Le devoir, 20 juillet 1922, jeudi 20 juillet 1922
OLUME XIII.—No 16< MONTREAL.JEUDI 20 JUILLET 1921.1 ROIS SOUS LE NUMt.no Abonnements par la poste Édition quotidienne gpH M CANADA.$6 00 îtats-rnis et Empire Britannique .$800 ÜSjKi TNION POSTALE.$10.00 MM || Édition hebdomadaire B fÈm fl CANADA.$2 00 ÜM JÊ J| ;TATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 m|| /- ' Directeur ; HENRI BOUR ASSA Tiwnin UJYVUlll Rédaction et administration ( ^3, RUE SAINT-VINCENT MONTRCAi.\r TÉLÉPHONE : Main 74 jJ SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 __„ Adminiatration, Main 515$ FAIS CE QUE DOIS! \ propos de grève Allons au fond du problème.Le Canada écrit, ce matin, relativement à la menace de grève les employés municipaux : “Les employés civiques, dans les départements de la po-“lice, de l’incendie ou de l’aqueduc, ne peuvent être assimilés à dr simples ouvriers.“Ce sont plutôt des soldats qui ont la garde de la sécurité “et de l’hygiène de notre ville.Ils ont un devoir à remplir et “leurs réclamations mêmes ne peuvent prendre la forme de “celles des autres unions ouvrières.” La Presse traitait, hier, la même question plus au long.Elle reconnaît, en substance, le droit des employés municipaux à se constituer en syndicat, mais elle nie leur droit à la grève.Elle icrit : “Du fait que les policiers, comme les pompiers d’ailleurs, “sont des fonctionnaires nécessaires à la sécurité publique, “nous avons droit de.conclure que ces employés municipaux “ont des obligations et des responsabilités spéciales et qu’ils “n’ont pas le droit de faire souffrir la population d’une gran-“de cité pour améliorer quelque peu leur situation.L’intérêt “général est supérieur à celui d’une catégorie quelconque de “citoyens.” Le comité échevinal chargé de s’enquérir des menaces de grève, vient de terminer son enquête en se déclarant opposé à l’union de la police telle qu’elle existe actuellement.Le Star refuse également, comme nous le notions l’autre jour, le droit à la grève des employés municipaux en général et plus spécialement fies employés de la police, du corps des pompiers, de l’incinération et de l’aqueduc.La Gazette, dès le début des difficultés, s’était prononcée dans le même sens et proposait le même remède que la Presse : que les employés portassent leur cause devant le grand tribunal de l’opinion publique.Le Star conseillait une solution moins économique et plus propre à apaiser les griefs des fonctionnaires: le traitement très généreux de ses emplovés par la ville.Tous les journaux s’accordent sur la nécessité d’empêcber la grève.Quelqùes-uns nient certains des griefs des employés, d’autres les admettent tous, mais aucun ne propose une solution radicale, une solution qui attaque le mal à sa racine et empêche que, l’année prochaine, nous ne nous retrouvions dans la même situation que cette année.Depuis le début de l’agitation, certains faits ont été établis, aui nous étaient inconnus alors, et qui circonscrivent le danger dont nous sommes menacés.Le syndicat national des employés de l’intérieur, qui compte 85 pour cent du total des fonctionnaire, a déclaré son intention formelle de ne point recourir à la grève.Depuis aussi, la Fédération, dont le membres se recrutent surtout parmi les pompiers, les policiers, les employés de l’incinération et de Faquoduc.ont publié un appel au public, pour répondre à l’invitation de la Presse, et une liste de leurs griefs.Ils possèdent des griefs sérieux, mais dont il est facile de trouver le remède.Os griefs peuvent se résumer comme suit : La police a droit à un jour de congé par semaine et, non seulement on ne lui donne pas, mais on lui supprime le congé bi-men-suel dont elle bénéficiait depuis trois ans; quelques classes d’employés n’ont pas eu l’augmentation prévue par la classification; les employés de l’incinération ont vu leurs vacances annuelles supprimées et ont été lésés en ce qu’on leur a fait perdre une heure ou plus de salaire quand ils sont rentrés, quelques minutes après l’heure prévue, aux écuries; les policiers ont raison de se plaindre de ce que, après avoir obtenu du ministre du travail la Constitution d’un tribunal d’arbitrage, la ville recourt à des procédures dilatoires pour en retarder le fonctionnement ; enfin tous les employés ont raison de se plaindre de ce que la commission du service municipal, dont l’établissement est ordonné par !a nouvelle charte de Montréal, n’est pas encore formée, par suite de la mauvaise volonté du conseil.Ainsi que nous le notons plus haut, certains au moins de ces griefs sont fondés.Nous avons réclamé ici même, et vigoureusement, le congé hebdomadaire pour la police et la formation de la commission du service municipal.En tout temps nous avons défendu les employés contre l’ingérence de l’administration municipale.Mais les contribuables ont aussi leurs griefs contre la police, les pompiers, les employés de l’aqueduc et de l’incinération.Ceux-ci se sont déjà portés à des grèves qui ont eu des effets désastreux.La ville a réglé et a payé cher les conséquences de ces désordres.La commission d’arbitrage, chargée de met-tre fin au conflit, a ordonné que ces divers employés rompent avec l’union internationale dans l’intérêt du bon ordre et de la discipline.Les employés intéressés ont accepté tacitement cette solution .Ils ne Font pas mise en pratique ; ils sc sont formés sans doute en union fédérale et non pas internationale, mais à chaque instant, pour appuyer leurs revendications,ils s’adressent au Conseil des métiers et du travail.11 n’y a pas de rupture de Fait.Et cette rupture doit avoir lieu.Mois nous voulons être juste envers cette catégorie d’employés; s’ils doivent s’engager à ne former que des syndicats sans aucune affiliation extérieure, s’ils doivent s’engager à remiser l’épouvantail de la grève, qu’ils brandissent pour ainsi dire tous les ans, on doit aussi leur concéder des privilèges spéciaux, leur reconnaître le droit de recourir à un tribunal d’arbitrage, dont les sanctions seront obligatoires, tant pour eux que pour la ville.Leurs griefs pourront être étudiés, chaque fois qu’ils le désireront, par ce corps et chaque fois qu’elle les trouvera fondes, qu’elle en ordonnera le redressement, la ville, sera tenue de s’incliner.Ce n’est que là qu’on trouvera une solution définitive et nette à l’imbroglio actuel; c’est à cela que doit tendre le conseil et le comité executif, et c’est à cela qu’il doit, coûte que coûte, Louis DUPIRE.Voi Laiirentides, à peine effleurées par la civilisation, le charmè-rent; nous lut offrions le something ouf fere at que, poussé par son spleen, renforcé d’une soif de voir, il poursuit à travers l’univers.Depuis la situation s’est de nouveau modifiée en notre faveur.Les Etats-Unis ont adopté le fameux amendement Volstead pour lequel n’ont pas voté sans doute les automobilistes, car tout d'automobile BLOC-NOTES car mut possesseur prend instinctive^ ment la route du Canada dès qu’il dispose de quelques jours de congé et prolonge su station dans l’oasis de la province de Québec.La caisse de la commission des liqueurs contient, chaque soir, au moment où on la vérifie, presque autant de billets de banque américains que de billets de banque canadiens, ce qui nous doit être une consolation, car nous apprenons de' la sorte que nous ne sommes qu’à moitié aussi ivrognes que le rapport de la commission ne voudrait nous le faire croire.Dans l’ouest ce fut un autre stimulant.Les plaines plates à l’esl des rocheuses n’avaient point pour nos voisins de charmes et les moeurs y réflétaient fidèlement les leurs, mais ce qu’ils voulaient c’était d’exercer chez nous leur métier de cultivateurs-mineurs.Les Anglais appellent ainsi les fermiers de l’ouest qui s’efforcent d’extraire du sol tout ce qu’il peut rendre de blé, qui le vident comme on vide une carrière.Ils sont venus tellement nombreux après avoir rongé leurs propres terres de l’ouest américain, que les progressistes en comptent des centaines dans leurs rangs, qu'ils ont meme réussi à sc faire représenter à la Chambre des communes.L’un des leurs est un ancien sénateur de l'Idaho qui quelquefois dans ses discours confond le parti conservateur avec le parti républicain, dont il fut.* * * Ruineuse peut-être au point de vue national, l’invasion est au contraire une source de profits dans l’est, si nos gens savent l’exploiter dans le sens honnête du mot.Pour profiter du tourisme américain, pour l’attirer et pour le retenir, il faut faire un peu de psychologie américaine.D’abord il faut veiller comme, sur la prunelle de ses yeux sur ce qui constitue son principal attrail, ce something different dont il est question plus haut: moins nous lui donnerons d’anglais et plus il sera content; ce serait peut-être même un excellent tour à lui jouer dans les auberges, et qui le charmerait, que de ne lui parler que français même quand on sait l’anglais.Il compterait parmi les incidents les plus agréables du Points de comparaison Nous rappelions hier que, dans la dernière guerre mondiale, le Canada a subi des pertes cinq ou six fois supérieures, proportionnellement, à celles que subiront respectivement, au cours de la guerre de 1870-71, la France et la Prusse.A la même heure ou presque, M.Ronar Law parlant à un goûter de {’Empire Parliamentary Association, nous fournissait un autre point de comparaison d’une formidable éloquence."Les pertes canadiennes, a-t-il dit, ont été de beaucoup plus considérables (far greater) que toutes les pertes subies par les Britanniques pendant les guerres contre Napoléon." Et ceci atteste, avec l’énorme développement des guerres modernes, l’étendue vraie des sacrifices consentis par le Canada "par pure et unique solidarité impériale”, — comme dit la Presse.Chez les typos On a publié hier un état de compte de l’Union internationale typographique, qui ne manque pas d’intérêt.On y voit, par exemple, que du 1er juin 1921 au 20 avril 1922, les syndicats canadiens ont touché des sommes beaucoup plus considérables que celles qu’ils ont dû verser à ja caisse centrale de {’Internationale.L’écart est, à première vue, énorme: les syndicats canadiens n’ont versé que $524,373.30, alors qu’ils ont reçu $1,887,208.32, ce qui laisse, à leur bénéfice, un surplus de $1,362,835.02.On comprend que le tableau exige une analyse: les Américains, qui constituent le gros des membres de {’Internationale et qui ont ainsi autorité sur la caisse centrale, n’ont pas l’habitude de faire des affaires à pertes.Voici donc le détail de l’état, d’ailleurs fourni par {’Internationale elle-même.Sur les $524,000 de souscriptions canadiennes, il faut d’abord compter $31,611.71 pour les pensions de vieillesse, en face de quoi les versements américains accusent un chiffre de $32,624.Viennent ensuite les souscriptions pour la caisse des bénéfices en cas de décès, $31,560.55, en face de quoi les versements américains indiquent un total de $13,825.Reste alors le gros article du tableau, celui qui explique le grand écart: les.souscriptions spéciales, les bénéfices de grève et assistance spéciale.De ce chef, les Canadiens ont versé Lettre d’Ottawa Qu’adviendra-t-il du bureau des blés ?Deux provinces sur trois semblent favoriser sa création — Le Manitoba, même avec la nouvelle composition, n’y tiendrait pas — L’adhésion de l’Alberta et de la Saskatchewan suffisent à son fonctionnement — L’agriotage et la protection du producteur contre le spéculateur voyage, parmi le real fun, les dif- $461,201.04 et reçu $1,840,759.32 ficultes qu il a eues à se faire ser- c(>ttc dou51e com.hlsion que, vir.Mais il y a une manie dont l’Amé- dans les services ordinaires, les Ca nadiens ont versé (pension de vieil- • • , » » .11 cllJ l U ilo 11 v i i av.\ is v- ¦ io&vsi J v*v vjs.it ncain ne se défait pas le Uf>ut de | ,4 caisse de décès combinées) arriver.L'actualité La seconde invasion Nos ancêtres ont connu deux invasions américaines.Nous assistons à la troisième, pacifique celle-là.dont le début remonte à une dizaine d’années, qui dure encore it qui durera toujours, n moins-ce qu'à Dieu ne plaise! — que nous ne devenions nous-mêmes Américains, que l’invasion pacifique ait tu nias de succès que les deux in-Misions armées.4 ret égard l’invasion de l'est est moins à redouter que celle de roiiest.Les deux f*nt marché de.front et ont commencé ensemble, mais pour des raisons différentes.C’est le rotarisine, comme dit M.Sauvé, qui a donné à ceux qui habitent au sud de la province de Québec et de la province d’Ontario le goût de se venir balader che: nous.L’Américain en vacances est comme l’enfant.Il s'ennuie.Il lui faut des distractions toutes er-tfrieures, voir du nouveau, faire de I la route et tuer le temps, tout en [ se fatigant.Il est curieux aussi.Il recherche, dans sa presse, les anomalies morales, les cas compliqués de difficultés matrimoniales, les vols savamment calculés, les assassinats pimentés: il apporte le même goût dans son théâtre, dans ses livres et dans ses voyages, il est à la recherche de l'extraordinaire, du merveilleux, de l’épatant.Il est tourmenté de la curiosité du record; il aime ce qui est gros, qui coûte cher, qui s'est bâti vite, qui a rompu quelques-unes des règles communément suivies.Il voudrait que l'univers ressemblât au sideshow inventé par Barn 11 m où le génial directeur de théâtre forain accumulait et fabriquait des monstruosités.Notre province a plu par contraste au touriste américain, it trouve chez nous ce qu’il ne trouve i/tie rarement chez lui : de vieilles pierres, des moeurs simples.le goût du repos, dr la Iran-quillitê, une lenteur de vie qui le change singulièrement de Sein-York, son confort.Il appelle confort un soin minutieux de sa personne et qui étonne an peu chez ce peuple rude.L’Américain, en règle très générale, a un palais très bizarre.Il est friand des sucreries comme une chatte; il aime les tartes, les gâteaux riches en crème, il ajoute au sirop à la crème, de la crème au sirop.Mais il ignore totalement la cuisine fine.Lui en faire manger, à supposer même que nos aubergistes fussent capables d’en faire, ce servit le dégoûter, le rendre littéralemetti malade.Mais autant il est incapable dt goûter l'art culinaire, autant il est friand de lu propreté.Il pousse jusqu'à l’excès le souci de l'hygiène.Qu’on n’oublie jamais que c’est le peuple qui a inventé l’empaquetage individuel — /’individual package.Dans les trains, dans les hôtels, pour lui agréer, on lui sert un tout petit pot de confiture pour dessert, dont il paye son pesant d’or, mais où jamais avant la sienne aucune cuillère n’est censée avoir trempé.Il mange son corn-flakes réglementaire au déjeuner, apres l'avoir extrait d’une boite de deux onces inviolée, soigneusement enveloppée dans un papier paraffiné.Il n'y a pas jusqu’au cure-dent qu’il a l’incongruité de se mettre en bouche devant ses voisins de table, qui doit lui être présenté dans une toute petite enveloppe.Il déteste le contact et est rassuré sur la provenance de sa mangeailte intr cette masse de papier.Ces manies sanitaires lui tiennent si bien au coeur que.lorsqu’il voyage chez nous, comme il est dans l’impossibilité de les satisfaire le long des routes de campagnes, il fait suivre sa machine d’une remorque et il campe an coin de nos granges.Il extrait d une armoire portative son pot à barbe, sa boite d rasoir, ses paquets de corn-flakes, sa poêle à frire, son bacon, sa boite de pâte à dents, son petit pot individuel de.confiture et sa bouteille thermos, étale le tout pêle-mêle sur nn talus au milieu des chenilles, des fourmis et sous les injures des mouches et, s'étant rasé, il dtne de bon appétit, de quelques oeufs frais dont fl a recouvert, en le faisant frire, son bacon.Si nous vnurons attirer le tourisme américain chez nous et l’honnètement exploiter, nous devons tenir compte de ces traits de moeurs, sacrifier à sa manie, qui comme toutes les manies est excessive, de propreté.Il importe bien moins de lui servir des mets laborieusement accommodés que des oeufs frais, de la crème et du lait authentique et dn beurre qui n’a jamais frayé avec la margarine.Il importe moins de hd offrir une chambre luxueuse que aes draps frais, des murs blancs et des parquets vierges de poussière.Voyagez chez lui et vous verrez que voilà surtout ce que lui offrent, dans les routes des montagnes qui traversent des endroits très déserts, dans leurs camps rustiques, ses hôteliers: un confort sommaire dont la qualité dominante, éclatante est la propre** NEMO Ottawa, le 20.— Les récoltes canadiennes ne sont pas encore mûres que l’on a commencé à supputer leur rendement.Les derniers rapports qui nous viennent de l’Ouest particulièrement, et de tout le Canada en général, sont décidément favorables, li a plu beaucoup, et ensuite il a fait beau, un temps calme et chaud, de sorte que les semences ont vite levé et continuent leur progrès.Dans les provinces des prairies, les fermiers coupent déjà leur orge et le blé fait d’excellents progrès.La menace de la houille ne s’est pas fait sentir, les épis sont longs et lourds.Le foin et les céréales suivent un aussi bon exemple, et tout paraît marcher comme dans le meilleur des mondes à moins que la température ne soit décidément adverse dans un avenir rapproché.Ges excellents rapports répandent l’optimisme dans le monde commercial en ouvrant quelques brillantes perspectives.Mais pendant que les industriels se préparent à un regain d’affaires et à une reprise dt' leur prospérité d’antan les fermiers songent aux moyens de vendre leurs récoltes avec Je plus de profits possible.Ceux de l’Ouest spécialement, qui sont pris chaque année dans des difficultés financières considérables, parce qu’ils mettent tous ensemble et en même temns une quantité énorme de produits de même sorte sur le marché, se préparent à écouler leur blé et leur avoine aux meilleures conditions possibles.Cette année ils peuvent former une halle tics blés et tout semble indiquer qu’ils vont se prévaloir de celle permission.Les progressistes ont eu beaucoup de difficultés à obtenir cette concession durant la cternière session.M.Crerar n’était pas favorable au projet de même que plusieurs libéraux influents au nombre desquels il fallait compter plusieurs ministres.Les officiers de loi s’en sont mêlés en décidant que le parlement fédéral ne pouvait créer une autre halle des blés semblable à celle du temps de guerre.Mais comme les fermiers étaient décidés à obtenir cette concession on a cherché et trouvé moyen de îles satisfaire.11 faut dire que le cabinet a agi très habilement dans le règlement de cette question.II n’a pas engagé le crédit fédéral, il n’a pas fait porter $16,000 ou $17,000 de plus qu’ils n’ont reçus, mais que, dans l’affai-r: de la grève, ils ont été largement appuyés.Ceci soulève une autre question: pour être fixé sur les relations financières des deux groupes, il faudrait un tableau qui couvrit un espace beaucoup plus long et qui indiquât, par exemple, l’état (les souscriptions et des versements, alors que les typographes canadiens syndiqués se cotisaient pour soutenir une grande grève américaine.(Souvenir encore très vif chez les anciens.) Etrange discours 11 y avait, hier soir, pour couronner le tournoi organisé par l’.ls.so-ciation athlétique de la police, un banquet public.On y avait invité unij^t )l,s probabilités de coaliti certain nombre d etrangers, dont , veut d’alliance ni à droit, M.Lacombe, ministre sans portefeuille dans le cabinet provincial.M.Lacombe paraît avoir profité de l’occasion pour faire un bien étrange discours.Etrange, entendons-nous, à raison des circonstances qui excluaient décemment toute manifestation politique.Nous citons le Canada, qui n’a pas dû charger indûment son ministre: "L’honorable Aurcle Lacombe, dit-il, fui ensuite invité â dire quelques mots."Proposer la santé de la province de Québec est pour lut chose facile, puisque depuis longtemps et avant même qu’il fut appelé à représenter la classe ouvrière dans le cabinet, il a constaté (pie Ja santé de la province était excellente."L’hon.M.Lacombe commente en passant la campagne poursuivie avec activité par M.Arthur Sauvé, chef de l’Opposition.“Ce dernier n’est pas satisfait de ce que le gouvernement fait encore payer une partie de la construction des chemins de campagne par les cultivateurs.Il critique la politique du gouvernement au sujet du commerce des liqueurs, mais l’orateur dit qu’il n’est certes pas sérieux, puisque s’il lui était donné d'administrer la province d’après la politique énoncée par M.Sauvé, il ne sait pas en tonte sincérité où il prendrait les revenus nécessaires pour le faire.” 1 Les auditeurs ont dû se demander, avec un légitime étonnement, ce que venait faire, dans une pareille allocution, cette botte au chef de l’Opposition.On a rarement confondu avec une pareille aisance les choses et les genres.Voyez-vous l’effet, si l’un des amis du chef de l’Opposition avait tout de suite demandé la permission de répliquer?M.Lacombe devrait pouvoir trouver dans les multiples clubs libéraux l’occasion d’exprimer son avis et de critiquer ses adversaires, sans porter la politique où elle n’a que faire.Et, si cela ne lui suffit pas, qu’il invite donc tout simplement M.Sauvé ii discuter contradictoirement avec lui cette question des chemins •le campagne et celle des liqueurs.au Dominion la responsabilité de cette initiative.En un mot le parlement a passé une loi pour créer un bureau qui recevrait le grain de tous les fermiers qui voudraient bien le lui consigner.La halle des blés était ainsi facultative, et s’en serviraient seulement ceux qui voudraient.Cependant cette législation permettait en même temps une balle des blés obligatoire pour tous les fermiers à condition que deux provinces, au moins par des actes à cet effet, lui donnent ce pouvoir dans leurs limites territoriales.I.’existence de la huile elle-même était subordonnée aussi à la volonté et au désir d’au moins deux provinces.De plus la législation fédérale pourvoyait à ce que le Dominion n’ait aucun déboursé à faire en cette affaire.Il répudiait d’avance toutes les obligations qui pouvaient être encourues par des contrats faits par le bureau, et tous des déficits qui pourraient suivre les opérations.lyOs salaires des employés déviaient être payés à même les revenus de la halle, les avances faites aux fermiers sur le prix de leur blé acquittées à même les revenus de la vente; et s’il se produisait ensuite des déficits les provinces ou clients du bureau seraient appelés à les solder.Le gouvernement fédéral se lave ainsi Jes mains de toute cette affaire.Il permet, et c’est tout.Aujourd’hui on croit que deux provinces vont profiter de cette permission, l’Alberta et la Saskatchewan.Déjà les deux premiers ministres de ces deux provinces ont eu des conférences.M.tirenfield, premier ministre fermier de la première, vient d’annoncer une session d’été de la législature pro vineiale pour décider ce point.Les députés se réuniront le 24 juillet nrochain, Ja session durera une quinzaine de jours, et tout laisse croire «jeu la législation nécessaire à l’existence de la halie des blés sera passée.M.Grenfield a déjà réuni ses partisans en caucus samedi passé, et tous sont décidés à profiter de l’offre du gouvernement fédéral.Les officiers de loi sont déjà à élaborer le bill qui sera présenté à l’approbation do la députation nlbertaine.Il sera identique à celui qui sera présenté à la législature de la Saskatchewan.Celle-ci se réunira le 20 juillet.M.Dunning, premier ministre de cet- C’est une satisfaction que ne lui refuserait probablement pas le chef de l'Opposition.Pour mémoire Le succès des Fermiers-Unis nu Manitoba amène le Canada à s’expliquer une fois de plus sur les procoalition, ni à gauche."Il y a, dit-il, une leçon à tirer de la situation."Si les trois provinces de l’ouest sont fortement portées vers le mouvement fermier, c'est un fait avec lequel il faut compter."Faire une coalition contre l'ouest avec tous les cléments de l’est, — comme certains l’ont proposé, - ce.serait risquer de diviser te pays en deux et marcher vers les pires dangers."Tenter la coalition des libéraux avec les fermiers de l'ouest, comme d’autres le suggèrent, — ce serait s’allier à un élément d’intransigeance.que ses propres partisans ne permettraient pas de tempérer."Dans les circonstances, nous restons convaincus que le parti libéral, à Ottawa, ne doit chercher de coalition ni à droite, ni à gauche."Il doit s’appuyer sur son programme et ses propres forces." Le Canada estime que son parti petit gagner du terrain et se maintenir seul.Oraison funèbre Le même Canada fait au cabinet Norris une oraison funèbre plutôt sèche et qui n’est pus du reste Imméritée.“U n'y aura pas, dit-il, de regrets prolongés dans 1rs rangs libéraux sur la défaite du groupe Norris au Manitobp."Depuis longtemps, ce groupe faisait bande à part et se désintéressait absolument dn sort du parti libéral dans les autres provinces ou à Ottawa."Les Canadiens français que M, Norris n’a jamais voulu traiter avec justice et auxquels U a retranché les concessions faites par ses prédécesseurs, y compris Thon.M, Green-way.ne peuvent non plus regretter la défaite de son gouvernement, "Mais rien n'indique malheureusement t/n’lls doivent attendre plus de considération du nouveau groupe qui administrera les affaires ma-nttnbalnes.” Qu’esi-ce que vaudra, du point de vue de la liberté scolaire, par exemple, le nouveau gouvernement, nous l’ignorons; mais U n’est pu* pen- probable qu’il puisse faire pis que l’autre.Quant à M.Norris, il avait brutalement supprimé, non pas les concessions faites par ses prédécesseurs, mais le reste (ou à peu près) de ce que ceux-ci n’avaient lias eux-mêmes détruit.Et son exemple prouve, pour le rappeler en passant, que le nom des partis est loin d’être toujours une claire indication de leur politique.Libéral, erlui-ci s’occupa de la liberté à peu près comme des vieilles lunes.I es purlers locaux La Libre Parole raconte que M.Rio, sous-secrétaire d’Etat à la marine marchande de France, a récemment prononcé, dans son pays natal, un discours officiel en breton."Constatons avec plaisir, dit-elle, que nous sommes loin du temps où la langue bretonne était proscrite et pourchassée dans les écoles." II y a évidemment en France un retour vers les vieilles choses locales, à commencer par Jes pnrlers vénérables qui traduisirent la sée des aïeux.Lors de l’un de scs derniers discours à la Chambre, Léon Daudet a fait aux applaudissements de tous l’éloge de la littérature de la langue d’oc et l’un de ses adversaires ordinaires, M.Herrlot, le chef du parti radical.l’a interrompu pour lui jeter : Mistral est aussi grand que Virgile.Dans ce même discours, Daudet a fait acclamer par la Chambre les vers fameux où Mistral proclame le “droit majeur” des Provençaux à parler leur langue.Bonne leçon pour les Canadiens français qui seraient tentés de sous-estimer la valeur de leur propre idiome qui possède, avec tous les titres sentimentaux des parlera locaux, cet énorme avantage d’être une langue universelle.L’“EvangéIlne” WEvangittne fait actuellement un gros effort pour augmenter son tirage.Nous lui souhaitons cordialement le plus vif succès.L’Evangéllne appartient à ce groupe de journaux qui, dans les province» en majorité anglaises, s’emploient Incessamment au maintien de notre langue et de nos traditions.Ce sont de magnifiques soldats d’avant-poste.Ils méritent toutes les svmiin*ble»- O.H- te province, a déjà commencé à avertir ses partisans par télégramme.Les fermiers de ces deux provinces sont pratiquement du même avis sur cette question du bureau du blé.Ils veulent tous en profiter.Cependant, comme les sessions commencent très tard, 011 craint un peu que l’opposition retarde longtemps les procédures.La récolte sera sur le marché vers la fin d’août et le commencement de septembre, et il faudrait qu’à cette époque la halle soit organisée et fonctionne.1:1 reste suffisamment de temps s’il ne se découvre aucun empêchement considérable à la dernière minute.Le Manitoba ne parait pas devoir suivre l’exemple des deux autres provinces des prairies.Avant que les résultats de la dernière élection provinciale soient nettement connus, que le ministère soit formé et le premier ministre choisi, il pourra s’écouler plusieurs jours.Puis cette province est moins favorable à une halle du blé que les autres, parce que la United Grain Growers Company y a plus d’emprise et met elle-mè-nte sur le marché la récolte des membres qui la forment.L’expérience que vont fait cette année ees deux provinces de l’Ouest est très intéressante.On a qualifié de socialiste cette halle des blés qui vend pour les fermiers leurs récoltes.Mais il faut bien se rappeler la situation de ceux-ci qui sont obligés de vendre, dans l’espace de deux mois, tout au plus, une quantité énorme du même produit.Les chemins de fer et les navires ne peuvent suffire à le transporter immédiatement; il y a encombrement, dans les entrepôts et aux ports; il y a agiotage, manipulation à lia bourse, sautes des nrix.et autres désavantages divers uui font perdre aux cultivateurs une partie de leurs bénéfices licites et les laissent pauvres assez souvent.Les autres industries ont ce privilège de pouvoir écouler leurs marchandises pendant toute l’année, tandis que les cultivateurs sont obligés de les écouler dans un très court délai.Et cette condition spéciale qu’on ne retrouve que dans leur industrie sert souvent à des spéculateurs pour les tricher et les frustrer de leurs justes bénéfices.Et c’est pourquoi ils s’attachent tant à cette idée d’un organisme central de vente qui monopolise toutes les récoltes, les écoule lentement, stabilise îles prix et évite tous les inconvénients qu’ils avaient à subir.Et comme seuls ceux qui sont intéressés dans cette halle courent les risques de l’entreprise, il y a réellement peu à dire contre l’expérience.Qu’elle soit heureuse ou malheureuse, le gouvernement libéral semble avoir été bien inspiré de la rendre possible.La récolte de deux provinces sera vendue par des exnerts bien choisis et compétents en la matière; les fermiers seront protégés contre les risques d’un mauvais marché individuel dû à des circonstances locales ou au défaut de talent.Si les intéressés y trouvent leur bénéfice ils pourront recommencer tandis que, dans le cas contraire, ils reviendront aux anciennes méthodes.»- # # De l’Ouest également nous vieilI la nouvelle que le r.ibinet libéral a l’intention de créer un vaste bureau consultatif de l’immigration pour tout le Canada.Telle est du moins l’initiative que vient de révéler M.Stewart, ministre de Fini migration, après une entrevue avec M.Grenfield, premier ministre de l’Alberta.Ce bureau consultatif sera composé de deux représentants nommés par chaque province canadienne, afin que le gouvernement fédéral puisse coopérer plus effectivement avec les législatures locales dans sa politique générale.Ces représentants seraient choisis pai mi les ministres provinciaux, mais quelques-uns croient qu’une femme et un homme seront nommés par chaque province.Le cabinet en serait venu à cette décision dans le but de poursuivre une politique plus agressive et plus efficace d’immigration.I! a l’csnértince d’être ainsi mieux tenu au courant des besoins provinciaux et de connaître les conditions particulières qui demandent plutôt une sorte d’immigrants que l’autre.Les détails de ce projet manquent encore, mais il est probable qcu nous en entendrons parier a la prochaine session.IP W # Le cabinet s’est réuni aujourd’hui.il doit nommer sous peu, dit-on, les nouveau directeurs de nos chemins de fer nationaux, effectuer l’amalgaination du Grand Tronc avec les autres lignes nationalisées et choisir la ville canadienne où seront installés les bureaux généraux.Toutes sortes de rumeurs courent, M.Hanna, M.Kelly, du Grand-Tronc, et M.Jos Fla-velle seraient mis à pied.M, Sif ton deviendrait le directeur en chef de notre système ferroviaire et M.Paradis de Québec serait un de nos représentants sur le bureau.Tout indique aussi que les quartiers généraux seront placés dans in capitale, à portée du ministère, mais que les vrais bureaux exécutifs seront à Montréal.D’autres soutiennent que Montréal, Toronto.Winnipeg et Vancouver auraient des bureaux d’une égale importance, seraient placés à la tête d’une vaste section, tandis que Ottawa deviendrait la vraie tête de tous Tes réseaux.On s’atend à une décision définitive dans ce sens avant la fin de la semaine.Les nominations seraient toutes nrénarées et n’au-rnient plus qu’à être annoncées officiellement.Léo-Paul DESROSIERS. a LE DEVOIR, MONTREAL, JEUU1 zu JUll^ra ivzz VOLUME Alli.—i^o xvi ÆS CHEMINOTS CANADIENS POUR LA LIBERTE ECONOMIQUE VEULENT LA GRÈVE uet employé* des usines du Pacifique, du Grand-Tronc et du National-Canadien se prononcent en faveur du chômage organisé — La réduction de salaires des employés stationnaires du Grand-Tronc est mise en vigueur aujourd’hui — Une délégation auprès des ministres.Les progressistes font la lutte pour ce seul but, déclare M.Drury — L’orateur n’emploie pas le mot “fermiers”.Les employés des usines du Pa-îifique Canadien, du Grand-Tronc tt du National-Canadien ont tenu »ne grande assemblée, hier soir, Sans la salle du marché Maisonneuve.Ils étaient au nombre d’environ 800.Il y a eu tumulte par moments et les orateurs se faisaient difficilement entendre.Aucune voix ne s’est élevée pour conseilles l’acceptation des réductions de salaires récemment mises en vigueur.Au contraire, les orateuis ont préconisé la résistance en se déclarant pour une grève.Le ton générai des discours était que les ouvriers ne doivent pas se laisser opprimer pou.permettre sux grosses compagnies d’accumuler des fortunes.Ce sont des hommes de la place qui ont porte lu parole.On remarquait aussi parmi tes orateurs Charles Dickie, secrétaire-trésorier de la division no 4 de la section ferroviaire de la Fédération américaine du travail.LE GRAND-TRONC REDUIT SES SALAIRES Ottawa, 20, (S.P.C.) Aujourd’hui commence la réduction de 5 pour 100 dans les salaires des du Grand-Tronc.Lh compagnie explique son attitude comme étant lu conséquence de l’instabilité générale des affaires au sujet des taux de paie pour les employés de chemins de fer dans toutes 'les parties du continent.La compagnie suggère dans sa lettre que cette reduction soit mise en vigueur pendant de nouvelles considérations et négociations.Voici les propositions faites par la compagnie aux employés, dons a lettre ndress'’* " M.Mosher: 1.— A partir du 20 juillet, 1922, ur la base exposée dans l’avis du 20juin 1922.— Les taux devant être mis en vigueur le 20 juillet 1922, devront être payés comme une tentative sans aucun préjudice à l’une ou l’autre des autres parties en présence, et sujette à plus ample considération et d’autres négociations sur avis de l’une ou l’autre des deux parties.3.— Thins le cas on l’on considérerait de nouveau, dans de nouvelles négociations, les taux actuels et que l’on s’entendrait pour ?n établir de plus élevés, alors, à moins d’une entente contraire mutuelle, les nouveaux salaires devront compter à partir du 20 juillet et une augmentation rétroactive devra être payée aux employés.La lettre ajoute que "considérant la situation incertaine actuel-1c concernant les salaires des employés de chemins de fer sur ce continent, vous devez réaliser le caractère raisonnable et juste de la proposition du chemin de fer.” La lettre est signée par C.-F.Nced-lam.président du comité des of-icicrs conduisant les négociations sour le Grand-Tronc.basent leur attitude est une (jues Ma doc, Ont., 20 (S, P.C.) — Le premier ministre Drury a prononcé un grand discours à un pique-nique de fermiers-unis ici.hier, en présence de plus de mille personnes parmi lesquelles on distinguait des cultivateurs et des villageois.Fait significatif peut-être, pendant i- son discours qui a bien duré une lion qui ne regarde que les direc-1 bonne demi-heure, M.Drury na leurs du chemin de fer”, dit-il; ! pas une fois employe 1 expression “ce n’est rien moins que criminel 1 "fermiers-unis , mais du mot pro-iV, Hoc fin î’i f-nm- 1 flressistcs pour désigner le parti de la part des officiers de la corn pagnie d’avancer de lois arguments cependant que les hommes, qui ont pu difficilement vivre avec les salaires qu’ils retiraient avant la réduction, devront subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles avec des salaires qui seront d’environ $8.00 par semaine."En ordonnant que la réduction des salaires soit mise en force, la compagnie viole les stipulations de la loi d’enquête sur les différends industriels, vu que la proposition n’a pas été soumise à considération avant qu’une telle décision ai: été prise, dit M.Mosher.Il est temps que le public en " 'aérai s’intéresse à cette question vitale afin d’empêcher les injustices faites au groupe d’hommes composant qn quart des salariés du Dominion tout entier.” M.Mosher a déclaré que d’autres négociations suivront directement avec les représentants de la compagnie et qu’en attendant le résultat, la fraternité canadienne des employés de chemins de fer ne s’adressera pas au ministère du travail dans le but de demander un tribunal d’arbitrage.AUPRES DU GOUVERNEMENT Ottawa, 20, (S.P.C.) — Une délégation représentant la division no 4 de la section des employés de chemin de fer de la Fédération américaine du travail s’est présentée chez le premier ministre King et le ministre du travail, hier.Les délégués ont exposé au chef de l’administration et à son collt-gtic des données sur la situation ferroviaire en général et sur l’état de choses sérieux qui a surgi de la demande de réduction de salaires.La délégation se composait de R.J.Talion, Frank McKenna et Froid Harrison, de la division no t et de James Somerville et de J.-À.McClelland, vice-président de l’union internationale des machinistes.M.King a promis de prendre en considération les observations des délégués.Aucun rapport n’a été publié de l’entrevue.Hier soir, cependant, M.Mur-dock et le département du travail ont émis une déclaration exprimant de la satisfaction de ce que | le Canada n’ait pas encore eu de ' grèves de chemin de fer comme il y en a actuellement aux Etats-Unis.On attribue à la loi des enquêtes sur les différends industriels la situation privilégiée du Canada sous ce rapport.gressistes” pour désigner le parti ou le groupe auquel il appartient.Ce choix de termes a suscité maints commentaires après le discours et les auditeurs avaient l’air d’approuver le premier ministre.M.Drury .a d’abord commencé par parler du résultat des élections manitobaines et du grand triomphe des progressistes."C’est une preuve, dit-il, que les gens du pays n’ont pas été désappointés du travail des progressistes dans les parlements ontarien, albertain ou fédéral”.L’orateur a rappelé que les progressistes luttent pour que tous aient des droits égaux et qu’il n’y ait de privilèges pour personne.Les progressistes veulent que ce soit le peuple qui contrôle ses représentants au parlement.Us s’opposent à ce que les campagnes électorale» soient subventionnée» par des sources ignorées.Les progressistes, a ajoute M.Drury, ne font point la lutte pour la liberté politique ou pour la liberté religieuse, choses déjà acqui-uuoiioDa «qjoq.ti b-j jnocl sinui ‘sas que.Pour cela, ee parti s’efforce d’éliminer le gaspillage et d’exploiter nos ressources.M.Drury a cité ici le cas du bois de ciharpente et des injustices qui se commettent dans ce commerce.L’orateur a déclaré que la province d’Ontario a déjà recouvré depuis l’avènement au pouvoir des progressistes deux millions de piastres dont le peuple était prive.Le revenu a augmenté de deux à quatre millions.LE PROCES DE M.ROBERTS L’EDITEUR DE THE AXE SUBIRA SON EXAMEN VOLONTAIRE, LE 20 JUILLET M.John-H.Roberts, propriétaire et directeur du journal The Axe a été condamné, hier, à subir son examen volontaire sous l’accusation de libelle, portée par Willard Rrunson, gérant de la maison Logan & Brvan, courtiers.Me Alban Germain a contre-in-terrogé M.Norris Bryant.— Avez-vous directement ou indirectement, de quelque manière que ce soit eu des rapports com-meroieux avec Logan & Bryan?Bryant Isard & Go., chez qui j’étais employé, ont échangé de la correspondance avec Logan & Bryan, et se sont fait dilapider plus d'un million, a répondu Je témoin.Le juge Enright a ordonné de retrancher la réponse comme prématurée à l’encruête préliminaire.Une longue discussion s’est élevée alors pour savoir si dans le cas de libelle, l’aerusé peut contre-iiter-roger les témoins et en produire lui-même.Pour toutes les autres accusations, la cause est claire, mais pour l’accusation de libelle l’affaire est autre.Le juge Enright a maintenu que la contre-preuve en matière de libelle ne peut être faite qu’à l’examen volontaire.Le témoin a ensuite raconté qu’il avait rencontré M.G.-H.Ga-han.avocat, de la poursuite dans une entrevue absolument privilégiée qui ne devait être dévoilée comme toutes les conversations de nature privée.“Je présume, dit !e témoin, avoir mentionné qu’une firme à laquelle j’étais associé avait perdu un million avec Logan & Bryan.L’entrevue a duré une heure et demie et elle a eu un caractère tout à fait amical.Elle ne devait pas transpirer au dehors.” — Connaissez-vous la firme Logan A Bryan?demanda Mc Germain.» — U me fait peine de répondre Le chef de ropposition provin-jdans rnffirnlativ£ ciale prendre quelques jours de re-j jj njot,{e qUti a été associé à eux ( suite de la page 7) Idéal St-Stanislas est victorieux Association athlétique de Laval-des-Rapides Le Laval-des-Rapides a joué de n.tvl chance, dimanche dernier avec le C.P.St- JtUi Berchm .ns.L'engourdissement avait envahi quelques joueurs et le nombre d’er-1 reurs fut tel que le club visiteur triompha en marquant 23 points contre 11.Ccc* ne veut pas dire que le Laval est amoindri en valeur.Au contraire, comme le phoenix, il se réveille plus fort, phis énergique et dimanche prochain il démontrera au Fashion Graft que si le Laval a faibli, il ne sera pas toujours écrasé.Nous remercions les spectateurs qui nous encouragent et ils peuvent être assures que nous saurons leur faire oublier le contre-temps de dimanche dernier.L’Association Athlétique prépare pour le 20 août une magnifique fête champêtre.Nous comptons sur 3,000 personnes, parmi lesquelles notre député.M.Calixte Ethier, M.Médéric Martin, les gardes indépendantes de Montréal, un grand nombre de délégués des succursales des Artisans canadiens-français de Montréal et des environs.Un programme très varié est en i>répn-ration et dans une semaine nous le publierons dans les journaux.Il est presque décidé de célébrer la messe en plein air.Des concours, courses, sauts, etc., seront exécutés et les vainqueurs seront gratifiés de nombreux et magnifiques prix.Ge sera donc la plus belle fête que la population de Laval-des-Rapides organisera depuis bien des années Nous acceptons avec gratitude les dons de tous ceux qui s’intéressent à nos fêtes.Informations: V.Dubois, serré taire.319-est, rue Lagauchetière.Tel.Est 3443j.Les nombreux admirateurs de l’Idéal seront sans doute heureux d’apprendre que.dimanche _ prochain, l’Idéal Saint-Stanislas jouera sur le losange no 2 au parc LaFqn-e terrain, qui vient d’être taine.Ce Manque dTeau Peterboro, Ont., 20.— Six usines ont été contraintes de fermer leurs portes à cause du manque d'énergie hydraulique nécessaire à leur fonctionnement et sept cents hommes, femmes et jeunes filles sont dés »r-tenniné, permettra d’avoir d’autres mais sans travail.Ge manque bonnes parties.L’Idéal recevra | (peau aurait été provoqué, dans ie pour la circonstance le fameux | centre d’Ontario, par des travaux Sainte-Cécile A.A.Inc.et la partie j (jlle je département des chemins de commencera à 4 heures.Le public fer e{ canaux vient de faire exécu-est assuré de voir une belle partie jtn.^ Hastings.Peterboro, prétend-vu la force des deux équipés.Les on ne recevrait d’eau que pour rénombreux partisans verront que le p jm]re à 40 pour cent de ses be-club Idéal, qui n a^pas.joué au parc , ordinaires.La Fontaine depuis cinq semaines, j £es autres endroits qui souffrent s’est beaucoup amélioré.l’orme ; c|u pr^sent a»at choses sont presque seulement de ''Vu ’s j Ilealy’s Falls, la ville de Campbell-joueurs, il peut rencontrer be U- i Sevniour.Frankford.Svdnev AUTOUR du MONDE Notre Croisière de Noces d’Or marquant le 50ème anniversaire de l’année où Thomas Gook, le fondateur de notre organisation, dirigea son premier voyage autour du monde.Départ de New-York pour l'est le 24 jan.Retour le 31 mai 1923 par le nouveau navire de la ligne CUNARD noJisé spécialement, le “SAMARIA” 30.000 milles, un itinéraire superbe couvrant maints territoires avec visite de chaque pays dans les conditions climatériques les plus favorables.Croisière de luxe limitée à 400 personnes.Renseignements complets sur demande à Thos.COOK & SON j26MONTaREAine 1° =4 coup de nos forts clubs amateurs Donc en foule, dimanche prochain, au parc LaF’ontaine et qu’on se le dise.Dimanche dernier, le Saint-Stanislas est allé rendre visite au fameux club Saint-Rémi de Napier-ville et remporta la victoire par le résultat de 15 à 11.Malgré le résul- ford, Seymour, Frankford, Sydney et Trenton.La Gommission hydraulique de Toronto a communiqué dè.s hier après-midi avec le ministre des chemins de fer et canaux afin d’en arriver le plus tôt possible à une entente en vue de remédier au présent état de choses.Elle offre de fions.M.Sauvé à Hull Province de Qu(T)ec, District es autres artistes, Mme Bernard, qui a chanté de jolies pièces, Mlle Bernard et M.Leblanc, à l'orgue ont été aussi fort appréciés du public.La soirée s’est terminée par un magnifique feu d’arlifiee.MESSE PONTIFICALE Mercredi matin, à 9 heures 30 il y eut messe pontificale par Mgr Leblanc, évêque de St-Jean, N.-B.Mgr Léonard, évêque de Rimouski et ordinaire du lieu de la fête, assistait au trône assisté de MM.les chanoines V.Coté et J.-A.Verrcault.(Mgr Leblanc était assisté de M.l’abbé F.Matte, V.F.curé de Bona-venture, de M.le chanoine Landry de Cacouna et de M.l’abbé Cyr, de Cabana, comme diacre et sous-diacre d’honneur.(Mgr Chiasson, eudiste, évêque de Chatham, assistait au choeur.M.les abbés J.-A.Allard de Val d’A-mour et James Leblanc, de Maria, agissaient comme diacre et sous-diacre d’office.Les cérémonies étaient sous la (tirection de M.l’abbé Martineau, secrétaire de Mgr de force d’âme dans sa première jeu nesse à l’école de la souffrance, dans sa vocation sublime, dans son apostolat inlassable et dans sa mort édifiante.La carrière de l’abbé Bourgeois fut l’accomplissement d’une mission : la reconstitution de son peuple.le relèvement de sa race.Cette mission, M.Bourgeois l’a remplie jusqu’au bout, sans faiblesse ni défaillance.Pour elle 11 vécut, et pour elle il mourut.L’action de M.Bourgeois ne fut pas stérile.Il a péniblement tracé le sillon; d’autres après lui y sont venus jeter le grain de la bonne semence.Depuis, l’Eglise s’est merveilleusement organisée dans ce territoire qui formait autrefois la paroisse de l’abbé Bourg.La petite nation acadienne s’est comme transformée sous le regard de Dieu.Sans nous endormir dans une fausse sécurité, il est permis de croire que le ciel l’a visiblement bénie.Ces succès, dit le prédicateur, nous les devons à Dieu; vous les devez aussi à vos prêtres et à vos missionnaires qui, comme M.Bourg, prient, travaillent et luttent pour vous.Restez donc attachés a votre foi catholique; gardez pour vos prêtres et vos missionnaires ce respect et cette admiration qu’on admire chez vous.L’orateur sacré termine en disant ce qu’est la foi catholique, ce qu’elle fait pour un peuple et ce qu’elle a ,fait pour l’Acadie.Un programme musical a été exécuté par le choeur de la paroisse.Ainsi se terminèrent ces fêtes magnifiques dont se souviendront longtemps ceux qui y ont assisté, fêtes qui auront, nous n’en doutons pas, une influence, par les leçons qu’on en tirera, sur la vie nationale et religieuse du peuple acadien.M.l’abbé E.-P.Chouinard, curé de Carleton, était l’organisateur de ces fêtes, ainsi que son collaborateur et vicaire, M.l’abbé Leblanc.La statue de l’abbé Bourg est en marbre de Carrare et sort des ate liers de la Montréal.maison Daprato de Juge canadien au Nouveau-Brunswick Québec, 20 (D.N.C.).—Une heureuse nouvelle nous arrive, ce matin, du Nouveau-Brunswick.Depuis longtemps les positions de juge à la Cour suppérieure étaient accordées à des Anglais.On ne semblait pas s’occuper de l’élément canadien-français ou plutôt acadien.Nous apprenons par un membre du cabinet provincial du Nouveau-Brunswick que c’est l’intention de ce gouvernement de nommer un juge acadien à la Cour supérieure.Ce juge sera M.Arthur Leblanc, avocat bien connu dans les centres acadiens.Le tramway à Québec Québec, 20.—(D.N.C.)— M E.-A.Robert, président du Québec Railway, est de passage à Québec.Il est venu discuter avec les autorités municipales la question des taux du tramway et les travaux que la compagnie à promis de faire dans la cité.M.Robert a eu une entrevue avec le maire Samson et quelques cchc-Rimouski et de M.l’abbé Cormier, vins.Ceux-ci veulent réduire à einq curé de Moncton.Au choeur et dans jsous le prix d’une place sur le tram les mathurins LE CLUB DES MABISS CATHOLIQUES INVITE LES NAVIGATEURS ETRANGERS A LUI CONFIER LEUR ARGENT — CONTRE LES DETROUSSEURS Comme on le sait, tous les ans, au cours de la saison de navigation d’été, des vols relativement fréquents ont lieu dans les limites intérieures du port aussi bien que dans ses environs immédiats, dont sont victimes certains martins xdus ou moins imprudents.Ces vols se commettent généralement les jours mêmes ou encore les lendemains de paie alors que les marins, qui viennent de toucher quelqu’argent, vont dans les tavernes et exhibent trop ouvertement leurs goussets gonflés de quelques billets de banque sons prétexte de payer quelques consommations aux amis.Or, c’est alors qu’ils sont parfois suivis par quelques-uns de ses soi-disant* amis, exploiteurs d’étrangers, qui les entraînent dans quelque coin obscur et, leur ayant administré un coup de matraque quelconque, les détroussent, puis prennent la poudre d’escampette.Plusieurs, qui lisent ces faits divers rapportes par les journaux, s’imaginent que ce doivent être là les agissements d’intrus organisés et qui habitent Montréal en permanence.Interrogé à ce sujet, M.le docteur W.-H.Atherton, président du Club des marins catholiques, qui s’oc-eupe des intérêts des marins étrangers passant par notre port et qui a pour habitude, de mettre, ceux-ci en garde contre les embûches de toutes sortes clans lesquelles ils sont exposés de tomber, déclarait ce matin à un de nos représentants que les vols commis dans le port sur les personnes de certains marins sont généralement le fait d’immigrants étrangers qui, arrivant ici sur différents navires, s'en échappent et vivent d’expédients malhonnêtes.Ayant fait du service sur les navires nui les ont amenés au pays, ils connaissent le jour où a lieu la paye et ils tâchent alors d’entraîner les marins trop imprudents dans quclqu’endroif où ils peuvent les détrouser sans risque d’être surpris.Afin de soustraire à ees vols les marins de passage à Montréal, nous disait le Dr Atherton, le club des marins catholiques se fait un devoir d’inviter ceux-ci à lui confier leur argent qu’il se charge de leur remettre le jour de leur départ, ou encore de l’adresser à leurs familles, et cela à titre absolument gratuit.Cette initiative, mise en vigueur depuis cette année seulement, dit-on, a été vivement appréciée de tous les marins qui ont bien voulu profiter jrusqu’ici de Davantage qui leur est ainsi offert.de mettre leur argent en parfaite sécurité.SERVICE DES SIGNAUX Ile aux Grues—Descendant à 7 heures 15 du matin, le Hose Castle', à 7 heures 25, VAlido.Cap Saumon—Descendant à 4 heures 30, hier après-midi, le Saguenay; à 5 heures 30 hier après-midi, l’Edward Pyke.Pointe au Père Montant à 2 heures 15 la nuit dernière, à C0 milles à l’est, {’Irishman; à 7 heures 30 hier soir, le M'abana; descendant à 5 heures du matin, le Bornholm; à 7 heures, le Melita; à 2 heures la nuit dernière, le Domira; à minuit, l’As-ton Mandi; à minuit et demi, l’.4r-tic; à 4 heures 30 hier après-midi, le Certo; à 5 heures 30 hier après-midi, le Talaralite.Petit Métis Montant à 8 heures hier soir, le Savoy.Rivière Martin -Montant à 6 heures 30 du matin, le .4.Tremblay; à 7 heures 30, le Canadian Mariner; à 9 heures, le Canadian Sapper.Pointe Renommée — Montant à minuit, le Glenmoor; à minuit et demi, le Canadian Otter; à 10 heures 10 hier soir, à 55 milles à l’est, le Vellavia; à 4 heures 30 hier après-midi, le Ktwckfierna; descendant à 2 heures du matin, le Cym-rick Queen; à 6 heures 30 du matin, le Posilippo; à 2 heures hier après-midi, VEmpress of Britain; à 7 heures 30 hier soir, le W.-H.Libby.Pointe Maquereau—Descendant à 3 heures hier après-midi, le Bru-math.Halifax, N.-E.Montant à 6 heures hier après-midi, le Xorefjnrd.ARRIVES A QUEBEC Des travaux ACCUSE DE PIRATERIE à exécuter LE COMITE EXECUTIF REÇOIT DE NOMBREUSES SOUMISSIONS POUR LES TRAVAUX DK PAVAGES, DE TROTTOIRS ET D’EGOUTS Huit citoyens de la république de Géorgie comparaissent aujourd’hui devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence — L’affaire remonte à 1920.le bas choeur avaient pris place tous les prélats et autres prêtres dont nous avons donné une liste partielle plus haut.Le sermon de circonstance fut donné par M, l'abbé Arthur Melançon, curé de Campbellton, N.-R.Voici un résumé de ce magnifique discours.M.L’ABBE MEHANCOiN Il avait pris pour texte ces paroles de l’Bcclésiaste: “Louons ces hommes illustres, nos pères, dont nous sommes la rsee".Après avoir dit que l'on aime à regarder l’endroit qui nous a vu naître et qu'en le contemplant on aime à scruter l’histoire de cet endroit.C'est donc à regarder la haie des Chaleurs que nous, Acadiens, avons appris à connaître et à aimer l’histoire d'un des plus illustres enfants de l’Acadie qvp pendant 22 ans en a habité les plages, l’a traversée en tous sens, a fait retentir sur tous ses rivages des paroles de consolations.d'espérance et de vie pour le bien de ses frères, les proscrits de Grand-Pré.J'ai prononcé le nom de l’abbé J.-(M.Bourg, premier prêtre acadien.way.I.c billet est actuellement de sept sous.On attend beaucoup de cette entrevue de M.Robert avec M.Samson.Les commissaires poursuivent activement le programme qu’ils ont dressé au bout de la saison pour ¦la construction de pavages, de trottoirs et d’égouts, à la demande des propriétaires intéressés.A leur dernière séance, ils ont ouvert de nombreuses soumissions pour les travaux permanents suivants: Egouts: rue Bordeaux, de la rue Gilford au sud de la rue St-Jérô-me, quatre soumissions dont la phis basse est de $3,040.; .avenue Old Orchard, de l’avenue Monk,land à trois cents pieds vers le nord, trois soumissions dont la plus basse est $1,338.Trottoirs: rue Iberville, côté est, de la rue Sherbrooke à la rue Rachel, la plus basse soumission »2,-044.75; rue Chateaubriand, côté est, de la rue Mistral à la rue Leman, la plus basse soumission, $1,576.; rue Casgrain, sur les deux côtés, entre les nues Isabeau et de Castelnau, Je plus bas soumissionnaire, $3,160.-40; rue St-Denis, côté est, du boulevard Gmiin à la rue Kelly, la plus basse soumission, $2,115,; rue Henri-Julien, les deux côtés, de la rue Isabeau à la rue François-Cop-pée, le plus bas soumissionnaire, $3,740.45; rue St-Charles, côté ouest, du boulevard Gouin à la rivières des Prairies, le plus bas sou missionnaire, $2,066.50; rue (Poupart.côté est, de la rue Lafontai ne a la roc Ontario, le plus bas soumissionnaire, $2,877.20; rue Wurtele, côté ouest, de la rue Ontario à la rue Sherlbrooke, le plus bas soumissionnaire, $11,716.; rue Frontenac, côté ouest, de la rue Sherbrooke à la nue Rachel, le plus bas soumissionnaire, $2,492.; rue Deloorimire, côté ouest, de la rue Ontario à la rue Dubuc, le plus bas soumissionnaire, $1,172.50.; rue Lafontaine, les deux côtés, de la rue Chambly à la rue Nicolet, le plus bas soumissionnaire.$1,368,-40.; boulevard Décarie, coté est, à partir de deux cents pieds au nord de l’avenue Notrc-Dame-de-Grâce jusqu’à la rue Brillom le plus bas soumissionnaire, $2,548.80; rue Harvard, côté est, h Guerin, emploi'!4 «ux douanes.I.es funiqalllra nurmit Heu à l-aprnt-rlr, le 20 oouniut.le convoi funèlire partira de sa demeure (le Montré»!, no ISTiO, rue S(ilnt-Hul,ert, k R heures 45, pour se rendre k l'i'sllse paroissiale de I-apmlrle pour 1# heures e.m.(heures nouvelle), où le service sera ciMAitA, it de là au etarvtlk re ,1e I^pnilrle, lieu erge, lotit laine, 54 pouces de largeur, qualité pesante pour jupes et costumes, noir et hleu-marin.I /|Q Valeur de 2.00- Réduit à .¦ ¦it5I Gachemire noir croisé, tçmt laine, 40 pces de largeur, pour robes et jupes.^ f|A Valeur de 2.50, réduit à.fcrtJU Grêpe Canton de soie, 42 pces de largeur, nqfke froissant pas, pesanteur pour robes et collerettes, dans un choix de 10 couleurs, outre noir, bleu marin et ivoire.q OK Régulier 3.95, réduit à.WAfcV Rengaline et ottoman, noir, tout laine, 50 pouces de largeur, pour robes et costu- Valeur de 4.50, réduit à .3.49 LINGERIE Jupons en coton blanc, avec garnitures de broderie, dentelle et insertion, pour enfants.Spécial.Jupons en coton blanc, avec garnitures de broderie et passe-ruban, pour dames.I qQ Spécial.¦ CONFECTION Tabliers de maison, puor dames, couleurs assorties.CA Valant .85, réduit à.«Ww Robes en fil pour bébés, grandeurs 2 à 6 ans.Q7 Valant 2.50, réduit à.«SI I Manteaux en popeline pour fillettes, bleu saxe, vieux rose et champagne, grandeurs 2 à 0 ans.I IA Valant 3.00, réduit à.Blouses en crêpe Georgette, bleu marin, manches courtes, grandeurs 36 à 40.I QC Valant 4.00, réduit à.¦ awW Kimonos en crépon fleuri, couleurs assorties, grandeurs 38 à 44.I Spécial.lalfc Jupes en serge bleu marin pour fillettes, grandeurs 4 à 14 ans.A AT Valant 3.50, réduit à.I Jupons en soie de couleurs, grandeurs assorties.Valeurs spéciales à 4.00,5.00,6X0et 7X0 BRODERIE Broderie, sur linon et mousseline, 10 à 12 pouces de largeur, pour volants de jupons.a c Réduit à.iiy Broderie à cache-corset, sur linon et coton, passe-ruban en haut et en bas.AC Régulier .35, réduit h.Afcü Broderie, sur mousseline et linon, 27 pces de largeur.OA Spécial.Broderie sur linon et mousseline, 27 pces de largeur.CA Régulier .75, réduit à.«M® RUBAN Ruban en soie tafetas unie, rose et bleu pie.5 pces de largeur.OC Régulier .35, réduit à.Ruban en soie moirée et fleurie, 5 pouces L de largeur, vaste assortiment de couleurs.Régulier .65.réduit à.MOUCHOIRS .50 Mouchoirs blancs, avec rayures, pour da-mes.AOl/ Régulier .05, réduit à.«Vfc SOUS-VETEMENTS Gumisoles en fli, sans manches, pour enfants, grandeurs 7 à 12 ans.AO Régulier .75.réduit à.«wJ Gnmisolcs en fil mercerisé, manches courtes et sans manches, grandeurs assorties pour dames.QQ Régulier 1.25.réduit à.«wll Gaieçons en tricot, avec garnitures de dentelle, pour dames.AO Hcgulicr 1.25, réduit à.¦5FO Camisoles en fil, fini soie, tricot uni ou par côtes, encolure ronde, manches courtes et sans manches, grandeurs assorties pour dames.I Al Régulier 2.00, réduit à.I i"w I Combinaisons en fil, sans manches, pour dames.I Cf) Régulier 2.25, réduit à.IaIIâW Camisoles en soie, encolure unie ou avec dentelle, manches courtes et sans manches, pour dames.1 RO Régulier 3.00, réduit à.maVV SPECIAL — LAINE Laine, avec brin de soie, marque Princess, pour tricots de fantaisie, en balles de 1 once, drah, bleu pâle, rose et Oû a ne.Spécial .• • .hl BAS POUR DAMES Bas en fil de Lille, brun et noir, pointures SH à 10.OC Valant .50( réduit à.* «fcU Bas en fil brodé, brun et noir, pointures 8% à 10.ÔA Régulier 1.00, réduit à.«151 Bas en fil rayé, brun, blanc, bleu marin et noir, pointures 8% à 10.QQ Valant 1.25, réduit à.awU BAS POUR ENFANTS Bas en fil, noir, pointures bYj à 10.QC Valant .45, réduit à.•¦¦U ^Bas en fil, blanc et noir, pointures 5 à Valant .50, réduit à .X9 SPECIAL — CABARETS Cabarets, imitation d’acajou, fond en verre, avec deux poignées, oval ou carré, prix spéciaux 2.00, 2.50 « 3.00 MENUS ARTICLES Ceintures de fantaisie, pour dames et enfants, splendide variété de couleurs, prix !péci““ .25, .35, .40 .50 Boutons-pression, blanc setulement.f|l Réduit à la douzaine.¦”! Résilles (nets â cheveux) avec élastiques, couleurs assorties.AÔ1/ Valant .07Va, réduit à.«Ilfc - 2 Braid organdi ppur garnitures de robes d’été, couleurs assorties.OA Réduit à, la verge .¦.afcw PARASOLS Parasols en guingan quadrillé, rose pâle, bleu pâle, mauve et gris, jolis manches de fantaisie avec anneaux.I QC Spécial.I wU GARNITURES DE MAISON ARTICLES POUR , , GARÇONS Chapeaux en duck, '.blanc et couleurs, grandeurs désassorties.nn Valant .50, réduit à.*wü Habits lavables, genre',Rompers, couleurs assorties, grandeurs 1 à T ans.gHE Valant .75, réduit à.«*§0 Combinaisons en balbriggan, manches longues et courtes, toutes les grandeurs.Valant 1.25.qb Réduit à.lOO Habits lavables en piqué blanc et couleurs, grandeurs 1 à 3 ans.QQ Valant 1.25, réduit à.*©w TISSUS LAVABLESIDE LUXE Voile suisse, noir avec petits motifs brodés, en coupons de 40 x 40 pces.|C Valant .75, réduit à.¦lïl Voile blanc, fabrication spisse, 36 et 44 pces de largeur, dessins rayés ou avec petits motifs brodés, pour robes et blouses.AC Valeurs de .75 à 1.00, réduit à .iAW Palm-Beaeh et canevas pour costumes, 36 pouces de largeur, dans un beau choix de couleurs.AA Valeurs de .65 à .75, réduit à.awO SPECIAL Solde de voile et marquisette, uni et imprimé.pour robes et louses, splendide variété de couleurs et dessins.AQ Valeurs de .75 à 1.00.Réduit à •• SPECIAL Voile à rideaux, blanc et crème, avec bord fleuri de couleurs, 36 pouces de lar-geur.IC Valant .35.Réduit à.*1M Mull de soie, 36 pces de largeur, fini brillant, pour blouses et garnitures, toutes les nouvelles couleurs.CA aVleur de .75, réduit à .awU Voile perlé, 30 à 40 pces de largeur, pour robes et blouses, beau choix de couleurs et dessins.QQ Valeurs de 1.50 à 2.00, réduit à .«Ovl SPECIAL Ratine lanche, 36 pouces de largeur, qualité pesante pour costumets, 1 AA jupes.Spécial.I will Cretonne à rideaux et housses de meubles, dessins fleuris, jolies couleurs, 33 et 36 pces de largeur.Ajr Valant .40, réduit à.¦•«O Toile à rouleaux, pure toile, rayure rouge de chaque côté, 16 et 17 pouces de largeur.AC Valant .40, réduit à.afci# Marquisette à rideaux, fini avec bord ajouré de fantaisie, 36 pces de largeur, blanc et beige.AQ Valant .55, réduit à.«il© Toile damassée balnche pour nappés, 1 verge % de largeur.CC Valant .75, réduit à.«5151 Coton à draps, blanc, fini toile, sans apprêt, texture serrée, largeur 8-4.CT Valant .75, réduit à.SOIES Crêpe Georgette, 38 et 40 pouces de largeur, fabrication suisse, pour blouses et garnitures.dans une variété de 20 couleurs.« AQ Valeur de 1.75, réduit à .¦ »“© Soie Messaline noire, 36 pces de largeur, qualité garantie, pour robes et blouses.Valeur de 2.25.I CQ Réduit à.1 Satin duchesse, blanc, ivoire, 36 pces de largeur, qualité lavable, bonne pesanteur pour jupes.A AA Valeur de 3.00, .réduit à .SPECIAL Madras à draperies et rideaux, couleurs unies et combinées, 36 pouces de largeur.CQ Valant 1.00.Réduit à.«WO SPECIAL Mousseline-challi, dans une grande variété de couleurs et dessins.Rég.25.Réduit à.Toile, semi-blanchie, pour tabliers et habits d’enfants, 35 et 38 pces de largeur.QQ Valant 1.50, réduit à.XORSETS Corsets en coutil blanc, buste moyen, aussi d’autres avec haut élastique, 4 jarretelles, grandeurs 19 à 30.QQ Spécial.«SKI Corsets en coutil blanc, buste médium, 4 jarretelles, garnitures de broderie, grandeurs 20 â 27.I QQ Spécial., 1*530 MERCERIE; Chaussettes en coton, noir et brun, pointures 9Mt à 11.I Q Valant .35, réduit à.«Hl aBndcs de chemises en coton blanc, toutes les grandeurs.AC Réduit à 3 pour.»fc5l Ceintures en imitation de cuir, couleurs assorties, toutes les grandeurs.AC Spécial.«fc5l Cravates en soie, formes Derby et bouts flottants, grande variété de couleurs et dessins.A© Valant .65, réduit à.¦"•W Valant .75, réduit à.55 Chaussettes en cachemire et soie, uni et par côtes, pointures 9H à 11.QQ Valant 1.00, réduit à.«Ww Chemises de négligé, en fil de bonne qualité, nouveaux dessins, couleurs assorties, grandeurs 14 à 17.QQ Valant 1.50, réduit à.«5111 Combinaisons athlétiques, en fil et madras blanc, grandeurs 34 à 46.I AC Valant 1.75, réduit à.I «AU TISSUS LAVABLES Guingan à robes, dessins rayés et quadrillés, couleurs assorties.99^/t Réguler .25, réduit à.«Afc Guingan anglais, dans un beau choix de dessins et couleurs.AQ Régulier .35, réduit à.«AU Guingan Anderson, 40 pces de largeur, dessins quadrillés.AQ Régulier .50, réduit à.«UU Galatéea Steelclad, couleurs pâles pour blouses de garçons.AA Régulier .40, réduit à.«Ull Chalii, fond bleu marin avec dessins fleuris et avec pois.AQ Régulier .50, réduit à .«Uw Percale â chemises, fabrication anglaise, jolis dessins rayés.CA Régulier .75, réduit à.«Uîl Madras à chemises, avec bord de satin.QQ Régulier 1.00, réduit à.«Uw COTON BLANC Coton blanc, qualité recommandable.IC Régulier .19, réduit à.«lU Coton blanc, très pesant.I Q Régulier .22, réduit à.«141 Coton blanc, fin toile, sans apprêt.AQ Régulier .40, réduit à.Coton blanc, ptVur broder.AQ Régulier .50, réduit à.Nansouk blanc, 40 pces de largeur, P^ur lingerie.AO Régulier .50.réduit à.«ww COTON JAUNE Coton jaune, 36 pouces de largeur, très pesant.IQ Régulier .22, réduit à.«Iw Gants bleu m GANTS s en Soie, blanc, mastic, taupe, brun, .iirin et noir, pointures 5’a â 8.QC Régulier 1.25, réduit à.I™*'* Gants en soie, blanc, mastic, gris perle, taupe, brun bleu marin et noir, pointures i 27 Régulier 1.75, réduit a.¦ •“ * Gants longs en soie, gris perle, taupe, brun, bleu marin, castor et noir, pointures 5St à 7'j.I Al Régulier 1.75, réduit A.¦•^« Gants longs en soie italienne, blanc, gris perle, taupe, brun, mastic, castor, bleu msu iin et nnir.pointures S'-s à 7'f * Valant 2.75, réduit à.1.1 'JVLEPHONE ' ST LOUIS 32^0 Mont Roym Est 77- Arvsjle de U rue Fabre rmtrquff pour acacim: uu «muet» yuL.UME XIII.—JNo 10/ fa,.— ,E DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 20 JUILLET 1922 Notre Page Feminine tm&msmm.Xj}* ?A 4 -iWt'jSix Jrjé* À LETTRE DE FADETTE CONVALESCENCE Aussi bien que l'oeil {tent voir, le feuillage vaporeux se balance dans le vent léger, l’air est chargé de parfums grisants, lis, roses, foin coupé: on ferme les yeux pour mieux voir son rève\ on les ouvre bientôt pour reprendre possession de toute la beau-lé du monde qu’on a failli perdre.D'avoir frôlé la mort devrait laisser une terreur.non, en se sentant ressusciter, on a oublié rwn seulement la mort, mais les soucis et les tristesses de la vie.On vit dans une langueur douce; quoi qu’il arrive, on ne devra vas s'en mêler; pendant que les autres agissent, s'agitent, parlent, on est libre de se taire, de ne pas bouger, de jouir de cette douce paresse obligatoire.C’est la convalescence, cet état vague et charmant où la dé-'.ente de la volonté et la faiblesse physique rendent notre sensibilité vibrante, nos perceptions aigues, comme si nous n’étions que des âmes animées de l’esprit qui les rapproche de l’infini.Vans cet état aussi délicieux que transitoire, un peut entendre distinctement l'appel continuel d’avancer, de chercher à pénc-\rer le mystère qui nous attire, et les longues heures de recueillement nous deviennent si précieuses que nous éloignons la pensée qu’elles seront bientôt rares et difficiles à retrouver.Cette halte dans la vie est une bénédiction, si on sait l'apprécier, elle dure peu; avec les forces, nous reprenons nos occupations et nos petits soucis; les actions remplacent les rêves, le silence nous fuit, nous retombons dans la routine et l’agitation.Mais, me dites-vous, que faites-vous du bienfait de la santé retrouvée, n’ctes-vous pas déraisonnable, Endette illogique?Eh bien! apres m’être habituée « la santé, j’en jouis, c’est sûr, avec le regret inavoué du charme très doux de ta convalescence pariée.J’ai le souvenir lointain d'un après-midi où plusieurs anciens albums de photographies m’avaient été apportés pour me distraire.A la vérité, je n’avais pas besoin d’être distraite : de me sentir vivre suffisait à mon bonheur.Je ne tardai pas à être orise par l’intérêt de cette collection unique.Ces hommes, ces 'emmes, ces enfants, fixés dans une attitude éternelle, me regardaient, moi l'étrangère, et semblaient me demander: Qui êtes- Femmes d’autrefois par Myriam Thélem.vous; Ils avaient été jeunes, cet homme en gilet niché, celte dame en bonnet de dentelle, et celle-ci qui portait un peigne énorme à ion chignon, et cette autre à taille de guêpe, et celle-là coiffée en madone, et sa voisine en crinoline, dont le fin visage paraissait une fleur poussée sur un gros champignon.Ils avaient vécu, ils s’étaient éblouis de la lumière, ils avaient vu la fuite des saisons, ils avaient travaillé, rêvé, souffert, aimé, ?t comme tous les hommes, foulant du pied la terre où sont les morlsmls n’avaient jamais senti vraiment que leur existence Hnirait dans vingt, dix ans, un an, demain! Et maintenant ils l'étaient qu’un peu de poussière, un mirage de lignes sur du panier, un nom presque oublié, moins pour nous que les ombres entrevues dans le mystère du sommeil et du songe.Ce rappro-dicment de leur image de vivants avec le néant où ils avaient wmbré pour les vivants d’aujourd’hui ne m’attristait pas.Au Jeu de me dire : je serai comme eux un jour, je ne sentais que la béatitude d'etre vivante.je ne voyais rien au delà, comme si ’a vie venait de m'être rendue pour toujours! Le fil qui m’attachait à l'existence avait été tout près de se rompre, mais il était ~enoné maintenant et la vie recommençait à me bercer, comme tous les humains, dans cet étrange oubli de la mort, si inexplicable.Et c’était bon de ne pas savoir, de ne pas prévoir, de ne pas regretter, de ne rien désirer, de vivre seulement, aimée, caressée var de douces paroles, au milieu des fleurs fraîches, dans le si-’encc marqué par la respiration de b horloge.FADETTE.Crépuscule pluvieux L’ennui descend sur moi comme un brouillard d’automne ¦ Que le soir épaissit de moment en moment, Un ennui lourd, accru mystérieusement, Qui m’opprime de nuit épaisse et monotone.Pourtant nul glorieux amour ne m’a blessé, Et c’est sans regretter les heures envolées Que je revois au loin, vagues formes voilées, Mes souvenirs errants aiï jardin du passé.Et.pourtant, maintenant, dans l'horreur languissante D’un soir de pluie et dans la lente obscurité, Je sens mon coeur que nul amour n’a déserté.Mélancolique ainsi qu’une chambre d'absente Ephraim MIKHAEL.NOTRE ALBUM Il n’y a pas un homme qui ait •e droit de mépriser les hommes.Qui n’est pas capable d’ètre pauvre n’est pas capable d'être libre.* * * (l’est en queWie sorte partici- per à une bonne action que de la louer de bon coeur.* * -s h es allusions sont les lettres anonymes de la conversation.H * * Chaque homme a trois caractères: celui qu’i] a, celui qu’il montre et celui qu’il croit avoir.D’un article de Myriam Thélem, sur saint Vincent de Paul et ses charitables collaboratrices, dans la Croix de Paris : Paris n'était pas la seule ville qu’on dût secourir : à cette époque aussi, tout lest de la France saignait des blessures faites à son sol par la longue guerre que venait de terminer la paix de Wèstphalic.Ce n’est pas aujourd’hui que les victoires se payent presque le prix des défaites! Puis, en l’an 1651, la famine s’en mêla; les blés ayant été coupés en herbe, le pain manqua.Dans leurs maisons écroulées, dans leurs églises en ruines, curés et paroissiens mouraient de misère.Pour évangéliser à nouveau ces régions quasi désertes, Vincent de Paul leur envoya d’abord les Prêtres de sa Mission, et, comme ceux-ci ne pouvaient partir les mains vides, les Dames de Charité — toujours elles! — se firent quêteuses.Il y eut un élan superbe; en peu de temps, elles recueillirent la somme, énorme pour l’époque, de 12 millions; la régente Anne d’Autriche vendit ses boucles d’oreilles, •d’autres sacrifièrent brillants et colliers de perles et les moins fortunées se privèrent de “ces petites nogoteries’’ qui, au dire de Monsieur Vincent, pouvaient toujours sans dommage être retirées des maisons.Qui» donc portera ces secours et en assurera la bonne distribution?La femme du premier magistrat de France va s’en v.charger; elile a l'habitude de servir les pauvres et ceux du quartier connaissent tous le chemin de son hôtel.Son mari, le président Chrétien de Lamoignon, lui disait même en riant : “Vous allez nous réduire à la mendicité!” Paris ne suffit plus à son zèle : ni l’insécurité des chemins ni la lenteur des voyages ne rebutent la présidente de Lamoignon et les compagnes que son zèle entraînait.Aucune d’elles n’aurait osé prévoir que, trois siècles plus tard, d’autres Françaises iraient, dans des circonstances plus tragiques encore, porter même réconfort aux mêmes provinces! Chez la fidèle amie de Vincent de Paul, l’amour du prochain avait ses racines dans l’amour de Dieu! Quand elle fut frappée de l’attaque d’apoplexie dont elle ne devait pas se remettre on s’aperçut, en la déshabillant, qu’une ceinture armée de pointes s'enfonçait dans sa chair! Les pauvres, pour conserver son corps près d’eux, dans l’église Saint-Leu, empêchèrent de force qu’il ne fût porté dans la sépulture de la famille et ceux des provinces qu’elle avait secourues l’appelèrent “la mère commune des affligés”.Une telle perte aurait été plus sensible encore au coeur affectueux de Monsieur Vincent s’il n’eût trouvé dans Mlle de Lamoignon une infatigable continuatrice des charités de sa mère! Il l’avait vue “toute jeunette, allant si vite en oeuvres uue personne ne peut la'suivre”.En effet.Madeleine de Lamoignon, levée dès la pointe d’aube, parcourait, sans suivantes ni valets, le dangereux Paris d’alors, le Paris aux ruelles si étroites, que les maisons en pointe se rejoignaient aux étages supérieurs, reliées d’un coté à l’autre par des cordes où séchaient des guenilles multicolores; le Paris où truands et ribands s’in-iuriaient sans vergogne, où l’on luttait, d’estoc et de faillie, où cavaliers,_ carrosses et charettes s’enchevêtraient pour le plus grand dol dos piétons et de l’innombrable marmaille mie l’on écartait à coups de bâtons.La fille du premier magistrat de France ne se rebutait pas pour si peu! Pour ne pas tomber en montant les escaliers branlants, elle s’appuyait à des cordes graisseuses, pénétrait dans d’infects tandis', pansait les plaies des malades, faisait le ménage des mères de famille et débarbouillait les marmots 1 Rentrée sous les hauts lambris des appartements paternefls.on ne l’y voyait pas inactive; recevant beaucoup pour ses pauvres, elle avait organisé dans sa maison trois magasins 1 Deux d’entre eux étaient des réserves, où elle puisait au fur et à mesure des besoins, mais dans l’autre, on trouvait des cabinets en marqueterie, des tapisseries et des broderies: elle préludait ainsi à nos modernes “Ventes de Charité", et Guillaume de Lamoignon, taquin, comme tout bon frère doit l’être, disait en riant : “Ma soeur organise un commerce de friperie!” Le métier de quêteuse, si peu attrayant fût-il, ne la rebutait pas.EMe allait jusqu'au roi, qui ne la renvoyait jamais les mains vides.“Vous êtes la seule personne à qui je refuse si peu, lui disait-il, c’est que vous êtes la seule qui ne demandiez rien pour vous.” 1! lui acheta un jour pour 50,006 éeus une parure magnifique qu’elle avait reçue de Marie Marti-nozzi.Qui le croirait, le petit curé landais fut un précurseur des oeuvres de presse : il faisait imprimer, en ce que nous appellerions aujourd’hui des “tracts”, les relations où ses missionnaires racontaient en détail les souffrances des paysans et l’on vendait ces feuilles à la sortie des offices.Il fut aussi le créateur des “potages économiques”, rédigeant, avec un soin minutieux, la façon de préparer lesdits potages, qui revenaient alors (où l’on se plaignait pourtant de la cherté de la vie), à cent sols pour cent personnes et les dames de la cour ne dédaignaient point de servir elles-mêmes ces “soupes populaires”.En vérité, Monsieur Vincent pouvait tout obtenir de ces nobles auxi-üaires, dont il était parfois obligé de modérer le zèle.Citons en exemple Mme de Montmorency, mère du Grand Condé.“On la voyait (c’est le saint qui parle) aller en 25 ou 30 maisons et quand elle revenait.elle était toute je ne sais comment, ses robes crottées jusques aux genoux! O! Sauveur, ajoutait-il, voilà comment ces bonnes Dames travaillent et suent après les pauvres, ainsi que faisait saint Louis.” Comme celui-ci, Marie-Louise de Gonzague fit monter la Charité sur le trône quand, appelée par son mariage avec Vladislas, roi de Pologne, à régner sur ce pays, elle voulut y apportejY^çomme don de bienvenue, toutes"' les institutions bienfaisantes dont l’apôtre des Landes avait été le promoteur! La pauvre reine apprit à ses dépens qu’une couronne royale est souvent doublée d'épines et comme il est dans la destinée de la Pologne d’être un 'terneI champ de bataille, elle dut fuir devant l’invasion et se réfugier en Silésie.De loin.Vincent de Paul l’encourage par ses lettres, dans lesquelles il lui donne même des nouvelles de son petit chien.A l’imitation du doux François d’Assise, l’ancien pâtre landais aimait d’un naïf amour nos frères inférieurs et voilà ce qu’il mande à sa royale correspondante, pour la distraire sans doute de ses nombreux soucis : “Madame Legras a amené à notre parloir votre petit favori : il a daigné me regarder, mais ses préférences vont à la Soeur qui le soigne! Dès qu’elle sort la porte, il se plaint et n’a point de repos! Cette petite créature m’a donné bien de la confusion, voyant son unique affection pour qui lui donne à manger, ic me reproche d’être si peu attaché à mon unique bienfaiteur et si peu détaché de toutes les autres choses!” Vous êtes un nomme de parti?Lisez le Devoir pour savoir ce qu’on pense des partis, en dehors dès partis, pour connaître ce qui se passe dans votre parti.Vous êtes un esprit indépendant?Lise: le Devoir pour savoir ce ouf sc passe chez les gens indépendants.Un mois.50 sous: un an, *6.Où s’habiller à Paris Les lecteurs du “Devoir” qui vont voyager en France et visiteront Paris, sont assurés de trouver à la maison catholique RAM LOT 76, RUE DE RENNES l’accueil le plus empressé et tout ce qui concerne l’habille-» ment civil et ecclésiastique, ainsi que SOUS-VÊTEMENTS, CHAPEAUX, CHAUSSURES, ETC.iO»t ûaoicali dcs Corts Sük.crncAct s«ns oouutie - rMANCO PA» t* A06TL A J LAURCNCt MONTMAt ILY A DIX ANS Samedi 2(1 juillet 1912 A/.Monk au Sault-Ste-Marie, — Le ministre ordonne la préparation de plans pour le canal.* ir * Une alliance offensive et défensive.— Un traité dans ce sens a été conclu entre la Russie et le Japon, et servira principalement les intérêts du Japon.* * * La mise en nomination du président Taft.C’est le 1er août prochain qu’elle se fera à la Maison-Blanche.» * # Sénat car décède.Le docteur J.-E.-V.Mathieu, du Rhode-Island, meurt subitement.________ CHEMIN DE FER PACIFIQUE CANADIEN MONTRE A L-SI1EBBHOOKE Conforme avec le système modèle établi dans Je service des voyageurs au Pacifique Canadien; le service de trains Montréal-Sherbrooke, jouit d’une renommée toul à fait recommandable.Le service complet est donné comme suit: l’ers t’est.Départs de Montréal, gare incisor : 7.45 a.m., tous les jours arrivant à Sherbrooke à 11.35 a.m.12.45 p.m., tous les jours, arrivant à Sherbrooke, à 3.55 p.m.3.10 p.m., tous les jours, sauf le dimaftche, arrivant à Sherbrooke à 6.40 p.m.6.45 p.m.tous les jours, arrivant à Sherbrooke à 9.55 p.m.Vers /’ones/.Départs de Sherbrooke.P.Q.4.00 a.m., tous les jours, arrivant à Montréal, gare Windsor, a 7.10 a.m.7.00 a.m., tous les jours, sauf U dimanche, arrivant à Montreal, gare Windsor à 10.30 a.m.8.IL a.m.tous les jours, arrivant à Montréal, gare Windsor, à 11.20 a.m., , 2.00 p.m.tflus les jours, sauf le dimanche, arrivant à Montréal, gare Windsor, à 5.5(1 p.m.5.30 p.m., le dimanche seulement.arrivant^ à Montréal, gare Windsor, à 9.15 p.m.Tous les horaires donnés sont ceux du méridien de l’est, une Lp u-re en retard sur l’heure de i’écono-nuc de la (lumière du jour.’ (réc.) GOODWIN Vos Vêlements sont Lavés dans des Savonnages Purs Une vliiite « ceu* buxiiderl* moderne eou» écloirer» sur leu procédée eelentifIque» de nettoyage.Vos vêtements ne riennrnt pas en contort srec la mschineric et l’on n’emploie ni acides, ni sirents chimiques.Du tsron pur et de l’eau pure font le trnvell.Airite» doucement pendant des heures dans des *n»nn-nepes bouillants, vos rêtements en sortent blanrs romme neige, parfaitement nets et sains.Têt.UPTOWN 7640 TOILET LAUNDRIES LIMITED 425, RUE RICHMOND Satin Baronet, Satin Duchesse Habutai, Jersey Ces Belles Soies à 1.45 Vendredi Satin Duchesse de 36 Satin Baronet de 36 pouces.pouces Russe Pose Grenat Tricolette de 36 pou- Bleu ci et ees.Vert Ni Orange Prime Brun Fuschia Habutai de 36 pouces.Marine Taupe G renat ¦Jersey de 36 pouces.Azur Turquoise Turquoise Maïs Pêche Abricot Marine pâle Azur Marine foncé Cerise, tan Henné Marine et brun Goodwin- -Au deuxième.N’OUBLIEZ PAS QUE NOS MAGASINS SONT FERMES TOUS LES SAMEDIS DURANT JUILLET ET AOUT U MIT a B Aux Imprimeurs népt.des preftaionj Nous sommes en mesure de faire de la composition sur machine monotype pour imprimeries à des prix raisonnables.MAIN 7460 L’IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITEE 43, rue St-Vincent * * MONTRÉAL Réseau du Grand Tronc MONTREAL - TORONTO - HAMILTON DOUBLE VOIE SUR TOUT LE PARCOURS.Le train de nuit qui part de la gare Bon aventure à 11 heures, tous j les jours offre aux voyageurs un ’ service exceptionnellement bon en-Ire Montréal, Toronto et Hamilton, arrivant à Toronto à 7.30 a.m.et à I Hamilton à 9.03 a.m.Au retour, dé-i part de Hamilton à 9.10 p.m.tous ( les jours, de Toronto à 11 p.m., ar- rivée à Montréal à 7.30 a.m.tous les jours.Wagons-lits-salons entre Montréal, Toronto et Hamiilton sain changement; wagons-clubs à compartiments et wagons ordinaires directs entre Montréal et Toronto, Une caractéristique spéciale de ce service se voit dans les wagons-lits (avec lavabos à chaque extrémité) entre Montréal et Toronto réservés aux hommes seulement.Pour retenir ses places et obtenir des renseignements plus complets, s’adresser au bureau des billets de la ville, 230 rue St-Jacques, Main 3620.ou à la gare Bon aven turc, Main 1543.’ (réc.) FEUILLETON DU DEVOIR “L’Indestructible Chaine” Far MARIE LE MI ÈRE 22 (suite) Presque aussitôt, Denise arriva; •a pâleur mortelle de la jeune fem* ne.qui ne s’étiit pas couchée, ac-'cntim encore, chez le visiteur, la lensation de drame.Que se pas-»alt-U dans cette maison?— Pourrais-je immédiatement •’oir votre mari, madame?fil-il, iprès avoir salué avec respect.Une expression d’égarement tru-?ersa, nynide, les grands yeux cer-lés.—U est souffrant, monsieur.Je pense qu’il voudra bien me recevoir quand même, répliqua le notaire, pris entre «on désir de la ménager et un nuire sentiment que le voisinage de Fontane faisait bouillonner en lui.Nous avons à traiter ensemble une question importante et qui ne souffre pas de retard.La femme de Laurent poussa la porte du salon, en murmurant: Je vais le prévenir.Non, ne le dérangez pas: j’irai le trouver chez lui, si vous le permet lez.Frissonnante, l’esprit à la dérive, Mme Fontane comprenait cependant l’impossibilité de retenir cet homme dont la démarche, l’air •ombre, l’allure déterminée, l’cm-plissaJent d’une véritable terreur.Déjà l’imposant vieillard, guidé par elle, stationnait devant le cabinet de travail où s’était enfermé Laurent, Il frappait deux coups sers; il appelait d’une voix brève: •Monsieur Fontane?Rien ne bougea d’abord; niais Laurent avait reconnu celle voix dès l’enlnée du notaire dans l’antichambre.Denise s’écarta: la porte s’ouvrit tout à coup, Et M.Dupont-Lancret, s’il avait conservé le moindre doute, l’eût senti s’évanouir a l’aspect de l’être livide et hagard qui venait de surgir à ses yeux.Le visiteur referma soigneusement cette porte, s’avançant d’un pas tandis que l’autre reculait: —Monsieur, prononça-t-dl froidement, vous savez ce qui m’amène.Des lèvres de Fontane s’échappa un bégaiement pitoyable.- Moi.monsieur?Mais non.Je.Vous n’auriez pas une lettre pour moi?- Quelle lettre?Il suait la peur, lout en lui le trahissait, et le courage de l’aveu lui manquait.Un ressaut de dégoût souleva le coeur du vieillard: l’individu lui apparaissait trop veule et trop indigne.- Allons, avouez, reprit-il d’un accent impérieux; c’est le seul parti qu’il vous reste à prendre.Soudain, les traits du coupable se convulsèrent; ses genoux se dérobèrent, et il dut s’arcrorhcr a un meuble.—Eh bien! oui, j’avoue, bnlbu-tifl-t-il, les dents claquantes; oui, c’était moi.Ne me faites pas arrêter, monsieur, de grâce?.Tenez, voici la lettre, je ne l’ai même pas ouverte.—Je vous remercie, répondit le notaire, avec un mépris glacial où ! il y avait tant de souffrance,—-car | il n’aurait jamais suspecté la pro-| bité de Fontane et quand un hom-, me scrupuleusement Intègre et tout d’une pièce est trahi dans sa con-i fiance, il lui est dur de pardon-{ ner! — Par égard pour votre famille, je ne vous livrerai pas à la justice: je m’abstiens mémo de vous dire ce que je pense de vous.| Mais je vous engage à ne plus vous trouver sur mon chemin; vous m’o-1 bligeriez à tourner la tête.—Monsieur, écoutez-moi, je vous en supplie! s’écria Laurent, d’une! voix entrecoupée.Je ne comprends; pas du tout.comment cela est arrivé.Je n’avala rien prémédité, | je vous le jure! J’étais sous le coup 1 d’une terrible nouvelle.je ne ! savais plus que devenir.-Et vous m’avez pris six mille francs pour vous tirer d’affaire, 1 ! interrompit M.Dupont-Lancret ¦ avec une Ironie cinglante.C’est! ''’histoire d.> presque tous les vols! qui conduisent leurs auteur» devant la cour d’assises.Alors le gendre de M.Rauvcl eut un grand mouvement désespéré.—Non, monsieur, je ne suis pas un voleur! Je viens de vous dire: “C’était moi!” Et bien, non, ce n’était pas moi.Une force étrangère., que je ne m’explique pas, m’a poussé: j’ai eu un moment de folie.Est-ce qu’un voleur signe son vol?En agissant, je me dénonçais moi-même.Je ne pouvais pas ne pas être découvert.La preuve que je n’étals pas responsable, la voilà!.Si vous saviez comme cet argent m’a fait horreur, dès que la raison m’est revenue! Je n’ai plus eu qu’une pensée: restituer.Et quand je vous ai interrogé tout à l’heure, vous avez nié, riposta le notaire.Ksl-ee que j’ai nié?Je ne m’en souviens pas.Je ne sais ce que je fais ni où jt» suis., Et joignanl les mains: ~ Ah! monsieur, ne dites rien à personne.par pillé.par pitié.Je me tairai, non pour vous, mais pour les vôtres, que je plains de toute mon âme.Le» veux de M.Dupont-Lancret s’abaissaient sur ce misérable, livré à sa merci.celte loque humaine impuissante, agitée par un tremblement rappelant celui des alcooliques.Et dans l’âme indignée, quelque chose fléchit.Peut-être, en effet, la responsabilité du coupable n’était-clJe pas complète.Le fait matériel, hideux, dégradant, était là, néanmoins; il causai! au notaire une Impression encore invincible.Il y avait cependant un changement dans la voix du vieillard lorsqu’il reprit: Quant à vous, Fontane, si vraiment vous avez l’horreur de votre acte.s’il reste en vous quelque vestige d’honneur, que celte chute ignominieuse vous serve de leçon.Vous voyez où l’on roule, pour avoir tourné le dos à tout le sérieux de la vie.Il est parti.Le clerc, écrasé de honte, avait glissé sur le divan qui sc trouvait à sa portée, et, de nouveau, son bras cacha scs yeux.Mais qu’était-cc donc?On se penchait sur lui, on l'appelait d’une voix liasse cl brisée: une main douce lui touchait l’épaule.Il gémissait touiour» et ne répon- dait pas.Qu’y a-t-il?insistait la voix fidèle.Il faut que je Je sache, à la fin; je n’en puis plus; je n’en puis plus! Tout, plutôt que cette ignorance.- Laisse.oh! laisse.—Te laisser?Ma place est prè* de toi, plus que jamais, puisqu’un malheur te frappe et que tu désespères.Dis-moi, que te voulait Ion patron?Et d'abord, que t’esl-il arrivé avant-hier?Tu as perdu de l’argent, n’est-ce pas?Elle ne savait rien de l’cscroque-rie énorme qui mettait le pays en rumeur; elle n’était pas .sortie, elle n’avait pas ouvert un journal.S’inclinant davantage vers Laurent, elle saisit encore des mots entrecoupés: •Fini.fini.rien à faire.—Il y a toujours à faire, mon pauvre ami; quand tout est fini, on recommence! Le pire, vois-tu, est de s’abandonner soi-même: c’est là le seul mhl sans remède, Mais nous sommes deux, et moi je ne t'abandonnerai pas.Aie confiance en mol, je t’en prie.Purle-moi, pour que je puisse t’aidtr, Laurent, mon mari.(A au|Tr*> LE DEV OIK, MUNTKEAL, JEUDI 20 JUILLE' VOLUME XIII.—INo Lbl COMMERCE ET FINANCE LE MARCHE DES VIVRES Les arrivages de beurre, hier, à Montréal, ont été de 342 colis, comparativement à 1252 colis, le mené jour la semaine dernière et à 392 colis, le jour correspondant, ’an dernier.II est arrivé, hier, à Montréal, 7461 boites de fromage, au lieu de 5,153 boites, le même jour la semaine dernière et de 12,741 boîtes, e jour correspondant l’an derniet.Les arrivages d’oeufs, hier, à Montréal, ont été do 1948 caisses, •omparativement à 1532 caisses J# jour correspondant en 1921.LES ENCHERES RUHALES A l’enchère du Comptoir Mercantile, les quantités suivantes ont été offertes, sans trouver preneur: Beurre:— 2nd btes, pasteurisé, des Cantons de l’Est, d.37; off.36; 250 boîtes pasteurisé, de la Saskatchewan, d.38 1-4; off.37; Fromage:— 500 meules.Belleville-Brockville, blanc, d.16 7-8; off.16 1-2; 300 meules, Belleville, coloré, d.16 1-2.Oeufs:— 99 caisses, oeufs frais, d.24 1-2, off.23.A l’ofichère de la United Dairymen les quantités suivantes ont été vendues: 1114 meules de fromage blanc no 1 à 16 3-18cents la livre; 296 meules blanc no 1 à 15 3-4c.; 293 blanc no 2 à 15 13-16c; 152, coloré no 2 à 15 3-4c la livre.LES PRIX DU MARCHE La Coopérative Centrale des Agriculteurs de la province de Québec nous fournit les prix suivants : Beurre Pasteurisé.36 5-16c; no 1, 35 9-16e: no 2, 34 l-2c.Fromage blanc: spécial, 16 1-2; no 1, 16 1-4; no 2, la 1-2.Coloré: Spécial, 16 5-8; no 1, 16 3-4; no 2, 16 1-2.Oeufs Strictement frais, la douz.$0.31; ao 1, la douz., 27c.Sirop d’érable En canistrc de 1-2 ou 1 gallon Impérial: no 1, $1.65 gai.; no 2, $1.50; no 3, $1.30.En barils (non retournables) de 5 gallons ou plus: no 1, $1.45 gai.: no 2, $1.30; no 3 $1.10.Les barils ne sont pas remis à l’expéditeur.En canistres et barils (retournable) 6 gallons et plus: no 1, $1.40 gal.; no 2, $1.25; no 3, $1.05, Sucre d’rrable No 1.pains dp 1 livre, 15c; n*> 2, 14c; no 1 gros pains, la livre 13c; no 2.12c; no 3, 10 l-2c.Miel Blanc, no 1, 12c; no 2.10 l-2c; no 3, 8c; ambré no 1.9 1-2c; no 2, 8 l-2e; brun, no 1, 8c; no 2.7c; no 3, Oc.Fèves Blanches no 1 (triées a la main), la livre, 6c; no 2, 5c.Pois Puis, la livre, 6c.Les bons pois cuisants sont toupjours très demandés.Inutile d’expédier des pois qui sont difficiles à cuire.Laine Lavée, no 1, la livre.27c; no 2, 23c; no 3, 18c.Non lavée, no 1, 17e; no 2, 14c; no 3, 11c; rejetée, Sc.Volailles vivantes Poules, no 1, 28e: no 2, 25c; no 3.22c.Coqs, 17c.Pigeons Le couple, 40c.Lapins Le couple, suivant la grosseur, 75c à s 1.25.Poulets du printemps Extra doux 37c; choix, 35c; no 1, 33c; no 2, 28c; no 3, 27c.Agneaux el moutons Agneaux d'un an abattus: Choix, 19c; no 1, 18c; no 2, 16c; no 3, 12 1-2.Moutons d'un an abattus: no 1, 13c; no 2, 11c; no 3, 9c.Vieux moutons abattus pesant moins de 60 livres, no 1, 9c; no 2, Se; no 3, 7c.Veaux abattus Engraissés au lait: Choix.Mc; Vaches: Extra choix, la liv., 7c; choix, 6 l-2c; no 1, 6c; no 2, 4c; no 3, 3 l-2c; no 4, 2c; no 5, 1 l-2e.Taures: Extra choix, la liv., 8c; choix, 6 3-4c; no 1, 5 3-4c; no 2, 4 l-2c; no 3, 3 l-2c; no 4, 3c; tau-rai lie no 1, 2 1-4c; no 2, 2c.Taureaux : Extra choix, la liv., 5c; choix, 4c; no 1, 3 l-2c; r 3c; no 3, 2 l-2c; no 4, 2 l-4% VILLE ST-LAURENT .S “ 3%, 5%% CITE TROIS-RIVIERES .* “ g PROVINCE DE QUEBEC .3 “ é 3%% PROVINCE DE QUEBEC .4 “ S 314% laCoRPORATiDNaesOBUEATiDNS Municipales LIMITÉE 2ÉNE 0UPQNT President thlrCu, J.W.5IMARD V/ce-Président l6CGTEdelaM0NTAGNE,QUÉBEC MIHI 7PLACE0ÂRME5 MONTRÉAL Téléphoné 6 93 2 |l Téléphone Main IQ2*J [e%its d Cvangclinc GRATVTO PRE Le Pays d’Evangéline Un endroit idéal pour passer des vacances d’été.L’atmosphère y est purifiée par les effluves salins de la mer.Toutes sottes de relioues d’un autre âge rappellent les épisodes tragiques ou glaneuses de l’histoire de l’Acadte.Bams de mer ou d’eau douce; pêche excellente; promenade en auto par des routes qui traversent des villages prospères et des campagnes couvertes d’arbres fruitiers.Taux spéciaux pour voyages circulaires Plusieurs villes importantes des provinces maritimes peuvent être visitées au cours du voyage.Tau* absolument réduits.Le T&cifKjue Canadien Pour plus amples renseignements, s’adresser i IH'REAUX DES BILLETS: 141-145, rue Saint-Jacques.Tel.Main 8125, ou aux gare» Windsor.Vigor, Westmount et Mile-End.GONFIEZ-NOUS IMPRIMES Trceoaux de toutes sortes ; VOLUMES, CATALOGUES, REVUES, BROCHURES, PROGRA MMES, MENU S, etc.Spécialité: CIRCULAIRES BILINGUES, format du Devoir.L’IMPRIMERIE POPULAIRE =========== LIMITEE 43, me St-Vincent - MONTREAL MAIN 74EO 31-32 1 p.c.Le franc, 8.47 CARTIER & CARTIER AVOCATS I Jacqvea, Cartier, L.L.L.Jean-Victor Cartier, L.L.L.— Etnda: 43, Plaça d’Armea Immeuble Wllaon, chambra arties en cause.” Les exécutifs des chemins de fer, )ar l’entremise du comité des pré-lidents de l'Ouest, de l’information publique de l’association des exé-mtifs des chemins de fer, ont pu-)lié une déclaration, hier soir corroborant la déclaration du prési-lent Hooper à l’effet qu’il n’y aurait plus aucune conférence de paix ?t que la seule difficulté actuelle rst la question de supériorité d’âge.“Il n’y a plus aucune conféren-•e actuellement pour le règlement le la grève des employés d’usi-ics”.dit le rapport de l’exécutif Le président Hooper du Railway loard, a tenu des conférences avec mclqucs exécutifs des chemins de 'er, mais ces conferences n’ont ibouti à aucun résultat et sont naintenant terminées.” DANS NEW-YORK New-York, 20.— Déclarant que es usines de réparations des cne-nins de fer fonctionnent maintenu à fiü p.c.de la normale, John-1.Wa'tker, secrétaire du bureau l'information des chemins de fer le l’Est, a affirmé, hier, qu’en allant que le district de l’Est était îoneerné, la grève était terminée.Le trafic se fait dans les con-iilions normales, tant pour les voyageurs que pour les marchandises, a-t-il dit, et nous nous occupons de toutes les réparations collantes.On reprend peu à peu les réparations, des locomotives, de sorte lue tout danger de suspension du : ni fie a été éliminé par les 11 ré-icnux qui opèrent à New-York, a-ii déclaré.A CONCORD Concord, N.H.20.— Un grand nombre de policiers faisaient lu tarde hier soir dans les usines du ¦hennin de fer Boston and Maine, La veille, un groupe d’hommes i nasqués et armés de fusils et de revolvers avaient attaqué 50 ouvriers pendant leur sommeil, les avaient •oués de coups et avaient tenté de es chasser de la ville.A PHILADELPHIE Philadelphie, 20.—• Lu cour fé-lù aie de district 11 réservé, hier, sa décision sur l’injonction demandée par la Fraternité dés Commis de chemins de fer et des compagnies maritimes, des manuten-:curs de marchandises et des employés de messageries et de gares, pour empêcher le chemin de fer de Pensylvanie de mettre en vigueur l’échelle des salaires qui avait été jeeeptée mutuellement par les représentants des employés et les officiers de la compagnie.La nouvelle loi devait entrer en vigueur le 10.En demandant l’ordre de la cour au chemin de fer de garder l’an-pienne échelle des solaires, le juge Washington Logue, procureur de la fraternité de chemin de fer, a al-égué que le chemin de fer de (Pen-lylvanie avait méprisé “sous pres-pic tous les rapports" les décrets lu tribunal ouvrier des chemins de 'er.Nominations taires ET THIBAU-SONT NOM-SUPERIEURE MM.MAR- VIM.JOS.DEMERS DEAU-RINFRET MES A LA COUR DE MONTREAL TIN EN SASKATCHEWAN ET M.A.GRAVEL A GRAVELBOURG Ottawa, 20, (S.P.A.) Quatre icuveaux juges viennent dWtiv lommés.Ce sont MM.Wm Martin, meien premier ministre de la Sas iatchewan, nommé à la Cour d'up-ael de la Saskatchewan; Alphonse iraveil, de Gravelbourg, magistrat le district, à Gravelbourg.Saskatchewan; Joseph Demers, et Thi-îaudcau-Rinfret, à la Cour supé-•ieure de Montréal.La nomination de M.Deniers signifie qu'il y aura une élection partielle dans Saint-Jean et Iberville, le comté que le nouveau jute représentait à la Chambre des ¦omimmes depuis 1906.M.Jos Demers est député aux Communes, pour le comté de St-lenn et Iberville depuis 1906, aillée où il y eut élection partielle lour choisir un successeur à son rère, Louis-Philippe, nommé ju-je de la Cour supérieure.Il est le fils de feu Alexis Donors, qui avait représenté le com-é au parlement provincial.M.Joseph Deniers est né le 31 liai 1S71 à Henryville, dans la val-ée du Richelieu.11 a fait ses étalés au séminaire de Saint-Hyncln-lie d’abord, puis au collège Sainte-Hurie de Montréal, Il étudia ensut* e le droit et fut admis au Barreau ¦n 1X95 et fait conseil du roi en 908.Elu à l'élection partielle de 1900, d.Deniers fut toujours réélu aux doctions de 1908, 1911, 1917 et 1921.M.Tibnudeau-Rinfret est né à Montréal, Je 22 juin 1879.Monsieur Rinfret a fait ses étu-les classiques au collège Sainte-Marie où il obtenait son diplôme de bachelier ès-arts en 1897.11 étudia ensuite le droit aux unlver-tités Laval (maintenant université le Montréal), et McGill.Fl n été admis au Barreau en 1901 et créé conseil du roi en 1912.H exerça sa profession tout d’abord à Saint-Jérôme, comté de Ter- Dublin, 20 (S.P.A.) — Tard, hier soir, on n’avait pas reçu de détails importants concernant les événements qui se passent actuellement a Limerick.Cependant, si on sen rapporte à un citoyen de Limerick, qui est arrivé i\ RalJinaslos, la position des troupes de l’Etat libre était pleinement satisfaisante dimanche.11 y a eu de grosses batailles sur la fin de la semaine, a-t-il dit.Le nombre de personnes tuees dans la journée de samedi et de dimanche s’élève à 10.Il y a eu aussi plusieurs personnes blessées.Parmi les morts, il y a eu trois civils et trois volontaires.Les trou-1 pes ont eu six hommes de leur garnison tués, mais, suivant ce qu’a rapporté l'homme en question, il a été difficile de déterminer le nombre exact de leurs pertes.Une demoiselle McKenna a été tirée par un irrégulier qui était sur le toit d’une église.Quelques minutes plus tard cet irrégulier était tué à son tour.Limerick n’a pas encore rétabli ses communications de télégraphie et de chemins de fer avec Dublin Aussitôt que Limerick ne sera plus sous la direction des irréguliers, on croit que les forces du gouvernement feront un effort dans la direction de Cork.On n’a pas eu de nouveaux renseignements de Cork hier soir.Des bandes de soldats irnégu lien-s, qui se trouvent dans les districts nord et ouest de Limerick sont entourées sans pitié par les troupes de l’Etat libre.On rapporte qu’à Limerick on engage de hommes pour les troupes nationales.On dit que plusieurs irréguliers quittent leurs compagnons pour se joindre aux troupes de l’Etat libre.Le commandant général Brennan, à part de la direction des opérations militaires, est obligé de penser à nourrir les citoyens san» demeures de Limerick.Il s’est arrangé pour avoir les services d’un aéroplane pour le transport de la nourriture à Limerick jusqu’à ce que le service de chemin de fer Soit rétabli.^ La plupart des routes menant à Cork ont été converties en tranchées et minées par les troupes de l’année républicaine irlandaise.Dans la ville, on s’est préparé à la défense au cas de l’arrivée des troupes régulières de l’Etat libre.On a abattu les mufs des maisons ’pour servir de bastions aux mi-Railleuses.On a placé des barri-I cades dans les rues et on s’est installé dans toutes les positions stratégiques et dans les maisons.Limerick est entièrement bouleversé et en réponse à des avertissements du maire, plusieurs civils ont fui la ville.Le rapport officiel publié à la fin de la semaine, qui réfère au combat de vendredi, est la dernière nouvelle exacte concernant Limerick.On considère la situation actuelle avec beaucoup d’anxiété.A Limerick, les troupes, qui sont en nombre considérable, se sont emparées de toutes les casernes.Il est évident que les irréguliers ont l’intention d’agir avec rigueur, si l’on eu croit les doru-nients trouvés sur Un prisonnier fait à Kilkenny.Les documents sont signés par un officier qui a le commandement de la brigade de Kilkenny.Ils réclament la démolition de toutes les casernes et la destruction des routes, des chemins de fer et des lignes télégraphiques.Un convoi funèbre composé d’automobiles qui transportait le corps d'un volontaire lui «rtins le comté de Galway pour l’enterrer à Ippidal a été pris en embuscade par des insurgés républicains qui firent leur apparition des deux cotés de la route suivie.Le commandant Rooney a été tué et huit soldats de l’armée nationale ont été fails prisonniers.La dépouille du commandant Rooney n été placée à côté du cercueil transportant le volontaire irlandais et dépêché vers Galway, A l'arrivée dans cette ville, la foule terrifiée de ce spectacle entoura la voiture.Aussitôt que les premiers coups de feu furent tirés par les assaillants, le conducteur de la voiture funèbre mit son moteur à pleine vitesse suivi tic la voiture transportant les parents horrifiés de la vic-tive.l/automobilc continua ainsi sur une longueur d’un mille leurs griefs LES CITOYENS PEUVENT JUGER PAR EUX-MEMES DE LA JUSTESSE DES DEMANDES DE LA FEDERATION DES EMPLOYES MUNICIPAUX — UN COMMUNIQUE 7 mais suivait, l'attaque comman-cn route voyant que personne retourna sur la scène et ramassa le cadavre dant Rooney puis se vers Gahvay.Quand on apprit les nouvelles de l'embuscade aux quartiers généraux de l'armée nationale, à Galway, huit voitures chargées de troupes ont été dépêchées à la poursuite des insurgés.On rapporte (pie les troupes sont vernies en contact avec les révolutionnaires, mais on ne connaît pas encore le résultat de la rencontre.Des rapports de Galway disent que cette attaque des irréguliers contre un convoi funèbre a tellement dégoûté un grand nombre d'irréguliers que plusieurs chefs de la garni-son de Tuam ont donné immédiatement leur démission, cependant que trente-cinq soldats ont missi abandonné l'armée.rebonne, en société avec feu Jean Prévost avec qui il demeura jusqu’en 1910, année où M.Charles Archer, C.R,, était promu à -la magistrature et où il fut appelé à faire partie de l’étude dirigée par M.J.-L.Perron.Pendant qu’il était a rerrebonno, M.Rinfret occupa U-poste de procureur pour le departement du revenu provincial dans ce diktric.t.Il s’est présenté une première fois dans le comté de Terrebonne, comme candidat liberal aux élections fédérales de 1908, mais fut défait par -la faible majorité de 79 voix.Iil n été aussi candidat libéral aux élections provinciales de 1919, dans le comté de Laval.La Fédération des employés municipaux s’adresse au public pour lui exposer directement ses griefs.Elle demande justice et revendique son droit à l'existence, par le communiqué suivant: A la suite des nombreux commentaires publics dans les journaux au sujet des différends qui existent actuellement entre l’administration municipale et les employés de la ville, commentaires sensés avoir été faits par différents personnages officiels qu’on ne nomme pas, la Fédération des employés municipaux croit devoir exposer les causes qui ont amené cette situation afin que le public soit à même de se former une opinion exacte sur ce qui est le véritable état de choses.Il a été déclaré que les employés n’ont pas de griefs sérieux.N’est-ce pas un grief sérieux poulies policiers, après avoir joui d’un jour de repos par quinzaine pendant trois ans.après avoir demandé pendant deux ans qu'il leur fût accordé un jour de repos par semaine, comme aux autres citoyens, de voir leur jour de repos par quinzaine supprimé sans qu'on leur donne de raisons?N’est-ce pas un grief sérieux pour quelques policiers, pompiers et autres classes d’employés, après avoir été induits à espérer, même après avoir eu la promesse d’une augmentation de salaire pour cette année, selon la classification établie l’an dernier, de ne recevoir que le salaire de l’an dernier?N’cst-e cas un grief sérieux pour les employés du service de l'Incinération (Vavoir vu leurs vacances annuelles supprimées et, à chaque fois qu’ils arrivent aux écuries quinze ou vingt minutes avant l’heure du midi ou du soir, parce que leur travail est termine, de voir leur naie réduite d’une heure •> LA NAVIGATION -1 ~ ^ ~i~i j 1 inrw 1 ' ~ ^ ^ Croisières de l’hiver prochain LES AMATEURS DE TOURISME MARITIME SONGENT DEJA A LEURS VOYAGES DES TEMPS FROIDS.— LE SERVICE DES PAQUEBOTS.Les amateurs du tourisme maritime commencent déjà à songer à leurs voyages de l’hier prochain, nous disent les représentants de plusieurs compagnie de transport qui sont à préparer les itinéraires et à arrêter les dates de départs des ports intéressés pour cette période de l’année.On semble prévoir que les navires qui continueront d’effectuer leurs services réguliers aussi bien que ceux qui seront affectés aux croisières vers les Antilles et la mer Méditerranée seront très achalandés.M.L.-S, Tobin, gérant du trafic des passagers de la ligne White-Star Dominion, déclarait tout récemment que sa compagnie reçoit tous les jours une foule de demandes de renseignements au sujet de ses services d’hiver, cependant que plusieurs voyageurs retiennent à l’avance leurs places pour les environs de la Noël.Le premier paquebot à destination de Liverpool, vers cette épo que, sera le “Regina.'’ qui partira de Portland, Etat du Maine le décembre prochain et le lendemain de Saint-Jean, Nouvelle-Ecosse.Un autre navire de la même compagnie, le “Megantic,” partira également de Portland à destination de Liverpool le 9 décembre et le 10 de St-Jean.Un troisième navire de la ligne White-Star Dominion, le “Canada”, partira des mêmes ports les 15 et 16 décembre respectivement, qui arrivera à Liverpool le 23, soit à la veille précisément de la fête de la Noël.UN CONCERT PAR RADIO MANITOBA Un chef pour les fermiers de cette invention par ou deux N”est-ce pas un grief sérieux pour les policiers, après avoir eu un conseil d’arbitrage établi par le Ministre des travaux publics et du travail, pour enquêter dans leurs différends avec la ville, de voir le Comité exécutif du conseil d’empkiyer toutes sortes de subtilités légales pour empêcher ce conseil de procéder?N'est-ce pas un grief sérieux pour tous les employés de voir l’administration municipale négliger de constituer la commission du service municipal, (pie la Législature provinciale a, dans sa sagesse, indu dans les derniers amendements à la charte de la ville, pour la protection du public et des employés?Nous nous sommes souvent fait dire par quelques journaux que les employés municipaux ne devraient jamais déclarer de grève; qu’adve-nant le cas où sis ne seraient pas traités avec justice, ils n’auraient qu’à exposer leurs griefs au public qui verrait à ce que justice leur soit rendue.C’est ce que nous faisons depuis six mois, sans aucun résultat.Du les corps publics et certains journaux ignorent nos communications, ou ils s’informent auprès des administrateurs municipaux afin de savoir quels sont nos griefs.11 leur est répondu que nous n’en avons pas et tout est réglé.Dans le cas présent, nous nous bornons à demander que le conseil d’arbitrage établi pour enquêter dans les griefs des policiers puisse procéder, que la commission du service municipal soit établie, qu’il nous soit permis d’exposer et discuter nos autres griefs et, si aucun arrangement acceptable aux deux parties ne peut être trouvé, qu’il nous soit permis de les régler par l'arbitrage.Sûrement personne ne peut trouver l'objection sérieuse a cette requête, à moins qu’il ne soit vrai que l’administration municipale, en prenant l’attitude qu’elle a adoptée, n’ait d’autre chose en vue que la destruction de nos organisations.Qu’on nous permette ici une question: Gommenl pourrions-nous exposer nos griefs à Montréal au public si nous n’etion^ pas organisés?En dépit du fait que nos précédents appels au public n'ont produit aucun résultat, nous revenons à la charge et, en même temps, nous faisons la déclaration suivante: Il n’y a pas un groupe d'hommes plus ardemment désireux d’éviter une grève que le sont les officiers des diverses organisations d’employés municipaux.Ceci est démontré par notre conduite passée, par le nombre de mois pendant lesquels nous avons attendu un redressement de nos griefs et par les nombreux moyens par 'lesquels nous avons essayé d’obtenir justice vt.it en évitant un conflit.Mais les officiers et les membres de ces organisations ont la ferme détermination d'obtenir justice, et on ne peut attendre qu'ils soient prêts à éviter une grève aux prix de l’cxis’.cuce même de leurs organisations; les lois de notre pays donnent à tous les citoyens le droit de sc former en association, par conséquent le droii de choisir la forme d’organisation qui convient .t mieux à leurs besoins.NAVIRES DANS PORT LA SALUBRITE DES TAVERNES U docteur Boucher félicite l’Association des commerçants licenciés de la campagne entreprise pour I assainissement des débits de boisson, il a adressé à M.Joseph Boyer, président de l’association, la lettre suivante: "La campagne que votre association a entreprise pour l'amélioration des conditions sanitaires des tavernes est des plus louables et mérite toute notre approbation.Votre coopération avec le servi-ce de santé aura pour effet de mettre ces établissements au point de vue hygiénique, dans un état qui donnera satisfaction au public.Actuellement, plusieurs propriétaires de tavernes semblent être peu soucieux de tenir leurs établisse- jfrnjkn.Trente-quatre navires de catégories diverses sont actuellement dans notre port, dont voici les noms : Canadian Raider, de la marine du gouvernement, section 43.Canadian tiuncher, tie la marine du gouvernement, nu qua Vickers.Canadian Trapper, de la marine du gouvernement, section 43.Mina Brea, Imperial Oil Go.section lui.Rrroll, New Zealand Shipping Co., hangar 47.Canadian Pioneer, de la marine du gouvernement, hangar 14.Cairngoivan, Robt.Reford Co., hangar it.Canadian Trooper, dr la marine du gouvernement, hangar 5.Hindustan, Walford Shipping Co, section 6.St, Anthony, Quackcnbush and tnents propres; quelques-uns ne sont pus suffisamment outillés pour faire un lavage convenable des verres; certains d’entre eux recueillent les restes de bière probablement pour les servir à d'autres clients.Bon nombre tiennent leurs établissements d’une manière très convenable, et plusieurs mémo s'efforcent de les garder dans un état aussi parfait qm> possible.La surveillance exercée par votre association rendra meilleures les conditions sanitaires chez ceux qui jusqu’ici ont négligé les pré-cautions si nécessaires pour in sauvegarde de la santé publique et ce sera pour le service de santé unç aide réellement effective.” Le mercredi 26 juillet courant un.concert par radio aura lieu au ciub des marins catholiques, qui sera suivi d’une allocution sur les fir merveilles M.D.-P.-R.Coats, éditeur du “Canadian Wireless", et de divers autres amusements.Tous les marins des navires dans !e port ee jour-ià seront invités à assister à ce concert.LES 3 NAVIRES DE GUERRE Québec, 20.— Les trois navires de guerre appartenant à l'escadre anglaise du nord de l’Atlantique, le “Italeigh,” le “Constance” et le “Calcutta”, lesquels sont sous le commandement de l’amiral sir William C.Pakenham, sont partis de Québec hier.Le “Raleigh,” dit-on, se rendra directement à Baie St-Paul où il fera escale pendant linéiques jours, le “Constance” à Gaspé et le “Calcutta” à Tadoussac.Ces navires repartiront ensuite pour Hailifax où ils sont attendus lundi prochain, puis enifin à destination des Bermudes.MOUVEMENTS DES NAVIRES L’“Empress of Scotland,” de la compagnie du Pacifique Canadien, est arrivé à Québec au cours de la matinée, venant de Hambourg, Southampton et Cherbourg.Ses passagers étaient au nombre de 144 en première classe, de 111 en deuxième et de 226 en troisième.Le “Montcalm”, de la même compagnie, est attendu à Québec vers les 5 heures demain soir et le samedi avant-midi à Montréal, venant de Liverpool.Ses passagers sont au nombre de 323 dans les cabines et de 409 en troisième classe.Le "Metagama,” de la même compagnie, est attendu à Québec de très bonne heure samedi matin et vers les 8 heures du soir à Montréal, venant de Glasgow et Belfast.Le “Canada,” de la ligne White-Star Dominion, est attendu à Québec samedi soir et à Montréal le lendemain soir, venant de Liverpool.Le “Tyrrhenia," de la ligne Cunard, est également attendu à Québec samedi soir et ie dimanche soir à Montreal, venant de Liverpool et Glasgow.Ses passagers sont au nombre de 118 en première classe, de 162 en deuxième et de 331 en troisième.Le “Muinedosa," de la compagnie du Pacifique Canadien, qui a quitté Anvers hier avant-midi ,est attendu le 30 juillet courant.L’"Empress of France,” de la nicest arrivé à Southampton de très me compagnie, venant de Québec, bonne heure hier matin et est repartie, l'après-midi, à destination de Hambourg.LES PROGRESSISTES SE CHOISIRONT UN LEADER POLITIQUE, CE SOIR.— M.NORRIS DOIT DEMISSIONNER AUJOURD’HUI OU DEMAIN Winnipeg, 20, (S.P.C.) — Comme on admet partout que le groupe progressiste duns l’Assemblée législative du Manitoba sera assez considérable pour assurer à l’ouverture des Chambres une majorité suffisante à un gouvernement de fermiers, l’intérêt se porte dans les milieux politiques sur le caucus des fermiers-unis élus qui se réuniront ce soir au sujet de l’affaire importante du choix d’un chef.Le premier ministre Norris a convoqué une «semblée de ses partisans pour jeudi ou vendredi, à la suite de laquelle il remettra sa démission aux mains du lieutenant-gouverneur, quoiqu’on désire qu’il continue à conduire l’administration jusqu’à ce qu’un cabinet de fermiers puisse prendre le pouvoir.Robert Forkc, député progressiste de Brandon aux Communes, est toujours mis de l’avant comme chef des fermiers.George-F.Chip-man, éditeur du Grain Growers’ Guide, est aussi bon concurrent et, dans les milieux avertis de la conduite des fermiers, on prédit que M.ChipmarKserait le premier à recevoir l’offre de la position de chef qui comporte automatiquement celle de premier ministre.Les autres concurrents seraient C-H.Burnell, président de l'Association des fermier-unis, et Geo.M.Malcolm, qui a été ministre de l’agriculture dans le ministère Norris jusqu’à il y a 2 mois.Il n’y a eu aucun changement dans la position respective des partis; le nombre des fermiers demeure à 24, sans compter l’élection probable d’un progressiste â Winnipeg.On pense qu'ils pourront se procurer l’appui d’un ou deux indépendants et s’il remportent deux des trois élections ajournées ils auront une majorité absolue dans une Chambre de 55 députés.Le calcul du vote donné à Winnipeg selon la représentation proportionnelle se fait rapidement et on escompte que quelques noms seront ajoutés aujourd'hui à la liste de ceux qui ont été élus.Les élections ont suggéré plusieurs réflexions aux journaux.La “Tribune” de Winnipeg dit: “Le vote d’hier démontre indubitablement que les fermiers, en tan* que groupe, sont anxieux de prendre ,en mains ie gouvernement de la province.Bien qu’ils n’aient pas décroché une majorité absolue sur tous leurs concurrents, il semble qu’ils pourront recueillir chez les indépendants l’appui requis poui l’établissement d’un gouvernement viable.Le “Calgary Her.alù”: “Le Cal-gary Herald” formule l’espoir que l'expérience que le Manitoba fera d’un gouvernement de fermiers sera aussi heureuse que celle qu’en â faite TAlbcrta”, M.LAMBERT DEMISSIONNERA Winnipeg, 20, La démission de Norman-P.Lambert comme secrétaire du Conseil canadien d’agriculture sera offerte au conseil à une assemblée qu’il tiendra à Winnipeg, à (la fin du mots.On apprend que M.Lambert occupera une position importante dans la Maple Leaf Milling Co.M.Lambert, ancien journaliste de To: ronto, a pris une grande part aux travaux du conseil en ces dernières années.Il est parti pour Toronto, hier soir.DANS WINNIPEG Winnipeg, 20, A part F.-J.Dixon, ouvrier, M.Robert Jacob, procureur générai dans le cabinet Norris, n été élu au premier comptage dans Winnipeg.-m-.Le 25 juillet Edmonton, 20.— La législature provinciale de l’Alberta se réunira en session spéciale le mardi, 25 juillet courant, et non le 24, coniine il avait déjà été annoncé.On! prétend que c'est le gouvernement (lui aurait désiré que cette session s ouvrît le 24.Hancock, section 5.Geo.M.Embiricoi, Thomas Hurling and Son, section 5.Manchester Division, Furnessi Withy and Go., hangar 16.Canadian Cruiser, de la marine | du gouvernement, section 62.Wearpool, Kalford Shipping Go, | section 6.William Blâmer, T.R.McCarthy,) Rcgd, section 8.Scattvell, Robert Reford and Co., Cornish Point, Furness Withy & Co., hangar 16.Canadian Volunteer, de la marine du gouvernement, section 10.Canadian Explorer, de la marine du gouvernement, hangar 14.Ilallbjorj, Pacifique Canadien, hangar 19.Millpool, Walford Shipping Go., section 6.il Mabrtton, T.R.McCarthy, Rcgd., section 7.Smainby, Walford Shipping Go., section 7.Board, section 12.Montezuma, Pacifique Canadien, section 46.L'Andania.ligne Cunard, hangar 2.Canadian Hunier, de la marine du gouvernement, hangar 14.Springfield.Robert Reford Co.Canopic, White-Star Dominion Line hangar 4.Esse: County, Canada S.S.Linos, hangar 18.ARRIVAGES D’HIER Mottisfont.Canadian Pacific, hangar 8.Gracia.Robert Reford and Co„ hangar 3.Times, Eider Dempster and Co., section 46.M.L.Embiricos, Thomas Hnrling, and Son.Cairamonti, Robert Retford and Co.TELEPHONE EST 8000 Aux Brands Magasins Dupuis Grande Vente de Mouchoirs votre I £ C/SMWWit'WrWMt'Mlh \ .in j.iiiii.'.- jfR* 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