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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 22 mai 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-05-22, Collections de BAnQ.

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fOLUME XIII.—No II.MONTREAL, LUNDI 22 MAI 1922 TROIS SOUS L £ NUMfe.HU Abonnements par la poste ; ll|^ÿIIP jH* c^DJdition.r,iJiem‘.«0.B Bj B B m ms m B 1 LJr UNION POSTALE.$10 00 H Hi ¦ Bi B ^ » Bfl B B B M B» canada^10"^^^'" $2oo B I ¦ J JL# 1J W mJr b b BI ETATS-UNIS ETT UNION POSTALE.¦BhI ¦BhB bB^^ hBeBD BV MB iBb Br Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SEHYICE DE NUIT : Redaction, Main 6121 Adminntrntion, Main 6163 FA/5 C£ QUE DOIS! U« • • • | i • proportion de députés élus dans 1’Ulster, coalition | r J a n d ai s e rVakra el c,,u 1,8 choUis 5ar*des*cü“,,é not&mment Griffith, comtés de l'Irlande du Nord.Ceux qu’elle surprend le plus — En lisant le» dépêches.— gouvernement provisoire et les élections — Ce que disent les journaux anglais.,y Une fois de plus les deux groupes irlandais viennent de tomber d’accord, alors qu’on les pouvait croire irrémédiablement divisés.La chose surprendra davantage ceux qui ne lisent que les dépêches — et les gros titres surtout — des journaux anglais que ceux qui feuillettent de temps à autre les documents d’origine irîandaise.En lisant les dépêches d’Irlande, il faut toujours — et c’est une observation que confirme l’aventure de samedi — tenir compte de deux faits.D’abord, c’est l’anormal et le particulier, le détail qui fait saillie ou sensation, que les nouvellistes sont toujours enclins à souligner.Un demi^million de gens poursuivent tranquillement dans une ville leur vie ordinaire, nul ne songera à le télégraphier à un journal quelconque.C’est l’ordinaire, le normal, personne ne le remarque.Que dix personnes sur ce demi-million fassent au contraire quelque chose d’extraordinaire— dans le mal surtout — et le monde entier a chance d’en être informé.Puis, une bagarre dans la rue, un échange de paroles vives dans un parlement frappent beaucoup plus le nouvelliste ordinaire 3ue l’évolution d’un état d’esprit.Pour noter celui-ci et le tra-uire avec exactitude, il faut au reste d’exceptionnelles facultés d’observation, il faut un oeil qui sache sous les accidents de surface apercevoir la réalité de fond.Pour enregistrer l’incident pittoresque, il suffit au contraire de posséder des qualités de photographe et de phonographe.Cette remarque vaut pour toutes les dépêches.Elle signale une pente naturelle de l’esprit humain.Quand il s’agit d’un problème comme celui qui se débat aujourd’hui en Irlande, il faut y ajouter autre chose.Tout un groupe d’hommes a intérêt à magnifier les incidents regrettables et les divergences d’opinion qui peuvent actuellement se produire en Irlande.Ce sont au reste, en gros, les mêmes qm, avant la trêve anglo-irlandaise, avaient intérêt à tenir sous le boisseau ce qui se passait là-bas Autrefois, violemment de montrer paMes de jamais s’entendre.On oublie naturellement d’ajouter que, s’il y a, entre Belfast et Dublin, un désaccord aussi profond, c’est, dans une large mesure, dû au fait que le gouvernement anglais a commencé par opérer en Irlande une coupure qui ne correspond ni à l’histoire, ni à la géographie, ni au sentiment des populations.Le Government of Ireland Act, la loi anglaise par laquelle on a prétendu constituer le gouvernement de l'Irlande du Sud et celui de l'Irlande du Nord, a été adopté contré la volonté clairement exprimée des représentants du peuple irlandais, tant du Nord que du Sud.Il scindait la vieille province de TUlster, en enlevant trois En dépit des commentaires dont la dépêche de la Presse Associée coiffe le texte de l’accord de samedi, il ne semble pas que celui-ci tende à modifier le caractère qu’a toujours prétendu ment du pays”, dé "coalition nationale”, de “situation nationale qui “exige que le gouvernement du pays [pas celui d’une fraction du pays] soit confié aux mains associées de ceux qui dans les dernières années ont été la force de la situation nationale.” Et Ton peut se demander si l’article V, qui déclare que les circonscriptions où il n’y aura pas Sélections continueront dêtre, représentées par leurs députés actuels, ne vise pas particulièrement les circonscriptions du Nord, Belfast, par exemple, où l’on prévoit qu’il ne sera pas possible de tenir des élections, telles que les veulent les signataires de l’entente.Ajoutons que le Free State non plus ne figure à aucun titre dans cet acte d’accord.Dans le fouillis des dépêches de ces derniers mois, beaucoup ont pu finir par croire que le cabiiîet Griffith et le gouvernement provisoire de Collins sont une seule et même chose.En fait, on a pu souvent lire dans les journaux : ¦le.ministre de la Défense de TEtat libre, Mulcahy, eic.; et plusieurs des membres du gouvernement provisoire font également partie du cabinet Griffith.Mais, politiquement et même dans la composition de leur personnel, les deux corps sont distincts.Ainsi Griffith lui-même ne fait point partie du gouvernement provisoire — pas plus, au reste, que Mulcahy et Gavin Duffy, respectivement ministres de la Défense et des Affaires étrangères dans son cabinet.Le cabinet Griffith représente bien la majorité qui, dans le Dail, s’est déclarée, favorable au traité et donc à la creation de l’Etat libre, mais il n’est pas le gouvernement provisoire, il ne prétend pas parier aq nom de l'Etat libre.En fait, non plus, il n’y a pas d’armée de l’Etat libre (celui-ci n’a encore organisé qu’une force de police), mais bien une armée qui relève du ministre de la Défense du Dai! Eireann.Réguliers et irréguliers prétendent également au titre d’armée républicaine.* * * Voici dé bien longues observations déjà, et nous n’avons encore touché qu’en passant au texte même de l’accord.11 y faudra probablement revenir un de ces jours.Du reste, les faits et les commentaires de la presse et des hommes publics pourront d’ici là éclairer une pièce qui a évidemment été rédigée avec un très grand soin et l’extrême souci de ménager au maximum les susceptibilités de ceux qui ont dû, dans l’accord, faire des concessions par ailleurs, une nouvelle élection qui, elle, se ferait d’après le principe du suffrage adulte.(Ceci doit répondre à l’objection des républicains, qui protestaient contre l’élection actuelle, parce qu’elle doit être faite sur de vieilles listes, qui ne tiennent pas compte des jeunes gens qui viennent d’atteindre leurs 21 ans et des femmes qui ont moins de 30 ans).La distinction faite, dans la composition du futur cabinet, entre les divers ministres dtix- 3uels le président partagera les portefeuilles et le ministre de la - .____________________________________, éfensp qui représentera l’armée pose la question de la manière comtés dont la présence eut rendu précaire ïe maintien à Belfast -dont edui-ci sera choisi.L accord ne contient là-dessus aucun d’un gouvernement unioniste et conservait dans l’Irlande du detail.Nord ainsi amputée d’importantes régions notoirement favora-1 • .r ,.Mais il faut terminer.Notons simplement que, d'après ’ dénêches oui nous arrivent ce midi, la presse analaJii^ rP„no peu amputée d’importantes régions blés au Sinn Fein, mais dont l’absence eût réduit à la forme squelette l’Etat que Ton voulait constituer autour de Belfast.* J.es dépêches qui nous arrivent ce midi, la presse anglaise, d’une — - façon generale, parait voir d un oeil assez peu favorable l’accord Voilà pour le conflit Nord-Sud.On oublie pareillement de rappeler que le f J Jî ce que Ton appe de du Sud (et qui _____ ,, .nale du pays), c’est le traité de Londres, dont la signature immédiate, sans consultation préalable avec leurs mandants, a été imposée aux délégués irlandais sous menace de reprises des hostilités.* * Mais passons k Texamen - forcément rapide — de Taccord intervenu samedi entre Collins et de Valera et aussitôt ratifié, à l’unanimité, par les divers groupes du Dail Eireann.Pour y comprendre quelque chose, il faut d’abord se rappeler l’exacte portée de certains termes que la complexité de la situation et les innombrables confusions opérées par les dépêches ont, dans beaucoup d’esprits, obscurcie.Dail Eireann et Sjjin Fein ne sont point d’abord des termes équivalents et interchangeables, encore moins Dail Eireann ou gouvernement provisoire.Le Sinn Fein est essentiellement un parti politique correspondant, par exemple, aux grands partis politiques américains.Il tire son nom d’une société dont Arthur Griffith fut jadis la figure dominante, mais qui fut renforcée et transformée comme puissance d’action par l’entrée en masse dans ses cridres des républicains.C’est ce parti qui domine et compose à vrai dire le Dail Eireann actuel.Il contenait des éléments divers, dont les chefs les plus en vedette étaient Griffith lui-même et Cathal Brugha (Charles Burgess).Pendant les dernières années, ces 5roupes ont tout de même marché d’accord sous la direction ’Eamon de Valera, dont le grand art, paraît-il (et c’est ce qui expliquerait, en dépit de sa jeunesse, sa prééminence dans le parti) est de composer les différences et d’accorder les gens.Le traité anglo-irlandais a naturellement entraîné dans le Sinn Feinn, qui est un parti organisé avec des milliers de cercles locaux, une division correspondante à celle des députés du Dail Eireann ; mais, à la grande surprise, on s’en souviendra, de beaucoup d’observateurs, il n’y eut point, au congrès général de février, de rupture définitive.Alors que celle-ci paraissait inévitable, on tomba, comme samedi, d’accord sur une formule (tactique et partage d’autorité) ar contre, tellement dans le càractère de la femme qu’il lui est non seulement naturel mais indispensable.Mère, elle se consacre a ses enfants, fille, elle entre dans quelque communauté où elle puisse adopter tes enfants des antres et prendre soin de leur âme et de leur cerveau ou encore de leur cerveau, de leur âme ou de leur corps.Si elle se refuse la maternité selon la nature ou selon l’adoption, qu'elle n'ait pas autour d'elles de têtes chères, neveux on nièces, orphelines, sur lesquels déverser le trop plein de sa tendresse U n'est pas rare que celle-ci se.détourne vers quelque Indigne objet; et la vieille fille tleveu-»e de chiens on de perroquets en est la cloMsiauc démonstration.Mais on dira: Madame Astor a le temps de veiller eile-même à l’éducation de ses enfants.Ne l'a-t-elle pas déclaré publiquement?Elle les aime, dit-elle, d'un amour pins pur et plus haut depuis qu elle est entrée dans la vie publique, et c’est tout.Avec tout le respect que nous a-vons pour lady Astor nous soutenons qu'il est matériellement im-possible qu’elle donne à l’éducation de ses enfants le temps voulu.Prenons des exemples près de nous, t.n député quelconque, c’est-à-dire l’un de ceux qui considèrent comme bien plus importants ses devoirs envers ses électeurs fidèles, envers ses partisans qu’envers le pays entier ou la province entière à l’administration de laquelle il a l’honneur de nrésider dispose-t-il de beaucoup de loisirs?La session prend tout son temps, même si elle est courte, non pas à suivre les séances, mais à parcourir les divers services, à obtenir un bout de pont là, un bout de roule ici, un octroi pour telle ou telle école.Revenu chez lui, il n’a de repos ni le jour ni la nuit pour ainsi dire.U doit s’occuper alors du patronage individuel.Les solliciteurs sont à ses trousses, il doit calmer les ap-pètits, multiplier les voyages, ménager les susceptibilités, être de toutes les fêtes et de tous les deuils, figiircr partout pour ne blesser personne.Voilà pour le député indigne: supposons qu'il ait une plus haute conception de son devoir et qu’il veuille s’associer intelligemment et consciencieusement à l’administration de la province el du pays.A-t-il trop de temps, des loisirs que lui laissent les vacances parlementaires, l’exercice légitime du patronage, dans l’intérêt de son comté, pour se renseigner sur les votes à donner, pour s’assimiler la législation, pour ne pas remplir la mécanique fonction de donneur de votes, mais pour se prononcer sur chaque question en louie intelligence de cause?Nous n'avons pas parié à dessein des heures qu'il doit consacrer à ses propres affaires; car nous n’en tenons nnt compte dans le paraHèie que nous voulons établir.Sunposez maintenant que cet homme passe au sénat et se fasse remplacer à la chambre basse par sa femme, croyez-vous que celle-ci qui a plein les mains, comme on dit, pour s’occuper de ses quatre ou cinq enfants (détonner l’éducation de ses enfant à une gouvernante ce n’est pas t’en occuper soi-même; ce n’est jhis remplir pleinement son râle de mère) pourrait-elle assumer, en plus, 1rs fonctions de *on mari?N"est-ce pas un fait que dans la plupart des familles on doit se décharger de l'éducation des enfants plut vieux sur det maîtres et des maîtresses, qu’on les met au pensionnat?signe evident qu’on ne peut pas s'en charger soi-même?Or lady Astor est, dit-on, excellent députe, et c’est quelque chose que de représenter comme elle le fuit une circonscription de pauvres.Elle ne s’occupe pas que du patronage mais trous parle de la ligue des nations cynt-me un autre parlerait chiffons.Elle h donc dû se renseigner.Elle a six enfant, ce qui est très beau, mais peui-on prendre sa déclaration au pied de la lettre el croire qu’elle n’est pus contrainte de négliger soit ses fonctions de députée, soit ses devoirs de mère, en quel cas elle serait un mauvais député ou une mère incomplète?Bonne partie de la besogne doit retomber sur le pauvre vicomte, qui en aurait déjà assez pourtant de la gestion de son immense fortune et de ses fonctions de membre de la chambre des pairs.Voilà le véritable héros, nous semble-t-il.Tm comédie, qui est cruelle, a ridiculisé de pareils types.On devrait, en réalité, les exalter; et quand on a présenté des fleurs à Montréal il n’aurait pas éie de trop d’accorder quelques roses, les roses du martyre, à ce gentleman qui n’est pas seulement tenu d’accompagner sa femme mais de la suppléer en famille.NEMO.Gouttes de lait Deux médecins, MM.Quintal et Boucher, affirment qu’il meurt autant d’enfants dans les gouttes de lait laissées à l’initiative privée que dans celles tenues par la ville.Pour remède, ils proposent que les gouttes de lait libres soient supprimées.Une fois celles-ci sous le contrôle du service d’hygiène, ils se chargeront de voir à ce que la mortalité soit égale, à ce que la statistique soit uniforme.Ça ne nous paraît pas une bonne raison.M.le docteur, Boucher est tenace.11 a voulu toucher naguère aux gouttes de lait libres.Cela ne s’est pas fait.Il revient à la charge.Cette fois-ci, il trouve un auxiliaire tout naturel dans le docteur Quintal qui, sauf erreur, est fonctionnaire du gouvernement provincial et chargé de l’administration de la loi de l’assistance publique, à Montréal.On ne peut imaginer chose plus déplacée que cette suggestion.Le bureau du docteur Boucher est sous la juridiction du conseil.Celui-ci, lors de l’adoption du dernier budget, a simplement supprimé, sous prétexte d’économie, les inspecteurs des écoles.La farce n paru mauvaise aux contribuables.Le conseil s’est ravisé, c’est-à-dire quMl n’S pas donné suite à son acte; mais il n’em-pêche que le précédent est là.A supposer que toutes les gouttes de lait fussent municinalisées, qu’arriverait-il le jour où le conseil s’aviserait de les supprimer, comme il a déjà supprimé l'inspection scolaire?Mais combien d'autres raisons ne pourrait-on apporter contre cette centralisation?Les médecins inspecteurs des écoles, qui ne passent pas toujours dans les institutions qu’ils devraient visiter toutes les sc-nfaines, ont-ils trop peu de besogne à faire?Le dévouement ne vaut-il pas plus qq£ travail mercenaire?Le comit?d’hygiène n'a pas ratifié la proposition, mais il a adopté un amendement transactionnel de M.Trépanier, auquel la Gazette a d’ailleurs donné figure d’une lapalissade conditionnée.D’après ce journal, il se lirait ainsi : La session fédérale Les vieux partis et le régime des groupes L’expérience de cette session-ci — Avantage du régime des groupes — Comment ils ont fonctionné depuis janvier dernier Les perspecti ves de l’avenir.(Par LEO-PAUL DESROSIERS) Ottawa, 22.—Nos deux vieux partis, au Canada, combattent de toutes leurs forces l’idée du gouvernement par groupes.Us Ja combattent en toutes circonstances dans l’enceinte du parlement et, pendant la campagne électorale, par tout le pays, parce que, disent-ils, un cabinet formé sans l’appui d'une majorité absolue est faible, manque de vigueur dans ses directions politiques et conduit l’Etat d’une main plutôt hésitante et peu assurée.Le nouveau parti des progressistes n’entretient pas de telles inquiétudes.Il demande plutôt avec insistance l’établissement perma- nent d’un système qui fait tant de déplaisir aux autres, et il n'est jamais *si heureux que lorsqu’il voit une Chambre où les divers partis ont à peu près la même force, le même nombre.Le gouvernement par groupes esfc tissez moderne.Le pays qui en fournit l’exemple le plus remarquable est la France, où le fonctionnement des partis a conduit à l'instabilité politique.Mais cel exemple n’est pas probant, étant données les circonstances spéciales des moeurs, d’aptitudes, qui pou-vent expliquer un échec, en ce pays sans le rendre, en même temps, peu (suite à la 2ième page) ijgs éicihéanecvs d’emprunts qui dé- té passent 326 millions, d’octobre à décembre prochains.Cela signifie donc de nouveaux emprunts, pour rencontrer ceux qui échoient, et, possiblement, de nouvelles taxes, à tout le moins le maintien des plus lourdes qui existent déjà et un remaniement de l’assiette des impôts, pour le reste, remaniement fait de façon à ne pas déplaire outre mesure aux différents groupes politiques d’Ottawa et aux différentes classes de contribuables canadiens.M.Fielding, qui a de l’expérience, du doigté, de l’haibileté et de grandes responsabilités, aura dû mettre toutes ses facultés et son talent à contribution pour en arriver à formuler une politique financière acceptable, demain après-midi.Entre temps, le contribuable va se demander quels nouveaux impôts l’attendent, certain qu’il est de ne pas être dégrevé de sitôt.“One-horse town” Une visiteuse qui a fait quelque bruit en Amérique, lady Astor, de passage à Montréal vendmti der nier, a qualifié notre ville de “one-hprsc town” et de rétrograde, parce qu’on n’y a pas encore le suffrage féminin.Comme il n’existe encore ni à Paris, ni à Rome, ni à Berlin, ni à Madrid, ni à Athènes, ni à Vienne, Montréal n’a pas besoin à s’inquiéter du jugement de lady Astor.La question navale L’autre Jour, le sénateur Gries-bach, d’Edmonton, ancien militaire resté militariste convaincu, a éc'it au Citizen d’Ottawa une longue lettre pour protester contre la coupure de notre budget naval et la réduction de notre marine de guerre.Il y cite d’exemple de» républiques de l’Amérique du Sud, numériquement moins importantes que le Canada, et qui ont toutes des marines Bt ua budget naval assez élevés, pour (4ublir la nécessité qu’il y a, du point de vue canadien, de garder et de développer notre service navail.M.Ewart, que ¦Thaï tl,e Mil' cvnmjtte, o, opinion^ /WJ*.«üïrtgfSSÏî ("'JlSaiiî.«S tbe opinion that the city should have better control over the independent milk stations, in brder to be able to get more accurate statistics, but at the same time that Dr.Boucher be instructed to find a mode of control without depriving them of their autonomy.’ Comment peut-on augmenter le contrôle du département de la santé sur ces gouttes de lait, sans cependant les priver de leur autonomie?Comment voudrait-on que le Canada obtînt son autonomie en augmentant le contrôle de la Grande-Bretagne sur lui?Personne ne doit désirer, à Montréal, que les statistiques des gouttes de lait libres accusent une mortalité aussi élevée que celle des gouttes de lait munieipalisées.Nous ne prétendons pas avoir vidé la’question, nous la signalons à qui de droit, te-s gouttes de lait paroissiales ont quelques avocats de taille à discuter avec les deux médecins dont nous parlons.Ceux-ci ont droit à leur opinion, mais il s’agit de savoir si elle est fondée.L.D, Bloc-notes M.Fielding C’est la semaine de M.Fielding.Il donne aujourd'hui le dernier coup de pouce au discours sur le budget qu’il prononcera demain après-midi.Et, d’ici quelques !e-maines, on ne parlera à Ottawa que du budget proposé par le ministre des finances.Rarement notre grand argentier aura-t-il eu à affronter une situation aussi compliquée que celle de cette année.Nous avons une dette publique qui touche les deux milliands et demi, des recettes à la baisse, un déficit considérable de* (hennins de fer étatisés, non' sommes en pleine crise commerciale et industrielle, les gens on moins d’argent que jamais^ ce ou veut dire de moindres rentrée d’impôts dans les coffres de l’Eta et nous avons à faire honneur une réponse au Citizen de samedi dernier: “Le sénateur parle de certains Etats de l'Amérique du sud.Quand il dit que les quatre plus grands d'entre eux dépensent chacun plus d’argent que le Canada pour sa défense navale, il a raison.Mais pourquoi dépen-sent-tfls tout cet argent?Pas du tout pour sc protéger comtre des attaques venues d’outre-mer.Un puissant navire anglais viendrait tout seul à bout de fouîtes les marines réunies de ces Etats.Ceux-ci ont des navires pour se prolé- fîer les uns contre les autre», — ’Argentine * peur du Brésil et ce-lud-ci de celle-là, le Chili et le Pérou se querellent périodiquement.Si le Canada était indépendant et s'il avait un voisine, querelleur, il tâcherait sans doute, lui aussi, de se protéger avec une marine de guerre.Mais, heureusement, il n’a pas de tel voisin; et ce qu’M ferait, s’il en avait, reste dans le domaine de l’abstrait.Si le Canada était indépendant, il devrait compter pour sa protection sur une diplomatie pacifique, plutôt que sur des préparatifs militaires, pour défendre sa liberté.Pour le présent.le Canada a donc pou de chose à faire, s'il faut qu’il fasse des préparatifs.Toutes Iles na-nations européennes en ont par-dessus ia tête.D’ici plusieurs années, aucune d’elles ne sora tellement solide chez soi qu’elle pense à entreprendre une guerre transatlantique.A Touest, le Japon est en train de s’agrandir en Chine, en Sibérie, en Mandchourie.Il y a donc pour nous fort peu de danger, de ce côté.Donc, présentement, presque rien ou rien à faire pour nous".Mais M.Ewart n’a peut-être pas lu l'article alarmiste du Star sur le péril français?Mystifications ?Un clergyman de Québec bien connu dans les milieux ecclésjtasti-jues anglicans, M.Scott, vient de (vumettre à Texamen critique de *.onan Doyle, spirite, un cas de su-jcrchcrie flagrant dont il a eu eon-uiivssance lui-même dans une «éan- il y a quelque temps.Coïncidence étrange, du moment qu’un cornet amplificateur du son, posé au centre du cercle des assistants, et par i’orificc duquel se faisaient entendre les prétendus esprits, tomba des mains du medium, (.surpris par un attouchement de M.Scott, l’esprit d’un prétendu médecin écossais mort depuis des décades cessa de parler, le medium fit une crise de nerfs et les .spirites de rassemblée crièrent que le contact avec l’esprit parleur avait été rompu.“Fait curieux”, dit M.Scott, ‘le prétendu vieux médecin écossais parlait avec une prononciation tout à fait américaine.Je laisse à sir Conan Doyle d’expliquer comment cet esprit avait pu abandonner son accent écossais caractéristique pour parler du nez, à la yankee." Conan Doyle ne s'y risquera pus phis qu'il ne s’est risqué à expliquer cette autre aventure, dont parlait récemment le Catholic Register, où un Anglais assez sceptique quant >aq spiritisme enleva subrepticement le cornet amplificateur du centre d’un cercle de gens réunis pour entendre parler les esprits Invoqués par un medium.Personne ne s’aperçut du geste de ce sceptique, mais les communications des esprits cessèrent aussitôt qu’il eut déposé k cornet hors d’atteinte du medium, et reprirent dès qu’il le remit à m portée.Invité à dire ce qu’Sl pensait de cet incident, Conan Doyle se fâcha, refusa de répondre à son interrogateur, sauf pour lui dire qu’il ne s’était pas comporté en gentleman.Cda ne prouvait guère la bonne foi du medium et celle du père de Sherlock Holmes.Ce qui est clair, c’est que si celui-ci croit à toute* ses histoires, il est sérieusement malade du cerveau,—tout comme les gens (pii le prennent pour le révélateur de ia religion de demain.Industries Le débat sut la question de savoir sâ TagricuMure doit primer l'industrie, dans notre province, et si Tindustriaflisation de celle-ci a h rêvé échéance est désirable, comme l’ont déjà prétendu quelques-uns, est resté en suspens, ces mois derniers.L’Evénement, de Québec, revient sur le sujet dans un article où il écrit entre autres choses: “Nous ne sommes pas en faveur du développement rapide des ressources industrielles de la province de Québec, Nous estimons que l’avenir et le bonheur de nos compatriotes dépendent premièrement des progrès de l'agriculture.La nationalité ne doit pas se Dresser, comme un simple mortCT, de mettre toutes scs valeurs en rapport.Ces trésors prennent pour ta plupart une plus-vaJue à mesure que le temps passe.Nous ne désirons pas que Ton découvre trop tôt les mines d’or que recèle certainement notre sol, comme celui du nord de l’Ontario.Les mines d’or et de diamants sont loin de faire toujours 'la prospérité réelle des pays qui les possèdent.Nous ne tenons pas, non plus, à ce que l’exploitation de nos bois se fasse sur une trop grande échelle.Il est arrivé que cette industrie, en plusieurs endroits, a créé le désert où existaient autrefois la forêt, la vie et l'espoir".L’Evénement, après cette profession de principes économiques sains, se prononce pourtant en faveur de l'exploitation des pouvoirs d’eau de la province, n’y voyant d’autre inconvénient immédiat que ‘Tabus qu’en pourraient faire Ses politiciens”.Il conclut que “louer a des compatriotes ou à des étranger», pour des périodes de cinquante ans tout au plus, tel ou tel pouvoir d’eau, c’est un revenu facile à créer et on doit en favoriser la création.S’il est vrai que la Nouvelle Angleterre veut acheter de nous un ou deux milliions de forces électriques, 4! serait inepte de refuser le marché” parce que, dit-il, “l'équilibre du régime des eaux se rétablissant pratiquement tout seul, c’est une source constante de richesses où l’on puise sans Tèpuiser, un peu comme à la source merveilleuse du savoir", fl ne faut pas, cependant, perdre de vue mie ces pouvoirs d’eau s’épuisent, si Ton pratique le déboisement dans les forêts où ces rivières prennent leur source ou qu'elles traversent.Pas d'arbres, .plus d’euii, ou des inondations ïe •e où des voix d’outre-tombe de-; printemps suivies de sécheresse le -aient parler à une petite assem-î reste de Tannée, lée de gens réunis dans l’obscuri- L w.F* \ LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 22 MAI 1922 VOLUME XIII.—No 117 CE QU’A DIT Mlle Mc PHAIL .A REPRESENTANTE DE , verges de longueur.Bords unis ou avec insertions ou tt point* tirés.|2.9fl, 13.48, $3.98.$4.9* MOHAIR FRANÇAIS Récente* Importations françaises, t-r-s mcubles remis à neuf !Tvec ce matériel ont un «8.78 cache exclusif lie* bon floüt '«n** TAPISSERIES HKI.GES ,'>fi pouces de largeur, dessin* i» motifs OU fleuris, couleurs choisies.Ij« verge: *1.68.$1.88.$2.3* *2.8».$3.68, *4.?8 DO Vt LUETTES Recouvertes en satinette de très belle lère au front, il dit, martelant les mata: •Je vous ai vue à l’église.* Alors, cVat ainsi qua vous voua confessez, en cachette, à cet abbé i Gaibane que je déteste?Je répondis avec une douce fer- i meté: —Je n’ai jamais rien fait eu cachette, Julien! —Pourtant, vous m’avez toujours dit que votre confesseur était le | chanoine Gauthier.Si je n’étais pas ( entré à l’église ce soir, par le plus1 grand des hasards, je le croirais encore.—Le chanoine Gauthier, en effet, ' a toujours été mon confesseur jusqu’ici.C’est aujourd'hui la premlè- j re fois que je m’adresse à un autre prêtre.SI je l’ai fait, c’est que, depuis sa paralysie, M.Gauthier ne marche plus que très difficilement et qu’on le rencontre de moins en moins à son confessionnal.—N’y a-t-il pas deux vicaires, à Moustier?—Ils sont bien jeunes, ils sortent à peiné du Séminaire.Quelle est leur expérience?Est-il besoin de tant d’expérience pour donner une absolution?—11 en faut pour diriger les âmes! —Ah! s’exclama Julien avec un î mauvais rire.Je vous attendais là, Claire.Un confesseur ne vous suffi» donc plus, c’est un directeur qu’il vous faut, maintenant?Et quel directeur?Ce remuant, cet intrigant,- ce fanatique abbé Cabane, dont tous mes àinis commencent à —Une honnête femme, mariée à un honnête homme, n’a de conseils à recevoir que de son mari, répétait-il.être excédés.C’est cet homme, déjà j Epouvantée par cette scène, trem-tnon adversaire, demain peut-être blant de voir notre paix domesti-mon ennemi, qui va connaître vos ! W?compromise, je m’engageai so- plus intimes pensées, percer tous les secrets de notre ménage, agir, par vous, sur le gouvernement de ma propre maison et diriger à sa guise la conduite de qui?.De ma femme!.Ah! non! Je ne toiérerni pas cela.Je vous défends de pren- lennellement, la mort dans l’âme, a ne plus m’adresser à ce directeur d'un jour.» VII Mars Ferronnier et sa jeune femme arrivèrent au pays.Julien avait rendu trop de services à Marc pour dre pour directeur cet abbé Caba- | que les rapports les plus amicaux ne, Claire; avec toute mon autorité de mari, je m'y oppose 1 Sa voix s’élevait, impérieuse.Des vefnes saillantes se tordaient et s’emmêlaient sur son front et sur ses tempes.Son poing fermé,-par deux fois, frappa brutalement la table.Apeurée, Séverine s’éveilla et se i mit à pousser des cris perçants.Je i me penchai sur elle pour ia calmer.1 Mes larmes brûlantes tombaient sur 1 son oreiller blanc.Julien continuait d'exhaler sa fureur en de violentes diatribes contre la confession, les directeurs et ! les dirigés.Je ne l'avais jamais vu s’abandonner à un tel accès de co-, 1ère.ne fussent pas établis, dès le pre.mter jour, entre les propriétaires du rhâteau de Laperchc et ceux du Chalet» Au bout d’une quinzaine, nous étions intimes.La jeune Américaine, avec la rapidité du coup de foudre, avait conçu pour ma fragile petite personne un incroyable emballement, et déclarait à qui voulait l’entendre qu’elle ne pouvait phis se passef~de moi.— Mais, peotestait Julien, ravi de mon succès qui allait faire de lui et de sa femme les inséparables du ménage Ferrunnlcr, mais, Madame, noua somme* des gens occupés.Nous ne pouvons pas venir si souvent »u château.Et les affaires, et les soins domestiques?.— Arrangez-vous, arrangez-vous! répliquait cette enfant gâtée.Je ne sais qu’une chose, moi c’est qu’il me faut votre femme ici, le plus souvent possible .Je ne peux plus vivre sons elle.C’est te première Française avec qui j’ai sympathisé complètement, dès la première minute.Songéz donc: non» avons exactement le même âge, la même taille; elle joue dsi piano aussi bien j que moi, et nous pourrons déchif-; frer à quatre numis.Enfin, c’est une beauté blonde, alors que je suis I une beauté brune.Nous nous faisons valoir l’une l’autre.Ne pensez-vous pas?Je la trouvais indulgente pour te “beauté blonde”.Je n’avais que te fraîcheur de mon âge, de* cheveux mousseux, d’un joli blond cendré, j et des yeux bleus qu® l’on disait i malicieux et vifs; mais elle, quelle ! superbe créature! Un teint mat.une peau blanche et ll#se comme ; nu pétale de camélia, un profil de médaille, des yeux noirs ètimcolaniis, des dents éclatantes, un cou flexi-i bte et pur dont les fines et fermes attaches, soulignées par un fil de perles, se devin aient dans l’échan-j crure du corsage.Elle eût pu con-j courir, dans quelques ville d’Amé- rique, pour être proclamée une professional beauty.— H faut céder aux exigences de votre nouvelle amie, me conseillait Julien.Ces Américaines, vous le savez, n’ont pas K* sens de la nrewire.Ne lui en tenons pas rigueur.Son mari nous en sera reconnaissant plu* que je ne saurais dire.H mourrait de peur de voir sa femme s’ennuyer rapidement en Limousin, et lui déclarer, au bout d’une semaine, qu’il fallait reprendre le premier train pour Paris ou Gabuurg.Grâce à vous, Claire, Ferronnier va pouvoir passer tout l’automne dan« son fief électoral, qu’ii a fort négligé depuis son mariage.C*e»t un service qu’il n’oubliera pas.Je viK donc beaucoup, je vis près-mie chamie Jour l’impérieuse et délicieuse May.Séverine me retenant souvent au logis, ’c’était l’Américaine qui arrivait au Chalet, en voiture, à bicyclette, à cheval surtout, où die «e montrait la plus audacieuse et la plus élégante des amazones.— J’adore votre Chalet, disait-elle en se Jetant dans un rocking-chair de la vèrandah.Je l'aime bien mieux que notre sombre et monumental château.Comme tout est otair ici.et gui.et propre, et confortable! Unw nice! llow lovely! On faisait de la musique, on bavardait dans le boudoir, autour de la table à thé, pendant que ja m’occupais de Séverine.(ft suivre) L,fc IJtiVOlU, MUJNTKIfiAL, 1-LAUI ZZ JJIAi irfZZ VOLUME XIII.—No U.COMMERCE ET FINANCE LE MARCHÉ DES VIVRES ( Ix- tableau suivant indique les arrivages de la journée de samedi, à Montréal, pour le beurre.Je freinage et les oeufs, comparative ment au samedi précédent et au jour correspondant l’an dernier: 1922 1921 Sem.fin.le 20 mai 13 mai 21 mai Beurre, colis 4016 264'1 1981 Fromage, btus 2334 2846 4444 Oeufs, caisses 3896 3308 4796 Le tableau suivant indique les arrivages de la semaine dernière, pour le beurre, le fromage et les oeufs, avec comparaisons: 1922 1921 Sem.fin, le 20 mai 13mai 21 mai.Beurre, colis 10,978 9,7o4 12.945 Fromage, bts 18,088 13,667 33,867 Oeufs, caisses 22 713 24,576 17,219 las tableau suivant indique les arrivages des mêmes produits, pour la 'période du premier mai au 20 mai 1922, comparativement à la période correspondante l’an dernier: 1 mai 1922 1 mai 1921 à date 21 mai 1921 Beurre, colis 28,714 31,671 Fromage, boîtes 41,162 Oeufs, caisses 67,011 61,406 ENCHERES RURALES ¦ Farnham, 22.—A l’enchère de la Eastern Townships Dairymen's Exchange, on a offert 480 cobs de beurre de crémerie et le tout a été vendu à 29 s.5-8 la livre, soit une diminution de 3s.1-8 à 3s.1-4 la livre, en comparaison avec la semaine précédente.Il y a cependant une augmentation de 2s 5-8 à 2«.7-8 en comparaison avec la date correspondante l’an dernier; 9-a colis avaient alors été vendus u des prix variant de 24>s, 3-4 a 2/s.la livre- .l »• Samedi quatre cents boites de fromage ont été offertes et vendues à 29s.5-8 la livre.Saint-Hyacinthe.22.—< A 1 enchère, samedi, ou a offert /a colis de beurre de crèinefie et 150 boites de fromage.Le beurre s’est, vendu à 27s.3-4 la livre, une diminution de 5s.3-8 en comparaison avec la semaine précédente.Le fromage a fait 12s.la livre.LES PRIX DE GROS Voici quelques prix de gros, que nous avons obtenus ce matin: FARINE 1ère qualité, le baril.SS.nO 2ème qualité, le baril.Forte à boulanger, le baril.lt>7.80 OEUFS Strictement frais .Spéciaux .Craqués’.beurre Pasteurise .32s- Premier choix .32s.Deuxième choix .3ls.En bloc d’une livre: Pasteurisé .^ Premier choix .De choix .'Us FROMAGE Port Doux 32 s.35s.25s.33s.n se; — SAINDOUX .15s, nette .15s, 23s.16s.36s.17s.LE MIEL Le miel blanc coulé se vend a $3.90'le seau de 30 livres.Le miel de sarrasin se vend $3.75 le seau de au livres.(Les prix des oeufs, du beurre, du fromage, du saindoux et du miel sont fournis par la maison J.-A.Vaiilancourt.liée, 618, rue Saint-Paul.) LES VIANDES FUMEES Les jambons ne 3 a 1?.livres fou* de 30 a 32s.la livre et les autres plus lourds de 26 à 28s., le jambon i déjeuner (bacon) fait 27 à 28s.POMMES DE TERRE Vu les arrivages restreints, le marché est à La hausse.Au détail tes patates des montagnes Vertes font $1.15 et les Irish Cobler, 81.25 par 80 livres.En gros, les Montagnes Vertes font 81.00 et le.s Colder s 1.10 par 90 livres.Ce sont à peu près les seules variétés offertes pur les vendeurs à commission.Les pomes de terre du Québec font, en gros, 81.25 par 90 livres.La faillite Ê.-H.Clarke M.Ail an-J.Hart, curateur autorisé de la faillite F,.-H.Clarke & Co.dans une lettre qu’il adresse aux créanciers canadiens, leur suggère d'adresser des réclamations individuelles à David Hunter Millier, liquidateur do E.-H.Clarke & Company, de New-York, le ou avant le 28 juin 1922, de façon à participer au partage qui se fera aux Etats-l nis.M.Hart dit qu’on ne peut espérer de ne rien obtenir autrement.En date du 9 mai, M.Hunter écrivait, dans une lettre à M.Hart: “Je n’ai aucune information qui permette de croire qu’it y aura un règlement dans cette affaire.Si tous les clients de la compagnie doivent être considérés comme des créanciers ordinaires, le passif sera dans les environs de 81,100,000.Si l’on considère encore que toutes les valeurs en ma possession appartiennent à la faillite, je ne crois *>as que O’actif atteigne $300.000.” Un emprunt juif Jerusalem.22.Le premier emprunt municipal juif dont il soit fait mention dans l’histoire sera liientôt lancé.Le gouvernement de ta Palestine vient d’autoriser le canton de Tel-Aviv, une municipalité autonome, près de Jaffa à emprunter la somme de £80,000.Les •obligations seront garanties par (’impôt; elles porteront R pour cent d’intérêt et seront remboursables en 20 ans.Bernard A.Rosenblatt, de New-York, membre américain de l’exécutif sionniste en Palestine, s’embarquera ijwur New-York, le 2 juin, pour «Her négocier l’cmpruiit, M.Joseph Versailles fonde une compagnie UNE MAISON TVETUDES, D’ORGANISATION ET DE FINANCE AU SERVICE DES COMMERÇANTS.DES INDUSTRIELS ET DES GRANDES CORPORATIONS.M.Joseph Versailles, le financier bien connu, président de la maison Versailles, Vidricaire, Boulais, Limitée, et maire de la ville de Montréal-Est, vient de fonder ' la Compagnie d’information Financière.C’est une institution nouvelle et que nous croyons unique en son genre ici.C’est une maison d’études, d’organisation et de finance au service des commerçants, des industriels et des grandes corporations.M.Joseph Versailles, dont l’expérience est longue d’entreprises considérables et variées, dirigera en personne les travaux qui seront confiés à la Compagnie d’informations financières.La nouvelle compagnie se chargera des besognes les plus délicates et les plus diverses concernant la finance, le commerce, l’industrie et les utilités publiques.Elle se chargera de négociations entre hommes d’affaires et banques ou corps publics.Ceux qui sont venus en rapport avec M.Joseph Versailles depuis vingt ans savent les services qu’il peut rendre.Nous croyons que La Compagnie d’informations financières répondra à un besoin qui se faisait sentir depuis longtemps.Nous félicitons M.Versailles de cette nouvelle initiative.La compagnie aura sets bureaux au troisième étage de l’immeuble de M.Joseph Versailles, rue Saint-Jacques.LA MATINEE À LA BOURSE LE STEEL Ol CAS ADA FAIT UNE NOUVELLE AVANCE JUSQU’A 74%.— LE BRAZILIAN TRES ACTIF — MARCHE IRRE (il.LIER ET PLUTOT REAC-TIO.VNAItRE 1923 99.85 1927 1O6.H0 1933 102.90 103.10 1937 165.10 165.40 1924 99.10 99.50 1931 100.75 .'KMiO it M.85.'«Miu V H# 75, :i0W) a Ventes de 11 |,.u n,m, ej demi: Abitibi—25 il 53, 2« à 53U, 50 À 53, 30 a 53.Ames-5 ù 14, 5 4 54 Atlantic—25 à Zi, 5 j, 28, 1 à ZiVi- Hranipton -40 à 31%.45 à 31%.Brazilian- «.j à 49%, 95 à 49%.«0 à 49%, 10 h 19%, 10 n 49%, 45 i 49%, 200 à 49%.Can.Car—50 à 2fi.Chu.Car nfd.—10 à 5e, Mackay ,>o a 91% tien.Electric—25 à 15 à 90.10 à Une brasserie à Valleyfield UNE ENTREPRISE DE DEUX CANADIENS FRANÇAIS — LES TRAVAUX DE CONSTRUCTION SONT COMMENCES.Valleyfield, 22.— L’importance de Valleyfield au point de vue industriel grandit constamment.Une industrie nouvelle vient de s’établir ici, celle de la fabrication de la bière.Deux Canadiens français, MM.Z.Perron et E.-H.Hébert, viennent d’organiser la Compagnie de la Brasserie de Valleyfield et ont acquis tout le matériel d’une brasserie de Scranton, Pensylvanie.Ce matériel sera transporté ici dès que la construction de l’usine sera complétée.Les travaux sont déjà commencés et seront terminés vers la fin d’août.Le corps principal de l’édifice sera un bâtiment de 125 par 72 pieds avec une allonge de 80 oar 65 pieds, le tout à deux étages.La brasserie sera aménagée avec toutes les améliorations modernes; une cinquantaine d’hommes y seront employés.Les promoteurs de l’entreprise, MM.Perron et Hébert, sont des commerçants très en vue de Valleyfield.Dividendes déclarés Banque de la, Nouvelle-Ecosse.— Dividende de 4 p.c., nour le trimestre se terminant le 30 juin, payable le 3 juillet aux inscrits du 15 juin.Imperial Oil, Limited.— Dividende de 75 sous par action, payable aux porteurs des coupons no 12 des certificats et tmx actionnaires inscrits le 18 mai; le paie- La semaine s’ouvre avec un marché irrégulier et plutôt réactionnaire.Un bon nombre de valeurs ont fléchi de fractions de point.•Le stock le plus en vue a été le Steel of "Canada qui s’esit hissé jusqu’à 75%, réalisant un gain net de 1 point % depuis samedi.Il n’y a rien de partioulièrement neuf dans son cas.C’est toujours le bon effet des déclarations du président de la compagnie qui se fait sentir.Au même compartiment le Dominion Bridge a fléchi d’un de-miipoint.Le Brazilian a été le stock le plus actif.Le cours a varie de 49E a 49%, cc qua csit à peu près le niveau de samedi.On note une baisse subite du Forgings, de 45 à 42.Les autres stocks lourds ont été le Abitibi, la préférence du Car, Je Cernent, le Price, le Général Electric, le Winnipeg Electric.Les principales hausses sont celles du Cernent de préférence, du Riordon, du Howard Smith de préférence, du Tuckett Tobacco, qui ont avancé respect»Moment d’un demi-point.Le Toronto Railway s’est haussé de % de point.Il s’est vendu au cours de la séance 8,009 actions, dont 165 de Abitibi, 2,165 de Brazilian, 195 de Breweries, 210 de Dominion Bridge, 191 de Brompton, 128 de Cernent, 180 Detroit, 144 de General Electric, 230 de B.S.Steel, 155 de Màckay, 600 de Quebec Rail-wya, 230 de iRdocdon, 434 de Atlantic Sugar, 165 de Canada Steamships, 235 de Tuckett Tobacco, 1,492 de Steel of Canada.A New-York la prime sur Je dollar canadien a varié de % à 1 li pour centt.Le franc a fait à Montréal, .0916 et à New-York, .0904.(La livre sterling a fait à Montréal $4.51 et à New-York $4.44%.Opérations de la matinée.(Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien & Cie) Ventes de 10 h.à 11 h.8jn, Abitibi—15 à 53%.Ames 20 à 14.Atlantic—35 k 23.75 à £1%, 175 à 231,,, 30 0 23%.1 à Z4, 30 à 23%, 49 à 23.Brompton—25 à 32.Bell Tel.—20 h 110%.Cnn Car.—25 à 26.Illinois—20 à 34%.Tuckett» Tob.~f> à 87, 50 à 48%.Cement—25 à 67.20 0 66%, 28 à 66%,.Cnn.Cottons—10 à 90.90* 17^6 ^PCtri-30 à 90I"J' 2 à 91 - 45 “ „ Can- S.S.’ unes pfd.—1 0à 52%, 30 «52% 2 5 a 53.Cons.Smelters—3 à 23.C.P.H.—2 à 144.Detroit—55 à 61%.Dom.Bridge—415 0 74%.IVvn.Glass -to « 68.Brazilian—285 à A9%, 325 0 49%.100 à «%; ilWfiï:50 à w,s’15 à ^2,5 » Laurentlde— 50 à 49%.LyaU—10 à 42.British fimp.Steel—110 à 11.70 à 11.Mackay—50 à 91%.Mont.Power—15 5 91 Xat.Brew.—24* 0 .58%, 25 i 58%.Price Bros.1 flià 43%.Quebec—160 0 29%, Riordon—13 à 8%, 5 à 8%.30 à 9, 70 * y.Steel—35 à 74%, 15 à 74%.25 à 76 à 74%, 00 k 73, 270 à 75, 20 à 74%, Toronto Ry.—75 à 66.Dom.Iron pfd.—5 à 74.Foundries and Forgings—50 à 45.OBLIGATIONS DELA VICTOIRE De 10 h.a ît h.,10 a.m.Moi Offre Dem.Ventes 1925 96.20 1131 98.50 98.50 4000 à 98 50 1937 99.90 1922 99.87 99.95 4000 à.90.87, 3000 à 99.85 BESOINS CROISSANTS Le monde entier recherche les pâtes et papiers de bonne qualité.Partout, les besoins croissent et la consommation augmente.Les Etats-Unis, F Angleterre, la France, le Japon et d’autres pays encore se disputent sur place nos produits.Des entreprises sont plus aptes que d'autres à répondre à la demande.Tel est le cas de la Wayagamack Pulp & Paper ( onipanv.Sa situation est exceptionnelle.Possédant et exploitant les plus vastes usines de pâtes à sulfate et de papier d’emballage "Kraft” dans le monde, elle a pour marché l’univers entier.Au cours actuel du marché—80.—soit $800 par $1,000—les titres WayagamacL 6%, 1951, rapportent du 7tf% et offrent d’attrayantes perspectives de plus-value.Titres définitifs.Livraison immédiate.RENÉ-T.LECLERC BANQUIER ET COURTIER MONTREAL QUEBEC 1W, ru« St.JwqMs 74, ru* St.Pîerr* (lÉAnB* PQNDCZ CH 4Wt 90.Chu.S.S.Lines.—25 » 22%.Dom.Bridge -U5 g 7* l Detroit- 25 à 61 %, 85 à 61.Dom.Bridge—115 à 74%.Dom.«las» 50 à Ü7%.10 i «7%, 25 A 67%.Dmu.Steel 2nd pfd—25 à 29.60 à 29%.H.Smith pfd.—1 g 92 l^ureutldVj)» à 87, 16 a 87, 6 à 87.Lyall—35 à 42.B.C.Fish .—5 U 28.Lament—15 à 66.Cement pfd—6 a 94 Foundries, Forgings- 25 à 43, 15 à 42.Mont.Power—30 à 90% Nat.Rrew.-10 58%, 125 à 58.Ottawa Power -R) à 86.2 5à 80%.(Jue4«* 35 à 29%.15 à 29%.35 à 29%, b> i* 29%, 110 à 29%.Riordon—35 à 9.Shnwinigan—50 à iOG .Steel 620 ù 75, 50 « 75%.100 à 75%, 25 A 75%.Winnipeg 25 à 16%.Bourse des mines Atlas.22 « 24.Beaver.Offd.32.Crown Reserve 17 à Dome Mines Offd.28.Dome Lake, Offd.12.Holiinger, 9.67 à 9.70 Kirkland Lake.Offd.Koora, lOyi à 15.La Rose 35 à 3G.Lake Shore, 2.30 à 2 McIntyre, 17.60 à 18.McKinly, 28 à 20, Monefa, Offd.13%.Nipissing, Offd.6.25.Peterson Lake, 6% à Porc Grown, 28 % à Schumacher, 56 à 57 19.25.45.35.75.7’A.29.Trethwey, Offd.414.Teck Hughes, 52 à 54.Temlskaming, 30)4 à 35.Vipond N.T.31 à 32.Wasapika, 8 à 8L.M’est Doni.*, 12 à 13.Gold Reef, 3 à 3)4.Hunton, 7)4 à 7%.Preston, 8 à 8)4.New ray, 22% à 23)4.West Tree, 8 % à 8)4.Mai 22, 1922.10b.30 a.m.A Wall Street New-York, 22 (10 h.30).— Les spéculateurs y sont allés avec prudence, en ouverture, ce matin, à Wall Street.Les nouvelles du pays et de l’étranger leur dictaient cette ligne de conduite.L’ouverture pourtant s’est faite à la hausse.Au cours du premier quart d’heure des gains d’un à trois points ont été réalisés par quelques aciers indépendants, particulièrement le Midvale, le Republic Iron et le Steel commun et de préférence.Les rails étaient aussi en hausse, sous la direction de l’Atchison, du Chicago and Northwestern, du Great Northern, du Kansas City Southern et du Missouri Pacific de préférence.Les tabacs étaient les stocks le.s plus forts du groupe des spécialités, l’United Cigar Store se haussant de quatre points.Les huiles domestiques se sont améliorées de fractions de point, mais le groupe européen, y compris le Royal Dutch, s’est alourdi.Les Mail Order étaient plus forts, le Montgomery Ward se haussant d’un point.f Poursuivant notre programme de développement économique de la province de Québec, nous mettons en souscription AU PAIR ET L’INTERET COURU $1,250,000 7% O 1ère Hypothèque DE Ex-dividende Les stocks suivants deviennent ex-dividende aujourd’hui: Bank of Hamilton, 3 p.c.; Ogilvie de préférence, 1 3-4 p.c.teïr^'Æs., Cour Supérieure No 3000.r ARTHUR-RICHARD CAHIGNAN.deman-deur, vs F.-R.Cari&imn.défendeur.Le 7ènie jour de juin 1922, à dix heures "So avan/~m*di, n« no 10.Qithcart, chambre o2,i, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit détendeur, saisis en cette cause, ron-f»wnt en cent parts dans la “St.Remis-' ivaonn Lolts” de cent dollars chacune.tournions ; argents comptant.Montreal, 20 mai 1922.J.-S.-A.GAUDRY, H.C.S.-4-4—MU Prix du jour Sur toutes les valeurs municipales.d’utilité publique et industrielles.Avant d’acheter ou vendre, DEMANDEZ NOS PRIX par téléphone ou télégraphe—à nos frais.5.V.P.notez notre changement d’adresse.P.A.MASSON Hmitcg - GANOUICPS o COUhTlCDS -14j cut ST JACOU6S.MONTPEAU La Wayagamack Pulp and Paper Company, Limited Les Etats-Unis, la Grande-Breta-arte.la France.l’Afrique du Sud, l’Australie, la Houvelle-Zélande sont, par ordre d’importance, les principaux débouchés que la Wayagamack Pulp & Paper Company, Limited, s’est assurés à l’extérieur.Mais elle exporte aussi en Extrême-Orient, en Amérique Centrale, en Amérique du Sud et aux Antilles.De par aa situation géographique et en raison da l’excellence de ses preduits, aucune concurrence sérieuse et durable ne peut lui être faite sur cea grands marchés.Ues Obligations - Or Wayagamack, 6% première hypothèque à 80 et l’intérêt pour rapporter environ 7.75% constituent un placement de tout repos que nous recommandons fortement.Geo.BEAUSOLEIL & Cie 112.rue St-Jacques MONTREAL > CARON FRERES en titres de $100, de $500 et de $1,000, > remboursables en séries de 1926 à 1934.-, I • compagnie, constituée en vertu de la loi de Quebec sur l’association coAimerciale, con-lirme Caron Frères, de Montréal, établie en 190! avec 81,200 de capital, bientôt passée à la tete de l’industrie de la bijouterie au Canada lout en exploitant et développant la vieille indus-trie, elle fabriquera un «appareil de Lumière et r orce appelé à révolutionner les conditions d’existence de la campagne.VALEUR DES BIENS HYPOTHEQUES, non compris acha> "r land age, brevets et autres biens semblables.$2,551,433 REVENUS ACTUELS DE LA BIJOUTERIE ET DES PROPRIETE .100,507 BENEFICES PREVUS POUR LA NOUVELLE INDUSTRIE, PAR ANEE: au moins.700,000 Pour détails supplémentaires sur la personnalité de la compagnie emprunteuse, l'objet de l'emprunt et les garanties assurées par l'acte de fiducie, demandez le prospectus.,J On sçuscrit à nos bureaux et chez nos agents et correspondants.— Nous émettons titres Provisoires^ VerSaB®ricaire MONTREAL OTTAWA QUEBEC BUREAU-CHEF» Imm.Versailles, MONTREAL.Tél ï M.7080 ACTIVITE - ENORME DANS L'INDUSTRIE DU CIMEW JAMAIS—en temps nortoal, dans le passé, l’emploi du ciment n’a été aussi grand—dans la construction d’édifices—dans la voirie—dans toutes les phases de l’activité humaine où la question de solidité, de durée et d’économie constitue un facteur important à considérer.rVANNEE en année, dans tout le pays, on reconnaît de plus en plus les propriétés du *** ciment—Solidité, Permanence, Facilités, Economie.Pa ses usages multiples s’imposent à l’attention.artout, dans votre entourage, Voyez vos chemins, vo« pavages, vos gratte- del, vos immenses élévateurs à grains, de même que les silos, les bâtiments de la ferme, les fondations et même les hôpitaux construits suivant les règles de l’hygiène sont en grande partie faits en CIMENT.ÇET «norm, développement * nécessité forcément la construction d'usinea appropriées pour répondre i cette demande croisante- c'est ce qui a rendu absolument nécessaire la formation de la Compagnie de Ciment Hocheia-ga, avec las grxndas ressources de see carrières et son énorme actif sous forme d'une direction experte, de facilités de transport, d’accès au marché le plue vaate et la plus prospère Elle débute donc sous 1st pkia favorables auspices RADIO Ihjr suite de la formidable publicité dont bénéficie la radiographie, la hausse rapide des actions Radio upparait logique et probable.Sur simple demande, nous adressons sans frais une circulaire analytique de cette valeur spéculativement intéressante.BRYANT BROTHERS, Limite* Agents de change prèa la Bourse aux Mines de Montréal MAISON FONDER E7N 1866 •4-H, RUE S AIN'T-FRANÇOIS-XAVIER, MONTREAL Téléphona: Main «MO CANADIAN PACIFIC BULDING.TORONTO Cemmunfcations télégraphiques psrUculUrea avec New-Yerk.Ottawa Toronto, Kingston •’***¦* PWW ‘ ¦,« ¦.«¦I OJ.OOS ?•T s I I t I t J^ES experts^en matière de placements auront prochainement l'occasion de souscrire aux valeurs de placement de la Compagnie de Ciment Hochalaga qui sorop’ offertes au public Un examen méticuleux das perspectives, de l’actif et du personnel de la Compagnie démontrera A l’évidence les promesses d'avenir illimitées qui s’offrent aux ca pitalistes qui profiteront de P occasion de devenir action-nairsw d’une des plus puissantes corporations du paya.i LA COMPAGNIE DE CIMENT HOCHELAGA LIMITEE 148 HUE SAINT -JACQUES.MONTREAI. VOLUME XIII.—No H i LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 22 MAI 1922 7 nà.* A * là m * mAijf JltAr At*;* MJil LA VIE SPORTIVE fmm m * mm* il», >.Tr77i-T rrtrwrw LES INDIENS ONT TRIOMPHE DU SYNDICAT DE ST-HENRI Les peaux rouges ont vaincu l’équipe de Charles Ducharme par 5 à 4 dans une partie excitante et intéressante au possible.L’inauguration de la réunion du printemps à Mont-Royal Plus de cinq mille personnes présentes à la première matinée du Back River Jockey Club, à Saint-Laurent — Lazy Lou gagne l’épreuve principale.La partie d’hier entre les Indiens et le Syndicat St-Hcnri, au terrain du.National à Maisonneu-\e, a été un excitant duel de lanceurs entre Malcolm Lruser et Mc Keahen, une nouvelle recrue du St-llenri.I^es Indiens ont gagné par 5 à 4, s’assurant 1a victoire a la huitième renrise après une lutte extrêmement excitante.La partie a été de beaucoup lu plus passionnante, la plus rapide et la plus brillante jouée cette saison par la Ligue de baseball de lu Cité.Les a-mateurs ont vu du jeu tel qu’ils aiment A en voir.Les joueurs de champ saisissaient la balle au vol ou la ramassaient avec auresse, et ils la lançaient à leurs camara-ues avec vitesse et précision.Il s’est commis des erreurs de part et d’autre, mais en général, on peut dire, que les deux clubs ont fourni du beau jeu.Malcolm Fraser a été invincible, » accordant que trois coups réussis.D’un autre côté, les Indiens n’ont placé que quatre fois les balles de McKeahen en lieu sûr.Fraser a retiré cinq hommes au baton et McKeahen quatre.Fraser a reçu un meilleur support et a gagné.Une erreur du deuxième but qui a laissé la balle lui passer entre les mains à la deuxieme manche, alors qu’il y avait deux hommes sur les buts a permis A ces coureurs de compter.Des erreurs ont également aidé les Indiens è.compter à la huitième manche.Après la troisième manche, un «eul joueur du Syndicat, Carter, a réussi à se rendre au premier, faisant un but à la huitième manche.TaiUefer, voltigeur de centre du Saint-Henri a fait un superbe coup de trois buts qui a fait entrer deux coureurs au “home”.Le jeu de Silver, arrêt-court d^s indiens, a été l’un des points saillants de la joute.Ce joueur a saisi la balle et l'a lancée au premier avec adressé digne des plus grand éloges.11 a deux "put ont” et quatre “assists'* à son scb'L Miller a retiré 13 hommes av.premier sans erreur.Royer, troisième but du Syndi-at a commis une erreur, mais il a par contre, fait du beau travail.Fortin a fait un beau lancé au deuxième but, faisant retirer un coureur qui tentait de voler son but.Mantha a fait un beau deux buts, envoyant la balle par dessus la petite cloture du terrain.Par suite de leur victoire d’hier, les Indiens sont maintenant égaux avec le Syndicat ayant chacun deux parties gagnées et une de perdue.Résultat détaillé: INDIENS Ab R H Po A E Sabourin, cf .5 0 0 2 0 Ü Bélec, 2b .4 1 0 0 1 b Brown, 3b .5 1 2 () 2 1 Maxwell, rf .4 1 0 2 0 0 Briggs, If .2 2 1 3 0 ü Mullen, c .2 » 0 5 1 0 Silver, ss .3 0 1 2 4 Ü Miller, 1b .3 0 0 13 0 (1 Fraser, p.4 0 0 0 7 1 32 5 4 SAINT-HENRI 27 15 2 Ab R H Po A E Papineau, 2b .3 ü 0 2 1 J Carter, ss .4 1 1 4 2 1 Curtis, 1b .3 1 0 12 0 0 Taillefer, ef.4 Ü 1 2 (1 u Royer, 3b .Fortin, c.4 t) 0 i 4 1 .4 ü 0 5 3 0 Wilkie, If .3 1 0 1 0 1 McKeahen, p.2 1 0 0 5 2 Mantha, rf .3 0 1 0 1 (l 30 4 3 27 16 C Score par inning: Indiens .020000030-à St-Henri .004000000—4 SOMMAIRE Deux buts, Mantha; trois buts, Taillefer; sacrifices, Briggs, Papineau, McKeahen; buts sur 4 balles, F’raser 1, McKeahen 3; retirés au bâton, Fraser 5, McKeahen 4; frappé par le lanceur, McKeahen (Mullen) 2; buts sur erreurs, Indiens 4, Saint-Henri 1; laissés sur les buts.Indiens 7, Saint-Henri 2.Temps 1.40.Arbitre; Payette et McEwen.dulJX DÉ AITES .POUR MONTREAL LL'IQUIPE DE LARRY CARMEL A MiLANCHIE SAMEDI et DELL A SS LE HIER, PAR LE LIAT?) R U1S -R I VIER ES.— LES JOUTES A VALLEYFIELD Le club Trois-Rivières est passé en lè’e de la ligue de TEst du Gait remportées contre le Montréal, nada grâce aux deux victoires qu’il dans les séries de samedi et d’hier.Sqmedi les locaux ont été blanchis, le résultat fut de 4 A 0 et Mer les Trilluviens l’emportèrent par Il A 3, au terrain du LMile-End.Grenier était dans la boite pour les visiteurs eit il a joué une partie de toute beauté, il n’accorda que cinq coups simples tandis que son adversaire, Welsh, a été touché pour 15 coups simples dont sept coups bons pour deux buts.(Partie' du dimanche: TROI S-R3VI ER ES Ab R H (PO A E Underhill, ss.6 2 4 *> 6 0 ReiTv, 1b .4 0 3 13 0 ü Farrand, 3b .4 0 0 1 l 0 Kin.hr.’l, If.5 « 0 2 0 0 Bailey, c 5 1 2 5 1 ü Bénard, 2'b.4 1 2 2 3 0 Ero, rf 4 4 2 0 0 1 Lafontaine, cl.4 1 « 2 0 0 P.Grenier, p.5 2 2 ô 2 0 41 TT ïT 27 13 T MONTREAL Crevicr, 3'b.Bingher, 2b.Fecley, rf.Ab R H PO A E 4 2 1 7 0 2 4 1 2 3 3 1 4 0 0 5 2 0 4 0 2 1 h 0 3 0 0 1 1) 0 3 0 0 0 0 (1 4 « 0 0 2 1 3 0 0 9 1 1 3 0 0 1 4 0 56 3 5 27 12 5 Ottawa .0 9 3 VaMeyfield .3 JO 2 Batteries.— Johnson et Davidson; Rose et Wingo.JOUTE DE MiMAiNCHE Valleyfie'ld .0Û.Htr749Ll- etai Ottawa .100000020—3 'll / 2 VaMeyfield .00200005x—7 8 3 Batteries: — BranFhouse et Anderson; SMJenis et Wingo, - - Au parc Lafontaine le 24 mai Le comité régional de Montréal de l’Association catholique de la Jeunesse canadiennc-française invite toute la population de Montréal le 24 mai, au parc.Lafontaine, à 2 heures.Là aura lieu une grande manifestation patriotique en l’honneur de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons.Il y aura offrande de fleurs au pied clu monument et, à 3 heures, au kios
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