Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 30 août 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1921-08-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
VOLUME XII.— No 203 MONTREAL.MARDI 30 AOUT 1921 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.MONTREAL ET BANLIEUE., Édition hebdomadaire CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 98.00 910.00 94.00 93.00 Rédaction et administration u 43, RUE SAINT-VINCENT MONTRIAL TÉLÉPHONE t Mabn 7460 SERVICE DK NUIT : lUdartlon, Main 6181 AdatialaUrattoa, Mal» BISE Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! La leçon cPune grève Nous ne comptons point l iiire, autour de la ^rcve que nous subissons présentement, d’inutile tapage; mais il serait absurde, sous prétexté que ces choses se passent chez nous, de n’en pas marquer la leçon.('.('Ile-ci est de portée très générale; elle se dégage d’un fait essentiel.Ce n’est point de Montréal, ce n'est pas du syndicat auquel ils appartiennent (L'Union Jacques-Cartier) que nos typographes ont reçu l’ordre de quitter l’ouvrage; c’est dTndiana-polis et des quartiers-généraux de l’Union typographique inler-nui tonale.— J'ai des ordres et je les exécute, nous a funnel lenient déclaré le président du syndicat local, en ordonnant le retrait de ses hommes.De sorte que, si l’Internationale typographique avait été suffisamment forte, si elle avait pu complètement nous étouffer, c’est d’une ville des Etats-Unis, par la décision d'un haut dignitaire, très vraisemblablement américain, du syndicalisme international, qu'un journal canadien, en plein coeur de Montréal, eût été du jefur au lendemain supprimé.Nous constatons ces choses sans violence, pour la simple édification du public.Elles ne l’intéressent pas moins que les journaux.* * * * * I>es beaux jours de l’Internationale typographique sont chose du passé.Elle n’a point réussi à tomber l'Action Catholique, elle a complètement échoué dans sa lutte contre le Droit, il n’est pas vraisemblable, quelque ennui temporaire que puisse nous causer le départ de scs hommes, qu’elle ail plus de succès au Devoir.La réputation de toute-puissance, la légende d’invincibilité qui constituaient l’un de ses éléments de force, vont simplement subir dans cette crise un nouvel accroc.Mais supposez qu’elle soit aussi forte que le croyaient beaucoup de gens, qu’elle ait réussi, comme c’est son désir avoué, à enrégimenter sous ses drapeaux tous les typographes du Canada et des Etats-Unis, qu’elle dominât complètement dans ce métier le marché du travail, qu’arriverait-il?Le sort de tous les journaux du Canada serait, advenant des difficultés ouvrières, à la merci des quartiers-généraux d’Indianapolis.Vous voyez où cela pourrait conduire.Et, nous supposons là que les difficultés seraient d’ordre uniquement ouvrier, résolues par les chefs d’après des considérations purement syndicales, dans l’intérêt réel ou présumé des ouvriers.Imaginez une période de grande crise, qui soulèverait les passions religieuses, politiques ou nationales, qui mettrait un certain nombre de journaux canadiens en opposition violente avec les sentiments m les passions de quelques-uns des hauts dirigeants de l’Inlerna-tionale, qui peut affirmer que, seules, des considérations d’ordre syndical régleraient leurs décisions,leur dicteraient le retrait des ouvriers dans tel ou tel journal hostile?Bit si la décision, dans un cas quelconque, heurtait gravement le sentiment des typographes canadiens, quelle alternative se poserait devant ceux-ci?Rompre, individuellement ou collectivement, avec Tlntemationale et compromettre ainsi les intérêts matériels dont le souci retient actuellement dans ses rang^ nombre d'ouvriers dont le coeur çst ailleurs — ou subir.Perspective qui manque, comm l’on voit, de gaieté et qui souligne l’anomalie profonde de la situation.* * * L’erreur et les dangers qui en peuvent découler sont dans le régime même, au coeur de ce système qui met les syndicats canadiens dans la dépendance d’une majorité américaine et do ses chefs.Cette erreur est trop forte, trop voyante, pour ne pas frapper un jour ou l’autre l’esprit des travailleurs qui réfléchissent — de même qu’elle blesse leur juste sentiment de fierté nationale.Et les typographes, qui sontil’un des corps de métier les plus instruits, les mieux disposés, ne,seront sûrement pas les derniers à l’apercevoir.Nombre d’entre eux déjà, à Montréal comme ailleurs, ont cherché dans les formations syndicales catholiques et nationales des cadres plus sagement ordonnes.Et le mouvement va grandissant.Orner HEROUX.Billet du soir Le fichard Maboule a étudié à Paris la méthode berlinoise.Il se fiche de tout parce qu’il a des fiches sur tout.Demandez-lui un travail sur la relativité ou sur le mouvement démographique des mâchcurs de gomme, il vous apportera cela dans trois jours.Vous saurez tout ce qu’on a dit sur l’un et l’autre sujet.L’opinion du monde savant, de la presse grande et petite, du public en général, les antécédents cFEin-stein, sa jeunesse, les frasques qu’il a commises, les chemises qu’il porte, s'il fume ou s’il chique, ce qu’il faisait pendant la (guerre; combien il est pagé, ce qu’il pense des Américains et le mépris qu’il professe pour le base-bail; il vous dira de même l’origine du mâchage de gomme, le nombre approximatif de gens qui se livrent à cette gymnastique des maxillaires, les cas de nécrose et de dqspesie observés dans les hôpitaux de New-York, les mots qu’on a faits en France et en Angleterre sur les armées américaines qui toutes, jusqu’au dernier homme, màcbaiesnt de la gomme; l’invasion de l’Europe par Wrigley et les autres fabricants, les déformations possibles du faciès humain, dans 1rs générations futures, par suite des excès de mastication.Vous apprendrez, n'en doutez pas, que le président Harding est le premier des hôtes de la Maison Blanche à mâcher de la gomme, ce en quoi Henry Ford qui est d’ailleurs son ami, lut rend des points.Maboule a de la science plein ses tiroirs.H sait tout sur le bout de ses doigts; car il suffit, pour qu’il vous donne les renseignements, les plus encyclopédiques qu’il parcoure d’un index agile une série de petits cartons fichés sur un fil de fer.Maboule cannait l’opinion de lout le monde sur quelque chose, fl sait même la vôtre, pour peu que vous lui ayez écrit deux mots ou que vous vous soyez laissé interviewer par un journal.Il est tout ce qu'il y a de plus étonnant, ce Maboule: mais il y a une chose que je vous défie bien de lut faire dire, c’est son opinion f lui sur quoi que ce soit.Demandez-lui s’il fait beau.Surplus et déficits POURQUOI M.MITCHELL, QUI A DE St GROS SURPLUS COMME TRÉSORIER.A DE SI GROS DÉFICITS COMME MINISTRE DES MUNICIPALITES.M.Sauvé continue de verser la lumière sur la conduite du gouvernement provincial à l’égard des municipalités.il fait bien.Le trésorier provincial est le ministre à surplus.Le gouvernement rencontre-t-il des détracteurs, a-t-il à répondre à des critiques fondées, crac ! on tire M.Candide-Mitchell de sa boite et il .s'en vient déclarer que le surplus est d’un million passé et que, par conséquent, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Mais M.Mitchell n’est pas que trésorier; il est également ministre des municipalités et, comme tel, responsable de leur administration.Que ne nous parle-t-il aussi du surplus des municipalités ?Probablement pour la même raison qui interdisait à cet autre de parler du nez du général Suif, — parce qu’il n’en avait pas.Le parlement de Québec s’est toujours montré jaloux de son autorité.Il a refusé à toutes les municipalités qui essayaient de lever la tête la moindre mesure d’autonomie.Il répondait à toutes les demandes : “Nous avons des pouvoirs que nous na voulons pas abdiquer.” Tuteur de toutes les villes de la province, qu’en a-t-il fait?Montréal était la plus importante.Comment l’a-t-il traitée?Il a commencé par la dépouiller de son rempart naturel contre l’anarchie, la mauvaise administration.C’était la ville la plus importante et du Dominion et de la province; elle était en pleine croissance, une croissance rapide, étonnante, mais nécessairement aussi débilitante.Elle avait plus que toute autre besoin d’un régime stable, prudent, conservateur, dans le bon sens du mot.Nul ne le savait mieux que l’ancien premier ministre, qui avait lui-même siégé au gouvernement municipal.Et, cependant, que firent les diverses administrations de Québec, la sienne comme les autres ?Elles entreprirent de saboter Montréal, de la priver, elle, chez qui les propriétaires ne représentent que 14 pour cent de la population, de la protection de ce vote prépondérant.On mit sur le même pied la population flottante, sans racine, arrivée de la veille et qui ne sera pas là le lendemain.On ouvrit la porte du conseil toute grande à tout le monde.La qualification foncière gênait : on supprima la qualification foncière.Un jour, suprême malheur ! on décida même que les citoyens, qui n’avaient point payé leurs taxes à la ville, qui refusaient ou négligeaient de le faire et, par conséquent, étaient privés du droit de se prononcer sur l’administration à lui donner, étaient injustement traités.La qualification foncière n’était pas nécessaire pour le représentant; on supprima la qualification de la taxe pour l’électeur.Désormais, plus de barrière, plus de frein, plus de retenue, tout le monde traité également.On permettait à ceux qui ne payaient rien, ou qui ne payaient presque rien, eux, l’immense majorité, de désigner quelle serait l’administration qui mettrait l’autre partie de la population en coupe réglée.C’était, bien avant la lettre, la mise en pratique du bolohévisme.Mais ce n’était ni l’aveuglement, ni la sottise qui conduisait le gouvernement et son docile instrument, l’assemblée législative.Le mot d’ordre était parti de l’organisation libérale.Il fallait ouvrir aux camarades les gras pâturages de Montréal et, conséquemment, chasser les chiens de garde.Depuis lors, on sait ce qui se liasse.Et depuis lors M.l’abbé Dangeville Duteau de!aussi, nous avons connu toute la Villamlré, curé de North-Attlebro lyre de l'exploitation, les annexions imposées, où les amis, ;- uiuque-II citera mortels ordinaire, mais ment à leur état d’âme.Rostand.Demandez-lui donc si la religion est nécessaire éi la science; alors H reviendra facond, il vous attirera chez lui, il vous fera voir ce que pensent André Gide et Paul Leroy-Beaulieu, ou encore, cet homme 'à tontes sauces le docteur Gustave Lebon.Mais vous extrairiez plutôt sa défense à un éléphant que son opinion ci Maboule.NEMO.Feu M.Vabbé de Villandré (Massachusetts), qui était sous traitement à l’Hôtel-Dieu de Montréal, depuis le 18 juin dernier, y est mort hier après-midi, à deux heures et demie.M.l’abbé de Villandré était né à , , .Saint-Cuthbert, province de Qué- P®ur n en plus sortir bec, il y a cinquante-deux ans.U déployées, nous filons dans la déma avait fait ses études au collège de | gogie.Pouvons-nous Saint-Laurent, de Montréal.Il où les amis, s’unissant avec quelques bleus pour sauver les apparences, rapaillaient les profits.Nous avons connu nous aussi l’ère des déficits.Nous y sommes Toutes voiles puis était avoir de 1 es- au séminaire j poir r Pour revenir vers le salut, curé de North-! il faudrait rebrousser chemin; pour Attlebro depuis quinze ans.Il au-1 nous assurer une bonne adminis rail célébré son vingt-cinquième i tration énergique et intelligente, il anniversaire de prêtrise en dé- faudrait faire rentrer dans la boîto cembre prochain.Il était assistant- Pandore tous les maux qui en aumônier de l’Union Saint-Jean- sont sortis.Hantiste d Amérique et s occupait j jjn instant, nous avons espéré ardemment de toutes les oeuvres M T h ; A franco-américaines.C’était un des, ^ ^1.1 as< nereau Qui, en non membres les plus en vue du clergé Québécois, tient ant à irt strier vous dira ce que Paul Bourget dit du beau temps dans son dernier romam ce que les poètes entendent par kcmi temps, ce qui ne rorres-neîfM en rtdlf à re nue peuvent les plus catholique de la Nouvelle-Angleterre.Lui survivent: un frère.M.Henri de Villandré, de Saint-Guillaume d’Upton, deux soeurs, mesdames Chassé, de Drummondville, et Tétrault, de North-Troy.Vermont, aisisi que plusieurs neveux et nièces, dont M.Théo, Lafrenière, I.C.du bureau provincial d’hygiène, M.l’nbbé de Villandré comptait un grand nombre d’amis, à Montréal et dans la province.Les funérailles auront lieu à North-Attlebro, vendredi prochain.La translation des restes aura lieu ce soir; départ de l’Hôtel-Dieu de Montréal, à 7 heures 30 le convoi ; de chemin de fer part «le la gape Bo-* naventure, à 8 heures 40, ce soir.;Le Devoir offre ses sympathies à la famille.sa ville (qui, cette année, annonce un surplus) des maux qui nous affligent, nous avons cru un moment qu'il indiquerait à la myopie des ehartistes le point névralgique, qu’il prescrirait même le remède.Mais il est resté dans la plus vague et la plus ridicule indécision, il nous a forcés de choisir entre deux maux, tout comme s'il se moquait de nous.Il n’est pas bon que Montréal soit bien administrée.Il faut un conseil faible, impotent, pour que les amis du parti puissent faire marcher leurs affaires par des ficelles tirées à Québec, au-dessus de la tête de nos gouvernants.Et puis, M.Mitchell pourra opposer son pauvre budget maigre, même depuis qu'il vend de la boisson, au budget de Montréal, et son surplus à notre déficit.faillis DUPIRE.Chronique d’Ottawa Le suicide ou la mort lente ?Le cabinet Meighen a le choix entre les deux — .Ses calculs — Il opte pour une longue agonie Notre commerce extérieur.Ottawa, 30.- “J’aimerais mieux mourir que d’attenter à mes jours”, fait dire Musset à l’un des héros de ses délicieuses comédies, (’.’est une phrase que notre tenace gouvernement actuel pourrait prononcer avec un à-propos sans pareil.D’un côté l’élection générale immediate.qui ne peut être pour lui autre chose qu’un suicide dans les circonstances présentes, et de l’autre, une élection au terme fixé par la loi, qui amènera sa mort naturelle.Le dilemme devient de plus en plus juste à mesure que les jours passent; il devient plus pressant et sc referme sans espoir pour le cabinet d’en jamais sortir.Mais entre le suicide et la mort dans le lit, occasionnée par une vieillesse et une décrépitude prématurées, les opinions oscillent et balancent comme un pendule bien réglé.Aujourd’hui c’est tic et demain c’est tac, pour revenir ensuite au même endroit et retourner a la même place.Depuis son retour, M.Meighen n’a pas réussi à stabiliser le jeu.Le résultat serait un peu le même dans les deux cas, mais le second offre les avantages d’une autre session avec les rémunérations adéquates qui s’en suivent.Et voilà la considération principo-Ic d’un grand nombre de ces messieurs de la droite qui disent à leur chef "Carry on", avec un air menaçant digne d’une meilleure cause.Jeudi de cette semaine, le premier ministre prendra le peuple canadien dans ses confidences.D’après les pronostics que l’on peut tirei de toutes sortes de faits, il s’est décidé à soutenir le poids d’une autre session avec ses ministres incapables, sa majorité diminuée d’une manière lapicntable, et le danger des elects*!»#, «complémentaires inévitables.L’émission des brefs pour le comté do West York semble indiquer cette détermination, bien qu’elle puisse aussi n’être qu’une feinte pour empêcher l’adversaire de se tenir sur ses gardes.Aux dernières nouvelles, il paraîtrait que la Province d’Ontario est, d’une manière indirecte, la cause de cette décision.Si l’on en croit les ministériels, le gouvernement Drury serait à se discrédita dans l’esprit de l’électorat, pour n’avoir pas réalisé les espérances que l’on attendait de son avènement; mais le processus de décomposition n’est pas encore terminé aujourd’hui, et il serait avantageux d’attendre quelques mois pour profiter du méprts complet que s’attirerait ce gouvernement provincial, si ce que l’on dit est vrai.Ces ambitions sont fondées sur la croyance que tous les électeurs qui retireront leur support au parti ouvrier, l’accorderont, par le fait même, au parti unioniste fédéral.Mais la réalité peut être bien autre.M.Drury, d’abord, malgré la campagne de presse extrêmement violente contre lui, lient garder plus de ses partisans qu’on ne croit; et ensuite, s’il les perd, c’est peut-être le papti libéral qui en profitera, comme le passé l’a prouvé lors cle l’élection dans West Peterborough.Mais on ne sait jamais, avec notre province voisine, à laquelle il est facile de faire avaler des couleuvres d’un calibre respectable, sur le compte du Québec.En faisant marcher l’orangisme, la haine du catholicisme.In “main cachée” de la Papauté et la peur irraisonnée du “Jésuite” et du Canadien français, les chefs peuvent diriger là aù ils le veulent leur docile troupeau de méthodistes, de presbytériens, d’anglicans, cto.Et le parti n at ional-libér aï-conservateur en est acculé à cette nécessité électorale, pour avoir des bases solides au moins dans une province du Dominion.En effet, avec les provinces maritimes où l’on signale une renaissance libérale de première grandeur, avec la province de Québec, formant un bloc solide, avec les trois provinces des prairies, progressistes jusqu’à la moelle, il ne reste plus que la Colombie Anglaise et la province d’Ontario où les votes sont plus incertains, où la situation est inquiétante et pas encore suffisamment déterminée pour interdire les espérances et les manoeuvres.Mais pour se rattacher Ontario, le parti unioniste doit d’abord détruire M.Drury qui détient un bon nombre de comtés, et par le fait même, est le principal obstacle aux menées conservatrices d’Ottawa.On trouverait ainsi l’explication de In violence inusitée des attaques contre lui, de cette distribution gratuite de journaux que les cultivateurs trouvent dans leur casier postal, de toute cette propagande antiagraire qui, justement ou injustement, s'efforre de détruire le jeune parti victorieux en 1919.Cclui-ri n'a pas manqué d'accuser directement Ottawa, et de signaler le bureau de propagande ministériel de la capitale iomtne la source et l’origine de toute cette littérature qui veut convertir le peuple à d’autres idées, s’ingère dans 1rs affaires provinciales et sc mêle de choses qui ne le regardent pas.Des observateurs renseignés prétendent que cette manoeuvre va réussir, et que M.Meighen marchera à la victoire dans l’Ontario en passant sur le corps de M.Drury.Il aurait déjà commencé à lui créer une position difficile avec la fameuse loi du Lac-des-Bois, avec l’affaire Backus et autres questions locales.On les exploite autant que possible; et M.Ferguson, chef du parti conservateur provincial, n montré dernièrement une combativité qui indique bien qu’il est solidement soutenu.Mais le parti fermier a de forts atouts en main.Il a d’abord l’esprit de classe qui est un re redoutable de l’esprit La Semaine sociale de Québec Les travaux se poursuivent — Le travail et son organisation dans le passé et dans le présent —Etudes de M.le juge Dorion, de Mgr L.-A.Paquet et de M.l’abbé Desranleau — Veillée religieuse et allocution du R.P.Jean-Joseph, O.F.M.Québec, 30 août (D.N.C.).-Les travaux de la Semaine sociale se poursuivent avec régularité «t offrent à ceux qui les suivent un grand intérêt.Hier l'après-midi, c’est M.le juge Dorion, de la Cour d’appel, qui a ouvert la série des leçons, avec une étude sur le travail.Dans la soirée, à la chapelle du Patronage Saint-Vincent de Paul, côte d'Abraham.il y a eu veillée religieuse, avec bénédiction du Saint Sacrement donnée par Sa Grandeur Mgr Léonard, évêque de Rimouski, et sermon du H.P.Jean-Joseph, provincial des Franciscains.Ce matin, nous avons entendu deux études: l’une de Mgr L.-A.Pâquet, doyen de la Faculté de théologie de adversai-1 l’I'niversité Laval, sur l’organisa* de parti |tion du travail et ses principes : et des préjugés; ses membres paient! l’autre de M.l’abbé Philippe Des ensuite des contributions de $1.50, ! nmleau, chancelier 0, de $4 et de .$5 pour leurs Saint-Hyacinthe, sur l'historicjue de sociétés; et lorsqu’un individu a * '’ ' payé pour le triomphe d’une cause, il n’est pas facile ordinairement de l’en détacher.Il a encore pour lui ces forts organismes économico-politiques qu’aucune organisation politique n’est capable d’égaler, ces congrès où il discute on famille ses intérêts, ses préjpgés et ses colères et se prépare à la conquête du Canada.Si les rumeurs d’aujourd’hui sont justes, la province d’Ontario sera donc le principal théâtre du combat aux prochaines élections générales.C’est de là que le ministère actuel veut tirer le plus de députés possible pour revenir au parlement, au moins avec une opposition redoutable.Il ne trouvera ailleurs ni les mêmes occasions, ni les mêmes chances de succès; l’avenir dira si M.Meighen a eu raison d’attendre.travail : corpora-et syndicats d’au- organisation du lions d’autrefois jourd’hui.Cet après-midi, M.Alfred Charpentier, ouvrier syndiqué de Montréal, traitera du syndicalisme révolutionnaire ou neutre, de son esprit et de ses méthodes.Ce soir, il y aura, place Saint-Pierre, grande manifes-tntion ouvrière, où prendront la parole MM.Gaudiose Hébert, des Syndicats catholiques de Québec, Georges Hogue, des Syndicats catholiques de Montréal, le Dr Joseph Gau-vreau, l’abbé Maxime Fortin et M.Ernest Lapointe.Demain matin: le syndicalisme catholique, ses principes et son esprit, par M.l’abbé Kd-mour Hébert, directeur des Oeuvres sociales de Montréal; les services syndicaux, par M.Arthur Saint-Pierre.Je vous envoie à la hâte quelques notes rapides et forcément très in- complètes sur les études lues et lej «locutions prononcées dans les diverses séances.M.LE JUGE DORION I Le travail, malgré l’idée pénible qu’il évoque, n’est pus en soi, dit M.Dorion, une peine imp *séc k l’homme.C'est la condition de son existence présente et la manifestation de sa vie par l’activité de scs organes.Chez les animaux sans raison le travail s’accomplit apparemment sans effort pénible et dans la joie de vivre.Pourquoi celui de l’homme, travail dirigé par l’intelligence et qui produit des résulttats si merveilleux, est-il donc accompagné de tant de peine?Pourquoi le repos, que l’homme cherche comme sa récompense, se dérobe-t-il indéfiniment à sa poursuite?Placé en face de la nature hostile, il exploite d’abord scs ressources les plus disponibles: la chasse, la vie pastorale, l’agriculture, genres de travail qui converte.îent le mieux au cadre de la famille patriarcale.Puis ses besoins et ses convoitises augmentent, le travail manuel se transforme, en voit apparaître les métiers et le louage d’ouvrage et le groupement dans les villes pour les fins du commerce.C’est encore là le travail individuel, le plus favorable à l’indépendance de l’ouvrier.Il n’a jamais entièrement disparu.L’homme, doué d’intelligence, a naturellement cherché le progrès; il a ajouté à la force de ses bras celle des animaux qu’il a fait travailler à son service, puis la puissance des éléments, fair et l’eau (Suite à la 6èmr page.) Les éleveurs de l’Oue*t, et principalement des deux provinces de Saskatchewan et d’Alberta, remplissent de ce temps-ci les journaux de leurs lamentations et de leurs plaintes.Ils n’ont plus de marché ni de débouchés pour vendre leur bétail, et s’ils trouvent quelque part des acheteurs, les taux de transport sont si élevés qu’ils ne peuvent faire aucun profit.La situation n’est pas brillante pour eux.Ils faisaient dans le passé un chiffre considérable d’affaires, puisque pour les quatre année précédant le 1er mars 1921, ils ont exporté pour 000,000.Aujourd’hui, l’embargo subsiste en Angleterre, et ils ne peuvent atteindre les consommateurs anglais.Les Etats-Unis, et principalement les abattoirs de Chicago, qui absorbaient presque tout notre surplus, sont maintenant fermés aux éleveurs canadiens par le Emergency Tarif Bill, qui vient d’être mis en opération.Il impose, en effet, des droits de douane de deux sous par livre sur le boeuf, le veau, le mouton, l’agneau ou le porc congelés ou frais, et 25 pour cent sur les autres viandes préparées ou mises en conserve.Le bétail vivant doit, en moyenne, payer 30 pour cent de droit, le mouton d’un an et plus $2 par tête, et de moins d’un an, $1.par tête.Le lait, la crème, soit naturels soit condensés, sont en même temps soumis à des impôas fort lourds avant de parvenir aux Américains.Aussi le Financial Post, le Bulletin du Commerce fédérai, et les journaux de l’Ouest demandent-ils que le gouvernement prenne quelque initiative qui empêche la destruction de cette industrie canadienne.La première chose à faire est d’entamer des négociations avec le gouvernement américain pour obtenir aux éleveurs canadiens des conditions de faveur.Au dire des j experts, il serait assez facile de, igP parvenir à une entente avec nos j d< voisins, qui peuvent facilement acheter notre surplus, et n’ont adopté des mesures aussi dracon-niennes que pour se protéger contre le mouton et la laine de l’Australie et le boeuf de l’Amérique du Sud.Les Etats-Unis sont en effet, notre marché naturel qu’aucun autre ne peut remplacer.Les distances deviennent trop considérables lorsqu’il s’agit d’exporter à d’au très pays, pour que les profits compensent les déboursés.Les prix de transport absorbent tous les revenus de l’éleveur.Ainsi de Calgary à Londres, le taux par tête do bétail sur pied serait de à .*70.Cette simple énonciation suffit pour démontrer que les Canadiens ne seraient pas en mesure de concurrencer les autres pays.I,’entrée libre du bétail des prairies dans les Etats-Unis est donc de première importance.Notre gouvernement doit tout de suite en tamer dos négociations.Mais il n’est pas certain de réussir.Les Américains ont, m effet formé une vaste association, capitalisée à 850,-000,000 pour aider leurs éleveurs et ranimer cette industrie.Us ne seront pas pressés sans doute d’ouvrir de nouveau leurs frontières à un coneurrert qui peut rendre vains leurs sacrifices dans une certaine mesure.On suggère aussi de presser le gouvernement anglais de faire disparaître l’embargo qui a suscité tant de discussions, réremment, au Canada e.t en Angleterre, mais qui est toujours en force, comme si rien n'étaR.On demande une diminution des taux du fret qu’il n'est pas facile d’accorder lorsque les chemins de fer canadiens bouclent leur budget avec un déficit annuel.Enfin quelques-uns ont déclaré qu’il serait préférable d’organiser une association canadienne qui fournirait aux éleveurs canadiens les prêts nécessaires pour passer les années difficiles.Aux Etats-Unis, ce sonl les banques qui ont pris cette initiative.Enfin le Bulletin du Commerce prétend que nous pouvons envoyer en Angleterre, par transports frigorifiques, la viande congelée.Une consignation de 100 quartiers de boeuf faite à Londres et à Manchester par la Harris Abattoir Company, a remporté les honneurs du marché anglais, se vendant 10 sous de plus que le meilleur boeuf de l'Argentine.Mais c’est toute une organisation de transport et ! d’abattoirs qu’il faudrait organiser.Et les exportateurs ne sont pas encore sûrs de faire des bénéfices, lorsque le boeuf viendra de l’Alberta, de la Saskatchewan et des coins les plus éloignés du Canada.Il convient que le cabinet s’occupe sans retard de la question afin de trouver la solution Juste; les éleveurs eux-mêmes ne doivent pas rester Inactifs puisqu’ils sont les premiers intéressés et qu'ils sont plus capables que d’autres d’agir rapidement et avec efficacité.Léo-Paul DESROSIERS.Bloc-notes Service aérien On signale de Londres qu’un a-^ent commercial de Tasmanie vient soumettre au gouvernement bri-tnnnqiue un projet d’établissement de transports aériens entre les colonies lointaines de l’empire et la métropole elle-même.Une société se formerait pour utiliser tous les dirigeables restés pour compte à l’Angleterre; elle les emploierait a faire des trajets périodiques entre la Grande-Breliignc, l’Egypte, les Indes, l’Afrique-Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.Les gouvernements de ccs différentes colonies souscriraient au préalable près de quatre millions de dollars à l’entreprise.Et Londres céderait, pour sa part, tous ses aérostats a cette société.Le lanceur de l’en-troptise dit qu’avec un pareil réseau aérien, Londres ne serait plus qu'à 5 jours des Indes ou de l’A-frique-Sud, et à 12 jours de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande.Sur le papier, le projet a belle allure.En pratique, la catastrophe du grand dirigeable anglais le ZR-2, la semaine dernière, démontre que, pour quelque temns encore, du moins, le projet fie H’agent commercial de Tasmanie à Londres n'a guère chance de réussir.Sans travail Cinq cent mille hommes chô- ment forcément, rien que dans la seule ville de New-Tork.Chex nous, dans nos principales villes, les sans-travail abondent.Tant que la crise économique n’aura pas prts fin, des milliers battront le nnvé, au Canada et aux Etats-Unis.Pour- tant, ces milliers d’hommes voudraient de l’emploi.On comprend mal, dans les circonstances, que des unions ouvrières se vantent de dépenser $800,(MH) à $1,000,000 par mois pour tenir leurs membres à ne rien faire, quand leurs patrons seraient jprèts à les employer à des gages raisonnables.Ceux qui chôment ainsi perdent de leur valeur, comme artisans; et plus longtemps ils resteront loin des ateliers, plus ils multiplient les chances de ne pas trouver d’emploi, des remplaçants se formant dans l’intervalle, qui prennent 1rs places abandon -nées de propos délibéré.Qu’est-ce qui vaut le mieux?Ne rien faire et toucher la moitié ou moins do son traitement ordinaire, pendant une période indéfinie, nu travailler avec régularité et toucher son plein traitement?Nouvelles russes On lit toutes sortes de dépêches, de ce temps-ci, sur ce qui se passe en Russie.On voit aussi toutes sortes de photographies, qu’on dit authentiques, de scènes arrivées au pays soviètaire.Il se trouve parfois qu’on fait erreur.Ainsi, ces semaines-ci, la Tribune, un des grands quotidiens de Chicago, a reproduit une illustration qu’elle prétendait être un document inédit sur les affaires russes, était une scène d’atrocité.Elle a dù avouer le surlendemain que cette pièce a déjà paru dans un livre imprimé en 1917, et que r’était une supercherie.Un journal apparnmment aussi bien informé (pie le Times, de New-York, a annoncé, depuis quelque temps, six fois la chute de Petro-gmd, trois fois que cette ville é-tait à la veille de tomber en mains ennemies, deux fois qu’elle venait d'être incendiée de fond en comble, et six fois que la population de la capitale russe s’était soulevée contre le régime bolchévîste, armes au poing.D’autres dépêches ont fait mourir une quinzaine de fois Feninc et Trotsky, à tour de rôle, les ont fait se quereller une dizaine de fois et, deux ou trois fois, ont annoncé que l’un des deux, avait démissionné pour s’en aller vivre à l’étranger.Fvidemnient.il n'y n guère de fond à faire sur ce qu’on nous apprend dans les dé* nêrhe* de Russie, de ce temps-ci.Tout ce qu’on sait, c’est que cela va mal.Dès qu’il s’agit de précisions, elles manquent.Les étrangers Un correspondant du Mail and Empire, de Toronto, en a contre les immigrés (pii ne sont pas d’origine britannique.On ne devrait lias leur permettre, dit-il, de prendre à leur fantaisie des noms anglo-saxons; il ne faudrait pas leur donner le droit de vote sans qu’ils subissent au préalable un examen sévère de leurs aptitudes comme sujets britanniques.Ft puis il faudrait qu’ils sachent l’anglais.Au vrai, l'essentiel, c’est que l’immigré soit honnête, intelligent et apte aux travaux de la terre; peu importe qu’il snrhr l’anglais A son arrivée.du moment qu’au haut de quelque temps il sait une des deux langues officielles du pays.La meilleure Immigration nfest nas celle qui nous vient des Iles Britanniques, loin de là et quoi mie pense le lecteur du Mail.On a écrit A ce sujet, au ministère canadien de l’Intérieur, Il y a quelques années, des chose* fort piquantes.G.Pi 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 30 AOUT 1921 VOLUME XII.— No 20:' COMMERCE ET FINANCE mgfr*1 » nfrn»; >i *&•**•*&* LE MARCHÉ DES VIVRES LES VRIX DU BEURRE SE SONT RAFFERMIS.HIER.A L’ENCHERE DE LA SOCIETE COOPERATIVE AGRICOLE — LES EXPOR-• TATIONS DE LA SEMAINE POUR LES DIFFERENTS PRODUITS.\ -, Les nrrivaces de Ineurrp ont été tuer de 7fi colis, comparativement à 2,559 colis, lundi dernier, et à 2.fi31 colis le jour correspondunt en 1920.Les exportations de beurre; faites à Montréal la semaine dernière indiquent une diminution de 10.468 co-flis en comparaison avec la semaine précédente.Les caportations de la Kaison à date sont de 41,312 colis de plus que celles do la période correspondante en 1920.Le marché est resté inchangé hier.A l’enchère de la Coopérative cen-lirale les prix ont é.té fermes.Il n’y « eu qu’une légère diminution, 1-8 rie sou, depuis la vente de samedi, 'pour le beurre No 1.I.ç volume des 'ventes n’a pas été considérable hier.Les arrivages de fromage se sont ¦établis hier a 4,654 boîtes, en comparaison de 5,067 colis, le même jour la semaine dernière et de 7,230 colis le jour correspondant l’an dernier.Les exportations de la semaine dernière indiquent une diminution de 3,550 boîtes en comparaison avec la semaine précédente et une augmentation de 5,976 boîtes en comparaison avec la semaine correspondante il v a un an.lx's exportations de la saison à date indiquent une di-jminution de 64,475 boîtes sur la ¦tmipe période en 1920.Le marché est calme par suite de l’absence de demande de la part des importateurs anglais.Il est arrivé hier 2,355 caisses d’oeufs.Il en était arrive 2,280 cais-.ses le lundi précédent et 3,003 caisses le jour correspondant de l’année dernière.Les exportiriions de la semaine indiquent une augmentation de 1,468 caisses sur la semaine précédente et une diminution de 8,012 caisses sur la semaine correspondante de l’an dernier.Si on compare les exportations de la saison à date avec celles de la période correspondante en 1920, il y a une diminution, cette année, de 32,169 caisses, ( .Le ton du marché, hier, était ferme.La demande se maintient.ENCHERE DU BEURRE V l’enchère de la Société coopérative agricole, tenue hier au Board of Trade on a offert 1,586 colis de Leurre de crémerie, dont 776 colis de No 1, vendus a 37s 3-8 la livre, rt 495 colis de pasteurisé, vendus à B8s 1-4 la livre.Pour 315 colis de No 2.on a offert 35s 1-2 quand on rn demandait 36s 3-8.Il n’y a pas eu de vente.* * * Isle-Verte.30.—A l'enchère, hier, B00 colis de beurre ont été vendus la Dominion Fish Co., de Québec, eu prix de 37s 1-8.LES PRIX DU GROS FARINE-TYPE Jèrc qualité (f.o.b.).§10.50 tJème qualité.S10.00 Forte, à boulanger .$ 9.80 OEUFS: (Les p.C.des oeufs, du beurre, du from.igt et du saindoux sont fournis par la Maison J.-A.Vaillan-jcourt, Liée.618, rue Saint-PauLl ÎDeufs strictement frais ¦ • • ¦ 50s Oeufs choisis.45:.JNo 1.3 os No.2.30s Craqués.29s BEURRE: Les professionnels de la baisse ont fait aujourd'hui des efforts é normes pour provoquer de la liquidation.Disons de suite que leurs rumeurs ont pour la plupart fait long feu et auc très peu de vu leurs ont été jetées sur le marché.Pour la première fois elles ont fait preuve de résistance sérieuse.Les réalisations de bénéfices de l’après-midi n’ont même pas affecté les cours de façon sensible.Resté à savoir si ce bel optimisme est susceptible de résister à l’usage.Valeurs canadiennes.— Les valeurs can.idi mes n’ont pas été très actives, mais elles ont en très belle tenue.L'* Breweries termine la journée en hausse de 3-4.le Lauren-tidc de 1-4, le Québec et le Way-agamaek de 1-2 ehecun.De toute évidence lu ligne de moindre résistance du marché canadien est du riMé de la hausse.Le grain.— D’énormes achats pour le compte de l’Europe, effectués, samedi et ce nmtin.ont orienté vers la Chicago, Un exportateur achetait à hausse les marchés de Winnipeg et de lui seul samedi un demi-million de boisseaux et un million aujourd’hui.Si à ces facteurs de hausse on ajoute que les arrivages depuis deux jours ne sont pas très importants, on comprendra que Je ton du marché ait été excellent en fermeture.A signaler toutefois que les voies ferrées canadiennes sont engorgées à proximité des ports et que les élévateurs n’ont pas un débit qui permette le rétablissement à brève échéance de la circulation des trais de blé.Etant donné l’insuffisance momentanée des moyens pour peu nue les arrivages augmentent à Chicago et à Winnipeg, l’encombrement des deux grands marchés d’Amérique pourrait fort bien se produire.ÇA ET L A Dividende déclaré Wabasso Cotton.— Dividende de §1 par action, pour le trimestre finissant le 30 septembre, payable le 3 octobre aux actionnaires inscrits le 15 septembre._ __ Chemin de fer National du Canada L’Abitibi Power and Paper D’ici a quelques mois l’usine de l’Abitibi Power and Pulpe Company produira quotidiennement 500 tonnes de papier à journal.Avec ce rendement, l’usine è papier d’I-roquois Falls sera la plus grande du monde.Au cours de la semaine dernière, le rendement a été de 444 tonnes par jour.Les machines 5, 6 et 7 ont été mises en opération.La ma chine 6 donnera bientôt son plein rendement et la production de l’usine sera alors de 500 tonnes par jour.On dit que les machines 6 et 7 sont les machines à fabriquer le papier les plus considérables qui soient au monde.em- eoniposées de représentants de Les recettes brutes de l’Illinois Traction pour le mois de juillet ont été de$l,686,191.Déduction faite des dépenses et des impôts, il reste $426,149 de recettes nettes, en comparaison de $247,272, pour le même mois l’an dernier.* * -K- Les recettes brutes de l’Atchison, Topeka & Kansas pour juillet se totalisent à $19,154,452, une diminution de $1,770,522.Déductions faites, il reste $5,985,434, une augmentation de $2,148,092.Pour les se;t mois, les recettes brutes ont diminué de $10,035.970.* * * Les recettes brutes do Baltimore &.Ohio pour juillet ont diminué de $2,534,649.Pour les sept mois, les recettes brutes ont diminué de $6,090.420.Trains du .lour de la Fête du j Travail : Lumf, le 5 septembre, jour de la Fête du Trava l, les changements et modficatons savants seront fats dans le serv’ee des tra ns : L’heure nd'quée c'-dessous est l'heure régu 1ère du Mér'den de l’Est.Huberdeau Jet.Monlfort Montréal Lund'.le 5 septembre, le Ira n No '.)4 qu'ttant Huberdeau à I b.15 j p.m., arr'vant à la Jet.Montfort à 4 h.50 p.m.et fa'sant raccordement avec le I ra n du Pae tique Oanad en, dû à Montréal (gare : Place V'ger) à 6 h.15 p.m.sera retranché.Lund', le 6 septembre, deux tra ns supplémenta res qu'tteront Huber-; deau à 5 h.05 p.m.et à 5.h.25 p^ m.arr vant à la Jet.Montfort a 7 h.55 p.m.et à 8 h.15 p.m.fa'sant raccordement avec les tra ns du à 9 h.25 p.m.et à 9 h.45 p.m.respect vement.Le tra n de 5 h.05 p.m.d Huberdeau n’arrêtera qu’aux gares entre Laurel et Jet.Montfort 'nclus’ve-ment.Le train additionnel qui pai’t d’Huberdeau à 5 h.25 p.m., n’arrêtera qu'aux gares entre Huberdeau et Laurel nclus'vement pour prendre les voyageurs, et aux autres gares au sud de Laurel pour les y la sser descendre.Rawdon — Montreal Lund., le 5 septembre, un train supplémentaire quittera Rawdon à 6 h.25 p.m., arrivant à Montréal à 8 h.25 p.m., arrêtant à toutes les gares intermédiaires.Pour brochure contenant le détail des heures de ces trains supplémentaires, s’adresser au bureau des Billets de ville.No 230 rue Saint-Jacques ou il l'agent de billets le plus rapproché des chemins de fer ' National du Canada.Le Placement Demandé Le rôle du capital est d’être productif.C’est aussi son intérêt.Etes-vous hésitant, un peu craintif?Placez votre argent à l’abri de toute atteinte.Converti en titres 5J % Province de Québec, il vous rapportera 5.70% par an jusqu’en 1936.Si le rachat s’opère avant terme, vous toucherez pratiquement du 6%.Compris dans un héritage, ces titres sont exempts de la taxe.Prix d’émisaton: $98etl'i n térêt couru, sur le pair de $100.Coupures de 100, 500 et 1,000 dollars.FM-T.LÏO^C BANQUHX MONTREAL—ICO, ras St-Lceosa j QUEBEC—74, rca St-Piana lenaoM FOMDca an imiI Placement à 6 ° jo $750,000 Cité d’Outremont Obligations — Or 5'/j% à 10 ans Datées le 1er mal 1021.Remboursable* le 1er mal 1931 Coupures de $100, $500 et $1,000 au porteur ou nominatives Prix fV6.2S par flOO.de ualtur au pair plus l'Intérêt couru.Beausoleil Limitée et Obligations Main 1400 et 1401 Bon a 112 rue St-Jacque« Téléphones Montréal TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDES D’EMPLOI : — J»n*u> *1 mou.20 loiu.*t 1 aou par mot aupiilomm DEMANDES D’ELEVES ! — Joaqs'* 2 mot».20 «ou», et 1 »ou par mot aupplémen l*TOUTSS LEO AUTltES DEMANDES ! -junqu'A 25 mot», 20 »ou», t »ou par mot aup plémentalre, CHAMBRES A LOUER : — 15 «ou» »u« qu'à 20 mot».1 «ou p»r mot aupplémentalra TROUVE t ~- juxju'à 20 mata.20 aou».•ou par mot «upplementnlre.PERDU : — Jusqu'il 20 mot».20 «ou».) sou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS, ETC., A LOUER — JuHqu’o 20 mot», 25 »ou».t »ou par m» aupplimontulro.A VENDRE: : — JUKqu'à 20 mol».20 »ou» I «ou par mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tnrlf «Ht, demnnde.AVIS LEGAUX • — 15 sou» la ligne oeote NAISSANCES, DECES.MESSES ! — 51 iou« por Insertion REMERCIEMENTS : — 50 aou», CARNET MONDAIN, NOTES PERSON-NET.I FS ETC.: — *1 00 p»r insertion.NOUS OFFRONS NOUVELLE EMISSION $200,000.00 d'obligation* de à 5 ans La Commission Scolaire de COTEAU SAINT-PIERRE Echéance : 1er juillet 1926.Prix : le pair pour rapporter 6%.Dénominations : $100 et $500.ELEVES DEMANDES La Corporation des Obligations Municipales Limitée Président * ' ’ ’ ” ’ RENE DUPONT J W.SIMARD.Vice-Président.Demandez notre liste de “Placements d’Août 116, Côte de la Montagne.QUEBEC.Place d’Armes MONTREAL FT.F.VFS DEMANDES — Cnttn, frnnçnta iiupluls nnithi'iniitiques, «cimices.Prépara tlon aux brevets, cours classique.10 année, d'expérience.Prol'esscur A.Dumas, os» Mont-Royal Est.St-I/mls 7()4w.AVIS Ali CLERGE Pour vos ouvrages en cuivre, en or er urgent, adressez-vous directement et evjtej les intermédiaires.Toutes réparations t lûtes promptement Les Ouvrages d Art ec Cuivre, Limitée, 250 Bcaver Hall.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandés.Suivez les cours, Jour ou soir.Licence garantie, position assurée.Cours privés pour (lames.S’ad Coulomim, 708 Demontigny Est.Tél.Est 1.141.ACCORDEUR DE PIANO La livre sterling Le papier à journal à $80 la tonne On s'attend à ce qu’au cours de 1* journée la Canadian Export Paper Co., Ltd., annonce une nouvelle réduction du prix du papier à journal pour le quatrième trimestre de 1921.H est plus que probable que le prix sera fixé à 4 sous la livre ou $80 la tonne.Pour le troisième trimestre le prix avait été fixé à $95.Au début de Tannée le prix étail de $130 la tonne.^Pasteurise .41 1-2s Premier cJinix iTeuxième choix .37s En bloc d’une .ivre: Pasteurisé .42s 1-2 Premier choix lie choix .38s FROMAGE Fort • • • • ••• „ 27s Oka LES VIANDES FUMEES actif.Les Le marché est assez t*rix restent les mêmes.Les jambons de 8 à 10 Ibs font de 39 à 40s.par livre, ceux de 10 à 15 •livres.38s.et ceux de 15 à 25 lièvres, de 37s.I.e bacon désossé •Windsor, se vend de 48 à 50s.et 3e bacon à déjeûner de 34 à 35s.la livre.LES POMMES DE TERRE L'offre suffit amplement à ^demande.Les prix varient de $1 75 a '$2 le sac de 90 livres La Riordon Co.I! e.sl intéressant de comparer l’actif et le passif de la Riordon Co.tels qu’ils s’établissaient au 31 juillet et au 31 mars.A cette dernière date le passif était de $12,714,483; au 31 juillet il s’était haussé à $13.-317,817.Quant à l’actif, de $10,451,-660 au 31 mars, il n’était plus que de $9,371.183 au 31 juillet.SPORT Cours du change sterling à York et à Montréal : Livre Sterling à New-York New- (Suite de la 4ème page.) LIGUE AMÉRICAINE Il n'y avait pas de partie au programme pour lundi dans la ligue Américaine.POSITION DES CLUBS Papier à 60 jours Papier à demande Par câble s-marin.Cours du change Londres, 8.62.^ Le franc, 7.78, Taux d’escompte Taux d’escompte d’Angleterre, 5 1-2.;;66.2r> 106.50 370.25 410.50 370.75 411.new-yorkais à à Londres, 4 JC à la Banque L’abus du crédit Au cours d’une villégiature de quelques semaines dans le Bas Quebec, le directeur de la Rente.M.Olivar Asselin, a fait sur l’état des cultures et autres aspects de la vie rurale des observations bien agréables à enregistrer.En retour, il dit avoir constaté que trop de cultivateurs continuent d’abuser du crédit.II en est qui, ayant en banque des centaines, parfois des milliers de piastres, à la banque, n’en continuent pas moins à acheter à crédit, omme autrefois, la plus grande partie de leur matériel de ferme, sans réfléchir que l maison qui vend à crédit est forcément obligé d’ajouter à ses prix ses escomptes de banque.11 n’est pas un industriel ou un commerçant qui, pour du comptant, ne serait heureux de réduire sensiblement ses prix.C’est ce qui se pratique à la ville, où, de client à fourniseur, le recours au crédit se fait de plus en plus rare.“L’intérêt général, ajoute M.Asselin, exige qu’il en soit de même à la campagne.Les classes dirigeantes ont, en l’espèce, une action salutaire à exercer par la parole et, s’il v a lieu, par l’exemple.” Nous offrons an pair et rintérêtt couru Obligation* 1ère HYPOTHEQUE 7% LAMONTAGNE < limitée) 1923 à 1933 Placement de tout repos Contribuera au develop* peinent économique de la Province de Quebec Bornait MONTREAL QUEBEC OTTAWA BUREAU-CHEF: Itnm.Venailies, Montréal.Tél: M.7080 ALEXANDRE GERMAIN Accordeur de piano», réparations de toutes sortes, ouvrage garanti : ancien professeur d’sccordnge à Nazareth.S adresser Na 4:>2 avenue Mont-Royal Fst.Tél.St-Louis 1748 ou Calumet 1405,1.COLLEGE DE BARBIERS Voulez-vous occuper une excellente position.avec le plus haut salaire paye .ques semaines d’apprentissage suffisent • sysUme moderne.Position assurée, pourcentage pavé en apprenant.S’adresser aloi«r Barber f ollere «2 Ht-Laurrnt.DIVERS CHAMBRE ET PENSION DEMANDEES — .Ironie homme, anglais, demande pension et chambre dans famille française de bonne éducation et pouvant parler 1 anglais un peu.S’adresser à J.L.Whitehead* d Ui Montagne.Tél.Uptown 1178.“ÔS DEMANDE üïïë institutrice pour Saint-Hilaire, pouvant fournir certificats de première classe.Traitement annuel *300, moyennant certaines concLuons.T.-E.-M.DESROCHERS, X.T A VENDRE (De La Fente, publiée par la maison “Versailles-Vidricaire & Boulais”.) G.P.P.C.Cleveland .76 46 .623 New-York.73 46 .614 Washington.65 60 520 St-Louis 63 60 .512 Boston 58 62 .483 Détroit 59 67 .468 Chicago 52 70 426 Philadelphie.43 76 .362 LIGUE I NT E RN A TI ON ALE Cours du change L.- et de Cote des devises étrangères de G.Beaubien et Cie, banquiers agents de change, près la Bourse Montréal.Cours moyens à New-York Londres (livre sterling' , .$3.69 Paris (franc».0.0776 Bruxelles (franc) .0.0751 Genève (franc) .0.1698 Berlin (mark) .0.0118 Vienne U C A T I O N Collège Commercial de Saint-iérome Hellgion.Hr»nc«l».AiihIiiI».Miifhi'nmlltiu»'», Commerce lographle, T^IéRrnphle.Musique» Gymmistlque.Rentré» de» p«n»tonn»lr»« mardi, le 6 »»ptrmhre.Sténottriiphle, Dacty- SPORTIVE BERIAULT VS BLOOM ECOLE POLYTECHNIQUE GENIE CIVIL — ARCHITECTURE INGENIEURS CHIMISTES Les examens «i’admlRsIon pour l’Kcole ï'olytechnlque «t pour TKcolc al, il la séance de boxe organisé» par le Xatioiwt Sportlna Club.Berinult n’a pu donner la mesure de ses forces, lors de ses débuts en notre ville contre Bill verses de chemin de fer qui devront être faites a part.r d’octobre t:m jusqu'à mal 1022, et de.ivrée» dans l’inter-vailt commençant le 1er décembre 1921 et se terminant le .ifl septembre 1922, pour les lignes du Canadien National, entre l'orl Arthur et (Juébee »* *n Québec, en conformité a» cede No 3à5fi.en dut- do On pourra obtenir des l r mission et de deserlptca £ l'agent général d?» travers»*, gare New Union, loror.l, On ne portera aucune con soumissions si elles n» sont des formules fournies por le < l^s soumissions pour des q dres que lO.OOfi traverses ne curie considération.On ne s’engage pas néeessa¦rement à accepter la pins basse soumission ou une souri ssion quelconque.Des arrangements spéciaux sennit fnlts noiir rachat de traverses qui correspondront parfaitement à l« description et qui de vront être fabriquées par le» colons actuel* et livrables de leurs ProI,,'vfs h'«RANT Agent général des Traverses.Chemin* de fer Canadiens Nationaux, Toronto, Ont- „ Toronto.» juillet 1921.t * BREVETS D'INVENTION I Ba te.iB V'J £ Iieniiinde, !,- (iUiriK OE leTNVBNTF.I R qui sera envové grati' MARIOM A MARION *44 BUC LNIVUKUIVW JUONTRKjldU.Armstrong et a traverse démars 1919.mules de sou-,u bureau de chambre 291, sfdertüon aux pas faites sur rhemln de fer.rdltés inoln-rpvront nu- rare Dominion Toute retto nemuint IMQIK-MQIK PE8 FA UT Kl ' RS Autre iittrortiou sp^cialr l.*audaci«ux Wttrr» dans son saut Durillrux (i travers te» flammes.Adulte», 15e.Enfant», 7e.taie coin -pri»e.Pacifique Canadien Trains spéciaux pour (ic Dorval.courses les jours, jusqu’au vendre-ifidusivement.le Pacifique Cana-deux trains spé-dlrectPiTient à la piste de Tous di, 2 septembre chemin de fer du dieu fera circuler cinux .Dorval, lesquels quitteront la gare rapone Windsor k 12.15 p.m.et 12.50 p.m.temps du méridien de l’est.Ues trans n’arrêteront pas A Westmmint.l.es mêmes jours, le train régulier quittant la gare Windsor à 2.15 p.m.temps du méridien de l’est pour Vaudreuil, arrêtera à la gare de Dorval pour y déposer des voyageurs.Au retour, des trains spéciaux Warl 109, Steal ton.Temps’ 1.47.Pari de 82.00 sur Crown of Gold a rapporté $28.90 en premier.$15.00 en ¦deuxième et 86.20 en troisième, /.oie *6.20 en deuxième et 84.60 en troisième.Rinhavous $10.95 en troisième.SIXIEME GOURSF.1 mille 1-16.[Bourse 8900.00.4 ans et plus.V rê-' clamer.Valeur au vainqueu, 8675.! Serbian 105, Dwyer; Hay 109.(Erickson; Mike 109, McTaggart ; Dewitt 109, Hinphy; Mildred 107, ¦Thurber; Whippoorwill 109, Boga-nowski; Starkey 109.Merimee; Luc-i ky Pearl 107, K.Farrington.Temps : M 47 2-5.Pari de 82.00 sur Serbian a rapporté $23.80 en premier, $11.65 en deuxième et -.VT’) en troisième.Hny 818.00 en deuxième et $7.00 en troisième.Mike 8.'t,40 en troisième, i SEPTIEME COUBSF.1 mille 1-16, Bourse $900.00.4 ans et plus.A rè-! clamer.Valeur au vainqueur $675.Water Melow 102.Rower; Eire-worth 107 1-2, McTaggart; Sweet \pple 102.Boganowski; Horace l.erch 105, .1.Smith; Blazonary 109, Thurber; Hush 103.Ronianelli ; Hemlock 105, Stearns.Temps: t.tli 4-5.Pari de v2.00 sur Water Melow a $34.10 en premier.811.60 en deuxième et 5.00 en troisième.Fireworth $110 en deuxième et $2.8(1 en troisième.Sweet Apple $3.15 en troisième.quitteront la piste de courses immédiatement après la dernière course pour la gare Windsor, arrêtant à Wcstmount pour y déposer des voyageurs.(réc.) COMPAGNIE DES TRAMWAYS tlt MONTREAL HURaihk BU St r vice suburbain COUR 1921 O» r„ e-A.r LACHINE ne la cute st-IVul, service de .*" minutes a partir de 5.05 *.m.ervac de
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.