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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 15 septembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-09-15, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIII.—No 215 MONTREAL, VENDREDI 15 SEPTEMBRE 1922 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.f®0® Etata-Unis et Empira Britannique .18.06 UNION POSTALE.$10.0© Édition hebdomadaire CANADA.•• '.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$8.00 Directeur : HENRI BOURASSA Rédaction et ' administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTIttAk TÉLÉPHONE: Main 7480 SERVICE BE NUIT : Rédaction Main 8121 Administration, Main 818$ FAIS CE QUE DOISt n’avoir épargné aucun effort, aucun travail, aucune réflexion, pour découvrir l’étroite voie du salut national et l’indiquer a ceux qui ont daigné nous entendre.On nous concède volontiers, dans rintimité, la justesse de nos prévisions d’autrefois.Puisse-t-on ne pas attendre trop tard pour rendre le même témoignage à nos appréhensions d’aujourdiiui ! Henri BOURASSA.A propos d’immigration Les projets de la Canada Colonization Association Ce qu’elle est, ce qu’elle veut, ce qui l’a fait naître.France et Canada L’attitude modestement retraitante qui s’impose au gouvernement canadien ne cadre guère avec les larges visées des faux prophètes qui avaient imaginé ou feint de trouver dans i entente cordiale de “nos deux mères patries” la base d’une politique nationale permanente.A eux de faire maintenant leur choix et de dissiper le malaise qu’ils ont créé par cette dangereuse equi- A ceux qui en tiennent quand même, de bonne foi, pour la politique française dq moment, bornons-nous à poser cette simple question : La province de Québec doit-elle se tenir prête à partir en guerre, toute seule dans l’Empire britannique, toute seule parmi les nations d’Amérique, afin d’aider la France à “en finir” avec l’Allemagne?Aucun ne l’affirmera; alors pourquoi accroître nos difficultés internes et externes par 'l’expression 'toute verbale d’un éentimentalisme qui ne se traduira jamais en actes et qui n’a pas la moindre chance d’éveiller un écho sympathique dans la sphère très restreinte où nous pouvons exercer quelque influence?Quand donc saurons-nous faire le depart essentiel entre les affinités de race et le patriotisme?Pourquoi substituer sans cesse à nos devoirs réels d’imaginaires obligations?Nos cousins de France ne commettent pas de tels quiproquos, Jamais le gouvernement français ne tirera une cartouche, ne dépensera un centime, ne risquera une note diplomatique, une simple démarche officieuse, pour protéger le Canada français contre ses ennemis d’Amérique ou d’ailleurs.De ces risques grands ou petits, du moindre impair de cette nature, la France s’est soigneusement gardée, depuis tantôt cent soixante ans que le Canada a cessé d’être, suivant la pittoresque expression du maréchal de Belle Isle, l’une de ses “écuries”.Nous en sommes-nous jamais plaints?Pas le moins du monde.Sans doute, susceptibles à l’excès, comme tous les parents pauvres, voire comme certains chevaux de bonne race, il nous est arrivé de penser que le ministre de Louis XV aurait pu, sans manquer d’égards à madame de Pompadour et de zèle pour la France, chercher un terme de comparaison plus galant.Mais, somme toute, son idee »._ îa 1 T .tanna /Io amiriT* Innn risques se eut changé de maître.Elfe aurait pù, tout de même, se dispenser de vider le râtelier avant de partir; autrement dit, d’entraver le développement de la colonie au profit du commerce de la métropole, de nous affamer par les vols de son dernier intendant uv t_ et de nous ruiner par la banqueroute peu paternelle de Sa Ma- je pjus grand bénéfice du pays.;—'c’est à voir.Sir John Willison en est président, M.M.-A.Brown, vice-président, et M.F.-D.-L.Smith, secrétaire-trésorier.plus tard cette association a conduit de longues négociations avec le gouvernement impérial, le gouvernement canadien, les chemins de fer et les gouvernements provinciaux, pour obtenir toute l’aide possible et élaborer des plans.Récemment, lorsque le temps d’agir est arrivé, la Western Canada Colonization Association a formé une filiale qui sera son exécutif; cette filiale, c’est la Canada Colonization Association, est divisée en deux branches, l’une ayant son siège ft Winnipeg sous la direction de M.Howard Evërett spécialiste dans la matière, qui a dirigé déjà le défrichement d’un million d’acres pour une compagnie privée, et l’autre ô Ottawa; celle-ci aura pour directeur M.George-C.Creclman, président du collège agricole de Guelph, dans l’Ontario, et autrefois agent général pour sa province, à Londres.» » • Dans son manifeste cette dernière société révèle à un endroit, d’une manière plus particulière, son origine.“Des milliers de propriétaires absents, dit-elle, qui possèdent des terres inoccupées le long des chemins de fer, sont fatigués de payer des taxes très lourdes et d’autres taxes surajoutées sur ces propriétés improductives, et disposeraient volontiers de leur bien à des prix et ft des termes qui faciliteraient grandement l’achat pat- les colons à venir”.Il y a longtemps que les progressistes déblatèrent contre ces propriétaires, qui demandent des prix trop élevés des terrains qu’ils détiennent, entravent ainsi, selon eux, la colonisation et le développement du lement grognon.A noter aussi, ces autres paroles de M.King : “Il n’y a rien de meilleur, dans toute lu vie, après la présence d’up excellent père et d’une excellente mère, que* leur bon souvenir, quand ils sont disparus”.Les discours de M.King, en tant que ohesf de gouvernement et homme politique, peuvent être appréciés de différentes façons, plus ou moins favorables.Mais quand il parle comme il vient de le faire à Kitchener, on ne peut que s’accorder avec lui.(Par 1 EO-PAUL DESROSIERS) Ottawa, 14.— Le ministère de l’immigration, en annonçant la politique du gouvernement, a spécifié que le gouvernement donne tout son appui à la Canada Colonization Association, qu’il travaillera en coopération avec elle, et lui accordera des subsides pour mener à bien son entreprise.Comme ii est probable qu’en pratique, cette association fera beaucoup plus d’immigration que le cabinet, il n’est pas sans intérêt de connaître ce qu’elle est et ce qu’elle se propose de faire.Ces notions sont d’autant plus faciles à obtenir que la société elle-même a publié un long programme, en 27 articles, en même temps que M.Stewart a fait la déclaration dont nous parliops hier.Tout d’abord il s’est formé dans l’Ouest, il y a déjà une couple d’années, une compagnie connue sous le nom de Western Canada Colonization Association.Le capital en est de $1,500,000, et ce montant de souscriptions a déjà été dépassé.Des capitalistes sont entrés dans l’entreprise qui ne doit, à ce qu’on dit, payer aucun dividende, aucun profit; les actionnaires se contenteraient de prêter de l’argent pour jesté Très Chrétienne.Mais, sans insister sur les vieux griefs, ni sur les nouveaux, voici oe qu’on peut affirmer en toute vérité: depuis que le Canada a cessé dfêtre à la France, les Français n’ont pas plus les Français n’ont d'obligations nationales, de devoirs patriotiques envers le Canada que les Canadiens n’en ont à l’égard de la France.Tout ce que nous pouvons attendre de la France, en toute justice et dans l’intérêt commun des deux peuples, c’est qu'elle nous confonde moins volontiers dans le grand tout anglo-saxon, britannique ou américain, c’est qu’elle prêté une attention moins distraite ou moins dédaigneuse à ce petit peuple issu de sa chair et de son sang, le seul, en dehors de l’Europe, à entretenir un foyer de pensee et d’action françaises.Mais dans l’ordre des faits politiques et dans tout ce qui commande le vrai patriotisme, c’est-a-dire l’accomplissement du devoir envers la terre natale, il serait injuste et absurde de demander à la France de compromettre sa situation européenne afin de nous venir en aide.Il est plus grotesque encore, et vraiment odieux, de suggérer au peuple-enfant, au vibrion de peuple que nous sommes, de se buter contre les obstacles formidables qui l’entourent, de courir au suicide, avant même d’avoir vécu, afin d’apporter à la puissante nation française un appui inefficace que rien ne nous commande.Dans les rapports internationaux, plus encore que dans la politique intérieure, la conscience, la raison, la justice distributive et le sens des réalités doivent gouverner le sentiment.Nous l’avons oublié en 1914.Tâchons de le rapprendre.* * A Se trouve-t-il, parmi les lecteurs du Devoir, de braves gens disposés à s’offusquer de ce raisonnement?En tout cas, aucun ne saurait nous reprocher, à cet égard, une déflexion de langage et de principes.Il y a plus de vingt ans, appelé à définir “le patriotisme canadien-français”, voici ce que j’en disais: “Le premier problème qui se jwise à notre esprit, c’est celui-"ci: devons-nous être plus Français que Canadiens, ou plus Canadiens que Français?En d’autres termes, devons-nous être “des Français au Canada ou des Canadiens d’origine française?"Je ne conçois pas qu'on puisse hésiter à répondre que nous "devons rester essentiellement Canadiens.“Loin de moi la pensée de vouloir étouffer chez mes comça-“triotes la voix du sang.Notre amour pour la France est légiti-“me et naturel; il peut et doit être réel, profond et durable ; “mais il doit rester platonique; et surtout, il ne doit jamais nous "faire oublier nos devoirs envers nous-mêmes, ceux que les cir-"constancès de notre histoire et de notre situation actuelle nous m imposent."Soyons Français comme les Américains sont Anglais.Con-“servons et développons chez nous les instincts, les traditions et Tintellectualité que notre origine nous a légués; et, à ce point “de vue, nous ne saurions trop faire pour maintenir et fortifier “les liens de parenté qui nous unissent à la France.’’ — La décadence des idées, des moeurs et du langage, en France, impose aujourd’hui d’importantes réserves à cet égard.— “Mais nous "devons concentrer notre allégeance politique et nos aspirations "nationales sur le sol du Canada.“Il importe à notre sécurité de convaincre les Anglo-Canadiens d’un fait d’ailleurs indéniable: c’est que ce n'est pas à "titre de Français mais à titre de Canadiens que nous ne voulons “pas nous rapprocher de l'Angleterre et assumer des obligations “nouvelles dans l’Empire.”1 Ce langage ne scandalisa personne.C’était, il est vrai, aux jours de la mésentente cordiale, aux jours de Fachoda et de l’affaire Dreyfus.Dix ans plus tard, le Devoir opposait le même raisonnement à l’insidieuse propagande des “deux mères patries”, dont Tunique et transparent objet était de nous lier, comme les Français (l’Europe, à l’entreprise amorcée par Edouard VII et négociée par Clemenceau pour débarrasser l’Angleterre de la concurrency maritime de l'Allemagne.Le scandale commença à naître (fans l'esprit de ceux qui s’étai gents feront de la propagande aux Etats-Unis pour les provinces de l’Ouest.Nos rouages d’immigration en Angleterre et dans les autres pays européens seront mis au point pour amener de meilleurs résultats.M.Duncan Marshall, autrefois ministre de l’agriculture dans le gouvernement liberal de l’Alberta, et aujourd’hui commissaire de l’agriculture pour le gouvernement fédéral, fera une tournée dans les Iles britanniques pour y expliquer les avantages de Timmigration au Canada.La compagnie a d’autres projets.Elle tiendra à la disposition des colons des listes de toutes les terres disponibles; assistera le gouvernement dans son travail de propagande, agira comme bureau des ventes, formera des organisations pour prendre soin du colon dès son arrivée jusqu’aux jours où il aura la prospérité; elle demande aux gouvernements provinciaux de lui fournir toute la littérature possible sur leurs terrains de colonisation et de l’aider à diriger des colons vers les fermes.Enfin elle recherche ce dernier but : “Coordonner les activités d’immigration du gouvernement impérial, du Dominion, des provinces, des chemins de fer, et des compagnies privées de colonisation”.Elle a déjà obtenu le concours de tous ces corps; le gouvernement britannique, par- (Suite à la 2ième page) Billet dm soir Film étaient laissé prendre au piège.Il fut soigneusement entretenu par les gazettes payées tant Te pouce carré pour stimuler chez les bons Canayens Tanaour de lu double servitude.Aujourd’hui que “nos deux mères patries” en sont revenues à leur vieil antagonisme, peut-on nous blâmer de reprendre les mêmes arguments de principe, et de fait, fortifiés d’une expérience durement acquise, et de les dresser contre les nouveaux périls qui s’annoncent?Nous n’avons pas fondé le Devoir pour flatter, pour endormir, pour aveugler, mais pour dire, â tout risque, les vérités difficiles à faire passer dans la vie courante de la nation.Nous ne prétendons nullement ii Ifrnfaillibilité ; mais nous croyons > Le patriotisme canadien-français, ce qu’il est, ce qu'il doit être.Discours prononcé au Monument national, le 27 avril 1902.pays.M.Crerar en tête, les progressistes n’ont jamais manque de demander l’imposition de taxes spéciales sur ceux qui détiennent ainsi dans l'improductivité plusieurs millions d’acres des meilleurs terrains canadiens.Ces menaces ont sans doute été le commencement de la sagesse pour les propriétaires; et il est tout à fait probable que ceux-ci ne sont pas etrangers à la société qui s’est formée.Us contribueront eux-mêmes à leur bien-être, puisque les colons achèteront leurs lots, les occuperont, et les paieront, ce sera leurs dividendes.Us rentreront dans leurs fonds.On croit même que la plupart sont prêts à mettre leur propriété à la disposition de la société.Celle-ci a encore trouvé de l’encouragement chez les gens qu’nffli-geait ce spectacle de belles prairies laissées en jachère le long des chemins de fer.Quelle que soit Torigine de la Western Canada Colonization Association il n’en reste pas moins qu’elle veut créer un courant puissant d’immigralion vers le Canada.Elle se propose, en effet, de dépenser la somme d’une quarantaine de millions dans la décade qui va suivre, sans compter les dons que pourront lui faire le gouvernement fédéral çt d’autres.Elle re limitera pas son activité aux seules provinces de l’Ouest, mais elle s’oeu-pera de toutes les provinces canadiennes.Elle veut faire coloniser dix millions d'acres de terre environ.• • * Pour en arriver là, voici ce qu’elle veut faire.Dans les principaux rentre* canadiens et américains clic paiera des commissions à des agents qui supporteront son initiative et feront leurs efforts pour la seconder.Des agents canadiens se disperseront dans tout notre pays pour montrer les plans aux aspirants colons et conclure les marchés définitifs.Dès cet automne, plusieurs cautaioes d’a- Les jeunes démocraties comme le Canada ne sont guère respectueuses de leur local.Ses élus sont les premiers à le ravaler dans l estime du public par des scènes qui manquent de grâce autant que de décorum.Ainsi, à la dernière session, pendant les heures qui ont immédiatement précédé la cloture, Vcnce.inte de la Chambre des communes a vu un tohu-bohu qui ne serait pas permis à des écoliers en vacances.Bataille avec des projectiles de papier, volumes lancés d’une main ferme et gamine, assaut de la tribune de la presse, corps à corps entre députés, dans Vallée qui sépare les partis, etc.Ce fut pendant plusieurs minutes un vrai charivari.Voilà que le cinéma s’introduit maintenant dans les nouveaux édifices.Le visiteur qui serait entré nour visiter le parlement pendant ces deux derniers jours aurait buté sur des tubes de caoutchouc, de longs câbles qui partaient d’un point central pour courir dans tous les corridors, comme d’interminables et minces serpents.Les fils électriques allaient partout d l’intérieur, allumer les puissants projecteurs qui créent en quelques minutes une lumière solaire artificielle aveuglante et forte.Les projecteurs eux-mêmes, montés sur de longues pattes noires, étaient braqués dans toutes les directions.La salle du comité des chemins de fer, particulièrement, en était encombrée; car on dott poser là une des plus longues scènes.Les amateurs qui auront le plaisir d'aller voir ce film bientôt pourront admirer les décors réels fournis par l’immeuble national.Comme des sénateurs sont indispensables à la pièce, on rapporte que la société qui fabrique ce film aurait réussi à enrôler parmi sa troupe des sénateurs canadiens, des vrais, en chair et en os, qui demeurent dans les alentours de la capitale.Des aspirants sénateurs sont aussi invités à se présenter d'eux-mêmes afin de décorer de leur présence la pellicule, qui ne manquera pas ainsi de couleur locale.Ils devront montrer, cependant, crâne dénudé ou barbiche florissante, sous peine de refus.ZOILE.Bloc-notes Ce que dit M.King Pendant le discours qu'il vient de faire dans sa ville natale, M.King, notre premier ministre, a dit entre autre choses : “Ce ne sont pas les jeunes filles qui boivent des cocktails, fument la cigarette, passent leurs soirées dans les cinémas ou les salles de danse, pas plus que les femmes qui jouent au bridge tous les après-midi, qui feront des mères dont les fiU béniront la mémoire, à cause des principes et de la formation qu’ils en auront reçus pour entrer dans leur carrière, quelle qu’elle soit".Ces demoiselles et ces dames dont M.King parle si sensément ne trouveront guère d’autre réponse à lui lancer que de dire qu’étant célibataire, 11 ne connaît rien à Iput cela at eat naturel- Leur oeuvre ?Un ancien rédacteur en chef du Figaro, de Paris, M.Louis Latzarus, écrit dans la Revue Hebdomadaire : “Contraints de suivre le sentiment général, incapables, sans risquer leur fortune et compromettre leur succès, de guider vers une action des lecteurs qui ne sont que des clients, les colosses de la grande presse sont impuissants jusqu’au comique.Qu’on cherche, leur ocua vre : on ne trouvera' rien".M.Latzarus a raison, pour ce qui a trait à l’influence des mastodontes dans le domaine de l’action réelle.Ils ne font rien, là, ne remuent aucun de leurs lecteurs; où ils réussissent, c’est dans celui de l'abrutissement de la masse.Là, leur action est malheureusement indéniable.Un centenaire Il y a eu, hier, cent ans exactement que le savant français Jean François Ghampollion, instruit lien dant la Révolution par un prêtre que ses parents avaient accueilli et caché, pour le protéger contre la uillotine, déchiffra le premier les hiéroglyphes d’Egypte.Il devait ainsi révéler au monde les secrets de toute une civilisation disparue et dont l’histoire était parallèle à celle d’Israël, s’y mêlant parfois in timement.Le 14 septembre 1822, Champollion réussit, après que des centaines de chercheurs de toutes les races y eussent échoué, à comprendre ce que représentaient les caractères mystérieux inscrits sur les colonnes, les monuments et les temples de l’ancienne Egypte, et commença de traduire ces inscrip lions.Trois jours après, il exposait sa méthode dans un ’mémoire resté fameux.Plus tard, il alla lui-même eh Egypte et lut, comme s’il feuille tait un livre contemporain, une multitude d’inscriptions séculaires du temps des Pharaons et des Pto lémées.Mort en 1832, à 42 ans, il avait ouvert au monde les archives d’urre période historique considéra ble, fermées jusque là.Dans une lettre de 1827 adressée à Monsignor Testa, sur les concordances des inscriptions égyptiennes avec la ( Bible, Champollion dit que les hié-, roglyphes déchiffrés par lui ne contredisaient en rien l’ancien Testament, qu’ils le confirmaient même sur tous les points et que les noms des anciens rois égyptiens inscrits sur les monuments d’Egypte s’accordent absolument avec ceux qu’énumère la Bible, et sont dans le même ordre chronologique.“Ma découverte”, dit-il en substance, “apporte une confirmation irréfutable à l’ancien Testament." Abonnez-vous Nous relevons, dons le Farmers’ j Sun, de Toronto, organe des fermiers-unis de l’Ontario, cette bou-| tade au sujet des gens qui ne s’abonnent pas à tel nu tel quotidien,! mais préfèrent l’emprunter de leur voisin, pour le lire: “Si votre voi-| sin est un de ces hommes qui nej veut nas s’abonner à un journal, c’est a vous de lui faire voir quelle | bévue il commet.Vous pourriez, par exemple, lui montrer les con-l séquences terribles qui peuvent résulter de sa négligence à s’abonner.en lui racontant l’histoire de ce fermier de PEst qui essaya d’em-runter son journal de son voisin, on garçonnet, en se hâtant pour aller le lui chercher à quelque distance mit le pied dans un guêpier et, en moins de dix minutes, ressemblait à une pelote à épingles.| Ses hurlements attirèrent le père, j qui courut à son secours, ne vit pas une clôture de fil de fer barbelé, s'y jeta, la brisa, s’écorcha par fbut le corps et déchira une paire de pantalons de $5.La vache vit la clôture à bas et passa dans le champ de blé.En entendant tout | ce vacarme, la mère du petit gs courut, et, dans son affolement, renversa un bidon de belle crème épaisse,—quatre gallons,— sur un panier de petits chats, qu’elle noya.Avant perdu la tête, elle perdit ans si son jeu de fausses dents de $30 Le bébé, laissé seul, barbota dans la crème, se traîna sur un tapis do «20 et le mit hors de service.Car, ontretemns.la fille ai née de la mal son, profitant du chahut, s’était enfuie avec le garçon de ferme; le chien partit après, dérangea une dour- i ne de poules qui étaient à cou .les veaux prirent panique et mangèrent quatre chemise#.Rien de cela ne serait arrivé si ce brave homme avait déboursé quelques piastres pour s’abonner ail journal .qu’il voulait tant lire”.Un pessi-i miste pourrait bien dire que voila j un exemple des méfaits dont est | coupable le Journal.G* P» Notre nouveau feuilleton "L'ORGUEIL DF.BERANGERE" Le Devoir achèvera demain ta publication de son feuilleton actuel: L’indestructible chai ne,.Il commencera dès hindi la pu blicution d’un nouveau feuilleton, du pins vif intérêt: "L’ORGUEIL DE BEHANtiERE" de Mme d’Arvor.La prochaine session provinciale Du côté d’Ottawa — La situation européenne — Notre abonnement spécial de deux mois.L'annonce de la prochaine session de Québec remet au premier plan la politique provinciale.Tout le monde semble penser que cette session sera la dernière du parlement actuel et précédera sous chacun.Cela vous coûterait plus de ''n?».Le Devoir coûte, lui, «O sous par mois, $0 par année.CARTES PROFESSIONNELLES et CARTES D'AFFAIRES ASSURANCE MEDECIN Normandin & DesRosiers Courtiers en Assurances 232 RUE ST-JACQUES TM.Mata m* -.il.Haatréal Dr J.M.E.PREVOST Des hOpiSacx de Parls-Lendrss-New-York Clinique privée pour le traitement des maladie» intimes de l’homme et de lo femme: voles urinaire*, reins, veial* et maladies vénériennes.460, rue Saint-Denis, Montréal Tél.: Est 7580 AVOCATS Archambault & Marcotte AVOCATS.N r*« St-Jaeea««.T*l.Main ZT«1.Jeacpb Archambault.C.B.M.P., Emile Marcotte.1X.B.i.Bdm.ÛaBnon, LL.B.TEL.EST 854* » i 5 heures.Dr ARTHUR BEAUCHAMP CHIRURGIEN - DENTISTE Nouveau bureau 629.RUE ST-DENIS MONTREAL ALDERIC BIAIN, B.A., LU.AVOCAT Baraaa da Jour: 50, me Notre-Deme ooeat.Immeuble Duluth, chambre 21.TOI.: Main 5228 Avleeur légral de l’Aeeoelatîen de* Homme* d’Affalree du Nord-Moirtréel.DENTISTE :T-LOUI6 1301 DENTISTE L’ARCHEVEQUE 468, PARC LAFONTAINE Pyorrhée et gencives saignantes guéries par traitements électrique*.CARTIEMARTIER AVOCATS iaeques, Cartier, LX.L.Je«n-Vlctor Cartier L.L.L.— Etude: it, Place d’Arme» Immeuble Wlhon, chambre 4M.Tél.Main 5528 OPTICIEN Examen de la vee Tél.: Bat 961 Lunettes et lorgnon* ALPHONSE L.PHANEUF ' OPTICIEN-OPTOMETR1STB ÎS5, rae Saint-Denis Près de la rua Ontario MONTREAL Arthur LALONDE AVOCAT, PROCUREUR.ETC.Studasa Fereet, Lalonda at Coffin, ddlftce du Créait Foncier, Montréal.Résidence, téléphone: Bat 2281.SAIXUSTE LA VERY MAURICE DEMERS 2041 Hutchison 1150 St-Hubert Rockland 3178 St-Loul» 67* LAYERY & DEMERS AVOCATS ST PROCUREURS 19, St-Jacqoes MONTREAL MUSICIEN J.-N.CHARBONNEAU Cour* et leçons particulières de piano.(TiiarmonJe et de pose de voix.Preparation aux examen* de mualqu* et au concert.«14, STE-CATHER1NE EST Edifice J.D.Langelltr.-er Tel.: Est 3428 ou Victoria 10.Vlcter Raser Arm.Clentlar PAGER&CLOUTIER AVOCATS.ismble Paire- *»• 81-euaet, Craif TéL Mala «IBS.PROFESSEURS Médecin».COURS Préparations aux axamena.dirigés pat René SAVOIE, I.C.etI,E.Bachelier ès-arts et és-sclanets appliquées, ex-professeur au collige Sainte-Marie et au eellèga Loyola.Préparation au bacealaa-éat, à ITm-matricalation, ENTREE; Mardi le 5 septembre Résultats de l’année: des candidats pré-»e: tés 75% REÇUS.238.RUE SAINT-DENIS.Tél.Est «M En face de l’église Saint-Jacques.ST-6ERMAIN, 6ÜERIN k RAYMOND AVOCATS Tél.Mais RM M rsa St-Jarque* P.St-Germain, LLX., L.Gserla, LL.L.B.Panct-Rarmand, L.L.L.Aaatele Vaster Guy Vanter VARIER & VANIER AVOCATS TéU Mate aBf: n, rsa Saint-Jacques' Leblond de Brumath 259-EST, RUE ONTARIO.Bsrheller de l'Université de France et dn Université Lsvr.l.officier d’Aesdémie.au* leur de pluslcurj ouvrage*.Le plu* sncler, cours rie préparation aux examens établi i, Montréal.Qui veut devenir rapidement médecin * avocit ?dentiste 7 pharmacien 7 NOTAIRE CHS.ARCHAMBAULT Notaire TU, AVENUE MONT-ROYAL-EST Tél.St-Uouls 2143 HORACE H.LIPPÉ NOTAIRE 180 ST-JACQUES Main 322?Ecole Préparatoire COURS CLASSIQUE: BREVETS — EXAMENS ‘Mgff', Cours strictement privé» M Cours spéciaux d’anglil».Æ INSTITUT LaROCHE, Enrg.EDMOND LA ROCHE, Directeur.Bachelier de l’Université Laval 195, RUE STE-CATHERINE EST Tel.Est 74*8.ESTAMPES EN CAOUTCHOUC Estampes en Caoutchouc ¦N TOUS GENRBC.A.Derome & Cie COMPTABLES PRETS SUR HYPOTHEQUES P.A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE .^ (Chartered Accountant) Chambre 315 Edifice Montreal l'rust » 11, Place d’Àrmea Tél.: Main 4912 A.JET TE A CIE, S3, St-Jacquei, chamb e 10, Courtière en immeuble», experts en pro-prlétéa, (établis I8R5), Prêts sur première el deuxième hypothèque; 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C’est surtout le crépuscule qui se hâte et la noirceur qui vous surprend.* * * Pour souper, vous allumerez la lampe.Mais la table que la lampe éclaire n’est pas triste, le feu qui vous resserre autour du foyer n’a rien, dites, qui vous chagrine?Songez à la douceur de vivre en la maison close et chaude, de médi ter, de lire, loin de Véparpillement trop ardent de l’été.Michelle Le NORMAND.tonna antalna Poulet à l’estragon.— Le poulet à l’estragon est un mets classiques; comme U est d’une grande finesse, et l’un des meilleurs de la cuisine française, vous aimerez à le bien réussir.Plumez, videz, flambez un beau poulet bien blanc.Hachez finement quelques feuilles d’estra- fton frais et introduisez-le dans 'intérieur de tla volaille qui s’en parfumera.Recousez, bridez et recouvrez le poulet d’une large et fine barde de lard.Mettez-le dans un court bouillon en pleine ébullition, et donnez une heure de cuisson.Le court-bouillon est fait d’eau, de sel, de poivre, d’un bouquet garni; d’une grosse carotte et d’un oignon moyen coupé en rondelles et de deux branchettes d’estragon.Préparez une excellente sauce avec trois ou quatre cuillerées du court-bouillon où a cuit le poulet et que vous liez avec un peu de fécule délayée à part avec un peu d’eau.Tournez en versant la fécule dans la sauce et colorez avec une goutte de colorant ou avec un peu de très bon jus.La sauce doit être blonde.Mettez le poulet sur la sauce, découpé ou non.Il doit être demeuré très blanc.Vous pourrez vous procurer de l’estragon dans n’importe quelle épicerie de choix.Bifteck;, à la Ganttement.— On hache cornichons, un oignon, écha- lotes, ail, anchois, bien fin.Quand les biftecks seront assez cuits, on les ôtera du feu.Ajoutez un peu de farine à l’assaisonnement haché, mettez-y de beurre de la cuisson, sautez le tout.Mettez-y ensuite du jus de viande (beaucoup).Assaisonnez avec poivre rouge et un petit verre de madère.On dresse les biftecks sur le plat et on verse la sauce piquante dessus.Rissoles au riz.— Faites cuire une quantité de riz à l’eau.Quand celle-ci sera réduite, laissez refroidir, puis mélangez au riz quelques oignons et persil haché très fin.Assaisonnez et faites des boulettes saupoudrées de farine- passez-les à la friture, comme vous feriez pour des rissoles aux pommes de terre.OU Vos Vêtements d’Automne En faisant nettoyer teindre vos vêtements d’au tomne de l’an dernier, vous pouvez vous préparer à très peu de frais pour la saison qui s’en vient.Téléphonez tout de suite et faites venir notre livreur.TOILET LAUNDRIES Limited Uptown 7640 "Le mieux c’est d’essayer” Conseils pratiques Blanchissage des couvertures de laine.— Il est assez difficile de blanchir des couvertures de laine; cependant on y arrive en employant de l’eau de savon chaude à laquelle on ajoute des cristaux de soude.On les brosse bien dans toutes leurs parties, on les rince, on les tord et on les met sécher sur des cordes.Avant qu’elles ne soient sèches complètement, on les secoue, on les bat avec une ba guette, on les brosse ensuite avec une brosse de chiendent bien p.u-pre afin de coucher et d’allonger le noil qu’on trouve comme collé et frisé par Tçffet du lavage.Pour avoir les mains souples et douces.— La glycérine est, de tous les spécifiques de la peau, le meilleur pour conserver les mains souples et douces, malheureuse ment elle a un petit défaut; lorsqu’on en fait un usage journalier elle jaunit un peu la peau.Voici un moyen de remédier à cet inconvénient et de fabriquer a peu de frais une excellente pâte pour les mains.Délayez à l’aide d’une spalule de bois 75 grammes de glycérine pure avec 50 grammes de savon mou, ajoutez 500 grammes d’huile d’amandes douces, et 5 gouttes d’essence de vgnille.Une onction, le soir avant le coucher, sur les mains en frictionnant bien fait merveille.Pour rendre Te pftrole inodore.— On lit dans un pournal allemand la formule suivante: à 4 litres et demi de nétrole ajouter 100 grammes de chlorure de chaux, un peu l’acide chlorhydrique et agiter fortement.Transvaser dans un autre récipient contenant de la chaux vive, et agiter de nouveau; puis laisser reposer.Le pétrole décanté, n’a plus, paraît-il, aucune odeur.Objets en étain.— Pour leur donner l’éclat de l’araent, les frot-ler vigoureusement avec un chiffon de laine sur lequel on a versé quelques gouttes de pétrole.CHRONIQUE RELIGIEUSE El EPUISEE Rétablie en prenant le Composé Végétal de Lydia E> Pinkh&m Cobourg, Ontario.—“Met rerfi m’ont fait souffrir pendant plusieurs années et, pendant longtemps, mon système général semblait épuisé.Incapable de faire mon travail la moitié du temps, étant souffrante tou* les mois.Des amies me conseillèrent d’essayer le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, qui m’a fait beaucoup de bien et je le recommande fortement.Depuis, je fais tout mon travail domestique, et je connais des amies qui en ont bénéficié.Vous pouvez utiliser ce* faits comme témoignage." — Mme Ellen Flatters, Casier 761, Cobourg, Ontario.Toute femme dans cet état devrait prendre le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham, car il fera pour vous ce qu’il a fait pour d’autres femmes.Voilà près de 50 ans que ce bon vieux remède aux racines «t herbages, ne contenant ni narcotiques, ni drogues malfaisantes, est employé comme remède type pour lee maladies féminines, et a rétabli des milliers de femmes qui souffraient de déplacements, Irrégularité», enfîanimation, etc.La brochure privée de Lydia E.Pinkham sur les "Maladies Particulières aux Femmes” vou# sera envoyée, gratis, Dur demande.Ecrivez à "The Lydia E.Pinkham Medicine Co., Lynn, Mass.” LES GYMNASTES BELGES REÇUS PAR LE PAPE Nous lisons dans La Croix de Paris du 29 août: Le Saint-Père a reçu un groupe de gymnastes belges, venant de Breno, en Tchéco-Slovaquie, où ils avaient pris part au concours européen des gymnastes catholiques.Le groupe se composait de 132 jeunes gens appartenant à la Socié-catholique de gymnastique Gan-da, une des plus florissantes institutions sportives de Belgique.Recommandés par Mgr l’évêque de Gand et par le comte de Carpegna, président de la Fédération italien-, ne des Associations catholiques de sport, les gymnastes ont été accueillis avec une bonté toute paternelle par le Souverain Pontife.Leur président a lu un bref discours d’hommage au Saint-Père.{{appelant que la Société a pris part déjà deux fois, en 1908 et en 1913.aux concours de gymnastique qui ont eu lieu au Vatican en présence du pape, il a dit la joie des associés de se retrouver de nouveau aux pieds du Vicaire de Jésus-Christ et a terminé en implorant sur le groupe la bénédiction apostolique.Le Saint-Père a répondu en exprimant sa satisfaction d’accueillir et de bénir lès gymnastes belges, disant qu’il étendait cette bénédiction à la Société de gymnastique tout entière et à la grande et noble Belgique.“Vous êtes — a-t-il ajouté— des ggmnastes catholiques.Ce sont là deux noms qui correspondent à tout un programme, et c'est pourquoi Nous ne vous faisons pas d'autre recommandation que d’être en réalité ce que vous dites : Esta quod diceris.Cette devise suffit, car elle correspond à la sage maxime: Mens sana in corpore sano.Vous êtes des gymnastes: cela veut dire des corps sains et robustes, des forces intègres et patientes.Vous êtes des catholiques, et cela signifie des âmes saines dans le sens le plus noble du mot, des âmes qui connaissent Notrc-Seigneur Jésus-Christ et sa loi, et qui le montrent par leur vie.Vous êtes donc vraiment ce que dit votre nom, et c’est ainsi que vous le ferez servir à la noble cause chrétienne, parce que, pour un chrétien, tout doit servir à la gloire de Dieu.Votre action sera une oeuvre d’apostolat, et votre Société de gymnastique vous fournira l’occasion magnifique d’exercer l’influence du bon exemple.Pour fia Mmp À d’Àr- cc faire, vous n’avez rien à ajouter S^ntCS GC IVime /A, Q JUT siez dire à quiconque est à quelque instant que ce soit: Notre vie est la confirmation de notre titre de catholiques, et pour comprendre comment l’on peut être à la fois bons gymnastes et bons catholiques, vous n’avez qu’à nous regarder.‘‘Voilà ce que je souhaite, a conclu le Pape, que vous fassiez dire de vous toujours, parce que de cette manière vous rendrez vraiment grâces à Dieu qui, vous ayant accordé d’être de bons gymnastes et de bobs catholiques, vous a fait les meilleurs dons que l’on puisse désirer, dans l’ordre physique et dans l’ordre moral, dans l’ordre naturel et dans l’ordre surnaturel.Que la fleur de votre force physique soit donc toujours sauvegardée par la pureté et la sainteté de la vie catholique.” , , Le Saint-Père, qui a prononcé son discours en français, a fait ensuite le tour de la salle en donnant sa main à baiser.Après qu’il eur eut donné la .bénédiction apostolique, les gymnastes l’ont longuement ] acclamé.^ Nouveau don Londres, 15, (S.P.A.) — Lord I Besborough, vient dajouter un nouveau don à l'institut St-Duns-tan, pour les soldats et les marins aveugles, par le moyen d’une assurance sur la vie de $50,000, en fa-1 veur de l’institution.L’orpeil de Bérenpre Le “Devoir” commen cera tout prochainement la publication de ce nouveau feuilleton, l'une des revues les plus intéres- à votre titre, rien à manifester en dehors de ce que signifie votre appellation de gymnastes catholiques.Vous ne devez rien faire par ostentation, mais vous ne devez pas non plus vous cacher.L’honnêteté, la simplicité, la rectitude de votre vie, doit être telle, que vous puis- vor.COLLEGIENS Achetez vos uniformes chez Goodwin ,, Et vous aurez un uniforme en bonne serge ou eheviote tout laine, d’une coupe élégante et d’un fini soigné et, ce qui ne gâte rien, à un prix raisonnable.Nous avons tous les uniformes des collèges catholiques.¦ COLLEGE DE MONTREAL — serge ou eheviote marine tout laine.14.95 Avec deux culottes.17.50 Avec un pantalon.19.50 COLLEGE STE-MARIE—serge ou eheviote noire tout laine.Avec une culotte bouffante.14.95 yjj En serge ou eheviote marine tout laine, avec deux culottes bouffantes.17.50 Avec une culotte bouffante et une autre genre gqlf 16.50 MONT ST-LOUIS — serge ou eheviote marine tout laine, doublure tout laine, avec ceinture.Une culotte bouffante et une genre golf.17.50 COLLEGE ST-LAURENT — eheviote ou serge marine tout laine avec ceinture.Culotte bouffante et culotte golf .17.50 COLLEGE LAVAL — serge ou eheviote tout laine marine.Une culotte bouffante et une culotte golf.17.50 COLLEGE L’ASSOMPTION — serge ou eheviote marine tout laine, doublure tout laine, modèle avec ceinture.Une culotte bouffante et une genre golf.17.50 COLLEGE ST-JEAN D’IBERVILLE—serge ou eheviote marine tout laine.Culotte bouffante et culotte golf.17.50 Paletots de Gabardine tout laine Jolie teinte fauve, manches ordinaires ou Raglan, au quart doublés.Grandeurs 8 h 18 ans.19.50 Culottes golf désassorties .2.25 h 5.00 Culottes golf en velours côtelé.• • • 2.95 £ 3.95 Culottes bouffantes désassorties.1.95 à 5.00 Culottes de gymnastique.1.25 Paletots demi-saison .16.50 et 19.50 Imperméables de tissu croisé.Au rez-de-chaussée chez Goodwin.L’interview de Kipling New-York, 15, (S.P.A.) — L’écrivain anglais Rudyard Kipling voyage en cc moment aux Etats-Unis.Une interview de lui est parue dans le Neiv-York World.Kipling aurait dit que les Etats-Unis sont entrés tardivement dans la guerre et ont forcé les alliés à conclure une paix prématurée.Il aurait dit aussi: “Les Etats-Unis ont ramassé l’or du monde, mais nous nous avons sauvé nos âmes.” 'Le visiteur nie s’être exprimé comme le rapporte l’interview.Celle-ci est signée par une femme journaliste, Mme Clare Sheridan.Le World ne veut point accepter le démenti de M.Kipling.plusieurs autres journaqx new-yorkais prennent la défense de M.Kipling et prétendent que ces paroles ont été mal interprétées par une indiscrète.Signature d’un contrat Ottawa, 15 (S.P.C.) - Le major F.-I).Burpee, gérant du tramway, et M.F.-W.McRae, président du syndicat des employés, ont signé hier un contrat de travail, basé sur la décision rendue il y a trois mois par un tribunal d’arbitrage dont M.Alexander Smith, c.r., de cette ville, était le président.Il n’était pas question de salaires, mais d un contrat collectif.La compagnie consent par le contrat intervenu à traiter avec les représentants des employés du syndicat no 279.Elle se réserve le droit de traiter directement avec les employés non syndiqués.FEUILLETON DU DEVOIR “L’Indestructible Chaine” % (sutte) Laurent est trop faible pour se contenir; lui aussi éclate.La présence de sa belle-soeur n’y peut rien.Il étreint impétueusement la chère petite qu’il a été si près de perdre par sa fipite; il baise coup sur coup le front qu’il a blessé; mais il n’est pus moins prodigue de caresses envers le fils qui a subi, de sa part, tant de vexations et de rebuts; ce pauvre Michel qui avait le tort de voir trop clair et d’être, comme Denise, un reproche vivant.Le père, par-dessus les deux jeunes têtes, regarde al mère transfigurée.,.Insensé, à qui n’avait pas suffi le plus pur bonheur humain, et qui l’avait stupidement gâché et qui le voil renaître par nurecie, en floraison si généreuse! Ah! comme il apprécie, maintenant, un tel trésor! Gomme it le défendra jalousement contre les puissances ennemies du foyer! Une fois de plus, il réitère en " lui-même un serment qu’il a fait à sa femme; In Ligue antialcoolique n’aura pas de membre plus intransigeant que lui.Sa claustration, en supprimant radicalement, pendant de longs mois, les occasions dangereuses, lui rendit un service inappréciable.Quant à son mari, il était devenu tellement invisible et lointain, qu’il semblait n’êtrc plus de ce monde.On ne jasait plus à propos de l’ac-cident survenu dans le parc; on oubliait peu à peu des faits qui, d’ailleurs, n’avaient pas été assez fréquents ni assez notoires pour déconsidérer l’homme irréparablement.Et surtout, Laurent bénéficiait des sentiments qu’inspirait sa femme.Ah! celle-là, plus on la voyait et plus on la respectait; plus on la Vint le jour où le médecin permit connaissait et plus on l’admirait, tie descendre; la semaine suivante, Les dernières masures au château, Fontano se risqua au dehors; la il n’était personne qui ne chantât toux le reprit, accompagnée de fié- st's louanges.Un prestige l’environ-vre.11 dut se remttre au lit, et le re-: nait, la plaçant si haut que le moin-tour à la vie active fut ajourné in-1 dre souffle, atteignant Mme Fonta-(iéfiniineiit par une bronchite qui ne, eût paru sacrilège, dura toute l’hiver, i Elle jouissait déjà d’une vérita- Avuit-il détruit sa santé pour jn- blc influence; on lui confiait des Par MARIE LE MI ÈRE mais?Il traversa de nouvelles crises de découragement, car il prisait à sa valeur la situation qu’il avait, naguère, aveuglément compromise.Qui lui infusa la confiance, à flots?Qid fit briller l’avenir à cserets de famille, on recourait à elle pour des missions délicates.Les pauvres l’aimaient et la vénéraient à l’égal de la comtesse d’Or-landc: si elle donnait moins «l’argent, elle donnait tant de son âme, ses yeux, au point de dissiper les que son passage illuminait d’un re ombres du présent?Elle, toujours flot d’idéal les plus misérables tau elle.| dis, .Et l’hiver s’écoula, et le ciel pu- ll y avait en Denise des ressour-! ces inépuisables; elle sc mit à l’oeuvre plus hardiment que jamais.Sans négliger son intérieur, elle sillonnait maintenant, à bicyclette, les routes du pays.Elle avait déjà pris contact avec tous les fermiers d’Orlande.En chapeau ciré, la sacoche an bras, cite ftt elle-même In) recette de Noël.Le vieux Bréehel i en pleurait rie confusion; le cludc-lain protestait de toutes ses forces.Mais il n’était pas facile de lutter contre les décisions de Mine Fonta-nc; on prétendait, à Saint-Léger, qu’elle était "no««.én régisseur”.rifié sourit à la mer apaisée; et les violettes fleurirent au seuil de la maison du régisseur.Un jour d’avril, Denise, rentrant d’une course, longeait, à bicyclette, le mur du parc; un homme, qui stationnait un peu en deçà d’une grille.salua la passante; elle mit pied à terre, et ils échangèrent une cordiale poignée de mains.— G’ost mal de nous avoir prévenus que vingt-quntre heures à l’avance.ilil Mme Fontano à son cousin Etienne, arrivé le matin même chez M.d’Orlande.Nou» vous ver- rons dès aujourd’hui je l’espère, — Vous n’en doutez pas.— Où est Marie! — Au château.— Il faut nous l’amener bien vite et nous la laisser: autrement vous seriez impardonnable Quant à vous, mon cousin, nous vous récla-i mous instamment pour quelques jours de par les droits de la parenté.M.d’Orlande est trop charitable I pour vous accaparer à son profit | exclusif.—Vous êtes très bonne et i’accrp-te avec joie.Comment va done M.Fontane, depuis les dernières nou-| veil es?— De mieux en mieux.Et voici ! le soleil, le grand agent de renais-, sance.; Le soleil: était-ce lui seulement qui donnait celte ardeur nu visage de Mme Fontane?Jamais Etienne ne l’avait vue si épanouie, si nllè- •e.Une femme heureuse: il en] était bien sûr maintenant et certai-j nés arrières-pensées confuses qu’il i j avait cinporlees de sa dernière visl-I te, sans savoir pourquoi, s’enfuyaient à tire-d’aile.MT « * ; Etienne Fougères vécut, chez les Fontane, des jours bienfaisants, I] se sentait vraiment en famille; I son protégé lui inspirait un renouveau d’intérêt.Certes, l’écrivain i était loin de soupçonner la traits-i formation accomplie en Laurent Fontane; il ignorerait toujours ce ! qui s’était passé dans in maison,1 nu cours de l’automne.Mais les données qu'il possédait lui permettaient déjà de se livrer aux observations les plus consolantes sur les merveilles que peut opérer un coeur d’épouse indomptablemcnt fidèle et dévoué.Il jouissait de voir les enfant* de Denise traiter en soeur une Marie à la maison,' dont les jambes étaient aussi agiles qu’autrefois, et dont la langue s’était prodigieusement dégourdie; une vive, curieuse et originale Marie qui non seulement savait lire.mais qui aimait passionnément les livres; ce qui ne l’empêchait pas de bâtir des châteaux de sables mirobolants et d’attraper, mieux que personne, les papillons bleus des dunes.Fontane sc traînait encore; mais il pouvait sortir impunément, respirer les parfums printaniers au coeur des journées radieuses.Un soir, vers quatre heures, il était assis dans son jardin, contre un mur où des pêchers fleuris étalaient leurs éventails roses.Blanch'd Marie fourrageaient parmi des anémones; un concert de roucoulements et de pépiements se mêlait à leurs rires.Quant à Michel, il contait à sou père des choses fort Intéressantes, a en juger par la physionomie de celui qui les écoutait.Denise, une corbeille à la main, sortail de la basse-cour, où elle venait de ietir du g‘aln n"x pigeons.) Elle aperçut du même coup d’oeil i les fillettes nu milieu des fleurs, le fils serré contre son père, et, du côté de la maison, Etienne qui, tenant un journal sans le lire, s’êlait immobilisé derrière une file de poiriers blancs comme neige pour admirer le tableau familial.Il se retira en entendant venir! Mme Fontane, qui descendait vers | le groupe.— Eh bien! mon cousin "dit-; elle”, je vous surprends en flagrant délit.De contemplation, achcvn-t-il, G/est vrai, je voudrais être peintre.— Et ce spectacle ne voua inspire nos drai!tre dé*ir?Tl tressaillit, car il comprenait: l’accent tout à coup changé, ne pouvait lui laisser le moindre dou-1 te.Us firent quelques pas de long en large, au croisement des allées: j Denise inclinait pensivement la tête, dans la lumière d’or qui traversait la neige des floraisons.— Je sais, poursuivit-elle, que je puis vous parler simplement et en toute confiance.Qu’attendez-vous maintenant pour recommencez la vie?Elle sentait bien qu’il n’en était plus à se révolter contre ce langage; que le temps, le retour à Dieu avaient accompli en lui un travail | pacificateur.Mais il répondit en se-j couant la tète: — Je n’attends rien; il est trop1 tard,.Je suis trop vieux.— Si c’est là votre seul motif.Elle s’arrêta; il se recueillait, avant de prononcer des mots pro-1 fonds, comme en échangent les J âmes profondes — .l’ai évolué, |e l'avoue.J’ai scruté cetlc parole divine: “Il n’est nas bon que l'homme soit seul.” Mais je ne trouverais jamais sur ma route, et je n’oserai demander à personne un dévouement comme celui qui serait nécessaire à la re-constilulion de mon foyer.— Pourquoi, si vous êtes capable de répondre à ce dévouement par le vôtre?— Je le répète: je n’ai plus un coeur juvénile.“On” aurait trop à relever et à réparer.— Toutes les ruines se relèvent, et tous les maux se réparent.Qu’elle était frappante en s'exnrl-mant ainsi! Qui dira cp qui émanait en re moment, de son noble front redressé?Feueères rmpHt néanmoins, avec un brisement '’ms la voix: — Et mon enfant?Sentez-vous tout ce que le réclamerai* oour elfe.quel infini de tendresse, de délicatesse.Non, c’est impossible; la mère qu’il lui faudrait n’existe pas.— Alors vous ne voyez personne dont les sentiments pour votre fille vous offrent des garanties?Il secoua la tête, —.Les enfants ont un flair particulier en matière d’affection.Les prédilections de Marie ne vous ont donc jamais donner à penser?La pluie de rayons aveuglait Etienne; i! se détourna, porta la main à scs paupières: et comme Mme Fontane répétait, plus bas: — Vous ne voyez personne?11 balbutia: — De qui donc parlez-vous?—Esl-il besoin de vous la nommer! Il avait changé do couleur, soua un choc Indéfinissable.— J’ai peur de comprendre, murmura-t-il.Votre soeur?Oh! ne me dites pas cela.— Pourquoi?— Comment voulez-vous qu’avec mon Age, mes cheveux de vieillard, mon douloureux passé.et ma pauvre petite?.Non, non, Christiane est jeune, elle est rayonnante.Elle n’est pas faite pour cette destinée.— Vous n’êtes pas un vieillard ; et si le dévouement que vous venez de dépeindre représentait pour clic le comble du bonheur?— Elle serait assez généreuse.La parole manquait à Etienne; 11 ferma les yeux.Une bouffée de la brise caressante passa dan» les eh»-veux gris qui floconnaient sur sa nuque.Il ne pouvait analyer ni mesurer sa surprise; il ne savait plua où il était. 4 LE DEVOIR, MONTRE Ai., VENDREDI 15 SEPTEMBRE 1922 V -Vlii.—% u «.4.«j COMMERCE ET FINANCE Dividendes déclarés Holl-Renfrew.Dividende de 1 3-4 pour cent sur le stock de préférence, payable le premier octoble aux inscrits du 23 septembre.Bell Telephone.— Dividende de 2 pour cent, payable le 14 octobre aux actionnaires ipscrits le 23 septembre» Asbestos Corporation.— Dividende de 1 3-4 pour cent sur le stock de préférence et de 1 1-2 pour cent sur le stock commun, pour le trimestre se terminant le 2(1 septembre, payable le 15 octobre aux actionnaires inscrits *“ premier septembre.Porto-Rico Railways Company, Limited.— Dividende trimestriel de î 3-4 pour cent sur le stock de préférence, payable le 2 octobre aux actionnaires inscrits le 15 septembre, Duluth Superior Traction Company.— Dividende de 1 pour cent sur le stock de préférence pour chacun des trimestres terminés le 30 juin 1921 et le 30 septembre 1921.payable le 2 octobre aux actionnaires inscrits le 15 septembre 1922.____________________ Les compensations Pour la semaine terminée hier, comparativement à la semaine correspondante l’an dernier, les compensations de banques dans les différentes villes canadiennes se sont établies comme suit: Montréal $88,523,839 $98.543,007 Toronto 36.927,119 90,420,509 Winnipeg 42,807,061 53.211,506 53,869,254 15.172.503 6.210,951 6,603,718 5,831,084 5,414,987 5.560,629 5,727.828 2,770,665 3.361,737 2,630,639 2,822,693 962,263 980,363 713,893 798,624 759,233 876,328 2,745,406 2,840,733 681,907 811,565 881,652 991,593 988,642 956.379 809,500 650,769 3.809.461 4,454,067 Vancouver Ottawa Hamilton Québec Halifax St-Jcan.NÆ.Moncton Peterboro Sherbrooke London Kingston Brantford Kitchener Fort William Regina Windsor .Brandon ."f.Moose Jaw .Saskatoon .Lethbridge .Prince-Albent ' Medicine Hat f Calgary .Edjnonton 3,592,189 2,958,192 876,191 752,335 1,153,795 1,511,395 1.875,416 2,101,780 582.945 750,952 319,400 .316,955 389,375 4,386,058 6,090,621 4.232.914 4,905.868 «New Westminster 578,952 611,381 Victoria .2.115.622 2,507,423 Compagnie nouvelle Ottawa, 15.— La United Euro-neon Investors.Limited, dont M.Franklin-D.Roosevelt, ancien assistant secrétaire de la marine des Etats-Unis, a accepté la présidence, aura son bureau chef à Ottawa, d’après la charte que vient de lui accorder le gouvernement fédéral.I.e capital-actions de la compagnie consistera en 860.000.fonds canadiens, et en 600,000,000 marks al-* lemands.répartis en 60,000 actions de préférence de $1.chacune, fonds canadiens, et en 60,000 ac-, lions de 10,000 marks allemands ’ chacune.D’après les termes de la charte, le premier but déclaré de la compagnie est “de promouvoir le commerce entre le Canada et aucun autre pays.” Il n’est pas fait autrement mention de l’autre but.si l’on en croît une déclaration faite hier à New-York par M.Roosevelt, qui est de placer de façon sure, en Allemagne, les meiMiôns de marks allemands détenus aux Etats-Unis et au Canada.Le marché des vivres Le tableau suivant indique les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour la journée d’hier, le jeudi précédent et le jour correspondant l’an dernier: 1922 1921 septembre 14 7 15 «947 5460 4256 12301 3049 8392 .2153 2257 1528 Beurre colis , Fromage boite Oeufs caisses .ENCHERE DU BEURRE A l’enchère de la Coopérative centrale des agriculteurs de Quebec, tenue hier au Board of Trade, -0.Rotmblen cl CJc, nrtnt» «te Changr, 50, No-*T-Pomc-ouMt.Montréal.Prix sujets k lnti*r#l couru.Edi#- T>er.Cote Vcnt«i» »ncc Offre Pmti.Pc 10 h.5 11 h.30 n.m.Excnif»1« rtc l’impat IntèrM 5 p.c.1025 1W.1S 1000 à 98.15 1931 oa.20 Exempt» «te l'Impôt tnWrôt 554 PC- 1022 100 15 2000 « 100.15 1023 00 3000 II 99.00 1027 100 «vio 103,00 103.05 15000 h 103.60 1037 too .00 105.05 Sulet» k l’Impôt Intérêt 514 p.c.1024 09.50 1034 100.15 5600 à 100.20, 20*0 k Des contrats pour le Quebec Railway Québec, 15.—La Quebec Railway, light.Heat and Power Co.vient de conclure un contrat avec M.Denas-eon Breakey, président de la Yalen Beakey Co.pour la vente d’une grande quantité d’énergie, pendant une période de vingt ans; cette énergie servira aux usines de la compagnie à Braekeyville, Qué.Le contrat pourvoit A un minimum de 500 c.v.La compagnie Braekey construira elle-même ses lignes de transmission et les travaux seront terminés d’ici â quelques semaines.La compagnie Quebec Railway est â conclure aussi des arrangements pour fournir environ 400 c.v.de’ Plus qu’actuellement au Chateau rontenac quand les travaux d’a-t grandissement seront terminés.hier par d’autres moyens.! point un qaiart.M.de Lastef ric, ministre des fi- ¦ Les stocks les plus en vt nances, avant rajournement de la ¦ • - - - Chambre, a exprimé le désir de lancer un nouvel emprunt de six pour cent mais la commission a refusé d’appuyer cette proposition.De l’anthracite ue par leur vigueur ont été les farines, principalement le Ogilvie et le St-Lawrence Flour.Le Ogilvie est passé de 250, hier, à 255.Le St-Lawrence Flour est monté d’un point et demi.Le Lake of the ^ oods a idc plus modéré, ne pre~ dans l’Ontario n7' noint de m * leç __ _ Le reste de la liste était inoderé- Sudbury, 15.— M.A.F.A.Layne,1 n’ent réactionnaire.Le Bell Tcte-géologue de Toronto, qui a fait i st retombé à 119.Le B.C.une découverte de charbon dans la j .snnig.]e Canadian Car, le Domi-région de Larchwood, près d’ici, dit i ni°5 ”!ass>, le Cernent, la préféren-que s’il avait suffisamment de eapi-1 cc ou Spanish River ont perdu cha-tal il pourrait produire de Tanthra- j un p°lnC Quelques stocks, excite en grande quantité d’ici soixan- dividende aujourd’hui, ont baissé te jours.proportionnellement .aux taux des Sault-Ste-Marie, 15.—On a décou- ! paiements qui seront faits.Le Otta-vert du charbon à Gros Cap à 11 w® Power est monté d'un autre milles d’ici._ ' j point.—0— A New-York, la prime sur la dol- L.OUr& du change ,ar oooadien n’a pas dépassé 3-32 de 1 pour cent; le franc français a fait Cote des devises étrangères de et à New-York, L.-G.Beaubien et Cie, banquiers et la livre sterling a fait à Mont- agents de change, 50-ouest, rue No- i real.S'Ll'l 3-8 et à New-York, tre-Dame, Montréal.j $4.42 1-4.à New-York Operations de la matmee.Londres (louis).4.4314 (Cours fournis par la maison L, Paris (franc).0.0760^ G- Beaubien & Cie.) Bruxelles (franc).071714 i Rome (lire).0421 Genève (franc).1876 Amsterdam (florin).3865 Madrid (peseta).1515 Berlin (mark).00075 Stockholm (couronne) .2625 Christiana (couronne) .1670 Copenhague (couronne) .2120 Vienne( couronne).00001 Bucnos-Ayres (milreis).1517 Cours moyens à Montréal Londres.4.43% Paris.0761 Bruxelles.0718 Home.0421 M: Genève.1877 Amsterdam.3867% Madrid.1516 Berlin.00078 Stockholm.2626% Christiana.1671 Copenhague.21215 Vienne.000015 Duenos-Ayres.1518 New-York.1-16% -a»- Banque de France Paris, 15, — Le rapport hebdomadaire de la Banque de France indique les changements suivants: francs Espèces, or, aug.Espèces, argent, aug.Billets en cir.dim.Dépôts du trésor, dim.Dépôts du public, aug.Billets escomptés, aug.Transaction» d« 10 h.i 11 h.¦.m.Brew.—45 k fiôÇji.Abitibi—75 à 66, 65 k 69.Sugar—25 à 22% 5 à 224», t è 23%.Bel! Teel.—20 i 1994, 55 k 119%.Brazilian—150 è 40%.Br.Emp.«m.—10 à 14%, 2 à 14, 80 k U14.do — 2nd pM —135 k 38%, 75 k 38%.Brompton—193 à 25.Smelters- 100 à 26%, 6 k 27.D.Glass—5 i 76.laurenlide—20 k 9614.Power—142 k 99%, SO k 99%.Price—10 k 45%.Québec—25 à 27%.Span, pfd.—28 k 108.Shawinigan—2 k 116%.Hcllcrest G.—15 à 68%.Howard pfd.—10 k 100%.Carriages Factories 10 " à 4.Can.Pacific—15 k 149%.Twin Cltty—10 k 01%, 25 à 61%, 50 à «1-5 25 k 61%, 23 k 61%, 25 k 61%, 100 à 62, 25 à 61%.95 k *1%, 10 k 62.Toronto «y.—6* k 85%.Mackay—55 i 101%.Cement pfd.—47 k 08.B.C.Fîsnlng -15 A 25.Car pfd.—5 h 57%.Car Cottons—45 k 108.Btordon—5 k 7.Bananes— Commerce—1 k 18w.Hocheloga—5 a 147.Royale—1 à 197%.Transaction» de midi k midi et demi.Steel of Can.—10 k 78%.4, 1Ü0 k 55%.221,000 413,000 351,976,000 1,142,000 84,143,000 ._ 71,153,000 Avances, dim.35,425,000 Les avances à l’Etat restent inchangés.-.LES MINES Cote de la maison Bryant Brothers Apex .,, Beaver Cons.Castle Trcthewcy Chambers Ferlant Chnput Hughes.Coniagas.Crown Reserve.Davidson Cons.Dome Lake.,.Dome Mines .Dominion Kirk.Gold Reef.Hattie.Hoiiinger .Hunton Kirk .Kirkland Lake.Lake Shore.Mining Corp.Nipissing.Newray.Ophir.Peterson Lake.Pore Crown.Vipond Cons.Preston E Dome Schumacher.Tomiskaming .Teck Hughes;.Thompson Krist Wakenda.West Tree Offre Dem.I .2 1-2 31-2 48 38 .2 1-2 3 1-2 3 1-2 .38 1-2 39 26 1-2 .29 1 .3 4 .15 15 1-2 1.75 .24 26 .28 1-2 29 .17 1-2 19 .38.50 39.00 8 1-4 8 1-2 .2 7-8 S 1-4 31 1-2 .13.90 13.95 9 9 t-4 | .11 1-2 13 .3.80 4.10 .46 47 .2.93 2.99 30 18.50 19.10 17 1-2 .29 31 .80 93 .6.2.» 6.40 .28 1-2 30 3 7-8 .15 1-2 16 .25 25 1-2 * .73 74 .121-2 13 .57 1-2 58 .37 39 1 .94 95 .5 5-8 6 .20 1-2 21 1-2 .20 20 3-4 j 13 3-4 14 .11 5-8 11 7-8 : .3.25 3.40 Breweries—25 k 55% Abltlbt—50 à 65%.Twin City—50 i 61%, 11 à 62.22 à 01%, 10 & 62.Bel! Tel.—70 k 119, 30 k 119.Brazilian—50 k 46%.Br.Emp.Can.—60 k 14%.Ornent—25 k 76.Detroit—57 k 68%.I
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