vendredi.Provinces Maritimes; Vents légers et modérés, beau et chaud aujourd’hui et demain.I-ae Supérieur: vents légers, beau et chaud aujourd'hui et demain.Manitoba- beau et très rhaud aujourd’hui.Vendredi, généralement beau avec quelques orages ici et là, tournant au frais.Saskatchewan: généralement beau niais quelques averses et plus frais.Alberta: Beau, redevenant plus IE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 26 AOUT 1920 VOL.XL — No 2(U TARIF DES PETITES AFFICHES CHOSES MUNICIPALES M'EMPLOt i — Juimj’à M et 1 sou par mot suppléinra- D'EI.EVK» t — Jusqu'à 30 siiDDién DÉLÉGATION DE MARAÎCHERS DKMANDKS mnU.IS sous, tairr.DEMANDES mot», 15 sous, fairs.I TOUTES t.ES ADIRES DEMANDES ! 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AMELORATIONS A L'AQUEDl'C - DES TRAVAIX DE PAVAGE.Les deux comtés de Laprairie H de Napier ville s’étaient, hier, fait représenter à l’hôtel de ville par une nombreuse délégation qui s est I FAITS DIVERS ENFANT BRULEE VIVE.¦ f.'assistant-coroner Prince s’esi rendu, hier, à Chambly Bassin, où i ii est allé tenir une enquête sur lu mort d’Arzélie Messier, 8 ans, brù , lée vive, ces jours derniers, près de la demeure de ses parents.D’après les témoignages, il appert que sa mère l’avait envoyée chercher des allumettes à l'épicerie.En revenant chez elle, la fillette s'amusa à i frotter des allumettes les unes contre les autres, avec la conclusion que celles-ci s'enflammèrent et communiquèrent le feu aux vête rnents de reniant.Malgré les soins que lui prodigua le de ; pier, elle expira j plus tard.Apres l’audition des témoignages, j l’assistant-coroner.a rendu un ver .DU LAIT ET DU PAIN GRILLÉ AVANT DE PRENDRE DE TAN-LAC, MME LECOl'HS, DE QUE BEC, N”AVAIT PAS FAIT UN BON REPAS DEPUIS HUIT ANS ELLE* A MAINTENANT UN EXCELI .KNT APPETIT.ANTlKOR-lAURtNCE OtCA L£ mCACt.SANS DOULEURS H.E.BOURASSA INGENIEUR MECANICIEN Képtrstieni général** d'automobiUs.S l’ECl A DITE : Pièce* de rcchang*, rase* d'aagrenaga at rectification daa cjr-lindre*.(Eapérienr* de 2* an*.) Rnctifiratlnn de* erlindrea (Cylinder* Regrenndl.TEL.LAS.3*45., 1451 NOTRE-DAME EST.le docteur Tau-quelques heures accompagne - lot, député de Laprairie, qui ont demandé», présenté la délégation au président _ .Iconce ga Uécary.f our* privés pour Q’tst j|.A.Monet qui fut le porte-parole de la délégation et il a demandé à la Commission administrative au nom de ses électeurs d’agrandir le marché Bonsecours.Les fermiers qui viennent en ville écouler leurs produits se trouvent à l’étroit et le client comme le vendeur sont dans la situation la plus fâcheuse et la pins incommode.La question qui est à l’étude depuis n’a pas encore reçu de CHAUFFEURS MECANICIENS », Jour c r -otie.pas i U on assurée.- .dama».Vad Coulombe.7#S Demimtigny Est.Té!.Est 4344.A VENDRE ANIMAUX DOMESTIQUES Chance exceptionnelle de vous procurer un trio ou un troupeau de lapin* de choix.Adultes et en bonne santé.Satisfaction ga- .raniie.Angora blanc, six femelles, deux j longtemps nSSs%«rp»w bî^Æ*».wtMH* ! solution cependant et il importe Lapins danois, couleurs blanc et brun, blanc que 1 on y N Ole au plus tôt.et npif, bieu et blanc.Six femelles, un j Les cultivateurs ne sont pas sa-buck, *20.00.English Tortoise, très rares, i ,!*#„:*, iln nartaue nctuel oui sc couleur foncée .bleu marqués, cinq femel-1 "UI Partage ac lue' ‘B11 „.,r les.un buck.mon.Géants des Flandres.I fait entre le marche Bonsecoiti s J» *®nu® sU), gris scier, noirs ou blancs, so vieilles fe-: j* Champ de Mars et la ville de : 1»= ans, .242b, rue Saint-Joseph, Lamelle» et 7 bucki.le lot $80.00.Trios, *13.! Montréal se doit de posséder un ! chine, écrasée a mort par un ca grand marché qui lui fasse honneur.a répondu a changement se fe- “Pour la première fins depuis1 huit ans, je puis faire un bon re j pas sans eu souffrir par la suite.Je j déclare que maintenant je ne puis me mettre à table sans éprouver de la reconnaissance envers le Tan i lac.' Ainsi s’exprimait il n’y a pas ! longtemps, Madame Maxime Le- j cours, demeurant rue des Fossés, i No 255, à Québee.“Pendant toutes ces malheureuses années, je fus réduite à m’alhnen- j ter exclusivement tke lait et de pain j grillé.Je n’osai pas une seule fois i manger de la viande ou des plats | assaisonnés, car je savais quelles i douleurs atroces je ressentirais par ! en compagnie d un |ia suite.Les aliments les plus légers J liteau, 18 ans, sur ) mêmes me tournaient sur le coeur.J’avais dans l’estomac des gaz qui me causaient une sensation angoissante d’étouffements et qui m’occasionnaient de terribles palpita j CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D’AFFAIRES % |444< ARCHITECTE diet de raorj accidentelle.ACCUSE DE MEURTRE, Les détectives Clément et O'Con oeil, de Sudbury, sont arrivés Montréal, hier, nommé Albert qui pèse une accusation de meurtre, Juteau a été arrêté à Sainte-Lucie après des recherches faites par les détectives susdits.Le jeune homme est accusé d’avoir au mois j fions de coeur.Mon foie aussi fonc de juin, tue un nomme J.Larocque, Donnait très mal.J’avais des nau-de Saint-Jean, et de lui avoir volé épouvantables qui m’empê- une somme de $12.).Il est parti chaient de garder ma nourriture.Le J.Albert La Rue ARCHITECT* MONTREAL QUEBEC 74 St-Jscquw» 350 Grand* AU** Tel.M.1347.T «b **«• ! pour Sudbury, cesqpatiu.CHEZ LE CORONER.Un verdict de mort accidentelle a été rendu,, par le coroner Mac-Mahon, hier après-midi, à l’enquête la mort de Rose Letelliei lot $80.09.Trios, r.ouplfs.*8.00.Aucune couleur.Polonais blsnrs (J»nnnott«1, quatre fcmellu seulement, *12.00.Sibérien* noirs, pesanteur normale.sujets jusqu'à 14 livre» pièce, 15 femelles.*ix buck*, le lot.21 sujet».*75 00.Trios, les meilleurs, *15.00.les autres, $10.00 le trio.Le lot entier rte ces lapins de choix, T3 lapins en tout, *200 00.I.n chance rte votre vie de vous procurer un troupeau à bonne condition.Satisfaction garantie on argent smipuleuseent remis.Traité sur l’élevage du lapin, 25 sou* par malle.Gratis ever un achat, la Ferme Avicole Yamaska, Xt-Hyacinthe.(Jué ____  VKNDRE, 300 arpents mln.de 3 30 p.m.à 7.00 p.m.30 mln.de 7.00 pm à 12.00 a.m ÏUINTK-AUX.TREMBLES (par Natra Dam*) J« J* rue Nuire Dame et 1ère avenue, ser vice de 15 mln.de 5.15 a.m.à 4.00 p.m.¦ mln.de 4 00 p m.à 6 45 p.m 1ç min.de 8.45 p.m.à 7.30 p.m.20 min.de 7.30 p.m à 12.10 s.m.30 min.de 12 1# a.m à 1.40 a m Dernier tramway pour Uointe-aux-Trembles „ à 1.3# a.m.Dernier tramway de la Poinle-aux-Tremble» 1 à 2.1* a.m De 5.15 p.m.à 6.45 p.m., tramway* supplémentaire* de la Place rt’Arme* PROVINCE DK qt'KBEC, District de Montreal.(.ort»Uon — Wne 8t-Ja^qu«s MAURICE DUGAS, LL.L avocat 183 RUE SAINT-JACQUES.CHAMBRE 40.Etude légale c Elliott at David.Moin 8265 mission au directeur des travamx 1 qui s’est pascA et re puWics pour rapport et tranymis les qu’elle fut revenue chèques qui Tps accompagnent au caissier de la cité.NOMINATIONS.Les nominations suivantes ont été faites: Mme M.-L.Fortier, coni-mis iluctNilogra-phe junior, au servi-¦ e des l’inaivc.s, division du Tréso lier; M.R.-D.(’.hoquet, eonimi.s junior des comptes, «m servree des Fi nances, division du Magasin Municipal!.LA VACCINATION.Le magistrat Cusson, en compa* ?gnie du sténographe officiel Des jardins, s’est rendu à l’hôpital No tre-Dame, hier matin, prendre la Mon- déposition antemortem de Mme.X.Deniers, qui est dans un état eriti que par suite des mauvViis traitements qu’elle aurait subis de' la part d’un nommé Bourdages, sur qui pèse une accusation de tentative do meurtre, La victime a déclaré ne pas se souvenir exactement de ce n’est que lors* à elle que sa fille lui a dit que c’était Rourdage qui l’avait poussée en bas de l’escalier.Rourdage a été admis en liberté provisoire moyennant un.cau tionnement de .'*2,000.* S3>\VM 'if Arthur LAL0NDE AVOUA r.PROCUREUR.ETC.Elude : Forest.Latomie et Loffin.Rdifior du Crédit Foncier, Montréal.Hésidenee.téléphone Est 22M._ ÂNTÔFNË LAMOTHE avocat.Bureaux : chambre 223, 72 Fst Notre-Dame.Tel.Main 166t.Residence, 10 Place St-Louis.Tél.Est 1574.10 mln.de 15 min.de 2* mln.de 15 mln.de là min.de 15 min.de 2# min de *# mln.de 8.25 a.m.8 4# a.m.s on p.m S.15 p ni 7.25 p.m.7.411 p.m 11.4# p.m.1.40 m m.1,4* am.Le bureau d’hygiène de la vj#e de Montréal a compilé différentes statistiques ®ür 1* marche constante SIV de la vaccination eu cette ville.En • u 1896.ta moitié seulomeut de la po pulation étaient vaccinés pair suite de raiiüipartthie qui régnait un peu dans toutes Tes riasse.s pour ce préventif relativement nouveau alors.I et te a limée on coiopte phi s de quatre-vingt dix p.c.(fui (Mit reçu le vaecim et prewque tous les ècolieiK et écolières ont déjà .subi cette opération qui est d'aiM.urs de rigueur dans toutes nos ittvtiluTkius (renseignement.La meiWeuie ptreuve du bon effet de ce tie précaution est le taux norme1! de cas de variole dans no*ire ville quand tirais plusieurs autres, les épidémies sévissent, eomem à Toronto, au cours de l'année dernière, Le« rapports de Ta viBo pour cette année ne oomprenm-end cependant pas Tes vaceiaw!lions faites dims les écoles par Tes inspecteurs médicaux et les médecins.UN SAUVETAGE.Six cents excursionnistes ont été témoins, nier soir, d’une scène émouvante, alors qu’une .jeune fem me tomba entre le bate-ui et le quai.Un jeune homme oourageaux se jeta à l'eau, au secours de la jeune personne.Sauveteur et sauvée fttL renl bientôt retirés de l'eau et l'excursion suivit son cours.A L'OMBRE, Le niagislr.al Lanctôt siégeani en (dur d’enquête, hier après-midi, a condamné un nommé B.Uhartrand.trouvé eoupahle d’avoir refuse de subvenir aux besoin» de sa famille, à six mois de prison aux travaux forcés.11 a été prouve que dans l'espace de six mois.T'accusé n’avait donne que $15 à su femme.Chemin de fer Canadien National LE TRAIN DK NUIT MONTRE VL QUEBEC PAH LE PONT DE QUEBEC.BLACK ROCK HOUSE NORTH COHASBKT.MAS8 à 2# mill** d* lloslan.aar la routa d* Plymouth.Un liôlcl d* limite el«»*e, liesliné ex-ciiislveincnt à une elienlàle d'élite, nm-guiri(iuriiieut situ# sur lu edtv eu fur* de In mer.sur le rtuneux chemin de Je-rusnlem, entouré de helles propriétés privée*.Suite de pièces nveo bain.m«-«niflque* salles de repoa et de recréa-fion.salle de bal, salle «le billard, salle à nintiger et solle d* lunch donnnnt sur lu mer.Cttialne et aervtce excellents.Orchestre symphonique, danse, truuls, ranntnge, bains de mer.équitntion et yachting.Fonde en 17.56."Le merveilleux slle de la rt*e sud".Ua» de rltéiiléle indésirable.Brochiir» A STANLEY STANFORD.Le train de nuit du chemin de fer National du Canada pour Québec, par le pont de Québec, part tous les jours de Montréal, gare Rouaveutu-re.a 11 h.15 du soir, et arrive a Québec, gare du Balais, a 6 h.15 du matin (temps qormal de l’Est).Le train de nuit de retour part chaque jour de Québec, gare du Du lais, à 10 h.55 du soir, et arrive à Montréal.(gare Bonaventure) à 0 h.30 du matin (temps normal de l’Est).Les voyageurs pourront de monrer dans les xvngons-lils jusqu’à 8 h.30 du mutin, (heure de l’économie de la lumière).Les deux trains sont composés tie wagons-lits réguliers éclairés à l’électncité et de wagons de première et de seconde classe.On peut se procurer des billets, réserver des lits et obtenir tonie autre information auprès des agents de billets du chemin de fer Ganu dim National Grand-Tronc, (réc.) Tel Main 3215.— lîiUIic* Montreal Truat, 11 Place d’Armea.Montreal.LAMOTHE,GADBDIS&NINTEL AVOCATS ,I.-C.Lamothe, LUI)., Kmilien Gad-Iiois.I.L.P.1.-Maréchal Nantel.B.4.L.’ «M.'V, ,t (UH 8N CHOISI! StNfflifflîN! Lf THÉ “PRIMUS” PII PMEH DH « M A raise de sa belle couleur ambrée et, rarer (lue son wAtne (iélicat is'rslste et s affine en bouteille.T.a ménagère a reconnu que les différentes variétés de Ih» glacé préparées avec le THE "PR IM IIS” ne sont uas seulement délicieusement rafraîchissantes.mais encore qu’elles étanchent lu soif alors uu« ta ptuixirt.de» breuva-ges d été ne pin) qu'augmenter la soif i n uns mefUeurs breuvage* à baste du thé glacé, c est.une TASSE nr PSEUDO-CLARET "PRIMUS’’ Préparé et srrvi comme suit, vous le trouvere* délicieux 1 verre d’infusion de thé "Prtnnia": le jus et un peu de sente de 3 citrons et de 5 orange*.1 ( mise d eau.I Tasse de jus de gadelles rouge*, uu peu* morceau d’écorce de canmle i note d eau gaceuse au moment de servir et du sirop du sucre au goût.(¦lUtes boulillr le jietJi morceau de cn-m ile avec le resté 0 orange dims la tasse d eau pendant dix minutes Passe/.le liquide, lalsaez-le refTvildlr el ulouter le aux autres Ingrédients Serve* dans un p ! o t (je verre dan* lequel vous place» une demi -tasse de gadelle-, mOres.Roland Maillet AVOCAT ET PROCUREUR i oZ rue fti-jjems.A et.I5st 8i)3.Jean C.Martineau LLL.AVOCAT 71A rue St-Jacques.Main 7620.474 rue St-Denis.Est 2275.Secrétariat de* “Amis du Devoir” Victor l’ag-r Arm.Cloutier PAGER&CLOUTIER AVOCAT Immeubie Power.HJ ouest, Craig.Téi.Main 5598.tel Main 1183.Béa., W«*lmoant 1358.THÉodute Rtiéaume, c.r.AVOCAT EDIFICE “LA SAUVEGARDE’* 92 Notre-Dame Est, Montréal.Demande» toujours à votre épicier, le "Till-PRIMUS”.Servi à vo-tr» gré — chaud ou Hold 11 eat incomparable.C.IIAPUT, FU S (MF.UMITEf M O N T R F \ I •A ''t\rjut PR i nus' est une Aananftp Purete et ar le curé de Sa&nt-Lodger, M.l’abbé Ivéonce Vézima.aura lieu dimanche prochain, le 29 du courant.Le départ s'effectuera a 9 h.30 do ma tin, par la’chemin de fer National.\jc convoi se rendra directement à Saioêe-AiMMMie-Beaupré, par h- pont de Québec.Mitas (iahricl i,em-ie est probable «jue la nouvelle compagnie mettra «les obligations en vcnle dans quelque temps.‘ Assemblées La Cie des Tramways de Montré,-ijl tiendra son assemblée annuelle te 28 septembre prochain à midi, i.es livres seront fermés du 9 au 28 septembre inclusivement.Ta W a basso C.ollon Oom/xmi/ tient son assemblée annuelle aux Trois Rivières, à deux heures, aujourd'hui, H y aura une assemblée spéciale immèdiatemeuit à la suite de T assemblée générale.VILLE DE PARIS 5% 1919 A LOTS $4(1 l’obligation de 500 Frs participant à tous les tirages BRYANT,ISARD &C0.Agent» de Change 84-9' très directeurs anglais seront e colonel Beuverie, représentant ue la Vickers, Ltd.: J.Lever Tillotson, chef d’une manufacture de boîtes «te carton, en Angleterre; J.C.M.Jacobs, ancien gérant de la Banque de Liverpool; Charles Gane, marchand de bois de Londres et D.P.Maguire.Sir Alexander Maguire retourne en Angleterre dans quelques jours pour y faire les derniers arrangements, mais il reviendra à Québec dans quelcpies semaines et il est probable que les travaux seront commencés incessamment.Les recettes du C.N.R.[,C.S recettes baltes du chemin de fer National dm Canada, pour la dernière semaine écoulée, se totalisent à $2,150,350.contre $1.832.-914.pendant la période correspondante «le Tan dernier, soit une augmentation de $317,436.Les re-cet tes du premier janvier dernier au 21 août «-mirant, ont été de $61,-207,677.contre $54,988,406.Tannée dernière, soit une augmentation de $6.219.271._ ^ __ __ Dividendes déclarés Montreal Traimwatys Company : Un dividende régulier de $2.50 par part, payable le 15 septembre aux actionnaires enregistrés le 8 septembre prochain.BOURSE £U*NEW-Y0RK Cours fournis pur Ih maison Fortin-.IVau-sais et t ic.38 rue Notre-Dame ouest, Mont-Pal.Am.Heel Sugar., .Am.« an.• • • Am, < »r »0'1 r., .Am.Inter.Corp., .Am, Locomotive., .Am.Smilttn*.Ain.Sugar.Am.Sumatra lotmcco.Am.Woolen.Anaroiidn Copper, , , Baldwin loco.Bethlehem Steel »(H) CanadJan racine., Central l-enther., , , Atlantic «itllf.Corn Product*.Crucible Steel, , , , .Cuba Cane Sugar, , , «ienerul Motors, , , , Ooodrtrh Créât Northern Ore, , Inspiration Copper, , , Internat, Nickel., , , Inter.Mere.Marine., do de prtorit'V., , , Internat.Paper., Keystone Tire and Hub.Mexican Petrol., Pan Amer.Petrol., , Vanadium.Pirns* Arrow ., .Pressed Steel Car, , , Iliad tug.• , , Republic 1.and s, , , Royal Hutch ., , , Sinclair Oil Con*., Southern Pacific., , , Studehaker., ., , Texas Oil.Bethlehem Motor Corp.Union Pacific., ( lilted Hetall Stores , I S.fndust.Alcohol.I’.S.Rubber, ., .li.S Steel ., Westinghouse.- La livre \r Ouv.Midi 734 'M 314 1334 1334 - 71 7.14 91», 94 to 554 55 Va - 113% 86% 88 7954 52% 32%.108 x.107% 77,-4 "64 1194 119% 544 1174 UW 89 89 1.17 1,16 4 ;iô 34% - 214 21 5G 31% - 46% 20% 19% 25% 254 r 7G4 77» 79 78 4 17% 17% IGV 159 to K- 4 864 71 69% HH* j ,184 74 91 91 4 84% 84% 73 79 %.27% 27% «•'>% 954 H7% 01% 4 7 47Ts, 54 5% 1184 119%, G7 67% 81U 84% 85% 854 804 884 r 47 sterling à Npw- Lours du «’bauge sterling.York H à Montréal: Livre à N.-\.352.50 358.50 359.25 sterling à Mont.397 75 103.75 401.50 LE TELEPHNNE UN COMITÉ EST NOMMÉ LES RERRKSEN TANTS DES MU-NIClPAïUTES, ONT FORME UN COMITE DE CINQ MEMBRES, QUI S'OCCUPERA EXCLUSIVEMENT D’ORGANISER LA RESIS TANCE AUX DEMANDES DE LA COMPAGNIE BELL.A la suite de la réunion des délé-1 gués des municipalités canadiennes.; sur la proposition du maire Fisher,! d’Ottawa, on a décidé de nommer un comité spécial de cinq membres «lui s’occuperont exclusivement «le l’organisation de la résistance contre l’augmentation des taux de télé-1 phone préconisée par la compagnie! Bell.Ceux «mi en feront partie I sont: lM.E.-R.Décary, représentant de Montréal, le contrôleur Ramsden, de Toronto, le procureur de la ville d’Ottawa.M.Procter, le maire Samson, de Québec, et un LA SEANCE EST ENCORE TERNE ET COMPLETEMENT DEPOURVUE DTNTTRET.— LES COURS j SE MAINTIENNENT.LA PLUS PETITE SEMAINE DE L’ANNEE JUSQU’A DATE.- I.ES WA-BASSO COTTONS.Le marché de Montréal a encore été complètement négligé ce matin et si, d’ici à la fin de la semaine, les séances ne sont pas plus actives, le bilan de la semaine sera certainement le plus restreint que nous ayons eu depuis le début de Tannée.La journée d’hier a encore été plus faible que celle de la veille : 300 parts de moins ont été transi- gées tandis «jue les séances de la ; délégué d’Humilton qui n’a pas en-journée précédente étaient de 80(Ut>Ore élé «lésigné.parts plus faibles que celles de lun ,La première assemblée de ce co-di.Tout laisse prévoir que la jour- ; mité nouveau, a eu lieu, hier après-née «l’aujourd’hui sera encore plus midi, à Thôtel de ville, et Ton v a faible et se rapprochera sensiblemenj jeté les bases du travail «lui restait de la journée la moins active quej^ accomplir.nous ayons eue cette année et qui! m.Décarv, de la Commission ad fut le 16 mars donner alors ‘Bicle j ministrative.en a élé élu président, total des transactions était de 3,a»/ - .parts.Les transactions d’hier ontj atteint le chiffre de 4,485 parts.Les affaires sur la place de Wall Street ont aussi été faibles et n’ont ! pas donné lieu à.des transactions] intéressantes.La cote a fait preu- j ve de tentance vers la baisse.j j^.| Cet après-midi se réunissent les1 directeurs de la FAIRBANKS, GOSSELIN &C0.Agents de Change à la Bourse de Montréal Actions et Obligations vendues et achetées au comptant ou détenues sur marge suffisante.Notre Service français d’informations est à votre disposition.103 Ouest, rue Notre-Dame.TELEPHONE MAIN 4090, 340, 4525.Wabasso Cotton.L’assemblée annuelle a lieu aux Trois-Rivières et immédiatement à la suite de cette assemblée aura lieu une autre assemblée des du bureau de direction.La rumeur, et elle n’est pas sans fondement, circule que le bureau de direction va doubler le nombre «le parts ordinaires noix immédiates."T 9 I miMMJ COMPLETS POUR HOMMES N ‘ PANTALONS en tweed rayé gris, pour hommes.38.Valeur de 8.00 pour.
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