Le devoir, 21 octobre 1920, jeudi 21 octobre 1920
VOLUME XI.- No 248 ' MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1920 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnement» pai la poste : MH HWB "W ?"IF 'UT^ Rédaction et admimsttatioi» « " B H i I m ¦j111 i 1 i il CANADA ET ETATS-UNIS.$6 OO 0| rfrfimJll KH IM WBS If BB» 1^81 WM Æf UNION POSTALE.8 00 |g| MB g gl^ ||B Q|g - Édition hebdomadaire W |Sj M « M Pi ^ ¦ WkB ^ 19 M TÉLÉPHONEt Main 7460 f 'Ss^-^üü 1S JLJaJ MJ M ü ^Jr Directeur: HENRI BOURASSA FA/5 C£ Ql/£ DO/5/ ENCORE CES $50,000 Ce qui nous intéresse.Un n’a peut-être pas oublié cette histoire de $50,000.11 s’agit d’un chèque adressé à M.P.-M.Draper, secrétaire du Congrès des Métiers et du Travail du Canada, à même les fonds dTme société ouvrière internationale, la United Brotherhood of Maintenance of Way Employees and Railamy Shop Laborers, et dont on ignore encore l’emploi précis.(Rappelons tout de suite, ainsi que nous l’avons fait à plusieurs reprises déjà, qu’il n’est point question ici de la probité personnelle de M.Draper).L’affaire a suscité dans les milieux syndicaux internationalistes d’assez vifs débats.Au dernier congrès, à Windsor, le conseil des Métiers et du Travail de Toronto a même réclamé une enquête à ce propos.Le président a rejeté la proposition sur une question de procédure.Nous avons, de notre côté, demandé qu’on fît de la lumière sur l’emploi de ces fonds.Il est établi, disions-nous, que cet argent, sorti de la caisse centrale de l’association, à Détroit, n’a point passé directement dans celle des Unions locales, au Canada.M.Draper, qui n’appartient pas aux cadres du syndicat intéressé (il est typographe), déclàre, par ailleurs, que c’est à titre privé, et non point en qualité de secrétaire du Cdngrès des Métiers et du Travail, qu’il a reçu l’argent.Il ajoute qu'il n’a fait que le transmettre à des tiers.Tout en affirmant que cet argent a été employé à “une besogne parfaitement légitime, destinée à promouvoir les intérêts du travail organisé”, il déclare qu’il n’en peut librement parler (which 1 am not at liberty to speak about), “parce que cela se rattache aux affaires privées du mouvement ouvrier.” Dans l’intérêt même du syndicalisme international, on devrait, concluions-nous, dire à quoi fut employé, chez nous, cet argent venu des Etats-Unis par une voie aussi insolite.On nous condnunique aujourd’hui un extrait de la Canadian Labor Press, d’Ottawa, en date du 2 octobre, et qui porte.en gros titres, cette double affirmation: Maintenance ôf Way Employees are satisfied with actions of Mr.P.M.Draper in regard to that $50,000.— In a letter to Congress Secretary, President Grable and Members of the Executive Board of the U.B.of M.of W.E.& B.S.L.Exonerate the Samuel Gompers of Canada of All Blame.Le lout, après un bref résumé de l’incident, est suivi de la lettre suivante, dont on recommande l’attentive lecture à tous les “rouges” et autres ennemis de M.Draper ou du mouvement qu’il représente.E.F.GRABLE, Grand President S.J.PEGG.Grand Sec’y-Tteas.UNITED BROTHERHOOD OF MAINTENANCE OF WAY EMPLOYEES AND RAILWAY SHOP LABORERS.(Affiliated with the A.F.of L., and Trades & Labor Congress of Canada.) Headquarters - - Detroit, Mich.27 Putnam Avenue.Sept.Uth, 1920.Office of Grand President, Headquarters Building', 21 Putnam Avenue.Mr.P.M.Draper, Windsor, Ontario.Dear Sir and Brother:— We desire to inform all concerned — and you have permission to use this letter for that purpose, that the Grand Lodge of the United Brotherhood of Maintenance of Way Employees and Railway Shop Laborers do not hold you accountable for the expenditure of the $50,000 check given you by Former Grand President A.E.Barker, for special purposes.’ The suit against A.E.Barker for an accounting of the monies expended by him generally, does not include or concern the check sent you, now that Grand Lodge is satisfied that this money to you went forward, was received and used as indicated and intended.You are not in any way responsible to our organization tww for this money, or accountable, in any way for the check, it being a donation for special organizing work.Expressing my well wishes to you and the men you re-.present, for the continued success of the Internationa) Labor movement, I am.Sincerely and fraternally yours, Ï.F.G.HAT: U.B.of M.of :.&R,r W.E.S.L.Grand Lodge SEAL.E.F.GRABLE, Grand President Grand Executive Board : JOHN J.O'GRADY, Act.Chairman.JOHN HALL, Member, Ex.Board.P.WOODS, Acting Secretary Ex.Board.charbon n’a pas été faite assez vite, et la ville a dû recourir à des commandes d’urgence, payant jusqu’à $17.00.” .Ainsi M.Ernest Décary confesse humblement au Canada, ce qui nous parait bien être l’impéritie de la commission administrative, qu’il résume en sa personne.Le charbon a coûté plus cher que ne le pensait M.Décary et il était, au surplus, avoue-t-il ailleurs, de qualité inférieure.Il convient ici déposer deux questions: lo.Quand les demandes de soumissions ont-elles été faites?2o.A qui a été donné le contrat?Nous croyons que c’est au début de ré>té qu’on a commandé.Tous les marchands avisés eussent pu dire à M.Décary, s’ils les avait consultés qu’il fallait faire les comman des dès les premiers mois de l’année.St la ville avait continué, comme dans le temps jadis, de traiter avec des marchands responsables, habiles à organiser la livrmson, eût-elle été forcée de donner des commandes d’urgence au prix fantastique de $17.0i) la tonne?Mais la ville a-t-elle, oui ou non.signé des'contrats?Si elle a signé des contrats, est-elle tenue de subir les pertes qui peuvent être occasionnées du fait de négligence ou de l'incapacité de la part des contractante ?I^ous ne le croyons pas.Ceux-ci doivent faire la livraison, à défaut de quoi la ville doit être indemnisée par eux.Le Conseil a.dans cette simple déclaration de VI.Décary, un sujet d’étude de la plus haute importance.11 importe de contraindre le président de la commission administrative de se déboutonner complètement, d’indiquer toutes les causes qui ont conditionné ce béant déficit.Suivant sa promesse, il devra s’exécuter.Le public a soif de savoir si ses intérêts sont galvaudés.4lr * « La police, dit un journail, demandera des augmentations qui se chiffreront au total de cinq cent mille dollars.Elle posera aussi certaines questions à la commission administrative.Nous comprenons assez qu’elle puisse demander à la commission les motifs de la nomination de M.le directeur de la police et des pompiers Gaudet.C’est là une légitime curiosité.La commission a.en effet, ignoré là de flagrante façon le principe des promotions.Ironie des chases, l’instrument de cette violation est précisément le président de la commission dite du service civil, qui est en mi me temps chargé du fonctionnement régulier et équitable des promotions.'Mais nous ne comprenons pas qu’à pareil moment, où les contribuables, simples locataires ou propriétaires, chancellent sous le far-! deau des taxes, la police réclame une augmentation.Aussi voulons-nous croire la nouvelle controuvée.A T instant précis où l’on commence à espérer un abaissement assez substantiel du coût de la vie, la démarche de la police nous paraît particulièrement inopportune et, à notre avis, elle est vouée à l'insuccès.La sympathie de la population lui serait refusée.La grève même, à une époque où les sans-travail tirent la langue par milliers, serait inefficace.On commencera bientôt l’étude du budget.Pensera-t-on à faire confectionner les petites étiquettes que nous réclamons depuis si longtemps pour le Parc Lafontaine ?Un placement de quelques centaines de dollars à peine aurait une haute valeur éducative.—Est-ce une plaine ou un érable dont le feuillage est tout rouge là en face ?demandait l'autre jour un professionnel epii attendait le tramway au Parc Lafontaine.Son compagnon avoua qu’il était incapable de )o renseigner.Si les étiquettes existaient, il leur eût suffi de traverser la rue pour corriger leur ignorance.P1LIÆT DU SOIR HISTOIRE Je venais de fermer une histoire de la guerre, de 1914-1918.J’y avais lu les dévastations des Allemands en Belgique et dans le nord de la France, les crimes commis dans les petits bourgs qu’ils incendièrent et où ils tuèreftt indistinctement des hommes, des femmes et des enfants, tous innocents, les atrocités que des soudards ont multipliées.Je réfléchissais à tout cela, tandis qu'au dehors te calme et le soir tombaient sur la ville immense.Un autre volume m'attendait là, sur la table, un gros volume broché, intitulé HISTOIRE DU CANADA, F.X.Garneau, tome H.cinquième édition.L’ouvrage, était tout nouveau.Machinalement, je pris le coupe-papier et commençai à trancher les pages.Soudain, je m’arrêtai sur une note, au bas d’une page, je retournai à la précédente, et je lus : “Après avoir battu la ville en ruines (Québec) Wolfe se jeta sur les campagnes.11 fit brûler toutes le» paroisses et couper les arbres fruitiers, sur la côté de Beauport, depuis le Sault Montmorency jusqu’au cap Tourmente ; les établissements sur la Baie Saint-Paul, celui de la Malbaie, dix lieues en dessous, et rite d’Orléans tout entière, qui a 7 lieues de longueur, subirent le même sort.Les paroisses sur la rive droite du fleuve, depuis Ber-thier jusqu'à la Rivière-du-Loup, au-dessous de Québec, espace de 23 lieues, forent saccagées et incendiées à leur tour, ainsi que la Pointe Lévis, Saint-Nicolas, etc.Wolfe choisissait la nuit, pour commettre ces ravages, qu’il portail partout où il pouvait mettre le pied; il faisait enlever les femmes et les enfants, les vivres et les bestiaux.Un détachement de trois cents hommes, commandés par le capitaine Alexander 'Montgomery, exerça à Saint-Joachim, lieu voisin du cap Tourmente, les plus grandes cruautés ; les prisonniers furent massacrés de sang froid avec une barbarie extrême (23).Du camp de Beauport, on apercevait à la fois les embrasements sur la côte de Beaupré, dans l’ile d’Orléans et sur une partie de la rive droite du fleuve.La dévastation des campagnes, où plus de quatorze cents maisons furent réduites en cendres (24) n'avançait pas cependant le but de la guerre.(pages 232-233).U v avait deux notes, dans tout cela, les notes 23 et 24.Je.les lus, elles aussi.Les voici : (23) “There were levurat f the e;n\niy kirtikd and wouixted «rjü a few prisoners taken, ali of whom the barbarous Captain Montgomery, who eomimandol us, omhred to be butchered * - * * cruel mtuiner Col.Fraser.in a most Inhuman and Manuscript Journal by (24) —- À .Tournât of the expedition up the Bivrr SsùntJLawreiK» by the Sergeant ,,, _ Major of Gen.Hopson's Crreradicrs, Boston Elections 1/59.relatives aux affaires d’Irlande sont parfois d’une assez grande plausibilité, pour quiconque ne connaît pas un tant soit peu ce qui se passe en Irlande.Far contre, il y en a d'autres qui, à leur fare même, sont mensongères.Un lecteur du Citizen d’Ottawa en cite une fantaisiste, cuiilie dans la Chicago Tribune du 3 septembre dernier.Elle se lit comme suit.— nous traduisons littéralement ’j “DESCENTE CHEZ ¦MANNIX—(Dépêche spéciale, Uhi-cago Tribune Foreign News Ser vice) Dublin, 2 septembre, — Il y a eu à Dublin, aujourd'hui, dix-huit raids militaires et neuf arrestations de gens suspects.On a fait des re-cherches dans ta maison de Tévê-que Mannix.Des soldats sont entrés dans la maison de l’évêque, maison occupée par sa femme et son enfant âgé de deux heures, et ont commencé leurs perquisitions.Us ont brisé à coups de baïonnette nn i>ortrait de l'évêque’’.Si le correspondant ou le directeur de la Chicago Tribune n’ont pas pris leurs lecteurs pour des imbéciles, ils ont témoigné d’une grande ignorance des faits ou d’une canaillcrie parfaite, en publiant pareille dépêche.l,es gens un tant soit peu renseignes savent en effet que Mgr Mannix n’a pu mettre le pied en Irlande, depuis qu’il est arrivé d’Australie en Grande-Bretagne, que les autorités anglaises lui ont interdit même d’aller visiter sa vieille mère dans son pays natal, qu’elles l’ont fait enlever du paquebot sur lequel il devait arriver à Liverpool et qu’au surplus cette histoire de femme et d’enf int est absurde au dernier degré.Mais, pour des fins de propagande anglaise, tout est bon : et Ton n’hésite pas à représenter comme marié et père de famille un ecclésiastique astreint au célibat par les règles fondamentales de son Eglise.Comme mensonge, c’est d’une ineptie parfaite.Démenti Lord Bunham, selon un câblogramme du correspondant de la Gazette à Londres, ce matin, nie catégoriquement être intéressé dans la construction d'aciéries et de nouvelles pulperies à Québec et à Chicoutimi.11 a visité la région, dit-il, il a étudié des propositions d’affaires, mais il n'a encore rien décidé.Voilà qui tire au net, pour l’heure, la nouvelle lancée par l’Evénement il y a quelque temps, quant à lui, 11 reste à voir ce qui se passera d’ici quelques mois.Le ministère Taschereau a promis de n’accorder de nouvelles concessions qu’à ciel ouvert, après une mise publique 1 aux enchères, entourée de toutes les garanties possibles, en vue de protéger la province et le domaine public contre la spéculation.Il faut souhaite»- qu’il n’agira qu'à bon escient et protégera nos réserves forestières jalousement, dans l’intérêt de la province et des nôtres.CHRONIQUE D'OTTAWA Je fx)sai le livre.Je me rappelle maintenant qu’en 175-9 notre pays, lui aussi, fut envahi par les Allemands du temps.Pierre LABRYE.Que résulte-t-il de cette lettre?Que les chefs de la société internationale trouvent que M.Draper n’a pas à rendre compte de l’emploi du chèque qui lui a été remis pur l’ancien président “pour un dessein spécial”; que le procès en reddition de comp tes, intenté à l’ancien président, ne portera point sur ces $50, 000, maintenant que les chefs sont convaincus que l’argent “a été reçu cl employé selon qu'il est indiqué et qu’on le voulait”; que M.Draper n’a aucun compte à rendre à la société de cet argent ou du chèque, “celui-ci étant un don pour une besogne spéciale d’organisation”.Et cela laisse subsister, toute entière, notre question : A quoi servit chez nous cet argent?Puisqu'on témoignage de M.Draper, il s'agit d’une “besogne parfaitement légitime", les intéressés feraient probablement mieux,Brians l’intérêt même du syndicalisme international, dé préciser le “dessein spécial” qu’ils' poursuivaient et la “besogne d'organisation” à laquelle ils ont employé les $50,000.’est le point qui nous intéresse.Gmer'HEROUX.POLITIQUE MUNICIPALE UN DEFICIT.— JA QUESTION DU CHARBON.— CHANGEMENT DE SYSTEME.— PERTE PREVUE -LA POLICE.— M.GAUDET AGIRA.Fidèle à sa promesse de prendre le public dans ses confidences.M, Décary avoue, avec bien des circonlocutions, dans une entrevue au Canada, que nous aurons un déficit , de $350,000 au service de Taqueduc, oour Tannée courante.L'ère des déficits n’est donc pas encore terminée.Il est vrai qu’il y a eu la grève qui, à elle seule, a coûté $114,000.Autant vraisemblablement que si on eût comenti immédiatement aux demandes des grévistes, dans leur intégrité, peut-être même davantage.M.Décarv ne le dit pas et le public trouvera qu’il ne jette pas suffisamment de lumière sur cette affaire demeurée rssez ténébreuse.“Le coût du charbon pour l'exercice courant a été estimé à $350,000; mais le coût en sera de $529,000.I,* contrat que nous pensions conclure aurait dû être de 87.00 la tonne, mais nous l'avons obtenu à $10.00.De plus, la livraison du Le colonel Gaudet déclare, dans une entrevue au “Canada’’, sou intention de pousser vigoureusement la lutte contre les m avais lieux.Tous ses prédécesseurs ont donné d’excellentes entrevues à ce sujet.Ce qui le distinguera d’eux, ce seront les actes.Qu’il agisse et promptement.Il est impossible de donner à la loi un effet rétroactif, de sorte qu'il faudra opérer trois arrestations avant que les tenancières de mauvais lieux soiept condamnées à la prison, sans option d’amende.Raison de plus pour se hâter.Nous l’avons écrit déjà, la cam-! nagne antivénérienne est vouée à, lin plus stérile inefficacité, si ou ne ! polisse pas parallèlement la canipa-nne contre les agents propagateurs i du mal.I Dans le passé, nous avons été témoins dans cette bonne ville de Montréal de scandales affreux : on a vu des femmes arrêtées des dizai-, nés de fois nui retournaient à leurs! immondes affaires après avoir nnvé l’amende.1/es recorders inWpr»-taient la loi suivant les dictées de leur conscience : mais cette fris l'interprétation est très nette et ils devront s’v conforniei.Eux aussi pourront aider miissamment au net-toyrgr des bouges.U n'est pas douteux mie le colonel Gaudet ne *,uis-se compter sur leur concours.Ou'on pousse aussi la eampagne "ontre les ignobles tripots où la jeunesse pmi son argent, son temps et son Ame ; le tripot est la porte du vol, on le spit.Il v a en des arrestations et même des condamnations : mais mi’on ne se contente nas surtout d’apnré-bender les petits profiteurs.C’est après les gros nue Ton doit laneer les limiers municipaux.T ouis DUPIRE BLOC-NOTES Leurs profits.Les raffineurs ont perdu la première manche et il n’y aura pas d’obstacle à l’importation au Canada du sucre américain.Cela signifie que, d’ici peu.les ménagères paieront meilleur marché pour le sucre raffiné dont elles ont besoin.Au dire des raffineurs, dans leur mémoire aux journaux et dans celui qu’ils ont lu hier devant le cabinet, ils ort tellement de sucre en entrepôt (ju’ils feront des pertes considérables, s’ils sont contraints de le vendre moins, scion des chif-Or, il appert, selon des chiffres officiels cités par VAction catholique, que pour les quatre premiers mois de l’exercice financier fédéral en cours, les raffineurs ont importé au Canada 384 millions de livreajde sucre brut à un prix moyen de 9 sous trois quarts la livret et §ue, pendant les douze mois précé-ents, ils en ont aussi importé 1 milliard 81 millions de livres, à un prix moven de G sous et un tiers.Comme les raffineurs etfx-mêmes comptent que les différentes opéra- LETTRE DE TORONTO.—_— - -~ar vz jj* v.s — tions par lesquelles le sucre brut passe avant d'être prêt pour con-Sbmmation finale ajoutent une moyenne de 3 sous la livre au prix de revient originaire, on voit qu’il reste un écart considérable entre le prix que le sucre raffiné leur coûte et celui qu’ils en ont demandé, a •-nir à ces semaines-ci, aux consommateurs canadiens.Le Sun de Toronto rappelle dans son dernier numéro qu’il y a quelques mois une des principales raffineries canadiennes a décidé de payer un dividende annuel fixe de 10 pour cent sur ses $3,500,000 de capital-actions et qu elle a payé en même temps, sur son capital-actions privilégié.des dividendes accumulés formant un total de $1.050,000.soit 28 pour cent de se capital-actions.A ce compte, il faut croire que les raffineurs ont dû faire assez d'argent ces années-ci pour subi/ les contrecoups de la décision du ministère, hier.Par ailleurs, les raffi-ncurs de sucre ont leurs risque* à courir, comme il y en a pour n’importe quelle autre industrie.M serait extraordinaire qu’on les proté-nntre des pertes éventuelles, quand d'autres catégories d'industries doivent subir sans aucune assistance de l’Etat ou du public, les conséquences de leurs actes ou de leurs erreurs de jugement.Propagande Les dépêches de source anglaise M.MEIGHEN ET LES RAFFINEURS II désavoue la commission du commerce.— “Grain-Growers” et libéraux.— Le premier ministre et son projet de coalition.A la récente élection partielle de Portneuf, les libéraux ont choisi comme candidat M.Hamel, déjà nommé par les agriculteurs du comté.Avant-hier, à Kamouraska, un candidat indépendant, agriculteur do carrière, a battu le ministériel.Dans les deux cas, les cultivateurs de ces comtés ont maintenant pour les représenter à Québec un homme de leur choix.Il ost manifeste que, pour peu que cela continue, il 'faudra tenir compte, à l’assemblée législative de Québec, de la volonté des groupes ruraux d’avoir comme députés des gens en contact avec eux et qui soient des leurs.Nous n’aurons peut-être pas de bloc agraire dans notre parlement provincial ; mais les agriculteurs de chez nous finiront par former une faction importante et qui vaudra pour le moins autant que le groupe des députés avocats, notaires ou médecins.Il y aura ainsi le groupe agricole, avec lequel nos gouvernants devront traiter.Or connue l’homme de la campagne est le plus nombreux et le plus ami des traditions, dans notre province, il est bon qu’il s’affirme, au parlement comme ailleurs.G.P.LE JUBILÉ DE MGR McNEIL L'ARCHEVEQUE DE TORONTO CELEBRE SON 25e ANNIVERSAIRE DE SACRE EPISCOPAL.—MESSAGE DE SA SAINTETE.—LE “TELEGRAM” VOIT JAUNE.— L’UNION DES PEUPLES DE LANGUE ANGLAISE.! Toronto, 20.— L’Eglise catholique est aujourd’hui en Hesse dans In Ville-reine du fait que son archevêque, Sa Grandeur Mgr Neil McNeil, célèbre le vingt-cinquième anniversaire de son accession au trône épiscopal.On a chanté ce matin une messe solennelle à la cathédrale St-Michel où plus de trois] cents prêtres s’étaient réunis sous j la prés id (Mice de Son Excellence j Mgr Pietro di Maria, délégué| I papal du Canada et à Terre-Neuve.; Sa Sainteté n’a pas voulu que se faire représenter, mais elle a envoyé un message de félicitations et la bénédiction apostolique au digne jubilaire.Estimé des catholiques et des protestants bien pensants, Mgr McNeil poursuit depuis de longues années son ministère dans Toronto au milieu de difficultés faciles à comprendre dans une ville comme celte-ci.Son courage cependant n’a jamais faibli et Ton compte maintenant plus de vingt-cinq églises catholiques dans Toronto meme.Parmi les distingués prélats qui assistaient ce matin à ’a cérémonie nous avons remarqué : Mgr Paul-Eugène Ottawa, 20.— Les raffineurs de1 sucre n’ont pas attendu longtemps la décision du cabinet.L’appei qu’ils faisaient n’avait de chances de succès que s’ils pouvaient prouver l'illégalité de la décision des ministres cassant Tordre du bureau de commerce.Et comme M.Meig-hen est avocat, il a simplement posé celte question : “Est-ce que je dois comprendre que vous n’attaquez pas la position du gouvernement qui prétend que Tordre du bureau de commerce est illégal ?” Et sur la réponse négative de M.Drummond, représentant des raffi-neurs, le premier ministre a déclaré l'enquête close et Tappel rejeté.Les.raffineurs de sucre ont cependant publié un mémoire qui expose leurs griefs.Ils vont avoir à soutenir, disent-ils, une perte totale de $9,80(1,OOO pour le sucre en entrepôt ; ils l’ont payé 22 sous la livre et ils sont obligés de le vendre à 15 sous.Et chaque fois que le sucre baissera d’un sou.ils perdront $2,890,(MM).C’est ce qu'ils disent.Us cherchent à (mettre le gouvernement en faute en alléguant que le bureau du commerce leur a conseillé d'acheter le sucre qu’ils ont maintenant en entrepôt, et a dirigé leu'-s opérations pendant un temps assez long.Même en supposant vraies les allégations des raffineurs on ne croit pas qu’ils vont trouver beaucoup de faveur dans l’opinion publique.Leur position est certainement malheureuse, unais n’éveillera pas de pitié parce que tout le monde souffre de la vie Chère depuis 1914 et ne se sent pas d’humeur à laisser passer une si belle occasion de faire quelques achats à bon marché.Et le gouvernement, devant Tat-titude unanime de la presse du pays, s’est aperçu qu’il devait céder au mouvement de l’opinion publique.Maintenir 'la décision du bureau du commerce, c’était donner raison aux ennemis du gouvernement qui prétendent que ce bureau a surtout servi à protéger les manufacturiers et les marchands, au lieu de protéger le consommateur.C’était surtout se mettre à dos l’opinion publique dans une époque critique pour son existence, pendant une campagne électorale, on pourrait dire, et détruire le peu de popularité que M.Meighen a réussi à refaire à son parti.Le premier ministre ne pouvait se permettre d’aller contre la volonté générale quand i! a déjà un adversaire si fort à combattre dans les fermiers, et dans le parti libéral de la province de Québec.Les raisons politiques seules étaient suffisantes pour forcer le cabinet à casser la décision du bureau du commerce ; et ce sont sans doute ces raisons qui ont le plus pesé dans la balance et ont déterminé l’action rapide du gouvernement.M, Mackenzie King avait déjà commencé à broder sur le sujet des arguments politiques qui n’auraient pas manqué de force.Maintenant, M.Arthur (Meighen lui enlève ses arguments et peut se poser en protecteur du peuple et des consommateurs.Au lieu de diminuer sa popularité, il l’augmente par son action énergique et sa décision rapide.L’incident ne pouvait se produire plus à propos pour ouvrir sa campagne de l’Ouest.* * * La situation politique, à l'heure actuelle, n’est pas b/aueoup changée.Les deux parais d’opposition manquent de chefs énergiques tous les deux, M.Grcrar se tient coi' depuis la dernière session et les rumeurs de sa démission prochaine se confirment de plus en plus.H peut cependant sortir de son silence au mois de novembre quand les fermiers commenceront leu/ campagne dans les provinces des prairies.H croit beaucoup aux principes qu’il prêche et ses partisans peuvent exiger qu’il les conduise aux combats malgré son peu de goût et de talent pour la tâche.Il paraît aussi que les libéraux cher- chent encore une alliance avec (es fermiers; et cette union n’est pas improbable, car le parti agraire ne professe pas un libre-échangisme pur en politique.Us consentiraient volontiers à retarder de quelques années Tavènement du régime rêve, et à l’amener par degrés et avec, prudence.Mais le fond de leur théorie est le libre-échangisme, et c'est la doctrine que leurs revues répandent à pleines colonnes.Sur d’autres questions, ils sont cependant plus modernes et moins déterminés par le p issé que leurs prédécesseurs.Ils offrent un spécimen de ces Anglais qui se sont établis sur le sol et qui sont plus canadiens tpie leurs compatriotes établis dans les villes.Us sont moins impérialistes, manifestent plus d’indépendance envers l'Angleterre, ils ont moins d étroitesse d’esprit sur les questions religieuses et les questions de langue.Etant pratiques, ils accordent peu de temps à ces discussions et à ces haines ancestrales et sympathiseraient assez bien avec les cultivateurs de la province de Québec chez lesquels ils reconnaissent beaucoup de leurs traits.(Test lo même esprit qui les anime d’ailleurs sur maints points et les intérêts qu’ils ont à, défendre sont identiques.Mais cette alliance du parti libéral et du parti agraire ne semble pas tenter les Fermiers.1a* parti libéral est protectionniste modéré tout comme le parti nationatdibé-rat-C(wiservaleur, et 1/ parti agraire est plus libre-échangistc qu’il le croit lui-même.Il peut modifier sa doctrine pour des considérations d’ordre politique et d’opportunité électorale mais lorsqu’il n’est pas en public, il revient à ses chères théories.* * Dr Quant à Tunion du parti ministé-rid avec le parti libéral de la province de Québec, elle recule dans le lointain sans cesser d’être posai-b>le.Elle se ferait probablement après et non avant Téteetton générale, de sorte que notre province n’aurait pas l’occasion de se prononcer sûr la question; et le* deux ou trois députés qui auraient à se représenter devant le peuple choisiraient bien leurs comtes.Cette situation rappelle iTèpoque de la fondation du parti natiooal-conscrvateur après la défaite du ca binet Hincks-Morin.Sir Allan M;ic-Nab était alors chef du parti conservateur, mais John Macdonaul en avait la direction effective.Cc-lui-ci ne voulait pas appeler George Brown dans le cabinet, car George Brown n’était pas facile à conduire et professait des opinions radicales avec une fougue dangereuse.Alors Macdonald s’adressa aux libéraux du Bas-Canada qui commandaient en Chambre une majorité de dépotés et VI.A.-N.Morin se reedit aux sollicitations de celui qui l’avait dénoncé avec tant d’énergie durant ia session précédente.U y avait eu ce moment, en Chambre, quatre groupes politiques, deux pour chaque province, et Talliance élaborée par John Macdonald embrassait ks deux partis principaux, et urne majorité dans chaque province.M.Meighen, qui a plus d’un trait de ressemblance avec, le vieux chef conservateur, n’aurait pas d’objection à avaler, comme lui, le parti libéral du Québec.Une bonne preuve de son intention à cet égard, c’est son silence absolu, depuis son accession au pouvoir, sur la question de l’impérialisme.Ce silence peut lui servir aussi, s’il permet au parti conservateur de se réorganiser et de se préparer aux élections.Dans tous les cas, il croit n’avoir que du bien à attendre de ce mutisme, dans notre province.Et il va attirer, tâcher d’attirer Pattenjipn' ailleurs, sur la question du tarif,1 pour mener à bien sa manoeuvre de rapprochement.Léo-Paul DESROSIERS.| Roy, de Québec, Mgr Spratt, de Kingston, Mgr O’Leary, de Charlottetown, Mgr Paul Larocque, de Sherbrooke, Mgr O’Brien, de Peterborough, Mgr M.Emard.de Valley-field, Mgr Morrison, d’Antigonisn, Mgr MacNally, de Calgary, Mgr La-tulippe, d’Haileybury, et Mgr Scol-lard, de North Bay.Mgr O’Brien, de Peterboro a fait le sermon de circonstance.Mgr Tarchevéoue de Toronto est né dans un petit village du Cap-Breton.appelé Hillsborough, où son père était maréchal-ferrant.Après un stage à l’école St-François-Xavier et au collège d’Antigomsh, il fut appelé à Borne au collège de la Propagande.Il perfectionna son éducation à la fameuse université catholique de Louvain et à Marseille, en France.Il fut ordonné prêtre dans la basilique St-Jeon de Latran à Rome en 1879.Après avoir été évêque do Niopolis, dans Tile de Terre-Neuve, il fut appelé au siège épiscopal de Toronto par sa Sainteté Pie X, en 1912.w * * • L/e Telegram ne revient pas des discours prononcés à Ottawa pur ceux qui ont pris part au congrès le la S.U.L.I.eu particulier de ceux de MM.Armand Lavergne et Lindsay Crawford, président canadien de la ligue.La résolution en faveur du français a soulevé totalement son ire «t tes épithète» de rebelles pleuvent sur ses auteurs.“Fai Ligue, dit-il, est prête à sacrifier les minorités anglaises dans les centres français de l’Ontario en s’unissant avec les Canadiens français pour combattre le réglement XVII, qui a pour but d’assurer à chaque enfant en Ontario une science raisonnable de la langue anglaise”.La bourde du quotidien jaune est parfaitement en règle et Tou ne pouvait s’attendre beaucoup à d’autre chose de celui qui défend d’une manière aussi intéressée les oramgis-tes qui ont lancé des pierre» aux délégués irlandais.On peut lire dans le rapport écrit par son envoyé spécial : “On chanta "God Save the King" et d’autres tomates pourries furent lancées”, ce qui est tout à fait évocateur.Si par mégarde un Intelligenl lecteur du Telegram mettait le pied dans une école bilingue il verrait que les élèves y reçoivent déjà une instruction anglaise telle, en dépit1 du réglement XVII, qu’ils se pinçant dans les concours intercollégiaux avant ceux des écoles publiques et neutres, autant qu’unilingues.Quant au congrès irlandais il semble que la police outaouaise avait pour le moins autant de droit de protéger la Hbcrté des délégués à la salle.Sl-Palrice que la police de Toronto de défendre A ces mêmes délégués de se réunir'au Temple du Travail.Et s’il y a quelqu’un qui prêche au pays la sédition et fomente les trais (Suils à la 2e page) > ! ?3 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 OCTOBRE 1920 VOL.XL - No 248 ‘ LETTRES AU “DEVOIR" • Non» ne publions que de» lettres etçnées.ou de» communicntion» ar-(Jampairnée-* d’une lettre eignée.avee •Adresse authentiqua.l e» rorrespondant» anonymea a'é-jtarjrneraienl du papier, de l’encre, vu timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’il» eoulnient bien eu prendre note définitivement Sainte-Cloti de ou Sainte-Cloth tide On sait que le nom de CLOTILDA dàêiyne ï*pause de Clovis qui fut imnorée comme suinte dès sa mort W dont la fête se célèbre le 3 juin Ut on le 5 comme dit le D’CTION-KAIRE de Mgr Guérin).Il y o, dans la province de Québec, trois églises paroissiales c tsa-crécs à cette sainte.Ce sont, d’après l’ordre de fondation, Sainte-Clotil-dc, dans le comté d’Arthabaska (1870), Sainte-Clotilde-dc-Chàtean-gaay (1884), enfin Sainte-Clotilde, à Montréal, dét.mbrée de Saint-Henri en 1909, Ces trois localités fournissent assez de faits divers aux journaux pour que le nom de l’une ou de l’antre se lise presque chaque semaine dans nos quotidiens.Et cependant, malgré la familiarité que devrait produire l’impression si fréquente de ce nom, on le voit encore, depuis des années, é’erit tantôt avec la lettre II, tantôt sans cette lettre.En présence de cette variété, il est bien permis de s’étonner que les chefs d’information négligent depuis si longtenwi de se renseigner lorsque cela leur est si facile.Sans doute, s’ils consultaient le CA .V.l DI A .V OFFICIAL RAILWAY GUIDE, ils seraient trompés par une fausse orthographe.Heureusement qu’ils ne l'ont pas fait, comme en témoigne leur variation.Malheureusement le GUIDE OFFICIEL DU SERVICE POSTAL CANADIES, aiix allures tout anglaises, ne peut non plus les renseigner sur ce nom.- Mais on peut consulter, avec raison, te premier ’ictionnaire venu, depuis Larousse, Guérin, jusqu’aux plus petites éditions classiques.Tmas écrivent CLOTILDE sans H.' Il en est particulièrement ainsi de.nos deux seuls suppléments ca-tiadiens aux petits dictionnaires de Larousse et de Guérin.Malgré de nombreuses lacunes et erreurs qui eh font depuis longtemps désirer une édition nouvelle, ils sont ex-c.r/s sur ce nom et écrivent égale-tfient SAIXTE-CLO TILDE.• U est donc acquis qu’il ne faut pas ajouter la lettre H dans ce nom comme font nos frères anglais qui n’observent pas tes indications de leurs propres dictionnaires.Faul-ir espérer que cet article fera cesser tonte divergence ?Il est vrai que l’immense majorité de nos lè< leurs n’auront pas à écrire ce nom dans les journaux.Et d’antre part, il peut arriver que plusieurs fur ¦> le p.tit n.vibre des inter-s-scs noient nui l’occ-ision de lin cèt article.Fais ne se trouvé"! H pas quelque confrère inlellig* •?et prévenant pour leur communiquer la conclusion cl.pour l’honneur du journalisme canadien, obtenir la correction de ci lle erreur ?On pourrait objecter que d’après l’étymologie du nom.on devrait employer VIL II est bien vrai que 'les racines de ce nom d'origine germanique sont HROD ai HLOD, on a ROD, on K LOI), changé en CLOT et HILD qui eTiqera'.enf r.ta-ihilde en français, 'Agis ce mot est formé depuis des siècles et s écrit sous cette lettre II qui est tôt d>s-! finie parce qu'elle ns si proron-t pas.Il n a a pas ô songer à rf-biblir cette lettre irlulile, surinât à une époque m) Von cherche tant à- simplifier l’orthographe comme toutes choses.Il n’y aurait que des é’rnm.logfstes enragé*, et toutefois H Em from" sur ce point, qui pom-rafent y ten'r.mais on sait qu ils ne priti'Cnt faire école.Cette Ir/lrr d’tfillears tsl disparue de la pli part des noms qui sort formés de la meme ramne.H es' donc acquis qu’il faut écrire CLOTILDE.en variant d’un personnage et SAINTE-CLOTILDE en dénommant une église, ou une vilie.Abbé Joseph Saint-Denis.Chambly, octobre 1Ô20.EN FAVEUR DU PROJET M.HERBERT HOOVER DECLARE A L’ENQUETE bUR -LE CREl’SA-GE DU SAINT-LAURENT QUE CETTE MESURE SERAIT IV U N GRAND AVANTAGE ECONOMI QUE POUR LES ETATS-UNIS.New-York, 21 — (S.P.A.) — Des homines d’affaires très eu vue -se sont déclarés en faveur du ercu.vage du Saint-Laurent depuis les grands lacs jusqu’à la ruer.Cette opinion a été donnée à l’enquête qui a été tenue hier par la Commission internationale des eaux limitrophes.M.Herbert Hoover est un des plus ardents protagonistes de ce projet.11 a été appuyé pur MM.William C.Redfield, Julius Barnes, l’amiral W.-S.Benson, R.-S.Macetewce, W.-L.Saunders et J.-R.Howard.Les partisans de ce prôjét disent à l’appui de leur prétention qu’il U 'tari ' '' 3 ans.Wyoming ; Mlles Cris-tme Emmett et Chester Carlson, de Sebaska ; Gidson Carlson, 44 ans, Labaska ; Mme Laura Schmaldfelt, 56 ans, Dayanport ; Bert Tokla, Crinnell, et une autre femme qui n n pas encore été identifiée.•-»- M.Thomas Chapais reprend ses cours Québec, 21 (D.N.C.)—M.Th s Chapais, sénateur, continuera cette annee à l’Université Laval, les cours d’Histoire du Canada, qu'il e dû interrompre l’an dernier, pour assister à la session à Ottawa.M.Chapais donnera la semaine prochaine, son premier cours et parlera de l’insurrection 1837-38, de lord Durham et de son rapport; du conseil spécia’ et de la réunion des deux provinces.—r—é—*—- De la petite vérole à Ottawa Ottawa, 21 (S.P, G.) — Une épidémie de petite vérole mitigée, est signalée dans la ville et on a découvert que 21 personnes en sont a'-teintes II y a en tout 46 cas, et surtout parmi les jeunes *gens, UNE INVASION PAR LES RATS UNE LEGION DE GRIGNOTEURS SE SONT RENDUS MAITRES DU GEANT DES MERS, LE “VATER-LAND”.—LES CHATS N’Y PEUVENT RIEN.— DES VOYAGEURS A BON MARCHE.Des milliers de rats ont établi leurs quartiers dans le “Leviathan”, l’ancien “Vateriand”.On sait que ce géant des mers est ancré dans le port de Hoboken et qu’il se détériore rapidement.Le gouvernement américain a essayé plusieurs fois de le vendre mais n’a pu trouver d’acquéreur parce qu’il en coûterait plusieurs millions de dollars pour le remettre en ordre.Quelques gardiens ont été mis à bord mais leur présence n’a pas dérangé les rats*.Le Dr John E.van Holt-Harris, directeur du laboratoire de la Quarantaine, a été chargé de faire l’inspection du navire et de dé-terminertcomment il faudrait de pieds cubes de gaz pour détruire cette vermine.Le docteur a déclaré que.vu les dimensions énormes du navire qui a onze ponts et plusieurs compartiments où l’air ne pénètre pas, il faudrait des semaines pour le fumiger.Personne ne pourrait aller à bord pendant ce temps.Les rats du bord sont tellement affamés qu’ils se sont attaqués même aux chats qui leur faisaient la chasse.Comme résultat on ne peut plus laisser de chats à bord, car ce serait les vouer à une mort certaine.Les rats ont mangé à peu près tous les tapis et ils sont à s’attaquer aux boiseries.Bientôt, a déclaré le médecin qui a fait l’inspection, quelques rats vont mourir de faim et seront dévorés par les autres jusqu’à ce qu’enfin ils se soient tous mangés entre eux.D’ici peu un homme ne pourra pas facilement se risquer à bord.DES RATS D’UNE AUTRE ESPECE New-York, 21.— Des raïs de cale ont été trouvés à bord du "Logan” arrivé ces jours derniers dans le port de New-York.Quarante-deux ont fait la traversée.Ces voyageurs à bon marché viennent de Naples.On se demande comment ils ont pu faire pour se faufiler à bord tn aussi grand nombre.Tous ces indésirables ont été conduits sons bonne escorte à l’île Ellis où ils demeureront avant d’être déportés.LE CAPITAINE DU “MILLER” Le “Canadian Miller”, marine marchande du Canada, est entré dans le port, hier, venant du Sud-Africain.Le capitaine J.P.Maher en est le commandant.II a fait autrefois partie de l’expédition envoyée au secours du parti de sir Douglas Mawson perdu dans lès régions antartiques.Cette expédition était partie d’Australie en 1911 sur L'Aurora”.Plusieurs moururent de faim et de misère eJ.finalement les survivants furent ramenés à Adelaide le 7 mars 1914 après une absence de deux ans et demie.LÉ VICTORIAN A QUEBEC Ce navire de la compagnie du Pacifique Canadien est arrivé à Québec hier soir, vers sept heures.Il était parti de Liverpool le 13, portant à son bord 488 passagers de première classe et 642 passagers dans l’entrepont.Ce navire ne remonte pas jusqu’à Montréal et tous k\s passagers sont descendus à Québec pour continuer leur voyage par trans spéciaux.Le “Victorian”, depuis son dernier voyage, a été remanié de telle sorte qii’il est maintenant un navire du type d’une cabine.MOUVEMENTS DES NAVIRES Le “Canada”, ligne White Star, est attendu à Québec vers midi demain et doit être ici dans le courant de la journée de samedi.Le “Corsican”, ligne du Pacifique Canadien, est actuellement en route vers Québec et Montréal.Il est attendu dans le premier- port samedi et à Montréal dimanche.Il porte à son bord 1,616 passagers, 603 sacs de malle et 195 colis postaux.Le “Pretorian”, même ligne, part de Montréal demain à 10 heures.Il se rendra à Glasgow.Le “Metagama , même ligne, lèvera l’ancre à 10 heures samedi en route pour Liverpool.L'“Empress of France”, même ligne, est parti de Liverpool hier en route pour Québec où il est attendu mercredi prochain.Le “Scotian”, même ligne, est parti du Havre en route vers Montréal et il arrivera le 30 courant.Le “Scandinavian”, même ligne, est arrivé à Anvers mardi soir.Le “Istina”, cargo, est arrivé à Montréal, hier, venant de l’Italie.Le “Rlswick Park”, a accosté ici hier venant sic Civita-Vlcchia.Le “Mapledene”, ligne Canada-Steamship, est arrivé hier de Saint-Jean, Terrcneuve.Le “Manchester Civilian” est arrivé hier de Manchester.Le “Raranga” est arrivé hier de Londres.Le “Chaîna” est parti hier pour les ports de l’Afrique ouest.LE MATERIEL A RENOUVELER LES COMMISSAIRES S’OCCUPENT DES DEMANDES DU CHEF CHEVALIER POUR DE NOUVEAUX APPAREILS A INCENDIE.— UN RETARD DE QUELQUES MOIS.— LE CODE DE CONSTRUCTION.— DIVERS.Le chef Chevalier réclame depuis plusieurs' mois de nouveaux appareils et du matériel pour la brigade des incendies, et les administrateurs n’ont songé qu’aujourd’hui à considérer ses demandes, par l’étude des soumissions offertes par les elle-même et exige, il est vrai, beau-fournisseurs de la ville.L’affaire est^, considérable par coup de soin avant de la transiger, puisqu’elle entraînera une dépense de $200,000, à même les crédits, votés à ces fins.Le chef de la brigade demande trois nouvelles pompes, deux voitures à boyaux avec combinaison d’une pompe à extincteur chimique, des échelles d’une longueur globale de cinq mille pieds, vingt mille pieds de boyaux, cinq cents toiles et quarante masques pour protéger les pompiers comtre la fumée.Tout ce matériel est exigé par les circonstances car la brigade en a un besoin urgent.“Je prends les intérêts des citoyens, nous n déclare le chef Chevalier, et ne demande rien de superflu.” Les soumissions reçues il y a un mois et au-delà ont traîné un certain temps devant les commissaires, puis au bureau» de M.Pion et finalement sur la table de M.Décary; on a perdu un temps précieux, et cela en dépit des instances da chef Chevalier qui n’a perdu aucune occasion de rappeler aux autorités l’urgente nécessité de renouveler le matériel usagé de la brigade.M.Décary doit se décider bientôt a autoriser les dépenses réclamées.M.SEGUIN SUR LA SELLETTE M.J.-PT LANCTOT CONTINUE SON INTERROGATOIRE COMMENCE HIER APRES-MIDI, ET POSE AU DEFENDEUR DES QUESTIONS RELATIVES A SES ELECTIONS.-hL’HNQUETE EST AJOURNEE reprise de l’enquête dans e Mathieu-Séguin, le dèfeu-Endani Les langues officielles en Palestine Londres, 21 (S, P.A.)—L'anglais, Tarabe et l'hébreu sont reconnus comme langues officielles en Palestine.Toutes les ordonnances du gouvernement, tous les avis publics doivent être imprimés dans ces trois langues.Ia*s nouveaux timbres de poste qui viennent d’èlre émis, portent le mot Palestine écrit dans les trois langues.En arabe, au haut, en anglais, au centre et er.hébreu, au bas.*• UN BUREAU DE CONSULTATION.Le code de construction, préparé par une commission d’experts, sera d’une texture telle qu’il faudra une autre commission d’experts pour en donner l’interpréta-Hon lorsqu’il faudra y recourir.Coin me l’usage du code sera journalier, un bureau de consultation.composé de trois membres, siégera en permanence à l’hôtel de ville, pour fournir les explications qu’il requerra.Le personnel de ce mreau qui sera bientôt nommé fe-•i partie du service de l’inspection les edifices.Mais • la codification des règle-lents de construction de la ville ’est pas encore terminée.Loin de le travail de revision n’en est •i ses débuts.UNE DECORATION TARDIVE Le maire Martin a reçu ce matin, du lieutenant-colonel comnuwidant de dépôt, du sixième régiment de Genie, à Angers, France, une communication officielle annonçant que la république Française décorait le sapeur Barthélemy LeRoux.de la médaille hiilitaire et de la croix de guerre, avec étoile de bronze.La communication contient l’arrêté ministériel suivant: “Par arrêté ministériel du 30 août 10] 4 et 1er octobre 1918, publié au Journal Officiel du 19 août 1920.la médaille militaire a été attribuée à la mémoire du sapeur Barthélemy LeRoux, mort pour la France; sapeur mineur, courageux et dévoué, blessé grièvement à son poste de combat, mort pour la France, le 24 novembre 1915, Croix de guerre avéc étoile de bronze.“A Angers, le 24 septembre 1920”.La décoration décernée au sa-neur LeRoux sera remise à sa mère, Mme veuve R.I-eRoux, 451, rue Orner .Longue-Rointe.DIVERS Depuis le commencement du mois, les permis de construction ont atteint, en valeur, le chiffre de §388,551, dont §251,986 pour des constructions nouvelles et 8136,565 pour des réparations.Plusieurs logements et maisons détachées se construisent dans les quartiers éloignés, comme à Viau-ville, à Ahumtsic, à Notre-Dame de Grâces.-^-iLes ouvriers menuisiers à l’emploi de la ville réclament un salaire de 76 sous de l'heure, taux reconnu par les entrepreneurs, au lieu de 67 sous que la ville leur accorde.-c- Poste convoité Québec, 21 (D.N.C.)—La nomination du nouveau chef des pompiers dans notre ville, soulève beaucoup d’animaticMi parmi les c:'oy-ens.Dans les unions ouvrières on se déclare en faveur du capitaine François Jacob, mais le Conseil, à sa dernière séance, par un volt de 9 contre 3, a nommé chef l’ex-chef-adjoint Lawrence Donnelly.L’échevin Fiset a donné avis que vendredi prochain, il demandera de reconsidérer de nouveau la question.Pendant ce temps plusieurs capitaines ou pompiers de la brigade posent leur candidature à la position de sous-chef.Le capitaine Joseph Poulin, le capitaine Elzéar Guay et le pom pier Auguste Pelletier, qui ont tous de noinhcruscs années de service dans la brigade, ont fait une demande.-m- Les descentes lain (1res, 21 (S.P, A.)—Charles SoRaway, qui était autrefois l’en traîneur des coursiers de l’empereur de Russie, s’occupe maintenant à vendre des allumettes et du chocolat daus ks rues de la ville.A la l’affaire deur a été sur la sellette pendant une heure cet avant-midi.M.J.-P.Lanctôt a continué l'interrogatoire qu’il avait commencé hier après-midi.L’avocat du requérant a interrogé le député de Sainte-Marie relativement à l'organisation de ses élections.Le témoignage de VI.Séguin a été négatif.Il a répondu un “non” catégorique à toutes les questions posées par le procureur de la partie adverse.M.Séguin a déclaré hier, que scs élections lui avaient coûté $943.56.Le défendeur a ajouté, pour répondre à une question de M.Lanctôt, qu’il n’y avait eu aucun système or ganisé pour faire voter des “télé graphes”.Le procureur de M.Mathieu a demandé au député de Sainte-Marie s’il n’avait pas reçu neuf envelop pes contenant les noms de certains électeurs dont l’adresse était inconnue.Le défendeur a répondu dans la négative.M.Séguin a été questionné ce m i-tin, au sujet d’un chèque de $473.80 qu’il a envoyée à la compagnie L.Wilson, pour payer une consignation de charbon qu’il avait achetée Le défendeur a déclaré qu’il n’avail rucun intérêt commercial dans la compagnie Arthur Hinton.11 a ajouté qu’il n’avait pas fait servir de la boisson à ses amis chez son beau-frère, M.Bélanger, qui tient une énicerie autorisée.M.Lanctôt a posé des questions au témoin pour chercher à éprouver sa crédibilité.L’avocat du requérant a discujé longuement avec le juge Goderrè, pour obtenir n permission de poser certaines questions à M.Séguin.Finalement il a abandonné la partie.M.Rinfrct, l’avocat du défendeur, n’a pas cru devoir questionner son client ce matin.L’enquête a été ajournée à 10 h.demain avant-midi.DEFAUT DE JURIDICTION La cour suprême a maintenu une motion qui avait été faite par M.Michaud dans la cause Kraus contre Michaud.Le défendeur voulait faire déclarer que la cour suprême n’avait pas juridiction dans cette affaire.L’action de M.Kraus a été renvoyée par la cour supérieure de Montréal et ce dernier jugement a été confirmé par la cour de revision.M.Kraus en a aprelé de ce jugement à la cour d’appel.Cette dernière cour a renvoyé l’appel pour défaut de juridiction.L’appelant a porté ce jugement de la cour d’appel devant la cour suprême.Ce dernier tribunal a maintenu la motion du céfendeur qui prétendait que la cour suprême n’avait pas juridiction dans ia matière.EN COUR D’APPEL La cour d’appel rendra jugement lundi prochain dans trente causes qui ont été entendues durant le terme de la première quinzaine d’octobre.Parmi ces causes les plus importantes sont: la Couronne contre les frères Labrie; les villes de Saint-Jean et d’TbervrHe contre la compagnie Quinlan and Robertson et la République française contre S.Hyman.ON CRAINT UNE GREVE DE SYMPATHIE DÈS CE SOIR Londres serait dan* l’obscurité à partir de mi * nuit.— M.Thomas, secrétaire de l’Union des cheminots, semble avoir perdu le contrôle de se* gens.— Un ultimatum.Londres.21.— (S.P.A.) — Les correspondants du “Manchester Guardian” et du "Sheffield Daily Telegraph” à Ixmdres envoient à leur journal respectif des dépêches les informant qu'à rassemblée des délégués de l’union des cheminots, hier, le secrétaire, M.J.-H.Thomas, a perdu sa lutte coatre la grève de sympathie, niais a réussi à obtenir l'ajournement de Rassemblée à aujourd’hui.Si les pourparlers ne reprennent, les -correspondants disent que cette faction des employés de chemin de fer qui fait la pluie et le beau temps dans l'organisation, va proposer une grève d’éclairage à partir de minuit ce soir.M.Thomas avait l’air bien inquiet au sortir de la conférence d’hier.On lisait sur sa figure que les discussions sont rendues au point critique.Comme «n lui demandait si ses idées avaient été rejetées par les délégués et si la grève, était chose décidée, il s’est borné à répondre que non.D’ICI VINGT-QUATRE HEURES Londres, 21.— (S.P.A.) — Le comité exécutif de la fédération des ouvriers des transports a siégé aujourd’hui et ensuite le secrétaire M.Hubert Williams a fait cette declaration au nom de la fédération : “Si dans les 24 heures fe gouvernement, au nom des propriétaires de mines, et la fédération des mineurs n’aboutissent à rien, alors on verra aux prises le gros des unions ouvrières d’une part et de l’autre ceux qui approuvent le gouvernement de s’entêter à ne pas faire droit aux demandes des mineurs, demandes trouvées justes et équitables tant par la triple alliance que par le congrès des unions commerciales et qui devraient immédiatement être accordées aux travailleurs des mines, parce que le coût de la vie a augmenté et parce qu’il faut que les mineurs soient dans les mêmes privilèges économiques qu’avant la guerre.” ¥ * * Londres, 21.— (S.P.A.) — La journée d’hier s’est passée sans espoir immédiat d’un règlement de la grève ds mineurs de charbon.Les deux groupes n’ont pas cherché à sc rencontrer, et personne ne s’est offert pour servir de médiateur.On nourrit encore l’espoir cependant crue la proposition de M.William Brace, président de la fédération des mineurs des Galles du Sud, peut à tout événemnt fai- re renouer les pourparlers; il y faudrait le consententnt officiel de l’exécutif des mineurs, mais ils sont actuellement éparpillés dans tout le pays.Certains extrémistes du côte des mineurs ont sug- 8éré de faire chômer aussi les gar-iens des pompes des mines, mais peu de mineurs prêtent l'oreille à cette suggestion et M.Robert Smil-lie, dk‘ même «pue les autres chefs, s’y opposent carrément.Au ministère du travail, on a de nouveau essayé, en organisant des pourparlers parmi les groupes intéressés, d’éviter une grève chez les employés des chemins de fer et des transpodts.Les discussions à cct effet doivent se continuer aujourd’hui.La grève aura entre autres l’effet de faire monter le coût de la vie, étant donné la baisse de la valeur sterling et l'accroissement des taux de fret à l’inférieur dû ù la diml-million des exportations.C’est l’o» pinion exprimée en Chambre par M.Austin Chamberlain, le chancelier de l'échiquier.Ce dernier a fait remarquer que la surproduction est un facteur nécessaire pour réduire d’une façon permanente le coût de la vie, car quel que soit l’e'fet invr médiat de la grève sur les prix, à la longue elle affectera le bien-être de la nation.Officiellement, on ne connaît pas encore le nomme exact des personnes à qui -la grève des mineurs a fait perdre leur emploi dans les autres industries, mais le, journaux estiment ce nombre à 100,000 au moins, et le chômage propage toujours.M.Thomas Ashton, le secrétaire-général des mineurs, a dit à Manchester, hier, que si le premier ministre convoquait une assemblée des propriétaires de mines et des représentants des mineurs en vue de savoir s’il peut compter sur •.me extraction plus considérable de charbon, il le saura dès la première séance, car on bu donnera tout de .suite toutes les garanties voulues a ce sujet.Les chefs des grévistes sont disposés à assister à upc conférence de ce genre.UNE REVOLUTION POURRAIT EN RESULTER Québec, 21 (S.P.G.)- -M.H.;V.Esmond, auteur dramatique distingué, a déclaré hier soir à son arrivée d’Angleterre, que si la grève des mineurs dure huit semaines, tous les théâtres,de la Grande-Bretagne vont fermer.Une révolution pourrait en résulter, dit-il.Mort subite d’un navigateur M.Jean-Buptiste Coderre, capitaine à bord du “Soulanges”, est décédé subitement, hier soir, comme son bateau accostait au quai Victoria.M.Coderre s’était plaint d’un gros mal de tête, en- se rendant à Montréal, et arrivé au quai, comme il attendait que son bateau accostât, il est tombé sur le pont.On a fait‘venir aussitôt l’ambulance de l’hôpital Notre-Dame, mais à son arrivée, le capitaine était déjà mort.Le capitaine Coderre était bien connu des navigateurs du Saint-Laurent, ayant navigué lui-même plus de trente années.Il y a quelques années seulement, il avait été nommé capitaine du “Soulanges”, bateau qui fait le service Montréal-Berthier.Le capitai-demeurait à Rerthierville.Son ne Coderre était âgé de 55 ans, et corps a été transporté à la morgue, où l’assistant-coroner a disposé de son cas comme étant une mort naturelle.En Cour d’enquête A la Cour d’enquête ont comparu, ce matin, devant le juge Cusson, un nommé William Dunshire et un Italien du nom de Jerry MazeMç, Dunshire est un Ecossais arrivé au pays à bord d’un steamer qui doit repartir demain matin.Il est accusé d’avoir volé une couverture d’une valeur de $5 au bateau qui le transportait.Mazella-est un Italien qui faisait des opérations commerciales avec un associé.Lorsque ces opérations ont cessé, Ma/.ella s’est emparé de certaines lettres qui appartenaient à la compagnie, et sotr associé, qui se trouve compromis assez gravement par un certain nombre d’entre dies, lui a envoyé une action au montant de $1,000.Me Ryan représente pour la poursuite, et Me Frs Biron la défense.Le procès aura lieu le 29.Mazclla a été mis sous un caulionoetneut de $600.M.TASCHEREAU A MONTREAL £M.L.-A.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, était aux bureaux du gouvernement, ce matin, et a bien voulu accorder quelques monnents d’entretie«i à notre représentant.Questionné au sujet des intentkMis qu’aurait lord Burnham, de construire à Chicoutimi et à Québec, des aciéries et des usines à papier, M.ic premier ministre a répondu: Nous ne doutons pas que des étrangers regardent le Canada avec un oeil envie, que ses richesses «atu-relles les tentent baucoun et s’ils veulent construire dans la province de Québec, des usines à papier et —- „ , - .des aciéries, c’est leur droit, ou bi«i i ambulimce 1 a transportée a JJmpi s’ils ont l’intention d’acheter des Pa-mi les visiteurs qui ont été reçus par le premier ministre on remarquait MM.W.Lévesque, h.-M».Désaulniers, Peter Bercovitch et H.D’Hcâlenrourt, autrefois rédacteur en chef du Soleil.Sir Lomer Goura était aussi attendu aux bureaux des ministres.Los autres ministres qu étaient aux bureaux ce matin étaient MM.J.-A.Tessier, ministre de la voirie; W.G.Mitchell, trésorier provin-cal et ministre des affaires municipales, et N.Séguin, nnurslre sans portefeulk.^____________ Fillette blessée par un tramway Hier après-midi, une fillette de 14 ans a été frappée par un tramway, au coin des rues Ontario et Joliette.Elle se nomme Gisèle Pètouin, et est domiciliée au No 387, Aylwin.Une compagnies privées, a supposer ’lu Mil tnl Notre-Dame, où elle souffre de plusieurs plaies contuses à la figure au bras et à une jambe.Son état n’inspire pas de craintes bien graves.^ L’anniversaire de Trafalgar C’est aujourd'hui l’anniversaire de la bataille navale de Trafalgar gagnée par la flotte anglaise de Nelson sur les flottes combinées de totalement ce Ila France et de l’Espagne que com-totalement ce mam]ait 1.amiral \folencuve.Cet événement s’est produit le 21 octobre 1805.Nelson fut tué par une balle à bord du “Victory".La flotte de l’amiral Villeneuve était formée de vaisseaux défectueux et mal armés.Les Anglais ne manquent jamais de commémorer cette date histori-quc.Ce matin, les vétérans des armées de ferre et de nier de cette ville ainsi que la section des jeunes*' membres de la “Navy League” sont allés déposés des fleurs au pied du monument Nelson, place Jacques-Cartier.toutefois qu'ils aient les fonds né cessaires, c’est leur affaire, et le gouvernement n’a rien â y voir.Quant à lord Burnham, dit-il, lors de son passage à Québec avec les délégués de la Presse impériale, nous savons qu'il s'est rendu jusqu’à Chicoutimi avec M.Dubuc, propriétaire des grandes usines de rendrait nous savons aussi que tous dçux ont pris prt à une excursion de pêche, mais nous ignorons oui a pu dit ou conclu entre lord Burnham et M.Dubuc.Au sujet du résultat des dernières élections partielles dans les comtés de Kamouraska et de Saint-Maurice, M.Taschereau s’est déclaré satisfait.Les candidats en présence, dit-il, étaient tous des liberaux qui se réclamaient amis du gouvernement.Dans le Québec, a-t-il ajouté, nous croyons encore aux partis, et si les candidats de la convention libérale ont été défaits, l'avenir démontrera que MM.Ricard et Morin sauront donner leur appui au gouvernement.Quelques-uns ont prétendu voir dans ces élections se dessiner un mouvement fermier.Le résultat a , -, , , certainement dû le* détromper car i descente dans les maisons de de-sur le nombre des candidats élus, «ordre, hier soir.A lu Cour du redeux sont notaires, MM.N.Ricard, | corder, les oiseaux de nuit que les et E.Hamel, et quant au troisième, [détectives avaient encages a Bor-M.Morin, à proprement parler ce I deatix, ont comparu ce matin, avec - — pjui Chez le recorder Des policiers ont fait une autre n’est pas un fermier.UNE DELEGATION GUEUIL M.Taschereau DE LON uasi reçu une delegation de Congueuil, que pilotait M.le docteur E.-M.Désaulmers, député de ChamMy.(Jette délégation’ s’est rendue auprès du premier ministre pour protester contre les réparations que l’on est à faire au bureau d'enregistrement du comté.Les citoyens »c refusent de payer, parce que, prétendent-ils, U» h’on retirent aucun bénéfice et que le coût devrait ca Cire p«j£ par k gouvernement.chacun leur plumage.Des neufs pensionnaires d’une de ces maisons, nas une ne pesait moins de 200 livres.Le recorder Geoffrion les a reçus avec toutes les délicatesses du code municipal.Un jeune homme, surtout, a dû trouver qu’on pou-, valt perdre en pou de temps le fruit de plusieurs semaines de travail, car il a été condamné à 8100 et les frais ou trois mots d'emprisonnement.Depuis deux jours surtont, la Cour du recorder est rempile de ces causes La moralité publique eu bénéficiera-t-elle?En tout cas, H semble que la police est décidée à épurer .certains qparticra.73^5687709337464 19^875 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1920 VOL.XI.— No 2.TARIF DES l'-TITES AFFICHES DEMANDES D'EMPLOI i — JmmiH 28 •oott.Il tou», et 1 tou ptr njot iuppl8inen-tain.DEMANDES D'ELEVES i — Jniffu'* 28 mot».Il tou», et 1 tou par mot tupplOmen-talre.TOUTES LES AtTTREA DEMANDES I — jusqut K mot».Il tout, 1 tou p»r mot «uppIAmrntalpe.CHAMBRES A LOUER t — 15 ta» Jut-Nu'è ïfl mot», 1 tou par mot tuppiementalre TROUVE : — Juiqu'à 28 mot», 20 tou», t •ou par mot "lupplemrntalre.PERDU s — JiKipri 20 mots, 20 tous, 1 •ou par mot guppllfnrntaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER — Jusqu'à 28 mot», 15 tou», 1 sou par mot supplémentaire.A VENDRE : — Jmqu'» 20 mots.Il sous.1 anu par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif SUT tJrmitrrte.Ans LEGAUX t —19 sous I» H*ne •«¦te.NAISSANCES.DECES.MESSES > — 58 • «m n«r JiwrtloTi.PFMKWrTFMPNTS t — 59 ümi».CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES ETC.— »1 00 par Insertion.CHARTE DE MONTREAL LES FEMMES CONSEILLÈRES! LES COMMISSAIRES DE LA CHARTE SE PRONONCENT UNANIMEMENT EN FAVEUR DES ELECTRICES OUI VOUDROM SE PORTER CANDIDATES AUX HONNEURS MUNICIPAUX.—LA REDACTION DE LA CHARTE.SITUATIONS VACANTES ON DEMANDE DES HOMMES pour la construction de vole ferrée.40 tous de l’heure et billets.S’adresser ù la Compagnie des tramways de Montréal, ateliers de la rue CAté, bureau de la construction.AUTOMOBILES CHÂtjFFEÛRS MECANICIENS demandés.Suive» le» cours.Jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cours privé» pour dames.S‘ad.Téi.Est 4344.CouTombe.708 Dcmontigny Est A VENDRE ANTMATTX OOMP'QTTOTTES La chance de votre vie.Nous possédons 100 Inpcrnux sibériens noirs, garantis de lignées, avec généalogie, et le meilleur stock du pays.Offrons trois adultes, avec généalogie.S20.(10.Femelles.10, 11 moi», pesant 10 livres et au delà.Trio de jeune».$0,00.Ceux-ci de trois mois environ.Chanet pour partir.Quelques femelle» et béliers géants des Flandres, gris aeier, à $10 le couple, éligibles à l’enregistrement.Stock de 8, 10 livres chacune.Géants Flandres blancs, rares spécimens, avec généalogie, 015.00 le trio.Ceux-ci sont adulte».Troupeau de vaches Shortorn enregistrées, à sacrifice.Nous discontinuons le département de la laiterie.Bouvillons et génisses de choix à sacrifice.Faites-nous une visite, cela vous paiera, Plusieurs couples de pigeons Flying Homers, 13.00 la paire.10 paires, 020,00, si pris ensemble.Pigeon» White King, plus gros pigeons connus, presque double grosseur du pigeon ordinaire.*5.00 le couple.Tourterelles blanches (colombes), *1.00 la paire.Tourterelles crème, gri.OO la paire.Deux couples de paons adultes, en plein plumage, *75.00 le couple.Deux chiennes Collie et Berger belge mélées, fi mois, de choix, *5.00 pièce.La Ferme Avicole Yp.ma,«ha.St-Hvaelnthe.Qué A V!:\nU!'.poiitelles d’avril et de la fin de mal.S’adresser Gunti, Langlois and Co.Ltd., 105-est, rue St-Paul.PROPRIETES A VENDRE Alexandre Dupuis fPtahli en 1897) COURTIER Kr7 IMMEUBLE!) 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demandeur, vs MIKE BIRD, du même endroit, défendeur, et PERCY McBRIDE, de la cité de Toronto, province d’Ontario, faisant affaires à Montréal, comme distributeur de motocyclettes Excelsior et Henderson, non enregistré, et JOS.LAMARRE, des cité et district de Montréal, gérant local dudit Percy McBride, mis-en-cnusc.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans le mois.Montréal, 16 octobre 1920.T.DEPATIE, Député-protonotaire.LAMOTHE, GADBOIS ET NANTEL, Procureurs du demandeur.AVIS PUBLIC est par les présenté» donné que samedi, le sixième jour de novembre, mil neuf cent vingt, à onxe heurs d l'avant-midi, dans le bureau du nntairr soussigné, au No 92 de la rue Notre-Dame Est, en la cité de Mont-rénl, sera mis en vente, à l'enchère publique, avec autorisation Judiciaire, l’imairu-ble désigné comme loi numéro vingtvieux de la subdivision du lot numéro sept aux plan et livre de renvoi offieiels du Village de St-Jeau-Baptlste, en la cité de Montréal, appartenant à la substitution créée par le testament de Maxime St-Jrnn reçu devant J.A.Quintal, notaire, le vingt-trois septembre, mil huit cent quatre-vingt-dix-neuf.Pour les conditions, s'adresser au notaire soussigné.Montréal, ce vingt et un octobre, mil neuf cent vingt.A.Z GRATON, notaire.92-est, rue Notre-Dame, Montréal.Sur les chemins de fer de France Saint-Nazaire, France, 21.— (S.P.A.) — Bientôt le matériel roulant des chemins de fer de France recevra l’appoint de 176 locomotives de trains de fret, du type américain.Ces locomotives ont été expédiées, toutes démontées, Quelques jours avant l’armistice.Il a fallu deux années pour les remettre en ordre et les rendre aptes “¦> service des trains.Tout comme ils ont accordé droit de vote aux femmes, les commissaires de la charte leur ont reconnu aussi le droit de brigueur les suffrages aux honneurs municipaux.La clause n’a soulevé aucune discussion lorsqu’on en est venu à l’étude des qualifications requises pour être élu conseiller.Les commissaires ont adopté à l'unanimité le rapport du comité d'administration à ce sujet; on a ajouté cependant une dernière condition, que le candidat soit résident à Montréal depuis trois ans.Le rapport adopté se lit comme suit: “Les qualifications des conseillers sont les suivantes: 1.Etre électeur; 2— Etre solvable et ne pas prévaloir de l’article U47a du code de procédure civile, (loi Lacombe) ; 3— N'avoir aucun contrat avec la Cité, ni directement ni indirectement, ni être engagé dans une action intentée par ou contre la cité, comme partie ou procureur ; 4— N’être ni directeur, ni fonc- tionnaire exécutif «l’une corporqnon exerçant une franchise dans la «lté de Montréal, t 5— N'ètre pas membre d’un corps législatif, soit provincial ou fédéral, ni d’une commission permanente provinciale ou fédérale.6— N’ètre ni juge ni greffier de cour ; (un juge à la retraite pourra se présenter cependant); 7— N’avoir pas été trouvé coupable d’un crime infamant par une cour de justice.Les causes de déchéance sont comme suit • 1—Est automatiquement déchu de sa charge tout membre du conseil qui, pendant son terme d’office, cesse d’avoir quelqu’une des qualités ci-dessus énumérées.« 2.—Aucun membre du conseil n’a le droit d’occuper un emploi comportant salaire, dans le service de la cité.LE CHOIX DES AVOCATS.M.Victor Morin, président du comité de rédaction de la charte, a soulevé toute une tempête à la séance plénière de la commission, lorsqu il a proposé les noms de Me Charles Laurendeau et de Me George Campbell, comme avocat adjoints pour la rédaction de la charte.Il a menacé ses collègues de démissionner si ses recommandations n’étaient pas acceptées.Afin de trancher la difficulté, M.Foster propose que l’on reçoive le rapport et que le choix des avocats soit laissé à la commission.M.Morin se lève alors et déclare que ce n'est pas sans mûre considération que M.Evans et lut en sont venus à la décision qu’ils ont prise.Sans vouloir faire de menaces il tient à faire remarquer à la commission que si le rapport est rejeté ou amendé, en d’autres termes s’il n’est pas adopté tel que soumis, il sc sentira obligé de démissionner comme membre du comité.M, Evans considère que puisque c’est au comité de rédaction à travailler de concert avec les avocats, le choix de ceux ci devrait ainsi être laissé an comité même.Ceux que la commission pourrait choisir, dit-il, pourraient ne p is être “personae gratae" nu comité, et l'efficacité du travail pourrait s’en ressentir.M.Roberge demande s’il n’y a que deux bons avocats dans tout Montréal.Quant à lui, il ne le croit pas, et, en sous-amendement, il propose de renvoyer au comité en le priant de soumettre à la prochaine assemblée de la commission une liste d'au moins cinq noms d’avocats, parmi lesquels la commission pourra choisir.M.Sénécal s’informe auprès du président si la charte doit être rédigée en même temps dans les deux langues.C’est alors que M, Francq dit que sur cette question comme sur toutes les autres, il est en désaccord avec les deux autres membres du comité de rédaction.A ses yeux, la charte devrait être préparée et écrite d’abord en français, pour être ensuite traduite en anglais.M.Francq fait remarquer û ce moment que le rapport du comité de rédaction, qui.dit-il explicitement, est tin rapport de majorité, lui-même s’y étant opposé, est seulement verbal, bien qu’il contienne différentes clauses, savoir le choix des Avocats, leurs honoraires, et le choix du secrétaire de rédaction.Il croit qu'il serait préférable d’avoir un rapport écrit.Le major Cape est de cette opinion, et ii propose en substitution au FAITS-DIVERS RENVERSEES PAR UN CHEVAL.Hier, un peu après midi, un cheval qui avait pris la fuite, a blessé deux personnes en face de leur domicile, rue Workman.Les blessés sont Léo LabeHe, 28 ans, 343, Workman, qui s'est fait briser une jambe et qu’on a transporté à l'hôpital Western, et Mlle Ange Hélec, 366, Workman, qui a reçu de légères blessures dans le dos.Cette dernière a aussi été conduite à l’hôpital Western, mais elle a pu retourner chez elle.D’après le rapport envoyé au poste central de police par le sergent Gravel, Charles Beaudry, conducteur d'un attelage au service de la Meadow Sweet Cheese Co, 302 ouest.Notre-Dame, avait 1 issé son cheval aux soins de René Tremblay, son assistant, au coin de la rue Vinet.Tremblay a enlevé la bride du cha-val pour le faire manger, mais pris de peur, k* cheval s’est cabré et a pris la fuite.Dans sa course, il a frappé un poteau du téléphone, et u brisé son harnais.Libre de toute charge, il s’est engagé alors sur le trottoir, et c’est en ce moment qu’il a frappé ces deux victimes, qui marchaient à peu de distance l’une de l’autre.Lorsque l’animal est passé au poste de police, le sergent Gravel, et les agents de police Binet et Boudrias, du poste Turcot, l’ont capturé.UN INCENDIE RUE ST-ANDRE.De bonne heure, hier soir, le feu il pris chez M.Georges Gagnon, 522 St-André.On croit que le feu a été mis par un fer électrique laissé sur une table.Après avoir traversé la table, le fer serait tombé, puis, le plancher percé, il aurait mis le feu entre le plancher et la cave.Un passant a remarqué les flammes, et a sonné l’alarme.Le chef Favreau et ses hommes ont répondu à l’appel.Les maisons voisines ont été aussi endommagées par l’eau et la fumée.La famille Gag .on n’était pas chez elle quand Je feu a pris, et une enquête à fait savoir que le fer avait été laissé sur lu table, par distraction.VOL A MAIN ARMEE.Deux hommes, armés de révol-vers, sont entrés, vers lüh.50, hier soir, dans la pharmacie Thomas, au coin des rues Ontario et Bleury, ont menacé le commis, et ont enlevé de la caisse, une somme de $60., Le commis était seul à ce moment là dans le magasin, et, questionné par la police, il n’a pu donner une description précise des deux hommes ni indiquer la direction qu’ils avaient prise en.laissant le magasin.Le commis, dont on ignore le nom, a averti le propriétaire du magasin qui, à son tour, a averti le bureau des détectives.COLEMAN COMPARAIT.Allan E.Coleman, alias Durand, alias Huntley, alias Carrol, a comparu, hier, devant le juge Cusson, accusé d’avoir été mêlé dans l’affaire Chicoine, le 13 Juin dernier.L’enquête a été fix.au 27.Coleman est actuellement à purger une sentence de deux ans pour faux, au pénitencier de St-Vi neent-de-Paul.Il se trouvait au pénitencier de Westminster.C.A.le crime avant été commis à Victoria, mais les autorités de la police de Montréal ont demandé au ministre de la justice de transporter Coleman à Montréal, afin de l’avoir plus près, pour l’affaire Chicoine.Edna Robinson est compame hier, accusée de vol dans l'étude d'un notaire, et elle a choisi un procès par jury.ACQUITTE.M.Damon Deshild.tenu criminellement responsable delà mort d’Ernest Valade, employé, de la Montreal Crush Stone Co„ a été acquitté hier, par le juge Cusson.MEDECIN CONDAMNE.Le juge Cusson a condamné, hier, le Dr Lucien Roch, coin des rues Sanguinet et Sainte-Catherine, à $500.d’amende et aux frais pour avoir vendu des drogues sans fins médicinales.Le juge eût voulu envoyer le prévenu en prison, mais sur la demande de son avocat, il na infligé à l’accusé que le maximum de l’amende.Le Dr Roch avait été arrêté le 28 août par les détectives Fafard et McDonald, de la police du Dominion, 'il est débordant D’ENERGIE ROBERT G ILL AM, UN MECANICIEN DE HAMILTON, ET ANCIEN JOUEUR DE “BASE-BALL” DECLARE QUE GRACE AU TAN-LAC.IL EST DEVENU UN HOMME NOUVEAU.“Non monsieur, je n’ai éprouvé aucune surprise lorsque je suis monté sur la balance et lorsque j’ai constaté que j’avais engraissé de seize livres, pour la bonne raison que je mange comme un loup depuis que je prends du Tanlac.“Ain si s’exprimait l’autre jour M.Robert Gillam, domicilié rue Niagara No 135, à Hamilton, Ontario.Ajoutons que M.Gillam fut autrefois un joueur célèbre de base-bail et que c’est aujourd’hui un mécanicien de grande réputation.“Pendant deux ans, l’estomac m’a fait souffrir sans arrêt.Parfois mes souffrances étaient si violentes que je me demandais si j’allais pouvoir les supporter.Après chaque repas les gaz m’étouffaient.J'avais des crises qui m’obligeaient pendant trois ou quatre jours de suite à rester au lit.Pendant ces crises je ne^pouvais rien garder.“Il me sembla que ces crises finiraient par m’emporter, car lorsqu’un malheureux malade en est rendu à ne plus pouvoir garder même un verre d’eau, sa situation est sûrement alarmante.Je n’avais plus d’appétit, je dormais très peu et très mal.En dépit des nombreux remèdes que je prenais, je m’affaiblissais et je maigrissais rapidement.“Je lus à plusieurs reprises dans les journaux de Hamilton les attestations relatives au Tanlac.Les bons résultats qu’il avait donnés à d’autres m’amenèrent à en faire l’essai à mon tour.Je dois dire que j’étais rendu à peine à la fin de ma deuxième bouteille, que je mangeais déjà très bien.J’en ai pris quatre bouteilles jusqu’ici et je déclare que je me sens un tout autre nomme.“Jamais la cloche du dîner ne sonne assez tôt pour moi.Je mange de n’importe quoi et tout me réussit parfaitement.Je dors très bien et me lève frais et dispos.Je suis plein de force et d’énergie et le travail ne*me fait pus peur.Tout le monde me dit que je suis main-tement l’image de la santé et je me porte en réalité comme un charme.Chaque fois que je vois un malheureux souffrir corne je souffrais autrefois, je le prends en pitié et dans la sympathie que j’éprouve à son endroit je ne trouve pas autre chose à lui dire que de prendre du Tanlac.” Le Tanlac est en vente à Montréal, dans les pharmacies du Dr Leduc, dans les pharmacies de MM Quenneville, Guérin et Bélanger, chez MM.Lecours et Lanctôt, pharmaciens, et aux Liggett’s Rexall Stores; à Verdun, chez M.Henri-P.Fabien, pharmacien; à Lachine, chez M.Henri Le Cavalier, pharmacien; à Longueuil, chez M.J.-A.Huot, et à Sninl-Eustache, chez M Ernest Lahaie, sous la direction personnelle d’un représentant spécial du Tanlac, ge vers Vladivostok, avec douze cents Russes pour les ramener dans leurs foyers en Sibérie: 11 reviendra avec des prisonniers ae guerre encore enfermés dans ces lointaines régions.On évalue à 100,000 le nombre de ces prisonniers.Le rapatriement est encore difficile ù opérer à cause des obstacles que crée le gouvernement soviet de Sibérie.C’est grâce à l’appui financier des sociétés de secours des Etats-Unis que le projet de la Ligue sera mené à bonne fin sur une grande échelle.Déjà une somme de «HOü.OOO h été consacrée à cette fin.ANTIKOR-LAURtNCE û/*e fitoicALt oes Cors 1 sOot.pricmz, S4N5 OOULlUBi I IN VENTE PARTOUT 251 M.izhwfiüiüjnümi.niJ H.E.BOURASSA , ENGESïIEUR MECANICIEN weÎSautb*4"— llndrta.(Etp4rUncs*d«^30 a«af)*Cll,n**’ r•B•, -’**»rs»a«» «t rectification du cy-*•» cylindres (Cylinders Rocronnd).TEL.LAS.S84S.• ï» ï • S» • • «• S o.J.s i Un Remède contre la Dyspepsie - M.D.prescrit: "Toute personne souffrant d’une indigestion prononcée ou de constipation peut ee guérir en pranant de 15 à 30 goutte» d'Extraits de Racines après chaque repas et au 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Ligue des Nations, de concert avec la Société Internationale de la Croix-Rouge, a équipé un navire qui fera le service de Hambourg à l’Extrême-Orient, dans le but de rapatrier les soldats et les prisonniers de Sibérie en Russie.Le navire se diri- Arthur LALONDE AVOCAT.PROCUREUR.ETC.Etude : Forest.Lalande et C.offln.Edifice du Crédit Foncier, Montréal.Résidence, téléphone Kst 2281.Dr J.M.E.Prévost des hôpitaux de PARIS.LONDRES.NEW-YORK Spécialiata Traitement spécial des maladies ü’Esto-tnac et de la Peau.Nouveau traitement spécifique des maladies algués ou chroniques Ides Organes Gentto-Urinaires.des Reins et de 1» vessie.Traitements électriques.HORACE H.LIPP NOTAIRE ISIST-JACQUES.Main 322| PROFESSEURS Tri Main 3215 i.ni.— Edifice Montreal Tru»t, ri’ * Montré*!.que le comité de rédaction présente' un rapport écrit ù la prochaine assemblée.Les membres votent en faveur de cette proposition à l’exception de MM.Francq et Evans.La commission plénière se réserve le droit d'accepter ou non les noms recommandés par le comité.Pour la quatrième fois, la commission renvoie au comité d'administration le rapport préparé au sous-amendement j sujet du rejet et de l’adoption des rapports au conseil.Le comité est d’avis que les rapports devraient être ou adoptés ou rejetés par ht majorité des membres du conseil, et les commissaires se partagent également pour et contre cette opinion.On ne sait si l’on en viendra à une solution qui rallierait tous les suffrages.LAMOTHE,GAOBOIS&NANTEL AVOCATS J.-O.Lamothe.I.L.D., C R.F.mltlen Ç.ad-hols, LL.L., J.-Maréchal Nantcl, B.C.L.onprcfèr^^^?^/ IcLantic Parce U qull Cît — /D ./ïhl Roland Maillet AVOCAT ET PROCURBTTH iü'à rue bt-jjenis.TeL Est 893.Jean C.Martineau LLL AVOCAT 71A rue St-Jacques.Main 7620.474 rue St-Denis.Est 2275.Seerélariat des “Amis du Devoir” "D IEN qu’un mélange scientifique des meilleurs thés de Ceylan et des vIndes, comme seuls des dégustateurs experts peuvent combiner, peut donner la saveur persistante et agréable et le parfum capti vant qui carao térisent Victor Rager Arm.Cloutier PAGER&CLOUTIER AVOCAT U inteuble Power, 83 ouest, Craig.Tél.Main 5508.480 RUE SAINT-DENIS COIN 8HERDP.OOKE.tél.Bell Est 6417.MONTREAL Rear** de hureaas de mldî è A hr* p.tti Dr J.-M.-A, VALOIS, Malrdies des voies urinaires 4ü, rue Saint-Denis.Montreal Dr R.TESSIER (.hoyuticr de l’Ordre de Léopold II.de Belgique, médecin de* hôpitaux mllltül-„r3 » l’hôpital Co- onjn fh» farta.Spécialités : ppRii et voles i1.» \f7^ATrn,tcm™ts spéciaux.Aussi ù électricité._ 295 RACHEL, and» Salnt-Oèol».Salnt-Loul* 8407, le Dans des milliers de foyers Canadiens, le "THÊ PRIMUS” est le breuvage préféré.Il est économique parce-qu’il donne plus de tasses à la livre, de meilleur thé qu’aucun autre thé sur le marché.DEMANDEZ CIER LE ' A VOTRE EPI.THE PRIMUS •• Vtrl oh Soir.L.CH A PIT, FILS * CIL.MONTREAL.Limitée Tél.Main 11S3.Ré».Wertmoant IMS.TModule Rhéaume, c, r.AVOCAT EDIFICE "LA SAUVEGARDE” 92 Notre-Dame Est, Montréal.ST-GERMAIN, GUERIN & 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Mais, sans l’écouter, la jeune fille courait vers le lit.Gaëtan lui tendit les bras et.plusieurs minutes, ils demeurèrent enlacés, savourant le délicieux bonheur de sc sentir réunis après les cruelles angoisses de l’heure précédente.—Je ne croyais plus te revoir, ma soeur, balbutiait le petit garçon.La mer avançait.Elle allait me toucher au fond de la grotte quanti mon oncle est apparu.Oh! combien je t’ai inquiétée, mon Alix! dit-dl avec désespoir.Mais pourquoi cet homme m’a-1-:l abandonné là?.Pourquoi m’en voulait-il, nia soeur?—Ah! M.Maublars! fit-elle «our-dement.Pourquoi l’as tu suivi, malheureux enfant?—Mais je ne l’ai pas suivi, Alix!.J’étais bien tranquille dans le salon.je sommeillais même un peu près de Xavier qui donnait tout à fait, lui, quand je me suis senti saisi, emporté au dehors.En me débat- tant, je parvins à les-er la tête et je reconnus ?*1.Maublars.Mais il inc serra plus fort et il me fut impossible de faire un mouvement.Je savais que nous allions vers la mer, .l’entendais de plus en plus le bruit des vagues, bientôt je sentis un peu d’eau sur mes mains et sur mon visage.Puis je fus déposé à terre.Jetais seul, dans l’obscurité, et un bruit effrayant se faisait entendre à quelques pas de moi.Au bout d’un instant, je sentis un frôlement sur mes pieds.C’était la mer qui arrivait.En reculant, je heurtai' le fond d’une grotte et je compris qu’il m’était impossible de fuir.J’ai pensé alors que j’allais mourir et j’ai demandé à Dieu de te consoler, ma soeur chérie, dit-il.on lui entourant le cou de scs bras dans un élan de tendresse bien rare chez lui.—El ce Dieu si bon t'a exaucé en te sauvant, mon petit frère.Demain, nous remercierons ensemble celui qui a été son instrument et qui n’a pas hésité à risquer sa vie pour toi.—Oh! Alix, comme il est fort et courageux I.Et maintenant il est bon.Ce n’est plus du tout le même.Je trouve qu'il ressemble beaucoup à maman.Mais peux-tu me dire, Alix, pourquoi M.Maublars a voulu me faire mourir?Il attachait sur elle scs grands! yeux graves qui réflétaient l’indicible étonnement de cette âme enfantine devant ce mystère d’iniquité, cette vengeance inexpliquée pour elle.Alix serra fièvreusement les mains de son frère en étouffant un soupir d’angoisse.—Il nous hait tous, voilà ce que je puis te dire, et, s'il t’a choisi pour vietime, c’est que tu ressembles à ceux qui ont le premier rang dans ses rancunes.—A ma mère et à mon oncle, alors, conclut-il sans hésiter.Je comprends maintenant, ma soeur.—Alix, venez vous mettre au Ht, je vous prie! s'écria miss Elson* avec autorité.Si vous voyiez quelle mine vous avez!.Gaëtan en sera quitte pour peu de chose, je l'espère.car il est robuste, mais on n’en peut dire autant de vous.Laissez-vous soigner, ma chère, vous en avez plus grand besoin que lui, croyez-moi.La jeune fille embrassa son frère et se dirigea vers sa rhambre.Un tremblement l’agitait, une rougeur brûlante avait remplacé la pâleur de tout à l'heure, et, dans son cerveau, les idées commençaient à s’emmêler bizarrement.Une fois couchée avec l'aide de l’institutrice, elle laissa tomber sa tète sur l’oreiller en murmurant d’une voix lointaine: —Je vous ai offert.mon Dieu.tout pour leur âme!.Even.mes frères, grand-père.pour eux, mon Dieu! XIX Le soleil levant pénétrait en flots d'or dans la chambre rose et blanche, l’élégante chambre parisienne transportée dans l'austère tour de Saint-Conan.Les rayons, où dansait une poussière lumineuse, faisaient étinceler la glace Louis XV, enveloppaient d’une lueur blonde !e portrait de Mme de Sézannck et, sur le chiffonnier, venaient errer parmi les fioles à demi-pleines, les tasses et les menus objets nécessités par la maladie.Mais ces indiscrets rayons ne s’en tenaient pas là et, curieusement, effleuraient le jeune visage à demi-enfoui dans l'oreiller, soulignant ainsi les traits creusés et le teint blême de celle qui dormait là.Etait-ce bien Alix de Sézannek, cette pauvre petite créature amaigrie, que Mathurine regardait dormir avec attendrissement?La maladie qui avait terrassé la jeune fille au soir de la mort de Mme dr Reg-brenz avait opéré d'effrayants ravages sur cette ronstitution frêle, et cependant, depuis de longs jours, elle luttait contre la mort.Even, brisé de douleur et de remords — car il s’accusait d’avoir si longtemps laissé toute liberté à sa soeur — avait appelé les meilleurs médecins de Nantes et, enfin, le docteur Sérand lui-même.La veille seulement, celui-ci avait prononcé un mot d’espoir.—Je trouve un mieux léger, très léger.Si elle peut dormir paisiblement quelques heures, elle sera sauvée.Voici pourquoi Mathurine, flottant entre la crainte et l’espérance, écoutait la respiration de la jeune fille, saccadée d’abord, puis s’égalisant peu à peu jusqu'à devenir un souffle régulier.Le visage de la fidèle Bretonne rayonna de joie, ses mains se joignirent dans un geste de reconnaissance, mais elle demeura immobile, n’osant faire un mouvement pour annoncer la bienheureuse nouvelle.Elle demeura ainsi près d’une heure, Jusqu’à l’instant où le docteur Sérand entra, suivi de miss Elson et d’Even.Mathurine posa un doigt lèvres en murmurant avec ment; —Elle dort! Et tous eurent un soupir heur, de soulagement immense.mais aucun à l’égal d’Even.Nulle sur ses ravisse- de bon- parole humaine ne saurait dépeindre le regard de radieuse reconnaissance dirige vers la blanche Madone si Chère à Alix et devant laquelle, en ces jours d’angoisse, le pécheur converti avait réappris à prier.Ils s'assirent tous trois dans un angle de la chambre et bientôt Xavier et Gaëtan, se glissant par lu porte entr'oùverte, vinrent doucement les rejoindre.Even prit sur ses genoux le plus jeune des enfants et entoura de son bras le cou de Gaëtan.Maintes fois, pendant cette période de mortelle inquiétude, ils étaient venus se réfugier ainsi près de celui tjiti les aimait maintenant avec passion.La voix grave et tendre de son oncle Even avait sen je, pu atténuer le sombre désespoir, (affreuse angoisse de Gaëtan en présence du danger menaçant sa soeur.En cette occasion s’étaient révélées à Even l'âme ardemment aimante et la force de volonté de son neveu, en même temps que la puissance de réflexion de ce jeune cerveau.Surpris et un peu effrayé, il avait murmuré comme autrefois Alix; "Que deviendra cet enfant?.«nge ou démon?’’.,.Avec une extrê-me attention, il étudiait chaque jour cctle riclie et étrange nature et prenait une influence grandissante sur ce petit être sauvé par lui.CA sufvre) Journal rat imprimé nu Nn 43 ru* Satnt-Vlnrcnt, * Montréal, par ITMl’itlMK-IUH l’OI'lLAIHK >* rripomubilltC iiuiiUc».Jna J.bancli.ml.srrnnL LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI ül OCTOBRE mu VOL.XL — No 24> _______________t (commerce et finance] Spar____ - , _ 109 «*t le* Cum.da Steamship Lines ! à 75 12.| ; ttTERATIGXS DE LA MATINEE.(Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie.) | Iron to à 54, 25 à 53, 25 a 18.1 Strcl 50 a 64 1-2.Abitibi 25 a 72 1-2, 225 à 72, 90 à 71 3-1.| 75 il 71 1-2, 5 à 7i 1-|, tu à 72 1-4, 10 à 72 3-8.1 Brazilian 100 à 35, 15 à 35.A Sugar 150 à 90, 25 à 89 1-2, 68 à 91 1-2,1 125 à 9.25 à 90 1-2.Ornent 10 à 60.Brouipton 1195 â 75, 25 * 71 3-4, 125 à 71 1-2, '°'' 5 71, 225 à 73 7-8, 10 à 73 3-1, 100 à 71 1-1, Laurent 125 à 197, 50 à 105 1-2, 25 à 106, 140 à 105.V-Hrev.765 à 6'-.5 ù 61 3-1.C.Smelt 60 à 21.?’ T ’ { Spanish IIjO à 10.,, 25 à 105 3-4.Wayag.185 A 147.25 à 147 1-4, 50 a 147 1-2.M.Power 6 à 82, 2 A 80, 72 A 81 1-2.LE MARCHE ALIMENTAIRE lE M ARCHE DU BEURRE X’EST PAS ENCORE FIXE ET LES PRIX SONT A LA BAISSE.— LES CONDITIONS DU MARCHE DANS CE COMPARTIMENT.— LES OEUFS SE VENDENT CHER.Le marché du beurre reste quel-lue peu incertain et les prix ont ¦neore unie tendance à la baisse, fout indique en effet, si te* _con-litions actuelles restent les mêmes tendant quelque temps, que les irix vont baisser etncore.Nous ne faisons pas ^exportations et les marches urbains commencent à Mre encombrés passablement.D’uu mire côté le comsommateur ne fait pas de provisions préférant atten-Ire une nouvelle baisse qu'ils at-.indent dans quelque temps.Les commerçants sornt alors forcément .ibiigés de liquider à un prix plus bas les réserves qu’ils ont en entre-pôts.Le marché, par suite de la belle température que nous avons, est plus approvisionné d’oeufs (pie par le passé.Le temps est exceptionnellement favorable ù la ponte.Les prix ne baissent pas pourtant.Nous panons encore cher pour nos provisions d’oeufs.Comme question de frais c'est à peu près les seules denrées dont les prix n’ont pas diminué depuis quelques semaines.t'rodrils de l’érable— Sucre d’érable.26 à 28c.Sirop d’érable.$1.90 à $2.20 Farine-Type— ; Franco à bord (f.o.b.) Montréal .En lots fractionnés et aux épiciers .Oeufs— Oeufs frais choisis .68 à 69c Oeufs strictement frais.75 à 76c Second choix.50 ù 60c Beurre— De beurrerie, pasteurisé .51% à 52c De beurrerie, premier choix .\ .51 à 51 lie De beurrerie, bon choix 49 Vi à 50c l.icre— Le prix du sucre granulé est maintenant de $19.50 par 100 livres chez tous les raff incurs.$12.50 12.80 Fromage-— Bonne qualité .Fromage coloré .23 lie 24 % c Pommes de lare— Lcb ventes de ce produit sont usez fortes, et les prix ont baissé considérablement ces jours-ci.On demande $1.40 pour un sac de 80 livres pris au wagon, et $1.75 pris à l'entrepôt ce gros.Les viandes fumè-r— Jambons de 8 à 10 livres, 43 sous, de 10 à 15 livres, 40 sous; 18 à 25 livres, 38 sous.Le lard à déjeuner (bacon), fait 53 sous, et le lard désossé, Windsor, se vend à 60 sous -c- La dette des Etats-Unis LA HOWARD-SMITH.Le bureau des directeurs de la “Howard Smith Paper Ltd.’’, s’est réuni, hier à Montreal.Immédiatement après cette réunion, il a été annoncé que le bureau de direction a considéré et approuvé le projet d'émission de $1,000,000.de nouveau capital ordinaire qui seront offerts au pair aux actionpaires dans une proportion d’une action pour chaque lot de trois actions qu’ils détiennent.Les détails concernant la date, etc., seront donnés plus tard.La capitalisation actuelle de la compagnie est de 82,500,000 de capital ordinaire et de $1,500,000 d’actions de priorité, tes deux, valeur au paix $10(1 par action.Le capital de priorité et à 8 pour cent cumulatif, devant monter à 10 pour cent quand 8 pour cent auront été pavés sur les actions ordinaires.A l’heure actuelle les deux émissions rapportent des dividendes de 8 pour cent par année.La compagnie a aussi >800,000 d’obligations première hypothèque à 6 pour cent remboursables dans 15 ans, datée du 1er juillet 1919 et venant à échéance Je 1er juin 1934.La compagnie primitive fut incorporée en 1912 avec un capital autorisé de $1,000,000 qui’ fut porté à $3,000,000.au mois de novembre 1918 et à $4,725,600 au mois de novembre 1919.Cotte compagnie fut acquise le 1er janvier 1920 par la présente organisation.La compagnie s’est aussi assuré le contrôle de la “Toronto Râper Manufactur ing Company Limited’’.Ses usines à papier sont à Beauharnois, Grab-tree et Cornwall.Dans cette dernière die vient d’installer une importante machinerie pou- la produc-Mion de la pulpe sulphite et dans les autres elle r aussi entrepris des travaux d'agrandissement qui sont terminés où sont sur le point de l’ètre.LA MATINÉE A LA BOURSE LA COTE SEMBLE ETRE A LA BAISSE DANS CERTAINS COM PAHTLMENTS AU MOINS.— L’IMPORTATION DES P .AIMERS.—LES BROMPTON PAPER SONT EN VEDETTE.— LE MARCHE DE NEW-YORK.Le Parc Dominion Les directeur du Dominion Park Company, Limited, à la suite d’une réunion du bureau de direction tenue hier, ont déclaré un dividende régulier ordinaire au taux de 6 pour cent.Ce dividende sera distribué 1e 39 octobre prochain aux action naircs enregistrés le 27 courant.Les recettes brutes de la compagnie au cours do la dernière saison ont été de $330,000, soit une augmentation de $30,000 sur la saison précédente.Les recettes nettes ont aussi augmenté sensiblement et s’établisssent à $34,619.Washington, 20.Le Trésor annonce que la dette publique des Etats-Unis était, le 30 septembre 1920, de $24,087,356,128, comparativement à $24,299,321,467 le 30 juin 1920.BOURSEüi NEW-YORK (.ours l'urn( pur la uinisou KorHcr, Bfaurais et Clc, 88 rue Noire-Dame ouest, Montreal.La récolte du blé en Rustic Des statistiques publiées dernièrement par tes Bolsheviki établissent que la récolte du blé en Russie sera celle année de 132,400,000 minots, tandis qu’il lui en faudra 273,600,000 minots pour nourrir toute sa population.La moyenne de la récolte du blé en Russie, de 1914 à 1917, a été de 682,000,000 de minets et les besoins annuels étaient de 652,000,000 de minots.Le marché local a été un peu plus faible, ce matin, bien que le volume des 'ransactions ait été assez prononcé.Les valeurs de pulpe et de papier ont continué leur marche à reculons et l’on dit encore qu’elles vont baisser d’ici à quelque temps.Comme nous te disions hier, l’importation du papier de la Suède et de l’Aliemagne va être de nature à nuire au commerce canadien.Depuis quelques an -nées, ces pays n’exportaient plus de papier en Amérqiue, mais on dit qu’ils sont sur le point de recommencer.Le papier qu’ils vendraient de ce côte-ci de l’Atlantique serait meilleur marché que le papier que l’on fabrique dans les manufactures du Canada.On comprend qu’une rumeur de cette sorte n’est pas de nature à améliorer ces valeurs qui sont encore fortes.Il y aura probablement quelques fléchis* sements mas ils ne devraient pas être très prononcés, d’ici à quelques semaines au moins.Les Brompton Paper, dans ce compartiment, ont été les stocks :es pjus actifs de la liste ce matin.Les directeurs de cette compagnie tiennent aujourd’hui une assemblée.Us décideront probablement quel sera le taux du dividende qui devra être paye pour l’année courante.Quelques-uns s'attendent à une majoration de dividende, mais il n’est pas probable qu’on en vienne à cette décision.U n’y a pratiquement pas eu de changements dans le compartiment du sucre dont la cote oscille depuis quelque* jours.Le marché de Wall Street, par ailleurs, était ferme à l’ouverture mais est devenu monotone et plus irrégulier dans le courant de l’avant midi.Voici les transactions qui ont eu lieu sur la place de Montréal: tes Brompton Paper mènent la liste et s$ maintiennent fixes à 75; les Abitibi Power se présentent ensuite cl oscillent entre 72 1-2 et 71 1-4; les Atlantic Sugar ouvrent à 90 et fléchissent à 89 1-2 pour se reprendre à 91 1-2; les National Breweries se traitent assez facilement à 65; les Laurentide fléchissent de deux points à 105; les Brazilian Traction demeurent inchangées à 35; les Iron débutent à 54 pour ter minci à 51 3-4; les Montreal Power se fixent à 81 1-2; tes Spanish River font encore le sujet de multiples transactions à 105; les Wayagamaok se transigent à 147; les Steel of Canada font 64; les Dominion Bridge font 85, 10 parts de Canada Cernent trouvent preneur à 60; les Riordon Paper perdent un point à 214; les Smelters sont faibles à 24; tes Asbestos Corporation ne bougent pas 96; les Price Bros sont encore bien vues à 355 et les Howard-Smith sont en baisse ù 158.Dans le compartiment düS valeurs de priorité il faut noter les Dominion Glass à 85, les Howard Cours du change Cote des devises étrangères de L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et agents de change, ores 'a Bourse de Montréal.Cours moyens A New-Yorw: Londres, (livre sterling) .3.45 Paris, (franc).15.35 Bruxelles, (franc).14.50 Genève, (franc).6.32 Madrid, (peseta).1423 Berlin, (mark).0146 Vienne, (couronne).0040 Rotterdam, (florin).31 Rome, (lire).26.10 A Montréal: New-York .10% Londres Paris Bruxelles 12.90 Genève • « 5.40 Madrid .1580 Berlin , .0176 Vienne .0055 Rotterdam .34 Home a.• • •• .« 23.10 Trois Placements 6% Obligation* 1925 de la ville de Sherbrooke Obligations scolaires 1930 de Lachine Obligations 1930 de la ville de Trois-Rivières On souscrit à nos bureaux et chez nos correspondants ; VsrssU'MPJfntaire 'mOHTKlM.-.BOUjalS OTTAWA OUESCC A* TOUtCAA AOATO* Bureau-chef ; Montréal, Immeuble Versailles.Dividendes déclarés Dominion Bridge.— Un dividende de 2 pour cent payable le 15 novembre aux actionnaires enregistrés le 30 courant, ACQUITTE.• M.Damon Deshild, tenu criminel lement responsable de la mort d’Isrw Out.( ours fournis pur la maison Midi Fortier, Itcauvuis et Cie, courtiers ;!8.ouest, rue Notre-Dame, Montreal.Allis Chalmor • « 34% Am.Heel Sugar Am.Can a a xiw.33% Am.Cnr A F .135>4 135% Am.Inter Corp Am.Linseed • 1 t - r Am.Locomotive !•«% SHiVi.Am.Smelting WVx 58% Am.Sugar 107 Va Am.Sumatra Tobacco 87 Vj Am.Woolen .72', Anaconda Copper .:>o 50 Baldwin 115 114% Bethlehem Steel (li) .721 « 71% California Uetrol .Canadian Pacific.12q 35% (¦encrai Motors.17% (lodrlcii 50% Créât Northern Ore .43’« 43 Internat.Nickel .17 A 17 Inter.Mere.Marine ., 10 do pfd 71 Internat.Paper .Kelly SprlnffelcL.Keystone Tire Atellub.53 '«»% 53 15% 15 (•ackawanua Stcl .84 V) 64% Maxwel Motors Mexican Petrol f , l»2i.191 Midvale Steel Missouri Pacific.Nova Scotia Steel .Ohio Cities («as an Amer.Petrol .»() 80 Vanadium .«4li 04% Pierre OH.Pierre Arrow 33«, 08 C 35% Pressed Steel Car .70 Beading Republic I.A S., .«7»* 87 % 77>* 78 Royal Dutch Sinclair Oil Cons.:u m\L Studebaker 57 M, 57% Texas Oil .50 V, 50% Tobacco Produrls.Bethlehem Motors,.4 United Retail Stores.7 4 Va 74 U.S.Rubber .77 U.S.Steel 88U 88% Westinghouse *7 Willys-OverlntHi .U 10% Noua Offrons Paroisse Notre-Dame du-Perpétuel-Secours de Montréal Obligations 6 pour cent Payables le 15 juin 1925 Coupures : $100, $500 et $1,000 « Prix : le pair (100%) et intérêts) courus Beausoleil, Limitée Bons et Obligations 112, rue St-Jacques Montréal Tel.Main 1415 _______________ 160 CITÉ DE HULL Des offres de service comme ingénieur de la Cité de Hull seront reçues par le soussigné jusqu’à lundi, le 25 octobre courant.On devra spécifier le salaire, l’expérience, etc.H.BOULAY, Greffier de la cité.Hull, ce 7 octobre 1920.PACIFIQUE CANADIEN CHANGEMENTS DANS LE SERVICE DES TRAINS DE VOYAGEURS en vigueur le 31 octobre fntre Montréal rt Ottawa.Montréal et Boston ' Montréal et Sherbrooke Montréal et Pointe Fortune.Pour détails, s'adreser aux agents.nost Valade, employé de la Montreal Crush Slone Co., a été acquitté hier, par le juge Cusson, t , garanti plus les profits Pas intérêt» «ont |>»yé» tou» le, troi» moi» Demandez la brochure vous renseignant comment faire du 7% garanti et en plus partager dans les profits de la Corporation Financière Equitable, Limitée, qui fait des placements rapportant plus de 20%.CONSEIL D’ADMINISTRATION i MM.Alfred Lambert.Préaident : Président de la Lie Allred Lambert 4nc., et Président de The \ctcu Vale Shoe Co.Ltd.Adélard Fortier, Vice-Pré«ident s «nited>r*Sl!e.Jtv Ve.Sa.Dl.Lu.Temps Ar.Fort William.- , .central 5.55 am Ma.Me.Je.Ve.Sa.Di.Lu.Ar.Winnipeg.i “ 8.45 pm Ma.Me.Je., Ve.Sa.Dl.Lu.Dép.Winnipeg.v w .M • 9.40 pm Ma.Mc.Je.Ve.Sa.Di.Lu.Temps Ar.Saskatoon., g k -g V Mtn.11.25 am Me.Je.Ve.Sa.Di.Lu.Ma.Ar.Edmonton.< v * .M • 11.25 pm Me.Je.Ve.Sa.Dl.Lu.Ma.Dép.Edmonton.v .é, •« 12.01 am Je.Ve.Sa.Di.Lu.Ma.Mc.Ar.Jasper Temps (Parc National).v v l’ac.9.10 am Je.Ve.Sa.Dl.Lu.Ma.Mc.Ar.Prince Rupert.M 7.45 pm a.* .Di.• • .Ma.• • • Je.Ar.Mt.Robson (Rocheuses Canad.)._ H «F 12.14 pm Je.•Ve.Sa.Di.Lu.* Ma.Me.‘ Ar.Vancouver., .V 9.00 am Ve.Sa.Dl.Lu.Ma.Me.Je.Ar.Victoria «( 3.00 pm Ve.Sa, Di.Lu.Ma.Me.Je.TOfiQNTO Four tout renseignement, taux et réserve de places dans les wagons-lits, s'adresser à n'importe quel agent des chemins 'Egons-1 de fer Cnnadicn-National-Grand-Tronc. LE DE VOIS, MONTREAL, JEUDI 21 OCTOBRE 1920 vOL.XI.— No 248 Vie SP° Victoire du Saint-Laurent COMPAGNIE DES I DE MONTREAL I 1 I MC TIGUE ET BLOOMFIELD FONT BATAILLE NULLE HIER SOIR A L’ARENA MONT-ROYAL Le boxeur juif a eu l’avantage dans les premières rondes tandis que l’Irlandais a eu le dessus dans les dernières phases de la rencontre.— Une assistance de plus de 6,000 personnes.— Midgett Smith gagne contre Delmont.— Les autres combats.I ÎÊ Le National Sporting Club a ob-|I|tenu un franc succès avec sa soirée Ide boxe d’hier soir à l’Arena Mont-' Royal car plus de six mille person-vnes avaient envahi le patinoir de la rpartie nord et les combats au pro-(Sgrmnie furent tie toute beauté.II L’engagement principal qui met-] If a it aux prises Mike McTigue et lÿJack Bloomfield fut vivement con-¦testé et nous croyons sincèrement vque cette bataille tloit être déclaré ¦combat nul.Après le combat les «opinions étaient également parta-Igées et cela s’explique facilement.fD’abord ceux qui avaient parié sur A’un ou sur l’autre des combattants réclamaient la décision en faveur ^le leur favori et de plus il p avait la question de race.Les Juifs, pour "la plupart, étaient sympathiques à loomfield tandis que les Irlandais rétendaient que le boxeur d’Halifax avait eu l’avantage et qu’il devait être déclaré vinqueur.Il serait injuste d’accorder la vie-foire à l’un ou à l’autre des boxeurs car Bloomfield eu le dessus dans les premières rondes tandis que le hampion poids moyen du Canada u l’avantage dans les dernières hases de cette rencontre.Tel que nous le disions dans no-re édition d’hier, Bloomfield s’est montré plus fin boxeur que le pu-iliste de la Nouvelle-Ecosse tandis ue ce dernier a démontré qu’il rappait plus fort que son adver-„aire.Si Bloomfield s’était contenté de ‘boxer” avec son rival il aurait sûrement obtenu la décision mais il ommit l’imprudence de vouloir mêler avec McTigue et cela a per-ini à finlandais d’annuler la bataille.Notre opinion est partagée pr un grand nombre de connais-tseurs qui étaient placés aux pre-gmiers rangs.Les deux homunes se talochèrent ans répit du commencement à Ta ifin et ce combat eut le don de plaide à tous ceux qui étaient présents.Bloomfield, nous le répétons, s’est montré meilleur pugiliste que son rival, il se sert très bien du “jab” t frappe des deux mains mais.il mie pt es coups.Par contre McTigue co- c semble pas avoir de force dans gne dur mais il ne possède pas la oience du boxeur Juif et nous di-ons même qu’il se bat gauchement.{L’Irlandais est difficile à toucher t sa position dans l’arène est tout m problème pqur son rival.11 pos-ède une grande allonge et de plus T a l’avantage du poids sur Bloom-ield.Lorsque les deux hommes entrè-ent dans l’arène •ils furent l’objet Tune chaude réception.Les se-1 k onds des deux boxeurs examinèrent les bandages et il s’en suivit une vive discussion au sujet des bandages portés par le protégé de Léo P.Flynn, et ITeming, qui agissait comme conseiller de ‘McTigue, ; voulut faire enlever les bandages de Bloomfield mais l'arbitre .Nie- | Kimmey mit fin à cette discussion en déclarant que ces bandages étaient réglementaires.LA SEMI-FINALE Midget Smith et Mickep Delmont j ont donné une exhibition intéres- j santé en semi-finale mais le petit: boxeur de New-York a encore rem- ! porté la victoire, aux points.Ceux qui ont été témoins de l’as- I saut d’hier soir entre oes deux poids coq sont convaincus qu’ils s’aiment comme chien et chat.Ifs y vont de toutes leur force et on voit qu’ils sont sincères.Les deux savent frapper et osnt aussi capables d’encaisser, mais Smith est beaucoup plus scientifique et quoique ses coups n’ont pas semblé trop affecter Delmont il est sorti victorieux par une assez bonne marge.BUTCH O’HAGAN VAINQUEUR Butch O’Hagan, d’Albanp, a facilement disposé de Marty Wells, de Boston, qui fut mis hors de combat en trois rondes.Q"Hagan, qui est à l’heure qu’il est en grande conditionna mené le bat à une grande allure à partir du signal des hostilités et des la première ronde son adversaire encaissait de terribles crochets.Dans la deuxième ronde.Wells fut couché et .prit avantage de neuf-secondes.Courageux, .il sè reriiit sur Pied et parvirtt à voir la fin dé cet assaut.•• t ‘j A la troisième ronde’, CPHagah débuta par un crochet de droite à la mâchoire, suivi d’un .coup de'gauche, dans l’estomac.Le chqc fut trop fort pour Wells et iT prit dés nouveau le compte pour neuf secondes.Aussitôt qu’il fut relevé OTIagan l’accula le long des câbles et au moyen d’un crochet il le mettait pour de bon hors de combat.Le coup fut déclenché avec une telle force qu4 l’arbitre ne, uoinpta.même pas.Dimanche dernier, la fameuse j agglomération d’étoiles du Collège | Saint-Laurent infligeait une défaite { au Saint-Denis, l’une des meilleures | quipes de Montréal.La partie fui excitante du commencement à la j fin.Lahaie, reconnu comme un des ] meilleurs lanceurs de la ligue in- ! dépendante et Gagnon, qui a fait j aussi sa marque, se livrèrent un l duel émouvant.Si Lahaie retira douze hommes au bâton, il ne faut pas oublier qu’il accorda neuf coups réussis.Gagnon fit mordre la pous-j sière à huit des durs frappeurs u Saint-Denis; et peut s’en fallut qu il | lançat une partie "no hit, no run”.Il n’y eut que Maurice qui réussit une seule fois à loger la balle dans un lieu sûr.Jusqu’à la septièrôï manche aucun joueur n’avait réussi à croiser le marbre.Les Collégiens solutionnèrent alors les balles du fameux Lahaie et réussirent à compter trois fpis.A la huitièm; trois nouveaux points furent aussi enregistrés.La partie était donc aux Saint-Laurent, par le résultat décisif de six à zéro.Les étoiles du bâton furent Cousineau, Cardinal, Rochon, C.L’ar-rèt;Court Barbeau fit des “catches” émèuvants.Un des exploits de la partie fut le vol hardi du marbre par Dan.Cousineau.Tous s’accordent à reconnaître que le Collège Saint-Laurent possède une des plus formidables équipes de la province.HOKAJtt OU «*T1C1 SUBUmLu» pour mt SCHICK EST DEFAIT ' La première bataille entre Tony De Oro et Artie Schick a donné lieu a une exhibition d’endurance inouïe de la part du premier, et tout en ayant encaissé une fessée terrible aux mains de son adversaire il était encore sur pied lorsque l’assaut prit fin.Les deux ont fait preuve de beaucoup d’endurance et l’assaut a grandement plu aux spectateurs à ; en juger par les applaudissemen's I qui ont accompagné leur sortie de l arcne.* , ES SERIES DE LA CLASSE “C” DE LA M.B.A.Sport lj-« srrifs.Les parties disputées hier soir dans les ëries de la classe “C”, de la Montreal Bowling Association, ont donné les résultats suivants : Dominion Express.Alto.11(1 148 188— 391 WhitLn .190 I7t ir,5_ 51g itreWe.123 159 11)1— 443 A.Hudon.170 147 145— 402 Martin.109 154 171— 494 Totaux .arvis.ha piois.Edwards.luerin.Belalr.772 777 James M.Alrd.102 13t 17 178 117 179 781 138 170 172 770—2299 144— 437 242 - 004 141— 457 123— 410 190— 547 Totaux.811 798 810—2455 National Violet iron.17.> 151 srosicr.157 185 Hrosseau .?.177 111 rirdltud.19X H(2 >wier.211 155 148- 471 128— 405 110— 428 142— 532 189— 555 Totaux.918 82» 712—2454 Champêtre._as.101 109 otoerts.100 133 •orryq.144 117 iciitr.122 149 dunes.109 157 148— 478 149— 382 137— 398 98— 309 127— 393 Totaux.630 725 «59 - 2020 Carlisle.SmBerg.140 174 obinson.134 139 «mel.101 170 .168 153 H.Powers.130 182 Totaux.729 824 M.A.A.A.mrle.,:!r, 1
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