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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 19 juin 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1922-06-19, Collections de BAnQ.

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SB VOLUME XIlf.-No Hi, MONTREAL, LUNDI 19 JUIN 1921 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.*6 Etats-Unis et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$200 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7490 SERVICE DE NUIT : Redaction, Main 8121 Administration, Main 6163 FAIS CE QUE DOIS! Encore la question bilingue Nouvelles déclarations du “Droit” — Régime de marchandage — L’absurdité pédagogique du double inspectorat — Veille de Saint-Jean-Baptiste.j ce, l’école française d’aujourd’hui,; [ st vs> o vifitl ipfipr/iip | l’histoire franciscaine, la vie et l’ac:, U IL jtion de Benoit XV, etc.Tout ceci ; j n’empêche point d’ailleurs M.Goyauj j de collaborer de temps à autre aux ; | journaux et aux revues.I II faut souhaiter qu’une pareille carrière se prolonge longtemps en-! core et que le nouvel académicien j ! puisse ajouter beaucoup à Une oeu- ! vre dont personne ne conteste la] grande bienfaisance.—O.H.Quelques affaires à liquider Ainsi que nous l'avions laissé prévoir, le Droit revient à la •harge, à propos du double inspectorat infligé aux écoles bilingues de nos compatriotes ontariens.C’est (tans toutes les écoles qui n’ont pas accepté te réellement 17, disait-il dans son numéro de vendredi, le même marchandage.On se fait d'abord mouton : “ÏMissez-nous entrer et vous pourrez enseigner fout te français que nous voudrez'’.Puis on devient loup: ce sont des tentatives de persuasion auprès de l’institutrice, accompagnée d’intimidation, de promesses de forts octrois aux commissions scolaires, de refus de certificat aux maîtresses récalcitrantes.Ainsi M.Walsh dira : “La commission scolaire veut-elle obtenir l aide financier du gouvernement, il est nécessaire quelle voit à ce que ïinstitutrice se décide à se conformer à mes suggestions à l'égard de renseignement et de l’organisation de Vécote.'' Or.(tans le même rapport, M.Walsh condamne un horaire attribuant une heure et demie au français dans une école de campagne où il y a six divisions.Ou encore M.Walsh fera miroiter aux yeux des commissaires un gros octroi s’ils consentent à recevoir te deuxième inspecteur; ou si les institutrices s’engagent à tendre à l’usage continuel de l'anglais dans l'enseignement, leur école sera alors reconnue et le gouvernetnent versera de fortes sommes en subventions.I.a latte au double inspectorat est nécessaire, conclut le Droitr si les parents canadiens-français veulent conserver leurs écoles et s'ils désirent que leurs enfants apprennent les deux langues.Et, plus loin ; Il est évident que, au seul point de vue du bien de nos croies et du progrès scolaire des enfants, le double inspectorat doit être rejeté.L'est donc le devoir des parents, des commissions scolaires et des instituteurs de s'opposer au double inspectorat et par conséquent de fermer les portes des écoles au deuxième inspecteur.Tout porte à croire que l'exemple de ta commission scolaire d’Embrun sera suivi, en temps et lieu par les autres commissions scolaires, puisque 95 pour cent des commissions des comtés de Russell et de Prescott ont tout récemment déclaré leur opposition au règlement 17.Quant à la commission scolaire d'Ottawa, on sait quelle demeure le roc inébranlable sur lequel viennent se réduire en poussière les vagues les plus violentes de la désorganisation et de la persécution scolaires.Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour deviner la cause les protestations que devaient forcément susciter chez nos compatriotes l'institution et la pratique du double inspectorat.Cet inspectorat, d’abord, n’est infligé qu'aux écoles bilingues.et les place donc sous un régime d'exception particuliérement odieux.** Puis, l’absurdité du système saute aux yeux des plus disirai Us.(v)ue doit-on, en bonne logique, demander à un inspecteur d’écoles, si ce n’est d’aider les instituteurs, de les conseiller, de les surveiller, de se rendre compte de leurs progrès ou de leurs échecs?Cela implique, naturellement, une inspection unique et des visites répétées.S’il y a double inspectorat, les conseils, les avis risquent de se heurter et l’instituteur, d’être désorienté.(Cela serait vrai en tout état de choses.Le dangef est naturellement double quand il s’agit, comme dans le cas actuel, d’écoles bilingues et d'inspecteurs de races différentes.) S'il n’v a point répétition de visites, comment l'inspecteur, quel qu’il soit, pour-ra-l-il se rendre compte de la façon dont on a suivi ses conseils, des progrès ou des défaillances des maîtres et des élèves?Ce (ue Ton regrette, en d’autres pays, c’est précisément que les visites ne soient pas plus fréquentes et la surveillance plus immédiate.Sous le régime que Ton prétend imposer aux seules écoles bilingues de l’Ontario, celles-ci seraient inspectées, au commencement de l’année, pur un premier fonctionnaire et, quelques mois plus tard, par un deuxième.De sorte que ni l’un ni l’autre des inspecteurs ne pourraient se rendre compte de la conduite générale de l’école, de la façon dont leurs observations ont été accueillies et que les instituteurs eux-mêmes risqueraient de recevoir des conseils et des avis différents.Il est trop clair qu’aucun souci proprement pédagogique n'a pu commander un pareil régime.Celui-ci est né d’une autre pensée, du souci d’imposer aux parents des méthodes dont ils ne veulent point, et c’est précisément l’une des causes de la répulsion qu’il inspire à nos compatriotes.Quant à la compétence en matière d’enseignement du fraliais (puisqu'il est toul de même censé y avoir, dans ces écoles ilingues, un certain enseignement du français) de tel inspecteur de langue anglaise, on raconte à ce propos des histoires fantastiques.C’est ainsi que toute la bonne volonté des petites élèves de l’ecole Duhamel d’Ottawa ne put retenir un éclat de rire lorsque ce brave inspecteur vint gravement inscrire au tableau la phrase fatidique: I! puit entonne.(IJ voulait écrire: Je puis entrer.) ÿ V ?11 est.à certains égards, heureux que pareille question soit remise sur le tapis à la veille de la Saint-Jcan-Haptislc.Elle rappelle aux gens distraits, que trompent les accalmies apparentes, que la lutte, pour revêtir dos formes différentes, ne cesse point.Et ceci incitera, nous l’espérons, plus d’un des nôtres à doubler l’offrande qu’il se proposait de verser, samedi ou dimanche, au fonds de la Défense française.Orner HEROUX.Feu M.Chauvin .Vos lecteurs apprendront avec un vif regret la mort de M.le juge Chauvin, décédé samedi l'avant-midi, ù l’âge de cinquante-neuf ans.M.Chauvin n'avait fait qu'une brève incursion dans la politique.Sa carrière entière avait été consacrée au droit.Ses confrères du barreau cl de la magistrature louent sa compétence professionnelle.Ions ceux qui l’ont approché rendront hommage aux hautes qualités de l’homme.Nous prions Mme Chauvin et sa famille d'agréer, dans ce grand deuil, nos très respectueuses condo^ léances.L’entente de la Passe du Nid du Corbçau et l'égoïsme de l’ouest — Les amendements à l’impôt sur le revenu et l’exemption de $200,00 —-M.Meighen et M.Beatty.Bloc-notes î i* firçui.dès 1893 et sous le pseudonyme Lo LrOy j de Léon Grégoire, inaugurait ses L’Académie française parait avoir fini de récompenser les servi-ccs de guerre.Elle se retourne maintenant vers les hommes de lettres.Nous avons annoncé samedi l é-ection de M.Georges Goyau, qui Muccèdc à M.Denys Cochin.En le hoisissant.l’Académie a couronné ’une des plus fécondes et des plus loblcs carrières littéraires de ce omps.M.Goyau n’a que cinquante-trois ans.Ceci surprendra beaucoup de ceux qui l’ont un peu suivi dans In vie; car, c’est de trente ans bien près que datent ses premiers livres.Depuis ce volume sur le Pape, les uühotiques et la question sociale grandes campagnes littéraires, M Goyau a bien public une vingtaine de volumes.Deux qualités maîtresses les distinguent: une grande élégance de style, une forte et méticuleuse documentation.Car, si l’on a pu dire de lui qu’il est un homme à fiches, il faut ajouter que c’est pareillement un écrivain de grande valeur.fies qualités maîtresses, M.Goyau les a manifestées dans l’ensemble de son oeuvre, d’allure très variée, comme l’on sait.La grande Histoire ] religieuse de la Nation française, | dernière pierre de ce monument, ! fait en effet vis-à-vis à quatre voiu-, mes sur VAItemagne religieuse et , voisine avec des travaux sur Phis-jtoire italienne, le catholicisme so-jcial, la franc-maçonnerie en Fran- Cette coalition La Gazette note avec beaucoup de satisfaction le récent article de M.le sénateur David au sujet de ce qui se dit à Ottawa en marge d un projet d’entente libérale-conservatrice.On se le rappelle.— nous l’avons noté ici même, — M.David conclut des consersations qu’il a eniendues à Ottawa à ce sujet qu’une entente peut finir par s'imposer aux gens qui, faisant partie de groupes politiques différents, — le conservateur et le libéral, car ni n'y a rien à faire avec les progressistes, à ce que rapporte M.David, — veulent néanmoins la même orientation économique du pays et entre autres choses la protection des industries canadiennes.La Gazette, qui a écrit plusieurs articles favorables à cette entente, et la ¦pousse tout le temps, en laissant entendre que M.Gouin est seul capable de la réussir, ne perd natu-reîTement aucune occasion de signaler tout ce qui lui paraît devoir avancer cet accord.Le jour où ce-.lui-ci se fera, si jamais il se 'fait, — il y aura, tant chez les libéraux que chez les conservateurs qui prennent trop au sérieux les querelles réciproques de leurs partis, un mouvement d’étonnement susceptible d’avoir de singulières conséquences el de provoquer un choc en retour, dangereux peut-être pour bien des politiciens.Cette exemption il se peut fort bien, dit-on depuis quelques heures, que M.Fielding consente un relèvement de l’exemption de «200 accordée aux pères de famille imposables quant à leur revenu, pour chacun de leurs enfants, I.'exemption serait dorénavant de $300., bien qu’un député, 'M.Archambault, ait essavé de la faire porter à $400.M.'Fielding doit bien cette exemption à des gens dont il se trouve à relever in-directemenf, cette année, la quote-part d’impôts, en majorant la taxe do consommation de ôfl pour cent.Gela a son importance, pour les pores de familles nombreuses; et ce qu’il leur concédera, s'il porte 1 exemption d’impôt sur le revenu d& $200 à *300, compensera tout juste ce qu'il leur fait verser de plus avec ses remaniements de taxes.Si cela se fait, ce sera tout de meme un pas dans la bonne voie* .Jp degrèvement relatif des grandes familles.Souhaitons qu’une autre année, le ministère aille nlus avant.Français et commission On nous signale, en marge d’une note parue récemment ici, surl’em-pioi du français dans les documents officiels de celte commission que dans les opérations de cellc-ci avec les corps officiels et les particuliers, elle emploie la papeterie française ou anglaise, selon le cas, en tenant compte du caractère des institutions el des personnes à qui sont adressés ces documents.Lorsqu on paie, par exemple, une note a même les fonds déposés h la flanque de Montréal, on se sert fJf J?1fonnu,« anglaise.Et s’il s’agit d affaires transitées par l’intermédiaire de la flanque d’ffochelaga ou de la flanque Nationale, elles sc transigent en français.Nous recevons.en même temps que cette information, des formules de chèques en français, pour la, commission.chèques lires sur la flanque d Hochelaga ou la flanque Nationale.Par ailleurs, nous affirme I-on, en haut lieu, les employés de langue française sont bien traités et détiennent une part considérable des postes, et sir William Sla-vert lui-même, selon ce même témoignage.est bien disposé à l’endroit de notre langue, il la lit, l’étudie et 4a parle même.Notons tout cela, pour l’information de nos lecteurs et des personnes qui ont affaire à In commission.Puisqu'il y a du français, des documents et du personnel français, qu’on y demande du français, on en aura.Os magazines On a protests', ces jours-ci.aux communes, contre l’admission en franchise au Canada de millions d'exemplaires de revues et pério- Ottawa, le 19.Nous entrons, aujourd’hui, dans ce qui doit être, d’après les prévisions du gouvernement, la dernière semaine de la session.Il est douteux cependant que ces prévisions se réalisent; il faut toujours, témoin la construction du Transcontinental, des édifices du parlement, etc., se défier des prévisions ministérielles.Indiquer le programme de cette semaine dépasserait le cadre de cet article.On peut donc se figurer facilement qu’il ne sera pas épuisé dans le temps prescrit.D’ailleurs la fameuse entente, si pleine de génitifs.de la Passe du Nid-du-Corbeau domine toute la situation.Si la loi n’est pas modifiée d’ici le 6 juillet, l’entente de 1898 redevient en vigueur automatiquement, c’est-à-dire que les chemins de fer devraient faire dans cette région (tous les chemins de fer, car les autres pour faire concurrence au C.P.H.sont bien contraints d’adopter ses taux) une réduction de 35 pour cent.On sait la genèse de la loi actuelle.La guerre pesait lourd sur les chemins de fer.Le parlement demanda donc en 1918 la révocation de cette entente, ou plus exactement sa suspension pour jusqu’au 6 juillet prochain.La Commission des chemins de fer accorda une augmentation du tarif pour le transport des marchandises de 35 pour cent.L’entente, en rentrant en vigueur de nouveau.équivaudrait donc à une baisse de 35 pour cent.Les gens de l’Ouest y tiennent.Mais ceux de l’Est leur répondent: “Ne soyez pas si égoïstes.Songez un peu à nous.Les chemins de fer veulciit bien faire une réduction générale à condition que vous sacrifiiez quelque chose de votre 35 pour cent.” Mais les députés agraires sont accusés diques américains populaires, vendus ensuite d’un bout à l’autre du pays, surtout aux Canadiens de la-ngue anglaise.(Certaines de ces publications, dit M.Drayton, ancien ministre des finances, ne sont ni instructives ni amusantes, elles sont simplement obscènes.El c’est la vérité.On nous l’a baillé belle, avec cette légende qu’il ne se publie qu’en français des livres et périodiques immoraux.Au vrai, les romanciers anglais de ce temps-ci sont pour la plupart du dernier licencieux, ainsi que’ le reconnaissait ces semaines-ci un chroniqueur littéraire du New-York Evening Post.11 suffit, pour «’en rendre compte, de lire les analyses de leurs ouvrages les plus vantés.Et quant aux Etats-Unis, leurs romanciers, leurs conteurs et leurs périodiques prêchent depuis des années des thèses tout à fait immorales, comme l’amour libre, la vulgarisation du divorce et le reste.Leurs récits sont souvent dégoûtants.Même des périodiques aussi apparemment inoffensifs que le Saturday Evening Post, qui tire deux millions et demi d’exemplaires par semaine.publient parfois des oeuvres d’imagination où le divorce et la limitation des familles tiennent large place, sans un mot de blâme ou de critique.Nous ne croyons pas que le simple fait de placer revues et magazines américains sur la liste des articles frappés de droits de douane empêchera d’entrer au Canada les publications obscènes et licencieuses dont parle M.Drayton.II y avait autrefois au ministère des douanes une liste d’ouvrages et d’imprimés étrangers auxquels on devait refuser l’entrée du pays.On a retranché plusieurs des noms qui v étaient portés.Y en a-t-on ajouté d’autres, depuis quelques années, en dehors des proscriptions éditées par la censure, an temps de la guerre européenne?Ce fameux “trésor” Ou met justement au point, en haut lieu, ces histoires du prétendu trésor des Jésuites qu’on affirme devoir trouver dans le lit d'une rivière ontarienne et qu’on y recherche même, par le temps qui court.C'est une légende comme il y en a tant, d’héritages fabuleux, de trésors mirifiques enfouis par des gens en fuite; elle est d’autant plus ridicule qu’au temps où les Jésuites ont dû quitter le poste du fort Sainte-Marie, au XVIle siècle, ils étaient dans la dernière pauvreté.et que la petite garnison française de cet endroit touchait une maigre solde de 2 sous par jour, payable à Québec même.Si l’on trouve quoi que ce soit dans le fameux coffre dont les dépêches parlent ces jours-ci, à supposer qu’on le repêche et s'il a jamais existé, ce sera des objets d’une valeur intrinsèque nulle, ou presque: ils vaudront surtout à cause de leur caractère de reliques anciennes.Pour le reste, le trésor existe surtout dans l’imagination des «.ns, à ce qu'on sait; el ceux qui tablent sur cette découverte pour faire fortune seront tout aussi riches, l’an prochain, que les gens crédules ayant ajoute foi aux histoires classiques du prisonnier espagnol, ou de successions riches à millions, parce qu’elles ont des titres fantaisistes sur la Gaspésie, Anticosti.ou remplacement de la ville de Québec, le coeur de New-York.G.P, par leurs collègues de jouer tout simplement à la souque a la corde t de prendre tout ce qu’ils peuvent obtenir grâce à leur force, car s’ils ne sont que le sceLnd groupe numériquement, ils sont en réalité les plus forts, leur situation de balance du pouvoir leur permettant de parler en maîtres.Nous savons de la meilleure source que le C.P.R.of fre une réduction générale de 24 pour cent ii condition que l’on abandonne l’entente du Nid du Corbeau.Cela voudrait dire que les agriculteurs seraient obligés de sacrifier la différence entre 35 et 24, ce qui fait 11.Ils perdraient donc onze pour cent de ce à quoi ils croient pouvoir s’attendre.Ue rapport sera présenté aujourd’hui même et il conclura à la suspension de l’entente.Ue gouvernement, en ce cas, n’a rien à craindre du groupe de M.Crerar puisque les conservateurs sont avec lui.Voilà pourquoi on prèle aux députés des prairies l’intention de faire de l’obstruction jusqu’au 6 juillet, afin que l'entente redevienne automatiquement en vigueur et que les 35 pour cent de réduction retombent dans leurs poches.Us se soucient peut de ce que l’on ait à payer plus ou moins cher.Us sont les benja mi ns du pays et croient que les benjamins ont droit à des gâteries.¥r -n On présentera aussi, la semaine prochaine, le rapport du comité présidé par M.Jos.Archambault sur les amendements à la loi d’immigration et à la loi de sédition.Le comité a siégé toute la semaine (1er nière et l’étude de son rapport fournira à la Chambre une matière intéressante.# * * , Enfin l’étude du budget en comité plénier ne se passera pas sans soulever de très longues et, exceptionnellement, de très intéressantes discussions.C'est ainsi que l’exemption de l’impôt sur le revenu pour les enfants âgés de moins de Ul ans, qui est actuellement de $200 el n'a pas été modifiée par M, Fielding, en dépit de pressantes instances du Devoir, fera l’objet d’un amendement.Lors du dernier caucus libéral.cette question est venue sur le tapis et le caucus, unanimement ou presque, s’est déclaré en faveur de l’augmentation de l’exemption.Celte unanimité a impressionné M.Fielding.M.Jos.Archambault, raconte-t-on au parlement, se propose de demander que le chiffre de l’exemption soit doublé.U est improbable que le ministre des finances.très serré et qui coupc, dit-on, tous les crédits à grands coups de ciseaux (il a imposé notamment sept millions de réduction à l’un de ses collègues), consente à accepter l’amendement Archambault; mais il est disposé à couper la proposition par la moitié; au lieu d’un nouveau deux cents dollars d'exemption, il en accordera cent, ce qui fera un total de trois rents.C’est déjà un denier appréciable et dont les pères de famille tireront plus de profit que les renseignements que leur fournissent avec abondance les autres journaux sur l’affaire Delorme.# * * On assure que re gouvernement doit se débarrasser petit a petit de sa marine marchande.Il procède par liquidation lente.U a déjà mis en vente 27 petites unités.II cédera les autres quand des occasions favorables se présenteront et en détail, Vendre tout d'un coup, ce serait déprécier sa marchandise.* # # MM.Humphrey et McBride, deux députés progressistes de la Colombie britannique qui ont voté avec les libéraux, mercredi matin, sur le budget Fielding, se sont vus exclus, dit-on.des futurs caucus des pro gressistes.On leur a fait savoir qu’ils ne devaient plus s’y montrer.comme leur conduite les frappe d’excommunication majeure.L’un d’eux aurait déclaré à un député son intention de prendre son siège du côté des libéraux, lors de la prochaine session.# # # Comme le Devoir était le seul à l'annoncer, M.le docteur Deslnu-riers, député de Sainte-Marie, a proposé une enquête sur les agissements de la Commission du service civil.Cette question sera agitée de nouveau, la semaine prochaine.Les députés se divisent en trois groupes, parmi les libéraux, même dans la province de Québec.M.Hinfret et quelques autres, neuf en tout, vcti-lent le statu quo: d’autres veulent le retour absolu à l'ancien état de choses.Un certain nombre veulent simplement le contrôle des nominations dans le service extérieur.* • »- M.Beatty, président de la compagnie du C.P.R., était, vendredi, au Château Laurier.II a causé quelques instants avec des députés de la province de Québec.On l’a vu ensuite se diriger vers la salle des pas perdus où il a croisé M.Meighen, Les deux hommes ont échangé une très cordiale poignée de mains et ont pris ensemble l’ascenseur.Il se peut que leur renrontre ait été tout simplement fortuite, mais ou lui prête une signification particulière, étant donné les rumeurs qui courent depuis quelque lemps de la no- Le congrès de Lévis CE QUI DOIT PRESIDER AUX OEUVRES DE JEUNESSE Les congressistes étudie ot les principes qui ins« pireront les oeuvres de jeunesse ouvrière — Les directeurs exposent une doctrine sûre et pratique - La protection de Pécolier et de l’apprenti.Levis.19.(D.N.C.) Sous la prés.dence (i’honrteur de Mgr F.-X.Gosselin, P.D., curé de Notre-Dame de Léviis et la présidence active du R.P.E.Tremblay, P.N.V.supérieur de l’oeuvre de jeunesse de St-Hvaeinthe, le deuxième .congrès général des oeuvres de Jeunesse ouvrière est commencé hier.C’est au Patronage de Lévis que se tiennent ees assises.Le congrès, qui a réuni de nombreux et enthousiastes délégués, durera trois jours: il a pour bu! de faire une revue générale des oeuvres de Jeunesse ouvrière: trois séances d’études auront lieu au cours de ce congrès.Hier, a la première reunion, on a parlé des principes qui ont inspiré la création de ces oeuvres el dont l’applicalion est un gage de survivance pour les oeuvres de jeunesse; aujourd’hui, plusieurs con-firenciers parleront des moyens employés pour atteindre le but que l'on se propose dans les oeuvres de jeunesse; demain, la séance sera consacrée à l'examen des résultats obtenus.Doctrine, application des priivci-pues.résultats; telles sont les trois grandes divisions des sujets qui seront traités an cours de ce congrès, dont la première journée fut un succès tant au point de vue du nombre des assistants, que de la valeur des trayaaix qui ont été lus.On avait fait coïncider le e*m-«rés avec lu solennité de la Fête-Dieu et c'est par la célébration de cette fête que les congressistes commencèrent leurs réunions.C'est au pied de l’autel qu’ils se réunirent tout d’abord pour assister à une grand messe célébrée par le Ré.v.Père L.-J.Plamondon.P.S.V.supérieur du Patronage de Lévis et organisateur du Congrès; le célébrant 'étaient assistés du )u au 16 juin 1922 directeur au Devoir, Saint-Lambert, •t monsieur le Montréal._^her monsieur, •* .S'0?/S le titre de “Curieuse propa-r lande’’, il paraissait dans le Devoir * y a 13 juin dernier, une lettre de drotesfation d’un “Père de famille’’.Il s'agissait de la propagande (suite de la pVéjniêre page) une histoire yembie- parce qu elle sc irépètc souvent, fi il;t comment un jeune prêtre,, vicaire dans une paroisse, où la jeunesse était laissée à elte^inèrue, libre et dispersée, comme un troupeau sans berger tenta de créer une oeuvre de jeunesse.Très instruit et plein d’en-thousiasme, dévoué et amant des âmes.Je jeune abbé fonda son cercle pnoissial.L’oeuvre de jeunesse existait dans sa paroisse 1 Toute la jeunesse y était conviée, et y vint; il y avait des jeux, des amusements, du théâtre.bien des attraits; il fallait préserver la jeunesse.Cependant, le jeune vicaire, occupé par ses devoirs paroissiaux, seul et sans expérience vis à vis une situation financière très pénible, rebuté par ceux qui -lui avaient promis d’aider son oeuvre, fut, un jour oblige de constater que son i périr, par les bons jeunes gens que ridiculisaient, en l’absence du vicaire trop occu-.pé, les “têtes folles" qui venaient falt ' à la salle seulement pour s'amuser.toile dans les ecoles, en sa propre j cercle dé jeunesse allait /aoeur, par un journal à sensation, i L’oeuvre était délaissée au moyen de caries-réclames, comme si les écoies devaient devenir un foyer de contamination.La lecture de cette lettre nous a tressaillir d aise.j Ces dernier’s, que le jeune abbé .A ous nous permettons d user de voulait nrésrrver se retirèrent lors-la large hospitalité qu’offre votre que le directeur de l’oeuvre voulut journal a toutes les bonnes causes, ics former.I n jour l’abbé consta-,pour vous signaler un fait se ratta- ; ta que toint son travail n’avait eu .ln*, tris étroitement à ce que de- j pour résultat mie la formation ^le fe Père de famille’ patriote \ d’un club.L’oeime de jeunesse et chrétien.' caitholinnn.du jeune vicaire avait Mercredi, le 17 mai, un représentant du journal en question, ve-, liait offrir aux autorités de notre ‘madémie, un volumineux paquet de res carles-rêclames.Or nous aeons un que tes annonces ont été refusées pour tes raisons que l’on sait; f.es feuilles ü sensation ne sont jamais les bienvenues chez nous et .les écoles ne sont pas faites pour les encourager.Mais, ce représentant ne s'est pas tenu battu pour si peu.Lp lendemain, il offrait de nouveau sa mar~ enandise.Nouveau refus plus formel: le brave homme s’est emporté.Il a même menacé de dénoncer au directeur de son journal la réception plutôt froide qu'on lui a faite, Oe plus, par un article qu'il se proposait de faire paraître dans son journal i?) il nous livrerait à ta vindicte publique pour avoir osé - refuser de recevoir du poison pour nqs enfants.De plus il devait se porter devant l’école et distribuer mi-meme ses papiers.(U n’eit pas apparu).Comme bien l’on pense, la me-^ noce n’eut aucun effet, ni sur tes - -*onvfcitons des autorités de notre ff ücademie, ni dans tes colonnes de in feuille à sensation, alors occupée a triturer la boue de l’affaire Delorme.Monsieur le directeur, ces quep ïfff*.,l3r>es sont un compte-rendu Oncle des choses qui se sont dé-ajoulees sous nos yeux.St elles peuvent aider la bonne cause et es hom journaux, servez-nous en! H • mcrci nu bon “Père ' lono'Jè .Nous souhaitons qu’il cout’e de nombreux imitateurs'.il Pieu à vous.L't “Va f ils de famille''.frit faillHe.Cette histoire s’est ré pétée; cette faillite a, bien souvent, été le résultat des tentatives faites pour créer des oeuvres de jeunesse.Quelles en sont les causas?A cette question rtibbé Lavergne répond: “Le directeur, les soucis financiers exagérés et l’extériorisation à outrance,’' Ce qui n manqué au jeune directeur c’est la concention vraie d’une oeuvre de jeunesse; ni n’avait pas la com.oétencc voulut et essentielle.I! ne suffit pas d'être urètre, bon prêtre; il faut acquérir l’expérience et le doigte.'Le jeune prêtre n'a pas songé que.dans une oeuvre de jeunesse, la préservation est un leurre si la formation ne l’accompagne pas.M.Lavergnc appuie fortement sur ce ooint.Les papes enseignent que k‘ but.des oeuvres de jeunesse est surtout d'obtenir ouc les jeune* gens deviennent chrétiens, d’un christianisme vécu." Le but de ces oeuvres, c’est la formation de l’esprit chrétien.1 formation est la chose essentiel1 des oeuvres de jeunesse; surnaturelles par essence, ces association-doivent s’opouver sur des ’'moyens surnaturels.’’ C’est ce qu’oublient trop souvent ceux qui sont à la direction des oeuvres.Pie XI enseigne que “c’est une erreur de se propn.ser d’embrasser le nlus de monde possible avec le moins possible ‘de conditions surnaturelles.” M.Lavorgne rend ici hommage aux Frères de St-Vincent de Paul mn.sans bruit, ont su -reer des Oeuvres de Jeunesse solides, éviter les éeueih et former des chrétiens — conte directeur, et, le n'en vous lui êtes sympathi- ; Pour les enfants .Montréal, le 11 juin 1922.! '/ônsieur ic directeur, s “Le Devoir".(.tier monsieur, i ilifr dans la colonne des lettres au Devoir’’, l’cloquen- l ¦ ” protestation d ùn père de famille V4 sulft de certains quotidiens.’ Mipproiwe fortement sa manière -, t agir; , école ne doit pas être une r uccursale de propagande au r * onrnaiix, encore nwin aux feuil-I es jaunes.:¦ Cependant, il est une renne fou ” ' spécialement pour t’enfonce et i n .¦'Hiince à jouer un rôle bienfaisant hos jeunes anus, Vous la •-finissez, M.I Ionie pas, "we: c'est /’Oiseau «leu." n Pour ma par* depuis que la So-'/c Saint-J can-Baptiste en a coin ¦ ¦ ~Jôent'1' Publication, un peu plus fiiUe année ceci soil dit en ims-stuni à iintèjition de vos lecteurs ~-rr’!i ne connaitraient pas encore reste intéressante revue, je iui ai f 't une place d’honneur d notre ‘tuer, et je puis vous assurer / j elle y est attendue, chaque mois 4 avec grande impatience.• Notre jeunesse écolière trouve l'Oiseau Bleui toutes choses de .nature a i instruire en l amusant: H ’non historique, récits d'avenln-< tresr causeries.' • anecdotes, parfois ¦'dr.Ha manque et même des con-ours iütrrairen pour lesquels lu ''ociète .\aint-JeanBaptiste distri hue des mix appréciables.Les ré-¦’ punses a ton concours “Que serai-;r uni .été des plus intéressantes, d ette reuüt.illustrée a profusion, devrait, il me semble, se trouver ¦ dans fontes nos familles; outre au’elle satisfait ce besoin de lecture inné chez ! entant, elle est en même temps essentiellement éduca- 7 trice." F.spcranl, M.le directeur, que t rais voudrez bien publier ces H-* unes je vous remercie rt demeure ’ Vue fidèle amie du Devoir.\lme A.NORMAND-POIRIER.Pacifique Canadien Trains spéciaux pour — de Dorval les courses 7c! , T ous ies jours de semaine jusqu’au samedi, le 24 juin inclusivement, le .Pacifique Canadien fera circuler des cadre de la famille est trains spéciaux directement à lu piste des courses de Dorva .quittant la gare Windsor à 12 h.40 p.m.et t h.10 p.m., (heure normale).Le samedi.24 juin, un train spé-uiaî additionnel quittera la gare ; Windsor à 12 h.20 p.m., (heure nor-, male).• De plus le train régulier quittant Ig gare Windsor, ü 2 h.10 p.m.(heure normale) arrêtera ft Dorval ‘pour y laisser descendre les voya tueurs, sauf le samedi, 24 juin.Vu retour, des trains spéciaux quitteront la piste de courses pour îà «rare Windsor, tous les jours, norès la dernière course.Arrêt i Westmourit au retour seulement.(réc.j LES PROMOTEURS DES OEUVRES L’ahbà Dt’Sümiltau, chancelier de S ^Hyacinthe, a parlé en détail de l’puauisation,j|qH oeuvres de jeu-nes-ci.1 i st au cjepgé qu’il in- cojpbc de fonder < e$'.délivres et les Papes ençxùiragent fortement, les •prêtres à ttrflya«ller pour la jernbes-se.A 4?’ • XbrmalerpflVt les mem'tcs de ieu-nesse devra^eibt s’organiser dant la paraisse qui cstQa cellule de la vie chrétienne (faits l’Eglise.Dans la pratique, il y a des inconvénients; les .changements de curés, les déplacements des vicaires, la 'pénurie des sujets, le travail de la paroisse; tels sont autant d’obstacles qui font que les oeuvres de jeunesse snterprovinrhïles deviennent néc'éss’aires.Mais alors le clergé séculier est obligé de recourir au clergé régulier.Ft les oeuvres de jeunesse y gagnent, Ceuendant “séculiers et réguliers, prêtres du ministère paroissial et religieux directeurs des oeuvres interparoissiinles, poursuivent le même but- le règne de Dieu dans les âmes.” Tous doivent donc ’aider pour arriver ft ce but.LA VITALITE DES OEUVRES Le R.P.Imperrière, supérieur de la maison Jean le Prévost, parie des assises des Oeuvres de Jeunesse.“L’oeuvre catholique de Jeunes se ouvrière, dit-il, a pour but avant tout de procurer au jeune homme chrétien les moyens de faire son salut.Pour cela eile s’efforce de former son âme à la connaissance de ses devoirs envers Dieu, envers le prochain et envers elle-même.C’est là un travail tout surnaturel, c’est l’oeuvre de la grâce.Si k Seigneur a pu dire; Pas un cheveu ne tombe de votre tête sans que Dieu le permette; à plus forte raison il a pu ajouter: Sine me nihil potestis facere.Dans le travail de la sanctification des aines surtout l'action divine est indispensable.Voilà pourquoi nos oeuvres catholiques de jeunesse ouvrière reposent entièrement sur Dieu.C’est le surnaturel qui doit guider ceux qui dirigent-, e’est nar le surnaturel qu’il faut conduire à Dieu les âmes qui nous sont cbnfiées.“Toutefois, ici comme toujours.Dieu veut laisser à l’homme l’occasion de mériter.11 veut que l’homme y mette du sien.Il importe donc d’apprendré au jeune homme à penser, à vouloir et à agir en catholique.C’est une formation qui demande de part et d’autn dévouement et esprit de sacrifice; niais les fruits qu’elle produit, la gloire de Dieu et la sanctification des âmes, en sont unc'heureuse ré-comnefise.“Ce sont ces jeunes gens, péné-’rés du véritable esprit chrétien, lui iront exerçant sur la société me influence bienfaisante et con-'ribucront à faire régner sur la ‘erre le Christ *aix durable.rt par suite la scuu Mort de M.le juge Chauvin IL SUCCOMBE SAMEDI, A UNE I ANGINE DE FOITUINE.M.le juge Heétor-T.Chauvin, de la Cour supérieure, est mort (l’Une crise (J’ungLjt de poitrine, n sim domicile, rue Saint-Marc, à Montreal, dans l’avaut-iuidi de samedi.Il aurait eu 59 ans en octobre pio-eliain.Atteint par ta maladie, il y a une couple d’années, il réussit neanmoins à la surmonter assez, après des mois de traitement, pour se remettre au Ira va 4 et pour entendre plusieurs’’causes.Il siégeait encore, jeudi dernier, mais se sentit! légèrement indisposé, dans le ours le la journée.Vendredi soir, il était a-'-viremment mieux.Vers quatre heures, samedi matin, U éveilla un de ses fils, se sentant plus mal.Prêtre et médecin furent appelés, mais, vers onze heures samedi matin, M.Chauvin expirait.emporté par un retour de sa maladie, M.Chauvin était né à Terrebonne, le 7 octobre 1862, du mariage d’Adolphe Chauvin et de Luce Limoges.Il fit ses études au collège de Montréal, et à l’université La-' al, à Montréal.Reçu avocat, i] pratiqua le droit d’abord à Montréal avec ,3a société légale Lacoste, Glo-bensky, Bisaillon et Drosseau, puis a Hull, avec la société légale Brooke, Chauvin et Devlin.Il avait été candidat conservateur dans le comté de Labelle, aux élections fédé-r*‘de.s de 1908, mais sans succès.] tie fit jamais de politique active.H devint juge de la Cour supérieure en avril 1912, fut pendant .assez longtemps Je juge attitré du distrit de Mont-Laurier, mais siégea aussi à HuE; depuis quelques années, à la suite de remaniement!-judiciaires, il passa permancm nient à Montréal, C'était un homme d’une grande distinction personnelle et de solides connaissances légales.Marié en 1887 à mademoiselh Henriette Rourassa, fille de feu M.Napoléon Bourassa et soeur de M.Henri Bourassa, du Devoir, il eut plusieurs enfants dont cinq survivent, ainsi que madame Chauvin.Ce sont .MM.Gustave et Henri Chauvin, mesdames W.-R.-L.Shanks et Henri Rainville, tous de Montréal, et la révérende Soeur Marguerite-du-Sacré-Coeur, religieuse de l’Im-maculée-Conception.Une soeur, madame P.-A.Longpré, de Sainte-Hose, lui survit aussi.Feu NI.le iuse Chauvin était le frère de feu Ndolphe Chauvin, ancien député de Terrebonne à Ottawa.Les funéndMes auront lieu mercredi matin, à neuf heures, à la basilique.Nos sympathies à la famille.étui sont Toxemiple ne leurs compatriotes.P exhorte les jeunes gens (ies Patronages à suivre les leçons qu’on leur donne; ce sera la sauvegarde de leur salut.POURQUOI DES OEUVRES Pourquoi des Oeuvres de Jeunesse?( est le R.P.Stanislas, chapelain des Unions du Patronage de Québec, qui était charaé de répon-drre à oeüe question.Il définit d a bord l’Oeuvre de Jeunesse qui est “une oeuvre réunissant les enfants et les îeunes gens pendant leurs heures de loisir, pour leur faire accomplir leurs devoirs religieux et les récréer honnétomenf.et, par ces moyens V* former à une vie chré-t'enne sérieuse.Tout dans l’oeuvre doit converger vers ce but ; “former de fervents chrétiens.” La nécessité de l’oeuvre est tirée de la nature du jeune homme et de 1 infant.Elle es! nécessaire a l’enfant et au jeune homme, qui, grandissant phv siqueinenl.-ints'tlcctm-llement et moralement.ont besoin d’être dirigé dans ce développement par des moyens qui lui sont tout à fait appropriés.La nécessite est tirée de la situation spéciale du jeune homme au Canada.Nos maisons d’éducation et de formation sont on ne peut plus en progrès.Ht cependant t’aventr est sombre.Qu’y a-t-il?Un trou dans la formation, L ecolxer.apres avoir été en serre chaude pendant cinq jours par se maine, est laissé à lui-même, le jeudi et le dimanche; c’est alors que pullulent autour de lut les dangers de toutes sortes.Et tes vacances’ Deux longs mois d’ennui; or.l'en nui est mauvais conseiller.Ici on touche du doigt la nécessité des oeuvres de jeunesse éeolière.L’apprenti est encore plus délais sé et pourtant plus en danger encore.L’apprentissage, c'est pour le jeune homme le cas des passions.Que voulez-vous?En contact avec toutes sortes de gens, il en prend ce qui est Te plus saillant, te mal.Et les moyens qu’on met à sa portée pour surmonter les obstacles sont insuffisants.L'apprenti, eu égard a son âge.est d’un naturel exubérant.tendant à l'excès.Si le démon l'utilise avec tant de fruits, que ne nous on servons-nous pas pour cou duire le jeune homme au degré de perfection auquel Dieu l’appelle.Le insuffisant pour le pousser là : tout doit être favorisé pur un ensemble de circonstances qu'il trouvera dans l'oeuvre de jeunesse.Le Père Stanislas fait ensuite le loge de l’Eglise qui sans cesse s’est occupée ft tain du bien à la jeunesse: le but de l’Eglise es» toujours le bien des âmes n ir !•* moyens surnaturels.h met les organisateurs en garde contre les moyens trop naturels et termine en disant: “Ne Visons pa-à garder dans nos oeuvres des âmes à l'agonie, donnons ft nos jeunes gens une impulsion iraénient surnaturelle, et crue les mnvenx matériels n’y soient nue pour en adoucir lu voie.Voilà çr qui est né-cessuirc poir .le bien de la jeunesse actuelle.'’ LES SOUTIENS Le Trèro 1.tJpnati.du -Patronage Laval de Québec, lut un travail sur les soutiens des oeuvres.“Une oeuvre de jeunes gens, dit-il, fie vit pas .seulement, des principes et de dévouement: elle n grandement besoin d’appuis financier-, et de sympathies efficaces.“De là, le .rôle des bienfaiteurs Tl des amis laïques, îles boinuie.s d oeuvres comptent sur ces coeurs dévoués pour faire connaître leur oeuvre, la recommander et la défendre au besoin.‘Sans nul doute, b- bien se ferait plus profondément, l’apostolat atteindrait un plus grand nombre, si les directeurs d’oeuvres n’étaient pas préoccupés constamment d’assurer à l’oeuvre des ressources, Los jeunes gens souffrent eux-mêmes de cette obsession qui se traduit par les séances “payantes’’,, les euchres, les industries de toutes sortes pour faire venir l’eau iui moulin.Ce souri de ne pas faire I enquerotile dont gémit puis d’un directeur d’oeuvres, et qui l'oblige à bien (tes démarches, lui fait bien sauvent négliger la formation de u-s jeunes gens! C’est une lacune.“Les fortunés doivent eompren dre cela et alors intelligemment oiitçnir ces oeuvres sans éclat de leur aumône et gratifications per-• ann -Iles avec le concours d’amis •n dehors de l’oeuvre pour ne pas troubler ses mouvements.“G’e.vl ce précieux témoignage •'intérêt que toute oeuvre de jeunesse attend de ses dévoués amis!” Au cours de cette séance, le R.Lelièvre, de St-Sauveur, M.Pa-ouin, professeur à l’Ecole Normale le St-Hyacinthe.Mgr F.-X Gosselin.!p Père Tremblay, le Père Cal-main.adressèrent des compliments ms congressistes et Frères de Sf-Vincent-de-Paul doni les oeuvres ont produit tant de bien dans notre province.Un salut solennel, chanté par l’abhe Duranteau et un sermon par le Père Gatmnin ont terminé cette nrcmière réunion.Le Père Cahuain dans son allocution, a parlé de b» nécessité des Oeuvres de Jeunesse, des moyens surnaturels qui con-rourent à leur développement, et de la formation chrétienne qu’elles doivent donner aux jeunes.Après avoir assisté aux.vêpres, dans (a soirée, les congressistes ont pris part ft une réunion intime.Pour l’école libre de Windsor Ontario ILY A DIX ANS Mercredi 19 juin 1912.La question des autobus, premier-Montréal, par Otner Héroux.» * * Les Enfanfa dp Québec et d’Ontario.par Georges Pelletier.* billet du soir, pa Un zélateur, Léon - Lorrain.* * # La contention républicaine, par Uldérie Tremblay *
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