Le devoir, 11 août 1921, jeudi 11 août 1921
VOLUME XII.— No 187 MONTREAL, JEUDI 11 AOUT 1921 fROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste î CANADA.$800 Ijjfpdi |^l% BraJj B ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.&8.00 IPmIH BllPI FHHp PMB f| ffl UONTREAL ET BANUEUE.Ç10.00 gP M Bgj «B m WM W W Édition hebdomadaire l^R m Si il MM WM M HÜ™ CANADA.92-00 jJSlgM tÆÈmÆP iHf 'mÊtmJw ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.93.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et administratioi 43.RUE SAINT-VINCENT MONTNKAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Male 6121 Adminiatratton, Mai» SIM FAIS CE QUE DOISl Le retour de M.Meighen Que rapporte-t-il?M.Meighen est descendu du Sinaï impérial.“Le front bruni par le soleil de l’Atlantique, l’oeil étincelant de joie”, disent les poétiques agents de presse, notre nouveau Moïse a cru devoir ménager la faiblesse de nos yeux et couvrir d’un voile pudique l’édat de sa gloire et le mystère des décrets promulgués a Londres.En mettant le pied sur le sol canadien il n’a pu toutefois résister au besoin de se dégonfler.11 a laissé tuser une partie du gaz à la fois exhilarant et asphyxiant dont les laboratoires de Downing Street ne cessent de remplir, depuis un bon quart de siècle, les outres coloniales.Cette opération hygiénique a prig la forme d’une sorte d’ode à l’Empire, où l'on retrouve fort peu de la netteté de pensée et d’expression que les admirateurs du premier ministre lui attribuent si volontiers, et parfois avec raison.Sans doute, il faut faire la part des exigences de situation.Puisque nous avons le bonheur et l’avantage de vivre en démocratie, nous devons en subir les duperies.Comme tous les chefs de “gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple , notre impérial prophète nous annonce (ju’avant de promulguer le nouveau décalogue de l’Empire, il doit se concerter avec membres du Sanhedrin et les princes des prêtres, soit, en lev*., „ .ce, la douzaine de politiciens avariés, dépourvus de toute auto-1 Lmpir , j j les espè- 'nir la situation et d’assurer un certain degré de paix.” Oue l’Angleterre, après avoir “étendu la main” pour s’emparer des trois quarts des dépouilles allemandes et turques, soit disposée à “maintenir la situation”, nul n’en saurait douter ; qu’elle s’efforce d’établir “uu certain degré de paix”, c’est-à-dire assez de paix pour n’être pas entraînée de sitôt dans une grande guerre, et assez de trouble pour tenir les autres nations occupées à se mordiller les talons pendant qu’elle digère, c’est encore vraisemblable.Reste à savoir combien de^emps cela durera.A noter que notre premier ministre, tout frais sorti du sanctuaire de la politique impériale, ne souffle mot de l’entente anglo-française.(Il est vrai que notre jeune secrétaire proyin-’en porte garant.) Il semble ne compter que sur le jeu lilibre de l’Empire britannique — et, s’il^s’en tient à ses ciai s d’équilibre retentissantes déclarations de Londres, sur raccord avec les Etats-Unis — pour assurer la paix de l’Europe et du monde.Le lissi dominici de l’Empire serait-il de nous devrons y prendre part’ député mot d’ordre donné aux missi préparer l’opinion à une nouvelle période de “splendide isolement”, suivie, d’un rajustement des relations extérieures de l’Empire?L’attitude de M.Lloyd George sur l’imbroglio silé-sien, sa pose à Yamiable compositeur entre l’Allemagne et la France, entre la Turquie et la Grèce, la reconnaissance en fait du gouvernement des Soviets, semblent bien l’indiquer, autant que la périlleuse coquetterie entre les Etats-Unis et le Japon.Voilà autant d’aspects sur lesquels il serait utile que M.Meighen fît connaître son “point de vue” avant la conférence ne Washington.Qu’il nous donne au moins la satisfaction de savoir si nous serons rôtis sur la braise ou plus doucettement accommodés dans la poêle à frire —pour la plus grande gloire rite morale, qui composent le conseil des ministres.Toutefois, à travers les phrases creuses et nuageuses dont M.Meighen s’est déchargé l’esprit, sur le quai de Halifax, on peut démêler certaines précisions, plus conformes à sa maniéré habituelle, et discerner la tendance générale des délibérations auxquelles il a pris part.Cette tendance et, en toute vraisemblance, le plus clair résultat de la conférence, c’est de maintenir, de prolonger et de fortifier, au profit de l’Angleterre, la politique esquissee à la deuxième conférence, en 1897, et même dos la première, tenue dix ans auparavant.Cette politique consiste à mettre au premier plan le principe de la solidarité des charges impériales et à laisser dans le vague l’exercice de Yautorité.Sous ce régime à la fois très élastique et fort pratique — pour l’Angleterre, — les colonies paient lourdement leur écot et n’out rien à dire dans la préparation et l’exécution du programme.Elles fournissent leurs légions et leurs escadres, elles entretiennent leurs troupes de terre et de mer, elles supportent leurs impôts de guerre; mais le gouvernement britannique commande seul les armées de l’Empire et tient dans ses mains tous les fils diplomatiques qui aboutissent à la paix ou h la guerre.En cas de victoire, il règle seul le partage des dépouilles et, naturellement, s’en attribue la grosse part: primo nominor leo.Les gouvernants et le peuple d’Angleterre, nous assure M.Meighen, sont très désireux de connaître “le point de vue” des coloniaux.Les autorités impériales ne demandent, parait-il, "qu’à orienter leur politique en confdrmité du jugement délibéré de la lieue des nations britanniques”.Sans doute, sans Henri BOURASSA.Chronique d’Ottawa Le “ Journal ” et son impérialisme Les deux partis et un débat avant le départ de M.Meighen.— Ceux qui sont trop modestes.La suggestion du député de Québec-est est bonne.11 nous faut définir les relations de l’empire, avant que d’assumer aucun fardeau de marine impériale ou de politique, étrangère.Mais ceci n’arrivera jamais, car l’Angleterre définit après et «ion avant, et cette habitude est établie depuis des siècles.Parmi les autres députés Canadiens français, il n’y en a pas qui paraissent avoir fait des études un peu sérieuses du problème.Leur connaissance est la connaissance puisée dans les journaux, ils ne l’ont complétée par aucune lecture des livres très nombreux qui mit été écrits depuis un demi siècle sur le sujet.D’ailleurs, à l’exception de M.Vieil qui paraît vouloir se renseigner un peu plus que les autres, notre députation ne se montre ni assez ambitieuse, ni assez énergique, ni assez veilleuse.Une certaine facilité naturelle qui a suf-if à la porter sur les sièges du parlement la contente et la satisfait.On aimerait à voir, pourtant, parmi ces jeunes, quelques-uns qui auraient un talent mâle, du goût pour le travail, de l’énergie, de l’activité, de la pondération, de l’envergure dans les idées, des boni mes qui donneraient au moins des espérances pour demain, et promettraient de devenir qulqu’un.S’il y en a, ils sont trop modestes, la foule ne les distingue pas encore.Léo-Paul DESROSIERS.La voix du Pape Encyclique “Fausto appetente die” adressée par S.S.Benoît XV aux patriarches, primats, archevêques, évêques et autres Ordinaires en paix et communion avec le Saint-Siège à l’occasion du Vile centenaire de la mort de saint Dominique.Billet du soir Le problème jrèts anglais.Ils savent même tirer un excellent parti des velléité d’indépendance, voire de révolte, des chefs de tribu à qui ils ont réussi à faire croire qu’ils partagent avec eux le gouver-nement de l’Empire.De celle humiliante équivoque, M.Meighen est à la fois l’hé-ritier et le continuateur.•!] chausse les bottes de Laurier et de Bordcn et reprend leur rôle, avec un léger crescendo d’enthousiasme et une pointe de logique qui faisait totalement défaut à ses prédécesseurs.“Nous devons marcher avec les nations de “l’Empire, dit-il, ou nous séparer d’elles.L’évangile de l’isoie-‘ nient n’est que l’évangile de la séparation à peine déguisé.” 1 C’est rigoureusement vrai.En vingt ans, les chefs pmitiques de toutes nuances, dans tous les pays d’Empire, ont réussi à démolir l’oeuvre d'un siècle.Les uns par la ruse, les autres par la violence, d’autres encore par faiblesse ou par aveuglement, ils ont entraîné les pays britanniques en dehors de la voie sûre, si laborieusement tracée par les nommes d’Etat, anglais et coloniaux, de l’époque victorienne.Au principe de justice et d’équilibre qui proportionnait les charges aux responsabilités, ils ont « substitué la politique d’inégalité, d’exploitation et de mensonges qui a cours depuis la guerre d’Afrique.Cette politique a conduit les armées coloniales au premier rang des batailles livrées pour r l’hégémonie de l'Angleterre.Elle mène les repres Ottawa, 10.— La probabilité d’une session d’automne pour le remaniement des collèges électoraux et la réception du rapport du premier ministre sur la conférence impériale qui vient de se terminer, se fait de plus en plus certaine et évidente.Avant longtemps, il semble déjà que nous aurons d’autres discussions sur l’impérialisme! et le Journal d’Ottawa, ordinairement inspiré des sources les plus sûres, a déjà commencé à exprimer les idées du cabinet, ou du moins, celles de M.Meighen.Dans un article très long publié récemment, on demandait au Ca-rendre une part plus lar-navale de l’em-Angleterre nous discussion des problèmes de politique extérieure, comme l’alliance anglo-japonaise.On citait également l’exemple des Dominions britanniques qui se sont plus pressés que nous.En un mot, c’était la vieille formule de M.Borden, rajeunie et ramassée par M.Meighen: contribution aux armements à la condition que notre pays ait une voix dans la direction des relations (fiplomatl-ques impériales, et l’autonomie dans la direction des relations diplomatiques qui nous intéressent seuls.$ais, par une contradiction assez grave, le même Journal publie, il y a quelques heures, un autre article qui détruit la base de son raisonnement de l’autre jour.“Le Canada n’a pas, dit-il, comme on l’a cru trop souvent, et il ne peut avoir, à moins de vastes changements, une voix réelle dans l’exécution de la politique étrangère de l’Empire.Dans l’exécution des affaires étrangères, et particulièrement dans les affaires d’urgence qui sont souvent celles qui comptent le plus, il est impossible, à cause de la distance et du manque d’informations, que les Dominions aient une voix.La décision du bureau des affaires étrangères,.qui est responsable à l’électorat britannique seul, doit être finale”.D’où il suit naturellement que si l’Angleterre veut renouveler son traité avec le Japon, clic le fera avec ou sans notre consentement, et que le contrôle de la politique étrangère de l’empire reste toujours avec le parlement de l’An gleterre comme avant.Et alors nous n’avons pas à soutenir par les armes une politique que nous n’a vons pas faite, et notre mère-patrie peut être en guerre, sans que nous le soyons.Mais le Journal garde une distinction dans son sac pour en arriver aux mêmes conditions qui nous obligent à soutenir une marine plus considérable.“Bien que nous ne puissions avoir une voix dans la politique étrangère urgente, et bien que, par la nature des choses, elle reste la fonction exclu- (-7 .i( a _ , sive du bureau des affaires étran- sé laissant absorber par les Etats-Unis, déjà maîtres de sa vie | gères, nous pouvons, par des con- assurer tants des "nations soeurs” à la porte des antichambres diplomatiques, où ils remplissent les fonctions de porte-queues des diplomates anglais.* * ?“L’influence des hommes d’Etat britanniques est plus grande “dans le mon de-”,s’écrie M.Meighen, “parce que'les Dominions et “l’Inde sont dans l’empire et parce que cette influence réfléchit) “ou veut réfléchir l’opinion de ces pays aussi bien que celle de “l’Angleterre.” * Voilà qui est encore vrai, dans un sens.La dernière guerre et ses suites permettent aux autres nations de penser que l’Angleterre a doublé ou triplé sa puissance combative; qu’elle peut compter ad libitum sur le sang, l’argent et la servilité des coloniaux.Quant à leurs “points de vue”, convergents ou diver- enrôlés dans lesfégions apportaient à la Rome impériale.Ils ne î ont pas empêchée de crouler.A cette situation à la fois dégradante et fort onéreuse, les colonies ne peuvent échapper qu’en assumant de nouvelles et plus lourdes charges, des responsabilités plus étendues, ou en saisissant brusquement une liberté qu’elles se sont appliquées, depuis vingt ans, à exercer le plus mal possible.Le Canada, en particulier, s’est réduit à peu près sûrement à la certitude de ne pouvoir échappe?à la dégradation coloniale et à la ruine qu’en économique et sociale.N’est-ce pas cette désespérante alternative que M.Meighen entrevoyait lorsqu’il adjurait le gouyernement impérial de ne pas renouveler le traité anglo-japonais sans une entente préalable et complète avec les Etats-Unis?Ce cri d’alarme, jeté à Londres, notre impérial pèlerin s’est bien gardé de le.répéter à Halifax.Il n’a pas soufflé mot non plus, de l’opinion contraire exprimée avec non moins d’énergie par M.Hughes, premier ministre d’Australie.11 serait tout de même intéressant de savoir lequel de ces “points de vue”, diamétralement opposés, les hommes d’Etat britanniques vont "réfléchir” au prochain concile des nations, à Washington.Est-il téméraire de croire qu’ils utiliseront run pour amadouer les Etats-Unis et l’autre pour faire o/mnffT le Japon?* De l’action réflexe de la conférence impériale sur la politique mondiale, M.Meighen s'est borné à l’usuel pathos sur les ‘‘garanties de paix” que la puissance britannique offre au monde.“Le Royaume-Uni.dit-il, point central de l’Empire,,est ‘Tunique puissance d'équilibre (the one great tteadytng force) “capable A'étendre la main et disposée à le faire afin de mainte- i Le texte anglais est encore plus énergique: We must walk with the nattons of the Empire, or walk away from them.The gospel of isolation tu the gospel of separation under a thin disguise.férences, des consultations, des communications, et ainsi dc suite, aider à poser les principes qui seront les grandes directives dc la politique extérieure”.La consolation est mince pour le* Dominions.Elle équivaut à leur donner le pouvoir legislatif mais non le pouvoir exécutif.Nous avons eu une période.dans notre histoire où le inrlcment qui siégeait à Québec, dra notre cabinet?D’ailleurs il est bien illusoire de parler de principes en diplomatie, où régnent l'opportunisme, l’incertitude,- l’inquiê tude, l’instabilité, l’inconstance et la variété.Le moindre mouvement d’une nation change les positions; et les hommes d’état doivent constamment ajuster leurs idées à des faits nouveau*, aux événements quotidiens.Le politique extérieure de l’Angleterre surtout, qui s’adapte plus qu’aucune autre aux réalités changeantes, n’est pas souvent fondée sur des principes nets, définis, et stables.Cet article du Journal, s’il est inspiré par M.Meighen, constitue, de la part de notre premier ministre, une répudiation des idées de M.Robert Borden qui voulait donner aux Dominions un contrôle qui ne soit pas illusoir et vain sur la politique extérieure impériale.11 vient aussi en contradiction avec le grand axiome constitutionnel, “no taxation without representation." Car qu’on se représente ta machine en marche: les dominions par leur premier ministre et l’Angleterre par ses représentants, formulent la politique extérieure Mais de toutes les parties qui discutaient à la conférence, une seule se charge de' l’exécuter, elle peut même ne pas l'exécuter du tout et n’est pas responsable aux autres de son exécution.Mais si l’exécution entraîne aux guerres, toutes doivent y prendre part.# # # C’était la première fois dans l’histoire des conférences impériales que les premiers ministres des dominions attaquaient la discussion d’un problème particulier de politique extérieure, et la question de la politique générale.Le débat soulevé dans notre parlement avant le départ de M.Meighen montre que les députés et les ministres canadiens sont imparfaite ment préparés à attaquer de tels sujHs.On dirait que les hommes qui ont une vaste culture générale et des connaissances constitutionnelles, ont disparu de noére parlement.• En effet, le dernier débat aux Communes n’a amené que des discours très maigres qui VKu.nl à peine une mention.A la droite, M.Borden seul fit un exposé qui a quelque mérite et quelque poids.11 prouva qu’il avait des connaissances historiques, une longue expérience parlementaire et l’habitude des questions impériales.Les longues phrases filandreuses dc M.Foster et les envolées optimistes de M Rowell valent à peine le temps de la lecture.Quant k M.Meighen il a laissé parler son prédécesseur sans autrement se mettre en peine de définir ses idées, ni son attitude.Si la droite n’offre pas plus de talents avertis, la gauche n’a pas à s’en réjouir parce qu’elle ne lui fut pas supérieure.M.Fielding, son chef le plus expérimenté, est con nu pour son impérialisme fougueux et fossile.M.King, chef nominal, n'attaqua pas le problème.Les Canadiens français libéraux ne sc montrèrent nas à in hauteur de la situation.M Lapointe que ses connaissances juridiques et constitutionnelles destinent spécialement à l'étude d’un problème ans-complexe, aussi parlement nui siégeait à Quebec, imficile que i impérial faisait des loi* que les ministres, quelques déclarations si complexe, aussi vaste >t aussi difficile que l’impérialisme, a fait minorité dans leHr De tout temps l’Angleterre a protege les minorités.La minorité galloise songe-t-elle « se plaindre chez elle?Et la minorité écossaise?Il g a bien un mouvement centrifuge, as»ez hsitant, au reste, et gui se contente dc demander un parlement provincial.Mais pas un Ecossais ne réclame la dislocation du Royaume-Uni.L’exemple de l’Afrique-Sud n'est-il pas topique ?Avant la conquête, les Roërs étaient une majorité.chez eux.L’Angleterre les harcelait, les tracassait.Elle leuï fit la guerre une première fois, puis une seconde où elle les vainquit.Mais dans la victoire quelle générosité I Elle incruste les deux petites républiques dans un grand tout.Elles deviennent par le fait même une minorité et l’Angleterre n’a plus pour elles que complaisances.Smuts dicte aujourd'hui, la politique impériale.Les rebelles qui ont levé l’étendard de la révolte contre la métropole ont été épargnés, graciés, presque choyés.Le jour où la famine et la peste, deux dames qui travaillent d’ordinaire pour Albion, auront réduit les Indoiis à l’élat de minorité, ils auront.de Londres, tout ce qu’ils voudront.Vous m'objectez l’Irlande ?C’était prévu.Mais gui "Angleterre persécute-t-elle en Irlande, la majorité ou la minorité ?La majorité c'est te Sud et la minorité, c’est le Nord, (ou le nord-sud si vous voulez).Or l’Ulster se plaint-il du traitement an’il ’reçoit de Downing Street.L’ancien chef des insurgés, sir Arthur Carson est conseiller privé du roi : M.Smith l’un de ses lieutenants est juge er chef du Royaume-Uni, sir James Craig lui-même est premier ministre de l’Ulster, bien qU’il fut dans le gouvernement insurrectionnel, le bras droit de Ring Carson.IVoù vient ortie aménité, ce pardon empressé des injures, ce changement d'insurgés en conseillers du roi, sinon du fait que VAngleterre est un }>en comme une mère, elle n’a que faiblesses pour les plus petits de ses enfants ?Elle est sévère en raison de leur taille.Ainsi pourquoi excree-l-elle ses rigueurs contre celte Irlande nos oeuvres d’éducation et de bienfaisance, et sa sollicitude aux heures tragiques de la grande guerre, que nous vous avons vu venir.* * * t Nous vous connaissions depuis longtemps.Non seulement étiez-vous l’un des brillants généraux auxquels les Alliés doivent les victoires «décisives remportées sur le front occidental, mais vous aviez commandé l’armée canadienne à un des tournants critiques de la guerre, à l’heure même où s’immortalisaient nos soldats.Sur la crête de Vimy, quand pour In première fois les troupes canadiennes combattirent comme une unité distincte, c’est vous qui les meniez à l’nssnut.Elles éinient aussi sous votre commandement lorsqu’elles triomphèrent sur la Somme, tout particulièrement h Courcelct-te, dont la province de Québec garde un si fier souvenir.Les titres que vous avez, acquis à notre attachement en luttant aux «Atés de nos soldats, n’en rendent que plus chaleureux l'accueil qu’il m'est donné «le vous offrir sur le sol canadien, au nom de la plus vieille province du Dominion, et j’ai conscience d’interpréter le sentiment «le tout le peuple canadien en vous souhaitant une très cordiale bienvenue.* * * Dans la crise éconlinlque et sociale où le monde se débat obscurément, alors que la véritable victoire de lu civilisation ’ ex-ambassadeur des Etats-Unis, en Chine, est arrivé à Miga.hier soir, venant de Pékin.M.crane a fait un trajet de sept mi’, e milles, il a traversé la Sibérie et la Russie soviétique.Tl est accompagne de quatre citoyens américains et d’un cuisinier chinois.(«e diplomat,.a fait un voyage tris original.Il est parti de la ca-P'tflle chinoise le 1(ï juin et jusqu'à son arrivée à Pctrograd il vova Read à bord d’un wagon qu'il avait rempli de marchandises qu'il dis trlDunij en route à titre de paic-(]p sps dépenses.Ici, il est 1 Ilote du consul anglais.Pluie bienfaisante Bruxelles, 11.(S.P.A.) La nhiie qui est tvn bée durant in soiree d hier, en Belgique n mis fin à h.terrible sécheresse qui se prolonge,aq depuis le mois de mai.Ce manque de pluie a causé une grande rareté de foin et les fermiers abattent un grand nombre de bêtes a cornes.Lés grains, sauf l’avoine ont pousse assez bien.On n’a eu que doux ou trois petits orages cet été en Belgique.L’élection partielle dans Nonh-Oxfo/d Toronto.Il _ (S.P.C.) — Le ¦ i«, ,nnnor|re que l'élection partielle dans Norlh-Oxford aura pro-bahlemc: ‘ ücu le 20 octobre.Londres.IL (S.P.A ) _______ Une dépêche de Wellington, ‘ Nouvelle-Zélande.au Times, mande que la population des Iles Samoa (lui appartenaient autrefois aux Allemands, est mécontente de l’administration du gouvernement de la Nouvelle-Zélande et qu’elle n préparé une pétition demandant que I arehipcl soit administré par la Grande-Bretagne elle-même.* * * Vancouver, 11._ (S.P.c.) H J.Moore, citoyen fies îles Samoa, qui esl en promenade à Vancouver.suggère cpie le Canada soit charge d administrer cet archipel de 1 Oceanic nu lieu de la Nouvel le-Zelande.Il pretend que les Etats-T nis et le Canada pourraient conjointement gouverner ces îles dont deux.Manon et Tutuilla.sont sous la domination des Américains Sidney W.Dutton, un Anglais fini sen retourne dans on pavs a près a v°i p passé cinq années aux Iles Fiji, connaît les conditions oui régnent aux Iles Samoa et il approuve Ja suggestion de M.Moore.La frontière de Haute-Silésie Paris, 11.— (S.P.A.) — ()n a annoncé cet après-midi que les experts ont fini de tracer la ligne par où passera In frontière hautc-silésienne et qu’ils’ sont prêts à présenter leur rapport nu Conseil Suprême à la séance île ce soir, M.Gaston Maillet Nous apprenons que M Gaston Maillet, chirurgien dentiste, est retenu chez lui dangereusement malade.A midi on nous informait que son état reste le même.' De nos jours — vous le comprenez sans peine.Vénérables Frères, — l’Institut donjinicain n’est pas appelé à rendre de moins grands services qu’à l’époque de sa fondation.Que d’âmes aujourd’hui privées de Ce pain de vie qu’est la doctrine céleste et qui sc meurent d’une sorte d’inanition! que d’esprits séduits par une apparence de vérité et que détournent de la foi les déguisements multiples de l’erreur! Et si les prêtres veulent, en leur distribuant la parfeie de Dieu, apporter à toutes ces détresses les fccours qu’elles attendent, combien il importe qu’ils soient enflammés du désir de sauver leurs'frères en même temps qu’armés d’une solide connaissance des choses de Dieu! Que de fils de l’Eglise également, ingrats et infidèles, qui se sont détournés du Vicaire de Jésus-Christ par ignorance ou perversion de volonté, et qu’il faut ramener dans le sein de notre commune Mère! Pour porter remède à ces maux et aux calamités de tout genre dont souffre le monde, combien nous est nécessaire le maternel patronage de Marie! Les fils de saint Dominique ont donc un champ d’apostolat presque sans bornes ou dépjoyer très utilement leur zèle en vue du salut de tous.Aussi Nous demandons instamment qu’à l’occasion de ce cen-tennirc tous les membres d?cet Ordre se renouvellent pour ainsi dire sur le modèle de leur très saint Fondateur et prennent la résolution de sc montrer chaque jour plus dignes d’une tel Père.Ceux de ses fils qui appartienuent au premier Ordre donneront, comme il convient, l’exemple aux autres sur ce point et ite livreront donn avant avec plus de vêle encore à la prédication cie la parole do Dieu, en vue de développer parmi les fidèles, en même temps que rattachement au successeur de saint Pierre et in dévotion n la \ ierge Marie, la connaissance et la défense de la vérité.Mais l’Eglise espère beaucoup aussi du dévouement des Tertiaires dominicains, s’ils s’appliquent avec ardeur à se régler sur l’esprit do leur Pa-triarrhe, en enseignant aux ignorants les préceptes de la doctrine chrétienne.Nous désirons et souhaitons qu Ms s adonnent nombreux et empressés à cet apostolat, qui est de la plus haute importance pour h> salut des âmes.Nous demandons enfin que tous les enfants de saint I omifTTtjue se préoccupent particulièrement de rendre habituelle chez Ions les chrétiens la récitation du Rosaire Marial,'que Nous môme à la suite de Nos prédécesseurs notamment de Léon Xlil d'heureuse mémoire.Nous avons recommandée lorsque l’occasion s’en est présentée et que Nous recommandons encore avec Insistance en cette époque si troublée; si l’on parvient à généraliser >si cette pratique de dévotion* Nous estimons que les fêtes de ce centenaire auront ru un résulta^ satisfaisant.Dès maintenant, comme gage des La prophylaxie - des maladies LE DOCTEUR BOUCHER EST EN MESURE DK LUTTER CONTRE LA PROPAGATION' DES MALADIES CONTAGGIEUSES, SI LES CITOYENS LUI PRETENT ASSISTANCE.Le docteur Boucher sollicite de nouveau la coopération des citoyens dans sa campagne contre les maladies contagieuses."Dans la prophylaxie des maladies contagieuses, dit-il, le service d’hygiène a besoin de la coopération immédiate des personnes qui en sont atteintes et de leurs familles, c’est pourquoi, en sus de l’application des mesures ordonnées et prescrites par les règlements, nous nous efforçons de faire l’éducation du public en général, et spécialement celle des personnes qui sont plus spécialement intéressés* chaque fois que le malheur veut qu’un membre d’une famille en soit atteint.“Dans ce but nous disposons d’un groupe de huit infirmières-visiteuses qui vont dans les familles où il y a un malade, examiner les conditions du logement, la possibilité d’établir un isolement et une quarantaine suffisante ; durant leur visite elles enseignent à la garde-malade les précautions à prendre pour prévenir la contagion dans la famille ou au-dehors : l’isolement du malade est surveillé par ces infirmières, qui multiplient leurs visites là où il semble que l’on est moins soignedx pour suivre les instructions qu'elles ont données ; la quarantaine des personnes qui ont été exposées à la contagion est aussi l’objet d’une attention particulière.“En général, les mères de famille écoutent volontiers l’enseigfle-ment qui leur est donné et elles suivent avec soin les recommandations qui leur sont faites ; l’infirmière laisse à sa première visite un feuillet imprimé, qui contient les conseils qu’elle a donnés verbalement, et qui est fait spécialement pour chacune des maladies contagieuses ; les renseignements qu’on y trouve concernent le malade lui-même, la garde-malade, les membres do la famille et les visiteurs, la désinfection en cours de maladie, des linges, des ustensiles et «le la chambre du malade ; on y recommande l’usage de certains antiseptiques en indiquant manière de les utiliser, on y donne aussi d’autres renseignements concernant le mode de transmission de la maladie.“Dans ions les cas où la maladie suit son cours, nous sommes d’opinion que la désinfection en cours de maladie esi bien pjus împortan-tO( que la désinfection finale qui n’est faite qu’un certain temps après que la maladie est terminée, et que la désinfection finale pourrait être supprimée chaque fois que la désinfection a été faite suffisamment bien en cours de maladie, la réservant pour les cas où le mata de décède ou est transporté à l’hôpital.“Au service d’hygiène on dispose des services de deux épidémiologistes qui, en sus de leurs recherches épidémiologiques cjjins les cas où cela est nécessaire, servent n éclaircir les diagnostics difficiles afin d'éviter les erreurs qui sont toujours grosses de conséquences, leur spécialisation dans res sortes de maladies en font des auxiliaires précieux dans le contrôle (jue nous devons exercer; avec la déclaration de tous les cas.faite soigneusement par les médecins, le diagnostic certain par les épidémiologistes et le contrôle en cours de mala die par les ‘ infirmières-visiteuses, nous croyons être, efi mesure de faire tout ce qui actuellement peut être Elit pour exercer une prophylaxie sérieuse et suffisament efficace des maladies contagieuses.” L’AFFAIRE BERTHIAÜME EN COUR DE POUCE Presse se sont continuées, Cw juge Cusson.I! s’agit en l’affaire Les plaidoiries dans l’affairede la matin, en Cour criminelle, devant le du vol de $120.000.a™ N’-K- LaUamme a parlé à peu près toutT’avant-midi.Son plai-vubstanceP°r é auJOurd hui sur la question du vol lui-même dans sa ce n t * v i n «u °m U1 pra0liyer' tout d’abord, que cette «action de prendre les éNient u hnnn aPPart,m»'pnt légale et que les intimés drftr, r* « fi n ava,eiît ,ouU: raison de croire qu’ils étaient en dro t.Car, dit Me Laflamme, le magistrat de l’enquête, a à décider si 1 action de prendre les $120.000 a été accomplie avec une apparence de droit et avec bonne foi.Car la légalité des contrats en tant Sue cGuU r,rUQS r°nt ne doit être décidée que par les tribunaux «nrimnLf V .F cnrnine,lt‘ n a qu’à décider Si les intimés ont agi prima facie avec apparence de droit et de bonne foi ou non Me N hontWn'TT a prf,e"(lll qn.’Eugène et Edouard Berthiaumc étaient d nonne foi.Les cent vingt mille dollars ont été Bertbiaurae étaient de nom, mais non comme leur propriété, à la suïte'Sl’une résolution plus ou moins motivée passée par un bureau d’administration P ce, ostensiblement.ation reconnu, et LA MAIN-D’OEUVRE POUR L’OUEST IL Y EN A SUFFISAMMENT POUR LE MOMENT.— PAS D’AUTRE EXCURSION.Les excursions de moissonneurs pour les provinces de l’ouest sont discontinnées pour le moment.La seconde excursion annoncée pour le 17 août courant par les niffé-rentes compagnies de chemin de fer vient d’être contremandée, la prmière ayant transporté assez d’hommes pour répondre aux .demandes faites jusqu’à date.Au cas où une nouvelle demande d'hommes seraif faite, les compagnies de chemin de fer organiseront une autre excursion.La nouvelle que Ips trains d’excursions sont contêemandés ne seca pas sans désillusionner un grand nombre de personnes qui y voyaient l’opportunité de pouvoir aller participer aux travaux des champs dans l’ouest.La décision prise par les compagnies de ehe nijn de fer émane, toutefois, d’une information définitive déclarant que si elles transportaient là-bas un surplus d’hommes, ceux-ci seraient contraints de demeurer dans les villes de l’ouest et sans emploi, principalement dans la vilh> de Winnipeg où l’ouvrage est distribué.Des dépêches venant d’Ottawa nous informent que 20,1)1)0 hommes ont été dirigés sur les provinces de l’ouest à titre de moissonneurs, dont 5,000 environ n’ont aucune expérience.On considère que ce nombre d’hommes est amplement suffisant pour répondre aux besoins du moment.Winnipeg, IL II a été décidé ici, hier, à une assemblée des fonctionnaires du bureau de placement de prévenir les compagnies de chemin de fer de ne plus organiser de nouvelles ’excursions de moissonneurs venant des provinces de l’est, et ce, jusqu'à nouvel ordre.On estime que les 25,000 moissonneurs déjà arrivés seront assez nombreux pour répondre aux besoins des provinces du Manitoba et de la Saskatchewan.On doit décider aujourd’hui ou demain si les fermiers auront encore besoin de main-d’ocuvre.LES FERMIERS DES CANTONS DE L’EST UNE REUNION A PERLMENTALE VILLE.LA FERME EX-DE LENNOX- Sherbrooke, 11.(D.N.C.) — La septième réunion annuelle des fermiers des cantons de l’Est qui a eu lieu, hier, à In ferme expérimentale de Lennoxville, sous la direction de M.J.-S.McLarv, le surintendant, a remporté un beau succès.Plus de trois mille personnes ont pris part à cette fête champêtre et écouté attentivement les discours qui y ont été prononcés.Ont porté la parole: le Dr Tolmie, ministère fédéral de l’Agriculture,* Rufus Pope, sénateur M.S.Drls- M Récoltes perdues Cercle Léon XÏII Ce soir, à la salle des Syndicats catholiques, 3-Kst.Craig, assemblée régulière du cercle Léon XIII.Le comité nommé pour étude du projet de constitution de la confédération générale des travailleurs catholiques du Canada présentera son rapport.-•- La fête est remise Si la température est inclémente, la fête de nuit organisée par le surintendant des terrains de jeux au parc Lafontaine, aura lieu vendre di soir, au lieu de ce soir.La fête commencera à huit heures et demie et se terminera à dix heures.Calgary, Il (S.P.C.) La tempête de grêle de nutrdi soir a ravage de 75 à 100 p.c.de la récolte dans une étendue de vingt milles au nord de Calgary entre Crossfield et Strathmore.K.-H.Malcolm, membre du bureau provincial d’assuran.ce contre la grêle, a déclaré (pie cette tempête est l’une des phis désastreuses qu’on ait eues en Alberta.Plusieurs reclamations ont été inscrites «au bureau, hier, par les cultivateurs dont les champs de grain ont été dévastés.Une autre tempête a détruit toute la récolte d’un petit territoire à Gleichcn.A Nanton, au sud de Cal-gary, 40 p.c, de la récolte d’une superficie de trois mille acres est perdu.dale, sous-ministre de l’Agriculture à Ottawa, G.Maheu, agronome, représentant M.J4-E.Caron, miitts-tre de l’Agriculture à Québec, M.M.Archibald, du ministère fédéral de l’Agriculture, J.-C.Crépeau, président de l’Association de l’Industrie laitière du district de Saint-krançois, J.-S.McLarv, surintendant ' moins bonne cette année qinnss années précédentes, dans ]»«»»• tic est du pays, “Si les cultiV comparent leur sort à celui.„„ foule d ouvriers qui sont n« BruI\ ment sans emploi dans les «.ils n’auront pas envie «le s’on— dre.Le ministre de l’Agricu parlé aussi de la culture mi sant que c’était c ell.' qui ca le mieux allx fermiers de province.Lorsque le foin donné que, comme c’est le cas cet'2%%) no.les autres produits côi’Çfc pai* le déficit.adînj.baisant allusion a l’cmbarfochela* canadien, le Dr Banquet declare que la commission 31 août gee d étudier celte questio le No drntt probablement «a, déoi princi-la fm du mois et qu’il espénîanquc, cette décision serait favorffll aux cultivateurs.La fête de livres.ifi F i,L K\ 4GA nos noxville s’est terminée par amusements de toutes sortes.le Mort de Tabbé J.Rioux N> «nunis- téral.à Mort de M.Michael Connolly „ Terrain perdu New-York, 11 — L’union typographique internationale a perdu une bonne marge «le terrain depuis trois mois.Ainsi, au 30 avril, de cette année, dans les cent onze villes principales des Etats-Unis et du Canada, il y avait l!)(l!l ateliers unionistes qui employaient 27,711 hommes, et -,047 ateliers libres qui en employaient 21,311.Au 8 août, les chiffres se présen tent d'une toute autre façon.Il ne reste plus que !)()0 ateliers unionistes «jui emploient 17,700 ouvriers tandis que inversement les ateliers libres sont au nombre de 3,056 et emploient 31,822 ouvriers.Nous apprenons in morl de M.H.Michael Connolly, survenue soudainement à son domicile, 91, rue Crescent, ce matin, i.e défunt était âgé de 60 ans.Lui survivent son épouse, et six enfants, dont trois fils et troi:; fil- , i x z i les.Les funérailles auront lieu, La réponse de De Valera demain matin, à 8 heures, rt l’église Saint-Patrice.L’inhumation aura lieu à Niagara Falls.divines faveurs et en témoignage de Notre bienveillance, Nous vous accordons avec une religieuse affection, à vous, Vénérables Frères, à votre clergé et à vos fidèles, la Bénédiction Apostolique.Donné à Rome, près Saint-Pierre, nés Apôtres, année de en la fête des Princes le 2!) Juin 1921, septième Notre Pontificat.BENOIT XV.PAPE.[Traduit du latin par la Üocurncn-talion Catholique.] Londres, 11 — (S.P.A.) La réponse d'Eamon de Valéra, chef républicain irlandais, au gouvernement britannique concernant les propositions de paix de ce dernier, a été remise à Austen Chamberlain, le leader du gouvernement, à b’ Chambre des Communes, à midi, aujourd’hui.La teneur de la réponse a été tenue secrète.On explique officiellement que le cabinet la scrutera premièrement et qu’elle ne sera pas divulguée d’ici quelques jours.Nous apprenons In morl de la Providence, «le M.l'.-ibb.Rioux, survenue ce matin, à l't, 86 ans.Les funérailles auront samedi matin, à 9 heures, à la Ub*n* iquc.Le convoi funèbre parüratton» I asile de la Providence, 369-cst, r.Sainte-Catherine, à 8h.30, le même, malin.M.l’abbé Jules-Bernardin Rioux ?oLnVux Trois-Pistoies, le 31 mai 18.1;).de Raphaël Rioux, cultivateur et d’Euphrosine Bélanger.«Il fü ses etudes olassi*^ »Vî dlf rondç«.Nous disons exhibition tlç boxe, parce que la chose avait été annoncée coin-me telle, mol» pour être plu» dans la note nous devrions dire bataille de dix rondes.En effêt lu rencontre entre ces deux pugilistes fut une véritable 1 >otaille, car le» deux boâeurs cherchaient plutôt isf a«-molh- crue de compter des points.François Bért&ult a eu l’avantage sur son mlver-¦alre dams ce combat, car 11 a eu le dessus dan» h» mojorlté des ronde», mais M n a nas réussi è coucher son nur mrivrcdi, dans In Ligue Nationale, Ah.R.H.Pa.A.E.4 0 2 1 0 0 b 2 0 n 2 1 n fi 0 .3 0 0 16 0 1 .4 2 2 1 3 6 .2121 6 0 .3 1 1 3 5 0 .4111 0 fl b 3 1 0 2 2 fl 1 0 0 6 0 0 6 30 6 9 27 17 1 NS Ab.R.H.Pa A.E .4012 3 1 h 4 6 0 1 0 0 b 4 6 2 1 1 6 .4 0 0 2 0 n 2 0 .,3 0 0 1 3 0 .3013 0 0 3 0 0 0 1 fl .3000 1 0 31 0 4 27 13 2 Retraite fermée des employés de chemin de fer Une retraite fermée pour les employés de chemin de fer aura lieu à la Villa Saint-Martin.Abord-à-Plouffe, du lundi soir, 15 août, au j udi soir suivant.Ceux qui désirent y prendre part sont priés d’envoyer leurs noms à M.Calixte Boutin, 122, rue Ropery, ou au R.U.Archambault, Villa Saint-Martin, Abord-à-Plouffe, près Montréal.-«- Le Dr J.E.Mount Une messe de requiem sera chantée dans la chapelle des Frères de la Charité, de l'Ecole de réforme, rue DeMontigny-Est, vendredi, à 8 heures, pour le repos de l’âme de feu le docteur J.-E.Mount.Parents et amis sont cordialement invités d’y assister.(Communiqué).-c-• Chinois et Japonais Honolulu, 11.— (S.P.A.) — Cinq Japonais ont été tués et 17 autres personnes ont reçu des blessures au cours d’une bataille qui s’est engagée entre 70 Japonais et 50 policiers chinois à Niou Chaung, en Mandchourie.Une dépêche de To-kio déclare qne ces troubles ont résulté de la tentative faite par la police chinoise de pénétrer dans des maisons japonaises sans avoir un permis de perquisitions.Le ministre des Affaires Etran- gères japonais a ordonné à l’ambassadeur Obata de faire une enquête sur cet incident et de protester auprès du gouvernement de Pékin, s’il est établi que ce sont les Chinois qui ont provoqué Cette querelle.-—;- Grandes fêtes à Montréal-Est Les citoyens de Montréal-Est préparent pour la semaine du 21 au 28 août, de grandes fêtes au bénéfice de leur église.Une tombola se- ra tenue durant tout cet espace de i temps.Des jeux et des amusemnts, dent le programme sera fourni p us tard, seront donnés pour divertir les visiteurs.Plus tard, on donnera également le nom des hommes en vue ou des organisations patriotiques sous le patronage desquels chaque soirée se tiendra.Montréal-Est qui n’a été organisée! en paroisse que tout récemment, compte sur l’aide de paroisses plus vieilles pour lui aider à payer la dette de son église.Dignes de votre patronage, les JAMBONS CONTANT * Aucun n’est mieux cuit_au- cun n’est plus hygiénique — aucun n’est plys savoureux.Voir votre boucher ou épicier >QQg=- —lOEJOL^.-1 ¦•«csegtWf—— ¦¦¦¦ataftwrtogwg—.LJQgai——’TTSaOEalg CARTES PROFESSIONNELLES ET CARTES D'AFFAIRES lnoit=======iag3ftl„._., „, i,»,-,».çvr-ïfxrn-tni.' .—.r.p-invr .¦¦¦¦ i rts-» ex.IOC30I AitCHITECTE 74 ST-JACQJE8 MAIN 1*47 xFrappé par Curtis A la lèrp.Crescent.030000063 6 Irai tan*.000000006 -0 Sammoirr 2 buta, Dubuc, Klrwin ; 3 3 buts, Talltefer but *ur balle de Dubuc 1.de FYaser 2, de Durgln 3 ; retirés au bAtrm.IXrlntc 3.de Durgln 2 i reprise* Inracêes par Fraser 2, coups réusal* 5.pointa 3 •; de Durgln 7.coups réussi* 4, point* 3 : frappé par le tanneur, par Dur-gin (Williams* ; halle* pissé,*, Mullin ; tïYto.100006032-S 13 Nawurk.Fullerton e A 50, 25 à MH.18 à MH.M k MH.Detroit 5 * M.Cnn.Col.25 fc «S- Bell TÎT « fc 103H.jT D*n.Steel prix 2Ï * 57./ Ame*Jprlv.Il fc 28H.Cm.Elec.20 fc W \ T’iekett*.12o fc *6.Lfike of the Wood*.6 fc ISS.Lake of the Wood* priv.6 à 104.Ogilvie.1 fc 104.B.E.Steel 2e prlv.100 A 24H.Banque de» Marchand*.6 fc IM.(De 11 b.30 a.m.fc 12 h.30 p.m.) 10 fc 07, Les valeur* de la Cie Wayagamack Pulp ami Paper font l’objet des conversation» des courtiers, qui discutent entre eux la question du dividende régulier au 1er septembre.Le* directeurs de la compagnie se réunissent aujourd’hui, soit pour le tus- Îirudrr complètement, soit pour en réduire e taux ; depuis une semaine, les deux nl-tu natives ont été retournées en tou* sens cher les financiers, sans amener une solution.Toutes ces appréhensions ont influé *ur m cote des Wayagamack qui ont perdu quelque peu leur position avantageuse sur le marché pour décliner lentement ; elles se sont vendues 31H A l’ouverture, pour tomber à 30, une heure plus tard.Les Laurentlde et les autres valeurs du a 1er suivent le même courant, car elles .sent sensiblement.Les Rlordon ont atteint 2 et même 1H.et les Spanish River, action de priorité, sont fc fiO.Les Quebec Railway restent fc 25 ; les directeurs de la compagnie ont changé l'émission française émise Jadis au début, en valeur* canadienne», du consentement de M.Ixwne C, Webster ; cette décision Influe favorablement sur les transactions fc la bourse.A Wall Street, rien de saillant fc signaler; les groupes des chemins de fer et de l’acier sont fermes, tandis que le groupe du papier périclite.Le change revient vers la normale, avec une prime de 10% pour cent aur le dollar américain en Canada.DERNIERE HEURE.— Les directeurs du Wayagamack ont décidé de suspendre le paiement du dividende trimestriel, afin de garder plus de ressources pour parer aux mauvaises affaires de la compagnie.(De 10 i 11 h.30 a.m.» Iron.100 fc 27H, 25 fc 27%.Steel of Can.16 fc 48H.30 fc 48.Abitibi.10 fc 30.Brazilian.105 fc 23.Sugar.40 S 25.( rment.10 fc 52.Rromplon.166 fc 20.15 fc 121 Laurentlde.80 fc 69.60 fc fc 67, 5 à 67%, 25 fc 67%, 25 Can.Steam.40 fc 20%.Breweries.15 fc 51%.20 & 51%, 5 à 51%.Smelting.85 fc 15.Quebec By.5 fc 25.Spanish prlv.10 fc 61%, 25 fc 61%, 40 fc Cl.25 à 60%, 75 fc 60.Class.15 à 54.Wavagamnck.10 fc 32, 10 k 31%.56 fc 31, 225 fc 36, 50 fc 30%, 80 fc 30, 5 fc 36%, 5 fc Steel of Can.10 fc 48, 25 fc 47%.Sugar.10 à 25.Laurentlde.15 fc 67% 25 fc 07% 2 fc 68, 75 fc 67%, 15 fc 67%.Wayagamaek.25 fc 30%, 50 fc 31, 50 fc 31%.Rlordon.IM fc& Shawinlgan.20 fc 103.Can.Steam, priv.65 fc 50%, 20 fc 50.Detroit.10 fc 57.30 fc 55, 25 fc 54, 25 fc 53.Can.Cot.25 fc 65.Bell Tel.60 fc 103.Slier.WH.priy.4 fc 94.Converters.5 fc 64.oui.Steel priv.2o fc 57.Ames priv.10 fc *%• Gen.Elee.M fc 92.B E.Steel.5 fc 10%.Spanish priv.10 fc M%.“La Debenture” Cours du change Cote de* devises étrangères ; L.G.Beau-bien et Cie, banquiers et agents de change, près la Bourse de Montréal.Cours moyens New-York Londres (livre sterling).03.05 Paris (franc).6.0783 Bruxelles (franc).0.0750 Genève (franc).0.1686 Berlin (mark.0.0125 Vienne (couronne).0.0015 Rom* (lire).0.0438 Cours moyens New-York.11% Londres.*4.09 Paris.0.0879 Bruxelles.0.0845 Genève.0.1900 Berlin.0 0145 Vienne.0.0023 Rome.0.0505 C’est le titre d’une publication mensuelle que vient de lancer, dans l’intérêt de ses clients, la “corporation des Obligations Municipales”, maison financière qui opère a Québec, à Montréal et à Saint-Jean, N.-B.La nouvelle revue offre dans son premier fascicule, du mois d’août, une explication originale dn mot “débenture”, qui n’est ni anglais, ni français, mais bien latin ; voici ce qu’elle en dit: La Rome antique avait son "collegium mercatorum”, la première Bourse connue dans l’histoire, après r“emporium” d’Athènes.En ce temps-ia tout comme ue nos jours, ceux qui avaient du capital à placer opéraient sur les valeurs publiques, ou sur l’hypothèque (mot grec que les Français du Moyen-Age traduisirent par "mortgage”, encore un terme que nous ont emprunté les Anglais).Les capitalistes romains, on peut le croire, enfermaient leurs titres et valeurs dans des cassettes scellées sur lesquelles ils avalent le soin d’écrire : "Debentur mihi, ceci m’est dû.” La même inscription sacramentelle figura plus tard en tête des quittances que les grands dignitaires délivraient au roi, d’apres l’ancien droit, contre naiement de leurs honoraires.De nos jours, on l’approprie en pays anglais aux obligations à coupons émises par les corporations publiques ou privées en garantie de leurs emprunts à terme.’’ "La Débenture”, tirée h dix mille exemplaires, est envoyée à tous ceux qui en feront la demande, au bureau de la maison, 116 Côte de la Montagne, à Québec.I 18%.10 fc 19%.68, 50 fc 67%.50 .fc 67, 180 fc «%.Les draperies les plus artistiques sont confectionnées avec des tissus de qualité supérieure par la Maison Tél.Est 4090.œ 478 rue St-Denis, près Sherbrooke, Montréal.CHANDAILS TOUT LAINE DAMES 2.95 POUR Tnblcnu des cours, fourni par L.G.Beau-bien et Cie, 50 rue Notre-Dame ouest, agents de change.Prix sujets fc intérêt couru.Exempts d’impôts.Intérêt 5 p.c.Relié- Dit.Cote Ventes encp oeivp.Dcm.10 h.a.m.à 11 h.30 a.m.1925 94.85 1931 93.00 Bourse de New-York Cours fournis Cie, courtiers, Montréal.par la maison Geoffrlon et jü-ouest, rue Notre-Dame.1922 1923 1927 1933 1937 Exempt d’fmpôt.Intérêt fc 5% p.CC.85 98.90 3000 à 98.85.98.1 08.00 98.25 98.00 1000 fc 98.00.97.60 97.75 20000 fc 97.60.99.00 1000 fc 99.05.Sujet fc Impôt.Intérêt fc 5% p.c.5000 fc 94.75.1000 à 94.70.1934 Echéance I Juin 1925.1 avril 1931.1 mars 1937.1 Juin 1922.1923.1927.1933.1937.1924.1934.mat juin mal juin mal mal Prix 95.10 93.00 96.80 99.00 98.75 98.05 97.75 99.25 97.20 94.80 limit.6.60 5.93 5.30 6.50 6.45 5.89 5.77 5.57 6.54 6.08 Bryant, Isard & Co.Agents de Change Près la Bourse de Toronto 84-90 RUE ST-FRS-XAVIER Succursale, 153 rue Peel, à Montréal.Maison de Toronto, C.P.R.Bldg.Communications télégraphiques particulières.Exécution rapide des ordres.Am.Beet Sugar.Am.Car and F., , .Am.Inter.Corp.Am.I/KOinotlve.Am.Smelting.Am.Sumatra Tobacco.Am.Tel.and Tel.Am.Woolen.Anaconda Copper., .Baldw'ln Loco.Baltimore et Ohio., , Bethlehem Steel (B).Canadian Pacific.Central Leather.Chino Copper.Corn Products.Crurlhle Steel.Endtcott Johnson, , , General Motors.General Electric.114 Eric RR.Inspiration Copper.Internat.Nickel., Internat.Paper.Midvale Steel., .Missouri Pacific.New York Central.Northern Pacific.New- Haven.Pan Amer.Petrol.Pensylvania RR.Vanadium Steel., .Pierce Arrow., .Heading.Republic I.and S.Royal Dutch.Sinclair Oil Cons.Southern Pacific.Studebaker.Texas Oil.Unlan Pacific.United Fruit.103 U.S .Indust.Alcohol.U.S.Rubber.U.S.Steel.Westinghouse.Wlllys-Ovorland., Mexican Petrol., .Atlantic Gulf.O— 28 28 122% 122% 31% 30% 83% 83 35 35 46% 45% 165% 104% 67% 68% 35 34% 73% 72% 36% 48% 36% 48% 112% 113 31% 31 22 22 65% 65 53 « 58% 10% 57% 10% 114 113% 12% 13 31% 31% 13% 13% 48% 47 a 23% 23% 19% 19% 69% 69% 75 %- 74% 16 16 .45% 37 37 27% 27% • 14 13% 67% 66% .45% 45% * 49% 18% 49% 18% 76% 72% .34% 33% 78% 70% 101% 103 a 48% • 50 50% • 73% 7.‘J% 43% 42% «% 6% 96% 96 a 21 20% Unis et de fantaisie.Genres fermés et ouverts.Quelques-uns unis, d’autres garnis en couleurs formant contraste.Collet hollandais, matelot et tuxedo.Nuances de vert chasseur, vert marine, Saxe, pourpre, fauve, rose pâle, rose, American Beauty et maïs.Grandeurs 34 à 44.En vente dans le cercle des ventes spéciales, derrière l’escalier mobile.Commandes par poste, téléphone et 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Mais 11 s’arrêta pétrifié.Un regard désolé s’étalt levé sur le sien et son ami quittant son bras se jeta dan la foule.Guy courut à la recherche de sa femme.—'Lull.Lull.le JumeauI.le frère jumeau.“LE DEVOIR” COMMENCERA PROCHAINEMENT LA PUBLICATION D’UN NOUVEAU FEUILLETON —Vous dites?interrogea la jeune femme ahurie.—Louis! IxMiisI le frère jumeau.—Guy vous êtes foui Louis n'est pas votre frère jumeau.—Non, nonl de celui de Nette!.Je veux dire de son regard!.révélateur.de l’autre jour.Le même! Lull! le même! Je vous le jure! ex-pliquait-11 à sa femme qui arriva enfin à comprendre que le regard navré de Ixiuls était le frère jumeau de celui de la jeune fille quelque* jours plus tôt.-J'y suis! murmura Lull en poussant un soupir de soulagement, ç’a été laborieux!.Mais ils durent cesser hâtivement leurs confidences ayant à s’occuper de leurs invités.Maintenant les grandes torches flambaient de tous côtés dissimulant les appareils électriques et illuminant de leurs flammes rougeoyantes, les groupes joyeux qui s’installèrent bientôt pour le dîner, où service et mets reconstituaient à merveille le passé.Guy avait essayé à plusieurs reprises de joindre Louis, mais celui-ci paraissait absolument absorbé par les conversations artistiques de ses amis.A table, les bons mots du beau chevalier interpellèrent plusieurs fols le ménestrel, mais ce dernier ue ré- pond!» guère que pnr de vagues sourires et des regards distraits; «aussi dans le brouhaha du remuement des chaises en quittant la “salle du festin", In main solide de Guy harponna vivement le bras de l’artiste.—Tu veux?interrogea Louis.—Je veux te parler.—Qu’y a-t-B?—Voudrais-tu me dire pourquoi, tout à l’heure, tu m’as regardé.à me faire pleurer.tout comme ton rococo de violon soupirant après sti perte.Louis avait laissé échapper un léger mouvement de contrariété, mais il répondit bien vite en souriant; —Tu rêves, ami Guy.Guy secoua la tête: —Point du tout et tu le sais bien! Que de mots se pressaient, éloquents et clairs, sur la bouche du pauvre Guyl mais le souvenir de la parole donnée et des adjurations de Nette les retinrent au bord des lèvres.Il soupira sans mot dire et revint à ses occupations de maître de maison.La lune s’étnil levée depuis longtemps dans le ciel quand les bruits mondains «’éteignirent autour du donjon et dans le parc.Nette assise près du lit de Mlle Herpiinc, lui • racontait les détails de la fête: lu vieille demoiselle en avait suivi una partie.Elle avait eu la joie indicible de voir Guy, si fièrement beau, franchir le pont-levi et Nette devenir reine ès-cour d’amour, puis elle avait regagné la paix de sa chambre.L’épisode musical, rappelant le souvenir du terrible labyrinthe, où Louis, avait eu la première inspiration de l’adorable romance de la perle, intéressa vivement la chère vieille tante: —Nette, tu diras à Louis qu'il vienne jouer la romance dans ma chnmbre, demain.—Oui, tantinette, disait la jeune fille qui couvrait de baisers affectueux le petit visage parcheminé avant de se retirer.Ia?lendemain en effet, le musicien s’empressant de satisfaire le désir de Mlle Hermine, s’asseyait auprès du fauteuil de la vieille demoi-elle et s’asrompagnant en sourdine, commença à chanter à mi-voix la mélodie.Us étaient seuls tous deux car Nette ainsi que Guy et sa femme.fort occupés du départ de leurs invités, n’avaient pas Irop de tout leur temp*.(A Suivre.) O Journal imprima au '"n 43 rua •atnt-vlnreni, 6 Montréal, par ITMPRIMB-BHt POPUI.AIRK (fc reaponiahtltt* lla>IMa|« torn » «McbarJ.aérant » «OsfêmQ&i, MONTREAL, JEUDI DEVOIR ii août ifp2î LES ALLIÉS DES SECOURS À LA RUSSIE UNE PROPOSITION DE M.BRIAND AU CONSEIL SUPREME.— CELUI-CI AVISERA AUX MEILLEURS MOYENS A PRENDRE.- QUAND LA MAISON DU VOISIN BRULE.— LES SOVIETS SONT MAITRES.Paris, 11.— (S.P.A.) — M.Briand a annoncé tin débat au Conseil Suprême, hier, sur la famine russe en disant cpu* le peuple russe qui a combattu avec les Alliés au commencement de la guerre, peut maintenant compter à bon droit sur leurs secours.“Je propose que tous les Alliés se joignent aux Etats-Unis et à ceux qui s’intéressent à l’administration des secours par l’intermédiaire des sociétés de la Croix Rouge, a dit M.Briand.Le point de vue français tel qu’exposé hier est donc que les Alliés se joignent à de grandes sociétés humanitaires, telles que la commission Hoover, sans toutefois que ces oeuvres de secours aient un caractère officiel.M.Briand a suggéré que les Alliés s’associent avec l’administration de secours américains et entrent en Eclations avec le peuple russe.L’ambassadeur Harvey, interrogé au sujet de ce que l’association de secours américaine faisait, dit qu’il obtiendrait toutes les informations voulues et les mettrait à la*disposition du conseil.“J’cn conviens de tout coeur, a dit M.Lloyd George, mais je désire faire remarquer que ces efforts ne pourront atteindre beaucoup de victimes.La Croix Rouge ne peut accomplir le miracle de la multiplication des cinq pains et des deux poissons.Les secours doivent être organisés sur une grande échelle, non seulement {mur l’amour de la Russie mais pour l’amour du monde, parce que le choléra et les autres fléaux qui découlent ic la famine causeraient plus de pertes de vie que la dernière guerre.“Je n’ai aucune admiration pour le gouvernement soviétiste, mais tout secours est impossible sai^ sa Coopération vu qu’il contrôle le transport et tout le mécanisme officiel.Personne ne peut se mouvoir en Russie sans sa permission.“Je crois que dans ce but et dans ce but seulement, les alliés devraient faire des arrangements avec le gouvernement soviétiste.” M.Lloyd George a ajouté avoir été informé que quelques provinces de la Russie ont un surplus de grain mais que les paysans ne s’en dessaisiront pas à moins qu’on ne leur remette en retour les marchandises dont ils ont besoin.11 a dit que le Conseil Suprême étudiera immédiatement; les déifcirches A prendre pour obtenir le grain de la Russie de cette manière pour les régions de la famine.La question n'est pas une question politique, mais humanitaire.“Lorsque la maison de votre voisin brûle, dit-il, vous ne lui posez pas de question, vous essayez de la sauver.” Le vicomte Ishii, du Japon, Signor Bonomi.premier ministre italien, et M, .lasna ', qui était présent pi; ;• la première fois, au nom de la Belgique, convinrent qu’une commission pouvait être nommée immédiatement pour présenter un rapport à rassemblée actuelle sur les meilleurs moyens de coopéra- tion.Le premier ministre anglais a suggéré qu’on donne la parole à lord Curzon, qui en qualité de vice-roi des Indes, a autrefois 'dirigé l’alimentation de 70,000,000 de victimes de la famine.Lord Curzon dit que c’est le grain russe des régions où sévit actuellement la famine qui a tiré les Indes d’embarras.Les opérations de secours ne se terminèrent pas, mais commencèrent seulement, avec le départ des vaisseaux de blé d’Odessa, il n’y a qu’un seul moyen de trancher le problème du transport et de l’organisation.Il faut diviser les régions affectées par la famine en districts et nommer des commissaires de district, empêcher la concentration de la population dans un seul 'district trouver du travail pour les genssqui meurent de faim, voir à ce que les vivres soient distribués équitablement, construire des hôpitaux pour Its malades, mais par-dessus tout, vous avez besoin de jeunes hommes enthousiastes, animés de zèle pour sauver la vie des gens.Je .rois trois choses essentielles, d’abord l’aide du gouvernement soviétiste.deuxièmement, la formation de quelque autorité de secours internationale, troisièmement, l’enrôlement d’hommes d’expérience tels que ceux qui ont coopéré avec M.Hoover dans ce grand travail et tels que ceux que l’Empire britannique a pu fournir aux Indes.Les experts n’ont pu terminer leur tâche, hier, mais présenteront leur rapport au sujet de la frontière de la Haute-Silésie,, au conseil, qui se réunira à cinq heures ce soir.Berlin, 11 — Les journaux de toutes les nuances se rejouissent du discours prononcé par le premier ministre Lloyd George, mardi, devant le Conseil suprême allié à Paris, où il recommandait d’user de modération au chapitre de la question si lé sienne.Le “Vorwaerts” dit que les remarques du premier ministre anglais sont mie répudiation de la politique agressive de la France.La “Deutsche Zeitung” dit: “Enfin il est une puissance qui a eu l’énergie d’arrêter la violence française.” -*¦- Navire “Empress of F,rance,, DE QUEBEC SAMEDI, LE 13 AOUT 1921.Le navire Empress of France quittera Québec, samedi, le 13 août.Les passagers qui doivent s’embarquer sur ce navire pourront prendre à Montréal, gare Windsor, les trains réguliers du 12 août ; en plus de cela, le chemin de fer Pacifique Canadien fera circuler un train spécial pour le navire lequel train, composé de wagons de première et de seconde clase, do wagon-buffet et de wagons-lits, partira de Montréal, gare Windsor, à 9 h.20 a.m.(heure normale), samedi.le 13 août, et se rendra di-rerttement au quai du navire, â Québec.(réc.) -*- Invités par la Chine Shanghaï, 11.— (S.P.A.) — Le général Leonard Wood et M.Cameron Forbes, chefs de la mission américaine qui fait actuellement une enquête aux Philippines pour le compte du gouvernement de Washington, ont accepté l’invitation du gouvernement chinois ,.e se rendre en Chine.Le gouvernement de Pekin fait (les préparatifs pour recevoir les visiteurs.Les deux Américains sont attendus en Chine au mois de septembre.COURRIER DE NICOLE! Nicolet, 11 — (D.N.C.) —- La semaine dernière avaient lieu en l’église cathédrale, les funérailles de M.Denis Béliveau, époux de feu Catherine Kare.Le défunt était âgé du 09 ans et 2 mois.Les obsèques eurent lieu à 9 h„ au milieu d’un grand concours de parents et d’amis.Ives porteurs étaient MM.Dorminq Hou de, Kphraïm Belcourt, Henri Lacroix, Gédéon Beauchemin, Emi-lien Landry, Emmanuel Rousseau.Survivent au défunt quatre fils: Emile, Stephen, Henri et Maurice Béliveau, et deux filles, Mme Horace Rouillant (née Florida Béliveau) et Mlle Noëlla Béliveau.De nombreux témoignages de sympathie et tribus floraux furent envoyés à la famille en deuil.—Ues jours derniers, l’ecclésiastique Camille Longval, était ordonné prêtre, par Sa Grandeur Mgr Bru-neault, notre évêque, en la chapelle des Soeurs de f Assomption.Un grand nombre de prêtres accompagnaient Mgr l’évêque, ainsi que plusieurs parents et amis du jeune ordonné.Le nouveau prêtre était natif de Sainte-Monique et il a dit sa première messe 'dans l’église de sa paroisse natale.Il y a dix ans (Du Devoir, 11 août 1911) La jeunesse et le congrès de la langue française.Premier-Montréal par M.l’abbé L.-H.Groulx.* * * Nouveau code.Billet du soir, par Jean Labrie.# * * Une date historique, par M.Orner Héroux.* * * Pour sauver les noyés, par M.Fred.Pelletier.* * * Chronique de l’ouest, par M.Albert Granger.gâchis du recensement.S.G.Mgr Mathieu.— Le français dans les écoles.* * * Londres, 11 — Le bill du veto est enfin adopté â la Chambre des Lords.Le résultat du scrutin a été de 131 à 114.Une vingtaine de conservateurs votent avec le gouvernement.4 * -K- * Un mort, six blessés.Tel est le bilan d’une collision de tramways arrivée à Maisonneuve pendant la soiree d hier.A la Colonie de Vacances H y aurà grande excursion à la Colonie de Vacances (située entre Contrecèeur et Sorel), à l’occasion de la fête annuelle présidée par Mgr Gauthier.Cette excursion aura lieu par train spécial, le dimanche 14 août.Départ de la gare Bonaventure à 8 heures du matin (heure avancée) ; départ de la Colonie pour Montréal, 5 heures du soir.Arrêt à Long jenil, Boucherville, Varennes, Verchères, etc.Messe en plein air, démonstration patriotique, jeux, gymnastique par les 230 enfants de la Colonie.Bdjets : Adultes, $2.15 ; enfants, ï*l.l0.En vente ou-ces.Rég.2.35 f gO pour.— Tapis Spécial pour Vendredi Bas Echantillons 05 douzaines d'échantillons de BAS DE CACHEMIRE, pure laine, marque Crown, fôht'ionUon anglaise, pour dame», Dans toute» ic» eiudeurii de fantaisie, unit's eHnélan-géra, Valeurs Jusqu'à 3.00 pour 1.29 TAPIS DF.TABLE nv damas rouge el vert, 70x 70 pouces, g .95 Au m.-ae-chatiHaé©, Prix, chacun troisième, i/At/rn LE MAGASIN PM PEUPLE Rum Sts-Csthorino, St«AmM gbëhrinteekç, Tél, E»t 8000 4
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