Le devoir, 19 août 1922, samedi 19 août 1922
VOLUME XIII.—No 193 MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne £ada.f«.00 S-Unis et Empire Britannique .$8.00 W POSTALS.«10.00 Édition hebdomadaire CANADA .•• «2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.! «3.00 Directeur: HENRI BOURASSA 4 Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT .MONTRÉAL TÉLÉPHONE, Rtatn 74S9 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main VI21 .Administra tien.Main SI S3 FAIS CE QUE DOIS! Sur une royauté éphémère Ce que fut Northcliffe — La folie des gros tirages — Formules nouvelles du journalisme., Northcliffe mort, un des dictateurs de la presse disparaît.^Car les méthodes de cet homme, qui bouleversa les conceptions jusque là établies du journalisme anglais, ont eu leurs répercus-teions chez ses concurrents.Ses journaux menaçaient de dépas-«er et d’écraser les leurs; aussi, une partie considérable de la ipresse britannique, celle qui voulait les gros tirages, a dû adopter certaines de ses initiatives, les copier, tâcher de trouver aussi bien, dans le domaine matériel, pour ne pas rester en arrière de flui dans la course au tirage.En effet, Northcliffe avait, entre tautres choses, la passion des gros tirages.Or cette pas-teion aboutit, souventes fois, en même temps qu’à la réussite ^matérielle, à l’abaissement du niveau de la presse.C’est ce qui tfait qu’un enquêteur sur le journalisme contemporain, l’autre Ijour, en conclusion à son travail, écrivait ces paroles trop, justifiées par l’expérience, pour quiconque observe la presse d’au-îjourd hui, en quelque pays que ce soit: “Une des folies de la ^presse, c’est là folie des tirages.Voici un bon journal, bien fait et bien lu.Il est rédigé par des hommes de talent.Il pénétré dans les points stratégiques.Il fait autorité.Vous croyez que son directeur est content?Pas du tout.Il aspire à descendre.‘Il veut agir directement sur le grand public.Mais comme il n’est ‘pas parti directement vers cet objectif, il lui faut procéder par concessions, vulgarisations, affadissements.” (Ernest Tisse-Jrand, l’Opinion, Paris, 29 juillet 1922.) Northcliffe chercha les gros tirages dès le début.Il les eut.ïl cingla tout de suite vers cet objectif.Par ses initiatives à sensation, sa recherche de la nouvelle dans tous les domaines, ses ^primes, — tout cela est, aujourd’hui, l’essence d’une partie de la Iréussite du type de quotidien le plus répandu en Amérique com-fcne en Angleterre, - 41 fit du Mail et du News, dont il acheta l’un «des deux alors que ce journal allait mourir, et dont il porta la ^distribution à des centaines de mille exemplaires en quelques mois, y trouvant pour lui le couronnement de sa fortune, deux des quotidiens les plus répandus du Royaume-Uni.Homme d’affaires audacieux, il profita même pendant des semaines de l’hos-iilité passagère subitement manifestée contre une de ses feuilles, le Mail, lancée violemment à l’attaque du ministère Asquith.Et, comme la foule en brûlait des milliers d’exemplaires sur les places publiques de Londres et d’autres villes, il tourna cette colère, — bientôt tombée, — à «on profit, faisant imprimer à ses rotatives des centaines de mille exemplaires de plus, vendus, chaque-jour, aux badauds qui voulaient y aller de leurs feux ou alimenter ceux qu’ils avaient déjà allumés.Il lança vingl, cinquante campagnes, — en faveur du id am — - T- CJ vohniers anglais, — celle-ci lui coûta $500,000 en frais de libelles, — et le reste.Pendant dix ans, il cria au péril allemand.Et, la guerre venue enfin, il obtint qu’on sacrifiât aux colères qu’il avait soulevées contre tout ce qui pouvait être soupçonné de provenance ou de sympathies allemandes un des hommes politiques britanniques les plus solides, un des seuls qui eussent travaillé à raffermissement des cadres de l’armée anglaise, lord Haldane.Un des meilleurs journalistes anglais du temps, M.A.-G.Gardiner, a justement marqué quelque part par quelles campagnes d’insinuations habiles le Times et le Mail convainquirent, ae premier, une certaine élite, le second, la masse, de la nécessité de sacrifier lord Haldane, suspect de germanisme pour avoir pratiqqé les philosophes allemands.Sans le sou à dix-sept ans, Northcliffe voyait, trente ans plus tard, une vingtaine de millions d’Anglais lire, tous les jours, sa série de quotidiens, et, toutes les semaines, ses multiples hebdomadaires, dont la préparation, le tirage, la distribution et les différents services exigeaient le travail suivi de sept mille employés.Dictateur dans sa sphère, il aspira de devenir le maître de la politique anglaise et même impériale.Car, si le premier ministre du Royaume-Uni était sa chose, il gouvernerait, lui, grand propriétaire de journaux, l’Empire entier par cet intermédiaire.Northcliffe jeta son dévolu sur Lloyd George.Celui-ci, tout aussi habile, aussi souple, aussi retors que le maître de la presse anglaise, avait de plus que lui le véritable génie de la politique.Northcliffe crut en faire son homme-lige.Lloyd George le laissa tirer pour lui du feu les marrons et puis refusa d’être ce que l’autre voulait qu’il fût.pq ce jour, le duel s’engagea entre les deux adversaires, Northcliffe mettant au service de ses rancunes 3a masse de ses publications, Lloyd George s’assurant, en politicien réaliste et peu scrupuleux qu’il est, par des distributions de titres, par l’achat, au moyen d’intermédiaires, de journaux neutres ou hostiles à sa politique, le concours de toute une presse, dont il évinça d’abord les Donald, les Gardiner, vingt autres journalistes de talent, coupables de penser que Lloyd George, pas plus que Northcliffe, ne devait seul tenir les destinées du pays dans ses mains, et dont il se fit un puissant instrument de propagande déguisée, pour contrecarrer les campagnes de celui qu’on se plaisait, dans son entourage, à appeler le dictateur de ï’opinion publique britannique.Northcliffe avait trop ambitionné.Il obtint le succès maté-ïiel, au prix du sacrifice des meilleures traditions de dignité et de respect de soi du journalisme anglais, de l’avilissement du Ïioût chez le ormidables de l’excellence Billot du soir Pe oût chez le public.Il domina la musse du poids de ses tirages blés, il l’amusa, mais ne la convainquit pas, à la longue, Lloyd George de ses théories de gouvernement Bui infligea ses premiers échecs.iJexcès de travail, le surmenage, la maladie firent enfin choir le colosse, mort avant d’avoir touché la soixantaine.On pèsera maintenant le bien et le mal qu’il a faits; on énumérera ses défauts dont les moindres n’étaient pas une vanité intolérante, un illogisme attribuable à sa nature primesautière et impulsive, mille fois révélée dans ses caprices d'humeur et de jugement; on signalera ses dons d’entreprise et de hardiesse, grace auxquels il devint le plus grand entrepreneur en journalisme, si Ton peut dire, qu’il y ait eu dans l’univers, sans avoir jamais été un vrai journaliste, au sens élevé du mot; on se demandera ce que va devenir son gigantesque syndicat de presse, où il était une sorte d’autocrate, toujours préoccupé que personne ne le dépassât, ne se taillât à côte de lui une place dont il aurait pris ombrage.Sous les chênes d’un cimetière, cet homme qui voulut pétrir a son gré l’opinion publiquç dormira presque oublié, demain.Et d’autres, sortis de l’ombre qu’il faisait, trouveront de nouvelles formules de journalisme, meilleures ou pires que la sienne, et peut-être issues d’elle, ou travailleront sans doute, comme lui, moins à éclairer et à guider sagement la masse, qu’à la distraire, pour tenter de la conduire, à la faveur des amusements qu’il lui procureront, où ils veulent qu’elle aille enfin.Tant il est vrai que, dans notre époque comme au temps de Rome antique, c’e«t du pain et des jeux, pattern et circenses, f— plus encore des jeux que de l’aliment pour l’esprit, — que voit offrir la masse.1 Maisons tranquilles Parfois on découvre avec stupéfaction combien des gens d'esprit peuvent être bêtes.Il est divers sujets d’étonnements semblables.Par exemple, les doux qui se fâchent rendent des poings aux coléreux, par la force du poing, au besoin; tes timides qui s’enhardissent dépassent les plus effrontés; les femmes qui font l'homme se surmascu-linisent; les grandes villes comme Montréal abritent un petit civisme; les députés qui parlent le plus de leur patriotisme sont souvent ceux qui songent le plus à se vendre; les eaux dormantes sont souvent les plus éveillées pour engloutir les imprudents, et les eaux vives, les plus lentes; les iwms de femmes qui affublent les hommes publics ne les empêchent pas de réussir, etc.Il y a aussi les maisons tranquilles qui réservent des surprises bruyantes.C’est ce dont je voudrais parler.Ah! les maisons tranquilles dans les quartiers tranquilles! Précieux trésor dont rêvent les vieilles gens avides de repos! On se les représente volets toujours clos, silencieuses comme des contemplatifs assujettis à une règle austère.Pas d’enfants dans les alentours, pas de pochards gueulards, aucune voix tonitruante, et tout le monde porte des talons en caoutchouc.Quel bon endroit pour dormir, pour étudier, pour méditer ou pour rêver! Ne t'y fie pas, mon bon.Les enfants d'ailleurs s'assemblent et vous mènent à certains jours un charivari d’enfer, à grand renfort de cris sauvages et de vieilles casserol-les.Le soir, ce sont des concerts qui commencent à onze heures et finissent une heure après minuit.Il y a des sopranos aigus accompagnés par des musiciens obtus sur des pianos fichus qui paraissent montrer, par leurs roulades hystériques, te chemin de la neurasthénie ou du suicide, et des gramophones qui rendent presque sympathiques le nez des orateurs américains.Enfin, vers une heure, le tintamarre musical a cessé, le soprano et le pianiste hors d’haleine sont ailés se coucher.Vous qui l’êtes depuis deux heures, à vous retourner dans tous les sens sur un gril de supplicié, brûlé par le jazz et par la romance, vous espérez enfin fermer l'oeil.Désillusion complète! Pour fermer l’oeil, il faudrait au préalable se boucher les oreilles, Qu’Es sont heureux, les sourds! un commencement d’insomnie met les nerfs au vif et un homme à la merci du moindre bruit.Les deux arbres qui sandwichent un poteau télégraphique, devant voire porte, attirent les oiseaux qui, au beau milieu de la nuit, tiennent des conversations A n’en plus finir.Que diable peuvent-ils avoir à se conter à pareille heure?Quel plaisir éprouvent-ils à répétailler le même cri idiot?Il n’y a pas de police à Montréal.On n’arrête pas les vagabonds qui troublent la paix publique.L’envie vous prend de des cendre avec une hache et d’abattre les deux arbres.Les jasenrs se taisent enfin, deux heures après les jazzeuses.Aussitôt, un chien éveillé par le pas d’un noctambule se met à aboyer.Deux autres lui répondent.Un chai miaule.C’est un vacarme.Maudits animaux! La fatigue vous endort finalement.A quatre heures, les vidangeurs qui descendent en ville vous réveillent an “flic, floe” de leurs chevaux et au grondement de leur lourde voiture.D’autres véhicules suivent.La cloche des Pères sonne l’angélus et successivement les divers offices, et le glas de votre nuit blanche.Vous vous levez les yeux secs, la rage au coeur, à l’heure où la rue s’est enfin calmée et vous permettrait de pioneer.Ah! les maisons tranquilles, dans les nies tranquilles des quartiers tranqiiillfsl 0NUPHRE.Une mauvaise farce du conseil municipal L’ajournement indéfini de la commisaion d’embellissement.—Une supériorité de la cédule “A”.—Les conséquence que la niaiserie échevinale devrait avoir.Le conselT, S sa dernière réunion, n tout simplement classé le projet de la commission d’embellissement.Il faut, pour créer cette commission, un règlement.La procédure exige qu’un règlement reste au moins deux mois devant le conseil.Il est donc plus qu’invraisemblable que nous ayons d’ici la fin de l’année une commission d'embellissement.Lors de la prochaine session, le conseil se présentera devant le parlement et a ce moment nous espérons que le parlement lui imposera la création de cette commission dont l’urgence n'est plus è démontrer.La loi provinciale, connue sous le nom de cédule R.a été très mal faite, volontairement très mai faite.Hile rendait la formation de ce corps facultatif chose ridicule ; car c’était demander aux échevins de se départir de certains pouvoirs pour les déléguer à la commission.On peut exiger que quelqu’un se soumette k une amputation eruelle; mais la lui demander, le laisser libre de la faire ou de ne 1s pas faire, c’est courir à un refus certain.La cédule A contenait aussi une section entière consacrée A la formation d’una commission d’embel duite avec plus de soin et, surtout, pins de temps; mais il restait encore certains détails mal aplanis.Ainsi la loi imposait clairement au conseil le devoir de créer cette commission; mais il existait dans les termes une contradiction.Le texte se lisait comme suit, en effet: “Le conseil municipal nommera (impératif) sans retard, par résolution adoptée à la majorité de tous ses membres, une commission d’embellissement de la cité qui sera composée de cinq membres, dont deux seront le directeur des travaux publics et le directeur des services d’utilité publique.Les trois antres membres seront choisis parmi les citoyens et seront nommés à raison de leurs connaissances dans l’art de l’embellissement des villes et ils resteront en charge à la volonté, du conseil, qui pourra annuler la no-mination de tous lesdits membres ou d’aucun d’eux par résolution adoptée comme susdit,” Bien qu’infiniment supérieur à l’article correspondant de la cédule B, l’article de la cédule A célait aussi des défauts regrettables.C’est ainsi que la nomination de cette commission pouvait être indéfiniment retardée, puisque le texte, soit distraction, soit intention, laissait la formation de la commission à la volonté du conseil.Elle devait être formée, en effet, à la suite d’une résolution du conseil adoptée à la majorité de tous ses membres.Il suffisait donc qu’une majorité des membres votât contre la résolution pour que la commission ne fût jamais créée.Elle privait aussi les membres de la commission de l’indépendance necessaire à l’exercice de leurs fonctions en les assujetlssant à la volonté ou au caprice du conseil, qui les pouvait destituer comme il les avait nommés.Pour les protéger, il aurait fallu exiger le vote des trois quarts des membres du conseil en cas de congédiement pour cause, sans quoi les commissaires seraient restés en fonctions pour une période de dix ans.Nous ramenons cette vieille clause sur le tapis pour montrer que tous les “chartistes”, ceux de la cédule A comme ceux de la cédule B, ont compris l’utilité de cette commission et que le conseil, en refusant de la créer, viole l’esprit de la êharte et la volonté formellement exprimée de ses auteurs.* # » La cédule A allait cependant beaucoup plus loin que la cédule B; c’est ainsi que nous serions protégés contre les horreurs qu’on Se propose de faire à l’extérieur et à l’intérieur du nouvel hôtel de ville, si la commission d’embellissement, prévue par A, avait été constituée.L’arilcle 509 se lisait, en effet, comme suit: “La commission aura le pouvoir, selon qu’il sera déterminé de temps à autre par règlement du conseil, d’exercer un droit de surveillance, de règlementation et de contrôle quant aux plans et dessins et à l’emplacement de tous les édifices publics appartenânt à la cité; quant à tous les ponts, viaducs, installations dans les rues et les accessoires dans les limites de la cité; quant au style des oeuvres d’art que la cité fera exécuter et aux endroits où devront être placées les oeuvres de cette nature qui appartiennent actuellement ou qui appartiendront plus lard à la cité; quant d la démolition ou au déplacement de toutes constructions on installations publiques appartenant à la cité et quant aux changements à y faire ; quant an tracé et à l’extension des rues, parcs, squares et autres places publiques; quant A la subdivision en/rues, ruelles ou lois, de toutes nouvelles étendues de territoire dans les iimilcs de là cité; et elle aura aussi le pouvoir et l’autorité de dresser des plans pour le développement et l’embellissement futurs de la cité." Une autre clause lui conférait le droit de veiller à de pareils travaux d’embellissement dans les municipalités voisines.Bref, le projet était bien conçu.Il péchait en ce qu’il ne rendait pas assez claire l’obligation pour le conseil de créer la commission ou encore de lui déléguer tel ou tel pouvoir; mais cela valait mieux que la cédule /f avec ses articles si faibles, vagues, gélatineux, que le conseil ne s’est pas gêné pour les manipuler à sa guise.» * • Lors de la prochaine session, nous espérons que le parlement s’indignera de constater que ses volontés n’onl pas été exécutées et que, dans l’intérêt de la métropole du Canada, il créera la commission d’embellissement, avec la mission très claire et très nette de régler quatre ou cinq questions importantes, celles-ci: Veiller à l’exécution d’un plan de la ville; Préparer l’ouverture de deux ou trois boulevards: Codifier les reglements de construction de façon à ce que certains quartiers de la ville soient affectés â des fins commerciales et industrielles et que certains autres soient réservés â l’habitation.Dans les quartiers réservés à l’habitation, prendre soin que l'on évite l'encombrement, que l’on ne construise pas des maisons couvrant plus des deux tiers du lopin de terre sur lesquels on les érige, en limiter lu hauteur.Développer de nouveaux parcs.Pouvoir d’exproprier pour cette fin, en prenant pour hase l’évaluation municipale, plus 20 pour cent.Nous avons besoin de cette commission; nous en avons d’autant plus besoin que le parlement de Québec s’est efforcé de rendre le conseil nlus mobile, plus faible et plus esclave de la démagogie.Pour veiller nu développement convenable d’une ville importante comme Montréal et comme elle le devient tous les Jours davantage, il faut un corps compétent, clairvoyant, indépendant.«Nous le donncra-t-on.onfin?Chronique Maraudes d*août Et parce que les gerbes d’avoine blonde parsemaient, aujourd'hui, tous les champs, au cours de la roule, que le regain des prairies était d’an vert tendre comme une herbe du printemps et que les vents frais jouaient dans une atmosphère d’automne imptde et d’une pureté de crystal, je me suis rappelé toui d’un coup mes années d’enfance et de jeunesse.C’était le milieu d’août.Les vacances fuyaient à tire d’ailes, lumineuses et vives, comme les alouettes en migration.Nous les sentions disparaître pour ne plus revenir, emportant des lambeaux de notre existence et de gaieté.Nous devenions alors des enragés de maraudes et de courses par les champs où se dressaient les clôtures, de perches.Il faisait frais, le firmament était sans nuages et sans chaleur.Dès le matin qui couvrait la terre d'une rosée blanche et givrée ainsi qu’une neige légère, nous partions l’âme en fête.De longs gilets d'ai-nés, aux manches longues et repliées, enveloppaient nos corps malingres et frileux.La casquette sur le nez, les yeux fureteurs, les pieds agiles dans de fortes bottines, nous partions le long de la rivière dont les Uards aux feuilles tremblantes et bruissantes, sur les deux rives, faisaient une allée de parc royal.Nous cherchions les prunes transparentes et rouges, dont le noyau nage dans le miel de la chair.Elles pendaient aux buissons épineux, en touffe parmi les feuilles vertes, plus appélissantes que les pommes du jardin d’Adam.Et nous montions à l’assaut, grimpeurs malhabiles, laissant aux branches des lambeaux de culottes, nous nous mettions A deux ou à trois pour secouer les pruniers jeunes et lourds.Les fruits, autour de nous, tombaient comme une grêle colorée, rebondissaient sur nos têtes et nos corps, se cachaient dans les herbes longues.Avides et goulus, nous en emplissions nos goussets, les tâtant rapidement de la main pour ne choisir que les plus mûrs et les plus sains.Et nous repartions la bouche pleine, enflant nos joues, distraits par un nid d’oiseaux, une hirondelle bleue, une corneille au cri sec et bref.Nous marchions dans lês chaumes, cherchant le long des clôtures les cerisiers nains poussés en (allés.Nous allions aux meilleurs endroits.J'en ai connu où il y awiit de.longues grappes que nous ne pouvions tenir en nos menottes: plus de quarante cerises énormes, juteuses, sucrées, avec un noyau minuscule au centre.C'élail un saccage d désespérer les vandales.Nous cassions les branches afin de manger en marchant, nous montions le long des troncs minces afin de courber jusqu'à terre la tète de l’arbre où se balançaient d’ordinaire les goglus blancs et noirs, pillards comme une bande de Bédouins, les fauvettes à poitrine rousse, les moineaux gris.Et, assis dans l’herbe, nous faisions des festins de.pachas.Le mois d'août nous offrait, en fin de vacances, un barujuel incessant.Par îles après-midi d'automne chauds et clairs, le goût nous venait de manger les cenelles mûres.Certaines années, elles poussaient en si prodigieuses quantités que nous appariions toujours une toile pour' tendre sous l’aubépine.Et la gaule énorme A la main, malhabiles et insistants, nous battions l’arbre avec frénésie.Nous en rapportions des sacs, après nous é/re gorgés de ce fruit A la pulpe pâteuse et rose, et quelquefois blanche.Armés de canifs ébréchés, nous partions A la recherche des noyers qui ne se laissent pas aborder facilement.Ils élèvent toujours A vingt ou (renie pieds dans les airs, sur des branches énormes d l’écorce rude, un dôme de feuillage où se cachent les noix oblongnes et vertes.Pendant des heures, nous cherchions A les faire tomber; mais la gaule était toujours trop coiirfc.Il nous fallait le bon vent qui secoue les arbres, tandis que les écureuils prestes et légers, nue noix entre lés polies, grugeaient vivement une amande sur une branche, nous regardant de temps en temps de leurs petits yeux noirs et luisants.C’était de maigres festins, sauf aux lendemains d’orage.Alors les lames du canif devenaient luisantes, s’introduisaient habilement entre les éraillés épaisses, les séparaient pour découvrir l’amande blonde et culottée.Il y avait aussi des châtaigneraies, qui cachaient leurs fruits dans des cocons dr fen ill es, des faines anguleuses, piquantes, petites d l’écorce mince.Et puis, il fallait nous voir, le soir.Nous sortions des maisons Hides et calmes, un frisson an dos, en tapinois, alors qu’une lune ronde et blanche èpandait sur la campagne une cendre argentée.Le vent était tombé, des aboiements furieux de chiens retentissaient dans la campagne sereine.Au rendez-vous, nous nous Iraiwlons quatre nu cinq petits chenapans désertés des maisons voisines dont on voyait la fumée blanchâtre monter encore des toils.Il s'agissait de nous glisser dans les jardins et let vergers, sans faire de bruit, l'oreille en éveil, de grimper aux pommiers, craintifs, vibrants à la moindre alerte.Nous parlions tout bas, éclatant en reproches contre le premier qui avait le malheur d'élever le ton, non» avions des frousses coiled lues et puériles au moindre bruit.Lorsque tes pommes tombaient à terre, avec un bruit mât, nous écoutions longtemps, anxieux de savoir si l'alerte avait été donnée.Nos regards fouillaient les ténèbres, nous tâtions le sol autour de nous, accroupis sur nos genoux, nous emplissions nos poches, défonçant le» doublure* in d'emporter une récolle plu* La vie saine Une arme nouvelle pour la procurer et la maintenir o> (par le docteur Jos.-Edm.Dubé, professeur de pthisiothérapie à l’Université de Montréal.L existence moderne isd compiU-qmèe, si agitée, sii fiévreuse dans son activité, «sit unie mangeuse de vies humaines.Lets i-ndutstfrieb, les hommes d'affaires, les prafessision-nels, ïets iniellientuels, étudiants, professeurs, écrivain», jowtnMlistes, lus mondains ausisd Men que tes travtaffitieurs de Tutsi ne, de Tate lier oU même die la terre, savent bien, pour peu qu’ils observent «tt néfié-chiiistsenit, le prix que coûte à la société île progrès tant célébré.Le médecin qui se .penche sur ce o.renact, mil en dénombre les vidtimes, qui sWftaroe die les guérir pour les rejéier, hélas! dons .ht four usai esc moi tolle, fiait plus qu'ètiwfer le mal et rechercher les remèdes propres à ile comhlalttrc.11 remonte jusqu'aux cantates les plus reculée» du fléau; (1) Causeries sur l’hygiène par le Dr Hector PaJardy, un vol.in 12, de 350 pages, reliure, pleine toile, $1.50.avec le supplément spécial, 0.25.Chez l’auteur, 308, avenue Maplewood, Montréal, et dans toutes les bonnes librairies.il te» analyse le» dénonce et par là pern Mit d’en' prévenir las effet» pernicieux.Ijc plus souvent, sans doute, «on rôle «e borne à sauvegarder Taction des éléments naturels, à élhndiner tout «¦ qui penit entraver Toeuvne du Créateur, a favoriser le développement ncrmail des énergies vitales; mais n’est-ce pa« déjà un résultat rnerveibeux?N’est-ce pas lassez pour justifiler une science à part, un organisme ad'iranlksfr'atif complet et efficace?Assurièmiestt, et la science ffllnsî corastltuée, auxiliaire ini séparable do fa médecine, sv nomme l’hygiène.D’année en année, on Tôtudie plus à fond ét on en applique pints judic'ieuvsement les préceptes.Son importance est apparue si grande que jla plupart des pays civilisés ont créé des grouipemenitis srienHiflqurs destinés à Sa promouvoir éf à fl'ap-pIMquer.Dlairs notre pays, dwrus notre province en pnrtiictdior, un effort magnifique et fructueux a été accompli.l/e trittee provifaciwl d’hygiène, créé par les différents (suite a la 21ème page) seconde fois, nous partions tout à coup en courant, fous de peur, les membres alertes et dispos, regardant avec inquiétude A côté de nous nos silhouettes dégingandées, filant à toute vitesse comme des génisses au printemps.Et tapis dans l’ombre des grands arbres, sur le bord d’un fossé, nous plantions des dents voraces dans les fruits savoureux, nous amusant de nos craintes futiles, heureux de porter à nos bouches les pommes défendues.Et nous revenions au foyer, opposant des réponses dilatoires et casuistiques aux demandes des parents, et, pieds nus auprès du poêle, nous nous engourdissions dans la torpeur de la chaleur après le froid vif, en attendant les somnieils sous les combles, d’où nous écoutions fa chanson de la pluie et l’orgue mélodieux des vents.ZOILE.Bloc-notes Propagande Ceux qui veulent voir comment se lance et s’organise une campagne de presse n’auront probablement qu’à suivre attentivement les journaux, d’ici quelques mois.Depuis quatre ou cinq semaines déjà, nous avons signalé les dépêches qui viennent d'Australasie et nous apprennent que tel journal de là-bas est d’avis qu’il faut reprendre la question de la défense navale de l’Empire, que tel chef de parti se sent tout honteux à la pensée que le fardeau du contribuable britannique est plus lourd que celui qui pèse sur les épaules de ses propres compatriotes, que tel premier ministre juge qu’il est temps pour son pays «le verser au fonds de la défense navale de l’Empire une contribution importante.Nous avons fait voir jeudi à quel mouvement tout cela se rattache.Les journaux d'hier portaient une dépêche de la Canadian Press qui montre comment la campagne se développe.Cette fois-ci, on n’a rien de neuf à nous apprendre.Mais on nous fait observer, pour employer le titre dont la Gazette a coiffé cette dépêche, que “le Canada est de vingt-sept ans en arrière de l'Australie” et que les “contributions d la défense navale de l'Empire ont commencé en 1895”.On rappelle que cette annéc-là les colonies australa-siennes votèrent un subside annuel de 126,000 louis pour le maintien d’une escadre uustralasiennc, qu’en 1897, la colonie du Cap offrit aussi une contribution annuelle de 30,000 louis à être employés à la discrétion du gouvernement Impérial.Plus tard, ajoute-t-on, la contribution australienne fut portée à 240,000 louis, celle du Cap à 50,000, tandis que le Natal souscrivit 35,600 par année, et Terre-Neuve, 3,000.En 1908, rappelle-t-on encore, l’Australie commença la construction de sa propre flotte, dont le gros se composait d’une flottille de torpilleurs.En face de ce tableau des hauts faits de l'Australasie, la dépêche expose les résultats négatifs jusqu’ici enregistrés au Canada.“Vers le même temps, dit-il, le Canada discutait deux plans, Tun prévoyait la construction d’une marine canadienne et l’autre une contribution en argent à la marine Impériale.Bien «le tangible ne se produisit avant le lendemain de l’arrivée au pouvoir du cabinet Borden en 1911, quand les Communes adoptèrent un projet comportant le don de trois navires de guerre, mais ce projet fut rejeté par le Sénat.” Ainsi s’établit un contraste d’autant plus frappant que le rédacteur de la dépêche ne note pas qu’il existe une diffé rence essentielle, du point de vu» de la défense navale, entre TAustra-lasie insulaire et le Canada continental et oublie que le Canada s’es! payé le luxe d’une loi navale e: même de l’achat d’un certain nombre de bateaux.Deuxième partie C’est la première partie de l'exposé.11 en résulte, pour qui ne va pas au fond des choses, que le Canada est bien, comme le dit le titre de la Gazette, un quart de siècle en arrière de l’Australie.La deuxième partie nous amène à l’heure actuelle et nous met en face des exigences présentes de la défense navale.“La grande guerre, dit donc l'auteur de la dépêche, a écarté pour un moment la question.La conférence impériale de 1921 a décidé que, tout en reconnaissant la nécessité de la coopération pour procurer telle défense navale que l’événement démontrerait essentielle à la sécurité et tout en tenant que l’égalité avec les forces navales de tout autre pouvoir est le minimum suggéré à cet effet, cette Conférence est d’opinion que la méthode et l’étendue de telle coopération sont matières dont la détermination finale appartient aux différents parlements intéressés, et que toute réclamation sur ce point devrait être différée jusqu’après la prochaine conférence du désarmement.” La Conférence de Washington sur le désarmement n’a pas cependant, d’après la dépêche, aux yeux des hommes d’Etat impériaux de Downing Street, diminué la nécessité de l’aide des Dominions, car le très honorable lord Lee, premier lord de l’Amirauté, dans un discours prononcé, il y a quelques semaines seulement, notait que, nonobstant les espérances qu, avaient fait naître les discussions de la Conférence impériale, la métropole portait encore le fardeau entier de la défense de l’Empire sur la mer.Le premier ministre Massey, de la Nouvelle-Ecosse, conclut la dépêche, est le premier à répondre à cet appel.$ A quoi ?On se demande à qu li-vtipc.on est frappé de la multipli-eriité dos vpijcts traités brièvement, •simplement, sans appareil technique rébarbatif, et en môme temps, avec te souci constant d’être pré- «tsès et à jotnr.Puis, à tirrtaire que l’étude «c fait plus inprofondte que jw fait jour l'iskèc de.l’auteur, on eo-v-fate la -uito logique, te plan méthodique, ''nvaciifldement suivi à travers trente”et quelques eauwies -I tes enchaîne, teur donne, l’une l'aurtme, la cohésion «t la vi-/ Le* théories d'Einstein lauriers; mois rite porte l’auréole des confesseurs.Malgré ses infortunes, elle peut regarditr tes autres nations en face sans rougir ni de son origine ni de son passé.IL Y A UN SIECLE Qunc est tsta reltgio?Ex.XX 5.! “j* u” 5ièc!C r* />»/tiiti*tion)S et îles iîois de chaque pays, Tesprit chrétien., Cet enseignement est donne sous forme de cours.Il ne comporte lau-crmo séance dé discussion et n’est dlc voeux comme dans te-s Le congrès des internationaux cic ucua iui» iciuiuc ' pas sinvi nse voeux comme iiiiinH, jc.les hostiles, le 22e régiment oe.’oon,f,r^s.En dehors des séances, le Québec, a réussi, hier après-midi, à ,pirofes,clin],pg se prêtent volontier effectuer sa jonction avec des trou pes de Halifax à New Aberdeen, centre de la grève des houilleurs de la Nouvelle-Ecosse.DELEGUES AJ5ERLIN Un membre français et un membre anglais de la Ccmmisaion des réparations partent ce soir pour rAllemagne — U ne enquête sur les garanties allemandes.Paris.19 (S.P.A.) Sir John Bradbury, membre die bi Commis-hiiipn des réparations et Eugène Miîauck'rc, pré «lient de ila Connuis-feioiv des garanties, pairtlront de Paris pour Berlin, ce soir, dans le but d'obtenir certaines informationis du gousemement aü'i'emand ainsi que des gar.u/.k-s à ranl celles que la Corn mission a déjà décidées.Lu non voile de leur départ a été fcnr "-im'e hier après-uvkli.Ils se-Coiq accou pagné.s de deux experts.Mr John revendra à Paris la sert «ne ne prochaine.Lus membres de la Coininnssnon ont continué, b;er, Seurs efforts Txuir arrêter r.re base de compro-rtvi, sur la question, des réparations, tirais aucune décision precise n a été prise.La question du moratorium à l’Aïlemi&gne n’a pas «dé dis- CUl'CC.» Le but du voyage dos délégués est de conférer diirceteinenit avec les autorités allemandes afin de savoir si il’-Vilcnvaigire peut trouver des garanties suffisantes pour lancer un emrirwivi de 12.090.00(1 de afin de rencontrer 'îégué beiige à la commission des réparations, d’accord avec le g Oliver ne ni ont bel'îSe, votera contre l’oc-trott d’un moraitonium à PAililenna-gne, le quel sera, par Consequent, refusé par ta commission.La commission donnera alors à TlAillennagme quelques jours die répit pour 'lie paiement de® 50,000,000 de marks or IUIW——WBWWW puis pHs de vingt ans.Cette forme d’adtion franicialise est l’abouti.sise-ment die précédente® initiatives; aile Irauwna demain son complément dans d'autires réalisation».Ün n'a pas manqué de noter l’esprit pratique qui a animé toutes les délibérations du récent Conseil fédéral.Le programme tracé à Hull peut servir de plans à de multiples opérations collective®.H n’en tient qu’à nous de faire figurer 1922 dans nos animales comme une année de réalisations.'Que ce soit notre mot d’qrdre à tous.Les délibérations de Hull ont conduit les congressistes à de® conclusions très pressantes dans cc sens.Précisons immédiatement quelques dire., t ves.D’aucuns ont essayer de découvrir dans l’idée meme de l’enquête et dans les études de nos rapporteurs une pensée d’hostilité à l’endroit de nos compatriotes anglo-saxons et un désir d’ostraciscr la langue anglaise.Nous avons plus et mieux à faire: héritiers d’une haute civilisation, qui nous distingue radicalement de l’élément qui prédomine au Canada, et sur ce continent entier, nous cherchons à ne rien laisser perdre de ce qui fait notre race un type a part avec sa physionomie propre, ses moeurs, ses aspirations; nous voulons nous approprier toutes les puissances du génie auquel nous participons par droit de naissance; oh, nous savons bien que cette culture profonde accentuera une différenciation incompatible avec des rêves pleins d’audace; mais ni l’absorption gratuite, ni l’abdication payée d’avancements faciles, ne sont notre fait: par la résistance aux infiltrations étrangères nous continuerons de travailler à l’avènement du type le plus pur de notre race; nous ne voulons ni attenter à la liberté, ni manquer au respect loyal dus aux groupes ethniques, mais ce respect ne saurait contrecarrer le dessein que nous formons de rendre la masse de notre peuple plus conforme dp physionomie, de mentalité, d’attitude, à ce que doit être une race intégralement eana-dienne-française.D’autres insinuent que l’A.C.J.C.s’écarte de ses voies traditionnelles lorsqu’en marge de son action religieuse et sociale elle aborde les revendications nationales.Ainsi que son nom l’indique TAsso-ciation catholique de la Jeunesse ca-nadienne-française possède un double caractère; confessionnel, national.Depuis les premières années de son existence, ses statuts, ses attitudes, ses campagnes, ont confirmé et précisé ce double caractère.Il vient trop jeune dans un inonde trop vieux, celui qui aujourd’hui prétend que l’A.C.J.C.doit s’interdire lu domaine patriotique; on pourrait d’ailleurs se dispenser de parier bon sens à qui commet la balourdise de confondre l’action nationale et l’action politique, et encore davantage à qui invente une finasserie de ce calibre pour le futile plaisir d'essayer de ranimer de ses cendres un :eil épouvantail démodé.L’A.C.J.C.ne sent plus le besoin de produire des déclarations pour définir son programme; ses oeuvres la dispensent des vaines discussions.Qu’on la juge à ses attitudes passées.Cependant, pour tirer la question au clair, il est peut-être bon de rappeler d’un mot que le terrain politique lui-même ne nous répugne pas, quand la défense de quelque intérêt religieux ou national réclame notre intervention dans cc domaine, L’expérience a prouvé que TA.C.J.C, savait poursuivre la défense d’une idée, sur quelque terrain que les circonstances pussent Tentraincr.Il n’y a ni sincérité, ni victoire possible en marge de cette tactique.Aussi comptons-nous rester fidèles à cette bonne habitude de ténacité.Cette persévérance nous sera facile cette année.Jamais programme d’action n’apparut à la portée d’un plus grand nombre de de-vouements.Energiques et bilieux, combatifs et timorés, butent tous les jours sur les mêmes choquantes anomalies; il leur appartient de rompre enfin avec cet atavisme coupable.A quelles autres réformes ne pourront-ils pas se livrer avec succès, s’ils prennent la peine dt coordonner les efforts.Les cercles possèdent dans leur paroisse un champ d’action bien déterminé; qu’ils y multiplient leurs enqucte.v Les comités régionaux dirigeront pour leur compte de plus vastes campagnes.Chaque membre peut en outre surveiller la tenue de son bureau et du foyer familial.Si.de séance en séance, on a soin d’interroger chacun sur les réalisa- LE REIN IA TORTURAIT Rapidement soulagée par un court traitement au “Fruit-a-tives” t MADAME LALONDE 170 rue Champlain, à Montréal, P.Q.“Je vous écris pour vous dire que je dois la vie au “Fruit-a-tives”.C’est ce médicament à base de fruits qui m’a soulagée, alors que j’avais perdu l'espoir de recouvrer la san-té.Je souffrais terriblement du mauvais fonctionnement du rein, de dyspepsie et de débilité générale.Je souffrais ainsi depuis des années.“Je lus une annonce du “Fruit-a-tives” et j’en fis l’essai.Après en avoir pris quelques boites j’étais debarrassée de ma dyspepsie et le rein fonctionnait bien.“J’espère que celles qui souffrent du rein, de dyspepsie et de débilité générale, prendront du “Fruk-a-tives ”, JEANNETTÿï LALONDE.50c la boîte, 6 pour $2,50.Boite d’essai 25c.Chez les marchands ou expédié sans frais par la poste par Fruit-a-tives Limitée, Ottawa.de vigoureux remous d’idées, L’A.C.J.C.aura de nouveau tourni sa ¦généreuse quote-part de bonne action française.Guy VAN1LR, — Le Semeur tresiaent-genéral * * * LA TACHE DU MOMENT Les vacances seront bientôt terminées.Dès maintenant le travail de réorganisation s’impose.Aussi chacun devra rivaliser d’ardeur.Les chefs de comité, les chefs de groupe devront aiguillonner la volonté des apathiques, s’évertuer à combler les vides, à reformer les cadres et même à les agrandir.Là où les constitutions l’exigent, les élections devront avoir lieu à la date fixée pour que, chacun connaissant ensuite son devoir, établisse la discipline et Tordre tjui doivent régner dans toute société bien organisée.Elaborer le programme du cercle, au point de vue piété, étude et action, assigner à chacun sa tâche, rétablir, si elle a été abandonnée pendant juillet et août, la coutume de la communion fréquente et perpétuelle, rappeler aux secrétaires-correspondants leurs devoirs et obligations, tant envers les comités régionaux que du comité central: voilà déjà un programme qui nécessite une somme considérable de travail.Que les dignitaires des cercles se mettent immédiatement à la tâche.Que leurs efforts portent plus particulièrement sur les points suivants: réorganisation immédiate du cercle; rétablissement de la communion fréquente et des autres exercices de piété; élaboration d’un programme pour la nouvelle année se rapportant plus spécialement à la résistance aux infiltrations étrangères; échange de visites et de correspondances entre les comités et les differents cercles de la région; propagande active pour la diffusion des idées de l’Association.Vcst-ce pas là une tâche digne de ceux qui ont soif de dévouement et qui ne demandent qu*à sc dépenser pour .le triomphe de la religion cl de la vérité?A L’ETRANGER lions acquises depuis la dernière séance, et si Ton dresse d’autre part la liste de tous les nouveaux griefs signalés, chaque cercle aura bientôt complété un dossier formidable résumant doléances et réa iisations.Vous vous rappelez qu’à Hull des récompenses ont été promises aux cercles et aux membres de TA.C.J.C.qui moissonneront les plus belles gerbes de victoires françaises.Dans l’attribution de ces récompenses, il sera tenu compte et du nombre et de la valeur et de l’ingéniosité des initiatives.Une prochaine livraison du Semeur définira Tobjet des prix proposés à Témuiation des cercles affiliés.Rien n’empêche, en attendant ces précisions, que tous nos amis se mettent à la tâche et qu’ils rendent compte à leurs camarades des initiatives déjà conduites à terme.Beaucoup de cercles possèdent depuis longtemps^une boite aux questions; ajoutons-y cette année une boite aux réalisations : chaque membre peut ainsi résumer d’un mot la bonne action française qu’il a accomplie depuis la dernière séance, dater et signer ce bulletin, çuis le glisser dans la boite aux réalisations en vue du dossier à transmettre de mois en mois au secrétariat général.Si ces dossiers sont suffisamment substantiels, le Comité central en rendra compte dans le Semeur, de manière à citer à Tordre du jour de l’association entière les noms des cercles qui auront bien mérité de la race.Correction du vocabulaire, institution de prix dans les écoles pour assurer la résistance aux infiltrations étrangères, décoration des foyers à la française, lutte contre Tahus du panneau-réclame exclusivement anglais dans les villes et les campagnes, surveillance des noms de parcs et des rues, pèlerinages aux lieux historiques, célébrations des anniversaires patriotiqulés, substitution d'affiches françaises aux formules que nos compatriotes ne sont nas censés comprendre, organisation de fêtes publiques à l’occasion de la dédicace des inscriptions françaises, diffusion de la bonne presse, raisons sociales françaises, correction d'annonces commerciales, vulgarisation des termes techniques par la circulaire, l’affiche et les journaux, conférences sur les variétés et les conséquences de l’anglomanie, culture du bon goût par l’embellissement de nos villas et de nos propriétés rurales, diffusion des chants canadiens, et mille autres initiatives de cette nature peuvent figu rcr avec honneur dans ces citations.La tâche de Tannée est donc immense, extraordinairement variée.' et d’une urgence extrême.Par une action concertée hâtons-nous de saisir l’opinion et do déterminer LE CONGRES DE LA JEUNESSE CATHOLIQ LIE HOLL A N DAISE Du 30 juillet au G août, la jeunesse catliolique de Hollande a tenu so'n deuxième contrés générai, à La Haye.Un premier congrès de ce genre avait eu lieu en 1914, Depuis, de grands progrès ont été réalisés maigres les années de guerre; les ef-lectiis de la jeunesse catholique se chiffrent par 70,000.La dernière session, avec l’exposition très fournie qu’on y a organisée, a montré ce qu’ont fait les oeuvres de jeunesse pour la formation, la protection, l’organisation de ces masses.Mais un but nouveau a été mis en avant; il montre que les jeunes catholiques de Hollande partagent les idées et les préoccupations des autres associations de jeunesse répandues dans le monde entier; à La Haye, on a tendu vers Bunion de toutes les forces et de tous les effectifs comme cela se fait en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.'Le comité a préparé le congrès de main de maître.Pour se rendre compte du travail d’organisation fourni par les organisateurs, il suffit de jeter un coup d’oeil sur le programme officiel qui forme une brochure de 80 pages, luxueusement éditée.Le congrès a son réglement, ses comités (Thonneur, de direction, et chaque section (il y en a huit) a sa commission spéciale.Après Touverture solennelle du dimanche, 30 juillet nu soir, après la grand’messe pontificale du lendemain, sc tinrent des assemblées générales sous les auspices, successivement.de chaque section importante; les après-midi furent consacrées au travail séparé des sections.Chacune d’entre elles disposait (Time ou de plusieurs salles à l’exposition, ouverte pendant toute la semaine.Enfin, les sociétés de gymnastique et do sport eurent leurs séances démonstratives.Il serait trop long de citer les conclusions des rapports, dont le programme donne la liste complète.Disons que l’ensemble de ces rapports fournira aux directeurs d'oeuvres une encyclopédie utile à consulter et contentons-nous de quelques remarques: lo.La jeunesse catholique tend à la centralisation et à l’union; 2.Los principes de formation positive, d’éducation, prennent une importance croissante; on s’éloigne du système de pure protection; 3.On s'adresse davantage à la jeunesse non scolaire pour lui donner un cadre permanent; 4.La formation religieuse devient la base de toutes les autres; 5.On s’adresse à l’élite en premier lieu, et ceci également au sein de la jeunesse ouvrière.(les tendances furent étudiées pour les diverses oeuvres représen- GOODWIN Avez-vous un Garçonnet va au Collège Ste-Marie Collège St-Louis Collège de Montréal Collège St-Laurent Collège Laval Collège L’Assomption Collège St-Jean d’Iberville Les grands Magasins Goodwin ont cette année un assortiment encore plus considérable que l’an dernier.De plus chaque complet, quoique se vendant le même prix que l'an dernier, comprend deux culottes, une bouffante et l’autre genre golf.Les étoffes sont de qualité supérieure.Les doublures, les garnitures, les boutons, en un mot tous les accessoires sont de qualité toujours trouvée chez Goodwin./ Venez voir ces complets à notre rayon spécial pour garçonnets.• Les parents qui ont des garçon nets qui prennent des grandeurs spéciales feraient bien de venir de bonne heure.Nous prendrons les mesures de ces garçonnets et leurs ferons faire des complets aux mêmes prix que celui des grandeurs régulières.Goodwin — Au rez-de-chaussée.LiMITfiO tées au congrès et qui furent: les patronages, les groupes estadian < tins, les jeunesses syndicalistes, les Compagnie:: de Saint-Joseph, les groupes d’éducation professionnel- \ le, physique, les associations reli- | gieuses, cto.Félicitons les jeunes catholiques de Hollande pour la magnifique organisation de cc congrès national et pour le succès qu'ils ont rem- , porté.J.D.CONVOCATIONS Fie X.Réunion d’étude le dimanche, 20 août à 1 h.30.Le R.F.Alexandre Dugrc, S.J., donnera un travail sur ,Votre action française.Tous les membres sont priés d’être présents.Comité Central.- - Réunion régulière le vendredi, 'le 25 aoûfl, à 9 h.du soil-.Tous les cercles qui ont commencé à tenir régulièrement leurs séances d’études sont priés d’en avertir le secrétariat général, 90, rue St-Jaenues.Téléphone: Main ! 4939, LA POUDRE A PATISSERIE PAR EXCELLENCE Demandez notre livre de recettes J.J.DUFFY & CO.MONTREAL FEUILLETON DU DEVOIR “L'Indestructible Chaine” Par MARIE LE MIÈRE 4S (suite) Oh! quand Mme Fontanc sc dit, sans ambages, que l’éternel mécon-tant de Vilry reparaissait, que le beau zèle dont clic s’ètait réjouie s’éteignait déjà, en vrai feu de paille, quelle tristesse et quel désenchantement! Cependant ses craintes pour Tn-venir demeuraient confuses, et elle les repoussait.Elle n’alllnit pas jusqu’à évoquer in possibilité d’un dé-sastre; mais elle souffrait d’une anxiété perpétuelle, d'une tension d’esprit, qui reléguaient bien loin la paix des premières semaines, si rayonnantes! Est-il donc possible, soupira- de changer de la sorte- en si ; peu de temps! — Non, il n’avait pas changé, au fond; il était toujours Te même être versatile, l’individu aux emballe-; monts soudains e-t aux dégoûts rapides, celui que l’effort lassait bientôt, à qui le travail répugnait naturellement, et qui aurait bien voulu vivre à l’aise, les deux mains dans ses poches.Pourvu que l’oeuvre faite à contre-coeur ne se ressentit pas trop des dispositions de l'ouvrier! IJ commençait à négliger ses comptes, sa correspondance; Denise était sans cesse obligée de lui rafraîchir la mémoire.Elle devait insister pour l’envoyer, à propos chez le garde, “cet illustre Bréchet” dont M.le comte avait plein la bouche, prétendait Fontane, ou chez Me Va- Ion.“cette vieille momie”.Pourtant, il y avait encore des jours meilleurs.i Quand la jeune femme voyait son mari sourire, sauter plus allègrement sur sa bicyclette profiter de quelques heures libres pour emmener à la prage ses enfants en va- ! canc.es, elle rebondissait, par un mouvement bien humain, vers tous les espoirs.ÿ Un après-midi, M.et Mme Fontanc étaient assis en bas des dunes, pendant que Michel et Blanche s’ébattaient dans les flaques d’eau qu’avait laissées la mer, en se retirant.Le régisseur, muet sous son grand panama, déracinait les touffes d’herbes fines, édhiscs dans le sable sec.Denise, les traits adoucis dans la clarté tamisée par son ombrelle blanche- jouissait de La soff-' Inde' et d’une sensation reposante qu’olle ne connaissait plus guère depuis quelque temps.L’immensité se déployait, monotone et embrasée, iusqu’à ta ligne violette des flots; très loin des Fontane, une famille jouait au croquet.Des pêcheurs, évoluaient en silhouettes microscopiques, sur un amas de roches basses.Les chalets j sembdateut dormir.- Vitry-les-Bois n’était pas gai, dit Laurent, mais Saint-Léger est encore moins folâtré.Ainsi les papillons noirs revenaient, jusqpc dans l’éblouissement de cette heure! Trouves-tu que Paris nous ait fait joyeux visage, repondit-elle à mi-voix.Il eut son rire agaçant.Evidemment, répliqua -t-il, entre deux maux, il faut choisir le moindre.Tout à coup, Fontanc désigna de Tocil un chalet d’où sortait un gros individu bouffi, vêtu de blanc, et portant un vague engin de pêche en bandoulière.^ En voilà un que J’envie! trente mille francs de rente, l’indépendance complète, pas de soucis.Oui., c'est un personnage fort u-tille à la société, murmura Mme Fontane, qui le connaissait de réputa-* tlon, —.Je me demande, par exem-| pie, poursuivit le régisseur sans | avoir Talr d’entendre, pourquoi li est venu sc fourrer dans un trou I pas cher, quand il pourrait se pa-I yer Trouvita?ou Dlnard.Enfin, ! qu’il soit à Saint-Léger ou ailleurs Lil a l’esprit tranquille, Et Laurent s’allongea complètement dans le sable, le chapeau étalé sur la face.Gc qu’éprouvait Denise était singulier et cruel.Jamais les idées émises par Fontane ne lui avaient paru d’une vulgarité si affligeante.Ce Laurent aux mains blanches, aux moustaches soignées, lui inspira un sentiment qu’cille ne définit pas, mais qui la fit s’écarter, un pli au coin de la lèvre.Quelque chose, en lui, était-M vraiment susceptible d’élévation, capable de vibrer pour un idéal?Quand un homme fail consister le bonheur suprême dans la mollesse et le farniente d’une vie toute ma-téricMe, quel degré occupe-t-il dans l’échelle des êtres?Et comment se défcndrnit-H, le ras échéant contre des entraînements grossiers?Oh! la pire de toutes les inquiétudes! La jeune femme n’cùt su dire pourquoi, à cette minute précise, la pensée du café Belle-Flage et des stations çà et là pendant les tournées, l’assaillit à Tétouffer.Laurent avait l’habitude de Tal-cooh elle n’en doutait part de M.d’Orlande, non pas un reproche, mais une sim- ! pie observation.La jenne femme, dams la salle à ; manger, garnissait de fleurs champêtres une Jardinière rustique; son I mari entra, rotige comme braise, ! ouvrant la porte avec fracas et s’é-» croula immédiatement sur un fauteuil en proférant: *— Ailes donc vous mettre en dix.en vingt! Ah! les canailles! Prends garde, implora t-olle en fermant précipitamment la por> te.Mais il continuait encore plus haut: — Je dis que les fermiers sont des canailles! Et je le répète! Et je n’entends pas être le bouc émissaire! Non.ce n’est pas comme a! ce' n’est pas comme ça!.Debout devant lui, consternée, elle tordait les longues tiges clcs fleurs qu’elle gardai» Insconscicm' ment dans ses main®.— Qu’y a-t-U donc?dcmamkt-t-eJlo d’une voix sans timbre.— U y a la dlôtune de la Bouline - Je ne sais pas, balbutia Denise, Est-ce que tu sais jamais rit n toi?Il respira violemment, n plusieurs reprises, et poursuivit; — Mille mètres.deux milles mè très.Qu’est-cc que gu me fait, s moi?Fuu't-M que cct imbécile s’er aille conter son conte.Laurent bredouillait, il déraison nnit; sa langue trébuchait, comme ses idées.Quand donc s’était-il mis en pareil état?11 avait dû s’arrêter au retour; il n’avait nas pu %t présenter ainsi chez M.d’Oriandc! Pourtant comment affirmer.Denise eut une telle peur que, sans réfléchir, elle questionna; — Es-tu alUé directement au chè> tenu?CA Suivre) 6 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1922 VOLUME XIIL—No 193 GUIDE D’INFORMATIOH COMMERCIALE Accessoires d’auto JiSSJiifltàiil Lamontagne, Limitée, 338, Notre-Dame O.—M.8350 Administration générale La Société Nat.de Fiducie, 286, rue St-Laurent—PI.3680 Administration de succession La Société d’Administration Générale, 35, St-Jacques-—Main 2557 Ameublements Pas d* réclame à tentation mai* toujours let prix let plut bas.J.N.Archambault, 949 St-Denis — St-Louis 583 A m e u blements—Tapis Paul-A.Pinard, 974, St-Denis—St-Louis 7150.Ameublements Moïse Laurin, 815-E., Mt-Royal—St-L.8757.Anneaux de Mariage BagttM—diamanti—réparations générales J.-A.Emond, 245-E.Ste-Catherine—E.4138 Anneaux de Piston “Excellence” Lamontagne Limitée, 338, N.-Dame O.— Main 8350 Architecte Jos A.Karch, 502-E., Stc-Catherine—E.2215 Argenterie (optique) T.A.GROTHE, 157, boni.St-Laurent- -E.1849 Articles de classe et bureau Granger Frères, Ltée, 43-Ouest, rue Notre-Dame.angle Place d’Armes.m: Main 8200 Articles de classe et bureau Librairie Pepin, Ltée, 500-E., Ste-Catherine—E.920 Articles pour hommes Spécialité; habita pour homraaa G.-A.Ducharme & Cie, 290,-E., Ste-Catherine —E.6755 Articles religieux Granger Frères, Ltée.43-ouest, rue Notre-Dame, angle Place d’Annes.Tél.Main 8200.Articles de mercerie Grandaa -rondeur» S.-A, de Lorimicr, 34-0., Notre-Dame—M.1988 Assurance—Vie Compagnie de langue française faisant toute» aee affairea en françaia Bureau principal, Montréal.Assurances générales Comptoir Ville-Marie (Bureau de confiance) J.-Aimé Tougae, gérant, 502-E., Ste-Catherine—Est 3409 P.-G.Mageau, 502-E., Ste-Cüthcrine- -Est 5300 Versailles—Vidricaire— Boulais (Limitée) 90, rue St-Jacques—Main 7080 ssurance—Incendie Syatéme mutuel Cie d'Assurnncc Mutuelle de Montréal contre le feu, (4.-N.Cabnna, aérant) Ch.56—224, St-Jacques Main 8524 Geo.Tanguay, 1445, Papineau ¦ -St-lAiuis 4108 Consulter cette page, cest trouver en un clin doeil ce que Von cherche à Montréal Pharmacie (Détails) J.-H.Robert, 1185, St-l>enis, angle Mt-Roval Tél.: St-Louis 2999-2754-2755-811 Bons et obligations Crédit Canadien, Inc.99, St-Jacques—Main 2926-2927 Boulangerie Pains “Parisien” et “Victoria” de J.-A.Brosseau, Ltée, en vente chez votre épicier, par nos livreurs ou appelez St-Louis 678 53, rue Boyer.Comptables—Vérificateurs Hurtubise, Pelletier »£ Gravel, L.A.C.P.A-, [é et que les gouvernements pro-L.' Saskatchewan d ,1e I Alberta ont egalement fait leur devoir.M.Mxxttherwpll n rappelé rir, > ftP c* au {-«liège Loyola.1 réparation au baccalauréat, au service civil, etc.ENTREE : en tout temps de l'année Résultats de l’année : 81 candidats présentés, «1 REÇUS.238.RUE SAINT-DENIS.Tel.Est 8182.En face de l’eglise Saint-Jacquet Leblond de Brumath 259-EST, RUE ONTARIO.Bachelier de l’Université de France et Ha l’Université Laval, officier d’Académie ' auteur de plusieurs ouvrages.ALaaemie> au* Le plus ancien cours de nrénarntlnTi an* examens établi t, Montréal.pr'parRt,on “u* aviSUtT*Uh d,'iv,'!nlr rapidevant iu bureau de l'nj»i>^ct«»wr de i’ mnôt sur le tevenu, dt .trlct de Moatrcal.30, rue S -Jacques Chambre 42, POUR LE PIQUE-NIQUE Jambon Triomphe CONTANT EN VENTE PARTOUT ü.m;.’; ni, ;.7,m77' Luuuimancm poniique (né-düe, l article poUtiauc.indépendant, le commentaire fondé sur tes faits, texamen de (oute» choses au point de nue de Vin^ térêt publie : tel est le program* me, telles sont tes principale* préoccupation» du pevoir, 4823000153000101024853230201232348535323234853234823530100020101534801024848534848232302 VOLUME XVIH—No 28 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AOUT 1922 9 COMMERCE ET FINANCE MARCHÉ DE MONTREAL SEMAINE FINISSANT LE 19 AOUT 1 - —- ?rix, %c3tlai:l aux 4plclers.Prix de *ros: (Vournts.pour la farine et le*-grains, par la maison OailTie Flour Kills; pour les produits de la fer-îte.par la maison J.-A.Vaillan-eourt; pour les fruits, par Hart and TuckweH ; pour les céréales, par Quinlal el Lynch; pour le poisson par Hatton et Cie, et pour les viandes, par Noé Bourassa, Limité, 4», marché Bonsecours pour les volail-cs par P.Poulin et Cie), pour les pommes de terre, par la Maison ¦V.Lalonde, 160 est.rue St-Paul.) N.B.— Les pris que nous publions sont les prix de gros, excepté pour le poisson, les volailles et les viandrs, dont nous donnons les prix de détail.FARINE-TYPE >Vti wagon, par baril (2 sacs> : Royal Household .$7.80 Glenora .$7.30 Spéciale .$6.00 Manitoba .$6.30 Forest Kink .86.70 frnpér'alc .’.8-1.60 Son, Man., au wagon, tonne $24.25 Farine d’avoine: Gru, la tonne, au* wagon .$26.25 it.* ioubv Je sac de 00 livres .$3.05 Avoine roulée, baril .$7.10 AVOINE No 3 Ganada ouest .52s.\o 2 'Canada ouest .5i)s.No 1 extra d’alimentation .32s.No 1 d’alimentation .50s.No 2 d’alimentation .18s.Maïs jaune no 2 .80s.Blé à vo'aü’e par 100 livres .$2.00 FOURRAGES ioin: • Mil no 1 .|19.à $20.Mil no 2 .$17.à $1S.Mil no 3 .$15.à $10.OEUFS Sélectionnés .32s.No 1 .27s.Craqués .21s.Pasteuidse .36s.Premier choix .36s En bloc d’une livre: Pasteurisé .37s.Premier choix .37s.FROMAGE Fromage d’Oka, la livre.29s.Fromage fort, la livre.22s.Fromage blanc .;.15%s.Fèves blanches, le ininot .$4.20 LE MIEL Le mi.el brun, coulé, en seau de 30 livres, $3.75 le seau.FRUITS __ Oranges de Californie: Sunkist, Valence tardives, .$9.00 à $11.Pamplemousse de Californie, .$5.50 à $8.25 Citrons de Californie, ' la caisse .$5.00 Citrons de Sorrente et de Messine .$4.00 Pêches de Californie, boîte, .$2.00 à $2.50 Prunes de Californie, boite, .$2.00 à $2.75 Pommes vertes, nouvelles, 50 livres, .Duchesse, le baril, .$4.25 et $o.00 Bananes no 1 .4.50 à $5.00 Cantaloups, la caisse .$o.0() Poires Bartlett, de Californie .$3.75 à $4.00 Pèches, de Californie $1.75 à $2.00 Fruits canadiens, en panier, environ 11 ointes au panier: Pêeîus .*.Prunes .”5s.Poires .90s, Tomates .$1.00 DATTES ET NOIX Noix .14 à /es.Dattes, la brûle .•• 13s.1-2 à 22s.LEArrMFS Légumes de Montréal: 50s.! 60s.11.75 $1.50 | 20s.! 5 s.à $!.$4.00 Aspirin A MOINS que vous ne voyiez le nom de “ Bayer” sur les tablettes, vous n’avez pas d’aspirines du tout.s À' Yeritab!' & N’acceptez qu’un paquet non décacheté de “Tablettes d’aspirine de “Bayer” qui contient le mode d'emploi et les doses établis par des médecins depuis 22 ans et dont des millions ont reconnu l’efficacité et la sécurité contre Rhumes Mal de tête Mal de dents Névralgie Mal d’oreilles Lumbago Petites boîtes de “Bayer” de 12 tablettes.100 — chez les pharmaciens.Aspirine est la marque de fabrique (enremstrée au Carnda) de la manufacture de -Mono-accticncidcster de salicylicaclde de Bayer.Quoiqu’il soit bien reconnu que le mol Aspirine signifie produit de Bayer, afin de protéger ic public contre les contrefaçons, nous étnmperons sur les tablettes de la compagnie Bayer la marque general/- de fabrique, le nom de Bayer en croix Rhumatisme Névrite Douleurs Aussi boîtes de 24 et de /i Nouveau RE6IN2V - -le plus grand paquebot de Cabine et de Troialb» me Classe faisant le service de Montréal à Liver, pool via Québec et le St.Laurent, offre aux voyageurs de luxe, le confort et les avantages qua M ans de service peuvent seuls rendre possibles.Le Megantic prend des passagers de toutes les classes et.avec le Regina, Canada et Canopic, fait tous lai Samedis le servi ce Montréai-Québec-Liverpooi.Réserver votre passage par White Star-Pominio* ou par la White Star, Red Star ou American Line partant de New York lou» les Samedis pour l’Angleterre ou les Porta du Continent.41F WHITE STAR-nOMIMON LINE 211 Rue McGill.Montréal, - ou Agents locaux “LA CITADELLE" Tous les Jour* Dép.Montréal 11.30 p.m.(Gare Bonaventure) Ar.Québec 6.45 a.m.(Gare du Palais) “Le Mont-Royal” Tous les Jour* Dép.Québec 10.45 p.m.(Gare du Palais) Ar.Montréal 6.10 a.m.(Gars Rnnavsnture) Wagons-lits modèles éclairés àJTélectricité CERVICES SUPPLEMENTAIRES (Hirers norme!*) Ver* l’est— Dép.Montréal, gare Bonaventure.Dép.Montréal, nie Sainte-Catherine Est Ar.Québec, gare du Palais .Ar.t.évis, gare ch de fer Nat du Can Ar.Québec, par le travender Ar.Q ’ R îuébèe, gare du sq Parent Ver* l’ouest— Dép.Québeo.gars du Pals» Dép Qu- .ébec par le tra verrier Dép.1-évie, gare ch.de fer Nat du Can Dép Québec, gare du *q Parent .Àr.Montréal, gare Bonaventure ._ .Ar.Montréal, rue Saints-Catherin* Est H*\«f fUui «hm.dim.A M A.M 8.80 8.30 1.30 «a».#•.3 40 P M P M Tous Hnil Iss j.dim A.M.P.M Ai» i*'£ P.2Ô i ïio 1 VM.P M Tou* Tous Ton* le» j.les j.le* J.A.M PM P M '0 48 7.00 11.30 ‘4 30 ii'Aô 949 4.40 12.10 I .T.M.an1 AM fWf 4 OUI» foue dim.Issj.)**)¦ PM.P.M.P M 12.18 t tt ¦ 10.49 1.80 .1.05 ‘mA ?:»• ai à P.M.1 >.M.à‘m Pour Mlteéa #t détail* de» Itinéraire* facultatifs, s'adresser art bureau d*s voyageur, de la ville.MO, rue St-Jaoqu»*, Main 9(190, aux gnre* Bonaventure, du Termlnu» du Tunnel, de la rue Me-Catherine-est, Montréal, ou h l'agent des billet» I» plu» pré* du jChemin de lu Nallonvl ou du Grand-Tronc- Choux, douz.Concombres, ia douz.Tomates, boite 1 boisseau .Pommes de terre, 80 livres .Blé d’Inde, par 10 douzaines la douzaine .Oignons égyptiens, sac d’environ 112 livres, la livre.Tomates, le panier.75 Patates nouvelles .POMMES DE TERRE Les pommea de terre du Nou-reau-Ilrunswkk font $1.00 k-s 80 livre* au détail] et 90s, 1rs 90 livres au gros.Les pommes de terre nouvelles de Montréal foret 60s.par 80 livres au gros eit 90s.par 80 livres au détail.VOLAILLES Dindes .50s.Poulets engraissés au lait, 3 4 livres et 4 livres 1-2.40 et 44s.Ghiaiuons .44s.Fouies, ia livre.32 et 34s.Oies du printemps .28s.Catiards du iac de Brome la livre .40s Canards ordinaires, la lb .36s.Pigeons, la pare .50s.Pigeonneaux .60s.75s.et 90s.La maison Poulin offre des oeufs aux prix de 35 et 38s.®eh>n la qualité et du sirop d’érable en bidon de huit livres.$1,60 et en bidon de 2 livres 1-2, 60s.Ce sont là, les prix du détail.LE MARCHE DU POISSON Aiglefin frais, la lb.6s.Flétan, geié, la ib .18s.Flétan frais .20s.Brochets frais .10s.Brochets ronds .9s.Poissons blancs; frais .16s.Truite saumomree, la lb.18s.Haddock fumé.12s.Doré, frais .18s.Filets die haddock, fumé.lôs.Maquereau frais .15*.Saumon Colombie, frais.28s.Saumon Colombie, gelé rouge 20s.Saumon de la Colombie, pille, .15s.Saumon de la Colombie, blanc 13s.Saumon de Gastpé.26s.Plie, .8s.Eperlan No 1 .16s.Eperlan No 2 .185.Perehaude .12s.Barbottes .14s.Crevettes .40s.Homards vivants .55s.Homards cuits .35s.Hüitres, le gallon.$2.50 LES YÏANDES 45s.33s.15 s./*ÿO40IC»Tv\ CATBOUQUt) Nol national i LES SYNDICATS CATHOLIQUES CAMPAGNE D’ORGANISATION Lets syndricat® ouvriers catholique* et nationaux des métrera de ta con vf ruction inaugureivt une grande campagne de propagande et de recrutement à la suite du congrès die la Confédération des Tra-vailteura catholiques qui a remporté un si vif 'succès.Les syndicats des plombiers, dies charperatiers-roenudeders, des peintres laissent pour te moment la taxe d’entrée à $2; cèltk’-ai sera portée au mois de septembre à 85.Tous tes gens de ces métiers doivent donc profiter du bas taux d’entrée.Les syndicats en question s’assembleront à l’avenir toutes tes semaine*.Le syndicat des plombiers aura sa réunion régulière tous tes lundi»; te syndicat des menu-isiters.tous lus mardis et te syndicat des peSmitires.tous tes mercredi».I>es non-syndiqués peuvent se présenter à 8 heures p.m.chaque soir d’assemblée et signer leur application.Par ordre de René Binette, organisateur.SYNDICAT DES PLOMBIERS Lundi soir, saille des syndicats catholiques.3-est.Craig, assemblée du syndicat catholique et national des plombiers.Les diéléRué.s de ce syndicat au congrès, MM.A.Durand, A.Dubois H.Vinet, présenteront leur rapport.Le syndicat des plombiers a fait endosser plu- sieurs résolutions très importsa-ntes par te congrès de la C.TjC.C.relativement à d'importantes modifications dans la tegisàition de la plomberie.Le syndicat a demandé Tuiniifdrmmtion d’un certificat de compétence pour tes plombiers de te prorince et l'adoption de certains règlementLs identiques pour tontes les munira pâli tés.Que tous te» membres soient présente.Par ordre.SYNDICAT DES MUNICIPAUX Lundi soir, à la sdle de 1’U.nion dm commerce, 149, Barri, réunion du syndicat catholique et national dés fonctionnaires mu nveipau x.Les délégués J.-R.TM bandeau, A.Messier» J.-M.Dubeau, B.Décary, préseuiitcront leur rapport I^e syndicat a fait adopt*’r de nouveau i’a-mendement à la loi des grèves et conitre-grèves à l’effet de rendre Gravement brûlé John Daly, 33 ans, 152, rue de Villiers, le préposé à l’échange téléphonique- privé de la Montreal Light, Heat and Power, rue Saint-Patrick, a été gravement brûlé, hier après-midi, à la suite d’un court-circuit.Il est probable que l’appareil d’échange aura été dérangé durant la tempête.—- Mécanicien décédé PRIX Du DETAIL Rosbiî: Sirloin .-la livre Tenidientein Epaiulw ,.l a li vr e Steak : Sirloin Rioredie Pteirec Venu : Derrière .Devant Fraise (entière) .D’emi-fesise .38 s.28 s.25s.23s.9s.25».35 s.Agneau rlu printemps: Devant .20s.Derrière .34s.Côtelettes .40s.Fesse .36 s.Longe .• • 38».| Boeuf : (Langue, ia lb.36s.Filet de boeuf frais .90s.gelé .V.60s.Porc: Longe .T.7.7.T.34s.Epaufte .24s.Lard salé .27s.Lard grals .25s.Côtelettes .36s.Jambon fumé .38 s.Demi-jambon .40s.1 am bon en tra/nehes.52*s.Bacon ira ndhé .42s.a («'»(»< v-va v v.'fc 'M M ’•yv» * s-v^, l’arbitrage obligatoire avec sanction pbüjgatodre.Tous les membres doi- vent être présents à cette assemblée.Pur ordre, -«s.I m I.lia.—— Victoire pour l’Etat libre Belfast, 19, (S.P.A.) — Les nouvelles recueillies ici, ce matin, indiquent que les troupes ue l’armée nationale s sont installées en vainqueurs dans Carlingford et Mealh, places situées dans le comté de Louth.M.Patrick Burns est décédé, hier matin, à sa résidence, Polnte-Snint-Charlcs, à l’ge de 76 ans.* M.Burns était mécanicien en chef de la Peck Rolling Mills depuis un demi-siècle, vu qu’il avait déjà rempli les mêmes fonctions avec la Pillow, Hersey Rolling Mills, qui a précédé la compagnie actuelle.M.Burns était un vétéran de l’armée du Nord, lors de la guerre de Sécession, aux Etats-Unis, et comme tel recevait une pension du gouvernement américain.________ Frappé par une auto Un jeune homme Inconnu a été frappé par une automobile, hier soir, au coin des rues Sherbrooke et Crescent.11 a eu le crâne fracturé et a été transporté évanoui à l’hôpital Royal Victoria.H portait sur lui une carte d’identification de la Y.M.C.A.avec le nom de F.-S.Englchnrt.La victime n’est pas encore revenue à elle.AVIS PUBLIC DE VENTE DE CREANCES OU DETTES DE LIVRES PAR J.DONAT LANGELIER A J-DONAT LANGELIER, LIMITEE.AVIS PUBLIC est p«r !*s présentes donné pur la compagnie J.-Donat Lungeller, Limitée, compagnie par actions légalement constituée, ayant son siège social en la et-, té «le Montré»!, à l’effet «rue ladite corn-' pagnle n, pur contrat de vente authentique reçu derant Mtre Auguste langelier,.notaire public A Montréal, le 1S décembre 1920, sous le no.192 des minutes de son répertoire, acquis de J.-Donnt Langelirr toutes les créances dues jusque-là au dit .!-Don rit Langeiler, pour marchandise*.vendues pur ce dernier dans l’exploita-* lion de son commerce, et qu’une copie au-» the ntt que dudit acte de vente a «té dé-,' posée entre les mains du protonotaire du district de Montréal, dans lequel district se trouve le principal siège d’affaires dudit J.-Donat Lungeller.Montréal, le 5 août 1922.dit J.-Donat :el!er.J.-DONAT LANGELIRR, UtnMée, par AUGUSTE LANGEULH, Secrétaire-trésorier.Province de Québec, District de Montréal.COUR SUPERIEURE Ne 2420 NATHAU BLAU, demandeur, v» I.RUBIN & CO., défendeurs.Le 2Sme jour d’août 1922, à 19 heures de l’avaut-midi, à la place «t’affaires desdits défendeurs, au no 465, rue Clarke, en 1a Cité de Montréal, «eront vendus par autorité de Justice les biens et effets desdits défendeurs saisis en cette cause, «mn-ilstant en *00 poches, retailles de fourrure, rure., etc.J.-L.RACINE, H.C.S.Conditions: argent comptant.Montréal, 18 août 1922.1 ARIFS DES PETITES AFFICHES DEMANDE D’EMPLOI l - Jasqa’à 2t mots, 20 sons, et 1 son par «et aupplsiasn taira.DEMANDES D lslJEVEtl t — Jusqu’à 2* mots.20 su us, «t 1 sou par net supplémentait* TOUTES LES AUTHOR DKMANDE8 » -Jusqu'à JS mots, 21 sens, 1 sou par mot supplémentaire.CHAMBRES A LOUES» — li rosis Jusqu’à 20 mois, 1 tou Par mot supplémentaire TROUVE: — Jusqu'à 20 mots, 29 sous, I sou par mot supplémentair*.PERDU >— Jusqu'à 20 mots, 21 sous, I sou par mot aupplémentair*.MAISONS.MAGASIN!».ETC., A LOUER: — Jusqu’à 29 mots 21 sous, 1 sou par mol supplémentair*.A VENDRE: — Jusqu’à 29 mots, 20 sou», I son pat mot oapplémonutro.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif our «manda.AVIS LEGAUX: — U tour la il«ci* *fSl« NAISSANCE, DECES.MESSES: — Bl sens par Insertion.REMEPCtEMEOTS: — *0 tous.CARNET MONDAIN.NOTES PERSON KVX T co irrr , 91,0* ns» tn.erttoo .iîiiiTTHE*! COLLEGE DE BARBIERS Vouler-vou* occuper unr sxceller.te post Hou.avec le plut haut salaire paye 1 Quel 'Him lomal'ies dVnpren tir sage suffisent système moderne Position assurée, pourecu-tage psyé «m apprenant ^’adresser Moi».MurVro- ff*'?#*# 19 f*».f AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandés Suive» le» fours, Jour on soir Ucence fa rantle.position assurés.Omis prisé* pot» dames S ml.CoaUKUAs, 7(18 IttOkuntigny Es» Tel Est A VENDRE Aubaine: magnifiqucis mmbtes “Chesterfield1”, un sofa et trois fauteuils rembourrés en cuir de première qunilJité, oouteur noire, A vendre à modtiié prix.S’«dcesser civam-hire 113—502 rire Ste-Catherine est., de Fer -G SBJH 40.000 MOISSONNEURS DEMANDES Dates de Août le 21 De toutes les gares dans la Province de Québec, excepté à l’est de Lévis et à l’ouest de La Tuque $15.00 !>sq»à WINNIPEG plus un demi-centin du mille au delà de Winnipeg pour tous les endroits dans le Manitoba, le Saskatchewan, et l'Alberta, mais pas à l’ouest de Edmonton, Calgary et McLeod.PWiX OE RETOUR Un demi-centin du mille jusqu’à Winnipeg, plus $20.00 de WINNIPEG SERVICE DE TRAINS SPECIAUX (l’hfture méridien de Test) QUEBEC (gare du Palais) Août 21 à 5.00 p.m.MONTREAL (gare Bonaventure) Août 21 12.45 p.m., 8.15 p.m.OTTAWA (gare Union) Août 21 à 9.00 a.m„ 5.00 p.m., 11.45 p.m.Pour les heures des départs des autres stations voyez l’annonce du service des trains spéciaux- Service direct Jusqu’à Winnipeg sans changement en route.Wagons-restaurant sur les convois spéciaux-Repas vendus à prix raisonnables.Wagons spéciaux peur les femmes.Wagons de colons les plus modornot.Pour plus amples renseignements s’àdresser à l'agent le plus près du Chemin de fer National - Grand Tronc, ou au Bureau des billets de la Ville, 230 rue St-Jacques, Montréal • Tel.Main 3020.LE CHEMIN DE FER NATIONAL ATTEINT DIRECTEMENT TOUS LES ENDROITS PRINCIPAUX DE L’OUEST CANADIEN Voyagez par “La Vole Nationale” Jusqu’à Winnipeg quand votre destination est au delà Que ferais-je de mon argent?Voilà une question que se posent plusieurs détenteurs des bons du (gouvernement canadien échéant te 1er décembre 1922.Llamnonce du mimiistre des Finances en est la réponse.Ia?prêteur peut, sur avis «idlrosisté au ’gênant 'd’une des suceur saites 'd’unie banque eh ambrée, se procurer de mou ve aux bo res au même taux d’intérêt, qui est libéral, et d’aine garantie absolue.(Communiqué) Enchère du beurre A VENDRE Aiiibaime : Piano à queue (petit), Koabe, ébène, peu nseigé, ayant coûté $1500, vendra $675.S’ad.: de 9 heures a.m.& 6 heures ’¦p.m., ch.113 502 rue tSe-Gaithenwie-est.Est 3200.INGENIEURS On demande deux ingénieurs ayant de l’expérience dans les travaux de voirie.Répondre: J.-L.Boulanger, sous-ministre de la voirie, Québec.Chemin defer Nalional du Canada MONTREAL à QUEBEC tous les jours TRAIN DE NUIT par le pont de Québec A la vente à l’enchère de la Coopérative centrale des agriculteurs de Québec, tenuie hier, au Board of Tirade on n offert 1.620 colls de beurre de crémerie dont 970 cofll* die no 1.vendus à 35 sous 5-8 la livre et 425 colas de ipasteurite ven-dtiis à Ste, 3-8 'Ha livre.Pour 225 co-Yij de no 2 on a offert 33s.et on en demaud'aiiit 34®.5-8; il n’y a pas eu de vonite._^_______ Mort accidentelle Trois-Rivières, 19.— Un verdict de “mort accidentelle causée par excès de vitesse” a été rendu au sujet de la mort trafique de M.Frédéric Langlois, tué accidentellement dans un accident d’automobile.Beux témoins, te dentiste Fred.Houdc et M.J.-R, Raymond, gardien de nuit, ont été entendus.__ ___ Réprimandés Trois-Rivières.19.(B.N.C.) — Le mawistrat Marcthildon en condamnant Joseph Laiforme, de St-Etien-ne des Grés, accusé d’avoir vendu Joseph St-Onge de St-Boniiface ac-du beurre ne pesant pas le poids et cusé d’avoir vendu du beurre contenant pim de 16 pour cent d’eau, a lancé un avertissement à ceux qui seraient tentés d’imiter l'exemple des deux premier* et déclaré qu’il sera à l’avenir sam pitié pour le» délinquants de ce genre.-pH* - Nouvelle supérieure LA R.M.SAÎNTE4MARTE ROSE DEVIENT PROVINCIALE BE JO-LIETTE.A VENDRE MOULIN à laver électrique nmé , lioré, tordeur tournant, six diffé-I rents modèles, $72 à $125.M De-saulniers, 1186.Berri, maison privée, près Mont-Roval, St-Louis 319.oeurs CT VOLAILLES voici la Murtou u’uiciUMimiLi a uuire e'11'1, '-Frocurei-voiu von reprtMttusUura sa:** r>' lard.—Lt plu» vite lia uruent vuUc trou |x»u est U mieux.FamlUaoses.vous avec nos races.Demtsudes notre brochure Illustrée de vingt gravure de* volailles le» plus avur.tageusestnent connues au pays IS sous par poste.—Quantités ns Cichet* sous pur poste.—Qusntltés ns Cichets rie .jtes races, prix rstsonnaNs.—Vi«ig4-CHi«l ns extra dhoix Rock Barré houcé.ou oàir S.90 pièce.Canard* Pékin, HSieu Mus-; rovey foncé et blanc.—Le canard «nuel 1 dindes brune es et holandatses—Ole» Touiou-I se Embden, africaine».— Ecrive* vos he-[ aotns.Nous ne considérerons pas de corn monde-, sérieuses, à moins d’être acciw paan'es de timbre' ?*'nr réponse AKVTMétTV tiOMEktlOUIM Deux trutes de la race Chester White o-•tocs enregistrées mettront bsa vers u mi-mars, 95s Xa Cause • / Cja Ai ère ^Xotü;, Old Stock Ale 4 c : rihfolumenf-rt/imenHiqut Faite d’tntyvdienfoi Breuvage de santé C/aire comme du crirtul FéWlanh: de rie Vigoureux tonique Vé/aæe deefatiôues Ranime tes ahdmxs Réjouit tes déprimé# Franche la soif- Effecthemcnt Mmecnfefta dualité MO NTREAL.SAMEDI LE DEVOIR 19 AOUT 1922 .idf M RECITER ELEVATION Jour immensément bleu de lumière prodigue, Où le vent déchaîné de la nuitkse fatigue, Jour vif, sonore et clair qui semble*tout en ciel, Que le regard embrasse au sortir du sommeil.Jour léger, transparent et profond qui rayonne, Posant sur le pays somazur en couronne, Que ce jour imprévu de'splendeur sait béni, Pour sa pureté vierge etison calmetinfini !.Le cœur tremble, soupire, exulte et se dilate.Puis, en un grand scmglcUde joie exquise éclate ! Pénétré de beauté plus qu'il n’en peut tenir, Il laisse au bord des yeux les plans heureux venir, Et pendant que le flot envahit les prunelles.Il se sent palpiter, maisicomme avec desiailes ! Oh ! là-bas, dans les bois inclinés en arceaux Où mes rêves s en vont pareils à des oiseaux, Que l'âme doit brûler d'iune ardeur tendre et chaste Sous l’immuable azur, dans le silence vaste ! A peine un faible bruit de feuilles et de vent.L'air y paraît pieux, et l'érable fervent.Tout doit, dans un élan d’unanime prière.Monter vers l'éternelle et suprême Lumière, — Ascension puissante abaissant le ciel*bleu, Saint échange d'amour entre l’être et son Dieu !.Sois béni, jour limpide et profond qui ^rayonnes, Pour l'élévation sublime que ¦‘tu donnes !' Albert LozEAt: CAUSERIE DE LA TANTE POUR MES NEVEUX ET NIECES.QUAND VIENDRA L’EPREUVE.Le soleil est brillant, le ciel nuancée des [tins radieuses couleurs; sur terre les fraysages sourient au firmament bleu, et dans les coeurs, tout chante, sur les fronts brille le bonheur: on est heureux, le coeur exulte.Mais voilà qu'un vilain nuage projette son ombre sur les paysages.et dans les coeurs.Les yeux versent des larmes.l’â/ue est oppressée par la douleur, elle se tourne vers Dieu cependant, dans une demi-résignation, elle regarde, à côté, et de voir des visages souriants lui fait envier le sort de ses parents, de ses amis, elle se dit : "Si le bon Dieu voulait changer mon sort aver celui de tel ou telle autre?”.Si jamais, mes neveux et nièces vous avez cette tentation dp vous croire moins bien partagés que certains de vos amis, rappelez-vous cctfe "légende des croix” que tante résume aujourd’hui pour vous : “Un suint, fatiguv de ia lutte suipgjlia Dieu, un jour, non de lui enlever sa crwix, non de ilui aider à El porter, mais de lui permettre d’
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