Le devoir, 12 novembre 1920, vendredi 12 novembre 1920
[volume XL — No 266 Montreal, vendredi 12 novembre ism abonnements par la poste : Edition qnotidienno (ADA ET ETATS-UNIS.§6 00 JMOM POSTALS.8 00 Edition hobdomadairt (ADA.8?00 Li a rs-UNIS 2 50 (ION POSTALS 800 IE DEVOIR Rédaction et administration I 43.RUE SAINT-VINCENT MOMTRtAI.TÊLÊPHGNEt Main 7480 Slavics DE NUIT t Stdtriio*.Mala CI» aSaJalattalte*.lUia f ISS Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS I A PRESSE ET LES OEUVRES VIH .Timent se libérer?— La vraie richesse— Esprit social — Efficace concours de la presse.-1- Le Canada français, comme la France, ne trouvera pas son hlut et sa liberté économique dans la poursuite des gran- eomn^, pour atteindre ces diverses sociétés et leur communiquer son idée, notre collaborateur u choisi un organe de portée générale et non les quelques revues spéciales que publunt 1 mu.ou l’autre de ces associations.Je pourrais ajout® ici njteia plupart de ces socielcs o surtout besoin de la presse catholique et nationale pour entretenir dans la population l’esprit qui ^ f t ^ est, à proprement parler, leur raison d etre.» il est une eau corie d’oeuvres qui ont intérêt — un intérêt moral et un intere t matériel — à détruire l’absurde préjugé que la re ligion et le patriotisme n’ont rien à voir aux affaires, ce sont bien les sociétés de mutualité, les syndicats professionnels et les coopc- ciete ratives.Iictions de Dieu et qui n’ait pas besoin, pour se justifier, de brturer les prescriptions du droit naturel, de l’Evangile et de t Ihéologie morale.C’est la seule fortune qu’un peuple catho-I que, intelligent et noble peut et doit désirer.G est^ celle-là, [t celle-là seulement, qui assurera la liberté économique des T.anadiens-français en les délivrant a la lofs de la domination e l’or anglais et du joug avilissant de la cupidité.Pour l’ac-I uisition de ce genre de fortune, les contraintes de la morale atholique et les traditions françaises, loin d’y nuire, sont un récieux appoint., .Voilà pourquoi la presse catholique et nationale encourage, lioit encourager tant qu’elle peut les oeuvres économiques qui Intretiennent ou font revivre les vertus domestiques de la Ce motif s’ajoutera, esperons-le, a tous les autres, pour démontrer aux fondateurs et aux propagandistes des oeuvres économiques, qu’ils doivent à la presse catholique et nationale appui plus actif, plus général et plus efticace que celui qu ils un lui ont donné jusqu ici.BILLET DU SOIP.MAIN LÉGÈRE jug de la îinance anglo _ - .“oissance normale des petits patrimoines et la mise eu valeur fciale des petits capitaux.Voilà la vraie richesse des nations, I» plus sûre, la plus solide, lu plus profitable, celle qui résiste | mieux à l’alea des guerres, des révolutions, de l’agiotage, Idle qui tente le moins la cupidité ou la jalousie de la haute finance, qui aiguise le moins les fringales du fisc ou les con-oitiscs du socialisme; c’est aussi la seule qui mérite les béne I:„i;„„„ n;.,.of *»„¦ n’oit nos hosnin.nnnr se Justifier, de ., .r/n romancier a imaginé celle scène-.dam une gramie soirée, il y a tu oui de bijoux rares.L’notesse, prévenue, veut avant tout sauver l’honneur de sa maison et ménager l’orgueil de ses invites.Elle fait fermer toutes les issues, en secret, puis réunit ses invités, leur lient ce pc tit discours : “Quelqu’un, ici, a perdu un bijou de prix.Je vais faire poser sur la table de cette salle une coupe d’argent.Toutes les lumières s’éteindront cinq minutes.Je suis certaine de trouver ensuite lebijoi égaré dans la coupe d’argent.Elle |âcê“:"éço'nomie, prévoyance, probité, et les mettent en valeur faLmtnt lèiTumh’ rar l’adjonction du sens social, de 1 esprit d association, qui i ^ la coupe (lg n devait être lions a trop longtemps fait défaut, tout comme à nos cousins - Se France., .Quél est ce benêt d’économiste français qui a prétendu que es Anglo-Saxons doivent à leur individualisme ce qu’il appelait leur “supériorité” ?C’est si bien le contraire ! Grâce à Leur formidable esprit de corps, les Anglo-Saxons, les plus obtus fies Européens, mènent le monde; tandis que nous.Français fies deux continents, nous nous faisons rouler par tout le mon-He, grâce à notre incurable individualisme.1 combien de fois en ai-je cause avec ce pauvre Des jardins! fbanue année, i! croyait toucher au but désiré, qui était dob-|enir une loi fédérale donnant à ses caisses populaires une soûle base légale; mais il voyait toujours l’obstacle se dresser./obstacle anglais?Oui, mais généralement posé par des nains françaises* banquiers, marchands-détailleurs, tous gens pratiques mais de courte vue.Aveuglés par la préoccupation Immédiate de leurs petites affaires, ils ne voulaient pas com-prendre que tout ce qui contribuerait à mettre en valeur réhargne française, à la sortir du bas de laine pour la canaliser, fa concentrer et l’utiliser en vue d’accroître les forces écononu-fjues effectives de la race, finirait par profiter à leurs propres hffaires.On peut en dire autant des coopératives de vente et l’achat, des sociétés de crédit et d’assurance agricoles, etc.^lies ont toutes rencontré les mêmes oppositions sorties du mê-fond à’égoïsme individuel ou collectif.* * * Henri BOURAm voir mais qi ol Un de dos lecteurs est justement alarmé de ce que la bonne réputation de bon sens et de dignité de !a ville de Montréal ait été subordonnée à,la réclame d’un exploiteur judéo-américain en entreprises cinémalographiques.Et il n’est •aps le seul, des centaines pensent comme lui.Louis DUPIRE.DEUX CONFERENCES DE M.BOURASSA Au Monument National le 18.— A Verdun le 24 novembre.BLOC-NOTES Si l’obstacle est à peu près renverser aujourd’hui, à qui fie mérite en revient-il?Dans une large mesure aux journaux catholiques et nationaux, qui n’ont cessé de le battre en brèche.Pourquoi ont-ils pu soutenir la lutte?Parce qu’ils n’étaient liés dans la coupe Un courriériste de Paris pouss davantage cette scène, dans un êclu tout récent.U raconte, dans um feuille antisémite, qu’à une soiree qui réunit chez M.Nahum Sokolov, président de i union sionisu- internationale, à Paris, une centaine d’invités, un collier de grosses perles authentiques disparut.M.Sokolov, ennuyé de t’aventure et ne désirant guère retracer le voleur, posa, comme dans la scène, precedente, une coupe d’urgent sur une table, éteignit l’électricité et demanda a la ronde à celui de ses amis qui avail voulu, dans un moment de distrac tiion, voir de trop près le collier, de le poser dans la coupe, à la laveur de l’obscurité, après quoi Tincideql n’aurait pas de suite.“L’électricité rallumée, et comme chacun s’atten dait à voir le collier remis dans t» coupe, ne s’aperçut-on pas avec émo que la coupe d’argent avait tout sim plement disparu a son tour * écrit le chroniqueur.Si ce n’est vrai, c’est bien imagine.Tout de même, le chroniqueur a l souffle nn peu court.En ces temps-ci où chacun prend son bien ou U le trouve, et où.selon des théoricien russes, ce,qui est à vous est à tno et ce qui est à moi est à tout le monde, pourquoi ne pas avoir dit ce qui aurait pu tout aussi bien arriver que M.Nahum Sokolov, par exemple, la lumière rallumée, ne rrtron Ut dr.v -J» H"* - si, des colliers (ter perles qnes, ne les avaient plus, les ayant elles aussi, perd- .?[la presse catholique et nationale?'Pour les autres journaux, Quel joli roman policier U n je l’ignore.Pour le Devoir, jusqu’ici.rien.Et pourtant,!""™'* écrire, en mnrae de cette des intérêts généraux de la race.En retour, qu’ont fait ces organisations pour venir en aide à u’elle en a été empêchée par des politiciens.Si la police n’a pas fait tout son devoir, il se peut qu’ils 1 aient ignoré jusqu’ici, mais désormais ils ne peuvent plus invoquer cette raison.Ils ont cet aveu net.catégorique.Les journaux comme la Gazelle ont déclaré que le service de la police est désorganisé, que celle-ci est impuissante, inefficace.(< est sur eux en somme que retombent ces reproches puisqu’ils onl la responsabilité de sa bonne administration.Us ne doivent donc pas hésiter à demander que l’affaire soit tirée au clair et que leur réputation soit vengée.L’«n de leurs subalternes déclare que la police a subi des influences indues.Qu’ils réclament de M.Décary ou du gouvernement provincial — des deux peut-être, pour être plus suèrs d’aboutir—une enquête.Us peuvent compter que la saine opinion publique, à Montréal, les soutiendra.* * * La commission de la charte a décidé à sa dernière séance les questions 'es plus graves qu’elle ait eu à étudier.Elle a procédé rondement.Sans doute, elle se dit, comme tout le monde, qu’il ne vaut pas la peine de polir et de limer une charte municipale qui sera tai"ée en pièces par le parlement provincial.Elle a bien raison.L’ennuyeux c’est qu’elle ait invité de coûteux avocats à mettre un peu d’ordre dans ce maquis.Lors de sa dernière seance elle n’a pas même donné un moment d’attention à la proposition du représentant du groupe des propriétaires qui proposait, ce que nous croyons une mesure lutaire, d’assurer aux gens possèdent et qui «Pim ne peuvent pas se dérober au paiement de l’impôt une influence prépondérante dans fe conseil.Nous avons déjà maintes fois dit que la forme de gouvernement importe infiniment moins que le recrutement des représentants des contribuables.Le système de Hare qui devait, disait-on, assurer la représentation équitable de toutes les minorités est maintenant l’objet des suspicions de l'élément minofitaire.Ce «node électoral inconnu ou mal connu ne lui dit rien qui vaille.Qu’on le repousse donc.Le meilleur mode de représentation propor- gram M.Bourassa donnera d’ici à la fin de novembre deux conférences publiques, à Montréal, l’une au Monument National, le jeudi 18 novembre, et l’autre à Verdun, le mercredi 24 novembre.La première, celle du Monument National, aura lieu à huit heure*, du soir, jeudi prochain, sous les auspices de l’Association catholique des voyageurs de commerce.M.Bourassa y, parlera de la presse Les billets, en ven-Iqnes jours, s’enlè vent rapidement.On peut en trouver encore au Devoir, 43.rue Saint-Vincent, chez Archambault, 312 est, rue Sainte-Catherine, à la li brairie Granger, rue Notre-Dame, aux pharmacies Robert, 1185, rue Saint-Denis, et Boutin, 320, boule vurd Dé car y, ainsi qu'aux bureaux /ignore._ même en éliminant toute idée de reconnaissance, ces inslitu-tions ont un intérêt vital au maintien des organes qui entre-[tiennent la mentalité dont elles vivent.Elles en auront besoin, le jour - assez prochain peut-être — où elles subiront de nouveaux assauts, où l’on voudra leur mettre de dangereuses lentraves.Elles en auront besoin aussi, elles en ont besoin déjà pour créer enlce elles une féconde émulation, pour établir des liens utiles qui décupleront leurs forces effectives.Elles en ont besoin, elles en auront toujours besoin pour entretenir chez leurs propres membres le sens de leurs responsabilités sociales, pour leur rappeler que ces oeuvres réussiront ’ans la mesure où elles seront administrées avec une stricte robité; pour leur dire aussi qu’elles n’ont pas pour unique doi- chroniane, et qu’un auteur soigneux de ses titres appellerait le Coup de ,a : ZF.DE.lobjet de profiter à ceux qui en font partie, mais qu’elles [vent contribuer à la prospérité générale de la race.A-t-on songé*, par exemple, a tout ce que les caisses popu /aires, les sociétés d’assurances, obligées à faire des placements POLITIQUE MUNICIPALE IL FAUT UNE ENQUETE.— UN SILENCE EFFRAYANT— POl’R-qUOT M.DECARY NE CHERCHE-T-IL PAS A SE RENSEIGNER?— M.LE MAIRE ET LES HISTRIONS.Notre dette Nous avions une dette fédérale de 326 millions, quand la guerre éclata; il y a quelques mois, nous devions deux milliards et demi, à peu près.Depuis, notre dette a commencé de fléchir, mais ce fié- „ Hussein rut n’est pas tel qu’il faille I trop compter qu'il s’accentue d'ici d *Dufs quel quelques mois.>ntre temps, les ga-1 zetles ministérielles nous annoncent que “si le Canada peut éviter de nouveaux emprunts et épargner assez d’argent pour se constituer un fonds d’amortissement raisonnable, ii aura payé toutes ses dettes de guerre au 31 décembre 1937'' —dans dix-sept ans.Peut-être Mais U y a deux conditions à tout cela: nous ne devrons plus ean prunier, nous devrons épargner; or ce sont deux choses extrêmement difficiles, pour nos gouvernants.H faudrait, par exemple, pour en arriver à ce résultat en 1937, prélever à même nos recettes, chaque année, quelques dizaines de millions pour le paiement des intérêts sur nos obligations, et verser en outre au fonds d’amortissement une moyenne de 125 millions par an.Cela veut dire que, d’ici 1937, nous sous trairions de notre budget annuel, pour l’affecter à ce service spécial, une moyenne de 150 à 160 mil-.lions, et que.d’autre part, nous de- Les gouvernements — provincial vrions dépenser parcimonieusement et fédéral—devraient d’abord sen notre argent en entreprises publi- tendre sur cette question, ques.Encore un coup, cela peut se On sait que les pêcheries de la faire; mais nous avons laissé gas-1 province de Quélrec se divisent en piller tant d'argent, depuis quel-1 pêcheries muiiiimes et en peche-ques années, nos gouvernants ont ries de l’intérieur.commis tant de bévues coûteuses] Les première*__comprennent les “ ** wl de l’Association catholique des voyageurs de commerce, 1083 est.nie Rachel.La deuxième conférence de M.Bourassa aura lieu à Verdun le mercredi 24 novembre, à huit heures du soir, dans le sous-sol de l’église de Notre Dame-des-Sept-Douleurs, angle des rais Wellington et de i Eglise.M.Bourassa y parlera, sous les auspices de fa société Saint - Jean - Baptiste, (section de Verdun), de la presse et le$ oeuvres économiques.Il y a un dépôt général de billets, pour la conférence de Verdun, aux bureaux de M.Z.Touchette, marchand, 1367a, rue Wellington, téléphone Victrria 1119.Dans un cas comme dans l'autre, on fera bien de retenir ses places au plus tôt, car elles s’enlèvent.ENQUÊTE REGIONALE LA GASPESIE III Le* pêcherie*.— Ce qu’on devrait faire.par _______— .—- sommes aussi bien de nous dire j (je Ma ta ne et de RnnousKi.que nos fils et nos neveux paieront I Celles des autres comtés forment encore des'impôts, quand nous se-1 ce qu’on appelle les pêcheries de rons morts, pour finir d’acquitter J J’interieur.nos dettes de guerre, à supposer j Les pêcheries maritimes et une qu’il n'y en ait pas d’autres, d ici /({partie des pêcheries de l’intérieur: une cinquantaine d’années, aux- j Cl.]ies ,ies comtés de Tèmiseouat.t Lire sa- quelles le Canada participe.Or, ce- Kamouraska, L’Islet, Montmagnv ens qui j ta est encore très peu certain.! Charlevoix, Montmorency et Qué suré toute la portée.Nous l’apprendrons à nos dépens.Le “Telegram" On a signalé ces jours-ci la ré ponse d’un journal de Toronto, écrivant a une maison montréalaise qui voulait s’y abonner: “Nous Les autres, de Québec en montant sont administrées par le gouvernement de la province U y a ici un conflit.Ottawa a-t-il le droit d’administrer nos pê dîmes maritimes?Le Conseil privé — on se rappelle le procès d’il y a une dizaine d’années — n’a pas encore répondu.Qu’il l’ait mu non n’acceptons pas d argent de *a P™' ia coopération des deux gouverne vinee de Québec”.11 s’agit de la] menis dans l’exploitation de ces feuille la plus fanatique et la PmMressources sera toujours nécessaire «ntifrançaise de Toronto, le 7 etc-|Qt{awa doit aider Québec parct __ .______________ ^.gram, — qui est aussi la fenilUs ‘ajqu’iJ a des intérêts dans le Golfe et tionneMe réside dans les quartiers plus répandue de Toronto.O n est j Québec doit aider Ottawa parc?à condition que ceux-ci soient as-i pas la première fois que cette ga- j (jU>jj empoche les profits, la plu$ sez nombreux pour réfléter toutes, zette refuse des abonnements aux j grosse part du moins.Pourquoi les nuances d’opinion.11 est évi- gens du Québec.Elle ne veut pas ¦.,.1.,.Le silence de M.le président de h commission administrative est ef Lie tout repos, pourront un jour entreprendre pour financer nos fr^yeaip^s|dent du syndicat de ln corps publics et les industries, vraiment nationales, celles qui p0nC€i parlant en sa qualité officiel-inettent en valeur les ressources naturelles de chez nous, avec le au nom de plus d’un millier d’ale capital de chez nous et la main-d’oeuvre de chez nous ?Les gents, déc’®^5uen1„ar„ppoI^IeVna P®1”.banques rurales fondées par Luzzati, ont un jour sauvé Htalle *™èchée par certains politi de la banqueroute.Les coopératives et les caisses organisées cjens Pt m.Décary se contente di par sir Horace Plunket en ont fait autant pour l'Irlande.Pour répondre qu’il ne sait rien de ce* cela, il faut le concours de l'opinion éveillée et stimulée par accusations.Mais c’est prenséroenj 1 I» ntvxjiP cette incuriosité de M.le president t18 presse.de 1(| comrnission administrative qui * * ^ étonne.Il a tous les moyens d’in- „ .,, i , ¦ t» - 1 e • * terroger M.Bouchard.La charte Il y a quelques semaines, M.1 abbe Perrier, cure du Saint- |Er‘lo’nne ]e dPoit d’assigner des té [Enfant-Jésus, faisait paraître, ici même, un article fort inté- moins, d’instituer une enquête.U i ressaut, plein de substantiels aperçus, sur la Société des Arti- ne bronche pas.11 peut, sur une Isans canadiens-français (1).“Souhaitons, écrivait-il, que nos simple déptehe au premier minis-' ‘mutualistes restent fidèles à l’esprit de leur fondation.QuMls Vocureur-généJal, provo- ‘cultivenl le sens social, fait de justice et de chanté, et quils qUer une réunion du cabinet, obte-]“pratiquent le dévouement à toutes nos oeuvres nationales.Inir une commission royale.Mais il : “Le moment n’est-il pas venu pour les Artisans, comme pour se tient coi.Comme il le disait déjà “toutes nos société nationales de secours mutuels, de se mettre dans une auti e^circonstance, il n a "plus résolument sur le terrain des oeuvres sociales et naliona- Iiap01!rtant cc travail eût été bien ules et de travailler, dnjps lu mesure de leurs forces, d d«fMU simple car le nombre de ceux qui “oeuvres que je crois plus urgentes que les autres ?Je veux dire ; ont parlé de l’affaire se limite à “la création des syndicats catholiques et nationaux, l’organisa-.deux.Les autres font comme M.De-» » fi v carv: Ils sp imscni» e»i c pm sans tion des coopératives., i doute un peu sur cette conspiration Notre distingue collaborateur me permettra d ajouter que • dll sj!Pnre {jU’iis comptent pour apai-i’oeuvre de la presse calholique et nationale pourrait, sans in-i Ser l’affaire.Les journaux se tairont, convenient, s’aiouter aux deux organisations qu’il a si chaude-ion fera aux agents de nolice et aux ment, et avec tant de raison, recommandées à l’efficace sympa-U^dves quelqu^ concessions et thie des sociétés de secours et d’assurances mutuelles.Je ne j i,ard de public y ait *vu autre cho-crois pas céder au penchant contre lequel je mettais les hom- se quP du feu.*., ’* - *- 1—- -< Mais M.Décary compte avec la complicité des deux chefs de la police: M.Bélanger et M.Lepage.Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes convaincu que l’un et l’autre de ces fonctionnaires sont de très honnêtes gens.Nous avons même recommandé ici la nomination de l’un d’entre eux.Or ils se trou vent dans une situation singulière.L’un de leurs subalternes déclare que la police n’a pas fait son de- dent qu’avec neuf cela serait im possible.* # * M.Martin a dû faire la grimace en lisant l’un des amendements de la commission de la charte.Ce simple petit texte de loi aurait pour effet de fermer la carrière municipale de M.le maire.Cela l’est sûrement pas pour plaire à l’ancien député de Sainte-Marie.La clause à laquelle nous» faisons ici allusion stipule que les membres des parlements fédéral ou provincial ne seront pas éligibles au "onseii municipal.Or, on sait que M.le maire csl membre du parlement provincial.11 a conquis son iège au conseil législatif par des oies assez inusitées, non pas en aisant l’éloge du gouvernement de ’époque, mais par sa critique sans ménagements, il aurait à opter onséquemment entre la place de onseiller, qui est inamovible, et elle de maire qui peut tout de mène, en dépit de ses bonheurs ln-onsés, lui échapper.Four nous, nous ne sommes pas àché que cette petite contrariété appelle à M.le maire qu’il est tout le même soumis à des contingcn-*es et qu’il doit connaître une au-re règle que celle de sa fantaisie.H vient de galvauder l’honneur de a ville de Montréal de la façon la plus irritante, il n’a pas hésité, en 1 n_______.mes d’oeuvres en garde, —- les directeurs de journaux, sans cesse ramenés à l’examen de toutes les oeuvres, n’ont aucun mérite à échapper à cetle tentation —- je ne crois pas exagérer le rôle de la presse en disant que le travail de coopération suggéré par M.l’abbé Perrier n’est réalisable qu’avec le concours de la presse catholique et nationale.Elle seule peut, sinon créer, du moins entretenir et généraliser le mouvement d’opinion et les concours mutuels qui permettront ce rapprochement ; tout (I) Devoir du 18 septembre.1920- non plus échanger avec tes journaux de notre province.Si nous sommes bien informés, c’est qu’on y croit que les Québécois l’assigneraient à tout bout de champ devant leurs tribunaux, à cause des libelles qu’elle commet continuellement contre nos institutions et même contre certains groupes de notre province.Cette tactique de ne pas vouloir qu’on la lise dans le Québec remonte à 1917, en pleine période électorale, alors que le Telegram se fit particulièrement remarquer par la violence de scs attaques contre nous, à l’heure où, pourtant, ses confrères de l’Ontario n’étaient pas des plus doux à notre endroit.C’est aussi bien, du reste.Sau f des cas exception nets, où il s’agit d’être informé, nous ne devons pas aller porter notre argent à ceux qui nous insultent.Et nous ne perdons rien à ne pas lire le telegram, convaincus que nous sommes que même si nous tu* le lisons pas, il continuera de plus belle à nous injurier.L’invasion M.Henri Joly, de l’Institut, écrit dans un récent article à la Libre-Parole de Paris, après avoir parlé des dégâts faits dans tous les domaines, en France, par l’Allemand, dans les régions envahies : “Dans alors ne pas s’entendre tomt de sui te?“Avant de rechercher les moy ens, m’écrivait, en 1918, l’un de inspecteurs de nos pêcheries, d donner une impulsion sérieuse e durable à cette branche important* de nos ressources naturelles, fai sons tous nos efforts pour régira-enfin te malheureux conflit (jui du re depuis de nombreuses années en tre le fédérait et le provincial au sujet de t’administra tion des pê cileries dans notre provi:: jc," Donc, tout d’abord, entendons-nous.Suivons l’exemple des minis tères provincial et fédéral de 1 griculture.Et ensuite?.En 1912, le Dr Howard Murray de l’Université de Dalhousle, HaJ: fax, devant les membres de la Commission de la Conservation, exprî niait de la manière suivante ira dé sirs des pêcheurs de la Nouveüle Ecosse *.“Ils demandent l’établisscmen' d’une agence de pêcheries provin claies, qui aura quelque cesse m hlance avec l’agence de la Marini de la Nouvelle-Ecosse.I-e chef de celte agence, comme le sous-minis tre des pêcheries, devrait être versé dans cette industrie.Cette agence s’occuperait des statistiques pro vinciules, de la mise en vigueur de règlements, de fournir des rense gnements relatifs à la pêche, à h préparation du poisson pour le marché, etc.” Québec devrait avoir une pare-lk agence, à l’établissement et à l’en- 11 » I *«1119/.*1 u M IJ ^ 1 l C » * Il I : .*.1 r% effet, à conférer le droit de cité à P?r*f,e nie me ou le Boche n ® P ‘ * une troupe d’histrions.Contre cet-1 pénétré, nos allies n ont P*s_roo is e inconiDarable £&ffc le Devoir * f*ut pour l«i corruption, funcLint —, .% , qui ne mid point d’argent deii">»' à prix d’or.La dêmoraMsa- tretien de laquelle les deux gouver petites vues, a été le seul à élever |,lon a effrojabh .J ‘ r, îa voix.Mais nous espérons que sa ! comme de 1 aujre et de natu e a protestation ne restera pas sans i î"ir*; tombiT JUSQU a terre 1 idée si écho et qu’il se trouvera au conseil élevée en un qu’il a fait : la charte est muette à protestant plein de «’t P'ein « ce sujet.Elle n’avait pas prévu à ( *è!e (I11' avait assez quel niveau la démaunot» nmtr.! poser a notre niveau la démagogie pourrait descendre.Il a conféré le droit de cité en vertu d’une vieille coutume dont il peut, parait-il.se prévaloir à sa discrétion.Voilà juste-ment qui est effrayant ; M.le maire peut recevoir qui il veut officiellement.Qui ne recevra-t-il pas dans habitude d’op poser a noire ‘frivolité nationale” l'exemple austère de scs coreligionnaires de l’étranger.Or, il est aJé donner des conference* morales et «néme sanitaires dans les centaines de milieux militaires.Depuis qu’il en est revenu, il dit à qui veut l’entendre que le soldat ne ment s coopéreraient.On pour rait lui assigner comme but cc pc tit programme qui embrasse cepen dant beaucoup, tracé il y a déj’ quelques années par M, le Dr J.-E Batiier, inspecteur pour les pêche 'a suite"?H est grand temps que la français e t ‘0J1 ”*,,,,¦ n .moins corrompu de tous ceux qu a a vus, fréquentés et étudiés.” hnrte lui mette des lisières.On doit interdire au maire par uft article de la charte, le (Irn t de donner des réceptions officielles et de onférer les bonneurs municipaux à qui que ce soit, à moins que le conseil en ait été avisé et ait donné son approbation à la majorité des voix, dans une séance spéciale ou régulière, au moins une semaine avant la date fixée pour la céré- monii* Cela confirme bien ce que d’outres observateurs impartiaux, eux aussi, ont (lit du séjour, en France, de millions d'homme* venus de toutes les parties de l’univers, avec leurs convoitises, leurs mauvaises habitudes et leurs vices.Invasion ennemie d’une part, invasion amie de l’autre, chacune a eu ses mauvais côtés, son influence démor» nés: Informer l'opinion publique sur la valeur exacte des produits de la pêche; Comparer l’efficacite des engins de pêche; Fournir des renseignements aux pêcheurs et aux chefs d’entrepri-scs; , , Rechercher les meilleures méthodes pour la salaison du poisson et la fabrication dc.s consirves; ».ludier l'utilisation des sous-produ'ts.” Quoique le commerce du pois son frais, disait, en 1915, M, J.-J.Cowie, devant les membre?de la Commission de la Conservation, se soit développé, au Canada, depu5.quelques années, l'industrie du poisson salé, particulièrement du hareng et du maquereau, est allée Je ma«| en pis.Tout dernièrement, un des p'us grands importateurs des Etats-Unis me disait que notre maquereau d’automne, surtou4 celui qui se pèche aux Iles de la Madeleine, à l’Ue du Prince-Edouard et au Cap-Brc-on, est, sans contredit, supérieur à celui de la Norvège.Quant au hareng, ajoute M.Cowie.je puis vous assurer, en me basant sur ma p”0-pre expérience, qu’à certaines saisons de l’année sa qualité vaut celle du hareng étranger ; cependant lé prix payé aux Etats-Unis pour le poisson d'Europe est ordinairement deux fois plus élevé que celui du hareng canadien, çt le maquereau norvégien y est toujours vendu plus cher que ie nôtre, “A quoi faut-il attribuer cet échec ?Au fait que le hareng hollandais et anglais et le maquereau norvégien sont salés et classes avec, un soin extrême, pacqués dans des récipients bien faits et uniformes, apab’es de supporter les chocs du voyage à travers l’océan el de rete-lir la saumure ; notre poisson malné, au conttaire, a été, jusqu'à pre sent, salé sans soin et parqué dans le pauvres récipients, de sorte qu’il /y détériore et devient impropre à a consommation." On appelle ça du hareng jaune.Il serait donc assez facile de don-ler de l’occupation au Service des lêcheries.La province bénéficie-ait de son travail, comme elle bé-léficie de celui des autres servi es.qui se remuent.“Les autres pays, disait le Dr tobertson, C.M.G., L.L.D., à la séan-e de la Commission d< la Conser-alion de !915, nous enseignent une ‘lonne leçon.Les Pays-Las ont huit écoles de pêcheries et deux vaisseaux-écoles, La France possède mit écoles du même genre, l’An-lleterre, quinze.Le Japon devance toutes les autres nations dans l'ins-ruetion qu'il donne à cette classe le la population.” A peine de passer pour rêveur, te demande pour ia Gaspésie, sinon me école de pêcheries, au moins me école industrielle, où les problèmes relatifs à la pêche, t’aari-ulture, l'industrie forestière, l’in-lustrie minière, dont nous parle-ons plus tard, se partageraient les ours.Qu’on veuille bien ne pas oublier — la suite de celte enquè e le prouvera —- le comté de Gaspé rst !c plus riche du pays en ressources naturelles.II est appelé à * in développement économique con-ddcrable.Or, sans entrainement, lurons-nous its premières places ?N’oublions pas de mentionner La Gaspésicnne Limitée, compa-mle récemment organisée pour 'aire le commerce du poisson.Son programme est vaste.Il ombrasse tout co qui a trait à l’industrie de 'a pèche.Supportons-ln.“Non seulement, écrivait M.l’in-îénieur J.-T.Bertrand, nous en vouons l'exploilation par ks nôtres et pour les nôtres, mais nous voulons urtout arriver à une exploitation progressive, scientifique, hygiénique et absolument économique en tous points, d’après les grands principes de la conservation et de la coopération, c’est-à-dire, obtenir lout le rendement sans épuisement, mai* plutôt en donnant une plus value à ecltr mine devant assurer noire prospérité et dont les produits, jusqu’à présent, les produits et les profits surtout sont allés à l’étranger.” II y a donc, dans ce domaine des pêcheries, beaucoup à faire.Finn in LETOURNEAU.Prochain article: Tagriculture.Hsatricc.C’est du reste lé cas de Sous le* pays où des groupements étrangers nombreux séjournent pendant quelque temps.6 f.EN DEUXIEME PAGE Lire la chronique d’Ottawa par Léo-Paul De*-rosier*.! LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 12 NOVEMBRE 1920 VOL.XL — No 2661 LETTRES AU “DEVOIR” jk N»um r.* publions que des lettres ¦fanées, ou de# communications ac-rompapnée* d’une lettre signée, nree adresse authentique.Les correspondants anonymes s'épargneraient du papier, de l'encre, on timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils roulaient bien ea prendre note définitieement possible, et en la personne des religieuses Franciscaines missionnaires de Marie, saluons avec respect, ce qu'il y a de meilleur eu ce monde : le dévouement et la bonté.AMIGA.Ce 8 novembre 1926.CHRONIQUE D’OTTA WA DES PUBLICATIONS EN FRANÇAIS L’INSPECTEUR v- UNILINGUE Mercredi.10 nov.1920.i "Le Devoir", Montréal ¦Monsieur le Rédacteur, Après quatre jours de service interrompu, la Compagnie de téléphone Bell s’est décidée ii me dépêcher un inspecteur, qui a constaté la rupture d'un fil à l'extérieur.C’est très bien.Mais ledit insitecteur.homme fort courtois, aux premiers mots que j’ai prononcés, m’a demandé si : je parlais anglais.Pour sa part, il ' n’entendait pas un seul mut de fiançais.La Compagnie de téléphone Bell, qui exige de ses téléphonistes et de son personnel de bureau en général, la connaissance des deux langues officielles au pays, ne pourrait-elle fxis exiger lu même chose de ses inspecteurs, en relations aussi bien avec la population française qu'avec l'anglaise?Qu’eût appris mon brave homme, qui m’a demandé quelques renseignements, s’il eût rencontré un unilingue comme lui?Xous payons assez cher le mav-iHiis service qu’on nous fournit pour qu’on nous accorde, par ailleurs, ce qui nous est dû.Quand la Compagnie de téléphone Bell juge à propos d’expliquer à sa clientele eanadienne-française l’état délabré de ses finances, à cause des sacrifices énormes qu’elle consent pour le bien de la communauté, (la panure.') elle trouve le moyen (remployer la langue des gens qu’elle ve.ul atteindre.Pourquoi ne ferait elle pas de même dans ses relations plus intimes aver ses abonnés canadiens-f ran çais ?Il y a un bout pour se faire traiter en inférieurs jtar des gens qui empochent notre argent et se ma-qnent de nous après! Que la Compagnie de téléphone Bell nous donne des inspecteurs bilingues, comme on l’a forcée à nous accorder des téléphonistes bilingues et des factures bilingues.Ce n’est que justice pour nous, et bon sens pour elle.Albert L07ÆAV.Rock Forest, 9 novembre 1920 M.le Rédacteur en chef.Le Devoir, Montréal.Cher Monsieur, Je vous inclus copie d’une lettre adressée au département des publications du ministère de l’Agriculture, à Ottaivu, à propos de circulaires et documents qui m’ont été adressés exclusivement en anglais.Eu réponse, on m'envoie les mêmes documents en français et on me retourne ma lettre, faisant ainsi disparaitre ma plainte.Et l’on prétendra ensuite que l'on nous traite avec justice.J’ai pensé que ce document pourrait vous intéresser.Vous en ferez l'usage qu’il vous plaira de faire.Avec mes remerciements, je suis, votre bien obligé.\’ap.FAVRE AV, Pire.DIFFICULTES SCOLAIRES LETTRE AV MINISTERE L’AGRICULTURE DE Rock Forest, 20 octobre 1920.M.le Directeur, il y a quelques jours je recevais de vous une lettre accompagnée de 2 cartons-circulaires annonçant vos publications, plus 25 copies de caries T applications, le tout exclusivement en anglais.Vous semblez ignorer que nous sommes dans là province de Québec, en partie composée de Canadiens français.De plus, vous sembler ignorer que la langue française est l’une des deux langues officielles du pays et que nous avons droit de recevoir nos correspondances du gouvernement d’Ottawa en français.Le mieux serait d’avoir des circulaires bilingues.Geri donnerait satisfaction à tous les groupes et vous éviterait des ennuis.Bien à vous.LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE ST-ROCH D'ORFORD, par Nap.F AV RE AU, Pire.Président et gérant.COURTES NOUVELLES DES RELIGIEUSES M.le Rédacteur, Nous ne saurions trop louer les religieuses Franciscaines missionnaires de Marie de la généreuse pensée qu’elles ont eue de venir fonder à Afonfréal, une oeuvre si utile et si opportune: l’oeuvre de la ‘’Garderie".Déjà une soixantaine de petits reçoivent chaque jour, de 7 h.du matin
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