Le devoir, 9 juin 1921, jeudi 9 juin 1921
VOLUME XII.— No 133 MONTREAL, JEUDI 9 JURs t92l TROIS SOUS LC NUMfc.RO Abonnements par !a poste î Édition quotidienne CANADA.$600 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8 00 MONTREAL ET BANLIEUE.$1000 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Rédaction et ad minis tratioiti 43, RUE SAINT-VINCENT MONTfttAC TÉLÉPHONE; Main 74si' SERVICE DE NUIT : Rédaction, Mais 612$ A4atiitiatratioB( Mai» SIRS' Directeur : HENRI BOUR ASS A FAIS CE QUE DOIS! “Perles ignorées” O noire Histoire! écrin de perles ignorées! Le cri de Fréchette monte naturellement aux lèvres quand on feuillette le récit du fait d’armes que racontait l’autre' jour M.E.-Z.Massicotte et que va commémorer dimanche, par un modeste pèlerinage, la Ligue d’Action française.Combien des nôtres ont entendu parler du sieur de Colom-bet et de ses courageux compagnons?Pour combien, même parmi ceux qui pourraient se réclamer de quelque parenté avec les héros, parmi ceux qui habitent aujourd’hui le petit pays qui fut le leur, ces noms évoquent-ils quelque souvenir précis?Et, pourtant, de Colombet et ses humbles compagnons ont donné leur vie pour le maintien de la civilisation catholique £t française sur notre sol; ils ont peut-être, dans leur modeste sphère, été les artisans d’un grand fait historique, car l’on a quelque raison de croire que le parti d’iroquois auquel ils s’attaquèrent allait porter main forte aux troupes de Phipps; ils furent, en tout cas, les collaborateurs héroïques de la grande oeuvre qui se poursuivîMt sur le sol de la Nouvelle-France, d’admirables exemplaires de ces colons-soldats qui défrichèrent notre sol, le mousquet toujours à portée des rudes mains qui tenaient les mancherons de la charrue.* * * Nous résumons, dans les termes mêmes de M.Massicotte (Presse du 4 juin), qui utilise les pièces d’archives, des publications antérieures et les notes de M.le notaire Philibert Baudouin, l’essentiel du drame qui se déroulait, voici deux cent trente et un ans, aux environs de la coulée de Jean Grou : “Les indigènes qui avaient semé la terreur, l’année précédente, envahirent de nouveau les environs de Montréal et commirent maints brigandages.“Le 2 juillet 1690, avertis de la présence des Iroquois sur la rivière des Prairies, quelques habitants de la Pointe-aur-Trem-hles, sous la conduite du sieur de Colombet, ancien lieutenant, se portèrent à ta rencontre de l’ennemi."Postés près de la rive, ils firent feu sur les sauvages et leur tuèrent quatre hommes dans un canot.Les Iroquois, nombreux d'une fontaine, sr luttèrent d’atterrir et comme les habitants rte formaient qu'une petite troupe de 20 à 25 individus, "le combat fut rude".“l'nc quinzaine des nôtres restèrent sur le champ ou furent faits prisonniers, tandis qtte le reste dut se replier en hôte sur un petit fort sis non loin.“Du côté dfs indigènes, la perte s'éleva à une trentaine d’hommes."L’ennemi traversa ensuite à Vile Jésus pour brûler quelques-uns de ses prisonniers, puis emmena les attires dans son pays où il les fil mourir également par le feu, à l'exception d’un seul, ainsi que le rapparie le.H.P.Jésuite Pierre Millet, lui-méme prisonnier chez les Onneyouts, à cette époque." A ce récit, dont la sobre brièveté ouvre de si profondes, de si émouvantes perspectives sur la vie des colons de 1690, M.Massi-cotte a pu ajouter les noms d’une partie au moins des victimes lu combat.Ce.sont, pour les morts: 1.— De Colombet, com-nandant; 2.Joseph de Monfenon, sieur de la Rue; 3.—-Jean lai lot, chirurgien; 4.Guillaume Richard dit Lafleur, capitaine le la milice de la Pojnle-aux-Trembles; 5.—Joseph Cartier dit La rose; 6.Jean Baudouin, fils; 7.—Pierre Marsta, fils; 8.— lean Delpué dit Parisot; 9.-Nicolas Joly; 10.—Un engagé de Beauchamp; 11.Isaac, soldat; pour les prisonniers, qui Turent subséquemment brûlés par les Iroquois: 12.—Jean Rainaud dit Planchant; 13.Jean Grou; 14-Paschange; 15.—Le Bohême, auxquels il faut ajouter Pierrefayet, fait prisonnier puis relâché.et Antoine Chandillon.chirurgien, qui eut la chance de n’ètre que blessé.Le Jean Grou, qui fut brûlé, est l’ancêtre de lous les Grou ou Groulx d’aujourd’hui.Le Jean Baudouin, qui fut tué dans le combat, était le fils aîné de l’ancêtre des notaires Baudouin, de.Montréal.Combien d’autres familles, si elles voulaient poursuivre des recherches un peu approfondies, pourraient se rattacher à ces héros, les réclamer directement pour leurs et se sentiraient un devoir immédiat d’honorer leur mémoire?* * * M.Massicotte propose très justement qu’on rappelle par un monument "le combat et les combattants”.“Les livres, fait-il encore observer, ri atteignent jamais qu'une partie de la population: c'est par le marbre, le granit et le bronze que le grand nombre apprend l’histoire.” Il faut ajouter que les pèlerinages historiques comme celui que Y Action française du mois dernier annonçait, en l’honneur précisément de Colombet et de ses compagnons.comme ceux que la Sainl-Jean-Baptiste a déjà fails dans le vieux Montréal, contribuent singulièrement aussi à cette diffusion dans la foule des connaissances historiques.Ils frappent l’imaginalion, ils permettent de préciser tes souvenirs qu’éveillent les monuments, de préparer souvent ce sera probablement le cas pour la Rivière des Prairies leur érection.Nous le répétions voici quelques jours à peine (Devoir de samedi) : nous saluons pour notre part avec une vive joie tout ce qui peut honorer et faire mieux connaître nos aïeux, tout ce qui Contribue à prolonger, à répandre la grande leçon du passé, tout ce qui peut paroles, monuments ou pèlerinages multiplier sa haute et lointaine bienfaisance.Orner HEROUX.Billet du soir 2H£I i bon le reviens « vous, mes chères ides.Depuis six mois, nia plume désaxée ne savait plus anoi chanter, ivoir entendu un méchant nièdi-de Hostand el une belle, entre ut notes de violon, se moquer Chopin, m’avait persuadé que, n contents d'en descendre, nous ions nu si lifte et qu’il volait eux s'q rendre sans écritures et silence.Mais l’oisiveté tue les âmes, ht, nime ta mienne o/lait souffrir de te paresse toute philosophique.f, ce soir, repris mon crayon, un ipon ancien, d’allure maussade désuète, qui écrit en pensant (jours au point final et en (jri-içant.comme les vieillards mar-rnt, en songeant à leur chaise.Ma fenêtre ouverte busse entrer fumée dans ma petite chambre, rfum subtil et que, si j'étais armacien.je nommerais : Lais-’-moi donc mourir.Sur le toit voisin, une jeune fil-se berce avec un entrain rêvé-d une nature simple et d'exeel-de composition.Emprisonnée tre de hautes murailles, elle ante quand même : Large hori-a, solennelle étendue.Pout-ni se priver?Les vers sont à is et le gouvernement n’a pas core taxe Lamartine.Au pied d'une touffe d'arbres urne un accordéon : ‘‘Langue nue ur l’amour inventa te génie”! Faire glapir l'accordéon, quand, drapé dans sa splendeur vermeille, meurt triomphalement le grand soleil de Dieu! Cela devrait être puni du fouet, de l'exil au des deux.L'on m'apprend, "oui, mon cher", que Mademoiselle H.vient de /tasser scs examens avec "très, très, très grande distinction'’.Elle a été superbe en algèbre, magnifique en économie sociale, bonne première en chimie et brillante on ne pent plus en météorologie.St le mari dr cette demoiselle ne veuf pas être battu un four, il devra s'appliquer à trouver le mot exact.C'est un auditoire, une jeune fille aussi bien douée.Jean MENOU.ES Notes municipales Dépotoirs et incinérateurs.— Source de revenu inexploitée.— Un scandale.— Terrains de jeu.— Précautions à prendre au sujet des surveillants.— Pourquoi ces difficultés quand H s’agit d’un patronage catholique et français ?Il existait autrefois un incinérateur municipal A la Pointe Saint-Chnrlcs.Depuis qu’il a été détruit par te feu, il y a quelque deux ans, lous les déchets ménagers de la ville de Montréal sont jetés dans les dépotoirs ouverts.(àuix-ci constituent une couche chaude our les épidémies de tout genre, 'autant plus qu’ils sont constat!)- B ment crochetés, remués, fouillés par des centaines de mains avides.On dit que la ville accorde un contrat à une certaine compagnie qui trie dans ces rebuts ce qui peut être utilisé, et, par la même occasion, soulève des myriades de miasmes.Quand Montréal ne s’appelait encore qu’Hochelaga et était peuplée de sauvages la propreté n’y pouvait être plus méconnue.Nous avons un département d’hygiène muni d’un important personnel d’inspection chargé de réprimer les moindres infractions à des règles draconiennes, chez les particuliers: la ville peut les violer impunément.Cela fait songer à la conduite inconséquente d’un propriétaire qui exigerait la plus grande propreté de ses locataires et saboterait lui-même la plomberie de leur appartement.Le régime de la* tutelle a peut-être rétabli l’ordre dans tes finances; il a maintenu ou aggravé partout ailleurs le désordre, x Nous ne blâmons pas, en cela, le service d’hygiène.Nous savons qu’il a les mains liées.M.Décary a assumé toutes les responsabilités à l’hôtel de ville; il doit encaisser aiussi tous les blâmes.* * * Puisque les finances de la ville sont dans un état si lamentable qu’elle a, vulgairement parlant, de la peine à joindre les deux bouts et qiril va lui falloir sous peu aligner les boulevards de l’aqueduc et engloutir dans le béant canal quelques nouveaux millions, il ne peut être question de lui faire entreprendre la construction d’incinérateurs d’une capacité suffisante pour traiter toutes les ordures ménagères de la ville de Montréal.Mais ce travail peut être donné à l’entreprise.Il est sûr qu’il se trouvera des compagnies pour l’exploiter.Paris, dit-on, retire de ce chef le joli denier de six millions de dollars par année; on pourrait sûrement en retirer à Montréal plusieurs centaines de mille dollars, ce qui économiserait le service de l’enlèvement des vidanges et nous mettrait dans une meilleure situation au point de vue sanitaire.Il ne s’agit pas d’un problème ardu, ni de trouver un adversairqà M.Martin; c’est une question simple et qui peut se régler en quelques heures.Il est temps qu’on y songe à la veille de l’été qui doit aggraver la nocivité des dépotoirs de plein air.s * • L’association des marchands de Montréal vient de faire à M.Décary encore une proposition qui ne manque pas de sens.L’ingénieur de la ville a divisé la ville en zones.Il propose de procéder méthodiquement au remplacement des prétendus pavages permanents, pour la construction desquels on emprunte à quarante ans et qu’il faut renouveler au bout de dix.Les zones ont leur très grande utilité.Nous les avons assez longtemps recommandées pour ne pas aujourd’hui nous y objecter.Mais il y a quelque chose de plus important encore que le programme de construction, c’est l’entretien des pavages déjà construits.1 stitch in time spares nine, dit le proverbe qui pourrait tout aussi bien dire ninety-nine.Combien nos pavages seraient en meilleur état, tout comme les routes de campagnes, si au lieu de laisser se désagréger graduellement, sans s'émouvoir.les uns et tes autres, on procédait.dès que cela devient nécessaire, à leur réparation, l'ne escouade de cantonniers munie (les accessoires voulus et qui parcourrait régulièrement touttes les routes épargnerait des sommes considérables à la ville et combien plus aux particuliers dont les autos ou même hippomobiles ressentent dans leurs organes ou dans leurs ressorts le mauvais effet de tous ces pavages.Tout cela demande simplement un peu d esprit d'organisation et d’ordre, une administration de bon père de famille.MMs il faut pour avoir l’oeil là toutes ces besognes, plus d'un corps, plus d’un chef unique.Il faut la division de la ville en plusieurs quartiers; en moins de trente-cinq sans doute, mais en plus de cinq.(Pour ne point constater un clian-gunienl pour le mieux, il faudra que le suffrage populaire élise de bien mauvais sujets, au mois d’ortobr* prochain.flt * ar Il est évident que lia commission administrative ne peut pas rejeter l’offre de la commission scolaire et doit accepter tous les terrains de jeir niis à sa disposition.H s’agit H d’une dépense de quelques milliers de piastres, mais combien opportune! J-a Presse conseille de retenir les servires de «urveillants actifs, au courant des jeux de la jeunesse et qui ne craignent pas de s'y mêler.C'est exrbflcnt.mais ce dont la population française et catholique ne veut pas.c'est que dans les pares publics on permette à des agents d'oeuvre» philanthropique quelconques anglo-protestantes de venir faire avec l'autorisatiion de lia ville, de la propagande ipour la bible school ou de 1 anglicisation fort habile, mai* d’autant plus pernicieuse.Que Prévost, un patronage de jeunes gens situé dans son comté, le député de Laurier réclame une exemption des impôts municipaux.D'après le Canada, (M.Décary hésite à la lui accorder, fait toutes sortes d’objections, s’entoure d’un ïuxe de précautions légales.Pourquoi?Que la Y.M.C.A.ouvre une nouvelle suctursale quelque part, celle-ci sera tout de suite immunisée.Pourquoi deux poids et deux mesures?Pourquoi y mettre tant de formes, quand des catholiques réclament l'exemption pour une seule mats on de jeunes gens et qu'on l’accorde pour une bonne douzaine d'oeuvres protestantes analogues?iM.Déenry se croit quelquefois à Toronto, don’t yon know?Louts DUPIRE.Bloc-notes Kst-ce lui?Nous notions ici même, ees jours derniers, que la Metropolitan Life, —compagnie d’assurances-vie qui fait~de grosses affaires avec les Canadiens français, et qui, ô la suite d’un incident survenu pendant la guerre, leur a laissé savoir qu’elle n’avait plus à son emploi M.(!la\ ton.avocat montréalais cause de cet incident, — paraît s’être réconciliée avec celui-ci ; car le même M.Claxton continue d’agir comme son avocat et vient de plaider pour elle aux Trois-Rivières, selon une toute récente nouvelle.M.Claxton avait, a l’époque, fait publier dans la Gazette des lettres blessantes pour un grand nombre de Canadiens français, dont plusieurs étaient des clients de la We-tropotitan Life.Faut-il croire que celle-ci a berné les Canadiens français.quand elle leur a assuré en avoir fini avec M.Claxton ?Nous avons posé la question ces jours derniers.La Metropolitan Life s’est gardée d’y répondre, jusqu'ici.Devons-nous en conclure que l'information du Nouvelliste des Trois-Rivières est exacte et que Maître Claxton est resté ou est- redevenu conseil légal de cette société d’assurance-vie ?Cela serait bon à savoir.Élections?M.Meighen a recommandé à ses partisans, en petit comité, quelques heures avant la fin de la session, de se tenir prêts (pour des élections générales à brève échéance, encore que plusieurs d’entre eux lui aient conseillé de faire durer le parlement jusqu’à l’extrême limite.De son côté.M.Taschereau, notre premier ministre, va commencer ces jours-ci une tournée de réunions politiques, à Victoriaville, pour la continuer tout Tété.Tl n'est pas du tout impossible que le ministère provincial, pour des raisons que le Devoir a déjà énumérées, n’attende pas l’expiration du terme de t’assemblée législative présente «vaut d'en appeler au peuple.De toutes parts, à Québec comme à Ottawa, on parait se préparer aux élections, encore que si elles s’imposent, à Ottawa, elles viennent presque d’avoir tien, pour Québec.C'est peut-être que MM.Meighen et Taschereau se disent qu’ils n’ont ni l’un ni l’autre quoi que ce soit à gagner, à rester où ils en sont, à cause des défections et îles scandales uni ne manqueront nas de se produire, pour peu cnTils retardent d’aller aux urnes électorales.Indiscrétions Le Manchester (iuttrdian compare l’amiral américain Sims à “un partisan politique anglais qui parle de façon intempérante", à cause d’un discours que cet Américain ultra-anglophile, vient de faire dans une réunion semi publique, à Londres.L’amiral Sims ne s’est pas gêné malgré sa fonction officielle, pour parler des affaires irlando-anglai-ses sur un ton d'âpre polémique et pour s’exprimer là-dessus comme le pire des l’isterites.On ne lui reproche pas tant d’avoir son avis parti culier au sujet des événements d'Ir.lande, mais bien de le faire connaître en publie quand, de par son poste, dans la marine de guerre américaine, il est tenu à plus de dis crétion.Ce n’est pas la première foi s Ad u reste, que ce marin se jette à corps perdu dans des sujets délicats et s v débat d’une façon dangereuse pour les relations entre son pays et d'autres.Cette fois-ci, le sénateur McCormick, qui n'est pourtant pas anglophobe, vient de demander an secrétaire de la marine, à Washington, de rappeler l'amiral Sims mi sentiment des convenances et de lui appliquer des mesures disciplinaires.U faut croire que cet amiral, tacticien habite, prétendent ses amis, est plus dans son élément sur les flots de l’Atlantique, à bord de son croiseur, que dans les cercles et les milieux politiques anglais, où il y a moins d’eau et de prohibition.Nos journaux M.Taft estime que les journaux canadiens ne parlent pas assez, à son gré, des événements américains.C'est une question de point de vue.Si M.Taf» veut parler de l'information politique américaine dans les journaux canadiens il a raison.Même les mieux informés de nos quotidiens de langue anglaise sont as scz pauvrement renseignés, fà-dessus.Mais si M.tait veut parler de l'information sensationnelle américaine, nos quotidiens en regorgent.Pour peu tpi'on h s lise, on v est au courant des phis récents divorces, des crimes passionnels, des amours Illégitimes des banquiers et des financiers du pays voisin, Demi-mon-dnines.actrices de cinéma, débauchées excentriques, handits-genf/e-nien, chevaliers du pistolet et du poignard, financiers louches aux noms hébreux ou étrangers, tout ce monde interlope se dispute les manchettes de nos gros journaux.Mais nous n’avons pas de peine à croire aisément que ce n’est pas deux que M.Taft veut entendre parler.pas plus que de Dempsey et de Babe Ruth.“Piètres commerçants’’ M.Ernest Lapointe, député de Québec-est, a prononcé un intéressant discouÇs devant ("Association des Manufacturiers, à Québec, U y a quelques heures.Le Canada de ce matin lui fait dire entre autres choses: "Les gouvernements sont de bien piètres commerçants el de bien tristes administrateurs de chemins de fer”.M.Lapointe a raison.Le résultat de l’administration des voies ferrées canadiennes nationalisées depuis quelques années est tel, les déficits s’y accumulent avec tant de régularité, qu’on ne peut refuser de le reconnaître.Quant à TBtat commerçant, et “piètre commerçant", ækm l'expression de M.l-apointe, nous sommes en train d'apprendre, dans notre province, comme elle est juste.La commission de régie des alcools, qui dirige et fait le coananerce des spiritueux et des vins pour le compte du getuveenement provincial, a beau faire tous ses efforts pour en arriver à des résultats satisfaisants, on peut dire dès aujourd’hui qu’elle n'y réussira guère.On se défend d'y faire du favoritisme polUftque ; mais on y fait du favoritisme financier, et de toutesles façons.Le cas des assurances, le cas des dépôts de banque, dont nous avons déjà parlé, en sont des indices é-datants.Ces jours derniers, une maison, qui confiait jusqu’ici des affaires d'assurances à un courtier canadien-français, a décliné de renouveler une police avec celui-ci, au montant de *100,000, lui disant qu’elle était obligée, sur les ordres de la conmqission, de faire passer f affaire par le canal de la maison Robert Hampson and Sons.Par ailleurs, on nous signale des pertes assez sérieuses, dans le service des vins de la commission, par suite de l’incurie ou de l’Incompétence de certains fonctionnaires qui ne connaissent rien à ce commerce.Qe J ni se passe démontrera, à la fin e Tannée, et vraisetniUlahlemenl avant, qu’une fois de phis l’Etat est très piètre commerçant et que ce n’est pas du tout son affaire d’im- Î)orter.d’emboufelMer.de surveiller, de mettre en entrepôts des al-cooOs et des vins, pas plus que de les mettre sur le marché.Chacun son métier.G.P.Chronique d'Ottawa La responsabilité de M.Fred.Cook Ce qu’en dit le juge Snider, dans son rapport sur* la destruction de documents parlementaires^ précieux.Ottawa, 8.— Tous les volumes dont la destruction fut décidée en août dernier, soit par le Bureau éditorial, soit par tes experts non autorisés, ont été livrés à Florence A- Sons.Cette maison Israélite avait signé avec le gouvernement, en lalti, un contrat pour recueillir tout le papier de rebut des divers ministères.Elle payait une somme de 111,000 par année, en versements mensuels, quelle (pie fut la quantité du papier.Il était donc de l’intérêt du regrattier d’en obtenir h* plus possible puisqu’il n'avait à débourser aucun crédit extraordinaire.La question s’est posée de savoir si le gouvernement était bien obligé de livrer à Florence les publica- “Le Pape infaillible” LA MOITIE DE L’EDITION BETE NUE EN UNE SEMAINE Ceux qui désirent se procurer un exemplaire ou une certaine quantité du “Pape infaillible,” qu'il s’agisse d’individus ou de groupements, agiraient sagement en donnant leur commande sous la plus bref délai possible, r L’édition est limitée à 2,000 exemplaires.et les conditions actuelles d’impression rendent un second tirage assez improbable.Or.la moitié de l’édition du “Pape infaillible” était retenue huit jours après son apparition.Avis donc à tous ceux que la “dévotion au Pape” ne laisse pas indifférents.Avis en particulier à ceux qui désirent donner un magnifique prix d’apologé-lique aux élèves des collèges classiques ou commerciaux et des diverses écoles du pays.On se rappelle que “Le Pape In-fillible” reproduit les magistrales paroles prononcées par trois maîtres de l'éloquence canadienne-fran-çaise, lors du cinquantenaire de la nroclaination du dogme de l'infaillibilité pontificale, célébrée sous les auspices de TA, C.1.C.M.Tnbbé Arthur Curotte étudie “la nécessité du dogme.” M.l'abbé Phillnpe Terrier refait "Thtstori-oue de l’infaillibilité." I t M.Henri Bourassa étudie “l’infaillibilité doctrinale du Paoe.fondement de son autorité sociale." Deux très belles allocutions de S, U.Mgr Bruchési et du Dr Georges Baril, ancien président de TA.C.1.f,., s’ajoutent mix trois* (Vseours ci-dessus et forment un volume de près de 140 pages, sous couverture élégante.l'nc imposante série de lettres d'approbation épiscopale expose toute l'importance de cette publication et son opportunité.Pritf de Texemnlairc: 00 sous, 65 sous franco.Remises aux nropngan-distes: $6 la douzaine, *45 le cent, frais de port en plus.On adresse toutes les commande» au secrétariat général de TA.C.J.C., Immeuble Versailles.90, rue Saint-Jacques, Montréal.Tél.Main 4959.lions désuètes sans en exiger un paiement spécial.Les témoignages-varient sur ce point.M.Mulvcy, sous-secrétaire d'Etat et imprimeur du roi, aurait exprimé à l’expert Wolff l’avis que ces documents n’entraient pas dans les termes du contrat, et qu’il faudrait auparavant prendre conseil du ministère de la justice.M.Wolff soutient le contraire, H prétend que M.Mulvey en est venu lui-même à la conclusion qu’il était impossible d'échapper aux termes du contrat; et M.Nor-mnndiin corrobore ce témoignage.Celui-ci a entendu 5t.Mulvey dire ; que le Bureau de distribution devait livrer tous les documents à Florence et que le gouvernement ne pouvait s’attendre à recevoir une indemnité spéciale.En fait, toutes les publications mises de côté ont été livrées à Florence en vertu du contrat.M.Snider est d'avis que les expressions d'opinion de M.Mulvey ont été mal comprises des autres témoins, que ceux-ci les ont prises comme des décisions, tandis que l’intention de consulter le ministère de la justice était réelle.Le cadeau aux dépens du Canada n'en a pas moins été fait à M.Florence.* * * Le commissaire-enquêteur délimite ensuite la part des responsabilité «de chacun.M.Fred.Cook doit porter te péché d’oiniss-ion.H n u pas pris les précautions suffisantes pour s’assurer si M.Normandin.se-'crétaire, a bien compris son intention et ses directions et les a correctement notées, ni si elles étaient mises en pratique.11 a omis de voir î à expliquer avec soin les déeismns ! du comité éditorial.Ses propres minutes de ces décisions sont mcom-plètes, comme il l’avoue; et il n a fait aucun effort pour vérifier celles de Normandin, bien qu il reconnaisse que ce dernier « agi comme secrétaire à la réunion du H août.En plus, c’était le devoir du Bureau éditorial de “surveiller la disposition de toutes les publications inutiles”.M.Cook n’a pus pris soin de remplir ce devoir; jl n n pas - • - - de riistribu- Madame Pierre Schenck Nous apprenons à l'instant la mort de Madame Pierre Schenck, mère de notre camarade et ami, Ernest Schenrk, rédacteur au .Devoir.Les funérailles et ta sépulture auront lieu samedi matin à Sainte-Philomène, comté de Chêteauguay.Nos plus sincères sympathies à notre enmarade et à sa famille.point; « est sur nu uuy uw.-v., U nrincipale responsabilité pour jerte des publications anglaises même visité le bureau , tion, ou.à ce qu ou peut s en rendre compte.H n'a pas communique avec Normarrdin.du 11 août, date a laquelle on a pris les décisions, au 7 octobre, où il a appris pour la première fois ce qui avait été fait.Son témoignage est vague, et sur certains autres détails il n est pas au point; c’est sur lui que doit «ester u ta perte des r qui avaient de la vaieu , M Suider exonere MM.O Hara et Bomireault de tout blâme parce qu’ils n’ont pris aucune part a ce de vandalisme.Us n en ont connaissance, étant absents à M.Lynch qui se trouvait alors dans ta capitale, il a eu toujours la position de second,, agissant plutVt comme conseil, et n« prenant aucune note des délibéra- M Mulvey ne doit pas être accusé.' non plus.Son intervention ne fut jamais importante.On ne a jamais consulte formellement c e in Dart du U.omité editorial pu de celle des experts; et il n était pas obligé de donner son avis.On ne Ta approché que pour obtenir des informations sur divers détails.acte pas eu Quant L’autorité qu’il aurait eue dans d’autres circonstances comme ini-nrimeur du roi.avait été i émise au bureau éditorial et aux experts, o o o Des deux experts, M.Bailey est celui qui a suivi de moins près cette affaire.Il y avait, à n en pas douter, beaucoup de livres bleus inutiles: son devoir était de presser les travaux do déblayage, sans aller trop loin, puisqu’il n’était pas beaucoup au courant de ce qu ü était possible de faire.Après le IJ août, H se désintéresse de la lâche; c’est M.Wolff qui prend en main les rênes.Celui-ci fut très impatient et ne s’occupa jamais de la valeur possible du matériel.“Tour ce qui est des publications françai *es, votre commissaire en est venu à la conclusion que l’action précipitée et trop énergique de M.Wolff a été cause de leur destruction.Wolff a pris sur lui de donner des instructions qu’il n’avait pas ’’autorité de donner; it se para aux yeux de Normandin d’une autorité qu’il n’nvait jamais obtenue du bureau éditorial." Si ce bureau est response ble de la faute d’omission, Wotff est responsable de ta faute positive, commandant et ordonnant comme en pays conquis, bousculant et menaçant le directeur du bureau de distribution, faisant ses quatre volontés à lui, au milieu de Tincurie des uns et de la crainte des autres.M.Normandin, en effet, ne doit pas porter le poids de la faute, puisqu'il a résisté aux ordres de M.Wolff; il ne s'es» soumis que malgré lui, et il a meme pris soin de conserver certaines; publications qu’on lui avait ordonné de détruire, particulièrement, les débuts de la Confédération.Il ' avait reçu instruction de Timpri-j meur du roi d’obéir aux experts; j et ceux-ci suspendaient sur sa tê-1 te l'épée de Damoclès d’un rap-: port désavantageux, s’il n’obéissait pas.Il a fait tout ce qu’on pou-' vait attendre d • lui dans les circonstances.“Votre commissaire, conclut M.Snider, a eu dans l’esprit duranti cette enquête, la pensée que ta destruction d’une si grande quantité de publications, sans paiement de sommes additionnelles par Florence.and Sons au gouvernement « fourni l’occasion et la tentation del faire un trafic malhonnête.Votre commissaire a été incapable té et il en est venu à la conclusion | que rien de cette nature n’est arrivé” Il faut attribuer ce qui s’est fait, à une organisation défectueuse, au manque de liaison entre les experts el le bureau éditorial.H semble \ qu’ici M.Suider a été bien to!é»| rant.La compagnie Florence, a cer-j tiainement profité de ta destruction des documents.Son principal agent à l’intérieur est ce Wolff qui a donné des ordres qu’il n’avait pas le droit de donner, qui a sacrifié de son propre gré toutes les publications françaises, et qui.s’il avait voulu faire le jeu du regrattier juif, n’aurait pas agi autrement.Il faut se souvenir aussi qu’à un endroit son témoignage parait si louche que le commissaire enquêteur se trouve à l’accuser indirectement de parjure.v Dans la dernière partie de son rapport le juge Snider précise encore la responsabilité de M.Fred Cook, parce que.dit-il si celui-ci avait strictement rempli son devoir, tout se serait fait dans Tordre, les président du comité éditorial a laissé les experts maîtres de la situation, et ceux-ci, avec leur incompétence injustifiable, ont agi à leur guise.w w m U est difficile d’évaluer la perte pécuniaire que le pays a soufferte.La somme n’est pas très considéra-bre, si Ton estime les documents au taux du papier de rebut.Elfe s’élève cependant, et très haut, avec ta valeur en librairie de tous ees volumes.Tour la calculer, il faudrait plus de renseignements et d’indications.On ne saura parfaitement les pertes (pie les experts notes ont ainsi infligées qu’après le second rap-portd u juge Snider sur la destruction de matériel à Tlmprimerie-Na-t innate.M, Rodolphe Lemieux « voulu punir les membres du bureau éditorial en proposant à la Chambre le rejet des sommes destinées à acquitter leur traitement.En cette occasion, M.Meighen et M.Foster ont: pris leur (défense.Elle n’est pas bien convaincante.Les deux ministres se contentent tout simplement d'invoquer les services rendus, et futilité du bureau.Aucun d’eux n’a sérieusement discuté la part de responsabilité que M.Fred.Cook doit porter.Le bureau éditorial a aussi pré-M paré su propre défense.H allègue que l’arrêté ministériel (pii leur donnait les pouvoirs nécessaires pour veiller a la disposition des documents était mal rédigé.On aurait mis le mot "disposition" au lieu du mot "distribution.” De plus M.Cootc et ses subordonnés croyaient agir en qualité consultative seulement ; Us-croyaient que.comme pur le passé, M.Normandin déciderait tous les problèmes avec M.Mulvey, son chef, imprimeur du roi.Ils sont aussi d’avis que tes expert* ont outrepassé leurs pouvoirs.“Le comité, disent-ils.est d'opinion, que les volumes détruits n’avaient pas une grande valeur monétaire, mais il croit que In perte est sérieuse noue les bibliothèques françaises.Leur* valeur peut se calculer d’après r« fait que nombre de bibliothèques peuvent vouloir compléter leur* série de documents parlementaires et de rapports des débats.Dans la mesure que le comité peut s’en assurer, toutes le» bibliothèques anglaises qui avaient des séries incomplètes.de ces documents, ont eu l'occasion de les compléter." Les membre* du bureau éditorial semblent ignorer que le Canada n’est nas encore à moitié développé aujourd'hui, et que les bibliothèques qui seront construites dan* un avenir assez rapproché surpassent de beaucoup le nombre de relies qui existent déjà.Il faut aussi compter* avec les incendies.Lorsque les éditions sont épuisées, il faut bien s# soumettre à l’inévitable ; mais il est étrange (pie Ton détruise de* exemplaires qu'on aurait nu conserver sans dépenses appréciable*.La défense de MM.Cook et Lynch n’est mière convaincante.Ils laissent l’impression d’avoir tiré t» meilleur parti possible des argu-^ments qui !ES GOUVERNEMENTS DANS LE.AFFAIRES PRIVEES.Québec.9 (S.P.deuxié inc journée du congrès de l’association des manufacturiers canadiens a été consacrée à l’étude et à | la discussion de plusieurs rapports 1 des principaux comités.Une des I attractions de la journée a été lé ¦VFPIfWFTTF discours de M.Ernest Lapointe, dé-” ^''’Hés de groupes et de ca- , 12,000 pieds cubes d’ea ni M Georges PcIleUer nar- ces .différents.H v a besoin de bon-, ronde, et même de 15 'Ldimnm'Ie, Titié,P ur volomé.9.tolér»nce .t * clmrl-1 ™hf,.si Je br.,oin (é i Lest au mois de it 'ur Lo let du Soir, par Léon Lorrain.Belge il doit exister un certain esprit de patriotisme, qui pousse les prorin-Bil- i ces à mieux se considérer, à mieux s’aimer entre elles, autrement, il ne pourra exister de véritable nationalité canadienne.Crise ministérielle au parlement Ainsi, bien que les partis politiques doivent exister et saffirmer, ils doivent aussi être moins injustes.Disculanf Je rapport du comité des assurances.M.W.H.Shapley, de Toronto, dit qu’avec des primes s’élevant à $54,776,032, en 1920, et les pertes par le feu s'élevant à LEFEBVRE MILLAIRE.! $24,720,8,80.il est facile, de consta- .ter que l’assurance est un excellent Lundi dernier, le 6 juin, a été ce- moyen de réaliser des profits.Pour PETIT CARNET i (èbré le mariage de Mlle M.-l.se Ber uadette Miliaire, fille de feu Phi-léas Miliaire, de Lachine Rapids, fils de M.Germain Lefebvre, avec M.Charles Henri Lefebvre, de Saint-Henri de Montréal.La bénédiction nuptiale leur a été don-.née en Téglise Saint-Télesphore 107 rne =t-Jacqo.* Edifiée dn Royal Trnet, ehemjre 601 Tél.Mmin 1055.Aviseur légal de l’AssoclnUon des Homme» d’Affaires du Nord-Montréal.nchèrés ’ dp telle sorb- mi il reste six ,nois de Pr‘son* Pü"r un vo1 .argent ou chèque accepté, le carte d'identité doit être remplie selon lu formule, et contenir le portrait et la signature de l'aspirant.Otto carte est personnellement remise, uu Heglstraire ou k son substitut, k l'entrée de la salle de l’examen.A Québec, en l'Hôtel du Gouvernement, i-'ordi.le 12 .luillct 1921, siégera le Comité des créances devant lequel doivent se pré-¦ enter pour être assermentés, le» candidats à la licence.Ce» candidats doivent être porteur» : (apporter avec sol) 1.Du certificat d'admission 4 l'étude de la médecine.(Brevet).2.Du diplôme de docteur en médecine, k défaut de quoi 11» n* seraient pas assermenté».(Par ordre) la- REGISTRAIRt: du Collège des médecin» et chirurgiens de la province de Québec : Dr JOSEPH ÜAUVRKAU.L’Association de Bienfaisance des Pompiers de Montréal organise, sous la présidence du Ghef Jos.Chevalier et au profit ou fonds de Secours aux Veuves et aux Orphelins des Pompiers de grandes représentations populaires, qui auront lieu nu Théâtre Saint-Denis, du 27 juin au 9 juillet.Le programme de ces représentations est d’un caractère très récréatif et intéressant.Il sera exécuté par une troupe d’élite dirigée par MM.Fred, Barry et Alexandre Desmnr-loaux.A unrt des artistes favoris du public, de nombreux chanteurs et diseurs du département îles Incendies contribueront au succès de la fête.Comme d'habitude le publie fait le meileur accueil â eette oeuvre philanthropique de secours aux orphelins des pompiers.Les billets en vente dans tous les postes des pompiers au prix de 35 sous s'enlèvent rapidement, et ceux qui veulent éviter le désappointement de n’en nhis trouver devront se hâter de donner leur commande.(Communiqué.) A l'occasion du premier anniversaire de la mort à Londres de Louis-Septinie Laferrièrc, secrétaire du Commissariat de la Province à Londres et ancien journaliste montréalais, le Club des Journalistes de Montréal a exprimé l’espoir à sa dernière réunion que le gouvernement de la province de Québec, ré- T*l.Main S2I5 — Edifie» Montr-nl Trust H PImrr d’Armes M«ntfé»l.LAMOTHE,GADBOIS&NANTEL AVOCAT».j.C.I amothe, LL D C.R.Emillen Gsd-bols, LUI— J.-Maréchal Nautel, B.L.L Paul-Fnul rue Notre-Dame etc renverse fait me rues Desormeaux et Notre-Dame lorsqu’il a été renversé.Le chauffeur a immédiatement arrêté sa machine et a appelé l’ambulance de l’hôpital Notre-Dame.ENQUETE AJOURNEE.Le magistrat Lcct a présidé, hier après-midi, à l'enquête préliminaire dans le cas de Denis O’Sullivan.John Grace et Thomas Lyng, tous j trois fonctionnaires du département municipal de la voirie, accusés d'avoir illégalement causé ht mort de la fillette Lilly Manning, dont on se rappelle la fin tragique, sur- ; venue le 10 mars dernier, alors que | la malheureuse a fait une chute dans une bouche d’égoi’H laissée ouverte.à l’angle des rues Saint-Jac-j ques et de la Montagne.Me D.-A.Lnfortunc, procureur de la Couronne a demandé au prési- i (tent du tribunal qu'il lui fut permis d'examiner les notes préparées par le coroner McMahon, sur l’en-ouête faite par ce dernier h ia morgue, récemment, avant qu’il procède dans eette affaire, au nom de In Couronne.Cette demande n été accordée, et le magistrat Lcct.nnrès entente entre les avocats des deux parties, n ajourné l’enquête nu 15 courant.Vlrtor Parer Arm.C1ooti«r PAGER&.CLOUTIER avocats.smeutiir P»w«» -s- 8.1-ooest.Crslg Tél.Msla *598.DrJ.-M.-A.VALOIS, Maladies des voies urinaires 40, rue Saint-Denis, Montréal DENTISTES Dr E.-D.AUGOIN, MA.Chirarflrien>dentUt« 291 A, RUE SAINT-DENIS Tél.Est 9084.En fsce dn théâtre St-Denis.Tél.E.9034.Bureau du soir : 352.RUE BEAUBIEN.Tél.Calumet 2342w.Mathématique», Sciences, Lettres et Langue», en français et en anglais.Préparation aux examens: brevets ART DENTAIRE.DROIT, MEDECINE.PHARMACIE.SERVICE CIVIL, etc.RENE SAVOIE, LC.et LE.Bachelier ès-art» et ès-»cifnces appliquée».Professeur au collège Sainte-Marie et au collège Loyola.Enseignement individuel i paiement facile le Jour et le seir.Coure pour dames et meesieurs.Renseignements fournis sur demande.238.RUE SAINT-DENTS.Tél.Est 6152 En face de l’église Saint-Jae.qnea.Tél.Est S4T.Dr Gust.GODIN, L.C.D.Chirurgien-Dentiste Spécialité : incrustation, ponts et couronnes.Heures de bureau :9 k 9.255 RITE SHERBROOKE EST Près Bt-Denls.Montréal LeblonddeBrumath 259-EST, RUE ONTARIO.PachcUer de J'Universtté Franco et do l’Université LavfJ, officier d’Académfo, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus under* cours de préparation aux examens établi i* Montréal.Oui veut devenir rapidement médecin 7 Rvocnt ?dentiste ?pharmacien ?famille.(Communiqué) Nouveautés NOS HISTORIENS, Henri d’Arlc», 280 pages ^0 DOLLARD, Joyberte Nouluuges, Ififi page», nomb.6l*t.ACADIE, Henri d’Arles, tome III.550 pages.2.50 l-e» tome» I et II.5.00 COURS D'HISTOIRE DU CANADA.Thomas Cbapal».tome II .2.00 Ig" tome .EâO Port en plu» dan» tou* le» en».A la domaine, 12 exemplaire* pour le prix de 10.— Remise» en quantité et nu commerce.L'Action Française 369.RUE ST-DENIS, MONTREAL.Tél.Est 1*«» ST-6ERMAIN, GUERIN & RAYMOND AVOCATS.Tél.Main 6154.10 RUE ST-JACQUES P.St-Germaln, LL.L.C.R., L.Guérin, LL.U.b.Panel-Raymond, LL.L.Anatole Vanler Guy Vsnler VANIER & VANIER AVOCATS Tél.Main 2632.97 ru# Salnt-Jaequss.CHIROPODISTE Maladies des Pieds Traitement spécial de* cor». / La Suprématie dans V Exportation APPARTIENT au pays qui produit le plus économiquement.La force motrice devenant un des grands problèmes dans la production, les industries s’installent à proximité des chutes d’eau, où le pouvoir leur sera fourni à meilleur compte que si elles ont à dépendre du charbon.Ces conditions sont la cause d’une Immigration vers l’Est Canadien, en particulier pour la Province de Québec, de nombreuses industries américaines, entr’au-tres celles qui font l’exportation de leurs produits.Les Valeurs des compagnies de Pouvoirs d’Eau sont donc un Bon Placement tout en donnant un rendement intéressant.Ecrivet-neus pour renseitnements.NESBITT, THOMSON A COMPANY LIMITBD 223 rue St-Jaequea, MONTREAL LOMDOIf.Ont.SERVICE FRANÇAIS TORONTO, Ont.HAMILTON.On*.98 Solde d’émission MONTREAL PUBLIC SERVICE CORPOPATION Obligations-Or à 61/2% Remboursables à la Banque d’Hochelaga le 2 juillet 1924 ^ Coupures de $500 et $1,000 ^ BEAUSOLEIL, LIMITEE Bons et Obligations 112, rue St-Jacques Montréal PLACEMENTS DE JUIN NOUS OFFRONS, .f sujet à vente préalable, les obligations suivantes : Endroit* ipri PI ISSANCE DU CANADA VILLE DE .JONQUIEIUES CITE DE MONTREAL PORT DE QUEBEC CITE DE VERDUN ECOLES DE MONTREAL VILLE D'EDM UNSTON.N.B.VILLE DE LtLB DORVAL VILLE DE ST-LF.ONARD VILLE DE MONT-ROYAL CAP DE LA MADELEINE Echéance» 9 ans 3 ft 14 an» 4% ans 20 ans 7 ans 19 ét 23% ans 4 rt 5 ans 10 ans 19 ans 11 à 20 ans 8% ans 23 ft 29 ans PBJ 6% 6 X DU Pour rapporter MAHCHE «% 6% 4% 0% 4% 6% 5% 6% «es héritiers voulaient aussi que les royautés prises par le dernier collaborateur au sujet des mots de l'opéra demeurent en vigueur.Celui qui ;nvait écrit les mots est mort en 1875 et les héritiers demandaient des rovautés jusqu'à 1925.ali- en qui été les la ETATS-UNIS UN FARDEAU, TRES LOURD LES CHEFS DES CHEMINOTS AMERICAINS LAISSENT V CES DERNIERS TOUTE LA RESPONSABILITE DE PRENDRE UNE DECISION.Chicago, 9 (S.P.A.).— Les chefs de la fraternité des employés de chemiifs de fer ont déchiré hier qu’ils déclinaient toute responsabilité des décisions que pourront prendre les employés.Ms ont dit que l’acceptation ou le refus de la réduction des salaires étaient laissés à la discrétion de ces derniers, et qu’il ne faudrait pas s’en prendre aux chefs s’ils émettent un refus et causent ainsi un arrêt du trafic.L.K.Sheppard, chef des conducteurs, et w.G.I/t, président des employés de trains, ont suggéré la grève, à l’ouverture de l’audience tenue hier par le Railroad Board.W.S.Carter, président des chauffeurs et des ingénieurs, a subi un interrogatoire ensuite.Il a apporté de nouvelles preuves en faveur de ceux qu’il représente.Sans faire allusion nu coût de la vie et au montant ra Beu demain soir, à la salle Saint-Sulpice.Au programme: 5 premières auditions d'oeuvres classiques de Mozart, Weber, Nicolo, Isouard, 1ère audition du due de Ségurd de K.Beyer avec le» débuts de Mlle F.Poirier dans les rôle* de falron.Au programme oeuvres, de Salo Beyer, Massent!, A.Thomas, F.David, Franck, u.Fauré, Léo Delibes, Gounod, g.Charpentier.BUMPS MMASIN8 DPPIIIS GRANDE VENTE DE TISSUS LAVABLES Le meilleur VOILE ANGLAIS, 40 pouces, qualité très durable garantie donner satisfaction, jolies nuances combinées ; teinte durable.Nos revues de modes vous donneront d’excellentes idées quant à la manière de vous en 4 fiQ servir.Rég.2.50 la verge pour.* ORGANDIde couleurs unies, 44 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