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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 27 novembre 1920
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1920-11-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME XI.-yNo 279 MONTREAL, SAMEDI 27 NOVEMBRE 1920 TROIS SOUS LE NUMERO t onnements par la poate : Édition quotidienne CANADA ET ETATS-UNIS.90 00 UNION PÜ8TALB 8 00 Édition hebdomadaire CANADA 80 00 KtAFS-UNIS.S SO UNION POSTALS .LE DEVOIR Rédaction et administntioa l 42, HUE SAINT-VINCENT TRIAL TÉLÉPHONE» Main 7460 •UViCS DS NUIT I Kdtrtloa.Mala »îtî Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! PRO JET A REPRENDRE terrogeaient à ce sujet, qu’il n’avait même pas pris connaissance des accusations de M.Bouchard : niais depuis, il parait devoir prendre l'offensive et prouver qu’il se trouve au sein des gardions de la paix, quelques brebis intensément galeuses.pouvons que le fédiciter de uvre qu’W fait et sou- nies sûr que parmi certains des hauts fonctionnaires de la pooMce où se rencontrent de très braves Voici quelques mois — c’était, croyons-nous, au cours de la ________ ^ < dernière session fédérale — l’Action française priait le pubjic Xous ne pouvi de signaler aux députés les actes d’injustice commis à l’endroit ; l’exceUeaite oe de notre langue.Elle demandait qu’on lui transmît un double de ces plaintes, afin de constituer un dossier general.Le projet serait à reprendre.Par système, par simple habitude de se servir d’abord et de ne pas tenir compte des autres, on tend à restreindre graduellement la part du français dans lous les services qui relèvent du pouvoir fédéral.La manoeuvre est singulièrement favorisée par l’apathie de beaucoup des nôtres.Contre ce mouvement d’ensemble et continu, il'iaut une protestation d’ensemble et d’une égale constance.C’est la besogne de chacun de nous, c’est la besogne de la presse — mais aucune intervention ne vaut celle du député en temps de ses- M BOURASSA AU MILE ENU “La presse catholique et le clergé” C’est mercredi de la semaine prochaine, le 1er décembre, que 43 ouest, rue Notre-Dame (tél.Main 8200); au presbytère du* Saint-En- gens, il trouvera une aide preeieuse M.Henri Bourass.1 donnera, dans la qUe Saint-Louis 943); à la dans ce travaiü d’épuration.Mais salle du Cercle paroissial, 62 est, j pharmacie l„.-S.Désaùtels, 1161, où nous trouvons M.Décary faible, boulevard Saint-Joseph, sa confé- boulevard Saint-Laurent (tél.Saint-c’ext en congéd*ia*it, sans la moin- rence sur la presse catholique et le | Louis 4459): à la pharmacie l-a-dre poursuite, des agents qui ont si clergé.i nouette, 1806, bouleVard Saint-Lau- «ravement manqué à leur devoir.Cette conférence aura lieu sous rent (tél.Saint-Louis 1852); à la les auspices de la section La Haye, | ohari""cie Hober* anclt ries r ’es ’1 mute i Ision.Il a devant lui le ministre responsable, il peut le presser; ¦si le ministre promet de prendre la chose en “sérieuse considé-Iration”, il peut le suivre de près, l’obliger à manifester le se-Irieux’ Que n’intente-t-M pas des procédu res contre eux?Le niiveau de la moralité serait bien plus cflevé à l’hôteil de ville si, chaque fois qu’il y s’est produit des ENQUÊTE REGIONALE LA GASPESIE VIH L’industrie minière — Dans le Canton Lemieux le professeur Mailhlot, de l'école ! polytechnique de Montréal, chargé 'de faire la reconnaissance géologi- scandades, les coupables eussent été Devoir, 48, rue Saint-Vincent (tél.tien, épicier, peut de sa considération.Et c’est pourquoi nous demandons qu on mette entre les mains des députés des documents précis.Car les députes ne peuvent tout savoir.Il faut les renseigner, sinon les stimuler.Ft mielle meilleure occasion de défendre notre cause?On nou?pmdiSie paS les compliments, on nous étouffe près- ! que sous les fleurs.C’est le temps d’exiger qu on assaisonne I sert?étoniné des résultats.Mais M e quelques actes ces belles paroles! - * * * Qu’on n’aille pas dire que cela n’a pas d’importance! Tous Ices détails ont leur valeur éducative.Pour ne prendre qu’un punis, mais malheureusement c’est Main 7460); à la librairie Granger, ! Laurier (tél.Rockland 97).le contraire qui est arrivé à peu .— - -—.—.près chaoue fois.On a blanchi les j concussionnaires et la danse du panier a repris de plus b lie.Nous ne pouvons que répéter à M.Décary le conseil que nous donnions l'autre tour à M.Murpfov : punissez les agents qui vous trahissent: montrez .-, -ous .„ , .__ GascapédL.—_______ 1145 ouest, avenue i seaux Brandv et Berry Mountain, a trophées de guerre que portent l’estampille du gouvernement fédéral, n’y aperçoit mi’iina incr-lntwin anololec?Ono vniiîpz-vnils ffll’i! SP dise, si Décary nous paraît en cette affaiie procéder avec une prudence outree.L.D.BLOC-NOTES langue, /tofre langue, le status politique de ceux qui la parlent couleur d’indépendance politique, et leur valeur propre Multipliez cet exemple par mille par [ôhterpc^^ cent mille, — nous restons beaucoup en dessous des réalités — de sMorfce qu^ presque toujours, re et vous verrez que cette multitude de petits faits aura beau- çoivent de l’argent de^ groupes qu Nos amis nous écrivent.Nous donnions,, dans notre dernière chronique, l’émouvante lettre d’un prêtre, «nu de notre oeuvre, qui, pour lui apporter un nouveau té moignage de sympathie, faisait abandon à la compagnie qui édite le Devoir, VImprimerie Populaire, Limitée, des obligations qu’il détenait.Moyen fort pratique d’aidir le journal, puisqu’il abaisse d’autant son passif.Cette généreuse pensée est venue à plus d’un de nos amis.Voici, par exemple, la* lettre que nous adresse un prêtre de La MaJ-baie ; La Malbaîe, 22 nov.1920.Cher Monsieur Bourassa, Je vous prie de trouver sous ce pli une obligation de $500 de l'Imprimerie Populaire (limitée).J’en fais très volontiers abandon d t’oeuvre du Devoir et }e me permets d’y ajouter une autre —-«-te de $500.Le tout à une double condition : c’est nue, ma oie durant, vous me servirez un intérêt sur cette somme de $1,000, ainsi qu’un abonnement au Devoir.Je regrette simplement de ne pouvoir faire cette offrande à titre purement gracieux.M,e permettrez-vous d’ajouter que ce sont mes fréquents voyages à la Nouvelle-Ecosse qui m’ont particulièrement amené & faire celte souscription?Je vois, Itt-bas, graduelle- iSfe-ife-Ha*» m.u>.s( ch* «5g.faste des causes dont je vois l’action mon faible concours au succès de votre oeuvre tl’utillté nationale.Veuille: croire à mon entier dévouement.Quelques jours plus tard, notre correspondant nous donnait le résultat de ses premières démarches et l’accompagnait de ces réflexions: J’ai recueilli quelques souscriptions pour votre journal, et j'espère , ,, , compléter mon carnet sous peu el JJe’ O1'1 se déchargé je vous le retournerai avec le mon- h*lnt-Laurent._M;ie publié, en lOlO et en 1917, dans le rapport du Service des .vîmes», deux études fort intéressantes sur ta miner logic de la Gaspèsie.Nous etn-pru tons à sa deuxième étude, à celle qui a trait aux mines de zinc t’.de plomb du canton Lemieux, les quelques passages suivants: La région qui fait le sujet de ce rapport — celui de 1917 — est située à la tête des ruisseaux Brandy et Berrv Mountain, affluents de la, ._ rivière Grande Oscapédia, et cons- des travaux miniers, et espère pou >rd uu de 8,000 tonnes de minerai prêt u être traité au concentrateur, compagnie attend aussi la construction d’un bon chemin pour coin mencer l’installation d'une usine de Concentration mécanique.La main-d'oeuvre locate manque à peu près complètement pour l’exploitation minière dans ce pays où les habitante sont habitués aux travaux des champs, de la pêche ou de la coupe du bois.Ia*s ouvriers mineurs employés dans les travaux d Vba luge de même que les mécaniciens et les forgeron* viennent des centres miniers de la Nouvelle Ecosse.La compagnie Federal a en (repris cependant de faire l’éduoa Gyn de la main d oeuvre locale en lui inculquant le goût et l’habileté titue ta partie nord du canton projeté Lemieux, comté de Gaspé.Elle est à une distance de 40 m ; He« en ligne droite del 'embouchure de la rivière Grande Cascapédia, qui se jette dans la Baie des Chaleurs, et à 30 milles de la rivière Saiute-An-dans le fleuve est reliée au voir, sous |)eu, se passer des ou étrangers un tant collecté.Plusieurs des sous- ^eminde fer Québec ei OnentalJi Gascapédia, par un chemin de de des pYivilèges acquis par leurs bail-r.:Q leurs 4e fonds et l’obtention de nouveaux privilèges.L' Evénement de Québec, danj un tout récent article, écrit entre autres choses, à propos de l'utilité publique des journaux: “Le journal est un véritable service d’utilité publique, pourvu qu’il soit libre e# indépendant, non seulement des partis, des) intérêts.Aussi constatons - nous que l’ère de journaux de parti passe rapidement.En Angleterre, aux Etats-Unis, en France, lej grands quotidiens sont plus indépendants qu'ils ne l’ont jamais été, des gouvernements, des politiciens, des groupes ou associations qui ont besoin de suggestionner l’opinion pour leurs 1'ns particulières.L’Evénement, le plus vieux quotidien fronçais du Canada, veut servir les meilleurs intérêts de son pu.blic et de son pays”.Tout cela peut être parfaitement juste.Oe qu’il importerait néanmoins de savoir, c’est entre autres choses, si lué, politi-temps, s’il breu et l’arabe.Il savait que chacun de ces petits carrés de papier répéterait quotidiennement aux Palestiniens: l’Anglais et le Juif ont ici une influence spéciale.Comme nos timbres à nous, et nos monnaies, répètent quotidiennement: Les Français, au Canada, n’ont que des droits inférieurs, ou, s ils possèdent les mêmes droits que les autres, ils n’ont pas le courage de les faire respecter., Ce stigmate d’infériorité, que nous nous laissons bénévolement infliger par ceux qui nous gouvernent, qui font si petite souvent la part du français officiel, marque l’un des aspects de la question.Ce n’est pas le seul.Car toute restriction, tout abandon des droits de notre langue, se traduit, dans la prati-rtru» r»îir imp diminution de travail français.En d autres ter- de se servir „„ ____________ t français.C’est nourquof les employés français des services fédéraux, bureaux d’Ottawa ou des chemins de fer, répètent à leurs compatriotes r Mais servez-vous donc de notre langue quand vous vous adressez aux services gouvernementaux ! Et quand passerait-il par la tête d’un Anglo-Canadien de s’adresser en français à un service fédéral?* * * • » V I -N «ni - Il faut réagir.Protestons chaque fois que 1 occasion se pré- \'£V^nemeni n’a pas évolué, sente et fournissons à nos députés le moyen d exiger justice.quement.depuis quelque imt .Plus nous laisserons faire, plus la côte sera difficile à re- n’a pas été journal dé parti pendant rius uuus ictiootiuno , r * des annéeS( et auss, pourquoi et monter.iutuaitY dans qui "S circonstances il a Orner tlEiKOUA.changé de maîtres et d’orientation.Journaux de partis qui cherchent le pouvoir, journaux de finan ers qui cherchent l’argent, on ne voit pas bien lesquels servent véritablement leurs lecteurs.Et si vraiment les journaux veulent avant tout les intérêts de leurs lecteurs au lieu de ceux de telle ou telle coterie financière ou politique, ils devraient tous commencer par réclamer pour l’ensemble de la presse la publiea Ton de ses listes d’obligataires et de bailleurs de fonds.De la sorte, on saurait quels en sont les p 'oprié~ tares et l’on verrait mieux les motifs qui dictent aux journaux telle ou telle de leurs attitudes.Electricité On câble d’Angleterre que, par suite de la cherté du charbon, on pense sérieusement à y produire de l’énergie électrique en grandes quantités, en utilisant les ressources hydrauliques du Royaume-Uni, pour fournir aux industries du pouvoir moteur à des _ conditions avantageuses.C’est ainsi que deux L’EPURATION DE LA POLICE.______| rivières d Angleterre, la Wye et la PRUDENCE OUTREE _________ QUE'Severn, seraient barrées, et que ce cripleurs ne partagent pas toutes vos opi ions, mais estiment que votre oeuvre est utile et bonne, et leur souscription en est la meilleure preuve.Sans douté les souscriptions ne sont pas très fortes: elles sont en proportion des ressources d’un chacun, mais elles partent du coeur, e’ ’ coeurs libres.Nous comptons ainsi d’assez nombreux amis qui ne partagent point toutes nos opinions, mais qui, reconnaissant la valeur de l’oeuvre, tienn nt tout de même à lui apporter leur concours.C’est un témoignage précieux.* * * Après le laïque qui fait de la propagande parmi ses «mis, voici mainte*!aoit l’ecclésiastique qui veut, r - „, r.—- compenser la faveur dont il a bé- ! Mining Company, qui y fit taire néficiê dans le passé, à raison des'quelques travaux de prospect on chantier qui a une longueur de 50 milles depuis la mine de la hede-ral Zinc and Lead Company à la station.Le présent rapport est 3e résultat de deux mois de travaux, sur le terrain durant l’été de 1917, consacre* à l’étude de la partie nord du canton, à l'intérieur duquel U a été de-couvert des gisements de blende et de galène.C’est à l’automne 1910 que ces gisements furent découverts à l’en-droit où est situé le puits actuel de la compagnie, sur une colline à quelques centaines de pieds de la rive droite du ruisseau Berry Mountain.M.James McKinley piqueta i gisement ou nom de la Richmond Prospecting and Mining Com-t pan y, plus tard la North America -1 Minin ~ tarifs spéciaux, jadis consentis au clergé: Monsieur le Directeur, se dessiner chez nous.Je me suis convaincu que le meilleur, le plus puissant obstacle qu’on puisse dresser contre cette action, c’est le jour- * _________ ______ nal — un journal du caractère du nouve.ler mon'abonnement à votre BILLET DU SOIR MÉPRISES Il V a des méprises glorieuses, des méprises amusâmes, des méprisés déshonorantes, ues méprises lataies.Se faire ovationner à ta place d’un prince, d’un homme d’Etat, d’une actrice divorcée, d’un grand artiste, est une chose plus ou moins agréable.Recevoir les coups de poing, les coups de langue, les projectiles adressés à un autre, lest moins.Recevoir les coups de feu destinés au gibier, ne l’est pas du tout.A , Ce dernier malheur, suivant les circonstances, réserve à l'amour-propre quelques compensations ou constitue l’injure suprême.Le bonhomme lué à la chasse à la place d’un renard jouit d’un cer-'ain prestige aux yeux du lecteur qui lit ce triste fait aivers.Le renard est loin d’etre le plus malfamé des animaux.Il en est le pins fin.On dit: rusé comme un renard.Et un renard argenté porte vraiment beaucoup d’argent sur la peau, avec cette supériorité sur l'homme que cette richesse est bien à lui, tandis que la nôtre n’est qu'empruntée.- Se faire prendre pour un renard et mourir ainsi, n’a rien de choquant.C’est mieux que de se faire pendre comme "renard” en temps de grève.Périr victime d’une méprise dans une chasse au loup, est un sort moins enviable.On p ut trouver pis.Le loup passe pour féroce, mais il n’est pas dégoûtant.Il lue poitK assouvir sa faim.La Fontaine et de Vigny ont tracé de lui un portrait assez noble dans leurs écrits, Ils lui ont prêté le rôle d’une fière indépendance et d’un stoïcisme sublime.Mais que dire de Vinfortnnè que le chasseur supprime d'un coup de fusil, en croyant abattre un ours ?Evidemment, se dit on, voilà un monsieur cornaient, un colosse qui ne saurait être confondu arec un renard! Ce n’était pas Tarbitrc des gràc'S, un dieu grec, un prodige d’élégance.Et le type qui reçoit une halle au lien d’une "bête puante’’?Personne ne voudra croire qu’il parlait constamment adns ses poches des •¦chnnlülons du narfum: Une femme s passa”.Et le type o u se fait prendre [xmr un singe dans les forêts de l’Afrique équatoriale! Vous ne m’ô-terez /xis de l’idée qu’il n’avait pas de faux airs du sénateur X.Et l’individu lué au lieu d’un orignal dans le nord! Vous aurez beau dire et beau faire: il se trouvera toujours quelques personnes malignes pour se demander par quelle infortune il a mérité de {tasser pour une bete à cornes.Si l’homme était végétarien, avait horreur du sang, s’il ne mangeait que des légumes, des fruits, du lait, des oignons et des cuisses de grenouilles, il n’y aurait pas de chasseurs maladroits, étourdis et poltrons, qui tuent leurs semblables et ratent le gibier.ALCESTE.UN BON TRAVAIL pi £sEGAiRY fasse exem- Les uns après les autres, tes divers groupes de citoyens nrotestent contre l’affiliation des agents de police à toute union fermée.On leur reconnaît le droit de former une association entre eux, mais à •ondition qu’elle soit libre et que n’en fassent partie que ceux des agents qui le voudront bien.La commission administrative a déjà assez à faire pour le recrutement, en exigeant de tous les candidats à des postes dans k* service de la sûreté municipale : la compétence générale qui comporte 'wpc ]es ’plitudrs physiques, les aptitude* intellectuel] \s, et la probité, sans qu’on l’oblige à sc charger du recrutement pour l’union de la police.Tous 1rs agent» qui ont fait partie de l'union ne pourraient iustliifer de ces qualifications, comme le prouvent les renvois qui viennent d'être effectués.Au milieu du silence général.V Bouchard, président sic l'union de 'a police et lui-mènie excellent agent, a formulé des accusations •ihitôt vagues, mais assez précises pour qu’on y puit*se distinguer que •> nolle* avait éip iN-né* dons son aetton par des potiHciens influents.M Décary a fait le mort; il a répondu à de» journalistes, qui l’in- barrage créerait une énergie électrique de 500,000 chevaux-vapeur, dent Tempioi aurait entre autres avantages celui de laisser pour d’autres fins trois ou quatre millions de tonnes de houille employée annuellement jusqu’ici, dans les industries qui sc serviraient à l’avenir de l’électricité.On a ’it, n dont des siècles, en Angleterre, de ceux qui faisaient une besogne superflue.qu’ils transportaient du enarbon à Newcastle.(à*s mois derniers, le dicton s’est trouvé inexact, car les grèves ont fait Devoir.C’est travailler d’une façon excellente à la sauvegarde de nos intérêts nationaux et religieux.Et voilà pourquoi, dans ta mesure de mes forces — que je voudrais plus grandes — je viens aujourd’hui vous apporter mon modeste concours.Veuillez agréer, cher Monsieur Bourassa, avec mes meilleurs voeux de succès noue votre camjHign?et pour le journal, mes cordiales salutations.Louis TREMBLAY, pire.On notera, en même temps que la génêrosiité de notre vénérable correspondant et la forme particulière cpi’ll veut bien lui donner, le motif, spécial qu’il invoque.Gela est de nature à faire beaucoup penser.* * * Voici maintenant, de la part d’un homme de profession du bas du fleuve, un texte d’un vif intérêt: Cher Monnsieur, J’ai reçu la vôtre du onze courant hier, et ce malin, les livrets sous pli recommandé.Veuillez croire que je irais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre journal soit plus et mieux connu dans ma localité et aux alentours.J’ai suivi votre journal depuis ses débuts; je t’ai vu dans la bataille, et j’ai constaté qu’il ne se vend pas.C’est si utile pour la race et la nation d’avoir un journal dont 1rs directeurs savent disenter les problèmes politiques sans parti pris et sans intérêt personnel, à la lumière de leur raison et de leur conscience, qu’il est admis aujourd’hui par plusieurs de vos adversaires 't’hier, que voire oeuvre est d’utilité nationale.Je suis reconnaissant à mon estimé confrèr", le notaire Laberge, de m’avoir valu l’honneur d’apporter durant les années qui suivirent.En 1915, MM.Lyall, Maher et Bcidet-man prirent un bail sur la propriété et commencèrent immèdiaitewent , .„ , .les opérations minières.Ces mes- " €n ?e sieurs viennent de former une com- pagnie du nom de Federal Zinc and Lead Company.Depuis 1915, tous les terrains voisins du gisement pn.juitif ont été piquetés soit par 1 une soit par l’autre compagnie.La Federal 7Jnc and Lead Company.la seule compagnie qui ait exécuté des travaux d’exploitrition viens tout de même avec plaisir re- tourna!, si estimé et si franchement catholique.Si vous trouvez sous ce pli un chèque de dix piastres, c’est que j’ai voulu [xir ce loger surplus compenser un peu pour le trop bas prix d’abonnement que nous avons payé nnr vriens techniciens district.l^cs provisions de bouche et li ma fériaux nécessaires à l'exploitation reviennent très cher rendus à la mine, à oause du coût excessif du transport depuis la gare jusqu’à lu mine par un chemin difficile.Les gisements de blende et de ga lène qui jusqu’à présent ont été dé couverts dans cette région consistent en un certain nombre de vet ne* ipii affleurent sur kj daims J.-B.Gaine, Giiker et Bois, blocs H.D.et E.exploités par ta “Federal Zinc 5 p,c.0 S2 p.c, 1,114 p.c.0 82p.c.OIKp.e.SOTp.e.t.!iSp.c.4 fi2 p.c.2 7t p.c, «ni (iori aux ana oos ?0HO 1.00 1.00 0.10 1.80 vnlenr •• •* *• '* u h.-m «.ou n jeune fille reçut jr/er a paru avee ta page de rédac- Moc a la tresse.On s imagine 1 ê- .counahle de la mcorise s soldats de l’armée d'or- «leux blessure».l’uis le sergent se 'ion du Post e\ to Post ave e;tonnement des lecteurs, qui i e s v ** ' _ anglaise, qu’on a dit avoir [suicida.Et ce sont ces trois soidats'du Leader, selon le Journal d’Fkl-j reconnaissaient plus, et quel chahut H.F LE DEVOÏK.MONTREAL, SAMEDI 27 NOVEMBRE 1920 VOL.Xi.— No 279 PT'WT' • ?2 MB*.>.< LETTRES AU “DEVOIR” Nonn n» publions que des lettres i «ifncen.ou des communications ar- [ eompsenéex d’une lettre sienee, oree [ adresse authentiqua.I Les correspondants anonymes s’é-! parcrneraient du papier, de l'encre, "‘l'n timbre-ponte, et à nous une perte de temps, s’ils roulaient bien es prendre note définltirament.LA DÉCLARATION DES ÉVÊQUES IRLANDAIS uius odieuse et ia yim itFii'iiwrfîiiïiiiî'fîiiî'ffi'ffin’jigiiiBffffr nyfïïiiiiiiffB niwiiiitn ‘imon Traduction du document dont le “Devoir” nait hier des extraits.Un acte d’accusation formidable don- TlrJunde son parle- fft.1 PRESSE ?MALTAISE .MtmasUrc des FF.MM.Capucins.Ottawa, 25 naoeifibre 1920.Monsieur ie Rédacteur du “Denoir”, /.'Association de la Presse maltaise me prie de vous communiquer ia résolution ci-jointe, qu’elle a ap-‘ pidOuct à ViinanimHé.Vous remarquerez combien l As-'soeiation a été sensible au ferme '’•appui que vous avez prèle à sa '•cause.Rn vous transmettant ses nom-•mages et ses remerciements, j'ai Thonneur d’y joindre très humblement les miens 3 Votre, très obligé, ¦ Ri.FORTUNE, O.M.Cap.RFSOLÜTIOF I/Association de la Presse mal-.taise, réunie en assemblée générale ce'jour, 22 septembre 1920 : v:« la Mire du Père Fortunàto ,Mizzi, d’Ùltawa, en dale du 8 août fdern/er, et adressée au président e , tle cette Association ; .Vu la protestation envoyée t>ar “ (e dit Père, en date du 3 août atier, au vicomte lord Burntiam, président de l’Empire Press Union; •(,- Vu les deux rapports du Père .Miixi sur ta liberté de la presse et sur le secret professionnel dés journalistes, communiqués au Congrès , .canadien de la presse impériale en même temps que la dite protestation ; -, Ayant entendu la relation sur le • Congrès faite /mr le président de cette Association ; Elle applaudit « l’énergique et digne conduite du Père Fortunàto Mizzi et le remercie d'avoir, avec ¦ jaiü d’autorité, sauvegardé les >droits de la presse maltaise ; Elle déplore vivement ta maniè-jjrç.d’agir de l'Empire Press Union et du secrétaire d’Etat pour tes colonies qui, après avoir explicitement promis de reconnoitre et [d’admettre an Congrès du Canada '¦Île Père Mizzi en qualité de sent et légitime représentant de la presse jnaltaise, ont refusé, à la dernière heure, de le reconnaître et de t’ad-piettre, sans alléguer aucune rai-IfOH pour justifier leur refus ; Elle exprime .sijt profonde reconnaissance à lg presse indépendante du Cahada, pour avoir stigma-'."itisé cette manière de faire de PEm-:pirc Press Union et du gouvernement impérial, et pour avoir dé-" fendu les droits de la presse maltaise Elle déclare ne point reconnaître, ni approuver les délibérations du Congres, tendant à d’éventuelles centralisations ou absorptions is inihérialisTes., Etlè" décide de savimwiqnci la présente résolution gu Père For-tnnato Mizzi, à la presse locale, rï la presse canadienne, au gouverne ment local et impérial, et an ol “sident de /'Empire Press Union.• ¦ ai, {Signés G.Mnscat-Azzoftardi, Président.Giov.Rencini., Secrétaire.-n M.Bonnet JOSEPH BONNET, l'éminent orBuniste français donnera quatre récitals, au temple St-Andrew and St-Paul, eue Dorchester ouest, le IIO novembre, lé 7, le 1t.et !r 21 ¦décembre, h 8 h.;iil du soir.On verra dans j»^tes cqlonties ' d’numnce* où l’ont peut sr procurer des billets.Voici le programme du premier, récital ; I.es précurseurs de .leati-¦-'Rébastlen Haeh’ s .jAiidrcu GaliriftU, tftlM.ltN' .Canrona ,, AnUml dp Cabczou, lëlO-JûlüV.plferenéfns (Variations) Sobre el canto ¦e.', .* del'Caballero : jPaUstrintt.tâart-lSDjl ., ,.i.Ricercare J.-P.Sweelinck, 1542-1021, fantaisie i> la ” , iRkmère ' ithnn écho.iJtoab Ttteiouse, lüfiâ-lftlKl.Ave Maria Stella !>Sa«}Uel Kehéttlt, UtZ-HUil.,.; ('.aiftllènu Anmicii, fortunae (Variations sur une vieille chairsoh anttlulse "Kor-*u> • < - • tuna.My Foe”) .t-'rescoiwlui, 158.'i-7fill., ., Toocat» (w r PElcvarlone Krançot* Ctmpcrln, 'liai -Ttw.1 V .‘Fuitur oit the “Kyrie” Le Hernie, 18:i(l-17(tl,.NœJ UJirlstma» Carol) Buxtelulde, 1037-1707 ., ."Prélude, Fugue et C.hacoune Henry Purcell.tfi.Vl~l|i!>5.Prélude, Pachelbel, Kvt-J7(Ui.Chorale de Noël ' Nicolas dé fîrigny, 11171-1703.' * Récit de tierce en taille.; ClérambauU,.Wfl-171fl .Prélude.Du Mage, 14 ?-17 ?.•.Grand Jeu Décès [53 FORilFR.- - 3 Montréal, le 27 novembre 1920, est décédée Lsaiise-IjiKtoiskn Fortier, tais funérailles auront lieu lundi, le 29 courant.Le convoi funèbre partira de la .demeure de sa mère.No 921 rue St-Denis, 0 8 h.20.pour se rendre ù l'église St-.lean-Uaptistè.où le service sera célébré, et de la au cimetière de la Côte des Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont pelé* d’y assister sans autre Invitation.Voici lit traduction, faite en France, de ta déclaration collective des évêques irlandais, qu’analysait hier M.Héroux.Cette pièce a été publiée vers le 20 octobre* ¦ Leçi Pasteurs du troupeau ne parviennent que difficilement à maintenir la Loi Divine et à en assurer ia pratique .pendant que l’oppression sévit à travers un pays.— Mais leur tâche devient à peu près impossible là où tes caractéristiques du Gouvernement sont le terrorisme, la partialité et le mépris des principes proclamés par ses ministres.Voilà, hélas, les moyens — mais aggravés dans l'espèce — par lesquels on a aujourd’hui réduit l’Irlande à l’état d’anarchie.Ce n’est point avec un sentiment de vaine satisfaction que nous rappelons l’a-verlissement que nous donniotis au gouvernement, alors que le pays était encore indemne de crime, pour le prévenir que les mesures oppressives qu’il substituait à ses déclarations libérales aboutiraient aux conséquences les plus funestes.CM averti-isoffifent est resté sans effet.Jamais, de mémoire d'homme, le pays n’a connu un désordre pareil à celui qui y règne aujourd’hui.Avant le début de la guerre, et surtout’ avant l’armemenit et l’en-traînesnent des Ulstériêns, l'Irlande, tout en revendiquanit instamment les réforme.; trop longtemps refusées, n'en maintenait pas moins l’ordre et la paix.Actuellement, il s’y produit des meurtres, des raids, dès incendies, des violences de toute espèce; nous avons à constater-sur une échelle d’une grandeur véritablement effroyable — des raid:?et des arrestations innombrables, opérés à tout hasard et eu pleine nuit, des emprisonnements de longue durée sans jugement, des condamnations d’une brutalité inouïe, infligées par des tribunaux qui «’inspirent et ne méritent aucune confiance, des incendies de mai-sans, de mairies, dé fabriques, d'établissements agricoles et de récoltes, la destruction des industries, accomplie, en vue de préparer la misère et la famine, par des hommes rendus furieux par l’alcool et dont le but est le pillage, e! des flagellations et des massacres de civils, tout cela exécuté par les forces gouvrrnenu’tï ta les'.Celles-ci dut établi un règne de terreur dont on ne retrouve l’égal, en ce qui concerne' l’assassinat des innocents et la destruction de leurs biens, que dans les atrocités de la terreur turque ou dans les excès de l'armée rouge de la Russie bob chéviste.v.: .Il next pas besoin de dire que nous réprouvons le crime, tnt et s qu’en soient les auteurs; il v a deux mois environ, S.E.le cardinal bogue, flétrissant le meurtre d’un gendarme, écrivait ce qui suit; “Je sais que nous vivons sous uri régime violent,‘dppt't-sSif et tyTnnrfique de militarisme et de force brutale (lût excite et encourage au crime et que l’entreficnt.Je sais que — tout au moins récemment—même l’apparence de la discipline a disparu et que ceiik qui se proclament les gardiens de l’ordre public sont devenus les suppôts lets plus ardents pré- de l’illégalité ei du désordre, qu’ils parcourent le pays comme des hordes sauvages, qu’ils rendent les nuits angoissantes par les raids, les fusillades continuelles, les incendies et la destruction d'importants immeubles; que les coups de feu, tirés sans motif et au hasard, dans les endroits fréquentés, ont fait maintes victimes innocentes, que les villes sont mises à suc, comme (dans les âpres guerres d’un autre âge, que ceux qui se sauvent par peur sont fusillés à bout portant, et que.dernièrement, Lin individu, inoffensif et travailleur, ne se souciant nullement de la politique, fut arraché à sa famille, pendant que ceJle-ci récitait le chapelet, et fusillé sur la voie publique.” Depuis que ces paroles furent écrites, la situation est devenue bien pire.On a infligé à des hommes des tortures d’une cruauté barbare, et il ne manque pas de cas où, en pleine nuit, on arracha à leurs mères rie jeunes filles, sans leur permettre de s’habiller; Ce ne sont pas les agents stipendiés» mois leurs maîtres, qui sont les premiers responsables de ces faits.D’ailleurs, il ne s’agit point de représailles spontanées qui, sans pour cela être justifiables, pourraient être attribuées à une extrême provocation; il ne s'agit p«s du châtiment précipité de coupables, ni de la loi du lynch pour des malfaiteur, ni encore moins — de légitime défense.11 s’agit de la vengeance aveugle de sauvages, exécutée délibérément contre une ville ou une campagne’ entière, sans preuve aucune de leur complicité dans le crime, par ceux que le gouvernement britannique affiche comme ses agents délégués à la protection de la personne et des biens des citoyens et au rétablissement de l’ordre en l'Irlande.Le système dent nous parlons Kntretemjjfs, on ne se s< d’enrayer 1.T série de tm nisées sur june vaste él PIANOS D’ART m Rt-Looi» 2S«9 PRATTE Si vous désirez un piano strictement de première classe, d’une tonalité sans égale, venez entendre les pianos Pratte à notre nouveau magasin, qui sera bientôt ouvert au No.3-esi rue Ste-Catherine I ji atténuant, nous vendons directement de notre manufacture.PIANOS PRATTE Liée s’est poursuivi des môis durabt, vans que l’on rvit faire le moindre effort par les autorités pour ré prouver ou contenir les coupables, ni pour les punir à titre de mesure preventive, ni ouvrir une enquête publique, sur leurs agissements.Ce système s’est poursuivi sans trêve et sans répit jusqu’au moment où l’Univers s’est montré écoeuré des actions perpétrées en Irlande sous le régime qu’on qualifie de “gouvernement”.Alors ce fut un mi-oistre de la Couronne qui vint palier ces faits et les excuser, en mêlant une bonne pari de démenti à une part minime de réprobation; ainsi, les faits furent présentés smis un jour faux ; puis, à la faveur de ce faux jour, les coupables s’entendirent absoudre et approuver par le chef du cabinet au ministère britannique.Ce ne sont donc pas des individus obscurs et irresponsables, niais c’est le gouvernemen’ d’un puissant empire, préconisant l’idéal le plus élevé de la vérité et de la justice, qui a, sinon organisé, tout au moins encouragé ces excès, avec les fauteurs desquels il était de connivence Entretemps, on ne se souciait pas tueries orga tendue par des éineutiérs sectaires dans des villes et bourgs ulstériêns; et, en présence de meurtres déplorables qui en résultèrent «te part et d’autre, en présence de l’expulsion des ouvriers, de l’incendie des domiciles, en un mot de l’extermination du parti le plu* faible, on laissa faire.A Belfast, il y a t.ui.îze jours, g,000 personnes s’étaient inseriles au registre des ouvriers expulses le leur emploi et plus de 23,000 personnes recevaient l’aumône quotidienne.La minorité n’est persécutée dans aucune autre partie de l'Irlande.Il n’y a chez le peuple irlandais qu’une seule section qui persecute.Peut-être les tristes événement «Je ces derniers temps parviendront, avant qu’il ne soit trop tard, à ouvrir les yeux au peuple anglais et à lui faire comprendre combien ü serait inique de doter un coin «le [’Ulster d’un gouvernement séparé, ou d’une police particulière qui deviendrait s«>n plus vilain instrument, permettant ainsi ;ï res intolérants, de fouler aux pieds leur victimes avec plus de facilité.Mais il sreait vain «le compter même là-dessus: les classes dirigeantes d’outre-mer, an lieu d’inviter les ni tériens unionistes a s’unir au reste; «lu pays, se servent de ce dan depuis des siècles comme d’une épée pointée sur le coeur de rtrlartde.L’oppression, on le sait, engendre le crime et aboutit à de nouvelles oppressions.Mais, si l’Irlande se trouve réduite à l’-amarclûe, il an est une cause plus efficace même qtie la forer brutale; c’est la fl figeante partialité qui a dicté la conduite du gouvernement britannique à l’égard du nord-est ulstérien.L’ad-ministraition britannique tout entière fermait les yeux, pendant que Ton constituait en Ulster un gouvernement provisoire, pendant que l'on y exerçait des troupes,),pendant que l’on barrait le passage à la police et aux garde-côtes et que l’on s'emparait des routes publiques et des télégraphes.Tout le monde peut saisir le contraste entre rinaçtion du gouvernement lors du débarquement d'armes en Ulster, et les assauts de la troupe quand des armes furent débarquées près «te Dublin; ou entée la manière d’agir en vers les “volontaires utstérifns” (1) et envers les “volontaires irlandais” (2) ou encore «mtre le traitement accordé à la 3(»e (1) diviision «>t celui que subirent les Kie et 10e (2) divisions.La mutinerie du ,camp de Gurragh a démontré «pie, soUs la constitution britannuiue, une toi qui déplairait aux Ulstériêns «lu nord-est ne saurait être en vigueur, malgré tes besoins du reste de ITr-lande.Ceux dont ta loyauté se déclarait conditionnelle ont reçu les postes les plus honorables que l’Etat pouvait conférer, alors «nie le peloton d’exécution était réservé aux insurgés irlandais.Et aujourd’hui nous voyons un ministre de la Couronne approu ver formellement le pogrom de Belfast, et assurer sa protection à tous les fidèles adeptes «le Torangisme sous le régime du nouveau parlement de Belfast.Il semble bien qu’aucun Ministre impiirtant du Gouvernement britannique ne puisse ouvrir la bouche sans encourager chez les gens du nord-est l'antipathie contre l’Irlande, sans les féliciter «le leur intrépidité d’anciens “planteurs”, sans déclarer à tous, sur un ton comminatoire, que 1’Ulster saura se faire respecter.S’il y a anarchie en Irlande, les ministres de la couronne en sont les fauteurs.Us prétendent ne pas vouloir contraindre l’Ulster ; ce sentiment spécieux s’inspire d’une fourberie, mai* d’une fourberie qui vi.,e à un (but ultérieur.Toute personne sensée comprend combien la contrain-{le d’une minorité est peu sou h ai, j table, tant qu’il reste un moven rai onnabl berje la IjkTwIt; i Si on donne ’suite à ce projetl nous avertissons Je Gouvernement britannique du danger d’im long et ahier conflit, civil, et éétte lutte s’appuiera «le motifs bi< n plut sérieux «pie les ra&uUs invoquées par le gouvernement pour premlre d’avance le parti (les intolérants et pour refuser- à o ment unkiùëy Ce qui réglera la question irlan dui.se, ce n’est pas la répression impitoyable, c’est la reconnaissan ce du droit indéfectible de l’Iriau-«le, comme «je toute autre nation, «le choisir la forme du gouvernement sous lequel son peuple aura à vivre.Mais, comme matière de preniiè re urgence et avant tout le reste, nous demandons, au nom de la ci-vili .ation et au nom de la justice nationale, une enquête approfondie sur les atrocités qui se commettent aetüeliemei-î en Irlande ; nous demandons que cette enquête soit menée par un tribunal fait pour inspirer confiance à tons et «lui garantira les témoins contre le terrorisme qui empêche que l’on apporte de.s preuves sans risquer sa vie et ses biens.En Irlande, la presse est bâillonnée, le «ii’oit de réunion publique est supprimé, et 1 s enquête* au su-itd des morts violentes sont inter-r tv.nrchevêrrnp dr Cashel.Gilmnr ’in.archevêque rlè TngnT.Fennrib-évêque de Metvmn> Brmvnrurv évêÈ L’INVENTE KH.qui sera envoyé gratilt IWAPiON & MARION tC* RUE UNIVERSI TE.MON I RE Al— SAUCISSE S.Marque L.Contant Faite de pore frais seulement cette saucisse titue l’aliment préféré de tous les âges.cons- allant fournisseur.votre Conférence du Dr Gauvreau Le Dr Gauvreau, regislraire du Côllège «les médecins-chirurgiens de la province, donnera une conférence «levant les barbiers.Sa causerie est intitulée; La loilette hygiénique et française d'un sajon d« barbier.(Communiqué).Retenez NOM Ç« Journal est imprime «U ISO 43, ni» Salnt-Ninrcnt, A Montréal, par ITMPIUMIÎ-BIK POPU.AlnK m «imitée, In».,1.ImarbarJ.géra nu VOL.XI.— No 27S» MONTREAL, SAMEDI 27 NOVEMBRE 1921 CALENDRIER DEMAIN, DIMANCHE.î» NOVEMBRE l*î« GENERALEMENT BEAU 1er DIMANCHE DE L’AVENT Lever du eoleil, 7 heure, 22.Coucher du soleil, 4 heures 14.Lever de U lune, le soir, 7 heures 26.Dernier quertier de U lune, le 2 décembre.o 11 h.36 ni.du mutin.DERNIERE HEURE LE DEVOIR Toutes les nouvelles pur de dépêches du aaciMio entier LUNDI.Xt NOVEMBRE Mit MAINT SATURNIN Lever du eoleil, 7 heures 18.Coucher du eotuli, 4 heures 18.Lever de lu lunu, lu seir, 8 heure, XI.LE GÉNÉRAL WEYGAND M.GASTON RIOU DONNE UNE CONFERENCE SUR CE GRAND MILITAIRE FRANÇAIS, HIER SOIR.A L’ALLIANCE FRAN CAISE.—LE COLLABORATEUR DU MARECHAL FOCH.M.Gaston iftiou, conférencier attitré de l’Alliance Française, a parlé hier soir, en la grande salle du Rltz-Orlioii, de son ami le,général Weygand, bras-droit du maréchal Foch, au cours de la dernière guerre, et le coordonnateur des opérations militaires tjui ont sauvé la Pologne-du grave péril bolcheviste en juillet dernier.Le confère nicer a dVbord tracé un portrait physique le ce grand militaire de notre siècle, C’est, dit-il, un homme d’une constitution très délicate, à l’oeil bleu tendre, à la peau transp-areme qui rappelle le portrait d’Auguste tel qu’on le peut voir au musée d’Arles.Quant à son moral, il peut se résumer en un moi : Weygand est la modestie même, malgré la carrière si utile à la France et au monde qu’il a fournie en ces dernières années.Il va droit son chemin sans se préoccuper de la glaire qu’il fait converger vers son maître, le maréchal Foch.Pourtant il aurait bien le droit de se prévaloir de ses qualités.Sample lieutenant-colonel au début de la guerre, il s’est éflevé rapidement au gohéralat.Ayant eu un jour à exécuter, à la 6e armée, un ordre de Foch, il a cru bon, vu les maneuvers allemandes, de désobéir, pour ne pas envoyer ses hommes à la défaite.Foch, qui, au dire de l’orateur.est un homme autoritaire, d’une fougue allant même -à la violence, quand il prend ses décisions, lui a demandé compte de sa con-daite.Mais sur les explications de Weygand, il s’est calmé et au bout de cinq minutes se l’attachait pour toujours à son état-major.Weygand travailla alors à l’ombre du maréchal.Iis se comprenaient si bien qu’on était venu à croire qu’ils étaient deux lobes du même cerveau.Le major-général des armées alliées adoucissait la parole du chef, qui, dans ses conceptions géniales, voulait que -ses ordres fussent exécutés sur l’heure et dont l’aspérité aurait pu, n’eût été Weygand et son interprétation, offenser les officiers.En l'absence de Weygand, Foch se trouvait à r>eu près dans le même embarras qu’un homme d affaires américain privé de son téléphone.On ne saunait trouver de modestie semblable chez les grands chef militaires de Thistoire, si ce n’est peut-être chez Turenne et chez Hoche.Weygand est père d e famille.Après la grande «uerre, il se demandait ee qu'il allait faire pour parachever l'éducation de ses enfants.Pour lui, la guerre n’est pas un métier.Mais, moins de deux ans après l’armistice une autre occasion allait être donnée à ce militaire de marque de donner au monde une idée supplémentaire de sa capacité.En iuillet 1920, selon M.Riou, le monde était aussi gravement menacé qu’en août 1914.Si 3a Pologne s’écroulait, la Russie formait alliance arec l’Allemagne, la peste du Bolchevisme se répandait dans le monde et c’en eût été fini de la civilisation de l’Occident.La France vit clair, et se porta seule au secours de la Pologne.Elle y a envoyé le général Weygand et un petit groupe d’hommes de choix et en moins de huit jours fies rôles ont été renversés, les Bol-chevistes sont venus se faire écraser sous les murs de Varsovie, avec, comme conséquence, que le communisme .a fait place en Russie au système de la propriété privée.i,a réaction ae leur défaite a tié bonne.A son arrivée dans la capitale polonaise, Weygand, qui n’avait jamais fait de politique, a dû s’aventurer un peu dans ce décai-le, ou plutôt a dû user de diplomatie pour se soustraire aux partis polonais et ne pas être pour ainsi dire chambrée par la droite.Finalement, voyant son désintéressement et sa droiture, l’état-major polonais lui a fait confiance et la déroute des Soviets n’a pas été lente à venir.L’orateur s’attache ici à démontrer que la France n’est ni militariste, ni impérialiste.Le soldat français sait se battre certes, mais pour un idéal, .jamais par esprit de conquête.Même aux temps de Louis XIV et de Napoléon, a-t-on vu un Fran-çsi:s fa!re l’nnha- L’IMPOT EST FIXÉ À 1.40 LES COMMISSAIRES ELEVENT DE 5 SOUS PAR $100 LA TAXE FONCIERE POUR L’ANNEE 1921.— LES BESOINS DES HOPITAUX ET LES AUGMENTATIONS DE SALAIRES DES POMPIERS ET DES POLICIERS.L’ACCIDENT DE TORONTO LIGUE “A” Saint Léon.Saint-Patrice.Saint-Michel et Saint-Antoine réunis .• LIGUE “B” Sainte-Agnès.$7,389.35 Sainte-Anne .Saint-Gabriel ., .Saint-Aloysius.Saint-Wiilibrord .Saint-Dominique .Sainte-Marie .Saint-Ignace .Equipe canadienne française .$52,411.00 47,048.37 45,730.05 4.796.50 4,691.60 2.733.00 2,694.25 2.613.50 2.458.00 1.339.00 8.365.00 Grand total à date.$182,269.62 A souscrit $2,500 : M.T.-H.Lore Ont souscrit $1,000: Monseigneur l’archevêque, MM.Patrick Burns, Galgarp, M.Egan, John Quinlan, T.Donahue, Fred.McCourt, G.S.McSweenep.Ont souscrit $500 : 'MM.Jos.Quinn, J.Donahue, iL.O.Grothé, Liée, Dupuis Frères, Liée, Juge Purcell, M.l’abbé P.M.Rem.0(it souscrit $200 : M.et Mme Frank Towers, MM.John Hamilton, Jos.Sawyer, M.et Mme Joyce, M.W.McVey.Ont souscrit $100 : MM.F.M.Foley, Martin Brennan, Michael Hughes, Cie Express Buillargeon, F.J.Gurran Jos.T.McCarthy, F.E.O’Shea, Thomas Britt, J.J.Nel-ïigan, Lamontagne, Ltée, W.S.Johnson, Gie Hudon et Orsali, E.G.Greene, N.G.Valiquette, Ltée, Kavanagh Provision Co., Ltd., W.F.Tye, Mme W, G.Bland, A.Gélinas, Mlle M.Flanagan, Co-operative Funeral Society, John Hackett, James ,T.McGovern, MJ)., Dr R.E.Elliott, G.A.Phelan, J.J.Shortall, Tiers-Ordre de Saint-François, M.Ara-hill & Go.Henry Gatehouse & Son.Boutiquier attaqué chez lui Hier, des agents de police ont donné la chasse à un individu qu’ils avaient pris en train de pénétrer avec effraction dans un magasin de la rue Saint-Jacques.Vers 9 heures, hier soir.Moe Goldstein, marchand d’occasions.515, Saint-Jacques, fermait sa porte quand deux individus sont entrés.L’un des deux, avec un revolver, a tiré deux balles sur le propriétaire, et sans lui avoir dit un seul mot.Les balles n’ont pas porté ; une s’est logée dans le comp toir et l’autre dans le mur en arrière du propriétaire.M.Goldstein, bien (fû’âgc de soivante ans, a alors sauté par-dessus le comptoir et a désarmé l’assaillant, Les deux comparses ont pris la fuite pendant que des voisins appelaient au secours.Les agents de police Levesque et Lavoie, du poste de la rue Montfort, qui se trouvaient de faction en cei endroit, ont entendu ces cris et se sont mis à la poursuite des fuyards.Us en ont capturé un qui a donné son nom au capitaine Lange vin comme étant Joseph Daigle, 20 ans, 16, Forfar.Il est détenu sous l'accusation de voie de faits grave.M.Goldstein, blessé pendant la bataille à l’intérieur de son magasin s’est fait soigner chez lui par le médecin.Soupçonné de vol L'agent de police Beaudin, du poste de la rue de Montfort, taisait sa tournée hier soir, quand passant devant le No 552 de la rue Notre-Dame, dans l’ouest, il a vu un individu qui forçait la porte du magasin, de M.Joseph Herman.Voyant l’agent, 'l’individu a pris aussitôt lu fuite.'Pour l'arrêter," le policier a tiré deux coups de revolver, mais au lieu de le faire cesser de fuir, ces coups de feu n’ont srvi qu’a le faire détaler avec une vitesse plus grande, et ce n’est qu’à 1» rue Ottawa que le policier a pu l'attraper.Le suppose voleur avait eu le temps de briser la porte vitrée du magasin.Pour mettre les Anglais à la raison Londres, 27.— (S.P.A.) — Le général Sokolnikov, commandant des troupes soviets de Russie dans le Turkestan, a ordonné aux soldats de se porter immédiatement sur lu frontière hindou-afghanistane.Il veut ainsi mettre le gouvernement anglais à la raison.M.Lloyd George a, dit-on, été fort étonné ije cette nouvelle.On dit même qu’il a trouvé un peu à redire en apprenant la chose, personne ici n’avait ordonné l'arrestation de Griffith.Les personnages officiels le considéraient comme l’un des chefs les plus modérés ayant de l’influence sur l’organisation du Sinn Fèin et n’avaient jusqu’à présent eu aucune preuve du contraire.Au Bureau Irlandais, la surprise n’a pas été moins grande.Worcester.27.(S.P.A.) — Eamon de VaJéra, “président de la république irlandaise”, est arrivé ici hier après-midi.Il vient assister à la conférence des délégués américains, ayant pour objet l’organisation de l’association instituée pour favoriser la reconnaissance de la république.Après qu’on lui eut appris la capture d’Arthur Griffith, le fondateur du Sein Finn, que les policiers anglais ont arrêté à Dublin, hier matin on lui demanda si ses plans étaient changés de ce fait, et il répondit dans la négative.Il a dit être aux Etats Pour y remplir une mission spéciale et qu’il y restera tant qu’il ne se sera pas acquitté de sa tache.Dublin, 27.(S.P.A.).— Des informations que le représentant de la Presse associée a puisées hier soir à des sources autorisées tendent à établir que les arrestations de Griffith, fondateur du Sein Fein, de John Macneill et de E.J.Duggan, membres sein feiners du parlement, sont le prélude d’une razzia générale de tous ceux que l’on croit mêlés au mouvement républicain.Le corresopndant a appris que l’on se propose de les interner pour un temps indéfini.On croit qu’aucune accusation n’a.encore été formulée contre M.Griffith et le professeur Macneill.Leur arrestation serait due au fait que des documents récemment découverts établissent l’existence d un lien entre le Dail Eirean et l’armée républicaine ; que le Dail Eirean a ramassé des fonds pour des républicains que l’on sait mêlés à la campagne de meurtre et qu’il semble inconcevable que le Dail Eirean ne savait pas que ces fonds serviraient à cette campagne.L’autorité ajoute "P’Nous possédons pleins pouvoirs de mettre sous verrous les membres du Dail Eirean.” On connaît deux cas à date où des tentatives ont été faites pour prélever des fonds nécessaires à la guerre.Un cultivateur de Wexford a même été violemment menacé de can-tribuer, le 17 courant.Il est officiellement annoncé que les policiers trouvent des armes et des munitions dans les rues de Dublin.On s’en départirait par crainte des raids.Dublin, 27 (S.P.A.) — La nouvelle de l’arrestation d’Arthur Griffith et de John Macneill, a créée un vif émoi parmi la papulation de Dublin.Mme Griffith a fait un récit qui peint bien ce qui s’est passé chez elle, hier matin.“Vers 1 h.30, dit-elle, j’entendis un panneau de vitre se détacher de la port de dc-van.t J’accourus à la fenêtre et de-maindai: “Qui est là?” Les sept hommes qui composaient le groupe me dirent de descendre tout de suite.J’avertis Arthur qui jeta sa robe de chambre sur ses épaules et descendit l’escalier, au bas duquel les membres de la police auxiliaire étaient déjà rendus.Ils avaient brisé la vitre de la porte et coupé la chaîne.Us coururent à la chambre de mon mari et 'l’arrêtèrent.Je leur dis alors: “Où allez-vous l’amener?” L'un d’eux me répondit : “Nous allons le fusiller ou le pendre,” ear il le mérite bien.Notre petit garçon de sept ans qui som-nieililalt dans so -o.-—H -\4i * VOL.XI.— -No 27a La Cause rfes Maladies de Coeur Um iMuvaiM di(
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