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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 6 juillet 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-07-06, Collections de BAnQ.

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VOLUME X11L—No 155 MOMKEAL, JEUDI 6 JUILLET 1922 TROIS SOUS L£ NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne LAN ADA.ffiOO Etats-Unis et Empire Britannique .$8.60 UNION POSTALE.*10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 74SD SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! L’initiative du “ Kiwanis ” Le profit qu’on en peut tirer — A propos de chansons.Le Kiwanis Club poursuit méthodiquement sa camjxigne de riiffusion de la chanson populaire.On en peut juger par les comptes rendus ordinaires des journaux anglais - notamment par celui de la Gazette de ce matin: cette propagande s'exerce exclusivement dans le sens anglais.Ce que l’on fait chanter à la foule, composée d’enfants surtout, réunie au Parc Jeanne-Mance, ce sont, avec les vieux chants populaires anglais, des chansons nouvelles anglaises toujours.Entendons-nous bien : nous ne reprochons pas au Kiwanis de mener cette campagne.C’est parfaitement son droit.Et il est tout naturel qu’une association en immense majorité, sinon exclusivement, anglaise songe d’abord à la chanson anglaise.Du reste, on nous affirme qu’au début de la saison, ses chefs auraient déclaré: Qu’on nous apporte des chansons françaises, et nous les ferons chanter! C’est de quoi il faut tenir compte et, s’ils ne sont pas allés plus loin, s’ils n’ont pas poussé le zèle au point de rechercher eux-mêmes des textes français, il n’y a vraiment pas lieu de s’en étonner ou de s’en scandaliser.Mais ce détail, pour intéressant qu’il soit, n’affecte que les intentions, et ce qui nous importe, en l’espèce, c’est le fait.Or, le fait, c’est que cette propagande exclusivement anglaise a toute chance d’avoir ce double effet 'd’incliner vers les façons de penser et de sentir anglaises les jeunes Canadiens français et la foule de ceux qui n’appartiennent ni à notre groupe, ni au groupe anglo-canadien.Facteur de dénationalisation donc, d’un côté, d’assimilation, de l’autre.Et, facteur d’autant plus puissant qu’il correspond^ à un instinct profond de l’homme, qu’il utilise une force très considérable.Nous ne savons plus trop qui disait ou à peu près: Laissez-moi faire les chansons du peuple, et je ne m'occupe pas du reste.Il y a là.sous une forme absolue et évidemment excessive, un élément de vérité.La chanson s’insinue partout, se grave dans toutes les mémoires, elle pénètre même où ne parvient pas l’imprimé.Partout elle porte des façons d’être, de penser.de sentir.Elle affecte naturellement les jeunes plus que les autres, car leurs cerveaux sont plus impressionnables ; par eux elle a prise sur l’avenir.Ajoutez que ce sont naturellement aussi les jeunes qui auront le plus le goût de se grouper et de chanter en choeur.Les hommes d’un certain âge sont pris par d’autres soucis.Et c’est pourquoi nous exprimons le voeu que les sociétés canadiennes-françaises profitent de l’exemple du Kiumnis Club et fassent un nouvel effort pour populariser, avec nos vieilles •hansons, celles qui pourront être faites sur les soucis ou les pensées de l’heure.Nous savons que cette idée occupe nombre d’entre elles.Au dernier congrès de Y Association de la Jeunesse, à Hull, par exemple, on s’est inquiété de la pénétration dans nos familles de la chanson anglaise.VAction française a pris l’initiative de la publication d’une couple de petits chansonniers populaires.D'autres, sans doute, ont fait des efforts analogues et l’appui, entre autres, donné par nos sociétés nationales à la tournée que •ait dans les provinces en majorité anglaises le trio Larrieu mon-re l’importance qu’attachent à cette action par le chant nos com-5 a trio tes de là-bas.Mais l’exemple du Kiwanis démontre, encore une fois, que, lans une ville comme Montréal, qn peut faire davantage.Il suivrait pour cela d’un peu d’organisation et de bonne volonté, fous les éléments de succès sont à la portée de ceux qui vou-Iront agir: la majorité de la population est de langue française; lotre peuple aime à chanter; il y a un peu partout des groupes mtraînés qui pourraient encadrer et diriger la foule.Bref, nous possédons, et dans une proportion beaucoup plus considérable, ous les éléments qui ont permis au Kiwanis de réussir.Il nous suffirait de les mettre en oeuvre.La saison d’été terminée, la besogne, sous une autre forme, pourrait peut-être se poursuivre dans les multiples séances qui te donnent un peu partout l’automne et l’hiver.Ce serait une îfficace préparation pour l’été prochain.Par là.nous maintiendrions, nous développerions chez les nôtres le goût et l’amour de la vieille chanson française (il va de soi que nous la voulons profondément saine) ; nous créerions peut-être un point de contact entre certains étrangers et nous.Quelque société nationale ne pourrait-elle tout de suite - sur une échelle réduite, mettons - tenter l’expérience?La chose, ce nous semble, en vaut la peine.Tôt ou tard, elle tentera quelque groupe ou quelque intérêt.Et il importe que l’idée soit mise en oeuvre par des éléments qui offrent, au point de vue moral et national, toute garantie.Orner HEROUX.L'actualité Les E-U Rencontré LaPlume, un peu gris .de pou saie rcr-Il rentre de son premier voyage aux Etats-Unis, yu’il a découverts, comme ta plupart ies touristes, dans une voiture de nargue américaine.Ses impressions sc sont gravées nettes et fraîches sur un cerveau neuf et valent 'a peine d'etre recueillies; elles rendent le son pur et fidèle du disque de phono tout neuf."Les Etats-Unis, ma-t-il dit, sont situés au sud du Canada.Ce sont nos voisins.Si les règlements des nnnicipalltés s'appliquaient aux nations, nous pourrions tes (dire citer, au moins une fois l'an, chez le recorder, pour troubler la paix publique.Ce vacarme annuel a lieu au 4 juillet.Je m’y sais trouvé à cette date."La population dans ce vaste nays est de plus de cent dix mil-’ions, mais si Von croise relativement peu de monde sur les routes et si les fermes semblent aussi déser-'es que dans nos Laiirentides, cela lient nu fait que la moitié de la population, qui est israélite, sc loge dans la ville de Neiv-York et que ’autre moitié, surtout pendant les ’êtes, se désaltère aa Canada.On iffirme.en effet, que les Etats-Unis sont nn dèfert.Si Napoléon vivait ¦mcore.il ne manquerait pas de dire, pie le vaisseau de ce désert est non nas le chameau mais la Ford.Rien rue la plupart des gens voyagent en mtomobile et y meurent, on voit encore circuler des trains.On dit nue les trains sont maintenus aux Etats-Unis dans un double but : 1“ pour restreindre le nombre des automobilistes et 2" pour permettre mix cheminots de faire des grèves.Sans les grèves, il y aurait turpro- duction et sans les passages à niveau des chemins de fer le nombre des automobilistes deviendrait gênant.La voirie a été aménagée de telle façon que ta même route traverse en dix endroits differents le même chemin de fer.Pour dissimuler les trains, on m’a affirmé que le gouvernement a employé les meilleurs experts en camouflage, de sorte que.lorsqa’on cherche un train, on ne le découvre ordinairement que quand on Va passé ou quand il vous a passé dessus, ce qui est plus important, au moins pour nos héritiers."fl reste encore quelques chevaux de seUç aux Etats-Unis.Ils sont destinés à courir sur des pistes, pour faire perdre de l’argent aux messieurs qui ne trouvent pas Vau-tomobüismc assez coûteux.Les routes américaines sont bordées de quelques arbres êt, de quart de mille en quart de mille, d'un appareil distributeur d'essence Standard OU ou Socony.Les cornets de crème congelée fleurissent un peu partout et sont aussi fréquents que les fleurs de sureau on de cotonnier.Les grandes routes sont parsemées de restaurants ou d'hôtels auxquels on donne le nom de lodge c'est ce qui fait dire sans doute que la franc-maçonnerie compte des millions d'adeptes aux Etats-Unis.J'ai observé que, dans ces endroits où Von mange, il est de bon genre de laisser une somme importante entre les mains de la caissière et une somme plus importante encore entre les mains du nègre qui vous a servi.L'esclavage n'est pas aboli aux Etats-Unis, puisque les noirs remplissent encore tous les emplois subalternes et que les autres leur semblent interdits; seulement, on a rendu l’esclavage si payant que les nègres enx-mémes refusent de le laisser abolir.Dans les hôtels, une de- moiselle, qui s'arme de fortes lunettes afin de reconnaître la valeur des pourboires, est préposée à la garde des chapeaux.Si vous lui tendez une mince pièce blanche, elle a de la peine à retrouver votre couvre-chef; si vous lui en tendez une épaisse, elle trouve tout de suite un chapeau voisin du vôtre, mais qui vaut beaucoup plus.Le jazz règne dans tous les endroits où Von mange.Il a été institué, dit-on, afin de prolonger pendant toute Vannée le marmitage du 4 juillet.Pour faire du bruit, ces sortes d'orchestre valent une batterie d’artillerie.Le propriétaire, qui engage les musiciens, installe an phonomètre et les paie suivant '.'intensité des sons.Tout sert à ces tapageurs d’instruments.J'ai va Van d’eux qui utilisait le plancher comme grosse caisse et qui tirait des sons énormes de cette immense boite de résonance.On dit qu'un jazzeur ingénieux vient d'introduire comme instrument dernier-cri un aéroplane qui évolue sans cesse dix pieds au-dessus de l’endroit où Von danse."Les hostilités ouvrent huit jours avant le 4 juillet pour célébrer l'anniversaire de la déclaration d’indépendance.On voit des gens, ordinairement sensés, qui tirent du canon dans leur cuisine; d'autres visent les passants à la tête avec des revolvers chargés à blanc et, enfin, tous les enfants ont, pendant ce temps, le droit de menacer les yeux des adultes, de jouer avec des pétards et de manipuler des allumettes.Les pièces pyrotechniques et les revolvers tuent d’ordinaire une soixantaine de personnes.On me-sure^chez nos voisins, l’enthousiasme an nombre des victimes.S'il n’y en a que dix ou vingt, c'est que le patriotisme baisse et qu’on honore mal la mémoire des grands morts.La population parait avoir l’oreille faite à ce dynamitage; mais il ne serait pas mauvais que quelque au-risfe inventât à l’usage des étrangers un amortisseur, ce que Von appelle, dans le langage automobiliste anglais, un shock absorber."La frontière entre les Etats-Unis et le Canada est marquée par une bouteille de bière dans laquelle on a déposé une branche de fougère.A en juger par les écriteaux, on dirait que le peuple de la province de Québec se compose en majorité d’hôteliers.Le dernier adieu au voyageur américain qui rentre aux Etats-Unis est celui-ci : “This, is your last chance to have a drink.” La même affiche, quand on la lit en sens inverse, porte les mots suivants: “This is your first chanee to have a drink.” La route entre Montréal et Laprairie est la plus affreuse qu'on puisse rêver, elle ressemble à une immense écumoire dont les Bloc-notes remaniement du cabinet King Cette eôalition Le Canada revient sur cette rumeur de coalition de deux partis politiques, S' Ottawa, coalition dont le parti libéral serait le pivot.11 admet que “en présence d’une si-1 tuation comme l’est celle d’Ottawa, il est inévitable qu’on fasse des suppositions de ce genre”.Mais, selon lui,'“il n’y a dans toutes ces rumeurs que le jeu facile de la plume des correspondants, en période de vacances".Pour sa part, il écrit: “Toute union qui signifierait l’opinion d’un programme ou d’un groupement de ceux qui nous ont menés à la victoire en décembre dernier doit être à notre avis écartée même sans discussion”.Il y a évidemment une coquille, et au : lieu d'opinion, il faut, croyons-nous, abandon.“Nous restons d’avis que le parti libéral est assez fort pour ./aire face seul à tous les autres groupes politiques”, continue le Canada, qui, dans une autre note sur les coalitions, écrit ces paroles significatives: “La coalition de 1917, qui semblait toute puissante, n’a duré que quelques années; et ses restes ont été balayés par le verdict populaire en décembre dernier.Cette leçon ne doit pas être perdue pour ceux, — s’il y on a.— oui seraient tentés de renouveler l’expérience”.Enregistrons ces déclarations; elles ont leur poids.Mais, par ailleurs, si ces histoires de coalition ne sont que jeu de illume des correspondants parlementaires, on ne voit nas bien, en ce ras, à quoi rimaient la lettre de M.le sénateur David à la Presse sur la nécessité d’un nouveau groupement des partis, il y a quelques semaines.et.plus récemment, l’article de la Presse elle-même, fin juin dernier, où elle croyait devoir si-gnaler que nulle coalition ne devait se faire, si elle comportant l’exclusion de 'M.Gouin de scs cadres.Faut-il penser que M.David et la Presse auraient parlé comme ils l’ont fait, quand l'une et l’autre «ont si prés de MM.Gouin et Dan-durand, si ces bruits de coalition n’avaient aucun fondement?Pourquoi, alors, avoir molwlisé la Presse nour la défense de M.Douin?Et pourquoi M.David, homme calme, iournaliste expérimenté, serait-il intervenu publiquement pour tracer le programme de la nouvelle combinaison, en soulignant qu'il rapportait ce qui se disant dans le temns en nVinv-’érrcles politiques fédéraux?Tout cela aurait besoin d’expliration.M.Hudson deviendrait solliciteur général Le député libéral-indépendant de Winnipeg et M.King Un agent de liaison avec les progressistes — L’évolution des députés de l’Ouest — Leur parti sur vivra-t-il?— MM.Fielding et Lapointe iront en Europe.trous seraient gros comme ma tête.On m’affirme que c’est une embûche Oui, mais.tendue par le gouvernement provin-1 ’ cial aux bootleggers, car il sail Men | X()US avons, parait-/!], les meilleu-qu’ils ne peuvent traverser ces ves routes du Canada, dans notre casse-cous sans y laisser leur casse-1 province.On le dit et plusieurs le gueule."La police américaine commet quelquefois des erreurs lamentables, comme je vous le démontrerai en vous narrant un fait personnel.Elle croit que la dissimulation est le propre des contrebandiers, de sorte qu elle n’inquiète aucunement les lourds camions qui passent sur la route ostensiblement chargés de bouteilles: mais elle poursuit les petites voitures qui filent avec des allures sournoises.Il semble quelle ne tienne pas tant à interdire la contrebande en gros que la contrebande en détail.C'est ainsi qu'il arrive des aventures bizarres.Nous allions sur la roule, mes deux compagnons et moi.Nous ne songions pas à la contrebande, mais nous contemplions d’un oeil mélancolique la lune se levant cernée et d'un jaune sale, comme un oeuf avancé qui s’entend dans la poêle à frire.Nous savions que cela annonçait du mauvais temps et nous tâchions de nous convaincre mutuellement du contraire, quand nous fûmes subitement tirés de notre météorologique colloque par trois cris violents de stop! stop! Celui qui chauffait lève la tête et aperçoit à ta portière un canon de revolver menaçant et.bien loin derrière, un homme tenant de l'antre main un fulgurant projecteur électrique.Il était onze heures, la route traversait une campagne déserte.Quoi faire’’ Instinctivement notre compagnon, sûr de sa machine, que je ne nommerai pas pour ne pas lui faire de réclame, mais qui peut filer ses petits soixante-dix milles à l’heure, sc dit que des gens qui se présentent de la sorte en de pareils endroits sont des voleurs de grand chemin.Pour mettre un bon mille entre eux et lui, il n’avatt qu'à presser le pied contre un levier, f.a tentation élail forte et le pied pressa tout seul.Nous entendîmes tout de suite un bon coup de revolver, ce qut n'eut pas pour effet de ralentir notre marche.Nous avions un hou demi-mille d’avance quand nous arrêtâmes en pleine lumière.Alors nous fûmes rejoints par nos voleurs, qui parlaient Tuniforme : c’étaient des douaniers! Le peuple de porte très pèu de respect pour'ta police, car l'agent fut accueilli par des quolibets.On lui demanda pourquoi il inquiète les braves gens, tandis qu'il laisse passer tes camions pleins de boisson, même quand ils lut sont signalés.Mais inutile de vous dire que je crois que la population exagère et que, si la police laisse passer les camions chargés, c'est parce que les deux - police et camion s'arrangent pour s'éviter mutuellement.” \lnst parla Zarathr.LaPtu- me, veux-je dire.NEMO.croient.Mais, en ce cas, on s’explique mal comment il se fait que, tout près de Montréal, par exemple, les automobilistes qui vont à une allure modérée manquent se casser le cou dans les trous et les fondrières et que, de quelque côté qu’on veuille sortir de Montréal pour gagner Québec ou les Etats-Unis, ce soit toute une entreprise.Des voyageurs nous téléphonent chaque semaine pour nous signa-1 or l’état affreux de la route, à Charlemagne et d'autres, pour nous rapporter en quel état se trouve celle de Laprairie.Quelqu’un, qui pense formuler une excellente explication, dit qu’il faut attribuer tout cc'a aux grandes pluies de juin.Elles sont peut-être pour nueînue chose dans le pitoyable état du chemin, à Charlemagne, et encore! Mais, à Laprairie, il v a des années mi’on fait des réparations et des années mi’elles ne tiennent pas.Pourquoi?Si l’on se décidait, une bonne fois, à remiser la rengaine de nos excellentes routes et à nous en donner qui soient au moins passables, — on a voté assez d’argent nour cela, res mois-ci encore.rein serait mieux que toutes les vantardises du ministre et tous les discours aux congrès des bonnes routes.Experts médicaux Le Rien Public, des Trois-Rivières, écrit dans son dernier numéro, sous ce ti! '• "On est en dr V, de se demander, quelquefois, ce que vont faire en cour de justice tes experts médicaux.Prenons le cas que nous venons de citer.Tout un groupe de médecins, dont plusieurs sont des experts dont les (nullifications sont au-dessus de tout doute.et qui sont maîtres de leur science, déclarent, sous leur serment d'office et le serment fait au tribunal, mie cet accusé est deficient mentalement, et qu’il ne peut être tenu responsable du crime dont on l’accuse; en un mot c’est un fou.On croirait sans doute que l’affaire est réglée, Mais non.le magistrat qui préside les débats soutient dans sa charge une opinion absolument contraire; et voilà que le jury est pris entre l’opinion des experts médicaux et celle du juge.A quoi sert-il de demander à des ce pays rXp,.r(s q,.venir témoigner, d’apporter à l'administration de la justice le secours de leur science et de leur exniVienee, si un magistrat peut récuser leur témoignage unanime?La cour ne devrait pas retenir les services d’experts, si elle est décidée à ne pas s'occuper de leurs déclarations,” Gela ne manque pas de bon sens, surtout quant au dernier procès montréalais.Contraste Un journail anglais de l’Ontario, le Sanlt Ste-Murle Star, revient, en marge de l’affaire Andrews de Québec, sur la condamnation « cinq ans de pénitencier et au fouet, a deux reprises, du jeune TéJespho->e Bouchard, de Blind Hiver, ac- Ottawa.5.•— Les rumeurs de coalition prennent plus de préci-! sion.On s’accorde à prédire le replâtrage du cabinet avant la prochaine session; quelques-uns disent même qu’il peut avoir lieu dans un avenir très rapproché.Pour le moment, la plupart des ministres sont encore dans la capitale; ils confèrent avec les chefs de départements pour combiner des mesures d’économie plus effectives et plus sévères.Mercredi soir, le premier ministre en a même réuni quelques-uns à un diner qu'il offrait à M.Hudson, libéral-indépendant, élu dans un comté de Winnipeg.Aussitôt l’on a dit que M.Hudson entrerait dans le ministère.M.Hudson est un petit homme à tète chauve.On l’a vu pendant/toute la dernière session s’asseoir à son siège, au premier rang des libéraux, non loin de M.Macmaster.11 n’était pas très attentif à suivre toutes les séances, mais il se trouvait toujours à son poste lorsque le gouvernement aurait pu être mis en danger par un vote adverse et réuni des oppositions.Il n’a pas parlé.On ignore quel talent d’orateur il peut posséder; niais ceux qui l’ont un peu connu lui font don de grandes qualités, de beaucoup de talent et d’une habileté remarquables.Le député de Winnipeg est un ami personnel intime de M.Crerar.Il est l’avocat en chef de l’United Grain Growers Campait g.Il a des amitiés progressistes très étendues.Elu comme indépendant, il est censé servir d’agent de liaison entre libéraux et progressistes.Aussitôt après le six décembre, son nom a été mis en vedette à côté de celui du chef des progressistes; il devait entrer dans le cabinet si la coalition libérale-progressiste s'était alors consommée.Mais M.Grerar refusant d’entrer.M.Hudson suivit son exemple tout en prenant son siège avec les députés du gouvernement.Depuis ce temps, on croit qu’il exerce une grande influence sur le parti progressiste.Il s’est signale à maintes reprises, aux derniers jours de la session, devant le comité chargé de régler la question des taux de transport.L’entrée de M.Hudson dans le cabinet, à l’heure présente, aurait une signification particulière.Le Manitoba aurait ainsi un représentant dims le cabinet.Il n’en a pas.aujourd’hui; et M.Mackenzie King, dit-on, a fait de vigoureux efforts pour faire cesser cette situation fausse pour son cabinet.Toutes les autres provinces sont, en effet, représentées; et te Manitoba a droit à la même mesure de justice.On ne croit pas que M.Hudson consente à entrer dans le ministère libéral sans l'assentiment ou la complicité de M.Grerar.La combinaison libérale-progressiste marcherait alors rapidement et.d’ici quelques semaines, elle pourrait s'accomplir.Le moins que l’on puisse conjecturer de ce nouveau développement, c’est que les deux partis en viendraient à un arrangement de quelque sorte pour travailler en commun, ce qui est I ambition d au moins les deux tiers du parti progressiste, si l'on en croit les rumeurs en cours.Ces deux tiers seraient aussi disposés, dit-on, a envisager l’extinction de leur parti, à ne pas s’y opposer.Lu attendant, M.Hudson demeure dans la capitale.Les libéraux seraient enchantés de I’enchuiper définitivement.11 fut en son temps procureur-général de sa province, il a dans l’Ouest une grahdc réputation.Cette acquisition consoliderait la position des libéraux et leur don-i lierait quelque espérance de se re-I former bientôt en grand parti national répandu par tout le Canada.L’EVOLUTION PROGRESSISTE Les bruits de coalition libérale-progressiste qui ont suivi la dernière session, et particulièrement le dernier caucus progressiste, sont plutôt venus comme une surprise.Les partisans de M.Crerar ont maintenu presque tout le temps une attitude assez intransigeante; et leur refus de faire une alliance, après le six décembre, fut plutôt considéré en son temps comme définitif et symptomatique d’un état d’esprit iqui ne changerait pas.On a cherché i des raisons à un revirement subit.Quelques progressistes demeurés i après les autres ont causé.Ils ont ! raconté leurs expériences de la ses* sion et leurs impressions personnel-lies.C’est quelque chose de fort in-! téressant.i Les progressistes étaient tous de nouveaux venus dans le monde parlementaire.La plupart s’occupaient de politique depuis longtemps, mais comme des gens qui n’ont pas eu de part au gouvernement pratique d'une nation.Ils étaient là, dans l’Ouest rempli de gens de même mentalité qu'eux, étudiant leurs problèmes du point de vue théorique et très souvent s’exaltant en commun, ou dans la solitude, ils manquaient pour ainsi dire de contradicteurs, le mouvement progressiste s’étant répandu si subitement et si rapidement, sur les prairies.Ils avaient exagéré leurs revendications et les reproches à faire à la grande industrie, ils s’étaient pour ainsi dire trop montés contre les deux vieux partis.Au cours de leurs études et congrès, tout leur paraissait simple et facile à régler.Iis sont arrivés à Ottawa, au cen Ire administratif du pays, parmi de vieux parlementaires.Ils oui suivi avec intérêt et même avec passion tous les grands discours.Ils se sont aperçus que le gouvernement d’un pays est chose beaucoup plus compliquée et beaucoup plus complexe qu'ils ne l’avaient imaginé de loin, que chacune des provinces a ses revendications et ses besoins, qu’il faut concilier avec ceux des autres, que le besoin d'enormes revenus nécessite un certain tarif, que toutes les questions politiques se tiennent entn elles, qu’il est impossible d'en résoudre une sans tenir compte des cusé d’avoir attenté a la pudeur d’une jeune fille de moins de 14 ans.Bouchard, dit ce journal, s’en tire moins facilement qu'Andrews, celui-ci a commis le même crime a plusieurs reprises, sur quatre fillettes, et en ne lui a d’aboi d donné que six mois de prison.La Cour d'appel vient de reviser cette sentence ( t de la porter a 2H mois d’in tornement.Le Droit, en marge du cas Boji nard, écrit : “GV.st un jeune garçon do 15 ans, de Blind IL ver, qui a été accusé et condamné sur de simples preuves de circonstance, par le juge Lntchford.l’Iu-sieurs témoins ont détruit l’écha faudage des circonstances.Mais ces témoignages ont été donnés par deux Canadiens français «tut ne parlaient pas beaucoup l’anglais et n’ont pu s’expliquer devant le juge.Une Anglaise, Mme Nicholls, était prête à tetaioigner en faveur du jeune Bouchard; mais elle m fut lias interrogée.Toute l’affaire semble avoir été montée pour détruire l’honneur d’une bonne famille canadienne-frnnçaise, établie à Blind Hiver depuis 2.'$ uns et qui n'a jamais eu maille à pur tir avec la justice.La jeune iilie aurait été attaquée près de chez elle par un homme portant un chandail jaune, d’après le témoignage même de lu jeune fille, et Télesphore Bouchard avait un ha bit noir.Le témoin principal (outre l’accusé a été George King, oran-giste, qui, deux jours après le procès, a quitté définitivement Blind River pour aller s’installer «hns l’Ouest.Tous les citoyens de Blind Hiver croient à l’innocence de Bouchard et sont indignes de é-pouvantable calomnie qui l’a fait condamner.Ils croient de plu* que h juge Latchford a été d un.xéve-r'té sans pareille envers un ouf un! de 15 uns.qui, en supposnn* qu'il ait été coupable, ne pouvait comprendre Jes conséquences du < rime cour lequel il a été condamné.” Il y a là de la difference, on le voit, entre le traitement d’An-otews, dont In culpabilité n'a |n-mais été niée, et celui de Bouchard, où la preuve parait pour le moins avoir été très faible.On a révisé le procès d'Andrevvs; le ministère de la justice devrait, maintenant, s’intéresser à celui de Bouchard, afin de voir si là ays.si, le jugement original est bien ou mal motivé.autres.Ils ont trouvé des contra dicteurs, de vieux orateurs parle mentaires qui ont attaqué, quel quefois efficacement, leurs théo ries, ont discuté leurs statistiques exposé avec piquant l’autre côté dr la question.Les progressistes son devenus tout do suite moins sûrs d’eux mêmes, de leurs idées; on leur a montré îles conséquence*: des actes qu’ils auraient voulu poser; et ces conséquences les orr fait réfléchir.Souvent aussi ils on: constaté qu’ils ne pourraient (aire autre chose que le gouvernement, s’ils étaient tout à coup mi: à sa place, avec tout son pouvoir et cela en des circonstances ou ib s’étaient promis autrefois de faire autre chose.Ils tenaient à trois choses, une baisse du tarif, le rétablissement de la halle du blé et la réduction des taux de transport.Sur ces Loi?problèmes ils s’étaient forgé dé' idées bien arrêtées et bien définies En arrivant ici, ils ont connu l’a vis du reste du Canada.Ils se son aperçus que la réduction radicale des taux de transport augmente rail le déficit ferroviaire annuel et les taxes, que le rétablissement de la halle des blés pose un prln-einc que toute autre industrie peut invoquer aussi bien qu’eux, à un moment donné, et qu’une baisse radicale du tarif peut désorganiser les manufactures canadiennes au détriment du consommateur canadien.Le désHlusionnement, la réaction ont été violents, parce que ia plupart d’entre eux sont gens sincères et convaincus de ce qu’ils disent.Ils ont passé d’un pôle à l’autre.Ib ont vu qu’ils ignoraient bien des choses, et que pour exister comme parti politique il leur faut adopter presque toutes les méthodes des deux vieux partis, méthodes qu’ils ont condamnées avec tant de virulence.Ils se sont calmés peu à peu.Mais cette réaction a ceci de dangereux, à l'heure présente, qu'elle peut les mener trop loin dans le sens contraire.Quelques-uns ont même déclaré qu'ils ne voient plus de raisons d’être de leur parti.Ils le disaient en conversation privée, ajoutant que s’ils étaient au pouvoir ils n’oseraient se rendre au boni de leurs idées et de leurs déclarations électorales.Ils parlaient sans doute pour eux et pour un petit nombre.Mats leurs paroles ont tout l’air de marquer un état d’esprit général.Cinquante uns Le ,'b) mars 1872 paraissait à Toronto I,.premier numéro du Mail, quolidien qui, depuis, a absorbé I Empire, le News, le Times, le World, tous d’autres quotidiens de Toronto, et parait depuis des années sous le nom de Mail and Empire.Gelui-el vient de publier, à l'occasion de son cinquantenaire, un numéro spécial, format réduit, de 120 pages, où l'on trouve, sur le Canada, les provinces canadiennes, le journalisme, les affaires d’intéressanles informations et des chapitres à consulter.Notons entre autres choses, dans la partie réservée à renseignement au Canada, une page sur l'instruction dans no-tic province, ou l’on peut lire ceci: "The policy of the Province of Quebec has been to allow the English-speaking population to have a free hand in the organization of their schools, so that the only serious problem in reyard to English and Protestant educational systems throughout the province has been the one of lark of concentration and minority of population".En d’autres termes, le Mail and Empire, qui a souvent été hostile aux Canadiens français, par le passé, reconnaît qu’en fait d’enseignement notre province donne la plus entière liberté aux Anglo-protcs-tanls.Cela fait quelque contraste avec lu façon dont les Canadiens français son! traités à l’extérieur du Québec, dans la province d’Ontario elle-même, où le fameux règlement XVI! et le gouvernement qui l’a jadis imaginé ont toujours eu l’approbation la plus explicite du Mail and Empire.Le fair plan est un mot anglais, -et une pratique eana dienne-frn nçalse.(i.P.POURQUOI LEUR PARTI DOIT VIVRE D’un côté il est bon ponr les progressistes d’avoir passé par cette expérience.Ils ont tout bénéfice à se défaire du chimérique de leurs, pensées, à ajuster leurs idées aux réalités qu'ils connaissent maintenant mieux qu’autrefoix.Mais ils représentent aussi quelque chose d’original et de partieu-j lier.Ils représentent l’Ouest, c'est; vrai, et ses intérêts, tout comme les députés de chaque .province représentent l’endroit d’où ils vien-i tient.Mais ils sonl mieux que des délégués économiques de quelques cantons canadiens.Ils ont beaucoup à obtenir du gouvernement avant que leur utilité cesse, ils ont des revendications à-faire triom-pher.Ainsi, la publicité des fonds électoraux.Les progressistes sont élus plus directement par l'électorat que les autres députés.Leur» électeurs leur fournissent l’argent nécessaire à une campagne.Us sont ainsi 7>lus indépendants des fonds électoraux ordinaires et peuvent donner un jugement plus impartial.Leur plateforme contient un article mil ne manque certainement pas d’importance, car l’intervention de la finance dans la vie parlementaire pollue notre vie politique et parlementaire, depuis nombre d’années.Outre qu’ils représentent une pensée canadienne indépendante, les progressistes forment encore aujourd’hui le parti du tarif le moins élevé.Nombre de libéraux se reconnaîtraient en eux.Il est nécessaire qu’un tel parti existe pour empêcher la proleetion de devenir extrême, soutenue comme elle Test par les deux vieux parfis, aux gages de ceux qui les subventionnent en temps d'élection.Les progressistes oni aussi nombre d’autres articles de programme politique qu’ils ne peuvent songer à abandonner sans trahir l’électoral qui les a élus.Et ils seraient obligés de les abandonner presque à coup sûr s’ils consentaient à faire une alliance avec le» libéraux; car on répète, de bonne source, que M.Mackenzie King ne consentira jamais à une alliance fondée sur certaines conditions.Son ambition est de gagner, dit-on, M.Hudson, d’attendre l’immigration, aux bancs de la droite, d’une douzaine de progressistes, dont l’exode serait graduellement suivi par celui de quelques autres.M.Hudson ne deviendrait pas ministre df.l’immigration, mais solliciteur général, à la place de M.D.JD.Mackenzie qui obtiendrait une place rie juge.Telles sont les dernières rumeurs; le démenti ré-ront du premier ministre et de M.Hudson lui-même n’y ont pas mis fin.* * * M.King ne prendra pas de va-ronces d’ici la prochaine session.On avait publié la nouvelle qu’il ferait un voyage en Angleterre, à l’automne, mais il parait que celte information est controuvée.On dit par ailleurs que MAI.Fielding et Lapointe vont aller, fin août, en Europe, à Genève, pour une réunion de la Société des Nations, et en France, pour négocier un nouveau traité de commerce franco-can miien.Léo-Pau! DESROSIERâ. Lti L>ü\UlK, I KÜÀX, J ^ LJ A Ü •> W-.0 loo | LETTRES i4t/ji £ "DEVOIR” ij ^'WVW'Wi'VVi’V ! CHOSES MUNICIPALES ; >u-• -ni-c'.«4‘ui>o adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ee qui paraît sous cette rubrique.M;» c«* tte année d’or- ganiser un congrès international, et des efforts avaient même été faùts pour engager ia American Fisheries Association à tenir en même temps à Montréal, son assemblée annuelle.On vient d’apprendre, que cette dernière, n’ayant pu conclure les préparatifs nécessaires, a opté pour Atlantic City où elle tiendra son congrès la semaine qui suivra la réunion de la Cana dian Fisheries Association.ILY A DIX ANS Samedi, € juillet 1912 Les commissaires d’écoles, premier-Montréal par Orner Héroux.* * * Le Grand-Tronc-Pacifique et tes ports canadiens, par Jean Dumont.* * * Du froid, billet du -soir par Patrice Grandville.* » * Questions sociales -Les cercles de fermiers, par Ls-D.Durand.* * * Hommage à Mgr Brunault.En passant à Nicole!, par Charles-P.Beaubien, A.G.•'* .—• Beau voyage à St-Ours Beau voyage en perspective sous les auspices de l’Association des Femmes d’Affaires.Un voyage sur l’eau avec concerts à bord et divers autres amusements de bonne tenue, organisé pour le dimanche 16 juillet courant, sur le vapeur “Duchess of York”.Le soin avec lequel l'Association des femmes d’affaires fait ses organisations est une promesse que cette fête sur l’eau sera l’une des plus attrayantes de la saison, l.e déspart s’effectuera à 9.30 heures précises de l’avant-midi, il y aura arrêt à Sorel et le retour aura lieu dans la soirée.Des mesures sont prises pour donner tout le confort possible aux passagers.Le nombre des billets étant limité, l’on fera bien de retenir le sien à l’avance si l’on veut s’assurer sa place à bord.L'Association donne rendez-vous à tous ses amis qui ont toujours si bien répondu à son appel par le passé.(Communiqué) Postes pour les Canadiens Le major R.-D.Purse, D.SX)., qui est venu passer quelques semaines au Canada, le mois dernier, en mission spéciale, a conclu certains arrangements avec des universités canadiennes dans le but de faciliter aux nôtres l’obtention de postes dans le bureau colonial britannique.Un bureau général' canadien sera constitué qui s’occupera du choix des candidats aspirant à ce genre d’emploi, alors que chaque université intéressée aura son propre bureau où tous les renseignements nécessaires pourront être obtenus.•Le major Furse a assisté à la première séance du congrès des universités canadiennes, à Winnipeg, le 16 juin dernier.QUESTIONS SUR LES FORÊTS! | COMMUNIQUE " DE L’ASSOCIATION FORESTIERE DU CANA-' | DA.Q.Est-ce que les industriels adoptent les mesures nécessaires pour reboiser le terrain ou s'ils abattent le bols?H.—La tâche du reboisement r’est que secondaire ù celle de protéger des millions d’acres de terrain boisé contre la destruction par le feu.Voici la véritable entreprise dans le but de conserver nos forêts que nous aurons à pousser de l’avant pendant bien des années encore.Afin de reboiser l’étendue de terrain que les pêcheurs, les chasseurs et les autres personnes qui fréquentent les foréis ont rasé cette année, il faudrait planter au-delà de deux billions d’arbres sur une superficie de 800,000 acres, et attendre pour une période de cinquante ans.avec inféré! composé sur le placement original.Q.Quels sont les principaux bois durs qui résistent le mieux sur les prairies?Esf-ce que la croissance des arbres rencontre beaucoup de difficultés sérieuses sur les prairies?R.—'L’érable, l’orme el le frêne sont les essences préférées.L’idée que les arbres ne subsistent pas sur les prairies n’est pas fondée sur la raison.Les conditions climatériques sont plus sévères que dans l’est du Canada, et l’herbe des prairies est toujours un ennemi terrible pendant les premières années de la croissance; mais, malgré cela, plus de 50,000 fermiers des prairies ont réussi à établir des zones boisées.La plantation d’arbres progresse considérablement par tout l’Ouest cette année.Q.—L’industrie de la pulpe et du papier esl la plus jeune et la plus précoce de nos industries.Quel en est le capital?„ „ , R.—Environ $300,000,000.Cette industrie emploie 31,000 personnes qui reçoivent $45,000,000 en gages et en salaires.Le rendement de produits provenant de nos usines de pulpe et de papier est évalué à $214,000,000 par année.Ln 1890, le Canada a exporté du papier aux Etats-Unis pour une valeur de $120.Aujourd’hui, on en exporte pour plus de $100,000,000.Gros incendie ’ à Toronto Toronto, 6.iSiP.C.) L’édifice! du Théâtre Royal, occupé par une manufacture de lits, a été complètement détruit hier, par un incendie.On ignore l’origine du feu.| Les pertes s'élèvent à deux cents mille dollars.-«- A l’étude de la médecine i Les candidats à l’étude de la médecine ont subi, mardi et mercredi, leurs examens préliminaires à l’Université de Montréal, au nombre de 84.dont 52 pour les sciences et 32 pour les lettres.Le docteur Joseph Gativreau, régistraire du Collège des Médecins de la province de Québec à présidé les épreuves, assisté de M.l’abbé Henri Simard, de l’Université Laval de Québec et des docteurs W.-H.Atherton, de Montréal et John Ahern de Québec.En quHe le régistraire a reçu des inscriptions de soixante-quinze bacheliers des collèges de la province comme futurs étudiants.Ces bacheliers n’ont pas besoin de brevet pour entreprendre l’étude de la médecine.Le résultat des examens sera connu et afifiché samedi soir.Vos Vêtements sont Lavés dans des Savonnages Purs Un» Thiite à rett* bsinderic m»-ritrn* tou» écl»ir«r» »ur !*« procédé» scicntiftqoo» de netloyege Vo» Têtement» ne Tiennent pea en contact a toc I* machinerie et l'on n’emploie ni aeldee.ni eirente chimique» Du aoTon pur el de l'eou pure font le troTail.Agité» doucement pendant de» heure» dan» de» aaeon-nite» bouillant», to» Titementa en «orient blancs comme neige, parfaitement nete et saint.Tel.UPTOWN 7640 TOILET LAUNDRIES LIMITED 425, RUE RICHMOND G00DW1N Réductions et Raisons pour Garçonnets Vendredi Culottes .80 (auparavant .95) En serge de coton bleu marine, genre droit.Grandeurs d à 14 ans.Culottes 1.95 (auparavant 3.00) En cheviote tout laine anglaise, bien doublées.très bonne qualité.5 a 12 ans.Culottes kaki .75 (auparavant 1.50 et .85) Genre bouffant, grandeurs 6 a 1H ans.Culottes de toile blanche .75 (auparavant 1.00) Genre bouffant, grandeurs ti a 1S ans.Culottes de flanelle blanche 7.50 (auparavant 10.00) En flanelle anglaise tout laine.Salopettes .75 (auparavant 1.50) Bleues, kaki ou rayées.,’5 à 44 ans.Complets de “Palm Beach” 9.95 (auparavant 12.95) Mélange de fauve et gris.Grandeurs jusqu'à 18 ans.Complets lavables 1.95 (auparavant 3.95 et 2.95) En tissu fini toile et chambrai.Modèles Billy Boy, Oliver Twist et “middy”.Garnis de soutache blanche.En bleu, fauve, blanc, vert et gris.Grandeurs 2 à 8 ans.Chapeaux de paille .95 (auparavant 1.25 et plus) Chapeaux de paille anglais et américains à bord large ou étroit.En blanc, brun, marine et deux couleurs.Grandeurs 6 lt-8 à 7.dans le lot.Caleçons .25 (auparavant jusqu’à .85) En nansouk et mousseline à rayures croisées.Marque Delpark.Grandeurs 22 à .'10.Bas .25 (auparavant jusqu’à .60) Bons bas de coton noirs, 8 épaisseurs au talon et a la pointe.Teinture inaltérable.Pointures 9 et OVi» seulement._ Souliers lacés 1.95 (auparavant jusqu’à 3.95) Souliers de veau noir ou brun, a trépointe Goodyear, Tige piquée.Pointures 11, II'a.4 et 5.Au rez-de-chaussée.Limited FEUILLETON DU DEVOIR “L'Indestructible Chaîne" Par MARIE LE MI ÈRE il) (suite) Qu’y avnit-i! donc dans ce regard tl dans cette attitude?La jeune femme traversa la pièce et sortit; il ne la poursuivit pas.Une expression semblable à celle d’un animal maté, qui voudrait regimber, traversa rn pidement les yeux gris-vert de Fon-tane.Quand Denise fut dans la chambre voisine, elle entendit une porte claquer.Elle dut s'asseoir pré-îipitammient, les objets tournaient autour d'elle.Jamais encore cel homme — son mari!— ne s’était montré à elle sous nn pareil jour! Quand il rentra à l'étude, le principal clerc articula sèchement: — Vous êtes en retard de trois quarts d’heure, monsieur Fontane.Laurent mâchonna une insolence qui n'osa sortir.11 s'installa devant son bureau, ouvrit le dossier volumineux d’un inventaire.“Je chercherai les titres, se dit-il, je les trouverai, el nous verrons bien.” Ah! si l’éeheance qui l’affole pouvait être reculée de deux ans.il ne serait pas embarrassé! Dans deux i pourtant pas avouer la vérité à sa ^ ' kmine, ce serait le pire de tout, j Denise ne le revit que très tard ! dans ia soirée; i! rentra sombre, l’air têtu et ferme, l’accent rogue.Au fond, il était un peu honteux de son emportement, mais cette honte n’avait rien du sentiment salutaire qui amène le coupable à résipiscence.Denise vécut dcs heures aeea-' Mantes, énervantes, horriblement I douloureuses.! Le lendemain, elle alla voir sa mère.Menou, rencontrée dans la rue.lui avait dit que Mme Rauvel, hier, s'était trouvée souffrante.Portant au coeur cette inquiétude ajou-j tée à tout le reste, la jeune femme j sortit après déjeuner, i Ce fut Mme Rauvel qui vint lui ou- vrir.Tu vois, ma cherfe, je suis de-, bout, répondit-elle aux première* j paroles anxieuses de sa fille.Menou taire.Mais s‘écria-t-elle ans, avec quelle allégresse il sc Hbé-j aurBjt n,ip,ix ff,jt de se rera du frein maudit! Maison atten- C(,st t0j ql(j 0s ma|a; porte-couleurs à continuer leur marche vers le championnat.Le fait d’avoir triomphé du Cornwall chez lui samedi dernier, indique que le National possède une équine assez puissante pour permettre à ses partisans d’espérer qu'il devrai! triompher de nouveau samedi prochain sur son propre lorrain.PATE DE FOIE GRAS GALANTINE POULET ROTI, ETC.Pour votre partie de PECHE PRENEZ — avant de partir — tout ce qu’il vous faut en PROVISIONS chez Kerhulu&Odiau 184, RUE SAINT-DENIS La pâtisserie française des gourmets et gens de bonne compagnie.AUTOUR du MONDE Notre Croisière de Noces d’Or marquant le 50ème anniversaire de l'année où Thomas Cook, le fondateur de notre organisation, dirigea son premier voyage autour du monde.Départ de New-York pour l'e*t le 24 jan.Retour le 31 jnaJ 1923 par le nouveau navire «le la ligne CUNARD rtoibé'Spi-eialttnpnt.le “SAMARIA” 30,006 milles, un itinéraire superbe couvrant ipauits territoires avec visite «le chaque pays dans les conditions climatériques les plus favorables.Croisière de luxe limitée à 400 per sonnes.Uen»Hffnt*roentB complet» «ur domundr à Thos.COOK & SON 526 Montreal’ °i TAKÎF3 z PETITES AFMCHE3 UüMAMpü P tMl'LOl t — 2* mut», uo *iitrnt«u«.A VKNORK* — Jimqu’è 20 mot», 211 »»09 I hou pai mot *upplément*ire.CARTES l’UOr’EBSJONNELLES, tarif OUI demande.AVI8 LtCGAtnr: — 15 «ou» U ll«n* mf»U NAISSANCE.DECES.MESSRS» — M •puh par Insrrtion- REMEPCIEMKNT8: — T CARNET MONDAIN.NOTES PERSONNELLES ETC « — Al 00 par ln«»rtlon.m.3.15 p.m,, quotidien, arrive h Montréal, gare Windsor, à 6.15 p.m.6.35 p.m.quotidien, sauf le 0 minutes de 7.06 p.m.ft 12.00 (minuit).DU BOUT DE L’ILE 30 minutes de 0.00 a.m.ft 9.00 a.m.GA minutes de 9.00 a.m.ft 3.00 p.m.30 minutes de 3.00 p.m.ft 8.00 p.m.60 minutes de 8 06 p.m.ft 1.00 a.m.TETRAULTVILLE De La salie et Notre-Dame: 15 mlnures de 5.00 a.m.ft t 00 a.m.30 minutes de 9.00 a.m.ft 3.H) a.m.15 minutes de 3.00 p.m.à 7.19 p.m.30 minute* de 7.00 p.m.ft 12.0») p.m.POINTE-AUX-TKEMULES (p«r Soir»-Dam»| De lu rue Notre-Dame et lcre avenue, ster vice de 15 minutes «le 5.00 a.m.ft 4.00 p.m.1 minutes .le 4.00 p.m.ft 0.45 p.m.15 minutes «le 0.45 p.m.ft 7.3U p.m.2(1 minutes «le 7.30 p.m.ft 12.10 a.m.30 minutes «te 1210 a.m.ft 1.40 a.m.Dernier tramway po«ir l*o«nte-aux-lreujtilea A 1.46 a.m.Dernier tramway de la l’o!nte-aiix-Tremblc» à 2.10 a.m De 7.00 n.m.ft 3.45 n.m.et de 5.15 à 6.15 p.m.:—tramways supplémentaires ft Ir Place d’Armes et d" la Place d’Armaa./ T A Travers les Grands Lacs La Grande Route par Eau du Mi-Continent Ce tniîH d'une Journée et demie eur IVau, eat one divemion agrfaibl* au cours d’un voyage tranacontiDental, avue leamoutagm’s KocheuaefcomiuecLjectif.Partant de Port McNicolî, sur la baie Géorgienne, ft travers !* tac Huron, lus canaux du bauit 6te~Marie et le lac Supérieur, Juwqu’à Port William Emménagements Luxueux Service de Navfi&atiort des Grande Lace du Pacifique Canadien tour fnx de passage çomportant U voyage par Us Grands Lacs, ^Adresser i tout Agent de büUts du Pacifique Canadien vu i BUREAUX DES BILLETS :—141 -145, rue St-Jacque*.Tel.Main 8125.on nux garea Windsor, Vigor, W estmount et Mlle-End JT5 .æ?T3 -O »X3 COLLEGE DE liAKIUERS __ .fi oit.nvee le j>iü» haut Salaire pùy* ?Quel-i|uee irmaUtes d'apprentiesage suffisent ; v.vMcfGtf i»iV eue t (Htitum aaatirée, po^/een-tng< pay* *u apprenant S'adresser Mtaler Barbrr CoIIvc» 3!-L>ur
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