Le devoir, 8 mars 1921, mardi 8 mars 1921
YtrLLMfc Ail.jNo oo MUNIKKAL, MARDI 8 MAKS 1921 i nuis» ôOüt» Lc.iMuui».v> Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.$6.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE-.$3.00 DEVOIR Rédaction et administration 43.HUE SAIN T-VINCENT MONTRKAU TÉLÉPHONE: Main 7490 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 81M Administration, Main BIBS Directeur ; HENRI BOURASS A FAIS CE QUE DOIS! r Pour la presse catholique et nationale La réunion d’hier soir — La campagne du comité de propagande des Trois-Rivières: ses origines et ses méthodes — La conférence de M.Bourassa.Les Trois-Rivières, 7 mars 1921.La conférence que donnait ce soir M.Rourassa marque à la fois le couronnement de la première phase et le début d'une phase nouvelle dans la grande campagne organisée par le Comité de propagande de la presse catholique ties Trois-Rivières.Cette campagne, comme tant d’autres ces dernières années, a trouvé son origine dans le groupe de la Jeunesse catholique.Mais les Jeunes ont eu la joie de recevoir le haut encouragement, le bienveillant appui des personnages les plus qualifiés.On sait déjà quel paternel accueil, quelle direction ferme et précise ils ont reçus de Mgr l’Evêque des Trois-Rivières.Us ont recueilli dans le monde laïque comme dans le monde ecclésiastique de précieux témoignages d’effective sympathie.Ce soir, aux côtés de Mgr Marchand, vicaire général du diocèse, se pressaient dans la salle des prêtres venus de tous les i>oints du diocèse, des religieux de tous les ordres, des laïques de tous les milieux sociaux.Auditoire magnifique, sensible à toutes les nuances et qui a suivi l’orateur avec la plus vive attention.Nous n’avons pas connaissance qu’on ait encore tenté dans la province une campagne d'un caractère aussi général et aussi méthodiquement menée que celle des Trois-Rivières.Elle entend servir à la fois la feuille locale, notre excellent confrère le Bien Publie, et les trois quotidiens que Mgr Cloutier a bien voulu désigner avec celui-ci à l’attention spéciale des propagandistes: VAction Catholique, le Droit et le Devoir ; elle vise en même temps l’abonnement et la souscription et, pour ce qui est du Bien Publie, les combine d’une façon fort ingénieuse ; elle s’appuie sur une préparation méthodique par le discours, le journal, la brochure et la conversation particulière; elle n’entend négliger personne.Les propagandistes ont entrepris de faire, maison par maison, la ville entière.Ils ont déjà fait une paroisse: celle de Notre-Dame des Allégresses, dirigée par les RR.PP.Franciscains, et peuplée, en grande partie, d’ouvriers.Ils déclarent que les résultats dépassent leurs espérances.Dès demain ils s'attaqueront au centre de la ville.On peut prévoir que le mouvement s’étendra progressivement au diocèse entier.Il est entendu que la ville du Cap de la Madeleine, toute vpisine des Trois-Rivières, suivra tout prochainement l'exemple de celle-ci.On trouve au Cap quelques-uns des plus fermes amis du mouvement.Une paroisse rurale, Sainte-Geneviève de Batiscan, est à faire l’expérience de l'organisation à la campagne.En sortant de la séance ce soir on entendait faire des projets pour maints endroits, et il serait étonnant que nous n’eussions pas bientôt d’autres initiatives à annoncer.* * * En invitant M.Rourassa, les organisateurs voulaient à la fois rendre hommage à la campagne qu’il mène depuis plus d’un an à travers toute la province et donner à leur mouvement une impulsion nouvelle.Le directeur du Devoir, dans une conférence de près de deux heures, d’un ton qui variait de la causerie familière, de l’analyse aiguë des faits et des situations contemporaines à la haute éloquence, a traité, d’une façon générale, de la presse et, plus particulièrement, des devoirs de la presse catholique et nationale.U ne saurait être question de résumer ici, dans le peu de temps dont nous pouvons disposer, cette copieuse étude, bourrée de faits et d’idées, selon l’habi-luelle manière de l’orateur; nous pouvons tout au plus noter au passage quelque?tètes de chapitre.L’orateur, d’abord, dit aux membres du Comité de propa-(fande avec quel intérêt il a suivi leur campagne et quel plaisir il éprouve à leur apporter le témoignage de sa sympathie; puis, il pose, en termes très généraux, le problème de la presse.—-La question n’est pas, dit-U, de savoir s'il est à propos ou non de créer la presse.La presse existe, elle exerce une influence énorme, plus considérable, plus étendue, plus profonde qu’on ne le croit généralement.Les maîtres de la finance et de la politique se sont emparés de la presse; ils l’utilisent pour courber à leurs desseins la vaste foule.Toute la question est de savoir si les gens qui estiment qu’il est en ce monde autre chose que le désir de conquérir des positions politiques et des richesses voudront, eux aussi, se servir de la presse, de l'arme suscitée par les temps nouveaux, si imparfaite qu'elle soit, pour défendre la cause de Dieu et les intérêts supérieurs de la patrie ou s'ils en laisseront l’exclusive maîtrise aux hommes d’argent et de parti.Dans la pensée des autorités les plus compétentes, le problème est depuis longtemps tranché.C'est Pie IX qui, à l’heure où la nouveauté de l’entreprise suscitait des divergences de vues, a donné à la presse catholique, dans la personne de son incomparable maître Louis Veuillot, ses grandes lettres de naturalité.Et les trois papes qui se sont succédé depuis sur le trône de saint Pierre, si différents par leur temperament, par les luttes que leur ont imposées les problèmes particuliers auxquels ils ont eu à faire face, ont, rfvec la même énergie, avec une égale insistance, recommandé l’action par la presse.Nous n’en sommes.pas encore chez nous, poursuit l'orateur, aux luttes précises, aux attaques directes des pays d’Europe : mais ce serait une profonde erreur de croire qu'une partie de notre presse en est pour cela moins dangereuse.Une presse de combat soulèverait en l’état aeluel de nos moeurs de violentes répulsions; cette presse dissout lentement, sans que nous en ayons une nette conscience, le plus souvent, nos énergies, nos façons traditionnelles de sentir, de raisonner.Elle fausse l'échelle dos valeurs, habitue les esprits à ne s'occuper que de bagatelles démesurément grossies, relègue au second plan, quand elle ne les écarte point complètement, les questions de première importance,brouille toutes les notions on servant pêle-mêle les portraits des gens les plus et les moins respectables, les récits abondamment détaillés de cour d’assise et de scènes religieuses, salit les imaginations avec les hideurs sociales ou bien habitue ses lecteurs à tout considérer, à tout juger, en fonction des intérêts du parti et des politiciens.L’analyse — dont nous ne soulignons que quelques traits de la malfaisance de la presse jaune et de la presse de parti quand même est d’autant plus impressionnante qu’elle est faite d’un ton plus calme, sans aigreur contre les personnes.Il semble que l’ora-tcür se contente d'énumérer les tares, les faiblesses que tout le monde peut constater avec lui.d’appeler là-dessus l'attention, la réflexion de scs auditeurs.Songez, conclut-il simplement, que vous pouvez vous reposer de cela en lisant de bons livres, niais que la foule ne lit que cela, que c’est là l'unique aliment intellectuel, pour ainsi dire, de l’immense majorité de notre population lisante.Croyez-vous qu'un pareil régime puisse ne pas causer dans l’organisme national des ravages profonds?Ht n’y voyez-vous pas le principe ou l'adjuvant de tant de maux qui vous inquiètent?Le rôle de la presse catholique et nationale, poursuit Tora- teur, c’est de guérir le mal fait par la presse jaune et de le prévenir; c’est de libérer les consciences du joug de l’esprit de parti, d’affranchir les esprits de l’influence du jaunisme; c’est de rétablir dans les cerveaux le sens des proportions et la hiérarchie des choses; de rappeler que les intérêts de la patrie priment ceux des partis ou des classes, que'l’Eglise est plus que la patrie, qu’il est plus important de sauver son àme que de faire de l'argent, que la culture vraie doit s’opposer à la sottise et à la vanité; c’est d’aider à rétablir dans la famille le sens de l’ordre, de l’autorité, du devoir, une saine éducation el de combattre a mort l'erreur féministe; c’est encore de travailler à rétablir dans les consciences la véritable notion du patriotisme; c’est d'y développer le sens social chrétien (au sens où l’on prend aujourd’hui le mot) et le sens catholique; c'est de rappeler constamment, par la façon dont elle traite toute chose, que la religion commande toute la vie humaine.M.Rourassa développe largement, illustre d’exemples el de faits concrets, ces idées générales.Il ramasse en quelques phrases la substance de ses thèses sur la famille, l’éducation chrétienne et nationale, les (rangers de (’industrialisation à outrance, les relations entre les classes, le péril de la double conscience, la nécessité pour les Canadiens français catholiques d’apporteur à leur Foi et à leur race Je témoignage vécu de leur supériorité morale, le rôle qu'en tout cela - connue aide du bien, comme dénonciatrice du mal — doit jouer la presse catholique et nationale.Mais il nous faut fermer cette lettre et couper court à notre analyse.; M.le chanoine Massicot te, curé de la Cathédrale, président ;du comité d’honneur des propagandistes, tire en quelques mots J les conclusions pratiques de la séance; — C’est, dit-il.en résumé, de passer aux actes, d'y passer énergiquement et tout de ! suite.La population des Trois-Rivières témoigné constamment do sa générosité pour les oeuvres religieuses et sociales; mais qu’adviendra-t-il de ces oeuvres d’ici vingt-cinq ans ou moins si nous n’avons pas une presse qui les défende et maintienne autour d’elles une atmosphère favorable?Donnez donc abondamment, généreusement pour la presse catholique et na-| tionale.La séance se clôt sur cet appel énergique, qui rejoint et {complète l'allocution de début du président Ju comité exécutif, M.Charles Bourgeois, avocat.Ajoutons simplement que l’Harmonie La Salle et la Chorale du Séminaire ont donné à la séance un cachet artistique fort distingué.Orner HEROl X.Enfin, on devrait aussi trouver moyen de constituer une commission des pures, jouissant de revenus spéciaux, — ceux, par exemple, provenant de l'exploitation des concessions données aux marchands de journaux et de friandises, de la location de bancs, de chaises ou de canots, qui serait chargée de l'embellissement et de l’agrandissement des parcs.On devrait créer, sous le contrôle de cette commission, un départe-j ment d’ingénieurs forestiers, chargé | de planter le long des routes de Pile des arbres d’ornementation.Ceci est trop négligé dans toute la pro-| vince; Pile de Montréal doit donner : l’exemple et de veiller à remplacer i les arbres qui meurent dans le cen-i Ire des diverses municipalités, de même qu’à en planter dans des endroits où il n’en existe pas encore.Mais c'est une question qui demanderai! des développements.Nous I la traiterons plus tard.Pour le moment.nous nous contentons de l’indiquer.afin nue le comité de l’Assemblée législative puisse, s'il te linge à propos, introduire le méca-! nisme nécessaire dans la loi.La session fédérale M.Meighen n’est pas très doux Un incident entre lui et M.Mackie.— M.Doherty et le$ expressions françaises.— Savons -noua officiellement ce qui se passe entre les Alliés et les Allemands?Louis DUPIRE.Billet du soir Message La session de Québec .Fédération ou annexion ?Montréal et les municipalités qui Fentourent.— Avantages et inconvénients des annexions.— La prépondérance de Montréal.Québec, le 8.— Le comité doit disposer, au cours de celte semaine, de eet autre projet de la Commis- j sion de la charte: la fédération des j municipalités de Pile de Montréal, i Les députés auront à connaître de quatre propositions; ils éprouveront proprement l’embarras du choix.Les quatre propositions sont les suivantes : D’abord fédération de toutes les municipalités pour certaines fins, finance et exécution des travaux qui intéressent toute File.2o Fédération de toutes les municipalités de la périphérie à l’exclusion de Montréal., i 3o Fédération de toutes les municipalités de ville, à l’exclusion des municipalités rurales.4o Fédération simplifiée: proposition d’annexion pure et simple de toutes les municipalités à la métropole.Le député de Laval.M.Renaud, qui représente un bon nombre de municipalités de la campagne, s'est rendu, la semaine dernière, chez le ; premier ministre el lui a fait part du sentiment de ses commettants.Les municipaltics de la campagne, tant au nord-est, à l’est qu’à l’ouest de File, sont nettement et formellement opposées à toute forme de fédération; elles ne veulent avoir rien à faire avec la commission métropolitaine où d’ailleurs d’après le dernier projet leur influence serait nulle puisqu’elle se limiterait à un seul représentant.De plus, leurs in-1 térèts sont souvent opposés à ceux des municipalités de villes et toujours différents.M.Taschereau, nous a confié le i député de Laval, a répondu que, ; conformément à la déclaration qu’il a faite à la délégation venue au commencement de la session, pour protester contre toute annexion, il laisserait les municipalités libres de disposer d’elles-mèmes, qu'aucune ne serait contrainte de faire partie I de la fédération.Un point pavait donc réglé dès maintenant; la fédération ne comprendra pas les municipalités, rura-1 les dont la majeure partie du territoire est encore soumise a la culture.Le maire de Verdun, dit-on.doit, comme le maire et le conseil de La-j chine, protester à la fois contre l’annexion et contre la fédération.M.Leclerc ne demande qu’une.chose : le droit de taxer les propriétés de i Montréal sises dans les limites de ta ville de Verdun; celle-ci sera ensuite à l’aise el la question des financés ne la tracassera plus.Knfin, à côté des éciievins de Montréal qui ont demandé l’annexion pure et simple, quelques citoyens, parmi les plus importants et, les plus à l’aise, réclameront eux aussi l’annexion comme pis-aller.Leur opposition peut se formuler ainsi: "Tout, même l’annexion, plu-îôt que la fédération.” Un autre groupe, effrayé de l'influence que Montréal exercera nécessairement, disent-ils, au sein de la commission métropolitaine, demande une fédération des municipalités de la périphére.à l’exclusion de Montréal.Le comité qui, en dépit de sa bonne volonté, devra nécessairement froisser des susceptibilités et ne pourra pas, suivant le désir exprimé par M.Taschereau, laisser chacun libre de disposer de lui-même, sans quoi, nous n’aurons ni annexion ni fédération, mais la banqueroute de deux ou trois municipalités endettées à deux cent pour cent de leur évaluation municipale, décrétera la fédération avec Montréal.Hn ces cas, en toute justice pour la grande ville qui apportera à la coalition une évaluation municipale cinq fois supérieure à celle de toutes les autres.municipalités et le prestige d'une population de sept cent mille âmes, le comité devra donner à nos membres de la commission métropolitaine une influence prépondérante.Aux termes du projet aeluel, Montréal bénéficierait d’une majorité d'une seule voix, à la merci ilc la première coterie venue.Nous serions alors à la remorque des petites mu-nicipalités qui nous entourent et qui vivent de nous, et Montréal perdrait, sinon de nom du moins de fait, son autonomie.* #c sr La Commission métropolitaine, telle qu’elle a été conçue par ses auteurs et telle qu’elle sera ratifiée san doute par le parlement, a pour objectif la consolidation des emprunts des diverses municipalités et le contrôle sur les dépenses failes par l'un quelconque des membres de 'la fédération; elle aura aussi comme but de décréter (fuels sont les travaux d'intérêt général pour la fédération et dont par conséquent le coût doit être payé par toutes les municipalités au “prorata” de leur population, 11 n’est nulle part question, dans tout ce que nous avons vu du projet, de questions d'embellissement et de réglementation par avance de la construction.Or ces deux choses devraient, nous semble-t-il, être prévues.La fédération ne peut avoir d’autre but, dans l’esprit de ses auteurs que d’eviter l’annexion, aux autres municipalités qui se sont bien comportées.à cause des fautes de certaines de leurs voisines.Montréal, suivant le vote exprimé par le conseil.ne veut plus qu’on lui impose l’annexion d’une de ses voisines a partir du moment ou les finances de celle-ci sont obérées.File les veut toutes d’un coqp, les bonnes comme les mauvaises, on pas une, ni les mauvaises ni les bonnes.La fédération est une échappatoire pour obvier à cette contrainte ; mais, tôt ou tard, le moment viendra où toutes ces municipalités devront se fondre dans la métropole.En attendant, il est important de préparer l’avenir, de prévoir les développements de la périphérie et de veiller surtout à ce que les fautes qu’on a commises dans la grande ville n’y soient pas répétées.Nous croyons donc qu’il serait urgent de créer une commission d’architectes avec fonction spéciale d’arrêter un code de construction, tant nu point de vue sanitaire qu'au point de vue esthétique pour lotîtes les municipalités de la fédération., "Puisque mes imulettes perdues i t'intéressent si fort", fait mon ami ' en nie tendant un pli mystérieux, i "examine done ce papier que je ideas de cueillir à la patte d’un de ! mes pigeons".t'n coup d'oeil sur l'étrange ma-' uuscrit m'avertit l’encre, un timbre-poste, et à nous vine perte de temps, s*Us voulaient bien en prendre note définithement.these infringements are the principle reasons of the inaction in which theg hare remained” (3).Thus, Parkman who knew of Queen Ann's letter, for it is published in the Nova Scotia Public Docu meats which he quotes several times in this volume, tends to have imputed to the Acadiam as a crime, their just recrimination for the rights granted them by the ur;Wrr'v le relèvement I SES CLOCHERS a lis les rafale do pluie pauvres fenêtres eh dé-1 pa-i Américains I.’KGUSK l’AHtUSSIAI.K HOSITK DK NOS l'KHKS VOl'EMENT DU CUIRGK.GENE DE- l.e début de toutes les paroisses treaty of Utrecht and thé said fibgal lut bien modi ste.Hkqi n'existant document.When the circumstances i l’on ne pouvait tout créer à la fois.I in which they were placed are well I.e plus souvent une salle queJcon i established, it is very easy to un- ' que.uri vieux théâtre désaffectés ' derstand the conduct of these1 ci réparés étaient les témoins des peaceful Acadian» peasants.May U • premières cérémonies religieuses ! be granted me to quote these /em 1 paroissiales.Mais la ferveur et la j foi des Canadiens français VJ.L'ABBE THELUKtt DE PON-CMEVILLE KNTIïETICM IN NOMBREUX AUIDTOIHE DE LA GRANDE DEVASTATION DES EGUSES DES REGIONS ENVAHIES DE LA FRANCE.— DES SECOURS S I\îl>(USENT.M.l'abbé j pi' riale eliirent I Pier.I “Où trouver l'argent indispcnxa | Ide â une restauration plus rapide | et plus décenteV Les versements de! t’Aflemagne sont lents à venir.Nous! les remanions eu vain depuis 23 j mois.“Nous ne lui demandons pus ce pemln.nl de rembourser nos frais! dans une guerre qu’elle nous a im ! posée, mais simplement les dégâts! qif eile est venue faire chez nous.| ses églises Etendu dans son lit, on devait le soutenir avec des oreillers REMOVAL OF THE ACADIANS On nous communiqpe cette lettre: To the Editor of the “Sew )ork Evening Pissi", Sir, In the columns of “Letters from oar Headers'’.is:uic of February 22 of your excclh tu papeir, Mr.M.H.; words which l have written recently in answer lo a similar criticism of the French Seutrals.‘lieing \Jorced to remain under the English .tulhorities despite the explicite ,terms of the Treaty of Utrecht and pif Queen Ann's letter in their be-j; half, the Acadiatts thought their {c onscience would have been guilty .of the most degrading action on {hiking an unconditional oath of al-\Uegiance to the English Crown.‘Their reasoning was cased on the , possible event of being compelled, in the course of time, to fight Weller, an Amcriaan citizen, recalls [against the French subjects, their the recent mdrpncut of Mr.F.Hop- adored brothers".Once, however, kins regarding the historical quest- their conditional oath was accepted ion of the expatriation of the.Ac a- fpy (iovenwr Phillips, the French dians and says: .A/eutrats have indeed remained “In the Uteri,ry Review of Teb- ‘ neutral.And contrary to the dc- ruary 5 Frederiak M.Hopkins, in ucJaration of Mr.Weller, the Aca- mentioning lettciv received by the ' dhuts have always refused to join Hritish General 'Aionckton direct- Trench forces to fight the Eng-ing the transportation of the Aca- ; i/v/j.The unsuccessful expedition dians.comments that there is /),* Ramsay for example was due nothing in these'official letters to jto their inaction in the circnms-disturb the veftfict of history, ktance.Moreover, Mascarcne, one prit do fannile - which is, he says, that the forced 0f the English governors, has writ- lieuses et nation' exile was hnrehea and uncalled den these words in their favor : ' for.And a few lines later ~ after '-7,7 js to the refusal of the French bringing in “Evangeline" uthich \ jithabilants to take up arms against appears to be imperative in this ns that we owe the conservation of connection — he adds that it was an act of cruelty." hrwedii'tel'j pfter reporting this impartial reasoning on the part of Mr.Hopkins, the writer asks in a spirit of sarcasm these two questions : is Pnrkwnn’s exhaustive search .Vot’fl Scotia.' In short, the reason why the Acadiatts were indered in their plans to cross into French territory as was their right, can be told In I wo words: The English needed them to keep up and enrich the '.colony on one part; on the other into this matter and voluminous re- j jjartf their presence in Cape Breton port not history?And does he not ' ,1$ industrious though peaceful sub-render a verdict consonant with \ jects would have left Xova Scotia amply proved facts — that the Bril-, ;n an inferior state of defence.As ish were long suffering, repeatedly 1 / wish to prove my statement by * forgave the frequent outrages of the official documents let me quote a Acadiatts and their Indian allies,^ ratter of Lieutenant Governor Cau-and again and again accepted [ field to the Lords of Trade, also promises of amendment, no sooner j comprised in the volume of Xova taken than broken?" \ Scotia Archives : *7 have always Continuing in the sanie tone the {observed, since my coming here, critic declares having lately re- \ tfu.forwardness of the Acactlans to jected his ancient prejudices re- i -terve us when occasion occured.luting to “historic hatred of Eng- \ But in case ye Acadians gait us, we land’ and rejoices in that "The shall never be aide to maintain and greatest good that came* out of the.{protect, onr English family's from , t 1 ye insuJts of ye Indians yc worst enemies which ye Acadiatts by their stayiny will in a great measure ward off for their own sakes.Your Lordships will see by ye stock of cattell they have at this time that in two or three years, with due encouragement.we may be furnished with everything within ourselves.So.their skill in the fishery, as well as the cultivating of the soil must make at once of Cape Breton the most powerful colony the war was the conviction forced upon us that modern civilisation is in the keeping of the English speaking peoples." And the open letter ends with the following erroneous judgment : "The verdict of history wholly exonerates the British in the matter of the transportation of the Aca-dians.It is sentiment that hands down the verdict of “harsh, uncalled for and cruel"—and that simply because of a poem It would take.Mr.Editor, several I f;,ench h(we in America, and of the conquer.1,u reste, ns étaient men vr t •U,HF linK,riu.ni , „ articles indeed to set clearly beg ore j greatest danger and damage to all i récompensés de leur zèle: tous les ; ‘ * J ^ 1 uaohev lELE Canadiens français ne se mesuraient pas à lu pauvreté de leurs temples.D'ailleurs, du haut du ciel, Jésus devait, sans doute, leur sourire bien aimablement puisque le dénuement de ees lieux sacrés se rapprochait si bien de celui de l’étable de Bethléem.A lu pensée d’avoir enfin une paroisse et un prêtre de leur langue à eux, nos pères étaient si heureux qu’ils ne pouvaient attendre plus longt mps, dès que l’autorité religieuse avait accordé toutes les permissions nécessaires.Les prêtres eux-mêmes, touchés de leur foi profonde, faisait volontiers le sacrifice de tout confort plutiM que de laisser plus longtemps leurs compatriotes sans la parole de Dieu; ils auraient consenti à célébrer les divins mystères en plein air ou dans les caves.Mais ce n’etait là, néanmoins, que les tout premiers débuts.Heureux de retrouver ainsi com me un coin du Canada avec son es ses traditions religieuses et nationales, les Canadiens français rivalisaient de générosité et de dévouement.L .s uns donnaient de l’argent, les autres fournissaient des meubles; quelques-uns offraient leur travail, quelques au très mettaient leurs talents ou leur profession au service de Ja coin muuHuté.Bientôt, église et presbytère se paraient d’un air plus coquet.Les besoins les plus urgents satisfaits.Ton s’organisait sérieuse ment pour faire mieux et élever des! édifices dont on n'aurait pas à rougir et qui dureraient.Les prêtres, tout en étant les âmes de ees entreprises, n’oublièrent point leur mission divine.Us donnaient une ossature religieuse puis santé à leurs paroisses, fondant, dès le début, des sociétés religieuses pour les hommes, les femmes et les jeunes gens, iis 'employaient à réchauffer la foi de leur ouailles; ils instruisaient, ils catéchisaient, ils formaient lentement mais sûrement le peuple franco-américain.Le renom de ces prêtres, de ces paroisses, de ces groupes de Canadiens français favorisés s’étendit au loin et attirait de nouveaux corn- : patriotes.Pour eux tous rien n’était comparable au bonheur d’entendre parler français dans des églises construites par eux, de pouvoir v pratiquer la religion dans leur langue maternelle et d'\ voir élever leurs enfants dans la crainte de Dieu.Témoins de tant de ferveur et de bonne volonté, les prêtres se multipliaient et se dépensaient sans compter.Du reste, ils étaient bien rg ., .| Aucune de ses églises n’a été attein- .Ibeiiicr de Ponchevillc.! j(, iilK.mh, (lt, s,., vllles endoinma ivec une emotion visible, a soinigne | g^t,_ ÿ,’ous qui nous sommes battus pour défendre nos foyers et nos autels, nous les avons perdus en toutes ees provinces dévastées.A qui doit incomber la charge de leur! réparation?“En attendant ees indemnités en-: core incertaines, le gouvernement devant un nombreux auditoire réuni au Monument National, hier soir., sous les auspices le* l’Union Nationale Française, ia grande pitié des églises de France, que l'ennemi a systématiquement détruites dans les régions envahies.L’éminent conférencier de Noire-Dame a rappelé au souvenir de ses compatriotes du Canada et •de ses amis, les Canadiens-français, l’oeuvre si courageusement entreprise de la renaissance des clochers.I’entreprise est immense: 1100 ég’is: s sont perdues à tout jamais, et 2400 autres sont tellement blessées, qu’elles tomberont définitivement en ruine s>i l'on ne se hâte de les réparer.Et voilà pourquoi les secours s’organisent en France, dans les diocèses épargnés par Tenneml, parce qu’il ne les a point envahis ; en Europe, à l’étranger, en Amérique partout où l’on a été touché de tant de dévastations, et hier soir, on a pu s'en rendre compte de Têten-due de ses ruines grâce à des oro-iections lumineuses, que le cinématographe a mis sur Je vif.dans un panorama des plus tristes et des plus éloquents, Ai.de Verneuil, consul de Fran-•e, a présenté le conférencier et profite de l’occasion pour donner lies chiffres sur les perles matérielles et spirituelles qui ont désolé une partie notable du sol français.Les perles matérielles, 'dommages directs de i i lutte, se chiffrent à plus de,, vingt_ niMJiards de dollars.“(Tétait bien le meilleur argument, opine, M.le Verneuil, à jeter à la face de la fourberie allemande, à la présente conférnce de Londres.” Mais ces pertes matérielles ne sont pas les seules.Quand on en frit le calcul entier v réussit-on ?il se trouve que celles-là trouveront a revivre plus facilement que les bibliothèques, que les écoles, qiie les temples de quelque religion qu’ils soient.De tous les monuments ou s’épanouissait en 1914 la vie ardente de la famille spirituelle de France, il n’en est pas que l’ennemi ait plus soigneusement visés que les églises.Elles finîtes qui représen- VVagner avait peur de s’endormir, car il était pris d’étouffements.-Le Tanlac le remet tout à fait d’aplomb.-Il engraisse de vingt-sept livres.français fait des avances pour favoriser nos chapelles de secours.Mais les 180 milliards dont la guerre a obéré notre budget me permettent pas pie grandes largesses à l’Etat.L'initiative privée \ supplée par des dons généreux.Tous les dioceses épargnés s’intéressent aux diocèses sacrifiés pour lesquels ils ont déjà soucrit une dizaine de millions."Des offrandes considérables viennent de T étranger.Le Pape, qui n’est pas un étranger en pays catholique, a souscrit à plusieurs reprises pour îles sommes importantes, et il a exprimé récemment à l'épiscopat des Etats-Unis son vif désir de voir l’Amérique participer de plus en plus à une oeuvre qui lui tient tant à coeur.Ei la fraternité des peuples n’est pas un vain mol, la solidarité des Alliés se té-n 10ignora sur ce terrain, pour ne : pas laisser à la France payer seule la trop lourde rançon de leur vic-; taire commune.Us ont tous fait de | ce territoire le champ de bataille où leurs propres chefs ont aggravé ses ; ruines: “* ¦ • j bis, ils construire ensemble.Et déjà, rient que de New-York.1,700,000 francs j ont été envoyés à l’Oeuvre des églises dévastées (2, rue Oudinot, Paris), a laquelle Montréal, M y a ! quatre ans, a fourni aussi un ÿré-| vieux concours.1 “Ce .sont des troupes canadiennes-françaises qui ont dégagé, après 4 an-, d'héroïques efforts, le diocèse de ; {Cambrai: elles sont entrées les pre-j mières dans cette ville encore en flammes, les premières à Valenciennes, où j'ai la joie de retrouver leur souvenir sur les murs de nia laie, dans le nom donné depuis nu point d'' vue nrt'stimie.Les bi'-tefs sont en ver(e dès maintenant mot il un acteur français: “Il y a des choses qui vont sans dire, niais une chose va beaucoup mieux cniune or la! iLL Et tant les .syllabes ét dent i douces a entendre, on aurait pu s’écrier, avec le grand poète.La-mart me : temps, suspends ton vol ! Mais l'invocation resta sans effet, et hi demi-heure propice ne suspendit point son émirs malgré les suppli-, cat ions muette: des auditeurs français.M.Power présente ensuite une ré s o ntion pour nerim tire aux soldats de déduiri de ’eue pension une somme convenue afin de Tappliimer sur le paiement (le leur prmi-e d’as-s iranc*.Le gouvernement opérerait liri-même cette conversion à la dem nrle des vétérans.M.Meiahen annonce alors ou’i] formé un comité du réi th'issement civil des so'dats et on’il serait expédient d" réserver rette ime«tion à ce comité.M.Power introduit ensuite la résolution suivante: “Que, de l'avis I de la Chambre, il est opportun un résidu de 129 décès à être reparti entre quatorze autres maladies contagieuses.Décès ! - j UE DA KD.A Montréal, lu 7 mars 102L a.JYitfC de 85 ans, est décédée Hedwidgu Durand, vphvu du Louis Bu dard, notaire.Les funérailles auront lieu mercredi, b* lt J courant.Le convoi funèbre partira de la demeure de son lils.No 504 rue Sherbrooke Kst, â H heures, pour se rendre à la.chapelle de Notre-Dame de Lourdes, ou le service sera célébré, et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de la sepulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.rOLPIN.A St-Isidore, le 6 mars 1921, a Page de 72 ans et 11 mois, est décédé Arthur Tou pin.époux de Malvina Deniers.Les funérailles auront lieu mercredi, le 9 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure à 9 heures, pour su rendre à l’église paroissiale, après i’ar-rivée du train de Montréal, un le service sera célébré, et de là au cimetière.Parents et .unis sont priés d'y assister sans autre invitation.DECES A MONTREAL BENOIT, Julien.71 ans, 115 Cuvillier.CASTIEN, Kmelina Miroti, 88 ans.veuve do Pierre Bastien, fxSü Notre-Dame O, ldi EAU LT, iginis.75 ans, 517 Ber ri.PARENT, J.Edouard, 51 ans, 1101 Cartiei t I^a- Yexaudre, rentier, 588 Parc Edgar, charretier, 58 ans, 51 Rosalie, 20 ans, 202 Chat eau-Emma, 73 ans, hop.des Incu- WiTIED, fontaine.CH A R KST, fiariiier.CALurrn Kimy.CONTANT, ra blés.DAOUST, Alexis.f>5 ans, 125 Côte St-Paul.DAOIST, Vnésie.70 ans, épouse de Chas, I mi cist.2524 St -Jitrques.DKLIFJJ:, Nouini Lemire, 35 ans.épouse d’Alpherie Leüsle, 128 Ste-Marguerite.GENEREUX, Eimiiin Patry.42 tins, veuve d’Edouard Ciuiièreux, 140.'» Cadiuux.GARIEPY, 4.B., 72 ans, 159 Brébeut GAGNON Laure.23 ans, 159 M-Andr* GODIN, Exiitlas, 73 ans, 25 St-athieu.GRAVEL, M.-Lse, 03 ans, hôpital des lu-curables.LAMONTAGNE.Emma Kirouac, 23 épouse de Joseph Luuontague, 386 Deserv.LA FOND.Zotiqur.72 ans, 500 Albert.LEFEBVRE-, Hermine Boyer, 74 ans, veuve dr Pierre la’fetivre, 45r> ave.Wllilhroiil Verdun.IwVROrOl’K.Ensue Hmiuelmme de a Hoe-que, 90 mis, veuve île J.B.I^rneques ' n Murie-Anne Kst.U'.THT.Inlle, lî» ans.hospice St-Antulne PAIMNF.AV.Angélique RélanRer.NO m» veuve d'Edmond Papineau, lift Chnnihonl lU'KI.I.ANO Mathilde.M ans.1991 CI«>(,.S\l \ ïv .1.B.11 mis, 9us,9 St-lanren' TOl'PIN.Paul.11 ans.727 St-André.VAl.l.KR, tlél'm» Thtvlerge.(V, ans.én, .de -les Vallée.410 Panel.VADRBOXCOI l 1».I>r A.Ktouard.|g .1,1 v«U.VA! t JERKS.lus.Antoine.8j an».1S1 S^pgu.uct. VOL.XII.No 55 MONTREAL.MARDI S MARS 1921 3 CALENDRIER DEMAIN’, MERCREDI, S MA RA 1921 SAINTE FRANÇOISE I>t»«r du «uleil, 6 fctart* 3» Coucher du rolril, 5 heure» S3.Coucher de lu lune, le noir.Premier quartier de la lune, le 19.ù tt h, SS m.du aoir.LE DERNIERE HEURE VOIR Toutes les nouvelles pur nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN TROtl) MAXIMUM UT MINIMUM Aujourd'hui inmimum .Môme date l'an dernier., ., „ .Aujourd’hui minimum .90 HAKOMETRB M h.du mutin, 29 90 ; 11 h., 29.gg de l'aprèe-mldl, 21).90.s 1 h.LES TROUPES ALLIEES EN ALLEMAGNE de Maisonneuve ! aux assises M.Sé Des forces anglaises, belges et françaises sont entrées dans Dusseldorf, ce matin.— Les Français et les Belges à Duisburg.— Ruhrort oc -cupée.— Foch a transmis des ordres au général Dégoutté.— Ebert proteste.— “ Nous devons les subir avec dignité”.— Commen -taires de la presse à Paris et à Londres.Muyeuce, 8 (S.F.A.).— Pas troupes anglaises, belges et françaises sont entrées dans Dusseldorf ce matin.Les troupes franco-belges ont occupé Puisgurg à midi.La flottille alliée sur le Rhin a pris possession de Ruhrort.LE MAIRE PE DUSSELDORF Dusseldorf.8 ance est reflétée par l'Oeuvre, (ini porte ceci: “Ainsi la guerre va donc reprendre?Espérons que non.Tout simplement il s’agit de percevoir une dette, et ce n’est pas de notre faute si les Allemands nous obligent à envoyer nos meilleurs corps d’armée chercher notre dû.” LONDRES DONNE DES ORDRES Londres, S (S.P.AJ.— Le département de la guerre britannique i ordonné hier soir aux troupes anglaises de marcher sur Dusseldorf, en Allemagne.11 y a actuellement 12.000 soldats anglais dans la zone l'occupation.Le London Times et le Morning Post sc réjouissent de voir que la Conférence a cimenté l’Entente.Le Times soutient que les propositions allemandes ont été rejetées parce qu’elles étaient malhonnêtes.Les Alliés, ajoute-t-il, en occupant les villes allemandes auront la main sur les robinets par où coule une grande partie des richesses de l'Allemagne et ils sauront bien en régler le cours.Le Telegraph stigmatise l’appel de l’Allemagne à la Ligue des Nations comme le comble de l’hypocrisie impuissante, car les tireurs de ficelle allemands ne prennent pas la Ligue plus au sérieux qu'ils n'ont pris la garantie de la neutralité de la Belgique en 1911.Le Daily Mail affinne que Je dernier discours du Dr Simons, chef de la délégation allemande, est un monument d’impudence et de cynisme et trouve que chacune des phrases était un affront.L'organe travailliste.le Herald, tout en qualifiant les châtiments de folie colossale et bizarre, déclare que le discours de maître Simons est un beau modèle de manque de tact et d’inepties.Ce journal se console cependant en ajoutant: "Du point de vue révolutionnaire, les peines imposées à l'Allemagne vont avoir du bon, car le tout va finir par un cataclysme d'où surgira la révolution.” UNE PROCLAMATION D’EBERT Londres.S (S.P.AJ.— Une dépêche de Berlin à l’agence centrale déclare que le président Ebcrt a lancé une proclamation qui contient des protestations contre la décision qu'ont prise les Alliés de faire occuper des villes allemandes sur la rive droite du Rhin.I-e président soutient que les Alliés agissent contrairement aux termes du traité de Versailles.LE GOUVERNEMENT ALLEMAND SE SOUMET Berlin, 8 (S.P.AJ.— On pouvait conclure de ce qui s’est passé ici ce matin que le gouvernement allemand ne cherchera pus à empêcher les Alliés d’occuper les villes de Dusseldorf, Duisburg et Ruhrort.Le cabinet a siégé jusqu'à onze heures, puis les membres se sont dispersés sans prendre de mesures destinées à remédier à la situation.On avait escompté ici que la rupture définitive allait peut-être être évitée à Londres du fait que le Dr Sirnons avait des entrevues privées depuis trois jours avec MM.Lloyd George et Briand, Parlant des peines imposées par les Alliés, un membre du cabinet allemand aurait déclaré après l’ajournement du cabinet: "Nous devons les subir avec dignité.” Les membres du cabinet qui consentaient a se départir de leur mutisme semblaient résignés et ont déclaré que le gouvernement ne dirait cl ne ferait rien avant de voir quel effet pratique aura l’invasion de l’Entente.Les livraisons de charbon que i Allemagne fait périodiquement aux Alliés depuis la fin de la guerre vont peut-être être affectées par la nouvelle situation.Les troupes de l’Entente pourront bien saisir des points importants d’exportation de charbon, mais ü leur faudra se rendre plus avant dans le district du Ruhr pour exercer une mainmise efficace sur ce combustible.Le président Ebert a demandé au peuple allemand hier au soir de laire face avec une austère dignité à ce despotisme de l’étranger, d’avoir confiance au gouvernement allemand qui n’aura de répit tant "que les tsrans étrangers n'auront pas cédé devant nos droits”.I-c gouvernement compte sur Tappui du Reichstag à en jtign- par les déclarations hostiles à l’accord de Paris faites par le* diverses factions, sauf celle des communistes.Le théâtre immoral UNE RESOLUTION DE LA SECTION SAINT-JACQUES DE LA SOCIETE SAINT-J EAN-BArriS- TE.Les membres de la Société Saint-Jean-Baptiste, section Saint-Jacques, No 34.réunis en assemblée régulière lundi le 7 mars 1921, ont adopté la résolution suivante: “Attendu que des manifestations scandaleuses s’étalent sur les scènes de quelques-uns de nos théâtres; "Attendu que ces spectacles sont organisés dans un but manifeste de perversion individuelle el sociale, au bénéfice des industriels du vice organisé; “Attendu que les théâtres de nuit sont désastreux pour- la morale; “Attendu que des annonces et affiches de théâtre suggestives provn quent la curiosité malsaine de la population; “Attendu qu’une littérature corrompue s’affiche an su et au vu de tout le monde, et s'annonce même dans certains théâtres; "Il est résolu: “la.—de protester énergiquement et fermement, avec tous les pères de famille soucieux de l’éducation morale de leurs enfants et respectueux de la dignité humaine, contre cet état de choses, et contre les autorités (pii laissent faire sans sourciller cette propagande du vice; “2o,—de prier nos compatriotes et nos co-religionnaires de s’abstenir de ces spectacles et d'user de leur autorité envers ceux qui dépendent d’eux, pour les éloigner de ces représentations perverses; “3o.—d’inviter les journaux cana-diens-français et la presse catholique à ne pas ouvrir leurs colonnes a cette littérature théâtrale, sans établir pour leur propre compte, une surveillance intelligente et étroite sur leur réclame, illustrée ou non.on sous forme de chronique théâtrale., “4o.—d’insister auprès des autorisés pour qu'elles établissent une censure sévère sur les affiches, les annonces, les réclames, les représentations et la littérature qui blessent la morale.“Et que copie des présentes résolutions soit envoyée aux autorités et aux journaux, puis soumise au prochain congrès de Ja Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.! C’EST LE PREMIER D’UNE SERIE QUI SERONT INSTALLES I DANS LES BAINS PUBLICS DE MONTREAL.— EAU PURE ET ECONOMIE.Le docteur Boucher a obtenu, ! après maintes recommandations de sa part, que les atorités municipales consentent â installer un fi.tre i dans le bain de Maisonneuve.Ce sera un premier essaf.Le directeur du si rvice d'hygiène y voit grand progrès : d'abord l’eau sera ¦ maintenue dans un état de pureté parfaite pour les baigneurs, puisqu’elle sera sans cesse renouvelée ; et ensuite, il en résultera une économie assez considérable, du côté : du combustible.Actuellement l'eau du bain doit être chauffée à une haute température.avant d’être mise dans le grand bassin ; et cette opération recommence toutes les semaines à cause du netlovage du bain et du renouvellement de l'eau qui s’opèrent tous les luvit jours.Avec l’installation d’un l'iltre.l’eau qui sort de l’appareil a une température élevép, reste chaude aussi hmgteiïfps qu’on le veut, puisqu’elle repasse continuellement dans le filtre, établissast ainsi un courant qui la purifie sans cesse.Ce n’est qu’à tous les trois mois que l’eau peut être changée, et l’on voit l'économie que le nouveau système représentera du côté du chauffage même de l'eau.Un filtre de ce genre peut valoir entre $2,500 à $3,000.et le coût d'installation est encore assez dispendieux.Plus tard les commissaires songeront à installer le même système de purification de l’eau, 'dans les autres bains de la ville.Comme il y a quatorze haius publics, dont onze fonctionnent 1 hi-< ver comme l’été, la dépense sera trop forte pour être faite cette année: ce nVst que petit à petit que les bains auront leur filtre.En Irlande Dublin, 8 (S.P.A.) - Il y a eu quatre personnes de tuées au cours de rencontres, hier soir, entre les forces de la Couronne et des détachements de Sinu Feiners en Irlande méridionale.Un camion-auto est toin-b ¦ dans un piège près de Bal-linrobe.et le capitaine Chat field et deux soldais ont blessés.Les auxiliaires de .police ont eu à se battre um heure durant avec des Sinu Feiners à Mullinhoo.comté de Tipperary.Trois civils ont été tués et 20 autres ont été constitués prisonniers.V n homme a été tué à formes, comté de Cork.Un sergent de police a été tué à Kilmallock, comté de Limerick, par cinq individus.En revanche, les forces rnili taires ont fait sauter un magasin près de l’endroit de l'attaque.Vol de bonbons Les détectives Brabant et Poulin ont encore opéré une arrestation dans le cas du vol de $130 de bonbons.dans une voiture de livraison chez M.Benoît, 30, avenue Laurier.la1 nouvel accusé se nomme Rodolphe Simard, 17 ans, et demeure au No 1473, rue Saint-Dominique.11 a comparu ce matin en Cour de police devant le juge Cusson.Il a été admis en liberté sous un cautionnement de $200.L’enquête a été fixée au 15 mars.été a Les ingénieurs font une enquête Les ingénieurs de la commission de l’aqueduc font actuellement une enquête approfondie des causes qui ont amené la rupture de la conduite de l’aqueduc, rue Saint-Urbain.Leur travail fest pratiquement terminé et le rapport sera tout prochainement soumis aux administrateurs.Ces derniers se guideront sur les conclusions des ingénieurs pour indemniser les citoyens qui ont souffert le plus de l’accident, et pour réparer ou remplacer en partie ht conduite affectée.On ne sait encore quelle somme la ville offrira à la famille Shacter, qui a perdu deux de ses membres au cours de l’irruption soudaine des eaux dans la maison.Le bill de l’Assistance Publique Québec.8 Td.N.CJ Le bill i de (Tassistauce publique doit être présenté mercredi après-midi.La gouvernement a changé dans ta i commission 'dont on avait annoncé la formation, ne sera pas constituée.Les fonds qui seront produits par la taxe de deux pour cent s>ir le prix d’entrée des endroits d'amusement de toutes sortes seront administres directement par le sr-j «Tétaire de la province.ar - A l’aide de fausses-clefs IL ETAIT ACCUSE DE L’ASSASSINAT DE L’AGENT DE POLICE GH] COI NK.EN JUIN DERNIER.- LE JUGE WKIIR A DIT AU J FRY R ACQLITTER LE PREVENU.Du tabac volé Los voleurs sont entrés hier soir, | chez M, Maurice Forest, au marché j Maisonneuve.Ils ont cassé une vitre et enlevé du tabac pour $140.i Deux vols de paletots et de complets onl eu lieu hier soir I'iiii chez M.Morrisset, 365, rue Panet, où lys voleurs ont pris deux complets de $75.l’autre chez M.Levine Rotshtis.1010, rue Saint-Laurent, où ils ont pris des complets et manteaux pour $290.Les vols ont eu lieu entre 9 heures et 10 heures.Les voleurs se sont servis de fausses clefs.| -m- Un vieux fonctionnaire disparaît M.Georges Desormeaux, huissier el commis à la perception des comptes, au bureau du Trésorier, est décédé ce matin, à l’âge (te 72 ans, après 30 années de service à l’emploi de la ville.Le Dailg Mail dit que toute tentative de la part des Allemands de se soustraire à la nouvelle zone douanière établie le long du Rhin en faisant passer leur commerce par Rotterdam ou par d’autres ports de la i mer du Nord sera promptement enrayée par un blocus allié.Le Daily Sews est le seul journal du matin à désapprouver la décision des Alliés de châtier l’Allemagne pour son manque de soumission au plan des réparations.Ce journal se plaint de ce que M.Lloyd George ait mis de côté des offres allemandes susceptibles de régler pacifiquement la ! question.Il accuse le premier ministre anglais d’avoir comptétertient capitulé devant la France et sa politique de vengeance.Cet organe prétend que ces mesures ne sont justifiables ni au point de vue légal ni : au point de vue moral et demande pourquoi les Alliés n’ont pas attendu encore une quinzaine pour voir auparavant le résultat du plébiscite en Haute-Silésie.Il va jusqu’à dire que l’armée du maréchal Fneb va trouver lâ l’occasion propice de s’emparer de la vaste région indns-1 frielle que la France convoite depuis longtemps.Il ajoute qu’on ne saurait deviner les conséquences lofntajncs de cette aventure, mais que l’avance de Foch pourrait bien être une marche vers l’abime.Le Daily Express voudrait que la Grande-Bretagne limite au minimum sa participation militaire.ajc ]|c Londres, 8 (S.P.AJ.— Le Dr St-Hamcr, ambassadeur d’Allemagne en Grande-Bretagne, va partir pour Berlin ce soir.Il déclare ne pas savoir quand il reviendra.Il ajoute que l'ambassade va rester ouverte.* sk * Berlin.8.— Les Berlinois se sont rendus en grand nombre hier aux champs de courses pour assister à l’ouverture de la saison de ce : genre d'amusements.Les paris se chiffrent à deux militons de marks et atteindront peut-être les trois millions.On a entendu aux assises, ce matin.le procès de Joseph-Eugène At-ney, suc qui pesait une accusation de meurtre.D’après l’acte d'accusation Ai ne j' était accusé d’avoir le 13 juin dernier, assassiné le policier Thomas Ghicoine, alors que ce dernier était dans l’exercice de ses fonctions.Les jurés suivants ont été assermentés: J.-Arsène Fayette, Laurent Dérosiers.Théophile Parent, Hor-misdas Monet, Aimé Duigneault, Godfroi Pilon, IL Audet, Eugène Ghouinard, A.Fayette, OvMa Le-beau, Thimuthé Benoit et J.Champagne.Me J.G.Walsh, procureur de la Couronne, a ensuite expliqué la cause aux jurés.Entre autres choses il leur a dit que le policier Ghicoine aurait fait des déclarations Incriminant Aincy.il a ajouté de plus que la victime aurait dit au chef Lepage qu’il croyait s’être trompé.On a ensuite donné lecture de deux dépositions ante mortem prises, toutes deux, â l’hôpital Royal Victoria l’une a fi h.du matin, le 13 Juin, et en présence du magistrat Lanctôt, du détective Laberge et du sténographe officiel Lomax, et la seconde prise au même endroit, à la même date, à 5 heures du soir, et en présence du magistrat Lanctôt, du chef Lepage, du détective Isaïe Savard, de l’accusé et du Xénographe officiel Lomax.Dans la première, Ghicoine déclare qu’il était à faire sa ronde rue Bernard, vers 4 h.45 du matin, lorsqu’il a vu une automobile qui était arrêtée près de la ruelle (4111 se trouve entre les rues Mance et du l’are.Lu machine contenait quatre hommes.“M’approchant du chauffeur pour m’enquérir de la raison pour laquelle ils étaient ainsi arrêtés à cette heure et de ce qu’ils attendaient, ce dernier, un garçon d’environ 25 ans, mesurant environ 5 pieds et 5 pouces et portant une casquette et des lunettes d’automobiles a sorti un revolver et a fait feu sur moi".A une question qui lui a été posée par le magistrat Lanctôt, la victime a répondu qu’aucun des occupants de la machine ne lui avait parlé.Dans sa seconde déposition Ghi-coine prétend reconnaître Aincy comme l’un des occupants de là machine.Il était assis en arrière.Aincy lui a ensuite posé quelques questions et Ghicoine a persisté « le reconnaître.Comme la victime semblait faiblir très vite, on n’a pas prolongé l'interrogatoire et les personnes se sont retirées.C'est alors que la victime a appelé le chef Lepage.A ce ‘moment le chef I>epagc rend témoignage.Il declare qu’il s’est rendu à l’hôpital Hoyal Victoria et qu’il a assisté à la seconde déposition de la victime.Après l’identification de l’accusé par la victime, je me suis retiré.Ghicoine m’a alors appelé il avait encore sa connaissance et m’a fait la déclaration suivante: Il m’est possible que j’aie fait erreur et je vous demanderais d'y voir.Me J.G.Walsh demande alors au témoin s’il a fait les démarches nécessaires.Oui, a répondu le chef Lepage, mais n’ai rien pu trouver.Il continue ensuite son témoignage.Je lui ai alors répondu de ne pas s'inquiéter et que je ferais les recherches nécessaires.Le 14, j’ai fait part de la déclaration de Chi-coine au chef Bélanger of à M, Ernest Décary, président de lu Commission administrative.En dépit du travail des agents il a été impossible de ne rien découvrir dans le cas d’Ainey.Me Germain Beaulieu, défenreur de l'accusé, demande alors le renvoi de la plainte faille do preuves suffisantes.Dans son allocution aux jurés, le juge Weir, qui présidait le tribunal, a rappelé les faits de lu cause, et la preuve faite en cour.Il leur a déclaré qu’il prenait tout sur sa responsabilité et qu’ils ne pouvaient rendre qu’un verdict d’acquittement.Sans même quitter leurs sièges, ces derniers ont déclaré l’accuse innocent.Me Beaulieu n alors présenté une motion demandant la remise en liberté de son client.La motion a été accordée par le tribunal.La navigation Séguin sur le fleuve aire gidn, rie.de M.d ans LE JUGE CODERRE ACCORDE UN MiAXDAiMlKS FOUIR FORCER LE JUGE LE ET \ EXFLJQUER IWRQUOI IL REFUSE 1VK-MIETTRK UN MANDAT D'ARRESTATION CONTRE VL SEGUIN.AOCL’SE DE 1 •ABJURE.M.Alfred Mathieu» a obtenu ce matin, du juge Coderre, rémission d’un bref d*’ mandamus contre le juge I.eet, magistrat de police, de Montréal pour forcer ce dernier à comparaître devant un juge de la Cour supérieure et donner les ral sons pour lesquelles il refuse d’accorder un mandat contre M.Napoléon Séguin, dép'Utté de Sainte-Mario et ministre sans portefeuille i dans le cabinet Taschereau.On sait que M.Mathieu a pris des j procédures en Cour supérieure pour faire annuler l’élection de M.Sc-('Oimpc député de Saiute-Mu-M.Mathieu était l'adversaire Séguin à la dernière élection ce comté.Le procès qui s'est déroulé devant le juge Coderre a donné lieu à des incidents inattendus.Rappelons que lors.de l'ouverture de i’enifuêje, on s’est aperçu un beau matin que tout le dossier relatif à cette affaire avait disparu mystérieusement.Les avocats des deux parties ont dû s'entendre pour reconstituer les documents de cette cause, M.Séguin lui-même a rendu un témoignage sur l’organisation de ses élections et la conduite qu’il avait tenue durant le jour de la votation.Or.lu requête qui a été présentée en Cour de pratique ce matin, expose que M.Séguin a déclaré, en cour, “des choses fausses et fait des assertions fausses en ce qu'il a affirmé qu’il n’avait pas remis deux paquets d’enveloppes produites dans ladite cause, ni aucune enveloppe à aucune autre personne le jour de la votation du 23 juin 1919, pour être remise à un de ses agents et en ce qu'il a affirmé qu’il n’avait requis ni autorisé personne à aller chercher des liqueurs eni vrantes ce même jour, lorsqu’il sa-vaii que ces déclarations et ces assertions étaient fausses et faites dans le but de tromper la cour.” M.Mathieu a porté une plainte devant le juge Ijeet, dans laquelle il accusait M.Séguin de parjure et demandait l’émission d'un bref contre ce ministre.M.Mathieu avait présenté sa requête au juge J.eet le 17 janvier 1921.Ce dernier n fait comparaître des témoins le 20 janvier 1921.Quatre témoins ont été entendus et onr juré le contraire de ce qu'avait déclaré M.Séguin en Cour supérieure.Ces témoins sont MM.Romeo i.a Heur, Rosario Jubin, Ariinir Jo bin et Elle Gauthier.Le juge Leet a remis sa décision à un autre jour.Finalement le magistrat a décidé qu’il ne pouvait émettre (-e mandat contre M.Séguin pendant que ce dernier siégeait au parlement provincial, Le juge IA‘et prétendait que M.Séguin était couvert par l'immunité parlementaire.Le 27 janvier 1921, M.Alfred Math leur a écrit à M, Taschereau, premier ministre et procureur-général de cette province pour le mettre au courant des faits relatés ci-dessus et pour lui dénoncer la conduite du juge Leet.le 31 janvier, M Taschereau a répondu qu’il attendait un rapport du Juge Leet.M.Mathieu prétend, dans la requête qu'il a présentée au juge Coderre, que Je juge Leet n’a pas le droit de différer l’émission d’un mandat contre M.Séguin parce que ce dernier ne jouit nullement de son immunité parlementaire, en matière criminelle.Le requérant déclare que ces atermoiements sont de nature â nuire à la justice et il ajoute que celte cause est d'intérêt public et qu’il importe qu'un mandat soit émis contre M.Séguin, Le juge 1/ect devra donc comparaître dans les six jours devant le juge Coderre pour expliquer son refus d’accorder un mandat d’arrestation contre M.Séguin, accusé de parjure.L’école technique de Sherbrooke ün(IIIIII!!i!l|||||||||!!l!lll!l!l!|||||||!||||||i | LE TEMPS Toronto, 8.(S.P.C.I — Le temps est très doux depuis Ontario en se dirigeant vers l’est.Il a plu à plusieurs endroits.Le temps est plutôt froid dans la Saskatchewan et dans le Manitoba.TEMPS PROBABLE.Lacs inferieurs et Baie Georgien-nne.Forts vents du sud et du sud-est.Pluie.Demain: Vents du nord-ouest.Plus froid.Vallée de l'Outaouais et Haut-Saint-Laurent.Forts vents du sud est.Pluie.Demain: plus froid.Bas Saint-Laurent.Forts vents.Pluie.Demain; Tournant au beau.Golfe et rive nord: Forts vents.Bourrasque*.Tournant ;i lu pluie.Prince Rupert 48 36 Victoria 50 36 Kamloops Calgarv 30 8 Edmonton 18 H h Prince Albert la 24h Winnipeg White River 31 28 Sherbrooke.8.(D.N.CJ La construction de l’école technique de Sherbrooke sera commencée nu printemps et sera poussée très activement.Il n’est pas encore définitivement décidé où cet édifice s’élèvera, mais il est plus que probable que les commissaires choisiront le site qui leur est offert, rue St-Gabricl.Le député de Sherbrooke, M.H, f.emay, a présenté récemment à la Législature un bill à l’effet d'amender le règlement municipal No 408 de façon à ce que la commission de l’école technique soit autorisée à acheter le terrain où elle le jugera à propos, pourvu que ce soit dans les limites de la ville et pour une somme ne dépassant pas celle votée dans re but.Le bill a été voté.Le conseil a volé une somme de 830,000.pour rachat du terrain en question et espérait alors que re montant suffirait pour acquérir les lots qui sont situés (levant l’école du centre.rue Bail, l'"enclos Deniers”.Les propriétaires de res lots demandent cependant plus de $30,-(KI0.somme que la commission juge d’ailleurs trop élevée.On a cherché ailleurs.Le terrain de la rue St-Gabriel a une superficie de 200 pieds de front par 110 pieds de profondeur et comprend quatre lots.Ce terrain donne sur la rue Minto.GF1TE\NV1'i S£aU HATIVE GUS sm T:i,1>as J)K GLA- vIfopc 1>KS TROisdU- f - :VE?'- LES WH 1 '-AVI YbhN A Lf Mil JVHF NOUVELLES DIVERSES • “ fhlvia,e -sera pro-; il 1 ?uvei U‘ moins d'un ’ si h temps sc maintient (lou\ O UK‘ i! ! est depuis quelques jours.une h1’ U’VSU’' été 11101 ns rigoureux 10 les années précédentes, i! est probable que la navigation sera ou ZHC ,)l,,s J-mree qu’il n’y a ,m cuucoup de glaces.Le fleuve est rahquement ibre de la Pointe-d rù ¦" Jjfie.lques milles en haut h s 1 ois-Riviercs.jusqu'à la mer., «Iucc est cependant solide sur V; >“ à *:U) Ï>ar mois.Classes devant commencer entre e 20 et le 39 mars.Inutile «l’écrire sans posséder dlpiémes requis et connaissance Ses deux langues.S’adresser à Association Interprovinciflie Vonda.Sask.______________ COUPEUR DE FOURRURE On demande un coupeur de fourrure possédant expérience complète.Doit bien connaître son métier.On paiera les gages les plus élevés à l'homme compétent.V.et M.Hurtlg, 174-476 Portage Ave., Winnipeg, Manitoba.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandé*.Suive* les cour», Jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cours privés pour dames.S*Bd.Coulombe.708 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entrepreneurs.Et pour régler le différend, il ne reste plus qu’a réunir les représentants des compagnies intéressées, afin de résoudre la difficulté à Ta-mlable.C’esl ce que se propose de faire tout prochainement M.Décary.L’entrevue d’hier avait amené, aux bureaux.de Ja Commission des tramways, MuM.Décary, Verville et Douce!, et Me Laurendeau, pour iq ville; et MM.Robert, Perron et Hutcheson, de ta Compagnie des Tramways.Les commissaires du tramway étaient au complet.Nous donnons les huit conditions mises par ta ville au transport du matériel par la Compagnie des Tramways.La compagnie s’est opposée à la première de ces conditions.Elle a acquiescé aux sept autres.Premièrement.— La Commission des Tramways déterminera les routes à suivre par les wagons de transport, la nature des marchandises ou matériaux à transporter et Je tarif exigé par la compagnie.Deuxièmement.— Aucun wagon de transport ne pourra séjourner dans les rues entre midi et cinq heures du soir.Troisièmement.— Le département de la police sera, toutes tes fois que du matériel devra être transporte dans les rues, même pour le compte d’entrepreneurs exécutant des travaux municipaux, informé du nom du consignataire, de la nature du matériel, de l’endroit et de l’heure que se fera telle livraison.Quatrièmement.— La compagnie ne pourra faire dans les rues la livraison de matériaux qui endommageraient les pavages, à moins que des mesures n’aient été au préalable prises à cette fin.Cinquièmemént.— 11 ne pourra etre livré de matériel par la compagnie è quiconque, après en avoir été mis en demeure par la ville, ne s est pas conformé aux règlements qui prescrivent l’enlèvement hâtif des matériaux, l’installation de lumières, le soir, ou encore des mesures de protection pour Jes pavages contre des matériaux qui v nuiraient.Sixièmement — La ville aura le droit en tout temps de défendre, temporairement, à la compagnie «te transporter des matériaux sur une distance quelconque d’une rue, pourvu qu’avis ait été donné à cette fin a ta compagnie, au moins douze heures a l’avance.Septièmement, tonne pour inumicipalil ville, en guise de compensation pour les frais de nettoyage nécessites apres le déchargement des matériaux, laquelle'somme de cintj sous sera perçue par la compagnie et re-mtse a la ville mensuellement.Huitièmement.— Les autorités municipales .advenant qu’elles décident «le retirer les permis accordes annuillerneret pour le transport chargement et le déchargement EXPERIMENTATEURS BRULES, Deux hommes; Roméo Barrette.;t() uns, 101, rue Suzanne, et Henri Picard, 21 uns, 35 rue Vitré, ont été grièvement brûlés hier soir, à la suite d’une explosion d essence.Ils travaillaient tous deux chez Picard, à une invention destinée à former un composé d’essences ayant une capacité d’expansion huit fois plus grande que l’essence ordinaire.L’atmosphère de leur chambre se trouvait saturée de vapeurs pétrolifères et l’inflammation d’une allumette pour griller une cigarette, a déterminé l’explosion.Le ehoc a été d’une violence inouïe.Peintures et images ont été projetées des murs où elles se trouvaient et entièrement lacérées.Une vieille horloge était tombée nar terre, les) rouages tordus, et le bois riechique-té.Les deux expérimentateurs ont pu sortir de la maison, mais souffrant de brûlures profondes.Les ¦pompiers appelés sur les lieux ont travaillé pendant une heure à éteindre les flammes et ont dû employer «leux boyaux pour tes maîtriser.Des dommages par l’eau et la fumée ont été causés aux établissements environnants.Les deux victimes ont été transportées ù l’hôpitai Hoyal Victoria.Ils ont des brûlures, aux bras, aux mains et à la figure.Leur état est très critique et cette nuit le Père McCarthy a dû administrer les der> niers sacrements à Picard.MORTS SUBITES.Comment sauva ma jambe ! "Pendant des années, je ne pus marcher que difficilement,” é«-rit Mme Jeffrey, 31 rue French, Methuen, Muss.“Je m'étais fait soigner pur «tes médecins pour une ulcération qui avait commencé à la cheville et s’é-tult étendue Jusqu'au genou.Bien que sceptique au moment où je Ins qu ou voir un facile Instrument «te i garder le pouvoir même s’il ne te mérite pas.[.0s entreprises de l’Ftat sont souvent administrées par des gens qui se sourient plus; de travailler «lans leur intérêt propre que dans celui du pu!ii\ L’exest là pour nous dire que les entreprises de l’Etat se bouclent très souvent par un déficit considérable.Les budgets dos pays qui tendent à l’étatisme sont par trop obérés.H ne faut pas oublier non plus que l’Etat est un être qui n’a pas do coeur et que les ouvriers ont bien «tes misères à faire triompher auprès de lui de justes réclamations.Une discussion intéressante s’engage ensuite entre ; les membres du Cercle.M.E.Provost présidait.M.l’abbé Lacroix remplissait les fonctions d’aumônier.MAURICE DUGAS, LL.L.AVOCAT.189 RUE SAINT-JACQUES.CHAMBRE 40.Etude légale ; Elliott et David.Main 8205.Arthur LAL0NDE AVOCAT PROCUREUR, ETC.Etude: Forest Lnlonde et Coffin.Edifice do Crédit Foncier, Montréal.Résidence, téléphone Eet 2281.Dr J.-M.-A.VALOIS Maladies des voies urinaires 40, rue Saint-Denis, Montréal.DENTISTES Tél M«>n ’215 - FHiflr, Mont, »t Tn'.t 11.Place d’Armew Montréal.L/kOTHLGADBOIS&NAHTEL AVOCATS.J C.Lamothe, LL.D.C.R., Emllien Ga 559».Or E.-0.AUCOIN, B.A., SIA.Chtrurgi en-d enttatu Chef du «ervice médico-dentaire à c x .,J.Hopiul Stc-Juatlne Spécialité : le» enfant*.31G RUE SAINT-DïttlS Près du théâtre St-DeiX Tél.Km 903*.Tel KM *47.Dr Gust.GOUiN, L.C.D.Chirurrlen-Dentlate Spécialité : incrustation, ponts et couronnes.Heucee de bureau :9 à 9 Pris SGDenU 8Ht:KBROOKE EST St-Denl», Montréal.Olivier Thibault.LL.L.aaa.- directeur.inolMUl Ld Kuonc, Enrg.LETTRES ET SCIENCES Coura atrlrifment prive» |» jour et le ¦oir.Préparation au cour» claaalqua, brevet», service civil.1*5 RUE STE-CATHERINE EST Tél.E«t 749*.Edmond La Roche, RENE SAVOIE,I.C.et LE Mathématique».Science».Lettre* et Lan.gue«, en francal» et en ansrlai».Préparation aur examens: brevet» ART nrVTAIRE.DROIT, MEDECINE.PHARMACIE, SERVICE CIVIL, etc.Bachelier ès-arts et ès-sclences appliquée».Professeur au collège Sninte-Mnrie et nu eollèg- Loyola.Enaeignem nt Individuel à paiement facile le jour et le «oir.Ceur» pour dame» et messieurs.Ben», igrfern-uts fournis sur «tetnanrfe.238.RUE SAINT-DENIS.Tel.EM 61*2 En face de l’église Saint-dncque».Tél.Eat 110*.Dr MASSIC0TTE Chirurgien-Dentiste 700 RUE SAINT-HUBERT /a.?ty>r,,s.»« nord «1» Sherbrooke (Autrefois chez feu 1» 1)r Bourbonnais) Leblond de Bruuiath 259-EST, RUE ONTARIO.Bachelier de l'UnlversHé de France et dn l’Université taivul, officier d'Acndémie, auteur de plusieurs ouvrage».Le plus ancien cours de préparation aux examens établi à Montréal.Qui veut devenir rapidement médecin 7 avocat 7 dentiste 7 pharmacien 7 PERCEPTION le), t atn 11*3 Ré».: Melrim» 224.Théodule Rhéaume, c.r.AVOCATS.EDIFICE “LA SAUVEGARDE” 92 Notre-Dame Est, Montréal.p.m T»l.St Loui» 75*0, Heure» de bureau: » h.a m 1 * h T.u.le.oir», d.Ta.'s SPECIALITE : DKNTIF rrq ’t,™».-HT COURONNES.‘ TIERS- PONTS Dr PAUL PREVOST Chirurglea.n»ntl»ta - «.c.™*»»w - Montréal.L’AGENCE PROVINCIALE aehète, collecte comptes nu pourcentage ville ou campagne.t«-l» qu- billet», salaires, loyer», comptes de toutes sorte».Remues assurée».— 07 8t-J»cque».Main 7223.DRAPEAU A RACINE Perception» de to-j» genre».SPECIALITE ! Admtnislrntlnn «le nr«>-priétéa.Vxliftre Crédit Foncier.3» nie Saint-Jacques.Maiu 8312. VOL.XII.— No 55 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 8 MARS 1921 6 MDE AUX MISSIONS PRATIQUE.Si l’on désire faire quelque chose do sérieux et de durable, il serait requis d’établir dans la paroisse le petit “Comité”, dit Comité des missions’' et La ‘‘Caisse d’épargne des missions".Voici l’organisation du "Comi-lé".Hat : — Soutenir et développer les oeuvres d’évangélisation recommandées par Sa Sainteté Benoît XV dans sa Lettre Apos."Maximum lllud’’.1) Par la Prière, 2) Par les Ressources."Commiti d’action, ou bureau": Ce Comité ou Bureau est chargé de mettre à exécution les moyens pratiques pour atteindre le double but proposé.Ce Bureau est composé de quatre membres ; un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier ; en outre, quelques chefs-zélateurs plus spécialement chargés de trouver d’autres zélateurs, et de leur communiquer le zèle, l'ardeur et le dévouement à l’égard de l’Oeuvre.Zélateurs : —• Leur charge est de recueillir les offrandes et de les envoyer au trésorier .Plus le nombre des zélateurs sera grand, plus l’Oeuvre des Missions sera prospère.Un diplôme de Zélateur pourra être délivré aux personnes acceptées comme telles.Membres associés : — Seront considérées comnfb membres associés toutes les personnes qui donneront annuellement 2 cents ; ou en une fois a dollars.Membres honoraires : — Seront considérées comme membre honoraires toutes les personnes qui donneront annuellement 1 dollar ; ou en une fois 10 dollars.Bienfaiteurs insignes : —• Les personnes., qui donneront annuellement la somme de 15 dollars ; ou en une fois la somme de 100 dollars, seront considérées comme Bienfaiteurs insignes.Les noms des Membres Honoraires et des Bienfaiteurs insignes pourront être inscrits dans un Livre d’Or, dit Livre d’Or de Missions.Directeur r — C’est de droit le curé de la paroisse, ou tout autre prêtre par lui désigné.Tous les membres lui devront le plus grand respect, et déféreront toujours à ses vues.Réunions : — Les grandes réunions (auxquelles pourront prendre part tous les membres) se tiendront deux fois l’an : en janvier et en juillet.Ces grandes réunions seront précédées, à quelques jours d’intervalle des réunions des membres du Bureau, et des Zélateurs, séparément.Elections : — Elles seront faites à tous les trois ans, ou plus souvent, au gré du directeur, ou si la majorité des zélateurs en manifeste le désir par écrit.Les mêmes membres pourront être élus.Organe : — L’organe attitré sera l’Echo de la Mission de Chan-tong.Or, nu rapport annuel sera fait par le directeur et un rapport financier sera présenté deux fois l’année par le trésorier : ces deux rapports pourront être publiés dans l’Echo, ainsi que tout autre écrit ayant trait à l’Oeuvre, Faveurs spirituelles : — Les Associés ont une part spéciale à toutes les messes et ;i tous les mérites des Missionnaires, ainsi qu’aux prières et communions des chrétiens qu’ils assistent.Chaque mois une messe spéciale sera dite par le Missionnaire à toutes leurs intentions.Patrons de l’oeuvre : — î.e Sacré Coeur, La Bse V.Marie, St-Paul, l’apôtre des Gentils, S.François Xaviere, l’apôtre des Indes Orientales, S.François Solano, l'apôtre des Indes Occidentales, Bx Jean de Triora, Bx Odoric, ei Ste-Thérèse.Nota : — Ce Comité est spécialement recommandé aux Tertiaires et aux membres des autres associations pieuses ou archicoufréries tels que les Ligueurs du Sacré-Coeur, les Dames de Ste-Anne, etc.2) Il sera parfois préférable de confier cette Oeuvre aux femmes : elles ont en général plus de temps que les hommes.2) Les défunts peuvent aussi faire partie du Comité, pourvu que quelqu’un paye leur contribution.Us ont également part aux faveurs spirituelles.Voici l’idée de la Caisse : La "Caisse” d’épargne pour les "Missions” pourra être établie au sein de tout groupe ou association.Le Curé pourra l’établir dans sa paroisse, le Père, au sein de sa famille, VInstiluteur, dans sa Classe.Dans la ’paroisse, le contrôle en reviendra au Curé, évidemment ; dans la famille, au père ; à l’école, à l’instituteur.Chaque Individu sera invité à venir y déposer sa bourse.Cette bourse, il roffrira à l’un des patrons aes Missions, avec ses intentions personnelles.Le Curé pourra y recommander les intérêts généraux de sa paroisse : par exemple, telle grande retraite qu’il désire faire prêcher à ses ouailles, l'extirpation de tel vice qui tyrannise sa population, la conversion de tel ou tel pécheur endurci, etc > .Le Père, les intérêts spéciaux de sa famille : l’établissement de tel ou te! enfant, le succès dans telle ou telle entreprise, la préservation d’une moisson, d’un troupeau .La Mère, sa santé, celle de ses enfants, la préservation d’un fils en voyage ou exposé .; VInstiluteur, le succès dans son enseignement, le discernement dans la culture des vocations qui lui sont confiées .L’écolier, l’écolière, le succès d’un examen, d’une position, d’une récitation , .Toutes ces intentions pourront être mises par écrit, avec un mot à l’adresse du Missionnaire, Deux fois l’an le contenu de toutes ce» caisses paroissiales, familiales et scolaires sera déversé dans la Caisse commune du Commué, un rapport fidèle sera dressé par le secrétaire, et le tout sera eyoyé au missionnaire, avec le dossier des lettres et intentions privées.Le missionnaire, an" reçu de cet envoi, se fera un devoir de confier a l’Echo, l’organe du Comité, un mot détaillé touchant la provenance, comme l’usage et l'affectation de ces aumônes.Et donc, de l’avant ! Il n’y manque plus que la pratique.Fr.Bonaventure Péloquin,, Mis.Apos.O.F.M.Mission Catholique de Chefou, Chan-tong, Chine.Causerie scientifique LES ECRIVAINS DE LA GUERRE M.L’ABBE DINNET PARLE A L’UNIVERSITE DE TORONTO DE LA L I T T E R A T U R E D’AVANT-GUERRE ET DE GUERRE.Toronto, 8.(D.N.C.) — M.l’abbé Dinnet, professeur au coliège Stanislas de Paris, » terminé samedi après-midi, la série des conférences de l’Université de Toronto.Le conférencier a parlé en anglais devant une salle bien remplie.Le sujet qu’a traité M.Tabbé Dinnet cousrait la période littéraire d’avant-guerre ainsi que la littérature de guerre proprement dite.Le conférencier dit qu’il n’y a pas à proprement parler de litté-ture de guerre car jamais les grandes guerres n’ont produit de littérature.Le conférencier parle ensuite de l’influence de Zola puis des chants de Paul Der-uiêde.Il trouve que l’oeuvre de ce dernier poète manque de génie.M.Tabbé Dinnet trouve que Kilprng et Chesterfield ne sont pas assez littérateurs.La France a appelé sous ses drapeaux, lors de la déclaration de la guerre, sa jeunesse la nlus remplie d’espoirs.Un grand nombre de beaux talents ont été fauchés.Péguy a écrit un vers qui mériterait d’être gravé sur le tombeau du soldat inconnu: “Heureux les soldats qui sont morts dans une juste guerre.” Le conférencier signale les oeuvres de Georges Duhamel, de Marcel Dupont d’Angelier.d’Arien Bertrand et d’Henry Bordeaux.M.l’abbé Dinnet a vivement critiqué le Feu de Barbusse.Il signale que cet écrivain est à la tète du groupe Clarté dont les tendances sont soviétiques.Le conférencier dit que le mou vement de l’Action française est perdu à cause de son anachronisme bien que ses idées aient jeté la bonne semencp.Le groupe catholi-mie a véritablement la vorne.Le conférencier nia ce Paul Ciadel à la tète des noètes et des dramaturges contemporains.Alberto Salvî La date choisie par M.Louis H.Bourdon, pour le récital que le harpiste italien Alberto Salvi donnera a la salle Windsor, est le lundi soir 18 avril prochain.La venue de ce harpiste dans un récital sans accompagnement, promet d’être un îles plus intéressants concerts de la saison artistique 1920-1921.| La vente des billets commencera de mercredi 13 avril prochain, aux I magasins de musique Lindsav et l Archambault.(Communiqué.) LE RADIUM USINES PARADOXALES.Depuis vingt-cinq ans que Becquerel a découvert les propriétés radioactives de l’uranium ; depuis vingt-deux ans que Mme Curie a isolé le radium, qui est encore beaucoup plus radioactif que l’uranium, il i est fondé des usines étranges.Dans leurs vastes locaux entrent chaque jour par pleins wagons les matières premières, minerais, combustibles, réactifs chimiques ; puis, quand après de longs mois de traitement le produit facturé sort pour être livré aux laboratoires sicentifigues ou bien aux hôpitaux et cliniques, il tient tout entier aang quelques i>etits tubes de verre ne contenant chacun qu’un gramme ou une fraction de gramme de celle substance ou pouvoir magique i le radium.4 cause de sa rareté et des laborieuses opérations nécessaires pour la séparer du minet i où on la trouve éparpillée, cette substance si recherchée vaut actuellement près d’un million de francs par gramme, COMMENT ON DEPISTE LE RADIUM DANS LES MINERAUX.Deux méthodes sont employées pour reconnaître dans un minéral la présence tant du radium que des autres corps radioactif, uranium, thorium, actinium : une méthode photographique et une méthode électrique.LE RADIUM IMPRESSIONNE LA PI/AQU E PHOTOGR APHIQUE A TRAVERS PLUSIEURS EJAISSEURS DE PAPIER.La METODE PHOTOGRAPHIQUE est très simple et ne nécessite qu’un matériel rudimentaire.C’est elle qui est à l’origine de la découverte des corps radioactifs.En 1895, une physicien allemand, Roentgen, venait de découvrir les fameux rayons X.On remarqua que l’ampoule électrique où ils prennent naissance, en même temps qu’elle émet des rayons X, s’illumine d’une belle phosphorescence dont la couleur dépend de la composition chl rnique du verre.Le grand physicien et mathématicien Henri Poincaré imagina qfors que phosphorescence et râpons X allaient peut-être de pair, que toutes les substances phosphorescentes pouvaient peut-être engendrer de rayons X.Guidé par cette supposition, le physicien Henri Becquerel essaya aussitôt les diverses substances connues: une plaque photographique ayant été enveloppée de papier noir, il posait à son voisinage le minéral phosphorescent, en pleine lumière, celle-ci étant nécessaire pour exciter la phosphorescence.Si les corps phosphorescents fabriquaient des rayons X, la plaque sensible devait s’impressionner même à travers plusieurs épaisseurs de papier Le résultat fut nul pour tous les corps essayés, sauf un, qui était un composé d’uranium que la lumière rend phosphorescent.11 impres sionne nettement la plaque sensible au travers du papier, signe qu’il émet des rayons X.Seulement, contrairement à l’hypothèse qui avait présidé à ces essais, la phosphorescence n’y est pour rien, car le minéral en question, même après qu’il a été conservé longtemps dans l'obscurité et qu’il a donc dissipé sa phosphorescence, continue indéfiniment d’impressionner la plaque par les rayons X qu'il engendre.Voilà qui était tout à fait nouveau et inattendu, un corps qui émet de lui-rnême indéfiniment des rayons X dont Ténergie n’est empruntée à aucune source étrangère ni de lumière, ni de chaleur, ni d’électricité.UNE EXPERIENCE A LA PORTEE DES AMATEURS Y a-t-il un amateur qui veuille répéter dans des conditions très démonstratives l’expérience de Becquerel?Il n’a pas à dépenser pour cela un millier de francs, prix d’un milligramme de radium; qu’il prenne un fragment d’un manchon à incandescence Auer hors d’usage et une petite plaque photographique.On enveloppe la plaque d’un papier fin; puis, par-dessus le papier, et bien à plat, on dispose le fragment de manchon; on enferme alors le tout dans un» boite de fer blanc, toutes les opérations précédentes étant faites, bien entendu, à l’abri de la lumière; on laisse enfin la boite r.u repos dans une armoire durant qucloues semaines.Quand ensuite la plaque photographique est développée, elle montre la trace très nette des mailles du manchon Auer.Dans le cas présent, ce n’est point l’uranium ni le radium qui sont en Jeu.mais un autre corps radioactif, le thorium.En effet, les mailles du manchon Auer sont constituées par un aggloméré d’oxyde de thorium, tenant en suspension une petite quantité d’oxyde de cérium (le cérium des piem < \ briquet, qui sont fabriquées avec un alliage de fer et de cérium).Dans cette expérience, l’image laissée sur ta plaque provient des rayons X qui.partant de tous les points des mailles du manchon, traversent le papier et impressionnent la plaque dans les endroits contigus aux mailles, de sorte que si le papier est suffisamment fin, le dessin des mailles est reproduit avec netteté.LE RADIUM REND L’AIR CONDUCTEUR DE L’ELECTRICITE Quant à l’autre méthode capable de déceler aisément la présence des corps radioactifs, la “méthode électrique”, elle fut mise en oeuvre quelques mois plus tard par Mme Curie.Elle est basée sur la propriété que possèdent tous les corps radioactifs d’ioniser l’air dans leur voisinage, c’est-à-dire de le rendre conducteur de l’électricité.On sait, en effet, que Fair et les gaz à Tétât normal sont de bons isolants, Mais heurtées violemment par les rayons qui s’échappent des corps radioactifs, certaines des molécules de l’air se brisent en deux morceaux, qui se séparent, emportant Tun une charge d’électricité po-sivtive et Tautre une charge d’électrl-cité négative) ce sont ces morceaux minuscules de matière électrisée qu'on appelle les ions, et Tair en cet état est dit ionisé; si on le laisse au repos, au bout d’un certain tertips tous les ions positifs se soudent de nouveau chacun avec un ion négatif, et on n’a plus que des molécules d’air non électrisees, étant toutes revenues à Tétai neutre; mais si Tair ionisé passe entre deux plateaux électrisés en sens contraires, tous les ions positifs seront vite attirés par la plaque négative, tous les ions négatifs se dirigeront inversement vers la plaque positive.Dans ces conditions, il se fait donc un double transport d’électricités à travers Tair, les électricités positive et négative étant chacune portées morceau par morceau comme par deux armées de portefaix qui suivent des routes inverses.Si Tun des plateaux électrisés est muni d’un électroscope à feuille d’or, on voit la feuille d’or s’abaisser avec une certaine vitesse, indiquant que la plaque électrisée se décharge, et, en effet, les ions qu’elle attire à elle lui amènent de l’électricité contraire qui neutralise graduellement sa charge initiale.La vitesse d’abaissement de la feuille d’or de Télec-troscope peut servir à mesurer la force de rayonnement du corps radioactif.Pratiquement, les deux plateaux électrisés sont disposés horizontalement à peu de distance Tun au-dessus de Tautre; la substance radioactive qu’on veut essayer étant réduite en.poussière, on en étale une mince couche sur le plateau inférieur ; l’air entre les deux plateaux est aussitôt rendu conducteur et les charges électriques des deux plateaux tendent à s'égaliser; on voit la feuille d’or de Télectroscope monté sur le plateau supérieur s’abaisser plus ou moins rapidement.LE RADIUM SE TROUVE DANS LES MINERAIS D’URANIUM ET IL EST TROIS MILLIONS DE FOIS PLUS ACTIF.La méthode électrique est extraordinairement sensible et se prête à des mesures très exactes.Grâce à elle, Mme Curie vérifia que tous les composés d’uranium sont radioactifs, et juste en proportion du métal uranium qu’ils contiennent.Ceepndan», par une exception remarquable, il se trouva qu’un minerai riche en uranium, la pechblende, fournissait un rayonnement plus intense que Turanium pur.C’était l’indice qu’il contenait un autre métal inconnu plus radioactif que Turanium.Mme Curie, de conccert avec son mari, le phvsi-cien Pierre Curie,, et M.Bémont, en traita alors plusieurs kilogrammes, en séparant plusieurs fois successivement la substance en deux lots et en gardant seulement chaque fois le lot qui montrait la radioactivité la plus intense ; moyennant quoi, on recueillit définitivement une petite quantité d’un élément extraordinairement radioactif, d’une activité trois millions de fois plus forte que celle de Turanium.C’était le radium.La méthode basée sur l’observation de la vitesse de décharge de Télectroscope à feuille d’or est sensible au point qu’elle permet de mesurer avec exactitude des doses infinitésimales de radium, qu’aucune balance ne saurait évaluer ; on peut ainsi peser sans balance le milliardième d’un gramme de radium et même des quantités encore plus petites.R.LATOUR.“La Croix".Notre Exposition des SOIES ET ETOFFES les plus nouvelles et les plus aimées POUR LE PRINTEMPS est un franc succès.Nos rayons de soies et étoffes resplendissent de riches tissus et de chatoyantes couleurs.Cet étalage se distingue par Sa Variété—Sa Qualité—Ses Prix affirmant, une fois de plus, notre Prééminence dans les Etoffes et Soieries v ETOFFES Duvetine Tricotine Drap de Sedan Gabardine Serge Quadrillés Toutes les nuances variées du gris.SOIES Taffetas Satins charmeuse Crêpe Canton Crêpe “oreille de chat” Crêpe georgette Crêpe de Chine Toutes les teintes du henné.Les nouveaux bruns variés.Les couleurs jade.Une superbe variété de bleu, du marine foneé au turquoise.Au deuxième.Limit s o “La Revue Nationale” La livraison de mars ne le cède en rien à ses devancières.Sa couverture porte imprimé, en un beau brun clair, Tun des plus beaux tableaux de notre excellent artiste canadien, M.J.-G.Frnnchère.Toute une page, à l’intérieur, imprimée également en couleur, reproduit quelques-unes des toiles les plus remarquables du dernier salon et le reste de TillustratiOn n’est pas moins remarquable par sa valeur que par son abondance.Un texte varié, et d’une haute tenue littéraire, accompagne comme d’habitude ces nombreuses gravures.Voici, du reste, le sommaire : 1875-1921 (illustré), Robert Leblanc; La vie littéraire, Henri d’Arles; Adieu à la neige (poésie), L.G.; La “Jolie Nonne” (récit historique illustré), Sabine Sainte-Marie; Nos écrivains et l’Institut de France.Emile Miller; Radotages et paradoxes, Rémy Tremblay; Le Succès (comédie fin).Antonin Proulx; Le Jardin du Silence (roman illustré, suite), Victor Féli ; Les études religieuses, Marie-Claire Daveluy; Du salon à la cuisine.Perle Satin; Pages d’hier (extraits) Charles Maurras, Comtesse de Avila; La Bonne idée d*e Justine (Conte de Pâques pour les enfants), Pierrette Avril; Hommage ù Louis Hé-mon (Illustré): Ce qui se passe, Henri du ValMer.i ^ Carnet d’un curieux.— Notre j revue.— Propos de la Dame-qui-; lit.— A la queue de la poêle.— : Courrier graphologique, etc.| TLLU'STR ATR UNS : Page frontispice: le vieux Montréal, la rue La-gauebetière.tableau de J.-C.Fran-chère.— Compositions originales de A.-S.Brodeur et de J.Mclsaac.|—'Le Canada illustré.— Le p i ment de la Saskatchewan.— traits, gravures de modes, etc.La publicité Costumas et Manteaux de Printemps Envoyez-les dès maintenant pour les faire nettoyer ou teindre par procédé scientifique.Transigez directement avec nous ; bon service et satisfaction assurés.Kn nous confiant vos vêtements maintenant, vous éviterez la ruée et sèrez assurés de prompts résultats.Toilet laundries Limited Tel.Up.7640 "Nou* ttlfnona i perfection** j 'M.Peter Doig prononcera , conférence mercredi prochain.9 mars, sous les auspices de Montreal Publicity Association conference aura lieu au dé jeu causerie, à l’hôtel Queens, à I: .»).Le sujet sera: “Non une v j mais une occasion.” UNE SPÉCIALISTE DE LA BEAUTÉ RÉVÈLE LE SECRET Elle donne one rccottc domutlqiio poor noircir los cheveux rrli.D- Oilleiple, spécialiste de la peniild, bien connue à Kansas City, a fait récemment I« déclaration que voici au au-Jet des cheveux grfa i “N’Importe qui peut préparer k la mai-aon un mélange simple qui noircira le* cheveux grl* et le* rendra doux et brillants.À une r «quille d'eau ajoutez 1 once de Rhv Hum.une petite botte de composé Orlex et ’•i d otico de glycérine.On peut arlieter ces ingrédients k peu de frais dans n’importe quelle pharmacie.Ap-pilquer sur la chevelure deux fols par semaine Jusqu’il ce que la teinte désirée soit obtenue.Cette recette rajeunira de vingt ans Joule personne aux cheveux gris, Elle ne colore pas le cuir chevelu.n*e»t ni collante nt grnlsscuse et ne s’enlève pas." L’AMOUR DANS LE BROUILLARD par Jean Nesmy 10 (Suite) Et désormais ces cloches si ailées, ces cloches qui sèment cette nuit tant d’allégresse sur le monde et qui, d’année en année, ont célébré la pnix de mon âme heureuse, désormais ces cloches de Noël n'annonceront pour moi que le cruel anniversaire de ce jour, le déchire ment (Je mon pauvre coeur, la mort de mon amour !.Journal de Jacques Legrel.Noël.— Toutes les cloches de Noël, qui sonnaient dans la nuit, ne faisaient, ô Françoise, que me parler de vous.Elles disaient.Tune après Tautre, toutes ensemble, en s’éveillant, en s’endormant: — Jacques, Jacques, tu l’aimes et elle t’aime peut-être t — Jacques, Jacques, tu veux la voir, cherche à la voir ! — Jacques, Jacques, avec Tn-mour, va à l’amour ! Et d’autres phrases et d'autres mots rythmés, grossi» ou balayés par le vent fou, qui m’apportait le commencement d’une note et en ietait la fin, très loin, à d’autres hommes ., .Ainsi, sous l’inspiration des cloches de Noël, poussé par leur chanson qui me parlait de vous, je suis sorti, j’ai regardé à vos fenêtres, et j’ai vu la petite lampe tranquille poursuivant sa veillée.J’at eu ta vision de votre douce figure pensive et mélancolique .j’ai revu vos yeux douloureux sous les bandeaux plus sombres.Et j’ai eu te courage .le courage de mon amour .Vite je suis monté vers vous, j’at frappé .deux petits coups bien timides, qu’il a fallu renouveler, car les cloches sonnaient plus fort, te vent était plus fou, et vous étiez dans vos pensées et vous n’an-tendiez pas .Comme, de nouveau, rien ne me répondait, je suis entré, le coeur battant, Inquiet que la mésange fût déjà envolée.Non, la mésange était bien IA t Sur la table, où la lampe traçait ' on grand rond de lumière, vous' aviez, Françoise, mon amour, votre tête posée sur vos deux bras ; votre visage m’était ainsi caché ; je ne voyais de vous que la silhouette jeune de votre corps penché et la clarté blonde de vos cheveux.Tout de suite, au bruit, 4vous vous êtes dressée ; apeurée d’a-| bord, puis étonnée, vous m’avez re-1 connu , .Nous sommes restés une .deux .cinq ., .combien de longues minutes, ne trouvant rien à dire .Mais à mesure, sans que nous ayons fait un geste, ni hasardé une parole, voilà, merveille de l’amour, que l’expression de vos yeux,' Françoise, se transformait : de lu frayeur à la surprise, de ta dou-i leur à la prière et à Tespoir, de la tristesse incomprise à l’ardeur i passionnée, vos yeux, vos chers j yeux exprimaient tour à tour vos changeants sentiments, et peut-être, qui sait ?suivaient tout simplement les miens comme un reflet .Alors, sans toujours rien trouver des mots que nous cherchions, avec, sur nos lèvres tremblantes, le seul appel de nos deux noms : j — Françoise ! mm >9 Le “Devoir commencera demain la publication d’un nouveau feuilleton de Delly, l’auteur si aimé de ses lecteurs «M ¦—* Jacques ! Nous nous sommes trouvés unis! dans une étreinte, moi l’enlaçant de mes deux bras et baisant ses cheveux de lumière.Mais presque aussitôt elle s’est échappée avec la vivacité d'un mouvement d'oiseau.Et reprenant, confuse, sa place sur sa chaise, à voix entrecoupée : —• Mais .Jacques I .Monsieur Legrel 1 .que me voulez-vous ?Je me suis approché et, pressant, comme une heure avant pour nos adieux, ses mains tremblantes dans les miennes, qui n’étaient; pas plus assurées, j’ai commencé la tendre litanie.Elle écoutait, émerveillée, l’éternelle chanson qui prend le coeur des hommes.Dans la nuit, dehors, les cloches sonnaient encore, mais à coups plus lents et plus doux.— O bien-aimée, je veux ., U tes que vous voulez aussi ! Elle est devenue grave, et l'ombre de nouveau a envahi ses yeux.— Non, Monsieur Legrel, a-t-elle répondu, c’est Impossible I Je ne dois pas quittci grand-mère, vous savez bien ! ¦— Mais Madame Vernal viendrait avec nous ! Et pour notre bonheur.Françoise, parlons que sans regret elle quittera sa ville.— Vous croyez ?a-t-elle fait.Elle restait néanmoins soucieuse et assombrie, et n’osalt pas encore se réjouir .—Nous allons nous aimer, soupi-ra-t-elle après un temps, et vous allez partir î — Dites plutôt, Françoise, nous nous aimions depuis que nous gommes vus .Seulement ., vous savez, les jolies fleurs de mon jardin ?— L’amour daps le brouillard f dit-elle et son visage s’éclaira.— Oui, Françoise, Tamour dans le brouillard.Mais aujourd’hui, pour nous, la brume se déchire ! Le pas pesant de Caroline, sonnant dans l’escalier, nous a interrompus.Nous sommes partis avec elle, également joyeux, chanter Noël à la petite église du faubourg.Et ce matin, le coeur en fête, j’attends, impatient, Theure de me présenter citez bonne maman.Chère bonne maman, comme ses papilottes vont trembler î .Jean NESMY.Ca journal «si imprima au Na 4.x rut taint-VInc«ut, k Montrtal.par IIMPRIMR RIE POPULAIRE (k rrxpoauJUlitt UmilMJ Joa.t- feachard.arrant àj LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 8 MARS 1»21 VOL.XII.Nu 3" COMMERCE ET FINANCE j LE MARCHÉ ALIMENTAIRE LA MATINEE À LA BOURSE LES NATIONAL BREWERIES SONT ENCORE LES VALEURS LES PLIS ACTIVES.ELLES SE RELEVENT I N PEU.— LES AUTRES VALEURS SONT FERMES.~~ LE MARCHE DE WALL STREET EST A LA HAUSSE.Toute l’attention s'est concentrée ce matin sur les valeurs de la National Brewries qui se sont vendues encore en plus grande quantité que les journées précédentes.Le cours s'est relevé quelque peu mnis elles sont encore loin de ce qu’elles ont touché l’an dernier.Des rumeurs les plus diverses circulent pour expliquer la tournure prise par ces valeurs depuis quelques jours.C’est ainsi que l’on dit que des changements importants seront faits dans le bureau de direction lors de la prochaine assemblée annuelle qui est fixée au Iti courant.Un nouveau président devra être réélu pour remplacer M.Normas J.Dawes qui est décédé il y a quelques semaines.En attendant nous assistons à la liquidation en règle qui ne semble pas devoir s’arrêter d’ici à quelques jours au moins.Les autres valeurs de la liste, encore que de beaucoup moins actives que les premières se sont maintenues fermes et sans changements substantiels.Les affaires à la Bourse de New-York n’ont pas encore repris leur aplomb définitif et les cours ont ouvert Irréguliers ce matin pour s'améliorer sensiblement vers l’heure de midi.Les National Breweries se vendaient à 41 1-2 pour baisser à 40 1-2.remonter à 42 1-2 et clôturer aux environs de 41 ; suivent les Brompton Paper à 34 1-2, les Lau-rentide à 82, les Atlantic Sugar à 30.les Brazilian Traction à 33, les Abitibi Pulp à 36 1-2, les Iron à 42 1-4, les Spanish River à 70, les Montreal Power, relativement actives, à 82 1-2, les Canada Cernent à 59 1-4, les Canada Steamship Lines à 29 1-2, les Smelters à 18, le Toronto Rails à 68, les Quebec Railway à 27 1-2, les Peter Lyall à 68 et les Howard-Smith à 86.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.(i.Beaubien et Cie).AU BOUT DU FIL PAR PAUL DE~MARTIGNY DE LA MAISON BRYANT ISARD AND COMPANY, Des économistes distingués, des industriels, de par leur situation même en mesure de savoir, des financiers de tout premier ordre, et notamment M.Foran, président de la National City Bank de Chicago, n'hésitent pas à dire que l’industrie américaine est dans une situation sérieuse.On sait par ailleurs que des navires, par milliers, sont S l’ancre ; que les exportations diminuent et les importations augmentent ; que les affaires ne reprennent pas ; que le chômage grandit et peut devenir une menace !t la paix sociale.En dépit de l’armistice et même du traite de Versailles, la paix ne règne pas précisément sur le monde.Les Bolrhévikis ont en Russie même une révolution sur les bras.En (iorgie, en Arménie, en Cili-cie on se massacre.Foch sur un mot de Londres a donné à ses poilus l'ordre de boucler le ceinturon et d’avancer en Allemagne à l’aurore.Plus près de nous, en Amérique Centrale, les républiques de Panama et de Costa Rica ont mobilisé chacune son armée de trois cents hommes.Il n’y a pas de quoi rire, à défaut du fusil, ces soldats ont un couteau et savent admirablement s’en servir.Aux Indes le feu couve sous la cendre et point n’est besoin de parier de ce qui se passe en Irlande.M.Harding s’est mis ce matin au travail et ce n’est pas trop tôt.Depuis .Abraham Lincoln on n’a pas vu s’amonceler sur la table du président des Etats-Unis une si formidable tâche, de si graves problèmes.La situation est sombre et ses perspectives plus sombres encore.c’est certain.Mais s'il faut s’étonner de quelque chose c’est que les valeurs ne s’écroulent pas sous le poids des événements.A la vérité elles font preuve d’une telle fermeté qu'il n’,y a pas lieu de désespérer d’une reprise pour peu que la situation s’éclaircisse.LES OEUFS VONT SE VENDRE MOINS CHER D’ICI QUELQUES JOURS.— EES A R R I V A G E S SONT FORTS.LES PRIX DU BEURRE SONT A LA HAUSSE DEPUIS QUELQUE TEMPS.— UNE NOUVELLE AVANCE.LA NOTE AMERICAINE Par suite des arrivages qui sont de plus en plus forts Tes prix des oeufs manifestent encore une tendance â la baisse.Ils se sont vendus à raison de 8 sous la douzaine chez le marchand de gros, hier, mais ils fléchiront probablement aujourd'hui.Ixs arrivages hier se sont totalisés à 1,980 caisses contre 837 la semaine dernière et 680 pendant la journée correspondante d.* Lan dernier.Le beurre se vend un demi-sou de plus qu’hier et la hausse semble devoir se continuer.Les fabriques de beurre ont commencé à fonctionner un peu, mais comme le lait est rare il ne s'en fait pas beaucoup et les arrivages s'en ressentent.La demande étant plus forte que l’offre les prix ont une tendance à monter.Les prix des autres vivres n’offre pas de changements.Voit les prix cotés chez les marchands de gros: 10.20 Sucre d’érable.18 à 19c Sirop d’érable .$1.00 à $2.20 | Farine-Type : — Première qualité (f.o.b.) Deuxième qualité .En lots fractionnés et aux épiciers.$10.00 Volailles : Dindes de choix, la livre .60 A 62c Dindes, qualité inférieure 55 à 57 .40 ô 42c .30 à 35c .40 à 41c ÇÀ ET LÀ Et1» exportations de charbon de la Grande-Bretagne en 1920, ont atteint la valeur de £89,627,146, «oit £10.500,000 de plus qu’en 1919 et £49,000,000 do plus qu’en 1918.Dans ce* chiffres n’est pas comprise la valeur do l’exportation du charbon de bols, ni du charbon que prennent les navires qui accostent dans les ports anglais.I>e tonnage total est cependant un tiers de moins que le total de 1913.En 1913 on a exporté, en effet, 73,400 tonnes de charbon d’une valeur de £50,727,000 contre 33,249 tonnes en 1919 et 24,931 tonnes eu 1920.Si on tient compte, dans le montant total des exportations, du charbon de bois et du charbon mie prennent les navires, on arrive avec un total de 42,703,255 tonnes contre 50,471,405 tonnes pour 1919 et 97,-712.139 tonnes pour 1913.Le mois de janvier a été le plus fort au point de vue des exportations, Le nombre de tonnes exportées a atteint le chiffre de 3,558,572, tandis qu'on n’en exportait que 1,360,724 tonnes en novembre dernier.La grève des mineurs est cause de celte diminution.En décembre le chiffre est remonté à 2,302,076 tonnes.Les exportations vers la France ont diminué de 16,200,000 qu’elles étaient en 1919 à 11,70b,-000 tonnes en 1920.* * * Des statistiques publiées dernièrement établissent qqe la quantité de bois de pulne dont dispose la province de Québec, est de 360 millions de cordes.Il est établi, LES LIQUEURS_ AU GRÉ DES MUNICIPALITÉS IL NK SERA ACCORDE DE PERMIS QUE DANS LES MUNICIPALITES QUI EN AURONT EXPRIME LE DESIR—TEXTE D’UNE RESOLUTION ADOPTEE PAR LA COMMISSION.(Ventes Jusqu'à 11 h.30 a.m.jriom.Steel.25 à 50 à «C., 23 à 42Vi.Abitibi.100 à 36».go à 36q.* Braeiiian.45 à 33.Sugar.ORq à 30.CeniMll.25 à 59 .Brompton.45 à 3-U.J, 25 à 20 à $4U.à 34»».10 à 34, 165 à 34H, 23 à 340*.' I-aurentide.120 à 826,, 85 a 82, Can.Steam.50 à 29!j.Breweries.290 à 41*-j.w * 441.10 à 41U 56 à 41, 2 à tftî*.100 à 41.50 à 41 la, 75 à 95 ft .11 IT.; ‘JT ft iftL- 'I*, ft fill.-5 i w « ,4, a ¦Spanish.Il;> à 76, 10O a 69’i, 56 ft 70\4.Textile.23 à Vfont.Pnwer.155 à 82*4, 125 à 8214.1 à 85, 125 â 82.shuwlnigan.35 à 104t.t.yall.18e à 6S.Howard.16 à 98U, 25 à 98.Penman prlv.15 a S3.Spanish prie.373 à 81.25 à 81*4, 25 à »C\.Cernent prix.10 à 91.Smelters.65 à 18.Quebec.1(1 à 27'.4.Banq»*# Nouvelle-Ecosse.20 à 2fi0> Marchands.15 à 175.Hoehelttga.3 à 155.Cniûc.100 à 150.Hojale.2 à 201.Emprunts du Gouvernement du Canada Tableau des coura fourni par U G.Beau-bien et Cie, 50 rue Notre-Dame ouest, ageuts de change.Prix sujets à intérêt couru.Exempts d'impôts.Intérêt 5>/j p.c.Eché- Der.cote.Ventes once.Offre.Dem.10 h.n.m.à 11 h.30 a.m.1922 987, 2060 a 98*,.1923 98 3000 à 98.¦l'j:;7 99s4 99'- 10000 à 99-V Suiets à l’impôt interets 5>.j p.c.1921 »Ha 3000 a 06*.,.Echéance.' JVix Rend, i 1 décembre 1925.94*4 6.298 1 octobre 1931.1 mars 1937.1 décembre 1922.1 novembre 1923.1 décembre 1927.1 novembre 1933.1 décembre 1957.1 novembre 1924.1 novembre 1934.Montréal, le 7 mars 1921.De l'avènement 8 *‘4 WINNIPEG.159 Ouvert.Terni.AVOINE.Mai .51 % 51 % Juillet.52% 52% 6.14» , , 5.92 i Les bilans de la Compagnie de .toi ! pullPe et (k‘ Pouvoirs d’Eau dn Sa-ni.'.oa j guenay et de la Brasserie Fronte-'97 nac pour 1920.viennent de parai-j tre, j La Compagnie du Saguenay a fuit j l'année dernière $3,574,923!l4 de bénéfices contre $1,415,176.80 en * * * On apprend de New-York que le | Abattoirs de Montréal, 8.—B»s-i ?ouvernenu‘nt .126 159 196 481 ! .161 135 188 484 161 166 139 466 126 150 176 452 171 101 144 416 .745 711 843 2299 ing Gorti ce Mi, , .169 156 128 453 157 154 160 471 .129 172 117 418 , .186 157 172 515 .129 167 126 422 | .770 806 703 2279 | Garth, .137 103 113 347 .158 148 144 450 .162 161 146 167 .133 157 96 386 .179 181 152 512 .763 750 651 2164 ern Elee.Blanc.137 109 156 402 .159 168 167 494 139 128 159 426 118 139 453 .125 113 J 52 392 ______ Emerald aufman .aylor.Yopp.Weinfield Bessner .Harrison 542 559 625 gagne 2 parties.BESSNER .99 100 .98 113 .95 109 .89 99 .105 101 105— 106— 126-116— 103— la race.| mondial.En conséquence il peut M.Lemieux a'décrit ensuite k ro- pjt.n exiger qu’il puisse acheter son le du gouverneur et de l'intendant matériel librement.304 i sous l’ancien régime.Les pouvoirs 317 i de l’intendant étaient immenses.On 330 354 309 486 522 PRESS .91 97 606—1614 Hague.108 ! Chancy Gaby .Lawson Press gagne 100 105 116 103 123 109 92 97— 101 — 98— 134— 89— 285 312 321 348 297 trouve en germe dans les ordonnances tout notre régime municipal.Le Conseil souverain — image du parlement de Paris — rendait des arrêts et promulguait .des ordonnances.On y suivait la coutume de Paris et l'ordonnancé de 1667.Il y avait aussi des juridictions M.Crerar dit qu'il se peut que certains cultivateurs de l'est du Canada qui avoisinent les villes aient pu bénéficier de la protection mais il croit qu’en général la protection n’est pas un bon régime.Le conférencier ajoute que le pays canadien ne deviendra jamais riche s’il ne fait le commerce que dans ses propres frontièrs.11 qe- iniéneures, la seuéchaussée, la pré-1 mande qu’on ait accès aux marchés 520 524 2, parties.519—1563 Freck .Lan grey I^ester .Buckle .McGill .5ÉA.A.A.ROUGE .115 112 112— 339 .100 122 92— 314 .103 108 106— 317 .105 105 113— 323 .114 119 98— 321 537 566 521—1634 NATIONAL VIOLET Bissonnette .89.— 89 Croteau .90 122 134— 346 Lintault.H4 122 106— 342 Dufresne.108 107 125— 340 Bernard .99 107 129— 335 Mere il.111 106- 217 500 569 600-1669 National Violet gagne 2 parties.Les Voltigeurs leur infligent un blanchissage APRES AVOIrTtT DEFAITS EN ASSEMBLEE, LES JOUEURS DE M.HENRI FONTAINE ONT I au PRIS LEUR GLACE.REVANCHE SUR LA vôté, la maréchaussée.Passant au régime seigneurial, le conférencier a démontre en quoi il diffère du régime féodal.Ce fut.dit-il.une entreprise de colonisation.Les concessions étaient révoquées si les seigneur ne peuplait pas son domaine.Ix's droits seigneuriaux, à l’exception des lotis et ventes, étaient plutôt minimes.Les cens et rentes, les coruées, la banalité et autres droits du seigneur, n’eurent jamais ici, le caractère exorbitant qu’ils avaient en Europe1.M.Lemieux a insisté ensuite sur le rôle bienfaisant des anciens sei-! gneurs.C’est cette noblesse cana-I dienne qui.à l'heure du danger réglera l’action collective des colons.; Le censitaire devenu soldai et corn j mandé par le seigneur, défiera la ! fatalité, se redressera contre l’en i vahisscur et dans un élan supreme i le boutera hors des frontières du ! domaine héréditaire.Le conférencier a terminé son ta-j bleau des hommes et des institu-i lions do l'ancien régime, par un ! contraste entre l’Etat de la Nouvel-le-Frasce et celui des treize colonies rnopient de la conquête, Quel que soit l'avenir du Canada, a-t-il élit, les descendants des dé- du monde M.Crerar suggère que les chemins de fer soient réorganisés.Il croit que certaines lignes pourraient avantageusement cesser de fonctionner.Il est aussi en faveur d’une politique d’immigration sage mais vigoureuse.Le conférencier, après avoir dit quelques mots des finances du pays, fait des louanges à la province de Québec qui est bien administrée.M.Crerar fait appel à Bullion de tous les Canadiens, en terminant.La presse catholique et nationale, par Henri Bourassa exhorbitants, les articles dont .ils ont besoin, leur défendant nièinr de se procurer ces articles, cahiers, livres, plumes, crayons, etc., au leurs qu'à l’école mèmè.En face de cet état de choses, ;a commission a décidé d’étudier un projet par lequel, elle contrôlerait dans toutes les écoles du district centre la vente des articles scolaires.Des soumissions seront demandées chez les libraires, et les offres les plus raionnables seront acceptées.Le principal ou la directrice de chaque école confiera à un de ses professeurs ou de ses Institutrices, le soin d’effectuer la vente de ces article®, et ce, aux prix fixés par la commission elle-même.Celui ou celle qui sera préposé au "magasin" de l’école, devra être dispensé.par exemple, de la surveillance, durant les heures de récréation.Plusieurs autres questions ont passé ensuite à l’ordre du jour.Les commissaires se sont rendus à la demande du Père Nasre.prêtre des Syriens de la métropole, d'ouvrir une classe spéciale, à l’Académie Visitation, au bénéfice des jeunes Polonaises qui désirent s’instruire de la religion catholique.Le révérend Père Nasre suggère que la commission autorise une de ses institutrices, moyennant une légè re rétribution, à donner, à quatre heures, tous les jours, un cours d’instruction religieuse et d’histoi re, à ces jeunes Polonaises, afin d’empêcher que celles-ci, fréquentent la nouvelle école gratuite fondée par une secte protestante.L’idée a été acceptée et le nouveau cours sera donné à partir du mois de septembre prochain.A la suite d’une recommanda tion de M.Arthur Sawyer, arrhi tecte en charge de la construction de la nouvelle école St-Jacques, la commission a décidé de payer à l’entrepreneur Durocher, la somme de $68,000, qui sera prélevée sur la balance du montant accordé pour cette construction.II restera encore un montant do $55,000, lequel sera déboursé lorsque tout sera en condition.Il est aussi entendu que la direction de l’Ecole St-Jucques sera de nouveau confiés aux Frères des Ecoles Chrétiennes.Le Dr Poissant a soulevé de nouveau la question des classes enfantines et a demandé que la discussion s’engageât relativement à l’avis de motion qu’il avait donné A la réunion précédente, à l'effet d’établir dans chacune des écoles du district centre, où la chose serait possible, une classe enfantine, qui serait sous la direction d’un instituteur ou d’une institutrice et que fréquenteraient un certain nombre d’enfants en bas âeg que l’on habitueraient ainsi à l'école, tout en leur procurant des amusements divers, etc.M.l’abbé McShune est opposé :i ce projet, parce (lùe de telles clus-objet d'épuisement LES CHOSES DU TERROIR M.J.-B.SA N DWELL, DEVANT LE 1 O U N (1 MEWS CANADIAN CLUB, PLAIDE EN FAVEUR DE LA NATIONALISATION DE NOTRE LITTERATURE ET DE NOS ARTS.M.B.-K.Sandwell, éditeur du Canadian Bookman, a donné hier soir à ‘l'hôtel Windsor devant le Yoiuttj Men's Canadian (dub une conférence sur la place qu’occupent les romans dans la formation d une nation.Le diner était présidé par M.L.I.McMahon.Le conférencier a commencé par faire un appel en faveur du congrès des auteurs canadiens qui se tiendra vendredi et samedi prochains à l’Université McGill.M.Sandwell désirait prouver à ses auditeurs que la politique n’est pas le seul facteur qui puisse influer sur la vie d’un peuple.La IR-térature tient une grande place.Son rôle, pour cimenter l’union d’un pays, est considérable.Les arts peuvent aussi servir au bien du peuple.Le conférencier s’est déclaré en faveur d’une littérature nationale, c’est-à-dire qui s’adresse aux Canadiens et qui leur parle des choses canadiennes.Il est en faveur de lu littérature canadienne pour les Canadiens.M.Sandwell admet que le Canada est un pays difficile à éduquer au point de vue littéraire.Les habitants de ce pays sont séparés par de telles distances et ils appartiennent à des races de mentalité si diverses que la tâche est ardue.M.Sandwell demande que les lit térateurs canadiens fassent trêve ivec des romans ou des nouvelles qui ne mettent en scène que des types pris dans la gendarmerie à cheval de l’Ouest canadien.Ce genre a été fait pour plaire aux étrangers.Le conférencier demande que ses compatriotes étudient 'leur propre pays et en expriment une image aussi fidèle que possible.La peinture exacte (le nos moeurs, dit Je conférencier, ainsi que l’étude sérieuse de nos problèmes serviront à cimenter l’union des Canadiens M.Sandwell < st en faveur de la nationalisation de la peinture et du théâtre.11 regrette que nous n’ayons pas un théâtre où les moeurs canadiennes seraient mises à la scène.COMPAGNIE OES TRAMWAYS DE MONTREAL HORAIRE nu SERVICE 8U1JUKBAIN FOUR 1920 „ l.ACHINE Do la Cotp St-J'uul, kctvIio de 10 minute* » partir de 5.05 u.no.De lu l'Ince d’Armes timrcuu de poste), service de 10 minutes de 5.40 a.m.O 8.00 n.m.20 minutes de 8.00 a.m.à 4.20 p.m.10 minutes do 4.20 p.m.it 7.00 p.m.20 minutes de 7.00 p.m.à 12.00 u.m.40 minutes de 12.00 u.m.u 12.40 a.m.Dernier tramway pour lui chiite & 12.40 a.m.De luicliluc (Stoney l'oint), service de 10 minutes de 5.50 u.m.à 8.50 a.m.20 minutes do 8.50 a.m.à 4.00 p.m.10 minutes de 4.30 p.m.a 7.50 p.m.20 minutes de 7.50 p.m.0 12.50 a.m.1(1 minutes de 12.50 a.m.à 1 '.10 u.m.Dernier tramway de lairldue h 1.30 u.in.KAULT-AU-RECQLLET-MONTREAL-NOKD Du chemin Crémazle (Youville) 0 Montreal-Nord, service de 15 minutes de 5.25 n.m.à 10 minutes de 5.55 b.ui.à 15 minutes de K.15 a.m.a 10 minutes de 4.45 p.m.à 15 minutes do 7.00 p.m.à 50 minutes de 42.00 n.m.à 40 minutes de 12.20 a.ni.0 Dernier tramway pour Montréal-Rord i 1.10 a.m.De Montreal-Nord au chemin Crémuzla {Youville), service de_ ti.05 a.m.(i.«20 a.m.8.37 a.m.5.10 p.m.7.37 p.m.12.07 a.m.12.25 a.m.5.55 a.m.8.15 a.m.4.45 p.m.7.00 p.m.12.00 a.m.12.30 a.m.1.10 u.m.20 minutes de 15 minutes de 10 minutes de 15 minutes de 10 minute» de 15 minutes de 18 minutes de 25 minutes de 40 minutes de 12.50 a.m.(1.05 n.m.ü.2(l a.m.8.37 a.m.5.10 p.m.7.37 p.m.12.07 a.m.12.25 a.m.12.50 n.m.1.30 n.m.756 638 773 2167 ment de Broadbent et la faute passa Robt.Mitchell.inaperçue.Denneny enregistra le Charron.160 198 192 550 dernier point de son club, sur une Lefebvre .141 157 131 429 passe de Darragh.Girordeau 206 158 152 516 Hamilton Ottawa McKay.154 180 136 470 t.oekhait outs Benedict Stronach .198 137 163 498 ( i iiture défense Gérard luise défense s Boucher Totaux .859 830 774 2463 M atone centres Bruce Crane, Prodgers ailes Denneny Smith.157 117 166 440 Roach ailes Darragh Râtelle.143 124 138 405 Substituts: Ottawa.Broadbent, -Mc- Lawrence .149 184 173 506 kcü et Graham, Darragh et Nighbor.Montpetit .189 138 132 459 Substituts: Hamilton, McCarthy et Pheip.s.163 202 225 590 G are v.— n-.Arbitre: Cooper, Smeatun, Mont- Totaux.- • 701 7C3 834 2400 reiiJ.m— partie n’était pas très ! eïipser, ils venaient ,i en s’jn- notre vocation et de SOMMAIRE 1 Hamilton — Roach.2 Hamilton - Couture .3 Ottawa — Denneny.• ¦ ! Ottawa — Denncn> .5 Ottawa - Denneny.6 Ottawa — Darragh .Deuxième période 7 Ottawa — Nighbor.8 Ottawa — Brondbent .9 Ottawa — Dennenj .10 Ottawa — Brondbent .11 Hmlinlon — McCarthy.12 Hamilton — McCarthy .13 Hamilton — Prudgers .Troisième période 2.00 2.00 .30 1.00 6.00 6.00 T rente rondes de boxe ce soir au Monument SALLY GREEN, GEORGES GIRARDIN ET DEMERS FERONT FACE A DES BOXEURS AMERICAINS — TROIS BELLES BATAILLES EN PERSPECTIVE.Québec, 8.— L’heure de la revanche a sonné dimanche soir pour les Voltigeurs, alors qu’ils ont défait leurs rivaux les.Royal Rifles, dans une joute contestée au possible.Lu marge qui séparait les deux équipes à Ta fin de i grande, un seul point terposait entre elles.C’est à Ped-neault, l’incimparable joueur du centre de l’équipe canadienne-fran-çaise, que revient l’honneur d’avoir pris Lacombe en défaut.Il accomplit l’exploit en question 16 minutes et demie après le début des hostilités.Les Voltigeurs, tout comme les Rifles, (Tailleurs, ont manqué de cohésion et d’homogénéité.La glace était en assez bonne condition et les équipes ont bien combattu.Composition des équipes: 3.00 .30 jjjjo i »un« :3o ; 2.301 14 Ottawa 15 Ottawa 16 Ottawa 17 Ottawa Nighbor Denneny.Gérard .Denneny.30 3.00 1.00 6.00 1.00 Le: dans Ligue de quilles Commerciale .joules disputées hier les séries de la ligue de soir, quil- les Commerciale, ont donné les résultats suivants: McArthur.Irwin, T.Shipton.1.Shipton.Berry.Bell.174 153 151 186 i: 18n 134 161 118 136 156 lôü 447 469 441 597 Trois assauts de dix rondes : 1 Green vs Harry Coulon, Georges Girardin vs Battling Ritchie.et Young Marshall vs Eugène Demers, seront à Taffiche ce soir au Monument national.Comme ces rencontres ont l’air bien équilibrées elles devraient donner lieu à de belles luttes.Young Green s'est entraîné avec beaucoup d’activité depuis le commencement de la semaine dernière et il devrait être de taille à dispo-ser du boxeur de Buffalo.Coulon est un vétéran qui connaît bien son art mais il coinmence à se faire vieux.D'un autre côté, il est fort habile et il donmra du fil à retordre au petit Juif.Il est peu probable ique Green remporte par un ‘‘knock-out’*, mais s'il est en aussi bonne condition que le prétend son gérant, Louis Greenbattm, il remporter* ! aux points par une bonne marge.I En semi-finale, qui alignera Girardin contre Ritchie, promet de Royal Rifles Lacombe Morency Armstrong Lowrey H.Laroche Cameron McDonald Raymond Morissettc buts défenses défenses centres avants avants subs.subs.subs.sut».Voltigeurs Hamel Chamaillard Béchard Pednesult Bellefeuiîle Bouchard Lesietir Laplante Duchaîne Martineau SOMMAIRE Première période Voltigeurs, Pedneault .16.30 Deuxième période Pas de points.Troisième période Pas de points.Résultat: Voltigeurs 1, Royal Rifles, 0.Punitions: Morency, 3 minutes ; Bellefeuiîle, 3 minutes.couvreurs et des pionniers, seront toujours un des grands facteurs de notre vie nationale.H n’ont qu'à se rappeler les multiples épreuves de leurs ancêtres, i'i rapidité rte leurs relèvements au sortir d’époque, sombres où leur étoile semblait s’é à douter de nos destins.une race dont l'esprit modérateur donne l'exemple de «l’ordre, de la maîtrise de soi.de la discipline con sentie, est l'héritière de trop belles traditions pour disparaître.M.Lemieux a été longuement applaudi.Le duc et la duchesse à Sherbrooke Sherbrooke.8.(D.N.( i l.e maire suppléant, M.J.-K.Edwards, vient de recevoir de M.Arthur Sladen, secrétaire privé du gouverneur .général l’information que le duc et la duchesse de Devonshire et quatre membres seront quelques brooke le 16.Elles 30 de l’après-midi Grand-Tronc et repartiront à 4 h.le même jour par le Pacifique-Canadien.Ee conseil s'est réuni hier soir et a nommé un comité qui est chargé de la réception.• r.i- ses seraient un M.Henri Bourassa vient de pu- p0U,.epinj ou celle qui en aurait ta blier, sous ce titre : La presse co*| charge.“Ce serait inhumain, dit Iholique et nationale, une unpor- ^ l’abbé McShnne.de confier la tante brochure de 80 pages, grand ^ar(je gq 0u 100 enfants à la mè-format, ou il a reuni sa dermere IIU, institutrice ou à un seul insti-série d articles sur la presse.tuteur" quor Tintérèt de cette brochure **• » Co bed se lange dt qu’en en transcrivant ici la table son avis mais le Dr Poissant leur a, , „ .! a répliqué quit s est informé au- d Note nîéhc; Près Prieurs directeurs et di-1 / Une campagne de propa-\n'cirlc^ ,a P,uPart favorisent m nantie : Regain de confiance „ j son projet., ., Utiles ronstaets Succès notables M.A.( .Miller, secretaire de la Résultats conditionnels Fans- commission du district centre a ses conceptions Situation parti- fait à son tour remarquer (pie pour culière du Devoir Qu’est-ee qu'-; réaliser ce projet, il fallait que un journal catholique et national ?dans chaque école, l’on puisse dis // La presse et les oeuvres : poser d’une sa c convenable pour Eveil du sens social Action des y recevoir un aussi gr ut nombre journaux La "locomotive” — d’enfants.“Je ne vois pas.dit M.Qui paie te charbon ?— Oeuvres Miller, qu’il y ait d’autre endroit religieuses Complément néces- qu’à l’école Lafontaine où la cho-saire Le Devoir et le renouveau se serait possible", intellectuel Auglo-Saxonisme — Après une assez longue discus-Dilettantisnie français Le De-! sion on a résolu de s’adresser nu voir et les questions “pratiques”— Bureau Central pour obtenir les Inévitable banqueroute de l’anglo- subsides nécessaires pour Parnéna-; manie — L’affranchissement éco- • gement de deux salles de l’école nomique par l’esprit social.Lafontaine, dans le but préconisé /// La presse cl les catégories j par ]e Dr Poissant.Dernier tramway de Moiilecal-Nurd 8 1.30 H.m.ST-LAI KK.NT BT CAKTIBHVItUî Des avenue.Mont-ltoyal et du l’arc, service de 20 minute»
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