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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 3 mai 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-05-03, Collections de BAnQ.

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'OLUME XIII.—No 101 MONTREAL, MERCREDI 3 MAI 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.f«.oo Etats-Unis et Empire Britannique .$8.60 UNION POSTALE.fl 0.00 Édition hebdomadaire CANADA.f 2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE Directeur: HENRI BOURASSA JEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTNCAb TÉLÉPHONE f Medn 7460 SERVICE DE NUIT : BMaeHsa, Mai.ntl AAainMnttiea, Makm mm FAIS CE QUE DOIS! En marge de deux récents discours La réforme de la justice.Cos jours-ci, deux avocats en vedette de notre province, MM.Taschereau et Perron, ont parlé à Montréal de Turgence de certaines réformes.Les principales .doivent, à leur sens, porter sur la façon dont est rendue la justice.Ils la veulent plus expéditive.L’un et l’autre ont signalé quels retards elle subit, quelles en sont les causes, l’un et l’autre ont laissé clairement entendre que Iç présent état de choses ne peut se prolonger; S’il le faut, nous irons même jusqu’à Ottawa, afin de découvrir le men (je hâter la justice, a dit l’un d’eux; et cela paraît être aussi l’avis de l’autre-.Tout cela est excellent.Nos tribunaux, pour des causes que ce n’est pas le but de cet article d’énumérer, sont encombrés, Le justiciable attend.Or, tandis qu’il attend, ses témoins disparaissent ou meurent, il souffre de graves préjudices des retards que lui imposent les circonstances, et son procès traîne quelquefois indéfiniment.Qu’on rende la justice plus expéditive, soit.Qu’on l’entoure de toutes les garanties d’impartialité possibles, soit, — il n’y en aura jamais trop.Rendre la justice plus vive, c’est quelque chose.La rendre à la fois plus vive et meilleure, c’est davantage.Mais ce n’est pas tout.* * * 11 y a une autre réforme à faire, elle s’impose, elle est urgen- “tun autant de chances de devenir magistrats et juges qu’en ont les te.C’est celle d’assurer aux avocats qui ne font pas de politique avocats mêlés à la politique.Il faut, en d’autres termes, que l’abstention de la politique, de la part d’un avocat, ne lui rende pas inaccessible la fonction de magistrat.Assurément, depuis des années et des années, on peut signaler, chez les juges, quelques hommes qui le sont devenus sans avoir jamais fait de politique active.La masse des gens qui en sont arrivés là ont d’abord passé par la politique.De très rares hommes ne furent, avant d’être juges, que des avocats pratiquants, enfermés dans leur cabinet de consultation, dans leur bibliothèque et au prétoire.Ils n’ont pas été les moins bons juges.Ce n’est assurément pas à dire que la politique n’a donné que des magistrats de second plan et qui s’y classèrent parce qu’ils sont venus de la politique.Il y a eu, il y a dans notre magistrature des juges qui, avant d’y arriver, se distinguèrent en même temps au prétoire et dans les campagnes électorales.Tout le monde reconnut leur valeur, elle les imposa.D’autres, moins ferrés en droit lors de leur accession à ce poste élevé, se jetèrent au travail et s’affirmèrent bientôt des hommes de bon jugement, d’étude, firent de» magistrats tout à fait convenables, si d’aucuns, choisis pour des motifs purement politiques, restèrent médiocres interprètes de la loi, si bien intentionnés fussent-ils, quelque ardeur qu’ils aient mise à la tâche.C’est que la politique seule est une piètre école de magistrature.' Et le procureur général de la province a donné un excellent conseil à ses hôtes, les membres du Jeune Barreau de Montréal, samedi dernier, quand il leur a dit de devenir d’abord de très bons avocats, avant d’entrer dans les luttes politiques.Pareille préparation aide à se classer plus haut, d;r la magistrature, et donc dans le respect -du peuple, que la seule pratique des assemblées parlementaires ou populaires.Mais, quelque mérite professionnel que la politique laisse aux avocats qui s’en mêlent, faut-il conclure qu’on doit réserver presque exclusivement la magistrature aux avocats politiciens?Non pas.C’est pourtant ce qui se passe trop souvent.Celui-ci a négligé son étude pour mener les luttes du parti; il a été candidat, puis député; il ne peut pas être ministre ou ne veut plus l’être; son parti le désigne à la magistrature.Cet autre est dans la politique pour arriver; et, l’âge à peine venu, il aspire à la judicature, fait valoir ses titres d’ami politique, il a les devants sur un avocat meilleur praticien que lui, mais auquel la politique n’a jamais rien dit, il l’écarte.Ainsi les gouvernants comblent les vides, au fur et à mesure qu’il s’en produit.Et de vrais avocats de carrière, ayant vécu loin de la politique active, soit publique, soit dans la coulisse, restent à l’écart, vieillissent dans leurs cabinets que leur âge finit par faire déserter à la clientèle.Ils oui été des avocats marquants, mais des gens de leur génération qui ne les égalaient pas les ont dépassés, ?On signale des réformes à faire; en voilà une.Qu’on fasse la part plus grande, dans la magistrature, aux avocats qui s’abstiennent de la politique active.Comment y arriver, dira-t-on?Par une entente entre le barreau et Le ministère de la justice, entente aux termes de laquelle celui-ci ne choisirait les magistrats que parmi les noms d’une liste de candidats dressée à chaque vacance par le conseil général de l’ordre des avocats et les juges déjà en fonctions, Rien n’empêcherait qu’on mit sur cette liste des noms d’hommes mêlés de près ou de loin à la politique; mais, en dressant cette liste, ses rédacteurs auraient le souci louable de n y porter que des noms d’avocats aptes à la magistrature, de par leurs qualités, leurs études et leur pratique du droit, des avocats ayant de réels étals de services professionnels, Pareil mode de recrutement assurerait à coup sûr a la province d’aussi bons juges que nous en avons; il permettrait aux avocats étrangers à la politique, ou qui n’y ont aucun goût, d’aspirer légitimement à la judicature, avec des chances de réussite.Et l’on éviterait du coup certains choix que le barreau subit, parce qu’il n’y peut rien empêcher.Mais, — et cela rend sceptique sur l’adoption de cette reforme, __ qmq ministère voudra partager avec le barreau et les juges québécois l’attribution tie titres à des avocats qui auront vécu étrangers à la politique, pour mieux étudier et pratiquer le dr0't?Georges PELLETIER.L* actualité “Les bleus ft Le 3 mai] Le cabinet se réunit, iitjourd’hui.Il décrétera, disent les QUnuniX, lit date des élections par-lellrs.Même s’il le voûtait, la cons-Itution ne Int permettrait pas de ixer les élections générales avant rt fin dn mois.La convention — ou e cotvjrès, Jtolir lui donner un nom tançais de.l’opposition se rén-lit le 14.Les conservateurs ont dû tousser un ou] soulageant quand ts ont tenu ta certitude que M.Tas-herean ne leur jouerait pas la vi-niue ntoue dont M.Gouin les ta-mtna.Ils pourront se réunir avant es élections.Mais se réunir, ce n’est pas s’unir; c'est encore moins s’organiser.Auront-ils le temps, le dangereux courage de faire ta fusion entre les centripètes et les centrifuges, ceux qui tendent à se rapprocher d'Ottawa et ceux qui tendent à s'en éloigner, avant que sonne le tocsin?Les provincialtstes, ce qui est la condition sine qua non du succès, resteront-ils maîtres du terrain?La siluation de ces gens n’est pas rose, fis ont un chef, mais son autorité est discutée.C’est la commune histoire de tons les chefs de parti malheureux.C'est sur sa poitrine que les pusillanimes, les ronfleurs et tes anesthésiés battent leur mea culpa.C'est de règle.Mais, heureusement, M.Sauvé a le coffre solide.Bien qu'ils ne soient, ou qu’ils n'aient été qu’une petite poignée d'amis, comme dit le langage populaire, iils ne laissent pas pour cela de se chicaner.Leurs rangs sont clairsemés et la défiance les rend vacillants, les divise encore.Ils n’ont pas de journal pour leur donner le mot d’ordre quotidien.Il se peut, cependant, si ta rumeur n’est pas sans fondement et, eux, sans fonds, qu'ils en acquièrent un ou en quotidjanisent un autre, d’ici le mots de juin-.Pour comble de malheur, les ondes hertziennes qui nous arrivent d’Ottawa pronostiquent une tentative d’union entre les libéraux de la provinee de Québec et certains conservateurs d Ontario, On absorberait donc du même coup et sans qu’ils eussent le temps de pousser un cri, les conservateurs de la province de Québec^ M.Gouin est vorace, il a l’estomac robuste.Ce ne serait pas, au reste, la première fois qu’il mangerait les bleus.Il en a mangé quelques-uns, avec leur consentement, à toutes les élections, M.Sauvé, qui a l’oeil exercé et l’aretlle fine, a vu ce mouvement, entendu ces rumeurs.Il en parlait dans son discours récent.La perspicacité est l’une des qualités du chef de l’opposition.Il n’a pas été surpris par l'écrasement de son parti, c’est peut-être ce qui lui a permis de geindre moins fort que les autres, parce que, connaissant les lois de la physique* qui s’appliquent en politique comme dans le' reste, il prévoyait que, le parti s’étant engagé sur une pente ratde et dangereuse, il serait entraîné aux abtmes par la force d’inertie.Voilà le passif conservateur, son passé de fautes, son présent de division, son avenir de difficultés et de pauvreté.Mais l’adversaire qu’il a en sa présence est-il aussi redoutable que le laisseraient croire ses accès?Le parti libéral, dans la province de Québec, ne correspond à aucun idéal.Il ne tient plus à son programme.Il y a belle lurette qu’il l’a déchiré au point qu’il n’en reste plus que d’indéchiffrables lambeaux.Il opère, tant a Ottawa qu’à Québec, des pirouettes qui, en toutes autres circonstances, le couvriraient de ridicule.Les députés aux Communes, sauf M, McMaster et les absents (M.Gouin en Malt naturellement) viennent de se conduire comme des veaux authentiques.A Québec, la désertion en masse de la députation prouve assez l’horreur qu’elle éprouve pour la besogne vile qu’on lui fait faire.La Chambre puise ses renseignements dans la presse, sur les intentions ou les actes du gouvernement.Rien n’est plus antidémocratique et par conséquent plus antilibèral que la façon dont le cabinet administre.Chaque nouvelle loi donne un tour de vis au garrot dont il enserre le cou de la députation.Elle a la langue pendante et tuméfiée;, dans peu de temps, elle rendra l’âme.Ce qui fait la force du parti libéral, c’est l’exécration où est tombé le parti conservateur; ce qui a fait sa popularité, c’est l’impopularité inqualifiable de l’adversaire.Le parti libéral ne s’est pas amendé.Il est resté pourri de défauts comme dans le passé, gangrené par le patronage, plus que jamais dans l’histoire d’aucun parti,ficelé aux trusts, jouant comme une simple marionnette entre fiqirs mains; mais tout cela ne compte pas en comparaison des fautes au parti conservateur, véritables attentats contre l’âme de la nation’, les écoles du Keewatin, la marine Borden, la hideuse politique de guerre à base de chantage et de profitage, la conscription, les attaques dirigées contre le Québec, Des bandits autheniitmes eussent triomphé contre les bleus ou ceux que Von soupçonnait de bleuisme, fl n’est pas sûr que cela ne soit pas arrivé en quelques cas.Les conservateurs du Québec ont dû saluer avec une Ivresse fervente la défaite do leurs amis d’Ottawa ; c’est pour eux le commencement de la pédemption.Il serait fou de croire ’que cela peut se réaliser en quelques mois.On remonte moins vite les côtes qu’on les descend, La prochaine élection apportera peu de changements sans doute; mais elle sera la borne qui indinne le tournant.Dès lors les fautes au gouvernement actuel vont commencer de témoigner contre lui.Leur voix se fera entendre au-dessus de l’immense clameur de réprobation qui s’élevait contre M.Meighen et les unionistes.Cela néanmoins ne dispense pas les oppositionnisles de la clairvoyance et du jugement dans le choix de leurs armes.Le gouvernement n inscrit dans les statuts trois ou quatre, lois très Importantes et qui ont soulevé contre lui les esprits en certains milieux très différents.Il faut manier certaines de ces armes avec délicatesse.Qu'on prenne celle de la loi des liqueurs comme exemple.Elle lèse des intérêts très respectables; elle incorpore un germe communiste « notre législation; elle met entre les mains dn gouvernement des ressources énormes avec lesquelles il peut être tenté de corrompre les consciences.Mais on aurait tort de croire qu'un nwitve-ment contre la loi entraînât un courant populaire.Le peuple est simpliste.Il ne distingue pas.Il sait avoir été pillé et empoisonné par des marchands de boissons, dont la plupart étaient, au reste, les Intimes amis du gouvernement.Il généralise: Ab unti disce omnes, et n'éprouve, aujourd’hui, aucune sympathie pour ceux qui —il s’en trouve — onl fait un commerce honnête.On ne réunirait vas vingt 'personnes nu Champ de Mars, en dehors des dépossédés, pour protester contre la loi des liqueurs.Mais il n’y a pas que la loi des liqueurs.Il y a la lot de l'assistance publique qui, lentement mais sûrement, est en train d’accuser une faillite complète.Le nombre d’asiles offerts aux malheureux depuis qu’elle est en vigueur ne s’accroit pas.C’est le contraire.Ils diminuent ; et nous ne sommes pas loin du temps où, à cause d'elle, les enfants et les adultes mourront comme des chiens en pleine rue, sans secours et sans pitié.Une petite enquête là-dessus mettrait vraisemblablement dans le carquois de l’opposition des flèches efficaces.Et qu’attendre de la lot de la voi-Ire?Il n’est pas même besoin d'en parler.Impopulaire dans les villes, elle sera impopulaire dans les campagnes, dès qu'on l’aura vu fonctionner.Il est possible qu'elle passe en impopularité—cela parait pourtant invraisemblable, — l’impopularité de son auteur.Que les gens de l'opposition attendent et se tiennent, en éloignant les anciens unionistes qui les pourraient compromettre; et le temps fera une bonne partie de leur besogne.NEMO.Bloc-notes Magnifique effort On bénissait dimanche, ù Woonsocket, paroisse Sainte-Famille, la pierre angulaire d’une nouvelle école paroissiale.Dimanche prochain, on bénira dans une autre paroisse de la même ville, la paroisse Saint Louis-de-Gonzague, la pierre angulaire d’une autre école - nouvelle.Voici dix-huit mois à peine qu’une autre écoie paroissiale, l’école Sainte-Jeanne d’Arc, ouvrait ses portes à Woonsocket.“Cinq paroisses franco-américaines, dit notre confrère la Tribune de Woonsocket, cinq écoles paroissiales franco-américainesl Pardon, plus que celai N’avons-nous pas, en effet, à notre actif scolaire un pensionnat, le pensionnat Jésus-Marie, où nos jeunes-filles reçoivent une instruction et une éducation supérieures, plus un collège, le collège du Sacré-Coeur, qui donne à plus de trois cents jeunes gens américains de langue française les moyens de se préparer un bel avenir dans le monde commercial et industriel?’’ Le bilan -est fort beau, en effet, et l’effort fait par les Franco-Américains pour la création d’écoles paroissiales.alors qu’ils sont quand môme tenus de payer l’impôt pour les écoles publiques, est quelque chose de magnifique.Ajoutons, en note, que plusieurs conseils municipaux, dont celui de Woonsocket même, ont déjà protesté contre la loi Peek, dont nous avons récemment parlé.Les chefs du mouvement protestataire chez les nôtres demandent au gouverneur du Rhodc-Island de refuser de sanctionner cette loi.Des noms français Nous avons signalé la vigoureuse campagne que poursuit, en faveur du français, le Patriote de l’Ouest, de Prince-Albert, Saskatchewan.L’un de ses derniers efforts porte sur la question des noms français.Il demande à nos compatriotes do l’Ouest de ne pas laisser changer, quand ils le peuvent, les vieux noms français qui rappellent l’antique passé du pays et, dans leurs établissements nouveaux, de choisir aussi des noms français liés au passé du pays.Là encore nous pourrions demander aux Canadiens français de l’Ouest une leçon, Dans des régions complètement françaises, on a laissé poser dos noms étrangers qui ne disent absolument rien à la population.Parfois on a laissé aussi tourner à l’anglaise un vieux nom canadien-français, Tous ces détails aident à constituer la physionomie d’un pays; il faut les surveiller.Fête paroissiale On fêtait récemment, à Saint-Justin, comté do Maskinongé, un tou-chant anniversnirei lu cinquantenaire d’exercice de la médecine, dans cette paroisse, de M.le Dr Coulombe.Le fait mérite d'être signalé.Car cinquante ans de pratique médicale dans une paroisse rurale, cela représente une somme peu ordinaire de sacrifices et do dévouement.Ajoutons que le Dr Coulombe, très estimé comme médecin chrétien, est en outre un grand ami de l’agriculture.Il q été pendant longtemps l’un des conférenciers agricoles les plus aimés de la région, qui, de ce chef aussi, lui doit beaucoup.Au pays de Saint-Justin, ofi l’on s’enracine solidement (le curé, Mgr Gérin, est là depuis près d’un demi-siècle, lui aussi), où l’on vit longtemps (les fondateurs de la paroisse sont morts nonagénaires), on souhaite au Dr Coulombe d’atteindre, en continuant de faire du bien, scs quatre-vingt-dix ans.C’est un souhait auquel nous faisons volontiers écho.Pour l’école de Windsor Nous aurons sûrement l'occasion de revenir sur l’appel fait en faveur de la fondation d’une école libre française à Windsor, Ontario, fondation qui, déclare M.le séhateur Bclcouii, "intéresse, toute la race”.Rappelons simplement pour aujour- La session fédérale L’Ontario prend la grosse part C’est pour cela qu’elle ne veut pas la coupure du budget de la milice — Un homme d’esprit qui a déjà mené des boeufs — Des questions intéressantes.ini Ottawa, 2 mai.aujourd’hui, un singulier incident au moment où la Chambre se formait en comité des subsides.Le colonel Clark, conservateur, se lève pour parler de l’utilité des dépenses militaires.Les discours, à ce moment, se terminent presque toujours par uu amendement, et l’on prévoit, dès le début, que le parti conservateur veut en présenter un pour que le budget de M.Graham ne soit pas diminué.Cet amendement n’est pas présenté et tout se termine en queue de poisson.Dans le cas contraire, il aurait pu embarrasser assez sérieusement le parti libéral qui n’a pus encorç tenu son caucus sur cette question.Tel quel, le discours de M.Clark constituait une invite assez tentante à M.Graham et aux autres libéraux qui veulent tenir les dépenses de la milice à leur niveau ordinaire, de ne pas se laisser influencer par les Canadiens français et de compter sur l’appui des conservateurs.Ce discours se réduit à un plaidoyer en faveur du maintien de la milice.Il peut y avoir des guerres de surprise auxquelles nous devons constamment nous préparer; il ne serait pas juste de compter sur les soldats qui ont pris part à la dernière guerre pour nous défendre, notre statut international sera plus élevé si nous avons une forte armée pour nous soutenir et il est peu probable que les conférences fassent disparaître le danger de tout conflit dans l’avenir.Voilà les principaux arguments que M.Clark a laborieusement développés pendant une heure, avec le minimum de talent oratoire qui se puisse trouver chez un député.Mais M.Clark a omis de nous dire la principale raison pour laquelle l’Ontario est si favorable aux camps d’entraînement dont il s’agit dans l’amendement Power et dont il parle.On la trouve dans une réponse à M.Prévost, député de Terrebonne, donnée, hier, par M.Graham.Pour l’année 1911-12, la province voisine a absorbé 9549,408 sur $1,169,107 accordés à cette fin pour tout le Canada; en 1912-13, $925,522 sur $1,719,257; en 1913-14, $778,110 sur $1,805,413; en 1914-15, $882,327 sur $1.875,944; en 1920-21, $235,392 sur $481,027.Ainsi, les statistiques prouvent |iue l’Ontario obtenait, à elle seule, ordinairement, la moitié ou près de la moitié de la somme totale votée par le parlement.La province de Québec en obtenait ordinairement le septième ou le huitième, tandis que les autres provinces se partageaient le reste.Notre province-soeur tient ainsi à conserver une bonne part du gâteau qu’elle mangeait autrefois avec tant d’appétit.Voilà qui explique bien une convoitise qui, pour opérer une diversion, hisse tout de suite le drapeau du patriotisme nu haut du mât national.Le discours de M.Clark n'a amené qu’une courte réplique de M.Graham, ministre de la milice, qui dit quo M.Power, soldat et officier de la dernière guerre, a le droit de présenter son amendement sans que son patriotism* soit mis en doute.M.Graham paraît aussi Îdus conciliant qu'il l’était l’autre our, et selon la rumeur, il va consentir à une diminution de la somme destinée aux camps d’entrainement, au cours du caucus qui aura lieu demain.Les libéraux cana-diens-français n’ont pas parlé aujourd’hui, surtout pour «ne pas tomber dans le piège que contenait le discours de M.Clark, car il aurait pu les entraîner à d'inteinpér'antes déclarations contre I* service militaire.M.Clark n’a pas manqué de dire, en effet, que quelques-uns des députés nu gouvernement étaient opposés à la conscription pendant la dernière guerre, et d’autres amabilités de ce genre.Tl essayait d’attiser un feu où les braises sont aujourd’hui joliment couvertes de cendres.On peut remarquer avec intérêt certaines statistiques de M.Clark qui prouvent que le Canada a fait un travail plus effectif sur les champs dn bataille que les Etats-Unis.* * • Pendant quo M.Réland défend les prévisions budgétaires de son département, M.Charles Mardi, d’hui que Cet appel a reçu de lu presse française, en général, un accueil très favorable.Plusieurs souscriptions — une première liste sera publiée demain parles journaux — sont déjà venues affirmer la sympathie pratique des Canadiens français de In province dô Québec.Rappelons que foutes les offrandes —- argent ou articles pour la tombola qui «’ouvrira à Windsor le 1er juin — peuvent être adressées, soit à la Ligue, des Patriotes, bureau 37, Immeuble Lnbelle, Windsor, Ontario, soit nu secrétariat général de l’Association catholique de la jeunesse.canadienne-françuise, Immeuble Versailles, 90, rue Saint-Jacques, Montréal.O.H.R député du comté de Bonaventure, soulevé un point important.11 n’y a pas un commissaire sur trois, qui parle 1* français, au bureau des pensions.Pas un seul employé de ce departement ne parle le fran-CiMs.M.Quarles Marcil demande à (b'Iaml s il a donné quelque consideration à cette situation.“Oui” répond simplement M.Bélaml.Alors, est-il possible de savoir le résultat de ces considérations?biles ne sont pas terminées encore répond le ministre.Le chef de 1 opposition, directement mis en cause, parce que les nominations se sont faites sous son règne, veut alors défendre sa politique.Il dit combien M est difficile de trouver un candidat convenable à ces positions.Mais tout son plaidoyer et tous les plaidoyers du monde ne pourront jamais convaincre un homme sensé qu’un gouvernement ne peut trouver un Canadien français, soldat de retour *du front ou autre, pour remplir la fonction de commissaire et des fonctionnaires de notre langue.Essayer de prouver le contraire serait aller un peu loin.M.Béland devra donc profiter de sa position pour changer le personnel, un jour ou l’autre et réparer l’injusitice faite.* « • Dans la soirée, de huit heures à neuf heures, la Chambre étudie les bills.Aujourd’hui on lit en seconde lecture la loi qui accorde au Pacifique Canadien «n délai pour construire le chemin de fer Esqulma.lt et Nanaimo.SM.Neill, l’adversaire du projet, présente aussitôt un amendement pour obliger la compagnie à commencer dans un délai d'un an, au lieu de deux, son travail de préparation.On prend le vote par assis et debout sur cet amendement et il se trouve aujourd’hui 70 députés pour et 70 contre.M.Gordon, vice-président, se lève et dit: “Je vote contre l’amendement”.Il se rassied et se lève ’aussitôt pour donner sa déet-sinos “Je déclare l’amendement erdu”.A la fols juge et partie ans la cause, M.Gordon est l’heureux mortel qui décide à lui seul la question et prononce le verdict; cette situation amusante fait la joie de scs collègues.M.NcHl proie président quitte e fauteuil, proposition qui, adoptée.aurait pour effet de tuer Je bill.Un second vote écarte Ta résolution par une majorité do cinq voix.M.Neill toujours tenace propose enfin on troisième amendement pour que la compagnie perde ses pouvoirs de construction, si elle ne construit pas dans les délais prévus par la lof.11 fait do l’obstruction jusqu'à neuf heures, pour que le bill ne passe pas ce soir, car à neuf heures, le règlement oblige la Chambre à revenir au budget, Mais 11 fait d© l'obstruction avec esprit.A M.McMaster qui lui demande de parler plus fort, il répond: “Dans mes jeunes années, J’avais l'habitude de conduire des boeufs, et tout mortel qui a jamais conduit des boeufs sera de mon avis, si j’affirme qu’on ne peut k faire qu’avec une voix très forte et un bon vocabulaire profane.Or je crains que l'habitude soit si forte en moi que si j’élève ma voix à la hauteur convenable pour me faire entendre, je retomberai nécessairement dans mes vieux péchés”.M.Vien soulève un point d’ordre pour empêcher M.Neill d* parler, parce qu’il fait de l’obstruction, M.NeiTl parle sur le point d'ordre jusqu’à cc- ¦¦¦¦¦¦¦¦¦ poiAt plutôt que sur l'autre.• » • M, Hobb présente ensuite les estimés du ministère du commerce.La discussion s’élève tout de suite, M.Meighen et quelques progressistes voudraient que les derniers chiffres du recensement soient tout do suite rendus publics et l’affaire réglée définitivement.M.Robh répond qu’il y a encore du travail à faire et que les rapports du recensement ne sont pas terminés, Des erreurs et des fautes existent.Quatre énumérateurs de l’ouest ont été condamnés à des amendes parce qu’ils ont fait des additions aux listes afin de grossir le chiffre do population de certaines villes.Dans l’est du Canada on a adopté le procédé contraire, et c’est des soustractions qu’on a faites.M.Charles Marcil avertit alors le gouvernement d’avoir à se défier des rapports des recenseurs de la ville de Montréal, parce que des journaux ont parlé d’erreurs patentes, et que scion des rumeurs le recensement y a été mal fait.M.Robh répond que Ton prend toutes les précautions nécessaires, et qu’il n’y a pas tant d’erreurs qu’on Ta Cru généralement.Les conservateurs et les progressistes ne tiennent à avoir les chiffres définitifs que pour préparer In nouvelle distribution éleotornlo qui se fera prochainement.Un progressiste souligne le fait qu’il y n actuellement une résolution au nom rie M.Shaw pour demander le remaniement dès cette session, lour sa part, il est en faveur de cette resolution.Voilà un autre caillou dans la route déjà raboteuse des libéraux.s » * .M.Bureau a fait adopter, en cinq minutes environ, les estimés budgetaires de son département des douanes au montant de cinq millions.*• * * M.Jos.Binette, député progressiste de Prescott, vient d’inscrire au feuilleton une série de questions importantes.Il veut d’abord savoir si le gouvernement canadien a l’intention d’émettre un timbre bilingue à l’exemple de TEtat libre d’Irlande qui vient d’émettre un timbre portant une inscrip-tion en anglais et une autre en gaélique.Il demande si le ministère a accordé des contrats d’impression à certains journaux de la province de Québec, et dans l’affirmative à quiils journaux, et pour quelles somme ces contrats ont été accordés.Il interroge aussi le cabinet sur les souscripteurs de fonds électoraux, afin de savoir si une loi les obligera bientôt à rendre publics leurs noms et le montant de leurs versements.La canalisation du Saint-Laurent vient en dernier lieu, et M.Binette s’informe si le gouvernement a communiqué avec le gouvernement impérial, avec l’ambassadeur anglais à Washington ou avec le Congrès américain, sur cette question.Le gouvernement devra répondre bientôt.Léo-Paul OESROSIERS.parle sur le point d ordre pisqu neuf heures, n’ayant aucune obji tion à faire de l'obstruction sur i Une lettre du Saint-Père à la ligue apostolique La ligue apostolique a adressé au Souverain Pontife ses hommages et scs voeux.S.Em.le cardinal secrétaire d’Etat a daigné lui ré-let,re savante : SE(.RETARI A DI STATO DI SUA SANTITA 2 107 Dal Vnticano, 8 avril 1922.Mon Révérend Père, Le Souverain Pontife Pie XI a eu pour très agréable Thonimagc (1 entière soumission et les voeux de ’dété filiale que vous lui avez récemment adressés au nom de la Ligue apostolique pour le retour des nations et des peuples et de I ordre social tout entier à Dieu et à son Christ par la sainte Eglise”.L esprit d’npostnsie pratique qui ne veut pas reconnaître pour Dieu et unique sauveur Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui ne fait pas à I Eglise la place qui lui a été assignée d’en haut et que réclame sa divine mission sur la terre, n’e&t-il pas l’explication des maux dont souffre In société actuelle et aussi un trop juste sujet de crainte pour 1 avenir?La paix, la vraie paix, dont nous savons qu’elle est la tranquillité de Tordre, ne s’étnblic-ra que sous le très doux règne du Christ.Pour hâter son avènement, vos ligueurs recourent surtout à la prière et nu sacrifice.Qu’ils en soient loués et félicités: les moyens employés sont aussi nobles que le but poursuivi.Comme gage de sa particulière bienveillance et des faveurs divines les oins abondantes, le Souverain Pontife leur accorde de tout coeur, ainsi qu’à vous en particulier, mon Révérend Père, In bénédiction apostolique.Je suis heureux de profiter de I occasion qui m’est offerte pour vous renouveler l’assurance de mon religieux dévouement en Notre-Seigneur.(Signé) P.Card.GASPARRI Bureaux de la Ligue: Paris, 7, rue Les Cases.Les “Débuts d'un Missionnaire" UNE NOUVELLE EDITION — DIX MILLE EXEMPLAIRES Le R.P.Bonaventure Péloquin, O.F.M., vient de publier une deuxième édition de ses Débuts d’un missionnaire, l’intéressant ouvrage dont le Devoir a plus d’une fois déjà entretenu ses lecteurs.En quelque* mois, cinq mille exemplaires de ce volume ont été enlevés et le nouveau tirage — cinq mille encore — est déjà entamé.Ceci atteste, avec l’intérêt intrinsèque qu’offre le livre, la salutaire curiosité que suscitent les ouvrages qui traitent des missions.Cela est particulièrement consolant à l’heure où les religieux canadiens s’en vont à la conquête de nouveaux champs d’activité, où notre épiscopat fonde un séminaire des missions étrangères.La deuxième édition des Débuts d’un missionnaire est enrichie d’une couverture illustrée, d’après un bois travaillé par des artistes chinois, d’illustrations nombreuses et qu’on a eu le temps de traiter avec un soin spécial, d’un chapitre considérable et neuf sur les missions en général et le rôle qu’y doivent tenir les Canadiens.Elle devrait être assurée d’un succès aussi rapide que celui qui accueillit sa devancière.— O.II.N.B.— Le prix des Débuts d’un missionnaire est toujours de 75 sous, plus les frais de port (5 sous).“JE CONVERTIRAI MON MARI” Le “DEVOIR” commencera demain la publication de ce très intéressant feuilleton de Jean Vézère, (’auteur si aimé de ses lecteurs. LE DEVOIR, MONTREAL, MEKLKfcDl a MAI WZ2 VOLUME XUl.—No lui LETTRES AU “DEVOIR” N sua a* publions quo des lettre» signées, ea des communications ac compagnies d'une lettre signée, avei adresse authentique.Los correspondants anonymes s’épargneraient du papier, de l’tencre, ta UmVe-poste, et a nous une perte le Uaipa, ails roulaient bien en prendre note définiUrcmeat Les incendies UNE CALAMITE NATIONALE M.le directeur, Est-ce que le coeur de tout Canadien français ne se sert pas et ne s'attriste pas à la vue de tous ces feux qui détruisent régulièrement, méthodiquement, inlassablement, la plupart de nos monuments religieux ou publics?Pour ne citer que les plus notoires: l'Université de Montréal, l’hôtel de ville de Montréal, l’église de Ste-Anne-de-Beaupré, l'église du Sacré-Coeur de Montréal, l’église d'Hochelaga, le couvent des Soeurs de la Congrégation de la Pointe-aux-Trembles et plus loin dans le passé : le monastère (TOka, Villa-Maria, le collège et l’église de Ste-Anne-de-la-Poca-tière, le séminaire et la cathédrale de Chicoutimi, et combien d’autres.Les causes sont-elles dues à l’effet du hasard, à des mains criminelles, à la négligence, au manque de surveillance, à une installation électrique défectueuse?Il est et il sera difficile de l’établir.Mettons que la Providence itermeüe ces fléaux pour nous faire réfléchir et, puisque vaut ’mieux tard que jamais, nous pousser à changer une fois pour toutes nos méthodes de construction.On a beaucoup écrit dans ces derniers temps à propos de ces incendies de grand nombre de mo-1 numents importants de la province de Québec.Ces jours derniers encore M.C.-E.Gravel écrivait dans le Devoir des choses absolu- ! ment sensées sur la construction de nos églises.Il g a quelques semaines un architecte, M.Audet, recommandait la construction de voûtes d’église en maçonnerie on en bâton armé et il faisait de justifiables remarques sur la construction des édifices religieux.Mats il y o un point de vue sur lequel on ne s’est pas encore arrêté et c’est l’aspect economique de cc mal national.Peut-on mesurer la perte incroyable de deniers qui se dépensent à reconstruire des édifices qui auraient dû demeurer pour des siècles et qui disparaissent parfois au bout de quelques années, exemple l'église de St-Jean-Baptiste de Montréal bâtie trois fois dans l’espace de quelques années seulement.Et combien d’autres qui ne nous viennent pas à la mémoire.Les sommes accumulées par tous les bazars, les baptêmes de cloches, les poses de 1ère pierre, les fêtes, les tombolas, les euchres organisés pour payer l’église, le presbytère, l’école, le couvent, le collège, le monastère consumés entièrement, que d’institutions économiques n’auraient-elles pas aidées, soutenues, relevées, empêchées de sombrer, si elles avaient été disponibles au moment propice, au lieu de servir 2 fois et même 3 fois pour le même objet, en pure perte, pour de ta fumée, pour servir à fabriquer des boites d’allumettes, des feux, non pas de joie, priais de douleurs.Calcule-t-on le retard occasion tié à notre avancement économique par ces séries continuelles d’incendies qui ne devraient pas arriver.Il est beau de parler de l'indépendance économique des Canadiens français, mais combien plus important est-il de travailler ri ne pas l’entraver irrémédiablement.Chaque église brûlée coûte aux Canadiens français une petite fortune.Pourquoi?Parce que les marguiltiers craignent de payer les primes qui assureraient les édifices à pleine valeur.Ste-Anne-dc-Beaupré évaluée à environ 1 million, est assurée pour A peu près $200,000.Ste-Anne se reconstruira.Qui va payer?—Les pèlerins.Parmi ceux-ci beaucoup d’étrangers souscriront, mais combien de Canadiens français?Et tout cet ar-ttçnt aurait pu servir ri d’autres fins ou à accumuler des trésors artistiques, si l’édifice eût été construit A l’épreuve du feu.L’hôtel de ville de Montréal, qui va payer pour sa reconstruction?Quels sont les gens qu’attraperont les taxes imposées pour le rebâtir?Les citoyens de Montréal dont la majeure partie est formée de Canadiens français.Les collèges, les églises, les écoles, les couvents, qui paient pour leur construction ei leur reconstruction quand ils brûlent?Toujours les Canadiens français au mof/en de répartitions ou de perceptions qui existent sans cesse dans chaque paroisse, dans chaque arrondissement ou municipalité scolaire.Ne vaudrait-il pas mieux ne pas construire du tout que de cons traire toujours beau, toujours grand, toujours richement, si les constructions ainsi élevées ne sont pas sûres d'être préservées et sont a la merci du moindre feu qui se déclare au moment oû on s'y offend le moins?Certes, le Canadien français ne s'objecte pas A cons traire beau, surtout pour son égli se et même pour le presbytère, ce qui indique bien l’amour qu’il porte A Dieu et A son représentant Mats franchement devant la perspective de construire sans garantie de préservation, qui pourrait s’étonner de son hésitation, surtout A la suite des conflagrations innombrables dont il a été témoin?On peut se faire une idée de la valeur représentée par nos monuments religieux, nos maisons d'é-lucation, nos édifices publics en loutirant des statistiques mnnict-mies du Québec le chiffre qui ’ournit la valeur estimée des biens fonds non Imposables.En 1920, la statistique donne pour toute la province de Québec le montant respectable de $411,5715,713.00.St on se rappelle que les édifices ne sont jamais évalués a leur pleine l'aleur, on peut dire sans craindre U ÉMERAUDE L’EMERAUDE est la pierre de naissance du mois de mai.Cette gemme était célèbre dans l’antiquité autant que de nos jours.Il s’en trouvait d’une grosseur inconnue depuis.Théophraste rapporte qu'un roi* de Babylone présenta au roi d’Egypte une émeraude dont la longueur était de quatre coudées et la largeur de trois.La stèle sur laquelle le célèbre philosophe avait lu cette anecdote devait être d’une lecture difficile.Cependant on sait quey sous Louis XIV, le mobilier de la couronne comptait plusieurs vases taillés dans des émeraudes.L’histoire de la déesse Emeraude, citée par G.de Véga, paraît être vraisemblable.Cet auteur dit que les peuples de la vallée de Manta, au Pérou, adoraient une émeraude grosse comme un oeuf d’autruche; on la montrait les jours de grande fête; les Indiens accouraient de toutes parts pour voir leur déesse et pour lui offrir des émeraudes.Les caciques donnaient à entendre que la déesse était bien aise qu’on lui présentât ses filles, et, par ce moyen, ils en amassèrent une grande quantité.Les Espagnols, dans le temps de la conquête du Pérou, trouvèrent toutes les filles de la déesse; mais les Indiens cachèrent si bien la mère, qu’on n’a jamais pu savoir où elle était.Quelques-unes des pièces les plus somptueuses de notre joaillerie sont serties d’émeraudes.A noter une bague ornée d’une grosse émeraude et de deux diamants, valant $3000.00.Mais nous en avons de plus -modestes, y compris les bijoux à émeraudes synthétiques, valant depuis $5.00.Scott if BOUSQUET Treres Limitée.BIJOUTERIE JOAILLERIE ORFEVRERIE 479 Eut Rue Ste-Çatherine puissance comme elle l’a montré duns 4'Iintrée des dieux aux Walhal-la (Crépuscule des dieux, l'ouverture 1812 de Tchaikowskv, la délicatesse dans le Casse-noisette de Tschaikowsky, l’accent romantique dans l’ouverture de Tannhauser, la Marche Hongrmsç, l’Arlésienne, le sens de la musique pure exhibé dans les deux derniers mouvements de la cinquième symphonie et, dans l’oeuvre de Bade.M.Wood conduit d’une façon qui parte à ses musiciens: il souligne ies accents, dessine les phrases mais ne bat pas toujours la mesure, cho- se inutile après l’entraînement qu'il a fait subir à ses instrumentistes.Cet après-midi, le programme comprend des oeuvres de Saint-Saëns, de Weber, d’Elgar, de Tschai-kowsky, de Wagner, d’Ambroise Thomas, de Grieg et de Schubert.Ce soir, nous aurons les deux pre- miers mouvements de 5e symphonie et des oeuvres de Wagner, Li-tolff, Sibelius.Delibes, Holst, Ketel-by et Luigini.Après le concert, ia musique des Grenadiers de Montréal a reçu les musiciens écossais à son arsenal.Fred.PELLETIER.non imposables, ce qui veut dire nos églises, nos sacristies, nos presbytères, nos écoles, nos collèges, nos couvents, nos universités, nos orphelinats, nos hôtels de ville, etc., représentent une valeur d'en-uiron un demi milliard pour toute la province de Québec.Mettons que le quart doit aller aux institutions anglo-protestantes, il reste encore le joli chiffre de 375 millions de piastres comme part des Canadiens français.Au taux actuel des Incendies annuelles, dans combien de temps cette somme immense sera-t-elle consumée?Peut-on de coeur léger se résoudre à croire que tout cela passera en fumée?U y a deux solutions à ce problème.D'abord préserver ce qui a été bâti dans le passé et ensuite prendre les moyens nécessaires pour empêcher à l’avenir toute chance d'incendie de nos monuments religieux et de nos édifices publics.Pour les édifices actuels, dont la majeure partie n’est pas A l’épreuve du feu et dont quelques-uns sont de vrais monuments d'art, des sanctuaires vénérés, des reliques du temps passé, U faut augmenter la surveillance, une surveillance inlassable, surtoc' des fils électriques installés dans bien des cas au petit bonheur, sans soin, par des gens incompétents, ignorant le danger qu’ils font courir à toute une population et se souciant peu de la perte matérielle qu’ils ménagent à leurs concitoyens, si le feu se produit par une étincelle électrique due à un court-circuit.Et de grâce, pour cette surveillance qu’on ne la confie plus, comme c’est malheureusement le cas dans bien des endroits, au plus innocent, au plus fou de la paroisse.Ot) irait te marchand qui, aa lieu de s'attacher le plus débrouillard, le plus- intelligent des com mis ferait un exprès pour n’employer que le plus nigaud, le moins apte à développer son commerce?Et lorsque ce marchand doit s'absenter, est-ce qu’il ne confie pas à un homme sûr la garde de son magasin et de sa maison, de peur qu’un vol, un accident, une i.égli-gence ne risque de lui faire perdre ce qui lut assure un gagne-pain et une habitation?Pourquoi dans le cas d'édifices imj>ortants ne f-as avoir un gardien prudent, compétent et réalisant la responsabilité de sa charge?U faut êgatenïent que les autorités intéressées voient A bien pourvoir d’extincteurs chimiques, et surtout en quantités suffisantes, toutes les constructions où habitent et logent plus qu'un certain nombre de personnes.De plus il faudrait qu’aussitôt que possible là où cette précaution est nécessaire et aujourd'hui indispensable, on s'empresse de revêtir de parements incombustibles l’extérieur et l'extérieur des murs actuels : l’extérieur en briques, en pierres de taille ou en béton, l’intérieur en tuiles on en enduits ocrant toute la sécurité voulue, les planchers en dalles, les colonnes en marbre, les plafonds en matériaux indestructibles, les toits en ardoise ou autre matériel de même genre.Combien de fois le feu est communiqué d ces édifices par une étincelle provenant de Vincendte d’une maison voisine, alors que le moindre tison, volpnt sur un toit asséché par ies ragons du soleil d’été, contribue A allumer le plus beau des brasiers.Mats pour l’avenir le mot d’ordre doit être: PLUS DE CONSTRUCTIONS INFLAMMABLES.Il faut éliminer les incendies en ne permettant plus, dût le gouvernement provincial intervenir par nne loi de défense pour tous les édifices publics, la construction en bois, quelque gros et épais fût-il.Les ordinaires, les curés, tes fabriques, les commissaires d'école, les conseillers de ville, les autorités on les supérieurs d'institutions religieuses devraient empêcher, sons quelque prétexte que -ce soit, les édifices qui ne seraient pas A l'épreuve du feu et qui seraient construits en matériaux consumables par le feu.Et si par hasard de semblables bâtiments devaient, s’élever alors II devrait être stlpu ces pour la pleine valeur devront être prises, sans égard au montant des primes exigées.Sans quoi, la race canadienne-française peut s’attendre à passer son existence à payer pour des constructions vouées d’avance au sort plus ou moins lointain de disparaître en fumée, et elle peut être sûre de ne jamais être en mesure de ramasser les économies nécessaires pour aider à son expansion économique.Belle perspective en vérité! Non, cela ne doit pas arriver.Et il faut que la législature du Québec, qui sait agir quand besoin U y a, il faut que les députés étudient cette question sérieusement et légifèrent sévèrement pour empêcher des calamités semblables.Plus de fausse économie, plus de tergiversations, attaquons le mal dans sa racine.Qu’on ne bâtisse plus en bols, mais seulement I en briques, en pierre ou en béton armé, ce mode de construction si économique, si adaptable à tous les genres, d tous les goûts, à tous les besoins.Ainsi seulement sauverons-nous du désastre et éviterons-nous de perdre tout cet argent, ces sommes fabuleuses quand on y réfléchit, ce coulage économique qui retarde constamment notre développement national, ces souscriptions continuelles, ces capitaux énormes dont tant de nos industriels, à commencer par notre industrie agricole, base de toutes les autres, tant de nos maisons de commerce, tant de nos institutions financières auraient besoin, pour prendre place au soleil.La leçon des incendies nous sc-ra-t-elle profitable enfin?C’est à souhaiter, sinon c'est à désespérer de notre intelligence et de notre bon sens.Louis HUBTUBISE 7.C.de l’Action française.Montréal, 29 avril 1922.Les concerts ear, on pem aire sans crainarc i a ' «**" lé formellement que de» assurait- LA MUSIQUE DES GARDES ECOSSAISES La musique des Gardes Ecossaises (H.M.Scots Guards) a donné deux concerts, hier, et en donne deux autres aujourd’hui à 1’Arena.C’est une harmonie d’environ quarante instrumentistes très homogène que dirige avec beaucoup d’autorité le lieutenant F.W.Wood.L’assistance était assez maigre, hier après-midi, mais en revanche la musique a joué, hier soir, devant trois ou quatre mille personnes.Les programmes qui ressemblent à ceux des orchestres symphoniques comprennent des ouvertures, des symphonies, des suites, mais peu de morceaux de genre.En deux concerts, hier et ce soir, la musique aura donné toute la cinquième Symphonie de Beethoven; cet après-midi elle donne l’Andante de la Symphonie inachevée de Schubert.Au premier concert elle donnait l’Ouverture Léo-nore No 3.Elle fait une bonne place à la musique française, A Wagner et A T.schaikowaky : la Marche Hongroise de lu Damnation de Faust, la Suite No 1 de VArtésienne, hier soir la Marche Française do lu Suite Algérienne de Saint-Saëns, l’Ouverture de Mignon cet après-midi, Maximilien Robespierre de Litolff, le ballet de Coppélta représentent lu première, Une des oeuvres données, hier soir, a fait briller la musique écossaise par une splendide exécution: la Fugue en sol mineur pour orgue de Bach, précédée d’un prélude et d’un choral, An courant de la fugue, lo choral fragmenté par les trombones, les cors et les pistons ac mêle aux développements rnntrapimctiques joncs par tous les bols d’une façon grandiose, mais l’oeuvre ainsi traitée demande une sûreté d’exécution qui requiert une mise au point i longue et difficile, L’interprétation en fut merveilleuse, < Ut musique possède À fe lois la 0BUSBtÊÊÊÊÊÊUBÊié& Magasins PâmoN-pRAFT Excellente Occasion d’Epargner de VArgent Cravates Nous avons le plus beau choix de cravates de printemps qu’il y ait jamais eu dans notre magasin.Elles sont toutes comprises dans notre grande vente.Cravates de $1.00 75c Cravates de $1.50 $1.15 Cravates de $2.00 $1.65 Cravates de $2.50 Cravates de $3.00 $2-45 Cravates de $3.50 $2-95 Pardessus Burberry Nous les vendons tous.Il y en a de tous les poids.C’est un merveilleux choix.Prix réguliers $55.00 et $75.00 $59-60 Chaussettes en fil de Lille Couleurs sobres et couleurs de fantaisie, Excellente qualité.Prix réguliers 75 cts.55c 1 m 2000 COMPLETS FASHION - CRAFT 500 PARDESSUS FASHION-CRAFT 300 PARDESSUS BURBERRY 450 Douz.de Chemises de Printemps 1000 Douz.de Cravates d’Hommes 3000 Chapeaux en Feutre pour Hommes En vente demain matin à 9 heures.Complets Bleus de Fantaisie de $65 $4 g so Vous connaissez bien la qualité, le genre et la façon de tout ce qui sort de Fashion-Craft.C’est une garantie de satisfaction parfaite.Cette série de complets comprend tous nos meilleurs worsted et vécunas bleus, de la laine la plus pure; 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II hturea.30.17; 1 heur» da l’après-midi, 30.13.DEUXIÈME SEANCE PLENIÈRE Cette réunion des délégués à Gênes s’est ouverte cet avant-midi — Les Belges sont absents — Les commissions de la finance et du transport présenteront leur rapp ort — M.Barthou rencontre le cabinet franç ais.Une réponse qui n’explique rien LE SECRETARIAT’ DE LA PROVINCE S’ABSTIENT D’INTERPRETER LA LOI SUR LA CONSERVATION DES MONUMENTS HISTORIQUES DE LA PROVINCE.— M.TREPANTER EST MECONTENT.Gênes, 3 (SjPA.— La deuxième séance plénière de la conférence économique de Gênes s’est ouverte iâ dix heures cet avant-midi.La délégation belge était présente, vu qu’-jl ne sera pas question à cette seance du mémoire russe contre lequel les délégués belges se sont insurgés, hier.Les représentants de la Russie sont entrés dans la salle quelques minutes après.Le premier ministre Facta, d’Itailie, a alors déclaré la séance ouverte.Les galeries étaient bien moins garnies de spectateurs que lors de la première séance générale de la conférence.Cela se comprend, car cette séance-ci a été convoquée pour adopter les rapports des com-missions de finance et du trans-.port.Les disputes politiques concernant le problème russe en sont éliminées.Le rapport de la commission de finance a été présenté par sir learning Worth!ngton-Evans qui a déclaré que le rapport est aussi important à d’univers que le fut autrefois le code justinien.Il a dit, entre autres choses, que le pouvoir d'achat de l’or ne saurait être stabilisé dans la coopération des Etats-Unis.Le rapport financier renferme 19 résolutions au nombre desquelles on remarque une recommandation que la Banque d’Angleterre convoque une réunion des principales banques à émissions pour régulariser le crédit et étudier la réforme de la monnaie courante.Les résolutions préconisent également un Congrès de financiers en vue de centraliser et de coordonner la demande de l’or, lequel devrait être adopté comme l’étalon de la monnaie européenne.En ne participant point, hier, aux délibérations de la sous-commission dos affaires russes, les délégués belges ont voulu marquer leur mécontentement de cette clause du mémoire à envoyer aux Russes qui traite de la restitution des biens des étrangers dans l’ancien empire des Tsars et que le gouvernement soviétique a nationalisés.L’amendement que les Français ont fait inclure au mémoire a pour but de renforcer les gages des anciens propriétaires de biens en Russie de façon à leur permettre de recouvrer entièrement leurs propriétés ou d’obtenir une part équitable dans les compagnies qui les contrôlent, si celles-ci sont formées.La Belgique voulait la restitution complète des biens de l’étranger en Russie et la France a longtemps combattu dons le même sens pendant les délibérations.L’assemblée a adopté le rapport financier à midi et quart, puis s’est mise à considérer le rapport de la commission du transport.Dans son discours sur le rapport de la commission de finance, le Dr Walter Rathenau, ministre des affaires étrangères d’Allemagne, a encore fait allusion au désarmement.Il a dit que le commerce mondial devra doubler pour améliorer les conditions actuelles, mais qu’il ne doublera pas tant que les nations seront toujours prêtes à se sauter à la gorge.M.Tchitche-rine, ministre des affaires étrangères de Russie, a aussi amené la question du désarmement sur le tapis.“Ce n’est qu’en se pliant à une politique de paix, dit-il, que les nations arriveront à équilibrer leurs budgets.A midi et demi, le rapport de la commission du transport a été a-dopté et la séance a été immédiatement ajournée.M.BARTHOU A PARIS Paris, 3, (S.P.A.) M.Louis Barthou, chef de la délégation française à Gênes, est arrivé à Paris a lOh.39, ce matin, et s’est rendu tout de suite au Ministère des affaires étrangères pour conférer avec M.Raymond Poincaré, président du conseil des ministres.M.Barthou assistera à une réunion du cabinet à deux heures cet après-midi.VICTOIRE QUI COUTE CHER Le général Chang Tso Line réussit à arrêter l’avance des troupes rivales sur Chang-Sin-Tien — Les victimes sont n ombreuses — Du renfort de Shanghaï.Pékin.3.(SP.\.) — L’armée du général Chang Tso Line a réussi momentanément du moins à résister à la poussée sur Ghangsintien et à enrayer l’avance du général Wou Pei Fou sur Pékin.Cette victoire cependant a coûté cher, car Ghangsintien est remplie de blessés, dont plusieurs meurent, faute de soins médicaux.Si Chang g eu du succès sur ce point, ailleurs, c’est-à-dire sur le front de 100 milles qui va de Pékin à Tien Tsin les chances ont été à pent près égales.Ia>s deux commandants amènent des renforts pour le combat décisif.Les voies de communications du général Ghang sont en péril en avant et en arrière car le général Wou a lancé 40,000 hommes contre son centre droit afin de couper le chemin de fer Pékin Tien Tsin.L’amiral Tou Shih Kwei a notifié le corps consulaire de Nankin qu’il a l’intention de couper l’embranche-ment reliant ce chemin de fer avec Mouk'den, base du général Chang.Cette voie ferrée est à portée des canons de marine à Ghinwangtao.A l’extrémité orientale du front de bataille, le général Wou fait marcher 20,000 hommes de troupe sur Macihang.une des forteresses des Fengtiens, où de violents combats se sont produits, pendant trois jours.Dans l’intervalle, on apprend de Shanghai que Soun Yat Sen, président du gouvernement de la Chine méridionale, se prépare à envoyer du renfort à Ghang Tso Line.Il frappera au moment psychologique et enverra des soldats par Hankéou ou par Nankin.La route qu’il choisira dépendra du résultat du présent conflit.ON TRAQUE LES CATHOLIQUES Nos coreligionnaires irla ndais seraient systématiquement pourchassés et maltraités — Quelques succursales de ba nques songent à fermer leurs portes pour pare r au pillage — Un appel à la conciliation.Belfast, 3 (S.P.A.) —- Le comité catholique de protection vient de publier une déclaration dans la-queHe il réitère qu’on ne laisse pas travailler les catholiques à Belfast.La déclaration dit qu’avant le massacre de 1920 plus de 4,590 entho-li(juts avaient de l’emploi.Actuellement aucun ouvrier de cette religion n’en a.[a comité (iiffère complètement d’opinion avec les pasteurs protes-t i nts qui prétendent que les désordres de Belfast sont occasionnés par la politique seulement, et non par des motifs de religion.Ic comité ajoute que durant les mois de février, mars et avril.93 catholiques ont été tués, 157 blessés que 121 de leurs maisons ont été incendiées et que 357 personnes sont sans gite pour avoir été chassées de leur foyer.Les protestants n’auraient eu que 51 tués, 190 blessés, et six familles délogées.CHEZ UN CONSTABLE Belfast, 3 (S.P.A.) — La demeure d'un constable spécial de TUlster a été attaquée ce matin dans le district de File Goal de Tyrone-est.1 ne douzaine de coups de fusil ont •été lirés dans la, maison et le feu a pris.Le constable est parvenu à s’échapper par une fenêtre de l’arrière de son domicile.D’autres constables spéciaux accourus sur les lieux ont été également attaqués, et l’un d’eux a été grièvement blessé.Des hommes armés ont fait Tassant des baraquements de la police irlandaise royale à Bellagaha.dans le sud de Derry, hier soir, et ont tiré plusieurs coups de feu sur ceux qui les occupaient.Un constable a été tué et un sergent blessé.La police a riposté, mais le résultat de son tir n’est pas connu.Elle a mis la main sur deux des agresseurs.Toutes les lignes du téléphone 3 Vj Mexican Petroleum 133 132% MldvaJe Steel 37% Missouri Pacific.,.,.23% 23% New York Central .89 V.89 Northern IMclflc .70-5, 76% New-Haven 27 V.27% l’an Amer.Petrol 65% «IV.Pensvlvnnl» HH 41% 41% Vanadium .42% 42% Heading Hepubllc 1 et S 77 77 C» 85 % WVx Hoynl Dutch ; .61V 64 Sinclair OU Con» 315* 32 Southern Pm-iflc .39% 89% Studebakcr .123 122% Texa» Oil 47% 47% t'nltct Fruit 143% 143% V.S.Indust.Alcohol .50% .56% V.S.Rubber 065* 0 Détroit.0020010ÛX— 3 10 1 Battèries: — Shocker et Severeid; Ehmke et Basslèr.NATIONALE Pittsburg.000010001— 2 5 3 Cincinnati.,.20210103x— 9 11 0 Batteries: — Carlson, Yellow-horse, Morrison et Gooch; Couch et Hargrave.A Boston:— New-York .310010010— 6 10 l Boston .000100101— 3 10 1 Batteries: — Ryan et Smith; Marquard, Watson, Fillingim et O’Neill.Note:—Il n’y avait que deux parties de côduîées pour mardi dans la Ligue.INTERNATIONALE A Baltimore:— Première partie.Syracuse.1110002000— 5 8 4 Baltimore, .2200000011— 6 12 2 Batteries:—Schultz, Kircher et lebergall; Frank, Grooves et Mc-Avoy.Deuxième partie:— Syracuse-000000023— 5 12 0 Baltimore.01060221X—12 16 2 Batteries: — Kircher, Kirley, Perry, Wanner et Bermann, FisheV; Thomas et Owens, McAvoy.A Reading:— Buffalo.101000300— 5 6 2 Reading .3000030Ix— 7 10 3 Batteries: — Reddy, Ketehum et Bengough; Bender et Johnson.comprenons pas i h ’ e} fera ° voy»8e le plus rapide (mitre 3e® termini de n’impor-te quelle voie transcontinentale de Amérique, se rendant à Fort Wil-'.arr! “9 heures, à Winnipeg en i A ,, e$ina en 51, à Calgarv en 65 et à Vancouver en 92 heures.M y aura un nombre limité de wagons-salons pour l’utilité des voyageurs entre Montréal et Ottawa.Pour plus amples renseignements et applications s’adresser aux agents des billets du Pacifique Canadien ou à l’agent des voyageurs pour Montréal, 144-145, rue St-Jacques, Montréal.(réc.) Il y a euillette tre* jvurnaux qu’on feuillette distraitement.Il y en a d’autres qu’on lit.Le Devoir -s/ un journal à lire.Un mcit, '¦fin sans, un an.$6 ST-EMILIE DE L’ENERGIE Les touristes trouveront à Ste-E m ilie-d e-l’En ergie, pensions de première classe, bons hôtels et maisons privées, aussi maisons meublées à louer, service d’autobus de premier ordre pour raccorder .trains du Canadien Pacific à Sf-kelix-de-Valois.Pour plus amples informations s’adresser à Alphonse Dufresne, propriétaire de 1 autobus des Laurentides, Ste-Emi-ne-de-PEncrgie.CANADIEN NATIONAL-GRAND-TRONC Montréal-Québec NOUVEAU TRAIN RAPIDE UE JOUR Via le Pont de Québec Départ de Montréal 9.15 a.m.tous les jours, sauf le Dim.(Gare Bonaventure) Arrivée à Québec , .2.15 p.m.tous les jours, sauf le Dim.(Gare du Paluix) Départ de Québec .12.15 p.m.tous les jours, sauf le Dim.(Gare du PalsU) Arrivée à Montréal.5.15 p.m.tous les jours, sauf le Dim.(Gare Itonaventure) Wagon-Café-Salon Pour plus amples renseignement* sur ce service ndilitionuel et In facilité de voyager pur l’une ou l’nutre voit entre Montréal cl Québec, s’adresser au bureau des voyageurs de la ville, 230, rue Saint-Jacques, Main llti'ifl ; «are Itonaventure.— Terminus du tunnel, gare rie la rue Snintr-i.ntlicrine est, ou aux agents de billets des chemins de fer Canadien National — Grand-Tronc.La ligue de petites quilles, composée d’équipes de 3 hommes terminera bientôt la série régulière de ses parties.Une grande fête, dont nous donnerons les détails prochainement, est organisée pour clôturer dignement la saison qui s’achève.Plusieurs magnifiques prix qui seront présentés aux vainqueurs ont déjà été reçus.Les généreux dona-1 Rochester.000000036— 0 teurs sont: MM.H.Racrae, Théo.Jersey City.101000009— 2 Bonin, A.-E.Brégent, Rod.Lamou- ~ - - reux, X.-E.Narbonne, A.Demon-tigny, J.-O.Linteau, A.Dumas, L.-M.Lymberner, H.-P.Lauzon, E.Meunier.Classement des équipes: Gagnées Per Bénard.13 5 Léger 12 fi Dufresne.11 7 Laperle.11 7 Cadotte.9 9 Cardinal.9 9 Aubry.8 10 Choquette 8 10 Couillard 7 11 Florence.7 11 Perreault.7 11 Désautels, 6 12 722 667 611 611 500 500 444 444 389 389 389 333 Records jusqu’* date: Partie simple pour équipe : Equipe Cadotte.422 Troi* parties pour équipe: Equipe Dufresne.1140 Partie simple individuelle: Désautels.172 Trois parties individuelles: J.B.Berthiaume.400 .Moyenne pour équipe: fiouipe Bénard.110 Moyenne individuelle: M.Kaufman.126 Club Saraguay lie Saraguay fera dimanche, le 7 mai, l'ouverture de la *»i*on de base-bail à son terrain, avenue Laurier.Bordeaux, alow qu’il reoevm le Cartierville.Cartierville e1**! assuré cette année 1m ¦ervloee du lanceur Jean Paquette et du reoeveur Lauzon; c'eût 1* une puisante batterie, qui a fait ses preuves don* le passé et I Am*Ti*»n M pmiT Ig 4» i» n»t- Opmrti tout A Newark:— Toronto.140300000— 8 II 2 Newark.000000104— 5 13 2 Batteries: — Best et Sandberg; Barnes et Manning, Swinglcr.A Jersey City:— 13 0 7 2 Batteries:—Blake et Lake; Hanson, Carruthers et Freitag.Une séance bien réussie Les champions de la province qui ont pris part é ia soirée de boxe du cercle Outremont, hier soir, n’ont pas été heureux car trois d’entre eux ont été défaits aux points par leurs adversaires et ces édhecs sont la cause du manque de préparation mais les vaincus n’ont aucune excuse à offrir car nous ne paration miHs les vaincus n’ont aucune excuses k offrir car nous ne la WHITE STAR DOMINION One la nouveau Begin»—le plus grand paquebot de Montréal & Liverpool via Québec, avec panagora de cabine et de Sème claaae seulement— le Canopic, Canada, Vedlo, Poland et Magantie.rivalisent avao les meilleurs club* ou hôtels.Réserves maintenant vo* pansage* pour cet été, Passage* garanti* peur le retour.Départ» tou» le» Nam»
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