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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 27 mars 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-03-27, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIII.—No Tl MONTREAL, LUNDI 27 MARS 1922 TROIS SOUS L£ NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.$6-00 Utats-Unis et Empire Britannique .IM.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.- $2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur : HENRI HOUR ASSA Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, M&.n 6121 Administration, Main 5161 FAIS CE QUE DOIS! Pour les écoles de Green Valley Un émouvant appel.- On a besoin de $300-Souscription publique.— “Bis dat quicito dat” .«reen Nos lecteurs connaissent le nom tragique et glorieux de Valley.Ils savent comment^aux portes mêmes de notre province, des commissaires d’écoles de notre race ont jadis risqué la prison pour avoir fait donner à leurs enfants un minimum d’enseignement (y compris quelques minutes de catéchisme) en français, comment un jugement de cour a déclaré illégal dans leur école séparée (catholique) l'emploi du français comme langue d’enseignement et de communication.Nous avons alors essayé de raconter cette page d’épopée et comment, pour défendre l’intégrité de leur patrimoine moral, pour apprendre leur langue et recevoir dans cette langue l’enseignement religieux, nos petits compatriotes durent un jour se réfugier dans un hangar abandonné.Depuis, pour prolonger et maintenir l'oeuvre sacrée, on fonda et l’on maintint, au prix de sacrifices ma- Înifiques, deux écoles libres: l’école du Sacré-Coeur et l’école eannc d’Arc.Comme le silence, petit ù petit, se faisait sur ce drame particulièrement émouvant, beaucoup ont pu croire que c’en était fini de la dure anomalie et des rudes sacrifices d’antan.Il n’en était rien : les plaintes simplement s’étaient tues et les sacrifices se faisaient dans l’ombre et k* silence.Mais voici qu’à raison de circonstances économiques accidentelles, mais particulièrement difficiles et qui paralysent dans une certaine mesure l’énergique bonne volonté des nôtres, la situation s’aggrave et que les deux écoles libres risquent d’être, d’ici quelques semaines, fermées.Cette lamentable perspective a décidé l’un des hommes qui sont le plus au courant de la situation à nous adresser une lettre émouvante, qui n’était point destinée à la publicité, mais qu il nous paraît utile de reproduire telle quelle.Elle est plus éloquente, elle sera plus efficace peut-êjre qu'un appel en forme.On nous écrit donc : Un compatriote de Green Valley vient de quitter nos bureaux après nous avoir fait un bien triste tableau de la situation du groupement canadien-français de cette localité.Vous avez toujours eu tant de sympathie pour ces braves gens dont vous avez fait la connaissance, et vous les avez toujours si généreusement encouragés et appuyés dans le Devoir, que 'j’ai pensé vous intéresser en vous communiquant les nouvelles qu’on nous en a apportées.Vous connaissez toute leur histoire : vous l’avez écrite et maintes fois rappelée.M.Joseph Gauvreau en a fait un petit poème dans l’Almanach de la Langue française de 1917.L’histoire de Green Valley est toujours actuelle cependant.On a beau mentir aux faits, comme le faisait M.Harris, de l’Association des Manufacturiers canadiens, qui écrivait, il y a quelques mois, ù ses confrères canadiens-français de la province de Québec que.‘‘This (The Green Valley case)1 was a long time ago.et que “the matter was settled by consent; and no penalties were imposed” ; on a beau nier, fermer les yeux à la réalité, le cas de Green Valley n’est pas réglé; l'histoire en est toujours actuelle.Après ae^s années, nos compatriotes de cet endroit sont encore l’objet de la même persécution et toujours soumis aux mêmes difficultés.Quiconque veut s’en rendre compte, n’a qu’à se rendre à Green Valley; cette localité est située sur la frontière des deux provinces, à quelque 50 milles de Montréal.Pour faire apprendre leur langue et le catéchisme à leurs enfants, ils sont obligés de payer doubles taxes, de soutenir deux écoles indépendantes, tandis qu’à deux pas, il y a des écoles (publique et séparée), soutenues par le gouvernement et qui ne sont fréquentées que par quelques élèves.Grâce à leur ténacité et à leurs généreux sacrifices, grâce aux secours qui leur sont venus de.part et d’autre, nos compatriotes de Green Valley ont pu tenir jusqu’ici malgré les temps difficiles.Cette année, ils se trouvent placés dans des circonstances particulières qui les obligeront de fermer leurs portes avant la fin de l’année, si d’autres secours ne leur viennent.Leurs difficultés sont si grandes qu’il ne leur est même pas possible de tenir les réunions de charité et les parties de cartes (lu’ils organisaient auparavant au bénéfice de leur école.Déjà, leur caisse est en déficit et ils ne peuvent même pas continuer de tenir l'école ouverte jusqu’à Pâques, sans encourir une dette considérable.Il leur faudrait pour se maintenir jusqu’à la fin de l’année scolaire une somme d’environ $300.Ne pourriez-vous pas, cher Monsieur Héroux, dire un mot dans votre journal des difficultés de ces pionniers des libertés françaises dans cette province?Nous sommes assurés qu’il vous suffira de signaler leur situation pour leur attirer la sympathie de vos lecteurs et leur obtenir le secours qu’ils attendent.Il ne nous parait pas possible que cet appel reste sans écho et que, pour une somme de trois cents piastres, un laisse fermer deux écoles libres maintenues au prix de tant de sacrifices.Particuliers et sociétés voudront faire leur part et venir au secours des magnifiques soldats de notre langue que des circonstances accidentelles mettent en si douloureuse situation.Qui mériterait davantage ce coup de mains et cette efficace sympathie?Et c’est de cas de répéter le vieil axiome : Pis dat qui cito dat — Celui-là donne deux fois qui donne rapidement.Pour éviter tout retard, et en attendant que d’autres initiatives se produisent, l’administration du Devoir se chargera volontiers d'assurer la transmission aux intéressés des offrandes et souscriptions que Ton voudrait faire pour cette oeuvre de Green Valley.Elle en accusera directement réception aux donateurs et nous publierons ici même, au jour le jour, la liste des souscriptions reçues.Orner HEROUX.L'actualité Les deux chefs Monsieur Taschereau fait, nous dit la Presse, une sorte de retraite fermée, liespectons-la, ne cherchons inis (t connaître les idées qui peu-1 plrnl la solitude de son camp Irw-rentien.On comprendra qu après une session comme celle qui vient de se terminer, le pilote de la barque ministerielle ait besoin d’un repos et des conseils de l’isolement.Il a entendu trop de doléances, subi trop de tiraillements, résisté A trop de pressions pour ne point éprouver le besoin de mettre an peu d'ordre dans sa tête et de définir clairement sa doctrine politique, de mesurer l’écart entre la liqne qu’il s’élail tracée et celle que les événements lui ont fait suivre.Cet écart, au reste, ne doit pas être sensible, car le chef du gouvernement québécois est remarquable par ion opiniâtreté, î 'ooMAtreté n’a Jamais passé pour une qualité chez un homme d'Etat: elle s’accommode mai de l’opportunisme, elle est comme la-vote pour le tramway: elle Indique, ù l'avance la route que Ton suivra et pour qu’on en dévie II faut de graves accidents.L’opiniâtreté emporte celui qu'elle domine, le pousse vers l’obstacle tout droll, l’incite art, veut qu’on prenne les mesures rigoureuses pour arrêter l‘Immigrât lo» Jaune.Elle ne vent pas être la victime de l’Empire ni la victime du Canada, dan® notre poti-tiqu* ewiindienrie intern ntl onafle ou dan* la politique impériale.Ses chances d’obtenir ce qu’elle veut paraissent assez éloignées et assez 'lointaines.?* * Par ce résumé succinct du débat, on voit que certaines des demandes faites au gouvernement libéral représentent queOquefois les désirs d’une province, on bien ceux d’un bloc de provinces situées les unes à côté des autre», ou celles d’un group ».de provinces qui peuvent être séparées de* autres par des distances considérables.Quélques-uries ont 'l’appui d’un parti, d’autres d’un groupe provincial de démités compris dans un dey deux partis, et les troisièmes enfin celui des membres de divers partis qui viennent de la même prorince mais diffèrent rl’allégeance politique.Enfin fes exigences, ks nécessi-tés ou les besoins iprovinclaux •créent une situation politique très compliquée et très emmêlée.Dans le passé, on a pu éviter ks heurts trop durs ri les chocs, par des conciliations habiles.Mais les exigen-rTü' nécessités ou les besoins n étaient pas aigus, reconnus et patents comme il» k sont aujourd’hui.Ils n’avaient pu» trouvé de voix puor les exposer, de» organisations ne s étaient pas formée® pour les promouvoir, leur donner de la consistance, de l-i noteriété et de la force, la confiance en eux-mêmes ri Ha vigueur.Il n’est pas très facile pour le ca-hinet liberal de concilier aujourd'hui toutes ces divergences, d’é-Ioindre ces dèaeordos, de rétablir Miarmonre, de satisfaire ou de demander les sacrifices nécessaires, ri Inspirer la patience mi Tattente.de retarder en un mot cette désln-•jtfration de la Confédération.Si M, King e.sf réellement un conciliateur, comme on Ta dit, il aura Toc-e as ion d'exercer son toile nt en plus d une circonstance; mais on peut estimer (fvto l’homme ne 'peut ffuère contre In nature -des choses.Léo-Paul DESROSIERS.Critique d*art Au Salon du printemps I Ouverte offlclélkment, lundi soir, par ce que Ton est convenu d'appeler k vernissage, l'exposition de peinture du printemps, «ux galeries de l’Association des Arts, rue Sherbrooke, se terminera le quinze du mois prochain.I-e catalogue porte h trois cent trente k nombre des peintures, aquarelles ri pastels et à trente celui des morceaux de sculpture exposés.l-e nombre reste à peu près ce qu’il ôtait aux expositions antérieures de» trois ou quatre dernières années.Personne, d’ailleurs, probablement, ne se plaindra du nombre, fût-il moindre.Quant à la qualité, cette exposition, prise dans T-ensemble, ne vaut pas celles du printemps de 1921 et de 1920.Il y avait alors une quantité plus grande d’oeuvre» de réel mérite, accusant un métier mieux averti, une observation plu» sincère.Parmi les expfwant», certains noms d’artistes connus, tels que MM.Suzor-Côté, Dyonnet, Brymner, Leduc, etc., n’apparaissent pas au catalogue.C’est regretta Idc.parce i que leurs oeuvre» nous auraient re-i posé la vue de certaines autres, dont, malgré toute ma bonne volonté, Je n’ai pas encore pu découvrir en ((uni, sous quel côte visuel ou ex- tra-visuel, elles peuvent avoir quelque mérite artistique.M.Suzor-Côté, en revanche, so réaffirme, à ce Salon, comme uo sculpteur de rare talent.Le volume d’une statue où l’éiten-due d’une toile, en art, ne compta pas.Mcisonnkr, et avant lui certains petit» maître» hollandais, ont peint des chefs-d’œuvre dont la dimension ne dépasse guère quelque» pouces.Les plâtres de M.Suzor-Côté prennent peu de place, mais leur» dimensions artistique», par la sincérité de l'observation et la maîtrise du métier, arrêtent et captivent l’attention, même des plus indifférents.Il y a, du ménage Chapdelaine, deux têtes bien vivantes.On sent que son Portageur, sous le poids qui charge se® épaules, a le mouvement ou corps et l’enjambée de l’emploi.Je me réserve, dans un autre article, de parler de sculpture.Pour le moment je ne veux donner mon attention qu’aux peintres.A l’entrée, en face de fescalier central qui nous conduit «u S ri on, «’étalent sur le mur quantité de portraits de femme® aux couleurs ful- Êuranies, où les jaunes, les rouges, ss bleus et les verts éclatent en une cacophonie assez assourdissant».On se croirait à une exposition d’affiches (porters), l'originalité en moins, spéciak à ce genre de composition.Les affiches cinématographiques et certaines couvertures de magazines semblent avoir eu beaucoup d’influence «ur d'inspiration des artistes de cette école.On nous a dit que nombre de ces toiles sont de» essais de quelque» élèves de Téeole de peinture de l’Association des Arts.Il serait bon que le public le sût; car, pour lui, k fait qu'cMe a été acceptée au Salon laisse supposer qu’une oeuvre possède une valeur autre qu'une simple espérance artistique ou un accessit d'encouragement.D’un autre côlé, si ces essais sont là comme spécimens du genre d'enseignement qui se donne à l’école de peinture de l’Association des Arts, cet enseignement se recommande peu par lui-même, du moins auprès d'un certain public qui veut dans une Oeuvre d’art, quelle qu’c’ile soit, autre chose qu’une orgie de couleurs criardes, posées uniformément, à la manière des peintres en bâtiments, sur une charpente d’où ks notion» même te» plus élémentaires du dessin semblent avoir été ostracisées.Le dessin est la probité de Tart.a dit Ingres.Vouloir peindre avant d'avoir appris ù dessiner, c’est, pour me servir de l’expression usitée et usée, mettre Ta charrue devant Tes boeufs.Dernièrement encore, un des éminents professeurs de l’Ecole .35 p.RL, le dimanche .seulement; arivant à Ottawa à 10,15 p.m.8.15 p.m., tous les jours; arrivant à Ottawa à 11.15 p.m.10.15 p.m., tous les jours; arri-ant à Ottawa, à 1.20 a.m.(Vers l'Est) Quitte Ottawa, gare l’nion: 5.50 a.m., tous le* jours, arrivant ù Montréal, gare Windsor, à 8.50 a.m.6.40 a.m., tous les jours, arrivant à Montréal, gare Windsor, à 9.40 a.m.8.35 a.m., tous les jours, arrivant à Montréal, gare Windsor, à 12.05 p.m.3.00 p.m.le dimanche seulement, irrlvnnt à Montréal gare Windsor, à 6.40 p m.3.15 p.m., tous les jours, sauf le dimanche, arrivant à Montréal, ga-•c Windsor, à 6.45 p.m.6.55 p.m., tous les jours, sauf le dimanche; arrivant à Montréal, gare Windsor, à 10.25 p.m.Crée.) VOLUME XIII.—No 71 MONTREAL, LUNDI 27 MARS 1922 CALENDRIER — DERNIÈRE HEURE — DEMAIN DEMAIN, MARDI 2» MARS 1*12 SAINT JEAN DE CAPIBTRAN Lever do soleil, S heures SS.Coucher du soleil, • heures 1T.Coucher de I» lune, le matin.le : JE VOIR BEAU ET NUAGEUX MAXIMUM ET MINIMUM: Aujourd’hui maximum 47 Mtme date l'an dernier 68 Minimum aujourd'hui 24 Môme date l'an dernier 40 BAROMETRE: m | Toutes le* nouvelles par not rédacteura, not correspondants «b Im Mnriees de dépêcha» du monde entfa j S heures du matin, 20.42; 11 heures, 20 40; j 1 heur* de l'après-midi, 20.38.L/Ulster accepte Cette partie de l'Irlande consent à envoyer des délégués à Londres - Ce que dit la presse au sujet de l'armée républicaine.Belfast, 27 (S.P.A.) — Le cabinet | de l’armée équivaut à une répudia-de l’Ulster a décidé, à sa séance] lion du Dail Eireann et cependant d’aujcmrd’hui, d’accepter l’invita- j Eamon de Valera persiste encore à tion faite par le secrétaire des co- dire que le Dail est lautorité su-lonies, M.Churchill, de venir à une prême en Irlande.conférence des premiers ministres irlandais à Londres.Cette conférence est convoquée à cause des troubles qui sévissent plus fort en Irlande depuis quelques semaines.L’OPINION DE LA PRESSE Dublin, 27 (S.P.A.) — L’adoption unanime par les membres du con ‘Dans toutes les républiques gouvernées selon les méthodes démocratiques, telles la France et les Etats-Unis, l’armée est strictement sous le contrôle des autorités civiles, en d’autres termes, du gouvernement au pouvoir.Partout où l’on —- ., ,, s’est départi ele ce régime consti- grès de I armée, dimanche, dune tutionnel, de graves événements résolution affirmant de nouveau ont surgi qui ont dégénéré parfois 1 allégeance des militaires a la Ré- en l'établissement d’une, dictature publique a k vivement mécontenté les partisans de l’Etat libre.Le Irish Indépendant dit, à ce sujet, dans son edition de ce matin : “Souventes fois dans le passé no- en l’établissement d’une militaire.’ Le correspondant du Freeman’s Journal à Gharleville, comté de _______________________r________ Cork, a été arrêté.La cause de son tre peuple s’est divisé juste ;au mo- arrestation, dit le journal, parait ." être que l’armée républicaine irlandaise a été blessée parce qne ci journalisite avait télégraphié à soi journal qu’on avait tenté de dissoudre une réunion de partisans du traité anglo-irlandais à Gharleville.ment où l’unité était essentiellement nécessaire.Aujourd’hui nous sommes en face élu même spectacle malédifiant et regrettable.La désunion est imposée au pays.La résolution adoptée par le congrès M.LLOYD GEORGE A LONDRES Le premier ministe quitte sa villa pour quelques heures -Il consultera ses collègues et rencontrera M.Schanzer.Londres, 27.(S.P.A.) — Le pre-ministre Lloyd George doit revenir à Londres cet après-midi de Cric-cieth, pays de Galles, où il était aller prendre quelques semaines de repos.Ses amis disent que ce congé, si bref qu’il ait été, lui a fait beaucoup de bien et qu’il revient dans la capitale avec une vigueur nouvelle, M.Lloyd George ne reprendra cependant pas ses fonctions politiques immédiatement.Il est compris qu’-après avoir séjourné 24 heures à Londres il ira passer quelques jours à sa villa de campagne.Chequers Court.Là, il mûrira encore davantage ses projets concernant la conférence de Gènes et 11 préparera le discours qu’il devra prononcer à la Chambre des communes dans une semaine pour obtenir un vote de confiance.Pendant son court séjour à Londres, lr nremier-ministre consultera scs collègues du cabinet et il est probable qu’il aura une entrevue importante avec le ministre des affaires italien.M.Schanzer, qui est venu de Paris à Londres hier soir.Cet entretien portera uniquement, paraît-il, sur lu conférence de Gè- nes.Ce sera une sorte de pendant au récent échange de vue entre M.Lloyd George et M.Poincaré, président du conseil de France, à Boulogne,.On dit que M.Schanzer présidera la plupart des séances des assises internationales de Gênes.Le premier ministre Facta ne fera que présider la séance d’inauguration.On ne s’attend point que M.Lloyd George prenne part à la conférence anglo-irlandaise à Londres, si jamais celle-ci est organisée, mais il est probable que le premier ministre verra Arthur Griffith, président du Dail Eireann, et Eamon J.Duggan, le ministre de l’intérieur du Dail, si ces deux hommes arrivent aujourd’hui dans la capitale anglaise.On croit généralement que Michael Collins, chef du gouvernement provisoire de l’Etat libre, viendra lui aussi à Londres, mais il retardera pour savoir si le premier ministre de l’Ulster, sir James Craig, accepte l’invitation du gouvernement anglais.En tout cas, si la conférence a lieu, ce ne sera pas avant mercredi.Propagande pro-républicaine 1 LES DELEGUES IRLANDAIS AUX ETATS-UNIS TIENNENT UNE GRANDE ASSEMBLEE.Les travaux New-York, 27.— Austin Stack et J.O’Kelley, adversaires du traité anglo-irlandais qui sont arrivés dernièrement aux Etats-Unis pour faire de la propagande contre ce traité, ont parlé, hier soir, au théâtre Lexington en présence de cinq mille personnes.La foule a applaudi bruyamment chaque fois que le nom d’Eanion de Valera a été prononcé.L’abbé Michael O’Flnnagan.vice-président du Sinn Fein, a déclaré que cette salle comble et enthousiaste est un signe de victoire pour la république irlandaise et que le peuple irlandais saura voter contre le traité de l’Etat libre aux prochaines élections en Irlande.Il a dit à ses auditeurs de ne pas trop cependant blâmer les délégués irlandais d'avoir été se faire jouer à Londres et de se rappeler que M.Wilson est allé se faire jouer à Paris, il y a trois ans.L'affaire Delorme LE MAGISTRAT CUSSON REFUSE DE SUSPENDRE LES l'HO-CEDURES POI'H ATTENDRE L’EXAMEN MENTAL DE L’AO CUSE.Le magistrat Cusson a présidé.matin à l’examen a V vol ontaire de l'aqueduc Parmi les rapports que le comité présente au conseil, à la séance d’aujourd’hui, il y a celui d’une appropriation de $1,250,000 poulies fins de l’aqueduc et celui de la reconstruction du tunnel de la rue Ontario, au prix de $290,000.Le premier remettra entre les mains des commissaires le résidu des montants votés à la commission de l’aqueduc pour les travaux d’améliorations et d’agrandissements à notre système d’aqueduc.Les commissaires en disposeront au fur et à mesure que le progrès des travaux le requerra.Quant au deuxième, c’est une dépense nécessaire que le conseil doit accepter.La ville est forcée d’agir à la suite d’un jugement de la commission des chemins de fer.Le tunnel sera agrandi de manière â laisser une largeur de 45 pieds, et les plans sont tout dressés et préparés, prêjs à être acceptés.Le comité fera sanctionner un emprunt spécial pour défrayer l’entreprise.-m—— Grosse saisie CENT CINQUANTE GALLONS DF.MOUT ON TETE CONFISQUES A- QUEBEC.Québec, 27.(D.N.C.) Une importante saisie a éité opérée, samedi par de.s officiers du Service de Sur-veilianee.au no.5 rue De Bernicres, chez M.Joseph Julien, alors qu’un alambic d’une forte capacité a été découvert, au moment où plus de 150 gallons de moût étaient en fer- l ins l'affaire de Snowdon.Au de-['™mhvfion.Les officiers no poti-• ¦ .valent saisir l’alambic, car ces sor- tes de saisie Sont du ressort du gouvernement fédéral.Dos officiers du Revenu fédéral ont été aussitôt appelés et ont fait la saisie.Nous an- !i"t de la séance, Me Mouette a ré >été qu’il prenait la même attitude iu’au début de l'enquête et a demandé au président du tribunal de suspendre les procédures afin d’at- tendre U rapport «lu médecin char-1 prenons, ce matin, nu service de gé d’examiner l’intimé quant à son surveillance de la commission des état mental.Me Walsh a répondu ! Uoneurs.mie la boisson en fermen.qu'il s'opposait à cette demande et | tation était vendue et que Julien faisait la distillation pour un autre individu.Une pnursulKe sera in.tentée contre Julien et il est fort probable que l’on connaîtra, au cours du nrocès le nom du propriétaire de la boisson.qu it sept le président du tribunal a donné raison au procureur de la Couronne.déclarant qu’il ne pouvait agir autrement étant obligé de suivre les dictées de la loi.L'intimé a donc été condamné â subir son procès aux Assises.Action en libelle Québec, 27.(D.N.C.) — Far l'entremise de cM A.Lnvergne, M.C.-N.Dorian, avocat, a pris une action de $10,000 contre M.Galarneau, maire de St-Louis de Courville.M.Dorlon prétend que M.Galarneau est coupable de libelle.La to.nmission du pugilat LE GREFFIER DE LA VILLE INDIQUE AUX CONSEILLERS LA MANIÈRE DE PROCÉDER POUR L’INSTITUER.—UNE SIMPLE RESOLUTION ET NON UN REGLEMENT.M.Bauset, greffier, a donné aux conseillera municipaux, une opinion légale au sujet de la formation d’une commission de boxe à Montréal.Comme la loi provinciale y pourvoit, le conseil ne doit pas adopter de règlement municipal mais plutôt une simple résolution.Sa communication soulèvera le débat d’aujourd’hui sur la règlementation de la boxe, à la séance du conseil.L'INTERNATIONALE ET LESTYPOS M.McPARLAND DIT QUE LA GREVE DE QUEBEC ETAIT UNE AFFAIRE PUREMENT LOCALE.Indianapolis, 27 (S.P.A.).— Le déliat survenu dernièrement au parlement de Québec sur les unions typographiques internationales, à l'issue d'une courte grève des typographes qui a failli faire suspendre la ession du gouvernement provincial, a suscité un vif intérêt chez les syndicalistes des Etats-Unis.John McFarland, président de l'union typographique internationale, a répondu aux critiques du premier ministre Taschereau.M.McParland déclare que l’incident de Québec a été une affaire locale et n’a pas été monté par les officier sde l’union internationale.“L’incident est uniquement le fait des membres de l’union demeurant dans la capitale de la province d« M.Bauset dit : „ , “La création de cette commission Quebec, dit un communiqué des Un sursis est prévue par la loi adoptée â la dernière session de la législature et dont le parrain était le premier ministre, et dispense le conseil de procéder par voie de règlement municipal.•Ije conseil en vertu de cette loi n’ qu’à adopter une résolution .cant une commission permanente sous le nom de “Commission athlétique de Montréal”.Cette commission devra être composée de cinq membres qui resteront en quartiers-généraux.La cause de la grève était purement locale, c’est que les salaires des typographes étaient insuffisants.On a cherché l'intervention des autorités de l’union internationale pour empêcher la grève plutôt que pour la faire éclater."Le premier ministre Taschereau est sous l’impression que les membres des unions canadiennes versent de grosses sommes d’argent à l’union internationale sans en obtenir des bénéfices adéquats.Lu loyauté de nos membres canadiens suffit à DES DÉSORDRES AU MEXIQUE DES RADICAUX ATTAQUENT DES CATHOLIQUES — CINQ VICTIMES charge durant bon plaisir ou pour ^ boS une période de temps déterminée j sens leur suggérerait un remède s'ils dans la résolution, laquelle doit en ( étaient à plaindre comme le prétend même temps pourvoir à la nomina-, ] • % TRAVERS NOTRE PROVINCE Feu M.le Dr J.-A.Couture Le “Progrès du Saguenay'*, dans ia dernière livraisons, rend cet élo.Suent hommage à M.le Dr J.-Àl outure, dont le “Devoir'' a déjà tnarqué le grand mérite.Bien qu’elle parût inévitable à brève échéance dej)uis quelque temps, la mort de monsieur le docteur J.-A, Couture ne laisse pas d’affecter profondément les nombreux amis qu’il compte chez nous aussi bien qu’à Québec.C’était une figure marquante de la génération à aquelle nous succédons de jour en jour.Catholique irréprochable dans la vie publique connue uuns wo privée, M.Couture lut un courageux et un militant.Sa plume alerte n’a jamais manqué une occasion de dé.fendre une sainte cause, ni de transpercer une erreur dans cette arène du catholicisme et du sain patriotisme qu’était 1« journal du regretté J.-P.Tardivel, le père de la presse indépendante canadienne.La classe agricole doit énormé-ïnent à cet homme de profession.On ne saura jamais trop apprécier les services qu’il lui a rendus, spécialement au chapitre de l’élevage: il était l’âme de ia Société des Eleveurs de la province, comme feu E.Barnard fut l’âme (L l’organisation de l’industrie laitière.Mais il y a plus.Notre région a-vait pour ainsi dire le coeur de cet homme, actif, patriote, apôtre en son genre.Et ce n’est pas sans une pro.fonde émotion que nous saluons une dernière fois avant que la terre se referme sur lui, l’un des collaborateurs les plus marquants, les plus fidèles de notre journal local.Articles pratiques, documentés consciencieusement, vivants, assaisonnés d’une pointe d’humour.Il enseignait, il prouvait; il exhortait et savait glisser à point le reproche mérité, La routine, l’incurie, l’aban.don de la terre ou le mépris des méthodes de culture éprouvées stimulaient sa verve, amorçaient les élans de son amour pour la classe agricole qu’il voulait progressive, altachée à la terre, prospère et honorée de tous.Hélas! depuis quelque temps, la collaboration était devenue intermittente.La maladie accomplissant son oeuvre, conduisait peu à peu au fatal dénouement.C’était l'explication que nous donnions tristement aux cultivateurs qui nous demandaient: Mais quoi! votre “Cultivateur” n’écrit donc plus?Eh, bien, non! il n’écrit plus; mais il a beaucoup écrit pour vous, cultivateurs, et ses écrits “restent” dans l’amélioraion de notre agriculture, dans la reconnaissance de la classe à laquelle il a témoigne tant de dévouement.L’action du Dr Couture s’exerçait dans un autre domaine.Il fut un pionnier de la grande industrie chez nous.Il en fut le soutien sans peur et sans défaillance.Le vrai patriotisme qui l’animait engendrait la confiance en sa race, dans ses aptitudes.La confiance éveille le sentiment que noblesse oblige; de ce devoir qui a tout Canadien français de soutenir les initiatives dont le succès constitue une aoologéti-onc irréfutable de nos aptitudes, le docteur Couture s’est acquitte avec la conscience qu’il apportait en tou.tes ses actions.TI a payé de ses capitaux, il a payé d sa personne, surtout, je dirais, au sein des difficultés nombreuses et paraissant Inextricables, il a payé de sa fidélité à l’idéal et de sa persévérance à le poursuivre.Ce sont là de grands exemoleset dont peuvent s’inspirer bon nombre Préparez-vous aux flversis cl’Avril P»> besoin d’oeheter un lmperm*»ble nevf.Envoyez-nous chercher notre Tleu* et fatteste remettre à IVpreure de l’eau et reteinter.Demander, aujourd’hui même des renseignements sur ee procédé noureau Non» pouvons traiter lo» paletot» Burberry, le» Imperméables et les paletot» de gabardine décolorés et souillés de façon à leur donner l'apparence de neuf».l»a coût en est nne bagatelle.TOILET LAUNDRIES Limited Uptown 7640 ne nos co-régionaux.La collaboration à la prospérité Industrielle de notre district, la part prise au “mi.racle Industriel” canadien-françals: voilà d’autres titres à notre reconnaissance, gens du Saguenay.Cet homme, que notre peuple n’a peut-être fait qu’entrevoir, s’intéressait à nous, s’occupait de notre classe agricole, méritait de toutes les classes en collaborant au succès de l’industrie qui a transformé notre district.Pour ce qui est du “Progrès du Saguenav”, nous ne pouvons assez reconnaître combien notre journal a d’obligations à son vaillant et fidèle rédacteur agricole.Et dans impuissant ; de noua acq dtH mus-mêmes à son égard, nous invi-ons nos lecteurs, les cultivateurs ;out particulièrement, à bien prier Dieu pour l’âme de monsieur le docteur Couture.Ce sera pour nous une consolation bien délicate de savoir que notre modeste journal, au succès duquel M, Couture a eu si large part, devient le promoteur d’un campagne de prières pour le repos de son âme, vaillante et chrétienne, I R.LP.des éîus.Jos.-C.TREMBLAY, pire Chicoutimi, 13 mars 1922 « » » L’impôt scolaire à Ottawa Nous lisons dans le “Droit” du 21 mars : Le Conseil de Ville, à un vote de 13-9, a renversé hier soir la bonne action d’il y a quinze jours lorsqu’il s’était prononcé en faveur de la répartition des taxes sur les utilités publiques entre les écoles séparées et les écoles publiques.Ce changement soudain d'opinion s’est produit dans le silence le plus complet après qu« M.McNabb eut proposé de renverser la décision précédente et de s’en remettre à la législature ontarienne qui, dit-il, est seule capable de juger d’une telle question.Une voix s’éleva en protestation, c’était M.Guertin qui demandait au maire si une telle motion était dans l’ordre.“Elle l’est” fit laconiquement le maire.“Prenons le vote” dirent plusieurs échevins et le vote fut pris 'avec le résultat suivant- POUR—Balharrie.Cameron, Ellis, Brewer, Broad foot.Forward.Lowe, McDonald, Mcllroy, McNabb.Pepper, Snowdon et Cunningham.13.CONTRE — Champagne, Borde-lenu, Deslardins, Gaulin, Guertin Laroche, McCaffrey, Nolan, O’Meara, 9, “Adopté”, fit le maire.“Rejeté, reprit M.Gnertln.car il faut les deux-tiers du vote.” “J’ai dit adopté, reprit le maire d’une voix mécontente; voulez-vou* défier ma décision?” “Je ne voulais qu'une information”, répondit M.Guertin et l'incident était clos.Le rédacteur en chef du journal ajoute à ce récit, celte simple note : LE VOTE D’HIER SOIR - (Le Droit, 21-3-22.) La décision du conseil de ville nu sujet de la division des taxes scolaires ne nous étonne Pis.Laissés à eux-mêmes, nos écnevins é-taient venus à la conclusion qu’il était juste que les taxes scolaires payées par les services municipaux fussent divisées entre les écoles pu.bllques et les écoles séparées, au pro rata de la population ou à celui de l’assistance scolaire.Mais, poussés par les orangistes.les échevins protestants ont sacrifié à l'esprit de fanatisme et d’intolérance et supprimé la bonne action qu’ils avalent faite le mois dernier.R n’en reste pas moiris vrai que les écoles publiques continueront de recevoir une part des taxes qui légiMmmement dèrrait aller aux é-coles séparées.-•—- Le prix du thé plus élevé pue jamais En 192)0, la production du thé déprwsa à tel point les exigences ffiif* \t prix du marché tomba à un chiffre relafllvcment has.La situation des planteurs fies Indes.de Geylan et de Java était tellement critique qu’ils s'entendirent pour produire 2>0% de moins en 1921.Comme résultat, la production du thé fut Inférieure à la demande H ¦m u ob H vaanaq tt 9 ‘aID H uajqmiaa ¦¦) q ami s.i|uanoj •êprêe.acct.Surplus .Totaux .PASSIF .î 8,137.508 .6,496,.300 .11.500.000 .«WOO^ .318.126 .328.133 ,.3,823.888 .1,222.674 .5.771,979 .8,298,516 » 8.357.008 6,496.300 11,500,000 4,507.380 314.993 319,818 3,719,958 1,009,871 5,150.179 8,740,965 .846,737,164 —*- 150,119,796 La livre sterling Cours du change sterling à New-York et à Môntréail : Livre sterling à New-York: Papier à 60 jours .434.445% Papier à demande .437.449% Par câble s-marin .437.50 450% Cours du change new-yorkais à Londres, 3%.Le franc, .0900 — .0926.Mark, .0029 — .0030.Taux d’escompte à Londres, 3%.Taux d’escompte à la Banque d’Angleterre, 5%.Décès à Montréal I LA REPRISE Déjà l’industrie des pfttes et papiers a recouvré une bonne part de son activité normale.Le fait est un sûr indice de l’amélioration qui s’est produite peu à peu dans les conditions économiques.Moment propice su portefeuille.Les valeurs momentanément dépréciées de nos papeteries et pulperies les mieux assises offrent aujourd’hui des perspectives de gain considérable.Lire dans notre bulletin de mars une analyse de la situation.Demandez un exemplaire.REWE-T.LECLERC BANQVNEK BT MONTREAL ISO* me St-Jaequee QUEBEC 74, rue St-Ptovre m mty Le ministère des chemins de fer et canaux I» Ministère des Chemins de Fer et Canaux offre en vente le remorqueur “Frank Perew”, qui peut être examiné dans la Cale serbe du Gouvernement, rue Mill, canal I.achlne.Coque en bols construite en 1867 et réparée depuis quand nécessaire.Tonnage net enregistré i 43 tonnes.Déplacement: 200 tonnes.Longueur 72*6 pieds; largeur 1614 pieds; tirant d’eau maximum 914 pieds.Kngin 0 haute pression.21/ x 24'’.H-F calculé: 110.Chaudière marine, 8 x 12 pieds.Hélice: une.Des soumissions scellées, pour le remorqueur dans son état actuel, avec indication “Soumission pour remorqueur” sur enveloppe, seront reçues par le soussigné Jusqu'au 1er avril prochain, à midi.Chaque soumission devra être accompagnée d’un chèque certifié, payable au Ministère des Chemins de fer et canaux, pour au moins 5% du montant de la soumfsslon.Ce chèque sera retourné si la soumission n’est pas acceptée.Le Ministère se réserve le droit de refuser la plus haute ou n'importe quelle soumission._ Col.A.E.D17BUC, Ing.Surt des Canaux de Québec.201, rue des Inspecteurs.-Délima Lépitw?, 63 ans, •-d Plante, 2425, PLANTE épouse d'Edouard rue Papineau.DULUDE—Eva Deslauriers, 37 ans, épouse d’Eloi Dulude, 58, boulevard Monk.LEMAY—Blanche GobeH, 25 ans, épse d’Emile Lemay, 2114, me Boyer.FERLAND—Dèlima Jeannette, 58 ans, épouse de Jean Ferland, 210, me Sanguine! MAILLE—Onèsime Pamiette, 73 ans, épouse de Louis Maillé, 1678, rue Cartier.HEBERT—Odila Guillaume, 58 ans, épouse de Jos.-Georges Hébert, 300, rue Wm David.CURAI) E A U—Henri, 25 ans, 160, rue Amherst.léITgraims (Cours fournis par la maison Quintal & Lynch, 59, rue Saint-Pierre.) A WINNIPEG Ouverture Juillet.4754 A CHICAGO BLE : Mai.130& Juillet .Z.116 AVOINE : Mai.38% Juillet.38% MAIS : Mai • » • « • a 58 Juillet.61 46% 128% 115% 36% 38% 57 60^ ' PLACEMENTS DE MARS 1922 NOUS OFFRONS, SUJET A VENTE PRÉALABLE, LES OBLIGATIONS SUIVANTES : Pour F.ndrolt Echéance % Rapporter PUISSANCF.DU CANADA.toutes les émissions Prix du marché PROVINCE DE QUEBEC.15 VILLE DF BLACK LAKE.10 VILLAGE D’AMOUI.VILLE DK EDMUNDSTON.VILLE DF.POINTE-AUX-TREMBI.RS, VILLE DE LA TUQUE.UÏE ~ ans 1 à4H 12 à 28 ix A 6X VILLE DE JONQU1FRES.VILLE DK DRUMMONDVILLE GARANTE.VILLE DF.MONTREAL-E.TT.LILLE DE PARIS .VILLE DE BAGOTVILLE.CANADA STEAMSHIP UNES, LTD.6a?A 6% 7%.^Corporation assÛBUGATioNS Municipales 11 Mirée J.W.SIMARD Vice-Prisident 7 PLACE D'ARMES MONTRÉAL Téléphone Main 1624 2ENE DUPONT Président v.16CÔTEdelaM0NTAGNE.QUÉBEC $ MIDI Téléphone 6 93 2 L’argent en barre Londres, 27.— L’argent en barre fait 33 pence 1-2 l’once.L’iujormatton politique inédite, l’article politique indépendant, le commentaire fondé sur les faits, texamen de toutes choses au point de vue de Fin-térêt public: tel est le program-me, telles sont les principales préoccupations du Devoir.Peux mois, $1.Province de Québec, — n .Nosn73de M,>"trfaI' Cour Supérieure ‘ JOSEPH LA VERONE, agent financier de 1« cité d'Outremont.district de Montréal, demandeur, contre JOSEPH JUSENGA, du même lieu.Le 4ème Jour d'avril 1922, à 11 heures de l’avont-mldl, au no 515, rue Champa-gnour, en la Cité d'Outremont, seront vendus par autorité de Justice les biens e' effets dudit défendeur, saisis en cette eau sr, consistant en 1 auto avec accessoires.Conditions: argent comptant.J.U.NORMANDIN, H.C.t BIE : Mai .Juillet .AVOINE Mai .ISÎJ'j 130 4754 Midi 131 %» 128^ 46% COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE MONTRÉAL AVIS DE DIVIDENDE mice offre.D-tn.De 10 II.à 1] h.30 a m.Exempts de l'impOt Intérêt 5 pc.1925 98.50 97 95 2000 & 98.1931 98 20 1937* 101.00 1090 à 10!.Exempts de l’Impôt Intérêt 5X p.c.1022 99 00 13000 à 99,95 1935 99.73 5000 il 99.MO 1927 101 25 101 1953 103 30 103.23 2000 0 103.23, 2000 a 103.50.1937 103.30 10000 à 105.20.Sujets à l’Impôt Intérêt 5>ô p.c.1924 99.60 1934 100.35 1000 A 100 40.5000 it 100.45 * Payable en fonds it New-York, eommo gérant U«eu*«mpnt t naires ot oUeic NOS C .U- mn-mh du Crédit Ci de The Sun T-, ont été tenue* Aucun châ-t dan» la oompe direetion des aux Féancft» qi blée* générale ont étés réélu cerne le très dien : M.L trésorier, a été des ventes, et avan-j ifinu de no» action-! >M PAON T ES es des actionnaires indien Incorporé et Le rapport annuel le la Prudential Trust Company, pour l’exercice clos k* 31 décembre dernier, in- ., „ .1 que que les affaires de la eompa-11922; pJm’ ler."^"> ‘ gnie ont pris beaucoup Avis est par tes présêntcs donné qu’un dividende de deux dollar* c» cinquante cents (02.50) l’action pour le trimestre sc terminant te 30 septembre 1910 a été déclaré sur le capital-actions payé de eette compagnie aux actionnaires dont les nom* figureront au registre le 20êi»e Jour de,mars .limite, été fai ut ont suivi i Jfêés IfJ é* m , «auf en ce rier, du Cré* I)oiirfo*icn, nommé tri on- remplacement de M.J.-A.Troi démissionnaire.—-1 Cours du change s ion.L'aotif total se cluffrt* à $5,-176,713 et les placements confiés a la compagnie pour l’administra-.tion v figurent pour $2,81 1,437.Les espèces on banque se totalisent à $296.511.Le compte de profits et pertes indique des recettes nettes un peu supérieures à celles de j l’annec précédente, soit de $44,343.U compte de réserve contingente j a été augmenté; il s’établit maintenant à $171»,022.A Wall Street d’expan- rt «tinns de gmme.phe.ne*.aerrurrs rj-r ¦•-'s * ren Promot travail ‘à,: r-rHe CrtT l T?GF mr B ARRIE!’ V» * # Montréal paiera, d* M.Fréd.Pelletier.•’* * # angle des rues Guy et- Dorchester, à| ¦> Ottawa de M.Georges la ,uiu- d'une jvneope.M.£ SS.wTotwlr’il vfrli^ldr0lta * '* mi,"’ri,é “,"i,i6s-Montréal, il y a quarante ans, et FEU PIERRE LA RIVIÈRE Pierre A.Larivière, est décédé, hier, au couvent de» Soeurs Grises, s’occupa à exploiter une carrière! dans le nord de la ville.Le canal de Chambly Lettre de Quéhtc, de M.Jean Dumont.Une heurt de mauvais «sang.— Le bill de M.Walsh.-La pari des Irlandais.— Quelques questions.Botrel au Monument national Ghamblv-Bassin, 26.(l).N.C.) Une délégation de citoyens d« notre localité doit se présenter devant M.le député Archambault, ces jours, ci, pour lui demander d’insister auprès du gouvernement fédéral afin d’obtenir certains changements dans le personnel préjwsé à l’en* Lest demain oue Botrel donnera tretien H à la surveillance du ca-1 ,Rrnnd concert au bénéfice de uni de Chambly.MM.Blgoiiesse, 11’F ni on Nationale Française sous la conseiller, R.Pépin et plusieurs au.J présidece de M, P.-E.Nugginr, contre* ont été choisis comme déjé-1 *m général de France un Canada.M.de Gerlor chanteur parisien et l'orchestre Lafontaine des Chevaliers de Colomb accompagneront le harde.Que les «mis des oeuvres françaises viennent entendre le chantre des enfants, des marins, des poilus et des laboureurs et goûter ln saveur exquise qui se dégage de ses chansons, interprétées n«r luï-mê- fVO •îl?'A** ^ **• ¦ d\ g ués, à une réunion où a parlé M.Ilssonnette, avocat.-«- La terre tremble Rome.27.Une violente secousse sismique a été enregistrée uiv le idsnionrnphc, samedi.On calcule que ”«pi entre était à 8,DU!) m i1*î' ’ Telephone Est 8000' 1868-1922 1868-1922 COVPABLE DF.MEURTRE.Rimouski, 27, (D.N.C.) — On a terminé, samedi soir, aux assises, le procès de Philéas Dlouin, accu sé du meurtre de son neveu, Antoine Blouin, âgé de 14 uns.Le dra me s'est déroulé à St-Jérôme-de-Matane, à lu fin du mois d’août dernier.Après avoir longuement délibéré, les jurés opt rendu un verdict de culpabilité.Ln date de l’cxé eution n’n pas encore été fixée.VINGT ASS DE PENITENCIER Windsor, 27, (D.N.C.) — Une condamnation de vingt ans de pénitencier a été imposée pur le magistrat Gu ml y, de la Cour de police, à Husseli Drouillard, 22 ans, trouvé coupable (l’avoir pille uni banque u Petite-Côte, au mois de juillet dernier, d’avoir blessé Georges Melodic, de Sandwich, en lui tirant Une balie de revolver dans la cuisse et d’avoir conspiré pour piller un Wagon-poste., PE R T ES CONSID ER A Bl.ES.Québec, 27, (D.N.C.) — Un incendie qui a causé des dommages pour environ $60,900 s’est déclaré de bonne heure, hier matin, dans l’immculdr occupé par la Cuna-dian-Foirhanks-Morse Company, la General Import Co.et le Commercial Union Club, rue Bridge.Le feu a été découvert vers trois heures et n duré jusque vers sept heure».PALETOTS de DEMI-SAISON •V, PALETOTS de mi-saison pour garçons de 3 à 9 ans; modèle Reefer, avec demi-ceinture au dos, ornement sur la manche et boutons dorés.Cheviote bleu marin tout laine .Tweed homespun gris tout laine.Drap covert beige de laine 7.50 9.00 12.00 ¦Au premier.ROBES ROBES LAVABLES en guingan uni ou plaid; variété de modèles et de nuances; ceinturon et nervures.Ages: 6 à 12 ans.Rég.1.98 à 2.23, prix d’an- 4 Q niversaire.ROBES de 1ère communion; voile blanc; corsage garni d’entredeux d’organdi, encolure haute, manches longues.Ages, 6 à 8 ans.Prix d’anniversaire 4.49 —Au premier.ROBES de Maison ROBES DE MAISON en indien et percale de fantaisie; modèle tout d’un morceau; col eu pareil bordé de broderie suisse; buste: 36 à 44.Rég.1.98,
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