Le devoir, 10 octobre 1922, mardi 10 octobre 1922
VOLUME XIII.—No 23B Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.M-®° Stats-Unis et Empira Brltanniqua .$8.00 JNION POSTALS.$10S0 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS BT UNION POSTALE.ISAM Directeur: HENRI BOURASSA MONTREAL, MARDI 10 OCTOBRE 192?TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction ' et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTIttAW TÊLÉPHONEt Main 7480 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 5121 AdmiaiatnOiaa, Malm 51 BS FAIS CE QUE DOIS! Les Alliés somment Kémal de répondre ce soir.-Différend gréco - italien La manœuvre de Moudania Cela est d’une élémentaire évidence: il est bon qu’un homme d’Etat anglais l’ait dit; il sera meilleur encore de nous en souvenir, au nesoin.Rien ne point à l’horizon qui nous autorise à négliger les mesures préventives et à nous rendormir dans notre usuelle et béate quiétude.Henri BOURASSA.'.i Chronique L’IDOLE BRANLANTE Il semble qu’une sorte de paix va se bâcler à Moudania: paix précaire,* f éve plutôt que paix, honteusement achetée au prix de l’honneur irançais, de l’honneur anglais, de l’honneur chrétien.Les plus écharpés sont les Anglais.L’humiliation est d’autant plus amère que, pour une fois, la politique de l’Angleterre coïncidait avec les intérêts supérieurs de l’Europe, de ce qui fut, au temps jadis, la chrétienté.Un correspondant de journaux fait observer que si les Turcs acceptent les propositions des pseudo-alliés, ils auront gagné quatre-vingt-dix pour cent de ce qu’ils exigent.Ils ne tarderont guère à prendre ou à réclamer le reste.Dans son récent discours de Vaucouleurs patrie de Jeanne d’Arc! — M.Poincaré s’est réjoui du succès des nouveaux alliés de la France: il a lu avec orgueil un télégramme d’encouragement du sultan du Maroc.11 n’a pas manqué de faire observer que la France est une grande puissance musulmane.Par discrétion, il a tu ce qui était évidemment dans son esprit: l’Angleterre est la plus grande des puissances musulmanes; ce n’est pas une mince victoire pour la France que de lui arracher les sympathies du monde islamique.Ce qui reste à voir, c’est le résultat ultime de cette politique pro-mahométane.A la façon dont l’opération se poursuit, il y a chance pour qu’elle n’attire à la France et aux autres nations pseudo-chrétiennes que le mépris des musulmans et, généralement, des peuples d’Asie et d’Afrique.A longue échéance, l’avenir pourrait bien démontrer que Lloyd George a vu plus clair que tous les autres hommes d’Etat anglais ou etrangers.La concentration des flottes britanniques aux Dardanelles représente une politique plus forte et probablement plus pacificatrice que la note Curzon-Poincaré-Sforza et les bassesses qui l’ont précédée, accompagnée et suivie; ou, du moins, la présence d’une force armée dfonne aux négociations diplomatiques une valeur effective qui relève un peu l’honneur déchu des nations européennes.Comment expliquer l’explosion de colère, de méfiances, d’indignation que l’audacieuse initiative du cabinet de Londres a provoquée, non seulement en France, où l’on ne cherchait qu’une occasion de porter un coup droit à l’Angleterre, non seulement en Italie, où les prétentions croissantes de la Grèce sont fort mal vues, mais en Angleterre même?La politique ministérielle et, plus encore, la politique personnelle de M.Lloyd George subissent en ce moment les plus formidables assauts de tous les groupes d’opposition et ne reçoivent tju’un mol appui des partisans du ministère.Conservateurs, libéraux indépendants, travaillistes attaquent avec plus ou moins de violence l’encouragement ( ____ donné à la Grèce, la menace directe aux Turcs, la provocationj 'meme en Chiné, ce quïa Voir d'une Les idoles font leur temps et le temps défait tes idoles.“Houles de neige" ou “statues de bronze", elles attirent autour d’elles la foule crédule ‘des adorateurs, elles jouissent avec insolence de leur règne de faux dieux et puis, un beau jour, elles s'écroulent, fondent au soleil ou au feu des émeutes et des guerres.Quand elles sont de neige, il se trouve des fanatiques pour recueillir lean et la mettre pieusement en bouteille; quand elles sont de bronze, les fideles conservent tes reliques pour l’aveuglement des générations futures.Le paganisme est éternel comme le bourrage de crâne et la supériorité numérique des imbéciles.Lçl Nouvelle Idole, la Science avec un grand S, se dresse toujours sur son piédestal, mais elle porte de nombreuses cicatrices comme un vétéran et les gaz asphyxiants ont terni son éclat.La grande idole du progrès est toute de travers, penchée du côté de.la barbarie.Oui, Condorcet, malgré l’automobile, le radio et l’aéroplane.La suridole, la Démocratie, chargée des dépouilles de guerre, son regard triomphalement fixé sur les ex-voto qui ornent son temple, les couronnes des rois et des empereurs détrônés, parait la mieux conservée, la plus respectée, la dominatrice, la victorieuse par excellence.Qu’on ne s’y fie pas trop! Les thuriféraires lui apportent en suprême hommage le féminisme avec des débris du foyer.Tout le monde est démocrate, indirecte à la France, l’appel aux Dominions.Il y a là plus qu’un t'* „ ' u>agu* àmoncefécs depuis longtemps contre le Welsh Wizard.ElcartonsjUi maladresse des procédés: si le coup de bluff avait réussi, tout le monde se prosternerait devant le maître joueur.La première erreur de Lloyd George, c’est celle que M.Hé-roux signalait, hier, dans Tappel aux colonies: c’est la méconnaissance du sentiment de profonde lassitude qui domine encore les peuples mutilés par la guerre.Au besoin tout animal, oserai-je dire, de laisser guérir les plaies actuelles avant de s’en faire infliger d’autres, s’ajoute la désillusion du faux idéal présenté à tous les peuples pour leur faire soutenir le formidable effort des quatre années de la grande tuerie.Mensonges de la guerre, mensonges de la paix, intrigues, palinodies, duplicité, coups de dent le visage de la démocratie!) Il rappelle qu’on laisse le peuple s’amuser comme un enfant avec le hochet de la souveraifieté, puis, qu'en temps de crise, on recourt au dictateur, le sauveur, “Le plus autocratique gouvernant de la guerre a été le gouvernant de la plus grande démocratie — M.Wilson." Comme c’est vrai! Les mémoires de Guillaume montrent que, gar-roté par la constitution, le.kaiser exerçait un moindre pouvoir personnel que le président des Etats-Unis.Les Canadiens qui ont foui de la paternelle et très démocratique administration de M.Borden dit “Adéquat" auront peine à le croire.Mais il en est ainsi.0 Carlyle, loué par Barbey d'Aurevilly, vieil aigle nourri en Germanie, perché solitairement sur un roc moyenâgeux, au milieu du siècle dernier, visionnaire barbare, prophète de la réaction en même temps que chantre de l’action, annonciateur du règne du héros, du surhomme.de l’aristocrate, vieil aigle qui as fienté sur l’Idole, verras-tu les Anglo-Saxons, désabusés de la démocratie, reprendre ton rude cri et ton vol en plein ciel de l'idée?Ernest SCHENCK.Notes municipales QUE LA VILLE PRECHE D’EXEMPLE — LE LABORATOIRE MUNICIPAL.Le coulage vers les Etats- Unis ET LA COLONISATION — LA CONSOLATION D’UN PRETRE AMERICAIN.ÇFOi risquer la tpnel aux Dominions.Il y a la plus qu un chinoiserie comme on n’en voit pas, calcul électoral et autre chose que la coagulation des rancunes porte la défroque à la mode, souvent par-dessus ses habits ordinaires.Le peuple est berné, bafoué, vendu et trahi, mais la comédie qu’on lui donne est parfois de nature à lui dilater la rate.Encore quelques complaisances, quelques courbettes, quelques décapitations de rois, quelques pantalonnades des démagogues, quelques apothéoses de la populace, quelques bassesses des faux chefs trop imbéciles pour prévoir et trop lâches pour gouverner, et ce sera l’apogée suivie précipitamment de la catastrophe.Le jour de l’égalité absolue loû les enfants au biberon et peut-être à la mamelle auront le droit de vote, on ne voit pas très bien quels autres bienfaits la démocratie pourrait apporter.Apprendre au monde à marcher sur la tête?Certes, c’est un idéal sublime que les modernes, pour ne pas déchoir, doivent t ou-jours tenir devant eux, comme un flambeau, mais d’exécution un peu difficile.Déjà, des symptômes de désaffection se manifestent en certains milieux.L’irrespect ricane sans vergogne, impunément, au grand jour.L’idole attrape des mornifles sans que personne n’assomme les sacrilèges.Où allons-nous?Comme l’homme de la fable, le peuple ne s’avise pas d’ouvrir le ventre de l’idole qu’il bourre de ses offrandes, mais s’il se prosterne devant elle, c’esl surtout pour le plaisir de voir les grands se courber comme lui.Mais les singuliers agissements des grands prêtres du culte, respectueux en paroles, hardis en actes, dévoilent trop l’imposture et la comédie.Quelques pontifes, plus francs que les autres, confessent leur scepticisme.C’est scandaleux et terrifiant.Pourrait-il arriver que Mèdèrlc ne fût pas maire de Montréal jusqu’à sa mort?Comment prévoir une société où le petit jeu de hasard, qui consiste à choisir entre un plus grand mal et un moindre mal, dans une salle de scrutin, ne soit pas l'amusement de tous?Des universitaires anglo-saxons osent blasphémer la démocratie, quoique la 'démocratie passe pour synonyme de civilisation anglaise.On sait ce que M.MacPhail, de McGill, en pense et en dit.M.Cutten, ancien recteur de /’Acadia University, de Wolfville, Nouvelle-Ecosse, nommé recteur de l’université Colgate, de l’Etat de New-York, vient de prononcer contre l’idole des anathèmes! Cela glace le sang, tout simplement, et les syllabes anglaises qui ont passé par les lèvres de Fox, de John Bright, d’Abraham Lincoln, en frissonneront longtemps.M, Cutten nie les deux dogmes démocratiques: le dogme de l'égalité et le dogme de la souveraineté populatre.Il n’est pas vrai que la voix du peuple soit la voix de Dieu, "La voix de Dieu est la voix qui prêche dans le désert.La voix du peuple est celle qui crie : "Cruci-ficï-!e.” Et John Bright et Lincoln ne sont pas surgis de leur tombe.Disséquant la formule fameuse de Lincoln : "Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple", M.Cutten, partisan de Varis-locratle, dit qu’tl n’u a jamais eu de «louvernement par le peuple et que e "gouvernement pour le peuple" se réalise incidemment et fninten-tionnellement.(Quels dégâts ces ad- qu’à soi.Vingt millions d'homme ont péri sade: peu, parmi les survivants, se sentent disposés leur vie pour la vraie croisade.Et puis, quelle nation a titre, aujourd’hui, pour prêcher croisade?Sûrement pas l’Angleterre.Quel homme d’Etat présente au monde de telles garanties morales qu’elles justifieraient de nouveaux sacrifices pour “le salut de la civilisation” ?Sûrement pas Lloyd George, tout supérieur qu’il est, et d’emblée, à ses rivaux anglais ou etrangers.Quand il travaillait ouvertement pour la paix, à Gênes ou ailleurs, il était assez fort pour entraîner l’opinion de son pays et de beaucoup d’autres.Lorsqu’il parle de guerre, même si scs menaces ont pour objet, et peut-être pour conséquence, de consolider la paix, il a toute chance de se faire lapider.; Mais de ce que le pétard du 16 septembre n’a pas fait sauter la mine, on aurait tort de conclure à la faillite totale et définitive de la politique de Lloyd George - dût-il abandonner le pouvoir.Parmi les opinions exprimées, ces jours-ci, en Angleterre, signalons le manifeste libéral dont M.Asquith, lord Grey, sir Donald McLean, lord Crewe, lord Gladstone ont pris la responsabilité; la lettre, de.M.Ronar Law au Times ; et la condamnation portée par M.Asquith et par lord Gladstone contre l’appel aux colonies.Ces expressions d’opinion sont particulièrement intéressantes pour le Canada, à cause des à-côtés qu’elles renferment ou suggèrent.Les chefs libéraux ne se bornent pas, comme les travaillistes, à dénoncer le défi du 16 septembre.Us s’attaquent plutôt à la politique d’isolement qu’a la politique de guerre.Ils laissent clairement entendre que si la France et Fltalie faisaient cause commune avec l’Angleterre, l’intervention militaire serait justifiée.C’est la condamnation de toute la politique ententiste plus encore que celle du ministère anglais.M.Bonar Law va plus loin, dans la même direction.Comme les chefs libéraux, il blâme l’action isolée; mais cet isolement, il en attribue la principale responsabilité à la France: il avertit la "nation amie et alliée”, comme on disait naguère, que si elle lâche l’Angleterre aux Dardanelles, l’Angleterre lâchera définitivement la France sur le Rhin.Plus récemment encore, à Dumfries, M.Asquith a relancé le manifeste collectif du groupe libéral.A son avis, toutes les puissances intéressées dans la liberté des Détroits, y compris la Russie, devront participer au règlement de la question.Dans cette triple expression se manifestent les prodromes de, ia politique anglaise de demain.Au cas où le ministère actuel céderait la place à une nouvelle combinaison de droite ou de gauche, ni Fune ni l’autre, on le voit, ne voudrait lâcher prise a Constantinople, pas dans le sens, du moins, où l’entendent les Turcs et les Français.Dans ce même discours de Dumfries, M.Asquith a félicité 'eux des hommes dTCtat des Dominions qui ont eu Je bon sens de réclamer des explications avant de se jeter à la tête de MM.Lloyd George et Churchill.Mais il s’est bien gardé de dire ce qtj’il attendrait des Dominions, au cas où le gouvernement britannique, fort d’une majorité favorable à l'intervention armée (concertée, ou isolée), se tancerait dans une nouvelle guerre.Il v a tout lieu de croire que M.Asquith reste l'impérialiste mitigé de 1899, de 1910 et de 1914.Lord Gladstone a été plus explicite: il a nié carrément que ’ l’appel aux Dominions ait pu produire le moindre effet sur l’esprit de Moustapha Kémal; que, la guerre survenant, les con- __________ ___________ tingents coloniaux eussent rendu le moindre service efficace, {verbe^iqurds prVj * c il le s", font sur La “semaine d’hygiène” est commencée depuis hier.Les gouvernants doivent réfléchir tous coin me les écoliers sur les règles à suivre et les réformes à apporter dans l’intérêt de la santé générale.Qu’on nous permette de répéter au conseil municipal une vieille suggestion: poui’quoi ne pas mettre à Tétude ou, plutAt,^pourquoi ne pas réaliser l’enlèvément des déchets ménagers, la nuit?La ville de Montréal a été construite sans plan.Nombre de rues importantes ne sont pas pourvues de venelles parallèles.Il y faut, de toute nécessité, déposer les poubelles en bordure de la chaussée.Quand, comme cela arrive, ces rues comptent plusieurs épiceries, fruiteries et débits de viande, la somme et la masse de ces poubelles a quelque chose d’effrayant.Elles constituent des succursales de dépotoirs et dégagent une odeur intolérable, sans compter qu’elles offusquent la vue.Impossible de les supprimer.Mais on peut en vaincre ou en diminuer la nocuité en faisant enlever ces déchets à la nuit, à une heure où les rues ne sont pas encombrées de passants.Leur manipulation, en plein jour, est irritante; pour l’odorat et en violation des prescriptions élémentaires de l’hygiène.1! est possible que le travail de nuit coûte plus cher que le travail de jour, mais la dépense est justii-fiée par l’intérêt de la santé générale et le souci de la propreté des rues.» * * Dans un article paru, samedi, dans le Devoir, au sujet de la mort du docteur Larouche, le docteur Baril révèle quelques-uns des ennuis que le directeur du laboratoire municipal eut à subir de la part de certaines gens.Son goût naturel de l’indépendance et sa fermeté de caractère eurent raison de ces ennuis.Il est probable que la situation n’a pas sensiblement changé depuis sa mort; aussi est-il à souhaiter, dans l’Intérêt des contribuables, que son successeur soit un homme de sa trempe.On avait coupé et recoupé dans le budget du laboratoire à tel point que le docteur était obligé de soigner lui-même, nous révèle le docteur Baril, la petite ménagerie du laboratoire.On lui avait interdit tout travail de recherche pour éviter des frais.Nous croyons que le docteur Boucher, bienveillamment excusé en cette affaire par le docteur Larouche et par l’auteur de l’article nécrologique, devrait insister auprès du comité exécutif pour qu’on rétablisse le budget au chiffre d’autrefois ou même pour qu’on l’augmente.Si son insistance devait lui attirer des ennuis, il peut compter que tous les journaux de Montréal, de plus en plus convaincus de l’importance de l’hygiène, lui prêteront main forte.C’est à lui de jirotéger le service du laboratoire municipal contre la ladrerie et les ingérences échevinales.LD.Un prêtre des Etats-Unis qui se trouvait, hier matin, à la gare Bo-naventure y a vu quatre familles qui partaient pour les Etats-Unis.Elles avaient été amenées dans la province de Québec par la crise industrielle et le désir (Je s’y fixer.On ne leur en a pus fourni le moyen.Elles devaient donc retourner dans la république voisine où pourtant la situation n’est pas rose.Le chômage est général et dans les filatures les salaires ont été réduits, nous dit notre informateur.On fait deux ou trois journées de travail par semaine et on reçoit, en moyenne, contre ce travail une douzaine de dollars.Ce n’est lias le Pactole.Les frais, pour repasser la ligne 45èmc sont considérables.On tient ceux qui s’en retournent, après avoir passé la frontière en exprimant leur volonté de se fixer au Canada, comme des immigrés.On perçoit donc sur eux la capitation de huit dollars De plus il faut compter les frais de transport.Chacune des quatre familles avait dû débourser $125.00.Cela devrait être suffisant pour permettre à ces familles de s’établir sur une terre neuve surtout quand elles comptent en plus du père une paire de bons gars ro bustes.Les conditions pour l’obtention d’une terre varient avec les provinces.Dans Ontario on cède de la terre toute prête à la culture à cinquante sous de l’acre.Le colon a le droit d’y couper le bois nécessaire à la construction qu'il peut faire débiter en planches ou en billots à $5 le mille pieds.S’il manque d’argent le gouvernement lui avance $500 pourvu que sa terre soit défrichée et qu’il remboursé en dix ans à $50.00 par année.Pourquoi n’offre-t-on pas les mêmes avantages dans Québec si l’on veut sincèrement faire de la colonisation?D’après les statistiques publiées dans un journal hier, et qui ont le caractère officiel, 974 familles seraient parties au cours de l’année, de la seule province de Québec.On ne tient pas compte des familles canadiennes-françaises venues au Canada et qui sont retournées.Il nous semble qu’on aurait tort de ne pas trouver ces chiffres alarmants.Ils indiquent un nombre d’au moins une dizaine de mille individus qui auraient pu être retenus ici et placés sur de bonnes terres si seulement tout le ministère était aussi sincèrement dévoué aux intérêts de la colonisation que le ministère chargé de ce département.Pourquoi n’interroge-t-on pas les familles qui partent sur les motifs de leur départ?Il est facile de 1er.voir aux gares.Pourquoi n’exis-te-t-il pas une organisation spéciale chargée d’accueillir celles qui arrivent, de s’enquérir de leurs besoins, de les diriger vers les terres et de les aider ù s’y établir?Le gouvernement se propose-t-il d’appuyer une forme quelconque de crédit agricole?Lors de la dernière session M.Caron s’est déclaré disposé à étudier le projet et la chambre a adopté un voeu platonique en ce sens.L D.Feu M.l’abbé Corbeti Nous avons appris avec un vif regret la mort de M, l’abbé Corbeil, curé de Saint-Joseph de Montréal.M.l’abbé Corbeil, dont nous résumons ailleurs fa carrière, s'est particuliérement intéressé à l’éducation de l’enfance.Nous prions U clergé de Montréal et la famille du vénérable défunt d’agréer, dans le deuil qui les frappe, nos respectueuses condoléances.Bloc-notes L’impôt sur le revenu II n’est pas mauvais de se rappeler que le dernier versement de l’impôt fédéral sur le revenu échoit le 31 de ce mois-ci et que si on ne le paie pas, on s’expose à toutes sortes d’ennuis, outre le versement d’une majoration d’impôt.Il faut souhaiter que le ministère King, à qui on prête l’intention de remanier cette taxe, de façon à la rendre plus équitable, présentement, des milliers de gens ne la paient pas, qui devraient le faire,- étudié le projet d’en dispenser, jusqu’à concurrence de cinq mille piastres par an, les chefs de familles ayant cinq enfants ou davantage.De même de-vrn-t-il établir une différence entre les revenus provenant du travail seul du contribuable, et ceux qu’il touche par voie d’héritage ou de donation.Prudent Un journal québécois parle des progressistes, de la lettre de Bonar Law au Times, des vices politiques des députés agraires de l’Ouest, des feux de forêts, de la Minerve et de M.Sauvé, des Gouttes de lait à Québec, de l’hôtel de ville, de l’automne, de Bossuet, de vingt autres sujets, dans son numéro d’hier; mais il oublie de dire quoi que ce soit du mécontentement, à l’endroit de M.King et de son gouvernement, de députés libéraux comme MM.Luvigucur, Cannon, Power, fâchés de voir que Québec n’n pas un seul représentant au nouveau conseil d’administration de nos chemins de fer d’Etat.Evidemment, ce journal marche sur des oeufs et préfère ne rien dire plutôt que de faire écho à se» amis québécois, au risque d’embarrasser le gouvernement d’Ottawa.Pour du courage et de i’iaàiaux-4«fiS9 d’e-çrit.^ La Grande-Bretagne a dit son dernier mot, selon Harrington — Lloyd George définit la liberté des Dardanelles — L’Italie refuse que les îles du Dodécanèse aillent à la Grèce — Encore ce fameux traité de Sèvres.“A Angora de choisir en tre la paix et la guerre’ , dit le généralis sime anglais.(Dernière heure.) MOUDANIA, 10 (S.P.A.).— Hier soir, à une heure avancée, les généraux alliés ont rédigé ici leur dernière proposition d’armistice et ont.présenté le document à Ismet-pacha, représentant des nationalistes turcs.Les Alliés ont sommé le gouvernement d’Angora de donner sa réponse affirmative ou négative avant cinq heures, cçt après-midi.LES ANGLAIS A BOUT DE PATIENCE CONSTANTINOPLE, 10 (S.P.A.), — L’agence Havas déclare que le protocole d’armistice sera peut-être signé à cinq heures, cet après-midi, à Moudania.Le lieutenant général Harrington et son état-major, qui sont arrivés ici à 1 h.45, ce matin, doivent repartir à trois heures pour Moudania à bord de 17ron Duke.Rencontré par le correspondant au débarcadère, le général Harrington a dit: "La convention que nous avons proposée aux nationalistes turcs, hier soir, est le dernier mot de la Grande-Bretagne.C’est au gouvernement d’Angora maintenant de décider si le monde est pour avoir la paix ou la guerre,” LLOYD GEORGE S’EXPLIQUE QUANT AUX DARDANELLES LONDRES, 10 (S.P.A.).—- Phi réponse, hier soir, à quelques délégations ouvrières, le premier ministre Lloyd George a été amené à dire co qu’il entend par la liberté des Détroits, Il définit ainsi le sens de cette expression: les Dardanelles et le Bosphore devraient laisser passer librement les navires de toutes les nations allant vers la mer Noire ou en revenant.Le libre passage devrait être garanti par la surveillance de la Ligue des Nations.M.Lloyd George a fait remarquer que, lorsque les troupes françaises et anglaises se tenaient prêtes à barrer le chemin de Constantinople aux Grecs qui parlaient de marcher sur cette ville, le parti travailliste n’a pas protesté.Le premier ministre a répété que la politique du gouvernement est une politique de pacification, car si l’on {Permettait aux Turcs de franchir les Détroits pendant la crise actuelle, il se produirait peut-être en Thrace des massacres et des désordres de nature à mettre de nouveau le feu aux poudres en Europe.Répondant à d’autres questions, le premier ministre a expliqué que la politique du gouvernement a toujours été de redonner Constantinople aux Turcs.C’est écrit, dit-il, dans les traités de Sèvres et de Paris et aussi dans la fameuse déclaration du samedi, 16 septembre.On a décidé de ne pas publier nu complet le compte rendu de l’entrevue des délégués ouvriers avec les membres du gouvernement.Proposition dans ce sens a été faite par Robert Srnillic, chef travailliste, qui a eu en cela l’appui d*Àlisten Chamberlain.M.Lloyd George a fait remarquer que la publication du rapport pourrait produire des effets nuisibles en pays étrangers, L'ITALIE ET LA GRECE NE S’ENTENDENT PAS A 1 HENES, 10 (S.P.A.).— Une autre nouvelle désagréable vient de parvenir à la Grèce.L’Italie prétend que la convention qui cédait le Dodécanèse aux Grecs n’existe plus.Cet accord itnlo-hellène fut mis en appendice au traité de Sèvres.Or, l’Italie juge que ce traité est désormais inopérant, vu que plusieurs puissances ne Pont point ratifié et que les nationalistes turcs ne l’ont point signé.Les iles du Dodécanèse, dont Rhodes est la plus grande en superficie, appartenaient autrefois à la Turquie, bien que la population grecque y fût prépondérante.Le gouvernement compte que l’ancien premier ministre Vénizelos va travailler ferme à Paris et à Londres pour que les Français et les Anglais usent de leur influence afin que l’Italie respecte scrupuleusement le traité.Le Dodécanèse est un groupe de douze lies situées dans le sud-est de la mer Egée ou mer de l’Archipel.Ce sont les Sporades du Sud, c’est-à-dire Nikaria ou Icnrin, Patinos, Lérose, Kalymnos, Astypalea, Nisyros, Tilos ou Télos, Symi, Kharki ou Halki, Rhodes, Karpatho ou Carpathos et Kasso ou Casses.On compte parfois dans le Dodécanèse Meïs ou Cas tellorizo, au lieu de Rhodes.Toutes ces îles turques ont été occupées eu mai 1912 par les Italiens et évacuées en 1919.(Voir aussi en pages S et 8) La société des Nations M.Power, député libéral de Québec à Ottawa, vient de déclarer à la Gazette de Montréal qu’à lu prochaine session fédérale il proposera que le Canada sorte de la Société des Nations.Il n’y voit rien d’utile pour le pays et, ajoutc-t-il, “nos ministres fédéraux perdent trop de temps à figurer aux séances platoniques de cette société pour que cela doive durer.Comme, par ailleurs, on reproche, à Québec, ces jours-ci, à M.Lapointe, ministre du district à Ottawa, son absence à Genève, pendant laquelle le ministère King vient d’infliger à Québec la gifle qu’on sait, au sujet du choix des administrateurs de nos voies ferrées, on peut croire que cela n’est pas étranger à la proposition de M.Power.Les absents, c’est le cas de le répéter, ont toujours tort.Au vrai, nos ministres vont trop souvent en Europe s’occuper de choses moins immédiatement importantes pour le Canada que cê qui sc passe ici.Mais n’o.st-cc pas dans ia tradition de nos gouvernants.surtout depuis 1896?G.P.La presse anglaise et Uoyd George CE QUE LES JOURNAUX EN VUE DE LONDRES ONT DIT DE L’APPEL AUX COLONIES.^ fPar LEO-PAUL”DESROSIERS) Les impérialistes canadiens qui ont demandé avec insistance et force la Barticlpatiorç de notre paye à la guerre des Dardanelles se trouveront bientôt dans la plus ridicule des postures.Ils auront non seulement lancé un appel aux armes sans avoir de bonnes raisons pour se justifier, mais ils seront encore désavoués par une grande partie du peuple anglais lui-même qui deserte lu bannière de celui qui nous a appelés à son aide.Que l’Angleterre réprouve en masse la politique de Lloyd George, du côté du Levant, c’est un fait qui s’affirme de plus en plus avec le temps.Chaque jour voit arriver des extraits de la presse anglaise défavorables au premier ministre anglais.Les uns vont jusqu’à ia violence In plus extrême, et les autres se confinent à la critique sérieuse, modérée, mais non moini hostile et ennemie.Lloyd George subit le feu de Ta critique anglaise pour sa politique du Levant tout d’abord.Il est aussi pris ù partie pour avoir spécialement demandé aux Dominions leur appui.Ce point ressort d'un grand nombre de journaux et suscite quantité do .commentaires défavorables.Les journaux canadiens ont déjà publié maintes citations à ce sujet; de nouvelles, encore toutes chaudes, viennent d’arriver, qui ne sont pas moins claires et moins explicites.C’est ainsi que le Daily News dit ce qui suit: ’’L’appel aux Dominions était enfantin, n’était pas nécessaire, — et très embarrassant pour les Dominions.Il est douloureusement déconcertant qu’une A telle gaucherie se «oit manifestée à un moment si critique”.La Saturday Review est aussi péremptoire: “Au lieu d’appeler une confèrenca, Lloyd George a appelé des troufiM» .{Suite d ia 2Umq Ragei, LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 10 OCTOBRE 1922 VOLUME XIII—No 236 LE SINISTRE D’HAILEYBURY Un toque CHOSES MUNICIPALES Mgr Alphonse Dupuis, chancelier du diocèse franco-canadien LE COMITE A d'Haileybury et témoin oculaire de la conli a - .y fI-Am K >A nVÊ ÜAIW 1 gration du 4 octobre, raconte le» péripétie» de m WfFbIok ; enfin, le co' SECHETAIKE GENERAL DE LA I FIXITIVEME* GAIN DE CAUSE cette journée.Nous recevons de Mgr P.-A.Dupuis, chancelier du utocèse d’iiui-teyJMiry, les détails suiants sur la CeiiliagraMon du nord üe 1 Ontario.i.(/oait, lu.— Les rapports com-’nianiques aux journaux au sujet ou désastre de la region d’Hailey-iia.y sont de nature a créer beaucoup d inquiétude ciiez ceux qui ont des parents ou des amis dans le Nouvel Untario.D’aucuns croient qu une mise au point ne serait pas inopportune.Ainsi que S.G.Mgr Latulipe le tissait, dunanciie matin, à la grand -messe, nous avons la tète trop vide et le coeur trop plein pour parler et pour écrire, àt vous me Je permettez, je dirai brièvement et le moins mal possible, ce qui s est passe ici dans 1 inotibiia'bie soiree ou i octobre.A muai, un nuage épais de fumée passe au-dessus u Hancyûury.Vers J Hour es, le leu est près uu chemin de 1er.In groupe de pompiers et de volontaires, pat- un tra-\ ut opiniâtre, réussirent à contenir i incendie.Ln peu après 4 heures, l'eau fait défaut.Ln un instant, les liamnies pénétrent dans le centre ne la viiie.La population de la parke nui d mcnacee, se réfugie au nord du lac, près du cimetiu.e ca-tnoliquc.Vers 4 h.30, le vent > tourne au nord et souffle en tempête.L’est alors une course, à travers les rues, vers les champs et le lac.Dans ce sauve-qui-peut, on re-i marque co-pendant que les petits orphelins, sous la u.cection des iisoeurs de la Providence et les élèves du pensionnat, sous la conduite des soeurs de l’Assomption, se oirigent en un ordre parlait vers .a grève.Quelques minutes après, une véritable tornade de feu s abat sar la multitude qui se précipite à eau.Qui oubliera jamais le-s gémissements et les invocations de cette ru.ulc que ft’s vagues du lac et les nuages de flattunes se disputent avec rage, pendant près de* deux Heures?Qui dira jamais l’énergie oes pères, et des mères pour pro-» téger leurs enfants?Qui dira aussi 'l'héroïsme rtéplové par nos admirables religieuses du pensionnat et de l’orphelinat, aidées par les prêtres, s'ouDüant, s’exposant elles-mêmes pour défendre contre les éléments 'déchaînés les enfants qui se cramponnent à elles.J'ai vu leur dé-' vouement cl j’en suis encore ému jusqu'aux larmes.Pendant ce temps, les bonnes soeurs de l’hôpital, les gardes-malades, Quelques hommes chai tables, les médecins, les prêtres qui ne sont pas occupés ailleurs, Monseigneur l’évêque lui-même sont dans les corridors de l’hôpital en feu et disputent avec acharnement aux 'famines furieuses les 40 malades l'institution et les sauvent tous l’exception d'un malheureux v nllard paralytique.H est à peu près 7 h., le vent con->! ’ nue, mais il ne reste plus rien à ¦'détruire.A l’exception de quelques maisons dans le nord de la ville, tout est anéanti, une population de 3,700 Ames est sans abri.La belle cathédrale avec son riche trésor d’ornements, de vases sacrés et de reliques, la modeste demeure du vaillant évêque d’Haileybury, le pensionnat, le noviciat, l’orphelinat, l’hôpital, les écoles, les ban- ques, le palais de justice, les hôtels, toutes institutions modernes, ne BNTHET SECRETAIRE GENERAL DE LÀ I SQQ1ETE.4 Québec, 10, (D.X C.) — M.L.-P.i CONSEIL RATIFIE DEFINITIVEMENT LA CREATION D’UNE COMMISSION D’ARCHITECTES ROUR LES WLANS DE RECONSTRUCTION DE L’HOTEL DE VILLE._ LE COMMERCE DES NARCOTIQUES.üeoffrion, secrétaire général de lu j société du parler français, à Que- j sont plus que d’informes mon- bec, vient u’anponcer que le pre-ceaux de pierre et de briques fu- mier volume du lexique du parler Les conseillers au nombre de mantes.franco-canadien entrepris par cet- vingt-trois ont ratifié la nomination Vers 10 h.les autos commencent te société il y a déjà quelques an- | de la çommission des architectes, d’arriver de Cobalt et New-Lis- nées, approche de la publication créée par l’exécutif sans leur assen-keard.Les malades sont transpor- et que l’ouvrage entier compren- ! liment le 7 septembre dernier.Ils tés les premiers, et monseigneur dra deux volumes d’au moins 60Ü l’ont fait non sans un débat animé l’évèque.les prêtres, le personnel pages chacun, grand format.à la séance du conseil d’hier srprès- de l’hôpital ne prennent place dans Voici ce que M.Geoffrion a dit à midi.les voitures que lorsque le dernier ce sujet, hier, à un journaliste de D’aucuns ont soupçonné le comité malade a trouvé un refuge.Québec: ' et surtout M.Brodeur de vouloir Pendant que Hailoybury dispa- —Votre Société travaille toujours enlever toute apparence d’illégalité 1® Jcu fais»»*» son oeuvre : à son lexique?dans son geste de nommer des ar- raissait ailleurs.A Nord-Cobalt, le 4-5 des habitations, l’église, l’école, le presbytère sont détruits.Plusieurs maisons et fermes à New-Liskeard et Uno Park, le village de Thornloe, environ 25 fermes à Earlton, le village, l’église, le -Oui, avec une activité tout | chitectes pour la reconstruction de académique, renom! en souriant l’hôtel de ville, sahs consulter le **• Geoffrion.j conseil.En fait, la décision du con- ."* quimd paraîtra cet ouvrage : soil a éclairci singulièrement la si- si attendu; ; tuation et nommé M.Brodeur l’a Avant longtemps, nous l’espé-1 remarqué, les procédures légales in-.,,, , -, - .rons.Nous achèverons bientôt de i tentées contre lui et son collèauc sesSfermes à^hLrïto^ une'ïen-1 ll’a,Utre part’ M’ Proches, vont cesser faute d’a- sts firmes a Chailton, une tren ]a redaction définitive du manus-; liment.laine de fermes, tout le village de cnt destiné u l’imprimeur est com- M Brodeur a exposé franchement Nedelec, excepté (église, bon nom-! mcncée Certes rette rérlutirm ,-epandu chez nos gens; s il s’agis- dard, Brodeur, Desroches, ()^Con- •ant a designer nel, et les échevins Carmel, Daoust, ?— U.’ ' r' i • t • z- .z-« i Le même verdict a été rendu i rî°us songeons à devenir une grân dan le cas de Charles Bernier, 60 ! de 1cîr*?n'fal,0n nationale dans la-ans.631, rue de Gaspé, mort a vint- v jour ou «nr.Licence fa ruutlc.poultloo stsurAe Onura prive* pout S hU Ou»—un.x.llatw-’ntlgry E*l » e,* 4444 COLLEGE DE BARBIERS Voi.let-vou» oe.-uper ntw rirellei.tr nos» Ht» i.i>vee le plus t:»»>t salaire v*ye V Quel- r*— barber Callvaa.Ai •t-lmarasu.OEUFS ET VOLAILLES Bargains exceptionnels cette semaine— 8 poulettes et un cochet Leghorn blanc du commencement de mal, 115.00.—Fondront eet hiver, — Six poules Camptne dorOes, 112.00.—Six poules ne choix et un coq Plymouth Perdrix, extra beau, $15.00.—Deux poules d’un an et le cochet de l’année, rouges R.Faland, $10.00,—Beaux cochets Bouges Rhode Islând-Bock Barré et blanc.Orpington Fauve-Anconas.Cnmpine.Leghorn Blanc et Brun.—Six poules Espagnoles Face blanche, $10.00.— Pur sang en Mue.— Quantité de poules Mtnorque noir, avec cochets, cinq poules et le cochet, $10.00.—Valeurs du double—Canards Muscovey Blanc, bleu et foncé à $15.1)0, le trio canards absolument muet.— Le plus gros canard connu.10 bellf-s poulettes Wyandotte, blanches, prêtes à pondre et le cochet.$25.00.—Carn-s postales en couleurs naturelles, 10 sous pièce, collection de 12.$1.00.— Brochure Illustré de 29 gravures des races de volailles les plus avantageusement connues nu pays, 25 sous par poste.Ecrivez vos besoins et Incluez toujours timbres pour réponse vite et assurée.—Ig» Ferme Avicole Vamaska.Saint-Hyacinthe, Qué.CARTES PROFESSIONNELLES et CARTES D’AFFAIRES ASSURANCE Normandln & QesRosiers Courtiers en Assurances 232 RUE ST-JACQUES T4I.Mai» IMI-iUt.Montréal.COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE horaire du service suburbain POUR 1922 LACHINE De la Côte St-Paul de 10 minutes à partir de 5.05 a.m.De la Place d’Armes (Bureau de poste), Service de 10 minutes de 5.40 a.m.à 8.00 a.m.20 minutes de 8,00 a.m.à 4.20 p.m.10 minutes de 4.20 p.m.5 7.00 p.m.20 minutes de 7.00 p.m.à 12.00 a.m.40 minutes de 12.00 a.m.5 12.40 a.m.Dernier tramway pour Lachtne à 12.40 a.m.De lÆchine (Stoney Point), service de 10 minutes de 5.;Ï0 a.m.à 8.50 a.m.20 minutes de 8.50 a.m.à 4.30 p.m.10 minutes de 4.30 p.m.à 7.50 p.m.20 minutes de 7.50 p.m.& 12.50 a.m.10 minutes de 12.50 a.m.à 1.30 a.m.Dernier tramway de Lachtne à 1.30 a.m.BORDEAUX — MONTREAL-NORD de Bordeaux : 10 minutes de 5.50 a.m.& 9.37 a.m.15 minutes de 9.37 a.m.à 4.50 p.m.» 10 minutes de 4.50 p.m.à 8.00 p.m.15 minutes de 8.00 p.m.à 12.22 a.m.Dernier char de Bordeaux à 12.22 a.m.De Montréal-Nord t 10 minutes de 5.45 a.m.à 8.45 a.m.15 minutes de 8.45 a.m.à 4.43 p.m.10 minutes de 4.45 p.m.à 8.15 p.m.15 minutes de 8.15 p.m.à 12.00 (minuit) A Ahuntsic seulement; 13 minutes de 12.15 u.m.à 12.30 a.in.20 minutes de 12.30 a.m.à 12.50 a.m.30 minutes de 12.50 a.m.à 1.20 a.m.Dernier tramway de Montréal-Nord k 1.20 a.m.A ST-LAURENT ET CARTIERV1LLE Des avenues Mont-Royal et du Parc, service de 15 minutes de 5.00 a.m.à 5.45 a.m.10 minutes de 5.45 a.m.à 7.45 a.m.15 minutes de 7.45 a.m.à 4.15 p.m.10 minutes de 4.15 p.m.à 6.45 p.m.15 minutes tie 6.45 p.m.à 9.00 p.m.30 minutes de 9.00 p.m.à 1.00 a.m.Dernier tramway pour CartlervIUe, 1,00 à.m.De CartlervIUe, service de 15 minutes de 10 minutes de 15 minutes de 10 minutes de 15 minutes de 30 minutes de 5.45 a.m.0,30 a.m.8.30 a.m.5.00 p.m.7.T0 p.m.¦MHi 9.43 Dernier tramway de p.m.à Ca 0.30 a.m.8.30 a.m.5.00 p.m.7.30 p.m.9.45 p.m.1.45 a.m.artiervilie, 1.45 a.m.! BOUT de L’ILE DE LASALLE ET NOTRE-DAME 30 minutes de 5.00 a.m.à 8.00 o.m.60 minutes de 8.00 a.m.à 2.00 p.m.30 minutes de 2.00 p.m.à 7.00 p.m.60 minutes de 7.00 p.m.k 12.00 (minuit) DU BOUT DE L’ILE 30 minutes de 6.00 a.m.à 9.00 a.m.60 minutes de 9.00 a.m.à 3.00 p.m.30 minutes de 3.00 p.m.k 8.00 p.m.60 minutes de 8.00 p.m.k 1.00 a.m.TETRAULTVILLE De La salle et Notre-Dame: 15 minutes de 5.00 a.n.,.k 9.00 a.m.30 minutes de 9.00 a.m.à 3.00 p.m.15 minutes de 3.00 p.m.k 7.00 p.m.50 minutes de 7.00 p.m.k 12.00 (minuit) PCI NTE-AUX-T REMB LES ( par De la rue Notre-Dame et service de 15 minutes de 5.00 a.m.k 7 minutes de 4.00 p.m.à 15 minutes de 6.43 p.m.k 20 minutes lie 7.30 p.m.k 30 minutes de 12.10 a.m.Notre-Dame) 1ère avenue, 4.00 p.m.0.15 p.m.7.30 p.m.12.10 a.m.1.40 a.m.PoInte-oux-Trem- I Pointe-aux-Trcm- Dcrnier tramway pour blés à 1.40 a.m.Dernier tramway de la blés k 2.10 a.m.De 7.00 a.m.k 8.45 a.m.et de 5.15 * •.)’! p.m.:—tramways supplémentaires k la Place d'Arnies et de la Place d’Armel.EVETS.t3K!ICD22 Ba tou* pays.Demande» le GUIDE DR L'INVENTEUR qui sera envoyé «raür MARION « ETARION Pour le* pauvres de 1’Asile de la Providence Dan» le ras d’nigrrur d'rstumac, de dl-grslUMi entravée, Windsor, à 8 h.55 a.m., jet ‘2 h.20 p.m.respe'âivemcnt.Ces trains font les raccorde-jinents les plus commodes pour tous 1 les points du Nouveau-Brunswick s et de lo Nouvelle-Ecosse.(Réc.) FEUILLETON DU “DEVOIR’’ il de Bérengère Par Mme A.D’ARVOB : QJ g>i iQi gji ^ ^ ^ ^ 1 ^^1 ^ ^ ‘ Q* i G5 H?1 20 isutte) \ aussi l'un et l’autre chérissaicnt-1s avec une égale tendresse, mtnn-•éc d’une sorte de gratitude, le tur-julent garçon qui éveillait les échos ¦ndormis du château.Près de quatre mois s’étaient .’¦coulés depuis la mort de la mar-piise.L’été allait finir et avec lui les vacances: Jean partirait bienti’)!.it les terres de Trézeneuo avaient rouvé acquéreur.Ne convenait-il ans de fixer enfin la «laie du ma-•iage?Mlle Angélique et Mlle Victoire, gn peu lasses peut-être de leur r«Me de chaperon, furent de cet avis «tue tartageaient, d'ailleurs, le capitaine le Kerhcro et sa femme.Quant à Bérengère, à l'énoncé de cette proposition, elle pâlit un peu, ferma les yeux comme devant une vision douloureuse; puis elle redevint maîtresse d’clle-rnême et répondit avec un calme affecté, fait de hauteur et de-détachement: Je serai prête quand on le voudra.Vu notre grand deuil, nies préparatifs ne sauraient être, compliqués.Et de même «pie ç'avaient été d’étranges fiançailles, ce fut aussi un mariage étrange, sur lequel semblait planer une ombre funèbre.La mort de la marquise était «le date si récente que tout devait se passer dans la plus stricte intimité, et qu’on ne fit aucune invitation en dehors «lu notaire et du médecin «le Lenha»' Quant à la famille, elle se réduisait, outre Térèse et son mari, aux deux demoiselles de Plnncoèt, toutes pimpantes et rajeunies dans leur robe de soie grise «d sous les barbes de dentelle de leur bonnet des grands jouns.Du côté d’Amlré.«leux cousins de son père, vieux garçons atrabilaires, condescendirent à quitter Lorient pour assister au mariage de leur jeune parent.,Et ec fut tout, avec Mme Roche-Kerguen et le petit Jean, celui-ci tout fier de servir de garçon d’honneur à son frère, I aux côtés d’une blomlo fillette en jup«' courte et cheveux flottants, dénichée par le capitaine de Kerhero dans sa vague et lointaine parenté, pour être la “demoiselle d’honneur” de Bérengère.Térèse, arrivée de la veille, semblait embellie encore, el sans contredit le capitaine était de cet avis.Le visage de la radieuse jeune femme, à peine remise d’un' récent ni. â se dessiner sur ses lèvres pâ lies, mais on v sentait te'lemcnt !V:f .d w’Amlré soupira avec tristes «e ri ne chercha p»., à se rappro-eher davantage de la Jeune femina.suivre) LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 10 OCTOBRE 1922 VOLUME XIII.—No 236 LES ANIMAUX DE BOUCHERIE La Coopérative centrale des agriculteurs de Québec nous communique les notes suivantes sur l’état du marché des animaux de boucherie, la semaine dernière.ANIMAUX VIVANTS Boeufs Durant la semaine finissant le 7 octobre les arrivages de bêtes à cornés se sont chiffrés à environ 18Ü0 tètes.Ce marché s’est ouvert lundi avec très peu d’activité et nous avons eu à enregistrer une légère baisse des prix sur plusieurs classes d’animaux.Nous attribuons cette baisse aux fêtes juives que nous avons eues cette semaine.Les acheteurs ont été moins nombreux que d’habitude, La demande pour les animaux communs a été assez bonne mais les prix ont aussi quelque peu baissé.Pour la semaine prochaine nous prévoyons un marché incertain.' Veaux Environ 2300 veaux ont été offerts en vente durant la semaine finissant Je 7.Le marché pour les veaux de lait s’est maintenu très ferme et a été actif durant toute la semaine.IjCs veaux de champs ont été offerts en assez grand nombre et ont été assez difficiles à vendre.Nous avons eu à enregistrer une légère baisse des prix.Pour la semaine prochaine nous prévoyons un marché très ferme pour les veaux de lait et incertain pour les veaux de champs.Agneaux vivants Durant la même semaine les arrivages d'agneaux et moutons se sont chiffrés à environ 12,000 tètes.Contrairement à ce que nous avions prévu la semaine dernière nous avons eu à enregistrer une légère baisse des prix.Le marché,n’a pas été très actif.Nous attribuons la faiblesse du marché aux baisses qui ont été enregistrées sur les marchés extérieurs et aussi à 1% nouvelle taxe que ]es acheteurs ont à payer pour expédition aux Etats-Unis.Pour la semaine prochaine nous prévoyons un marché incertain.Porcs Les arrivages de porcs vivants durant la semaine finissant le 7 se sont chiffrés à environ 4,500 tètes.Ce marché ne s'est pas ouvert avec une très grande activité lundi et ii en fut de même durant toute la semaine.Les prix se sont copendant maintenus à peu près au niveau de ¦eux de la semaine dernière.Pour a semaine prochaine nous prévoyons un marché incertain.ANIMAUX DE BOUCHERIE ABATTUS Porcs Les arrivages de porcs abattus ont été un ixm plus forts durant rette dernière semaine.Tel que pour les porcs vivants le marché n'a pas été très actif, et nous avons eu à enregistrer une légère baisse de.s prix.Nous croyons cependant que ce marché se raffermira quelque peu pour la semaine à venir et que la demande sera un peu meilleure.Veaux abattus Les arrivages de veaux abattus sont très faibles.Les offres ne suffisent pas pour la demande.Nous avons enregistré une légère hausse des prix durant cette dernière semaine.Pour la semaine prochaine nous prévoyons un marché très ferme.Volailles abattues Nous avons reçu dbrant cette dernière semaine quelques centaines de livres de volailles abattues.Nous avons pu en disposer à des prix avantageux.La demande pour cette marchandise1 est assez bonne et pourvu qu'elles ne soient pas offertes en trop grande quantité durant le mois d’octobre, il est tout probable que les prix se maintiendront fermes.Volaille» vivantes i.es arrivages de volailles vivantes ont été encore très forts durant cette dernière semaine.Les offres ont beaucoup dépassé la demande et nous avons eu il enregistrer une baisse des prix assez forte.Toutefois le marché s’est quelque peu raffermi vers la fin de la semaine finissant le 7 courant et nous ne prévoyons pas d’autre baisse pour Ta semaine commençant le 9 courant.Les différends industriels Ottawa, 10.— La nerte de temps attribuable aux différends industriels a été nlus forte au cours d’uoùt qu’au cours de juillet 1922 ou août 1921.Il y a eu en exlsten-ct dans le cours du mois 24 grèves affectant environ 24,606 travailleurs et résultant en une perte approximative de 437,017 jours ouvrables.De ces grèves, cinq ont été rapportées comme ayant commencé en août.Trois dès grèves commencées avant août et trois de celles commencées au cours d’août ont été réglées dans le cours du mois, laissant ainsi en existence à la fin du mois 18 grèves affectant environ 15,408 travailleurs.-1- Le chômage Ottawa.10.— Tel que rapporté •r les trade unions, le pourcen-age de chômage au commencement d’août était à 4.1 au lieu de 6.3 au commencement de Juillet, et 9.1 au commencement d’août de l'an dernier.Suivant les rapports reçus d’environ 0.300 firmes, le volume de l’emploi a accusé une nouvelle augmentation modérée nu cours de juillet et les conditions ont continué A être plus favorable» qu’au cours du mois corres-pondant de 1921.P ta LA FAILLITE BRYANT, ISARD M.Norris-P.Bryamt, de la maison Bruant Bros., Ud., a averti M.J.-L.Thorne, fiduciaire de la faillite Bryant, Isard and Co., qu’il ne se considère plus lié par la convention en vertu de lauuellc, lui, ancien gérant-général de Bryant, Isard and Co., a continué les affaires de la maison faillie, avec l’entente qu’il paierait en entier les rréancters de celle-ci.M.Bryant dit qu’il représente la majorité des créanciers de Bryant, Isard et que le fiduciaire détient actuellement $120,000 en espèces ninsi mie d’autres valeurs, le tout disponible pour distribution.11 dit qu’un dividende a été décidé il y a quelques semaines; il est survenu des inconvénients et aucun paiement n’a été fait.M.Bryant dit qu’il veut forcer la main dû fiduciaire.La convention acceptée par M.Bryant comportait le paiement de 30 p.c.des réclamations non garanties, et une partie de ce paiement devait se faire par le produit de la vente de l’actif de la maison faillie; M.Bryant devait trouver le reste.Celui-ci dit qu’il représente les créanciers de Bryant Isard, dans une telle proportion que si un dividende oroportionné à ia somme disponible était déclaré par le fiduciaire, iui, Brvant, serait en état de payer le 50 p.c.des réclamations non garanties.-•- Verdun accuse un surplus Les conseillers municipaux de Verdun ont constaté, hier soir, avec une agréable surprise, que l'exercice financier de l'année se terminant au 31 octobre, affichait un surplus de $52,404.26.Les revenus se sont totalisés à $576,196.83 et les dépenses ont atteint la somme de $523,792.57.L’augmentation des revenus s’explique par le nombre des constructions nouvelles dont la valeur imposable dépasse $1,400,000.Pour la prochaine année fiscale, on prévoit un surplus de $12.500’ seulement, par suite de la réduction de l’impôt foncier de 5 sous par cent dollars d’évaluation.Le revenu est estimé à $573.498.70 et les dépenses à $500,950.Devant cette situation très satisfaisante, le conseil a résolu de réduire la taxe à $1.45 par $100 et de donner une allocation de dix pour cent aux employés municipaux, payable avant le 1er janvier.La taxe foncière à Verdun est beaucoup moins élevée qu’à Montréal, puisque là il n’existe pas de taxes spéciales pour les pavages et ' trottoirs qui sont faits à même les revenus généraux, et qu’ici nous payons pour nos pavages et nos trottoirs.LA MATINÉE À LA BOURSE TON MOtRNE DU MARCHE — LA SECONDE PREFERENCE DU BRITISH EMPIRE STEEL A ETE LE SEUL STOCK ASSEZ FORTEMENT TRAITE — LA COTE EST GENERALEMENT FERME Le marché des vivres Le tableau suivant indique ies arrivage de beurre, de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour la jour née d'hier, le lundi précédent et le j jour Correspondant l’an dernier: 1922 1921 9 20 10 octobre 2364 2529 125 6250 «812 54901 2147 1768 6721 Beurre, colis Fromage, boites Oeufs, caisses .ENCHERE DU BEURRE A l’enchère de la Coopérative centrale des agriculteurs de Québec, tenue hier au Board of Trade, on a offert 355 colis de beurre pasteurisé.vendus à 35s.7-8 la livre, 870 colis de no I, vendus à 35s.la livre et 350 colis de no 2, vendus à 33s.5-8.• LES PRIX DE GROS Sur la liste que nous avons pu liliée hier il n’y a que deux ehan- i gements à indiquer pour les oeufs.! Les oeufs choisis sont montés de 38 à 40s.et les oeufs no 1 de 34 a 35s.A la séance de ce matin, à la Bourse i* Ki.i ^ m w Ivo i rê ¦s-val S m Ils General Ci4,ar Co.Limitée Contrôle et opéré par Imperial Tobacco Co.of Canada Limitée 111 » t 1 t t t I t * • 4 « « iL'fii'fulrc Delorme semble devoir ,ii u j i revenir sur le tapis.L’on «ait que «i présentement, on demande l'Interdiction do IVbbé Délorme quant A l’adminlatration de ses biens.Cette 38 7-8 demande est contestée par l'abbé 39 5-8 Delorme lui-même.11 prétend na- nérnl, un «vis qu'il demanderait devant un juge de In Cour supérieure è Québec, rémission d’un bref d'iia- turclicment.p«s l’entremise de son avocat, qiril n’est pas dément et mi'il est donc détenu injustement.„ ___________________ Hier, l« procureur de l’abbé Delor- boas corpus pour forcer le Dr Brome a envoyé à M.Athanase David, chu à amener Delorme en Cour et secrétaire de la province, au Dr : à prouver si oui ou non il est dé-Brochu, ainsi qu’au proeureur-gé-1 meat- VOLUME XIII.—No 236 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 10 OCTOBRE 1922 SPORTIVE SONNY SMITH EST DECLARE VAINQUEUR CONTRETOMASULA L'ancien Montréalais a o btenu la décision dans un combat de dix rondes — Kid Roy gagne contre Hutchison mais la décision des juges est peu populaire — Deux Latail les milles — Les combats à l’étranger.Le syndicat Rickard-Pierce-Flour-noy a donné une intéressante séance de boxe, hier soir, à l’aréna Mont-Hoyal malgré que les rencontres disputées n'alignaient pas d’aussi habiles boxeurs que lors de la premiere soirée donnée sous les auspices des promoteurs américains.L’assistance, hier soir, était plus considérable que lors de la séance du 2ô septembre et les organisateurs ont dû pouvoir éviter un déficit, La rencontre principale mettait aux prises Sonny Smith et Jimmy Tomasula, de Elizabeth, X.J.dans un combat de dix rondes et à la conclusion de la bataille les juges accordèrent la décision à l’ancien Montréalais.Smith, quoique victorieux, n’a pas fait une aussi belle bataille que lors de sa rencontre avec Bobby Ebbor.En effet Sonny a mis peu d’entrain et le combat fut lent pour ne pas dire monotone par moments.Sonny Smith fut continuellement à l’attaque et il mena le bal dans les trois premières rondes mais Tomasula commença à connaître les tactiques de son adversaire et les chances devinrent plus égales.A la quatrième ronde le boxeur de Elizabeth eut l'avantage sur son rival et il en fut de même dans la reprise suivante.LTtalien sait assez bien boxer mais il semble un peu paresseux et de plus il ne parait pas posséder un coup de poing bien dangereux.Smith est plus agressif, il excelle surtout dans les corps il corps et c’est principalement dans i’in-fighting que Sonna compta le plus grand nombre de points.KID ROY VICTORIEUX Le semi-finale alignait Jimmy Hutchison contre K d Roy et le dernier a obtenu la décision des juges, mais le verdict fut loin de donner satisfaction au public.Hutchison s’est encore montré aon boxeur, encaisseur et aussi bû-Sieur.Il est capable de boxer et j batailler.Mais après avoir été forte- : nent secoué de mêlées il décida ju’jl vaudrait mieux boxer et ensuite il fut sur ses gardes.Roy fut toujours beaucoup trop anxieux et il a perdu de bel'cs chan-’cs.Ses poussées étaient habilement évitées par Hutchison, qui de son côté ne manquait pas une seqje ouverture.PARTIE NULLE Les juges donnèrent un verdict de partie nulle dans la rencontre Benny Goud-Charley Goodman.Mais pour bien des spectateurs, le boxeur de Toronto aurait dû décrocher le verdict car il s’affirma le meilleur des deux.La décision ne fut pas tout à fait populaire chez les amateurs.On cria un peu mais tout rentra dans la tranquillité lorsque les boxeurs de l’engagement suivant entrèrent dans larene.Goodman est un boxeur fort agressif mais il lui manque la précision.Ses coups sont portés à tort et à travers.Il ne mesure jamais rien mais bûche continuellement.Naturellement il compte rarement «rais fend presque toujours l’air.Gould est fort scientifique et surtout habile sur ses j unhes de sorte qu'un homme comme Goodman est fait à ordre pour lui, - umn.e on le dit dans le monde pugilistique.Koodman se portait toujours à l’attaque mais la plupart du t vips il rencontrait un gant devant son poing et avant qu’il se fût repris en position il avait déjà encaissé deux ou trois jabs ou crochets à la figure.ILS ANNULENT Le premier assaut opposait Charley McGrann contre Jackie Harris et les juges rendirent un verdict de partie nulle.D’un autre côté la décision fut peut-être serrée et McGrann fut sans doute chanceux de s’en tirer à aussi bon marche.Aux points il avait perdu la partie.Mais dans les derniers engagements Harris s’accrocha un peu trop souvent au cou de son adversaire et naturellement ceci lui lit perdre de bons points qu’il avait acquis au début de la rencontre.HERSGOVITGH CONTRE PRUD’HOMME Ottawa, 10.—- Moe Herscevitch, de Montréal et le caporal A.Prud'homme, de cette ville, se rencontreront dans un combat de dix rondes à l’aréna Dey, samedi prochain.Les deux pugilistes se sont eifga-gés à faire le poids de 155 livres a deux heures de l’après-midi, le jour de la bataille.Les autres combats à l’affiche seront Johnny Rose, de Toronto, contre Mickey Sullivan, de Montréal, 8 rondes.Jimmy Britt contre Marty Bloom.LEROUX BAT HARRISON' Londres, 10.— Charlie Le-doux, le boxeur français, s’est battu, hier soir, avec Tommy Harrison, le champion poids coq anglais.Ce dernier a dû quitter l’arène à la dix-huitième ronde.Le combat devait être de vingt rondes.La rencontre, oui a eu lieu à Hanley, était pour le "titre de champion poids coq de l’Europe.IL OBTIENT LA DECISION Boston, 10; —- Eddie Shevlin, de RoxbUry, a eu la décision sur Dave Shade, de Portland, après une bataille de dix rondes.Shevlin a eu l’avantage dans sàx rondes.Shade a eu l’avantage dans trois et les honneurs ont été partagés dans une.Les deux hommes sont des poids plume.versaire avant qu’il ne fût debout, le harceler de coups douteux et gauches, les cris, le tumulte, l’arbitre houspillé qui disqualifiait Si-ki.L’inexorabli' jugement populaire précéda d’une demi-heure celui des juges sportifs.Pendant qu’on emportait Carpentier.chargé comme une bêto morte sur Pépaule de ses soigneurs et couvert d’un dru]» sanglant, comme un supplicié, la vague des sifflets déferlait sans accalmie.On huait Carpentier avec plus de fureur que n’en mirent jamais les foules romaines à tourner le pouce vers le sol'pour réclamer Ig mort d’un gladiateur vaincu.On se vengeait des triomphes accordés, d’une longue obsession admirative, de l’argent aussi que l’idole, hier encore, ramassait â la pelle et qu’on avait versé.On retirait, avec un rire de mépris, sous les pieds du dieu, le piédestal qu’on avait dressé.On était ivre de malice et de satisfaction perverse.Dans la rue, au sortir de Buffalo, j’ai entendu parler un jeune homme des faubourgs.Il était venu au stade, de bonne heure, le matin.Il avait sans doute à peine mangé.Sou premier soin, après le match, fut d’acheter un pain, un long pain doré.Et il le brandissait, l’air bravache: —Il peut venir maintenant, disait-il.Il peut venir, Carpentier! Je lui mettrai ce pain-là sur la .! Lu foule qui vient de casser un de ses hochets a le visage d’un en- ’"’'““''‘GEORGES MARTIN'.LIGUE DE QUILLES INTER-ASSOCIATION Les joutes disputées hier soir dans les séries de la ligue de quilles Inter-Association ont donne les résultats suivants: ^ Sun Life.Cole .138 103 146— 447 Wright .143 150 156— 419 Cochrane .137 141 193— 471 Bayne .137 157 145— 439 Scott .144 121 138— 403 Totaux .'716 716 877-2309 H.K.Y.M.C.A.Rouge Simpson .93 134 130— 357 Payne .138 H6 163.- 447 Porteous .113 123 100— 390 Brighton .104 145 120-— 360 Mann .171 182 155 - ;>08 Totaux Soster .Briggs .Moir .Wallace Brown .619 730 M.A.A.A., 157 177 .183 .185 .155 .\ 108 728-2077 179 177 191 150 198- 148- 168- lf.6- 171- 532 510 530 512 495 Totaux Wnrdrope Smith .Babcock .Wheeler .Brown .Marcus .Totaux Longridge West 848 880 Y.M.C.A.185 139 107 145 123 .147 140 135 104 .143 851—2579 167- 141- 133 181- 161- 491 451 123 420 480 304 Baltimore a triomphé du St-Paul Baltimore, 10.~ Le BàlUmdre a gagné la quatrième partie de la petite série mondiale avec le St-Paul.Le r^ujtut a été-,de 7 à»^.IP’* points étaient égaux dans la neuvième.H*y avait un bouune de retiré et U* Baltimore a\'uit troA hiini-mes sur les buts.McAvby était au bâton, H gngtig' la partie e\i nva, •al'* trades l'IrcU” -I"re.de.' de droite.C’était là (‘N- son dcuxfifmo coun de circuit au cours de la série, fletle victoire met le Baltimore en av:\nt.En effet, il se 'trouve à avoir trois party's def gagnées et une de perdue.* U * Groves et Benton débutèrent .dan* lu belt,e.njais ceni- placés.Parnham lança nour le Baltimore à partir de lu sB-ième e4 il tint ies St-Paul à sa merci pendant lç ies te de lu »m'tte ne leur permet-t^rrf ièas de filin',un sciîl point.Hall remplaça Benton à la neuvième anrès que Walsh eut frappé un TS1 deux-buts et que Benton eut un coup simple permettant à WalsU de prendre son troisième.Après que Boley eut pris sorv premier, Bisho" fut passé sur lest balles à dessein et les buts se trou-, vèrent rempli».C'est alors que McJ Avbv fit son cou*’ de circuit.Résultat par manche; St-Paul .(110200000—3 10 1 Baltimore .000001114—7 15 fl Butteries: Benton, Hall et Gon-zalvex; Groves, Parnham et Mc-Avm.(à suivre sur la 8ème page) Totaux .Lafontaine Ortiz Mackenzie Côuil'lard Totaux Lefebvre Aubry .Mayrcud Choquette Totaux 757 729 783— 2209 .A.A.A.132 114 126— 372 130 no 128— 368 159 1 tu 165— 473 178 127 166— 471 163 157 139— 459 762 657 724— 2143 G.de C.Blanc 151 194 169- 514 197 202 159 558 161 181 195— 537 149 191 135— 475 182 163 189 52 ft 846 931 839 2610 mal, !
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