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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 29 octobre 1921
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1921-10-29, Collections de BAnQ.

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VOLUME m—No 254 MONTREAL, SAMEDI 29 CTOBRE 1921 Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.fMO ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$846 MONTREAL ET BANLIEUE.*10.00 Édition hebdomadaire CANADA.^ ftOO BAIBADai ET UNION POSTALE.*340 Directeur TROIS SOUS Le NUMERO Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT AtQNTMAL TÉLÉPHONE» Main 7490 SES VICE DE NUIT t BMacHen, Mata *121 HENRI BOURASSA FAIS CE GUE DOIS! Notes politiques L.a rentrée de M.Fieldin g — Il met en cause M.Laurier; on demande des explications—Dans l’Assomption - Mon tcalm : un candidat qui fait d’intéressantes déclarations —Cet impôt sur les terres.M.Fielding vient de rentrer en campugne.11 a prononcé jeudi soir, à Halifax, son premier grand discours.Il était accompagné de M.A.-K.McLean, l’ancien ministre unioniste, qui a réintégré, lui aussi, les rangs du parti libéral officiel.D’après le compte rendu de la Canadian Press, publié dan» les journaux d’hier, l’ancien ministre des Finances aurait déclaré ceci: "Pendant les trois premières années de la guerre, alors que d'autres se battaient, le gouvernement jouait un jeu de partisan.M.Fielding dit que si, en 1914, sir Robert Borden avait proposé à sir Wilfrid Laurier de former un cabinet de coalition, l’invitation eût été acceptée (If in 1914 Sir Robert Borden had proposed to Sir Wilfrid Laurier that a Union Government be formed, Mr.Fielding said that offer would have been accepted).Au lieu de cela, déclara-t-il, le gouvernement jouatle jeu au patronage et de l’esprit de parti jusqu’à ce que, rendu au bon “ la coalition.Il éto , - .A , .~ . rendu au bout de sa corde, il format la coalition.Il était trop tard : trois des quatre années de la guerre avaient déjà passé et la coalition ne mit pas fin à la querelle des partis." L’allégation est de taille, et M.Fielding a occupé, il occupe encore dans-les rangs du parti libéral une situation telle qu’on ne peut traiter ses paroles par le simple dédain.Sur quoi donc l’ancien ministre des Finances de M Laurier c’appuie-t-il pour affirmer îju’en 1914 son chef, si on l’y avait invité, eût accepté de s’associer à M.Borden dans un cabinet de coalition ?.Nous posons la question.EÏle mérite, on en conviendra, une claire réponse.* * * L’un des plus remarquables incidents de la campagne qué-becquoise s’est produit jeudi à l’Epiphanie.Il convient, à plus d’un titre, de le signaler.Il s’agissait donc de choisir un candidat conservateur pour la circonscription Montcalm-L’Assomption.M.Monty, secrétaire d’Etat, présidait la réunion.On en vint à offrir la candidature à M.Alfred Forest, avocat, de Montréal, mais originaire du comté.Ici, nous citons le compte rendu du correspondant de la Presse, dont l’exactitude — sur enquête de notre part —• nous a été confirmée par M.Forest lui-même: "M.Forest remercie les délégués de leurs bonnes intentions à son égard.Il déclare n’être venu à cette assemblée seulement qii'à titre de concitoyen des électeurs du comté de Montcalm.Qu’il lui serait d’ailleurs impossible d’être candidat conservateur tout court, puisque, depuis 1909, il a toujours combattu les pro- conscript .__________________________________ même les tergiversations opportunistes de nos députés libéraux n’ont fait qu’accentuer davantage son esprit d’indépendance ; ni,'il n’oc/ nas homme à changer d’opinion sur des questions tes pour le contribuable canadien et que partant il ne qu’il n’est aussi in jus délégués Sur quoi M.Monty s’empressa de déclarer qu’il n’avait aucune objection à accepter M.Forest comme conservateur indépendant, et de le féliciter de la loyauté et de la franchise de sa declaration.Et, dit le compte rendu de la Presse, "M.Alfred Forest prend de nouveau la parole et déclare aux déléaués que, si c’est le désir unanime des délégués et pourvu qixon lui laisse toute sa liberté d’action, il accepte d’être candidat indépendant dans le comté Montcalm-VAssomption." Qu’un candidat fasse de pareilles déclarations et qu’un ministre le félicite de sa franchise et de sa loyauté, c’est vraiment un signe des temps.L élection de Montcalm-L’Assomption, commencée de cette façon, ne devrait pas manquer d’intérêt.* * * L'un des premiers cris jetés dans la province, afin de discréditer les progressistes, a été celui-ci : Ces gens-là veulent un im- gôt direct sur la terre.Comme les terres de la province de Québec sont évaluées à un prix beaucoup plus élevé que celles de l’Ouest, cela veut dire que les gens de l’Ouest veulent vous faire ; gens payer une beaucoup plus grosse part de l’impôt.Or M.Ponton, dans le Bulletin des Agriculteurs, riposte que les progressistes demandent simplement qu’on frappe d un impôt direct les terres qui ne sont pas mises en valeur.Il s’agirait par là d’atteindre les vastes étendues de terre que possèdent là-bas dos spéculateurs qui attendent pour s’en débarrasser une occasion favorable — une reprise, par exemple, de la politique d’immigration.Nous attendons avec curiosité la réponse que feront à ceci les orateurs mis en cause.Orner HEROUX.Billet du soir Vrais amis Si le silence est d’or, la parole d'argent, l'amitié est du radium tout pur.A l’encontre du radium, c’est un trésor que ion découvre de moins en moins, en proportion inverse de l'augmentation des autos et de textension du progrès.uuuuuuuuuuu ih inb fg w y 1 Rien n'est plus fréquent que le nom.rien n’est plus rare que la chose.A tout bout de champ, on entend dire: un tel, mon ami.Mais avec des tonnes de connaissances, bien souvent, on n’obtient nas un atome de ce radium : l'amitié vraie et désintéressée.Plus les moyens de commnnica-(ton entre les hommes te multi-plient moins les hommes s'atta-cnent les uns aux autres.De nos Jours, on s aime trop pour aimer autrui.On veut des compagnons de plaisir gu on lâche dans le mal-heur.Il est cependant des amis fidèles qui donnent et ne demandent rien des anus de toute heure et de toute \q vie.Ce sont des livres de chevet.Mais la preuve que l'amitié n’esl pas if f°Sf u 3 ait pas d’équivoque possible.S’ils refusent.Explications claires La presse ministérielle reprend, après M.Meighen qui se contente de l’insinuer, la légende calomniatrice Libéraux et unio-1 tuéllc du manteau d'un homme qui — actuellement ' ‘ 1 .ment inapte à prendre part à l’administration du pays”.Le Bulletin des Agriculteurs annonce par ailleurs qu’il y aura un congrès agraire à Montréal le 31 octobre, — lundi prochain, — qu’on y adoptera un programme politique, après quoi il y mira des conventions dans chaque comté, où les électeurs agraires choisiront des candidats, pour les prochaines élections.Comme on le voit, ç’est tout un mouvement politique que la nouvelle rédaction «lu Bulletin des Agriculteurs esquisse.Au rosie, rien qu’à lire la question que M.J.-N.Ponton, directeur de cet hebdomadaire, pose dans le numéro d’aujourd’hui, M.Lemieux ment-il?on voit que le Bulletin des Agriculteurs entend parler de politique.La nouvelle orientation de cet hebdomadaire et l’action que se proposent ceux qui le dirigent ne manqueront pas d’être suivies et détermineront un vif courant d’intérêt.surtout dans les classes rurales et ches ceux qui suivent les questions politiques.Groupement» politiques Le Globe a publié Jeudi matin un premier-Toronto où il dit à ses lecteurs que les Ontariens feraient bien rie débattre en toute franchise, comme le Québec, la question d’une alliance possible de deux des trois groupes politiques, au lendemain de du parti libéral.On sait qu’à main tes reprises ses adversaires lui ont reproché de ne pas être allé au front pendant la guerre, bien qu’il fût célibataire.Un jour de la dernière session, M.King a expliqué en termes très nets dans quelles pénibles circonstances fl se trouvait au début des hostilités.Pour tuer la légende inepte propagée par ses ennemis, il dut parler de sa vie de famille; il dit entre autres choses ces paroles, qu'il est temps de citer, en toute justice pour lui, quoi qu’on pense de ses aptitudes et de son talent politiques et des théories qu'il défend: “Au début de lq guerre, j’étais donc dans nia 4ûe année.Quelque temps avant la déclaration des hostilités, mon père, qui était avocat et professeur de droit à [’université de Toronto, fut frappé de céoité et forcé par conséquent d’abandonner sn clientèle et sa chaire.Il tenait maison à Toronto avec, ma mère et ma soeur non-mariée.Mon frère, médecin à Toronto de fut longtemps premier ministre, et se fit une grande réputation on maintenant son p>nrti au pouvoir pendant de longues années, grâce surtout à la fnibicasc et à l’incompétence des chefs d’opposition et des premiers ministres libéraux des provinces et d’Ottawa, avant lui.Cependant, pour ne pas se laisser tromper par le prestige de Thistoire et des grands nom», Il est utile de se reporter à cette époque, et de voir comment les choses se sont réellement passées.En 1873, Macdonald venait de perdre son élection, à la suite du scandale du Pacifique.Par un tour d’acrobatie politique d’une habileté machiavélique, il avait cependant conservé Ja direction de son parti et s’apprêtait à enlever le pouvoir des mains inhabiles et défaillantes de Mackenzie.Une dépression sérieuse dans le inonde «les affaires américain avait su répercussion chez nous.Les hommes politiques de cette période, témoins du merveilleux développement de l’Angleterre sous le régime libre-échnngis-te, établi en 1848, et qui avaient encore souvenance des bienfaits qu’un traité de réciprocité avec les Etats-Unis avait apportés au pays, étaient plutôt portés à chercher un remède a la situation existante clans les théories de Stuart Mills et des autres économistes défendant les mêmes idées.Au Canada, libéraux et conservateurs avaient n peu près les mêmes principes.Au témoignage de Cartwright, Macdonald n’avait jamais manifesté ses idées protectionnistes.si jamais il en avait eu.“Je peux parler sur ce sujet avec une certitude parfaite jusqu’à l’année 1873 , nous dit-il.“Apres cria, je ne peux parler que pour l’avoir entendu dire.Mais avant 1873, j’ai eu avec lui plusieurs conversations sur ce sujet, et je î'ni trouvé, non seulement en théorie mais encore en pratique, même plus opposé que moi à tout ce qui ressemble à la protection.Personne n’aurait pu décrire plus clairement et plus fortement les maux inhérents à une politique protectionniste que sir John, et Î1 regardait cette politique comme particulièrement inapplicable à un pays comme le Canada.Je me rappelle très bien l’avoir entendu, en plusieurs occasions, résumer hi discussion (et les mots me reviennent à la mémoire après plusieurs années) en déclarent qu’il resterait dans son dernier fossé plutôt que d’avoir rien à faire avec la protec-Upn.” Cartwright fut toujours un libéral et un libre-éehangiSÏe de Ifspèee de M.Fielding, mais îl est difficile de réfuter, quant à Macdonald, son témoignage clair, précis et catégorique.A la session de 1876, Cartwright présenta lui-même un budget peu protectionniste.Tl y nvnit 'à cette époque de» divisions dans le cabinet Mackenzie; quelques-uns voulaient favoriser plus effectivement les manufacturiers, d’autres, dont le premier ministre, étaient plutôt disposés à cixitinuer la politique traditionnelle.Comme toujours, l'attitude de l’opposition devait être déterminée par cefle du parti au pouvoir.Si le cabinet s’était rangé du côté des protectionnistes, les conservateurs auraient soutenu le Hbre-iVhange.Tupper, alors critique financier de Macdonald, s’attendait même à cette décision et il avait préparé son discours en conséquen y :: .\ * w» u»rours en consequent de la poltronnerie de M.King, chef ce.fl fut donc obligé de changer (111 tint'll I I fin cnil rrxrvlss.s .~ « « .son fusil d’épaule à la dernière mi nute, et il demanda l’ajournement de la Chambre à cinq heures, aussitôt après le discours du budget, pour obtenir un délai de trois heures durant lequel il préparerait sa volte-face.Toutes ces hésitations et ces ter Ces camions de Vhotel Mont-Royal Plusieurs de nos lecteurs se plaignent des camions employés par • î_olUpsgnie de construction de 1 hôtel Mont-Royal.Ces voitures, chargées chacune d’une dizaine de tonnes de glaise, filent à une allure très rapide et, surtout quand elles rencontrent un pavage de blocs, produisent une vibration in-tense, très dommageable aux immeubles construits en bordure de cette chaussée.I.cs gens importunés par ces voitures n ont jusqu’ici obtenu aucun redressement de leurs torts.M.le maire leur a, paraît-il, répondu que le contrat pour le creusage fixe tine limite qui ne peut être outrepassée sans de grands dommages pour in compagnie concessionnaire et qu il faut laisser celle-ci remplir son contrat, [.’officier de police spécialement préposé à l’observa-non du règlement de roulage au-rait répondu cjuc, en dépit cPune surveillance très active, il a été incapable de découvrir de la part des conducteurs de ces véhicules une infraction aux règlements, qui Uxc la vitesse à seize milles et.à huit aux tournants, jvoitures suivent des roule» ni Itèrent es, à divers moments de ta journée.Il appert qu’au moment ou la circulation des tramways est très espacée, elles remontent par le parc Lafontaine et qu’elles prennent au contraire lu rue de Lori-mier quand les tramways sont fréquents.Les citoyens se plaignent qu’en plusieurs rues les conducteurs de ces camions violent les règlements particulièrement, quand ils passent par la rue Cherrier et |>ar l’a-v en ne de Lorimier.où la circulation des voitures lourdes et non-suspendues est interdite.Parc Lafontaine, où le centre de la chaussée est constitué par rentre rai] du tramway, pavé en blocs, ils causent des dégâts notables et trou-blent dans leur sommeil les résidents.Une démarche collective a f’hft-tel de ville, de la part d’un bon nombre d intéressé», ne resterait pas sans effet, c’est à espérer.Mais, îl,ei * K nouvelle administration étau lente à • émouvoir, il reste en-cnre aux citoyens des recours.Us peuvent surveiller eux-mêmes les infractions à in vitesse et forcer les autorités policières à porter plainte «ils en surprennent; ils peuvent aussi intenter une «ction collecti-tnve A la compagnie quand leurs immeubles ont subi des dégâts.La compagnie n’est pas au-dessus de la loi, elle l’a vu.quand elle a voulu violer le règlement limitant la hauteur des édifices; elle le pourra voir de nouveau, sf les gens lé-ses veulent se défendre éneririque»' ment.L D.- ¦— i mm* -—___ raux, dans notre vie publiotie.du iKme, nom retour au pouvoir tfun homm russi compromis que McDonnl dans le scandale du Canadien f>( etflque; comme le dit Cartwngb vn frand parti politique se trot .rJ’8* /e défendre la fausscl e.i abus de confiance comme ai mes légitimes d’une guerre de pai o* La corruption était déjà gnw de, elle deviendra pire encore.Cependant le changement de mi nistére amena un changement corn plet dans la politique éronomiqu du gouvernement.Jusq-u'iri, an e vait surtout imposé des droits pn teetenrs dans In mesure où le pav était endetté, c'est-à-dire pou paver la dette publique.Maintenan lea droits s’élèvent sans tenir comp te des revenus dont noos avons be soin.On Impose eu vue de ht prn tectlon.Cest rétablissement du ré gime sous lequel noirs avons de puis vécu, malgré l'alternance de punis au pouvoir, et que M.Moi ghen défend devant le pays.• * • Le fait que notre politique pro tcctionniste actnclle remonte à Mac donald *ie doit donc pas trop non imposer de respect.II Fadopta sur ¦ f rv 11 ?e*».L .A ï _ _ * T • s • _ .gtversations de politiciens sont bien l tmit comme expédient pofîtiqti marquées dans un passage d’nn dis-1 pour imposer une différence ent cours de Dalton MeCartyh, conser- 1e* deux Krrmd.» partis, pour am valeur en son temps, puis indépen- "cr des fonds dans la caisse èle dant un peu plus tard.“Il n’y a pas torale.pour obtenir aux ronserv de doute au monde, dit-il, que J* Meurs I apnwi de journaux influenl parti conservateur perdit le pouvoir I 01 yCopcIHer Ku chef eomprom ’ en 1873] et qu’en soutenant la po- î".1873 «ombre de personnaTft Htique nationale et en détournant le ra monde des financ veut des voiles de M.Mackenzie, U1** - «'faîres.remonté au pouvoir.Nous devin- a ¦¦ p______________________ mes identifiés avec la politique de protection, et si M.Mackenzie Avait adopté une politique de protection, nous aurions élé libre-échangistes.Je suis disposé à faire cette confession, que si M.Mackenzie avait été protectionniste, il n’y aurait pas eu d’autre solution pour nous que d’être libre-échangistcs.” Cet aveu est assez cynique et brutal.Il marque bien cette impasse où l’opposition sc trouve d’être toujours contre une mesure gouvernementale, même si elle est juste et urgente.A partir de 1876 Macdonald range de plus en plus son parti vers le protectionnisme, parce qu’il y trou -** ’ 'J puis plusieurs années, souffrit d’une attaque d’infUienza (grippe) compliquée d’une pneumonie double qui dégénéra en tuberculose.U fut donc obligé lui aussi d’abandonner sa profession et de passer une couple d’année» dans un sanatorium, après quoi il alla se fixer, pour sa santé, au Colorado.Personne ne restait donc pour protéger notre foyer dévasté, sauf nm soeur mariée et moi.Cette dernière est à In tête d’nne famille qui réclame 4ous ses soins.Le 4 avril 1915, ma soeur m," in' t non-mariée mourut et mon père et f’aiette dr Montr*nl i»1»* ma mère restèrent seuls au foyer.Le 30 août 1916 mon père mourut à son tour.Après avoir passé quelques semaines au chevet ne mon frère malade, à Denver, ri deux ou trois mois avec ma soeur mariée, ma mère «’en vint habiter avec mol à Ottawa.Ma mère fut gravement malade pendant la plus grande partie de l’année qu’elle passa ainsi avec mol, et, le 18 décembre 1917, elle mourut aussi.” Les moeurs nolltl-ques d’un pays sont bien lâches.quand il faut nu’un homme, pour se défendre légitimement des attaque» déloyales de ses ennemis, soit oldl-gé de révéler ainsi ce qui »c passe a son foyer.G.P.ve son intérêt.Mais plusieurs de ses partisans, dans les commencement», du moins, n’ont pas des idées bien arrêtées.M.Thomas White, éditeur de in Gazette de Montréal ri n tard ministre de l’Intérieur, déclare à cette époque qu’un tarif de 17 1-2 pour cent doit suffire à tout manufacturier, ri que ceux que ces droit» de douane -ne peuvent satisfaire feraient aussi bien de disparaître, Le» Etats-Unis, à rritr époque jouis salent aussi d’un tarif nèotcctciir, en qui n’ovnlt pn» empêché une lerrl-lile dépression commerciale qui oe-rationna de» mUères pendant longtemps, Enfin, le» libéraux perdirent l'élection générale do 1878, après a-volr gaspillé en cinq an», pur une série de bévue» politiques et d’in-ctdopts advrriKs lex hellos chances qu Ils avalent de rester au pou-ynif pendant longtemps, Il r»t imi-lile a iniUtor sur le* offcNs tno Quant mix résultats du régîin ainsi inauguré.Il est difficile de b apprécier.Notre commerce d>: portaWon et d’fmport»tion a rfepn grandi d’une manière surprenant* rien ne prouve qu'il se serait mofr développé sons nn autre régim Un pavx Jeune comme le nôtre, qi possède d’immenses ressources i des matière* premières abondai tes.ne sanralt rester dans le stat mio.Ensuite, des études tri** Me faites tendent à prouver que te d-vrlopprinent des Industrie» n’s pi cnrreiDondn à une hausse dn tar mal» bien plutôt à l’angmentatin de la population Rgrleole et à I’m verture de territoire* nouveaux, T-a au temps de Mard< nald, «e pos»lt nn peu rnmme eeel quel régime économique applique à un pav» qui possède encore e friche des militons d’acre* do tei res ferllles et bon nombre de re! sources naturelles forestières » minières encore Inexploitée»?L réponse Juste parrit bien être: ?meilleur régime, c'est relut nul ri serrera tout le capitol et tomes te activités de la nation A IVxplrùta tion de ee *ol et de ce* matière première» indigènes.Quant aux au très produit» que nou* ne pouvon ouvrer çne» pou» parce que nou devon» Importer les matières pre mlère», nous avons mtérêt A je obtenir au meilleur marche poss' hie, el done A ne pas charger d droill» do douane élevés A ceux qu sont fabriqués A l’extérieur, 91 le capital employé A ennstrul re et A opérer les fabriques de co tonnades ou de ennutehoue.le» a (aulle A la page It LE DEVOIU, MONTREAL, SAMEDI 29 CTOBKE li,.VOLUME XII.—No 254 LETTRES AU ‘•DEVOIR” Nous ns publions que des leur®* iignées, ou des communications ac-cûn>pagiiévB d’une lettre eisr.ée, avec adresse authentique.Les correspondants anonymes se-pargneraient du papier, de l’encre, un timbre-poste, et à nous une perte de temps, s’ils voulaient bien en prendre ilote définitivement.Le revenu d’un cultivateur W.le directeur du Devoir.Dans le Devoir du 23 octobre, un correspondant qui si
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