Le devoir, 31 mai 1921, mardi 31 mai 1921
VOLUME XU.— No 125 MONTREAL, MARDI 31 MAI 1921 YrtUlo 2>OüS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.MONTREAL ET BANLIEUE.$6.00 $8.00 $10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 Administration, Main 616$ Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! Il y a de la place pour tous Aussi longtemps, dit, au cours d’un vibrant article sur les oeuvres de presse, notre confrère français de Winnipeg, que la Liberté restera un journal hebdomadaire, Dieu aidant, elle espère boucler son budget sans faire d'appel de fonds.Mais ce qu’elle ne demande pas pour elle-même, elle ose le demander pour nos trois grands quotidiens catholiques de langue française, au Canada: /’Action Catholique, à Québec, le Devoir, à Montréal, et le Droit, à Ottawa.Voilà les frais grands champions de la cause catholique au Canada.Si nos lecteurs veulent leur donner notre place à leur foyer, nous ne le trouverons pas mauvais, car nous serions avantageusement remplacé.Nous sommes profondément touché de ces généreuses paroles, mais il nous faut répondre, dans l’intérêt particulier des Manitobains, comme dans l’intérêt général de la presse catholique et nationale: Que les lecteurs de la Liberté n’abandonnent point leur journal, .même pour le Devoir.Qu’ils placent côte à côte la Liberté, l’un des trois et, s’ils le peuvent, les trois quotidiens auxquels elle veut bien rendre un tel témoignage.Chacun d’eux peut rendre des services, mais aucun ne peut rem-placer, auprès de nos frères de l’Ouest, par exemple, des journaux comme la Liberté ou le Patriote de Prince Albert.Ce qu’il faut souhaiter, ce nous semble, c’est qu’à côté de la feuille régionale, qui seule peut suivre de très près les intérêts particuliers d’un groupe, faire à ses besoins immédiats l’application des principes généraux, lui donner le sentiment de la cohésion, on lise l’un des quotidiens du dehors qui, dans Je même esprit, avec le même souci des intérêts religieux et nationaux, têaite de l’ensemble de nos problèmes, p’eut tenir les groupes particuliers au courant de ce qui se fait dans nos grandes villes, servir d’intermédiaire entre les divers cléments de la race, consacrer plus d’espace aux choses de l’extérieur, etc.Et nos lecteurs anciens savent que nous ne formulons point là des voeux de circonstance.Nous espérons n’avoir laissé passer que bien peu d’occasions de rendre hommage à des journaux comme la Liberté, le Patriote de l’Ouest, VEvangèline, de signa 1er le bien très considérable nil’ils neenmnlissent rte marnuor campagne qu’il mène depuis plus d’un an, notre directeur ne manque jamais de mettre en relief l’importance de Y Action catholique et du Droit, aussi bien que celle du Devoir.Dans sa tournée de conférences de l’an dernier, dans la région de Chicoutimi et du Lac Saint-Jean, comme cette année dans la région trifluvienne, il a fortement encouragé ses auditeurs à donner le plus cordial, le plus ferme appui à nos confrères du Progrès du Saguenay et du Bien Public.11 laut ajouter que ceux-ci, non plus que nos autres amis, ne nous ménagent point non plus le témoignage de leur sympathie.La conviction de servir une cause commune et qui nous dépasse tous a créé et maintenu entre nous les plus cordiales relations.En fait, il v a place et besogne pour tous: place et besogne pour les quotidiens de Québec, de Montréal et dfOttawa (et pour d’autres peut-être), place et besogne pour les feuilles régionales, ^place elbesogne pour les revues qui s'adressent à ladFmde ou à l'élite, place et besogne pour les oeuvres de propagande par le livre ou le tract, comme il y a place pour tous les types de propagande oratoire.Nous devrions tendre à fortifier, à compléter dans tous les sens nos moyens de propagande intellectuelle, les opposer partout aux moyens d’action que peuvent mettre en oeuvre les adversaires ou les simples spéculateurs.Et, pour en revenir à la question plus particulière des quoti-< lien s et vies régionaux, s’il peut arriver que, dans de rares cas, l’un exclue l’autre, on constatera, d’une façon générale, qu’au contraire, et par la force même des choses, ils s entr’aident.Ils créent ou développent le goût d’un certain type de lecture.Le lecteur du quotidien est naturellement enclin à vouloir chez lui un journal du genre de celui qui lui plaît à Québec, à Montréal ou à Ottawa, le lecteur de la feuille rurale désire le quotidien qui lui apportera chaque jour ce qu’il trouve une ou deux fois par semaine dans le journal local, qui traitera, d’une façon forcément plus abondante, des problèmes qu’indique, en marge de son domaine particulier, la feuille régionale.Et à mesure que se fera l’éducation publique, que l'on comparera le coût de revient de la saine lecture à celui de tel ou tel amusement, de telle pu telle dépense, diminuera le nombre de ceux qui se croient incapables de recevoir un ou deux journaux franchement catholiques et patriotes.Quant à ceux oui le sont vraiment, incapables, on sera étonné de leur petit nombre.Orner HEROUX.Billet du soir Le chien de Dempsey En principe tous les automobilistes sont des veinards.Leur veine ne consiste pas à posséder une machi-' ne à soi, mais à conserver leur vie tout en f/ardant leur machine.Il leur arrive aussi d’épargner quelquefois les passants; ainsi, moi gui écris ces lignes, je ne me souviens pas d’avoir été frappé plus d’une douzaine de fois et éclaboussé à peine une centaine par un chauffeur pressé.D’esprit disirait, je suis d’ailleurs Incurable et je dois confesser qu'il m’arrive d’oublier que la chaussée est la propriété exclusive des chauffeurs, bien qu’ils ne paient point de taxe municipale, et que, souventes fols, j'ai foulé la chaussée d'un pied téméraire sans m'inquiéter des voitures automotrices qui la sillonnaient.Ne vous est-il pas arrivé à vous-même d’oublier que 90 pour cent des propriétaires d’autos sont assurés contre les accidents et n’ont par conséquent aucun intérêt à les éviter, qu’ils sont meme justifiables de croire qu’en exprimant de votre corps votre Ame, ils rendent service à votre famille, lui garantissent un joli caiiital, la débarrassent probablement d’un mari et d'un père peu prévoyant puisqu’il ne songe pus a se garer, cl nécessairement pauvre, puisque piéton’.’ Mais les automobilistes ont parfois (dfairc à des piétons volontai res.C’est leur tendance à généraliser, à considérer comme méprisable lout ce qui déambule sur deux pattes ou sur quatre et c’est IA qu’ils démontrent leur absence de psychologie.Ainsi quand Jack Dempsey marche, c’est uniquement pour punir un abdomen trop affirmatif qui irait au-devant des coups de Carpentier.Mais l’oeil le plus exercé ne.peut reconnaître de don le champion, On le confond quelquefois avec un simple membre de Y.M.U.A., surtout quand on est étranger à la région et qn’on ignore le nom et la localité lia patelin où il triture chaque jour le faciès de quatre bonshommes payés pour len/rainer.Et voilà pourquoi c’est seule la veine particulière à tous les automobilistes qui a sauvé du lynchage celui qui, avant-hier, a passé sur le docteur Hemingway.Le docteur Hemingway n’est pas, comme on pourrait le penser, un monsieur qui a richement mérité le trépas à force d'aider à celui des autres.C’est un chien, un chien de police belge qui a été élevé à la haute dignité, avec deux camarades de même poil, de mascotte de Dempsey.Quand le champion s’en va de par les routes trotter pour réduire sa ceinture, enfler son thorax et allonger son haleine, lout comme si le résultat de la rencontre du 2 juillet n’était d’ores et déjà fixé, il emmène ses chiens avec lui.I,es animaux sont les meilleurs amis des boxeurs; ils comprennent, admirablement, à cause de leur état d’àme, la bestialité.Aussi Dempsey prise-t-il beaucoup ses louions.Or, hier, comme il Irotlail le long de la route avec ses trois confidents, un automobiliste qui, comme tons les automobilistes, croit que les chiens sont faits pour être écrasés et être ensuite mis dans les gazettes, passa dessus ledit docteur Hemingway.Il ignorait l’étendue de sa faute; mats mû par un certain pressentiment il arrêta tout de meme son moteur.Jugez de sa surprise, de sa confusion, de sa peur et de sa douleur, quand il conmil le nom du proprietaire.La dépêche dit qu’il ne put que balbutier des excuses.Heureusement que le chien de Dempsey n'était pas mort; sans cela celui du chauffeur Pétait aussi.L’animal fut ramassé et pat regagner le cnmp en boitant, derrière son mai-tre.Non, mais sont-ils veinards, ces automobilistes! Songe: à ce qui serait advenu de celui-ci s’il avait écrasé à mort le chien du champion ou simplement éraflé le champion lui-même en passant! Jamais le lynch n'eût été plus juste; car les rois de la démocratie sont des rois qu’elle se choisit elle-même.contrairement aux antres qui lut étaient imposés de droit divin.Et Irar règne est purement spirituel, de n’est qu’une raison de puts pour qu'elle les idolâtre.PASCALOV.L’ouverture de la rue Sherbrooke M.Décary veut rendre justice à l’est.— Un boulevard.— Mais comment le bordera-t-on ?— Les architectes augmentent et l’architecture est en baisse.— Pourquoi ?M.Décary sc décide à tourner les yeux vers l’est.Loin de nous l’intention de le chicaner puisqu’il y a plus d’un an que nous l’y invitons.L’ouverture de la rue Sherbrooke-est parait chose entendue; nous conseillons cependant aux membres de la délégation qui ont eu, hier, une entrevue avec le président de la commission administrative et qui ont obtenu de lui cet, engagement, de ne point s’endormir, mais de s’apprêter, si cela est nécessaire, à revenir à la charge.La rue Sherbrooke fournira le premier chemin de communication directe et en droite ligne, ou à peu prés, d’un bout à l’autre de l’üe de' Montréal.Il développera dans des endroits très accessibles la construction.11 ne s’agit pas cette fois d’entreprendre des travaux d’égouts dans les champs et de pousser la route à travers une, verdoyante population de plants de maïs ou de carottes.Tout près de la rue Delorimier se trouvent des terrains rapprochés du centre de la ville et qui pourront être construits à peu de frais.* * * Il est temps que l’on s’occupe enfin du développement de l’est.Celui-ci paraît à l’ordre du jour et il est probable qu’il recevra une nouvelle impulsion du fait de l’administration de la ville en petits quartiers.Il est peu de chose qu’on ne puisse obtenir quand on veut s’en donner la peine.Ainsi* l’a prouvé la question du service des tramways de l’est; ainsi le prouve encore la campagne entreprise depuis quel (pies années et soutenue ici assidûment pour l’amélioration des moyens de communications de toute la population demeurant à l’est de la rue Saint-Laurent.Mr W «r On parle de créer un grand boulevard.C’est très bien.Mais de quelle espèce de maisons sera bordé ce boulevard?Les autres arts sont en progrès chez nous; mais sûrement pas l’architecture.Cela ne dépend pas des architectes; sauf quelques incompétents, leur nombre s’accroît de même que leur science, chaque année, mais cela vient de ce que la construction est conduite, un peu comme tout le reste chez nous, à la diable.Quand on veut un conseil légal, on va voir un avocat, quand on veut un conseil médical, on va voir un médecin, mais quand on veut construire une maison, on ne prend conseil de personne, on dicte ses ordres et ses volontés à un entrepreneur-maçon ou menuisier.On voit le résultat.Sans doute l’intervention des autorités municipales est ennuyeuse, it! est désagréable de se heurter à chaque instant à des règlements; mais cela, nous semble-t-il, servirait en même temps les intérêts particuliers et l’intérêt générai.Dimanche, nous en avions sous les yeux un exemple concret.Dans une campagne, non loin de Montréal, deux particuliers se sont construit des villas, côte à côte.L’une d’elle est en bois; elle a coûté très cher et elle est horrible.Elle professe plusieurs hérésies contre l’ar-chitecture, entre aut res une aile lourde, sorte de belvédère qui repose sur quatre minces colonnes de bois, à tel point qu’un homme prudent ne voudrait pas s’installer dessous à moins que ce ne soit pour renouveller l’exploit d’énergie de Garcia Moreno lisant tranquillement sous un rocher branlant.Cette maison, il est évident, et d’ailleurs on nous a confirmé le fait, n’a pas été construite par un architecte.La pierre abonde dans la region, on La pour rien, dfl suffit do gratter le sol et cepenidant la maison est en bois, (iela fut voulu par son propriétaire comme on le devine facilement à la peinture éclatante dont j] ]’a couverte.La pierre, c’est résistant et ça me coûte pas cher dans ce pays, mais c’est gris, c’est calme, ça ne tape pas dans l’oeil.Le voisin lui, au contraire, a une maison de style très sobre, mais confortable.Elle est de pierre et sensiblement débordée par le toit qui entretient autour d’elle de concert avec de beaux vieux arbres qu’on a respectés, la fraîcheur.seule fantaisie ce sont de larges haies peu hautes mais démesuré-memt grandes, qui ont bien leur raison d’etre dans une campagne où le panorama est magnifique et où aussi, du reste, on vient pour sc vivifier les uoumons.Voila une jolie maison.Elle a été, de toute évidence.bâtie sur les plans d’un arehi-tcçte.Elle est utile h son propriétaire- Elle 1 enchante probablement-de plus, elle bénéficie â toute la localité.Une maison laide et de mauvais goût, fait tache au contraire Qui na vu le long du fleuve surgir comme un cauchemar de cos villas bnmdées surmontées de quoique feuille dVrable monumentale et qui par leur affreuse prétention et leur aideur immodérée, empoisonnent laisse libre carrière à taules tes bizarreries, qu’on laisse s’exercer le goût du cocasse et du fantasque, ce-là ne regarde aucunement le public.1 En somme,Atous sommes heureux d’enlrevoir la possibilité d’un boulevard, traversant toute i’Ue, mais que l’on •prefae dès maintenant des dispositions pour éviter ce qui est trop fréquent que, passé la rue Saint-Laurent, On constate une aggravation très sensible dans la laideur des maisons.Evitons de diviser la ville on deux parties, l une belle et l’autre laide, la première habitée par les Anglais et l’autre par nous.Qu’on n’aille pas croire s’il en est ainsi! qui?les Anglais ont plus de goût.On aurait tort.Us n’ont pas plus de goût, mais plus de modestie.S’ils ont passé leur vie à mesu- consultenft un architecte Ils ne paient pas plus cher et ils ont une belle maison, raisons donc de même.Mais pour soutenir l’action des particuliers, passons un règlement (Ians le sons que nous indiquons.On n a pas hésité à le faire à West-mount, il y a quelques années et pourtant, d’ores et déjà, la moyenne de ta construction y était au point de vue esthétique, bien supérieure à celle de Montréal.On tenait à conserver cette avance et on a pris tes moyens.Louis DUPIRE.“Le Pape infaillible” LETTRE D’APPROBATION DE S G- MGR OLIVIER-ELZEAR MA-I HIEU.S’adresser au secrétariat général de TA.C.J.€.90, rue Saint-Jacques, Montréal, tél.Main 4939.En vente aussi au Devoir et dans les meilleures librairies de Montréal.La session fédérale Bloc-notes p , ., -t *¦•¦l'oiKiniii-ni le paysage, donnent envie de fuir en hurlant.Le remède cependant ne j>eirt s’appliquer à la campagne, mais il est, au contraire, faciV à mettre en oeu-vre h la ville.11 suffi! d’un règle-mrrwt de quelques lignes qui porte que lotis les plans devront être soumis h une commission d'architecte* qui en fera la critique et exigera de* modifications, il le faut, «tuant â l'aspect «xtéri ;m Pour 1 intérieur, dès Ws que les lois de l’hygiène sont respectées, qu’on Sa Grandeur Monseigneur l’nrchc-yeque de Régina apprécié en ces ternies elogioux la publication intitulée Le Pape ihfaiuible : Archevêché de Régina.Régina (Saskatchewan),6 avril 1921.Cher Monsieur, Je vous remercie sincèrement (lavoir bien voulu m'envover cette brochure, que j’ai lue avec autant de plaisir que d’intérêt.Puisse-t-elle se répandre et rappeler à nos chers fidèles des ventés qui sont de nature a les consoler, à les rendre fiers d’être des infants de l’Eglise, d dre attachés par de doux liens, par une sincere obéissance, à celte surnaturelle majesté qui est le Pape.On a foujours parle et on parle encore du Pape partout.Tout ce qui a etc grand dans le monde l’a rencontre sur son êhemin, tout ce qui 1 a respecte a été béni de Dieu, tout re qui 1 a persécuté a péri.Plus on étudié le passé, plus on réfléchit sur le present, plus a-t-on lieu de se convaincre que ia papauté est, dans tous les sens, l’arc-boutant du monde civilise non moins que de l’Eglise.Et jamais cette suprématie spirituelle, que ces personnages distingues proclament dans votre brochure, ne fut plus nécessaire que de nos jours.Le doute s’étend, comme un froid linceul, sur les choses les plus vénérées et les plus sacrées ; aujourd'hui tout est remis en question; le vieil édifice des croyances est secoué jusque dans ses fondements; on s’avance au hasard vers un avenir ténébreux et incompris ; mille théories contradictoires nous enlacent; nous ne voyons partout que des ruines intellectuelles et morales qu’on entasse sans rien élever sur ces tristes débris.Or, au milieu du chaos qui menace le monde civilisé d’une prochaine dissolution, c’est un insigne bienfait de la Providence d’avoir placé, au-dessus des tempêtes incessamment soulevées par d’inquiets et turbulents esprits, une autorité stable, infaillible, transmettant d’âge en âge les mêmes traditions, le même symbole, dissipant les nuages de l’erreur et guidant les peuples avec une sécurité parfaite dans la route du temps à l’éternité.* Que nos chers catholiques le comprennent.qu’ils continuent à remercier Dieu de ce radieux flambeau qui, depuis deux mille ans, répand dans l’univers les consolations et les enseignements de la foi, pareil à un phare dressé sur le rivage et dont les feux, projetant une vive clarté par delà l’immensité des flots, montrent le port aux navigateurs égarés dans les ténèbres ou surpris par l’orage.Que tout ce qui réjouit notre cher Souverain Pontife les réjouisse; que tout ce qui le contriste, les contriste; qu'ils approuvent ce qu’il approuve.qu’ils blâment ce qu’il blame, qu'ils condamnent ce qu’il condamne.Serrés autour de lui, qu’ils soumettent à sa direction leurs intelligences, leurs volontés, leurs coeurs, comme il convient à des sujets vis-à-vis de leur monarque,à des brebis vis-à-vis de leur pasteur, à ! des fils vis-à-vis de leur père.I Ce sont là les sentiments que fera naître en eux la lecture de ces vérités si bien exprimées par des hommes ayant exclusivement à coeur de donner une bonne direction à leurs concitoyens.Votre toujours dévoué.tOUVlER-ELZEAH, areh.de Régina, De res hommes soucieux de donner une bonne direction à leurs ! concitoyens, l'un, M.l’abbé Arthur I Curotte.docteur en philosophie, en théologie et en droit canon, étudie “la nécessité du dogme de l’infaillibilité’’ ; l'autre.M.l’abbé Philippe Perrier, docteur en philosophie et tn théologie, fait "l'historique de la proclamation” ; et le troisième, M.Henri Bourassa, directeur du Devoir, montre “i infaillibilité doctrinale dn Pape, fondement de son autorité sociale".A ces trois mattresses pièces s’ajoutent deux belles allocutions de S.(î.Mgr Bruchési et du Dr Georges Baril, ancien président de l’A.C.J.C.Prix du volume (près de 140 pages) : 00 sous l'exemplaire, 05 sous franco.Remise* sur achats en quantité: 10 la douzaine, $45 jc niille.frais de port en plus.M.Ballantyne Ce ministre, qui se déclarait il y a quelques: semaines si certain t du résultat d’Vamaska, et qui lançait le même jour le pavé qu’on sait à la tète de M.Mondou, eu croyant lui rendre service, — il n’a donc jamais lu.la fable de l’ours et l’amateur des jardins, — n’a pas encore exprimé d’avis sur la défaite de son protégé.On ne nous a pas encore dit, non plus, si M.Mondou a adressé ses remerciements à M.Ballantyne, pour l’avoir fait battre de si belle façon.M.Meighen doit se trouver dans un dücmnc: s’il laisse M.Ballantyne ici, en son absence, il a tout à redouter des impairs de son ministre de la marine; et s’il s’en fait accompagner à Londres, il n'est pas du tout certain que M.Ballantyne n’y fera pas d’autres impairs, et de plus graves, probablement.La solution, ce serait (lue M.Meighen demandât la démission de M.Ballantyne; mais, en l’état actuel des choses, comment s’y prendrait-il pour le remplacer dans le ministère, puisque le Québec ne veut à aucun prix voter pour un candidat du ministère?Appels aux préjugés La Gazette affirmait hier, que les appels aux préjugés de race ont été cause de la défaite d’Ya-masku, samedi soir.Le Droit note, en marge de la note de la Gazette, que les appels au fanatisme religieux ont fort contribué à faire élire le candidat ministériel, dans York-Sunbury, ees jours-ci, “Les libéraux - conservateurs de l’endroit ont exploité les préjugés de religion aussi odieusement qu’on peut le faire”, dit le Droit, qui ajoute ces détails assez précis, sur l’élection: “Comme leur adversaire était un progressiste, partisan de MM.Crerar et Drury, on a représenté le gouvernement fermier d’Ontario comme étant sous la férule du Rape et des évêques d’Ontario.Impossible de faire un pas dans ce comté sans se buter à des affiches où l’on pouvait lire que le gouvernement d’Ontario était dirige en sous-main par Messei-gneurs McNeil, Latulipe, Béliveau; on pouvait y lire aussi que M.Manning Doherty, ministre catholique du cabinet Drury; était allé récemment, en Angleterre non pas pour faire lever l’embargo sur le bétail canadien, niais pour faire de la propagande sinn feiniste et embarrasser le gouvernement Lloyd George.” Evidemment, la Gazelle a cru voir dans Yamaska ce qui s’est passé dans York-Sunbury.Illusion d’optique?La commission Les journaux ont publié ces jours-ci une entrevue du président de la commission de régie des alcools, à Montréal ; il s’y déclare, avec ses collègues, satisfait de la façon dont le publie a accueilli et respecte la nouvelle loi.Tant mieux.Personne ne doit vouloir violer la loi.(moi qu’on en pense par ailleurs.St le public est satisfait de la loi et la respecte, il l’est peut-être moins de la façon dont la commission agit.Nous avons exposé ici certnins griefs relatifs à Remploi exclusif de l’anglais dans certaines formules de la commission, et aussi quant à la qualité de certains vins que vend celle-ci.Le publie aimerait à savoir s’il est vrai que des chèques destinés à des maisons canadiennes-françaises sont exclusivement libellés en anglais, pourquoi la llangnc de Montréal centralise définitivement tous les dépôts de la commission, quand il y a trois banques canadiennes-françaises aussi capables que n’importe quelle banque angln-canadicnne d’administrer les fonds de la commission, et comment il se fait que des vins que la commission dit avoir importés directement, et dont elle garantit l’authenticité, paraissent frelatés, une fois soumis à une analyse chimique soigneusement faite.Le public aimerait é«a-lement à savoir s’il est vrai que la commission a donné des commandes de vins domestiques ontariens à des producteurs de la région de Niagara, commandes qui seront soumises, dit-on.à une an ah si-, quand elle attend par ailleurs, pour passer des commandes de vins domestiques québécois, le résultat préalable d’anaivses d’échantillons.On aurait pu traiter les marchands ontariens comme ceux de la province.ou ceux de la province comme les marchands onfarfons.Pour-quoi les avoir traités différemment ?Le publie aimerait à savoir tout cela.Tl serait reconnaissant aux commissaires de lui en parler, dans leurs prochaines entrevues aux journaux ; d'autant plus que c’est avec son argent, à lui.Baptiste, que la commission fait le commerce des alcools, et qu’on lut a promis qu’une fois celui-ci sous m direction de la commission, tout irait ' pour le mieux ; or cela n’est pas encore si certain mie cota, quoi qu'on en dise dans les milieux ministériels.En marfte d'une élection La Presse écrivait hier soir, à propos du résultat d'Yamaska, res phrases assez significatives, et qui Indiquent bien jusqu'où elle penche du côté du groupe MeighemBallau-tync.“Le verdict de \amaxka est basé sur le sentiment et aussi sur le ressentiment.Ce sont des facteurs Etrange conduite d'un groupe libéral Plusieurs députés libéraux canadiens français quittent la chambre au moment où elle va voter sur le bill de divorce de Martigny.—Pourquoi?.— Le débat remis à ce soir.—M.Stein mène bien la lutte contre ce bill.(PAR LEO-PAUL DESROSIERS’ Ottawa, 30.— L’élection d’Ya-niaska continue d’être le sujet de nombreuses discussions et de commentaires.On attache beaucoup d’importance à la dépêche de la Gazette annonçant que le cabinet peut entreprendre la tâche de liguer les huit autres provinces du Canada contre la province de Québec dans l’élection générale prochaine.Cette dépêche refléterait l’attitude des milieux officiels unionistes, particulièrement celle de M.Meighen.Après la tentative de séduction, c’est la tentative de chantage.11 n’est pas impossible pourtant que la menace s’accomplisse dans une certaine mesure.De vastes intérêts poussent un gouvernement discrédité à rester au pouvoir.Pour avoir trop longtemps méconnu la volonté po-pulaire> il diminue ses chances de succès en proportion directe du retard qu’il met à reculer l’élection.Au dernier moment, le premier ministre n’est certainement pas l’homme à hésiter devant une manoeuvre qui lui assurerait, pen-se-t-il, la victoire.Mais, d’un autre côté, certains facteurs rendent douteuse l’efficacité de cette manoeuvre.D’abord, il n’y a plus deux partis seulement, mais trois, et le troisième, le progressiste, qui combat contre le même ennemi que le parti libéral, divisera le Canada anglais.Les unionistes ne peuvent plqs faire répéter leur coup de 1917.Il y a encore l’alliance probable des fermiers et des libéraux.Ensuite, les mêmes cris de guerre ne sont pas efficaces en tout temps, et les circonstances ayant changé, les mêmes paniques ne se font plus sentir.D’ailleurs, jeter encore une fois les deux races l’un contre l'autre, est un moyen si désespéré et qji pourrait avoir h la longue des ré* ; suItais si incalculables, qu'il «’est pas probable qu’un jeune premier ministre veuille y recourir ouvertement.Une faute en entraîne une autre, on le voit bien aujourd’hui ; et si le gouvernement veut éviter l’expiation de l’élection de 1917, il sera encore obligé de renchérir et d’augmenter la dose.D’exagériitii.n •n exagération, cela mène loin, et on finit pur se cesser le cou.Puis 1rs électeurs d’Yamaska ont manifesté par leur vote leur volonté d’antiimpérialisme intégral, leur opposition au gouvernement actuel, particulièrement à M.Meighen, beaucoup plus qu’une hostilité flagrante pour le reste du Canada.Ce sentiment est si général dans notre province qu’il crée le bloc québécois et le maintiendra, au moins pour un certain temps.D’un autre côté, connaissant les appels ordinairement faits en temps d’élection, il serait oiseux de prédire que les préjugés de race ne joueront pas un grand rôle dans lu prochaine élection générale.Ils ne seront pas officiellement affichés comme cela s’est vu récemment ; mais le bloc québécois fournira le leit-motiv de certains petits discours et de cabales privées mm < *6m\- tout puissants pour qui sait s'en servir auprès de tout électorat, et il semble bien que les amis de M.Ilou-cher en ont tiré tout le parti possible.Mais, tout compte fait, et si légitimes que puissent être les motifs qui ont inspiré les électeurs de Yamaska, il est permis de se demander si la victoire de M.Boucher, basée, comme il est indiscutable, sur l'exploitation des griefs du passé, si réjouissante qu’elle puisse être pour le parti libéral, est pour ceux que préoccupé l'avenir un motif de se réjouir.Il est permis d'entretenir drs doutes sincères à cet égard." Et voilà.Si ce n’est pas clair, c’est à s’y méprendre.On peut se rendre compte, certes, que l’élection d'Ya-mnsk-i n’a pas donné un résultat tel qu’il avance les machinations de ce bonhomme qui représentait il n’y a pas longtemps à M.Ballantyne que, si le ministère prenait les moyens de s’assurer le concours de la Presse, d'ici aux élections générales, ce I journal avait assez d'influence pour! faire élire 40 députés unionistes i dans le Québec français.L'élection ! d'Yamaska.d’une part, la défaite! du projet d'administration niuniri-| pale montréalaise connu sous le j nom de cédule A, d’autre part.— projet prôné si haut par la Presse, ! avec le si pitoyable résultat noté à l'époque, —- tout cela, assurément, n'est tins pour avancer les petites combinaisons machinées dans la ! coulisse par le groupe Moighen-Bal-; lantyne, de mèche avec des messieurs qui font les couloirs à Ottawa | et réclament d'avance des gages en échangé de leurs services.Le Qué-1 lue, lui.ne perd rien à l'échoue-1 ment de tous ces projets; il y gagne plutôt de savoir ce ûuc valent au tond ceux qui prétendent le condui-bi re dans la larque ministérielle.G.P.En deuxième page Nous publions aujourd’hui en deuxième page la suite de l’encyclique sur Dante.qui auront du retentissement.De tout ceci, il n’y aura rien qui ne soit pas coutumier et habituel.Cet élément de nos élection générales ne disparaîtra pas de sitôt, que les électeurs d’un comté québécois votent pour le gouvernement ou contre lui.OUSW EUSSE CONDUITE T-æ divorce de Martigny a encore occupé le (parlement aujourd’hui.M.Stein, de Kamouraska, a présenté une motion pour renvoyer l’af-taire devant le comité sipé-cial de la Chambre des Communes, avec ins* truetion de compléter l’enquête.Cette motion est mise aux voix, sans aucun discours de part ou d’autre, et l’Orateur donne à l’huissier le signal convenu pour appâter les memtbres.Alors se produit une clhose curieuse et bien étrange.Bon nombre de libéraux, soi-sllsant catholiques et CanadiensMfrançais, représentant en tout cas, des comtés canadiens-français, sortent de la Chambre, pour ne pas voter.Et lorsque le greffier commence a faire l'appel des membres, il n'y a pas plus d une douzaine de députés de notre race dans la Chambre.De longues rangées de chaises sont vides.Et Ton est ainsi obligé dVnre-gistner une défaite alors que la victoire était assurée.En effet, le vote •donné contre la motion constitue une majorité de 12 voix, les unionistes anglais et protestants qui votent pour le renvoi du bill, étant plus nombreux que tous les catholiques c»n®d iens-f rança is.Parmi les premiers, il faut signaler M.Do-» herty, ministre de la justice; M.McCurdy, ministre des travaux publies; M.CaMer, ministre de l’immi-gration; M.Spinney, M.Crerar et plusieurs autres.Dans ces circonstances, 11 est difficile de trouver le mot juste pour qualifier la conduite de certains députés libéraux, apparemment favorables au bill du divorce, mais trop prudents pour l’affirmer puldique-mrnt.La crainte de Télectetir a déterminé l’exode.Il est à souhaiter cependant que notre vieille province choisisse avec plus de soin ses représentants, et mette de côté certains petits libre-penseurs de village qui leur ont été imposés par l'organisation du jiarti.Les députés qui viennent en Chambre ne doivent pas représenter seulement les idées politiques de leurs électeurs mais encore leurs idées religieuses, fl faudrait prendre garde de ne pas l’oublier: le parti libéral lui-même serait mieux d’y voir.M.Stein ne se laissa pas décourager par un échec amené jiar les siens; entouré de M.Ernest Lapointe, de M.Denis et de quelques autres, il reprit le débat lorsque la Chambre se forma en comité pour étudier le bill.11 parla pendant longtemps, renouvelant son discours de la semaine passée, ajoutant au dossier nombre de témoignages recueillis devant les cours de justice de Montréal.Pendant ce temps, la Chambre se vida d’un bon nombre de ses occupants.Au bout d’une heure de discussion, M.Denis proposa de rajiporter progrès, et cette motion mise aux voix donna un résultat favorable.La majorité fut de 1(5; le bill de Martigny reviendra < ncore à l’ordre du jour mardi soir.Il aurait été tué par le résultat favorable d’un premier vote.M.King, cnef de l'Opposition, et après lui, M.Cannon, député de Dorchester, s’inquiètent des allées et venues d’un vaisseau canadien nomme P'Arctic”.Ce navire avait été équipé pour se rendre dans les mers qui s’étendent au nord du Canada afin d’y prendre possession de certaines iles et de certaines terres où l’on espère trouver des gisements d'huile.î.e gouvernement a remis à une autre année le départ de (’"Arctic", et l’on affirme que d’autres nations profiteront de ce délai pour nous devancer.M.Meighen répond que l'expédition a été retardée pour diverses causes, dont la principale est que les subsides ne sont jihs encore votés par le parlement.D’ailleurs, les Canadiens n’ont pas besoin de s’émouvoir, car le gouvernement est assuré que le retard ne sera pas à leur détriment.11 se lient sur le qui-vive et fera protéger nos droits en temps et lieu.* Les horticulteur* ont aujourd’hui été défendus en Chambre par le député du éomté des Deux-Montagnes, M.Ethier.Selon une loi de 1919, Us avaient été obligés, de se servir de imites d'empaquetage plus petites que celles dont ils se servaient couramment.lis avaient obtenu une année de délai pour se conformer à la loi.M.Ethier prétend qu'ils n’ont pu se procurer en quantité suffisante les boîtes nouvelles et qu’il serait préférable de retarder l'échéance.Plusieurs députés se font l'écho de celte protestation.Mais ils échouent devant la volonté inébranlable du ministre de Pagrieul* lure.« $r m m Plusieurs ministres ont passé sur la sellette le reste de la journée avant d’obtenir les subsides de leur département.M.Wigmort, (Suite a in 2ème page.) 1 O LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 31 MAI 1921 VOL.XII.—No 125 LETTRES AU “DEVOIR" Nous ne publions que des leltre» •ignées, ou des communicstions accompagnées d’une lettre signée.aTee adresse authentique.' Les correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et a nous une perte de temps, s’ils roulaient bien en prendre note définitivement La voix du Pape Encyclique “In praeclara ” Adressée par S.S.Benoit XV à ses fils bien-aimés les professeurs et élèves des lettres et beaux-arts des instituts catholiques à l’occasion du sixième centenaire de la mort de Dante Alighieri.Une grève de tvpos au “Droit î J Courrier des Trois-Rivières La représentation proportionnelle {Suite et [in) •RESPiBCTfiR FIUALEMHVT L’E-GfljLSE ET ÏÆ SOUVERAIN Ste-Ursule, 24 mai 1921.PONTUHE.i! °-Le Devoir".Montréal.[^propres infortunes et des abus ! fMs excusent la durete des w- Auriez-vous Vobligence de nous vectives de Dante.«nf l°CtZnLtl!?trîn Z ! Alighieri a des égards tout parti- 2 dZLZ JZJndnm ,27 à tjfe Romain, pouvoir qui, A ses yeux.du dernier referendum, tenu a Montréal sur le choix d’un projet de charte pour le gouvernement de cette dernière ville?Vous rendriez certainement un réel service à un groupe de jeunes amis du “De-zroir”, qui ne demandent qu'à s’instruire.Vows remerciant d'avance, croyez teous.Vos bien dévoués, X.donne leur force à chacune des lois et institutions de l’Eglise elle-même.De là l’énergique exhortation qu’il adresse aux chrétiens: dès lors qu’ils ont les deux Testaments et en même temps le Pasteur de l’Eglise pour les guider, qu’ils se tiem.nent pour satisfaits de ees moyens de salut.Aussi bien, attristé des maflheurs de l’Eglise comme s’ils eussent été les siens, pleurant et stigmatisant toute infidélité des Note de la Rédaction.— Nous!Retiens à l’égard du Souverain Baisserons aux partisans des diffé- ; Pontife, voici en quels termes il in-rents types de proportion-nelle, [g tcrp^Ue les cardinaux italiens quand soin d’exposer leur thèse.hie >ièsSe .Apostolique a quitté Rome: - ! “QuelUe honte pour nous aussi qui croyons au même Père et Fils, au même Dieu et homme, à la même Mère et Vierge; nous pour qui et pour le salut de qui Pierre s’est entendu dire, après avoir eu à répondre trois fois de son amour: Pierre, sois le pasteur du troupeau sacro-saint! Quelle honte pour Rome qui, après avoir fêté tant de triomphateurs, s’est vu confirmer en parole et en acte par le Christ l’empire du monde; Rome, que Pierre et Paul, l’apôtre des nations, ont con-sacrèeule Siège Apostolique en l’arrosant de leur propre sang; Rome, dont, à la suite de Jérémie, nous lamentant pour les contemporains et non pour la postérité, il nous faut pleurer la viduité et l’abandon ! Quelle honte aussi affreuse, hélas! que le spec ta nie du lamentable déchirement des hérésies!’’ Aussi appetlle-t-ü l’Eglise romaine “la Mère très tendre ou l’Epouse du Crucifié"; Pierre, il le proclame le juge infaillible de la vérité divinement révélée, auquel tous sont obligés de se soumettre avec la plus entière docilité en tout ce qu’on doit croire ou pratiquer pour assurer son salut éternel.C’est pourquoi, LA FÊTE DU SACRÊ-rOEUR À QUÉBEC LES PRÉPARATIFS A SAINT- SAUVEUR Québec, 30 mai.Qn se prépare à célébrer avec éclat, à Québec, la fête du Sacré-Cœur.M.l’abbé E.-V.Lavergne écrit à ce propos, en tête de l'Action catholique : “Cette année encore, la fête du Sacré-Cœur, vendredi prochain, sera l’ooeasion de vives manifestations religieuses.A Saint-Sauveur, elles auront la même splendeur que par les années passées.Surtout, d’après le programme déjà paru, il est visible que les organisateurs lui veulent une sérieuse préparation de prières."C’est pourquoi, depuis jeudi soir, dans l’église de Saint-Sauveur décorée avec un goût parfait, une neuvaine de prières et de prédiea- .tien est commencée.Hommes et T'"™ qU ,! prof?SSe 1'* , femmes, jeunes gens et jeunes filles, ^ les enfants eux-mêmes sont chaleu- prendre dans un sens si ab- reusement invités à se confesser et ' lu qu>, ^Vrim,e Romain n’aü pris tous préjugés et ne s’inspire que de l’amour de la vérité.Si l’on compte bon nombre d’excellents poètes catholiques qui remportent, comme l’on dit, tous les suffrages en joignant l’utile à l’agréable, que dire de Dante ?S’il captive par une L'Internationale force les typos du quitter le travail demain matin, maine de 44 heures à $44.— La “Droit” tt Ottawa, 31, (D.N.C.)— I-6 Dro;< d’hier soir a publié en première page l information suivante ; “Les directeurs de l'Union typographique internationale dont le siège est à Indianapolis, É.-U-, ont décidé que les ouvriers du Droit, typographes, linotypistes, apprentis doivent se mettre en grève mercredi matin.“Qu’on le remarque bien, il n'y a extraordinaire variété d’images, - , ____ l’éclat des couleurs, la puissance aucune difficulté entre la direction de la pensée et du style, il use de 1 du Droit et ses employés qui sont ce charme pour amener le lecteur à l’amour de la vérité chrétienne; au reste, comme chacun sait, Dante a déclaré ouvertement qu’il se proposait, en composant ce poème, de fournir à tous les esprits comme un aliment de vie.C’est ainsi que, sans remonter bien haut, nous savons quelques âmes, éloignées du Christ sans l’avoir toutefois renié, qui, alors qu’elles avaient principalement en vue de lire et d’étudier l’oeuvre de Dante, ont d’abord, par un effet de la grâce divine, contemplé avec admiration la vérité de la foi catholinue pour entrer ensuite avec allégresse dans le sein de l’Eglise.— Nous en avons dit assez pour montrer que l’élite des chrétiens a le devoir, à l’occasion de ce centenaire, de resserrer les liens qui l’unissent à la foi, protectrice des arts, puisque, si la vertu de foi a janiais brillé d’un grand éclat, c’est bien chez Alighieri.Ce qui, chez ce poète, force l’admiration, ce n’est pas seulement la puissance de son génie, maïs encore la grandeur comme infinie du thème que la religion divine a fourni à son chant; l'esprit si pénétrant que lui avait donné la nature s’affina longuement par l’étude approfondie des oeuvres de l’antiquité, mais trouva plus d’acuité encore, comme Nous le disions, au contact des écrits des Docteurs et des Pères de 1?la «f ! î t-4 I JL • .satisfaits des conditions actuelles “L’union des typographes a décidé que les ouvriers devaient travailler quarante-quatre heures et recevoir une piastre de l’heure.“Les directeurs du Droit comprennent que ce serait une injustice pour les actionnaires qui, jusqu’ici, n’ont reçu aucun dividende, pour les autres employés et pour le public, d’accéder à de telles exigences alors que le coût de la vie a subi une baisse considérable qui tend encore à s’accentuer.“On se demande pourquoi les autres journaux de la ville ne sont pus affectés.La raison est simple, c'est que le Droit, exploitant en même temps une imprimerie commerciale, tombe au dire de l’Union sous les règlements de ces dernières.En réalité, l’organisation du journal et de l’imprimerie est distincte et nos contrats avec l’Union Internationale sont différents.“En janvier 1918, le Droit signa un contrat avec l'Union typographique pour le travail au journal, fixant le minimum des salaires à $26.50, pour le travail de jour et à $27.50 pour le travail de nuit, pour une semaine de quarante-huit heures d’ouvrage.“En face du coût élevé de la vie Trois-Rivières, 31.(D.N.C.» — Marie Bellemare, cinq ans, fillette Droit” à de Arvvdius Bellemare, maire de Yamadiiehe, a été vivlinc d’un mu: tel accident.Elle était à iouer avec de petites compagnes, dans le village de Yamachiche, près du petit pont sur la route nationale, quand elle s’aventura soudain de traverser le chemin.Au même mo-, ment, une lourde machine venant Aux | de Montréal, propriété d’un M.Ro- La se-version du à celle des travaux de ville.VA,,V ,IA c -| ne muimcui, piupucic u un ai.no- ia 1 union comme aux nôtres, dion, qui était accompagné de M.Cvja < artemen^s 80nt ^en con'i Emile Uastien, déboucha sur la sidérés comme séparés que deux ‘ ‘ ¦ contrats différents affectant ces deux catégories d’ouvriers ont été signés entre le Droit et l’Union.“Le contrat concernant les ouvriers composant les travaux de ville expire le 31 mai; celui des typographes du journal le 31 décembre 1922.D’après le premier contrat nous sommes tenus à payer $32.00 par semaine; en réalité, nous donnons $34 et $37.D’après l’autre contrat le Droit est tenu de payer $26.50; il a, toujours donné plus; les typographes travaillant au journal ont reçu pendant longtemps $32.00; ils reçoivent maintenant $35.00.“On connaît quelles conditions l'union internationale veut nous imposer ainsi qu’à tous les maîtres-imprimeurs de la ville, en ce qui concerne les ouvriers attachés aux travaux de ville ; $44.00 pour 44 heures d’ouvrage, alors que maintenant le Droit paie $34., $35., et $37.pour 48 heures d’ouvrage.D’autres conditions du nouveau contrat que l’on trouvera exposées dans une route.Le chauffeur n’eut pns le temps d’arrêter la machine qui frappa la fillette, la renversa et lui passa sur la tête, lui écrasant affreusement le crâne.L’enfant fut transportée à la demeure de son oncle près de l’endroit, où elle expira quelques minutes plus tard.Le coroner Lambert a tenu une enquête et le jury a rendu un verdict de mort accidentelle.— Deux autres accidents d’auto se sont produits le même jour aux Trois-Rivières.Comme M.Zéphirin Lambert, ingénieur de la cite, passait à l’intersection des rues Notre-Dame et Des Fosses, un cheval se précipita soudain sur son auto.Un des brancards de la voiture brisa le pare-brise en miettes, cependant que le cheval Se cabrait et se rabattait sur le devant de l'auto, lui causant des dommages assez considérables, cependant, que M.Lambert et sa fillette s’en tirèrent avec quelques lésions dans la figure.— Le jeune Raoul Plante, employé de M.Rodolphe Hamel a été frappé et renverse par un camion automobile près de la rue des Forges, comme il se promenait en bi- autre colonne sont également inae- sures'n^i/er-ih.72* ^cs.bi,es; eeptables, celles qui concernent le .jout 2 mfme être conduit”à Vhô-surtemps et les apprentis, par exem- j pital pour y subir un pansement.à faire la Sainte Communion.Dans sur tel ou tel point à se soumettre la nuit du jeudi au vendredi, devant j au Pontife Romain, étant donné que le Saint Sacrement exposé, les adora- g prospérité 'mortelle d ici-bas est leurs se presseront.A minuit, par un privilège spécial, on chantera la messe, on distribuera la Sainte Communion, et jusqu’au lever du en quelque sorte ordonnée au bonheur éternel”.Principle excellent et plein de sagesse, qui, s’il est fidèlemenl ob-süJeii.continueront en actions de servé, même aujourd’hui, ne man-gi àces et en supplications, les prières que pas de produire pour (les Etats et ies chants.les plus abondants fruits de pros- ’ Tout le jour se passera aussi en périté.prière.En sorte que le soir, les; Tl est vrai, Dante a des invectives hommes et les jeunes gens seront j extrêmement sévères et offensantes prêts à faire escorte d’honneur au i contre des Papes de son tempe ; Sacré-Cœur.Us iront , un cierge I n,ais ^ visait ceux dont il ne par-à la main, par les rues de la paroisse.téRcait point les vues politiques et tête nue, priant et chantant pieuse- ff11* 'étaient, pensait-il, de conniven-ment.Seule l'ardeur de la piété,1'4' axe'i il culte fervent ce poète, que Nous juste et bon pour les ouvriers de n hésitons j>a- a proclamer le jilus s'organiser afin de se protéger, mais Puisque Dante a.pour ainsi dire, | 1,0J1* des, panégyristes et des hé- refuient complètement do signer association , 9» comme une mine précieuse d’en seignement catholique, la quintessence de la philosophie et de la théologie chrétienne, comme aussi la synthèse des lois divines sur le gouvernement et l'administration des Etats.Même pour justifier l’agrnndisse-inent de son nays ou pour flatter es princes.l’Allghieri n’était pas homme à déclarer que l'Etat puisse méconnaître la justice et les droits FoiwIpa* ti ttn.i i Bien, car H savait parfaitement Londres.31.— l ne dépêche de , que le maintien de ees droits est Borne dit que pape souffre d ar-1 le premier et le pins sûr fondement téno-aelerose.! de la cité.assis tout l’édifice de son poème ! ,1'' 1h ,loctrinc chrétienne.(j(lv t,ontnit< um> a, sur le fondement de In religion, il \ 9UP v(»u* 1 auuerei da- ¦ ., Ppan0n«able e n’est pas étonnant qu’on \ trouve '’««‘age, le rayonnement de la 'en- J ,,,, 'J (Du Dcimir.31 mai 1911), Le recensement et les Canadiens français.Rrcmier-Montréal par M Orner Héroux.¦ * • l’auvres belles-mères, soir par Léon Lorrain.* * * Billet du té transfigurera jilus profondément vos âmes, et vous demeurerez serviteurs plus fidèles et plus voués de notre foi.Comme gage des divines faveurs et en témoignage de Notre paternelle bienveillance, Nous vous accordons à tous, chers Fils, et de tout coeur, la Bénédiction apostolique, Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 30 avril 1921, en la septième année de Notre Pontificat.RENDIT XV, PAPE.! Traduit du latin par la Documentation catholique, j en ce pays et qui ne respecte p•,, 8®8 enKf,Ke-(Us ment s." dé- Le Droit a aussi publié en page de rédaction, la note suivante, à l'adresse de «es lecteurs : "Un concours de circonstances dont il nous était impossible de prévoir les développement» et surtout le curieux résultat noua met face à face avec une grève des typographes et *les compositeurs de notre atelier de composition.L'Union internationale de* typogra- l ^ J LITE ACTUELLE DK L'OEU VRE DE DANTE.SON EFFI- CACITE APOLOGETIQUE Sorei, 31, — On a fait, hier, la translation des pestes de Wolfc et de Nelson, au cimetière de réglise Anglicane.G™ deux hommes «-, Par suite, si l’oeuvre poétique d, Yemen Me1 1837 l>Hr 4CtV< aU mou‘ ! ménage d’exquises jouis * * * Indianapolis, $1, —.La course d 600 miles est marquée de nom-1 que et pour la formation à ia 'ver-J>reux accidents, dont deux morts tu ; à condition, toutefois, que l’es d’hommes.t prit qui l’aborde se dépouille de -,-.jouis Minces par sa perfection, elle n’est pas moins riche en féconds enseignements pour l'Initiation nrtlsli- plies, qui a son siège à Indianapolis, iann, aux États-Unis, oblige Indiana.nos ouvriers, qui sont «atUfait» de leurs conditions de salaire et de Haute-Silésie tr1^'R1(|! J.ft1*™ [*r juin, e est-à-dire après-demain.“Un bref exposé des fait» montrera à nos lecteur» combien cette grève est injuste.Il y » dan» notre ______| atelier de composition deux départe- lésie.Il remplace le colonel Pcrci- ment* complètement séparé» : celui val.qui a donné sa démission pour du journal et celui des travaux de des motifs de mnuvaise santé et de : ville.Neuf ouvriers travaillent A surmenage |itt composition du journal «t trou Commissaire en Londres.31.(S.P.A.) Sir Harold Stuart, haut commissaire britannique en RhéUi ale.a été nommé hier, commissaire en Hautc-St- I.e montant des perte*, nV,vt pas ci wore officiel, mais on estime qu’il ! atteindra plusieurs millions de p.’-' sos.L'entrepôt Ôtait remjdi de marchandises.M E.Myrand malade Québec, 31, — M.Ernest Myrand, bibliothécaire du gouvernement provincial, esl dangereusement ma hide à si» propre residence, it était allé assister au congrès de la Société Royale qui s’est tenu à Ottawa tout récemment, et était de retour à son bureau depuis vendredi dernier.M.Myrand souffre d’une très grande débilité physique générale.Son état s’étant aggravé hier soir, on entretient a son sujet les plus grandes craintes.Chorales des églises La retraite fermée à la Villa St-Martin pour le* membre» de* choeur# d'églises, commencera mercredi #oir, le 1er juin.Ceux qui y prennent part voudront bien se rendre pour 7 heures p.m., roin île MonDHoyal et «venue du Parc, pour prendre le tramway de C'.artie.*vllie.Les organisateurs seront 16.(Communiqué).ParaoissPs # —Candidats Lm m i î U ï p U • -c Majorité— 3 U c Ç a.¦ O j J 1 J Picrmille.(Village) i 123 87 "T i 36 Pierrevüle, (Village» .O 96 78 •» 18 iis PlerrevIHe, (Village) 3 112 lia ï 112 PierrevMIe, (Paroisse) .4 100 45 2 53 '37 ü; Pierrevillo.(paroisse) 5 72 109 5 20 Baie ville .b 96 76 43 * • .« • « La Raie 4lu Fobvre 74 53 56 21 lai Raie du Febvre .8 34 82 82 • • • 82 82 La Baie du Febvre .tl 18 22 17 , , , 29 Saint-El phège 9 134 33 10 101 La Visitation .11) 113 8 71 42 • • • » « • .S«lnt-Kéiphirln M 126 52 34 74 iii Sntnt-Zépliirin 12 f»7 178 2 • • • Saint-Joachim .13 128 69 23 59 • • • • • • Notre-Dame de Picrreville 14 96 25 3 71 « • « • • • Notre-Dame de Picrreville 1$ 161 75 1 86 • • • • « « Saint-Gérard ,., t (1 101 28 3 73 s s - * • » • • * * Saint-Gérard 17 41 2 39 ¦ ¦ • • • • Saint Matvol 18 125 119 16 6 • • « • • • Saint-David, (3 poli») ., , 112 Saint-Guillaume, (5 poils).67 i 195 83 476 • • • • • • Satnt-Bonaventure (2 potl») ,.Nt-Françoi* du Lac, (a poils) i • • 65 • • • a • • « • * » * 8i 16 .Saint-Pie de Quire 34 109 28 2 .SflÀnt-Pie tie Gutre 136 57 2 79 Ynsnaska.(4 poils) ni 90 5 436 ss» » » a Total, 40 poils.3.930 1,818 58» 2,062 358 111 1* majorité lotole de M.Boucher sur M.Mondou: 1,704 voix.Les résultats de 2 poils dans Sa t iit-thi H Wuwne, ne «ont pa» encor* connu*.^ Crii-ii.'IDRIER DEMAIN MERCREDI 1er JUIN 1»ÏI SAINT PAMPHILE LeTer du ««Ivil 4 heurea 20.Coucher du soloil 7 heures 30.Lever de !¦ lune le malin 1 h.28.Dernier quartier de la lune, le 29, à 4 h.SI m.du soir.DERNIERE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les services de dépêches du monde entier DEMAIN GENERALEMENT BEAU ET CHAUD t QUELQUES ORAGES.Aujourd’hui maximum.__ .80 Même date l’an dernier.85 Aujourd'hui minimum.55 Même date l’an dernier.SS » BAROMETRE 8 h.du matin 2» 92 : U h.29 93 i I h.de i’r.prèe-midi 29.84.Une tranche de pays La Yougo-Slavie désire s’annexer la Carinthie, qui appartenait à l’Autriche - Hongrie.— L’exemple de la Silésie.Vienne, 31 (S.P.A.).— La Yougo-Slavie cherche, dit-on, à annuler la portée du plébiscite tenu dans la région de Klagenfurt, en Carinthie, au mois d’octobre dernier, et à pousser sa frontière actuelle jusqu’à la ligne marquée par la rivière Drave, qui coule à une dizaine de milles au nord de la frontière présente.Les Yougo-Slaves basent leur revendication sur l’exemple donné par le plébiscite silésien.Ils prétendent que la majeure partie des habitants de la section méridionale de la zone plébiscitaire ont voté contre l’Autriche et ils insistent pour obtenir une rectification de frontière, de même qu’en Silésie les Polonais réclament les communes dont le vote a été pro-polonais.Le gouvernement autrichien cherche à enrayer ce mouvement qui enlèverait une tranche de territoire à l’Autriche pour la passer à la Yougo-Slavie, dont la capitale est l’antique ville serbe de Belgrade.LES GARDES ALLEMANDES Ober-Glogau, Haute-Silésie, 31 (S.P.A.).— Le général von Hoefer, commandant des gardes allemandes de cette ville, a déclaré hier que les organisations de défense allemandes à l’ouest de l'Oder seront dissoutes aussi tôt que l’autorité interalliée aura été rétablie en Haute-Silésie.Il prétend que les Alliés devraient garder de la reconnaissance pour le bon travail de ces hommes armés allemands durant cette période critique.Ce général a perdu un bras durant la guerre.On dit qu’il exerce une influence considérable en Silésie.Il a discipliné les forces de défense sur l’Oder et a renvoyé les recrues qui lui venaient d’Allemagne.Il a, dit-on, maintes fois retenu les Allemands qui voulaient marcher contre les insurgés polonais.LE SIEGE DE LA LIGUE Genève, 31 (S.P.A.).— Les nations alliées échangent leurs vues sur l’opportunité de discuter de nouveau le choix d’une ville devant, servir de siège permanent à la Ligue des Nations.Cette question sera peut-être l’une des plus intéressantes qui viendront sur le tapis à la réunion du Conseil de la Ligue au mois de juin.Samuel et Gouraud Jérusalem, 31 (S.P.A.).— Le haut commissaire britannique en Palestine, sir Herbert Samuel, est allé à Beyrouth conférer avec le général Gouraud, haut commLssaire français en Syrie.La conversation a porté sur le sujet de la coopération entre Anglais et Français dans le Levant.Un banquet a été offert à sir Herbert, qui s’est dit désireux de voir régner une meilleure entente avec les Français en Asie.A LA DIETE DE BAVIERE Munich, 31 (S.P.A.).— Le premier ministre von Kahr, de Bavière, doit se présenter devant la Diète aujourd’hui et faire rapport sur le licenciement des gardes civiques.Hier, il n’a pas fait de déclaration à ce sujet, son abstention a presque provoqué une crise.La Diète a ajourné hier après-midi, mais seulement après que le premier ministre eut donné la promesse qu’il soumettrait sans faute un rapport aujourd’hui.Les chefs des parties de la coalition ont étudié ensemble hier la situation qui découle du refus des gardes civiques de se disperser.Le chef du parti du peuple bavarois a été prié d’entrer en pourparlers avec les commandants des gardes locales afin de les induire à rompre les rangs volontairement sans faire plus d’opposition.LA RECEPTION DE SAMEDI LES A R TI SANS CANADIENS FRANÇAIS RECEVRONT DES CARTES D’ARMLSSlOo HUA I.E THEATRE SAINT-DENIS Levs milliers d’Artisans canadiens-français do la métropole et du district avoisinant recevront ces jours ci pqr l’entremise du trésorier de leurs' cours respectives des cartes il’: id,mission pour la réception officiel le qui sera faite samedi soir au tliéâtre Saint-Denis à Son Excellence le délégué apostolique.On nous annonce ce midi que le chanoine Campeau de la cathédrale d'Ottawa représentant officiel des Artisans dans la province d’Ontario accompagnera Son Excellence à Montréal.La plus grande joie règne au serin des membres de la société à l’oeca-srion de l'événement île samedi prochain et l’on s'attend tout naturellement à ce que chaque sociétaire de la métropole se fasse un devoir de répondre à l'appel de l’Exécutif en participant samedi soir prochain à la réception en l’honneur du représentant officiel du Saint-Siège au Canada.Un comité d’organisation a été formé pour régler les principaux détails de la manifestation, i.e comité se compose du docteur Elzéar Hvirtuhise comme président et de 'IM.Eugène Desmarais et Kuclidc Dcsjarlais.Le président génératl de la société, M.Rodolphe Rédard, a reçu de nombreuses lettres de sociétaires félicitant la Société de l’hnnmeur «pii lui échoit par la visite du Délégué Apostolique.En prenant contact officiel avec les Artisans.Son Excellence rend hommage à ses fondateurs et aux traditions catholiques et nationales dont ils furent les initiateurs.De hautes personnalités tant laïques que religieuses assisteront A la reception de samedi soir prochain au théâtre Saint Denis et contribueront à donner un caractère presque national à cet événement mémorable pour les Artisans canadiens français.La délégation des Artisan» qui se rendra à Ottawa au-devant de Son Excellence sera probablement nom- mée a une réunion de l’Exécutif qui sera tenue Ce soir.UNE PENURIE DE LOGEMENTS LES INSPECTEURS DES EDIFICES ACCORDENT NOMBRE DE PERMIS POUR DE PETITES CONSTRUCTIONS AU COURS DU MOIS DE MAI.Sans nouvelles de l’équipage UNE GOÉLETTE AMÉRICAINE.V ESPERANTO, A SOMBRÉ.HIER.AU LARGE DE L’ILE DE SABLE.— ON NE SAIT SI L’ÉQUIPAGE EST SAUF.— UN NAVIRE EN FEU.Halifax.31.—- (S.P.A.)—Les fonctionnaires du ministère des Mines et des Pêcheries n’avaient encore pu de bonne heure ce matin, connaître définitivement le sort du capitaine Thomas Benham et de l’équipage de la goélette Esperanto, de Gloucester, Mass., qui a sombré, hier, au large de Pile de Sable.Dans les cercles maritimes on est cependant porté à croire que tous sont saufs.On attend l’arivée de VEIsie.U qui s’est tenu pendant un certain temps, à proximité de VEsperanto.Peut-être ce navire porte-t-il les membres de l’équipage.En tous cas, il apporte des détails sur le naufrage.VEspéranto était une magnifique goélette qui faisait l’orgueil de ses propriétaires.Baltimore.31.— (S.P.A.)—Le steamer Buckeye State, l’un des plus grands paquebots qui font le service entre Baltimore, San-Francisco, et les ports du Pacifique, a pris en feu, un peu après 5 heures ce matin, alors qu’il était amarré à l’un des quais du chemin de fer Baltimore and Ohio.Le Buckeye State est l’un des navires du United Sta.tcs Shipping Boord et il était affecté par la grève des marins.Tous les pompiers de Baltimore qui étaient disponibles ont été envoyés sur le quai pour combattre les flammes.Le Buckeye State a été construit par la Bethleem Steel Corporation.11 jauge 10,000 grosses tonnes; il mesure 51S pieds de long et 54 de large.Il était arrivé à Baltimore le 27 avril et il prenait une cargaison pour San-Francisco.LE MOUVEMENT DES NAVIRES liEmpress of Britain, ligne du Pacifique canadien, est attendu à Québec, demain matin, à sept heures, venant de Liverpool.Onze cent dix-sept passagers sont à son bord, 117 de première, 358 de seconde et 702 de troisième.Tous sont des sujets britanniques.Le Victorian, même ligne, est arrivé à Liverpool, à 9 h.hier matin.11 venait de Montréal.h'Empress of France, même ligne, est attendu à Liverpool, ce soir vers minuit.Le Mirinedosa, même ligne partira de Montréal, vendredi pour Liverpool.Ee Scandinavian, même ligne, part aujourd’lfci d’Anvers pour Québec et Montréal.Il fera escale à Southampton.Le Montreal, même ligne, part aujourd’hui d’Anvers.Après une escale au Havre, il cinglera vers Montréal.DANS LE PORT Royan, Geo.Hall Coal Co.; Ignifer, Geo.Hall Coal Co.; Canadian Beaver, marine du gouvernement.Borderer, New Zealand Shipping Co.; Canadian Squatter, marine du gouvernement.West Kebar, Robt.Reford Co.; Canadian Mariner, marine du gouvernement.Canadian Rancher, marine du gouvernement.San Giiseppe, Robt.Reford Co.; Western Plains, Robt.Reford, Pol-gowan, T.R.McCarthy, Regd.; Sen pool, T.R.McCarthy, Regd.; Canadian Seigneur, marine du gou-j vernement.La construction a quelque peu j ^alacia, Rebt.Reford Co.; Hya-augtnenté nu cours du mois de niai, c*nt^U8* McLean Kennedy, Ltd.; lu valeur des permis s’élevant à i ^es'on> McLean Kennedy, Ltd.; $1,204,399 pour les constructions I Canadian Otter, marine du gouver-nouvelles cl à $451),975 pour les ré-! nement.juiiiitions, soit un lolnl de $1,001.- Oristano, Furness, Withy Uo.; j., , I Oceano, Transportation & Shipping Lis insuei leurs constatent un | Co.; Bolingbroke, C.P.R.; Mirzar grand nombre de petites construe-; T.R.McCarthy, Regd.' lions et de réparations, et par con-! iV,,hi*V' u,,'fVir,l ' i' ‘n ’ tre bien peu de maisons à loge- 71, ,J,r •* 'L U[,liU,n', N*""1’ monts.Les quartiers Saint-Denis.^h,f1|ml,K Co'j ^cd’-ik Oil- Lnurier, Viauvillc et Notre-Dame de ! .r, ' ,s'f'nnpdy Ltd.; Cor- Grâces ont vu s’élever beaucoup deI ms‘1 * °,nt' •‘«mess Withy Co.; maisons d’habitation, tandis que |Cs'Canadian Harvester, marine du quartiers du centre restent station-1 gouvernement.«aires.| Minnedosa, C.P.R.Canadian Miner, marine du gou- n ombre des prin rmaus Pacifique Canadien, $147.000.prix Liguria, Thos.Harling ntid Son.; Noord, Robt.Reford Co.Mnn-Les Chevaliers de Colomb ajoute ! rhester Corporation.Furness Withy ront une idle de trois étages à leur K-'0, Immeuble de l’avenue Pie IX.au! Iif .prix de $20.000.! Halifax 31.— l n pou avant midi, La Commission des Ecoles Cnlho-1'*¦ N''*1' Harvev, du ministère des Hquos, district nord, une école dl** Pêcheries, n reçu une dans la pnroissc Snint-Vineent-Kei 1 r,,P0«S1' à son message d’hier soir, rier.rue Drolet, à trois étages.95 demandant si le rnjiitalnc Alden pieds x 07, nu prix de $123.00(1, 1 Gecl avait pu secourir l'équipage de M.S.Mamtta fait construire 17 M’fc’inernrifo.L'assistant surinten-logements rue Sherbrooke Ouest, dant Naiigle, du poste de sauvetnue au prix de $144,000.idc T De de Sable, a expédié le mes- sage suivant : Le capitaine Gce) était parti lorsque le bateau de sauvetage est arri* ,, .„ -~TZ~, i vé.Aucun signe de vie.n.vnty' l" VonLrni 2.,1r" M- Harvey a alors envoyé un nor naii^lnler/ts lel5 Juin v*«“ "'«’ssaRc à Naugle: "Aves-vous Tuèkctt ToÜccoVl P.c.sur , J .vM0^r.1 "0?I>nnnez lou actions communes et I 3-4 p.e.sur les actions de préférence, payable Commerce peu florissant Un certain Fridolin Boyer qui s’était institué vendeur autorisé, sans toutefois avoir payé son permis, a été arrêté, ce matin, par le policier Collins, du poste central alors qu’il faisait des affaires merveilleuses avec les cultivateurs sur le marché.Les pauvres cultivateurs, à qui, suivant fa loi, il est défendu de faire usage de liqueurs, privilège qui est cependant accordé aux citadins, encourageaient notre vendeur improvisé, et moyennant la modique somme de vingt-cinq sous pouvaient déguster le produit de l’alambic.Notre homme allait d’une voiture à l’autre et n'avait pas besoin de solliciter la pratique.Il avait presque fini de vendre sa bouteille lorsqu’il a été apppréhendé par le policier.Conduit devant le magistrat Cusson, Boyer s’est reconnu coupable et séance tenante a été condamné à un mois, aux frais, ou à défaut de paiement à trois autres mois.C’ést la première sentence imposée sous la nouvelle loi des liqueurs.VIOLENT INCENDIE A SÀINT-PROSPER UN MAGASIN ET TROIS MAISONS SONT DETRUITS.Saint-Prosper, 31.— (D.N.C.) — Un incendie désastreux a détruit ces jours derniers un magasin général et trois maisons privées dans notre paroisse.Le feu a commencé au magasin de M.Samson à dix heures du soir et s’est communiqué rapidement à sa maison privée.Une équipe de pompiers volontaires a été organisée mais malgré les efforts des paroissiens les flammes se sont sons voisines qui truites.Ces maisons Une collision • _________ Edinburg, Indiana, 31, (S.P.A.) —A 10 h.3(1 hier soir, un convoi de marchandises de la Pensyivanie est venu en collision avec le'rapide Dixie, suite de wagons mus par l’électricité qui font le service entre Indianapolis, Columbus et le Sud, à l’intersection de la voie ici.Il y a eu une soixantaine de personnes de blessées, dont deux très grièvement.Nombre de femmes et d’enfants souffrent de contusions.La plupart des hommes qui ont été blessés se trouvaient clans le fumoir du wagon de devant.Le rapide se rendait d’Indianapolis à Louisville et ramenait surtout des gens qui avaient assisté aux courses d’automobiles à Indianapolis.Le premier wagon a capoté et l’appartemeuâ du wattman a été détaché du reste du wagon et projeté contre une maison située à plusieurs pieds de distance.Les deux wagons étaient remplis de monde et le train de marchandises les a séparés.L’accident est survenu presque au coeur même de la ville.Les blessés ont été transportés à la demeure d’un médecin local.-*- L’élargissement de deux rues La commission administrative acquiert de M.J.-C.Meunier une lisière do terrain pour rélargissement du boulevard Saint-Laurent, au prix de $690.60 ; et de M.F.Chaitrand.une autre lisière au prix de $186.38.Pour l’élargissement de la rue Poincaré, la commission accepte la cession gratuite et sans condition de 4 lisières de terrain, appartenant à Mme Vve Janvier Parent ; et celle d’une autre lisière de terrain appartenant à M.Jos.Rhéaume.La commission «lu service municipal fera subir des examens le 7 juin "prochain pour la position d’épidémiologiste au service de Santé ; le salaire est fixé à $1.980 et peut s’élever jusqu’à $2,340.- - _i».Les représentants de l’archevêché Mgr l’archevêque a nommé officiellement les représentants suivants du clergé à la Commission des Ecoles Catholiques de Montréal : Commission Centrale ; M.René Labelle, supérieur de Su 1 pire ; District ouest, le R.p.Bour oue, O.P., curé do Notre-Dame de (.rares et M.l’abbé Verschelden cure de Sainlo-Clotilde; District eenlre.MM.les abbés Joseph •Corlieil, curé de Saint-Jo st>ph, et J.MncSbane, curé do Saint-Patrice; District nord, MM.les abbés Na poléon Morin, curé de Saint Edouard et Armand Foucher eu ré de Villeray; District est, JM.les abbés Ed moud Contant, curé de Maisounen ve.et A.G.l’iette, mré de Saint Stanislas.Tous ces dignitaires ecciésiasti unes resteront en fonctions pendant quatre ans.l’abbé Saint- II se dit innocent Le détective Bogli a arrêté hier après-midi, rue Notre-Dame, un nommé Thomas Thompson, accusé d’avoir volé huit couvertures de lit Hjppartenant mi Pacifique Canadien.Ces couvi dures valent $30 chacune et Thompson en avait déjà vendu sept à raison de $1.50 chacune.Il a conmaru ce matin, devant le magis-ral Leet, et s’es» dit innocent.En-quête le 8 juin.Repêché Ottawa.31 (S.I*.C.p .Père.— Montant it 12 h.30 du matin, "Ganadinn Adventurer”, Pointe à la Renommée.—'Montant I à 5 h, 50 du matin, “Empress of! Britain”; 6 h.30 du malin, "Me'i-J more Head".Descendant, à minuit, “Dunnff Head".Gap de 1» Madeleine.-Montant ; à 9 h.du malin."Empress of Brit- : uin": 9 h.30 du mutin, "Mehuore Head".QmMx> 29 juin 1854.il fit scs éludes au séminaire de Québec i l à i’Unlwrswté Laval.Pendant plusieurs années, M.E.Myrand fut régistraire du départe-menrt du secretarial de la province, puis le 31 décembre 1912, il succéda à feu le Dr Dionne, comme !>i-bliothécaire de l’Assemblée législative, position qu'il occupait depuis cette date.Dans jes temps libres, M Mvrand composa des volumes et il est l’an leur des livres suivants : (Une fête de Noel sous Jacques Cartier), (Sir William Phipps devant Québec), (M.de la Cofombière), ultn! du plébiscite «le dimanche dernier.Ils ont suivi en c«'ln l’exemple des Tyroliens qui avaient procédé «> n ôme en pareille Hrconstmice.— —¦*—* - -— Une demande d’annulation Québec, 31.— - Une action en cour supérieure vient d’être prise afin de savoir si le récent plébiscite pour la tempérance dans In ville de Lévis s«Ta annulé ou dé-«•laré valide, l.cs requérant» sont trois hôteliers.New-York, 31.(S.P.A.t Les cils «les dames sont devenus choses ' vendables.La coiffeuse d Madame dans son boudoir peut porter tnnin-lenant en plus des mille autres cho-i ses que la célibataire peut soupçonner: des cils artificiels «pu »p 1 collent sur les cils naturels.'•rite innovation a été exposée récemment à l’exposition de l’Asso j nation ito In Coiffure Féminine.On , n démontré sur Pécran ronunent ime femme qui avait perdu l’nffoc-ton «te son mnri la regagna en rn-letinissnnt ses Joues couleur «le pétales de rose.Mort d’un industriel Wilmington.TtoC 31.(S.P.A.) Alexis I Dupont, secretaire et di reeleur de la E.L Dupont de Nemours et (de., est mort Ici hier j api «‘s une maladie «le dix jours.LES CONSEILLERS REJETTENT D’UN CQMRWJN ACCORD UNE TRENTAINE DE RAPPORTS DE LA COMMISSION.— LE PAVAGE DE LA RUE CHEiRMIER.— DIVERS.A la suite d’une promesse implicite du maire, les conseiMers ont adopté, hier, l’attitude prévue contre les rapports de la commission administrative; ils se sont groupés d’un commun accord pour rejeter d’un bloc trente rapports recommandant la construction de pavages et d’égouts, pour la grande partie dans le quartier Notre-Dame de Grâce.MRI.Dixon et Creetonan ont favo-risié, de leur côté, tous les rapports des administrateurs; et M.O’Con-néM leur a donné aussi son assentiment, dès qu’il constatait que la majorité des propriétaires riverains consentait à défrayer le coût des travaux.Cependant, six rapports ont été adoptés et huit autres sont restés sur la table, n’ayant pu réunir le nombre de voix requises, soit pour les amender, soit pour les rejeter.Le déba't s’engagea à la présentation du premier rapport, recommandant un crédit de §18,400 pour la construction d’un égout dans l’avenue Mayfair, de la rue Terre-bonne à l’avenue Sornerled, et dans l’avenue Sornerled, «le l’avenue May-fair à l’avenue King Edward.Le leader du Conseil, l’échevin Brodeur, a proposé le rejet du rapport.L’échevin Sansregret détermina aussitôt l’attitude à prendre, en disant que la Commission Administrative ne montre de sollicitude qu’envors le quartier Notre-Dame de Grâce et refuse de satisfaire les besoins des autres quartiers, comme dans le quartier qu’il représente, qui attend la construction d’un é-gout, rue Saint-Zotique, parc Mol-son.MM.Dixon et Creelman de proposer, là-contre, l’adoption du rapport; l’édhevin Turcot les approuve, pour le progrès de la construction, pour le progrès de la ville.S’il est nécessaire de construire des égouts dans le quartier Notre-Damie de Grâce, les besoins des autres quartiers sont aussi grands à cet égard, répliqua le leader.Et l’èchevin Brodeur d’ajouter qu’il est résolu de s’opposer à l’adoption de tels rapports, jusque à ce que les autres quartiers soient aussi privilégiés que le quartier de l’echevin Dixon.L’échevin Elie a fait savoir les besoins du quartier Saint-Gabriel, où les égoùts font défaut en maints endroits.Mais cela n’empêche pas l’échevin O’Connell de favoriser l’adoption «lu rapport.L’échevin O’Conneli a déclaré plus tard, qu’il est prêt à soutenir la demande des propriétaires, qui prennent à leurs charges la construction d'un égout ou d’un pavage.M.le maire, ayant quitté le fauteuil, a protesté ensuite contre le favoritisme de la commission, proposant au Conseil des améliorations locales, en plein champ, dans le quartier Notre-Dame de Grâces, qui, au reste, a-t-il dit.a déjà eu sa pari de construction d’égoûts.M.Marttn i s’est élevé aussi contre d’aussi ! grands et nombreux travaux, qui sûrement, ne pourront être termi- ; nés cette année.Le rapport a finalement été lais- ! sé sur la table.Ainsi aiguillés, les échevins ont j disposé des autres rapports de la manière suivante: Trente rapports ont été rejetés, dont voici la liste: $39.870.35 pour d’un égout dans le ton, 17 contre 3 ; .le pavage d'une partie îles avenues Monklnnd et Terrebonne, 18 contre 2 ; «15,057.90 pour le pavage d’une! partie de l’avenue Wilson, entre la rue Sherbrooke et les voies du Pacifique Canadien, 18 contre 2 ; $39,-672.28 pour le pavage du chemin de la Côte Saint-Antoine, de la rue Girouard aux limites ouest de West-mount, 17 contre 3 ; $13,165.24 pour le pavage de la rue Vendôme, entre l’avenue Western et la rue Sherbrooke, 18 contre 2 ; $17,- 539.50 pour le pavage de l’avenue | Rearonsfichb de l’avenue Monk-land à un point situé à 885 pieds au sud, 17 contre 3 ; $31,803.20 pour le pavage du chemin de la Côte Saint-Antoine, entre la rue Sherbrooke et l’avenue Harvard, 7 oonln- 3 ; $15,344.40 pour le pava-: ge de la rue Belgrade, entre les) voies du Pacifique et la rue Sher-brooke, 18 contre 2 ; $21,950.50 pour le pavage de la rue Harvard, entre les rues Notre-Dame «le Grâces «4 Monkland.17 rontre 3 ; $30,-100 pour le pavage de la rue Ontario.entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Panet, 18 contre 2 ; $11.600 pour le pavage de In rue Ontario, entre le; rues Champlain et Parthcnais, 18 «'outre 2 ; $9,000 pour le pavage d’une ruelle située entre les rues Mountain et Crescent, 18 contre 2 ; $36,300 pour le ] pavage «le la rue Saint-Jacques, en-! tre les rues des Inspecteurs «4 McGill, 18 contre 2 : $24,750 pour le pavage de la rue McCord, entre les rues Wellington et Notre-Dame.18 contre 2 ; $15,265.3(1 pour le pava-! ge «le la rue Oxford, entre les avenues Monkland et Terrebonne, 17 contre 3 ; «4,675.00 pour le pavage de la ruelle d«'s Fortifications, de la rue Saint-Gabriel au boulevard Saint-Laurent, 18 contre 2 ; $t,310.-80 pour le pavage «le la ruelle Bourdoges, 18 contre 2 ; $4,346.981 nnur le pavage de la ruelle Sainte-Agathe, 18 rontre 2 ; «1,990.pour le pavage de la ruelle Beauchamp, 17 contre 2 ; 83.843.40 pour le pn-| vage «le la nielle Perrault.18 contre 2 ; $51.219.30 pour le pavn"o des mes Vitré et «les Jurés, 18 contre 2 ; $5,802.50 mntr le pavage de la nie Université, «le la nie Belmont à la rue Dorchester, 18 contre 2 ; $6.675,35 pour le pavage de Cal- ! heart, de la rue Mansfield à l’ave-nue du Collège McGill, 18 contre 2; i $2.729.43 pour le pavage de la met- ! le Theatre, 18 contre 2 ; 82.118.66 pour le pavage de la rue White.18 rontre 2 : $1.863.07 pour le pavage de la nielle Lnberge.18 contre 2 ; $2.514.71 pour le pavage de In ruelle l.nmniimix, 18 contre 2 : $4,216.-88 pour le pavage «le la rue Goupil, 18 c«*nlr 2 ; 82,779.70 pour le pavage de la ruelle Ménard, 18 contre! UN APPETIT DE BUCHERON RAOUL PEPltTÜN POPULAIRE COMMIS-VOYAGEUR.DECLARE QU’IL EST PLEIN DE VIE NOUVELLE.- SON APPETIT * Î^T^XCELLENT.et sa DIGESTION PARFAITE.“Autrefois, je inc forçais pour manger, mais depuis qu>lié par l’.Vsxoeialion des Chemins de t« i donne d intéressants renseignements sur la .situation difficil, ,1 v compagnies de chemins de fer aux Etats-Unis.Lessahircs.inl , 0nnieid,ev3K P'C; Pa5 rilPl>ort à 1914.alors qm .d'après les , slmn! lions du Sational Industrial Hoard Tnccroiss,"ment du nris de ! i vie n « * « .e Au«l.m.KW I t.'tarifî Ô ¦.S1” '1" ,rr'!“*'! • "'"’t T* .il m Irois 4l.r> mires années.C esl ainsi que les sommes pavées en dividemlis un- b’s conupngmes de chemins de fer.qui étaient de 32n39')iioq dolhrs m 1917, sont de 278 millions de dollars en 1920.IVndant if mènie i’e riode, les sommes nayées en salaires sont passées de I 739 n to dollars a 3,600 millions de dollars.On trouvera ci-dessous un t jbi, m tlfeug»$Mant
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