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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 17 mai 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1921-05-17, Collections de BAnQ.

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VOLUME XU.— No 113 MONTREAL, MARDI 17 MAI 1921 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.$6.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAIN T-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 Administration, Main 6163 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Quatre millions pour une oeuvre de presse Il s’agit de millions de francs, mais la somme reste tout de même singulièrement considérable.Oh! s’il ne s’agissait que de millions jetés dans une entreprise, de presse, par des industriels ou des politiciens qui viseraient à en tirer un avantage personnel, ce serait assez peu de chose; niais il s’agit, encore une fois, d’une oeuvre de presse, d’une oeuvre avant tout politique, il est vrai, mais d'une oeuvre dont l’objet est, non pas le profit personnel des souscripteurs, mais la diffusion d’idees qui leur tiennent au coeur.Et les souscripteurs eux-mêmes ne sont point des gens riches, avec de l’argent à jeter par les fenêtres.C'est à peine si, après des années de propagande et d’efforts, on a réussi à décrocher un don de cent mille francs, resté, je le crois, unique.Les soucriptions de dix ou vingt mille francs furent même très rares.Le gros de ces quatre millions se compose de petites, de très petites souscriptions, de souscriptions qüe, dans notre pays, on rroserait probablement point, par une fausse pudeur, adresser à un journal.Ce chiffre de quatre millions atteste sans doute la force de l’influence qu’exerce sur ses lecteurs l'Action française — car c’est au bénéfice de ce journal parisien qu’a été menée la campagne dont nous parlons; mais - si on le rapproche surtout de certaines autres indications — il justifie une conclusion d’ordre plus général.Cette souscription, celles qui ont été faites concurremment au bénéfice d'un journal d’extrême-gauche comme l'Humanité, de publications catholiques comme la Revue des Jeunes,-la Libre Parole, etc., démontrent que, de plus en plus, les hommes qui tiennent aux idées sentent le besoin de mettre au service de leurs idées une presse forte et qui ne relève que du programme qu’elle affiche.Dans tous les pays il existe trois ou quatre catégories de journaux;ceux que soutiennent les partis politiques et qui, lorsque leurs partis disposent du pouvoir, ont la chance de bénéficier de faveurs gouvernementales; ceux qui vivent de l’exploitation de la curiosité plus ou moins morbide de la foule; ceux qui, commandités directement ou indirectement par les gros intérêts financiers, les servent.(Ce sont là des traits fort généraux; i! arrive que le même journal participera un peu de tous ces genres et saura tirer profit à la fois des intérêts de parti, du jaunisme et «les combinaisons financières.) En face de ces feuilles, fortes de tant d’appuis et qui reçoivent l’encouragement pratique de tant de ceux qui les méprisent, la situation des journaux qui défendent d’abord des idées, quelles qu’elles soient, est devenue extrêmement difficile.Ils sont astreints aux mêmes charges que les autres, contraints de subir à peu près les mêmes tarifs d’abonnement et privés des grandes sources de retenus qui alimentent leurs voisins.Us suscitent en outre des oppositions auxquelles échappent dans une large mesure une bonne partie de ceux-ci.S’ils reconnaissent un code «le morale «jui les contraint à écarter d’eux-mèmes certaines ressources facilement acessibles, leur situation, pour honorable qu’elle soit, devient financièrement plus dangereuse encore.Cette crise a amené la réaction dont l'Action française nous a donné en ces derniers temps le plus brillant exemple, croyons-nous.Les lecteurs, voyant dans leur journal l’expression de leur propre pensée, ont décidé de courir au secours du journal.Ils tendent à remplacer, par la multiplicité des efforts» individuels, les puissants concours qui manquent à Jem’s journaux.Oh! cela ne se fait pas'tout seul; car, dans nos pays, les hommes d’idées ne sont guère au courant des affaires de la presse.Ils n’ont pas su comme les financiers ou les grands meneurs de la politique en discerner l’influence profonde et mulü-l'orme.D'admirables sacrifices ont été faits, mais qui sont restés le partage d’une élite.L’idée ne fait que de pénétrer dans la masse du grand public.Les quatre millions de l'Action française pour revenir sur le fait concret que nous cilions tout à l’heure n’ont pas été recueillis «l’un coup.Ils sont le résultat «!’une campagne de plusieurs années.On a d’abord ramassé de peine et de misère les deux premiers millions, puis les troisième et quatrième.Il ÿ a fallu le travail d’un grand nombre de propagandistes, l’intervention directe, répétée, des directeurs du journal, Maurras et Daudet.Et l’on pourrait, nous l’imaginons, lirer «le l’examen des souscription de la Libre Parole «>u de la Revue des Jeunes des constatations analogues.Mais il ne faut point par là se laisser incliner au pessimisme.L’idée est féconde.Une fois que la réflexion du lecteur «vst fixée sur ces questions de.presse, elle va loin.11 discerne des choses qui ne l’avaient point encore frappé.Il constate l’influence énorme de la presse, la nocivité de journaux qu’il avait jusque là considérés uun oeil distrait, les très grands désavantages «m’acceptent délibérément les feuilles qui ne servent ni les partis.ni les coteries financières, ni la curiosité morbide des foules.Il sc rend compte de la nécessité d’aider les journaux qui défendent ses idées, ses croyances, l'intérêt collectif.S'il est catholique.il médite la parole des Papes.Puis, à moins d’être un simple rêveur, il essaie de passer à l’action.Il cherche les moyens d’aider les journaux qui méritent sa confiance.Il se rend compte que personne, si modestes que soient ses moyens ou son influence, ne peut de ce chef plaider incapacité.Souscriptions directes, propagande d’abonnements, aide par la publicité, etc., il est toujours un biais par lequel il peut entrer dans la cam-pagne.L'expérience canadienne vient sur ce point confirmer l'européenne et, pour ne parler «pie de ce qui nous concerne, nous ne saurions trop louer l’admirable dévouement et la magnifique générosité dont ont fait preuve un certain nombre «le nos amis.M.lïourassa, résumant au dîner qu’offraient à M.Ducharme un groupe d’amis du Devoir les résultats acquis de notre .souscription et des méthodes d’administration pratiquées au journal, disait et l'on sait qu’il «-st en ces matières d’un extrême scrupule: "Les amis du Devoir passés, présents et futurs peuvent donc être assurés que leurs sacrifiées ne seront pus perdus et (pic l'oeuvre offre plus de garanties de survie que beaucoup d'entre- sou client devant la Madeleine, répondit sans hésiter : “Trois mois.” —Aôh ! fit l’Américain ; chez nous, on y aurait mis un mois.L’Américain se fit conduire ensuite à Notre-Dame.Mais, chemin faisant, le chauffeur marseillais se disait : “Tdi, mon vieux, tu veux m’épater, mais tu ny réussiras pas.Tu vas voir ce que je vais te servir.” Arrivé devant Notre-Dame, l’Américain admire, puis pose encore sa question : —Combien a.t-on mis de temps pour construire ça ?—Ah ! par exemple, répondit le chauffeur, je n’en sais rien : la semaine dernière, je suis passé par ici et ça n’y était pas .’ Dans le Devoir du 26 avril, le lecteur se souvient peut-être que je contais l’iiistoire de ce cocher de Québec qu’un Américain voulait épater avec la rapidité des constructions en Amérique et qui finissait par répondre à une question de l’étranger qu’il ne savait pas combien de temps cela avait pris pour construire le palais législatif de Québec “attendu que quand il avait passé par là la veille, ça n’y était pas’’.Evidemment ce Marseillais dont /’Eclair deMontpellier est si fier parce que c’est un pays n’est que mon Gascon transatlantique, arrivé à Paris, tout récemment, et qui a troqué sa calèche et son cheval contre un cent-chevaux.NEMO.prises purement fit C’est un result; mancieres.it considérable, d’autant plus remarquable pu qu’il est le fait d’un nombre de personnes modeste encore.Nous iefnns le «Iroil d’espérer — ce fut Je cas d'une année à à l'autre, à l'Action française «pie ce nombre ira constamment croissant, que l’idée touchera de nouveaux cerveaux, que les convaincus passeront «le plus en plus nombreux de la théorie à la pratique.Que cela soit, cl le journal doublera demain son tirage et ses move ns d'action.Orner HEROUX.Biilct dit soir j né histoire dont Je me promis aussitôt de ! I faire profiter nos lecteurs.Gascon transatlantique Alphonse Allais disait que les C.a-nudie.ns sont les Gascons Irons-ntlantfqucs.Il avait raison, invs moins, comme le prouve celle histoire que je cueille dans /'Eclair de Montpellier du Irr mai.C'est une correspondance datée de l'aris, le 20 avril: Paris, 30 avril.\ propos de flippe! des Allemand» aux 1 tiitx-T’xiis.ou partait, hier, ilnus la salle •les pas-perdus du Palais-Bourbon, des Américains, ci quelqu'un contait une bou- II y » quelque temps, donc, un Américain de pnssngr 6 ixirlx avait pris une i auto pour visiter les uumuinents.il touihii sur un chauffeur originaire de Marseille.Menez-m>l.lui dlt-ll.h la Madeleine.l’ne fols t.rrivé, l’Américain regarde l’é- | gllse un hou moment, puis demande au 1 chauffeur : —Très belle, cette église, mais combien de temps a-t-on ml» pour la construire ?1.0 chauffeur, bien cntrmlu, n'en savait rién.A tout hasard, il répondit : “Trois ans." ¦Lu Amérique, dit l'Américain, on l’aurait faite en un an.I.'nuto roula rnsulfr vers l'Arc de Triomphe.Même question de l'Américain t Lomliicn a.l-oii mis de temps pour construire ça ?ta* chauffeur, stimulé dans son amour.propre de français par la réflexion de Le résultat d’hier Une claire et catégorique manifestation de l’opinion.Le résultat d’hier est une manifestation catégorique de l’opinion publique.Plus de 45 pour cent des électeurs ont exprimé leur suffrage.C’est beaucoup plus que la moyenne «les referendums passés.Lors de celui de 1909, tenu au mois de septembre, pour décider du mode d’administration à donner à la ville et d’où sortit l’ancien bureau des commissaires, 29 pour cent seulement des électeurs se portèrent aux poils.Il est probable que le projet numéro 1.ou “A”, l’eut emporté si, cette fois, la même proportion d’électeurs s’étnit abstenue.» * * Chacun interprète le résultat à sa façon.M.Martin y voit un mandat très clair de l’électorat.Il se compte déjà réélu maire et parle de donner un formidable coup de balai à l’hôtel de ville comme si la charte ne lui ôtait pas singulièrement ses pouvoirs.Mais M.le maire devrait analyser le vote de plus près ; il y trouverait des motifs de modestie.Il a fallu une longue et ardue campagne pour persuader beaucoup de gens «fini importait de mettre l’intérêt général de là ville, l’intérêt général de la race, au-dessùs de la petite personnalité de M.Martin., Il a fallu revenir vingt fois sur le sujet pour leur faire accepter cette charte “B” qui fractionnait la ville en plus de morceaux ou, plus exactement, en des morceaux plus petits que le maire lui-même n’en avait jamais demandé.(On se souvient, en effet, que c’était non pas la ville de Montréal mais l’ile toute entière qu’il proposait de diviser en trcnti»-einq).Les électeurs ont avalé ces vilaines couleuvres encore une fois, parce qu’on leur a démontré que la charte attirait sur eux des maux pires encore que le règne possible du maire et la transformation de l’hôtel de ville en une parlotte étourdissante.On peut dire, sans crainte de se tromper, que peu de gens ont voté pour “B”, par conséquent pour M.Marlin, mais que la masse a voté contre “A”.?ôr Les chartistes avaient eu le tort de fonder leur espoir sur l’apparente uanimité qui s’était faite autour d’eux.La direction de chaque organisation de quekiue importance les favorisait de 'même «lue les deux plus gramls journaux, mais comme nous le disions, si l’on savait, hors d’une question d’intérêt strictement professionnel de quel peu de poids pèsent les conseils de ces associations sur les membres, on ne s’illusionnerait pas de la sorte.Nous répétons le mot du colonel Harvey qui a trouvé hier son application rigoureuse ; tout le monde, à Montréal favorise la charte “A”, sauf la masse.* » * Nous convenons «pie-M.Hormis-das Laporte soit «luelque peu amer.Il explique le résultat, dans une entrevue à la Gazette de ce matin, surtout par l’appel au préjugé religieux et au cri «le race.Celte explication ne peut guère s’appliquer à certains quartiers en majorité juifs ou irlandais, où le vote contre “A”, a ét«'* aussi net, aussi catégorique que dans les quartiers en immense majorité canadiens français, exemple : Saint-Louis, Sainte-Anne et Snint-Gabriél.Il ne peut non plus se scandaliser, en présence de la cohésion manifestée par les Anglais, comme dans Saint-André et Saint-Georges, les deux seuls quartiers où ils dom.'nenl, de ce qu«’ ses compatriotes aient éprouvé le besoin «te se serrer les coudes.On menaçait nie ligoter et de garot-ter par la proportionnelle, la majorité; rien «Pétoritnant à ce qu'elle ait cric: qu’on appelle cela le cri de race, xi l’on veut, mais c’est singulièrement le cri «ie ralliement.Elle aurait crié bien plus fort, i» tm de la Secrétai rerie Apostolique, écrit (tue "l'auteur a traité maefis-tralemetd lu matière si difficile et si compliquée du jugement criminel, ht, il conclut ) gouvernement a décidé d'achclcr, sera étudiée et réglée ce midi.Garçonnet tué Bloominglon, Illinois.17.— (S.P.A.) — Stanley Rlvelt.garçonnet de neuf ans, a été victime du jeu de baseball samedi après-midi, U assistait à une partie Jouée à Strenlor quand une balle perdue l'a aüniiil en plein estomac.LVnfant a succombé quelque iciups après, Ernest Gauvrcnu, le propriétaire de l’hôtel Lumkins.à la Côte-des-Neiges, chez qui une forte saisie d’alcool fut faite samedi dernier, a comparu hier devant le juge Lanctôt.Il s’est déclaré innocent à l'accusation portée contre lui par la Commission des Liqueurs de Québec.d’avoir eu en sa possession une certaine quantité de liqueurs alcooliques.et ce en contravention avec la loi actuelle.Les portes de Tbôtel en question ont été fermées dès samedi dernier par ordre de la Commission des liqueurs de Québec.La loi prévoit pour une telle infraction aux règlements une amende de mille piastres ou trois mois d’emprisonnement que la Cour peut ramener à un mois.En plus, dans ce cas.tout renouvellement de permis est interdit.Philias Gauvreau, frère d’Ernest Gauvmm.a également comparu hier, devant le juge Lanrtôt sous l'accusation d'avoir tenté d’empêcher les agents d'opérer leur saisie, samedi dernier.Il s’est dit non coupable et a été mis en liberté moven-nant un cautionnement de $200.La cause est remise à lundi prochain.La défense était représentée par Me R'né Cbenevert et la Commission des 1 (|ueurs par L.-B.Cordeau.—-ff ¦¦—¦—•m ., La course de 500 milles Indianapolis, 17.— André Roil-lot, René Thomas et Jean Chassa-giu.coureurs français d’automobiles, avec un groupe de méenniriens et d'aidis, sont arrivés hier au Motor Sneod\vn> d’Jndinnupolis, où ils prendront part lundi, 30 mai.à la course de 500 milles, - A Costa Rica Une opinion rassurante SIR AUCLAND G EDI TES, AMBASSADEUR D’ANGLETERRE AUX ETATS-UNIS.DECLARE QUE LE DANGER DE GUERRE ENTRE LA ( rit A N1) E-B R ETAGN E ET LES ETATS-UNIS AU SUJET DU JA* DON, EXISTE PAS.' Kansas City.17.— (S.P.A.) — Sir Auckland Geddes, ambassadeur d’Angleterre aux Etats-Unis, a déclaré ici hier soir dans un discours devant les membres de la St-An-drew Society, qu’il n'y a pas de danger que la Grande-Bretagne soit entraînée dans une guerre contre les Etats-Unis par le jeu de l’alliance anglo-japonaise actuelle.Ces rumeurs sont l’oeuvre des Allemands, a dit sir Auckland.“Le rapprochement anglo-japonais visait à l’origine à prévenir une agression russe ou allemande dans l’Extrême-Orient.Lors du renou-velleincnt du traité en 1911, il fut spécifié qu’il n'aurait aucun effet sur les nations avec qui la Grande-Bretagne ou le Japon avaient un traité général comportant l’arbitrage des questions en lilige.Or, un traité de ce genre a été élaboré entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, mais le sénat américain ne l’a pas ratifié.Mais pour obvier à toute possibilité d’être lancés dans un conflit avec les Etats-Unis pour aucune considération, nous avons alors rédigé le traité dit "de la Commission de paix”, stipulant l’arbitrage entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis avant le recours à la force armée.Le traité est encore là aujourd’hui, mais malgré son existence, on a fait accroire aux hommes, ici et dans mon pays, qu’il y a des risques de conflit entre votre pays et le mien par suite du fonctionnement de l’alliance anglo-japonaise.C’est faux.“Ces individus contre lesquels nous avons eu à lutter durant la guerre cherchent constamment à faire lever les unes contre les autres les nations qui se spnl alliées et associées dernièrement.Us disent aux Anglais que les Etats-Unis ne font pas leur devoir, ils répètent aux Américains que TAngleterrc nourrit de sinistres desseins contre eux.Ils s'efforcent aussi de détourner la France de vous et de nous.Car, tant que les nations anglaise et américaine s’accorderont Sur les problèmes mondiaux, les souffleurs savent qu’ils n’auront pas de chance de troubler encore la paix du monde.“Il est impossible que la Grande-Bretagne fasse la guerre aux Etats-Unis pour satisfaire le Japon, a déclaré sir Auckland.Leur voeu est enfin exaucé LES TUBERCULEUX DE LA VILLE POURRONT DESORMAIS SUBIR UNE CURE DANS UN HOPITAL QUI LEUR SERA SPECIALEMENT CONSACRE UNE CAMPAGNE DE SIX ANNEES Maintenant que les conseillers ont accepté le projet de fondation d'un hôpital de tuberculeux au Muni La Salle, les commissaires n’ont pu re tarder davantage à Padopter definitive ment.Hs l’ont sanctionné, à leur dernière réunion par la résolution suivante: ‘‘Soumis un projet de bail emphytéotique et convention entre la ville de Montréal, la commission du parc de Maisonneuve, la communauté des Soeurs de Charité de la Providence et La Société Catholique de Protec lion et de Renseignement, contenant toutes les clauses /‘'’ir.nicr endroit les dommages une lettre du ministre de la marine j0,1‘ Peu considérables.et une lettre non officielle du Capi- CHUTE D’UN ECHAFFM’DAGF I laine Deniers dans laquelle on parle .de l’opportunité pour les Canadiens En faisant une chute d'un échauf-de faire connaître les produits ca- faudage alors'qu’ils étaient à leur! nadiens à l’exposition internutiona-1 travail, Jiler après-midi, deux mi- ASSURANCE BRIS DE GLACES, ACCIDENT ET MALADIE N fait pas partie de l’association Taux avantacenx «u* assnréa.Commission libéralo aux a*enta.LA COMPAGNIE PROVINCIALE D’INDEMNITES CH.56 — 224 ST-JACQUES Main 8524 — 4114.Montréal.Représentants demandés Tét.AVOCATS Archambault & Marcotte AVOCATS.30 rue St-Jaenur».t Tél Main 2761—5284 Joseph Archambault C.R., M.P.Emile Marcotte, LL».L.Bortau du •otr t Tél.Wwt.242Î Bareaa d« totr t 2274, rue St-Dani*.Tél.Calumet 7*9w.\LDERIC BLAIN, B.A., LL.L avocat.Rnreao du iour i 107 rne Ct-Jaequaa Kdifiee dn Royal Trust, chambra 50* Tél.Main 10*6.ATlfur légal do l’Association de» Hom me» d’Affaire» du Nord-Montréal.Dans Yamaska Saint-François-du-Lac, 17.(D.N.C.— La lutte est maintenant engagée pour de bon dans Yamaska.Les candidats ont dressé leurs jilans et il ne leur reste plus qu’à les exécuter.MM.Mondou et Lambert nous ont communiqué la liste de leurs assemblées: M.MONDOU A St-Bonavonture, le 17, à 2 h.à , Saint-Joachim, le 18, à 2 h.; à Saint- ! David, le 19, à 2 h.; à La Visitation, le 20.à 2 h.; à Saint-Pie, le 21, à 2 h.; A La-Baii-du-Febvre, le 22, après la messe; à Yamaska, le 23, à 2 h.;1 à Saint-Marcel, le 24.à 2 h.; à Notre-Dame, le 25, à 2 h.; à Saint-(ié-rard, le 26, à 2 h.; à Pierreville, le 27, à 1 h.; à Saint-Elphège, le 27, à 5 h.M.Mondou invite ses adversaires à chacune de ses assemblées.DEMETRIUS BARIL B S., LL.B., AVOCAT Bnrctn s 15 boulevard St-Lanrent.M"ln Î264.Résidence, 2243 St-Dani».Calumet 487.Tél Tél CAHTIEIÙCARTIER avocats Jacques Cartier.L.L.L.— Etnde ! bit Wllaon, chat Arthur LAL0NDE AVOCAT.PROCUREUR- ETC.Etudet Forest.Lalonde et Coffin.Bdlflre du Crédit Fonder, Montreal.Résidence, téléphone Est zrai- le qui doit avoir lieu Aires, l’an prochain.-—«— à Buénos- La Société médicale M.LAMBERT vriers, Catardo Carado, 26 ans.560, x o i rue Saint-Timothée, et Rusica Gara- .Mari1' eprès-midi,le 17, a 2 h.p.m do, 21 ans, 618.rue Montcalm, ont SUBonavo'nture.reçu des blessures peu graves et Mardi, le 17, le soir, a / h.St-ue-ont été transportés à l'hôpital No- ra$- ., tü , | tre-Dame.Les deux hommes Ira- Mercredi après-midi le 18, a .vaillaient à la construction d'une i hrs’ N.-Dame-de-Pierreville Tel.Main *215 — Edifice Montr-»l Trust II.Place d’Armc» Montréal.LAMOTHE,GAOBOIS&NANTEl AVOCATS.J.C.Izimotbe, LL.D., C.1L.Emlllen Gad-tiol», LL.L., J.-Maréchal NantrI, B.C.L.La 9ème séance de la Société Mè-! maison, boulevard Décarie, Notre-! dicale de Montréal, aura lieu ce soir Dame-de-Gràces.lorsque l’une des à 9 heures à la Faculta de Médecine, Chevaliers de Colomb.354, rue Sherbrooke-est.PROGRAMME planches sur lesquelles ils se trouvaient a cédé.Les deux hommes ont oir été précipités sur le sol.Après ave été panses à l’hôpital, ils on» pu gagner leur domicile.pu re- < Zéphirin.Vi Mercredi U> 18, soirée, à 7 La Baie-du-Febvre.Jeudi après-midi le 19, à 2 Visitation.Jeudi le 19, soirée, à 7 hrs.t a) Un cas de rhinoplastie avec j CHUTE DE TRAMWAY lambeau italien (présentation de la .malade).— b) Deux cas de rhino-i ‘"‘n Bjuuun une chute d un tram- - 'way, hier soir, vers 11 heures, à l’angle des rues Notre-Dame et de: plastie avec cartilage costal.Vendredi après-midi le 20 hrs.St-Joachim.Vendredi le El j) liège.hrs.hrs.! St- Vlrmr Paner Arm.Cloutier PAGER&CLOUTIER AVOCATS.imaLbls Power M-onest.Cral* Tél.Mal.i 5596.Dimanche le — Pierrevile.Dimanche le Yamaska.20, à 2 hrs.22, après la messe.22, après vêpres.- ST-6ERMAIN, GUERIN & RAYMOND AVOCATS.Tél Main 6154.J» RUE ST-JACQUES P.St-tirrrnotn.LL.I-, C.R„ L.Guérin.IJ.L.s Panet-tUjnnond.LI.L.Saisie de liqueurs 3— a) Pneumothorax artificiel complet.-M.Louis Versehelden.h) Radiographies de M.J,-A.Lorrain.4— La région du ligament hépa-to-gastro-duodénal, essai d’anatomie chirurgicale—M.Armand Paré.L'ACCUSE DE VOL Une forte quantité de liqueurs j , , .de toutes sortes a été saisie.Un nomme eBrnnrd Veüleux, ar-: par le chef J.-L.Chartrand.du jeusé d’avoir volé six chevaux éva- service de E Commission des Lillies à $1,500, appartenant à A.-W.quours do Québec, à l’hotel Ltimb-J Jacobs, il y a environ six semaines, kins, de la Côte des Neiges, puis a comparu, hier, devant le ma-' transportée dana l’ancienne prison,1 j gist rat l.eet et s'est dit Innocent.i min des rues Delorimier et Craig, i Un cautionnement de $2,006 a été j Le secrétaire de la Commission ; exigé.L’enquête aura lieu le 20, des Liqueurs, à qui nous demande prévenu a été arrêté à Lewis- dions, ce matin, si le propriétaire j ton, Maine.de l’hôtel en question serait tenu de fermer definitivement les por-— " üLS SE DISENT HNNOCELVTS tes de son établissement, nous a rê- i T;a r™"*™.an»u Plateau 2933 Manufacturiers de carrosseries JOS.BONHOMME,Limitée 200 RUE GUY ?Manufacturiers de carrosseries ; livraison.Vendeurs autorisés de l’automobile Ford.Toujours en mains : runabout, touring, coupé, m et camions.Pièces de rechange.NOTAIRES Chs ARCHAMBAULT NOTAIRE.Nouvelle adresse : 755 MONT-ROYAL EST Montréal.NOTAIRE < Successeur df Beauchamp et Ducharma) Edifice “La Sauvegarde”, chambre 95.92 RUE NOTRE-DAME EST Montréal.miellé: Tél.Lasalle 2309.Tél.Main 3191 THOMAS DUCHARME Notaire.Comptable et Commioaairo.180 ST-JACQUES.jidf nce : hur.-au du » 465 Lagiiuchetlère Est.Tél Main 7741.oir Tél.Est 594S.Paul GUILLET, B.A.NOTAIRE ET COMMISSAIRE 1807 MASSON, ROSEMONT.HORACE H.LIPPÉ NOTAIRE Main 3228 PROFESSEURS Mathématique».Science», Lettres et banane*.en françaie et en analala.Préparation aux examens: breveta ART DENTAIRE.DROIT, MEDECINE.PHARMACIE.SERVICE CIVIL, etc.RENE SAVOIE, LC.et LE.Bachelier és-nrts et ès-»eiences appliquée».Professeur nu collège Sainte-Marie et nu collège Loyola.Enseignement Individuel à paiement facile le jour et le oolr.Coure pour dame» et messieurs, netnelgnement» fournis sur demande.2.18.RUE SATNT-DENtS.Tél.Eat 61J2 Rn face de l’église Salnt-Jacque».Olivier Thibault.Edmond La Roche, LL.L ao».- directeur.B S,, directeur.INSTITUT La ROCHE, e,*.LETTRES EF SCIENCES Cour» atrlrtiment prlv*» le Jour ot le «oir.Préparation au cour» classique, brevet», service civil.195 RUE STE-CATHERINE EST Tél.Est 7496.L’AGENCE PROVINCIALE achète, collecte compte» au pourcentage, ville ou campagne, tel» que billets, salaire», loyer», compte» de toute» lorte».Ite-•nlsos ussurée».— 97 Bt-Jaequoe.Main 1223.DRAPEAU & RACINE Perception» de tou* genres.SPECIALITE : Administration de propriété».Edifice Crédit Foncier, 33 ru e Xsint-Jacque».Mnin Leblond de Brumaîh 259-EST, RUE ONTARIO.heller de l’Université de France et Montréal.Oui veut devenir rapidement médecin t avocat ?dentiste 7 pharmacien ?PERCEPTION I * Le sanctuaire de ia “Réparation.” Un nouveau monastère de Capucins Nous avons déjà annoncé à nos lecteurs la fondation d’un nouveau Monastère de Capucins à La Hé parution, aux environs de Montreal.Nous recevons aujourd’hui d’une main amie une intéressante notice historique sur le sanctuaire même de La Héparation dont ces religieux sont désormais les gardiens.On la lira sans doute avec un vif intérêt: • » J» En l'année 1886, arrivait au Canada une famille française des plus honorables, la famille Brisset, composée du père, de la mère et de huit enfants, sept garçons et une petite fille.Mlle de la Rousselièrq; soeur de Mme Brisset, les accompagnait.Ces parfaits chrétiens n’avaient qu’un but en émigrant au Canada, sauvegarder la foi de leurs enfants menacés par les lois impies nui créaient dans la mère-patrie ries écoles sans Dieu et portaient atteinte à la liberté religieuse.Ils furent récompensés du sacrifice si généreusement accompli par la vocation au sacerdoce de deux de leurs enfants.Mlle de la Rousselière (elle vit encore actuellement dans un Carmel français) avait toujours entretenu une vive dévotion au Saint Sacrement.Elle arrivait au pays munie du privilège aussi rare que précieux de garder la Sainte Réserve dans sa chapelle privée.Dévouée depuis longtemps à l'Oeuvre des Peres du Saint Sacrement, elle avait été chargée par les Pères Estévenon et Tesnieres, d’une mission délicate, celle de préparer au Canada la fondation d’une maison de leur Congrégation.Ce n’est point ici le lieu de raconter les diverses péripéties de l’entreprise ; disons simplement que, finalement, elle réussit pour la plus grande gloire de Dieu.Pendant plusieurs années cette fervente de l’Eucharistie se dévoua avec un zèle admirable à l’Oeuvre de la Journée de Réparation du Premier Vendredi du mois qu’elle parvint à établir et à faire prospérer dans de nombreuses églises et chapelles.Sur ces entrefaites M.A.Brisset avait acheté, sur les rives du Saint-Laurent, non loin du village de la Pointe-aux-Trembles, une maison et une vaste terre qui se prolongeait jusqu’au dos d’âne qui domine cette partie de Pile de Montréal.Sur cette élévation on jouissait d’une vue magnifique, soit sur le grand fleuve, soit sur la Rivière des Pariries.Un petit Lois la couvrait d’arbres séculaires.C’était un lieu prédestiné pour l’érection en pleine solitude d’un Sanctuaire au Sacré Coeur.La pieuse famille avait coutume de faire le dimanche une promenade en ce bois et d’y chanter des hymnes à la Vierge.On y plaça d’abord une statuette dans une grotte creusée au tronc d’un vieil arbre.Puis, la douleur causée pur certains scandales et outrages à la Divinité produits dans des lieux circonvoi-•sins fit mûrir au coeur de ces bons chrétiens le désir d’établir à perpétuité une Oeuvre de Héparation.L’abbé Clément Brisset, jeune prêtre plein de promesses, mort, nôlas’ prématurément, et sa tante furent l'âme de l’entreprise.Une modeste chapelle fut construite à leurs frais et bénite, en 1896.par le grand vicaire Bour-geault, en l’absence de Mgr Fabre, alors en Europe.L’Oeuvre était donc fondée.Mais à qui la confier?Les yeux de Mlle de la Rousselière se tournèrent naturellement vers les Pères du Saint Sacrement pour lesquels elle avait toujours eu une dilection particulière.Mais ces derniers ne se trouvaient pas, à l’époque, en état d'accepter l’entreprise.Le Père Frédéric, franciscain, de vénérée mémoire, commissaire de Terre-Sainte, y présida à l’érection d’un chemin de croix monumental, chef-d’oeuvre de la Maison Carli.11 y prêcha en plusieurs circonstances avec grand succès, sa réputation de sainteté attirant les foules de la ville et des environs.Telle fut l’origine du pèlerinage.iL’initiative du Père Frédéric ne fut point suivie par les Frères Mineurs de Montréal, qu’un ministère très actif absorbait.Comme toujours depuis le Sauveur, les ouvriers manquent à la moisson.En 1898, les Pères Dominicains prirent, on pourrait dire à l'essai, le Sanctuaire; mais la même cause qui avait paralysé la bonne volonté des Pères du Saint-Sacrement et des Franciscains les força de se désister à leur tour., Enfin, en 1900, sur les instances renouvelées de Mlle de la Rousse-Hère, les Pères du Saint-Sacrement reprirent l’Oeuvre, cette fois pour tout de bon.Ils devaient y rester 18 ans.Le R.P.Jean devint Pâme de ce pèlerinage auquel il consacra THE HOUSE or QUALITY DEMAIN ET JEUDI VENTE » ROBES Pour Dames et Jeunes Filles En Crêpe de Chine, Crêpe Canton, Taffetas et Tricotine, de $31.00 à $110.65 Les prix réguliers étaient $46.50 à $175.00 Protection absolue pour vos fourrures Téléphone — Uptown 1837.Fairweathers Limited Rue Ste-Catherine, près Peel.Toronto Montréal.les meilleures années de sa vie.Chaque printemps, vers la fin du mois de mai, quelques Pères et quelques Frères se rendaient à lu Chapelle et y demeuraient jusqu’à 1 automne.la*s exercices se multipliaient, prenant un caractère essentiellement eucharistique : Heure prêchée trois ou quatre fois par semaine, exposition fréquente et prolongée du Saint-Sacrement, procession à travers le bois avec une statuette de la Sainte Vierge, récitation du chapelet à la chapelle de Notre-Dame de Lourdes; surtout exercices du Chemin de la Croix.Crâce aux efforts du P.Jean, quêteur infatigable, de grandes ressources pécuniaires recueillies permirent d’édifier de véritables monuments.la Grotte de l’Agonie, la Grotte de Lourdes, la S cala Sanctu qui font le plus grand honneur à ceux qui en ont conçu le plan et à ceux qui l’ont exécuté.lundis que le Pélérinage s’embel-et s’organisait, les pèlerins lissait de plus en plus nombreux repon fiaient à l’appel des promoteurs.Les infirmes, les malades affluaient; et, si l’on n’eut point à constater des miracles proprement dits, des amé liorations notables à leur santé et des faveurs spirituelles signalées furent certainement et fréquemment obtenues.Les autorités ecclésiastiques de Montréal favorisant l’Oeuvre de lout leur pouvoir.Mgr Bruchési, coin prenant la nécessité d’une interces sion organisée officiellement pour compenser en quelque sorte devant la Justice céleste les péchés commis dans l’immense métropole, et se rappelant les sacrifices que le saint homme Job offrait chaque matin à Jéhovah en prévision des fautes que ses enfants pourraient commettre, comblait la Réparation de ses bénédictions.Rome, de son côté, lui prodiguait ses Indulgences.la1 Pélérinage était donc en pleine prospérité lorsque, dans la nuit du 30 septembre 1905, un incendie allumé par des cendres mal éteintes et ravivées par le vent détruisit de fond en comble la maison des Pères et la Chapelle.Ge fut pour l’Oeuvre un coup terrible et que plusieurs auraient pu croire fatal.Mais les entreprises que Dieu bénit ne périssent point.De même que les arbres dont les branches sont violemment secouées par le vent cherchent dans la multiplication de leurs racines un moyen efficace de résistance, ainsi notre Pélérinage trouva dans l’énergie indomptable de ses chapelains et dans la foi du peuple la force de résister à l’adversité.Pendant cinq ans l’édifice de la Scala Sancta devint l’asile où se réfugia le Maître de ces lieux.On y célébra les offices tant bien que mal.L’humidité et la piété y tenaient la place de la magnificence; Dieu faisait le reste.Enfin, en 1909, on fut à même de procéder à la construction de la chapelle actuelle; et le 22 juillet 1910, on l’ouvrit au culte.C’est un édifice en pierre qui qui n’est point sans valeur, et qui, lorsqu’il sera fini en dedans, nous permettra d’attendre paisiblement l’érection d’un trône eucharistique plus digne de sa destinaton.Le T.R.P.H âge, provincial des Dominicains, de regrettée mémoire, v prêcha, ce jour là, la première Heure Sainte, glorifiant le Sacré-Coeur et formant des voeux ardents pour la prospérité de l’Oeuvre.De cette fête date la reprise des exercices eucharistiques.Déjà, en 1909, Mgr l’Archevêque avait donné aux Peres la permission de faire, deux fois par saison, la procession du Saint-Sacrement à travers le bois sacré, qu’on excuse l’expression.La piété des foules correspondant à la faveur obtenue, l’Archevêque écrivit l’année suivante, aux Pères; “J’accorde avec bonheur la permission de faire la procession du T.S.Sacrement, chaque fois qu’il y aura un Pélérinage organisé, et à toutes les fêtes importantes.’*' Le Congrès eucharistique de 1910 eut son écho dans notre humble chapelle.D’illustres évêques, parmi lesquels Mgr Rumeau, d'Angers, tinrent à visiter le Sanctuaire.Le 1er dimanche d’octobre 1910, peu de jours après la clôture du Congrès, la belle statue du Sacré-Coeur qui domine actuellement la tour de la façade, fut bénite par le R.P.Guillot, Rédemptoriste.Ce furent alors les grands jours de l’Oeuvre.Fl y eut dans cet automne de magnifiques cérémonies.Et quelle ferveur ! Il fallait entendre l’Acte de réparation récité à haute voix par les foules en présence du T.S.Sacrement.On eut dit la continuation des inoubliables démonstrations qui marquèrent la fin de la procession du Congrès Eucharistique.Plus de 75,000 pèlerins vinrent à "Sa Héparation” cette année la.La Grande Guerre ralentit le mouvement et rendit difficile l’organi- sation des pèlerinages.Comme nous l’avons dit, il n’y a jamais eu a "i.a Héparation” de miracles éclatant».En revanche de nombreuses conversions et des faveurs très grandes y furent obtenues.Plusieurs malades ont éprouvé au Sanctuaire une amélioration notable de santé »suivie, peu a peu d’une entière guérison.Des millions d’“vU>e Maria” y ont été récités à certains jours ; et des milliers de pèlerins, prosternés au pied du Calvaire ou à la Grotte de l’Agonie, priant les bras en croix, ont obtenu pour eux, pour leurs familles, pour le - diocèse et, espérons-Je, pour la patrie canadienne des grâces de choix et lu protection du Sacré-Cœur.L’année 1919 fut une année néfaste pour "La Réparation.” Cette année là, en effet, les bons Pères du Saint Sacrement qui, depuis si longtemps se dépensaient, sans compter pour l’Oeuvre, durent l’abandonner et la remettre aux mains de Mgr l'Archevêque.Des fondations nouvelles qui exigeaient un nombreux personnel furent la cause de cet abandon.L’Oeuvre ne périclita point pour cela.Elle était trop profondément ancrée au coeur «le l’Archevêque et du peuple chrétien pour ne point faire face à la fortune adverse.Dans une lettre pathétique à son peuple.Monseigneur, en 1918.fit comprendre le sens de la nécessité de la Réparation.Il trouva dans son clergé des prêtres dignes, par leur zèle et leur talent, de maintenir l’Oeuvre et de la faire progresser.M.l’abbé M.Beaudoin, curé de Charlemagne, fut mis à la tête de ces fervents chapelains.Enfin, au printemps de cette année 1921, Mgr l’Archevêque confia définitivement aux Frères-Mineurs Capucins la desserte de ce Pélérinage.Ces Religieux nous sont arrivés avec l’intention d’y fonder un établissement permanent et d’y résider.non pas seulement pendant la saison d’été, mais toute l’année.Qu’il nous soit permis de souhaiter cordialement la bienvenue à ces bons Pères.Ils sont les fils du Séraphin d’Assisc, du Stigmatisé de l’Alverne, du Petit Pauvre du Bon Dieu, Leur Fondateur a inventé la dévotion du Chemin de la Croix ; ils sont, d'une façon spéciale, pourrait-on dire, les missionnaires du peuple ; ils réussiront certainement parmi nous.-*- La fête de Dollard Une semaine nous sépare de la fête de Dollard et déjà l’on peut prévoir, au nombre des adhésions reçues de partout par l’Action française que la célébration obtiendra un très grand succès.Rappelons que la fête du 24 mai sera précédée d’un salut solennel pour commémorer dans une “veillée des armes” de prière, l’acte de piété qui marqua lo départ des sauveurs de Ville-Marie.Cette cérémonie aura lieu à Notre-Dame à 8 hrs.du soir le lundi, le 23.Il faut que la vieille “paroisse”, paroisse même de Dollard, soit ce soir-là le lieu de ralliement de tous les Canadiens-français de Montréal.Le salut sera chanté par M.le Curé Perrin, p.s.s., et le sermon sera donné par le Rèv.Père Adélard Dugré.s.j.Nos sociétés nationales et de bienfaisance, PA.C.J.C.et la Société Saint-Jean-Raptiste au premier rang, ont réclamé l’honneur de participer à cette manifestation.Le mardi le 24 aura lieu à Montréal une grande fête patriotique au Parc Lafontaine sous les auspices du comité régional de PA.C.J.C.tandis qu’à Carillon aura lieu une manifestation régionale en face du Long-Sau!t endroit précis de l'exploit de 1660.Le voyage de Montréal sc fera en auto ; le départ est fixée à 7.45 précises des bureaux de l’Action française, 369.rue Saint-Denis, Montréal.Tous les possesseurs d’auto qui voudront se joindre à ce pélérinage patriotique voudront bien le faire savoir à l’Action française le plus tôt possible.On pourra aussi so rendre à Carillon par le Canadien Nord (départ à 9 hrs.heure de Montréal) de la gare du tunnel.Ceux qui prendront ce moyen de locomotion devront descendre à Saint-André, et de là se rendre à Carillon.Le trajet se fait en une demi-heure de marche.Les trains pour le retour passent à Saint André à 3 hrs.27 et 8 hrs.20 (heure de Montréal dans les deux cas).Le prix du voyage aller et retour est de $2.85.Des délégations viendront de tous les villages de la vallée do POttawa ; la capitale elle-même sera représentée par un nombreux contingent.-C-——¦¦¦ Quête fructueuse Le résultat de la quête pour l’orphelinat italien, quête qui a eu lieu dans les rues de notre ville, samedi dernier, a remporté la jolie somme d'environ $7,000.M.BOURASSAÀ GRAND-MÈRE ! _____ DEFLEXIONS D’UN AUDITEUR.Nous recevons de Grand'.Mère la note suivante: Grand-Mère, 12.M.Rourassa, dont la campagne trifluvienne s’achèvera ce soir nie- j me, an Cap de la Madeleine, a fait à Grand’Mère l’honneur de venir lui apporter la bonne nouvelle.Ce n’était pas sans besoin.Après son ; passage, nous aurons sans doute i moins de ces bonnes gens qui n’ont pas vieilli et qui n’ont rien appris depuis 1911.Et nous en aurons plus qui comprendront pourquoi M.Rourassa a renoncé à l’action politique pour se donner corps et Ame à l’apostolat social.Si je le comprends bien, il s’est dit, | après avoir sondé les reins du monde politique, que le meilleur moyen de faire de la bonne politique, c’était de faire de bons chrétiens, de vrais pères de famille, des pa- i triotes éclairés, des consciences droites et des esprits libres, des catholiques dont la foi iuipreigne et illumine toute la vie.M.Rourassa nous a donc entre- : tenus de la presse catholique et nationale, après avoir fait le procès de l'autre sorte de presse que nous avons eue depuis cinquante ans.Tout ce que les journaux de partis et les journaux jaunes ont fait pour i rétrécir et dévoyer les cerveaux,! avilir les consciences et rabaisser les âmes, tout ce travail de dégradation morale, et même physique, dont notre race a été si longtemps la victime, la presse catholique et nationale entreprend de l’arrêter, de le combattre, do le réparer.De toute son âme, elle veut s’employer à redresser ce qui a été faussé, à reconstruire ce qui a été détruit par l’autre presse avec une si lamentable inconscience.C’est en vérité une oeuvre catho-j lique et nationale qui ne peut être menée à bon terme par quelques ^ hommes, si dévoués soient-ils, mais qui exige le concours de tous ceux qui font passer avant tout le reste les intérêts supérieurs de l’Eglise et de la patrie: un appel à l’aide que des hommes de coeur adressent à des hommes de coeur.C’est là le sens général de cette 1 conférence qui a duré deux heures et dont je ne prétends pas même à retracer les grandes lignes.L’une des choses qui frappent le plus les auditeurs de M.Dourassa, c’est le désintéressement qui lui fait plaider la cause do toute la presse catholique dans la même mesure et au même titre que celle de son propre journal.Il est certain que ceux qui l’ont entendu restent à jamais fixés sur son absolue sincérité et la justesse de ses vues.M.le notaire Desroches, dans une brève et spirituelle présentation, avait rapporté comment il avait “découvert” le vrai Rourassa.Parti de Grand’Mère avec des amis pour aller chercher lumière et con- j seil aux jours troubles de la conscription, il s’était approché avec1 crainte et tremblement de cet homme aussi compromettant qu’inabor- j dable.Et il s’ètait trouve en presence d’un homme très calme, mo- ! déré, et d’une affabilité égale à la ! sagesse de ses conseils.Les gens j de Grand’Mère qui avaient eu l’esprit de se rendre à cette conférence allaient être à même de faire la même découverte.- C’est dommage que chez certains l’esprit tout court n’aient pas encore repris ses droits sur l’esprit de parti.M.le curé Dusablon, do Saint-Pierre de Shawinigan.Invité à remercier le conférencier lui dit l’admiration et la reconnaissance du clergé pour l’oeuvre si hautement catholique et patriotique à laquelle il se dévoué.Si M.Rourassa est au-dessus de la flatterie comme de la calomnie, il mérite qu’on rende témoignage à la noblesse de ses sentiments, a sa sincérité et à son courage, comme à la bienfaisance de son action.Les hommes sont rares qui ont l’esprit assez puissant et l’âme assez haute pour relever le niveau de toute une race.Quand on en rencontre de cette marque, on s’honore à les distinguer, à leur rendre justice, à les aider'et à s’efforcer de suivre leur exemple.Au cours de cette soirée, qui se tenait sous les auspices des Chevaliers de Colomb, l’excellente fanfare du collège des Frères mêla agréablement les harmonies des airs patriotiques à celles des discours des orateurs.RABAIS DE 20% SUR TOUS LES TAPIS GOODWIN Les tapis orientaux compris.Ce qui met au plus lins possible.es pnx RABAIS DE 20% SUR TOUS NOS LINOLÉUMS IMPRIMÉS ANGLAIS ET ÉCOSSAIS Au quatrième.L' mit&o '{ L’homme et ses habits Les habits d’homme ont besoin qu’on y 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rhansen».vieille* dense*, conte* du terroir, pur de» spi'clnllstc» du genre ; le* li’fivs (8t et Sf.misi.M.et Mine ('.itse U lion, M.cl Mme Illatu-lu-t.Mme et Mlle CnraUcuu, MM.( dte.pèi-c el fils, M.Ilenrochers, et autres.Aussi : chant et diction par MM.Conrad Gauthier, Arthur t.spierre, Armand Lefebvre, Alcide lloivin et Mlle Wilhelmy.LE PASSE RESSUSCITE Lit danse de* nabot* te menuet —-le cotillon — la gigue voleuse — te "reel" n huit ¦— la chanson du rouet — les chnnson» * répondre — te violoneux, etc.etc BILLETS - - - 75c et JLOO En vente cher.Archambault Ni vendu Le iTevoir ne se vend qu’au numéro, Il ne vend jamais tout son tirage au même bonhomme.Il ne commerce pas de son influence.C’est à cause de cela qu’il a dr lu valeur.Plus on sc vend, moins on vaut.U.U soirée des “Sac-au-Dos”, an bénéfice de leur maison de repos de j Sainte-Adèle .a lieu ce soir, à la I salle Lafontaine.On sait que la ' partie artistique de la soirée est j sous la direction de M.Jean Goulet, I professeur de musique.Le pro-I gramme comporte de jolies pièces : pour orchestre qu'exécutera le Cer-| de Symphonique Saint-Pierre ; deux pièces pour choeur dont un i poème symphonique: “La voix des Clochers’’ et "Alatlin”, rendus par les Choeurs de Saint-Eusèbe et dont les solistes seront!: Mlle Thérèse Brosseau et M.J.-A.Morencv.Dans “Aladin”, le récitant sera fort M.Conrad Gauthier.Fuis, la soirée se terminera a gré dde ment par une sauterie.M.René du Roure présidera en sa qualité de président de la société des “Sac-au-Dos”.Au bout de six mois Si vous ne pouvez pager d'avance un abonnement d'un an, abonnez-vous pour six mois et versez d'avance le prix de voire abonnement, soit $3 pour le Canada, et $4 pour les Etals-tnis.Feuilleton du “Devoir” J Par Florence O’Noll V r (.Suite) Nous le voyons, malgré ses vingt ans, Monique avait une certaine expérience de la vie.Aînée de la famille, elle était devenue très tôt la confidente de sa mère, qui ne lui avait pas caché les ennuis et les difficultés rencontrés à chaque pas dans l'existence journalière d'une famille peu aisée, mais Mme Lausan avait su inculquer à sa fille Tamour du “home” qu’elle possédait elle-même.Monique aimait la science avec passion, les études les plus ardues ne lui avaient jamais paru fatigantes; elle préparait, comme nous l'avons su, Son baccalauréat en tirant parti tout de suite du savoir déjà acquis.Comme toute jeune fille, elle avait ses rêves, et c’était d’arriver à force de travail à se créer une situation capable d'améliorer un jour la vie de famille et de faire à ses parents devenus vieux une vieilles se confortable.En sortant d’une journée de cours fatigants, d'études difficiles, elle savait apprécier dans toute sa douceur !e trésor qui tend malheureusement à devenir si rare aujourd’hui : la vie de famille, ce paradis terrestre que la fortune seule ne peut donner, mais qu’il est possible de trouver dans toutes les situations, car l’amour mutuel se développe sou- vent mieux dans la pauvreté qui multiplie les occasions de se donner les uns aux autres des preuves de tendresse et de dévouement.III Un coup de cloche, deux portes grandes ouvertes, et le flot des ouvriers envahit la rue.Les hommes en casquettes, les femmes tête nue et en longues blouses se précipitent vers la sortie principale.tandis que, par une petite porte de côté, les employés, caissiers, comptables et les dessinateurs, sortaient sans hâte.Les chapeaux melon et les pardessus ne se mêlèrent pas à la foule des blouses, mais disparurent au tournant proche.C'était une belle soirée de commencement d’été.Dans ce quartier éloigné du centre et relativement désert, où se trouve l’imprimerie Bernoude, l’air était assez pur, et la jeune verdure des vieux arbres, qui dominaient de très haut le mur du parc, rafraîchissait les yeux fatigués par de longues heures de travail dans un bu-! reau sombre, Au hour de la rue, le talus vert i des fortifications donnait même un ! peu l'illusion de la campagne.Avant de se séparer, le groupe des employés s’arrêta un instant devant une petite porte ouverte à l’extrémité de la propriété du “patron".Des maçons et des couvreurs travaillaient encore de concert à la réparation d’un pavillon situé au bout du parc.—On voit que ça presse, fit l’un des com.plables.Pour que les compagnons soient encore à l’ouvrage à cette heure-ci, on doit leur payer bon les heures supplémentaires.Four ma part, je ne suis pas encore revenu de ce que nous a raconté Simon, reprit un autre.Je ne croyais pas le patron clérical.Moi non plus, fit I)n troisième employé, Fourquoi vouiez-vous qu’il soit clérical?dit un grand jeune homme blond qui n’avait pas encore parlé.—Dame! pour offrir une hospitalité aussi spontanée à la famille de ce professeur en rupture d’Univer-sité, dont l’affaire a fait yn peau tapage ets derniers temps, il faut tout de même partager un peu ses opinions.—Le professeur Lausan était un ami de collège de M.Bernoude, ré-pondil froidement le jeune Arnold, il lui «st venu en aide en bonne camaraderie.—C’était tout de même un acte de courage, reprit celui qui avait parlé le premier, car ce geste de tendre la main au rebtlle, annoncé par tous les journaux, ne laissera pas que de faire tort au patron auprès d’une certaine clientèle.-Comme il le poussera auprès d’une certaine autre, qu't n dites-vous, Arnold?—Je l'ignore absolument.Mais voici mon tram.Bonsoir.Messieurs, Après un bref salut à la ronde, le jeune homme s’éloigna.Ils seront au moins deux du même bord ici, fit un des t m-ployés avec l’ironie un peu méprisante que le sceptique affecte en général en parlant du catholique.Oh! j’aime à croire que nous ne verrons pas souvent le philosophe dans les bureaux, s'il vient en qualité de secrétaire particulier du vieux Bernoude.En tout cas.il a une riche aubaine.Bien payé, c’est probable.H bien logé, c'cst certain, conclut un des jeunes gens en désignant le pavillon d’un signe de tète.J’échangerais volontiers ma garçonnière du boul’Mich’ pour ce peiit château au fond des bois.—Le fait est qu'à Paris, cTst rare une pareille verdure.Puis, les nouveaux venus mettront sans doute un peu d'animation dans le palais de la Belle au bois dormant.Tout en parlant, le groupe se dirigeait vers la station d'autobus située sur le boulevard qui longe les forlificatJoiijt, Trois d’entre eux devaient prendre ce véhicule, les aiitris rentraient tranquillement à pied, leur journée faite.Tiens, voilà le patron, fit l’un des jeunes gens en soulevant son cliaptau au passage d'une limousine qui arrivait en vitesse.Les autres se retournèrent, mais l'auto avait déjà disparu dans la rue bordée par le mur du jardin, vers l’entrée principale de la maison.La voiture entra dans la cour de i’jmprimtrh* au moment où le concierge s'apprêtait à refermer la grille après la sortie du dernier groupe et stoppa devant une porte vitrée.Mathias Bernoude, le jeune directeur de l'imprimerie paternelle, mit pied a terre et pénétra dans son bureau particulier.("était un homme d'une tnntatne d’années, à la physionomie énergique et froide.Il jeta un coup d'ôeil sur sa tabli* de travail, prit un papier sur lequel le chef de bureau avait tracé en quelques lignes le compte rendu de •a fin de journée, et sortit en refermant la porte à double tour.Après avoir traversé la cour, il pénétra dans les ateliers pour le dernier coup d'oeil du maître.Ee veilleur de nuit s'installait déjà dans son coin habituel, muni i de couvertures.: Depuis qu’une quinzaine d’années auparavant on formidable incendie avait détruit de fond en comble ] l'imprimerie, une ronde de sûreté avait lieu pendant la nuit, toutes les j ht lires, à travers t'usine, Mathias dit quelques mots au père j Benoit et traversa les salles désertes.La solitude des ateliers parut pro-| fonde à relui qui avait vu.quelques | heurt s phis tôt, la ruche en pleine i activité.La salle des presses, celle dos bro-(•heiises, le grand hall vitré des ty« | pographes, l'atelfer îles retoucheurs, I ôtaient livrés, sous la surveillance ! du concierge, à une équipe de bn-| la y eues.Dans la célèbre'imprimerie d’art 'qui fournissait au monde entier les éditions renommées, tout se passait avec méthode, dans un ordre scrupuleux.réglé pour ainsi dire à la j minute depuis que le fils Bernoude jeu avait assumé à lui seul la (jireo lion trois ans auparavant, (A inivre) r\f imprimf nu 43 r\\% * Moiitroil, par ITMPHIMr-HlK POHI'LAIHK i* rr*pon->abili!t tlinit***, I Jim.J tiauclinrd.s.53 95.25 0.01 183V:; 148 43 43% 182% 149% , LE TEMPS I iiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiuiiiiiiiiiiUiiiiiiiin; ) Toronto, 17 (S.P.C.)—l m- liante ! pression s'étend de la* vallée de l’Ohio au Québec.Ailleurs elle est plutôt basse.Des averses sont torn- Agence de Règlement Comptes achetés et perçus au pourcentage seulement — dans le Canada entier.Remise immédiate sur réception, 136 rue St-Jacques Immeublo Yorkshire Sème plancher bées dans Partout les provinces Maritimes.Lf Allemagne achète du cuivre New-York, 17.— L'Allemagne vient d'acheter 2,250,000 livres de cuivre à 13s 1-4 la livre.Le tout est livrable à Hambourg.-— « - Dividende La compagnie de l’HQtel Windsor vient de déclarer un dividende de 1 1-2 p.e.pour le trimestre finissant le 30 avril, payable le 1er juin aux actionnaires enregistrés le 23 mui.En Cour d’appel Quinze jugements seront rendus demain par la Cour d’appel dont dix par trois juges et cinq par cinq juges.Les jugements devant cinq juges sont les suivants: Rrosstau contre Peachy; Cassilli contre Russo; Thibault contre Harpin; McLean contre Moore; Çlangoni contre Montreal Tramways Co.: Valiquettc contre Brunelle; Le Roi contre Long ; 12% !Plantc contre Brissardc; West \al-$4.49_ 'ley Land Co.contre Deslong- ïilleurs il fait beau.PRONOSTICS Les lacs et la baie Géorgienne: Vents légers; beau et chaud.Demain.averses vers le soir.Ottawa et vallée du Saint-Laurent: Vents modérés, beau.Demain, plus ! chaud.Golfe s entrées fermeront le 27 mai, 1 -, mille e4 70 verges.i 2.20 TROT, BOURSE DE $1,000 Cinquième course, $500.trois ans • v*s.tav tu-*.V, V» 14 plus, 5 furlongs.Quatrième course, handicap Ho tbelaga, $700, 1 mille 20 verges.trois ; et plus, 6 furlongs.^ I V X .AT0 / Cinquième course, $600, ,rois “* “ .rois ans p.o^'iSioSr”- ^ 4 Les parties dans les grandes ligues LIGUE NA'nONAiLF, POSITION DES CLUBS.New-York .Cleveland., Boston ., .Détroit .Washington A New-York: Cincinnati.000040000—4 8 2 New-York .2000ô000x—t 7 0 Coumbe, Napler et Reggee, Win-|o; Toney, Ryan et Snyder.A Philadelphie: Pittsburg.000000000—4) 5 01 ri, Philadelphie.02010000x—3 8 0 ! Trmqnto0 ^ i 1.Laramie La»d, cheval bai, Jos.Saulniers, Chicoutimi.2- Edith Story, jument baie, par le Wolverine, Geo.Relleville, Qué.3.Ralinie, jument baie, par Bin-gara, Drapeau et Gagnon, Québec.4.Miss Beaven, jument baie, par Bingara, Drapeau e4 Gagnon, Qué.5.Alma O’Neil, jument baie, por Walnut Hal, Drapeau et Gagnon, Q.6.The Captain, par Binvolo, Drapeau et Gagnon, Québec.7.Josie Bricon, jument alezan, par Bricon, P.VandeJac, Montréal.8.Baroness Henry, jument par Captain Effie Knight, J, R.A.Laing, Broekville.9.Parmer Gentry, jument baie, par John R.Gentry, Royal Citv Stable, Gudph, Ont.' i 10.Helen Battle, jument brune, .300000030—0 10 01 par Battle, Royal City Stable nortArtnnnn o ^ a ; Guelph, Ont.G.P.P.C.15 9 .62» 16 12 .571 15 9 .571 16 13 .552 14 13 .519 11 15 .423 9 16 .37,-) 8 13 .348 thiladelphie.» u> Chicago.g 15 LIGUE INTERNATIONALE A Toronto • 030000000—3 Ring et Pc ter s* ^ « (.ausey, j „ ^defies: Wurni, BiemiUcr et llTDrtîly Dnrocesd, jument bate, A Bostonï lÆe: McN
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