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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 21 juillet 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1921-07-21, Collections de BAnQ.

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VOLUME XII.— No 169 MONTREAL, JEUDI 21 JUILLET 1921 TROIS SOUS LC NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.MONTEEAL ET BANUEUE.Édition hebdomadaire $600 $8 00 $10.00 CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Rédaction et administration 43.RUE SAIN T-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE i Main 7460 SE&VLCE DE NU1T : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 515$ Directeur : HENRI BOURASS A FAIS CE QUE DOIS! Encore la Haute-Silésie Les ramificatio ns du problème On annonce ce matin que la réponse du gouvernement anglais, contestant dans une note au cabinet de Paris la nécessité de l’envoi en Haute-Silésie de nouvelles troupes alliées, a créé dans les cercles français une impression fort désagréable.On va même jusqu’à dire qu’elle a tie nouveau jeté dans une phase dangereuse les relations anglo-françaises.Par ailleurs, d’autres dépêches laissent entendre que d’ici fort peu de temps des événements tragiques pourraient se produire en Haute-Silésie même, où Allemands et Polonais sont exaspérés et, comme l’on sait, en sont déjà venus aux mains.Le fait est que les hauts commissaires alliés — français, italien et anglais — ont unanimement demandé, pour garantir le maintien de la paix, l’envoi dans la région contestée de nouvelles troupes alliées.(Les Français ne manquent pas de faire observer que, si M.Lloyd George avait différé sa réponse de quelques heures, il eût pu prendre connaissance de ce texte où le représentant anglais se trouve contredire ses propres déclarations.) Nous avons entendu déjà trop de cris d’alarme, non suivis d’effet, pour affirmer que la crise suivra immédiatement celui-ci; mais il est certain que la Haute-Silésie est l’un des points névralgiques de l’Europe et que, du conflit de passions et d’intérêts qui s’agitent là-bas, tout peut sortir.L’an dernier déjà, dans son livre sur les Conséquences politiques de lu paix, l’un des écrivains les mieux renseignés de la France contemporaine, M.Jacques Rainville, rappelant un vieil axiome: “Les Balkans et la flèche de Strasbourg dominent la politique de l'Europe", ajoutait: “On pourrait dire que la politique de l'Europe est dominée aujourd’hui par la coupole de.Sainte-Sophie et par les hauts-fourneaux sifésiens." C’était marquer très nettement l’extrême importance de la question qui, depuis, a fait couler tant d’encre, beaucoup de sang et mis face à face l’Angleterre et la France., Les ramifications du problème silésien sont presque indéfinies.Ainsi l’on déclare que le cabinet Wirth, s’il ne peut obtenir par l’Allemagne la Haute-Silésie, devra se retirer.Or c’est sur la bonne volonté du cabinet Wirth que Ton compte, dans une large mesure, pour l’exécution loyale du traité de Versailles et sa disparition pourrait remettre en cause beaucoup de choses.Et si le cabinet Wirth parle ainsi, c’est que l’Allemagne tient énormément à la Haute-Silésie, d’une extrême importance pour elle au point de vue industriel et militaire, sans compter le point de vue sentimental.Mais la Pologne, de son côté, y tient autant, pour des raisons identiques, et la France voit dans la Pologne sa meilleure, sinon sa seule alliée, du côté de l’Est.On a parlé de partager le pays — mais où tracqr la ligne de division?Et d’autres soutiennent précisément que le partage est impossible, que la Haute-Silésie forme un tout indivisible.Les difficultés d’ordre politique jeux d’influence, maintien d’équilibre en Europe — se doublent et se compliquent, affirme-t-on, de rivalités économiques dont les journaux ne parlent guère.La Revue universelle, de Paris, établit à ce propos, dans sa livraison du 1er juillet, un tableau de concordances assez impressionnant.D’après l’auteur, qui se dissimule sous les classiques trois étoiles, de grands manieurs d’affaires français travaillent à nouer avec les grands brasseurs d’affaires allemands des relations intimes.Us se heurtent naturellement aux financiers anglais, qui avaient eu le soin de prendre les devants.C’est autour de Hugo Stinnes, le roi de la finance allemande, qu’on se serait le plus rudement battu.Slinncs, déjà en relations avec les Anglais, sc serait d'abord montre fort peu accueillant aux avances françaises.“Hugo Stinnes, néanmoins, refusait de se laisser séduire : or, c'est précisément vers celte époque qu'il fut question d'occuper la Ruhr.dit l’écrivain de la Revue universelle.On disait même que, s'il le fallait, les Français l’occuperaient seuls.Si elle allail se trouver privée à la lois de la Ruhr et de la Haute-Silésie, que deviendrait Vindustrie allemande?La menace était grave.Elle porta." Mais il y t nt une riposte de la finance anglaise, et, finalement, “les Anglais.pour “enlever" l’affaire ou pour sceller le rapatriage, promirent catégoriquement aux Allemands tout le bassin minier de Haute-Silésie.Et, par une remarquable coïncidence, M.Lloyd George, en effet, prononçait trois jours plus tard son fulgurant discours".Tout ceci est fort incomplet, nntis suffit à indiquer que toutes les catégories d’intérêts et de passions, collectifs et privés, sont aux prises là-bas, et c’est ce qui fait précisément la gravité et le danser de la situation.Orner HEROUX.Billet du soir Maniaques Ils s'en vont sur la grève, solen-ds et solitaires.Leur attitude est ¦ave, relie d’un penseur profond, s scrutent la mer avec une certai-» anxiété.Toujours silencieux, ils tancent lentement! Est-ce des tndamnes à mort humant la der-'ère brise de mer, la dernière heu-de liberté?Pourquoi rette recher-ie.effrénée de ta solitude, de Té-ignement?j>ourn-servateur et ensuite le parti unioniste avaient élaboré des lois susceptibles d’éveiller H fla crainte et la défiance.L’idée d’une enquête gouvernementale sur les opérntionis financières des compagnies agrico les avait suscité beaucoup de co 1ère et de récriminations; les fer-na- inters supportaient avec peine que industriel, et à discerner, sous ce rapport, qui n’est pas le moins intéressant, les principes de solution.Comme le commerce qu’elle alimente, l’industrie n’a point d’àine, et les raisons d’allure sentimentale ne l’émeuvent guère: les chiffres, surtout quand ils signifient revenus, dividendes, etc,, peuvent seuls la du problème {U- cabinet envoyât une commission due dans le Québec, le Manitoba, T Alberta et la Saskatchewan, et assez endommagée dans l’Ontario rural, on ne voit pas bien ce qui l’empêcherait de donner le plus de gages possibles à l'élément industriel, s’il veut avoir du secours à fond.II ne fait pas doute, dès maintenant, que le prochain parlement n’en sera plus un divisé entre deux partis seulement, comme tous ceux que nous avons eus à venir à ces années-ci, mais qu’il comptera pour le moins trois groupes importants, l’unioniste, le libéral et le prog.es-sistc, auxquels viendra sans doute s’ajouter un assez nombreux contingent de démîtes élus# dans les villes industrielles, par les électeurs qui sont des artisans ou d’anciens soldats.C’est devenu un lieu commun oue de le dire, mats ce sera, dans le domaine parlementaire, un nouvel état do choses susceptible de produite dos développements encore imprévus.Le Québoo, avec une députation à peu près homogène, ne devra rien perdre à ee changement : il y gagnera plutôt.Pour la Russie La Canadian Car and Foundry Co., do Montréal, est en train de fabriquer 500 wagons-réservoirs do 50 tonnes chacun, pour le compte du gouvernement russe.C’est une commande enlevée à l'Allemagne, parait-il.Nous n’en sommes plus an temps où nos gazettes dénonçaient les Soviets et déclaraient que le Canada n’aurait rien à faire avec la Russie tant qu’elle aurait pareil gouvernement.L’argent n’a pas d’odeur, pour l’industrie moins encore que pour n importe qui.Pour M.Roberson Tra- l’en- Notre ministre fédéral du vail.M.Robertson, a tenu à droit des syndicats nationaux catholiques de notre province, il y a quelques mois, une attitude méprisante et injurieuse; H n écrit a la Gazette, en réponse à des articles de rd!cs-ri.à ce sujet, une lettre suant le préjugé et le parti pris.Il faut croire que M.Borden, ancien pre-mir ministre, n’est pas de son avis, puisque.— selon une information (lue le Devoir était le seul de tous les journaux montréalais à publier.hier< __ M.Borden, en sa qualité de délégué canadien au comité général de la société de la Ligue des Nations, vient de désigner M Gau-diose Hébert, president des syndicats nationaux catholiques, à Q.6-hec, comme membre de ce comité.C’est un geste qui honore et M.Borden et les syndicats catholiques nationaux de Québec, et répare Tin-justice commise par M, Robertson.C’est aussi une gifle à M.Robertson.Il la ressentira vivement, s’il a un tant soit peu do fierté.Mais cela le guérira-t-il de scs préjugés contre lès syndicats ouvrièra catholiques?Ce serait naïf de le croire.Un démenti Nos lecteurs se rappellent sans doute comment la Metropolitan Life Insurance, à Montréal, a jusqTici refusé de répondre à la question que nous posions, à savoir, si Maître A.-G.Claxton, avocat de Montréal, est encore à son service, bien qu’elle ait déclaré au Nationaliste, il y n plusieurs mois, à la suite d'une correspondance de M.Claxton a la Gazette, correspondance insultante pour les Canadiens français, qu’elle avait définitivement rompu avec lui.Des gens qui sont porteurs de polices de cette société d’assurances, ont écrit à plusieurs des chefs de scs bureaux, à Montréal, au sujet de l’emploi de Maître Claxton par la Metropolitan.Un M.Gauthier, du bureau de la rue Saint-De-nis-Saintc-Catherine, a répondu le 28 juin à un de ces porteurs de polices.que “M- Claxton n’est plus à l’emploi de la Metropolitan depuis plusieurs années’’, Un M.Parthenais, du bureau de la rue Saint-Zotique, a écrit le (i juillet à un autre porteur de police que “M.Claxton n'a aucune connection (sic) avec la compagnie que je représente ”.M.Bourgeois, surintendant du bureau de la rue Sainte-Catherine, a écrit le 28 juin à un autre porteur de police que “'M.Claxton.avocat, nesf plus à l’emploi de la Metropolitan, et si notre compagnie l’emploie en certains cas comme conseiller, c'est parce qu'il est bien posté (sic) sur les règlements d'assurance, mais il ne reçoit aucune rémunération à part son travail comme avocat.Il a complètement résigné ses fonctions avec la Metropolitan et ne reçoit aucun salaire de celte rompante." Mais, le 1er juillet, M.\Vil-iim G.Tultly, qui signe "General Solicitor Metropolitan Life Insurance Company.Lam Division".écrit à un antr< porteur de police ce texte laconique et très c air: ‘ YOUR FAVOR OF JUNK 28tli INQUIRING ABOUT ATTORNEY CLAXTON.DULY BECEIVED AND REPLYING THERETO WOt LI) SAY THAT Mr.CLAXTON IS OFH LEGAL B EPR KSKXTAT! VE FOR THE DISTRICT AROUND MONTREAL”.En d’autres termes, ceux des représentants le la Metropolitan qui ont nié que Maître Claxton fût encore à l’emploi de cette so ciété d’assurances ont voulu berner leurs correspondants, ou ils ne savent pas ce qui se passe chez eux, puisque le directeur généra du contentieux de cette société admet en l toutes iettns que "M.Claxton est notre représentant légal autorisé, i pour la région de Montréal".Alors, j qui a-t-nn trompé, il y a miclques années, en déclarant au public ca-1 nadien-français, par l'entremise du! Nationaliste, que la Metropolitan avait rompu toutes relations avec M.Claxton?Et qu’est-ee que les signataires des lettres que nous avons citées ont à répondre à la déclaration explicite de M.William G.Tolly?6 P.fh dans l’ouest afin de trouver des arguments pour les combattre nu prochain appel «u peuple.Ces raisons étaient assez nombreuses et assez fortes pour expliquer ie résultat de l’élection d'- Medicine Hat.Mais les positions des partis n’é taient pas les mêmes dans l’assemblée législative de l’Alberta.Lorsque se produisit la dissolution des Chambre, les fermiers n’avaient aucune plainte nérieuse contre le gouvernement Stewart.Iis n’avnient pas à lui reprocher des lois qui leur auraient fait du tort, ni de Tapathie pour leurs intérêts, ni des scandales ou de la maladministration.Ils n’avaient enfin aucun motif d'opposition marquant.Cependant, sous la direction de M.Wood, le chef des organisations économiques et agricoles de la province, ils ont élu assez de députés pour prendre le contrôle du gouvernement, répéitant le coup de main de l’année 1919.lorsqu’ils sont montés à l’assaut du pouvoir dans l’Ontario.C’était le plus beau tour de force à exécuter.Aucune maladresse n’a compromis le succès final.* * * Ix" groupe agraire doit ce succès à beaucoup de causes différentes.Il faut signaler d’abord combien l’emprise des vieux partis éthit faible sur ces populations; les serres qui tenaient la proie n’ont plus la force de la retenir, elles s’ouvrent d’elles-mêmes, et la laissent glisser du moment (pie le jame adversaire s’en saisit.Les journaux locaux ont signalé, dès les tournées oratoires de M.King et de M.Meighen, Tan passé, cet état d’esprit général et répandu.On peut en voir une excellente confirmation dans l'événement qui vient de se produire.Des conditions économiques différentes.l'immigration d’une population étrangère qui a vivement ressenti ses besoins durant des années, l'éloignement de la capitale, la nais sance de guer- re d’exploiter avec 'profit.A ceux qui seraient tentés de croire a un parti-pris pessimiste et désireraient un bilan plus détaillé, je recommande la lecture attentive d’un article sur l'Avenir de nos industries chi-miquea, publié dans la livraison de décembre 1920 de la Revue trimestrielle canadienne par M.Louis Bourgoin, ingénieur civil, professeur à l’Ecole polytechnique de Montréal, ou celle de l'article Xotre Constantinople, 21.— (S P.A.) —Le troisième corps d’armée grec est entré dans Eskir-Cheir, hier nui-tiei, mande un radiotélégramme reçu ici, hier soir, du navire re grec "Averoff” Eski-Cheir, ville de l’Asie Mineure est située à 27 milles au nord-est de Kouthaya, d’où les Turcs furent chassés la semaine dernière.Elle est reliée par voie ferrée avec Scutari, Angora et Konieh.Le plan des Grecs semble être d’effectuer un mouvement tournant pour forcer les kémalisfes à de couper ainsi les communica- j/i'A‘' ^vkr.,i /Loi , de l’Actions île l’armée oational.sto tur- Æ di coies diver- que avec Angora, leui capitale.seS( ot sans abdiquer les raisons d’espérer en l’avenir, tous deux aboutissent à peu près à la même conclusion, celle que nous avons formulée tout à l’heure.Et s’il en est ainsi pour le Cana CONSTANTIN EST PARTI da tout entier, à plus forte raison devrait-il en être de même pour le plications nécessaires pour assurer que les mesures prescrites par le médecin, soit pour prévenir le dê-velopement de la maladie chez les nourrissons, soit pour assurer la protection des autres membres de la famille dans les cas de tuberculose, soient exactement suivies.Smvrne, 21.— (S, P.A.) — Le roi Constantin est parti pour le front hier soir.Il était accompagné du général Dousmanis et de quelques autres officiers de •’*»««-1 canftda sectionné."diminué territo- mT.l SVlles de la bataille rLilement.Sans doute, on peut ma-.A .Km thava nufacturer, avec de gros bénéfices, sest livrée autour kouthaya (>n jmportant ]u matière première : avant sa chute font croire que les j jes fj]a|ures qe coton et l’industrie troupes grecques victorieuses ont, du caoutchouc en fournissent la fait quinze cents prisonniers turcs preuve.mais on reste à la merci et ont capturé 168 canons et deux complète des pourvoyeurs, qui peu-nulle chameaux.On dit que les vcnt immobiliser à leur gré, et pres-soldats turcs ont résisté pendant (|Ue (lu jour au lendemain, tout le 72 heures avant de capituler.La personnel ct tout l’outillage.Déte-chute de Kouthaya embarrasse | nanti ou à pen près, le monopole de beaucoup les kémalistes.la: géné- ¦” — ralissime grec Papoulas dit que l’ennemi a perdu sa principale ligne do défense.La division que commande le prince André a établi un record en parcourant une distance de 300 kilomètres en dix jours.UN EMPRUNT CONSIDERABLE LE CONSEIL MUNICIPAL DE CETTE VILLE ACCEPTE L’OFFRE DE LA MAISON BEAUSOLEIL POUR $750,000 D’OBLIGATIONS REMBOURSABLES DANS DIX ANS.Le conseil municipal d’Outrc-mont a accepté, hier soir, l’offre de Beausoleil Limitée pour son emprunt de $750,000.Le prix offert pour les obligations à 5 1-2 pour cent est 94.1a.Cinq autres soumissions ont été faites par les maisons: René Leclerc, à 93.80; Versailles, Vidricaire et Boulais, 93.-10; Le Crédit Foncier Franco-Canadien, 93.08’5; Harris Forbes, 92.-231; Wood Gundy Co.90.82; l’emprunt est remboursable dans dix ans.Le programme de construction pour la ville porte le chiffre des sommes appropriés aux constructions à $051,541.Quatre permis ont été accordés hier soir, une résidence genre cottage, avenue Pa-gnuelo, $25,000; résidence genre cottage, avenue Perowne, $27.000; maison de rapport, avenue Bloomfield, $25,000; église avenue Bernard, $45,000.L’échevin Sayer a proposé que la ville reçoive officiellement les représentants des clubs de billard anglais, qui doivent visiter Outremont, le mois prochain.La proposition a été adoptée.Les écnevins ont tour à tour mentionné le fait que les visiteurs au nombre de 36 1 sont pour beaucoup des hommes d'affaires et qu’il importe de les bien recevoir.Un appel au clergé de cette province LE MINlSTRE~DËnL’AGRICULTURE A ADRESSE AUX CURES DE LA PROVINCE DE QUEBEC LA LETTRE SUIVANTE.Bénédiction d’une cloche CETTE CEREMONIE A Eir LIEU DIMANCHE AU LAC SAINT-PAUL, DIOCESE DE MONT-LAURIER.________ Lac Saint-Paul, 21 — (D.N.C.) Dimanche dernier, à 3 heures p.m.avait lieu la bénédiction de la cloche de la chapelle de Lac Saint-Paul.S.G.Mgr Brunet, évêque de Mont-Laurier, présidait la cérémo-ni-c, entouré «du R.R Dugas, s.J., de Montréal, de MM.les curés Laver-gne, du Lac des Ecorces; Martin.de Ferme-Neuve; Bélanger, de Ste-dans une proportion qui a etomie certaines matières premières très recherchées, le nickel, l’amiante, le mica, etc., nous aurions pu nous assurer en retour d’autres matières premières qui nous faisaient défaut, mais il ne semble pas qu’on s’en soit jamais préoccupé.D’ailleurs, quel peuple moderne possède l’indépendance totale dans le domaine économique?Et; avec les facilités de transport, d’échanges, de crédit, pourvu qu’il ne soit ni indigent, ni ruiné, auel peuple s’inquiète de ce scrupule, se soucie de ce souci, lequel ne doit pas non plus obscurcir notre vision, ni entraver nos efforts.Et c’est bien ce qu’a compris le rapporteur charge d'exposer le sujet, M.Y’ves Tessier-Lavigne, étudiant à l’Ecole des sciences politiques, économiques et sociales de l’Université de Montreal, qui ne s’est point fait faute d’énu- Monsieur le curé, La mauvaise récolte crée une situation particulièrement grave pour ^ t ^ ^ .les cultivateurs de la Province de I toutès^nos'raisons d’espérer Québec et me justifie de faire un {,t n,ême d’avoir pleine confiance en appel au clergé, qui ne m’a jamais ; {’avenir, refusé son concours dans le passé.DEMAIN: Conclusions.Pendant la guerre, grâce à la bon- -—-—'»-—— ne volonté, au travail et à l’énergie Le COCUr de Mgr Freppel des cultivateurs, aides du cierge et ___ des autorités civiles, la province de | , __ (S p A ) — Con- Quebec a augmente sa production ; aux dernières volontés de Mgr Freppel, son coeur a été Anne du Lac; Lalonde, de Saint- ks plus optimistes.Les progrès Jean sur le Lac; Thibault, de Saint-! realises ont place notre province a Michel ides Cèdres; de MM.les ab-'la tète de la confédération.Un bés Pfoulx.du Séminaire de Mont- marché favorable, des prix avanta-Laurier; Paul et Emile Jarrv.du ; geux ont répandu l’abondance dans collège de L’Assomption.' J les campagnes.Le R.P.Dugas a fail le sermon dei Une mauvaise récolte et l’état du circonstance.! marché viennent de modifier la si- Parmi les quatre cents personnes tuation.Les cultivateurs, heureuse-présentes, nous avons remarqué i ment, sont dans une meilleure posi-MM.Louis Clave!, maire de la pa-'tion financière qu’ils ne l’ont jamais misse de Ferme Nenve; Jules Jarry, été auparavant pour passer la crise X.P.; J.Charbonneau, Jos.Courte- qui s’annonce.En effet, il est déjà manche, J.A.Hotte, Jean Lachance, Léonard Lafontaine; du Lac des Ecorces, MM.P.Lortie, O.Pain-chiuid.Orner Allard, Brosseau; de Sainte-Anne du Lac.MM.Maxime Lanthier, J.A.Bédard, O.Pelletier.Jos.Coutu.Théodule Vanier.Le fanfare de Sainte-Anne du Lac fit les frais de la musique Puis, dans la soirée sous la direction de M!ie Lacroix, institutrice, et M.Lionel Leblanc, eût lieu une séance dramatique et musicale.facile de prévoir un déficit considérable dans la récolte du foin et dans celle des céréales.Le foin ne donnera qu’une demi-récolte.Le rendement des céréales, en grain et en paille, sera diminué dans une large mesure, selon toutes les probabilités.Il importe que les cultivateurs prennent immédiatement toutes les mesures qui sont à leur portée pour nourrir leurs animaux et de tirer j transféré à Obernai, en Alsace re-devetme française.Mgr l’évêque d’Angers, venu à Strasbourg avec une délégation des Facultés catholiques de l’Ouest, a remis solennellement cette relique à Mgr Ruch, évêque de Strasbourg.Ce dernier l’a transmise ensuite aux représentants de la cité d’O-bernai.Le 20 juillet, dans une salle de Strasbourg, M.René Bazin a fait une conférence sur Mgr Freppel.Le lendemain, à Obernai, après les offices religieux, le général de Castelnau a, à son tour évoqué le grand prélat et le grand patriote que fut l’évêque d’Angers.Les cérémonies préparatoires i qui ont eu lieu étaient à Angers le 18 et le 19 juillet présidées par S Em.le cardinal Luçon.Navire invulnérable , .le meilleur parti possible des con- ,, i.’* L’tnuna par un joli «èu dRiQjij désavantageuses qui leur 'ai'- >•»' »-• taine d’enfants.Le tramway LES REPRIS ENTANTS DE LA COMPAGNIE DE TRAMWAYS El LES DELEGUES DES EMPLOYES DISCUTENT V 1 V E -MENT LA QUESTION DU SALAIRE.qu it faut pré venir à tout prix, c’est le découragement.qui est toujours un mauvais conseiller.Il faut empêcher la panique, qui ne peut qu’empirer les choses et faire baisser les prix.Gardons notre sang-froid, restons confiant.Il y a des hauts et des bas en agriculture comme dans le Vancouver, 21 (S.P.C.)—Le bombardement dirigé, hier, contre le navire de guerre allemand Ostfries-land, a été à peu près sans effet.s part quelques agrès accessoires bri ses, rien n’a été endommagé sérieusement.On a lancé sur le vaisseau 52 bombes, dont 33 de 230 livres et 19 de 520 livres et de 500 livres.A IAMBIC SAISI Fin faisant des lulsitions commerce ct il ne faut pas cesser, En raUant d„ perqv d esperer., , i Saint-Colomban, les policiers Mas- Nos cultivateurs, prévoyant l« Lon ct Kearney, du département du i • TT-., , rare“’ llu/°An e,1 c,c la pa,l,lc’ se ^t! Revenu, ont m s la main sur un , - Les représentants de la Compa-1 barrassent de leurs vaches qu ils I n„rfAe»innnés 1 avenir une tentative de déflation gnie des Tramways, le Colonel mit- offrent à des prix ridicules.Il n’y ! ‘ .Va p - !>l0 est faite, elle ne devra avoir lieu cheson et M.A.Robert.Ont discuté quavec la plus grande prudence et la question du rabais des salaires , faudra se guider sur l’expérience d’une proportion de 20 p.c.avec les derP'trs mois, laquelle # | représentants des montre que si les autorités fman- U’en est arrivé raeres peuvent inaugurer une politique de déflation, le mouvement une fois commencé échappe à leur ¦ contrôle, et que, lorsque la baisse j des prix s’accentue trop rapidement, les autorités ne peuvent plus rien | étant donné employes.On à aucun résultat, que les représentants a pas trop d’objection à ce qu’ils S1} s vendent leurs jeunes animaux, par- • lPUr son! rechwch s.ce qu'ils peuvent les remplacer ai- _____ .—A sèment, mais qu’ils songent bien.! avant de conduire leurs vaches laitières à l’abattoir, qu’il faut plu- Sont en villégiature au Château : Murray, Pointe au Pic, pour l’été: M.et Mme L.-N.Miller; Mme j veuve J.-A.Arcand, Mlles Lucile | et Hélène Arcand, tous de Mont- j ré al.COMPAGNIE DES TRAMWAYS Ut MONTREAL hokaikb DU SERVICE suburbain POUR 1921 D- i» r*.c.LAtHINE St-Puul, service de n.f.?,mute* * partir de 5.05 a.m.•ervice'de1*** d',^ruies de poste), în £?fnu?es ?e y4° a-m- * 8.00 a.m.in mî“uies ‘î® 8.00 a.m.à 4.20 p.m.în m nu ®s hea Vitraux d’Art Pour Eglises et Résidences Verrières des écoles de Munich, française anglaise et américaine.Aussi tous verres blancs et de couleur.Des conditions spéciales sont faites au clergé et aux communautés religieuses.Bureau et atelier de fabrication : 15 rue Perrault, Tél.Bell Est 3948.Montréal.«Café 'Primus Compo** d* Café do Choix, séloetlonné ot mélangé par des experts, torréfié Juste à point pour lui conserver tout son Parfum, te CAFE PRIMUS nous assure une infusion dont la savaur at l’aroma sont insurpassablos.Essayez-le.» V LE CAFE PRIMUS est vendu en bottes de fer-blanc, hermétiquement cloaes pour conserver intact tout son arôme délicat.DI«tr!bu4Mir*: L.CHAPUT, FILS AGI Limitée.MentrSel- "liinü’MÜfÿ'iÜiÉil'1 :'h1 j Vente de Livres au Rabais du 2! 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Le premier roi d’Islande qui ait foulé le sol islandais est arrivé hier.En effet, la population de l’Ue des glaces a pu hier souhaiter la bienvenue au roi Christian X, du Danemark, qui est aussi maître de ITs-lande.Les dix-huit mille habitants de la capitale de l’Islande om passe la journée en réjouissance autour de l’école publique, où la famille royale s’est installée durant son séjour ici.Au dîner de gala offert aux souverains, la reine Alexandrine portait le costume national is- landais, don que lui ont fait tes femmes de l’Islande.La prohibition étant en vigueur dans cette île, on n’a bu que des eaux minérales et de la limonade en présentant les santés.A l’occasion de sa visite, le roi Christian a institué une nouvelle décoration, celle du Faucon d’Islande.Le roi et la reine visiteront les places historiques islandaises à dos de cheval.Le gonflement des eaux des rivières va les forcer à supprimer quelques-unes des excursions projetées.UNE TROISIEME ENTREVUE M.de Valera s’est entretenu avec M.Lloyd George, cet avant-midi.— Les propositions de l’Angleterre.Londres, 21 (S.P.A.) E a ni on de Valéra est arrivé an No 10 Dow-i ing Street à 11 h.30 cet avant-mi-uli pour causer une troisième fois •en tèL’-à-tcte, avec le premier ministre Lloyd George sur le problème ‘ •landais.Comme lors de- ses deux visites précédentes, le chef républicain irlandais a été acclamé au passage avant d’entrer chez le premier ministre.On compte que erb i-ci va profiter de cet entretien pour présenter à M.de Valéra les ¦propositions de règlement qu’offre Oc gouvernement britannique.Ces propositions sont construites, dit-on.officieusement, de façon à ne donner prise à aucune offre alternative.C’est pourquoi toute !a pou dation du Royaume-Uni surveille avec un intérêt intense le résultat de l’entrevue d’aujourd'hui, car on ne se cache point que la phase eritiq -e des négociations soif arrivée.UN DUUl MENT HISTORIQUE I on (1res, 21 — (S.P.A.) — Lors quT.atnon rie Valéra retournera à Dublin, après son entrevue d’aujourd’hui avec le premier ministre Lloyd George, il sera, dit-on.porteur d’un document volumineux offrant à l’Irlande l’autonomie d'un Dominion au sein de l’Empire bri-ta inique dans le genre de celle dont jouit l’Afrique-Stid.Bien que le secret officiel demeure impénétrable.les gens aptes à voir au travers du voile de mystère qui recouvre les négociations se plaisent à prédire que le Home Rule sera offert.On dit que les propositions anglaises qui seront transmises au-joiu hui au chef républicain irlandais ont été retouchées à la suggestion du premier ministre J.C.Smuts, de l’Afrique-Sud.Les propositions nouvcUes accordent une liberté fiscale considérable à l'Irlande, mais ne permettent pas à cette dernière de taxer les marchandises d’Angleterre.Celle-ci ne pourra peut-être pas non plus taxer de son côté l'entrée chez elle des marchandises irlandaises.M.Lloyd George a soumis, hier soir, ses propositions au conseil des ministres et les journaux disent qu il a reçu l’approbation quasi unanime de ses collègues.Gette unanimité qu’on allègue chez les membres du cabinet a accru 1 anxiété de certains des unionistes les plus extrémistes qui veulent avant tout sauvegarder entièrement !a position de l’Ulster dans tout arrangement anglo-irlandais qui pourra se conclure.Austen Chamberlain, porte-parole du gouvernement a la Chambre des Communes, recevra aujourd’hui une délégation de ces unionistes, en même temps que M.Lloyd George reverra M.do Valéra.On dit (pie leur future attitude dépendra de ce que leur dira M.Chamberlain.Le colonel Martin Archcr-Shee et le colonel Gratton, deux députés unionistes de la Chambre des Communes, ont déjà formellement retiré leur appui à la coalition ministérielle, parce qu'ils désapprouvent 1 attitude du gouvernement à l'égard de de Valéra et des autres chefs républicains irlandais.AUCUN TERRAIN D’ENTENTE Londres, 21.(S.P.A.) — Un com-muniqué officiel public cet après-midi, après l’entrevue de Vnléra-Llovd George annonce que les deiix diplomates n’ont pas encore trouvé de base à une conférence dont le but serait d’essayer de résoudre le problème d’Irlande.Le communique ajoute que M.de Valéra et ses collègues vont retourner à Dublin demain.Le chef sinn fclner Communiquera de nouveau avec M.Lloyd George lorsqu’il aura discuté la situation avec ses partisans en Irlande.Un contrat de travail La MAISON LAMONTAGNE SIGNE UNE CONVENTION AVEC SES SELLIERS EN LEUR ACCORDANT LES MEMES SALAIRES ET LES MEMES HEURES DE TRAVAIL.Un contrat sera signé aujourd’hui entre le Syndicat catholique des travailleurs en cuir, section des selliers, et la maison Lamontagne, limitée.Il est entendu entre les deux parties contractantes qu’on s’en tiendra aux heures et aux salaires uctuels.Le •'entrât en question expirera en 1922.PI sera stipulé dans le nouveau contrat que tout conflit pouvant survenir entre les deux parties signataires devra être soumis à un conseil d’arbitrage.Chacune des parties, toutefois, pourra résilier son contrat en tout ou en partie en donnant à qui de droit un avis de trente jours.La préférence sera en tout temps accordée aux membres des syndi-l cast catholiques, chaque fois que la * 1 maison Lamontagne aura besoin d employés.A Nicolet, dimanche C’est dans la ville de Nicolet, dimanche prochain, que M.Arthur Sauvé continuera sa série d’assemblées politiques.M.Sauvé sera accompagné de M.Arthur Rrossord, o.r., de Montréal L.P.Bernard, cultivateur, ancien député, Maurice Duplessis, avocat des Trois-Rivières et M.T.Cami-rand et do plusieurs aunes.L’assemblée commencera à deux heures et demi.La Belgique fête aujourd’hui l’anniversaire de son indépendance politique et nationale.A cette occasion, M.John Van Rickslal, consul de Belgique à Montréal, a reçu, ce mutin, entre onze heures et midi, à ses bureaux, 10, rue Saint-Jenii, plusieurs membres de la colonie belge de notre ville ainsi que quelques amis de la Belgique.Nous avons remarqué parmi ceux-ci MM.Marcel de Verneuil, gérant du consulat-général de France au Canada, de Clerval, attaché commercial français, Ricquet, président de l’Umion Nationale Belge, le lieutenant-colonel Chaballe, président de la société des Vétérans Belges, section canadienne, Ghey-sen, président de la Société Belge de Bienfaisance, laquelle a été créée tout récemment, et F.Beau-(lelet, président de la “Moedertaal” (dénomination flamande qui veut dire: langue maternelle).Un vin d’honneur, des gâteaux, cigares et cigarettes ont été distribués à tous les visiteurs.Ainsi que le Devoir l’a déjà annoncé, la fête religieuse de l’indépendance belge est reportée à dimanche prochain.Tous les Belges, de notre ville ainsi (pie les amis de la Belgique sont priés de participer à cette cérémonie.Le point de ralliement sera à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-De- ct cortège partira vers le huit heures et demie.Celui-ci sera précédé des drapeaux des différentes sociétés belges et de la fanfare des carabiniers Mont-Royal, laquelle sera sous la direction habituelle du lieutenant J.-J.Goulet.La messe solennelle, qui sera dite par le révérend Père de Man-geleer, aumônier de la Société des Vétérans Belges, section canadienne, aura lieu à 9 heures à l’église Notre-Dame.Le cortège se rendra ensuite au local de l’Union Nationale Belge, 1 OSS-est, rue Sainte-Catherine, où il y aura réception et allocution par le consul de Belgique et les présidents des sociétés belges.L’Union Nationale Belge a également organisé, pour dimanche soir, une fête de famille à laquelle les chanteurs tant flamands que wallons ont été priés d’apporter leur concours.Tous les Belges et amis de la Belgique v seront naturellement les bienvenus.k.in.ni-svcinn.i hiv ri ociiiu-i nis, entre l’Ecole Polytechnique l’église Saint-Jacques, d’où le c Un vol d’auto Au cours delà nuit du 2!) au 30 juin dernier, des cambrioleurs s’emparaient de l’automobile de M.Albert Blain, cultivateur de Saint-Hilaire.une machine Chevrolet, et disparaissaient avant qu’on puisse savoir de quel côté ils s’étaient diriges.M.Blain porta inyncdiatement plainte à M.Antonio Vigneau, huissier de Bcloeil.ainsi qu’au chef Lorrain, des détectives provinciaux et au chef Gravel, de Saint-Lambert.Une enquête a été ouverte aussitôt, mais les démarches et les recherches étaient demeurées vaines lorsque hier après-midi, on avor-Bssait M.Vigneau, que des individus suspects ayant m leur possession une voiture Chevrolet, habitaient une certaine maison, près de Chambly Canton et qu’ils ne sortaient que la nuit.-«- Au sujet d’un abordage Québec, 21.— (S.P C.) —Une enquête officielle a élé ouverte, hier matin, concernant la collision survenue mercredi dernier entre le “Hygja”, bateau norvégien, et la barge à vapeur “Mnpledawn” près du cap rouge dans le Saint-Laurent.L’enquête était présidée par le capitaine J.-A.Demers, lequel était assisté des capitaines Lapler-re et Lefebvre.Cinq témoins ont été entendu au cours de la journée d’hier.L enquête se continue ce matin -g.- Sur le tarif Washington.21.(S.P.A.) _ Le débat sur la loi du tarif doit se terminer aujourd’hui.Le vote sur le bill Fordney se prénom vers la fin de la journée et U est presque certain que le bill sera adopté, car il a eu jusqu’ici l’appui général de la forte majorité républicaine.La Chambre a rejeté hier, un bill proposant de prélever un impôt sur les chaussures et les autres objets de cuir.Ce projet de loi auraR eu pour effet d’augmenter le prix des matières brutes déjà haussé par le droit ininosé sur les peaux.Plu* d’un million Les permis de construction, oc-troyés depuis le commencement du mois, forment un total de $ 1,155,-030.Au nombre des derniers, on signale une fabrique de la Ciç Do-aiinion Oaygen, rue Leber, au mon tant de S40,0(H).-*- Un refus Toronto.21.— (S.P.C.) — L’Union des charpentiers a rejeté, hier soir, à une assemblée tenue au temple du travail, la proposi-tion qui lui avait été faite, par les membres du '"Builders Exchange”, d’une réduction de 10 pour cent dans les salaires.L’assemblée a duré trois heures.Les soins que requiert un bébé LE DOCTEUR BOUCHER PUBLIE UNE CIRCULAIRE QUE LES GA RDES-M ALABES D 1ST RIB UE-RONT AUX FAMILLES DE LA VILLE.DES L’OUVERTURE DES CLASSES — DES CONSEILS.Les gardes-malades attachées à la visite des écoles distribueront, dès l’ouverture des classes en septembre, les quelque cinquante mille circulaires que le docteur Bouclier a fait imprimer concernant les soins à donner aux bébés.La circulaire, qui est un moyen de lutte contre la mortalité infantile, donne les conseils suivants : La naissance d’un enfant impose aux parents de nombreuses obligations.La mère a pour principal devoir de nourrir elie-même son propre enfant, et presque toutes les mères peuvent le faire avec avantage pour elles-mêmes et pour leurs bébés.II est reconnu que l’enfant nourri par sa mère a six fois plus de chance de survivre que celui qui est privé de cet aliment.La mère ne doit donc pas sous un prétexte futile metfre en danger la vie de son enfant, en lui refusant l’aliment naturel auquel il a droit et s’exposer à regretter toute sa vie le décès d’un bébé qui aurait pu vivre si elle l’avait nourri.Quel que soit son mode d’alimentation naturel ou artificiel, le bébé doit recevoir ses repas à heures fixes; à moins de prescription spéciale d’un médecin compétent, l’intervalle entre les repas doit être de trois heures le jour et de quatre heures la nuit, et pas plus de sept repas doivent être donnés toutes les vingt-quatre heures.Entre ses repas le bébé ne doit prendre aucune nourriture ; s'il crie ou s’agite, un peu d’eau bouillie réussira le plus souvent à le calmer.Les bonbons, les fruits, la crème à la glace sont des nourritures qui ne doivent jamais être données aux bébés.Après deux ans, les bonbons et autres friandises de bonne qualité peuvent être donnés, mais au moment des repas seulement.La diarrhée est la maladie la plus fatale pour les bébés, on doit la craindre chaque fois que les selles deviennent liquides ou plus fréquentes.Il faut alors remplacer par de l’eau bouillie le lait et toute autre nourriture, pendant douze heures et plus; donner une cuillerée à thé d’huile de ricin et prendre l’avis de son médecin de famille ou de celui de la consultation de nourrissons la plus proche.Ne pas prendre ces précautions est une négligence criminelle parce qu’elle peut être la cause du décès du bébé.Ne suralimentez jamais votre enfant.Les bébés trop gras sont plus exposés aux maladies et ont moins de résistance que ceux d'une grosseur normale.Ne faites jamais de changement subit dans l’alimentation, il n’y a qu’une exception à cette règle et elle consiste à remplacer toute nourriture par de l’eau bouillie à la suite d’une indigestion ou de diarrhée.Ne donnez jamais une nourriture patentée ni de sirop calmant sans consulter un médecin.Un bébé en santé doit augmenter de poids tous les jours et dans les premiers mois la pesée doit être faite toutes les semaines.Si vous n’avez pas de balance, inscrivez-vous à la consultation la plus rapprochée où vous trouverez un médecin et une infirmière pour juger de l’état de votre bébé et vous donner les conseils qui vous permettront de le conserver en bonne santé.Le rapport de la Banque provinciale L’EXERCICE FINANCIER, TERMINE LE 30 JUIN, ACCUSE DES PROFITS NETS DE $425.047 OU DE 90% SUR CELUI DE L’AN DERNIER.- UN ACTIF DE «45,000,000.l/e bilan financier de la Banque Provinciale du Canada, qui vient justement d'être rendu public, révèle une situation des plus avantageuses.L’augmentation de l’actif ressort à près de six millions sur les chiffres du rapport précédent.L’actif de la banque accuse maintenant le chiffre important de plus de quarante-cinq millions.Les obligations dues au public, dépôts, etc., se chiffrent à au delà de $41,048,000, et l’actif liquide de l’institution, chose remarquable à noter, accuse la somme de $28,366,-000, dont $10,145,000 en caisse et la balance en obligations des gouvernements, des municipalités, etc., aussi de prêts à demande sur nantissement de titres, ces derniers s'élevant à au delà de $6,239,000.Les prêts faits aux corporations municipales et scolaires s’élèvent à la somme de $1,674,000 et ceux faits au commerce à au delà de $14,700,-000, accusant une augmentation d’environ $5,000,000 sur les chiffres du total des prêts de l’an dernier.Les profits nets de l’exercice finissant le 30 juin dernier (12 mois d’opérations) ont été de $425,647, soit au delà de 92% d’augmentation sur l’exercice précédent : de cette .somme, le dividende au taux de 9% l’an s’élevant à $264,024, a été payé aux actionnaires, et aussi une somme de $25,000 a élé ajoutée au Fonds de Pension pour les officiers et employés, lequel fonds s’élève maintenant au chiffre de $125,000.Durant, l'année, le capital do la banque a été augmenté d’un million de dollars, portant celui-ci au chiffre de trois millions, — et la prime reçue sur celte nouvelle émission a été de $200,000.Une somme de $300,000 a été portée au Fonds de Réserve, lequel s’élève maintenant à près (le 50% du capital payé, soit $1,400,000.I! ressort de l’analyse ci-dessus que cette institution canadienne-frayçai-se a eu sa grande part de l'augmentation des affaires chez nos nationaux durant l’année écoulée, et MM.les administrateurs de la banque aussi bien que MM.les commissai res censeurs ont droit de se félici ter de succè-s aussi remarquables qui témoignent de l’efficacité des nôtres en matière de finances.L’assemblée annuelle des actionnaires aura lieu le 10 août prochain, à midi.Décès du Dr Mount L’AiNGIRN MIEDFjCÎiX DE L’ECOLE DE REFORME EST MORT CE MATIN.Nous apprenons la mort du docteur Philippe-Edmond Mount, survenue à 7 h.30, ce matin, à son domicile, 116-cst, rue Dorchester, après une courte maladie, n’étant malade que depuis samedi dernier.Ee défunt naquit à .Saint-Henri de Vf accouche, le 18 novembre 1840.Après de brillantes éludes classiques au collège Masson, à Terrebonne, il se* livra à l’élude de la médecine et fut admis à la pratique le 0 mai 1865.Durant un grand nombre d’années il fut chirurgien du 65ième régiment, aujourd'hui les carabiniers MontJRoyal, et fit même du service actif, en 1870.Il reçut une mcdnijlo à cette occasion.Durant 8 ans.il fut médecin au dispensaire de la province, et pendant 38 ans, médecin de l’Ecole de Réforme.Il fut aussi le médecin des Frères de la Charité, de Belgique.En 1006, ii fut décoré de la médaille de Chevalier de Léopold H, pour services rendus.Il fut aussi professeur de diagnostic médical à l'école de médecin et de chirurgie.Lui survivent son épouse, nee Drolet, (Soubie Emilie), deux filles.Marie el Rita, et un fils, Rene.Nos sympathies à la famille.Les restrictions de la construction M.Alcide Chaussé, ancien architecte en chef de la ville, a remis à M.Doucet, son rapport sur les restrictions concernant la construction à Montréal.Ce rapport fera partie du nouveau code de construction dont il formera le second volume.Vers la fin de l’année dernière, la Commission administrative chargeait M.Chaussé de faire une compilation de tous les règlements municipaux concernant les restrictions dans la construction à Montréal.Ces règlements étaient au nombre de 70 environ.Ils ont tous été passés en revue et n’en forment plus maintenant qu’un seul.Cette seconde partie du code de construction, qui sera mis en vigueur au cours de cette année, est très volumineuse; elle comprend approximativement une centaine de pages rie papier grand format.Elle est rédigée dans les deux langues et se rapporte à mille rues, groupées par ordre alphabétique.On remarque que le plus grand nombre de restrictions dans la construction à Montréal concernent les principales artères du centre de la ville.Les quartiers dans lesquels il y en a le plus sont les quartiers Notre-Dame de Grâce, Laurier et Ahunlsic-Bordeaux où il y a des restrictions dans toutes les rues.Extradé Sherbrooke.21 (B.,N,C,.) — Le détective J-R.Barrett a arrête, hier, un nommé N’ap.Boissé, à Dicksville, près de Sherbrooke.C’est à la demande des autorités américaines que cette arrestation a eu lieu.Boissé se (lit citoyen de Salem.Mass.U a ouitté cette place en 1920, après avoir été accusé de viol.Traduit devant le juge GIo-benski, à Sherbrooke, ce matin, Boissé no s'est pis opposé à la demande d’extradition des autorités américaines et il a pris la route des Etats-Unis, en compagnie d’un détective américain.In subira .40n procès à Salem.Arrêté à Douvres LE CHEF DES SOCIALISTES AMERICAINS NE PEUT PENETRER EN TERRE ANGLAISE.Londres, 21.— (S.P.A.) — I^e chef des socialistes des Etats-Unis, M.Morris Hillquit, est arrivé à Douvres, hier, mais un fonctionnaire de l’imigration, prétendant remplir les ordres du secrétaire de l’intérieur, a refusé de le laisser mettre pied à terre, au dire du “Daily Herald", organe travailliste.Le journal ajoute que M.Hillquit a reçu là permission de passer la nuit à Douvres, mais de se rapporter au bureau de l’immigration A midi.A moins que les ordres donnés aux fonctionnaires ne soient contrcman-dés, le chef socialiste américain devra retourner en France, par où il a passé pour venir à Douvres.l/e “Herald” prétend que l’ambassade anglaise aux Etats-Unis avait visé le passeport de M.Hillquit avant son départ pour l’Europe.On saisit du whiskey La Commission des liqueurs a fait main basse, hier après-midi.dans la partie est de la ville, sur ua camion-automobile au moment où il transportait cinquante gallons de whiskey.I/p camion ainsi que le whiskey ont été saisis, conformément à la nouvelle loi des liqueurs de la province.SUR LA SELLETTE L affaire de la “Presse” s’est continuée, ce matin, en Cour de pratique.— M.Arthur Ber -thiaume est longuement questionné.11.'affaire de la Presse s'est continuée ce matin, en Cour de pratique, devant le juge Lorangcr.On se rappelle que lundi, deux brefs d'injonction ont été présentés par les deux camps qui se disputent le contrôle de la Presse.!,« juge avait ordonné l’évacuation de la Presse par les détectives qui en avaient fait un camp retranché.Ce matin, Me Aimé Geoffrion, avocat de MM.Arthur Bert'hinunie, Zénon Fontaine et Pamphile DuTrembday, a insiste pour que l’on procède par enquête.Sic Enflamme, avocat dos parties adverses s'y est opposé et a prétendu que la Cour n’avait qu'à décider une chose, savoir: quelle était la situation de VfAt.Eugène et Edouard Berfhiaume, à la Presse, et de quel droit on les a évincés de cette situation.Le juge a tenté une dernière fois de concilier les iwirties, niais vainement.Finalement, Me La-flamme et Me Pélissier ont décide de procéder par enquête.iLe premier témoin iiMerrogé a été M.Arthur Berthiaume.Me N.-K.Laflainme l’a longuement questionné tout d’abord sur le transport de plusieurs actions de M!M.Eugène et Edouard Berthiaume à MM.Bertrand et Lamarche, directeurs du nouveau bureau de direction de la Presse.Me LaPlanune lui a demandé si MM.Bertrand et Lamarche avaient donné quelque chose en retour de ces actions.M.Arthur Bei-thiaunie a répondu que non.Interrogé sur le motif qui l'avait porté a opérer le transport de ces actions, le témoin a déclaré que c'était du fait que MM.Eugène et Edouard Berthiaume n'étaient puis directeurs de la compagnie.Il a ajouté qu'il n'avait pas attendu la nomination d’uu nouveau fiduciaire, dans l'intérêt de la compagnie, niai,gré qu’une des dispositions de 1 acte de fiducie porte que lorsqu'il s’agit de voter pour élire des officiers de la compagnie, les fiduciaires doivent être unanimes dans leur décision et voter les uns en faveur des autres comme directeurs.Tombant sur un autre terrain.Me N.-K.Lnflamme a demandé ensuite quel était celui qui s’étai! occupé le jilns des affaires de la Presse depuis 1914.M.Arthur Berthiaume a répondu que c'était lui-même.Tl a déclaré que M.Eugène Berthiaume ne s'occupait lias de la Presse.L a déclaré aussi qu’il ignorait s’il y avait un secrétaire de rédaction ou plutôt qv'il n'en connaissait pas, et a ajouté qu'il ne metlait pas les pieds à la rédaction du journal, par crainte do M.Eugène Berfhiaume qui lui avait fait des menaces.Seul M.Berthiaume a été interrogé.La séance a été interrompue, oour l’heure du diner.Elle se continuera cet après-midi.Tout annonce que In cause va être des plus longues à débrouiller.En effet, la cnaise s’instruit devant les tribunaux civils et les tribunaux criminels en même temps.Demain, aura lieu l’enquête préliminaire dans là poursuite de M.: Arthur Rerthino-me, contre ses deux frères, MM.Eugène et Edouard Berthiaume, i qu'il accuse de s’être approprié ; $120.000 appartenant à la Presse i Publishing Company.LE JAPON POSE DES CONDITIONS LE GOUVERNEMENT JAPONAIS PRENDRA PART A LA CGNFF,-RjEX'OK DE WASHINGTON, AVEC DBS RESERVES.Tokio, 21 (S.P.A.) — Le cabinet japonais a décidé de prendre part à la conférence de Washington, à condition qu’on n’y discute pas les questions affectant les droits souverains des nations qui y participeront, et à condition aussi qu’on n’y discute point les questions du Ohan-Toung et de File de Yap, lesquelles, soutient-on ici, ont été réglées à la conférence de paix de Paris.Ces renseignements sont puisés dans le journal Sic hi Sirhi Shimbun.Un autre journal, le Yomiuri Shfmhin, déclare qu’une délégation de pairs japonais représentant toutes les parties de l’Empire, s’ost rendue aujourd’hui, chez le ministre des affaires étrangères, Uchida, et l'a interrogé au sujet de la conférence projetée.Le vicomte Uehi-da leur a exposé ses vues sur la conférence, ainsi que sur l'alliance nhglo-japonaise et leur a dit, en effet, que les questions du Chan-Toung et de la Sibérie ont été tranchées h Paris.'Le peuple a tort, dit-il, de croire qu’on les ressuscitera à lîéconfércuce.Fugitif repris Le chef Lorrain, des détectives provinciaux, a été averti du fait que le jeune Eugène Mailliot, qui s’était évadé de la prison de Sainte-Scholastique, le 20 juin dernier, était actuellement détenu à la prison des Trois-Rivières, sous le nom de Lucien Charbonneau.pour un vol d’auto, commis à Shawinigan.Il a été identifié par une photographie qui avait été envoyée au chef Rer-thiaume.Le chef a aussi appris que, lors d’un commencement de mutinerie, qui a eu lieu dimanche dernier, à la prison des Trois-Rivières, le chef Berthiaume qui avait été appelé sur les lieux a dû presque assommer Charbonneau, allas Mail-hot, pour le ramener à la raison.Une saisie de champagne Bridgebourg, Ont., 21.- (S.P.C.) — Trois cents soixante bouteilles de champagne ont été saisies hier, par des officiers des douanes cnnndicnmcs.Ce champagne était adressé à trois personnes de Toronto et avait été expédié de Hollande par les Etats-J nis.(.cite consignation représente une somme d'crvlron $3,660.En attendant dp nouvelles instructions, lés officiers de douanes montent eux-mêmes la garde autour (le cette saisie.ACCORD TEMPORAIRE LES CHEMINOTS ACCEPTENT PROVISOIREMENT UNE RE DUCTION DE SALAIRE D’AU PLUS 10 SOUS, A PARTIR DU 16 JUILLET.-m- Visiteurs intéressés Sherbrooke, 21.(D.N.C.) Un nommé Patrick Saunders, qui dit venir de Boston et William McKenzie, soi-disant citoyen de Winnipeg.Manitiba, ont été arrêtés par la police de cette ville sons l’acusation de s’être approprié la montre, d’une valeur de $54, et une somme d’argent de $15 dans les goussets d’nn citoven de Sherbrooke.Us ont choisi un procès par jury et ont élé envoyés en prison en attendant leur procès aux prochaines assises criminelles.Windsor.21.* (S P.C.) -Six bandits armés ont arrêté les employés de la Banque des Marchands à Petite Côte, à environ 12 milles de Windsor, h midi hier et ont emporté $12,000 en monnaie.! Vital Benoit, client de la banque, a été blessé.Plusieurs coups de feu furent tirés.Un arrangement temporaire a été conclu hier au sujet de la réduction des suaires des cheminots canadiens.L’arrangement a été signé par la “United Brotherhood of Maintenance of Way Employees and Railway Shop Laborers” cl par M.Grant Hall, président du comité de l’Association des Chemins de fer du Canada.'Cette mesure affecte 46,000 employés du Pacifique Canadien, du Grand-Tronc, du Canadien National et les jilus importants des petits chemins de fer.La réduction mise en vigueur est de 7 1-2 s uis de l’heure pour les uns et 10 sous pour les autres.La nouvelle échelle de salaire entre en vigueur le 16 juillet.Voici la déclaration officielle qui a été faite à ce sujet: "L’Association des Chemins de fer du Canada a conclu un arrangement aujourd’hui avec le comité central du Canada de la “United Brotherhood of Maintenance of Way Employees and Railway Shop Laborers" au sujet des tentatives de réductions dos salaires de ces employés.Les réductions qui sont les mêmes pour les chemins de fer des Etats-Unis, sont effectives à partir du 16 juillet 1921.Cet arrangement est fait sans aucun préjudice aux négociations pendantes pour la révision d’un arrangement général au sujet des salaires et des règlements des employés.Cet accord sera conclu dans peu de jours selon toute probabilité.Il est entendu que si dans la convention finale, il y a une modification faite dans le tarif des salaires, les employés en recevront le bénéfice à partir du 16 juillet 1921.- -J*.—.Pour quitter la Suisse Paris, 21.— (S.P.A.) — L’ex-em-pereur Charles, d’Autriche-Hongrie, demande qu’on lui permette de quitter la Suisse pour se rendre au Danemark.On croit discerner ici dans les milieux officiels une nouvelle tentative pour rétablir Charles sur le trône de la Hongrie.Le permis de déplacement demandé fait l'objet d’échanges de notes diplomatiques.On croit que la Suisse va êlre priée d’empècher l’ex-empereur de sortir de son territoire.-0- De multiples plaintes Sherbrooke.21.(D.N.C.) — J.P.Bartlett, constable spécial, a porté plainte contre plusieurs citoyens d’Kast-Angus qu’il accuse d’avoir enfreint la Loi Scott on vendant sails licence des liqueurs alcooliques.Les accusés sont: J.O.Vnchon, Victor L’Heureux.Josenh Bégin.Ernest Hobergc, Albert Blanchard, Charles Skelling.Adélard Bernier, Cléophas Desrosiers, Joseph Hictidcau, Arthur Pageau, Camille Bernard et Angclo Rossi.-¦ m Japonais qui émigrent Turlock.Californie.21.(S.P.A.) — Les ouvriers des champs japonais et leurs familles quittent le district aujourd’hui à la suite de la déportation à Keves, à cinq milles au nord d’ici, de cinquante-huit Japonais, par les membres d’une union de raniasseurs de melons et de fruits.L’union est eom-posée principalement d’ouvriers ambulants. LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 21 JUILLET 1921 VOL.m—N# 169 TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI « — Jaao/l *• m«u, I* »om», «t 1 »«u par mat aappUmaa- ^DEMANDES D'ELEVES : — jaaaa'à Si maU, 1« «ou», at 1 aoa Par mat aapplamen- ‘TOUTES LES AUTRES DEMANDES t — jaaaa'i II mata, t* aaua, 1 aaa par mat aap- plémrntairt.____ CHAMBRES A LOUER i — IS.aaaa Jaa-au't î» maU, I aaa par mat aupptémantalra.TROUVE t — Jaaqu’â I# mata, ï# aaaa, 1 aaa par mat anpplàmantalre.PERDU : — juaqu'à I# mota, Ï8 aoua, 1 ^ -‘-‘KÎSÎ^Efc., A LOUER • CHOSES MUNICIPALES LE MAIRE VEUT AVOIR RAISON 2S aaaa, 1 aaa par mat MAISONS.MAi — juaqu’à 20 mota auppllmentalra.__ A VENDRE : — Juaqu’à 20 mata, 20 aaaa, 1 sau par mot aupplâmantaira.* CARTES PROFESSIONNELLES, tarif aar demanda._ , „ AVIS LEGAUX .— 15 aoua la Unie atata.NAISSANCES.DECES, MESSES : - 10 aaua par Inaartion.REMERCIEMENTS : — 50 aoua.CARNET MONDAIN.NOTES PERSON-NELLES, ETC.: — 11.00 par inaartlon^^ SITUATIONS VACANTES ON DEMANDE un organisateur et un gérant de ventes de première compétence ; devra pouvoir s’adapter à la vente d actions et aux diverses opérations qui se rattachent à l’organisation de la misa en conserves coopérative domestique des produits de la ferme, maintenant en opération, et qui demande de l’enthousiasme, de 1 éncr_ ale, de la clairvoyance et du talent d organisation.Cette offre comporte pour Phomme d’initiative et avisé une situation unique et qui peut devenir très rémunératrice.En offrant vos services, mentionnez Age, capacités, expérience et référen-cea.Absolument confidentiel.S adresser il boite postale 94.LE CaNTENmiEUX INTERPRETE iLA CHARTE EN DONNANT GAIN DE CAUSE AUX COMMISSAIRES DANS LA POLEMIQUE ENGAGEE SUR L'ADOPTION AUTOMATIQUE DES RAPPORTS.(Le contentieux municipal a donné raison aux administrateurs dans la polémique que le maire a engagée contre eux.Les vingt-six rapports de pavages sont adoptés automatiquement, puisqu'ils sont restés trente jours complets entre les mains du greffier et devant le conseil, sans que ce dernier ne se fut prononcé.Me SaintéPierre, qui répond à une demande de renseignements de M.Martin, ajoute que rien dans la charte n’oblige le greffier à avertir le moire qu’a a reçu des rapports de 'a commission administrative.La question des vacances du conseil n'entre point non plus en ligne de compte.M.Martin n’a guère prisé cette interprétation de la loi et a jeté son dévolu sur les commissaires qui ont fait parvenir au greffier quarante et un nouveaux rapports, am cours de la journée d’Eier, ce qui e.I fle-griéche bleu-marine, *1.00.Hirondelle bleue.*5.Archangel.*5.00.Carneaux, #3.50.Tourterelle» jaunes.#4 Coupe Trumpetter Zé VOIX rpqulSOS, allemand noir.*7.Coupe, bleu ""*'***• ajourner !a séance Turbitts aile noire, *3.jfl.Coqs pour expo- .* sition, toutes les races.Garantis platfe, Prix sur demande.Ecrive* vos besoins.Inclue* toujours timbres pour réponse vite et assurée.Im Ferme Avicole Varnaska, St-Hyacinthe, Qu*.veut l’entendre, que la commission veut boycotter la prochaine administration.“Les commissaires sont à la veille de partir, dit-il, et s’acharnent à vider les coffres du trésor; quand ils seront partis, la ville aura encore des travaux considérables sur les bras”.Afin de donner suite à s» colère, le maire se propose de rejeter en bloc tous les rapports à la séance du conseil de vendredi; et dans ce but, il s’efforce de recueillir les sei-II veut même du conseil de jour en jour jusqu'à ce qu’il ait gagné ion point.ministère de la guerre ou par des membres des forces militaires des Dominions, et non par la commission elle-même.Elle déclare qu un seul cas de tentative d’enlèvement de cadavre est venu à sa connaissance et que l’entreprise a échoue, grâce à la surveillance de la police elge, qui se montre très zélee en aidant à la commission, FAITS DIVERS EFFET DE L’ORAGE Le court orage électrique accompagné du coup de vent qui s’est abattu sur notre ville, vers 4 h.30, hier après-midi, a causé pour quelques milliers de dollars de dommages à la piste de courses de Maisonneuve, dont une partie du toit a été emportée par le vent.Une tente sous laquelle oti avait remisé des chevaux a aussi été renversée, mais quelques minutes plus tard elle était déjà dressée.L’orage a éclaté juste au moment où une journée.De nouveau je suis en bonne santé et c’est au Tanlae et rien qu’au Tanlae que je le dois-” seignements à M.Vabbé J.-A.Lemay, curé de Saint-Adrien.—'Il se fait depuis quelque temps un travail considérable sur la propriété de M.Théophile Larrive, fiJs; on fait de la besogne de déblaiement pour extraire d’amiante que l’on trouve en grande quantité et de qualité supérieure.On pretend que dans quelque temp* il y aura une large exploitation minière à cet endroit.-—Le service anniversaire de feu Clovis Richer a été célébré le 12 courant.Bon nombre de parents et d'amis y assistaient.—Mlles Claire et Géraldine Gagné sont revenues le 10 courant dans leurs familles, pour les vacances.L’intervention des Etats-Unis Londres, 21 (S.PjA.)—On ap-—On apprend de source auto-prend de source autorisée qu’il es* question de demander aux Etats-Unis d’intervenir dans l’imbroglio haut-silésien.Om craint que ce territoire ne devienne un véritable brandon de discorde international et que des hostilités éclatent.De toute Nécessité il vous Faut Assister” à la conférence, et vous n’avez qu’une demi-heure pour prendre le train.” Un Longue Distance ne l’a pas seulement atteint en temps, mais lui a permis de promettre d’y être présent.Le service de Longue Distance n’a jamais été plus commode qu’au* jourd’hui.Demandez notre opuscule intitulé “Quelques façons d’expédier les affaires”.emporté par le vent, et qui est tombé du cinquième étage.COLONEL EN PRISON (Le magistrat Cusson, siégeant en Cour de police, hier après-midi, a condamné le colonel O.-L.Mac-Klein, à SlOO d'amende et aux frais, ou à défaut de paiement^ à 15 | Ôi jours de prison, pour s'être fait hé- ; oerger à l'hôtel Windsor jusqu'à, concurrence de $284, et d’avoir usé | de fausse représentations pour capter la confiance des autorités de l’hôtel.Comme il y a déjà deux semaines qu’il est en prison, le co.o- j nel a préféré purger la sentence.j NOUVELLE Hrrtv»* pear ft* pris RECTIFICATION DE CYLINDRES CYLINDER GRINDING DR PISTONS ET D'ANNEAUX DE PISTONS RECTIFICATION D’ARBRES DE LA MANIVELLE Annf tout** repartition* d'antomoblle* «i ««n*ryl et d'engin» de yacht.L’organisation la plu* considerable rt la plu* solide de Montréal, «e spécialisant dam H.E.Bourassa, Limited Dignes de votre patronage, les JAMBONS CONTANT Aucun n’est mieux cuit — aucun n’est plus hygiénique — aucun n’est plus savoureux.Voir votre boucher ou épicier 10(301 I0E30E IOEXOOBXOC loiao:; ioe abfifë CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D'AFFAIRES locaoi lOEXOl 10X300X301 xocaoc: IOCXOI ARCHITECTE S* ST-4ACG.ES MAIN 1(«T J.Albert La Rue METHODE Vers midi, hier, un jeune homme se présentait au café “Laval”, rue Sainte-Catherine, tenu par des Chinois, et déclarait qu’il était envoyé ARCHITECTE Plan» — u «via — Quantité» Cotfmà» — Evaluation» — SurraHianea, «te.1»2* a va.Palrmnant O **• Grande Allé*.Bocklcnd *7*4 Qaébe*.ASSURANCES ET VITRES^ I COURTIERS EN IMMEUBLES A.JETTE ET CIE, courtier* en immeuble» (établi 1885), experts en propriétés.Edifiée Crédit Foncier, 35 Saint-Jacques.Prêts 1ère et 2éme hypothèques.Achats de balances de prix de vente et d’hypotheques.DOCTEURS L’ABATAGE DES .ARBRES DIVERS NOUS OFFRONS aux vendeurs qui ont un *en» des affaires bien arise un* occasion exeeiiente de se faire un gros salaire en vendant aux fermiers un article de grande valeur.On devra fournir des garanties.Té-tephanez Main *155 et fixe* rendez-vous.EDUCATION L'angiais enseigné par la poste It* U leton Yoate deroière mtlhaét.Reseltets »«rprenante en qaelqaee «ematnee.Je tarint » par rent faire lire, tertre et parler ¦bob m anglais dans i rapace •fe S legatt*.Elahi;* il y a 12 ans.Ecrire pour details : Km PLav.Ht FISHER.Dept T*.U*« a» Leiiagtaa New-Yaek, N.Y.G, Jurrv.I! a été transporté A Ihêpi- ; „ Deberthams Ltd.21, rue Sainl-tai Notre-Dame.Poulin allai» se I Hé,1^r\c „ Duhith *t sajnt_pominjquC.Légers jusqu'ici est c**lui survenu à Paul ! dommages au \0 30-est, rue Duluth Bèlntiger.16 ans.1084, boulevaro ¦• »- « - - - • - Hosemont, employé dans le départv- Vlever Pave» A’1’- Claatler PAGER&.CLOUTIER avocats.t- 13-aaaaL Crai» Tél Mata 159*.ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Lraav-.al* P** T< ST GERMAIN.GUERIN & RAYMOND avocats Mal* *114 *• "LTO ST-JACQUES Estampes en Caoutchouc EN COUS CE.NRBC A.Derome & Cie 39 N( TE-DAME EST, TO M.4(79 r*a ELECTRICIEN < h.aO Boite 36.angle des rues King et de* {'ommunes.Fausse alarme.^ 8 h.58.Appel par téléphone ru No 126 - ouest, rue Notre-Dame.Fausse alarme.’ A ¥•!»?•# T"-_ VANIER & VANIER avocats rai Mata 39M V» raa Saint Jqcfl»»» 8ay Vtnlar GUSTAVE CHAUVIN BI.ECTRICTEN 10 avenue du Parc Inatallattan 4’évlalra«a.apallqaa*.lannarla» at téléphanaa.Télépt ana I Plattaa 3933 O.O.Samson CHARBON Anthracite an Bitumineux Spécialité : Communauté», coaventa, écalea *t manafaetnrea.Qualité : la MEILLEUR aar I» marché.Tél.Rt-L.1711w.4* De LANAUDIEMB.COMPTABiÆS P.A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (CHARTERED AC-COUNTANT), chambra 315-318-317, Edifie» Montre»! Truit.11 Place d’Anne».Tél.Main 4913.Montrenl.1-1 CADRES ET MIROIRS u d.Wisintainer i Fils Inc.Manufacturière dr radrrs.moulnrrs, «1.roir», Inipnrtntcur» de chr-vmo».gravure*, vitre» convexe* et ordinaire».Vlrtix cadre* rép«rè« redoré*: miroir* r4-argenté*.Une *pécialité Oro* rt détail.13.19 BOOL.8T-LAUBENT Manafartara : 1 Clark.Tél.Flateaa Mit 1 vOL.XII.—No 16b LE DEVOID MONTREAL, JEUDI 21 JUILLET 1921 A Notre Page Féminine LEHRE DE FADETTE L’ombre enfin descend sur la terre brûlée et séchée par la chaleur : des bouffées de vent chaud passent sur nous avec leurs rumeurs et leur parfum, et puis elles s’en vont ailleurs et plus une feuille ne bouge.Une fumée bleue et légère comme une fine mousseline adoucit tous les contours : c'est le repos, le silence, mais toujours cette chaleur torride qui accable les corps et les âmes ! Nous sommes livrés sans défense à ce qui déprime le corps et comme alors notre âme devient molle et sans ressort.L'impatience l'agite, l'effort lui répugne, toutes les concessions plutôt qu’un geste de résistance, et ceux qui dépendent de nous, enfants, serviteurs, employés profitent de cette inertie qu’ils devinent, et c’est la source de difficultés qu’une fermeté raisonnée et égale aurait pu éviter.L’énervement et l’agitation d’une âme faible et peu maîtresse d'elle-même sc communiquent à son entourage comme une maladie contagieuse : les petits surtout les sentent et les reflètent immédiatement.L’âme dirigeante d une famille crée l’atmosphère de la maison où 1rs jeunes âmes conciliantes ou exigeantes, paisibles ou tapageuses, généreuses ou mesquines reçoivent une première formation qui ne s’effacera plus.Alors, il ne faut pas permettre à la température d’influer trop sur nos dispositions morales, et notre volonté d’été doit être aussi ferme et aussi raisonnable que si la chaleur n’était pas fatigante.Une volonté raisonnable n’insiste pas sur les minuties, ne se disperse pas sur les détails ; elle ne risque pas d’épuiser lu soumission pour des vétilles et de n’en plus trouver pour les choses importantes.En tout temps on a le devoir d’exiger que les enfants soient obéissants, respectueux, absolument vérédiques.Ensuite, fermons les yeux sur les choses secondaires.Ayons pitié de leur faiblesse : la chaleur les fatigue, les énerve comme nous.J’ai vu des grandes personnes bousculer et rudoyer des enfants pour un vêtement sali, un bas percé.On parle rudement aux petits et l'on s’étonne qu’à leur tour ils soient grossiers.L’impatience provoque l'insolence et l'injustice fait naître la révolte.Quel calme et quelle réflexion la mère doit avoir pour n'être jamais injuste, pour ne pas laisser percer une préférence, pour ne pas humilier inutilement, pour ne pas donner raison à celui qui a tort mais qui est plus rusé et plus habile.L oeuvre difficile et si longue de l’éducation commence par la propre rééducation de la mère.Pour réussir dans sa tâche compliquée et délicate, il faut de toute nécessité qu'elle pratique ce qu'elle enseigne.Tous les defauts y passent : elle est le point de mire de ses enfants et vous savez avec quelle finesse ils observent.Ils ne formulent pas toujours leurs observations gui sont souvent des accusations, mais rien ne leur échappe et ils s’autorisent de l’exemple de leurs parents pour désobéir à leur direction.Aidons les enfants d trouver leur âme: que leur petite conscience éveillée, et éclairée, soit notre aide la plus efficace.Si les mères pouvaient comprendre à quel point leur (fiche serait simplifiée si chez tous les petits enfants le sens chrétien était développé par elles.FADETTE.LA SONATE PATHÉTIQUE Te jeune aveugle frappa les premiers accords en tremblant.C’était si étrange de se trouver dans ce salon bourgeois, près de cette mère inconsolable; si étrange d’avoir été appelé, au soir de la Sainte-Cécile, oour jouer la Sonate pathétique devant le portrait d’une jeune fille morte à dix-sept ans.—Si j'élais un artiste, songeait-il, je saurais faire parler à travers mes notes la voix de cette morte tant regrettée— Mais il faudrait un artiste.Ses doigts s’affermirent.Ce grave prologue de la Sonate, comme étouffé tout d’abord dans un mystérieux chuchotement, élargit bientôt sa plainte.Le thème dramatique, plus n.miple et plus sonore, emplit la salle paisible de son crescendo vibrant, puis, soudain calmé, s'évanouit dans une pluie de notes légères, et Vallegro éclata vif, brillant, rapide.!Ln mère écoutait.La veille, le curé archiprôtre de Saint-Etienne était venu quêter pour aes pauvres.—C'est pour mon nouvel organiste que j’implore aujourd’hui votie charité, avait-il dit; un garçon plein de talent que vient de m’envoyer 1 Institut des aveugles de Bordeaux.Crace à lui.nous aurons enfin une bonne maîtrise.Il raffole de Palestrina et de Bach !., U nous fera de la véritable musique d’église, celle que recommande Pie X.Nous niions vivre d'heureux jours_Seu- lement, le pauvre enfant est sans ressources, sans famille.Je voudrais lui meubler une chambre et I installer pensionnaire chez mon sacristain.Serait-il impossible de lui trouver quelques élèves.et quelques meubles?.Les meubles indispensables.Te compte un peu sur vous.Mime Roquemorel était restée songeuse._ —Il a du talent?dites-vous, Monsieur le Curé.Vous devriez me lenvoyer, demain soir.C’est la fêle de ma pauvre petite Cécile___ II me jouerait la Sonate pathétique qu’elle aimait tant— Depuis douze ans, je ne l’ai pas entendue__ — —— nuira puni - t.o
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