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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 18 septembre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1920-09-18, Collections de BAnQ.

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VOLUME XL — No 229 ^MONTREAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE mo" TROIS SOUS LE NUMERO T fl TlflltAflî .¦ Bf ¦ H ut mf ¦ ¦ ¦ BC 'IpT';— ÉJUion htbdomadain H ¦ H g H V H ¦ H fi H H H B _ TÉLÊl || Mcin UtO 1“ JJU mJ Ami V \jr ÆmM) “wièï Directeur: HENRI BOURASSA ; FAIS CE QUE DOIS! LE NOUVEAU PROGRAMME PRIMAIRE ET L’ENSEIGNEMENT DE L’ANGLAIS V, Principale cause du mal ‘ Faut-il conclurç que les patrons de renseignement outFeMe l'anglais à l'école primaire, poursuivent une.idée antipàtrio-tique ?Loin de moi l’idée d'accuser leurs intentions.Je nie plais au contraire à fendre hommage à ces éducateurs dévoués qui n’ont en vue que ce qu'ils croient être le plus sùr moyer de préparer l'avenir de leurs élèves.Mais leur affection n< les met pas nécessairement à l’abri des illusions produites pai un système défectueux, et ne les protège pas suffisammen contre la poussée d'une opinion mal orientée.C'est sur ce système et sur cette orientation de l'opinion que je demande permission de soumettre quelques considérations.L’orientation que l'on veut imprimer à l’école primaire eç donnant une place prépondérante à l'anglais, repose sur un fait qu’il faut corriger, et sur une erreur pédagogique qu’il faut redresser.Les deux constituent un danger qui menace de devenir une calamité nationale.Le fait, le voici : toutes les écoles académiques de garçons dans notre province sont des académies eommerciales.1 L'erreur pédagogique, qui sè dédouble, ést la suivante^ : a) le premier stage de l’école primaire ce que le nouveau programme appelle l’école primaire élémentaire - doit pré-parer les enfants à ces académies commerciales; b) le commerce est anglais.D'où la conclusion pratique que l’école élémentaire, pour préparer à la vie.doit surtout accentuer la formation dans la langue anglaise.Parlons d’abord*du fait.11 existe, il est visible et na pas besoin d’être prouvé: nos académies de garçons sont des académies commerciales.Devons-nous nous figer dans cet idéal, et prendre ce fait comme base de notre culture primaire ?J'en appelle au gouvernement de Québec qui a fondé des écoles industrielles, au ministre de l’Agriculture qui ne cesse de dénoncer la désertion des campagnes par les mieux doués et les mieux cultivés de nos fils de cultivateurs, aux écoles d agriculture et à tous les amis de cette grande industrie essentiellement nationale; j’en gppelle à tous ceux qu’épouvante le problème de la désertion du sol; je pourrais on appeler a tous ces collèges classiques qui reçoivent un si grand nombre de jeunes gens à qui l’on reproche de ne savoir pas assez leur français : faut-il maintenir aux yeux des enfants de nos écoles élémentaires, la suprême ambition d'aller recevoir dans une académie commerciale le couronnement de leur éducation primaire ?Notre race est-elle donc une race de commerçants pour que l'éducation pousse ses fils vers les comptoirs?Ou eroil-on que l’avenU' de notre race, son salut, son influence, dépendent du nombre de petits commis quon aura gavés d'arithmétique et d’anglais ?Jusqu’ici nous n’âYons pour couronner renseignement primaire que les académies qui partout se sont affublées de l’épithète “commerciales’', laissant voir par là à quelle destination elles préparent leurs*éleves.Ce système qui pénétra jusque dans les régions agricoles, n'a pas peu contribué à aggraver la désertion de la térre eu drainant vers la carrière commerciale les enfants de cultivateurs les mieux doués, qui n’am-r bitionnaient pas de suivre le coürs classique.Outre que ce système'favorise ce fait reconnu aujourd’hui comme une plaie nationale, il ne rend pas justice aux élèves, de plus en plus nombreux, qui veulent orienter leur carrière d’un autre côté.Des écoles spéciales sonl ouvertes, et elles pourront se multiplier davantage, pour préparer îles compétences dans les divers domaines de notre activité nationale.La culture de nos académies commerciales n'est certainement pas Uhe préparation aux autres écoles spéciales.Eh bien, le nouveau programme veut remédier à ceucdaciPN ne, et il suggère les moyens pratiques que voici : au lieu de ces académies avec leur unique programme absorbé par là préoccupation commerciale, on aiya l’école complémentaire avec «on programme dont une partie comportera une culture gêné-, raie, et une autre partie sera appropriée au milieu scolaire, variant d’une école à l’autre, pour préparer aux diverses spécialités vers lesquelles veut s’orienter, la masse des enfants qui la fréquenteront.Dans nos régions agricoles, nous pouvons remplacer les programmes commerciaux par un programme agricole; on a des écoles qui préparent à l’industrie, aux arts et métiers; le cours complémentaire devra ajouter à son programme de culture générale des études conduisant aux écoles industrielles, ou aux écoles techniques.Les académies de couvent auront un programme moins chargé d’algèbre, de physique, de je ne sais quoi encore, et plus approprie au rôle de là femme.11 est temps de généraliser l'application de cette idée si l’on veut sauver les traditions familiales que nos programmes gonflés et mal orientés ne contribuent pas légèrement à compromettre.-11 y aura aussi dans l’école complémentaire le programme qui orientera yers les écoles commerciales, puisqu'il en faut.Et ainsi chaque domaine de notre activité nationale, chacun de nos besoins sociaux trouvera, dans l'école complémentaire, un entraînement qui préparerai les aptitudes aux écoles spéciales, dont le rôle est de former) des compétences.^ On n'aura donc plus d’excuse pour forcer tous les enfanls qui ne se destinent pas au cours classique, à se façonner le cerveau dans ce moule nécessairement aride, entre les bornes étroites de l'anglais et de la comptabilité.Les esprits dirigeants s’inquiètent, d'une manière visible, de cet état de choses.et le point où nous sommes rendus dans notre évolution economique, demande, pour un grand nômbre d’enfants qui ont fait le premier stage de l’école primaire, un système plus en rapport avec nos besoins variés, plus apte à élargir les horizons, à étendre et coordonner les idées, à discipliner l’esprit et même à élever les sentiments.Voilà le fait qu'il faut corriger : l'orientation forcée de tout notre système primaire vers la carrière commerciale.Une réaction s’annonce; on entend partout les sourdes protestations de gens qui ne savent pas trop où frapper pour atteindre le mal.Cette réaction, il vaut mieux la préparer dans l’ordre en diminuant le nombre de nos académies commerciales, surtout en dehors des villes, en faisant place à d’autres académies (le nouveau programme a changé en appellation d’écoles complémentaires ce nom qui est vraiment baroque, sinon prétentieux dans la circonstance).— en faisant place donc à d’autres écoles qui répondront mieux aux besoins variés de notre éducation.I.a réforme du programme ouvre une issue des plus favorables à cette innovation qui s'impose.Que tous ceux-là qui ont à coeur le progrès bien entendu de l’éducation s’unissent pour pousser dans cette voie, dussent-ils s’exposer à heurter une opinion mal formée, mais bien ancrée, et à recevoir quelques coups de matraque : le bien se fait à ce prix.Que les bons Frères (qui sont en cause ne m’accusent nas de les dénigrer, ni de déprécier leur enseignement.Il faut Jj’éh prendre, non à eux.mais au système.Ils- ont rendu des services inappréciables; ils en reniopres à soulager etfficacement nnaigemee et à opérer un i approchemeTit entre tes deux classes.Parmi ces oeuvres.H compte comme Tune des plus efficaces les sociétés de secours mutuel.Félicitons les compatriotes qui ont groupé les nôtres dans 1s Société des Artisans Canadiens-français, dont l'effectif est aetn«Peinent de 52,000 niemtores.Encourageons-Jes à grossir ce nombre, puisqu’ils sont dans les meilleures traditions de l’Egli-j se.Mais soutiadtons en même temps que nos tmituiailistes restent fidèles à fenprit de leur fondation.Qu'ite cuillim>nt te sens social fait de Justice et de charité et qu’ils pratiquent Je dévouement à toutes nos oeuvres natiairailes.Je ne veux pas Ignorer le» millions que In Société a payés lors du -décès de ses membres aux veuves et aux orphelins.C’eat un bienfait signalé qu'elle a, rendu aux nôtres, en les forçant à j la •pratique de l'économie et de la prévoyance.Il- ne faut pas taire non plus que nos Artisans, en drainant l’épargne, ont employé les capiteux pour aider les fabriques ou tes commisisions scolaires à construire les église» et nos écoles.Aussi bgm.nous encourageons nos 'COaiiipUInoties à leur témoigner leur gratitude en eut rant dans leur rang pour lys mettre en état d’opérer au milieu de nous,des fruits pins .salutaires encore.s Me permettra-t-oo (fe dire toute ma pensée?Le moment n’est-iJ pas venu pour les Artisans, comme pour toutes nos sociétés mtHouales de secours mutuel de se mettre plus résolument sur le terrain des oeuvres socèailes et nationaâes et de travailler, clams 'la mesure de leurs forces, à deux oeuvres (pie je crois plus urgentes que les autres: ie veux dire la création des syndicats catholiques et nationaux, -l’Organisation des coopératives.Le -monde désire Un paix soci-alle : le syndicat, qui veut mettre à sa base les notions -de morale, rendra possible cette paix.Mais pour améliorer tes conditions du tnàv-alilûew aussi bien que sa valeur professionnelte, pour étudier el défendre 1rs îmiérèls de ceux qui peinent, H faut des 1 jouîmes «aims et forts qui soient capables de sé préoccuper de tout ce qui louche à leur profession.Nos sociétés de secours tmiiuél ne iKjurraient-c'Wc-s pas les fournir?Leurs propagandistes ne ipourraiemt-i' devenir des agents de reenwteHcat pour tes -syndicats oatthol'iiqims el nationaux, qui seuils sont destinés à rendre service à notre race?S’il fait bon di\ grouper ensemble les gens de la même foi et de la même race, quand il s'agit de mutualité et on nous l’a répété avec raison -dienuiks trente ans, n’esil-il -puis égaUeiment salutaire d’unir tes ouvriers -dans des syndicats professionineds, où -Ton aura 1e même idéal -et -tes mêmes aspirations?Alors la Mutiiwlil-é peut et doit offrir aux syndicats d’excel-tents prop-Higniwlistes.parce que de bons mutuailiiste-.s qu’ils étaient, habitués à briser l’égoïsme individuel au bénéfice -de leur société, ils peuvent et doivent ima intern a ni prêter un solide appui à l'organisation du monde ouvrier.Formés^aux principes indéfectibles, -qui tes ont guidés dans tes .sociétés de secours in-u-t-uet, qui partout et toujours sc sont proçlaméêts catholiques et nationales.ils trouveront bon de répandre ses notions pairm-i les multitudes de 1 rai va Ml eur.s qu’ils fréquentent tous les jours.Et d’un! .rajoute (pie la mutuatdté peut fa voriser la -création d es cooperatives.Les coopératives voûtent supprimer les intermédiaires entre tes producteurs et tes coiTSomunateursj elles veulent aussi faire lia conquête du capital au profit des travallilêurs.Rîtes ne s'implanteront pais toi du jour au lendemain.Tant de difficultés attendent ceux “qui veulent se -dévouer aux oeuvres.Et puis, l’on ne s’improvise pas admimi-s-trateur.Il faut un apprentissage.Ixj Mutualité est une école de formation oui a fait ses preuves, si l’on comaddère -le chemin parcouru depuis trente a-n-s.les Artisans, en p-antl cutter, méritent une mention de tout premier choix.La coopération devraiil, trouver dans le -sein sic cette pui-ssant-e organisation les hommes qui lui mauqu-en-t, et la clientèle q-u’i-1 -lui fait, pour ses opérations bienfaisantes.Les Semaines sociales ont donc eu raison de proclamer que tes trois grandes inistitutions, syndicat, mu-tuaflité, coopération doivent s’appuyer l’Une sur Tautre, se compléter.s’aider mutinelllemcnt.Que d'au très oeuvres la mutualité pourrait entreprendre, si elle ne vouteit pas tout si Triplement faire oeuvre égois-te.préoccupé d'intérêts matériels! Elle peut apporter le concours le plus effectif à l'organi-station professionnelle et à la coopération.Bile peut élargir encore ses cadres en élevant «es regards sur de phis vastes horizons.Bile serait capable de défendre notre race elle-même contre bien des infiltrations dangereuses, si elle prêtait son concours effectif à tant d'odganiis-alion-s destinées à promouvoir les intérêts de nos compatriotes.Abbé Philippe PERRIER.CHRONIQUE D'OTTAWA LE NOUVEL ONTARIO ET LES NOTRES LA VIE MUSICALE Nous reprenons au -jourd’hui la publication des chroniques musica -les hebdomadaires de M.Fréd.Pelletier sur la musique et les événements musicaux.(PAR LEO-PAUL DESROSIERS) Ottawa, 17.— S’il va sur le terrain de l’exposition d’Ottawa, 1e visiteur s’arrête tout à coup devant une petite maison consftnute, comme les résidences de colons, avec d-i\s biOlots à moitié équarris, et qui rappelle tout de suite des paysages de colonisation.F ne affiche iui enseigne qu’il pourra examiner là tes produits du Nord-Ontario.Que savons-nous du Nord-Ontario?(le nom en évoque d’abord quelques autres, Thunder Bay, Rainy Hiver, qui à les entendre seulement, donnent le goût d'alter voir les places qui les portent.Les visions qu’ils suggèrent sont composés de souvenirs d’enfance quand la pluie ardente, chaude et dolente tombe sur la terre, tombe sur les rivières grises comme des gouttes de mercure dans du mercure, et tombe sur les grandes plaines avec- un très doux murmure.Après avoir repoussé toutes ces évocations, le visiteur entre dans le pavillon et regarde un peu les échantillons des produits de celle terre.On a exposé là des gerbes de blé et d’orge de près de six pieds j de haut, des gerbes d’avoine et de Pois, êt des légumes do toutes sortes qui rendent témoignage de la fertilité de la terre qui les a nourris.1^'s photographiés éclairées par un système spéciale d'éleclricile nous montrent des paysages de toute beauté, de claires rivières coulant entre les forêts et des chu tes blanches se précipitant de l’abîme.Il n'en faut pas plus pour Inciter le visiteur à s'adresser au fonctionnaire du gouvernement d Ontario, afin de lui demander une de ses plaquettes où sont exposés tous tes avantages de la colonisation dans ces régions.Le Témiscamingue - Abitibi qui s'étend sur LIO milles de long, dan» te Québec et surtout dans la province d’Ontario, est situé en arrière des Lauren-tides, jusqu’à la Raie James et au nord de la Rivière Française, du lac Nipissimg et de la rivière Mattawan.La partie que beeolse de ce district est déjà habi tée et peuplée en beaucoup d'en droits: une dizaine de villages s’é c'velonn »ii| iusqu’à ¦ Am os.La i |vière Harrlcana, navigable sur soixante milles de long, est déjà 1 bordée de fermes prospères el les colons s’enfoncent plus avant dans les terres chaque année, , 11 n’y a pas de solution de conli-nutté entre te territoire québécois elle territoire omarjeu.C’est la même couche de terre argileuse et féconde qui se continue cl dont in plus, grande partie se trouve dai.s la province d’Ontario, et qui constitue proprement ce qu’on appelle ie Nord-Ontario.Le Nord-Ontario embrasse 80 p.c.du territoire de celle province el forme une superficie totale de 830,000 inllles carrés, soil 121,000 mi.'.'es carrés de plus que l'étendue totale de fAilemagn .Il se pourrait qu'avant longtemps celle région forme une province indépendante.Bile insistera alors auprès du gouvernement fédéral avec plus de chances de succès pour obtenir la construction du ca-nall de ta Raie Géorgienne retardée depuis longtemps par l’influence de la finance de Toronto,, En attendant, le gouvernement de lu province d’Ontario travaille à peupler cette régho».fl a dépensé $4,177,483, en cinq ans, pour ouvrir des chemins aux colons, il a fai1 de la propagande très intense au moyen de tracts, de cartes, de brochures et de calendriers; il a établi un système de prêts aux colons qui a occasionné un déboursé temporaire do $449,28(1, réparti sur 20(, 254 acres de terres.Cinq chemins de fer traversent, cette région : ie Transcontinental, te Têmiscamin-que, le Témiscamingue & Nord-Ontario, VAlgonui Central, le Nord Canadien et le Pacifique Canadien De nombreuses rivières, des lacs arrosent ce territoire fertile et abondant en poissons.“Le sol du Témiscamingue est d'une richesse sans égale”, écrit un missionnaire; “terre grise, noire :,u jaune, sans une seule pierre sur des étendues répétées de 40 milles en tous sens.D’autres espaces considérables sont des brûles où les arbres sont déracinés et renversés.Chose remarquable, en très peu d’endroits la terre parait avoir souffert des incendies.L’humus est intact et d’une profondeur de quatre à huit pouces.Celte riche couche de terre noire repose presque toujours sur une terre grise douée elle-même d’une grande fertilité.’' Sir Wilfrid Laurier s'élait laissé emporter par son enthousiasme en visitant Cochrane, le chef-lieu (le celte région, “L'homme qui viendra ici d'ans quelques années verra un Canada continu de la vallée du Saint-IBaurent à celle de la Rivière-Rouge, alors que les gens de Québec donneront la main à ceux de Winnipeg par une suite d'établis-j semenls dans un nouvel Ontario et un nouveau Québec.Quand je retournerai dans la vallée du Saint-Laurent, je serai fier de dire que nous avons, dans celte vallée de la Baie d’Hudson, la plus magnifique parlie du pays”, a-t-il déjà dit.Quels sont les avantages particuliers offerts aux colons du Nbvd-Onitario?Ce pays est d'abord boisé; en défricant sa terre, le colon peut se ramaxswr un capital assez considérable.Il vend son bois aux compagnies de pulpe et il neut s’en réserver pour ses besoins, le chauffage ou la construction de bâtiments et les réparations néeesfcdi-res.Ot avantage est d'une importance primordiale pour le r.olon *n ce qu'elle lui permet de commencer son établissement sans capital acquis.La colonisation, la plupart du temps, est le fait de geifiyjpauvrc.?animés d’une grande énergie.Si on leur refuse les moyens pratiques de vivre pendant les premières années.ils échoueront impitoyablement.Us se soumettent d’ailleurs à une vie solitaire, remplie de misères quotidiennes, et leur tâche est d’une telle importance économique et nationale qu’il est non seulement indigne mais inintelligent,—ce qui est impardonnable, — de ne leur vendre que des lots qui ont été, au préalable, rasés par les manufactures de pulpe américaine.André Siegfried qui, durant un court séjour au Canada, a bien su nous observer, remurqpait que les Canadiens français ont la religion de la colonisation.S'il est arrivé à cette conclusion en analysant les statuts de notre province sur lu question, la conclusion serait vraiment surprenante, car des provinces soeurs ont su mieux comprendre la situation que nous ne l’avons fait.Il ne s’agirait plus de demander au gou-veanement de Québec de se décider enfin à adopter une politique moderne de colonisation, mais de l’exiger sans délai.La politique des lots rasés a fait son temps depuis long temps.Celle des chemins de colonisation construits quand tout un canton a été défriché a fait son temps également.Tout à l’heure, nous avons vu qu’en cinq ans, le gouvernement de Toronto a dépen-séy$4,177,483.pour ouvrir des rou-{Suite rt ta 2ême page) BLOC-NOTES , Une rivale ?I n joux'iMl (uxteuuuemit loyaliste, [’Evénement, a imprimé, l’autre jour, une dcipoehe empruntée à un Journal) de Franioe, où l'Angleterre est mise en singulière posture."L.ANGLETERRE CRAINT LA ELOTTE AMERICAINE.Elle veut favoriser VAllemagne à faire contrepoids et lui vendre 40 de ses anciens navires marchands j)our reconstituer sa flotte"„ dit ihi masu-hette de#-ble colonne de l’Evénement, prermè-ne page, nnnniéro de jeudi derniior.Le texte de la dépêche porte entre autres choses ceci: “Paris, Hi,—Le bruit court que la Grande-Bretagne vein rendre à T Allemagne 4(1 des navires marchands que la commission des réparations lui a remis.Ces bateaux, qui comprennent ce qu’il y n de mieux de Tancieiuie ligne Hairn-bourg-Aiuerikm et de ta Nord-l>euts-ehlkund serviraient à reconstituer la murine marchande allemande, fort compromise par les clauses fin traité de paix.L'Angleterre ne voit lias sans quelque anxiété les progrès fantastiques faits jwr les Américains dans leurs constructions navales d'après-guerre.Ceux-ci semblent décidés à se constituer une marine marchande digne des relations commerciales qu’ils entretiennent avec le monde entier.Les projets derniers montrent qu’ils sont déridés de faire "le pins grand possible” dans celle voie.En aidant VAllemagne dans son oeuvre (fe reconstruction, /’Angleterre croit pouvoir s’en servir comme d’un contrepoids puissant en face de la paissance maritime américaine qui se lève." Ainsi parle l’Evénement.Nous ne Navoms (fueil'lie iinuportamee attacher au jmte à cette tniformiation, mi jusqu'à (prel point eWe.est 'authentique.Elite ne maiiqime oeipendant pais de vraiweirnblteroce, elt c’est bien dans la tradition angilaiisc de se aervir aujourd’hui rte T ennemi d’hier pour essayer die faire pièce, dams le domaine économique et comimeiroiiai, à l’alilié d’hier, (fui sera peut-être le comcurremt dangereux de demain.Tout de même, trouver pareille in-foranation dans O1»» colonnes d’un journal aussi anglophile, aussi lova liste que l’Evénement, quelle ironie! El si c'était l'Evénement qui lisait pareille dépêche dans le Devoir, (prêts cris d'indignation il pousserait contre ce qu’il apnetlerail sans doute “les invention's haineuses du Devoir"! Le jeu Nombreux sont les patron», a MomtréaJ, qui s’aliarmeut, depuis plusieurs mois surtout, des pertes 'considérables que leur font subir des employés qui jouent gros jeu, dans les tripots, parient au-delà de leurs moyeu» aux chumps de courses, engagent même le crédit de leurs maîtres et, (piand ils sont malchanceux, comme c’est toujours le cats, piHeut la caisse ou fout des faux afin de tenter de rompre to guigne.J>es endroits où Ton joue et où Ton parie soi nsi abondent, à Montréal, et Ton y reçoit l’argent de gens dont ou sait qu’ils né valent pu» quatre sous, à moins de les avoir soustraits ailleurs.I.a jxloie du jeu a descendu des cercles fashionables aux petits employés, et ceux-ci imitent les habitués de ceux-ilà.De toutes parts, on se livre à un jeu effréné, en un’ temps où les gens son* assoiffés de setrisations et cherchent pour satisfaire leur folie la richesse sans la -quelle ils ne peuvent nm se donner te plaisir matériel.TT y a des lois contre le jeu.Que ne tes poplique-t-on, aux riches et aux piliers de cercles comme aux petits employés?Moins d’hvpooTiisrie rendrait possible une réforme.Une protestatio t Des put}jléclates anajoM tels que le romancier Wells, sir Gilbert Murray, sir Philip Gibhs, le général Gough et pilusàeure autres on* tout récemment écrit au Times, de londres, pour protester contre les horreurs de la répression militaire en Irlande.La déclaration imbécile de fonctionnaires anglais affirmant que d’ici à ee que le parlement se réunisse a Westminster, le mois prochain, ils auront disposé du Sinn Fein souligne davantage cette protestation, qui s appuie sur des faits.Le Post, de New-York, qui signale la tetüe des publicistes anglais, écrit c:i marge de ce document: “Un des pnneipaux atouts du gouvernement de Dublin Castle, c’est l’ignorance profonde oiï l’on en est, en Angit-terrC’ de ce qui se passe de l'autre cote de la mer d’Irlande.On fait du bruit autour des assassinats de soldats el de policiers; on est loi i de donner pareille ptiblicité au ré gime du lynchage instauré par les militaires, et qui s’applique, non aux personnes coupables d’attentats contre lu police et tes soldais mais a des villages et à des villes d Irlande Ainsi, Je rimes, depu'is quelque temps, rapporte-t-il «es événements, que tes Irlandais et leurs anus «ont les,seuls à connaître, en thèse générale.Le Times écrit meme: "c est (Toceurrence fréquente que de voir des mes entières imitées, des beurreries détruites, des vies éteintes au cours de.représa.ï les mjustilfjées par lesquelles les soldats et les policiers vengent le meurtre d’agents”.H y a quelques semaines, dans 1e Times même, l’auteur irlandais célèbre, George W Russell, mieux connu sous te pseudonyme de AE, a décrit quel péril cette destruction systématique et impunie des henneries (-operatives Jjar les soldats fait courir à une des industriels irlandaises les mieux développées, qui alimente une par tie de T Angleterre.Les choses en sont rendues à un tel point que munie des unionistes comme lord Shaftesbury, des “modérés" comme lord Monte aigle, sir Horace Plunkett, et dos indépendants comme Russell s entendent avec les Sim, Feiners pour dénoncer ce que le Times appelle "the climax of military repression in Ireland’’.Le Post, de New-York, devenu journal anglophile depuis qu’un des associés «le lu maison -de banque Morgan Ta acquis de son ancien propriétaire.M.(Xswald Garrison Villard, ajoute à lout cela ee bref comrnen*tair‘\ Me,s signifie ai if ; “Le régime militaire a fait faillite, en Irlande, mais il peut jeter ce pays dans un état d’anarchie, dans un chaos satfgiu naire, qui poussera les citoyen-, honnêtes au désespoir et à la haine de l’Angleterre et rendra imposa ble tout travail positif de la pu il des hommes d'Etat" Voilà uni n’est pas un eompfliment pour L , French et les Maereody, Exploiteurs t Un tribunal montréalais a annulé, U y a qtieiikjues jours, les chartes de deux sociétés qui ont, pendant des mois, exploité la classe rurale, dans le centre et le haut de la province, lu Chambre Commerciale des Cultivateurs et la Chambre des Cul ({valeurs.L’une et l’autre ont fait des centaines de victimes et jeté dans des (-.splits du doute quant à l’honnêteté de la coopération que, du reste, ni Tune ni l’autre n’ont en réalité pratiquée, mais dont elles se réclamaient toutes deux.L'cx ploitalion des gens qui ont eu affaire à ces deux maisons est un in ci dent regrettable, et qui devra rendre plus prudents les pouvoirs publics, qui accordent des chartes, comme les individus trop portés à faire confiance à des inconnus.Pareilles aventures causent un tort incalculable, par la défiance qu’elles inspirent envers des entreprises fi naneières solides, qui onl besoin, pour se développer de l’épargne populaire.Souhaitons que le sort de la Chambre Commerciale des Cultivateurs et de la Chambre des Cultivateurs mette les gens en gai de, dans nos campagnes, contre les tentatives analogues d’escroquerie qui ne manqueront pas d’apparai tre (le nouveau, un de ees quatre matins.G.P.M.Bourassa à Sainte-Elisabeth LA CONFERENCE DE DIMANCHE.M.Henri Bourassa donnera.dinMmohe prochain.le 19.à .deux heures et demie de l’a- erès-midi, une conférence pu tique, à Sainte-Elisabeth, comté de Johet-te.Le Directeur du Devoir traitera des oeuvres été presse et de leur iimpontain'ce au point de vue cathoHique et n-ationsê.-—-4 it Brins d’herbe” C’est le titre d’un joli recueil de chroniques, de billets du soir et d’impressions parues dans le Devoir et ailleurs, et qu'a signés notre collaboratrice Monique.Ce recueil est à la veille de paraître, au Devoir, sous une fort jolie couverture illustrée, avec une préface de notre ancien camarade, M.Léon Lorrain.Ce volume se vendra 75 sons; il sera en vente dans les bonnes librairies de Montréal, avant la fin de la semaine prochain*.Nous en reparlerons, Le 13 août 1920 Ceux de nos tec.temrs qui pourraient disposer d’un ou de plusieurs numéros du Devoir, édition quotidienne du 13 août 1920.sont priés dô les adresser ma secrétaire de la rédaction, au Devoir.Nous las «a 1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 18 SEPTEMBRE 1920 VOL.XI.— No 220 LETTRES AU “DEVOIR” Nous ne paillions que des lettres ¦dirnées, ou des communlcstions ne* compugnées d’une lettre signée, «rec tdresse suthehtiqae.Les correspondants anonymes s’é-~ psrgnersient du psplsr, de l’encre, _en timbre-poste, et à nous une perte "dé temps, s’ils voulaient bien en prendre- note définitivement.j “DE VALERA** Sherbrooke, P.Q., 14 sept.1920.On a vu le nom du président / de la république irlandaise or- thographié de tant de façons différentes que beaucoup ont pu se f demander de quelle façon il cou- H vient de l’écrire.'f L'un de nos amis qui était à Cliff Haven, lors du passage du chef irlandais, nous dit que ce-¦' lui-ci a signé de cette façon le registre de Tune des maisons d’étudiants: Eamon de Valéra.“ L'accent aigu paraît un peu ex- traordinaire, mais il était très nettement indiqué.On le retrouve d'ailleurs dans certains fac-similés de la signature du président.0.H.Monsieur Orner Héroiix, "Le Denoirï.Cher Monsieur Héroux: ’ Au suiet de lu note ci-dessus, je : crois que la présence de l'accent sur de Valéra est rationnelle.Cel accent tonique,' analoaùe pur sa r forme à noire detetit aigu, est usuel en espagnol pour indiquer la sgl-tabr où doit sr parler l'intonation (quelle que soit la uogelle: a.e.i, o, u.de cette syllabe-là), c’esl-à'dire la syllabe accentuée.-Or.le père de de Valent étant, je crois, un sud-américain espagnol, il est vraisem 1 blable qu’il ait conservé l'orthographe coutumière danif la langue ancestrale.Je nie permets de anus soumettre cette explication sans prétendre ta donner pour plus quelle ne mut: elle donne la raison de cette accentuation de Ipnalilé, qui n'est plus "extraordinaire’', ' mais commune.' Veuille: agréer, cher Monsieur Héroux.rrtssurance de mes meilleurs et respectueux sentiments.1.-Marie ESTIVAL.Ilya dix ans EIOB&UC Ift.K VJNJUKsn am ananâmamarearta (Du Devoiry 19 septembre.1910.) »- L'ordre règne à Varsovie.Sous ce titre, M.Armand i^avergne parle du discours de M.Laurier au Congrès Eucharistique.* « » M.Albert Ixtsoau .signe une -courte critique du livre de M, Englobert Gallèae: "Les chemin.1 de l’âme".V * v Ruines, billet du soir par .Iules Tremblay qui signe aiussi un artneu-¦ ici sur la navigation océanique entre Montréal et Québec., * * * Par Georges Pelletier : Un péril ethnique, au sujet de l’établissement proposé d une colonie de 200.000 Juifs en Alberta.* * * ^ ç Une nombreuse assemblée à Famham.ronrlam-nc la marine de guerre.Discours de IfM.Giroux, Monck, R sur-ville, Bourassa et Bernard.* v * Une autre assemblée à Mort ma gny a laquelle prennent Va parole MAI.I.espérance.Paquet, Monck, L -vergue et Casgrain.* * * Un Italien.Antonio Mazz.acoli.tue un compatriote.Salvatore Ha-pozzi, à Nofre-Dairoe-de-Grâce.?A fa cérémonie du cimetière, hier, Mgr L'Archevêque prononce une al locution.r m m On arrête, à Buenos Ayres, dos chefs radioaux qui complotaient contre fa vie du président.0 * * * i Un individu saute eu oanoNaiuto-mobîle les rapides du Niagara, des .chutes à Queenstoxvn.* • * Le National perd contre le New-, .\Ve»+n-i liste r.la prem ière partie de fa série pour le rhempioniiinat du monde.T.es parties ont lieu dans Pftue.d.-9- r Au palais de Montmagny Montmagnv.18 — (D.N.G.) La session de 1a cour criminelle est maintenanl terminée.Le juge Gib-sone a présidé le tribunal la der nlère journée.La dernière cause entendue a été celle d’un nommé Guillemette qui a été acquitté.Tl ’ était défendu par Me Orner Berubé.1 Me A.Deschènes était le procureur de la Couronne.: Lundi prochain, le 20 septembre commencera la session de la cour supérieure.Il y a encore un grand nombrç de causes inscrites.UNE ENTREVUE DE M.SAUVÉ LeIûHEF DE L’OPPOSITION PRO VINCI AL PARLE DE LA POSSIBILITE DE L’ENTREE DE M PATENAUDE DANS LE CABINET MBIGHEN._LES EXEMPT LS DU PASSE.5 MM.Patenaude et Arthur Sauvé étaient à Ottawa mercredi.Hencon tré hier, par Pun de nos représentants, M.Sanvé a déclaré qu’en effet, il a rencontré M.Patenaude, qu’ils ont fait route ensembles jusqu’à la capitale et qu’ils sont revenus tous deux le même soir; ‘'mais je dois ajouter, dif-iü, que je suis allé à Ottawa uniquement dans l'intérêt de quelques électeurs de mon comté, et nullement au sujet de la représentation canadiennes-!rançâi • se dans le cabinet Vfeighen.Je n’ai vu ni M.Meighen, ni aucun autre ministre.” —“Croyez-vous à l’entrée de M.Patenaude dans le ministère Meighen?” a demandé notre représentant.M.Sauvé répond: “Il m’est en core difficile de me prononcer à ce sujet, vu que je ne m’occupe que de politique provinciale! mais je crois connaître assez M.Patenaude pour nie convaincre que s’il accepte encore une fois un portefeuille, ce sera avec des garanties suffisantes dans l’intérêt de sa province et de ses compatriotes.VI.Patenaude a de l’expérience.Pour ma part, et je ne suis plus seul dans le part: conservateur de ma province à it vouloir résolument, je ne le supporterais qu'à celte condition, c’est-à-dire que le gouvernement d’Otlawr.accorde à notre province et à no; comparioles, dans le pays, la même liberté, la même justice qu’ils a-vaieni sous le régime MacDonaid-Uarlier.C’est à celte condition Montréal, 1919, R.P.Samuel Reliavaaiec, SJ.,: Pour préparer l’avenir.Montréal, 1914.F.e Congrès de la Jeunesse, à Québec eu 1908.HISTOIRE l.’abbé L.A.Groulx, Ceux viennent, Montréal, 191i4, Eugène Bellut, L'A.C.J.C., Montréal.1915.Oscar Hfimel, Vous eu êtes ! Alors fonde: \inteercie! Et faites-le vivre.Quéliec.ACTIVITES DIVERSES R.P.Edgar Colclough, S.I.l u qui Le concours de prix d action intellectuelle institué par l’A.C.J.C,, incline vers son ternie.La période ! ahnuelle a été fixée d’ocfdbre à ,oc- ! tobre; (i’est vous dire qu’il ne reste ; plus que trois semaines pour signaler une étude (livre, manuscrit, article), an Secrétariat général de; l’A.C.J.C., (immeuble Versailles, 90, rue Saint-Jacques, Montréal) ; ! [yoposer une eandidature ou sou-| mettre un dossier complet.Il ne s'agit jias de concours proprement dits sur des sujets imposés d'avance.Les classes des travaux seules i ont été désignées el le jury primera les oeuvres les plus méritoires, ! imprimées ou manuscrites, sounii-! ses ou non par leurs auteurs,qu’on ; portera à sa connaissance.Déjà plusieurs travaux excel-e: ls ojit été reçus au Secrétariat dei FA.C.1.C.D’autres ôrtt été remarqués au cours de Fannée qui se-ronl transmis aux membres du jury.Pour qu’il n’en reste aucun de méconnu ou d'uiiblié.tous les amis de VAssociation catholique de la Jeunesse sont priés de fournir ; leurs renseignements au cours du i mois de septembre.Les Prix d'action intellectuelle ont pour but d'accentuer la tendance heureuse qui se dessine depuis quelques années dans le domaine des lettres et darts le champ rie la pensée.“Chaque prix est de $100;.ces prix, ne sçrônt attribués que si les meilleures pièces, se dégageant.résolument rie la médiocrité même la plus honnête, lé-•W'HPfht Ut,fûts de réel Icq qualités de foiiri et d'une perfection dâ fçélife sitffisaiite".’ nan's la pensée des hi'Qfihriteuès de'cette initiative, cès prix devront être une primé à la culture, tin encouragement substantiel au travail méthodique et un digne couronnement à de persévérants efforts.La litté-rajiirê, la critique d’art, les sciences religieuses, la philosophie, le droit; Tnistoire, les sciences sociales, l’économie politique, les travaux scientifiques et techniques trouveront audience devant l’aréopage des jurys groupés par nos soins.Dix bureaux de cinq membres chacun attribueront avec compétence of autorité les prix qui seront décernés en séance publique et solennelle au mois de novembre.LF (.OMIT CENTRAI.DE L'A.C.J.C.Chevalier de Saint-Grégoire Sherbrooke, 18.(D.N.U.) .De brillantes fêtes s'annoncent, pour dimanche prochain, à Lyster-Station.M.B.Lalinic, directeur de l’école portant son nom, sera créé chevalier de St-Grégoire-le-Grand.pas demeurer étranger à l'oeuvre • b y apporta la chapelle Saint-Jean Baptiste.Au milieu de tracasseries sans nombre, de difficulté, tie lenteurs, de haines sourdes ou avouées, la basilique montait toujours, majestueuse.vers le ciel.Un jour, elle fut achevée; on proclama même la date de sa consécration mais, c’est Dieu seul qui est le maitre, et dans sa sagesse infinie, il avait décidé' encore d’autres épreuves; le mois d’août 1914, commençait sous un ciel sombre, le cataclysme éclata: pendant quatre ans.la France et le monde marchèrent dans le sang.La France est heureusement sortie vic-t .rieuse de la lutte et c’est dans la basilique de Montmartre qc’elle est venue chanter son Te Deum.Le 16 octobre 1919.avec un pompe incomparable, au milieu d’un immense concours de cardinaux, d’évè-ques, de prêtres et de fidèles, réunis autour du délégué du pape et du cardinal archevêque de Paris, basilique du voeu national était consacrée: elle brille aujourd’hui sur Paris.Voilà résumée en quelques mots l'histoire de la basilique de Mont-martré.Pour la goûter, il faut la lire dans le livre de M.François Veuillot.L’ouvrage l'élargit davantage.il comprend le rayonnement de la rte de Montmartre.' C’est vers la basilique qu’est tournée la vie religieuse et c’est d’elle qu’est sorti le renouveau éathobque de 1; France.Il faut suivre avec l’auteur le développement de celte vie toujours plus forte et plus expansive.A combien d’oeuvres la basilique du Sacré Coeur a donné et donne encore naissance! De combien elle est encore l’âme et le centre! Jour et nuit, des groupes d’hommes d'oeuvres, de prêtres, de laïques et d’ouvriers, des paroisses, des diocèses, des départements vicmeni y exprimer leur amour au Sacré Coeur, lui demander lumière et force.Montmartre plus que jamais, est bien “l’oeil et le coeur de la France’’.».jeunesse.Montréal, 1918.Guy Vanier, .Votre Jeunesse.Montréal, 1919.On peut se procurer ces ouvrages et ces tracts au Service de librairie du Secrétariat général de l’A.C.J.C.I.e chef dn secrétariat.ELECTIONS' CERCLE EYMARD.Uonse-il 1920-1921 Aumônier : S,s.s.Présiden t : Secrétai re : Trésorivir : i, » de diireddon pour Fannée Aux assises Ce malin, aux assises, s’est instruit le procès d’une vieille femme de 63 ans.accusée d’avoir recelé du vin et de la bière, qinrdes jeunes gens avaient vole dans les entrepôts de In compagnie J.-R.Baij-largeon, rue Ontario.Plusieurs témoins ont été entendus et la cause se continue cet après-midi.R.P.Ijoren/.o Pichet.J.-A.Gagnon.Wilfrid Roy.- René Patgenu.Bibliothé>c»irv: Roméo Rousseau.Conseiller : Odessa Giro y.CERCLE PLESSIS.Aumônier: M.F abbé W.CaiMirortin.Président : AmUiur Germain., .Vice-iprésidenl : Adélard Cliaput.Secrétaire : Honoré Beauchamp.Trésorier : Joseph Bisson.Secrèteire-corr.: Lucien Germain.Bibliothécaire: Lucien Duclox.Conseillers ; Adélard Duelos.Denis Béland.SAVARIA (Section des anciens).Directeur : Frère Grégoire, des E.C, P résident : René l.aberge.Vice-président : René Rousseau.Sec.-Archivide: Lionel Martin.Séc.-corr.: François Corneau.Trésorier : Noël Safenf-Jooque*.Bibliothécaire: Claude Groulx.1er Conseiller: René Rov.2èmv conseiller: Jean Saint-Jacques SAINT-STANISLAS.Aumônier.M.Fabbé W.Laeour.se.Directeur: Frère Bechmans.Président: P.-Alfred DaviauK.Vice-prési den t : J.-Alcide Lefrançoix.Secrétaire ; Emile Lefrançois.Ass.-Secrétaire : Antonio RaânvMle.1er Comveiiüer : Bruno Rov.tlième Conseiller; Rodolphe Roy.Violente tempête à Ottawa Ottawa, 17 (S.P.C.) I ne vio lente tempête de vent s’est abattue hier soir, sur le parc lamsdownc où se tient l’Exposition.Des tentes oui été emportés et tes dommages sont considérables.Personne u a été blessé.CHEZ LE CORONER Hier, la Cour du coroner a dispose de trois cas.Pour Armand trois ans et de-ri'uu balcon du verdict a été-de cas de j 13 sep- Mornehe, bébé de mi.tombé en bas troisième étage, le mort accidentelle.D^ins b Joseph (money, amené le lembre dernier, par un lieutenant de police, de la gare Bonaventure à l’hôpital Général nii i! est mort peu de temps après, le verdict a eté de mort naturelle ; de même que dans le cas de Nora Kean.48 ans, 43 Canning, qui est décédée subitement chez elle, hier soir.Dr L-P.BOUTIN DENTISTE Angle Mont-Royal et Papineau.Tél.St-Louis 6211, Aujourd'hui Samedi nos magasins fermeront à 10 hrs p.m.AU BON MARCHE Aujourd’hui Samedi nos magasins fermeront à 10 hrs p.m.MAGNIFIQUES BLOUSES En soie, crêpe de Chine, georgette et tricotinc, dans les plus nouveaux styles.Toutes les plus nouvelles nuances.La plupart sont richement brodées ou perlées.Grandeurs de Tfi à 42 pour dames.Prix variant de 6.98 ^ 20.00 ROBES D’AUTOMNE En serge ou jersey de laine.Dans un grand choix de styles.Ce, sont toutes des dernières créations.Grandeurs de ‘W à 42 pour dames, et grandeurs pour jeunes filles de 16 à 20 ans.Prix variant de 21.50 * 49.98 GARNITURES DE MAISON (.OUVERTURES BLANCHES en laine, texture ferme, très pesantes.Garanties laine écossaise.Finies avec bordure bleue ou rose.Prix spéciaux, suivant la grandeur, la paire : 25.00 29.50 34.00 1 38.00 DOUILLETTES EN SATINETTE de Russie.Mien faites.Dimension 66 chacune, de 20.00 45.00 et _.satin.Emplies de duvet x 72 pouces.Prix variant, 1res Spécial pour Samedi et Lundi SOUS-VETEMENTS POUR HOMMES Valeurs de 2.50 et 2.75 pour 2.29 Ils sont en lame naturelle.Marque “Watson” ou “Mercury”.Bonne pesanteur.Pointures de 32 à 44 pour hommes.Valeurs régulières de 2.50 et 2.75 le morceau.^ OQ Pour le prix très spécial de.fcnAîJ CHAPEAUX DE TOILETTE Nous avons un grand assortiment de jolies formes de chapeaux garnis.Ils sont en velours Ivon ou à effet drapé combinés de riches tissus brochés.Garnis de tète de plumes, “autruches”, fantaisies ou fraude d’autruche, dans toutes les plus jolies nuances.D’autres garnis de numidi ou de fleurs françaises.Prix variant de 12.00 à 25.00 DEUX OFFRES PARTICULIERES AU PALAIS DU BEBE Bel assortiment de Bonnets et Chapeaux pour enfants.Ils sont en popeline, soie, peluche, crêpe de Chine.Garnis de ruban et de fourrure.Nuances : blanc, rose pâle et bleu pâle.Grandeurs pour bébés à 3 ans.Prix variant de 98c a 6.50 MANTEAUX EN SERGE, corduroy, peluche, blancs, collet, poches et ceinture.Bonne doublure.Grandeurs pour bébé à 5 ans.Prix variant de 3.50 * 10.00 AU COMPTOIR DES BAS JOLIS BAS en caeheire brun tout laine.Magnifiques nuances, avec pieds sans couture.Toutes les pointures pour dames.Prix spécial, la pai- ^ BAS en cachemire uni noir, bien faits, avec pieds renforcés, Marque Lama.Pointures de 8(4 à 10 pour dames.Prix spécial, la paire.2.75 BAS en cachemire noir tout laine, avec talons et genoux doubles.Toutes les pointures pour garçonnets.Prix variant, la paire : 1.50 2.50 TRES SPECIAL POUR SAMEDI ET LUNDI Superbes Carpettes Un lot de belles carpettes Axminster sans couture.Fabrication anglaise.Jolis dessins médaillons.Très nouvelles nuances.Prix suivant la grandeur : 8.2 pieds par 6.7 pieds.Rég.55.00.Spécial.9.10 pieds par 8.2 pieds.Rég.75.00.Spécial.13.1 pieds par 9.10 pieds.Rég.100.00.Spécial.41.45 61.38 86.45 Kimonos pour Dames KIMONOS en édredon fleuri ; 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Les employées de manufacture Au Monument National, dimanche, 19 septembre, à 4 h., se tiendra l’assemblée mensuelle de l’As-soeiatiort professionnelle des employées de manufacture.Mme Gé-rin-Lajoie scia la conférencière.On pourra à cette assemblée se procurer des cartes pour le euchre.Les progrès de l’Algérie New York, 18.— (S.P.A.) — Un progrès considérable dans les développements du commerce et des ressources naturelles des possessions de la France el de ses dépendances, les rangent maintenant à côté de celles de l’Empire britannique, d'après un relevé rendu public par une commission française.Le^ colonies françaises comptent une population d’environ 50,500.000 et couvrent une superficie de 4,000,000 de milles carrés.Le chiffre total des exportations des colonies depuis 1917, à l’exception toutefois de l’Algérie et de la Tunisie, atteint 1,108,000,000 de francs.Depuis 1014, les exportations dans les différentes colonies ont augmenté de 25 à 100%.Les exportations seules de l’Algérie, pour 1919 sc chiffrent à plus de 1,334,000,000 de francs, ce qui représente une augmentation de près de 558,000,000 sur 1918.Les principaux articles d’exportation sont : les vins, les fruits, le tabac, le blé, l’avoine, l’orge et la laine.L’Algérie importe surtout : le coton, le drap, la toile, les peaux, le charbon, le sucre et le café.Les chomins nationaux couvrent une distance de 3,310 milles et 2,203 milles de chemin ont été ouverts pour le trafic depuis janvier 1919.Il Suffit de Porter l’un de nos Corsets -f pour se convaincre de la supériorité distincte de sa fabrication -insistons aussi sur le fait qu’aucun autre se vendant au même procurera un confort et une durée aussi parfaits.Nous avons le modèle qui sied à voire taille, Madame.Nous prix ne Jrr CtTtttPJt/i.£i) Etablis en 187 b - *hm setteufif NOUVELLES JUPES EN ÇERGE 18.75 Serge d’une très belle qualité, marine et noire.Un modèle est à plis plats, garni de boutons, avec large ceinture.Un autre présente un effet charmant avec ses étroites bandes de.même tissu descendant diagomilement de chaque côté en avant.Ce dernier modèle est gondolé en arrière et à une ceinture unie.Les jupe» de grandeurs extraordinaires sont unies niais très jolies! Tailles 25 à 36.Goodwin—Au deuxième.•Yo.s râpons de soies et d’étàffes sont continuelle ment envahis par une foule de dames que leur esprit d’économie pousse à venir profiter des occasions qui y sont offertes.C’est que sur les comptoirs où chatoient une superbe collection de soies se détache le prix étonnant $1.95.Tandis que sur une im merise variété d’étoffes tout laine — oui, tout lai ne—apparait le prix non moins incroyable $5.25.* * * Que penser de ces costumes et manteaux en tissus tout laine à $37.50.+ * * Impossible! direz - vous.D’autres l’ont dit avitiy vous, et quand ils ont vu notre assortiment, sont restés muets de surprise.* * * Même des dames habituées à rechercher dans un manteau ou un costume la qualité et l’élégance sans s’occuper du prix demandé.ont trouvé ceux-ci tout simplement superbes.* * * Avqz-vous vu opérer "Hoover"?Limited le li L'achat d’un nettoyeur électrique n'est pas une acquisition de mince importance.* * * .Aussi faut-il, avant de leffectuer, comparer avec soins les différentes qualités de chacun.* * »¦ Ce merveilleux nettoyeur balaie, bat et nettoie en même temps, enlevant jusqu’à ta moindre parcelle de saleté.* + * Venez à notre rayon des tapis, au troisième, vous rendre compte des qualités de ce superbe instrument.Mous nous ferons un plaisir de vous tes dé montrer.+ * * Le nom Goodwin après le mot peinture signifie qualité supérieure.* * * La peinture Goodwin est la meilleure.L'avez-vous essayée?FEUILLETON DU ‘‘DEVOIR fl DANS LES RUINES Par M.DELLY 35 SUITE Donc, Georgina seule est cause de son lourment.Et cependant, elle paraîtrait impeccable à des yeux non prévenus.Si elle ne témoigne aucune affection à ses neveux, en revanche elle s’est toujours montrée tolérante et correcte en apparence, les laissant jouir d’une entière liberté sous la haute direction de miss Bison.Oui.véritaWeiment, un étranger serait en droit d'accuser Alix de parti pris.C'est qu'il n’aurait pas surpris les tueurs troublantes qui traversent à certains instants les belles prunelles grises de Mme Orzall.iü n’aurait pas discerné dans cette voix char- meuse les intonations menaçantes.surtout, il n'aurait pas pénétré les artificieuses manoeuvres de\ Georgina.Geie-ci, jusqu'à ces derniers mois, avait témoigné à (iaètan et à Xavier une extrême indifférence .et même — Je fait était indéniable la sue de l’aine, si ressemblant à Gaétan de Sézannek, lui produisait une impression fortement désagréable.Et voici que, peu à peu, elk paraissait s’occuper de lui, l’imerro-geaait sur ses études, lui glissant qudkjues mots de fine flatterie.Tout d’abord, Gaëtan avait conservé U attitude hautaine et concentrée habituelle envers les personnes qui lui étaient antipathiques.Mails 'l’enivrant parfum, délicatement brûlé devant lui, faisait lentement son oeuvre.L’enfant orgueilleux se laissait prendre à ces paroles 'taurin-gentses et, déjà, il avait dit à Alix: —Ma tan te est vraiment plus a-gréable que je ne le pensais.C'est une personne très intelligente,'sais-tu, Alix?L’intelligence!.le grand sujet d’admiration de cet enfant de onze ans.Bién que sa nature ardente et poétique fût extrêmement sensible à la beauté morale et physique, i! n’y avait pas à se dissimuler que les séductions de l’esprit étaient dominantes sur ec jeune cerveau doué lui-même d’une «rare Intelligence et d’une précoce réflexion.Là était le point dangereux, principal, où se concentrerait la lutte entre le bien et le mal.Le bien, représenté par Alix, mandataire de son Dieu.le mal.c’est-à-dire Georgina, disciple de l’enfer.Déjà, elle avait entamé son oeuvre — oh! si doucement! — Il avait fallu la délicatesse de conscience et la prévention d’Alix pour saisir, sous les phrases inoffensives en apparence, l’intention hostile à la religion, le mot hypocrite qui blesse sans être aperçu.Telles étaient les mélancoliques réflexions d’Alix, ce matin de prin-, temps où Gaëtan allait faire sa première communion.Jour tout à la fois triste et joyeux.Les parents, hélas! n'étaient plus là pour bénir et accompagner leur enfant, la froideur, sinon l’hostilité, régnaityéu logis du jeune communiant, le lendemain s’annonçait plein de menaces.Néanmoins, la joie sainte l'emportait aujourd’hui sur l’angoisse.Après avoir suivi pas à pas son frère dans sa préparation à l’acte auguste entre tous, Alix sentait son âme se dilater en une ardente action de grâces.Et cependant, que d’anxiétés lui avait données cet enfant! A certains jours, désolée, presque désemparée, clk s’était sentie impuissante devant les brusques ressauts de cette nature incompréhensible et, courant à son refuge, elle avait crié au DievT du tabernacle: Seigneur, je suis trop faible ! O Dieu, mon Dieu, sauvez cette petite âme!.Aussitôt, confiante, elle s’était remise à sa lourde tâche, bientêp-réconfortée par un subit élan de tendresse de l'étrange enfant, un mot d’exquise affection ou une victoire remportée sur lui-même au prix d’un immense effort.Il entrait en ce moment, déjà tout prêt pour la cérémonie.Sa distinc- tion habituelle était encore rehaussée par le correct et sévère costume noir sur lequel tranohak la moire blanche du brassard.Cette fols, dans les grands yeux fiers, une expression de gravité émue avait remplacé la hauteur farouche.Par la profondeur du regard, cet enfant semblait déjà un homme, et jamais cette impression ne frappa Alix plus qu’en cette minute.Elle s’était retournée en lui tendant les mains et, l’attirant à elle, elle l’embrassa longuement.11 appuya avec tendresse sa tête blonde sur l’épaule de celle qui était pour lui une mère et murmura doucement: —Alix, je suis heureux.C’était la première fois qu'une telle parole sortait des lèvres de C^iëtan et Alix tressaillit d’une pieuse allégresse en songeant qu'un bonheur tout spirituel l’arrachait au coeur concentré et si souvent tourmenté de son frère.C’était la divine joie de la proche visite de son Dieu.—Et ce n'est pas vrai du tout ce, que çlit ma tante, continua Gaëtan d’un air pensir.Je sais bien que le bon Dieu existe et qu’il nous aime.' —Quoi!.Que t’a belle dit?Et quand donc?s’écria Atix frémissante .—Mais tout à lheure.Miss El-son m’avait envoyé demander quelque chose à Mathurine et en revenant, j’ai rencontré Mme Orza!.Elle m’a regardé, s’est mise à rire très drôlement et m’a dit d’un air moqueur : Petit sot, qui te laisses mener par ta soeur ! Elle te raconte qu’il y a un Dieu qui s’occupe de toi !.Et voilà que, malgré ta remarquable intelligence, tu acceptes tranquillement ces idées extravagantes ! Crois-moi, mon petit — je puis te le dire en toute assurance— il n’y a pas de Dieu, et nous sommes nos maîtres.¦Des lèvres tremblantes d’Alix sortie unq question anxieuse : — Et que lui as-tu répondu, mon frère ?Gaëtan leva ver* sa soeur ses beaux yeux gris où, si rarement, elle pouvait lire sa pensée entière.Mais en cet instant ils laissaient transparaître sans réserve la foi ardente, forte, enthousiaste dont était pénétrée cette âme d’enfant.—Je lui ai dit : Madame, je crois en Dieu, je sais qu’Alix ne me trompe ça* et j’aime Jésus.—Oh ! mon chéri, mon enfant, que ces paroles soient toujours la règle de-ta yie, ta sauvegarde contre cette femme ! murmura Alix en le serrant ardemment entre ses bras.Elle ne connaît pas Dieu, la malheureuse, elle ne veut pas le connaître !.Ne l’écoute jamais, Gaëtan ! —Non, ma soeur, je n’écouterai jamais que toi, dit-il gravement en baisant la joue pâle où avait roulé une larme.Moins bien partagés que les plus pauvres du village, les riches orphelins de BredTanguest ne devaient trouver au manoir, en ce jour de fête familiale, que l’habituelle indifférence, accentuée encore par Georgina comme une protestation de la libre-penseuse sectaire pôur l’acte religieux qu’elle n’avait osé empêcher.Mathurine, seule, accompagna à l’église les enfants de sa chère demoiselle Gaë-tane.La servante remplissait encore quelques-uns de scs devoirs religieux, mais d’une manière fort intermittente D’ailleurs, Alix, depuis longtemps, avait remarqué chez la fidèle Bretonne de singuliers changements d’humeur.Ordinairement causante, serviable et laborieuse, il lui arrivait parfois de demeurer la soirée entière inactive, le visage sombre, les peux étran?gement brillants et Ja bouche close.1-e lendemain, elle avait repris sa physionomie habituelle, avec, dans le regard, une lueur triste, comme honteuse.(A suivre) C* Journal est Imprimé au No 43 ru« Saint-Vincent, à Montréal, par l’IMPRIME-RIE POPULAIRE (à reaponsabUiU ümltta/.«na.J.kaachard.aérant I C9B Lu ' üiù t xÀii» ' M\*i\i +>.%* êm 'J >*¦ ^ .i Pédagogie: la Méthode de Piano de Mme Alber-tine Morin-Labrecque.—A propos de l’hymne national canadien.— Les éditions de la Schola Cantorum.— Nouveautés.Je reprends mes chroniques qu’avait interrompues l’été, avec une nouvelle oeuvre à signaler à mes lecteurs : la Méthode de Piano de Mme Albertinc Morin-Labrecque.Le fait est trop rare d’un des nôtres se livrant pendant des années à la tâche ingrate et difficile d’écrire un livre de pédagogie élémentaire de la musique, pour qu’il ne vaille pas la peine d’être marqué à l’égal de la publication d’une oeuvre.Les méthodes de piano foisonnent comme l’herbe dans les champs.Avec la séméiographie musicale moderne, connue qu’elle est dans les moindres recoins, il n’y a rien de neuf à trouver au point de vue de la théorie.C’est donc dans la façon de présenter à l’élève l’enseignement des rudiments que se trouve l’originalité de l’auteur.Je ne parle pas, bien entendu, des exercices pratiques : ceux-ci peuvent être des postiches d’exercices déjà écrits par d’autres, mais on en rencontre plus souvent qui sont le produit d’une expérience bien personnelle.Mme Morin-Labrecque vise avant tout, dans sa méthode, à mettre les rudiments de la musique à la por tée des très jeunes élèves.Elle n’hésite donc pas à employer la- com-poraison familière, celle que tout enfant peut faire et comprendre de lui-même.C’est le plus sûr moyen de frapper l'imagination de l’enfant qui ne peut _ que retenir pour toujours l’explication ainsi donnée.C’est la leçon de choses toujours plus accessible que le raisonnement.Voyez par exemple la leçon sur les valeurs de notes.La ronde, la blanche, la noire, la croche, cela ne signifie pas grand’chose pour l’élève, de cinq ou six ans, mais une pomme présentée entière, puis divisée en deux, en quatre, en huit, en seize, en trente-deux, en soixante-quatre morceaux, cela se comprend tout de suite et l’enfant n’a plus qu’à faire travailler sa mémoire si malléable et retensive pour retenir qu’une pomme est une ronde et que quatre morceaux de cette pomme s’appellent chpcun une noire.L’auteur ne s’étend d’ailleurs pas outre mesure sur les éléments premiers de l’écriture avant d’aborder la pratique.Il se réserve, après avoir fait connaitre les deux matières premières de la lecture musicale : la portée et les deux clefs, situation du son dans l’espace, les quantités des notes, durée du son dans le temps, il se réserve, dis-je de faire apprendre les autres signes à mesure qu’ils entreront dans son travail pratique.Mais c’est toujours par le chemin le plus simple et la comparaison la plus familière qu’il procède tillage.Donc, s’étant repost'cs en même ¦ Pr Quant a la nantie pratique, exer- cices et récréations, l’ameur y a mis le fruit de son expérience et c’est à ceux qui enseignent le pia no à dire s’il a réussi à donner l’instruction nécessaire dans les deux volumes qui composent la méthode.Avec un zèle louable, il n’a pas voulu prendre ses exemples parmi les simplifications d’eeuvres classiques, préférant laisser aux élèves plus avancés l’étude des grands auteurs dans son intégrité.La méthode de piano de Mme Morin - Labrecque est donc en tout point une oeuvre originale et je lui souhaite tout le succès qu’elle mérite.Il v a quelques mois, un M.Fields écrivait à la Gazette une lettre dans laquelle il accusait ('alixu Lavallée — qu’il confondait avec Jean-Baptiste Labelle, — d’avoir copié O Canada sur la marche Religieuse de la Flûte Enchantée.Un seul journal français releva et l’erreur de nom et la fantaisie de M.Fields.Quelques musiciens répondirent à l’invitation qui leur fut faite de donner leur opinion, puis l’affaire en resta là.Etant alors en vacances, je crus que je pouvais attendre à eet automne pour dire, à mon tour, et dans le Devoir, ce qu’il faut penser de l’accusation de M.Fields.Mon Dieu! elle n’est pas nouvelle.Je crois bien qu’à Lavallée lui-même, parlant à sa personne vivante, comme dirait un huissier, on fil ce reproche.La meilleure façon d’y répondre serait de juxtaposer les deux textes, mesure contre mesure.Ne disposant pas du matériel voulu, je tâcherai d’expliquer le plus claire ment possible pourquoi M.Fields aurait mieux fait de ne pas ramasser une affirmation qu'il serait bien en peine de prouver Que ceux qui possèdent les deux pièces les comparent note par noie, mesure par mesure en transposant au ton de fa l’Hymne National généralement publié en sol.La première mesure et demie est identique: elle se compose mélodi-quement des trois notes de l’accord parfait : la tierce la, la quinte nt et la! tonique fa.S’il y a plagiat dans le fait de se servir des notes de l’accord de tonique au début d'un morceau, il devient impossible d’écrire de la musique.Qu'on présente l’accord parfait majeur de tonique en bloc, en arpège, en trait brisé, par notes successives, traité ou non avec l’harmonie propre à chaque note, on ne fait toujours que poser une affirmation qui appartient à tout le monde au même titre que ie mot Oui.Passions.Le trait mélodique suivant (3c et 4e mesures dans les deux morceaux) n’est le même que pour l’oeil; c’est une ligne • graphique ascendante, voilà tout.Mélodique-ment, ils n’ont aucune ressemblance.Mozart a écrit: fa, sol, la, si bémol, ré, do, si bémol, la; Lavallée a écrit: sol, la, si bémol, do, ré, sol.On a fort bien défini la mélodie: une suite de notes qui s’appellent.Qui ne voit, en lisant les deux fragments de phrases cités, qu’ils doivent nécessairement appeler des notes différentes?Et c’est bien ce qui arrive.Mozart et Lavallée ont pris la bifurcation dès la troisième mesure, ils n« se rencontreront plus.Comparez en effet les deux mélodies; cheminant différemment, elles passent .sur un terrain harmonique différent.Si lu halte de repos: la modulation à la dominante se fait en même temps, il n’y a rien qui doive étonner et faire crier à la ressembHance.Si les deux j morceaux sont écrits dans le même ton, la dominante est la même poulies deux.Elle ne pourrait pas ne pas l’être.Mozart ayant passé à la doaiüliante, dira-t-on, i-a vallée aurait h i eu pu prendre h sous-damanaiite.Pourquoi?Pour empêcher qu’on l’aie cuise de copier Mozart?C’est de l’einfanti liage.reposée* temps, Ins deux mélodies ont conti nue leur chemin, mais toujours séparées Fi me de l’auitire.Quant celle de Lavallée «’airrêtiera définitivement, celle de Mozart cheminera encore, non pas pour la fantaisie des auteurs, mais partie que leur inspiration étant différente appelle une conclusion différente aussi.S’il fallait, comme M.Fields et comme quelques autres chercheurs de'petites bêtes.écheniMer, note par note, tous les morceaux qui donnent la vague impression (pi’ils se ressemblent, on ferait cm vérité des constatations étonnantes.(1 y en a qui se livrent à ce petit jeu.Faut-il qu’ils aient du temps à perdre! * * * Après avoir cherché pendant des mois et des mois une maison d’édition musicale qui lui gnaveraif ses oeuvres, sans l’écorcher toute vive, la Schola Cantorum a find par découvrir, aux Eliats-Und'S, um atelin qui lui a livré la musique tout imprimée à un prix raisonnable, L’Edition de la Schola, à cause des nombreux retard's qu'elle a é-prouvés, n’a pu publier encore que trois oeuvres: une Messe de Requiem de votre serviteur à qui l’on a fait l'honneur de le mettre cm tête de la liste, uni Tantum Ergo, tie M.Arthur Letondal, el un Cantique pour une première messe, du P.Larivière.Bientôt doit arriver un recueil de Cantiques Grégoriens et d’autres oeuvres attendent leur tour qui ne tardera pas à venir.C'est l’éveil de l’édition canadienne, car, pour ne pas rester en arrière, le Conservatoire National, qui veut, lui, faire une édition d’oeuvres profanes, a publié, comme No 1 de son catalogue, un arrangement pour diverses voix de FO Canada par le P.Habets, un Oblut qu’un long séjour dans l’Ouest-n’a pu éloigner de lu vie musicale.C’est un début qui augure bien pour l’avenir.S’il n’est pas aussi étonnant que certains l’eussent désiré, c’est que les éditeurs se sont souvenus du proverbe italien si vrai : Chi va piano, va sano e chi va sano, va lontano.• » • Nous avons eu de l’opéra celte semaine.La trouve San Carlo avec du vieux répertoire et une oeuvre,1 nouvelle pour nous, périmée ailleurs depuis des décades : La Forza del Destina.C’est du gros mélo musical, violent dans son livret, sirupeusement mélodique dans sa partition qui vaut juste un peu moins que le Trouvère ou Lucie.C’est en même temps, comme les opéras de la mê me époque, un admirable véhicule de bel canto et c'est probablement pour cela qu’on a mis cette machine à l’affiche.Dans la troupe : une ex-étoile du Metropolitan, qui eut son heure de gloire, quand nous étions jeunes el les perpétuels Agostini.Biasi et Cervi; un ténor, nouveau à Montréal qui s’appelle quelque chose comme Cornlto et qui chercherait à faire oublier l’impossible Salazar en chantant comme lui.On a débuté par Aida où l'on a vu.comme d’habitude, les grandes trompettes lire leur fameuse marche sur des partitions venant en droite ligue de chez Shirmer, ce qui donna au cortège de Blindâmes victorieux une couleur locale qui aurait bien étonné Maliette-Bey et Ismaïl-Pacha.Fréd.PELLETIER RECORDS “ La Voix de son Maitre Entendre les records de Caruso c’est entendre l’artiste en personne.Voici une nouvelle liste de records par cet incomparable artiste exclusif “La voix de son maître”: ENRICO CARUSO DEMANDEZ A ENTENDRE LES RECORDS SUIVANTS RECORDS A ETIQUETTE ROUGE 8834K (Manon—“Ah I.fuyez douce image .Enrico Caruso 88556 (La Procession.Enrico Caruso 88559 (Santa Maria.Enrico Caruso 88568 (ü quand je dors !.Enrico Caruso 88579 (Chanson de juin.Enrico Caruso 88589 (Noro—Ah mon sort 1 (Acte 2).Enrico Caruso 88600 (Le régiment de Sambre et Meuse.Enrico Caruso 89033 (Faust—Acte 5.“Scène de la prison”, 1ère partir.“Mon coeur est pénétré d’épouvan- te 1”.Géraldine Farrar-Enrico Caruso 89032 (Faust—11 se fait tard !.Géraldine P'arrar-Enrico Caruso 89035 (Scène de l’église.Géraldine Farrar-Enrico Caruso 89037 (Faust—Scène de l’église (2) Géraldine Farrar-Enrico Caruso 89039 (Faust—Acte 1.“O merveille 1” Enrico Caruso-Marcel Journet Même sans intention d’achat vous êtes cordialement invités à venir écouter ces quelques sélections ou toute autre à votre choix.VICTROLAS de $40.00 à $415.00 Vendus à terme* faciles si désiré.FOISY FRERES Incorporée 210-216rest, Ste-Catherine Téléphone Est 1644.Coin Sanguine!.»l Cwnuo u débute en Amérique ou en Halte, son* pays notai.Knrloo Curuao ranqult a N«jp4v», en 1874, d’une père qui' exerçait le mé-tler de méconiofon, Jeune encore, Rnrlco cumnwtiço A travotitlvr avec son iWirv.H faisait un nppmiiü poasoihle.Mods l'I oliiinit A ohontrr.Aussi ttl» l'An*- de 10 ni», cJionitadMl «lara l'ee éilliaea de Naples.V rflfçe de 18 mis, il irn de* it-coa» de chant; son professeur i Payant pu lui dire la «piiuRlté - Pourquoi s’ennuyer?Durant les longues soirées (l’hiver,! quand chaque numéro du “Passe- ! Temps” contient des chansons non- ! vclles, des monologues comiques et I de jolis morceaux de piano?Aussi: -r "rr ! entourent, conduire sa vie en | ot/, ’ 11 le dernier numéro du w.» |.E TONIQUE, » POUMONS k Bl?Un Vin Délicieux Riche en fer et.en tanin, dans lequel sont incorporés la Créosote de Hêtre et les Hy-pophosphitrs, médicaments recommandés pour leur action réconfortante et fortifiante spéciale sur les organes respiratoires.Indispensables à tous ceux qui souffrent de maladies chroniques de la gorge et de la poitrine, aux faibles et aux convalescents., F.n Vent.V a r t c u t Dr Ed.MORIN & Cie, Limitée, Qutoec, Qué.Poudre à Pâtisserie ,.a t'audr» * JPitkncrie l’UIMtS «t IcijtucJTilqiif, cffkacc et exwrnjt# luxi et «U* toute ititr* mic-ütanetî pré-ji;cîfri.itole A Ui bsutl.C7r»t pmirqtioi fie rat ta D83.Montréal.AVOCATS ARCHAMBAULT-^ MARCOTTE AVOCATS 30 rue St-Jaeoue*.TéV Ma in 57 81—6284.Insech Arehombault.C.R., M.P.Pmlle Mnrcotte.LL.L.Bureau du aoir, tél.West.4089.Saint-Jncqiies.Prêt* lèro on.achats des CHIROPODISTS Maladies des pieds Traitement spécial des cors, durillons, oignons, ongles incarnés, verrues, transpiration excessive.Douleurs, crampe*, fatigue, picotements, résultantes des pieds plats, chevilles faibles, chute de la balle du pied, disparaissent infailliblement avec nos arche-supports extra légers faits d'après l'empreinte du pied.Traitement à domicile.PEDIC LABORATORY 244 STE-CATHEKINE OUEST Chambre 101.Tél.Main 8874.notaires Chs.ARCHAMBAULT NOTAIRE Nouvelle adresse : (55 MONT-ROYAL EST _ Montréal J.-L.ISIDORE DUCHARME ,c, notaire EdifWoS“ir dc BeaileIla1IUP et Ducharme) Ed Q9 PrtS Sv-lÀnegadre > Chambre 95 92 RUL NOTRE-DAME .EST Domicile: tél.I^salle 7309.Tél.Main 3191.v TÎÏÔMÂS DUCHARME ~~ Chamb?ir2hsCv?-tabie Commissaire.ST-JACQUKS.^eL^fn «•?ote^eregtdU SOir’ Tél' EsV594S' HORACE H.LIPPÉ NOTAIRE 180 ST-JACQUES.Main 3228.PROFESSEURS EVANGILE LA ront reçues par le soussigné, jusqu'à midi, le 23 septembre courant, pour le creusage d’une tranchée pour aqueduc, dans les rues du village de Mont-Rolland, et remontant s ers la source jusqu’au bois da M.Ma-gioire Filion, suivant les devis préparés par l'ingénieur J.A.Roy.Un chèque certifié pour 10 pour cent 'de la valeur de la soumission devra accompagner cette dernière.Le conseil ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Les devis sont visibles au bureau du sec.-tres., à Mont-Rolland, et chez l'ingénieur, 71a St-Jaeques, Montréal.ROCH BEAUCHAMP, Sen ECOLE DES BREVETS ¦!®ÎLST'0EN’T8 — LETTRES - SCIENCE «SïTÎKJÏtÆ?!„nST:MN,B- J.CTnr.i _ SCIENCES Tas, bachf- soir.’ ,'ol!r, te jour et le Préparation n„x hrrypts ; niéderlns pharmacie, service civil, etc ,FC>f
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