Le devoir, 1 juillet 1922, samedi 1 juillet 1922
V ULLMÜj Alll.—Mo 15i MONTREAL, SAMEDI 1ER JUILLET 1922 TROIS SUUS LC.nuiVILKL» Abonnements par la poste : "WP* Édition quotidienne K9 |h ¦ CANADA.9600 WM HLA Ctats-UniE et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALE.910.00 Édition hebdomadaire H WM M CANADA.92 00 JW M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.93.00 WêKÊÊWÊÊÊ Directeur : HENRI BOURASSA cr Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Bédaetion, Main 6121 Administratian, M»im 6165 -ùiNHfr FAIS CE QUE DOIS! Deux congrès Rencontre significative — Enquête et réaction — L’aide extérieure, l’action commune — Si les femmes voulaient.— La “locomotive”.Billet du soir Byzantinisme La rencontre n'est-elle pas significative?A huit jours d’intervalle, la ville • Hull reçoit deux groupes de congressistes.Ces congressistes représentent les éléments les plus actifs, les plus avertis de notre jeunesse et de la génération qui la précède immédiatement.Les uns savent surtout par les livres, les autres ont cueilli tout le long des routes canadiennes une abondante expérience et une riche moisson de faits.Tous s’inspirent d’un idéal élevé, d’un sens aigu des intérêts nationaux.Or, Voyageurs de Commerce et jeunes gens de TA.C.J.C., sans se donner le mot, ont virtuellement choisi le même sujet d’étude: la défense de Tâme française contre les infiltrations étrangères.Ne fallait-il pas, pour commander ainsi, en des milieux à beaucoup d’égards différents, un choix identique, le clair sentiment d’un vif danger?Et cette commune réaction des deux groupes ne doit-elle pas susciter, de la part de la foule, plus qu’un mouvement de passagère attention?Les yeux, la mémoire toute pleine encore de spectacles vus et revus, les Voyageurs ont tout de suite posé la question des remèdes : De quelle façon, sur tel ou tel terrain, convient-il de défendre notre langue?Quels devoirs particuliers s’imposent à telle ou telle catégorie de Canadiens français?Ives jeunes ont voulu procéder, eux, d’une façon un peu différente.Ils ont institué une enquête détaillée, dont nous avons déjà publié le programme et dont le résultat sera produit demain et dimanche, à Hull.Les notes que l’on public aujourd’hui même dans la chronique de d’A.C.J.C.(voir nos pages intérieures) indiquent que cette enquête a révélé un état de choses inquiétant.Il était bon que Ton recherchât et que l’on groupât de la sorte les indices de l’infiltration étrangère.La plupart d’entre nous n’en aperçoivent que des traces isolées.Nous aurons ainsi un tableau d’ensemble — et de plus puissants motifs de réaction.Nous saurons mieux aussi où faire porter notre effort.* * * Car, personne—même parmi ceux qui voient les choses sous l’aspect le plus sombre r— ne songe à jeter le manche après la cognée.Le mot d’ordre est partout le même : Réagir.Du reste, si l’instinct de résistance n’était aussi vivant, on ne s'inquiéterait pas si vivement des ravages du mal.On se laisserait tout doucement engourdir et glisser dans la mort.On veut vivre, au contraire, on le veut énergiquement.C’est une question de volonté et de méthode.Le danger de notre situation résulte, avec la présence de facteurs étrangers qu’il n’est pas en notre pouvoir d’écarter, d’un état d’esprit et d’une multitude de petits empiètements, de petits abandons, de petits détails qui finissent par faire masse.A l’état d’esprit mauvais — snobisme, ignorance, apathie — il faut substituer une volonté de lutte patiente, de fierté calme, de constante vigilance.11 faut dissoudre la masse des détails hostiles, constituer, à leur place, avec F ensemble des actes de la vie quotidiejine, un état de choses français.Ce sera l’oeuvre de notre volonté persévérante à tous, comme la situation mauvaise est la résultante de notre apathie et de notre faiblesse, à tous — ou presque tous.* ?* Il y a des bonnes volontés cependant qu’il faut aider du dehors, îles interventions utiles qui doivent être facilitées de l’extérieur.Précisons.Pour parler français dans telle ou telle circonstance, pour Imprimer du français sur scs affiches, pour demander qu'on lui parle ou qu'on lui cMÛve en français dans les services publics, un homme n’a besoin qft de le vouloir.Mais, s’il s’agit, par exemple, de l’anglicisation progressive du langage technique, il faut, pour réagir, que nos ouvriers aient fdus que de la bonne volonté: le moyen de se créer un yocahu-aire.Et, sur ce terrain, il faudrait multiplier les initiatives f>rises par le Parler français, Y Action française et des particu-iers énergiques, mettre à la disposition de la foule, par la brochure, par le tableau, par les listes publiées dans les journaux, les termes français auxquels on est en train de substituer toute une phraséologie anglaise.La chose, nul doute, sera longue, ardue—moins parfois qu’on ne l’imagine.Ainsi, l’on se plaint que l’automobilisme est en train de pourrir de tonnes anglais le langage de nos gens.Mais l’automobilisme n’est pas un fait exclusivement anglais ou américain.Il y a un vocabulaire français de l’automobile.Que, dans leurs chroniques, tous les journaux français s’occupent à le populariser et il passera bientôt dans le langage de la foule.On fait observer, pour prendre un autre exemple, qu'il est bien difficile de se servir, clans l’industrie de la chaussure, de termes français, parce que les machines dont on æ sert sont pour la majeure partie de fabrication américaine.Mais on oublie que les Américains vendent ou louent en France ces mêmes maehi-i rs et qu’ils ont dû, pour les mettre sur le marché français, établir tout un vocabulaire français.On n’aurait vraisemblablement qu’à se procurer ce vocabulaire et à provoquer une.action combinée des manufacturiers — fort nombreux chez les Canadiens français — et des syndicats catholiques, puissants dans oette industrie, pour franciser complètement — chez les Canadiens français — le.langage de la chaussure.* ¥ * On pourrait multiplier ces exemples.Ajoutons, touchant en la de passant un autre domaine, que, pour chasser de chez nous chanson anglaise, il faudrait multiplier encore les recueils chansons populaires françaises.(C’est un exemple ehoisi entre mille, et cette série demanderait de» commentaires à part.) Faisons en sorte que nulk* part on n’nlt d’excuse pour réclamer l’article anglais.Travail de longue haleine, sans doute, mais nécessaire, et oui on Fn fortement prouvé au congrès des Voyageurs — se relic à nos Intérêts le» plus élevés, N’oublions pas, surtout, la puissance énorme de Faction commune, de l’association.Combinons nos effort», eoordonnons-les, fuisons-tes appuyer par nos différente» sociétés, et nou§ serons surpris souvent des résultats obtenus, Si les femmes veulent se mettre énergiquement — il en est beaucoup qui font déjà de magnifiques efforts — de la partie, le progrès sera dix fols plus rapide; car, elle»sont les grande» acheteuses et elles font la mode, * * * Derrière tout cela — nou» y revemm» avec «fmitnnt plus de liberté qu’on sV»t exprimé «an» détour là-dessus au congrès d«*« Voyageurs — il faut une campagne d’idée», ur»e action de presse, méthodique, persévérante, Celle-ci sera forte, efficace, dgns ta mesure pli peu* qui îroienLà la nécessité de la défense française s’efforceront de répandre les journaux qui fout de cotte défense l’un de leurs objectif» essentiels, Eu tte matière, comme en tant d’autres, le journal est lu locemoiitte qui tratae presque tout 4e reste., «mer HEROUX.Le métier, le (jenre d’occupation, la profession déteint sur un homme et le façonne plus ou moins.Le crieur public s’égosille, meme en famille, en conversation.Le politicien renommé pour ses succès oratoires s’écoule parler tou-jours, et cherche lu phrase, le Jtxo* à effet.Le tailleur ou la modiste examine instinctivement la toilette de ses hâes, et le commissaire priscur, leur mobilier.L’acteur de vocation joue un role partout où il va, dans lu vie; et comme Delobeltc, il se fait suivant les circonstances une tete d’enterrement ou de partie de plaisir.L’avocat continue dans le monde ses plaidoiries, le financier ses calculs, le médecins ses observations de clinique, le reporter la chasse à la nouvelle.Le mégotier ou le chiffonnier promu au grade de millionnaire garde dans son nouveau milieu le tic de ramasseur de quelque chose.Le détective découvre aux invités qu’on lui présente des airs de malfaiteurs, et se retient à quatre pour ne pas leur demander la permission de prendre leurs empreintes digitales.L’aliéniste voit des fous partout, et ce n’est pas le “professionnel” dont la vue est la plus déformée.Le croque-mort ne peut pas regaraer sa belle-mère, sans avoir envie de la porter en cercueil.Le professeur de littérature fait de la littérature en société, et les intrigues dont il est témoin, les personnes qu'il rencontre lui rappellent tel livre, telle situation dramatique, tel type des tragiques grecs, de Racine, de Beaumarchais, dejialzac.Ces particularités expliquent la conception extraordinaire de l’honneur que se fait un professeur autrichien.Le Dr Stein donne des cours sur l’art byzantin, « l’Université de Vienne; et à force de pratiquer le byzantinisme il en est arrivé à fendre, les cheveux en quatre.Ainsi, il estime qu’un maître de pension est responsable de la négligence de sa servante.S’il n’y met ordre, on venge l’honneur offensé en le provoquant en duel.Le propriétaire du herr dokter qui n’a rien de byzantin, boit de la bière et mange de.la saucisse, a refusé de rendre raison pour une pareille vétille, aux seconds de son bouillant et byzantinisant locataire.Les seconds ont rédigé leur rapport en conséquence, notant qu’on leur avait refusé satisfaction et que * l’affaire n’était réglée que d’un côté, chose déshonorante selon l’usage.Pour échapper aux regards de mépris que le Dr Stein lui assène, depuis cet incident, à chaque rencontre dans le corridor, le propriétaire lui a signifié son congé.Mais comme à Vienne la loi protège le locataire qui ne peut pas être chassé sans raison valable, l'affaire se plaide en justice.La ville s’en amuse, en oubliant les maux dans lesquels la guerre l’a plongée.Pour un Boche, le Dr Stein nos-sède une conscience délicate et chatouilleuse sur le chapitre de Vhonneur.Mais à l’instar des ministres unionistes il exagère, et les profanes trouveront bien bonne cette algarade touchant une mauvaise.bonne.Où irions-nous, si l'électeur envoyait sa carte an député traître, à ses promesses; si le contribuable conduisait an champ d'honneur le bonhomme oui a oublié de vider la poubelle; si le journaliste mettait en demeure de choisir entre l épie et le pistolet, le.tvnoqra-phe coupable d'une coquille: si Tachetenr voulait tirer du sanq au marchand qui lui a soutiré de 'l'argent, et si le Yankee nbstèmr assommait le moonshiner nui lui vend du tord-boyau empoisonné'' Mais nous n’avons rien de byzantin, en Amérique, à commencer nar tant, par l art surfont.Rassurons-nous.OEDIPE.La tradition à Ottawa L'ffENTT*?,?,Mi ,tm L,At!C- lutiN iATION DE j,a HF.pnr SENTATION DE L’OUEST QUELQUES RAPPROCHEMENTS AVEC L’ANGLETERHF ILN 1 s M.King n promis, mardi dernier, i .j .w Présenter, dès Je dé-but do la session do Janvier, un projet do loi pourvoyant nu renia-nicment dP p„r |a composition actuelle du groupe progressiste, des Américains connue M.MucUonten, ancien sénateur républicain de l’idnho, tendra A faire perdre la tradition des Chambres des communes.On verra, de plus en plus nombreux, des "députés qui déponent le déeorum à la porto et les pieds «ir 1rs pupitres, M, PltllJ Maclean an sera marri, par W, Mwelean, le plus vieux dos dépiitp» dp lu (Ihumpre (si on ex-repte M, Oerniua, eomme c'est lus te, puisque oe dernier H subi une éclipse de quatre ans de 1917 A 1921), est vil) dévot du lu tradition.On n'est pu» pour rien consprvulptir de la vieille école» et fils de eelul qui le premier, dit-on, formula et prêcha, au (’eiiada.la doctrine protectionniste.C'est M.Maclean qui, l'autre jour, versait un pleur sur la disparition de la barre.Il aurait pansé plus d'émotion en déplorent la disparition du bar ; mais il trouva en M.le président un coeur pour le comprendre.Le nouveau parlement a suivi l'exemple des tramways de Montréal.On se rappelle que, dans nos voitures électriques, quand fut introduit le système de perception à la porte d’entrée, on orna les tramways de magnifiques barres de cuivre derrière lesquelles les fumeurs pouvaient se tenir en équilibre instable et pétuncr en liberté.Depuis, on les a privés de cette volupté; et la guerre, introduisant partout l’économie, a remplacé les barres de cuivre par de sombres barres de fer.11 en fut de même dans le parlement nouveau.Et, ce qui est plus grave, les nouvelles barres de fer ne remplissent pas leur office et ne respectent pas la forme traditionnelle: elles ne barrent, en effet, rien du tout, puisque le passage est libre entre elles.La barre du parlement doit, au contraire, servir à isoler les députés du public.Autrefois, les pétitionnaires s’y présentaient et déposaient leurs pétitions, par-dessus cette barre, entre les mains d’un député qui se chargeait de leur défense.Désormais, on ne présente plus de pétitions directement qu’au comité des bills privés ou publics.A Québec, la barre continue de marquer la frontière entre la députation et le public.Sous la tribune des journalistes et sur le parquet même de la Chambre, séparés uniquement par cette barre des sièges des députés, il y a une série de stalles, très prisées, où les invités de marque sont admis.Les conseillers législatifs y ont droit de priorité et peuvent en exclure le public, quand ils sont assez nombreux pour les occuper toutes.A Ottawa, ces stalles n’existent pas; et pas un mortel n’est admis à fouler le tapis vert de cette assemblée olympienne, sauf les pages et les messagers.M.Lemieux a promis de rétablir une belle barre de cuivre brillant et l’on dit qu’elle sera installée avant l’ouverture de la prochaine session.M.Maclean a demandé aussi que l’on déposât sur une table, dans quelque coin de la Chambre, le bec de gaz qui, autrefois, servait à chauffer la cire pour cacheter les lettres et à allumer les pipes des députés qui allaient fumer dans les couloirs.L’incendie a interrompu la perpétuité de ce feu sacré.* * « M.Maclean n’a pas demandé le rétablissement de la tabatière; elle existait pourtant dans l’ancien parlement.On ne la voit plus, aujourd’hui, même au Sénat, pourtant réputé pour sa fidélih) à la tradition.A Québec, la cùutnmè persiste; et l’on peut voir sur la table du greffier, à la Chambre basse et à la Chambre haute, une fort belle tabatière d’argent, vaste, montée sur des cornes torses.La qualité du tabac â priser varie d’une Chambre à l’autre.Elle est infiniment supérieure à la Chambre haute où elle est recherchée par d’augustes nez; aussi est-ce en elle que se plongent, entre les séances, tous les doigts avides.Nous avons essayé de faire des recherches sur l’origine de ce délicat petit meuble.11 appert qu’il fut introduit il y a plus d’un siècle au parlement britannique, au moment où il était de mode de priser, eomme il est, aujourd’hui, de mode de fumer.Une vieille estampe représente Walpole passant des Communes à la Chambre des pairs.A l’arrière-plan on peut voir les étagères d’un marchand de tabac moulu avec l’enseigne: Dent's Snuff Shop.Au dire des auteurs de Parliament Past and Present, eela montre que quelque marchand entreprenant avait réussi à s’introduire dans le parlement.Ils ajoutent : “In more recent times a generous Legislature used to indulge its genteel weakness at the national expense and in the estimates every year was an allowance for snuff, for the use of members." Comme les autours cités parlent nu passé, il appert donc que l'on a conservé è Quebec une coutume abolie en Angleterre.* # * Par contre, on a aboli au Canada bien d’autres coutumes curieuses et qui sont conservées en Angleterre.Il était autrefois de mise de s’enivrer en Angleterre.Si on lit les dis cours des grands parlementaires d’il y a une couple de siècles, écrivent Whyte et Smith, on voit qu’ils parlent de leurs excès de boire avec la même liberté qû’un député y mettrait, aujourd’hui, à confesser qu'il a trop joué nu golf.Sir Allan Rrodoriek et sir Allen Apsley furent de fameux buveurs et Pltt avait la réputation de boire è table plus que quiconque autour de lui.Pour abreuver ces énormes soifs, il fallait des ressources; aussi établit-on alors des réserves dans les caves de Westminster, qui sont conservées encore, aujourd’hui, bien que l’ivrognerie soit bien disparue de l'enceinte du parlement britannique.Dans l’ouvrage déjà cité, nous avons pu voir photographié l’immense réservoir qui contient mille gallons de scotch et dont l’étlage '‘immoral” ne baisse jamais nu-dessous de quatre cents gallons, Sur les flancs rebondis de cette barrique on peut lire: Scotch whisky ten years old, T.s réserve d’irlsh whisky n’est que de trois cent* gallons, Hélas! on chercherait vainement pareille réserve dans les eaves do notre parlement actuel, L'achst-des spiritueux qui doivent étancher la soif des députés britanniques est une affaire très Importante confiée à un comité parlementaire, lequel n’est pas présidé par plus mince personnage qua le speaker en personne, On nrend, disent Wright et Smith, le plus grand soin pour le choix des scotchs, I^‘s marchands soumettent des échantillons en bouteille et sans étiquette aucune.Les échantillons sont goûtés par les dégustateurs officiels; ils les classent en leur attribuant un certain nombre de points (les dégustateur* sont choisis parmi lu deputation).’El la bouteille qui a réuni le nius de suf- frage est élue tout comme un dé-1 puté.11 est douteux que l’on voie se ré- j tablir de sitôt cette coutume, au Ca- j nada.Les progressistes, dont l’influence s’accroît tous les jours, sont I très prohibitionnistea, officielle-1 ment, cela va de soi.* * * Une autre coutume anglaise, à peu près disparue à Ottawa et totalement à Quebec, c’est celle du chapeau, — celle-là pourrait bien être rétablie par les progressistes, l’as un ministre ne reste coiffé pendant les séances.M.Jacques Bureau lui-même y a renoncé.Dans le ministère Laurier, M.Frank Oliver ne se découvrait que pour parler; et M.Bureau était très fidèle à rester coiffé.Dans le ministère Borden, M.Foster portait, presque toujours, son melon.Le docteur Clark, qui connaissait, pour avoir vécu à Inm-dres, les coutumes britanniques, ne l'ôtait jamais.M.Crerar fait de même.Il est à peu près le seul à conserver cette pratique.En Angleterre, seuls les whips se décoiffent.C’est, au reste, à ce signe qu’on les reconnaît.Wright et Smith écrivent : “A hat again must be worn when a member speaks to a point of order during a discussion.For a member to go uncovered habitually, however, is a heinous offence against etiquette.By usage, the only persons mho are allowed to leave their hats in the cloakroom, nre the whips, the bareheads, in their case, is the outward and visible sign of the office they fill.” On nous a raconté que le docteur Clark, en ces dernières années, respecta la coutume anglaise, en demandant des explications au speaker pendant le vote et mit son chapeau, au grand étonnement de ses collègues et presque à leur scandale.En Angleterre, si le député qui désire s’expliquer sur un fait personnel pendant un vote n’a pas de chapeau, il emprunte précipitamment celui d’un voisin; et il arrive parfois, ce qui se produisit l’autre fois en Chambre, quand le ministre des douanes, pour protéger sa calvitie contre les boulettes de papier, emprunta le canotier d’Hans Logan: le chapeau enfonce jusqu’aux épaules de l’emprunteur et cela met la Chambre en hilarité.Toutes ces vieilles coutumes sont cause de beaucoup d’amusement, surtout pour les visiteurs américains habitués à voir siéger leurs magistrats en bras de chemise ; mais leur archaïsme a un pittores-(|ue joli et parfois touchant.Et rentrée si solennelle du speaker narrée ici même, il y a peu de jours, ne prépare pas peu la Chambre à accepter avec le plus grand respect ses décisions.Louis DUPIRE.L’angoisse du Président Ce que pensait M.Deschanel de la Constitution française et de la situation qu'elle fait au président de la République — Extraits du discours que devait prononcer au Sénat, lorsque la mort est venu le frapper, l’ancien chef de l’Etat français.Bloc-notes Buvettes l’ar le temps qui court, on peut voir, dans maints quartiers de Montréal, aux portes des tavernes, des gens dans un état d’ébriété avancé, qui titubent sur les trottoirs, quand ils ne roulent pas sur la chaussée.On n’est pourtant censé vendre que de la bière, dans ces endroits.Faut-il croire que les clients en consomment des quantités trop considérables, ou qu’il s’y vend en catimini d’autre chose que cela?En tout cas, les gens qui sortent des buvettes prouvent au grand publie que l’Ivrognerie y tient école et gue certains journalistes ministériels dépassent la mesure, quand ils parlent de la loi “moralisatrice” présente.Une enquête sérieuse, menée dans ces tavernes et ces buvettes, permet à des gens bien placés d’affirmer qu’elles sont des écoles d’ivrognerie, de vice, d’immoralité et de doctrines subversives.On a laissé entendre, ces mois derniers, que le ministère provincial médite de fermer ces mauvais lieux.11 ne le fera jamais trop vite.Plus cela dure, plus l’alcoolisme fait de ravages chez les gens qui fréquentent les buvettes; plus les tenanciers s’enrichissent et plus les habitués s’appauvrissent.au détriment de leurs familles.Il est grand temps qu’on y mette ordrè pour tout de bon, — après quoi on aura, dans certaines feuilles, moins l’air d’obéir à un mot d’ordre ridicule, quand on parlera de “loi moralisatrice”.Pour l’heure, c'est d'une ironie cruelle.On peut le constater, aux portes des neuf dixièmes des tavernes montréalaises, les plus tapageusement décorées comme les plus malpropres.Indemnité parlementaire Mademoiselle MacPhail vient de rembourser au trésor fédéral une somme «le $1,440, ù même son indemnité parlementaire pour la dernière session.Elle s’était engagée envers ses électeurs à ne nas accepter plus de $2,600, plus le montant équivalant à son impôt sur le revenu, à même cette somme.Elle a tenu parole.Crst une des choses les plus sensées qu’elle ait faites depuis son entrée au parlement, — une «les choses que goûteront le moins scs collègues masculins.L'an prochain, elle déposera, dit-on, un bill à l’effet de réduire à $2,500 leur imlemnité à tous.Ils apprécieront eela moins encore que son geste de cette session-ci.Un député «lisait, aux dernières heures «le séance, cette semaine, qu’il espérait bien que l’acoustique des Communes serait assez piteuse, l'an prochain.pour qu’on ne puisse pas «-n-tendre parler le député désireux «le imposer une coupure d’indemnité.Cela traduit assez bien !«' sentiment général «les collègues de niademol-¦elle MacPhail On se souvient «pie, lors de la for- ; «nation du ministère Poincaré, M.| Paul Deschanel s’était proposé d’interpeller le gouvernement sur la politique extérieure.La Revue des Deux Mondes publie, dans son dernier numéro, le texte du discours qu’il devait prononcer au Sénat, le 31 mars.Nous en détachons ce morceau, particulièrement émouvant, sur l’angoisse qui, déelare-t-il.étreint l’homme «l’Etat élevé à la présidence de la république, lorsqu’il constate l’impuissance à la-quelle le réduit la Constitution.* -s * Mais, messieurs, pour accomplir ces grandes tâches, avons-nous dans les mains les instruments nécessaires?Voilà la question qu’en terminant je voudrais examiner avec vous.Il est impossible, à mon s«ms, de conduire désormais, eomme elle «loit l’être, notre politique extérieure sans redresser, en quelques points, l’organisation de nos pouvoirs publics.Les auteurs de notre Constitution avaient voulu, avec raison, éviter le retour «lu pouvoir personnel, cause première de nos malheurs, mais ils ne l’avaient prévu qu’à la présidence de la république, non ailleurs.Or, un pouvoir qui n’est pas inscrits dans la loi, la présidence du conseil, a dévoré peu à peu tous les autres pouvoirs.Il a tout annihilé, tout paralysé, présidence de la république, présidence des Chambres, ministres, Assemblées même, «jul, dans le plus grand drame de l’histoire, n’ont pu qu’enregistrer 1«îs faits accomplis.Pendant la guerre et pendant les négociations qui l’ont suivie, -la France avait à sa tête un homme à l’esprit pénétrant, à la vie droite et laborieuse, venu de ces marches de l’Est qui, pendant «les siècles, ont été foulées par les invasions.Et aussi de sa Lorraine il avait la prudence, il avait !«• patriotique souci de ne pas troubler l’esprit public en révélant à la France en presence de l’ennemi ce dont il était le témoin.11 voyait tout, il savait tout, et il ne pouvait rien: il assistait, spectateur impuissant, a un drame qu’il ne pouvait empêcher, et, depuis lors, il a écrit de remarquables articles pour expliquer après coup sa pensée.Or, la Constitution dit: “Le président de la république négocie t ratifie les traites.” Avouez, mes- un peu sieurs, que la fiction est forte.Je suis resté moi-même peu de temps a la présidence, assez longtemps toutefois pour m'apercevoir que si, sur une question essentielle, 1 opinion du Président n’est pas celle «les miinstres, même s’il a pour lui le ministre de la guerre et les chefs de l’armée, il ne peut ni la faire prévaloir, ni même la faire connaître.Ainsi, voilà un homme, qui, en des circonstances décisives, a été élu par les élus de la nation, qui est devenu le premier magistrat de la république, «jui voit se tourner vers lui les regards et les espérances de tout un peuple; il voit s’incliner devant lui les étendards troués par la mitraille, les épées d’hommes «mi ont répandu leur sang sur tous les champs de bataille; il compare ces suprêmes honneurs à ce que la loi lui met dans la main.Ah! messieurs, à moins «l’être un«* âme vulgaire, comment ne souffrirait-il pas d’un pareil contraste, comment ne serait-il pas saisi d’une indicible anxiété?Le mal est évident, personne ne peut le nier.C’est le remède qui est plus difficile à trouver.Je ne demande pas, pour ma part, qu’on élargisse le corps élcc toral présidentiel; mais ce qui est eonlraire à la raison, ce qui est à mes yeux un paradoxe insoutenable, c’est «lue le président de la république n'ait le droit de communiquer directement avec les Chambres que pour donner sa démission; c’est qu’il ne puisse parler «inc pour mourir.Oh ! j’entends l’objection : s’il a le «Iroit de parler, il devient responsable, et un conflit est possible.Mais ce n’est pas le message qui créerai! le conflit: 11 le ferait seulement connaître aux Chambres et leur permettrait de le résoudre.Si le conflit existe, pourquoi le tenir caché?Et pourquoi l’opinion du président de la république doit-elle être d’avance sacrifiée à relie du président du conseil?C’est aux Chambres qu’il appartient de décider.Rapellera-t-on In lettre du maréchal d«» Mac-Mahon à Jules Simon?Assimilation inexacte: l’acte du ma réchal, parce qu’il n’était pus prévu par la Constitution, fut considéré (suite à la 2ême page) En visite Un visiteur anglais généralement inconnu, sir William Schooling, de Londres, disait il y a quelques heures, devant une réunion publique de Winnipeg, que, “lorsqu’on aborde au Canada, on est tout étonné de l’horizon borné des gens de Qué-Jbec.Cet horizon est encore plus étroit que les limites «le la provin-ee, il s’arrête à celles de la paroisse (“The outlook is not even provincial, il is parochial”).A mesure qu’on s’achemine vers l’Ouest, I qu’on atteint Montréal, Toronto, Ottawa, le point de vue change, mais il reste toujours étroit.” Ce visiteur est d’une extrême délicatesse et doit être d’une singulière largeur de vues.C’est sans doute un de ces braves fils de John Bull qui pense qu’hors de l’Angleterre, du bacon anglais, du thé anglais, du scotch and soda national et des cornichons de Picndilly, il n'y a plus rien et que parce qu’on ne pense pas comme les Anglais faits chevaliers pour avoir brassé de l’ale, roulé des pilules pour le foie, ou pour avoir souscrit quelques milliers de livres sterling aux fonds électoraux de son pays, on est curieusement arriéré.Plus d’un Canadien sera curieux «le Connaître les grandes oeuvres et les j profondes pensées «le ce chevalier de la jarretière, ou du bain, d’avoir i des aperçus sur ses horizons illimités.Pour les blancs ?i On sait qu’une grande partie des hommes politiques, «les publicistes et «les marchands d’Australie parlent à tout bout de champ de leur pays comme d’une région réservée aux blancs, — “a white mens country”.En fait, l’Australie peut-elle jamais être prospère, si elle n'est habitée que par des gens d’origine européenne?Dons une «les dernières livraisons d’un périodi «lue loyaliste d’Angleterre, United Empire, un membre du Royal Colonial Institute de Londres, «pii vit à Melbourne depuis longtemps, écrit entre autres choses à ce sujet qu’il n’y a en tout et partout en Australie que 5,500,000 hommes et que, dans la région tropicale de cette Ue immense, — un tiers de l’Australie est sous les tropiques, il n’y a pas 10,000 blancs sur une superficie d’un million de milles carrés."Si nous pensons que cela peut durer, nous sommes de fiers Imbéciles”, dit l’auteur de cet article, le docteur Hornabrook; il ajoute: “Les régions tropicales appartiennent aux races «le couleur et leur appartiendront toujours.Personne, s’il connaît ces réglons, ne niera que les blancs puissent y vivre; mais ce «pie Je prétends, - et tous ceux qui connaissent les tropiques sont de cet avis, — c’est que le blanc ne peut rien faire sous les tropiques sans l’aide de l’homme rie couleur, en fait de travaux domestiques et d'ouvrages manuels.Je connais les tropiques, j’y ni vécu, j'ai travaillé parmi les races indigènes qui y vivent, et je ne serai certes jamais partie à un plan d’après lequel on déverserait des blancs dans ces régions, surtout des femmes, et où on leur d«*nnerait pas l’aide d’une main-d’œuvre de couleur.” En d’autres termes, si l’Aus-tridic veut rester pays réservé aux races blanches, elle devra renoncer à exploiter plus d'un tiers de son hinterland, car seuls des noirs et des jaunes, ou «les aborigènes y peuvent fournir un travail raisonnable.Or, il y a en Asie et en Aus tralasic des rares prolifiques, aptes aux travaux des régions tropicales, et capables de mettre en valeur tout l’intérieur de l’Australie, comme ce sont elles qui font valoir, sous la direction des blancs, une partie de l’Afrique et de l’Asie.Ou l’Australie vivotera, si elle s’en tient au programme ."This is a while men's country ”, ou elle vivra et s'enrichira si elle met du vin dans son eau.Oue choisira-t-elle?G.P.Pour les missions Nous avons reçu de M.Thos.-R.Nelson, ‘‘pour les missions”, une offrande de $25.qu«* nous transmettons aux autorité» diocésaines.'"Un abonné" nous adresse par ailleurs une somme de $10, spécifiquement destinée aux Soeurs Missionnaires de rimmaeulée-Conccii-tion.Le “Devoir” cet été Pour $1.00, on peut s'abonner A V édition quotidienne du Devoir, par poste, du 1er juillet au 1er septembre.Cette offre ne vaut que pour ces deux mois, au Canada, en dehors de Montréal et de la banlieue.Un mois, 60 sous.Faire remise en même temps que la commande. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 1ER JUILLET 1922 VOLUME XIIL—No 151 La voix du Pape .nu r, .¦¦Ain.ii.Jiscours prononcé par S.S.Pie XI à la messe de la Pentecôte.(1) Acciptetts nrtutem Sp-int/us Sancti Jn vos et eritis mihi testes usque ad itHimum terror.Vous feeevrez 1© Saint-Esprit et ploie sous nos yeux, vous serez mes témoins par toute millions !a terre.reusement, donnent leur concours à l’oeuvre sainte de la Propagation de la Foi, qui, justement en ce moment.en cette solennité trisécu-laire, est venue/par un geste magnanime, se ranger plus près du Siège apostolique et se mettre à la portée de la main du Vicaire de Jésus-Christ pour lui offrir toujours plus largement sa précieuse contribution.Qu’elle descende sur cette ineffable oeuvre de la Sainte-Enfan ce, qui a porté tant de fleurs choisies aux pieds de l’Agneau divin! Qu’elle descende sur toutes les beu T Toujours belle, toujours grande est la solennité de la Pentecôte, à côté de celles de N’ool et de Pâques.L’oeuvre de la Rédemption commence en celle-ci et elle s’y achève dans la gloire du Rédempteur; à la Pentecôte, c'est la Rédemption même qui commence à s'appliquer au monde entier, à tous les peuples, à tous les hommes.Les apôtres sortaient du Cénacle, et, dè là.guidés par Pierre, ils portaient au monde la grande annonce de la bonne nouvelle, obéis sant ainsi à la divine proscription: rutiles docete onmes yen tes, pr dedicate evangelium omni creaturae.Ils partaient, et, pleins de confiance, ils enseignaient, ils évangélisaient le monde.A eux, à leurs immédiats successeurs, et à ceux qui les suivirent dans le sillon qu’ils avaient Ouvert, le monde antique s’ouvrait et la vérité évangélique l'envahissait.Après le monde antique, c'était le monde médiéval, et puis le monde moderne jusqu’à nos jours: la croix est passée ainsi du Golgotha au Labarum, et du Labarum à la Coupole glorieuse qui nous unit autour du sépulcre des saints apôtres.La Pentecôte d’aujourd’hui est belle d’une beauté particulière, elle est grande d’une particulière grandeur.C’est un centenaire, le troisième centenaire d’une Pentecôte renouvelée, admirable elle aussi et vraiment divine.A Rome fut le Cénacle de cette Pentecôte nouvelle.A la place de Pierre se trouvait un de ses lointains successeurs, Grégoire X; à la place des apôtres et.des hommes apostoliques était, une pléiade de grandes finies;.!*» P.Dominique de Jésus et.M*ne.le P.Jérôme de Narni.le bienheureux Jean léonard de Lucca, le prélat Vives, et mille et mille autres.acquis par le sang précieux du Rédempteur.-Non, que personne ne laisse passer le moment solennel qui permet de telles espérances kpour une grande effusion dé la grâce répuratrrçe! /¦ t Qu’une seule âme se perde à causé ! de nos hésitations, à cause de notre peu de générosité; qu’ua seul missionnaire doive s’arrêter précisé-menti pour avoir manqué des res- v a .r „ ,, : sources que nous aurions pu lui hauteurs, ou nous a conduits la 1 ^ main de Dieu, c'est un spectacle ^sées, - c’est là une de prodigieuses beautés qui se lo°S responsabilité à laquelle nous , .Ce sont des avong * rarement réfléchi dans, vies qui concourent à la diffusion le cours de notre vie.de la foi chrétienne, et spécialement Tous, tant que nous sommes, sur 1 Lmon missionnaire du clergé nous a\ ons, dans une mesure plus qui va se propageant avec tant de ou moins large, joui chaque jour fruits, afin que 1 esprit missionnaire des bienfaits de la rédemption.Dès le berceau, le signe de la foi éclaira notre vie.Dès nos premières années.il nous fut donné de nous asseoir à la Table divine et de par-^ baa,urt.Comb*, parmi les peuples barbares fes 1 de ^ois aux^heu^ de cdme avons-lys et les épines de leur vie consacrée nous réfléchi, en les méditent avec à Dieu.Ce sont des millions de reconnaissance a ces bienfwts reçus vierces vouées au Seigneur qui ' d» la mam de Dieu • „ “t quel a été marchent mr les pas des mission- je f™*, de ces fte^réfJ/tXnarde naires pour coopérer elles aussi à la ons-nous ^L es diffusion de la lumière évangélique Hans [ 5 teits^avec Ft' en même temos ce sont des correspondu ?Le dernier des fidè- midions darnes arrachées aux ténô- jj» V«*L* r±ê bres de l’erreur, à la barbarie et à biiquiH â resplendir eette image de Dieu qui en avait presque disparu.Ce sont des millions d’âmes qui ne donneront plus sujet de plainte au Coeur du Rédempteur, parce que.pour elles, le fruit de la rédemption n’est propice entre toutes.En retour de la foi que nous avons reçue de Dieu, contribuons à donner la foi à d’autres âmes.En retour des trésors de grâces dont Dieu nous a comblés, contribuons de toutes nos forces à que >,arr^dl ornnH oeuvre est au-i Porter ces trésors aussi loin jourd’hui dignement évoqué par cejpossible et au, troisième centenaire de la Propa- 6 f e 0 sous par mois, $6 par année.LA PAUVRETE DU SANG EST LA CAUSE PRINCIPALE DE LA FAIBLESSE L’HISTO-FER GARNIER EST UN PUISSANT REGENERATEUR DU SANG Prescrit aussi dans tous les cas d’anémie, neurasthénie, tuberculose, et dans toutes les affse tions pulmonaires.$1.25 LA BOUTEILLE En vente partout et à la Pharmacie Modèle de GOYER Dépositaire 180-est, RUE STE-CATHERINE.MONTREAL.CARTES PROFESSIONNELLES et CARTES D’AFFAIRES ASSURANCE Normandin & DesRosiers Courtiers en Assurances 232 RUE ST-JACQUES Tél.Mi In S*81-4131.Montréal.4 EXCURSIONS A NEW-YORK Voyage de n jours, entièrement par bateau, moins Quelque» milles.A,leT P* le Saint-relurent, le Golfe et 1 Océan Atlantique—retour par la rivière Hudson, le» lacs Georges et Champlain, Visite en automobile de ÙueBec^ Chuter Montmorency, Sainte-Anne ! 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MontreT» juin nm se.C’est Dieu qm a fait tjes choses J donaerpour.eUq leur vie; mais ils 1 - - et pour compenser, et comme pour r®ssemblent une ar®ée ^U1 9era,t consoler son Eglise de l’abandon de ^pourvue d armes et de muni- tant de peuples, il inspire In création ,10n9’ Et4 tro^es sPlendldes de la Congrégation de la Propagan- son1 f-otitraintes à de.Simple et grande dans -es lignes essentielles, comme l’esprit qui l’ani-la Sacrée Congrégation de la 1rs biens et effets dudit défendeur saisis J.-S.-A GAUDRY.Conditions : argent comptant H.C.S.B1®’ Propagande ne fut pas une impro visation, mais le fruit , parvenu à maturité, des expériences que.depuis la conquête apostolique.l'Eglise avait accumulées jusque-dù.La Congrégation de la Propagande rassembla autour d'elle, elle organisa, elle disciplina, elle rendit plus efficace tout c© qu'il y avait alors de forces d’apostolat, aussi bien pour la défense que pour la conquête.Défense contre l'avance menaçante de la Réforme.Défense pour arrêter la marche de celle-eifel pour préserver contre elle les tré s’arrêter; d'au très accourent, pendant ce temps, sur le champ qui-ne leur appartient ! |pas; ils prennent une place qui ne ; leur était pas due; ils moissonnent là.oft ils ruavaient pas semé.Que ce spectacle est angoissant! Cette angoisse oppressait le coeur de Notre vénéré prédécesseur et Père, dans le Christ son esprit se tour .naît vers les oeuvres missionnaires et il appelait le monde entier au 1 secours de ces bienfaisantes institution».Ainsi avait-il promis de venir aujourd’hui pour adresser, d’ici, la parole au monde entier et inviter tous les coeurs chrétiens à soutenir les saintes missions Vénérables Frères et Fils Cour de Circuit Province de Québec, District de Montréal No 8875.GIUÏATER MONTRKAL LAJsD INVEST MKNT CO., LTD, corps incorporé de Montréal, demumieur, contre GEORGES FI SUT, du même lieu, défendeur.11 est ordonné nu défendeur de comparaître du ns le mois.Montréal, 29 Juin 1922.(Par ordre).„ R.A STEWART, Député-Greffier de la dite Cour Cour de Circuit IVovince de Québec, District de Québec-Ns 1142.CHAS.BARON, demandeur, v* ARTHUR .‘li -ndeur.ST-GERMAN, T e 12émc je
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