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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 19 octobre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-10-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME XI.— No 246 MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1920 TROIS SOUS LE NUMERO ‘m Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS §6 00 UNION POSTALE .8 00 Édition hebdomadaire canada.».* 82 00 KfATS-UNI8 S SO UNION POSTALE 300 )EV0IR Rédaction et administration t 43.RUE SAINT-VINCENT MeNTRtAI.TÉLÉPHONE » Main 7460 * SERVICE DI NUI* : Bédiciloa, Mala Si» Kala SUS Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! UNE INITIATIVE HEUREUSE L’exemple entraîne Les deux pièces que nous avons publiées hier suscitent déjà un tfès vif intérêt.L’initiative de Mgr Léonard et de son dévoué vicaire-général correspond à des voeux anciens et fort nombreux.Plus d’une fois, des hommes qui s’intéressent beaucoup au progrès agricole nous ont dit: Il faut, de toute nécessité, entre les instituts agricoles, qui ne peuvent recevoir qu’un petit nombre d’élèves, et l’école primaire proprement dite, des :r écoles d’accès facile, qui mettent, pour ainsi parler, à la dispo-ç sition de tous les fils de cultivateur des notions claires et précises, fortifiées d’exemples et de travaux pratiques, sur leur profession.Les instituts devront continuer à former des techniciens, des spécialistes; ces écoles intermédiaires diffuseront à travers toute la province les résultats acquis de la science et de l’expérience.Leur enseignement serrera de très près la pratique et les besoins régionaux.En tel endroit, telle culture réussit particulièrement bien; le climat et le sol la favorisent, la proximité des marchés la rend avantageuse: c’est vers elle qu’il sera utile d’orienter plus particulièrement l’énergie des jeunes gens.En somme, les promoteurs de l’école complémentaire agricole paraissent s’inspirer de ce principe de simple bon sens: l’école doit préparer l’enfant à la vie qui sera vraisemblablement la sienne, lui fournir les moyens d’y jouer le rôle le plus bienfaisant et le plus honorable possible.C’est le même principe qui a fait réclamer à tant d’éducateurs la ruralisation de nos écoles de campagnes; c’est lui qui inspire encore le projet d’ecole des filles qui, dans la pensée de Mgr Léonard et de Mgr Ross, doit accompagner l’école de garçons.Il ne s’agit point ici d’une question de personnes — celles-ci sont hors de cause, mais d’un système à perfectionner.Or, qui n’a entendu la plainte de jeûnes cultivateurs dédaignés par leurs compagnes d’autrefois, à cause de la différence d’éducation qu’elles et eux ont reçue?Que, sur l’école primaire s’inspirant déjà de l’amour des choses de la campagne, viennent se greffer des écoles de filles et de garçons qui complètent cette formation première, fortifient chez les enfants ramour"'de la terre, leur apprennent à tirer de la culture le maximum de profit, et vous aurez une élite rurale dont l’influence se propagera au loin.Nous sommes heureux de voir que le ministre provincial de l’Agriculture s’intéresse activement au projet.Voici quelques jours, dans une allocution prononcée au Cap Santé, dans le comté de Port-neuf, il avait explicitement dit sa sympathie pour le projet; la lettre de Mgr Ross nous apprend qu’il est disposé à en favoriser la réalisation immédiate.M.Caron sait autant que personne que, s’il est utile de mettre à la portée de tous connaissances et renseignements, nul travail ne vaudra celui qui s’opère sur le cerveau des jeunes.Il sait aussi que la plus efficace des prédications, c’est celle du Cultivateur qui réussit, qui offre quotidiennement à ses voisins le spectacle d’une culture intelligente, faite dans les conditions mêmes où ils vivent et qu’ils sont donc capables d’imiter.Quant à la gravité du mal qu’il s’agit de combattre, nul mieux que le ministre de l’Agriculture n’en a dénoncé l’étendue.Et plus s’accentuera l’industrialisation de la province, plus se multiplieront les causes qui éloigneront du sol les fils de cultivateur.Il importe donc de fortifier tous les liens qui peuvent rattacher a la terre ceux qui y sont nés.C’est une question qui touche à nos plus hauts intérêts: religieux et nationaux.En provoquant la création d’écoles complémentaires agricoles, Mgr Léonard.Mgr Ross, M.Caron font une oeuvre de la plus haute utilité.H vaudrait mieux, sans doute, qu’il ne s’agit point d’une simple initiative locale et que nous eussions le plaisir d’applaudir à un projet d’ensemble.Mais cette modeste initiative sera peut-être le prélude et le principe de l’action générale qu’avec tant d autres nous attendons.L’exemple entraîne.Orner HEROUX.LE NIPPON EN CALIFORNIE L A VEN IH AMERICAIN.—CH ACUN CHEZ SOI.—- SOLUTION IMPOSSIBLE.— LE SCANDALE DES LENTILS.II \ (Fin) Partout le Jaune se heurte à l’Anglo-saxon.Ce sont les Anglo-saxons qui Pont tiré de sou isolement séculaire.Au milieu du siècle dernier.le' commodore Perry s’est fait ouvrir îles frontières nip-pones sous la menace de ses canons.Il n’avait point réfléchi aux conséquences de son entrée forcée.Les Japonais, ainsi violentés, se sont dit que le (seul moyen de se faire respecter des Européens, ce serait de les égaler par la puissance de l'armement.Ils s’y sont mis docilement et ils ont si pleinement réussi que nul n’oserait prédire le résultat d’une guerre entre les Etats-Unis et eux.^ L’ambassadeur du Japon à Paris, croit cette guerre impossible; mais pourtant il indique, dans la même entrevue, que ses compatriotes n’ont pas renoncé à l’ambition qui, nécessairement, la fera naître en dépit de toutes les lois économiques, ils veulent établir l’égalité des races.Déjà, ils ont fait une inutiüe tentative à la conférence de Versailles.Us s'adresseront bientôt à la Société des Nations.Or, les Blancs intéressés ne voudront jamais accepter les suites logiques de cette reconnaissance qui seraient l'ouverture de leurs frontières à l’immigration jaune.M.Howell pose très bien le problème ; ses compatriotes, comme tous les autres Anglo-Saxons exposés à recevoir une forte alluvion orientale, ne veulent point des Jar ponais, ni des Chinois, parce qu’ils sont trop.Les Japonais sont auss* nombreux que les Américains; les Chinois sont quatre' fois plus nombreux que les Américains; et les Induits sont trois fois aussi nombreux que les Américains.Abaisser la digue e’est inviter l'engloutissement de l’élé-ment e t- topéen par l’élément asiatique, fautant plus que les Américains •ont très peu prolifiques et que les Jaunes le sont, au contraire, prodigieusement.Le problème est complexe.A l'heure actuelle les lois contre’i’im-migration jaune sont inopérantes.Si on les modifie de façon à resserrer efficacement les mailles, pendant que l'on continue de désirer et d’attirer l’immigration blanche, les Jaunes ressentiront un affront aigu.On sèmera de nouveaux germes de haine qui ne tarderont pas à précipiter le conflit.Si, au contraire, on permet l'immigration du Levant, il arrivera de deux choses l’une.Ou elle sera bien accueillie: Jaunes et blancs se marieront entre eux, et alors il n'existera plus de race blanche en Amérique.Ou on continuera de considérer les Asiatiques comme une race inférieure et ce sera la démocratie qui périra.On verra surgir des castes dans le pays de l’égalité et de la liberté absolues (en principe).L’tdée fixe de M.Howell c’est d'empêcher à tout prix les causes de conflit.Or, il n’existe qu’un seul moyen humain d’y réussir.La nature fournit une barrière naturelle entre les Etats-Unis le Japon.Elle doit être respectée ou, autrement dit, il faut interdire le sol américain.La séparation est la condition de la paix comme dans les ménages où les époux ne s’entendent pas.Os causes de friction, écrit-il, elles pourraient être causées par notre faute, mais nous ne pourrions pas les empêcher.Nos gens ont appris leurs leçons d'ethnographie a une école dangereuse.Nous avons traité avec deux races inférieures plus noires que la nôtre.Nous ayons traité injustement le nègre, et il s’est soumis : nous avons traité injustement l’Indien, et il est mort.Si nous avons beaucoup de Japonais, nous ne pourrons nas les traiter autrement qu’avec injustice, et très naturellement, ils ne se soumettront pas.La nature a érigé une banrière que l'homme ne franchira qu’à son propre péril.La Californie lance donc à la nation cet appel : soyez patients avec nous quand nous réglons nos problèmes locaux.Conseillez-nous, si mous en avons besoin, mais fai-tes-le intelligemment.Pour ce qui est du grand problème, que toute b» nation le solutionne comme la Californie veut qu’il soit solutionné, que l’une des côtes du Pacifique soit la frontière de l’homme blanc et l’autre, celle de l’homme brun.Ce n’est qu’à ce prix que notre race, notre civilisation et la paix de l’univers sont en sûreté.Le seront-elles jamais, même à ce prix ?Les Japonais peuvent-ils oublier ce que les Blancs ont fait en Asie?Le “scandale des gentils’’ serait-il aussi facile à effacer ?Non.Les Japonais et tous les Jaunes balaieront un jour le pays du commodore Ferry.Cette Invasion eût pu être pacifique.Elle eût pu so luire sans effusion de sang, si les peuples s’étaient aimés dans la grande fraternité du christianisme, mais les blancs n’ont pas voulu que les jaunes fussent convertis.Ils ont installé le comptoir du vol où François-Xavier avait planté la croix du Christ ; à la simplicité des missionnaires ils ont substitué la duplicité et la fraude.Ils ont semé une terrible moisson de haine dont ils recueilleront les fruits.“Lisez la vie de Saint-Francois-Xavier et de tous les conquérants d’âmes, parcourez les annales des missions étrangères depuis quatre siècles; et vous trouverez, écrite partout en lettres de sang et de feu, cette effroyable vérité: les nations chrétiennes, la Chrétionté toute entière est responsable de l’endurcissement des infidèles.C’est ce que l’on a si justetaient appelé le scandale des Gentils).“Scandale du schisme et de l’hérésie qui, en déchirant la robe sans couture du Christ, a fait douter de l’unité surnaturelle de sa doctrine.“Scandale de la politique pis cpie païenne des nations dites chrétiennes, spoliant les peuples paîems oe leurs biens, de leurs territoires, de leur vie même, pour satisfaire les cupidités du mercantilisme sans foi, sans coeur et sans âme.“Scandale de la diplomatie démontrant aux païens que la ruse, le mensonge, le parjure, la violence sont les pratiques usuelles des nations qui se glorifient de la supériorité de leur civilisation et qui laissent croire aux infidèles que cette civilisation est le fruit de la morale chrétienne.Scandale plus subtil et plus pernicieux encore de la “protection” accordée par les gouvernements d’Europe aux missionnaires dfe l’Evangile; car cette “protection”, maintenue et utilisée pour des fins purement politiques et mercantiles, fait voir les missionnaires du Christ, aux yeux des infidèles, comme de simples agents de pénétration d’une politique spotliatrice et accapa reuse.“Scandale, enfin, de tous les vices, de toutes les perversions, de toutes les injustices dont la plupart des “chrétiens”, établis en pays païen pour les fins du commerce, de l’industrie ou de la politique, doainent l’exemple démoralisateur aux populations qui les entourent et les subissent en les haïssant.Ces semeurs de scandale, ces impudiques, ces spoliateurs, ces vendeurs d’opium, ces coupeurs de bourse de provinces et.de sphères d’influence sont de même race, de même langue et, en apparence, de même religion que les prêtres qui enseignent aux spoliés, aux volés et aux violées, la supériorité de la morale chrétienne sur la morale païenne.“Mais voyez donc ces fruits chez vos propres nationaux”, objectent, en fait ou par leurs résistances, tous ceux qui, là comme ailleurs, jugent l’arbre à ses fruits.Interrogez là-dessus les missionnaires de la Chine ou du Japon, des Indes ou de l’Afrique, et tous vous donneront en-substance la réponse de l’un de nos év'-ques missionnaires de l’Extrême Nord : “Le principal obstacle à la diffusion de l’Evangile, c’est la présence et l’exemple des blancs.” (1) La Société des Nations aura de la peine à effacer le scandale des nations ; le plus simple moyen de rendre la paix à Funivers ne serait-"il pas de laisser aux seuls missionnaires toutes les “sphères d’influence” de l’Orient, de remplacer les armées conquérantes par les milices du Christ, aux Indes, en Chine, au Tonkin, dans toute l’Asie et dans toute l’Afrique ?iMais comment atteindre pareil désintéressement de la part des peuples qui vivent dans le plus foncier égoïsme et incapables de consentir le plus léger sacrifice au bénéfice des générations de demain ?Louis DUPIRE.CHRONIQUE D’OTTAWA UN CONGRES D’IRLANDAIS (1) Henri Bonrassa.le “Uanada apostolique”, pp.166, 167, 168.BILLET DU SOIR PISSENLITS La plus délicieuse surprise attend, ces jours-ci, le promeneur du parc Lafontaine.Près de F Ecole normale, sur le tertre abrupt qui dévale vers la route sillonnée d’automobiles.il voit l’herbe émaillée dè brillantes fleurs jaunes.On dirait des pièces d’or oubliées par quelque croupier sur le tapis vert d’un casino en plein air.C’est une floraison de pissenlits, fleur de nom modeste que les vieilles demoiselles trouvent même immodeste, puisqu’elles le buplisent de son nom-vulgaire dit le dictionnaire — DENT-DE-LION., Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais un tel luxe de pissenlits vaut tout un vol d’hirondelles et nous assistons, de fait, à un nouveau printemps.U nous est, sans doute, valu par les imprécations des marchands de charbon, désireux d'éviter à leurs clients une disette et à eux mêmes, des bénéfices de marchands de sucre.Quoi qu’il en soit, les petits se penchent avec ivresse vers cette petite fleur bafouée et en font des bouquets gluants : les adultes eux-mêmes ne la regardent pas sans émotion.Méprisée en mat, parce qu'on sait que ce mois contient la promesse de fleurs plus opulentes, cette Cendrtllon de la famille de ld margurite-rcine et de 1‘Impérial Ottawa, 18.— Le congrès de la Self-Determination League qui s’est terminé, hier soir, au théâtre Français, est remarquable à de nombreux points de vue.11 faut observer d’abord que c’est la première organisation qui réunit ainsi les Irlandais du Canada par les liens d’une même association, qui unit les groupes et les individus sous une direction coramune et pour un but commun.H y a à peine quelques mois une telle tâche semblait impossible; aujourd'hui elle est accomplie.Elle a été exécutée avec beaucoup d’initiative et d’ampleur.En moins de six mois, les organisateurs ont enrôlé 20,060 personnes et ils espèrent en enrôler 100,000 dans les six mois prochains, lit la chose ne sera pas surprenante, car maintenant les Irlandais ont des conseils exécutifs dans chaque pro* vince, des organisations provinciales et une constitution qui détermine le mode et le but de leur action.Le président de la Ligue, M.Lindsay Crawford, directeur du Slalc-nian de Toronto, est une personnalité remarquable, Ses discours témoignent d’une culture étendue e! de vastes lectures, de réfk'xions personnelles.C’est aussi un homme actif et agressif.Obligé de s’éloigner de sa patrie, il y a quelques années, il est venu s’établir au Cu-na>da.Etranger, il a su comprendre des problèmes où il n’était pas personnellement intéressé et a signalé à ses compatriotes les forces qu’ils s*' mettaient inutilement à dos en persécutant les Canadiens-français Sous la direction de IM.Lindsay Crawford, la Ligue devient une ofr-ce dans notre vie nationale, un groupe compact parmi ks autres grou-eps organisés du Dominion, et avec lequel il faudra bien compter.Le congrès ne comprenait pas seulement des délégués des communautés irlandaises et catholiques du Canada ; on remarquait dans l’assistance des représentants de toutes les races et de toutes les religions, des représentants des u nions ouvrières et des capitalistes.Le .se«tinvent pro-friandais ne se confine plus aux, irlandais seulement,”ët feclamalTôns irlaudai-ses sont endossées par des gens ‘le l’extérieur.Mais l’auditoire élait vibrant, sympathique, facile à ê-mouvoir et à s’émouvoir.'Panai les orateurs qu’il a le mieux aimés, on doit citer Miss Kathleen Hughes et M.Armand Lavergne.Mademoiselle Hughes est la principale organisatrice de la Ligue; elle a traversé le Canada d’un océan à l’autre pour former des associations et faire de la propagande.Lorsqu’elle parle en public, l’auditeur ne peut s’empêcher d’évoquer une autre figure; une figure de roman, celle de Dinah Morris, héroïne A'Adam Bede, qui prêchait dans les campagnes, avec sa voix pure et sa délicate charité pour les nommes.€’est un genre d'éloquence tout à fait curieux, qui n’est ni dans les gestes, ni dans les mouvements emportés, et qui ne subjugue pas et ne contraint pas ; l’éloquence est toute dans la voix claire et calme, harmonieuse; elle est dans la voix pleine d’âme, on dirait, et dont la qualité révèle les dons intérieurs de douceur, de dévouement, et de sacrifice.Et cette éloquence est la plus éloquente qui soit.Le discours de M.Armand Lavergne était attendu avec beaucoup îl’impatience par tous les délégués.Annoncé clans l'après-midi du dimanche seulement pour la soirée du soir au théâtre Français, M.Lavergne avait d’avance la sympathie de l’auditoire, et lorsqu’il s’est avancé pour parler, une véritable ovation l’a accueilli sur la scène.Mais ce n’était rien au prix des manifestations qui devaient se produire quelques instants plus tard.On vit, a de certains moments, l'auditoire en délire, debout l’applaudir frénétiquement pendant plusieurs minutes.Il a certainement remporté à Ottawa un des plus beaux succès de sa carrière et il a donné un bon exemple de ce qu’un orateur canadicn-français peut faire lorsqu’il se trouve sur les tréteaux en face d’un auditoire.Tout de suite, il était facile de reconnaître, parmi tous les autres orateurs, celui qui avait subi la formation classique, qui ne construit pas un discours à I’avcsnture, avec d’éternelles répétitions et le décousu par lesquels se font remarquer nos concitoyens d’une autre race.La discipline de la pensée s’avère avec les années et c’est ce qui fait des Canadiens français des orateurs clairs et agréables a entendre.M.Lavergne a conser vé, malgré les années, un peu de cette jactance dont les Français, sous la domination française, nous faisaient un crime sous le nom de vantardise; mais comme ce défaut est un défaut national, il nous plaît assez, il donne de la crânerie à l’attitude, révèle le courage.M.Lavergne a été applaudi avec frénésie lorsqu’il a déclaré: “Qu'en-fin les deux races d’origine celtique en sont venues à une entente.” Toutes les allusions à la province de Québec, — et elles ont été nom- chrusanthèrne, réjouit comme un ragon de soleil ou une lampée de bon vin.Elle nous fait souvenir de la relativité de nos foies.L’adolescent méprise celles qui passent ; il croit que la vie en est riche et lui en promet de plus emmurantes.Mais le vieillard les boit toutes avidement, il sait lui que plus loin va la route, et plus elfe apparaît poudreuse, grise, terne et rude.- JPASCALOU.breuses, — ont été reçues avec le même enthousiasme et les mêmes applaudissements.La résolution que le congrès a adoptée pour favoriser nos réclamations dans les autres provinces a été adoptée à l’unanimité.Il est à espérer qu’enfin l’accord s’est fait pour tout de bon.Les Irlandais, en effet, lorsqu’ils posent les principes qui leur permettent de réclamer la liberté de leur mère patrie, posent en même temps les principes qui nous servent à réclamer l’enseignement du français, en dehors du Québec.Nous posons les mêmes prémices pour réclamer des choses analogues.Us ne peuvent pas ne pas nous entendre sans détruire des raisons et les aigu ment s dont Us se servent.Dans le passé, la lutte entre les Irlandais canadiens et le» Canadiens français a été assez amère pour nous.C’est certainement une chose à laquelle nous ne pouvions, nous attendre.Ce conflit est peut-être commencé dans quelques chantier» éloignés sur les hauts de la rivière Ottawa ; il a été exploité par les politiciens et les Anglais, contre nous surtout, et s’est manifesté riiez toutes les classes de la société.Malgré tout, les Canadiens français ont conservé de la sympa thie pour l’Irlande et la justice de la cause.Us sont prêts à la soutenir comme iis sont prêts à aider toute, cause juste parce que le sen liment national n’a pas oblitéré chez nous l’esprit de justice.Nous sommes prêts à nous joindre avec nos alliés naturels comme nous l’avon* toujours été ; et tout ce que les Irlandais ont pu faire et feront contre nous ne nous empêchera pas de leur dire qu'ils ont raison, s’ils ont raison.Mais le Québec, d'un autre côté, s’est acquis une sorte d’indépendance dans la confédération canadienne, il a conservé son franc parler, il s’est instruit de nombreuses expériences dans ses relations avec les autres races du Canada, et toujours, il se fiera d’abord et ensuite à lui-même quand il voudra obtenir quelque chose.Il a le sentiment de sa force, il a la ténacité patiente et contenue, il juge les autres peuples et profite des connaissances qti’ils lui offrent, il bénéficie des expériences des autres, ne rejette rten sans l’avoir examiné, profite de tout ce qu’il y a de bon autour de lui.Dans la confédération canadienne, nous sommes les anciens qui regardent à côté d’eux s'établir les races nouvelles et ajoutent à leurs qualités ancestrales les apports qui nous conviennent.* * * La principale cause qui a contribué à rapprocher les Irlandais des Canadiens français, c’est surtout le nationalisme dont nous avons fait preuve en 1917.U y a identité de lutte entre celle des Irlandais qui se refusent à voir leur pays subjugué par l’Angleterre et celle des Canadiens qui se refusent à l’exploitation de notre pays au bénéfice de 1» même nation.Quand Downing-Street, par ses intrigues, obtient une armée canadienne et nous incite à nous endetter le plus possible, il agit sous l’impulsion du même principe que Dublin-Castle quand il ne veut pas accorder aux Irlandais le gouvernement qu’ils désirent.C’est l’impérialisme qu'il y a au fond, l’impérialisme qui se protège et veut se faire aider, qui ne veut pas abandonner un coin de terre où il a fait de bonnes affaires, où veut assurer son emprise sur une colonie.Ensuite, pour réclamer l’indépendance de l’Irlande les irlandais sont obligés d’être nationalistes.S’ils ne le sont pas, ils ne peuvent réclamer.Et c’est tellement vrai qu’au cours du congrès qui vient de se terminer ks dénonciations de l’Empire ont été encore plus nombreuses que ks dénonciations de l’Angleterre.Mademoiselle Hughes a même exposé, à la satisfaction évidente des délégués, l’étendue des mouvementé; nationalistes de l'Australie et de l'Afrique du Sud.Les Irlandais répandus par l'Angleterre dans ses colonies répandent à leur tour maintenant la naine de l’Empire.Us la répandent aux Etats-Unis, et la 'répandront au Canada, peu à peu.Us lui feront lentement la réputation que les Allemands avaient durant la guerre.Les Irlandais deviennent ainsi des instruments de la défaite de l'impérialisme dans le monde.Quand l’AngJetèrre les a exilés ou les a obligés de quitter tour pays en y rendant les conditions intenables, elle aurait dû se douter qu’elle envoyait dans le monde des missionnaires antianglais.L’impérialisme a une cause économique, U n’exisle que pour la protection ou l’avancement dos opérations financières et industrielles.C’est une vaste firme nationale qui, par la marine ou l’armée, défend les autres firmes qui enrichissent leurs actionnaires.Et ceux qui sont opprimés par le capital ou qui croient qu'ils le sont.— ce qui revient au même en pratique.— se soulèvent contre l’impérialisme quand ils se soulèvent contre ks grands capitalistes.Et les ouvriers viennent s'aligner avec les Irlandais et les nationalistes de tous les fiays d'Empire contre les impéria-istes d’Angleterre et des colonies.Quelques délégué* ouvriers ont pris part au congrès de la Self-Determination League pour l’assurer de l’appui de leurs associations, parce qu its sont convaincus que c’est la haute finance anglaise qui retient l'Irlande dans sa position actuelle.On reconnaît vite les orateurs de la classe ouvrière à leur declaration passionnée, à leur phraséologie spéciale, ft leur» geste» emportés.Us condamnent en bloc, absolvent en bloc.Ils ne se perdent pas dans des considérations d’ordre intellectuel ou moral, habitués qu’ils sont de se tenir au niveau de leur auditoire ordinaire ; et Us prêchent l’action directe, immédiate et brutale.Cette coalition renferme donc des éléments qui diffèrent beaucoup entre eux, Us ont en commun la haine de l’impérialisme.11s s’accordent aussi dans ce cas spécial pour demander l’indépendance de l’Irlande.Nous pouvons ainsi savoir dans quels milieux so rccrute-iTontj au Canada, et ailleurs, les ennemis de l'impérialisme.Que cette alliance soit fragile, qu’elle renferme des individus dont la conduite servira à blâmer l'ensemble, nul n’y saura contredire.Léo-Paul DESROSIERS.BLOC-NOTES Les raffineurs ILs exposent aujourd’hui leurs principaux arguments au public canadien, indiquant les raisons qu’ils feront valoir demain à Ottawa, afin d’obtenir que l’arrêté de la commission fédérale du commerce fixant le prix de détail du sucre à 21 sous la livre soit maintenu jusqu'au 31 décembre.J>eur plaidoyer est à lire, si l’on veut savoir leur version de l’affaire.Il appert dès maintenant que le cabinet devra ordonner une enquête sur la conduite de la commission fédérale du commerce et sur les garanties* qu'elle a pu donner aux raiffioneurs de sucre, garanties qu’elle n’était pas autor: sée à donner, à moins que le ministè re ne soit intervenue en sous-main et ne s’en soi t servi comme d’une intermédiaire entre les raffineurs et lui.Quoi qu’il en soit de tout cria, si la commission a berné les raffineurs ou les a trompés, ou si ceux-ci croient avoir un juste sujet de réclamation contre le gouvernement, dont la commission a été un des instruments, ks raffineurs ont peut-être le moyen de recourir aux tribunaux pour se fait?rendre jus tic.e.Une enquête judiciaire établira les responsabilités; cria fait, la question sera plus facile à régler.Éotretemps, le public, qui n’a rien eu il taire avec les raffineurs et avec la commission, dans tout cela, entend ne pas être astreint à payer trois ou quatre sous plus cher, ri davantage, du sucre dont il a besoin.La question de la légalité «le l’intervention des commissaires en est une que ne peuvent décider les consommateurs et seuls leg tribunaux sont aptes à la trancher.A supposer que les commissaires aient déjà outrepassé leurs droits, soit en empêchant les raffineurs d’exporter leur sucre, quand ils en avaient trop, soit en leur imposant un prix maximum de vente aux Canadiens.c’était aux raffineurs de soumettre dans le temps Ile cas aux tribunaux aples à délimiter les pouvoirs de la commission.Ce m'est pas parce que ks raffineurs auraient alors toléré et souffert une injustice que les consommateurs devraient en endurer urne autre d’ici à la fin de décembre.Amiante Selon une information venue de l’Abitibi québécois, on aurait découvert dans cette partie de notre province de riches gisements d’amiante qu’une maison américaine se préparerait à exploiter.On sait que le Québec produit déjà au delà de 80 pour cent de tout l’amiante mis sur les marchés mondiaux.Le malheur, c’est crue, jusqu’ici, la plus grande partie de notre amiante est expédiée aux Etats-Unis et à l’extérieur à l’état brut, et que notre pro-» vince en relire un bénéfice minime comparativement à ce qu’il en serait si ce minerai était ouvré chez nous.Le gouvernement de notre province a haussé, il y a peu de temps, le chiffre des redevances qu’il perçoit sur chaque tonne de ce minerai envoyé à l’extérieur.Cela n’est pas assez.Il faudra qu’avant bien des années, nos gouvernants interdisent l’envoi à l’extérieur de l’amiante à l’état brut, tout comme ils ont déjà fait pour les bois à pulpe coupes sur les terres de la Couronne.Nous devons de plus' en plus insister pour que nos ressources naturelles soient mises en valeur à notre profit, dans notre province, ou à tmlt le moins au Canada.Manifeste Cinquante-sept professeurs et gradués de l’Université anglaise d’Ox-ford viennent d’adresser à leurs couègués des universités ail' mandes et autrichiennes une lettre rendue publique ces Jours-ci, où ils expriment le voeu que les relations in-trilectuelles les plus cordiales se renouent entre tes universités anglaises, allemandes et autrichiennes.“Tandis que les dissensions po litiques menacent d’éteindre les sympathies honorables de grands Etats européens, nous désirons aider à hâter ta réunion amicale des nations, mie demande l’intérêt de de la civilisation”, écrivent entre autres choses tes professeurs anglais.Nous voilà un peu loin du temps, pourtant encore frais à bien des mémoires, où les univerritaire» et les professeurs des différents pays en guerre entraient dans la mêlée à coups de manifestes, dont relui des savants aUemands, en octobre 1914, fut un des plus sensationnels et des plus débattus.MM.King et Ballantyne M.Mackenzie King a demandé il y a quelques heures à M.Ballantyne si ceiui' du conseil d’administration de la Saint-Lawrence Sugar Refinery jusqu’à ces mois-ci.M.Ballantyne, ce matin, ne nie pas : il se contente de déclarer qu’il a “cessé d’être même actionnaire de cette raffinerie au commencement rte cette année-ci, alors qu’il a vendu les petits intérêts, qu’il y avait”.En d’autres ternies, M.Ballantyne admet le bien; fondé de l’affirmation de M.King.Pour sa défense, le ministre déclare qu’il est intéressé dans un grand nombre de maisons industrielles' toutes montées au Canada et qui y travaillent toutes, et que s’il ne s’en’ occupe pas activement de ce temps-ci, U espère y retourner dès qu’il abandonnera .ses fonctions publiques.II serait intéressant de savoir dès maintenant combien de politiciens, tant du côté de l’opposition; s'il y en a, que cnez les ministériels, sont intéressés dans l’industrie du sucre, au pays, et: quelle part de bénéfices il y ont touchée.Si le ministère ordonne une enquête au sujet du différend entre les raffineries, 1a commission fédérale du commerce et le publie, il faut espérer qu’on nous fournira dans ce temps-la tous ces détails.Pour l’heure, constatons «pie M.King parait avoir été bien informé quant aux intérêts financiers du ministre de la marine et des affaires navales, à venir à ces derniers mois.G.P.SAGES CONSEILS M.Samuel Casavant, l’un des grands facteurs d'orgues, s’occupe! beaucoup des écoles d’arts et metiers de Saint-Hyacinthe.A la distribution des prix, la semaine dernière, il a donné, avec des «vis d’ordre technique, des conseils qu’il convient de souligner, “Vous vous plaisez souvent «j dire, peut-être même avec mu- j pointe d’envie, disait-il à ses audi-\ leurs, qu’un tel est chanceux d'avoir bien réussi, que tel autre a la\ bonne fortune d’âire riche pendant que peut-être vous ne Têtes pus, etc.Si vous remontez à la source vous trouvez que les succès ne bout pas venus seuls, que ceux dont vous convoitez peut-être la richesse ont été des travailleurs, ont fait des sacrifices pour s’instruire quand Hs étaient jeunes, alors que vous, au lieu de suivre leur exemple, vous vous amusiez.Ns ont été guidés dans leur carrière par le flambeau lumineux de Timtrwction ; vous étiez à même de l’acquérir, vous aussi, cette instruction, mais vous n'u-vez pas su en profiter.” Le conseil s’adressait à des ouvrir ix.H vaut pour tout le monde.Combien de temps aujourd’hui perdu en futilités et qui préparerait ne.avenir heureux 1 Les écoles s’ouvrant partout, a-daptées à tous les besoins, gratuites très souvent.Les cours publics-se multiplient.Sachons donc en profiter! Que ks jeunes surtout, qui ont des loisirs, que ne retiennent point ies obligations de famille, utilisent pleinement ces occasions, augmentent leur compétence.Us se le doivent à eux-mêmes, iis le doivent à leur race.—O.H.Concert Dansereau-Chamberland Ce fut une belle soirée, de haute tenue artistique, que le concert de musique de chambre donné, hier, soir, gu Windsor (Salle du Todies’ Ordinary), par MM.Hector Danse-1 reau, Albert Chamberbind et ses partenaires du quatuor à cordes : MM.Herschorn, Eugène thartier et Raoul Duquette.De toutes les au-dilions de musique de chambre données jusqu’à ce jour par des artistes montréalais, c'eut assurément l’une des meilleures.Le quatuor présentait un tout homogène comme so-, norité et comme stytle, et il nous fait plaisir de le dire sans détours.' M.Hector Dansereau avait donc, pour lui donner la réplique, un organisme parfaitement souple et stylé.Notre jeune pianiste, au cours de toute la soirée, et particulièrement dans le quintette de Franck, n’a pas manqué de tenir sa partie avec autorité: jeu net précis, coloré, chaleur communicative et absolue maîtrise de l'ensembk.Cette oeuvre qui résume tout le génie symphonique de F’ranck remonte déjà à 1880.F71k fut exécutée pour la première fois à Paris, à la Société, nationale, Saint-Saens tenant le pia-no.Elle accuse défintivement l’art de Franck, art dans lequel, à la science de Bach et de Beethoven s'ajoute cette teinte de mysticisme puisée dans l’atmosphère des chants pri mi tifs de l'Eglise et associée aux audaces d’un chromatisme moderne.Le trio de Laflo pour piano, violon et violoncelle a été fort bien détaillé.Oeuvre moins profonde mais joliment ciselée, ce trio plein de verve et d’esprit représente bien ce que le style de I-alo a de déheat, et comme on l’a déjà dit, d’aristocratique.Le presto en forme de scherzo est un pur joyau de grâce et d'élégance, et le deuxième motif en pizzicall » été tout à fait enlevé.La Sonate pour piano et violon, de Franck, n’a pas malheureus • ment participé au triomphe des antres numéro» du programm».Placée au début du concert, peut-être a’est-clle ressentie d’un peu d’indécition.La p dite sahe du Ladies’ Ordinary était bien remplie et l'auditolr* comptait à peu près tout ce qua nous avons a Montréal de connaisseur de musique classique.Ce»t peu de monde comparé aux foules qui «e pressent pour aller entendre Caruso.Les fervents de la vrai i-cijn’*pa» été membre L '> Jmsique seront toujours le petiti ombée.-Artttui: LETQOBDtWfc/ 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1920 VOL.XL — No 246 DEVOIR ¦ N ou» ne publion» «ue lettre» ou de» eomiounication» oc* cornjmnee* d'une lettre «ignfe.arec adrease authenttooo.Léo corrMpondant» anonjrinea »>• Oanraeraleat do papier, de l'encre, t-a timbre-poste, et i noua une perte ‘de tempo.a*il» roulaient bien en prendre mate définitirameat.POURQUOI ?lt Oirtctrur.Vc*» «tter peut-fi rt remarqué sj* «Mi «j i Aurait Mit peu partout en Wlt< do l'ami ru souvenirs et tro-t.hers lie ta (irarule guerre.Sur ces fre>f>htrt, an a tenu ü mettre une i nssripfiom rappelant qu'ils ont été pie*c-ts là sous i auto rite du gouvernement fédéral Pourquoi ces inscriptions sont-el-îet unfiingnts?Pourquoi ne sont-t ::rs qu anglaises i* Pourquoi a-t-on voulu de fa sorte i'io-er une fois de plus l'esprit du pacte fédéral?\Y scrait-il pas à propos qu'un rirputé, n la prochaine session, interroge là-dessus, le ministre de la Milice?P ASS.AXT.LES OUVRIERS EN FRANCE INK CONFEHKN€B i)I! R.P.D’ASSONVILLE SOUS LES AUSPICES DES SYNDICATS CAl'HO-UOL’ES ET NATIONAUX.LE M(M'VKMIi\T OUVRIER LA-RAS.- ALLOCUTION DE M.D.PILON.Il y a dix ans stun1 ht gvr fr “r» “"'-."‘i laiwtjnw w^CnAtaHcsraiia (Du Devoir, 19 «x'Iobre 1910) Drummond et Orner Héroux.Arthubaska.par *• l.a murine de /’Amirauté, deuxiè-Ttie article, par (ieorges Pelletier.?: * I n hiiiet du soir de Marc I.e-franc : Stratégies.l.a convention oppositionniste à Drummondville choisit M.Arthur Gilbert pour faire la lutte à M.Perreault.a • a On annonce la mort de M.i.-B.-A.Martin, de la maison Laporte-Martin, et ancien échevin du quartier Saint-Joseph.a- * * Un ouragan cause de grands dégâts en Floride.« # «4 i.enquête sur l’incendie du King’s Hall laisse croire à l’oeuvre d’un incendiaire.li perd un pied .Sherbrooke, ~ 19 (D.N.C.) L'arnbulance-automobile Lord a été appelée, hier, pour recueillir un M.V.-W.Ging, a la gare du Grand Tronc.M.Ging est un employé préposé au bagage pour le Boston and Maine et demeure à Newport, VL Samedi après-midi, vers trois heures.M.Ging sortit du wagon dans ‘lequel il travaille habituellement et voulut aider un camarade à iai->e l’accouplement de deux wagons.Il monta en arrière d’un de ces derniers et juste au moment où il poussait du pied la barre de fer qui devait relier les wagons il se fit éera-ser le pied entre ceux-ci’.Transporté en toute hâte au ‘Sherbrooke Hospital, les médecins durent lui amputer le pied immédiatement.11 sera transporté à Newport dans quelques jours.Y>nt* anticipé* d* PALETOTS D’HIVER très lourds.Tout latnr (t doublés dr loins.Colts en Angleterre srer des étoffes militaire».$62.25 Kn dérembre.ees paletete se ren-drent STS 00 S.A.de LORIMIER 34 ouest, RUE NOTRE-DAME.Le R.P.D'Assonville, de {'Action Populaire de Heinis, a donné dimanche soir, dans la salle de i’As sociation des marchands détaillants, une conference très appréciée sur le mouvement ouvrier en France.'La séance était sous les auspices du Conseil central des Syndicats catholiques et nationaux; un grand nombre de délégués de tous les Syndicats catholiques étaient présents.Présenté en termes heureux par M.D.Pilon, président du Conseil central des Syndicats catholiques, le R.P.D’Assonville débute en notant l'imprcsslOn que lui a faite la lettre des plâtriers internationaux de Montréal adressée à Mgr l’arche vèque et dans laquelle un catholique proteste contre l’ingérence du clergé dans lu question sociale.Le conférencier déclare qu’en France on ne voit jamais des catholiques protester contre le réde du clergé dans la question ouvrière.Seuls, les athées, les socialistes et les francs-maçons se permettent de faire de pareilles remarques aux autorités ecclésiastiques.L’orateur note que cette lettre révèle un étal d’esprit très faussé ; le prêtre a autant droit de s’occuper île la question sociale qu'il a le droit de s’occuper de renseignement ou encore du servicb des hôpitaux et des maisons de charité.Du reste, le Pape fait aux prêtres un devoir de s’occuper de la question ouvrière.Le R.P.D’Assonville aborde ensuite le thème principal de sa conférence ; le mouvement ouvrier en France.L’orateur parle d’abord des Syndicats chrétiens, qui viennent de se constituer en Confédération des travailleurs chrétiens, (les Syndicats sont prospères et font des progrès considérables surtout depuis la fin de la guerre.Avant la guerre — ils débutaient alors — ils ne comptaient que 40,000 membres; maintenant leur effectif est de lôO,-000 membres au moins.Les Syn-cats chrétiens se développent leu teiuent mais sûrement.La Confédération générale du travail ou la C.G.T.est immensément plus puissante niais son procédé de progression par bonds de centaines de mille membres qui, du reste, l’abandonnent aussi vite est anormal et contre nature.La nature procède par voie régulière.Les Syndicats chrétiens progressent aussi niais s’assimilent parfaitement les nouveaux éléments.^ Le conférencier parle alors de la C G.T.pour revenir ensuite aux Syndicats chrétiens.La C.G.T., qui compte à peu près 2,000,000 de membres, a pu se développer rapidement grâce à la connivence du gouvernement Français qui lui vote des subsides et aussi grâce A l’influence d’un ancien membre du cabinet, M.Albert Thomas, qui est en même temps chef ouvrier français.La C.G.T.poursuit un but prçciit ; elle veut réformer la société à sa manière.Suivant la thèse de Proud’hon, philosophe révolutionnaire, la société devrait être organisée sur une base purement économique.La nation deviendrait un vaste atelier où tout le moride travaillerait et où le droit de propriété n’existerait que pour l’Etat.La C.G.T.vise A mettre en pratique ce système.Un conseil économique du travail prépare de longue main le rouage de la future administration et, ad venant une crise, celui-ci serait mis en mouvement.Ce Conseil est composé de trois éléments; l’élément administratif, entre les mains de h.C.G.T., les syndicats de techniciens, qui s’occupent de tracer un programme d’administration de l’industrie et les Coopérateurs qui ser viront d’intermédiaire entre les consommateurs et les producteurs.Toute cette administration est prête A fonctionner.Elle aboutirait sans doute à une catastrophe.Ces derniers temps, la C.G.T.est beaucoup moins radicale et elle se sépare franchement du mouvement bol-chévide qu’elle réprouve officiellement.La C.G.T, est .mssi une puissance intellectuelle.L’orateur démontre la force de l’emprise intellectuelle de cette association, qui a ses journaux, ses revues, tout son sy tème de propagande et de publicité.Le R.P.D’Assonville parle ensuite des syndicats chrétiens.Ceux-ci sont au “nombre de 578, réunis en 19 unions régionales et en une confédération des travailleurs chrétiens.Les syndicats sont représentés A peu près dans tous les départements.Cinq fédérations de métier ont été formées au sein des syndicats: métallurgie, vêtements, textiles, cheminots, etc.i.es syndicats chrétiens ont tenu au cours du : mois de mai dernier lors de la fa-1 nieusc tentative de grève une ton- j duite qui a mérité 1« louange offi- ! cielle du premier ministre de la ré I oblique, maintenant président, M.pu Mi Ecoutez ! Avei - voua entendu parler de Pep» ?C’est une préparation scienti-1 fique sous forme de tablettea, qui lilterund, lequel a dit des svûdi-1 assure un traitement tout à fait non-‘.‘Ls vont les points de cris- veau et efficace contre la toux, les talhvation des élément;; d ordre de i rhumes, ta bronchite et les maux de la société .i.es cheminots eathoü-1 gorge.qui-s avaient eu effet assuré un ser „ , ., , .vice de chemin de fen satisfaisant : , PeP* contient de» principe» medi-en ne participant pas Alia grève po- cinau*- ^ v«u» place* une tablette Htiquc de mai dernier.I.es syndi- d,lns ta bouche, immédiatement elle cats chrétiens ne sont pas des syn-i ®e.trans‘orme ®n v*P*ur *1“® votre n>-dicats jaunes, vendus an patron ! 'e,nÇ transporte par les votes respi- ratoires jusqu’aux poumons.Cette va peur calme les membrane» enflammées et irritées des bronche», les parois délicates des voies respiratoires, et atteint finalement les poumons pour tes sc'dager et les guérir.En un mot, si aucun carps liquide mi -ohilr ne peut parvenir aux t>ou- vriers, et ce, maigre la double oppo- mons et jusqu’aux voies respiratoires, sition de la C.G.T.et quelquefois i0H tablettes Peps les atteignent di- comme il arrive souvent des syndi cats affiliés A la C.G.T.Us savant faire lu grève quand la chose est nécessaire et revendi-quer fièrement les droits des travailleurs, Les Syndicats favorisent l'établissement «le contrats collectifs du travail entre patrons et ou des patrons.Tous les Syndicats tru vaillent A donner une plus-value professionnelle A l’aide des écoles Peps rectement et leur apportent immédiatement la guérison.techniques et de différents d’étude.Ds visent A assurer '« protection morale de leurs membres.Le recru terne ni se fait par l’intermédiaire de propagandistes salariés du sexe masculin ou du sexe féminin selon qu’il s’agit de l'organisation dit travail dés hommes ou des femmes.Ces propagandistes sont formés dans les Ecoles Normales Sociales et dans les Cercles d’Etudes ouvriers.Les retraites fermées aident également beaucoup au recrutement syndical catholique.Les membres des Syndicats chrétiens se convainquent qu’ils doivent faire des sacrifices pour leurs semblables et que le bon syndiqué doit se ,wire un devoir d’assister A toutes fies réunions de son syndicat et de payer les contributions exigées.L’orateur termine en félicitant les Syndicats catholiques et nationaux de la Province des beaux résultats qu'ils ont déjà obtenus et en insistant sur la nécessité d’une formation intellectuelle sérieuse des membres des divers Syndicats.L'assemblée fait une ovation au conférencier.M.B.Beau (loin, président du Cercle Léon XIII, remercie le conférencier en termes choisis et rappelle les débuts difficiles des syndicats catholiques.Maintenant ceux-ci sont en plein essor et leur succès va sans cesse grandissant.M.Tat/bé Maxime Fortin, de Québec, était A rassemblée.A la demande M.Pilon, président, l’aumônier général des Syndicats catholiques cours 1 ESSAI URATL'IT.— Découpe» cette annonce.écrive» en trnveri le nom et la date de publication de ce journal et envoyei-la (avec un timbre de 1 ».pour frai» d» poète) à la Cie Pep», Toronto.Un paquot vou» aéra alors expédié rratli pour e»»ai.Tsua le» pharmacien* et marchand» vendent Pep» à S» ».U boita.P«I>S BOURGOUIN, Napùléùn, 75 «ns, 71S Welllnu-ton.B1.SAII.I.ON, Eulalie, *5 ans.12A Chftteau-Kuny.CONTANT, Alpbosine Charpentier, 78 ans, épouse (l'Hurinlsdns Contant.1040 Berri.GENEREUX, Angelina Landry, 32 an», épou-»e d’Hector Généreux, 2017 De la Boche.GALBRAND, Jeanne Pasqiüer, 85 ans, veuve de Jean F.Galtmind, ville St-Mlehel.JOUCOEÜR, Alphonse, 71 ans, 37 Duchar-me.I.AMOUHEUX, .Tulle Potviu, 70 uns, épousé de Frédéric Lanioureux.107 St-Fhllippe.I.ASONDK, Albert.10 un*, 1134 Ethel, Verdun.LAEONTM:, Lucien, 22 ans.2481 St-Urhain.MARI INEAU.Bertha Bônami, 32 ans, épouse de William Martineau, 723 Cartier.PAYETTE, Emilie Lambert, 88 ans, veuve de Louis Payette, 437'St-Hubert.PAQUETTE, Rosario, 23 ans, 708 Drolet.PApUKTTE, Ubald, 11 ans, 1372 Hôtel de Ville.ROUTHJKR, Joseph, 27 ans, 102B Quesnel.RIVIERE.Gabriellp, 17 ans, 740 Garnier.RACETTE, Hormisdaa.55 ans, 023 Drolet.ROBERT, Dertma Huot 42 ans, épouse de Rosario Robert, 827B LagaucheHére Est.RAYMOND, Klphége.21 ans, IS Marquette.TANGUAY, Berthe, 7 ans, enfant d’Alphon- i se Tnnguny, 23(1 Frontenac.THOUIN ~ YEARS AGO IL Y A 2,000 ANS les gladiateurs romains pansaient leurs blessures et leurs pluies avec de» huile» et des baumes végétaux rares, lesquels, u-t-ou dit.renouaient de façon prodigieuse les tissu» endommagé*.Bleu que te seeret inappréciable de ces précieux curatifs fut perdu lors de la chute de Rome, la production du baume herbal Zam-Buh leur n fourni leur vrai subsitut, tant son action est merveilleusement identique.L’effet apaisant et curatif de Zam-Buk est aujourd'hui connu du monde entier.Dans tous les cas de coupure, de brûlure ou d’échaudure, de pluie» suppurantes ou envenimées, d’eeséma, d’herpès, de boutons ou d'éruptions, Zam-Huk met fin au mal une fois pour toutes.De méiur pour les ulcères, les dartres et les hémorroïdes.Aucun autre agent connu de la science n’accomplit de guérison aussi merveilleuse ni ne chasse aussi complètement la mal des tissus que le fuit Zam-Buk.Cela est du à sa composition et à son origine purement végétales.I,e fait qu’il n’y entre absolument pas île ces graisses animales ici de ces minéraux que Ton trouve aujourd’hui dans les onguents, est une autre garantie appréciable tic sa qualité.En dépit du coût élevé de sa production, le prix de Zmn-Huk reste 1, 30 sous, A cet ancien prix, vous ave* encore la même somme d’excellentes propriété* apaisantes et curatives.C'est la demande froissante 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libre-examen et de fausse idée de liberté.M.l’abbé For-Un a aussi insisté sur la formation intellectuelle des chefs ouvriers j par l’intermédiaire des Cercles I d’Etude.M.l’abbé K.Hébert a été le «1er-1 nier orateur.Il a annoncé que la | bénédiction des bureaux du Serré- j tariat aurait lieu à une date posté-! rieure et que Sa Grandeur Mgr ; Gauthier présiderait ia cérémonie.| La date précise sera annoncée dans j les journaux.Il a dit du syndica- ; Usine catholique qu’u était né viable ; et qu’il .vivrait.Dans on «venir rapproché, le» ouvriers catholiques j et nationaux pouironl aller planter! la croix du Christ sur le Mont-Royal, à Ten droit même ou Maisonneuve, j | fondateur de Ville-Marie, l’avait pia- j cée.M.Hébert a aussi remercié le | conférencier.Les orateurs ont été] très applaudis.M.Pilon, président, | a présenté au R.P.D'Asson Tille ! une bourse, fruit d’une collecte | faite dans les rangs des auditeurs en j faveur tie l’Ecole Sociale Populaire j de Reims qui a maintenant ses bu-j reaux à Paris.„ r//* .- 2mc£#mr/fMM MONTREAL-KINGSTON-TRENTON NOUVEAU SERVICE DE WAGONS-LITS Dép.Montréal 7.30 p.m.tous les Jours sauf samedi.Ar.Kingston Jet.12.43 a.m.tous les jours sauf dimanche.Dép.Kingston Jet.B.15 a.m.tous les jours sauf dimanche.Ar.Kingston Jet.12.43 a.m.tous les Jours dimanche.Ies voyageurs pour Kingston p-uvent lester dans le wagon Jusqu’il 6.15 a.m.Dép.Trenton 9.10 p.m.tous le» jour» sauf dimanche.Ar.Kingston Jet.11.13 p.m.tous les Jours sauf dimanche.Dép.Kingston Jet.1.33 a.m.tous les jours sauf lundi.Ar.Montréal 7.00 a.m.tous les Jours sauf lundi.Le wagon est ouvert pour recevoir les voyageur» à Kingston Jet.depuis l'heure de l'arrivée à cet endroit.L’aménagement est composé dos wago ne-lit» le* pin* moderne Natlonol.du Canadloa- Four renseignements supplémentaire* et C.H.HORNING, agent de district des voyageurs, Totonto, Dut.éserve de places s’adresser aux (gents.E.L.ELLIOTT, agent de district «es voyageurs, Montréal, P.(J.Euchre acadien Ce soir, salle de l’Assistance Pu-blîqué, euchre des Acadiens, orga-nôse au profit de l’instruction de la jeunesse acadienne.Cette soirée se- I ra sous le haut patronage de Mg Richard de Ver don.Les prix com me par le passé sont nombreux e1 très variés, entre autres, plusieurs pièces d’or.’ Lés billets sont en ventes à la salle.(Communiqué).A l’hôpital Notre-Dame Le Dr Gaston-René de Cotret, qui occupait depuis six ans, le poste de chef-inlerne de l’hôpital Notre-Dame, vient de quitter tlwr L’appel de notre archevêque en faveur de cette oeuvre d’intérêt public.MONSEIGNEUR PAUL BRUCHESI ADRESSE AUX MEMBRES DU CLERGE ET, PAR EUX, AUX FIDELES DE SON DIOCESE, UN CHALEUREUX APPEL EN FAVEUR DE L’AGRANDISSEMENT DE L’HOPITAL DES ENFANTS.NOUS SOMMES HEUREUX D’EN PUBLIER LE TEXTE, CONCAINCUS QUE L’APPEL DE NOTRE PREMIER PASTEUR TROUVERA DANS LE COEUR DE TOUS LES AMIS DE L’ENFANCE UN ECHO BIENVEILLANT ET VAUDRA A CETTE OEUVRE SOCIALE LE CONCOURS EMPRESSE DU PUBLIC ET DE GENEREUSES SOUSCRIPTIONS.Archevêché de Montréal.Monsieur le Curé, Je viens recommander spécialement h votre sympathie l’Hôpital Ste-Justine, en faveur duquel on désire faire appel à notre population.La campagne que Von se propose d’entreprendre est assurément justifiée et je lui ai donné mon entière approbation.Cet hôpital vous est connu.Vous savez la belle oeuvre qu’il accomplit depuis treize ans.Y a-t-il a Montréal une seule paroisse 'où plusieurs familles ne lui soient pas redevables du soulagement ou de la guérison d’un de leurs enfants ?C’est pour les petits enfants que; cette maison a été fondée.File est, ce me semble, l’objet spécial des prédilections de Noire-Seigneur qui a dit : “Ce que vous faites au plus petit des miens, c’est à moi-même que vous le faites.” A nous aussi elle doit être particulièrement chère.Pu ne saurait trop louer le zèle et le dévouement des personnes charitables qui se sont consacrées à cette oeuvre si importante et si touchante à la fois.Jour et nuit, c’est une sollicitude, (pie je pourrais appeler maternelle, qui veille sur des berceaux.J’ai sous les yeux le rapport annuel de 1919.Il donne des chiffres plus éloquents que tous les discours, puis que 1.134 petits malades ont été traités à Sainte-Justine dans le seul cours d’une année, ce qui représente 27,918 jours d’hospitalisation.Au dispensaire de médecine on a donné 9,895 consultations.Mais depuis longtemps le besoin d’agrandissement se fait sentir.On est tellement à l’étroit dans les chambres et les salles, et l'on se voit si souvent forcé, hélas ! de ne pas accéder aux demandes de pauvres parents éprouvés dans ce qu’ils ont de plus cher ! Une aile nouvelle permettra à la charité de s’exercer plus librement.Les ressources manquant pour la construire, et Ton va tendre la main à nos concitoyens dont la générosité en faveur des pauvres ne se lasse jamais.Les directrices de l’Hôpital vous verront et solliciteront votre appui.Veuillez faire à leur requête le plus cordial accueil et, dans le temps opportun, recommander chaleureusement leur oeuvre à vos paroissiens qui, je n’en doute pas, y répondront avec empressement et avec joie.Agréez, Monsieur le Curé, l’assurance de mon affectueux dévouement en Notre-Seigneur.(Signé) PAUL, arch, de Montréal.SHEFFIELD, VILLE D’ESSAIS Sheffield, où fonctionnent depuis 125 ans le» célèbres ateliers Mappin, fut constituée ville d’essai* en 1773.La loi décréta dès lors que l’argent “sÿra marqué comme suit, c’est-à-dire avec la marque du fabricant ou de l’ouvrier d’icelui, laquelle sera la première lettre de ses nom de baptême et de famille, avec le ‘Hon passant’ et la marque de la compagnie par l’intermédiaire de laquelle tel plaqué sera essayé et marqué, pour en démontrer la valeur, et le lieu où ledit plaqué aura été essayé et marqué, et de plus avec une marque ou lettre distincte et variable, laquelle lettre ou marque sera changée chaque année après élection» de nouveanv contrôleurs pour chaque compagnie, afin d’indiquer l’année où te paqu.- aura été mer-qué.” Volfi nottp MW morsii* g* fobrlquo Un parapluie d'homme, $12.75 Dp U plus belle mie an glaise sur la célébra monture Paragon Fox ; Malacca uni non monte, tige dr bois.Une valeur remartniablr, parce que c’est un parapluie très utile qui au urrra de» au IIPPS.Autre* modèle* encore SOUSCRIVONS DONC TOUS, suivant nos moyens, au prix même de quelque sacrifice, à cette oeuvre d'agrandissement de THôpital Ste-Justine qui fait appel à notre traditionnelle générosité en faveur d’une institution qui a fait énormément de bien dans le passé et qui n’aspire qu’à en faire davantage.LA DIRECTION DE L’HOPITAL STE-JUSTINE.A MONTREAL, AU No ® @ (§1 { 353-OUEST, STE-CATHERINE.® V © ' © @ © l-WSlS -|î fej^*fcf7î|r "T '"JS* Agrandissement projeté de l’Hôpital Ste-Justine / VOL.XI.— No 246 CALENDRIER DEMAIN, MERCREDI, 2» OCTOBRE IKO SAINT JEAN DE CANTI Lever du eoleil.< heure* 28.Coucher du eelei), 5 heuree 82.Coucher de la lune, le soir, 11 heures 81.l'ieine lune, l«.27, à 8 h.15 m.du mutin.MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1920 3 DERNIERE HEURE Toutes les imuveUes par nos rédacteurs, nos correspondants et les lai ,iuss de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui msslmum.i Mime dat - U U Si U date l'an derniers; :i ;t si Si a Aejourd’hul minimum.i 11 il a si si 35 Même ante l'un dernier,; i, ;i u u is M BAROMETRE R h.du matin 58.68 t U h., lS.«t i i h dé InRrié-niidl, >8.08: iLA MANIFESTATION ORANGISTE * A OTTAWA ! Une bataille héroïque entre les adversaires de la “Self Determination for Ireland League”.— Un manque d’organisation.— Des arrestations.LES CRÉDITS DE! L’AQUEDUC LES ADMINISTRATEURS ANTICIPENT SUR LE BUDGET SUPPLEMENTAIRE DU MOIS DE MAI PROCHAIN, POUR COMBLER L’ECART ENTRE LES SOMMES VOTEES CT LES SOMMES DEPENSEES A L’AQUEDUC.— DIVERS.t i Ottawa, 19 — (D.N.C.) — Certains correspondants de journaux ont rapporte que lors du congrès irlandais, samedi soir, les délégués avaient reçu une pluie d’oeufs pourris et de tomates, de la part de manifestants oTangistes, à la porte même de la salle Saint-Patrick.Les faits sont tout autres.Il est vrai nue samedi' soir, à la porte de la salle'Saint-Patrick, où s’étalent réunis les délégués, un groupe d’individus a tenu une assemblée hostile aux congressistes.Quelques individus délégués par les loges orangïs-tes de Toronto, ont harangué la foule.Leur auditoire était presque entièrement composé de jeunes garçons de quatorze à dix-huit ans.Un simple coup d’oeil à leur facies ne permettait pas de douter de leur origine juive.Voyant le peu de succès de leur manifestation, les orangistes formèrent une procession d’environ soixante gamins, qui se mit en marche, en criant et en faisant du ta page; elle se dirigea vers la maison du maire Fischer.Il n’y avait là que la mairesse et quelques autres femmes, qui mandèrent aussitôt la ponce.Entre temps une guerre intestine faisait rage chez les manifestants.Un groupe voulait à tout prix des explications de la part du maire et demandait qu’il parut.Un autre voulait tout simplement que la manifestation cessât.Le débat qui déjà au début n’était pas académique, devint enflammé.Les arguments frappant se substituèrent aux autres.Les artilleurs des deux partis eurent tôt fait de découvrir dans les poubelles du voisinage qui' un oeuf, qui une tomate.La mêlée fut héroïque.Elle ne cessa qu’à l’arrivée d’un escadron d’agents de polices, qui opérèrent quatorze arrestations.C’est là toute la manifestation orangiste qui a troublé les congressistes irlandais.On voit que les loges pourraient mieux s’y prendre une autre fois.LE PROBLEME DES SANS-TRAVAIL EN ANGLETERRE Le Parlement va chercher un moyen de remédier à la situation actuelle.Londres, 19.— (S.l’.A.) — Les émeutes d’hier, près de la résidence du premier ministre, à Downing Street, a ravivé aux yeux du peuple le problème des sans-travail.M.Lloyd George a promis de soumettre de suite au Parlement des plans devant remédier à la situation et il a dit aux membres du comité qui sont allés le voir hier qu’il a fait de semblables propositions au conseil municipal de Londres.11 a laissé entendre qu’il allait demander aux unions des ouvriers en construction de vouloir bien engager des anciens soldats pour construire des maisons, dont il y a pénurie en Angleterre.Le premier fâcheux incident directement attribuable à la grève a eu lieu à Ton-Y-Pandy, dans les Galles du Sud, à minuit.Quelques jeunes mineurs ont fait groupe et ont entonné le ‘Drapeau Rouge”, forçant la police à intervenir.Us ont alors lancé quelques pierres, .mais les policiers ont fait comprendre à la foule qu’il valait mieux se disperser.Cependant les semeurs de trouble sont allés casser les vitres aux fenêtres des postes de police.L’incident, quoique peu considérable, a mis en évidence i’humeur des mineurs de l’endroit.Il y aurait là un nid d’extrémistes prêts à aller jusqu’au bout.En 1912, lors de la grève des mineurs, Ton-Y-Pandy a été le théâtre de violentes émeutes.Les patrouilles policières ont été renforcées à Downing Street et dans les ruelles avoisinantes.L’AQUEDUC DES TROIS-RIVIÈRES! LES PROPRIÉTAIRES SE PRONONCENT AUJOURD’HUI SUR UN CHANGEMENT PROPOSE.Trois-Rivières, 19.—- (D.N.C.) — Les propriétaires trifluviens sont appelés, aujourd’hui et demain, à se rendre aux poils pour approuver ou rejeter plusieurs règlements, dont le principal pourvoit à une dépense de $325,000 pour changer la prise d’eau de î’aqueduc et adopter le système de filtres à gravité rapide.La Société Médicale îles Trois-Rivières, soucieuse déjà santé publique, s'est astreinte à l’étude du problème vital de l’alimentation de l’eau pour la ville, et après avoir dénoncé au conseil municipal l’eau du St-Mauriee, a tenu une assemblée publique, dipiancbe soir, dans la .salle de I’hrVtel do ville pour expliquer ses-raisons d’en agir ainsi.Elle veut que d’autres expériences soient faites et recommande, après l’avis «’ingénieurs compétents, qu’on fore des puits dans la lisière *de terrain qui s'étend du pont du Pacifique au fleuve St-Laurent dans l'espérance d’y trouver de l’eau pure en quantité suffisante.Si ces expériences ne réussissent pas.elle suggère l’utilisation de l’eau du St-Laurent, à la sortie du lac St-Pierre, comme plus pure et moins dangereuse que celle du St-Maurice.Ces suggestions semblent 'rencontrer les vues de la majorité des électeurs et ceux-ci devront à leurs médecins un grand merci pour leur bel acte de civisme et les renseignements fournis en temps opportun.Electrocuté Trois-Rivières, 19.— (D.N.C.)— M.Patrick O’Connor, employé à la construction de la nouvelle fabrique de la “St.Maurice Paper Cn.”, au Cap de la Madeleine, a succombé ù l'hôpital Bourgeois hier, après avoir souffert pendant quinze jours.Le défunt avait eu le malheur de toucher un fil électrique charge de 82.000 volts.Le corps a été transporté à Montfort où demeure la famille du défunt, pour inhumation.Grève au Mexique Mexico, 19.— (S.P.A.) — Les 12.000 mineurs de charbon qui ont déclaré la grève dans le comté de Coahuila commencent à inquiéter le gouvernement, c’est pourquoi le president temporaire, M.de la Huerta, va recevoir ici aujourd’hui une de leurs délégations en vue de jeter les bases de pourparlers avec les propriétaires de mines.Si les deux parties ne s’entendent pas d’ici mercredi, on rapporte que manque de combustible va obliger plusieurs fabriques de porcelaine et autres-industries à fermer.Cette mesure jetterait plus de 100.000 hommes dans lu categorie des snns-fravail.Noyé dans la baie Missisquoi M.Reginald Clarence Lennox Overing, 20 ans.troisième fils du Rév.R.Y.Overing, pasteur protestant de l’église St-Mary, Montréal, s’est noyé accidentellement, dimanche matin, dans la baie Missisquoi.Le jeune homme était allé passer la fin de la semaine dans la maison d’été de son père en compagnie d’un ami, M.Herbert Smith, de Montréal.Le jeune Overing était parti seul en chaloupe un peu avant midi.A l’heure du dîner, comme il ne revenait pas, son ami, M.Smith, commença à s’inquiéter.A la fin, ce dernier a appelé de l’aide et, vers 1 h.30, on a trouvé la chaloupe remplie d’eau, et le corps du jeune Overing sous dix pieds d’eau, près du rivage, à un nulle du camp.Le père a été averti, et le corps de la victime a été ramené à Montréal, au No 14, Darling.Mort subite Trois-Rivières, 19.— (D.N.C.) — Lundi midi, à bord du traverser *'I jambe droite.Il était à travailler quand il a reçu un baril de pommes sur la jambe.- Mort subite Pour Sainte-Justine La campagne de souscriptions lancée en faveur de l'hôpital Sainte-Justine, a été brillamment inaugurée, hier, bien que la journée ail été un jour de fête.Le comité a reçu une donation de $100.de M.N.C.Demers, de Saint-Faustin, accompagnée de la lettre suivante: Hôpital Sainte-Justine, Révérende Mère, Je vous inclus mon chèque au montant de $100.pour venir en aide à l’oeuvre que vous poursuivez avec tant de succès.Votre dévoué, S.-N.C.DEMERS.Saint-Faustin, 15 octobre 1920.Gomme aucune sollicitation n’a encore été faite en dehors de la ville, le comité considè.c cette souscription comme un gage de succès pour la campagne.Tuer par une auto Vers 3 b.30, hier après-midi, Walter Dixon, 6 ans, 2075 Cartier, s’est fait tuer par une automobile en face de chez luLgL'enfant s’amusait devant le domicile de ses parents quand il a traversé la rue.Une machine Ta renversé et est passée sur lui.La macnine allait à petite vitesse, mais le chauffeur n’a pu quand même éviter l’accident.La victime a été transportée aux bureaux du Dr.Giroux, 2806, Cartier, et de là à l'hôpital Général, où elle est morte, à 7 h., hier soir.I^e chauffeur est un nommé Martineau, de Rosemont.U a dû^ donner une mauvaise adresse, ctr il a été impossible de l’avertir hier de comparaître à l’enquête du coroner.L’enquête du coroner aura lieu demain malin.INSUCCES DE WR AN GEL Sébastopol, 19.~ (ST.A.) — Lès efforts du général WrangeJ, chef antibolcheviste de la Russie du Sud, pour s’emparer de la tète de pont de Kakhovka n’ont pas réussi et scs armées ont fait dans cette entreprise des pertes considérables.I^e commandant du corps de cavalerie Barbovitch est au nombre des tués.Les troupes de Wrangcl ont été ry-jetées en Taurlde, derrière le Dnieper qu'elles dominent encore.On dit que Léon Trotzky, ie ministre (je la guerre des Soviets, dirige en personne la campagne avec quartier-général à Orel.D'un autre côté, Tartinée de Wran-gel a repoussé une attaque des Russes à Oriekov, 73 milles au sud-est de Ekaterinoslav, et a fait 3,0(H) prisonniers.On rapporte que les Bolchcviki ont recours aux représailles contré ceux qui se révoltent on Russie méridionale.Ainsi il y a quatorze comités S Odessa cl on dit que des centaines d’exécutions ont lieu tous les jours.Le général Wrangcl a apposé sa signature à une loi créant un Zemstvos à Sébastopol, lequel sera investi de vastes pouvoirs.Il espère ainsii mettre fin là la guerre civile et qqe ce Zemstvos pourra déléguer à rassemblée Nationale des hommes capables de faire valoir leurs opinions lorsqu’on discutera sur l'avenir de la Russie nouvelle.I LE TEMPS | » Toronto, 19.— (S.P.C.) — La pression est plus élevée au-dessus de la plus grande partie de Test du continent et très basse aud-essus de la partie ouest.Il a plu abondam-I ment dans les prorinces de Touest.ill a neigé dans TAIberta et dans | la Saskatchewan.Une brume épais-{ se couvre les grands lacs.TEMPS PROBABLE j Lacs inférieurs et Baie Georglen-f no: vents modérés du sud-est et du sud.Plutôt beau, plus frais.Demain: vents du sud-est, plutôt beau.Vallée de l’Ottawa et du Saint-Laurent, golfe et rive nord: vents modérés.Demain: beau.Provinces maritimes: vents modérés de Touest et du sud-ouest.Demain: beau.Lac Supérieur: vents de l’est et du sud.Nuageux.Averses locales aujourd’hui et demain.Manitoba et askatchewan : fort» vents.Nuages et pluie.Demain ! plus frais.S Alberta: quelques giboulées locales, plutôt beai*~ et fras aujourd’hui et demain.RELEVER DU THERMOMETRE Prince Rupert 52 36 Victoria .• » • • 48 42 Kamloops.« • « # • • _ — Calgary .• • • • • • 38 24 Edmonton.• • • • • • 42 10 Prince Albert • • • • 50 Winnipeg ,.• • • • • • 54 White River.60 52 nuit Ste-Marie — Toronto .• » • • • • 58 50 Kingston .* • • • ¦ • 60 54 Ottawa .• • • • 58 Montréal .60 50 (ÿiébec., .S.Jean, N.-B.• • » • 62 • « • ?• « 64 48 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1920 VOL.XL — No 24* TARIF DES PETITES AFFICHES DX1IANDK8 D'EMPLOI t _ luimit 30 15 tous, et 1 eou per mot tuppUmen- nËMAVDES D’ELEVES i — Joiau'H 30 rnnti, 15 (oui.et 1 eoa per mot «upplémeo-ture.TOI TE* LD* ATTRES DEMANTE* t — lusqii'A 20 ninti, 15 eous, 1 eoa pur mot suppllinrn taire.CHAMBRES A LOITR , — 15 »o«» Jlte-EU’à ïft mnt», 1 eou per mot euppl^mentalre.TROUVE : — jusqu'il 20 mots, 20 sous.1 *°PER F m°* D.ANS LAVAL HDD s — pi.qit’S 20 mots, 20 sous, 1 eou par mot tupnlemrntalre.MAISOV8.MAGASIN*.ETC., A LOUER t — Jusqu’* 20 mote, 15 sotie, 1 eou par mot supplOmrntatre.A VENDRE : — Jusqu’* 20 mots, 15 eous, 1 sou par mot supplémentaire.CARTER PROFESSIONNELLES, tarif SUT demaodr.AIT* LEGAUX i — 10 sous la llltne agate.NAISSANCES.DECES.MESSES t — 50 »«us par Insertion.REMERCIE MPNTtl » — IM> sous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES.ETC.— Il 00 par Insertion.INAUGURATION D’UN CHEMIN UNE EXCURSION EN AUTOMOBILE AU NOUVEAU CHEMIN MASSON QUI VA J>E ST VINCEXT-DE-PACL A TERREBONNE.— UN BANQUET.— DISCOURS DE AI.TESSIER, LES STATISTIQUES SITUATIONS VACANTES ON DEMANDE un homme, avec exp^rJun-ce% pour prondre charge .00.Ceux-ci de trots mois environ.Chance pour partir.Quelques femelles et béliers géants des Flandres, gris acier, à 810 le couple, éligibles à l’enregistrement.Stock de 8, 10 Mures chacune.Géants Flandres blancs, rn res spécimens, aVec généalogie, $15.00 le trio.Ceux-ci sont adultes.Troupeau de vaches Shortorn enregistrées, à sacrifice.Noua discontinuons le département de la laiterie.Bouvillons et génisses de choix à sacrifice.Faites-nous une visite, cela vous paiera.Plusieurs couples de pigeons Flying Homers, 8.1.00 la paire.10 paires, $20.00, si pris ensemble.Pigeons White King, plus gros pigeons connus, presque double grosseur du pigeon ordinaire, 85.00 le couple.Tourterelles blanches (colombes), $i.00 la S aire.Tourterelles crème.$1.00 la paire.eux couples de paons adultes, en plein plumage.875.00 le couple.Deux chiennes Collie et Hergrr belge mêlées, 0 mois, de choix, $5.00 pièce.La Ferme Avicole Ya-maska, St-Hyaclnlbe.Qué.GRÂMOPifflNKS finit vendre immédiate ment.Un de $175.00 pour $50.00.Antre $190 Boor $175.00.A termes si nécessaire.\V.(«recall.221 St-Hubert.PROPRIETE A VENDRE A VF-NUE ALEXANDRA, No 1401.près Baby.Bien située en parfaite condition.Chance exceptionnelle pour prompt acheteur.Pas d’agent.PROPRIETES A VENDRE Alexandre Dupuis (Etabli en 1897) COURTIER Sis IMMEUBLE* Finances, Assoranees, Placements 4$ PLACE D’ARMES (prés Cralfi MAIN 711$.H4s., at-Loul.S i 81*1.TAILLEUR POUR DAMES E.A.SEGUIN, TAILLEUR POUR DAMES Spécialité : costumes, manteaux.Jupes et robes tailleur ; modèles exclusifs Coupe et satisfactions garanties.171 CHRISTOPHE COLOMB COLLEGE DE BARBIER Vouic»-vous occupci une excellente positon, avec le plus haut salaire payé 7 Quelques semaines d’apprentissage suffisent ; système moderne.Position assurée, pourcen-toge payé en apprenant.S’adresser Moler Bart er Co" ' Le comté de Lavai inaugurait hier, le chemin Masson, c|tii vient d’èlre construit.Depuis une douzaine d’années le comté de Laval a complètement reconstruit scs routes et l’ouverture du chemin Masson est comme le complément de tous ces travaux.Si ITle Jésus et le comté Laval jouissent maintenant des avantages précieux de bons chemins, tant pour le cultivateur qui se rend au marché mie pour le promeneur, c’est grandement dû aux efforts de leur ancien député M.J.-Wenceslas Lévesque, maire de Saint-Vineent-de-Paul et préfet du comté Laval.Celui-ci présidait hier le banquet servi à l’hôtel Chevrier, à Saint-Vincent-de-Paul, où étaient réunis tous les maires des municipalités du comté.M.J.-A.Tessier, ministre de la voirie, était présent.Rien de mieux pour fêter l’inauguration d’une route que de la par courir en automobile, c’est pourquoi ies organisateurs de la manifestation d’nier avaient invité M.Tessier, le maire Martin, M.D.-A.Lafortunej et nombre d’autres personnes, ainsi que les journalistes, à se réunir en face de l’hôtel Vigor, hier matin pour se rendre à ifaint-Vinoent-de-Paul, pour l’inspection du chemin Masson, lequel a six mil-les de longueur et sépare Terrebonne du chef-lieu du comté de Laval tout en passant, pour s’y rendre, par la jolie montée de Sainte-Rose, autre fruit de la politique des bons chemins inaugurée à Québec en 1912.Le chemin Masson, dont les travaux viennent à peine de se terminer, mesure 16 pieds de largeur, avec en plus des accotements de quatre pieds, ce qui constitue une route de 24 pieds de large.En passant, le groupe visiteur a fait un stage à la résidence d’été du maire Martin à Laval-des-Rapides.Au banquet à l’iiôtel Chevrier, les orateurs ont vanté la politique des bons chemins.M.Lévesque a dit combien il a, dans le temps qu’il LE TEMPS QU’IL A FAIT STATISTIQUES METEOR < >1-0 GI-QUES DES SOIXANTE-QUATRE POSTES D’OliSBRVAriON DE J-A PRiOVÜNŒ, FOUR LE MOIS DL SEPTEMBRE.— GRANDES VARIATIONS ENTRE LES REGIONS.VJ M.WEIGEL, de Seattle, qui ” déclare qu’il n’avait pas moindre idée qu’un médicament put lui faire le bien que le Tanlac lui a fait.Il dit qu’il a engraissé de 30 livres et qu’il a retrouvé la santé.Itollzge St-Laurent, REPARATIONS MEUBLES do toutes sortes tiolis et rembourrés ; matelas et Waldorf refaits.Echangeons meubles neufs contre vieux, Rolland Frère» et CW.1294 St-Denia et Laurier.St-Loui» S37w.Province de Quebec, District de Montréal.In re SUCCESSION DK FRU WILLIAM CHARLES BALL ! Avis public est par les présentes donné qu’en conformité avec un ordre de l’honorable Juge L.Coderre, un des Juges de la Cour Supérieure, du district de Montréal, émis le trois octobre courant (1920), une assemblée des créanciers et parents Intéressés dans ladite succession sera tenue le trois novembre prochain (1920), à dix heures et trente de Vavant-mldl.dans 1» eliain-ln-e 31 du Palais de Justice, en ladite cité de Montreal, à reflet de prendre leur avis sur l'opportunité d’accorder à LOUIS ANTONIO BEDARD, curateur à ladite succession, l’autorisation de vendre l’Immeuble el-après décrit appartenant à ladite succession, par suite de la requête par lut soumise à ladite Cour pour cette fia, savoir : Un lot de terre ayant front sur l’avenue Biekerdike, dans ladite cité de Montréal, connu et désigne sous le numéro quatre eent quatorze de la subdivision officielle du lot originaire numéro six cent trente-sept (637-111) aux plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse de St-Laurent, avec une maison en bols et brique à deux étages dessus érigée, comprenant deux logements portant les Nos 3389 rt 3391 de ladite avenue Hiekrrdike.Tous les créanciers et parents intéressés dans ladite succession sont en conséquenec notifiés et requis de se trouver là et alors présents.Montréal, 16 octobre 1820.A.RI VEST, notaire.120 St-Jacques.SALLE LAFONTAINE RUE SHERBROOKE EST La jeadt, XI octobra 1820 i CHARLES MARCHAND interprète des oeuvres de TH.BOTREL et folkloriste canadien, assisté de Mlle Madelelhe Reinhardt, de M.Emile Desrosiers et de M.Oscar O'Brien, dans un programme comprenant de la honni chanson française et du folklore Canadien-français.Billets rher Archambault.Vennat, libelle et aux pharmaciens Martineau.était député, travaillé pour que Laval soit aidé dans lu domaine des bonnes routes.Il a rappelé aussi le dévouement et la bonne volonté de Caron, l’ancien ministre de la voirie, et de son successeur, M.Tessier.Un million des subsides provinciaux a été dépensé dans le comté depuis une dizaine d’années pour améliorer le réseau de routes qui fait l'admiration des touristes.M.J.-A.-G.Ethier, député de La-val-Deux-Montagnes au fédéral, se réjouit également du succès des travaux de voirie dans l’De Jésus.Il rappelle cependant au ministre qu’il reste encore quelque chose à faire, en ce qui concerne les routes régionales, par exemple, celle de Montréal-Hull qui doit passer dans le comté et celle de Montréal-Mont-Laurier, gùi doit également sillonner une partie de Laval, il isisiLste énergiquement pour la reconstruction des ponts Bèlair et Bellefeuille, et l’abolition immédiate des droits de péage sur le pont de Terrebonne.Le ministre de la voirie a assuré à M.Ethjer que ses désirs seront satisfaits avant longtemps.Il félicite M.Lévesque de son esprit d’kii-tiatiVe, et les maires des municipalités du comté de leur esprit public.Il rend ensuite un bel hommage à notre clergé, qui s’e.st fait dans sa sphère jusqu’à un certain point, Tapotre des bonnes routes.Fuis M.Tessier parle de la politique des bons chemins en général.Entre outres choses, il rappelle qu’au cours de la dernière decade le gouvernement provincial a dépens' COMPTABLES biv.Eat, Main 3956.Etablis »n 1896.niT.Ouest, Msin 7154.BEAUDOIN LIMITEE Achats d» créances «t collection» „ ^ HA RUE ST-JACQUES Membre du service do collection américain.Succursale h Qnéher.64 St-Joscph Téléphone - MAIN 3570 A.CARON COMPTABLE VERIFICATEUR LICENCIE „ INSTITUT COMPTABLE 48 rue Notre-Dame Ou«at, Montréal.P.A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (CHARTERED ACCOUNTANT), chambres 315-316-317, Edifice Montreal Trust, 11 Place d’Armea, Montréal.Tél.M.4912.SYNDICS Wilfrid Damphousse.Joseph E.Lemira, B.A.L.L.L.DAMPHOUSSE & LEMIRE Syndics autorisés de la Loi de Faillit»» Suite 710, Imm.Montreal Trust 11.Place d’Armes.Tél.Main 4895.CADRES ET MIROIRS La Gie Wisintainer & Fils Inc Manufacturier de cadres, moulures et miroirs, importateur de chromos, gravures, vitres convexes et ordlnalies.Vieux cadres réparés, redorés ; miroirs réargentés.Une spécialité.Gros et détail.58-60 BOIIL.ST-LAURENT Kaaafactnr» i T Clark.Tél.Main 6043.COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE A l!ic, courtiers' en immeubles (établi 1861), experts en propriété».Edifie* Crédit Foncier, 85 Saint-Jacques.Prêt» lérs et 2ème hypothèques.Collection, achats des créances.CHIROPODISTS Maladies des pieds Traitement spécial des cors, durillons, oignons, ongles incarnés, verrues, truns-rirntlon excessts’e.Douleurs, cratnpos, fatigue, picotements, lés'.iltnntcs des pieds plats, rhe-xdlles faibles, chute de la ba’le du pied, dlspnrnlsscnt Infnllühlement avec nos arche-supports extra légers faits d’après l'empreinte du pied.Traitement à domicile.PEDIC LABORATORY 204 STE-CATHERINE OUEST Chambre 101.Tél.Main €874.DOCTEURS Bureau : Est 75W.R4».! Est 366.0 Dr J.M.E.Prévost ries hôpitaux de PARIS, LONDRES.NEW-TORK Specialists Traitement spécial des maladies d'Esto-tuac et de la Peau.Nouveau traitement spécifique des maladies algues ou chroniques des Organes Genito-Urlnoires, des Reins et de la Vessie.Traitements électriques.460 RUE SAINT-DENIS COIN SHERBROOKE.MONTREAL Tél.Bell Eat S417.Btar** de bureaus i de midi A 8 hr* n.vn Dr VALOIS, Malrdies des voies urinaires 4 U, rue Saint-Denis, Montréal Dr R.TESSIER Chevalier do l'Ordre do Léopold U.de Belgique, médecin de» hôpitaux militaires en France, assistant à l’hôpital Cochin d» Paris.Spécialités : peau et voles urinaires Traitements spéciaux.Aussi à l’électricité.- 293 RACREL.angle Saint-Renl».Saint-Lents 8407.DENTISTES Dr E.-D.AUCOIN, Bl, MJ.Chirurgien-dentiste Chef du itrylce médlco-dentairu à Sts-Justina Spécialité ! les enfants.316, RUE ST-DENIS Pré» du théâtre St Denis Tél.Est 9034.Tél.Eut 847.Dr.Gust.BODIN, l.G.D.Chirurgien-Dentiste Spécialité : incrustation, ponts et couronnes.Heures de bureau : 9 à ».156 RUE SHERBROOKE EST Prie St-Denis.Montrésl.Le Dr G.H.KENT Dentiste Directeur du service dentaire de» hôpitaux St-Jean-dc-Dieu et Verdun.157 ST-DENIS Tél.E.311.Tél.E«t 1104.Dr MASSICOT!] Chlru rgten-Pcntiltc 700 BUE ÜAINT HLHEBT , P0fteS“u nord de Sherbrooke tAutri lois chez feu le Dr Bourbonuaia) Dr Moras Manseau CHIRURGIEN-DENTISTE Heures de bureau : 9 h.de l’avant-midi à 9 h.du soir.607 avenue Atwater.Anslt 8t-Jae«n*a- Up.9115.Tél.St-Loui* 7390.Heurta de bureau : 9 h.a.m.i 0 h.p.m.___T®»» le» seirs.de 7 à 9 h.SPECIALITE t DENTIERS PONTS ET COURONNES.Dr PAUL PREVOST Chirurgien-Dentlat* Extraction et traitement de» dent* absolument suns douleur.237 RUE CHAMBORD Coin Mont-Royal.Montréal.Téléphona ! Est 900.Consultation* s 9 à midi, 1.30 à 5.30.Bureau du aolr t 7 à 9.DR.EUGENE SEERS CHIRURGIEN-DENTISTE 422, rue Sainte-Catherine Est, (Angle Saint-Chriatophe) Montréal Tél.Lasall* 96.Dr.Joseph Schiller femmes et des enfant» 620 HUE ADAM MONTREAL SYNDICS fp.H.BEGIN Syndic autorisé de la Loi de Faillite 180 rue St • Jacques, ch.303.Tel.Main 4563.ESTAMPES EN CAOUTCHOUC^ Esîampis 811 MclUüC EN TOUS GENRES l Osroms & Cil 20 NOTRE-DAME EST.Tél.M.4679.notaires Chs.ARCHAMBAULi NOTAIRE iSouvelie adresse : 755 MONT-ROYAL EST Montréal J.-l.ISIDORE DUCHARM notaire FHmef .3075 Rome, (lire).26.10 A Montréal: Cours moyens : New-York.10'ô-16 Londres.3.00 Paris.14.00 Bruxelles.(3.10 Genève.5.40 Madrid., .1580 Benlin.0170 Vienne.0070 Rotterdam.34 Rome.23.10 •-*t- BOURSE DE NEW-YORK Cours furnl par la maison Fortier, Beau- ! vais et Cie, 88 rue Notre-Dame ouest.Mont- : real.Allis Chalmers., Am.Beet Sugar., Am.Car and P.Am.Inter.Corp.Am.Locomotive.Am.Smelting.Am.Sugar.Am.Woolen.Anaconda Copper., Baldwin Loco.Bethlehem Steel (B).Canadian Pacific.Central Leather.Atlantic Oulf.Trois Placements Obligations 1925 de la ville de Sherbrooke Obligations scolaires 1930 de Lachine Obligations 1930 de la ville de Trois-Rivières On souscrit à nos bureaux et chez nos correspondant* : MONTatAL OOMmiS OTTAWA eAVoTiVes ïo*TO’’ Bureau-chef : Montréal, Immeuble Versailles.Dome Mines.1200 | Gifford.ty (told Heef., S1 : Hargraves.Hoilinger.67 Ar.Vancouver to 8.00 «ra Ve.Sa.Dl.La.Ma.Ar.Victoria 3.00 pm Ve.Sa.Dl.Lu.Ma.k ir» y/'/¥r ^ - Pour tout renseignement, taux et réserve de place* dan» les wagons-lits, s'adresser à n’importe quel agent des chemins de fer Canadieu-National-Grand-Tronc.v'oulu pénétrer dans Downing Street pour interviewer M.Lloyd George, la foule a essayé de les suivre.Les quelques policiers qui étaient sur les lieux ont établi un cordon et n’ont laissé passer que les maires.La foule a commencé à se grouper dans Whitehall, si bien qu'il y avait de quatre à cinq mille personnes à cet endroit.Us auraient certes pû faire un mauvais parti à la police, mais il se sont contentés de nuire aux nouveaux policiers qui arrivaient.D’autres manifestants sont arrivés alors et se sont mis à chanter ITnternatio-nal.La police à cheval est venue au secours des réguliers, rétablissant l’ordre jusqu'à la sortie des maires qui s’en sont retournés chez eux, mais il est resté un grand nombre de manifestants au., environs.Des discours ont été prononcés.Malheureusement un policier, qui était à cheval, a roulé sur le sot ; ayant été atteint d’une pierre à la tête.La mêlée est devenue alors générale, mais les tiolieiers n’ont pas tardé à repousser les manifestants.En quelques minutes Whitehall était nettoyé.La police a chargé une seconde fois en voyant une jeune fille blessée au front par un projectile.On a ensuite relevé les blessés.il est en conséquence intéressé à ce que le commerce de charbon soit prospère, car c’est pour le trésor public la source d’un revenu considérable tous les ans.On dit que le gouvernement est de tout coeur avec le premier ministre qui veut prendre tous les moyens pour que hs mines, après réglement de la dispute, reprennent leur production Un des effets de la grè\> d.\« minent s dans le monde financier est la dépréciation de la livre sterling, surtout à l’étranger.Vest le temps d'acheter vos Fourrures 1 C’est maintenant, avant les temps froids et désagréables de la fin de l’automne, qu'il faut penser à acheter vos fourrures.Plus tard, vous n’aurez pas le même plaisir à sortir, et les choix qui vous seront offerts seront moins considérables, vu les nombreuses ventes qui sont faites de ce temps-ci.Désirant aider à réduire le coût de la vie, nous avons marqué à des prix exceptionnellement avantageux toutes les fourrures que nous avons en magasin.Notre nouveau catalogue est adressé gratuitement à toute personne qui nous en fait la demande par lettres ou téléphone.130 rue St-Denis L’IRLANDE A OTTAWA M.BALLANTYNE S’EXPLIQUE LE MINISTRE DE LA MARINE, ACCUSE DE CONNIVENCE AVEC LES RAFPINEURS DE SUCRE.DECLARE QU’IL A VENDU LES ACTIONS QU’IL POSSEDAIT DANS LA ST.LAWRENCE SUGAR.Ottawa, 19.~7sP.C.) — M.C.C.Ballantyne, ministre de la Marine, des Pêcheries et des Affaires navales, a fait la déclaration suivante au sujet des insinuations faites par M.MacKentie King, le chef de l’opposition libérale.Ce dernier a déclaré à M.Nelson, en Colombie-Britannique, au cours d’un discours, que M.Railantyne avait des intérêts financiers dans les raffineries de sucre.“J’ai cessé d’être actionnaire dans la “St Lawrence SugarRefiningCom-pany”, au début de cette année, alors que j’ai vendu les quelques actions que je possédais dans cette compagnie.“J’élais un homme d’affaires lorsque je suis entré dans le cabinet unioniste.J’étais directeur de plusieurs compagnies et je le suis encore quoique mes devoirs publics ne me permettent plus de prendre part à l’administration de ces compagnies.“Je n’ai aucune excuse à donner à M.Mackenzie King au sujet de mes relations d’affaires avec certaines firmes que j’espère renouer lorsque je serai sorti de la vie publique.“M.King devrait tenir compte du fait que j’ai consacré toutes mes énergies à des entreprises canadiennes.Il serait intéressant de savoir de ]a pari de M.King depuis quand il s’est convaincu qu'un homme public ne doit avoir aucun intérêt dans des entreprises canadiennes.Tout en possédant des intérêts je crois être capable de discerner quand mes intérêts sont en conflit avec ceux du pays, “M.King est d’avis que je devrais donner ma démission parre que Je possède encore quelques actions dans la “St.Lawrence Sugar Refineries Co." Si j’étais convaincu qu un Canadien demandait ma démission pour cent personnes qui demanderaient celle de M.King, j'agirais immédiatement.’’' - Cours de génie forestier Sherbrooke, 19 — (D.N.C.) __ k* compagnie Brompton Lumber Mfg., de Brompton ville, vient d’inaugurer un cours de génie forcs-ner.Ce cours sera donné tous les lundis à la manufacture même par le gérant M.E.-U.Germain.le but en est de former nombre de jeunes gens de cette manufacture à la connaissance de la texture des bois de nos forêts.Ils deviendront en acquérant ces connaissances plus apti-s à remplir leurs emplois et seront plus utiles.1 ous sont invités à ces cours, sur-*fîuî., jes employés s’occupant d administration, les employés de bureau, les représentants de ïa compagnie dans l’achat, l’inspection et I expédition «lu bois.Le cours est essentiellement pratique.Rien n’est expliqué si ce n’est avec la pièce de bois en main, ou même la feuille de l’arbre en forêt.Le premier cours porte sur les bois mous et les imis durs, leur texture, leurs feuilles, leur graine, leur âge.I^es élèves seront plus tard appelés à passer un examen.Des brevets (certificats d’efficacité) seront DEUX CIVILS SONT TUÉS; AU COURS D’UN RAID OPERE PAR LES MILITAIRES DANS UNE SALLE PUBLIQUE, DEUX INDIVIDUS PERDENT LA VIE.LA MORT DE FITZGERALD ET SON PROJET DE MARIAGE.Dublin, 19.— (S.P.A.) — Deux I civils ont été tués au cours d’un j raid que les militaires ont opéré hier soir dans les rues de Dublin.| Les soldats sont descendus dans une salle publique près du square I Rutland.Dans la matinée du même, jour, un Sinn Feiner est sorti de cette salle en criant : 'Debout 1er.rebelles !” Il a été tué par un ad- | versaire.Un groupe de civils a réussi à I s’emparer du poste de police de Ruan dans le comté de Clare.Un | des constables a été tué.UNE ENQUETE MILITAIRE Cork, 19.—TS-P-A.) — Une en-1 quête sera probablement tenue au sujet de la mort de Michael Fitzgerald qui a succombé à la faim dans | la prison de Cork.Une histoire d’amour se rattache à la fin douloureuse de Fitzgerald.Il avait demandé d’épouser avant de mourir Mlle Condon qui s’était tenue à son chevet depuis le corn-1 mencement de son jeûne.Les autorités ont refusé à l’aumônier de l’é-1 tablissement de bénir cette union.L’évêque a donné la permission à | un autre prêtre d'accomplir la cérémonie du mariage mais les autorités ont déclaré que si le mariage avait lieu aucun étranger n’aurait désormais la permission de visiter! la prison de Cork.LES OBSEQUES DE FITZGERALD Cork, 19.— (S.P.A.) — Le corps de Michael Fitzgerald a été transporté à l’église de Cork.Il restera exposé à ce dernier endroit jusqu’à ce midi alors qu’il sera expédié à Fermoy où il sera inhumé.Une fouie considérable a été témoin du transport des restes du prisonnier de Cork.Des centaines de personnes ont suivi le cortège funèbre.UN MAUVAIS EFFET.Cork, 19.— (S.P.A.) — La mort de Fitzgerald aura, dit-on, un mauvais effet sur ses compagnons de détention.Quelques-uns de ces derniers sont à la dernière extrémité.EXTREME FAIBLESSE.Cork, 19.— (S.P.A.) — L'état de! Joseph Murphy est très critique, il n’a que quelques minutes à vivre.Le moribond esi d’une extrême maigreur.Il a accepté quelques rné-1 dicaments pour calmer ses dou-j leurs.UN MESSAGE DE MACSWINEY Londres, 19 — (S.P.A.) — On dit | que MacSwiney est plus faible.Quelques-uns' annoncent que l’on '¦ n’a pas voulu faire part au lord- j maire de Cork de la fin de Fitzgerald, mais d’autres annoncent qu’il | a envoyé un message à ses compagnons de détention, dans lequel il leur demande de se réjouir parce que Fitzgerald esit au ciel.Il demande à ses amis de se préparer à ! mourir.MENACE DU SCORBUT Londres, 19 — (S.P.A.) — On I annonce que le lord-maire MacSwiney souffre d’un gros rhume et qu’il est menacé du scorbut.Les | médecins de la prison lui ont conseillé de prendre du jus d’oratigc ou du Jus de citron pour empêcher | le développement de cette maladie.AU PILORI Belfast, 19 — JS.P.A.c — Les policiers de Belfast ont recours au pi-1 lori pour punir les petites offenses.Us ont ligotte un individu à un poteau de téléphone avec cette inscription sur sa poitrine: “Je suis un voleur.J’ai dérobé des oeufs et voici ma punition.” Un mécanicien! de locomotive a eu le même sort.L’EMIGRATION IRLANDAISE Dublin, 19 — qS.P.A.) -, .En| dépit de la défense formulée i ar le Dail Hireann prohibant l’émigration des Irlandais d’àge mili'.aire, les départs d’Irlande sont nombreux.la's paquebots qui partent pour l’Amérique sont toujours rem plis d’émigrants irlandais.COURTES NOUVELLES Rome, 19 (S.P.A.) — Les anarchistes ont tenté aujourd’hui d’attaquer le fort Aureliano, situé à quedques milles de Rome.Les soldats les ont repoussés après quelques coups de fusil.* * * Québec, 19 (S.P.C.)—On nous annonce qu’une deuxième délégation de Mennonites du Manitoba viendra visiter la sefluaineprochaine le district de l’Abitibi.On s’attend qu’aprés cette inspection, le gouvernement soit officiellement averti de la décision des Mennonites touchant leur établissement dans cette province.h» *» Québec, 19.— On a trouvé une mine d’amiante près de la station de Landrienne, en Abitibi.Gct'e mine n'est située qu'à un quart de inBle du village, et à une centaine de pieds du chemin de ter.On dit qu'une compagnie américaine est à se former pour exploiter cette mine.Grave accusation .Sherbrooke, 19.— (D.N.C.) — Moïse Moreau, de Sherbrooke, accusé d’avoir caché le cadavre d’un enfant nouveau-né de sa nièce, a comparu hier devant le magistrat de district.Sur la demande de son procureur, l’accusé obtint que sa cause fut remise à vendredi prochain pour enquête préliminaire.D’autres accu- Nouvelles des magasins.Dupuis COTON DRAPS en coton blanchi, dimensions pour lit double.Rég.4.50 la paire pour 2.98 COTON blanchi de fabrication canadienne, 36 pouces de largeur.La verge Au rez-de- chaussée.Mousseliue MOUSSELINE Madras de 36 pouces de largeur.dessins de fleurs sur fond bleu, rouge ou brun, bord rayé.Rég.85 la verge pour .73 Au troisième.2ème jour de notre grande vente de LAMPES TUNGSTEN FOR IIP® / 25 watt, fabrication canadienne, OQ chacune.•.40 watt, fabrication canadienne, chacune., .¦O*» 60 watt, fabrication Canadienne, Au deuxième.VERRE TAILLE BOLS à fruits en verre taillé ; dessins variés, 7 pouces de diamètre.Bonne valeur à .98.Mercredi seulement, cha-«un Un seulement au même client.Pas de commandes par téléphone ou P.S.L.Au premier.OPTIQUE Faites examiner vos yeux.Au premier.SOIES ET ETOFFES 2 pièces de SERGE tout laine marine ou noir, de 44 pouces de largeur, qualité rétrécie et très durable.Valeur réguliè- 2.29 re de 3.50 pour 50 verges de DRAP COVERT, de 54 pouces de largeur, pour manteaux ou costumes d’automne ; effets gris, fauve et beige.Valeur réguliè- 1.89 re 3.50 pour., SATIN Messaline de 36 pouces de largeur, tout soie, couleur marine seulement, qualité garantie ne se froissant et ne se coupant pas.Valeur régulière de 3.50 pour.QQ 35 verges de PEAU DE SOIE noire, 36 pouces de largeur, une qualité spécia-» le pour personnes âgées ou en deuil.Valeur régulière de 4.50 pour.3.69 Au rez-de-chaussée.Nous vendons les patrons Butterick BAS Echantillons de BAS en cachemire tout laine, pour dames.Tricot à côtes fines, en noir seulement ; valeur de 3.00 pour 2.49 BAS en cachemire uni tout laine pour dames couleur : bruvè-re.Pointures: 0V2 à 10.La paire 2.79 BAS échantillons en pur cachemire, pour dames.Tricot à côtes fines ou larges, en noir seu-lement.Qualité de 2.50 la paire pour 2.00 Au rez-de- chaussée.TUQUES TUQUES en pu-re laine, pour fillettes.Nuan ces variées.Valeur de 1.50 pour CHAPEAUX .79 250 chic chapeaux garnis prêts à être portés, en vente à des rabais spéciaux.Velours, duvetine et peluche noire ou de couleur, grande variété de modèles pour plaire à tous les goûts, garniture de ruban gros grain.Rég.3.98 à 6.98.O OC Spécial.4mm U Z) Chapeaux G&rns Exactement 100 chapeaux garnis à rabais.Ce sont des modèles importés ou faits dans nos ateliers ; velours de bonne qualité, couleurs unies ou combinées, très jolis modèles de couleur ou noirs, bandeaux en plumes d’autruche, fantaisies, ruban et ornements.Rég.8.95 à B" 12.00.Spécial.Chapeaux de Velours Nous avons 75 jolis chapeaux en velours d’excellente qualité, que nous mettons en vente à moitié prix.Jolis modèles effet masculin, en noir, marine, tête-de-nègre, avec garnitures de ruban gros grain.Q OC Rég.15.98 à 18.00 pour.An premier.Chapellerie BERETS en ve-leurs de couleur ou en drap et serge marine ; de pointures variées pour garçons.Régulier 2.00 et 2.50 pour 1.59 CHAPEAUX en feutre noir, brun, vert ou gris, pour hommes.Formes variées.Rég.5.00, 5.50 et 6.00 pour 3.45 Au rez-de- chaussée.BOAS BERETS en laine brossée pour dames et fillettes.Couleurs Unies ou de fantaisie.Valeurs jusqu’à 3.00 pour .99 Lots de BOAS en plumes d’autruche, 36 pouces de longueur, jolis glands de soie ; couleurs : brun, naturel, royal, marine, gris, bleu - pâle, noir, blanc, et noir et blanc, naturel et blanc.Valeurs de 15.00 et 18.00 pour 8.49
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