Le devoir, 3 avril 1922, lundi 3 avril 1922
VOLUME XIIL-No 77 MONTKEAL, LUINIJI 3 AVRIL 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.$8.00 Etats-Unis et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Rédaction et administration 43, RUE SAINT.VINCENT MONTRÉAL Directeur : HENRI BOURASSA TÉLÉPHONE : * Main 7460 SERVICE DE NUIT: Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Sur une tombe U est trop tôt pour déterminer la place que tiendra dans l’histoire l'homme qui vient de mourir à trente-cinq ans, en exil et presque dans la misère, après avoir été empereur d’Autriche et roi de Hongrie.Mais on peut dès maintenant prévoir que ce sera l’une de ces figures mélancoliques et douloureuses qu’enveloppe un halo de pitié.Il a été très malheureux, il a vu son pays vaincu et déchiqueté, il a échoué partout: dans la lourde aventure qui lui échut en héritage avec la couronne, dans les efforts qu’il fit poqr tirer -son pays, de la guerre, dans les suprêmes tentatives par lesquelles il essaya de reprendre la couronne de Hongrie.Dans quelle mesure fut-il la victime de circonstances trop fortes ou d’aptitudes inférieures à une si rude tâche, c’est un point que l'avenir élucidera peut-être, sur lequel on discutera peut-être aussi à jamais.Mais il n’apparaît point que ce fût une âme vulgaire et son dernier acte politique suffirait à le prouver.On a dit qu’en retournant en Hongrie, il avait été ma! inspiré, qu’il avait eu tort de vouloir brusquer les événements, alors qu’il lui aurait suffi de les laisser mûrir, en un pays où, les dépêches de ce matin le signalent encore, les sympathies sont fortement royalistes.Tout cela est très possible.Mais, pour avoir risqué pareille aventure, il faut que l’homme qui vient de disparaître tyt été bien convaincu que c’était son devoir.Rappelez-vous la situation.L’empereur-roi a trente-quatre ans.Appelé par un sort imprévu (l’assassinat de l’archiduc Frantz-Ferdinand qui supprimait tout héritier intermédiaire entre le vieil empereur et lui) au pouvoir suprême, il a mesuré autant qu’homme de ce monde la vanité des honneurs et la profondeur des déceptions humaines.Il vit en exil, mais dans la! paix- Il est père et six petits enfants, dont l’aîné a dix ans, grandissent autour de lui.Et voici qu’après un échec vieux de quelques mois à peine, il court, avec sa jeune femme, au-devant de ce qui peut être le succès (avec d’énormes difficultés subséquentes, il ne l’ignore point), mais de ce qui peut fort bien être aussi la mort.Les rois sont faits, comme nous, de chair et d’os.On n’a jamais accusé celui-ci d’amour passionné du pouvoir ou d’ambition frénétique: quel motif alors peut l’avoir mu, sinon le sentiment très vif d’un devoir envers son peuple?Et ceci cadrerait exactement avec les dernières et sublimes paroles que le télégraphe met sur ses lèvres: O! mon Dieu, que votre volonté soit faite! Je remets mon drne entre vos mains et vous confie ma femme et mes enfants.Je vous offre ma vie en sacrifice pour mon peuple.•F» Sue les conséquences politiques de la mort de Chartes d’Autriche, il est trop tôt aussi pour formuler des prévisions.Fin Hongrie, les légitimistes considèrent que la couronne ment d’un mot join aerie et facile] l_ „^_ hnur ea.vsc, depuis très longtemps île maison parisienne.Pourrais-je on avait cesse ae les regarder; on vous parler d’un sujet plus actuel\,.ie cs , meme plus.Cette conque la mode?En est-il de plus im- tu.me ffa!c',!c et.™ée a surtout ser- portant que de savoir comment de main sera habille?Mon catalogue, contient, en effet, les modes de l’été prochain."Comment demain sera habillé" u’est pas an euphémisme, car demain sera habillé et habillé ample-ment.au contraire d’hier et d’aujourd’hui qui le sont peu, bien peu.Il est vrai qu’hier, c’était l'hiver et qu’aujmirdind, c'est le printemps, un printemps joliment frappé; mais les règles de la nouvelle logique sont sauves, puisqu’il est admis que l'on doit s’enimitauffler contre la chaleur et se découvrir contre le froid.Dans le virement soudain et très marqué que l’on doit constater, i! est assez invraisemblable que les jirèoccupations morales ou même hygiéniques entrent pour quelque chose; îa mode a, depuis longtemps, divorcé avec la morale à’abord, puis avec l’hggicne et.depuis toujours, avec le bon sens.Mais peut-dre les préoccupations économiques n'y sont-elles pus indifférentes.Les (nbricnnts de soieries et de drap trouveront leur compte dans la débouche d’étoffe, dans l'uni pleur du vêtement prédites par mon catalo que.La bourse maritale g trouvera l-elie le sien?Il est improbable que Fr plein coûte plus cher que l’ajourée.Toutes les modes suivent le cours des dentelles, lesquelles font d'autant plus de trous dans la bourse de qui les achète qu’elles en comptent plus dans leur tissu arachnoïdien.Ou, pour varier la formule, elles sont d’autant pins chères qu’elles découvrent plus de chair.La silhouette de la femme de de-'nain figurera un drapeau, un four 4e calme plat, s'enroulant autour de ta hampe ou, pour rééditer l'exprès-don peu recherchée, mats juste de nos grand’mère s, ces dames auront "air, pour peu qu’en oubliant de vieillir elles aient aussi oublié de tirossir, d’un manche à butai habillé.Il faudra quelque temps pour que la rétine s'impressionne sans ionienr de cette image inattendue.Toutes ces dames paraîtront parler la robe d’une autre qui serait une cent kilos in a démontrer l’incroyable soumission des femmes aux dictées de la mode, sacrifiant à son ordre leur mine, se couvrant parfois de ridi eule.On a exhibé aux passants des mollets sexagénaires, des tibias, faudrait-il dire.On a montré avec stoïcisme des pattes courbes, des pattes en sacs de sel, les pianos legs d’autrefois, on a tout bravé, meme le plus terrible ennemi des femmes, la laideur acceptée consciemment et avec soumission pour obéir au tyran.Aujourd’hui, la mode est indulgente aux femmes — et aux hommes aussi, qu’elle en soit remerciée, à qui cela fera un beau gras de jambe * * * En feuilletant le catalogue, on a tôt dépassé robes et costumes.Le reste est plus intéressant, car on y trouve avec charme des exprès-sions françaises et bien françaises pour désigner une foule d'objets qui nous ont imposé ici, parce que la langue manque de vigueur et un peu d'imagination, un vocable anglais.La traduction des réclames des grands magasins de chez nous montre un souci constant d’amélioration en ce.sens; mats on sait dans quelle situation pénible se trouve placé le traducteur ou le rédacteur gui doit à la fois respecter le fran-çnls et se faire entendre de sa clientèle qui n’est pas une élite mais la masse.Aujourd'hui cependant res immenses annonces sont illustrées à profuston et les rédacteurs pourraient faire un excellent travail d’éducation, sans le moindre danger d'incompréhension, pourvu quits aient soin d'accompagner lexpresion à introduire d’une illw,-tralinu nette.Dans mon catalogue, le "rmn-Per’N ce vêtement d'enfant très à la mode et apparemment très prall-que baptise d'un mot anglais d’une laide inspiration, s'appelle une hnr-hoteuse.l-e moi fait image.Le "khhHe-kar’' qui, avec .tes formes variées à l’infini, ivre une foule de contrefaçon», causée ration dnn succès, figure an jour- .fi?X’nS'VaTÜ?&" Après le pétrole.Plusieurs auteurs ont attiré l’attention du public sur l’importance du pétrole et des gisements de pétrole comme facteur de différends entre les nations.C’est parce que la Mésopotamie est une terre pétrolifère, ou passe pour l’être, que 1 Angleterre l’a tant convoitée en même temps que l’Allemagne la voulait.Par ailleurs, d’autres auteurs ont signalé comment la grande valeur des gisements de fer du bassin de la Sarre et des gisements de houille de la Ruhr a affecté la négociation du traité de Versailles et l’issue des conférences subséquentes qui ont eu lieu pour le faire modifier.On peut conclure de ces faits qu’au fond des différends internationaux possibles ii y a souvent des causes économiques ignorées du grand public.Ces seinai-nes-ci encore, par exemple, on s’est demandé quelle importance peut avoir la possession de nie Wran-gel, située dans l’océan glacial, au nord du littoral sibérien, sur laquelle une expédition canadienne coûteuse a hissé le drapeau britannique, alors qu’à Washington on prétend que, depuis une quarantaine d’année, cette ile est sous le drapeau américain.Le Financial Post de Toronto, dans une dépêche de New-York, indique les dessous de l’affaire.En Mésopotamie, Londres et Berlin se sont disputé les gisements pétrolifères, et, dans Pile Wrangel, Washington et Ottawa se disputent les fourrures.Ou plutôt, Ottawra agirait pour le compte de la Compagnie de la baie d'Hudson, tandis que Washington ferait le jeu de scs rivaux américains dans le commerce des fourrures.“La dernière expédition canadienne à Pile Wrangel fait partie du plan du gouvernement canadien de faciliter l’exploitation é-conomiquc de la Sibérie par des maisons canadiennes intéressée: dans là pelleterie.C’est du moins la théorie intéressante qu’on soutient dans les cercles new-yorkais bien informés.Un financier canadien, qui habite New-York et qui fait partie de la Compagnie de la baie d’Hudson confirme à votre correspondant la nouvelle que cette maison fait des affaires en Sibérie depuis dix-huit mois”, écrit au Financial Post son agent de New-York; il ajoute que, d’autre part, l’arrivée aux Etats-Unis du général cosaque Semcnoff, qui tint tète au régime soviétnirc en Sibérie, pendant quelques mois, se rattache au plan de campagne des acheteurs de fourrures américains désireux de faire pièce à la Compagnie de la baie d'Hudson en Sibérie.Le Japon, de son côté, aurait aussi des ambitions analogues à celles des groupes américain et canadien: et l’affaire de Pile Wrangel serait une façon d’engager le débat à fond, pour le compte de la coriiprtgnic canadienne.Il reste à savoir, si ces affirmations sont fondées.si le gouvernement canadien entend ou non se faire l’instrument de la Compagnie de la baie d'Hudson dans ccttc bataille pour un nouveau territoire de traite des fourrures.A Montréal ?Un architecte de Chicago, en train d’ériger une conciergerie de 33 logements, pour familles nombreuses, annonce (pi’i'l donnera $2â en cadeau aux parents de tout nouveau bébé né dans son innmeuble et #50 pour des jumeaux.“Je veux qu’il y ait des enfants en grand nombre dans ma maison, ear ce sont eux qui font les familles heureuses”, dit cet architecte.Ses bonnes dispositions envers les locataires qui ont des enfants, la façon dont il les met en pratique, en les logeant et en leur témoignant son intérêt, feront regretter à bien des ménages montréalais qui ont peine à se loger à cause de leurs enfants, que ce philanthrope de Chicago ne soit pas plutôt venu S’établir A Montréal.(Pur LEO-PAUL DESROSIERS) Ottawa, 2.—Le parlement, depuis le début de la session, ressemble à un tribunal; les deux anciens partis viennent plaider leur cause, de brillants avocats prononcent des discours, et lorsque le débat est au moment de se terminer, M.Grerar, chef des progressistes, intervient pour prononcer son jugement et morigéner ses prédéccs-! seurs sur lés déclarations extrémistes où ils se sont laissé entraîner.Les libéraux et les conservateurs prennent de toutes les questions et de tous les problèmes discutés un point de vue préjugé, et n’apportent que les arguments susceptibles de faire du bien à leur parti; quolquefois ils cherchent même des raisons pour défendre une mauvaise cause.M.Grerar juge les questions à leur mérite, et lorsqu’il a trouvé la solution qu’il croit juste, il l’expose sans parti pris, avec la clarté du bon sens.Libéraux et conservateurs, ennemis depuis plus d’un demi-siècle, cherchent dans le passé, les uns et les autres, des faits pour se condamner mutuellement et ne pas être à court d’une réplique; ils rappellent toute la campagne électorale de 1321 et se disent réciproquement des choses désagréables.M.Grerar ne se croit pas obligé de prendre en considération une longue suite d’événements passés pour juger un fait présent; et surtout il se moque avec justesse de toute cette littérature électorale et des attitudes des deux anciens partis qui n’offrent pas de moyens pour régler les problèmes d’aujourd’hui.M.Grerar tient donc une position privilégiée, une position d’arbitre entre les partis, i\ laquelle le destinaient les qualités particulières de son intelligence, Le chef pro Quelquefois obligés de défendre le faux, tout en le sachant, et «surtout ils ont été un peu déformés dans leur jeune âge par la complaisance partisane et par l’habitude de toujours tout trouver bon dans le parti elont ils sont membres.si- * * 11 est intéressant de c*Jicrohc‘r dans les débats de ce commencement de session des exemples du jugement de M.Grerar.Ainsi, jeu-o dernier, progressistes, libéraux et conservateurs ont débattu pendant deux séances la position des mineurs de la Nouvelle-Ecosse et les moyens de l’amiéliorer.L i Chambre a entendu des parole:; passionnées et extrémistes dans un sens ou dans l’autre.M.Mur-dock et quelques autres ministériels ne voulaient rien faire jkmr la population minière du Cap-Breton parce qu’elle emploie des moyens de représailles deplorab’es.Ils portaient les condamnations les plus sévères sans tenir compte des conditions pénibles qui ont réduit les mineurs à ces movens.D’autres progressistes et socialistes, voûtaient l’intervention gouvernementale à tout prix et même quelques-uns ont essayé de justifier complètement les mineurs récalcitrants.Quelques-uns demandaient la nationalisation des mines, d’outres une enquête dans les affaires de la British Empire Steel Corporation, d autres prétendirent que le fédéra! n’avait pas à s’occuper le moins du monde, de ce problème néo-écossais.C’est dire qu’un nombre Infini d’opinions contradictoires' ont été énoncées sans qu’une seule ai*, eu pour elle le sentiment de toute la Chambre et le Ixm sens.FM.Cix'rar a parlé le dernier et M.Fielding a tout de suite adopté gmsisïe un tous ses discours le prouvent.11 n’a rV- delà Vierge qu’elle ait reçu et S N ^ i » .V • animer une commission royale n’est pas très pratique çt l’on n’at-toimlraît pas au but.Il reste un organisme existant, le bureau d’arbitrage déjà nommé, qui n’a pas bmn (suite à la 2èmc page) déeesseur, de_ sainte mémoire, In pape Benoit XV, qui eut profondément à coeur le bien spirituel rie la France, a pensé à donner à cotte nation, noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.Fm effet, lorsque, récemment, Nos vénérables Frères, les cardinaux, archevêques et évêques de France, d’un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre vénérable Frère Stanislas Touehet, évêque d’Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu'il daignât-proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse.\ ierge Marie reçue au oie! et secon de patronne céleste, sainte Jeanne, pueelle d’Orléans, Notre prédécesseur fut d’avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes.Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu’il avait conçu.Mais à Nous, qui venons d’être élevé par la grâce divine sur la chaire sublime du prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le vœu de Notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, do décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.Il est certain, selon un ancien adage, que ‘‘le royaume de France” a été appelé le "royaume de Marie”, et cela à juste titre.Car, depuis les premiers siècles de l’Église jusqu’à notre temps, Irénée et Euoher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui, de France, passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d’autres saints docteurs ont célébré Marie et ont contribué à promouvoir et amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu.A Paris, dans la très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que, dès le xme siècle, la Vierge a été procla,.nnx irîéo 00n9.15 10.00 25.00 J .00 9.00 5.00 .00 1.00 M.l’abbé Marie-Eugène La-brosse, vicaire a Saint-Jenn-Baptiste de Sher broke.1.00 J.-II.Clément, 592, rue Saint- Jean, Québec.4.00 Prêtres et élèves du Séminaire de Saint-Hyaciiithe 18.40 Un rond-de-cuir pauvre, mais qui voudrait être riche.1.00 M.l’abbé O.-H.Lncertc, curé ù Salnt-Prospcr, comté de I Champlain.5,00 Mlle Alexandra Parrot, Washington, I).C.5.00 Joseph D.De Grandpré.avocat, Windsor.Ont .5,(10 j Les Pères Oblals de Ville-Marie, Témiscaininguc, .5.00, Un ami, Montré,d.* 1.00 ! Petits amis maskoutalns j.ou i Agésilas Kirouuc., Warwick 2.00 | Marguerite Taillefer, 11(11, ' avenue Dolormiicr, Mont-, rial -V-.1.00 | Ix’s prêtres de Saint-Joseph de Montréal .„ .7.00 | Le R.P.Maurice, monastère des Capucins, 1002, ruo Wellington, Ottawa .Un membre (tu Cercle catholique des Voyageurs de Commerce Montréal .Un lecteur.Montréal .Un ami de la cause.Montreal .Léo Caron.Station Saint • Eplii-rm, Be mire., Les élèves de l’école des Frères du Sacré-Coeur de Ké nngami, par la R.F.Cad- j mir.*.| Académie Saint-Louis.23 est, avenue Fairmount, Montréal, par le H.F.Pié-1 (initie, C.S.V.J.-N, Roc hop, Quèbcx l-.-X ¦ Ség; u iii, 901.nu ¦ Brunt W in d.st >r, Ont.Fer, linan il Pimulis, Lne-au- Si mmoi Ûl iv rite.î/opold, Raoul.Iv délié, Valéda, (i lu y ri M ire* 11 le Bernier, 1365, ru IC S:; lint-Hubert, Mont ré Total à date 5.00 1.00 1.00 J.00 2.00 6.33 10.00 2.00 5.00 5.00 ¦ 5.00 *ËÔ5Utf % LIS DEYOIK, MDNlKBAli, LUNDI a AVRIL 1D22 VOLUMI mi.-Xo i é èLErrtitis au ‘DEVOIR i) Ï-N«ua ne puüaoiis Que de» leiu«.'ijiiiCffc, ou de* coninmaicauon!» ai «mpagneee d'une lettre iisnee, ave.njres>se authentique.;Le« correspondants anonymes e’é-argaeraient do papier, de l’encre, tiir'jre-poste.et à nous une pert» ie te.ifis, a’ils roulajent bien en .esdro .iate definiHretnent.Dàm Bonaventure _____ i nir sans Que la fâcheuse ques-wn de T exportation du bois ait été résolue d'une manière quelconque.iJour une raison ou pour une autre, M.notre député n’a pas jupé à pro-;«* de relever les assertions erro-tées et plutôt sophistiques de M.le • in/stre dÇ's terres, touchant cette ,'neslion vitale qui intéresse au su- •rême degré le comté de Ronavcn-ure.En'tout cas, U convient de rappeler que M le ministre, apres avoir constaté que la (laspêsie n’est r as tonte la province de Québec, àhe ladite Gaspésie naîtrait contribué que pour la vingtième partie des droits de coupe perçus par yan ministère et fout cela /jour démontrer que M.le député Ru-iraud aurait exagéré en affirmant aie les Jeux tiers du bois coupe ; nr les terres de.la Couronne oans Ronnventure est exporté à J/tat ut- le ministre, dis-je, aurait decla-Î ; “f/n rjeut se demander, si, en terni compte du facteur transport, on veut blâmer les compagnies qui cou-rat jeu r bois dans cette partie de >a aeoviHCC, de le laisser fabriquer .'leurs.Le transport par chemin .'j fer serait onéreux.Les pouvoirs -'em n'existent nas dans la région: : ,:n pourrait en développer sur la jscapédia, niait il faut tenir du coût de (tévelùppenttnt; £ celui-ci serait prohibitif.A I hen- * actuelle, le transport se fait en radeau à travers la Baie-des-Lka-ieprs." Disons d'abord que c'est an fait public que les deux principales compagnies qui coupent du bots sâr les terres de la Couronne, le iong des rivières Bonaventure, Castapèdia et Nouvelle, c.-à-d.la Bathurst Lumber Coy et la 1*.Q-Lumber Coy, traverscnt à Dalhou-sifi ou à Bathurst non ims les 2/3 de t s.bois, trais le tout.Et cette année encore, -ou exportera ainsi, ci létal brut, environ quarante millions de pieds dé bois, sans compter ce qn’-•'Xporteront d'autres compagnies moins importantes.En second lien, personne, excepté.M.le ministre, ne peut songer û blâmer les compagnies qui ont la liberté de s’enrichir, en pillant nos forets et en traversant an Nouveau-Brunswick, à l’état brut, notre plus beau bois, poiir alimenter leurs scieries; mais tout homme de bon sens ne peut s’empêcher de blâmer l'apathie criminelle dn ministre des terres, qui est encore moins excusable de nous laisser exploiter par les Anglais du Nouveau-Brunswick fiTil l’était de nous laisser dêpouil-er par les Américains.Si les Américains avaient pour but de s'enri-hir à nos dépens, les Anglais du Nouveau-Brunswick ont nn double but; nous exploiter en ménageant leurs réserves forestières et nous empêcher de grandir en paralysant notre développement, pour augmenter ainsi leur représentation, leur influence au Parlement fédéral.Supposons (pour ne pas troubler la quiétude, des partisans de la canei-liatiqn) (pic ces Anglais ne se vantent pas de poursuivre ce dernier but, cela ne change rien (i la chose; les faits sont là malheureusement pour prouver nos affirmations.Le ministre déplore qu'il n’y ait pas dà pouvoirs d’eau dans Bona-veuture, bien qu’il admette la possibilité d’en développer pohr manufacturer la pulpe évidemment.M.le ministre sait-h que la Balhurst Lumber C.nv et la B.Q.Lumber Coy coupent et traversent notre plus beau bois de sciage?Par conséquent, pas n'est besoin de pouvoir d'eau, pour débiter ce bois, pas glus que sur les rivières Matapcdia, Ma-iane ci Métis, où fonctionnent de rnis un demi-siècle près, quantité de scieries toutes plus importantes les.unes qhe les autres: et cela pour le pins grand avantage de la classe von cale et ouvrière du comté de M titane.Ai.le ministre semble ignorer qu'avant la guerre, des scieries importantes étaient en pleine nc-tnljté sur les rivières Bonaventure, taseapédio et Nouvelle.s voisins.sPécia’emCnt pour aeê-I rer et entretenir le creusage du havre dr Bathurst, en opposition à relui d'’ Bonavenhtrr dont les travaux de dragage, commencés de-pui* AOlh, avaient été disrnntirwés par If fameux gouvernement d‘n-mon.t an profit dr la ‘•Bonne en-’cnf*’’.Ce uni fait que les bâtiments •un prenaient leur chargement, ft et 1 mj Be s nu large dé Rathvrst.’andis qtt ils pouvaient faire le même travail à un mille Je Banavenlnvr.peuvent auionrd’lwt prendre leiir n,iqrge an qhai dg Bathurst, qu’une 'çaatte paissant* a mission de Procter tous les é'és.C'Cst b"n” ta Bonne Entente", quand c’est Bar).Bs/e qui en paie tes frais.Le ministre trouve qu'on a bien wm de noire bois; U est traversé 'a radeau, dit-il.Drôle de radeau.if bois ait traîné libre dans un nck-boom on chaîne, qui cnn-B"nt de 25 à 40 nulle billots, dont "ryt Pfmr rent an moins est complètement perdu, entraîné par lo •liave ou les courants, auxquels foiwciit rien ne résiste dans celte traversée de vingl-rina mille.s de ’orfjenr.A votr semblable gaspilla- l gc de notre bois jeté à la mer sans profit pour personne, on dirait que te gouvernement de notre province n'a pas d'autre souci que de percevoir des droits de coupe,' au petit bonheur.Si les dndfci de coupe sont payés sur ce bois qui s’en va d lu dérive, on ne peuppas en dire autant de celui qui est cquPé et qu’on laisse pourrir dans la foret, sous prétexte qu’il n’est pds entièrement sain, qu’il a du rçuge ou qu'il n'a Pas la grosseur vpiuur.Pour çom-penser les pertes subies durant la traversée on ne sort que la crème, le bois de première quahlé, - 11 '•* En présence de ces faits publics et de bien d’antres non moins révoltants, nous ne pouvons comprendre l’inertie de M.le ministre des terres pas pins que nous tie pvuJ vous expliquer sa sollicitude pour ces compagnies de malheur.En tout cas, nous devons dire en toute sincérité que la popiiUUion de Bonaventure en lisant ta déclaration de Mi Re ministre aes ferres, s’est denwnqe, avec un serrement de coeur, si l’nohorable M.Mercier d'altjoura’hui exU Je fils du grand Mercier d’untrefais,, chef du parti national?., .C’est que, aj>rcs plus de trente ans, la population de Bonaventure est restée sous l’emprise des sentiments patriotiques que sut lui inspirer le grand Cana-aien qu’était honoré Mercier, premier ministre de la province et député du comté de Bonaventure; c’est que voulant faire comprendre* comnie il le comprenait lui-même, le rôle de la province de Québec, pivot des antres provinces dans la Confédération, voulant empêcher la représentation des provinces anglaises d’augmenter trop rapidement, an Parlement fédéral, au détriment du prestige et des intérêts de lu race française, le grand Mercier n’a cessé ne répéter ici, peut-être plus qit'aileurs, sa devise chérie; "Emparons-notis du sol!" pour y enraciner nos enfants, qui feront souche ù leur tour pour la véritable prospérité dn comté et de la province; c’est que [’ancien premier ministre en devenant député de Bonaventure, avait fait comprendre que cette région avait été trop longtemps exploitée, comme un pays sauvage, par les Robin et antres dn même calibre; C’est que le grand patriote avait compris qu’en face du comté de Bonaven-ture, au sol fertile, boisé de riches forêts, semé de cours d'eau magnifiques et si avantageusement situé sur la Baie-des-Chaleurs, H se trouvait une autre province, anglaise, qui, tôt ou tard, ne manquerait pas de faire concurrence à notre commerce, à nos industries; c’est qu’il avait compris que, pour parer aux conséquences dangereuses de celte opposition d’intérêts identiques, il fallait activer de ce côte te mouvement de colonisation, par l'ouverture de grands chemins et de ponts — chemins et ponts Mercier — et favoriser de toute manière le développement intelligent des richesses naturelles de cette région; c'est ' qn’en-fin la population de Bonaventure comprend que le grand Mercier n'mirait jamais cru atteindre ce but patriotique ni travailler à la Prospérité de sa province, en se contentant de tendre la main pour la perception de droits de coupe de la part d’exploiteurs étrangers à qui on laisse toute liberté de.ruiner le meilleur de notre patrimoine national ¦.On se demande avec angoisse si nos gouvernants, *— nous croyons qu’il y a encore des patriotes sincères parmi eux, vont finir par comprendre l’oeuvre nefaste qui se poursuit dans te comté de.Bonaventure, oà Ton pourrait et devrait lancer un mouvement sérieux de colonisation, pour enrayer T exode de notre population?Vont-ils se décider à faire le.premier pas, en prohibant directement ou indirectement T exportation du bois brut, dont la mise en valeur marchande aurait rapporté annuellement, dans le comte de trois à quatre cent mille piastres, pour le bien général du commerce et de la colonisation?Va-t-on enfin se rendre compte que l’oeuvré vitale du comté, la cofanisation, ne peut marcher d’avant, ici, comme partout ailleurs, sans l'exploitation intelligente de nos forets, si l'on n'offre au colon que des terrains déboisés ne permettant pas l’installation de scieries.oà il pourrait vendre son bois pour faire vivre sa famille?Que Ton arrête le pillage éhonlc qui se pratique depuis trop longtemps, que Ton sorte immédiatement des limites nn territoire suffisant pour constituer une seconde ligne de paroisses, que Ton pousse activement l’ouverture des chemins dans un premier centre de colonisation, enfin que Ton reprenne sérieusement Toetwre du grand .Mercier, et, dans quelques années, on verra une deuxième ran-ore de paroisses, faisant suite à St-Alphonse, s’échelonner le long de la Baie-dcs-Chqlcurs et n’ayant rien à envier des avantages de nos voisins du Nouveau-Brunswick.SHIC-SHOC.Précisions Montréal, le 31 mars, 1022 Monsieur le directeur, Le Devoir.Le compte rendu donné par no-tre journal de l'assembler des avocats convoquée au Club Canadien,! le 30 mars, n’rst pas complètement exact, particulièrement pour ce qui me concerne.Parlant du retard apporté à l'audition des causes èi la Cour supérieure du district de Montréal, je n'ai pas dit que "la raison de tout le trouble venait de l’absence de quatre juges", empêchés par la maladie de monter sur le banc.L’absence de ces juges est une des cau-i ^es de la congestion du rôle; mais l l’origine du mal remonte ô 1917.; lorsque les juges de la Cour supé-rieurc ont passé douze mois sans i entendre les causes civiles, pour \ juger les cas d’exemption des conscrits.A peine débarrassés de ('application de la loi de conscription, les juges ont dâ passer trois mois sans siéger, A l’automne de 1915.à cause de l'épidémie de grippe qui sévissait alors.~D'où quinze mois de retard.En 1920, quatre juges de la Cour supérieure de ce district ont été nommés juges de la Cour d'appel et ont, en conséquence, cessé d'entendre les enquêtes.Malgré cela, trois juges de la Cour supérieure ont siégé durant toute Ttmnêe 1921 comme Cour de révision.Il est impossible de demander à i certains de nos juges plus d'ouvra-ge qu’ils n’en ont fait.D’autres ' sotif, depuis plusieurs mois, mata-ï des et incapables de siéger.La ma- ladie n'est pas un crime; et je ne ! puis comprendra que ça soit offenser un homme que de dire qu it est malade.Il ne faut pas.toutefois, que le Barrjetni et de public en souffrent et c’eUf poitrgnoi le coit-' seii du 'Barread a fait une pression sur le ministre,de la justice, pour qu’il nous aide" à améliorer noire situation.• v" If ne s’agit de décujpiter personne mais de fMfÿvr une pension ,iç retraite à des iufree qhe leur état de santé éloigné du palais de justice.Ayant, l'honneur d'être membre du conseil du Barreau de ce district, j’ai raconté à la réunion d’hier quels efforts le conseil a faits pour améliorer la situation et dit le peu de snccès que.nous avions eu jusqu'ici.J’ai suggéré de choisir pour le prochain conseil.¦ dei -hommes qui n’anraient pas peur des responsabilités.J'ai ajouté et j’ajoute que les avocats ont leur part de reproches et recevoir: car trop souvent ils demandent la remise de causes lorsqu’ils pourraient procéder.Cela est particulièrement vrai des jrandes sociétés légales, où nn confrère pourrait presque toujours remplacer l’avocat qui a charge dune cause et qui est retenu ailleurs.lorsqu’elle est appelée.Voila à peu près ce qui s’est dit « t’assemblée d’hier soir sur ta question du retard des causes; je puis ajouter qu’aucune protestation n’a accueilli ces remarques, mais qu’au contraire elles ont reçu l’ap-probation de tous les membres présents.Recevez l'assurance de nia haute considération.ROMUALD ROY.La Semaine des écrivains catholiques Le 29 mars 1922.8 rue Sainte-Famille.Monsieur Ig directeur, Voulez-vous me vermettre de recourir à votre journal pour transmettre une communication et même une invitation à ceux de vos lecteurs qu’intéresse la vie intellectuelle et religieuse de la France.L an dernier, grâce à M.Gaëtan Bernovük, l'entreprenant directeur de la revue les Lettres, les écrivains catholiques de France avaient, pendant une Semaine, étudié ensemble les conditions essentielles de leur action.Cette année, ils vont renouveler leur effort et voici les renseignements quon me communique pour Tèlite intellectuelle du Canada français; "La Semaine aura lieu à Paris, du 12 an 18 juin 1922.Le programme; l’écrivain catholique devant me; l’écrivain catholique devant ia conception laïque de l’art et de la cité.Ire séance (lundi 12); Qu’est-ce que le laïcisme?2me séance (mardi 13) : Le laïcisme et la recherche scientifique.3/ne séance (mercredi 14): Le laïcisme en littérature; Théâtre.4/ne séance (jeudi 15) : Le laïcisme en littérature: Poésie, roman.5nie séance (vendredi Ifi): Le laïcisme et la conduite de TEtat.6/ne séance (samedi 17) : Le laïcisme en politique internationale.Le dimanche 18, une séance solennelle de clôture, présidée Par Son Eminence le cardinal Dubois, terminera la Semaine.En outre, tous les jours de onze heures à midi', les rapporteurs mettront au point les questions traitées par eux Tan dernier.Et des manifestations artistiques auront lieu le soir.Nous espérons cette année avoir plus d'étrangers que Tan posté, où notre timidité dn début ne nous permettait Pas de convier largement les catholiques des autres nations.Cette fois, encouragés par le succès, nous voulons que notre voix se fasse entendre plus loin, et aussi recevoir des catholiques étrangers tes conseils et les lumières de leur expérience.Si la longueur du voyage n'effraie pas les Canadiens, nous voudrions Tes voir nombreux parmi nous et nous comptons sur votre voix, pour les appeler".A cette invitation si cordiale, je n’ajouterai qu'un mot.Je n’espère plus pouvoir y répondre moi-même; mon désir n’en est que plus vif de voir les Canadiens l’accepter rn grand nombre.Et ce voeu, je l'avoue, est parfaitement égoïste.Nos hôtes apprendront de nous peu de chose; mais nous voudrions leur montrer par des faits quelle place le catholicisme tient aujourd’hui dans la vie intellectuelle de notre pays et pourquoi nous nous croyons dignes encore de certaines amitiés et à l’amitié d'un pays où nos ancêtres ont apporte le meilleur d’cux-même.s, la présence des Canadiens ci des évènements comme la Semaine des écrivains catholiques prend pour nous une importance particulière.En mus remerciant, monsieur te directeur, de l'accueil que i*ons voudrez bien faire à cette lettre, if vous prie de vouloir bien agréer l’expression de ma considération la plus distinguée.H.GAILLARD DE CJIAMPBIS.LA SESSION D’OTTAWA j '(suite îie la lère page) rertropii ses fonctions, comme on J’a prouvé fcen ¦ Chambre, parce qu'il n’est pa!$.allé sur les lieux poqr se rendre compte de tous ’.es faits; il n’a pks tenminé son travail enfin, mais il existe encore aujourd’hui.Pourquoi ne pas lui continuer ses pouvoirs et ne pas lui demander de recomimencer son enquête?Aujourd’hui l'opinion publique est éveillée sur cette question et va surveiller les deux parties, qui en sont peut-être venues i l’état d’esprit qui favorise une entente.Il sera plus facile de trouver des terrains de conciliation.D’autre part le gouvernement ne-peut avoir bien des objections à continuer en existence un bureau d’arbitrage qu’il a créé lui-môme, et qui, dans l’occurrence, peut servir, car il a la chance d’aceoanplir un bon travail.C’est donc un devoir pour lui de le charger de régler ce problème encore une fois et de faire de nouveaux efforts et de plus complets, pour rétablir la paix.M.Crerar n’a parlé que sept ou huit minutes, mais chacun de ses mots a porté, parce qu’ils s’appuyaient sur le bon sens et un jugement solide.• * • M.Crerar a donné un autre exemple de modération lorsqu'il a parlé sur l’amendement du colonel Arthurs proposé pour blâmer les übé.raux de ne pas mettre en pratique leur programme de 1919.Il n’a fait, cette fois-là encore, qu’un discours de cinq ou six minutes, mais effectif et au point.li est impossible, a-t-il dit, de condamner les liberaux pour ne pas donner de bo_ ni aux soldats, parce qu« la situation financière ne permet pas de tels dons, et qu’on ne peut leur demander d'accomplir une chose à peu près impossibly et que tout le inonde condamnerait.Une telle fidélité aux programmes serait plutôt à blâmer dans ce cas.Il y a une autre considération, Si la Chambre adoptait une motion de non-confiance an gouvernement constitué, il faudrait faire d’autres élections gé_ nérales, tout de suite, ou se lancer dans une ère d’incertitude politique; et la raison qu’apportent les conservateurs n’est pas suffisante pour justifier le parlement de prendre une décision aussi importante.Il serait facile île trouver de pareils indices d’ouverture d’esprit dans le discours de M.Crerar sur l’adresse ou dans d’autres paroles prononcés au cours de la session de l’an dernier.Il étudie chaque chose d’un esprit tranquille, calme, sûr et juste.Il le dit de même, avec honnêteté, sans argumentations tor-teueuse pour justifier une mauvaise cause politique.Et c’est pourquoi le parlement et le pavs ont besoin de son influence modératrice, de sa pondération et de son discernement, toutes qualités très importantes dans la position où il se trouve aujourd’hui, à la tête d’un bloc qui peut ôter ou garder le pouvoir au gouvernement.Il exerce une influence stabilisatrice, pourrait-on dire, et sa présence h Ottawa garantit dans une certaine mesure l'équilibre politique du pays, bien que sur quelques points certaines ed se* thé.ories prêtent le flsmc à ia critique.On ignore ce que réserve l’avenir.Mais l’on peut parier que si les libéraux n’ont pas un jour l’appui des progressistes, la faute en retombera surtout sur le gouvernement et non sur les progressistes, et qu’il aura été artisan de sa propre défaite, en présentant une loi injuste.Mais M.Crerar aura aussi sans don-te quelque difficulté à maintenir la paix et l’harmonie dans les rangs de ses partisans.Ils ne sont pas divisés sur les problèmes politiques du moment, mais il y en a de plus radicaux les uns que les autres et qui ont plus d’impatience.Quo! qu'il arrive M.Crerar aura dans les neulques années prochaines une très lourde tâche politique.C’est une satisfaction en même temns qu’une assurance de naix et de tranquillité que de le voir assis à son siège de député, attentif et sur les yeux un mauvais chapeau de feutre qu’il enlève pour poser une question de temps en temps ou prononcer un discours.Tl n l'estime et la confiance de ceux qui le rencon.Iront 'd le fréquentent.Léo-Paul DESROSIERS.IL Y A DIX ANS (du Devoir,-3 avril 1912) ¦iïl/c Montréal de M.Orner Héroux.« • * L’animalisation.Billet du soir de M.Léon Lorrain, * # M Les compliments du "Canada", de M.Georges Pelletier.« » «• L’intervention américaine, de M.j Uldéric Tremblay, i Lettre de Québec, de M.Jean Du-i mont.Les asiles d’aliénés.— L’annexion de ITngava.— Le budget supplémentaire.A l’assaut d’un train Poughkeepsie.N.Y.3.(S.P.A.) ! Une bande de dix cambrioleurs cernés et masqués, ont attaqué de ) bonne heure, hier matin, un convoi de marchandises du New-York Central, entre Hcnron et Ponphkeo» sic, Ils on forcé le personnel du train à prendre plïmc dans In lo-comotive et à se rendre â Poughkeepsie.Les bandits ont ensuite enfoncé les portes des wagons.On ignore actuellement ce qu’ils ont »ris.ninsl que la valeur des objects disparus, Violente secousse Belgrade.3.(S.P.A.) — De violents tremblements de terre secouent In Serbie.Plus do cent maisons ont été détruites et un grand nombre d’autres endommagées.Les pertes sont évaluées à 30,000,000 de dinars ne dinar vaut normalement 19 1-2 sous).Les autorités ont conseillé aux gens dans plusieurs districts de •ester en dehors des maisons au?tant que possible.La musique LE HARPISTE SALVI La harpe, instrument poétique et décoratif qui fait si bien ressortir l’élégance féminine est dans la pratique plutôt un instrument a'ac-coiiïpagnemcnt que de solo; mais Alberto Suivi qui se révéla à nous il y a un an à peine est bien le pnstigie'ux manieur de la corde pincée qu’il faut pour en faire dn instrument de concert.Doué d’une étonnante virtuosité, il ne peut certes donner à lu harpe une puissance qu’elle n’a pas et l’ampleur des résonances que lui Interdit le pincement des cordes de boyiau, mais il y supplée par une perfection étonnamment délicate du Jeu.Il a donné, à part les rappels, un programme de douze pièces dont plusieurs écritis originairement pour le piano.Celles-ci ont naturellement dû subir l’adaptation né-cesaire et compilent narmi les plus belles de l’après-midi, telles l’Arabesque et La Fontaine de Debussy et la Fantaisie-Impromptu de Chopin.D'autres écrites pour les virtuoses de la harpe donnaient è Salvi l’occasion de montrer la pureté de ses harmoniques, ou la sonorité gultaresque des pinces sur la caisse d« résonances.Toutes ont montré combien il est maître de la virtuosité non seulement des doigts, mais, chose tout aussi remarquable, des pédales.Les traités de harpe ou d’instrumentation orchestrale conseillent toujours d’é- rapîdcs ECOLE DES SCIENCES SOCIALES ECONOMIQUES ET POLITIQUES.Première année Lundi 3 avril: 7.30 à 8.30' .•—'Philosophie sociale — Professeür Perrin (abbé Léo-nidas).8.30 à 9.30 — Hi ‘ Professeur Bkûdouin (Dr Mercredi, g avril: 7.39 à 8.30 '-j- Histoire des doctrines éconoralques — Professeur Gouin (L.-M.).8.30 à 9.30 — Id, Vendredi, 7 avril: 8.30 à 9.30 — Hygiène —r Profes-Buudouin (Dr J.-A.).DeuxièniQ année Lundi, 3 avril: 7.30 à 8.30 — Philosophie sociale — Professeur Perrin (abbé Léo-nidas).8.30 ù 10.30 — Législation industrielle — Professeur Gouin (L.-M.), Mercredi, 5 avril; 7.30 à 9.00 -— Pratique financière — Professeur Doré (V).9.00 à 10.00 — Le Canada et l’Amérique — Professeur Désy (Jean).Vendredi 7 avril: 7.30 à 9.00 — Finances privées — Professeur Vander (Guv).9.00 à 10.00 — Politique exîé-riçure — Professeur Désy (Jean).Journalisme mais viter les changements trop n et trop éloignés des pédalas; cette prudence ne peut tenir devant les oeuvres modernes qui exigent souvent un jeu de pédale très com-tres vif p ti qué et Salvi a été chaleureusement ap- audi et rapt ** *.que partie du plaudi et rappelé à la fin de cha programe Fvfio.PELLETIER.Université de Montréal FACULTE DE PHILOSOPHIE Horaire de la quinzaine 3-17 a- I.— COURS REGULIER.Lundi.— 7 h.45 p.m.Droit social: prof.Perrin.Rôle social de l’Eglise (III) Mardi.—* ?h.30 pun.Logique: prof.Pineault.Véracité de nos facultés cognitives (ï) Jeudi.— 7h.30 p.m.Psychologie: pfof.Pineault.Origine de nos connaissances (II) Samedi, 7h.30 p.m.Histoire : prof.Forest.Saint Thomas (IV) Théodicée.Lundi 7h.45 p.m.Droit-social : prof.Perrin.Rôle social de l’Eglise (IV).Mardi.— 7h.39 p.m.Logique, prof.Pineault.Véracité de nos facultés cognitives (II).II.— COURS SPECIAL.Samedi, 8h.30 a.m.Logique : nrof.Pineault.Argumentation probable.Samedi.9h.30 a.m.Droit social, prof.Perrin.Meilleure forme de gouvernement (II).Mardi, 4 avril: 7.30 à 8.30 n alisme — (Noël).8.30 à 9.30 • nistration du seur Pelletier Histoire du jou -Profcs eur Fauteux — Rédaction et admi-journal — Profes-(Grorges).(Vers l’Ouest).Quitte Montréal, Gare Windsor : 8.15 a.m.Tous les jours, sauf loi dimanche, arrivant à Ottawa à 11.55; a.m.9.20 a.ni.Tous les jours, sauf lei dimanche, arrivant, à Ottawa à 12.29 p.m.9.20 a.m.Le dimanclie seulement, arrivant à Ottawa à 1.00 p.m.4.00 p.m.Tous les jours, sauf le dimanche, arrivant à Ottawa à 7.39 p.m.6.35 p.m.Le dimanche seulement, arrivant à Ottawa à 10.15 p.m.8.15 p.m.Tous les jours, arrivant à Ottawa à 11.15 p.m.10.15 p.m.Tous les jours, arrivant à Ottawa à 1.20 a.m.(Vers l’Est) Quitte Ottawa, Gare Union: 5.50 a.m.Tous les jours, arrivant à Montréal, Gare Windsor, U 8.50 a.m.0.40 a.m.Tous les jours, arrivant à Montréal, Gare Windsor, à 9.40 a.m.8.35 a.m.Tous les joiirst arrivant "i Montréal, Gare Windsor, à 12.05 o.m.' 3.00 p.m.Le dimanche seulement, privant à Montréal, Gare Windsor, 'i 6.40 p.m.3.45 n.m.Tous les iours.sauf le '•manche, arrivant à Montréal, Gare '’indsor, à 6.45 p.m.0.55 n.m.Tous hs Sours, sauf le Hmanche.arrivant à Montréal, Gara Windsor, à 10.25 p.m, (réc.) Pacifique Canadien Montréal-Ottawa Outre un service de train fréquent et commode, il y a plusieurs caractéristiques attrapantes de service courtois recommandable qui aident beaucoup à rendre votre voyabe de Montréal à la Capitale agrèatwe et confortable.Le.Devoir vous donne en un an plus de matière ù lire, et autre ment plus variée, que si vous achetiez cinquante volumes de format ordinaire, à 75 sous chacun.Cela vous coûterait plus de ¦fdï j.Le Devoir coûte, lui, 50 sons par mois, Ç6 par année.Dépt.de» Impreolo&s MAIN Imprimeurs § Nous sommes en mesure de faire de la composition sur machine monotype pour imprimeries à des prix raisonnables.L’IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITEE 43, rue St-Vincent MONTRÉAL Retraite des voyageurs de conunerce La relroile des voyageurs de comcpce commencera ï?mercredi suint, 12 avril, à huit heures du soir, dans la chapelle de l’I ni macirlée-Conception, angle de» rues Rachel et Bordeaux.Les tramwavs Papineau, de Lorinùor, Windsor-St-Denis et Mont-Royal y conduisent.Le R.P, Laurendeau, S.J., en sera le prédicateur.Tous lés voyageurs de commerce de la région dp Montréal, à qui cette retraite est spécimiimient destinée, y sont instamment invités.En soici le programme détaillé : tous les jours â 9 h.30 du matin, chapelet et sermon, (samedi à 8h.) : h 2 h.30 de l'après-midi, prières et conférence; à 8 h.du soir, prières et sermon (vendredi, vénération de la croix; samedi, "clôture de la retraite'’ par le salut solennel du très saint Sacrement.) 4 II JJ n des journaux qu'on feuillette distraitement, fl n en a d'autres qu’on lit.Le Devoir al un journal à lire.Un mois 50 sous, un an, $6 '* -• m - 'r niui’Uti.1, Oneida Community.Lmjted ADVERTISING DEPARTMENT ONEIDA,N.Y.December 20, 1921* Canadian Daily Newspapers Association, 902 Excelsior Life Building, Toronto, Ont.Dear Sirs: Referring to your recent letter, I would say that I believe newspapers are a highly effective form of advertising.They not only reach channels inpoesible to reach by magazines, but they have an intensive effect not only on the consumer hut on the dealer as well.* .J, * ' * .* * r A woman, for instance, who sees an advertisement of COMMUNITY PLATE in her own newspaper realizes at once that it must be on sale in her own town.COMMUNITY PLATE for her is localised and her buying iapulse is greatly aecantuated.Of course, with the dealer, he knows from experience that newspaper advertising in his ovm town is especially valuable to him and can be made to directly bring him business.We feel that newspaper advertising has played an important part in helping us to place COMMUNITY PLATE in the dominant position in the Canadian tableware market.Sincerely yours.Direotor of Advertising BLD'RM •v«* < Le confiante attitude do client et du marchanJ eat la note dominante de la •ttpérieriYé du Journal quotidien.La réclame locale qui dirige un acheteur directement à 1 endroit où roa produits sont en rente, constituela.principal facteur pour lier 1 intérêt du détaillant permanemment au vôtre.PvkUé* far L’JuociaHe* 4* Jmmasui QuoUMen* the Cancda.Burtsu CW Ttronio.¦T'.U'f.1 !.¦*.¦11 \ OL.UMJS A1IL—JWO Tl MONTREAL, LUNDI 3 AVRIL iyz2 4 CALENDRIER DEMAIN, MARDI 4 AVRIL m2 SAINT ISIDORE L«Tcr o soleil, I heurts 41.Coucher du soleil, C heures Si.Premier gusrtier le S à C h.52 minutes du matin.DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes les namrellss per nos rédacteurs, nos correspondants ef let terriers de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU ET DOUX MAXIMUM ET MINIMUM: Auourd'hui maximum Même date l'an dernier .Minimum aujourd’hui .Même date l’an dernier “* BAROMETRE: « heures du mutin, SS.Stl 11 heures, 80.SS: 1 heure de l’après-midl, ae.J2, 42 M 14 30 Assemblée tumultueuse La réunion tenue par Co llins à Dublin dégénère en échauffourée — De s balles sont tirées — On suspend les discour s et les orateurs sont fouillés.Six mois de NOUVELLES MARINE pénitencier LE JUGE MONET CONDAMNE UN JEUNE HOMME A SIX MOIS DE i BAGNE —LE SENTENCIE PUR-j GE ACTUELLEMENT UNE PEI NE DE VINGT ANS.LE MONTCALM ET LE LADY ! GHEY TRAVAILLENT A DE-i BLAYER LE CHENAL.— CHOSES ET AUTRES.Dublin, 3.(S.P.A.) — L'assemblée tenue, hier soir, par Mkfhael Collins, chef du gouvernement provisoire, à Castlebar, comté de Mayo, a dû prendre soudainement fin par suite de l’intervention des membres de la quatrième division occidentale de Paumée républicaine irlandaise.Les journaux de Dublin racontent, ce matin, que cette ingérence des soldats républicains dans aie assemblée de partisans de l’Etat libre a occasionné des scènes tumultueuses.Une femme a été blessée d’une balle.Le chef du gouvernement provisoire et le groupe de personnes qui l’accompagnaient sur l’estrade sont alors retournés à leur hôtel.L’officier »;ui avait déclaré l’assemblée close les a suivis et a dit que personne ne sortirait de Phôtel tant que M.Collins et ses amis n’auraient rendu leurs armes.Les nouvelles parvenues à Dublin ne spécifient point !>i le groupe Collins a été désarmé.On dit simplement que certaines personnes ont été fouillées à leur sorti de l .iôtcl.Les fils télégraphiques aux alentours de Castlebar avaient été coupés et lorsque les nouvellistes de l’endroit voulurent monter à Lord d’un train pour se rendre à Afhlone, deux officiers leur ont ordonné de se rendre aux casernes.On les y a conduits en automobiles.Là, les journalistes ont aperçu A.McCabe, membre du Dail Eireann, le commandant Kilroy et son état-major.Le commandant a déclaré que M.McCabe avait admis avoir le premier sorti un pistolet à l'assemblée.M.McCabe a corroboré la chose en présence des correspondants, disent les dépêches.Un homme du Dublin nommé Charles Byrne, qui faisait partie de la suite de Collins, a été arrêté et accusé d’avoir fait feu, M.Collins a subséquemment dit au correspondant du Irish Independent, LES PERMIS A LA CAMPAGNE LA COMMISSION DES LIQUEURS PRENDRA INCESSAMMENT DES DÉCISIONS A CE SUJET journal difblinois, qu’il avait rendu visite à M.Byrne aux baraques et l’avait trouvé dans une cellule avec un madrier pour lit, sans couvertures, M.Collins ajoute qu’il a demandé au commandant Kilroy de mettre Byrne en liberté sur parole, mais sa requête a été refusée, Mme Fogarty, propriétaire du Commercial Hotel, à Castlebar, a été blessée à l’épaule, probablement par une baille tirée à rassemblée.PRO*REPUBLICAIN .Dublin, 3, (S.P.A.) — Des statistiques officielles démontrent que 3,220, et non simplement 2,000 soldats ont quitté les cinq bataillons (lublinqis de l’armée républicaine irlandaise, hier après-midi, pour se rendre en procession à Smith-field, où ils ont prêté le serment de fidélité à la République, se libérant ainsi de toute obligation envers le Dail Eireann.TUE RAIDE Belfast, 3, (S.P.A.) — Des hommes sont allés frapper à la porte de John Malien, avenue Skegonial, hier soir, et lui ont demandé si son fils était à la maison.Répondant négativement, Mallon a tué raide.Une bombe lancée dans une chambre à coucher de la maison de John Simpson, rue Arlington, a blessé deux enfants, âgés respectivement de 3 et de (5 ans.ON REFUSE L’ENTREE Mullingar, comté de Westmeath, Irlande, 3 (S.P.A.) — Un incident qui pourrait avoir des suites sensationnelles s’est produit ici ce matin.Une centaine de soldats de l’Etat ^ libre sont allés demander l’hospitalité aux casernes des protestataires \de l’armée républicaine, mais on a refusé de les laisser entrer.Harry Bryson, alias Preston, ac-I cmsé d’avoir le 29 octobre dernier, | alors qu’il était détenu au péniten-; cier de Saint-Vincent-de-Paul, pour ' purger une sentence de 20 ans, après avoir été trouvé coupable de tentative de meurtre, usé de violence pour recouvrer sa liberté et d’avoir en plus, à Ja même date, tiré une balle de revolver avec Tinten-tion de tuer, s’est reconnu coupable, ce matin, aux Assises, que préside le juge Monet, des deux accusations portées contre lui.Il a offert au président du tribunal de lui expliquer en quelles circonstances il avait commis cette tentative de meurtre.Il a ajouté rpi’il préférait se reconnaître coupable afin d’éviter des frais à la Couronne.Le président du tribunal a refusé d’entendre ses explications.Il s’est contenté de lui faire remarquer que les accusations telles que portées étaient très graves et que la loi lui conférait le droit de le condamner au pénitencier pour un long terme.Mais comme la condamnation qu’il subit actuellement — vingt ans — est déjà assez longue par elle-même, le president du tribunal s’est contenté d’y ajouter un terme de six mois.Bryson est un jeune homme.MORT ACCIDENTELLE On a tenu à la morgue, ce matin, une enquête par jury, sur la mort de Hormisdas Dumoulin, 17 ans, 31(52, rue Saint-Dominique, qui a été broyé à mort par un monte-charge à l’établissement Daoust, Lalonde, liée, 49, carré Victoria, samedi dernier.Après avoir entendu les témoignages, les jurés ont rendu un verdict de mort accidentelle.La commission des liqueurs nous transmet le communiqué suivant au sujet des permis à la campagne: La commission des liqueurs en a commencé l’étude samedi.“L’examen des requêtes reçues de la campagne avait été retardé jusqu’à ce que les modifications que la législature croyait utile d’apporter à la loi des liqueurs alcooliques fussent sanctionnées.Aussitôt en possession du texte de ces modifications, la commission des liqueurs s’est empressée de se mettre à l’œuvre et rendra ses décisions incessamment.“11 y a dans la nouvelle loi certaines dispositions qui rendent nécessaire l’intervention des conseils municipaux et des contribuables eux-mêmes.Le paragraphe 4 de l’article 7, du chapitre 31, 12 Georges V, définit les exigences de la loi: “La commission doit, de plus, refuser l’octroi de tout permis dans une municipalité de cité ou ville dont la population ne dépasse pas cinq mille haletants, ou dans une municipalité de village ou dans une municipalité rurale, à moins que I cette municipalité ne le demande, par un règlement de son conseil, ! approuvé par la majorité en nombre de ses électeurs municipaux qui ont voté, et déposé au bureau de la commission.Cette demande peut être restreinte quant au nombre et à l’espèce de permis.Un règlement demandant l’octroi de permis ne i peut être révoqué dans le cours des ^ deux années subséquentes.Les dis-1 positions do la Loi de Tempérance do Québec qui ne sont pas incompatibles avec les clispositions du présent paragraphe s’appliquent, “mu-tatis mutandis”, à l’approbation et à la révocation de ce règlement." “Ce paragraphe cependant est sujet aux dispositions de l’article 2K do la même loi, qui se lit comme suit : “Le paragraphe 4 de l’article 34 de ladite loi, tel qu’édicté par la section 7 de la présente loi, ne s’applique pas aux municipalités où des permis ont été octroyés et sont en vigueur à la date de l’entrée en vigueur de la présente loi.” "L’interprétation du paragraphe i, qui avait semblé créer quelques embarras, n’offre aucune difficulté si on a soin de lire le texte de l’article 28 comme s’il faisait suite nu texte du paragraphe 4," L’INCENDIE DE SAINTE-ANNE LES PP.RÉDEMPTORISTES CORRIGENT CERTAINS RAPPORTS INEXACTS.— LES PELERINAGES SE CONTINUERONT.Nous recevons des PP.Rédemp-toristes de Sainte-Anne de Beaupré, les communications corrigeant certains rapports inexacts.Nous croyons de notre devoir d’en faire part au public.1.La cause de l’incendie est et reste inconnue à venir jusqu’à présent.2.La pompe à incendie envoyée de Québec est demeurée sur le char.On a pris l’eau à dix pieds de la voie ferrée.Pour atteindre le foyer de l’incendie, il a fallu étendre seulement deux cent cinquante pieds de boyaux.On avouera que nous sommes loin des trois milles et même des trois mille pieds donnés par les dépêches.3.La pression de l’eau de l’aqueduc des PP.Rédemptoristes était exactement la même que celle de la pompe à incendie de Québec.4.Læs Pères n’ont rien sauvé du mobilier et du vestiaire de leur monastère.De la riche et superbe bibliothèque, il ne reste plus que deux cents volumes.La plupart des religieux ont perdu tous leurs écrits personnels.Cette perte est irréparable.f>.Le mouvement ‘ des pèlerinages ne sera pas interrompu.Les Pères Rédemptoristes seront prêts à recevoir les pèlerins dès le commencement de la saison.L’aménagement d’une église temporaire est déjà commencé.Un cas typique Chicago, 3 (S.P.A ).— Des photographies radiographiques ont été prises sur le cadavre des soeurs siamoises décédées il y a quelques jours.Elles démontrent que les deux soeurs n avaient qu’une épine dorsale.En conséquence, toute operation pour séparer les deux corps eût entraîné la mort immédiate.Mesure désapprouvée Victoria, U.A., 3 (S.P.C.).— La suspension des travaux au bassin de radoub d’Esquimault, suspension autorisée par le gouvernement fédéral, a provoqué ici de même qu’à Esquimalt de très vives protestations.L'entreprise coûterait une somme totale d’environ $4,000,000, prétend-ou.Or, comme le gouvernement fédéral y a déjà engagé un montant de $3.250,000, l’économie envisagée ne sera donc que de $750,000.UNE INTERVIEW DE M.TASCHEREAU LE PREMIER MINISTRE PROVINCIAL DONNE QUELQUES IMPRESSIONS DE SON VOYAGE AUX ETATS-UNIS.Québec, 3 (D.N.C.) — M.Taschereau, premier ministre de la province de Québec, est arrivé hier soir à Québec, en compagnie de MM.Perron et Amyot.Le premier ministre, rencontré ce matin, à son bureau par ks journalistes, s’est déclaré entièrement satisfait de sov voyage aux Etats-Unis, C’est de nos voisins qu’il a parlé, au cours de son entrevue.Il remarque que les ouvriers de Québec sont mieux que ks Américains et ajoute quelques phrases au sujet de la loi des liqueurs, M.Taschereau parle aussi de l’exportation du bois de pulpe et du bill Fordncy, -c- Prochaine réunion du cabinet Québec, 3, (D.N.C.) — Il y aura une séance du conseil des ministres, mercredi matin.Il est fort possible qu’il soit question de la nomination de plusieurs conseillers législatifs et des élections provinciales.-or-— ——— Conférence préliminaire La population de Boston Renie, 3 (S.P.A.).—Des experts ?n matières économiques de Suisse, de Norvège, de Suède, du Danemark et autres pays neutres qui se proposent d’assister à In conréren-re de Gènes tiendront une réunion préparatoire do trois jours ici, à Berne.Ils discuteront les questions qui Intéressent communément ces divers pays.Cette conférence commencera mercredi.Boston, 3, (S.P.A.) — La ville de Boston compte d’après le dernier recensement, une population de 748,(KM! personnes.Sur ce nombre 39,247 sont née* au Canada et cinquante et un pour cent se sont fnit naturaliser.Ln population étrangère est de 239,019 dont 221,030 de plus de 21 ans.Il y n 50.233 Irlandais, 33,-461 Italiens, 33,117 Russes et 11.-296 Anglais.Les usines de Montmagny Québec 3, (D.N.C.) — Plusieurs officiers et voyageurs de la compagnie de la Machine Agricole Nationale, de Montmagny, sont arrivés à Québec, hier soir.Ils sc dirigent vers Montmagny, où a eu lieu, ce matin, une assemblée des directeurs de cette compagnie.On nous affirme que les usines de Montmagny vont rouvrir ces jours-ci et qu’un bon nombre d’employés seront remis au travail.-»-— La grève des tisserands LA ONZIEME SEMAINE EST COM MK N CEE —DES PIERRES SONT LANCEES.La situation générale de lu glace sur le fleuve St-Laurent, du moins aux environs de Montréal, demeure pratiquement inchangée depuis samedi dernier.De notre port jusqu’aux Trois-Rivières on ne signale aucun mouvement de quelque nature que ce soit.la?Montcalm est à déblayer en ce moment le chenal en face de ITle Bigot où il s’est fait, ces jours derniers, un considérable amas dt ’glace obstruant complètement la route navigable, l-e Lady Grey, brise-glace du gouvernement, a été appelé, ce matin, à sa rescousse.J.E NIVEAU DE L’EAU L’échelle 4’étiage de la Commission du port enregistrait, à onze heures cet avant-midi, 41 pieds (5 pouces contre 34 pieds 11 à la même date l’an dernier.Il ne faut pas oublier qu’à pareille époque en 1921.la r navigation était ouverte depuis déjà quelques jours.JETEE EN CONSTRUCTION Ainsi que nous Tanoncions il y a déjà quelques jours.Pun des travaux importants que la Commission du port a mis sur son pro gramme pour cette année est l’élargissement de la jetée se trouvant en facè de l’entrepôt à grains no 2, entre le quai Victoria et Jacques-Cartier.On y travaille très activement en ce moment.La balance des matériaux nécessaires à cette* entreprise est arrivée cet avant-midi même dans notre port, c’est-à-dire à l’endroit où ils seront utilisés, et consiste en cinq gros wagons de poutres et pilastres de bois.Tous les travaux seront terminés, avons-nous apris de source autorisée, vers la fin du mois de mai très probablement.EXAMEN DES MARINS Les examens de marins aspirant au grade de capitaine ou de “second" sont commencés cet avant-midi au bureau du capitaine J.-O.Grey, maître des équipages dans le port de Montréal en même temps qu’examinatcur pour les officiers de la marine marchande nomine par le gouvernement fédéral.Ils se termineront mercredi de cette semaine.Six postulants seulement s’étaient inscrits à* venir jusqu’à ce matin.DU CHARBON EN QUANTITE La grève des mineurs américains ni celle des mineurs du Cap Breton n’affecteront notre navigation fluviale.Interrogé à ce sujet, un des représentants de la Commission du port de Montréal déclarait aujourd’hui en effet, que la Commission avait à l’avance, et pour plusieurs mois, tout le charbon dont elle a besoin.-«- Jean Noté est mort L’administration jPRETS A CESSER LA GREVE est paralysée LE COMITÉ EXÉCUTIF EST ACCULÉ A UNE GROSSE DIFFICULTÉ AU SUJET DE LA TENUE D’UN REFERENDUM POUR DES EMPRUNTS SPÉCIAUX.Le comité exécutif est plongé aujourd'hui dans la plus grande consternation, à la suite d’une découverte du greffier que la ville ne Le Pr1esident de* mineurs confédérés d’Amérique declare que ses camar ades sont disposés à retourner au travail pourvu que leurs propriétaires montrent de bonnes dispositions — Opposes à l’intervention de l’Etat.Washington, 3.(S.P.A.) peut tenir de referendum en vertu j confécîèrt, 8 au lieu de $1,794.321; le passif courant est de $818,770 au lieu de $059,024.Le capital courant est donc de $974,388 au lieu de $1,-135,297.L’actif fixe s'établit à 542,560 et le passif fixe à $4,925,-500.La réserve et le surplus sont de $1,591,448.Les principaux articles du bilan se compare comme suit; 1922.1921, $7,335,718 $7,271,321 3,081,840 3,681,840 1,150,612 610,108 100,000 1,750,000 2,250.500 1,259,352 24,853 annuelle Actif total .Terrain .Edifices .Matériel .Placements .Stock préf.Stock corn.Inventaires .Espèces .L'assemblée le 20 avril, à midi.1,148,127 547,645 100,000 1,750,000 2,250,500 1.217,962 15,729 aura lieu, Les dividendes Lyall Construction.— Les directeurs ont décidé de passer le divj-dende trimestriel.Au dernier trimestre, le dlividende avait été réduit de 8 à 4 pour cent.On expliquait que la situation n’était pas précisément brillante.Ce qui oblige les directeurs à “passer” le dividende?cette fois-ci, c'est l’arrêt définitif des travaux aux chantiers d'Esquknalt.Ces travaux avaient été entrepris par le gouvernement fédéral et le contrat accordé à la compagnie Lyall.Spanish River.— Dividende trimestriel régulier de 1% pour cent, sur le stock commun et sur le stock sic préférence, payable le 15 avril aux inscrits du 8.LES PRIX DU GROS 0ARINF Nouvel!" récolte: 1ère qualité, le baril .$8.50 2ème quaililé, le baril .$8,00 Forte a boulanger, le batil.$7.80 OEUFS Strictement frais .32s.Spéciaux .34s.Craqués .27s.BEURRE Pasteurisé .41s.Premier choix .41s.Deuxième choix .37s En bloc d’une livre: Pasteurisé .42s.Premier choix .42s.De choix .38s.FROMAGE Fort.24s.Doux .19s.Oka.36s.SAINDOUX En seau .17 l-2s.En tinette .17s.Bloc, 1 livre .19s.(Les prix des oeufs, du beurre, du fromage et du saindoux sont fournis par la maison J.-A.Vail-lancourt, liée, 618, rue Saint-Paul.) LE MIEL Le miel blanc coulé se vend à $4.05 le seau de 30 livres.la: raid de sarrasin se vend $4.05 le seau de 30 livres.LES VIANDES FUMEES Los jambons de 5 à 12 livres fout de 33 à 34s.la livre et les autres plus lourds de 30 à 31s., le jambon à déjeuner (bacon)-fait 28s.LES POMMES DE TERRE Les pommes «le terre blanches du Québec se vendent actuellement $1.25 le sac de 80 livres et $1.35 le sac de 90 livres.Les patates de Montréal, variétés communes se vendent $1.le sac de 80 livres.Pris nu magadn il y a une diminution de cinq sous le sac.(Le prix de gros des pommes de terre nous est fourni par la maison A.Lalonde.) -*- < Les recettes du Brazilian Bourse de New-York LA MATINÉE À LA BOURSE LE QUEBEC RAILWAY SE HAUSSE A 25 1-8.— UN GRAND NOMBRE D’ACTIONS ONT CHANGE DE MAINS, — LE STEEL TOUCHE 67.Le Quebec Rathoay a été la grande vedette, ce matin, sur notre place.Près de quatre mille actions ont changé de mains.La première vente s’est faite à 24 et la c«>te est allée ensuite en s’améliorant, jusqu’à toucher 25 1-8.A la close cc-nendant une réaction l’a fait tomber à 24 et une fraction.Le gain net depuis samedi est de plus d’un point.De très forts lots, de cinq et six cents actions, ont trouvé preneurs à 25.On estime que les opérations de couvertures d’un bon nombre de baissiers qui commençaient à craindre, ont déclenché ce mouvement «le hausse.Le Ion général du marché était très favorable; la plupart des stocks traités ont réailisé des gadns.Le, Steel of Canada s’est remis à monter et il a touché 67, sans pouvoir se matintenir à ce niveau cependant.En fermeture il faisait 66^.Le Sugar est en hausse de plus d’un point.Le Abitibi est à 41.Le Dominion Cannera s’améliore de plus en plus.Le St-Lawrence Flour s’est aï! ourdi.Il s'est vendu au cours de la séance 8.335 actions, dont 3,915 de Qu-bec, 560 de Steel, 611 de Sugar.560 de Abitibi, 360 de Rrompton.375 de Brazilian, 148 de Lyall, 200 de Toronto Railway, 315 de St-Lawrence Flour, 175 de Wabasso *t 145 de Price.A New-York, la prime sur le do!-'nr canadien a varié de 2% à 3%.!.
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