Le devoir, 18 août 1921, jeudi 18 août 1921
VUL.IJMK All.MONTREAL, JEbUl 18 AU LI l\tZl L'O itfô TROIS SQUS LC NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.$8.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 MONTREAL ET BANUEUE.M $10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$0.00 &XAX8-UKIS ET UNION POSTALE.$3.00 DFVniR J/Jy If Ulili Rédaction et administration 43, RUE SAIN T-VINCENT MONTnKAL TÉLÉPHONE-.Main 746(T SERVICE UE NUIT: Rédaction, Main 61*1 AAaaiaiOration.Main 61$$ Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Deux dépêch es Les aspects différents de la question scolaire ontarienne F.Deux dépêches viennent de remettre devant le public les difficultés scolaires ontariennes.L’une annonçait, hier, une entre-vue de délégués d’Ottawa avec M.Drury, le premier ministre ontarien; l’autre nous apporte, ce matin, le texte de voeux adoptés par un congrès d'Hibernians (VAncient Order of Hibernians, l’une des principales sociétés irlandaises^ et réclamant justice pour la minorité catholique ontarienne.Il peut être utile de marquer les aspects différents de la question scolaire ontarienne auxquels correspondent vraisemblablement ces deux textes.Le voeu des Hibernians vise spécialement le problème financier, commun à toutes les écoles catholiques dites séparées, qu’elles soient fréquentées par des Canadiens français ou des catholiques de langué anglaise.Il s’agit particulièrement de la distribution de l’impôt scolaire prélevé sur les compagnies par actions.1 Celles-ci peuvent bien, théoriquement, affecter au soutien des écoles dites séparées une proportion de leurs cotisations scolaires correspondant au chiffre de leurs actionnaires catholiques; mais, dans la pratique, avec des compagnies dont les actions, cotées en Bourse, changent quotidiennement de mains, sont détenues à l’étranger souvent, on a été contraint de reconnaître que cette faculté d’option est, la plupart du temps, illusoire.Les plus puissantes compagnies, celles qui versent les plus fortes contributions, sont dans l’impossibilité de déterminer la proportion de leurs actionnaires catholiques.Résultat net: la très grande majorité des cotisations versées par les compagnies par actions vont tout droit aux fonds des écoles dites-publiques.a situation s’aggrave du fait que la tendance générale des hommes d’affaires est de constituer leurs entreprises en sociétés par actions.A Toronto, les choses en sont venues au point que la situation financière de la commission scolaire catholique est fort pénible.Il s’agit, essentiellement, de trouver un mode légal efficace d’assurer une équitable répartition, entre les écoles publiques et séparées, de l’impôt sur les compagnies par actions.Il y a longtemps que la question préoccupe les catholiques de langue française.Dès 1909, sous rinspiration de M.le sénateur Belcourt, un projet de loi fut présenté à l’Assemblée législative de l’Ontario, dont l’objet était précisément de remédier à l’état de choses dont se plaignent les Hiberniens.L’année suivante, le premier congrès canadien-français réclamait également cette mesure de jus-lice.On voit donc que, pour appuyer les réclamations sur lesquelles leurs coreligionnaires de langue anglaise insistent particulièrement depuis quelques années, les Canadiens français, n’ont qu’à suivre la ligne de conduite qu’ils se sont tracée il y a plus de dix ans.Ils entendent bien n’y pas manquer.Mais, à ce problème de finance se superpose pour eux le problème de langue, dont les répercussions financières sont considérables aussi.Grand nombre d’écoles, parce qu’on n'a pas voulu sV conformer au néfaste Règlement XVII, ont été privées de leur part de subventions officielles.A Ottawa, la question se complique, entre autres choses, de ce que l’on appelle l’injonction MacKell.Ce monsieur MacKell, en alléguant que la commission scolaire catholique ne se conformait pas au Règlement XVII, a obtenu des tribunaux une ordonnance interdisant à la commission de faire de nouveaux emprunts.L’action de la commission se trouve ainsi à demi paralysée.En bref, comme contribuables aux écoles séparées, les Franco-Ontariens ont à faire face, au problème général de l'inégale et injuste repartition des cotisations scolaires des compagnies par actions.Comme Canadiens français, ils ont en plus à faire face à toutes les difficultés et tracasseries découlant du Règlement XVII.Orner HEKOUX.i Nous mettons en relief le point qui fait l’objet du gros des commentaires dans la presse ontarienne.Il faut ajouter que le voeu traite aussi de l’incapacité légale qui empêche le complet fonetionnement du système scolaire primaire catholique.Cette réclamation vise, supposons-nous, l’admission, comme partie du système officiellement reconnu, de high schools catholiques.Plus loin, on parle de l’équitable répartition, non seulement des cotisations, mais des octrois scolaires.Avait-on l’intention de couvrir'par là le cas des écoles bilingues, dont nous parlons plus loin?Nous ne sommes point en état d’établir l’exacte portée de cette dernière réclamation.L'actualité Le buste Oui n'a prédit que Mèdéric sérail coulé un jour?Admettons cependant que la perspicacité generale est en faute et que personne na jamais prévu que cc serait dans le bronze., , .Les amis du maire ont le sentiment des convenances et le sçns des nuances.Lors de la dernière session du parlement de Québec, par un soir oit coulait un champagne plus abondant que sec, les députés ont offert au premier ministre un buste de carrare ou de paras.M.le maire était le témoin joyeux de.celte cérémonie.Le marbre, c est fragile.et cela peut s’offrir à un premier ministre pour lui rappeler les vicissitudes de la politique; niais pour le maire à perpétuité de Montréal, il convenait de choisir un métcl à la symbolique durée.!/ Taschereau, disent les ]our-naux, rendra à M.le maire sa politesse.Il assistera d la présentation de sa tête incassable et cela marquera officiellement le fait de la réconciliation de M.Martin avec le parti libéral, de son entrée dans le bercail.Nous t’eussions cru de-vuis longtemps réconcilié, puisqu’il wait obtenu ce fauteuil où les plus fidèles soutiens du parti rêvent d installer un jour leur gâtisme; mais les journaux parlent ainsi et ils doivent être renseignés.Le fabuliste parle du dangereux compagnonnage du pot de fer et du not de terre.Hêconcilié, M.Martin jouera un vilain tour à M.Taschereau.nous eg avons grand peur.U a déjà chassé M.Gouin de Québec rl de façon si ignominieuse que ce-iui-ci est entré, sons même se courber, à la Presse.Il chassera M.Taschereau et il chassera un jour M.Perron, après M.Taschereau, pourvu que le bon peuple de Montréal 'ni conserve sa faveur.// est douleur qu’il soif prêt de In lui retirer.Si Mêdéric avait le tempérament de Honaparte, il y a longtemps, gâté comme il l’a été, qu’il se serait coiffé du tricorne perpétuel.Aujourd'hui, il n’y a pas développement.La législature est la tutrice de Montréal.A-t-elle exercé sa tutelle en bon père de famille suivant les exigences du code?Ah que non! Elle a indéfiniment étendu le droit de suffrage qu’elle continuait de limiter et quelle continue de limiter, à Québec, par exemple; elle a fait toutes les concessions les plus lâches et les plus plates à la démagogie Elle a administré Montréal non pas dans le meilleur intérêt de la ville, mais simplement pour en faire une couche, chaude de libéralisme, pour assurer la pérennité d’un ministère libéral.Aujourd’hui encore M.Taschereau nous annonce que.grâce à une distraction qui a échappé même à la perspicacité de M.Itercovüch, pour que le gouvernement de M.Taschereau ne s’aliène pas un seul vote Israélite à Montréal, il va forcer la population de la ville de Maisonneuve et de Dollard à chômer une fête juive quelconque, elle qui ne chôme pas la Saint-Jean-Baptiste.M.Turgcon a raison, il y a telle chose que la justice immanente.Le gouvernement de Québec a semé la démagogie; il récolte Mèdéric.Mé-déric chassera tous les premiers ministres ac Québec tes uns après les autres, jusqu’il ce qu’il ait persuadé un nombre, assez grand de gens qu’il est digne d’arriver ci la suprême magistrature.Et ce jour-là nous verrons Mèdéric succéder à M.Gouin, à M.Taschereau, à M.Perron.NEMO.La valeur du recensement un adversaire qui se dresse devant lui.Il n'y en aura très probablement pas.On parle bien de M.Villeneuve, mais ces bruits-là doivent être mis en circulation par le maire lui-même, car il ne serait jamais aussi sûr de sa victoire que si son ancien adversaire du bureau des commissaires se présentait contre lui.Il camperait, aux yeux du public, M.Villeneuve de belle façon.Il mettrait un de ses pieds au Star, qui ne manquerait pas d'appuyer l’ancien commissaire, et l’autre à Ottawa, ou dans le clan de la cédule A, entre ta Banque de Montréal et la maison Laporte-Martin, et ce serait pour lui mince affaire que de tomber cet homme en état d’équilibre instable.La viclnire de Mèdéric devrait-elle, au reste, nous faire prendre le deuil?On doit s’y opposer aidant que possible, ne point voter pour son adversaire, si cet adversaire ne nous plait pas, mats voter contre Mèdéric parce que ce bonhomme nous a assez fatigué la rétine, qu’il est dénué de tout sérieux et de toute sincérité, qu il a humilié la ville dans des réceptions à des ‘'étoiles" de cinéma, qu'il se prodigue dans tous les milinex et à toutes les occasions.qu’il présidera nimporfe quoi et pour n’importe qui, qu’il marche toujours, une sébile a la main, quêtant des suffrages.Mais Oi ne serait-ce pas une \s(a bonne chose pour la législature de Québec qu'il fût réélu?Nous le croyons.La législature et particulièrement le gouvernement provincial ont de loin des fautes à payer.M.Turgeon pourrait expliquer au cabinet de M.Taschereau, de M.Bérodeau.de M.Mercier et de tous les anciens, par sa fameuse justice immanente.C’est la législature de Québec qui a créé de toutes pièces Mèdéric Martin; il est comique que ce soit aujourd’hui son enfant qui lui donne la frousse.Montréal est une grande et belle ville, comme dirait M.Gouin, Montréal est la ville la plus importante du nonunion, la cinquième des villes françaises du monde.Tune des plus remarquables par sa composition ethnique et par son prodigieux Un curé des cantons de l’est, de passage à Montréal, a jugé à propos de nous faire part des constatations, malheureusement trop vérifiées ailleurs, qu’il a eu [’occasion de faire lors du dernier recensement.Dans sa région, un bon nombre, la majorité même des Canadiens-français parlent anglais, ce qui n’altere en rien leur droit d’exiger I'asagc du français dans leurs relations avec le gouvernement fédéral.Il arrive cependant, que des familles, récemment établies en cet endroit, n’entendent pas la langue de la majorité.Il aurait été très facile pour le gouvernement fédéral de trouver des recenseurs parlant parfaitement les deux langues.Il a préféré, ou son agent si on veut être plus exact, ne prendre que des citoyens de.langue anglaise ne parlant et ne comprenant même pas un traître mot de français.Ce curé se trouvait un jour dans une famille quand se présente le recenseur.Le père n’était pas là.Les autres membres ne comprenaient point i’anglais.U dut se prêter au rôle d’interprète.Le recenseur qui se présenta au presbytère était également dans la plus parfaite ignorance de notre langue.Le recensement constitue une pièce officielle de la plus grosse importance, qu’on accepte comme ianc autorité indiscutable.On peut se demander ce que valent des pense igné m eh ts1* obtenu s de cette façon et s’il est possible d’accorder après des faits comme ceux-là, quelque valeur à ce dénombrement décennal qui devra pourtant être la principale source de renseignements menls pendant dix ans sur le mouvement démographique du Canada entier.Dans de pareils cas, il aurait peut-être mieux valu ne pas répondre à l’envoyé du gouvernement, adresser sa protestation à Ottawa et obtenir un nouveau relevé.Mais en craignant sans doute que les noms seraient simplement omis et que l’erreur fût réparée trop tard.Et voilà à quelles très sérieuses conséquences peut aboutir l’esprit sottement fanatique du gouvernement fédéral et de ses agents.L.D.Bloc-notes “Let Lloyd George." Le premier ministre du Boyau me-Unl, dans un manifeste électoral qu’il adresse aux gens de Caerphilly, où il y a une élection partielle, de ce temps-ci, insiste sur le fait qu’on l’attaque violemment pendant qu’il cherche à régler la question d’Irlande, qu’il veut en venir à une solution pacifique des différends entre Américains et autres et qu’il travaille à assurer le succès de la conférence du désarmement."Quelqu’un peut-il me dire pourquoi l’on m’attaque tandis que je suis en train d’exécuter toutes res tâches?Que me reproche-ton à ce sujet?.J’en appelle à mes compatriotes de Caerphilly, qu’ils raffermissent mes mains afin que je puisse m’attaquer à ces grands problèmes avec toute la force et le courage que l’union seule peut nous donner’, conclut-il.La lactique de Lloyd George est la même que, celle des libéraux canadiens qui, en 1911, s’exclamaient dans les provinces anglaises: Lef Laurier Finish llis Work! et des unionistes criant partout, en 1917: I.ct Borden Finish lits Work! en faisant allusion à In politique de guerre de l’ancien premier ministre unioniste.La coalition anglaise, elle, est fort affaiblie, tout comme le présent cabinet Meighen.Dans les deux cas, il sera intéressant de voir le résultat des prochaines élections générales.« Vente» d’alcool I.’article 24 de la loi concernant les liqueurs alcooliques, adoptée à in dernière session de l’assemblée législative, à Québec, porte entre autres choses que "Chaque vente Chronique d’Ottawa Dans le diocèse d’Alexandria Ottawa, 17.L’Association cana-dienne-française d’éducation pour-sui.depuis de longues années dans la province voisine le travail Je plus persistant et le plus utile pour notre race.Elle a donné aux Canadiens français dispersés, une organisation qui s’entremet dans leurs difficultés scolaires et agit auprès de toutes les autorités avec un poids qui n’auraient ni les individus, ni les paroisses.Elle surveille lout son vaste champ d’activité, excitant les énergies, poussant une propagande nécessaire, ralliant en faisceau toutes les réclamations pour accomplir la tâche générale de maintenir intactes notre langue et notre foi.Ce qu’on sait de ses travaux n’est qu’une petite partie de ce qu’elle accomplit ; car il y a beaucoup de conflits qui resteront toujours secrets, de démarches qui ne seront pas révélées, de documents importants qui ne verront pas le jour.» Parmi les diocèses ontariens où elle a travaillé sans relâche depuis quelques années pour le plus grand bien de la race française, il faut citer en premier lieu le diocèse d’Alexandria, situé à mi-chemin entre Montréal et la capitale sur la - n 8 —- par la commission, d’alcools ou de spiritueux livrés dans un de ses établissements ou par elle expédiés dans la province est restreinte, quant à la quantité, à une bouteille, à moins que cette vente ne soit faite à une personne autorisée à en revendre, ou pour des fins industrielles.” On nous a dit, quand on nous a expliqué la loi, il y a quelques» mois, que les acheteurs n’auraient droit que d’acheter une bouteille par jour.En fait, rien, dans ce texte de loi que nous citons, ne comporte cette limite.Aussi ne se fait-on aucun scrupule, dans les magasins de la commission, de vendre à un individu autant de bouteilles d’alcool qu’il veut, du moment qu’il n’en demande pas plus qu’une à la fois.Cela peut ne pas s’accorder avec les déclarations explicites des parrains de la loi des alcools, à la dernière session; mais, du point de vue de la lettre de la loi, on n’y peut guère trouver à redire ; car, sur ce point, elle est notoirement incomplète.L’a-t-on ainsi faite à destSein?Est-ce un oubli explicable?Quoi qu’il en soit, on vend journellement trois, quatre, cinq bouteilles d’alcool et mèn e davantage, une à la fois, aux habitués des magasins de détail de la commission.Un correspondant de l'Action catholique lui écrit pour lui affirmer (pie "la chose se passe ainsi an magasin de la commission, à la RiviPre-du-Luup".Cela n’est pas un ças isolé, c’est la pratique courante, ailleurs comme dans cette ville.Si réellement on n’a pas voulu berner le public, lors de la dernière session, et si l’on avait bien l’intention de limiter la vente aux particuliers à une bouteille par jour, à chacun,— ce qui fait encore une quantité appréciable d’au moins 300 bouteilles par an, soit 25 caisses d’une douzaine chacune, — on fera bien, à la prochaine session d’éclaircir et d’amender le texte de la clause 2k Si on ne le fait pas, on saura que* la lacune de la clause 24 es voulue.La grosse circulation On est en train de finir le pavage nouveau de plusieurs rues, à Montréal.Des affiches ciu’on y po sa il y a quelques années défendaient la circulation, dans ces rues, aux fardiers et aux voitures lourdes.Plusieurs affiches sont tombées et on ne les a pas relevées.Même quand elles sont restées debout, les autorités, .trop souvent, et d’un oeil paterne, ont regardé et laissé circuler dans ces rues des camions ou des voitures pesantes, sans prévenir les conducteurs et les chauffeurs de l’interdiction pourtant nettement affichée à certains coins de ces rues.Maintenant que les travaux de réfection sont finis, ou à peu près, flans plusieurs de ces rues, on fera bien d’y relever les affiches tombées, de les mettre en des endroits visibles et surtout d’appliquer le règlement d’interdiction dans toute sa vigueur, si on ne veut pas que les pavages neufs se détériorent â vue d’oeil.Le gros roulage a des rues par où passer, qu’on l’y dirige et surtout que les policiers surveillent les camionneurs dédaigneux des règlements municipaux.Ceux-ci ne sont-ils faits que pour être violés?La rentrée Le temps frais et les pluies de ces jours-ci ramènent à la ville une quantité nombreuse de familles qui sont allées en villégiature, depuis juin dernier.La plupart reviendront pour la rentrée des classes.Et l’été sera tôt fini.Ainsi passent le.saisons, plus vite qu’on ne le croyait.Ceux qui sont restés à la ville, tout l’été, pendant les chaleurs, ont envié dans Je temps les gens en vacances sur* les plages ou dans la montagne.Après-demain, ce sentiment aura fait place nu contentement d’être à la ville, tandis que les retardataires grelotteront, soir et matin, dans les campagnes.Les amateurs de chasses, eux, vont commencer de fourbir leurs fusils, car l’ouverture do la saison approche et le gibier sera abondant.Les gens qui se dirigeront vers in forêt, ces semaines-ci, ne regretteront pas quant à eux la venue île “automne, où les jours sont si beaux, dans les bois, l’air, si limpide, les paysages, si colorés.a.P.rive sud de la rivière Ottawa.Il sc trouve là, en effet,.20,782 catholiques dont 13,692 sont de langue française.Dans la ville épiscopale d’Alexandria, chef-lieu du comté de Glengarry, la population cnna-dienne-française est de 1,286 âmes; et dans la ville de Cornwall, chef-lieu du comté de Stormont, elle est de 2,474.Les Ecossais et les Irlandais composent en grande partie le reste ne la population catholique ; mais ils diminuent depuis quelques années en nombre et en importance, pour avoir oDservé la pratique de ne se marier qu’entre eux et à des âges avancés, lis ont peu d’enfants et résistent mal à l’affluence de la population française débordant des comtés voisins de Vaudreuil et de Sou langes.Depuis le mois d’amit 1915, Tes Canadien» français de la ville d’Alexandria essaient d’avoir du français dans leurs écoles.Les lettres et les requêtes des commissaires sont juspu’ici restées sans résultat auprès des ministres ontariens, bien que le chiffre des écoliers de notre race soit de 350 contre 172 pour les enfants d’une awfhc religion et d’une autre nationalité.Parée que le français n’était pas enseigné dans l’école d’Alexandria avant 1912, et que cette école ne fut jamais désignée comme anglo-française par le département de l’éducation de Toronto, elle est purement anglaise.Seulement en vertu de l’Acte des règlements et des programmes scolaires de l’Ontario, les commissaires d’école peuvent, en oins du cours d’étude prescrit pour les écoles publiques, exiger que l’instruction en lecture grammaire et composition françaises soicn.donnée aux élèves dont les parents l’exigent, si la langue française prévaut dans cette section .Pour Alexandria où il a été prouvé, sans ambages, que le français prévaut de toutes les manières possibles, cette dernière loi devrait s’appliquer automatiquement, car les nôtres en ont demandé le bénéfice avec insistance depuis quelques années ; mais ils n’ont jamais reçu de réponse favorable.Dans le même diocèse il y a aussi Green Vallev, qui est devenue célèbre.Il est malheureux que l’opposition à notre langue ne parte nas dans ce diocèse du milieu où l’on oevrait s attendre â des objections.Ce ne sont, en effet, ni les sociétés de franc-maçonnerie, ni les oran-gistes, ni les sectes protestantes ont font le principal échec aux réclamations, Le clergé catholique est presque exclusivement de langue anglaise, à l’exception d’un jeune vicaire.dermis l'archevêché fusqu’nu presbytère de campagne.Il a été prouvé oar l’expérience que lorsque l’évêque ou les autres dignitaires ecclésiastiques voulaient nous donner l’appui de leurs paroles et de leurs intercessions, le conflit se dénouait presque toujours heureusement, et qu’au contraire, quand ils mettaient leur veto, nous n’obtenions rien.Quelquefois on intervient avec une morgue et une arrogance dont on soupçonne â peine toute la hardiesse, en dehors du petit cercle cpii les sait ; quelquefois aussi ou abuse d’une autorité légitime pour donner des commandements brefs dans une sphère où elle a moins droit de s’exercer.Les commissaires d’écoles de la ville d’Alexandria en savent malheureusement quelque chose.# * # 11 va sans dire que les rapports entre l’autorité ecclésiastique et les fidèles sont assez tendus dans ce diocèse, comme dans d’autres diocèses ontariens où les catholiques canadiens-français sont en majorité sans avoir un évêque de leur langue.Dans le diocèse d’Alexandria on compte 17 paroisses, 22 prêtres, 6 couvents, 80 religieuses, un hospice et 24 églises _ ou chapelles.C’est une lourde tâche qui attend Mgr Le Couturier, lors de sa prochaine arrivée dans des endroits qu’il n’a jamais connus et n’a jamais visités.Issu d'un père français et d’une mère anglaise, il a été élevé et il a reçu son éducation en Angleterre ; il possède aussi, paraît-il, une excellente instruction française, de sorte qu’il représente on lui-même la composition mixte «le son diocèse.D’après les prévisions ordinaires, le conflit existant et les conflits possibles pourraient enfin être réglés à leur pro-nrcs mérites par cet homme, né loin du milieu où il va désormais exercer son ministère, qui n’a pas de préjugés locaux, par conséquent, et qu’on dit préparé a bien comprendre les deux points de vue de ses ouailles et de son clergé.Le problème scolaire ontarien avec ses complications religieuse^ se pose donc en entier dans le diocèse échu à un complet étranger.L’avenir ne promet pas »*• b* résoudre à l’aide du temps et de l’amortissement des passions.Les Canadiens français n’ont pas envie de disparaître : ils n’ont nas le désir, non plus, de se laisser assimiler, et cette aspiration est parfaitement juste rt naturelle.D’un autre côté, la disparition »les catholiques d'une autre langue ne parait pas devoir s'accomplir, non plus, si l’on tient compte de l'expérience.Il faudra done beaucoup de doigté, de diplomatie, de clarté et de précision d'esprit pour donner satisfaction à tous sans en blesser aucun.La place est dangereuse, c'est un des endroits sensibles «pic l'on ne peut toucher qu’avec délicatesse et fermeté.Depuis que l'agitation a commencé autour du règlement XVII, les nôtres sont devenus moins patients, et les Anglais sont devenus plus Irritables.Dans les paroisses en bordure de l'Ottawa, en bordure du Saint-Laurent, dans celles qui sc PREMIERE MISSION ÉTRANGÈRE CANADIENNE Le Vatican confie aux Franciscains le district de Kagoshima, dans le sud du Japon.On nous communique cette importante note: Le Canada est né d'un acte de foi et d’une pensée toute apostolique.Champlain, son fondateur, pouvait écrire à Louis XII, en 1615, pour le remercier de l’envoi des Hécollets, nos premiers missionnaires: “Ce sera augmenter la qualité de Très Chrétien, qui vous convient par dessus tous les rois de la terre.d’avoir voulu embrasser avec tant d’autres importantes affaires le soin de celle-ci, étant une grâce spéciale de Dieu d’avoir voulu réserver sous votre règne l'ouverture de la prédication de son Evangile et la connaissance de son saint Nom à tant de nations qui n’en avaient jamais ouï parler”.(Oeuvres, Ed.Laverdière, Québec 1879, Pg.185).(l’est donc justice qu’à son tour, la Nouvelle-France se fasse apôtre non seulement sur les points les plus reculés de son immense territoire, mais encore dans les contrées lointaines, où règne encore le paganisme et qu’elle imite ainsi son antique mère-patrie, qui a fourni au monde entier un nombre incalculable d’intrépides missionnaires.Nos Vénérables Evêques viennent de signifier à notre pays qu’il est temps de rendre à Dieii ce témoi-gnaige de notre reconnaissance et de notre dévouement.Fidèle écho de la grande voix «le notre auguste Père, Sij Sainteté Benoît XV, dans i son encyclique sur les missions.Maximum illnd, ils ont tout dernièrement résolu et annoncé la fondation d'un séminaire canadien des Missions Etrangères .Sans doute, depuis un siècle surtout, comme l’a si bien démontré le Canada Apostolique de M.Henri Bourassa, un nombre déjà considérable de nos compatriotes “ont noyé leur personnalité dans la troupe innombrable et anonyme des conquérants de l’Evangile”.Mais, du moins en ce qui regarde les Missions étrangères, nos héroïques jeunes gens et jeunes filles sont partis pour des missions confiées à îles familles religieuses de nationalité différente de la nôtre, j Maintenant, grâce au zèfé éclairé dé nos Vénérés Pasteurs, nous sommes en droit d’espérer qu’avant de trop longues années, il sortira du Séminaire Canadien des Missions Etrangères un essaim d’apôtres de notre race, qui s’en iront planter la Croix en pays infidèles au nom du Christ et du Canada français.» Déjà Borne vient de consacrer les espérances légitimes de tous les coeurs catholiques de notre pays, en confiant par décret authentique du 9 juillet 1921 le district de Kagoshima, dans le sud du Japon, aux Frères-Mineurs du récent Commissariat canadien, canoniquement érigé sous le patronage de saint Joseph.Pour qui a pu suivre, depuis la grande guerre surtout, la marche étonnamment rapide du Japon vers la civilisation moderne, le rôle prépondérant que lui donnent surtout créent dans le Nord-Ontar>>, l’antagonisme latent existe toujours, avec scs dangers d’explosion.L’application d’une justice absolue et parfaite ne réconcilierait pas toujours des adversaires qui sont aux prises depuis plusieurs années et s’observent ; de sorte que si ouel-qu’un veut s’en faire le champion, il lui faut en même temps de la fermeté et de la patience, de la confiance en lui-même, la force de n’êtrc pas circonvenu par une partie ou par l’autre.La tâche à accomplir n’est donc pas aisée et ne promet pas de consolations réconfortantes.* * » Dans les paroles officielles des orateurs, des journalistes et même dos conférenciers, il est peu question publiquement, dans l’Ontario, de détruire autant que possible la langue française et d’en empêcher l’usage.Mais il n’v a qu’à consulter pendant quelques minutes les dossiers secrets de l’Association où viennent s'accumuler toutes sortes de correspondances et de documents d’une nature confidentielle et privée pour se convaincre qu’il n’v n pas d’antre but au Règlement XVII.C’est là que l’on voit l’en-chaînement et le développement des intrigues, les hommes tels qu'ils sont, les ambitions qui montent les unes sur les autres.Que de bassesses aussi, commises pour une entreprise qui ne peut ouvertement s’avouer et qui travaille dans l’ombre à petits coups ! On ne veut nas rendre la iustiee, mais on est obligé aussi de ravaler sa dignité, de patauger dans la boue, de prendre les moyens détournés qpl rabaissent ceux qui s’en servent.L’nir, l’honnêteté manquent dans ces souterrains que f'on veut cacher à la lumière.Quel contraste lorsque l’on songe au vieux navs de Québec étalant son honnêteté, sa jnstire et sa clarté toute françaises, jouissant du régime d'instruction publique le plus juste qui se puisse concevoir dans un pavs mixte comme le nôtre, vrai chef d’oeuvre de tolérance, de bonne foi, do fair-play, d’esorit pratique, et d’harmonie ! Il n’v a que dans la province où nous .sommes la majorité que la vraie et réelle bonne entente n nu naître et se développer.Et la rive orientale de l’Ottawa se hausse de cent cou dées dans notre estime, aussitôt que le contraste se dessine devant les yeux dans ses grandes lignes.l’Orient, sa situation géographique, ses conditions économiques et sociales, le caractère et toutes les qualités vraiement remarquables qç son peuple intelligent et guerrier et surtout l’incroyable lenteur que met l’Eglise catholique romaine à se faire considérer sous son vrai jour par la classe dirigeante du pays, compromise qu’elle se trouve, à cause du petit nombre de ses prêtres, par les intrigues et les volontaires déguisements que s'imposent les sectes dissidentes les plus diverses, quiconque, dis-je.veut reconnaître exactement rétnt actuel du Japon par rapport à la culture matérielle et à la religion, comprendra sans peine l’importance de la conversion de ce pays, qui ne compte encore que 170,308 catholiques sur une population totale de 77.000,000 d’habitants, et les réelles difficultés île l’entreprise confiée aux Franciscains du Canada, et la gloire qui rejaillira sur notre propre pays, si notre dévouement permet à nos compatriotes de mener à bonne fin une oeuvre qu'ils désirent entreprendre pour l’honneur de Dieu et du Canada.C’est pourquoi les Frères-Mineurs encore tout reconnaissants d*' Ta joie mie leur ont causée les fêtes grandioses du VITème Centenairé du Tiers-Ordre, célébrées à Montréal, sont très heureux de faire partager à tous leurs compatriotes l’honneur que Rome vient de leur adresser en leur confiant officiellement une Mission nu Japon, on leurs frères furent les permiers martyrs du mps le 5 février 1598.et de solliciter avec confiance (Te tous les fidèles, de leurs Tertiaires en particulier, le concours des plus ferventes prières H de leur inlassable générosité.AU CONGRÈS DES ACADIENS UES 'KŒfrsES S E* SD NT OT !V ErT* TES, HIER, PAR UNE MESSE PONTIFICALE LA SEANCE D’HIER APRES-MIDI Pointe a l’Eglise, N.-E„ 18 (D.N.C.) — Le congrès des Acadiens sYst ouvert, hier matin, au collège Sainte-Anne, en présence de deux cents délégués, sous les auspices de la Société Nationale de l’Assomption.Le Dr Dayid-V.Landry, président de la Société, a prononcé le discours de bienvenue.Plusieurs orateurs distingués ont porté la parole à la séance d’hier après-midi.Mentionnons M.P.J.Veniot, ministre des Travaux publier'du Nouveau-Brunswick: Mgr Béliveau, M.J.-W.Comcau, député, représentant M.G.-H.Murray, premier ministre de la NouveMe-Ecosse; le juge Adjutor Rivard, de Québec; M.Guy Vanier, président de l’A sociatioii.de la Jeunesse Cana-dienne-française, M.Henri d’Arles.A cette séance d’ouverture, le président a donné lecture d’un message de Sa Sainteté Ben ait XV.en réponse au câblogramme oue Mgr Chiasson lui avait envoyé.Le message sc lit comme suit: "Le Saint-Père remercie les Acadiens réunis ù Church Point, Nouvelle-Ecosse, pour leurs témoignages de respect, de soumission et d'attachement et leur accorde la bénédiction apostolique.” .Les congressistes ont envoyé un message de loyauté au roi d'Angleterre, par la dépêche suivante, envoyée à lord Byng, gouverneur général du Cafhada : “Le peuple acadien assemblé en congrès natfhnal solennel avec les représentants de toutes les parties, du Canada prie Votre Excellence de porter à Sa Majesté le roi George V ses sentiments de loyauté et sa jota de votre nomination comme vice-roi de sa Plus grande colonie.” Les délégués au nombre de 204, sont arrivés le matin, venant de toutes les parties des provinces maritimes; le comité de réceptfPn leur, a fait un accueil enthousiaste à la gare.Après les échanges de bienvenue.tous ont pris place dans les automobiles Hé corées du drapeau acadien.puis le cortège s'est mis en route vers l'église, où Mgr E.I,e-blanc, évêque do Saint-Jean, a célébré la messe solennelle pontificale.Mgr Chiasson.évêque de Chatham, a proponcé le sermon de circonstance dont nous en avons publié 1c texte, hier.Parmi les principaux délégués, on remarquait les représentants du clergé, du gouvernement et des sociétés nationales, entr'autres les prélats Hébert.Béliveau.Douret, Côté et Richard; le B.P.Guertin.supérieur du collège Saint-Joseph; le R.P.Brand, supérieur du collège Sainte-Marie, de Pointe à I Eglise; MM.P.J.Veniot, D.V.Landry, Ü.-J.Turgeon.A.-J.Dou-ret, Charles Hébert.A.-J.-B.Léger.Placide Gaudet, F.-A.Richard, Albert Sormanv, et,autres.Le sénateur Pascal Poirier ne peut assister au congrès, pour cause de maladie.F** soir, les congressistes ont a* sisté à une fête musicale organisée au collège Sainte-Marie.Aujourd’hui, le congrès poursuit sès séances; cet après-midi, les délégués se reluiront à la Grand’Prée faire un pèlerinage an monument d’Evangèline, où le congrès prendra fin.I LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 18 AOUT 1921 VOL.Xll.—No m FAITS DIVERS Cinq causes de la Commission LE JUGE BAZIN CONDAMNE a L’AMENDE OU A LA PILàC.TROIS PERSONNES TROUVEES COUPABI.ES DE VENTE ILLEGALE DE LIQUEURS Le juge Bazin, de la Cour des sessions spéciales, a entendu, hier, IG causes de la Commission des liqueurs » 36% 53*ti 53 $4 .33 36 \ 116118'» 117'» II9S WINNIPEG Ouverture Fermeture Octobre Décembre 47'» 44 * 145 136\ 47 ns,‘,^rable ,a p,u* eollde de Montréal, se spécialisant dang •4w.8t£*.,ne^B't* h.E.Bourassa, Limited “Mes maux étaient certainement profondément enracinés dans mon organisme, car je pris trois bouteilles de Tanlac sans en resseotir beaucoup de bien.Mais me fiant à sa réputation, je continuai à en prendre et j’en suis ravie, car aujourd’hui je suis de nouveau en parfaite santé”.Ainsi s’exprimait récemment Mme Gertrude tioussin, 18 rue Perreault, Montréal, P.Q.“Depuis le moment où j’eus la grippe espagnole et jusqu’au moment où je commençai a prendre du Tanlac, c’est-à-dire il y a deux ans, je fus dans un terrible état de dépression générale.J’avais si peu d’appétit que je n’avais aucun désir de manger.Parfois je ne pouvais même supporter les odeurs de cuisine.Mes aliments me don naient de tels maux d’estomac que je pensais parfois en devenir folle.La nuit je passais souvent des heures sans pouvoir fermer l’oeil une minute.Mes nerfs étaient à ce point détraqués que le moindre bruit inattendu me mettait dans tous mes états.“Comme rien ne me procurait le moindre soulagement, je me décidai à prendre du Tanlac.Maintenant mon appétit est superbe.Je mange de tout ce que je veux sans en souffrir par la suite.Tout ce que je mange me réussit parfaitement.Mes nerfs sont revenus à leur état normal et ne me causent plus d’ennuis.Je dors comme une enfant.J’ai engraissé de plusieurs livres et je me sens devenue une toute autre personne.Je ne sau rais dire du Tanlac tout le bien que j’en pense et qu’il mérite”.Le Tanlac est en vente partout dans les meilleures pharmacies.Assurez-vous avec Girard et Girard, 55 St-Frs-Xavier.Tél.M.6948.HATEZ-VOUS! 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2o.la semence de fourrages verts, au commencement de juillet, produit des résultats satisfaisants et la diminution dans la récolte du foin sera, de ce fait, compensée pour une bonne part; 3o.il ne faut pas perdre de vue qu'une grande partie de nos récoltes précédentes était exportée, de sorte nue, cette exportation disparaissant cette année, la récolte déjà obtenue en foin ainsi qu’en fourrages verts devrait suffire amplement aux besoins de la province; 4o.le remède ne consiste pas tant à diminuer le tarif douanier pour importer le foin américain qu’à obtenir une réduction des tarifs de transport sur le foin afin que les parties de notre province ou il y a surabondance puissent expédier leur surplus à celles où il y a disette.La question de prendre à l’égard des Etats-Unis une attitude douanière semblable à celle qu’ils prendront à notre égard a donc été adoptée unanimement en principe, quitte à demander, si les circonstances l’exigent réellement, de suspen-dre momentanémenb l’application de cette politique.On demandera aussi que la “Loi des Chemins de fer” soit modifiée pour que les renseignements donnés sur les taux de fret par les chefs da départements de toute compagnie Iknt telle compagnie, même si les taux indiqués ne sont pas conformes au tarif déterminé par la Commission des chemins de fer; car il arrive souvent que les compagnies se trompent dans les indications qu’elles donnent tout d’abord et qu’elles réclament ensuite un montant de fret plus élevé, ce qui est une occasion de pertes considérables pour ceux qui sont appelés à l ayer.L’assemblée annuelle du bureau de direction a été tenue immédiatement après l’assemblée générale.Les officiers suivants ont été élus ; Président honoraire, M.J.-E.Caron, ministre de l'Agriculture de la province de Québec; président, M.W.Lamarre, président de la firme W.Lamarre & Cie, liée; vice-présidents, M.M.-L.Péloquin, député, de Saint-Aimé, et M.A.Pharand, de Saint-Clet.LES INGÉNIEURS NE CHÔMENT POINT DES TRAVAUX DE VOIRIE CONSIDERABLES ONT ETE EXECUTES AU COURS DU MOIS DE JUILLET - Mi RAPPORT DU SURINTENDANT.Tombola de Montréal-Est Durant le mois de juillet le service de la voirie a dépensé la somme de $43,624.64 pour l’entretien des rues, le balayage, l’arrosage et le nettoyage.Il a fait huiler des rues macadamisées sur une étendue de 117,388 verges carrées, ce qui porte l’étendue totale des rues huilées depuis le printemps à 796,587 verges carrées.Les ingénieurs de la voirie ont entrepris nombre de travaux importants soit à réparer les pavages, soit à construire des trottoirs; la réfection des pavages permanents a demandé 6,532 verges carrées d’asphalte et 994 verges carrées de blocs de granit; et pour les trottoirs permanents ,104 verges carrées de ciment, 19 v.c.d’asphalte, 185 v.c.de dalles et 24 v.c.de blocs en granit.Des travaux de pavages sont en cours d'exécution dans les rues suivantes: Saint-Denis, entre des Carrières et Isabeau; Bélanger, entre Drolet et Christophe-Colomb; Sainte-Catherine, entre Saint-Laurent et Atwater; Ontario, entre Champlain et Parthenais; la ruelle au nord de Sainte-Catherine, entre Crescent et de la Montagne; Cherrier, entre Saint-Denis et Amherst; Saint-Hubert, entre Sherbrooke et Roy ^ Saint-André, entre Cherrier et Roy; approches du pont de la rue Church; Charlevoix, entre G.T.R.et Saint-Patrice'.Des trottoirs permanents ont été construits durant le mois dans les rues Sainte-Catherine et Atwater ; Bleury, entre Craig et Sherbrooke ; Marcil, entre Sherbrooke et Côte Saint-Antoine; Sherbrooke, entre Elmhurst et limite ouest; carré Philips, eu face de l’édifice Dubrule.La session provinciale Québec, 18 (S.P.C.).— La prochaine session provinciale s’ouvrira selon toute probabilité vers la mi-janvier.Parmi les grandes questions qui seront à l’ordre du jour, on mentionne principalement le rapport de la Commission des Liqueurs.Un bon nombre d’amendements seront faits à la loi.Ces amendements seront probablement préconisés par la Commission, étant donné qu’elle a été à même de constater de facto les points faibles de la novelle loi.On se propose aussi d’amender la loi des voitures et la méthode de construction des grandes routes.Le pont Victoria SERA FERME AUX VEHICULES DE 11 H.P.M.A 6 H.A.M.POUR UN TEMPS LIMITE Dans quelques jours et sera l’inauguration des grandes fêtes de Montreal-Est.Ce festival sera tenu du 21 au 28 août inclusivement.Tous les yeux vont bientôt se tourner vers ce coin charmant de Pile de Montréal, où, il y a douze ans, habitaient sur les bords du Saint-Laurent à peine quelques cultivateurs, séparés les uns des autres par de vastes champs, et appartenant à des paroisses assez éloignées de l’endroit.Aujcurd’hui, » quel changement! Toute une population d’ouvrie/s, d’artisans, de bourgeois, de commis, a envahi cette belle petite ville fondée par son maire actuel, M.Joseph Versailles, et couvre une grande partie du territoire affecté aux résidences ; à tel point ue bientôt les autorités religieuses urent fonder une desserte, et donner les services divins dans l’église que bâtit un certain groupe de citoyens pour l’usage du public catholique.La population continuant à augmenter.Monseigneur l’Archevêque fut forcé de céder aux instances des citoyens et fonda la paroisse de Saint-Octave de Montreal-Est.M.le curé Josaphat Verner, ancien curé de Carillon, fut nommé.Son premier soin fut d’entrer en possession de l'église; et c’est pour payer cette église, l'emprunt qui l’obère et les dépenses du culte au temps de la desserte, que le grand festival fut décidé.Quel est celui qui ne songera pas à la jeune paroisse qui vient d’être fondée, et qui ne voudra pas lui venir en aide?Nous avons donné déjà le nom des membres des divers comités.Aujourd’hui nous nous contenterons de fournir la composition du comité général : Président d’honneur: M.le curé Josaphat Verner.Président général : Son Hon.le maire J.Versailles.1er vice-président: M.S.F.Williams.2ème vice-président: M.Alfred Richard.Secrétaire général: M.J .-Emery Coderre.Trésorier général : M.Albert Hétu.(Communiqué) Le chemin de fer du Grand Tronc ¦domiQ avis que la route du pont Victoria sera fermée au trafic des véhicules de 11 h.p.m.à 6 h.a m (temps de l’économie 'de.la lumière du jour), du 22 août au 10 septembre, ces deux dates comprises.La route sera ouverte au trafic comme à l’ordinaire de 6 h.a.m.à 11 h.p.m.Afin •d’épargner autant que possible des ennuis au public, l’on a fait avec la Canada Steam ship Lines des arrangements pour étendre les heures de service de son traversiez entre Montréal et Longueur!.Du 22 août au 10 sep tembre, ce Iraversier donnera un service régulier jusqu’à 2 h.a.m.de Montréal et jusqu’à 2 h.30 a.m.de Longjjeuil et reprendra ses voyages à 5 h, a.m., de Montréal.La fermeture du pont durant certaines heures d’une période de temps limitée est pour permettre la pose d’asphalte en feuilles sur la route des voitures du pont, ce procédé étant jugé la meilleure garantie contre le feu auquel sont exposés les chemins de bois.(réc.) En Serbie LES OBSEQUES DE FEU LE ROI PIERRE SERONT CELEBREES AVEC POMPE.Belgrade, 18 (S.P.C.).— On a discuté, hier, les mesures à adopter pour célébrer les funérailles du roi Pierre de Serbie avec toute la pompe possible, niais aucune décision n’a été adoptée.Le gouvernement a lancé une proclamation dans laquelle il demande au peuple de se rallier autour du prince Alexandre qui a agi jusqu’ici comme régent et qui est l'héritier présomptif du trône.Le prince Alexandre, y déclare-t-on.a été amené à régner parce qu'il préconisait les idées de son père.ON PREFERE ALEXANDRE Paris, 18 (S.P.C ).— On regarde d’un bon oeil à Paris, dans les cercles politiques, l’accession au trône de Serbie du prince Alexandre.Ce dernier est considéré comme un grand ami de la France et l’on est moralement sûr qu'il suivra généralement la politique de son père.-C-.Au collège Saint-Laurent A cause des travaux imprévus et extraordinaires que les autorités ont été obligés de faire, la rentrée des élèves aura lieu le six de septembre au lieu du premier.Cinq postes seront réparés La ville vieeit de prendre cinq permis de construction pour répa rer les postes de police qui en ont le plus besoin.Ces réparations entraîneront une dépense de près de $25,000.La somme de $5,000 sera affectée aux réparations qui seront effectuées au poste de police de St-Henri, 1944, rue Saint-Jacques; on construira également une allonge de 100 pieds par 80 pieds, à deux étages.Le poste de la rue Sainte-Catherine, près de la rue Guy, sera également restauré, par une allonge de 100 pieds par 30 pieds, à deux étages au coût de $5,785.Le troisième poste qui sera réparé est celui situé au No 1714, rue Sainte-Catherine est, dans le quar tier Hochelaga.La somme de $4,-000 sera affectée à construire une allonge de 100 pieds par 40 pieds, à trois étages.Dans le quartier Mercier-Maisonneuve.le poste de la rue Ontario subira des réparations urgentes.au coût de $-1,000; il aura aussi une allonge de 40 pieds pat; 100 pieds, à trois étages.Le cinquième posfe est celui de la rue Mont-Royal, dans !t quartier Delorimier Une somme de $3,-000 sera consacrée à construire une allonge de 40 pieds par 100 pieds, à trois étages.Au congrès du Barreau Ottawa, 18.— (S.P.C.) — Le programme du prochain congrès de l’Association canadienne du Barreau qui doit avoir lieu à Ottawa les 6, 7, et 8 septembre prochains, a été publié hier.Le principal orateur sera sir John Simon, c.r., v.o., ancien secrétaire d’Etat et procureur-général d'Angleterre.M.Simon visite l’ouest à l’heure actuelle.Les représentants des Etats-Unis seront M.Alton Parker, candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis, en J904, et M.Hampton Carson, de Philadelphie.Lord Byng ouvrira le congrès par une allocution à laquelle répondront deux soldats qui ont fait du service sous ses ordres, le major F.G.Taylor, de Portage de Laprairie, et Adolphe Mailhiot, de Montréal.Au dîner annuel du Barreau, M.Meighen et M.King parleront tour à tour.Le programme mentionne en plus des allocutions de sir Louis Davies, M.J.C.Doherty, sir James Aitkins.François Lemieux, de Québec, Eugène Lafleur et Aimé Geof-frion, de Montréal.OCCASIONS DU VENDREDI AU RAYON DES: Serviettes et Tissus à Serviettes Serviettes turques en coton blanc ~~ épaisses — grandes — Serviettes en toile ouvrée toute blanche avec bords de fantaisie — Grandeurs 22 x 40 à 24 x 36 pouces.PRIX DU VENDREDI, chacune.75 Nattes de bain —- couleurs et grandeurs assorties — jolis dessins - PRIX DU VENDREDI, chacune.3.15 Serviettes de bain de couleur — fortes brunes avec rayures rouges -— 18 x 36 pouces.PRIX DU VENDREDI, chacune.18 Coupons — toile de table, toile à rouleau, à vaisselle et à verreries — qualités assorties — blanc et écru.VENDREDI.MOITIE PRIX Faites vos achats chez Goodwin—Au deuxième.Draps-coton à Draps Couvre-pieds Draps de coton blanc, ourles, 2 x 2l/2 verges.PRIX DU VENDREDI, chacun.95 Coton à draps canadien, blanchi, pour grands lits.PRIX DU VENDREDI, la verge.55 Taies d'oreillers anglaises, Horrockses, grandeur 40 seulement, à point d’ourlet et blanchies, légèrement salies en magasin.PRIX DU VENDREDI, chacune.65 Couvertures en flanelletle, marque Ibex, pour grands lits, fini duveteux et parfait, blanchies, avec bordures roses ou bleues.PRIX DU VENDREDI, la paire.2.65 Faites vos achats chez Goodwin—Au deuxième.«MITCO LIVRES D’OCCASION Bail : Théologie affective.11 vol.in-8.U3.00 Barbier : Sainte Vierge.4 vo).In-8.6.0H Bossuet : Oeuvres completes.11 vol.in-H.20.00 Blot : Agonie de Jésus.[1 vol.in-12 reliés.3.00 Hourdaloue : Oeuvres completes.16 vol.in-8 reliés Huffon : Oeuvres complètes.14 vol.in-4 reliés.Chenu : Histoire naturelle.24 vol.in-4.Binncey : Histoire du mondé.12 vol.in-8.l^cjeune • Sermons.12 vol.in-8., .Noél : Catéchisme de Roder.8 vol.in-12 reliés.Vigoureux : Traité de médecine.4 vol.In-8 reliés.Borhbacher : Histoire de l'Eglise.22 vol.in-8 reliés.Victor Hugo • Oeuvres.39 vol ln-12 reliés.20.00 25.00 40.00 6.00 5.00 6.00 10.00 35.00 60.00 Nous venons de recevoir une quantité considerable de livres d'occasion.Une visite est sollicitée.LIBRAIRIE NOTRE-DAME 28 0UEST, RUE NOTRE-DAME.MONTREAL.Pour la confection de vos rideaux en velours, cretonnes, damas ou repps, consultez les modèles et obtenez les prix de la maison HrnmdcJ)cs/hsim finuicc LA BELLE ACTRICE ATTRIBUE SES SUCCES MERVEILLEUX À SON TEINT REMARQUABLE ELLE DIT COMMENT VOUS POUVEZ EN OBTENIR UN SEMBLABLE ¦v.t M üfffsü mm ' 080THY aSton \>\v-York lorsqu'on a tirmandu à M1J«' I Dorothy Dalton, la belle «ctt icf, lu ncct< t eleison succès phénoménal, Hl gosins a rayon» de partout vendent DerwIL-I lo avec la garantie que si vous ne rainiez : pas, votre argent vous serti remits.L’est le i seul embellisstnr qui donne satisfaction S durant tmites les saisons de l’année.Vous I pouvez vous le procurer au comptoir de I toilette de n’importe quelle pharmacie ou ) magasin à rayons moderne.iatui.) Tel.F.st 4090.478 rue St-Denis, prèg Sherbrooke, Montréal.Comme breuvages d’été, rien n'égale '"ïs Cordiaux Primus, au LIME JUICE, à l’ORANGE, au CITRON, aux CERISES, aux MURES, et au SIROP DE VINAIGRE.Ils e mélangent bien avec de l’eau ordinaire ou de l* au gazeuse et constituent le breuvage le plus délicieux, le plus sain et le plus rafraîchissant qui soit.Les enfants raffolent des CORDIAUX PRIMUS t donnez-leur en, ils s’en trouveront bien.DistHbutpur» ; U.CHAPUT, FILS &.CIE.Limitée, MONTREAL.COU DIAUX c r- Feuilleton du "Devoir” Leur Péché par Jean Vizère k——i V ¦ - 2 (Suite* * Cependant, au coin du préau, quelques élèves de seconde, tout brûlants encore des paroles du maître, échangeaient leurs projets d’avenir: —Camarades, disait le jeune Sar-tet, avec cette gravité précoce qui imposait toujours l’attention de ses condisciples, n’êles-vous pas impressionnés comme moi de l’extraordinaire influence que peut exercer un bon maître sur des consciences de jeunes hommes ?Paul Violley m’a dit un jour: Il y a en vous l'étoffe d'un professeur.Ce soir, j'gj senti qu’il avait vu clair.Je veu» moi aussi, plus tard, ftgir sur des intelligences et des coeurs.J’entrerai à Normale! —Moi à Saint-Cyr, répliqua le charmant Guy de Malmusset, avec un élan tour chevaleresque.J'entends être utile à la France.Le meilleur moyen de la servir, n'est-ce pas d'être prêt à mourir' pour elle?—Je ne suis pas un aigle, fit humblement le petit Lamouthe.Cela ne me dispense point de remplir un rôle utile.Je suis riche.Je n’ai pas besoin de gagner ma vie.Je ferai de mon mieux mes études de médecine.Puis je me retirerai à la campagne, je m’y marierai et, tout en surveillant mes terres, je soignerai gratuitement les paysans d'a-lentou'-.— Bravo, Lamouthe! Le bon châtelain!.—Et toi, Rivière?., Et toi, Mi- remont?Vers quels rivages cinglez-vous?I,es deux inséparables, qui étaient externes, ployant sous le faix des cahiers et des livres, se dirigeaient vers le grand portai1! de sortie.Mircmont se retourna, et, avec un sourire espiègle, enlevant à bout de bras la casquette d’uniforme qui seyait si bien à son fin visage, il cria gaiement, provoquant chez les autres un “toile” universel: —Où nous allons?.La belle demande!.A la rue! Ils longèrent le mur des parloirs et disparurent derrière la loge du portier.Le sourire du collégien s'était effacé.Sa physionomie, a la fois énergique et tendre, était soudain redevenue pensive.—Et elle n'est pas belle, la rue, fit-il.Ils venaient de débaucher dans le triste faubourg que bordent de chétives maisons aux façades lépreuses, suintant la misère et le vice.L’air était doux.Des flaques d’eau luisaient au creux des pavés.Des enfants malpropres jouaient dam le ruisseau et des lignes de fumée barraient le ciel, crachées par les hautes cheminées d’usines.Les deux amis, qui descendaient côté a côte vers la ville, offraient' aux yeux des passants le plus piquant contrasté.Bien que l'ainé île près d’un an, Lucien Rivière, rose et blond, en culotte courte et mollets nus, ressemblait à un petit garçonnet qui ne veut pas grandir ; tandis qu'Henri Miremont, qui avait poussé d’une coudée durant le dernier semestre, était déjà un jeune homme par sa haute taille un peu frêle, par son complet de couleur sombre, et surtout par l’expression déjà virile de ses yeux noirs, pénétrants et vifs, qui éclairaient singulièrement le régulier visage, au teint d'une pâleur ambrée.Ils marchèrent quelques instants sans mot dire; puis Lucien rompit le siilence: —'Les camarades nous ont dit ce qu’ils feraient de leur avenir.Et nous.Henri, nous?.—Nous, reprit le jeune Miremont, nous! Il ajouta à voix plus basse.—Pourquoi leur dire notre rêve! Il dépasse tellement le leur! C’est si beau, Lucien.Nous ne sommes qeu deux enfants faibles et imparfaits, et Dieu nous a choisis.et nous serons des prêtres!.Lucien soupira.—C’est si beau, fit-il, que j'ai peur.Et, voyant ie mouvement de son ami : —J'ai peur, expliqua t il, je suis loin d’avoir ta confiance, ton élan.C’est sains doute parce que tu m’as communiqué un peu de ta flamme que j'ai osé songer ail sacerdoce.Je me connais, Henri.Je n'ai qu’une nature moyenne, pas très douée, épries de régularité, de pondération, de bien-être.Si je cède aux inclinations de cette nature, je ne m’embarquerai dans aucune aventure périlleuse, je doublerai mes revenus en épousant une riche héritière.Je serai, dans quinze an* d'ici, un bourgeois très cossu, muré dans son confort douillet, sa quiétude, son égoïsme —Tu te calomnies, Lucien.- Je t'affirme que je vois clair et que cette perspective m’est insupportable.J'ai donc cherché le meilleur moyen de lutter contre ces tendances.J'ai compris, en causant avec toi, que ce moyen, c'était de dévouer ma vie à Dieu et aux «mes.Ma mère est une sainte.Elle a su me garder une foi tout à fait intacte et très vive, Je me suis donc promis de me donner au Christ.Mais tandis que tu vas a Lui dnnr un transport de joyeux enthousiasme, moi, hélas! si je m’oriente vers l’état ecclésiastique, ce n’est que par un effort de ma froide raison.—C’est donc pour cela que tu as peur?ô pusillanime Néarque.-Je redoute un fâeheux retour de ma lâcheté, à la verlle de mon entrée au Séminaire.Voila pourquoi tu es seul à eonuaUre ce projet; je n’en ai parlé à personne.•Pas même a ta mère?—Bas même .ou, du moins, je lui en ai parlé sur un tnu si leger!.Un soir de ee Carême, aprè' in mon que nous avions eilteim.n-semble à la cathédrale, je lui ai dit, sans préambule: que penserais tu.maman, si j'endossais un jour la soutane?-Qu’a-t-elle répondu?Elle a souri de ma question comme d’un enfantillage, puis elle a bien vite ajouté — et je devinais l'émotion profonde qu’elle cachait sous son air enjoué: Je crois que mon petit Lucien serait moins beau sous une soutane que sous un do! man d’officier ; je sais cependant que je l’aimerais autant, peut-être plus, car mon vieil amour se fortifierait encore d’un sentiment nouveau, très doux pour un coeur de vraie chrétienne: le respect! —C'est une femme, eelle-la, c’est une mère! —Et d’une discrétion si parfaite ! Elle n’est jamais revenue sur ce sujet qui certainement la préoccupe.Je suis sûr que cette réserve lui est dictée par ta crainte d'influencer mon choix.Elle préfère que tout se passe entre Dieu et ma conscience.Cependant, quelle garde vigilante je sens autour de moi à toute heure! Quelles belles lectures nous faisons ensemble, le soir, quand mes devoirs sont finis! Tu sais comment elle a suivi mes études, éveillé mon esprii, vaincu peu a peu ma paresse.l'iiis que jamais nos intelligences s apparient, ainsi que nos meurs.On dit qu'i) manque toujours quoique l'hose a un garçon qui n'a pas eonmi sop père.Je n’ai jamais souffert d’être orphelin.Ma mere, (pii était tendre, s’e.st efforcée pour remplacer l'absent, de devenir forte.Elle a réussi.U) ! fit Henri, et tu oses garder un secret pour une telle mère!.Tu u a - i ¦ \ " dr e.iurir dans se
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