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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 21 novembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-11-21, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIII.—No 271 MONTREAL, MARDI 21 NOVEMBRE 1922 1 R Ci S SOUS LE NUMEO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CANADA.AAOÛ Etwts-Unis et Empire Britannique .W.M UNION POSTALE .fla-Od Édition hebdomadaire CANADA.f*0© ETATS-UNIS BT UNION POSTALE.«S.00 LE DEVOIR Rédaction et administration A3.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SLEVTCE DE NUIT: Rédaction, Main BIM Adminiatratlon, Main 81(3 Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS! $126.000, $118.000, etc.Sur les comptes du “Soleil” — Caractéristiques et conséquences d’un régime.Le Devoir l a démontré samedi, en citant les pages des Compte* publics, le Soleil a touché l’an dernier du gouverne-men!: provincial, comme paiement d’annonces publiées ou de travaux exécutés, une somme d’au moins $126,000.L’an dernier, il avait touché aux mêmes titres environ $118,000.CeJa fait donc, pour vingt-quatre mois, un total de $244,000 et, si l’on prend pour base de calcul le chiffre d’environ 20% (que M.Taschereau, discutant les affaires de la Commission des liqueurs, jugeait un bénéfice raisonnable), un profit probable, pour le Soleil, de $45,000 à $50,000.Ce régime dure depuis un quart de siècle.Et l'on comprend qu’ainsi sustenté, le Soleil ait pu jadis nous déclarer avec quelque sarcastique dédain qu’il n’y a point chez lui "de préposé à la tâche de passer le chapeau”.Ses amis voient à ce qiril ne soit point réduit à d’aussi humiliantes nécessités — partage, hélas! de plus d’un journal qui, en Europe ou en Amérique, ne se soude pas de glorifier quand même les maîtres du pouvoir ou de ramasser de l’argent dans l’exploitation de la boue.' I^s amis du Soleil profitent du fait qu’ils sont à la direction des affaires provinciales pour lui assurer le moyen de réaliser, sur les travaux payés par nous tous, un bénéfice annuel d’une vingtaine de mille piastres.fit sent à marquer l’importance.Il semblerait que gouvernement étant payés par tout le monde, tous les imprimeurs compétents devraient avoir la possibilité de les exécuter et que ces travaux devraient être attribués au plus bas soumissionnaire.Pas du tout, le Soleil occupe une situation à part, il touche régulièrement ses contrats et ses bénéfices, et les touchera vraisemblablement tant que ses amis seront les maîtres du pouvoir.(Cela peut du reste provoquer d’assez curieux incidents.Ainsi, l’on se rappelle la virulence avec laquelle le premier ministre protestait le printemps dernier contre l’attitude des chefs de l’Internationale typographique.Or, le régime que MACDONALD EST ELU CHEF TRAVAILLISTE pratique son gouvernement crée tout simplement un privilège-aux ouvriers internationaux du Soleil, au détriment, par exemple, des ouvriers nationaux de Y Action catholique, dont l’utile intervention permit cependant au Parlement de se tirer d’affaires, lors de la grève des internationaux.) Avons-nous besoin de répéter qu’en notant tout ceci, nous n’avons pas l’intention de faire le procès du Soleil, mais bien de marquer les caractéristiques et les conséquences d’un régime dont il n’est pas le seul, ni le premier bénéficiaire.La caractéristique maîtresse du régime, c’est d’utiliser au bénéfice de la presse ministérielle les faveurs dont, sous forme d’annonces ou de contrats d’imprimerie, peut disposer le gouvernement, d’alimenter donc, avec l’argent de tout le monde, son service de propagande; ses conséquences obvies sont de créer à la presse de parti, quelle qu’elle soit, une situation privilégiée.Nous disons quelle qu’elle soit: car, le journal départi peut toujours espérer qu’advenant le triomphe de son parti, il pourra prendre sa part des faveurs.Tandis que la presse qui prétend garder en face de tous les vc.uus partis et de tous les gouvernements son franc parler a toute I côté^nous sommeT^ peu" près* cer chance d’être constamment boycottée.¦ * -* - -—*—.- 1- !- Ajoutez à cela que cetle presse est généralement celle qui, par ailleurs, renonce volontairement à toute une catégorie de bénéfices, qu’elle est celle aussi qui a le plus de chances de rallier contre elle les méfiances, les colères, les rancunes et les dangereuses colères, et vous comprendrez qu’elle soit parfois — et en tout pays — obligée de compter sur le concours de ses amis.Nous avons peut-être l’esprit mal fait, mais nous trouvons qu'il est aussi honorable d’accepter les contributions volontaires d’amis qui pensent comme vous, qui veulent vous fournir le moyen de porter plus loin l’écho de leur propre pensée, que de grossir son budget à l’aide des faveurs que la situation particulière de vos anus leur permet de prélever sur tous — même sur ceux que vous attaquez à In longue année.d’embarras financiers, il aurait moins de difficultés à administrer les chemins de fer, il pourrait diminuer la dette, au bout de quelques années, sans augmenter considérablement les taxes, — si cela marche.Mais cela marchera-t-il?D’après les indices que l’on peut discerner aujourd’hui la semence que l’on a ainsi répandue en terre pendant quatre ans est à la veille d’ôclore.Les tenants de l’immigration intense se déclarent de plus en plus ouvertement, ils sont plus nombreux; on compte parmi eux des ministres, des gens de chemin de fer et d’entreprises de navigation, des chefs politiques, des industriels, des journaux nombreux et des propagandistes.Déjà ufte vaste compagnie d’immigration a reçu l’approbation du gouvernement et la promesse de subsides.A la prochaine session, le parlement sera appelé à appuyer cette politique.On ne compte pas qu’il ’résiste.Dans queue mesure cependant lèvera-t-il les anciennes barrières et les vieilles interdictions, voilà ce que l’on ne peut pronostiquer encore.Cependant les» exigences des promoteurs de ce mouvement laissent croire déjà que nous reviendrons en fait à l’époque libérale, alors que tous les aspirants nu titre de citoyen canadien entraient chez nous comme dans leur propre maison.On a déjà fait remarquer beaucoup de faiblesses dans le plan d’immigration soumis au gouvernement.On sait que le Canada ne peut obtenir beaucoup d’agriculteurs, ni de l’Angleterre, m des pays européens, ni même des Etats-unis.On sait aussi que ces colons improvisés ne demeureront probablement pas longtemps sur les terres qu’ils doivent payer par termes échelonnés sur un grand nombre d’années, et qu’ils peuvent bien délaisser après quelque temps et la terre et les paiements trop onéreux.On se trouve en face de cette situation: nous faisons d’immenses préparatifs pour recevoir des immigrants, nous montons une organisation formidable pour les recruter et les amener, nous amassons des capitaux pour mettre le mouvement en branle, nous engageons des agents, (le gouvernement va donner des subsides, nous prenons en théorie les moyens d’établir à leur arrivée les nouveaux venus et leur aider, et d’un autre Orner HEROUX.Propos d’Ottawa Ceux qui veulent l’immigration à outrance La machine que l’on monte, et pourquoi on la monte — Le pér il qu’elle annonce.Ottawa, 20.- On a commencé à faire de lu pr opagande pour une immigration intense aussitôt après lu dernière guerre.Lorsqu’on eut constaté que la dette du Canada était de deux milliards et demi, soit $270 par tète environ, que les chcmias de fer nationaux ne pouvaient payer leurs frais et combler leurs déficits sans une population double, des journaux représentant des groupes de financiers et d’industriels ont commencé à jeter Je cri d’alarme et à réclamer de nouveaux contribuables et de nouveaux citoyens.L’Angleterre nous a envoyé des propagandistes.Elle possède un surplus de population, des snns-Iravnil, des chômeurs qui vivent aux dépens de li’Etat.Incapable d’accélérer assez vite scs activités commerciales pour fournir du travail à lotis ccs citoyens, clic veut les passer aux Dominions.Elle est môme prête à fournir des sommes énormes pour les transporter, les aider à s'établir et à atterrir en des pays nouveaux.Quatre années ont passé depuis ce temps-là.Le Canada est toujours flans la même situation financière.Au lieu de faire des économies pour payer sa dette, il a augmente celle-ci et l’augmente encore chaque année.Les gouvernements, malgré la marche sans cesse nseendapte des taxes, ne peuvent parvenir à faire cadrer leurs dépenses avec leurs revenus.[as chemins de fer ont des déficits nlus considérables et qui font boule d« neige.Le ministr# des fi- nances se voit obligé de toucher aux revenus des grosses maisons, des banques, des firmes industrielles, de glaner dans le portefeuille des Canadiens les moindres miettes qui peuvent se trouver dans les derniers plis.D’un autre côté des capitalistes prudents détiennent depuis de nombreuses années des terres dans l’Ouest canadien.Ils attendent que les prix montent, mais ils ont commencé à trouver dernièrement que leur capital dort depuis trop longtemps, et que le temps serait excellent pour se débarrasser de leurs propriétés.On les menace de fortes taxes s'ils ne vendent pas et continuent à attendre en pair, une époque meilleure.Puis il y a les compagnies de transport.L’immigration leur est une aubaine comme aux spéculateurs en terres.Les unes retirent de forts bénéfices à vendre des billets de transport au* passagers d’entrepont.Et les autres touchent un autre bénéfice, aussi considérable, à les transporter, à pleins wagons, dans ('intérieur du pays.Tous ces gens-là font donc la rnmpagne d’immigration.Ils ont leurs journaux, ils font jouer des influences auprès du ministère, ils s’attachent à convaincre le public de l’excellence de leur Idée, de l’exceMcnce du moyen qu’ils préconisent, pour inonder notre pays d’un nouveau flot d’immigrants.Et le gouvernement lui-méme ne peut pas ne pas être bien disposé en faveur d’une politique large d'iuimigratioa.Il c'aurait plus,, tains de ne pouvoir trouver les im migrants, ou plutôt la sorte d’immigrants qu’il nous faudra.Nous ne trouverons pas cette classe en nombre suffisant pour justifier nos énormes préparatifs.Alors est-ce que la machine fonctionnera à vide?C’est un point d’interrogation à poser; car lorsque la machine existera, il est prévu qu’elle marchera, et avec lia mauvaise espèce d’immigrants, si ce n’est pas avec la bonne.Trop de gens seront intéressés a ce qu’elle marche sans arrêt pour qu'il soit facile d’interrompre son oeuvre.* * * Des faits nous Incitent à réfléchir.Nous avons vu déjà que durant la dernière année les officiers d’immigration ont arrêté 21 pour cent des Juifs qui se sont présentés; que l’on a fait admettre ensuite, après des pressions extérieures, 90 pour cent de ces 21 pour cent, c'est-à-dire la presque totalité de ceux que l’on avait d’abord refusés.C’est en examinant cela que l’on se rend compte comment il sera facile, en mettant les influences en jeu, d’obtenir l’admission de tous ceux que l’on voudra, sans respecter les règlements ministériels.Il sera aussi facile, lorsque le premier pas sera fait, d’obtenir l’élargissement ou la mise au rancart des règlements eux-mêmes.Nous faisons actuellement pour l’immigration ce que nous avons déjà fait pour nos chemins de fer.Nous avons bâti des voies ferrées pour les générations à venir, nous en avons beaucoup trop pour la population actuelle, il peut s’écouler cinquante ans avant qu’il y ait assez de monde dans fe pays pour alimenter le trafic d’une manière suffisante.Aujourd’hui nous nous organisons pour recevoir des milliers et des milliers d’immigrants, et nous sommes à peu près certains de ne pouvoir recruter un nombre de gens qui justifierait nos préparatifs.C’est une erreur.Il n’est pas du tout certain que le gouvernement libéral résistera à toutes les pressions qu’on exerce sur lui.Dès son arrivée au pouvoir des organes ministériels ont annoncé périodiquement une nouvelle politique d'immigration, une politique plus agressive, plus large, “adaptée aux besoins du moment".Les progressistes et tous les députés qui favorisent l'étatisme sont d’avance acquis à cette politique: car ils savent bien que sans un surplus énorme de population, dans un court délai, l’étatisme ferroviaire aura produit de si monstrueux résultats qu’ils ne pourront plus le défendre et Je soutenir.Aussi, dés aujourd’hui, cette politique ngrait fort dangereuse et il semble que les Canadiens doivent profondément s’en défier, l’écarter même s’ils ne veulent pas la regretter un jour.Lto-Paul DESROSIERS.La session de Québec Les bourses aux étudiants qui vont en Europe M.Sauvé veut savoir co minent on les attribue, à Québec — M.David le lui explique — Les comptes de la commission des alcools.Québec, le 20.— S’il est permis de le dire sans violer les privilège* de Ja législature, la Chambre présentait, cet après-midi, un spectacle désolant.La plupart des fauteuils étaient aussi vides que les discours de ceux qui le* occupent ordinairement.Le chef de l’opposition en a fait l’observation, bien que trois députés oppositionnistes sur cinq fussent également absents.Le gouvernement, pas plus que l’opposition, nç s’occupe guère des galeries, mais on se garderait bien de part et d’autre de faire quoi que ce soit d’important quand tant de députés sont absents.Aussi la séance a-t-elle été aussi terne que la plus terne que nous ayon* eue depuis le commencement de Ta session.Chose extraordinaire, il n’a pas même été question de Blanche Garneau.NOS ETUDIANTS EN EUROPE Il y a eu cependant un assez intéressant débat relativement au projet de loi de M.David qui pourvoit a l’envoi de quinze étudiants en Europe (au lieu de Paris).Le nombre des boursiers du gouvernement était jusqu’ici de cinq et la loi n’autorisait que leur envoi à Paris.M.Pelletier, dans un article du Devoir, aurait suggéré, selon un des orateurs, que l’on nommât une commission à fin d’éviter non seulement le patronage de fait en cette affaire, mais que le- gouvernement en fût même soupçonné.M.David a répondu à M.Sauvé qu’il ne croit jras opportun de former une commission.Il a étudié l’idée et n’a pas cessé de l’étudier; ses collègues ont fait de même.Mais à son avis le système suivi actuellement donne au point de vue pratique des résultats meilleurs.Il serait impossible de former un groupe d’hommes qui pût se prononcer avec une parfaite compétence sur tous les cas qui se présentent.Lu pratique suivie à l’heure actuelle offre plus de garanties.Le secrétaire provincial affirme (autant que sa mémoire peut le servir) quç pas un seul boursier n’a été envoyé en Europe qui ne fût muni de la recommandation du recteur de l’Univer-sité de Montréal, de Laval ou de McGill, ou du directeur de l’école des Hautes Etudes.Nous sommes, dit le secrétaire.provincial, au service des institutions.Nous ne désirons qu’une chose: les aider.Ce ne sont pas elles qui sont à notre service.M.David a rait une déclaration importante plus tard au sujet de Polytechnique et de l’Ecole technique.Il espère que la direction de ces deux écoles pourra lui désigner bientôt des élèves qui Tront se spécialiser en Europe dans les sciences exactes, ou dans la mécanique ou les arts décoratifs.Le chef de l’opposition avait provoqué la réponse de M.David par une brève critique où, après avoir félicité le gouvernement de donner cet encouragement à l’instruction publique, il émettait des doutes sur la sagesse de la méthode suivie.Il craint que le parti libéral, qui demandait autrefois la création d’un ministère de l’instruction publique, ne verse dans l’étatisation et ne pratique le favoritisme.M.David l’assure que jamais il n'avait pratiqué le favoritisme.On lui a suggéré d’envoyer certains jeunes gens d’un incontestable talent.11 n’a pas voulu les envoyer, il n’a pas meme voulu discuter une semblable proposition.M.Sauvé trouve cela excessif.II n’y a pas de raison de refuser un sujet recommandable, parce mi’il est parent d’un législateur.Au reste, le gouvernement n’a pas toujours eu de pareilles délicatesses de conscience, par exemple, quand il sagit de recommander des boursiers pour les écoles normales.On tient compte parfois des avis des députés.Mais ce qui sans doute, dans les déclarations du secrétaire de la province a plu davantage à M.Sauvé, c’est que les crédits pour ces bourses ne proviendront pas nécessairement de la source empoisonnée de la Commission des liqueurs.C’est la première question qu’il a posée à M.David, et comme celui-ci ne se pressait pas d’y répondre, ne la prenant pas au sérieux, le député des Deux-Montagnes s’est presque fâché et a insisté pour avoir une réponse.Le texte même de la loi la lui fournit, fait observer le secrétaire provincial, puisqu’il y est dit que les crédits seront pris à même le revenu consolidé de lu province.“De sorte que, a commenté M.Sauvé, les boursiers pourront rester eh Europe, même si les revenus de la Commission des liqueurs baissent." LA LOI ELECfORALE Les amendements à lo loi électorale ont subi leur troisième lecture.Les modifications sont de peu d’importance, il s’ngjt surtout de corriger des corrections de l'année dernière.La loi de l'apnée dernière portait que les fabriques devaient fermer de une heure à six heures de l’après-midi.Elles fermeront de deux heures à sept heures car dans l’esprit de la loi les fabriques doivent rester - fermées au moins une heure après la fermeture des bureaux de votation.Les ouvriers internationaux ont demandé au gouvernement de faire du jour du scrutin un jour chômé.M.Sauvé n voulu savoir à ce sujet l’ooinion du ministre des travaux publics, qui lui a répondu que le gouvernement étudie cette demande en même temps que toutes les autres qui lui ont été adressées par les syndicats internationaux.S’il juge à propos d’y accéder, il fera plus tard un bill spécial.Mais il croit que les jours chômés sont assez nombreux dans la province et que les accroître serait porter préjudice au commerce.M.Sauvé insiste pour avoir une déclaration immédiate.Ennuyé, M.Gaiipault lui demande ce qu’il ferait.Le chef de l’opposition devient rouge.“Quand je serai à la place du premier ministre Je n’aurai pas peur de prendre ma responsabilité.J’y serai avant longtemps, car un gouvernement qui ne sait quelle attitude prendre et qui veut constamment être dirigé par l’opposition donne des signes de faiblesse et de décadence.” M.Gaiipault fait observer à son préopinant qu’il prend tôt la mouche, sur quoi celui-ci rétorque: “Le ministre est frais, le ministre est dispos.U vient d’arriver du palais.Pour nous il y a près de deux heures que nous travaillons.” M.Taschereau a été plus catégorique que M.Gaiipault.Il croit que les banques se plaignent, de même qtie les institutions de commerce, du grand nombre de nos fêtes légales.LES COMPTES DE LA COMMISSION M.Sauvé a obtenu une victoire signalée.Le gouvernement sera tenu de lui fournir les comptes de la Commission des liqueurs.Mais quand?Voilà le hic.Cette demande, le chef de l’opposition l’avait adressée ait comité des comptes publics, dont le président l’avait référé à la Chambre.De l’avis de M.Cannon, M.Sauvé ne pouvait obtenir Ja production de ces documents sans une adresse à la Chambre.Par contre, en Chambre, M.Taschereau soutenait que, sans vouloir s’opposer à la production de ces comptes, il croyait la procédure inutile.Mais le président, M.Fran-coeur, a donné nettement raison à M.Sauvé.La motion Sauvé a été déclarée régulière et l’adresse adoptée par la Chambre, séance tenante, à la suggestion du premier ministre.Le succès avait été si prompt que M.Sauvé n’en croyait pas scs oreilles et il a fallu lui dire deux fois que l’adresse était votée et qu’il aurait ses précieux papiers.Mais quand, encore une fois, quand?Lorsque la session tirera a sa fin?Louis DUPIRE.AFFAIRES COURAJNTES dm* d’interpellations Par M.Dufresne.— 1.Combien de meurtres, restés impunis, ont élé commis depuis quatre ans dans celte province, à la connaissance du département du procureur général?2.— Qmds sont le» noms des vic- times?3.Quel a été !e résultat des démarches du procureur-général et de ses officiers dans chacune de ces causes?Par M.Smart.1.—• Le premier ministre ou le procureur général a-t-ii, depuis mars 1022, reçu de M.François Pouliot, une ou des lettres concernant le docteur Louis-Eugène Parrot?2.— Si oui, le premier ministre ou le procureur général s'est-il rendu à la demande de M.Pouliot?3.— Si non, pourquoi?Par M.Sauvé.1.— La Montreal Dump Truck Idée., a-t-elle entreprise des travaux de voirie depuis le 1er janvier 1921?Si oui, dans quels comté» et dans quelles paroisses de comté»?2.— Cette comp»gnie a-t-elle si- Sné un contrat pour ces travaux?i oui, avec qui?3.— Quels sont les nom» et résidences des directeur* de cette compagnie?4.— La Montreal Dump Truck Liée, a-t-elle donné une garantie de solvabilité au gouvernement?5.— Le gouvernement a-t-il exigé que cette garantie protège le» personne» employée* par elle ou sc* entrepreneur» aux travaux desdit» chemin* ainsi nue le» cultivateur» ou autre* vendeur* de matériaux employé* d*n* la confection de ce* chemin», tel* que pierre, gravier, gaioline, etc.?1.— Combien de contrats ont été octroyés en 192.1 pour la coas- ; i;%~nr*rnT'’*îrk .Les députés ouvriers enflais ont choisi leur leader parlementaire — Clynes sera sous-chef et Henderson whip en chef.L’opposition se dispose à être agressive.(Dernière heure.) LONDRES, 21 (S.P.A.).— James-Ramsay Macdonald, député de la division Aberavon du Glamorganshire et vétéran du mouvement trade-unioniste anglais, a été élu, aujourd’hui, leader parlementaire du parti travailliste.John-R.Clynes, ancien président du parti travailliste parlementaire, dont l’élection comme chef avait été généralement prévue, a été élu sous chef.Arthur Henderson, qui dirigea longtemps le parti travailliste à la Chambre des communes,mais qui a été défait dans son comté aux récentes élections, a été nommé whip en chef du parti.Ben Spoor sera son assistant.IL Y AURA DE LA VIE LONDRES, 21 (S.P.A.).— Les chroniqueurs parlementaires répètent que la nouvelle Chambre des communes sera plus animée que la précédente et que l’opposition, qui sera probablement dirigée par les tra- vnillicfPfi vyIik fnfrptect'Ud» Ils attirent l’attention sur l’esprit frondeur que les travaillistes radicaux du district de la Clyde apportent avec eux."Nous allons tout détruire cela”, disait l’un d’eux à la fin de la cérémonie, hier, II* ont l’intention de mettre un peu de vie dans leur parti, DU SANG NOUVEAU Toutes les parties de la Chambre accueillent avec joie la perspective d’une nouveile vie.Le parti travailliste apporte au parlement un sang nouveau et de bons orateurs.Quelques députés écossais manifestent une disposition à briser le* vieux cadres et les vieilles formules comme le manifeste l’attitude de quelques-uns au sujet des cérémonies d’ouverture de la Chambre, mais iis auront à côté d’eux dans leur propre parti des hommes rompus aux choses parlementaires qui, tout en ne le cédant à personne pour préconiser la politique de leur parti, estiment qu’un trop grand empressement conduit souvent à la défaite.C’est évidemment dans le but de prévenir les manifestations de quel ques-uns des plus agressifs partisans de sa doctrine que John-R.Clvnes, président du parti, a déclaré que le parti croyait dans les méthodes constitutionnelles et ferait de son mieux pour faire respecter la dignité de la Chambre.CLYNES ETAIT A L’HONNEUR Clynes a marché à côté du premier ministre Bonar Law en tête de la Iirocession officielle, hier.Lorsque Je premier ministre s’est levé, tou» es députés ont fait de même.Clynes et H.-H.Asquith se trouvaient tous deux en face du premier ministre.Clynes a hésité, M.Asquith l’a poussé.Le leader travailliste s’est mis alors en ligne avec M.Bonar Law.(.Voir aussi en pages S et Ht truction de routes provinciales ou régionales dans la province?2.— Par qui furent signés ces contrais?3.— Quels sont les noms et résidences des entrepreneurs pour ces routes?4.— Quels sont les noms et résidences des compagnies ou sociétés qui ont construit certaines de ces routes ou parties de routes?5.— Combien de ces entrepreneurs ont fait eux-mêmes ces travaux et quels sont leurs noms?6.— Combien de ces entrepreneurs ont fait faire le* travaux par sous-contrats?7.— Quels sont les noms et demeures de ccs entrepreneurs?8.— Quels sont les noms et demeures des sous-entrepreneurs?9.— Mêmes questions pour 1922.Par M.Dufresne.1.— Combien y avait-il de salaisons dans la province de Québec en 1921?2.— Quelle quantité de lard salé ila province de Québec a-t-elle importée en 1921?3.— Quelle quantité de tomates a-t-elle Importée?4.— Quelle quantité de fraises?5.— Quelle quantité de fèves mises en conserves?Dills en première lecture.Loi amendant les articles 55 et 1142 du code de procédure civile.— M.Taschereau.Loi ratifiant certains actes de transport de biens de successions sujets à l’impôt.— M.Taschereau.Loi amendant les statuts refondus 1909, relativement à la fabrication des produits laitiers.— M.Caron.BILLS EN TROISIEME LECTURE —Loi amendant la charte de la ville du Cap-de-la-Madeleine.— M.Bordelcau.—Loi confirmant l’interprétation du testament de feu Désiré La-certe et ratifiant une vente par Léopold Lamy à St-Lawrence Paner Mills Co.Ltd.— M.Mercier (Trois-Rivières).—Loi ratifiant une vente par Ed- Sar-Albert Bruneau à Petrus Cyr.— [ Bullock.—Loi autorisant le barreau de la province de Québec â admettre Raoul Gagnon à l’exercice de la profession d’avocat.—M.Gaudreault.(Suite à la deuxième page.) Bloc-notes Oui, mais.Des journaux à tendance» ministérielles ont publié un dossier de lettres approuvant In loi de l’Assistance publique.H fallait «’attendre à ce que le gouvernement se servit de cette oorMopwtdaaee, soigneuse, ment triée.Mais il existe, dan* le* cartons du ministre, à Québec, une très importante communication de l’autorité ecclésiastique, de la seule qui ait qualité pour donner un avis officiel.Jusqu’Ici, le [ouvernetnent a sans cesse re-usé de la produire, alléguant que ce qu’on y dit est personnel, confidentiel et secret.Psnse-t-on que «i cette communication était favorable à la loi de l'Assistance publique, le gouvernement n’aurait pas tenté d’obtenir la permission de la publier, avec et même avant les autres?Coquille Une erreur typographiqve nous faisait dire hier, en parlant des sub ventions déguisées que le Soleil reçoit du gouvernement provincial: '’Payé de «100,000 à $20,000 par an pour prendre en tout, partout et toujours le parti du gouvernement, le Soleil.En fait,—et nous avons publié là-dessus, la semaine dernière, des chiffres encore incomplets, mais concluants,—U s’agit de $100.-000 à «200,000.Le Soleil, qui touche tout cela, aura compris tout de suite, et c’est l’important.Si nous lui avons ôté par erreur plusieurs milliers de piastres, nous les lui remettons tout de suite,-—car il serait capable de se les faire rembourser par M.Nicol.Ha» un« commission Le Canada de ce matin, dans *on compte rendu du discours de M.David à Québec, hier, sur les boui -ses d’études, dit: *T,’hon.M.Da vid.continuant à donner des cxpli-catlons, dit qu’il a parcouru un ar tide écrit récemment par M.Georges Pelletier, dans le Devoir, le quel article suggérait la formation d une commission qui aurait à dé dder ou à déclarer lequel des cnn clidats inscrits pourrait bénéficier des bourses provinciale*.Pour lui, la création d’une telle commis-slüI?,.ne POdTait en aucune façon améliorer le système de distribu lion employé actuellement".En fait, ou on a mal compris le ministre, ou celui-ci ne se rappelle ,rA*,b,en 18 teneur de cet a* bole (27 octobre 1922).Nous n’v demandions pas de commission chargée de faire un choix.“Qui.mieux que le» conseils des diffé rente» facultés universitaires, pour ce qui regarde les bourses décernée* à des diplômés d’universifés.et que les conseillers de Polytechnique, de l’Ecole des hautes études commerciflles, par exemple, est apte à choisir le* élèves qui iront outre-mer compléter leurs études aux dépens du trésor publie?Le conseil de la faculté de droit, ou de médecine, à Laval, à Montréal à McGill, sachant qu'il a une ot de* bourse* à décerner, peut mieas que quiconque désigner les Jeunes gens les plus méritants, établir dans les facultés des règlement* sévères à ce sujet.Aussi faut-il espérer mie le projet David éclaircira la situation à ce sujet et confiera aux autorités de» maisons où se recrutent les boursiers le soin de les désigner pour leur seule va leur”, dlsinn*-nou* entre autre.* choses.Nulle port il n’est ques tion de commissions nombreuses Les facultés de droit choisiraicn* !c boursier, pour le droit, les facul tés de médecine, le boursier pom la médecine, et ainsi de suite.Voi là ce «me nou* dision», en termes a**ez clair*, pensons-nous.Et nous n’aurions jamai» voulu faire désigner, par exemple, un boursier en médecine par un comité d’ingénieurs civils, un journaliste par des hommes d’affaires, un boursier en droit par des arpenteurs.Nous sommes assuré que le gouvernement n’agit pas rte cette façon, et nous ne voudrions pas non plus qu’il se comportât ainsi.G.P.1 t 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 21 NOVEMBRE 1922 VOLUME XIII.—No 271 Lassemblée du Monument National On y parle longuement de l’affaire Roberts — M.Lavergne attaque le gouvernement et critique le département du procureur général — Autres discours — Grande foule.Une assemblée de protestation contre l’emprisonnement de John Roberts a eu lieu, hier soir, à Montréal.Le Monument national était comble, l’atmosphère électrisée.La moindre tirade allumait une étincelle.,M.Galbraith, ancien maire de Wcstmount, présidait la réunion.L’auditoire était mêlé, plutôt français qu’anglais.Le groupe des orateurs l’était aussi.Le fils de John Roberts, M.Leslie Roberts, M.Armand Laverane, M.J.-N.Càbwia et M.Victor Bétque ont tour à tour dénoncé la conduite du gouvernement.La présence de M.Victor Béique sur l’estrade a surpris quelques-uns.M.Victor Béique est un des fils de M.le sénateur Béique.Le Canada a fait une trouvaille géniale à ce sujet.11 dit: “M.Lavcrgne était accompagné de quelques autres personnages, tels que le fils de John-H.Roberts, de J.-A.Moisan, de J.-N.tlabana, etc.” Ceux qui ne reconnaîtront pas M.Victor Béique dans l’efe.sont priés par nos meilleur* oculistes de s’acheter des lunette?.DISCOURS PRELIMINAIRES VI.Victor Béique a élevé la voix contre la loi spéciale adoptée par l’Assemblée législative pour emprisonner un individu.(Acclamations.) Ce n’est pas du libéralisme, .s’est-il écrié.Si j’avais été en Chambre, on n’aurait pas eu mon vote sur ce point.Sir Wilfrid Laurier n’au-ntil pas approuvé pareille mesure.On applaudit l’orateur quand il orend son siège.M.J.-N.Cabana évoque le souvenir de Bédard qui a fait un an de prison pour conquérir le droit de critiquer les actes du gouvernement.On est en train de nous spolier de (ouïes nos libertés, dit-il.L’allusion à la campagne de M.Martin contre .M.Gouin u porté instantanément.Quand Médéric accusait de vol et de malversation certains députés de la Chambre d’alors, ,’cst exclamé M.Cabana, est-ce qu’on l’a coffré?(Honte, honte! crie un auditeur.) Et les privilèges, et l’honneur de la Chambre?Qu’en a-t-on fait, alors?De même, le rappel de la gifle appliquée jadis à un ministre par un journaliste, M.Asso-Hn, a déchaîné les applaudissements.Du train où vont les choses, ajoute l’orateur, on nous dépouillera de nos dernières libertés britanniques.On a commencé par nous enlever le droit de boire.Ensuite, l’autorité a greffé toutes sortes de mesures autocratiques sur In loi des liqueurs.On supprime l’Aobcas cor-pus.Le mari dont la femme vend des spiritueux durant son absence est.passible d’emprisonnement Le concert commencera à MERE ! Les intestins de votre enfant réélu meut le “Sirop de Figues de Californie”.- ibolinuc: harmonie entre le capital et le travail, basée sur Le respect des droits et l’accomplissement des devoirs; cbncüiation et contrat collectif.M.Hébert a aussi dit un mot-sur les «n’ands avanlaaes que lionne la Coopérative de Lachine aux actionnaires qui doivent être syndiqués catholiques.M.l’avocat Pelletier, de la ville de Lachine, s’est déclaré empathique à ce mouvement d’«>r-canisation chez les employés municipaux et il a promis à ceux-ci tout s.Asbeotua prl.115 à 82Vj., Abitibi I1.iiml P.25 h 83, 15 à (12%, 10 à 25 A 02 %, 25 à OU.Asbestos Curp.—ioo ù 66.168 Ù 66, 10 à 86%.,, t huit le Sugnr—16 ft 21.tlell TH.KU ft U6, Uni/ Unit T ntclum 115 ù 11%, Hi ft 13* 30 ft 11%.5 ft 15, 65 ft 14%, 50 ft 14%.73 n 5n ft 14%, 25 ft 14%, 50 ft 41%.Deiiii 1 l nit.-tl—30_ à 6K*5, Colt!., Sun 111U8’ S3 ft 27.Cumula Steiumliip-65 ft 28.Do pn.18 ft 56%.Spanish Hlvi i- -75 ft 68.Converters 25 ft 1)1.Sluiwlnlgftli—5 ft 110%.< rt>'vn Heserve 160 ft 29.Tiwtiir it.65 it 35, 10 ft 30, 20 ft 37.Tlul.Ht, 15 ft 53.Dam.I'esllift- 1(1 ft 173 X I), lt.ll t'eI.llifttits 50 ft 125, 11 ft 130, 15 ft lift, 7 ft 1.30, 317 ft 1.25, 23 ft 1.30, 20 ft 1.25, 103 ft 1.30; 01 it 1.23; 153 ft 1.30; 1 ft 1.35; 570 ft 1.3»; 375 ft 1.30; 75 ft 1.35.Steil of (aiiutdn—10 ft 60.Atlantic Suitnr 5 ft 21%, 5 ft 21.Uel! TH.25 ft 110%, 23 ft 111.liiM/lllim Traction—50 ft 14%, 10 ft 44%, 20 ft It'.U.K.Steel 2c prf.-5 ft 28%.\t u k;t• 2(1 ft UH%.4 IVnmnm 110 ft 26.Cons.Smclllnft (0 ft 27.Toron’n 3(1 ft *13%.I*.C I'islilng—•,"> ft 26.Montreal Pow-r 25 ft 9R-5, 100 ft 98%.tnckeils (irl.- 15 ft 02%.sha'vtnlK.'U) 2 ft 110.(Townrd Sinltb |»rt.—5 ft 99.* rov n Heserve- —100 ft 29.II lor.tnn OO ft ft.Doai.TrstUe- 25 ft ISO, 5 ft 177, 25 ft ISO.ItHI Tel.Hijthls—89 ft 130, 55 ft 136, 30 ft 128, 100 ft 1.30, 24 ft 1.30, «t Cle.courtiers, 90-ouest, Notre- Dame Montréal.Vnlcu»*« Ouv M(*l* Am.Beet Dosli .33% 33% Am.Can .71% 72% Am.C.nr and I-’ 1H0 ISO1 1 Am.Inter l.orp 28% 28% Am.Locomotive .122% 122% Am.Sumatra Tobacco ., 2!> 28 Am.Tel and Tel .12.'!% 121 Am, Woolen fliv.1)4% Anaconda Copper .48% 47% Baldwin Loco 121% Baltimore and Ohio .45% 45’4 Bethléem Steel (B) .(15% ctrlc nn 17(1 Erie Hit 11% Inspiration Copper .33% 33% Internat.Nickel .14% 14% Internat.Paper 58% 50% Mexican Petroleum .211 211 Midvale Steel 31 % 31 Vs Missouri Pacific .17 lfi% New York Central .94% 91% Northern Pacific .8(1% «ft New Haven .23% 23 Pan Amer.Petrol .85% 81% Pennsylvania UH 47 47% Vanadium 35 Beading .78 Republic I and S IS Royal Dutch 53% Sinclair Oil < rms 32% 32% Southern Pacific .91% 90% Studebnker .121% 125 Texas (III 17 Union Pacific .142% 142 t’nlted Fruit 151%.151% F, S.Indust.Alcohol , .(11% R2H F, S, Rubber 50 4814 F S.Steel .tni% 101% \Wsti nuthouse 53 53 WHIvs-Overland .5% 5% Nos exportations de produits laitiers Ottawa, 21 (Presse Canadienne) — Pendant le mois d’octobre, le Canada a exporté pour §237.602 de crème fraîche aux Etats-Unis ci du lait frais pour une valeur de §15,-789.Durant le même mois, le Canada a expédié au Royaume-Uni 3,232,557 livres de beurre évaluées à §1.121.868 et aux Etats-Unis 75,-312 livres représentant une valeur de $23,987.Le total des exportations de beurre pendant le mois a été de 3,-598.401 livres, soit une valeur tic $1.260.642.Provinces.Fabriques, Municipalités, Commissions scolaires.Communautés religieuses, Entreprises industrielles.Maisons de commerce.Renseignements et avis sur demande Discrétion, diligence, probité.VersaiBeipfWricaiiie * Boüfius MONTREAL Imm.Versailles QUEBEC Bureau-chef: MONTREAL — OTTAWA Tel.: Main 7080 Les dépôts conjoints ENTRE ASSOCIES En dehors de leurs transactions commerciales de chaque jour, il se présente, pour des associés, des occasions de réaliser, à un moment donné, quelqu’opération profitable, et dans ce but, ils conviennent d’ouvrir un compte de dépôts conjoint dont chacun a le droit de disposer librement au moment opportun, sans aucune formalité.POUR MARI ET FEMME Une des formes les plus attrayantes de l’épargne est les dépôts conjoints.Le mari y verse le surplus de son argent, la femme y verse les économies qu’elle réalise sur ses dépenses de ménage et chacun des deux conjoints a la liberté de retirer de l’argent de ce fonds commun, sans formalité aucune.ENTRE PERE ET FILS l.es dépôts conjoints constituent un moyen pratique d’accumuler un montant d’argent en vue d’iïn achat, d’un placement, d'une échéance ou de toute autre opération faite en commun, chacun des dépositaires conjoints ayant le privilège de retirer, au besoin, les fonds communs, sans aucune formalité.La " .Nationale La plus vieille Banque canadienne-française recevra vos dépôts, conjoints ou autres, a l’un de ses 339 bureaux, et vous paiera, tous les six mois, l’intérêt régulier des banques.LISTE DES SUCCURSALES A MONTREAL 101, rue Saintdvtquea, HO, me Satnt-Paul-eat, St», rue Mont-Reyat-eU, 180, rue Sainte-Catherine-est, 1(18., rue Cherrier.2645, rue Saint-Hubert.A Wall Street Steel, 40; Slmvini- 21; Dominion gatt, 122.^ Sommes-nous pauvres?A la prochaine séance du conseil de la Ghanibre de commerce le - u rcredi 22 novembre
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