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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 5 décembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-12-05, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIII.—No 28à MONTREAL, MARDI 5 DECEMBRE 1922 I R OIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste ; Édition quotidienne CANADA.Etata-UnI* ®t Empire Britannique .UNION POSTALS.Édition hebdomadaire CANADA.$6.00 $8.00 $1000 $2.00 KTATS-UNi» BT UNION POSTALE.$3 00 LE DEVO Rédaction et administration '3.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: Lain i’460 SERVICE DE NUIT .Rédaction, Main 6121 Administration, Main 615$ Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS ! La question des frontières Un aspect particulier de la question irlandaise ILe projet de loi britannique ratifiant le texte de la constitu-m de l’Etat libre d’Irlande n’attend plus que la sanction yale.Il peut être utile d’indiquer tout de suite les grandes lignes de in des problèmes qui vont maintenant se poser à l’attention du iblic.Théoriquement, la constitution qui vient d’être approuvée ipplique a toute l'Irlande, mais un dispositif spécial du traité ; Londres réserve à ce que l’on appelle l’Irlande du Nord le ¦oit de s’excepter de la juridiction de l’Etat libre.Ce droit, les icfs de l’Irlande du Nord ont manifesté l’intention d’en user nnédiatement.On annonce que, dès jeudi, le parlement de dfast se réunira pour poser l’acte législatif nécessaire à la sé-iration.Automatiquement alors surgira la question des frontières.La ligne de division instituée par le traité de Londres ne tient impte ni de la tradition historique, ni des conditions géographi-ics, ni du voeu réel des populations.C’est un fait que nous ons plus d’une fois signalé et oui n’est pas du reste contestable, a a casé dans l’Irlande du Sua le comté de Donegal qui con-;nt ht pointe septentrionale extrême du territoire irlandais; on divisé ITlster traditionnel, jetant six de ses comtés dans l’Ir-nde du Nord et tn>is dans celle du Sud;‘enfin, on a maintenu us l’autorité du gouvernement de Belfast deux comtés au oins qui viennent, aux dernières élections britanniques, de délirer qu’ils n’en veulent point.L’objet évident de cette division ¦bitraire était, d’une part, d’assurer aux unionistes une maîtrise li serait devenue précaire, si la juridiction du parlement de dfast s’était étendue à toute la vieille province de PUlster, de lutre, de ne point réduire à l’état squelettique l’empire attribué ce parlement.C’est pourquoi on rejeté dans l’Irlande du Sud ois comtés qui eussent peut-être fait pencher la balance contre s unionistes et conservé deux autres comtés qui, sans mettre en iril la prépondérance unioniste, fortifiait les ressources territo-ales et économiques du gouvernement de Belfast.La division était au reste si évidemment arbitraire que le aité même prévoyait une rectification de frontières.Cette recreation, qui devait être faite par une commission spéciale imposée d’un représentant de l’Irlande du Sud, d’un représen-nt du gouvernement de Belfast et d’un tiers désigné par le gou-‘rnement britannique, Michaël Collins et sir James Craig ont, ;s l’hiver dernier, tenté de l’opérer d’un commun accord et par >s négociations directes; mais ils n’ont pas tardé à s’apercevoir l’ils n’entendaient pas de la même façon les termes du traité, allins croyait à une rectification qui ferait passer sous l’auto-té du parlement du Sud tous les territoires nationalistes, Craig ï songeait qu’à des modifications de détail.Les négociations mbèrent, mais le problème subsistait et l’heure approche où il udra lui donner une solution.Dès lundi, sir James Craig, premier ministre de l’Irlande du jd, déclarait que, pour sa part, il ne consentirait point à l’éta-issement d'une commission des frontières.Il suggérait que >n agit plutôt par négociations directes entre le gouverne-ent de Bel fast et celui de Dublin.C’est le procédé déjà essayé qui n’a point réussi.Donnera-t-il demain de meilleurs results?U n’affecte, on le voit, que le mode de décision.Il est vrai, lU' contre, que tairt que durera le désaccord, qui peut se prolon-t aussi longtemps que le voudra l’un des partenaires, il laisse gouvernement de Belfast en possession de vastes territoires •clamés par les gens du Sud, tandis que le verdict d’une com-lission réglerait forcément la question dans un délai plus ou loins limité.Orner HER0UX.pas déshonorés, pour s^ppeler honorables ni abaissés pour s'élever.Pas de portefeuilles en cette Cham-brel Quelle bénédiction! Cette chose convoitée et souillée est la cause de bassesses et de reniements innombrables.On ne saura jamais en quelle estime il faut tenir les ministres sans portefeuille.Moi, je suis parfois tenté de faire une génuflexion devant M.Auréle Laconi-be.Par-dessus le marché, tous ministres sans travail! Ils le sont tous plus ou moins dans tous les pays, même les ministres du travail, car le sous-ministre et les fonctionnaires accomplissent la besogne, mais l’engeance p.ose au tâcheron.En général, Vengeance pose, tout simplement.Le contact du portefeuille sacro-saint fait croire aux cruches les plus authentiques qu’elles sont des bouteilles d'èlixlr, à des gaffeurs qu’ils s’égalent aux grands hommes d’Etat, a de mauvais rhètoriciens qu’ils sont des monstres d’éloquence.A la salle I^Fontaine, point de ces olympiens bouffons.Les ministres ne paraissent pas soufflés comme des vessies, parce qu’ils ne sont pas creux.Aucun ministre n’est directeur de grande compagnie, millionnaire, acoquiné à des apaches de la fi- bi- Destruction du presbytère d’Oka Propos d9Ottawa Après l’élection de Lanark La victoire du conservateur n’a rien d’étonnant — Les partis restent de la même force — Un progressiste passe du côté du gouvernement.L’incendie s’est déclaré vers 7 heures 15, ce matin — Une fournaise surchauffée en est la cau-L’édifice renfermait 40 chambres et ser- se vait de maison d’été pour les sulpiciens.Ottarwa, 4.— Les politiciens sont friands d’élections partielles qui leur donnent, de temps en temps, une idée juste de leur popularité dans le pays, pendant leur terme parlementaire.Cependant ils n’é-, - , , , , pargnent rien pour faire rendre aux nance, compromis dans des combi- verdict oui serait cher nuisons louches, pourri d’impopu- ÇHcUur.s le veraici qui serait aur tarifé.Quel parlement élyséen, sé- « 1e»r c°eur{ ni les discours, ni les raphique, mes amis! orateurs, ni les moyens plus directs Pas de socialisme d’Etat, pas d’au- de persuasion et d’adoucissement.C’est ainsi que, dans Lanark, conservateurs et liberaux avaient mobilisé toutes leurs forces pour remporter la victoire.M.Meighen et M.King, de même que des ministres ontariens, comme M.Low, M.Mur-dock, et M.Motherwell, qui vient de l’Ouest, avaient parlé à diverses reprises dans le comté pour convaincre les électeurs.On sentait que le résultat pouvait avoir de l’influence sur l’avenir, que l’adversaire se glorifierait de son triomphe et que le combat était très important.Les libéraux n’ont pu faire élire leur candidat.Ils ont de nombreuses excuses.Lanark est un vieux de socialisme d’Etat, pas d’autocratie érigée en système! Et les députés ne reçoivent pas d’indemnité et se contentent, pour toute rémunération, des applaudissements du public et des sourires de ces dames.La foule encombre les galeries.Personne n’a encore ronflé durant les débats.Les orateurs ont de l’humour, de la fantaisie, de la verve et ne se gobent pas trop.De l’esprit en Chambre, ma chère, est-ce la fin du monde?Vous direz que tout cela n’r * nas très sérieux.Mais qui pt\ nd le parlement au sérieux?C'est souvent lorsqu’elle se montre la pins sérieuse, dans un vote de censure, !Chîiteau.f(>|>t conservateur et même par exemple, qu une Chambre est \ orangiste, qui a soupe de Québec, il la plus bouffonne.Aussi, pour ern-ly tt longtemps.M.Stewart y avait ployer le style du reportage, nos remp0rté une majorité de près de herbe pourraient exa lrojs mjjie Voix aux dernières élec- députés en .______________ gérer leur gaîté sans discréditer davantage ,ïne institution que la ‘“f* moutonnerie de certaines Cham- lt,s.conservateurs le détiennent^de-bres — très loin, très loin de figues années.On nt s at- province de Québec — a crotté tendait meme pas à ce que h s hhé-ridleule, depuis Implante des pieds [aux présentassent un candidat, des jusqu’à la pointe des cheveux.La le debut; la lutte paraissait pour eux parodie de parlement, ce n’est pas sans espoir.Aussi leur défaite L'actualité I “Un parlement modèle" La Chambre mocraliqitc.Le siege, représentants de Sa Majesté fainéante, le Peuple s’y trouvent de.plain-pied avec le publie.(Fainéante, dans fe sens historique et non ordinaire du mot.) Le public, nombreux, chic, à son aise, n’u ressent pas cette impression amère de s’âtre donné des maîtres insolents.Aucun huissier, aucun sergent d’armes galonné, chamarré, ultra-zélé, bouché, plas-Ironneur el gaffeur ne monte la garde ou ne se promène, comme un mouchenr de chandelles, pour éteindre’les murmures et les rires.Une Chambre nationale à Montréal, c’est spectacle rare depuis certaine petite émeute el certain petit incendie, baptême de feu de ta bonne entente.De son fauteuil rouge, l’Orateur suppléant, Me Maréchal Nantel, domine l’assemblée dans Ions les sens que Von vaudra.Celte position altière semble le gêner un peu.D’abord, il s'absorbe dans la lecture d’un journal.Des derniers rangs de l'auditoire, impossible de discerner le nom de celle feuille, mais il y a tout lieu de supposer que c’est le Conard.L'Orateur, ainsi nommé parce qu’il ne prononce vas de discours, ne garde i>as long-'emps ces airs détachés el désabusés.La virulence des débats el la fréquence des interruptions le forcent à mettre son journal de côté.Rappels à l'ordre, sommations à un loustic ou un violent de rétracter une phrase peu parlementaire, conseils judicieux pour abréger In discussion.M, Xantel gagne le traitement scandaleusement princier que lui vote notre législature de la salle Lafontaine.M.Nantel est l’un des minisires de ce parlement modèle (1912 ou 1913) qui nous a laissé un souvenir aniusé.M, Edmond Chassé, dont un autre Klondyke est aujourd’hui la patrie, était alors député du Yukon.Chaque intervention de ce méridional, enfant terrible de la Chambre, était un événement.Celte génération — où sont les rigolades du temps jadis — compte à prisent des juges comme M.Amé-dêe Monet, et d'antres graves avocats qui rêix-nt de le devenir.Le râle de justicier, le pouvoir d’envoyer son semblable A la mort ou en prison a toujours séduit les hommes.Le traitement attaché d cette charge n’entre pour rien dans I | les convoitises qu’elle excite, sur-• tout en 'notre siècle bêtement dé-i sintéressé.Les étudiants en ' d’activité et d'entrain.Et, lait, elle aussi, de ses protestations.comino les progressistes n’avaient Tout cela, sans parler des articles pas présenté de candidat, les libé-de quelques hebdomadaires, dont le'raux avaient une chance de rallier Mâtin, contre ces mêmes projets de 45 pour cent de la population ru-lois.D’une part, ceux-ci heurtent j raie du comté, puisque les fermiers les intérêts du public; mais cela ne ontariens forment le parti qui se propre et insultante pour désigner leurs délibérations.Comment, une parodie de parlement?Mais, c’est un surparlement.Il se compose exclusivement d’avocats ou de gens que l’épaisseur de certains examens sépare de celle seule sublime profession.Puisque de l'aveu général, un parlement est d’autant plus parlementaire qu’il contient plus de savants maitrex, il s'ensuit que ce jxirlemcnt est plus réel, plus sérieux, plus imposant que tous les parlements du monde.Pour le reste, la procédure et les moeurs du lien offrent une ressemblance parfaite avec ce que nous voyons ailleurs.Je veux dire que ce sont des copies impeacables de mauvais modèles.U y a des tournois de parlote démocratique.Il y a des ministres qui parlent plus qu’ils n’agissant at qui pensent moins qu’ils ne parlent.Il y a un discours du trône, loufoque comme tous les discours du trône.H y a deux partis invinciblement distincts et des partisans en état de grâce.La droite trouve le discours du trône adorable et vote son adoption comme un seul homme.La gauche trouve le discours du trône idiot et réclame son rejet comme un seul homme.Et le Canada, eunuque des sérails d’awt-chissement, cite le trait avec complaisance.Il flaire des recrues dociles pour les clubs de jeunes libéraux.Et l’on appelle ça une parodie de parlement?Je préfère l'expression française d l’anglaise, ('/est plutôt un parlement modèle.D’abord, an gouverneur distingué comme M.Montpetit aux yeux per dus dans les étoiles, charme par ce contraste inattendu, — marque d'un monde idéal, crié par la fantaisie des jeunes, — avec certaines figures d'abrutis sur lesquelles s’étaient gravées ta fatigue d'une vieille race et je ne sais combien de cachets de bouteilles, bouteilles de scotch et bouteilles de brandy.C’est un parlement modèle, vous dis-je.Dans les couloirs, on ne voit pas de ces ploutocrates repus et cyniques qui meuvent les politiciens comme des pantins.Aucun quémandeur de place ne s'accroche aux ministres ou ne fait le siège de leurs bureaux.Aucun journaliste n'a été encore sommé de comparaître et flanqué en prison.Les ministres, à miracle! n'nnl frahf ni une promesse ni un principe pour le devenir.Ils ne sé sont suffirait peut-être pas à les faire écarter.Il se trouve que, du même coup, les pouvoirs que demande le groupe Robert menacent les intérêts de deux ou trois groupes financiers en lutte avec le groupe Robert, ou qui se sentiraient amoindris, si la nouvelle combinaison allait se faire consentir, nu bénéfice de bailleurs de fonds américains, des privilèges que personne n’a pu obtenir jusqu’ici.Pris ainsi entre l’enclume et le marteau, les projets de M.Robert courent risque d’être réduits à néant.Et ce sera tant mieux pour le bien public, même si cela doit profiter à des entreprises déjà existantes.Libre ?“Dire que nous avons la liberté de presse en cette province, rest une erreur, si on ne s’y connaît pas, c’cst un mensonge, si on est nu courant des choses de presse chez nous.Non, notre presse n’est pus libre, .De par Ta loi et de par les faits notre presse est en plus mauvaise posture que toute autre.Le patronage politique est, on ne peut le nier, un ennemi hypocrite mais terrible pour la liberté de la presse.I,e patronage politique ligote toute une partie de la presse en la faisant vivre”, écrit le Progrès du Saguenay, dans un article où il commente entre autres choses la portée de la dernière loi Taschereau-Roberts.De son côté, un autre hebdomadaire indépendant, le Saint-Laurent, — libéré de tout esprit de parti depuis quelques mois, en changeant heureusement de propriétaire, — qualifié de platement réactionnaire cette même loi.II ne reste, pour la défendre, que la presse ministérieitle, celle qui est gavée de piastres et n’a pas droit de penser toute seule.Le français Nous publions ailleurs, aujourd’hui, la version de M.Walter Pratt, des chemins de fer d’Etat sur l’emploi de fonctionnaires bilingues à nord des convois qui circulent dans notre province.Selon M.Pratt, s’il y a eu des changements, cela dé-jjeml des exigences de certains syndicats d’emiiloyés qui veulent Imposer leur volonté & la commission d’apdmlnistration, sans se préoceu-11 (rinçais.M.Prntt affirme qu’li travaille et réussir;’ / finalement à ce nue des fonction- avant de se laisser prendre à ses rets.M.Mackenzie King a aussi poursuivi une politique d’alliance nationale, en travaillant à réunir l’Est et l’Ouest, peut-être au détriment du Canada.Mais ce n’est pas dans l’espace d’un an que l’on peut reconnaître toutes les tendances d’un gouvernement et les apprécier.Aussi M.Mackenzie King aurait-il été mal venu de demander aux électeurs de Lanark, comme l’a prétendu la Gazelle, le vote de confiance qu’il voulait recevoir de tout le pays.Et les électeurs, dans des circonstances semblables, ne le donnent pas ordinairement.Ils votent pour des raisons plus directes, plus immédiates et leur verdict manque ordinairement de tous les éléments d’impartialité.* * * La victoire de M.Finlay, le candidat libéral, aurait donné au gouvernement la voix de majorité qui lui manque.Il y avait, en effet, 117 députés de chaque côté de la Chambre et, en cas de vote strict de parti, M.Lemieux, le président, aurait été obligé de voter lui-même pour départager la gauche et la droite.Le parlement se trouverait en face de la même situation si les progressistes n’avaient pas à enregistrer la défection d’un des leurs, M.W.J.Hummel, qui vient de passer à la droite de la Chambre.Le député de Muskoka leur donnera la voix de majorité qu’ils n’ont pu obtenir dans Lanark.M.King pourra ainsi se passer de l’appui des conservateurs et des progressistes, s’il le désire, et naviguer seul en cas de nécessité.Le cabinet sera ainsi plus indépendant qu’il ne l’était à la dernière session et pourra élaborer sa politique sans tenir compte de ses adversaires et de leurs sentiments.Il est vrai que la majorité d’une seule voix est bien faible et que le cabinet qui ne peut en montrer d’autres va ordinairement devant le peuple tout de suite, si la division se produit sur une question importante.Et c’est pourquoi le premier ministre ne ris-ouera probablement pas un vote strict de parti sans être acculé au pied du mur.Cependant, la défection du député progressiste de Muskoka peut en annoncer d’autres.Des journaux libéraux en ont déjà prévu plusieurs, au cas où la convention de Winnipeg ne se prononcerait pas en faveur de l’alliance libérale-progressiste.Il y en a qui “branlent dans le manche” depuis longtemps et que les libéraux amorcent, dit-on, avec habileté.Le député de Muskoka procède cependant avec une désinvolture particulière.11 change de parti et de côté de la Chambre sans donner sa démission et sans se présenter devant ses électeurs.Les précédents d’un procédé aussi irrégulier ne manquent pas, mais ils sont loin d’être honnêtes pour les électeurs.Ceux de Muskoka ont élu un progressiste, mais non un libéral.M.Hammelt peut changer ses convictions, comme a droit de le faire tout homme qui se sert de son intelligence, des circonstances nouvelles peuvent l’induire à changer de camp.Mais avant de passer d’un siège à l’autre, il doit en avertir ses commettants, leur demander la ratification de son acte ou tâcher de les convertir à ses nouveaux principes avec le zèle du néophyte.Autre?ment, on portera contré lui des accusations qui ne paraîtront pas gra-1 c bloc solide de Québec occupe ‘'*>«es et l’on aura des soupçons jus-n ace trop prépondérante dans tifmbles.S.plusieurs députés de son anus uour que le désir de s’y «"ri™ parti suivent son exemple, nous aurons bientôt un parlement où les moutons noirs seront nombreux.L’électeur se charge parfois de venger l’honnêteté et c’cst tant mieux, car nous aurions souvent de ces brusques revirements inexplicables et de ces volte-face surprenantes.Léo-Paul DESROSIERS.rapproche le plus du parti progressiste.Les libéraux avaient donc des chances qu’ils n’avaient pas en d’autres circonstances, mais le comté était conservateur et il l’est resté malgré une lutte active.11 est difficile de tirer de la quelques conclusions pour l’avenir.Le ]Wti au pouvoir a remporté, dès la dernière élection, un succès surprenant dans l’Ontario; on ne s’attendait pas à ce qu’il fit aussi bonne figure.Il a tenu tète vigoureusement aux deux autres partis.Mais on se demande, aujourd’hui, s’il n’a pas été tout de suite à la limite extreme de son effort et s’il pourrai* aller plus loin dans une autre election générale.Il est dans une assez mauvaise situation pour faire la lutte, de Québec De» nouvelles contradictoires.OKA, 5 (Spécial au Devoir).¦¦ Le presbytère d’Oka, qu'on appell» communément le séminaire, a été incendié dans les premières heures rie la matinée.C’était une construction en pierre renfermant une quarantaine de chambres où les Messieurs de Saint-Sulpiee habitaient durant la saison d’été.L’incendie s’est déclare vers 7 heures 15, ce matin.C’est le Frère Honoré, des Ecoles Chrétiennes, qui logeait au presbytère, qui a découvert le feu.Il est descendu dans la cave et a constaté qu'une épaisse fumee s en échappait.Il a averti M.l’abbé Tranchcmontagne, le curé, et tous deux ont cherché à éteindre les flammes, mais ce fut inutile, la fumée les étouffait.Ils ont donné l’alarme immédiatement.Les pompiers de Saint-Eustache ont été appelés en toute hâte, mais ils n’ont pu arrêter l’incendie.Tout l’édifice a été consumé.Au début de l’avant-midi, une dépêche nous annonçait d’abord que le monastère des Pères Trappistes était en flammes; plus trad, on nous annonçait que 1 église et le presbytère brûlaient.Heureusement, l’incendie, grâce aux pompiers et à des citoyens entreprenants, a été circonscrit au presbytère.Le présbytère d’Oka était habité par le curé, M.l’abbé Tranchemon-tagne, F .S.S., par MM.les abbés U.Lafontaine et J.Carré, vicaires, ainsi que par deux frères des Ecoles Chrétiennes, les Frères Honoré et Xavier, qui enseignent dans une école du village.une ses rangs pour que rallier absorbe les électeurs ontariens.Les conservateurs n’ont pas manqué sans doute de souligner ce point important dans le comté de Lanark et il est probable que cet argument pourra servir longtemps et avec efficacité contre le gouvernement.Il touche les Ontariens à un endroit sensible.D’ailleurs, la province d’Ontario a des idées politiques qui diffèrent de plus en plus de celles de Québec : la canalisation du Saint-Laurent, la nationalisation des chemins de fer, les centres financiers d’influence politique, voilà autant de questions qui veulent que l’Ontario soit conservateur et le Québec, libéral.Il est certainement impossible de tirer de l’élection d’hier un verdict impartial sur le gouvernement du jour.Les libéraux sont nu pouvoir depuis peu de temps.Ils ont le crédit.dans la province do Québec, d’avoir diminué les dépenses militaires.d’avoir demandé de plus longues explications à Lloyd George nnlrcs bilingues voyagent sur nos convois, dans notre province.Prenons acte de ses explications et 'ompagnées d’une lettre signce.»*< adresse suthentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui | parait sous cette rubrique.Le français | sur le chemim j ________ de fer d Etat, (jn^ec, le 4.— I.egou.crnpmont, roronte.Oy V'c.M, m2.' Tue'Te *»>«¦¦ 1 riCTïsïAi^ïSsrfS hMor L g?™*" °< ! r,‘„cu's sa a hdltor, Le De o , tiquer l’un des membres de la légis- Dear Sir — Mo trea ’ u ’ ! luture vingt jours avant, vingt jours la sanction du bill Taschereau-Roberts?Ce sera bientôt, dit le premier ministre — Pourquoi ce retard?cherche à savoir M.Sauvé — Des échos de l’affaire Parrot-Pouliot — Les traitements insuffisants de nos fonctionnaires.lu,, àlùntion haï been called /o al)rès* ou Pendant les sessions, sera a^ttêuTvoAae ôf Soi 2nd, ! probablement sanctionné dans and I feel in duty bound to reply to | qUp5{^sA®ta,i_ri „st thta and give you the actual facts.Lette déc laration est For the past two years, in fact, l m say ever since the Sleeping mm, —„ - ana Dining Car Service of the Gov ernment Lines came under my jurisdiction, I have been endeavoring to so arrange and allot em-oloyees In the Province of Quebec that we would have such positions as sleeping car conductors, dining car stewards, and at least one waiter on every dining car,who was able to speak intelligently both English and French./ succeeded in accomplishing this very thoroughly this past summer, but am confronted now with u condition that I know you will readily see is a difficult one.At this time of the year due.to reductions in train service and the taking off of some cars, it is necessary to re-arrange employees for the winter months, and in accordance with a schedule of rules and regulations and rates of pay, which involve due consideration io men's seniority in the service, I am confronted with the difficulty of providing the requisite number of employees in the Province of Quebec who can speak both languages.Let me assure you at this point that it is my desire to have employees filling such positions in your Province who can speak both languages and / have made this a condition in all changes, but we reached the stage where in one case l ordered a sleeping car conductor placed on our Trains 33 & 34 who was at that time running between Montreal and Halifax: he was entitled to the latter run in accordance with our regulations and protested being placed on the other run as he considered he was being penalized because he could speak both languages.His contention was reasonable and I removed him again.This then left us with two men with over five years' service and good records, who could not speak French but who were entitled to these runs In accordance with their standing in the Department.I still maintained the French speaking employees on Trains 33 A 34 until l received a protest from the Chairman of the C.h.of R.E.that we were unfair in laying the two English speaking men off because they could not speak both languages.The matter Is still In dispute ! m> and under discussion between us and / can assure you It is a difficult problem, but one I am most desirous of remedying and am satisfied in the end l shall be able to maintain employees speaking both languages holding the aforementioned positions on all trains operating in the Province of Quebec.I would esteem it a favor if you would kindly make this explanation through your paper.lours truly, W.PRATT.Manager.WP/JC.^____ venue en réponse à une question du chef de l’opposition qui s’étonnait à bon droit de ce que ce bill n’alt pas encore été sanctionné, bien qu’il fût si urgent de le faire adopter par la Chambre et que le premier ministre n’ait pas voulu accorder de délai pour permettre à l’opposition de l’étudier à fond.On admettra que la conduite du gouvernement est bizarre et d’une logique douteuse.Pourquoi cette hilte à préparer les chaînes et ce retard à en ligoter l’insulteur de la Chambre?Est-ce pour prolonger son séjour dans les salles de la police provinciale que le premier ministre peignait comme un lieu de délices?Ou est-ce, — par l’un de ces trucs innocents dont le premier ministre raffole, — pour étendre la durée de sa peine?Il fera un an ù partir de la sanction.Si la sanction n’a lieu que dans un mois, il aura fait en réalité 14 mois.Ce sera le cas de dire qu’on a infligé au prisonnier un traitement liberal.Libéral est en train de devenir synonyme d’un mot qui n’a rien de parlementaire.ENCORE UN LIBERAL MECONTENT Tous les libéraux n’ont pas attendu, pour dénoncer le gouvernement, l’affaire Roberts et l’attentat contre la liberté de la critique politique.Depuis deux ans, un certain M.Pou-liot, avocat, fils d’un député libéral et lui-même excellent libéral, a entrepris le docteur Parrot, alors député de Témlscounta.Il a forcé le gouvernement de Québec à jeter ce député par-dessus bord et depuis il ne laisse de repos au premier ministre, qui est en même temps procureur général, parce que celui-ci n’intente pas des poursuites au docteur Parrot pour faire rentrer le ministère des terres en possession des lots que l’ancien député détiendrait illégalement.L’année dernière, le chef de l’opposition, qui avait eu, sans doute, vent de cette correspondance, demandait aussi pourquoi le gouvernement n’accorde pas l’enquête royale que M, Pouliot réclame en même temps que les procédures contre le docteur Parrot.Il est, en effet, important puisqu’on a signalé rfe graves irrégularités dans l’administration des terres de la Couron-de faire la lumière complète, le premier ministre ajoute: U y a aussi du faux.Nous vieillissons tous, confesse le premier ministre, et en vieillissant, nous perdons de notre efficacité.Encore un peu plus, comme on voit, et le docteur Osler pourrait demander la chloroformisation, après 25 ans, des gouvernements.Mais c’est des individus que parle le premier ministre.Les fonctionnaires du bureau d’enregistrement n’échappent pas à la commune loi et ils sortent de la déclaration du premier ministre passablement malades.Le chef de l’opposition veut savoir Tôge de ces messieurs qui ont perdu de leur efficacité.Il pose la question au sujet de MM.Lalonde et Walker.L’un a bien 70 ans, dit le premier ministre, et le second, plus de 75 ansi Mais il y a M.Lacombe dont ne parle pas le premier ministre, et qui doit à peine atteindre l’âge du chloroforme.Tous les trois ont été maintenus en fonction.M.Sauvé, plus gracieux pour les vieillards que le premier ministre, intervient: “Il y a’’, dit-il, “des juges qui sont frais à 80 ans.” M.Taschereau: “Il y en a de beaucoup plus jeunes qui sont moins frais.” M.Lalonde, M.Lacombe et M.Walker restent les assistants de M.Brossard, lequel 0 pour lui le suprême argument de la jeunesse.Tandis que M.Brossard gagnera $6,000 par année, ses subalternes ne gagneront que $2,500 par année .tant qu’ils resteront en place.Il se peut, en effet, que le gouvernement en dispose autrement, les case ailleurs pu les “décase” tout simplement.Cependant, le premier ministre a déclaré qu’il leur garde leur place, parce qu’il n’y a pas de fonds de pension pour les employés du service extérieur.Mais M.Taschereau a fait une déclaration qui, à la veille des élections, peut avoir une certaine valeur.Le gouvernement, dit-il, acceptera les suggestions du nouveau conservateur en chef des hypothèques et s’il lui signale des employés à la fois intelligents et laborieux, le gouvernement sera disposé à augmenter leur traitement.Déjà le niveau des traitements a été relevé, ajoute-t-il.Louis DUPIRE.EXEMPTION DES AVIS L QUESTIONS , ET REPONSES M.SAUVE VEUT LE DOSSIER DE BINET ET S'INFORME DU BU ¦REAL' DU PROCUREUR GENERAL Une émission de la ville de Longueuil l ne émission d’obligations de la ville de Longueuil a été adjugée, hier soir, au Crédit Canadien Incorporé, au prix de 97.25.L’émission est de $100,060, à 5 1-2 pour cent.Le produit de cet emprunt servira â payer une dette flottante.Les autres soumissionnaires ont été la Corporation des Obligations Municipales.96.57; Hanson Bros., 9t.-71; Dominion Securities, 94.52; Re-né-T.Leclerc Incorporé, 94.28; McLeod Young.Weir and Company, 93.63; Wood, Gundy et Co., 92.91.Partie de carte» Demain après-midi, à 2 h.30.il y aura, selon l’habitude, une partie de cartes pour les dames et les demoiselles, a l’Institution dos Sourds-Muets, 3600 boulevard Saint-Laurent, au profit de l’oeuvre.Trop mangé Quelques comprimés remettem l’estomac Soulagement instantané de l’indigestion, des gaz, de l’aigreur, de la flatuosité.d’étudier cette administration dans tous ses détails.Dans l’intervalle, le docteur Par-rot a cité devant les tribunaux M.Pouliot.Il l’accbsuit de diffamation.L’affaire a traîné un peu en longueur, sans qu’il soit de la faute du I gouvernement, a déclaré M.Taschereau, cet après-midi.Le département du procureur général a, en effet, accordé deux sessions spéciales de la Cour criminelle pour expédier l’affaire.Tout cela s’est terminé à l’avantage de M.Pouliot qui a été acquitté, vendredi dernier, à Hi-mouski.Le gouvernement s’était autorisé de ces procès pour ne pas ; donner suite aux demandes du libé-| rnl de la Rivière-du-Loup.L'année I dernière, le gouvernement avait refusé de foire quoi que ce soit, à cause des procès en cours qui devaient régler cette affaire de lots.M.Sauvé déclare qu’il n’en a nas été question nu procès.M.Tas, ercau prétend le contraire et il ajoute que le gouvernement prendra toutes les procédures qui seront jugées utiles pour réclamer au docteur Parrot les lots qu'il détient, s’il ne peut justifier son droit à les posséder.M.BROSSARD TOUCHERA $6,000 M.Sauvé s’est plaint, cet après-midi, du traitement des gros fonctionnaires, ils les méritent sans doute, il ne leur en veut pas de les toucher, mais ils justifient les plaintes des petits, de ceux qui, le plus souvent ou du moins très souvent, font toute la besogne.Il arrive souvent que le député (M.Sauvé veut dire ici l’adjoint, car qui a jamais soupçonné un député de travailler?) travaille plus que le chef, fait tout le travail du bureau pendant que le chef touche à peu près tout.L’un touche à tout et l’autre touche tout.Le chef de l’opposition pourrait donner des exemples concrets.Ne sait-on pas encore que, dans une Importante administration, le gouvernement a nommé un favori plus ou moins compétent, à un gros traitement, au-dessus d’un fonctionnaire très compétent, forcé de prendre sa retraite sans juste pension, ou dfe continuer à servir à côté d'un hom-; me inférieur sous tons les rajpports, sauf sous celui des alliances?Il y a une disproportion évidente, jun déséquilibre scandaleux entre le traitement des petits et le traitement des gros, des petits qui font souvent tout et des gros qui ne font souvent rien.Le chef de l’opposition s’alarme à juste titre de ces critiques.Elles sont fréquentes et presque violentes.Elles deviendront un jour tellement amères que le respect pour l’autorité pourra en souffrir.Le gouvernement ne pourra en tenir l’opposition responsable.Ottawa, 5.(Ü.P.U.) — II a été décidé, hier, à la conférence postale internationale entre le Canada et i les Etats-Unis, de supprimer les) avis pour les mandats-poste entre les deux pays.Lorsque le règlement confirmant cette décision entrera en vigueur, les récipiendaires de mandats-poste canadiens aux Etats-Unis pourront toucher tout de suite leur argent sans avoir à attendre que le bureau de poste des Etats-Unis ait été avisé ae l’émission de mandat en question.Aucune décision n’a été prise au sujet de l’établissement d'un service international de paiements sur livraison.Par suite du fait qu’un plus grand pourcentage de colis postaux est expédié des Etats-Unis au Canada nue du Canada ‘aux Etats-Unis, il a été décidé que le Canada paierait sa quote-part pour la difference dans'le port sur un pied de 50-50.La différence dans la valeur du port entre ce que le Canada expé- j die aux Etats-Unis et ce que les : Etats-Unis envoient au Canada sera calculée et ce montant sera divisé également.Cela signifie une augmentaüon dans les recettes du département des postes du Canada.Le service de livraison spéciale sera accéléré par la décision de permettre l’emploi des timbres du pays, d’où la lettre émane.A ce sujet, i‘l a aussi été décidé d’étaiblii un taux uniforme de 20 sous pour les lettres de livraison spéciale mi-' ses à la poste dans un des deux pays, à destination de l’autre.Le taux aux Etats-Unis est de 10 cen-tins.Il a de plus été entendu que les autorités postales canadiennes et américaines coopéreraient plus étroitement à l’avenir pour, empêcher les fraudes.Les délégués américains ont été les hôtes du gouvernement canadien à un diner donné hier soir, en leur honneur.Madeleine de Verchère» FILM CANADIEN EN SIX PARTIES Québec.4.(D.N.G) — A la Cham bre, aujourd’hui, le gouvernement a disposé des motions et questions ci-dessous: A PROPOS DE BINET M.Sauvé donne deux avis de motion, l’un demandant la production de .tout dossier, documents condamnant Raoul Binet pour parjure à être emprisonné dans le pénitencier de St-V»ncent-de-tPaul et à y être délenu aux travaux forcés durant l’espace de cinq ans.Dans l’autre, M.Sauvé veut se procurer copie de toute correspondance, documents, etc., concernant la Machine Sationale Limitée, et le gouvernement, depuis 1919.M.Sauvé apprend qu’aucun officier public autre que les officiers du département, qui n’ont reçu aucune rémunération spéciale reçu aucune rénumération spéciale pour les affaires concernant le meurtre de Blanche Garneau, n'a reçu de rémunération pour avoir occupé dans les diverses affaires au sujet de ce meurtre.Le chef de l'opposition avait demandé combien de meurtres, restés Impunis, ont été commis dans la province, à la connaissance du département du procureur général.On lui a répondu que toits les meurtres ne sont pas dénoncés au procureur général.En réponse a M.Sauvé, le gouvernement déclare que le procureur général n’est généralement pas informé de la disparition des dossiers judiciaires qui arrive.Depuis 1917-22, on lui a signalé quatre cas, dans les causes Giroux vs Carrière, Québec; Bélanger vs Lavallée, Pontiac; A.-J.Mady, district de Bedford et, Heck vs Niff.Ces dossiers ont été retrouvés ou reconstitués.M.Sauvé apprend que ni le gouvernement ni aucun de ses ministres n'a demandé à la commission des liqueurs ni à chacun des commissaires s’il est vrai que la commission sait que des personnes occupant de hautes positions dans la fiolltlquc seraient intéressées dans e commerce des liqueurs et retireraient une commission sur toutes ou sur des ventes faites pour le Canada ou pour la province.Sur une autre interpellation de •M.Sauvé, le gouvernement répond qu’il a été Informé d'un vd* considérable de cocaïne au palais de justice de Montréal.Il y a eu des recherches qui ont amené la destitution de trois employés.La maison d’affaires de M.Ernest Hess a vendu des marchandises ou matériaux au gouvernement depuis 1916, pour les montants suivants : 1916.$529.80; 1917.$842.-20: 1918, $771.85; 1919, $1,915.72; 1020, $2,163.78.Le procureur général répond à une autre Interpellation qu’il ne sait pas que des personnes condamnées à la prison sans option d’une amende, pour infraction à la loi des liqueurs seraient remises en L’annonce des premières représentations du beau film historique “Madeleine de Verchères’’ au St-Denis pour la semaine du 10 décembre prochain a suscité déjà beaucoup d’intérêt dans tout le pays.Nous croyons être agréables à nos lecteurs en leur en donnant ci-nprè-s un résumé.— C’est l’automne de 1692.Depuis deux ans le pays est tranquille.Les habitants de Verchères peuvent vivre, heureux, au foyer familiad.On ne redoute pas les sauvages.Les paysans, confiants, labourent leur champ pour la saison prochaine.Mais l’ennemi rôde à l’entour.— Un jour, alors que M.de La Naudière est parti avec ses soldats pour Québec, et que M.et Mme de Verchères sont en voyage à Ville-Marie, les Iroquois surgissent de tous eôtés.Ils amènent prisonniers les laboureurs surpris au travail pour les torturer avec joie.Mais c’est surtout au Fort qu’ils en veulent.__Ses seuils défenseurs sont alors : Madeleine, ses deux petits frères, leur serviteur Laviolctte, un vieillard de 70 ans, deux jeunes sol-dats apeurés et Quelques femmes en PlîürSLes soldats se préparent déjà à toute faire sauter, car la mort est nréféraible aux supplices des Iroquois.Mais Madeleine les a vus.Non, non, pas cela.Des Français ne meurent pas ainsi sans combat.C’est elle qui sera le chef.Eue n a que 14 ans et les Indiens sont en grand nombre.Qu’importe, elle organise la défense, fait le coup de feu, court d’un bastion à 1 autre, m où le danger est le plus grand, elle panse les blessés et donne à tous l’exemple du courage et de la tor-ce morale.Durant de longs jours, calme dans l’affolement général, elle résistera, anticipant de deux siècles le geste glorieux dé Verdun “Sis ne passeront pas .—- Lorsqu en-fin le secours nrrlve: ra de Ville-Marie : “Vous avez sauve Te pavs” lui dira de La Monnenc, «Je n’ai fait que mon devoir , re-pondra-t-elle simplement.- Cette belle vue est remplie de péripéties émouvantes, de scènes sensationnelles, cependant quà ravers tout cela héroïsme se déroulé I’idvlle charmante do Madeleine avec celui qui, plus t«^ deviendra son époux ; Monsieur de La l érafle, Sieur de La Naudière.__ C’est un spectacle irréprochable en tous points et il devra > avoir foule au St-Denis durant la semaine du 10 dècèrubre prochain.(Communiqué) Dana le cas d'atgrrur d’estomac, de dl-Sestlon entravée, dés que vous miches quelques comprimés de “IMapepstne de Pape1’ votre estomac se sent b raise.Toute» le» sensations dues k l'Indigestion: gastralgie, gonflement, oppression, palpitations, acidité ‘ disparaissent.stomueele, far.ou aigreurs Aemettex-vous l'raton:»o et régularisez votre digestion pour quelque» sous.Agréa-Zi’et inoffensif.A almporte quelle phur-vade.Cette discussion a été amorcée liberté sur paiement de la somme relativement à l’adoption d’un bill qui porte le traitement de M.Bros- sard, nouveau rcgistratcur on chef du bureau de Montréal, à six mille dollars.C'est un traitement inusité, pour le conservateur des hypothèques.M.Taschereau admet qu’il y a du vrai dans ce que dit le chef de l’opposition: mais, pour sauver le principe qui veut aue l’opposition n’ait jamais complètement raison, de $1,000.00 et des frais.Liiez le Devoir uour savoir ce qu'on pente des partis, en dehors des partis, pour connaître re qui »e pass- dont votre parti.You" et es un esprit indépendant?Lises te Devoir pour savoir ce qut se passe chez les ¦'i r 11 décembre, sur un Livre di-n (les exercices do saint Ignace).Nouveau régime Londres, â (S.P.A.) —Sans pom- 0 «t sans cérémonie, l’Etat libre ’Irlande entrera en existence après liimiit, ce soir.Par un arrêté ministériel spé-inl, l’administration entière du ays a été confiée au gouverne-lent provisoire.Lorsque la cons-tuHon entrera en vigueur, demain, n’y aura aucune cérémonie pour larquer la mise en vigueur du 'aite anglo-irlandais.Une épidémie de grippe Québec, ô (D.N.C.) — Une épi-émie de grippe semble menacer le istrict de Québec.Plusieurs cas nt etc déclarés à Québec.On nous apporte qu’il y a 105 cas au col-gc de Lévis.Les médecins disent ependant que cette grippe n’est neunement dangereuse.[La requête est appuyée Le maire de Québec prie les au-orités municipales de Montréal ’appuyer le conseil municipal de uéboc dans sa requête au premier linistre du Canada, pour une nou-elle division de chemin de fer avec ouvcllc division de cthemin de fer uartiers généraux A établir h Qué-sc, division qui comprendra üo ranscontinental entre Québec et innipeg, le Grand Nord et le clue-tin de fer de Québec et Lac Saint-can, tous ces chemins de fer ayant mr terminus dans la ville de Qué-oc.La lettre du maire de Québec de-mnde la coopération de la viÜle de îontréal, dans les termes suivants: "Cette question importante étant e nature à intéresser non seule-lent la ville de Québec et le dis-iet de Québec, mais aussi toutes ;'s villes du Canada qui y sont in-èressées, le maire vous prie rcspec-leusomcnt de bien vouloir obtenir ue notre ville prenne une attitude imilnire, afin d’obtenir que le gou-ornement du 'Canada accorde A iules les villes intéressées une part ^gitime de contrôle sur la dlrec-on des chemins de fer nationaux, ont quelques-uns des plus impor-ants ont obtenu de Québec une ssi stance considérable et qui ont 1 leur terminus, _ • MM.MADDEN COMPARAISSENT A L’ENQUETE GARNEÂU MAGEL-LA MADDEN, SON PERE ET M.ARTHUR PAQUET RENDENT TEMOIGNAGE—DES ALIBIS.Québec, 5.—¦ (D.N.C.).— Magella Madden el son père, M.Martin Madden, député, ont été entendus comme témoins, ce matin, à l’enquête de la Commission royale.Magella Madden est Agé de 27 ans.Il affirme qu’il n’a jamais porté le nom de Bill ou de Williams.Il est marié depuis trois ans.Il n'est pas roux et, après avoir entendu la description que Duval a faite à Valade des hommes qui sont censés l’avoir accompagné lors du meurtre de Blanche Garneau, les avocats du gouvernement, ceux du public, les procureurs de Roberts et Valade lui-même déclarent qu’ils ne reconnaissent pas dans le témoin le portrait tracé par Duval du nommé Bill.Magella Madden déclare qu’il ne connaissait pas Blanche Garneau.Il raconte que le soir du 22 juillet, soir de la disparition de la jeune fille, il revint de la Basse-Ville avec son père et un M.Bédard.Après le souper, il a fait une visite A un M.Asselin, puis est retourné chez lui.Une promenade en auto a terminé la soirée.M.Madden affirme qu’il n’est jamais allé au Mexique.Il raconte qu'une compagnie d’assurance a refusé de lui accorder une police à la suite de certains rapports faits contre lui.Il a poursuivi ceux qui avaient fait les rapports et la compagnie a offert alors la police demandée.I>e père du témoin.M.M.Madden, dputé, est aussi entendu.Il corrobore le témoignage de son fils.M.Joseph Asselin, Madame Magella Madden et le chauffeur de l’automobile corroborent le témoignage de Magella Madden.M.Arthur Paquet, député, déclare qu’aucun de ses fils ne porte le nom d’Arthur; il dit que le soir du 22 toute sa famille était réunie chez lui.$400,000 pour Terrebonne Québec, 5 (S.P.C.).— Le gouvernement a promis de soulager la détresse des sinistrés de Terrebonne.t Le gouvernement, dit-on, n’accordera pas un gros octroi d’argent à Terrebonne, mais U prêtera à la municipalité une somme d’environ $400,000 pour aider aux gens à rebâtir leurs habitations.La municipalité serait responsable de l'intérêt de ce prêt.Le gouvernement a fait la même chose en 1908 lorsqu’il est venu en aide aux victimes de l’incendieras Trois-Rivières.Des caisses d'épargne Québec, 5.(S.P.A.) — Au cours d’une réunion de lu commission scolaire, hier soir, il fut décidé que des caisses d’épargne seront installées dans toutes les écoles de la ville.Le but de cette installation est de développer des habitudes d’économie chez les jeunes.Un sursis pour Brodeur Québec, 5, (D.N.C.) — La Cour d’appel a accordé un sursis d’exécution à Raoul Brodeur, condamné A être pendu le 19 janvier 1923.pour avoir tué Henri Boyer, le 9 janvier dernier.’L’appel sera pris Ue 15 janvier.La requête aélégua des irrégularités dans le procès.Hôtel de ville incendié Norfolk, Mass., 5, (S.P.A.) — L’hôtel de ville, construit en 1797, et employé comme église Jusqu’en 1870, a été détruit par le feu, aujourd’hui.Des documents précieux ont été la proie des flammes.Mêmes taux Ottawa, 5 (S.P.C.).— La conférence postale n décidé, ce matin, de ne pas changer les taux nduels sur les imprimés, les échantillons et les effets «le commerce envoyés par 1; 6ostc entre le Canada ei les Etats-nis.Les agents et les invités de la maison Versailles, Vidricaire, Boulais (limitée) étaient, hier, les hôtes de la maisotj Dupuis Frères (limitée).Dans l’après-midi, on a fait la visite des grands établissements de la rue Sainte-Catherine-est et, le soir, un dîner a réuni tout le inonde à l’hôtel W’indsor.Cette invitation avait été lancée à l’occasion «le l’absorption du Crédit National (limitée) par la maison Versailles, Vidricaire, Boulais.On sait que le Crédit National avait lancé, il y a quelques mois, une émission «le $1,600,000 d’actions privilégiées, 8 pour cent cumulatif, de Dupuis Frères.En absorbant le Crédit National, la maison Versàilles, Vidricaire, Boulais hérite de l’affaire, dont il reste à placer une tranche de $1,142,000.La visite des magasins Dupuis et la réunion qui a suivi ont permis aux agents et aux invités de la maison Versailles, Vidricaire et Boulais de se rendre compte «le l’importance de cette entreprise commerciale.Ils seront à l’avenir mieux en état de faire valoir les actions privilégiées que par leur entremise leur maison offre au public.LA VISITE DES MAGASINS La visite des magasins Dupuis, non pas seulement des différents rayons où l’on reçoit la clientèle, mais de tout l’établissement, de la cave au grenier, en passant par les salles de réception «les marchandises, des entrepôts, des salles où se fait l’assortiment des marchandises, des salles «l'expédition, est toute une révélation.Un établissement comme celui de Dupuis Frères a, comme un théâtre, ses coulisses où se fait un travail gigantesque d’organisation et «le preparation.La visite des magasins mêmes n’est pas non plus sans intérêt: les femmes le proclameront volontiers et elles n’attendent pas d’ordinaire qu’une invitation spéciale leur soit adressée pour entreprendre ce pèlerinage.Il est plus rare qu’un homme fasse le tour de tous les rayons d’un grand magasin.Nous admettons que c’était, hier, la première fois que nous pénétrions plus loin que le rez-de-chaussée.Notre surprise à la vue de tant d’activités réunies sous un même toit n’en a été que plus gran-«le.L’impression que nous laisse la visite des magasins, Dupuis c’est «lue le commerce de cette maison a grandi plus vite qu’on ne pouvait prévoir.Comme conséquence les rayons nouveaux ont été établis hâtivement dans les locaux voisins du premier magasin et à mesure que ces locaux devenaient disponibles.D’agrandissement en agrandissement la maison Dupuis en est venue A occuper tous les édifices compris dans le carré formé par les rues Sainte-Catherine.Saint-André, Saint-Christophe et Demontigny.A l’exception des édifices qui ont facade rue Sainte-Catherine, les au très étaient autrefois occupés coin me logements privés.La maison Dupuis pressée par la nécessité, chaque fois qu'elle a fait une acquisition, a dû se contenter de ces constructions telles qu'elles étaient, y faisant tout juste les changements nécessaires pour qu'elles puissent servir comme entrepôts.Il est de toute évidence que pour fajre face aux besoins sans cesse grandissant la maison Dupuis soit obligée maintenant de chercher à tirer tout le parti possible de la superficie de terrain dont elle «lispose, en y élevant une construction moderne.Le produit de l’émission qui est offerte au ifublic doit justement servir A couvrir les frais de cette construction en môme temps que permettre l’organisation d’un service de commandes par la poste.LE DINER Après la visite, un tramway spécial a transporté tout le monde jusqu'à l’hôtel Windsor, où le dîner a été servi dans le salon rose.M.F.-J.Boulais présidait ayant A ses côtés, MM.Narcisse Dupuis, président de la maison Dupuis Frères, Henri Bourassa, A.-J.Dugal, le notaire Girouard, J.Daoust.Armand Dupuis.Hector Racine N.-G.Valiquet-te, A.-J.Caron et quelques autres.M.Boulais a été Je premier orateur et il a fait, dans scs détails l’historique de la maison Versailles, Vidricaire, Boulais, dont il est aujourd’hui président.Il a rappelé h\s débuts de la maison en 1913 indiquant les différentes phases de son développement et soulignant tic succès qu’ont remporté toutes les émissions qu’elle a successivement offertes au public.A nos débuts, dit-i'l, il y avait toute une éducation à faire.Nous avons fait notre part, comme les autres maisons financières semblables A la nôtre, et aujourd’hui on1 peut dire que la mentalité ,canadienne-fran-aise a changé en ce sens que l’on comprend la nécessité de la coopération dans le domaine financier et économique.M.NARCISSE DUPUIS Le président de la maison Iht-auis Frères prononce une très brève allocution pour remercier la maison Versailles, Vidricaire et Boulais et ses agents d’être venus se renseigner sur place de la ru-’cur commerciale de l'entreprise Dupuis.Puis il demande A M.Hen- i Bourassa, placé A sa gauche, de ire ce qu'il pense de la maison Dupuis Frères.(à sijiyre A la page 6) La ville leur donne son appui LES ORGANISATEURS DE LA SOUSCRIPTION EN FAVEUR DE L'HOPITAL ANTITUBERCULEUX PEUVENT COMPTER SUR LE CONCOURS DES BCHEVINS DE MONTREAL — UN APPEL A ILA POPULATION Le comité exécutif et le conseil ont promis leur appui à la toute prochaine souscription qui sera lancée du 11 au 18 décembre, en laveur de l’hôpital auti-.tubercuieux du Mont La Salle.Les organisateurs veulent recueillir de la générosité du public de Montréal la somme de $150,000 pour transformer l’ancien monastère en un hôpital moderne.Les autorités municipales se sont déjà montrées généreuses d’abord en cédant le monastère, puis en souscrivant chaque année une somme de $73,000 entre les mains «les Soeurs de la Providence, «jui dirigeront l’hôpital, pour son entretien.Le gouvernement provincial est venu à la rescousse en accordant bien volontiers une somme de $150,000.Mais les fonds ne suffisent plus, tant les besoins de l’hôpital naissant sont impérieux.La population est donc chaleureusement invitée d’y pourvoir; ce sera son cadeau de Noël aux malheureuses victimes de la peste blanche.Voici l’invitation «pie les éche-vins viennent de recevoir: "Nous avons l’honneur de vous informer qu’à la suite de diverses réunions «lu comité d’organisation de la souscription en faveur de l'hôpital antituberculeux, il a été décidé de tenir cette souscription du 11 au 18 décembre.“Nous comptons sur votre bienveillante sympathie, qui ne fera que s’ajouter à la généreuse Initiative déjà prise par la ville en faveur de cette oeuvre.’’ La lettre est signée par M.Joseph Hurtubise, président de la société catholique de protection et de renseignements, soirs les auspices de laquelle la souscription est lancée.Le comité exécutif de cette souscription se compose des personnes s la» vantes: MM.Joseph lîurtubise, président; J.-O.Labrecque, vice-président; J.-W.Harris, trésorier; J.-E.Joannotte, sccrélaire; S.-D.Joubert, Z.-O.Tourangeau, T.Ju-lieu, Antonio Perrault, E.Montet, G.Normand,( docteur J.-A.-A.Dufresne et l'abbé J.-G* Jctté.La souscription est sous le patronage de S.G.Mgr Georges Gauthier, de lord Shaughnessy et de MM.L.-A.Tas-chreau, E.-L.Patenaude et du maire de Montréal.Les présidents d’honneur sont: MM.J.-L.Perron, docteur J.-J.Guérin, Dr L.de L.Harwood et le Dr C.Armstrong.A L’ECOLE DENTAIRE LES COURS ONT COMMENCE DE SE DONNER, CE MATIN, A L’EDIFICE CENTRAL.M.le docteur Dubeau, doyen de la faculté de chirurgie dentaire, nous informe que tous les cours de première, deuxième, troisième et quatrième année ont commencé à se donner de façon absolument régulière, cet avant-midi, dans quelques-unes des salles do l’édifice central de l’université, rue Saint-Denis.Seuls les travaux pratiques de laboratoire et de clinique demeurent suspendus du fait du récent incendie.Comme les vacances de la Noël et du Nouvel An commencent le 18 du mois courant, les autorités de notre école dentaire n'ont pas cru devoir ouvrir de clinique ou de laboratoire temporaires, et cela pour si peu de temps, attendu que ceux-ci pourront être réorganisés dans l’édifice même de l’Ecole pour le lendemain «les Rois, soit pour le retour des élèves.Ce retard apporté aux travaux pratiques ne dépassera donc pas, de cette façon, plus de deux semaines environ.La toiture provisoire que l’on est à poser sur l’édifice incendié un peu en dessous de la toiture détruite, afin de protéger l’intérieur et aussi de faciliter la reconstruction de la toiture permanente sans ennui pour personne, sera complètement terminée ce soir.Cette dernière toiture sera faite aussitôt que les assurances auront procédé à leur expertise des dégâts.En attendant, tout l’édifice est chauffé comme si rien n’était depuis dimanche, en vue de protéger l’édifice contre les intempéries «le la saison."On a bien des malheurs, nous dit le docteur Dubeau, au moment où nous allons le quitter, mais, comme vous voyez, on se débrouille.” Des subsides du fédéral UNE DELEGATION DEMANDE L’AIDE DU GOUVERNEMENT FEDERAL, PAR L’ENTREMISE DE SIR LOMER GOU1N, POUR TERREBONNE.— LES SECOURS EN PROVISIONS SONT TOUJOURS NOMBREUX.EMPRUNT DU GOUVERNEMENT DU CANADA 5 décembre 1922 l’rix rendement Echéance 1 déc 1925 1 oct 1931 1 mars 1 déc 1 nov 1 tléc 1 nov 1 «léc 1 nov 1 nov 1 nov 1 nov 1937 1922 1923 1927 1933 1937 1921 1934 1927 1932 98.80 5.38 98.50 5.21 99.90 5.01 100.00 5.50 100.00 5.40 101.05 5.27 102.75 5.18 104.94 5.04 99.65 5.65 100.75 5.42 99.95 5.58 100.30 5.47 Tablfau .-1rs «air* fnuml* jwr L.-(l.Hmniblen M Cil*, agent* de changr.50, No-tre-nwmf-ouMt, Montréal.Prix »ujet* a InlérM couru.IVhi1- !>cr.Cote .Vente» ntior Offre Ilem.ne 10 h 0 11 h.SO a m.Exempt» de l’Impôt Int4rM 5 p.c, im 5W.#0 2000 4 9R.75 mai w.50 m;* w.w> 40oo o oo.oo Ex em rit* de l’ImpOt Int4rM S^i px.nas «9.95 2000 h 100.05 mi 102 103.05 1 000 h 102.80, 11000 i 100.11137 1 04.95 Sulet» 8 ISmpOt lnt4rW 5H p.c.1924 09.05 1000 * 99.00.3000 A 99.05, 1000 0 99 70 19.34 100.05 100.70 12000 8 100.70, 13000 • 100.73, 1000 8 100,74 9 Payable en fuu«l» * Mew-York.MM.l’abbé Comtois, curé, et Eugène Lubelle, maire, tous deux membres du comité de secours général à Terrebonne, ainsi que Mgr Piette, MM.Alfred Lambert, président de la Chambre de commerce, William Birks, président du Board ôf Trade, le docteur Raoul Masson, ancien citoyen de la ville incendiée, ceux-ci membres do comité de secours à Montréal, se sont rendus, au cours de la matinée, en délégation auprès de sir Lomer Gouin, ministre de la justice, afin de lui demander si le gouvernement fédéral ne pourrait pas venir en aide aux sinistrés de la ville de Terrebonne.Celui-ci leur a demandé de lui préparer tout d’abord une évaluation aussi approximative que possible des besoins les plus urgents, puis il a promis de se faire leur avocat auprès de ses collègues d’Ottawa en vue d’obtenir, si la chose se peut, une subvention quelconque.En plus des informations que nous publions ailleurs, on nous prie d’annoncer que la maison Harris, dont M.Jarry est le gérant, a envoyé une assez grande «quantité de viande et d’oeufs aux sinistrés de Terrebonne, et la maison J.-A.Brosseau, trois cents pains.La maison A.-L.Strachan, de son côté, a promis d’envoyer une voiture chargée de pains pour vendredi, et la maison Prud’homme et Frères, par l’entremise «le M.Thomas Turgeon, un rie ses employés, une autre voiture de pains également pour samedi.Le comité de secours de Montréal demande aux journaux d’informer les boulangers qu’il serait peut-être pratique pour eux de s’entendre avec quelqu’un dudit comité pour les envois de pain, et cela afin de voir à ce que tels envois ne se fassent pas le même jour.La maison Baillargeon a mis un camion à l’entière disposition du comité de secours, lequel est parti, ce matin, avec cinq caisses d'effets, trois lits, trois matelas, dont de Mme Athanase David, et deux autres caisses d’effets, don de Lady For- gCt‘ A QUI S’ADRESSER Mlle Yvonne Labelle, fille de M.Labclle, maire de Terrebonne, représente, à Montréal, le comité de secours général.Tous ceux qui, désireux de faire des envois aux sinistrés de sa ville, nous a-t-elle dit, sont quelque peu dans l’embarras pour faire parvenir ces envois A «lestinntion, peuvent l’en informer et elle se charge de les envoyer chercher à domicile.On peut communiquer avec elle tous les jours aux bureaux du gouvernement provincial, par téléphone, où elle sc tient en permanence.Rappelons aussi en passant, ainsi que nous le disions ailleurs, que la compagnie du Pacifique-Canadien sc charge de tnfnsportcr gratuitement tous envois adressés au comité de secours général, collège Saint-Louis, Terrebonne.On dit que M.Pierre Piché, du département des canaux de la province, partira probablement demain pour Terrebonne afin de voir au relevé d’un nouveau cadastre de la ville incendiée.Le département des postes fédéral verrait, quant à lui, jeudi «le cette semaine A faire effectuer le déblaiement des lieux où se.trouvait l'ancien bureau «le poste, afin d’en entreprendre le plus tôt possible sa reconstruction et procurer ainsi du travail à certains ouvriers sinistrés.Un appel sera fai», cr«)yons-nous savoir, incessamment A la maison Simons dans le but d«‘ recevoir des lits, attendu que plusieurs des victimes de l’incendie sont encore obligées de coucher sur la dure.L’UNION DES MUNICIPALITES M.Rosaire Prieur, le secrétaire de l’Union des Municipalités, s’adresse à toutes les municipalités de la province de Québec, pour demander des souscriptions pour Terrebonne.LE TEMPS Toronto, 5, (S.P.C.) — La perturbation atmosphérique qui se centralisait sur l’Iowa, hier matin, s’est déplacée vers Je nord-est dans la direction du haut de la vallée de l'Outaouais.RÜle a provoqué des tempêtes accompagnées de pluie dans la région des lacs Inférieurs et de fortes tempêtes de neige sur le lac Supérieur.Le temps est beau et il fait froid dans les provinces maritimes.f Prévisions: Lac et baie Géorgienne: Tempêtes «le l’ouest et du nord-ouest plus froid, giboulées locales.Mercredi, vents froids du nogl-oucst, beau et beaucoup plus froid.Vallée de POulaouais et haut St-Laurent: Tempêtes de l’ouest, ne» ge locale et plus froid ce soir.Demain, forts vents du nord-ouest, beau et beaucoup plus froid.Bas St-Laurent.— Vents violents $ccompagnés «le neige.Demain, forts vents de l’ouest et plus froid.Golfe et e«*)te nord.— Vents de l'est avéc neige ce soir et une partie de In journée de demain.Provinces maritimes.— Vents dégénérant en tempêtes de l’est aver neige et pluie ce sorte.Demain, forts vents de l’ouest, plus clair et tournant au froid.I^as Supérieur.- Vcnls du nord-ouest diminuant ce soif.Très froid, neige.Demain, vents du Aord-uuest, beau et très froid, LE TRAITÉ TCHEC0-SL0VAQUE-YOUGO-SLAVE Le® Serbes, les Croates, les Slovènes et les Tché-co-Slovaques ont conclu un accord pour cinq ans — Les principales clauses.Prague, 6 (S.P.A.) — Le ministère des affaires étrangères publie le texte du traité d’alliance entre le royaume des Serbes, Croates et Slovènes et la République tchécoslovaque, conclu pour cinq ans.Les gouvernements tchéco-slova-que et yougoslave ont convenu notamment que: 1—Les parties contractantes s'efforceront de mettre sur une base solide leurs relations économiques, financières et celles des transports et d’assurer leur collaboration plus étroite.A cette fin, ils concluront des arrangements, spécialement un traité de commerce conforme à ce but.2—Les deux parties s’engagent à se prêter en général tout l’appui politique et diplomatique dans leurs intérêts communs menacés, ils s’engagent à se concerter sur les mesures à prendre pour les sauvegarder.Le traité doit être ratifié et les instruments de ratification échangés au plus tôt à Belgrade.Un article du traité stipule que ce document doit être communiqué à la Société des nations.Nouveau débat sur le gaz DIFFERENTS ARGUMENTS INVOQUES PAR LA MONTREAL LIGHT ET PAR LES REPRESENTANTS DU PUBLIC, A LA COMMISSION DES SERVICES PUBLICS.Le débat sur la question du gaz se continue sans beaucoup s’éclaircir.La question revêt en effet un double aspect.Il s’agit d’un c«Mé de savoir si par le projet exposé par la Montreal Light Heat and Power Company, cette dernière sc trouvera A extorquer de l’argent au public de façon générale.La seconde question est de savoir sur quelle classe portera principalement le fardeau de la nouvelle répartition.Pour la première question, il est indiscutable que le nouveau mode de répartition incitera les gens à employer le gaz comme combustible pour d’autres fins que celle de la cuisine et dans quelques rares cas de l’éclairage.En effet plus la consommation sera forte plus le prix comparatif du gaz par mille pieds cubes s’abaissera.On peut donc prévoir par IA qu’en maintes circonstances, le gaz remplacera le charbon pour le chauffage, le tout au bénéfice commun des consommateurs et de la compagnie.Le profit fait par la foule des petits intermédiaires sera englobé par la compagnie qui, par la simplification de la distribution et de l’administration, encourra moins de frais totaux et pourra ventlre le gaz A prix plus réduit.Mais il faut aussi considérer si pour la même somme de gaz consommé, le public paiera plus cher par le présent système que par l’ancien.La compagnie prétend que chaque consommateur moyen dépense 2400 pieds cdbes et que la dépense totale d’aiprès le nouveau système est équivalente à l’ancienne.La ville cherche à y voir clair et tâtonne dans une foule de statistiques sur les opérations financières de la compagnie qui fréquemment n’ont rien à voir â la chose, ce qui est d'ailleurs inévitable.I^e moyen pratique est d’abord de savoir le montant exact de dépense en fait de gaz et de faire ensuite les calculs de multinücation usuels.11 faut ensuite trouver quelle est la moyenne exacte de dépense des consommateurs ordinaires, soit de la grande majorité et de comparer les dépenses suivant les deux systèmes en regard.Pour re il faut computer les livres, examiner sur les 125,000 consommateurs, quels sont ceux qui font une dépense moyenne et qui forment la grande majorité.Comme on le voit, ce n’est guère alléchant A eut reprendre.“l^a compagnie seule s’en est chargée et en est venue à la conclusion que le consommateur moyen dépensait 2,400 prteds cubes, ce que l'on cherche précisément à vérifier.L’autre point de vue à examiner est de savoir si les ouvriers en général y gagneront ou y perdront sous le système proposé.Certains témoins de la ville ont déclaré crue la chose était bien «lifficile à établir.Dans beaucoup de «piar-tiers riches ils ont constaté et une moyenne de dépense de gaz considérable et aussi une moyenne de consommation très minime.Ce «lu’ils ont observé dans les quartiers ouvriers n’a pas sensiblement changé leurs observations.I! en résulle que personne ne peut avec certitude protester que le prochain système est avantageux ou non à la niasse.Jusqu’ici la seule conclusion claire, c'est cpic les gens seront incités à employer par le nouveau système beaucoup plus de gaz pour divers autres usages et que la compagnie y trouvera son profit à tout événement sans nuire d’ailleurs à celui des contribuables, si le premier reste normal.LE BILL DE JWONTRÊAL Québec, 5 (D.N.C.) — La modification «h» la clause de la cédule “B”, relative aux emprunts, entraîne une longue discussion.M.Léon Garneau, avocat, propose que la ville soit dispensée do consulter les propriétaires quand il s’agira «l’emprunter pour exécuter dés travaux ordonnés par la commission «les chemins de fer, la commission «les services publics de Québec.M.David suggère qu’on ajoute, pour être complet, ftet le bureau provincial d’hygiène”.M.Garneau accueille cette sug- Îestion de bonne grâce, mais M.aschercau veut que ce soit réduit au cas particulier qui intéresse M.Garneau, l’ouverture du boulevard Monkland.M.Desroches s’oppose à ce qu'on fasse une exception pour l’ouverture du boulevard Monkland.L’élargissement du tunnel de la rue Ontario sous la voie du C.P.R.est de nécessité immédiate.M, Laieombe, ministre sans portefeuille, croit que l’élargissement du tunnel de la rue St4)enis doit être fait tout de suite dans l’Intérêt des quartiers exentrkpies.Le comité, après l’intervention de M, Lacombe, adopte la clause 5, mais suspend l’amendement Carneau.Par la clause 11, la ville demandait l'autorisation de dépenser 50% du pouvoir «Vemjprunt sans consulter les propriétaires fonciers.“C’est le commencement de la destruction de la charte que nous avons adoptée l’année dernière”, s’écrie le premier ministre.Le docteur Poulin se fait le champion de l’inviolabilité de la charte.11 ne veut pas «m’on y touche.Le comité, indigné, rejette l’amendement, biert que l’avocat de la ville, M.Saint-Pierre, ait fait observer «jue le comité a accordé A la ville de Québec, la semaine dernière, le droit «l’emprunter $485,000 sans consulter les propriétaires.Québec, 5.(D.N.C.) — Par la clause 12, la ville de Montréal demande quer le référendum sur les emprunts qui devront être autorisés par les propriétaires soit donné au vote ouvert.Le comité a longuement discuté cette «jucstion et l'a finalement adoptée avec un léger amendement portant qu’il devra y avoir un poil par quartier.Lés emprunts devront donc être ap- Prévenir le» accidents Afin de diminuer le nombre d’accidents d'automobiles dans le voisinage des écoles, les membres de la section Père Marquette de la Société Salnt-Jenn-Bnptixte demandent “aux autorités de la ville de faire placer aux environs de nos écoles, de nos couvents et des autres maisons d’éducation, à des endroits bien en vue, des indications ou «le poteaux indicateurs dans les (leux langues, pour avertir les conducteurs «le voiture*, «le ralentir leur marche et de signaler leur approche, et pour avertir les piétons de se tcuir sur leur garde,” prouvés au vote ouvert par la majorité en nombre et en valeur dos propriétaires fonciers qui ont volé.L'étude du bill est continuée à demain matin.LES CAISSES POPULAIRES Québec, 5 (D.N.C.)—M.Beaudry-Leman, gérant général de la Banque «l’Hochelnga, a déclaré, ce matin, au comité de l’agriculture, que les caisses populaires rendent do réels services, surtout dans les localités où une banque ne peut trouver A subsister.Certaines de ces caisses ont des disponibilités suffisantes pour faire des placements même en dehors de la classe agricole.Sans vouloir parler pour toutes les banques, il croit pouvoir dira que celles-ci sont disposées A avau» cer aux localités rurales peu a» delà de leurs ressources locales.M.Léman ne favorise pas le prêt direct du gouvernement aux cultivateurs.M.I .ernan préconise surtout des subsides aux régions agricoles qui sc trouvent dans des «Conditions d’infériorité, mais il s’élève avec force contre l’étatisme, contre ce prêt direct du gouvernement aux cultivateurs, contre la banque d’E-tat.Contre un fond» de roulement Québec, 5.(D.NC.) — Ce matin, le comité des bills privés a refusé d’accepter l’amendement concernant ! le fonds de roulement suggéré par ' le conseil municipal de Montréal.La clause 6 a donc été biffée.Mort de M.Auguste Pacaud .Nt-Joseph-de (Beauce.ô (D.N.C.) M.Auguste Pacaud, avocat, est décédé cette nuit.C'est une niori subite.M.Pacaud avait assisté, hier soir, A la réunion de la société St-Vincont-de-Paul, et vers 3 h, 30 celte nuit, U s’est senti malade.Quelques minutes plu* tard il était «ie< le devoir, Montréal, mardi é ÜlOEmbke mm J KJLjU^ILm SIJÂA, LA NAVIGATION Une cargaison presque détruite LL CAN A MAX GUNNER PERD POL’R #2(10,000 DE FARINE, D'AVOINE, DE FOIN ET DE LAIT DANS UN INCENDIE Si-Jean, Terre Neuve, 5.(S.Cons.Smelting 5 il 27.Doan.Glass—10 à 87.Qurtiec Ity.—115 à 22.Twin City prf.—2 à 79.Sherwln Williams prf.10000 à !>fi.Textile, droits.—53 à 38.Cnn.(îen.Electric—13 à 80, D à 80V4-lllordon- 200 fl 5.llom.Con.—5 U 32.Pont.Glass, prf.-00 à QS-I*.Slackay—30 k 103.Steel of Cnn.prf.—1 0 97.llom.Steel Corp.prf.—10 à 75.Nat.Breweries 2 à 19, 10 à 481*, 10 à 48W, 10 ii 48% Abitibi B.and P.—40 a 64.Bdl, droits.34 il 155, 10 il 153, 41 à 1.50, 25 il 154, 02 à 155.¦ Bell Tel.— 4 * 110%, 5 il 110%.Brazilian Traction 1 il 43, 5 à 430.Brlt.Emp.Steel * 2 a 9.II.R.Steel, 2e prf.—75 fl 02Ç*.Ilrompton P.and P.1 îi 35, 23 à 34%.Detroit Cnlted 15 à 67%.1 >obti.Glass—10 à 87%.Canada Steamship—5 à 19.Montreal Power—1 il 100's, 1 a 100%.Price Bros.—25 à 22, Ift k 22%.23 fi 22.Can.Woolen prf.- -100 h 16.Howard Smith—25 à 76.Canadian Gen.Electric -75 à 80%.Can.Cottons- -3 à 113.BsnqoM— Cninn—17 à 136.Nova Seolia 6 à 254%.Montreal - 53 il 230, Boval 46 k 200%.OoAbec, obligations 500 4 74, 206 k 73% Montreal Tram., obltg - 500 à 79%.JfL ., _ - nous a ne faire nos achats que dons des magasins fondés par des Canadiens français; puis une fois cette idée admise, 11 a fallu créer l’habitude.Une troisième raison que donne M.Bourassa de son encouragement à la maison Dupuis, c’est que M.Narcisse Dupuis a été un des premiers à comprendre que s’il profitait de ce changement de mentalité chez ses compatriotes, il devait en- retour quelque chose à sa race.M.Dupuis est resté dans le quartier Est et il a rendu, dans la mesure de ses forces, à ses compatriotes ce qu’il en avait reçu.Quand les oeuvres nationales, quand les organes de ces oeuvres qui ont développé ce sentiment ont souffert, M.Dupuis a compris que, tout en faisant de bonnes affaires dans son magasin, il avait le devoir et qu’aus-si son intérêt lui commandait d’aider l’oeuvre et ses organes.Une des principales raisons pour lesquelles j’ai souscrit à l’émission Dupuis, dit M.Bourassa, c’est que j’ai vu à la tête de cette maison un grand sentiment national.Une autre raison encore c’est, dit-il, que j’ai constaté que dans cette maison le président et les principaux fonctionnaires avaient le sens social chrétien, chose si rare, si rare en Amérique surtout.De même que de capital unfÿlo-s>-xon liait en train de nous exproprier du domaine des grandes affaires, de même le travail anglo-saxon coordonnait ses forces da telle sorte que le travail canadien-français devenait li’escilave en sous-ordre du travail anglo-saxon, 'lui-même esclave du capital sans religion.Quand des gens ont travaillé a organiser la classe ouvrière en syndicats professionnels religieux, ils ont rencontré bien des obstacles dont le nrincipal a été l’aveuglement des patrons canadiens-L’un des premiers dans le grand commerce à Montréal qui ait comprit la pensée féconde et pacifiante à da base île cette coalition ouvrière, a été M.Narcisse Dupuis qui a favorisé dans ses magasins l’organisation des syndicats catholiques et nationaux.Je laisse aux autres, dit en terminant M.Bourassa, de vous exposer le côté financier de l’affaire.En constatant le succès de la maison Dupuis, admettons qu’après tout, ça n’est pas une si mauvaise affaire que de mettre un peu de patriotisme, un peu de sens chrétien, un peu de sens humain dans les affaires.Et comme conclusion pratique, M.Bourassa annonce que, n’ayant pas d’élection à faire et devant toucher prochainement une police d’assurance, il souscrit d’avance cette somme à l’émission Dupuis.LES AUTRES ORATEURS Le manque d’espace nous oblige à ne faire que mentionner les autres Orateurs: MM.Hector Bender, vice-président de la maison Versailles, Vidrieaire, Boulais; A.-J.Dugal, gérant général de la maison Dupuis, A.-L.Caron, Armand Dupuis et Oli-var Asselin.^ Emile BENOIST.Cotations hors-liste 1-2 et l’United States Alcohol, de 2 points.Les pétroles ont aussi été enclins à la lourdeur; ie Standard Oil of New-Jersey tombant de 1 point 1-2 et le California Petroieutn de 1 point.Le Lorillard et le Tobacco Products A, ont également été faibles.Les changes étrangers ont débuté avec .irrégularité.Saguenay Pulp: 1X1%.S>aguemiy prf.: 1% acheteur.New Hiordon—50 ù 55c ; ventes, 25 à 50c.N A.P.P,—75c à 1%.Dryxien Puip: 14 acheteur; ventes, 500 à 14 Eaurentlde Power: 93% vendeur.Manitoba Power: 17% vendeur.Argonaut Gold: 54c à 55c; 500 A 54c; A .W .Holllnger Gold: 11.50 acheteur.British Controlled OU: \% à 2%.Cnsgrave Breweries: 7 vendeur.A Wall Street 300 New-York, 5.(10 h.30.) — Les prix en ouverture de Bourse, ce matin, ont été ternes et irréguliers, la plupart des spéculateurs prenant une attitude d'hésitation dans les premières transactions.L’attente des spéculateurs qui escomptaient que le conseil d’administration du Studebaker se prononcerait sur le maintien du taux de dividende de 10 pour cent et déclarerait un dividende de 25 pour cent sur les valeurs à leur assemblée d’aujourd’hui s’est répercutée dans la puissance manifestée par ce stock; la première vente s’est élevée A 3,500 actions avec un gain de 2 points 1-4.Le Sterling Products a monté de 2 points 3-4, atteignant un nouveau haut pour l’année; ie Continental Can a égalé ses anciens hauts par un gain de 2 points 1-4.Le Cluett iPeafiodv s’est haussé de points.De la faiblesse parut chez certaines sections de la liste, lors de la vente des actions ferroviaires peu cotées.L’Enie de première et de seconde préférence ont baissé chacun d’un point.Le Woofworth a cédé de 4 points LES MINES (Cours de Montreal) BRYANT BROTHERS Bourse de New-York Algonquin.Apex.Argonaut.Atlas.Baldwin.Beaver Cons.Buckingham.Castle Tiethcwry Chaput Hughes.Clifton.Coningas.Crown Reserve.Davidson Cons.Dome Mines.Dominion Kirk.Gold Reef.Gold Dale.Hattie.Ifollinger.Hunton Kirk.Kcora.Kirkland Lake .Lake Shore .La Hose.McIntyre.Monet n.McKinley.Nipissing.New ray .Ophir.Peterson Luke .Pore Crown.Preston E.Dome .Schumacher.Temiskamlng., Teek Hughes.Th ompson Krist.Vipond Cons.Wasdpika.' Wukenda.West Tree ., West Dome Lake .Wright Hargraves.Offre Dent.5 8 3 3 1-2 r>2 ;>(> Kl 12 1-2 4 1-4 6 28 29 20 24 24 25 6 10 41 46 1.60 1.85 28 29 22 1-2 23 1-2 42.50 45.00 3 4 2 14 2 1-2 37 41 2.11 1-4 26 11.55 1 i .60 8 9 N 9 36 40 2.86 2.88 22 24 17.60 17.75 Il 1-2 12 1-2 18 20 5.90 6.10 24 24 1-2 1 2 9 1-2 12 18 1-2 20 9 1-2 9 3-4 42 43 31 33 84 85 3 1-4 3 3-4 55 59 10 li 6 8 9 1-2 10 29 32 3.00 3.30 Cour* rourms pur *« mat ion GEOFKBION •t Or.courtlrrs, #6-ouest.Notre-Unnif Montréal.ntriim Am, Can.Am.Car amt F.Am.Inter Corp.Am.Locomotive .Am.Smelting.Am.Tel.and Tel., .Am.Woolen.Anaconda Copper ,., Baldwin la>co .Baltimore and Ohio ,, Bethleem Steel IB) .I'aclfUnir-C.nnndlen .Central Leather .Chicago Bock Island Columbia Gn* and Elec.Colorado Fuel and Iron Chino Copper .Corn Product*.Crucible Steel ., ., Grnem I Mo tors.c.riiemt Electric.Erie UB.Inspiration Copper .Iniernat.Nickel InteniAt.Paper .Midvale Steel.Northern Pacific .New -ll-.iven .Pun Amer.Petrol .Pennsylvania BB., Vanadium .¦ .Beading.Uepubllr I.and S.Boynl Dutch.Sinclair OH Cons.Southern lAiclflc .Studebaker .Texas Oil.t’nlon Pnetfle.Vnlted Fruit.P.S.Indus!.Alcohol T.S.Rubber.V s.Steel.Westinghouse ., WlUys-Ôverland .,.On» 70% 181% 27 S 119 32% 123 944; 48 b, 117 V, 42 62 146% :u 32% 100 25\ 24% 127% 62% 13% 173% 10% 31 11% 52% 28 70 21% 94% 46% 33% 76% 45% 52% 126 46% 139% 136 69% .504* tou?58% SH Cours du change ! Cours moyens, le 5 décembre 1922 New-York mêmes taux qa’û MONTREAL Londres, louis Paris, franc .Bruxelles, franc .Rome, lire .Genève, franc .Amsterdam, florin, .Madrid peseta .Merlin, mark .Stockholm, couronne .Christiania, couronne Copenhague, couronne Vienne, couronne .Buenos-.Ayres, milrcés .New-York, dollar .Chine, Hong-Kong 62.3, .$4.54 .0701 .0647 .0497 .1883 .3958 .1551 .0002 .2700 .1860 .2005 .000014 .1164 .au pair .5410 .5410 V^VVjVy' Vdt m LA CLIENTÈLE DE PLACEMENT Trouvent dan* cette lltte de quoi répondre atuc besoins du portefeuille sérieux—valeurs de bon aloi, prix et rendement conformes au marché.CiTt DE MONTRÉAL «%—192» 6.00 CITÉ DE QUÉBEC» 5tf%—I»S2 8.50 VILLE MONTRÉAL-SUD, 5#%-!857 6.S0 TROIS-RIVIÈRES—Écata, 8.60 MONTREAL PURLIC SERVICE, 6tf%-H«4 «.50 MONTREAL PUBLIC SERVICE, 5%—1942 6.10 MONTREAL TRAM-POWER, 1924 6.80 WAYAQAMACK, «%—1951 7.5Ô SAGUEKAY-MJLPE, 6Jtf%—1*28-34 7.00 Toute diligent» apportée â Pexéciitkm des commandes psr la poste.Pour lots variés, demander notre liste quotidienne.RENÉ-T.LECLERC imcorforCc MONTREAL QUEBEC 160, rue S.-Jaeques 74, rue S.-Plerre (MAISON fONDn «N ’Ml) TARIF DES PETITES AFFICHES DEMANDE D’EMPLOT i — Jusqu'à 21 mots, 20 «ous, et 1 son par mot supplémentaire.DEMANDES D’ELEVES : — Jusqu’à 25 mots, 20 «ous, et 1 sou par mot supplémentaire.TOUTES LES AUTRES DEMANDES ; — jusqu'à 25 mots, 20 sous, 1 sou par mot supplémentaire.CHAMBRES A LOUER: — là sous Jus-Qu à 20 mou, 1 sou par mot supplémentaire, TROUVE: — Jusqu’à 20 mots, 20 sous, 1 ¦ou par mot supplémentaire.PERDU: — Jusqu’à 2Ô mata, 20 soua, I aou par mot supplémentaire.MAISONS, MAGASINS.ETC., A LOUERi — Jusqu’à 20 mots, 25 sous, X sou par moi supplémentaire.A VENDRE: — Jusqu’à 20 mots, 20 son», l «ou pur mot supplémentaire.CARTES PROFESSIONNELLES, tarif sut demande.~ 15 août In ligne agate, NAISSANCES.DECES, MESSES: — M Boue par inuertion.REMERCIEMENTS: — 50 eoati NOTES PERSON- NEf.T.KS, ETC.: — $1.00 par insertion.AUTOMOBILES CHAUFFEURS MECANICIENS demandés Milyez le» cours, Jour ou soir.Licence «a* rantlç, position assurée.Cours privés poui Coulombf, 700, Demontlgny-est.Tel.: Est 454-4.COLLEGE DE BARBIERS , Voulez-vous occuper une excellente posh tion, avec le plus haut salaire pavé?Quel, ques srmalncs d’apprentissage suffisant: Sysytème moderne.Position assurée, pour-çentnge payé en apprenant.S’adresse! 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plus fortes séries, 24, 20 et 15.| St-Jean: 200, moyenne, 3.Plus; fortes séries.13, 11, 11.Arbitre, M.Blanchard.LA SAISON DE LA LIGUE DE LA CITÉ Une assemblée de la Ligue de la j Cité a eu lieu, hier après-midi, à ; l’hôtel Freeman.On a réglé plu- j sieurs questions importantes entre autres l’adoption de la cédule qui suit: 28 déc.—Loyola vs Ste-Anne.Shamrocks vs M.A.A.A.4 jan.—Vies vs National.Ste-Anne vs Shamrock.8 jan.—M.A.A.A.vs National.Loyola vs Vies.11 jan.—Loyola vs Shamrock.Stc-Annc vs M.A.A.A.15 jan.—Ste-Anne vs Vies.Shamrock vs National.18 jan.—M.A.A.A.vs Vies.Loyola vs National.22 jan.—Shamrock vs Ste-Anne.Loyola vs M.A.A.A.25 jan.—Vies vs Shamrock.Ste-Anne vs M.A.A.A.29 jan.—National vs M.A.A.A.Vies vs Loyola.5 fév.—Ste-Anne vs Loyola.M.A.A.A.vs Shamrock.8 fév.—National vs Shamrock.Vies vs Ste-Anne.12 fév.—M.A.A.A.vs Loyola.National vs Vies.15 fév.—Shamrock vs Loyola.M.A.A.A.vs Ste-Anne.19 fév.—National vs Ste-Anne.Shamrock vs Vies.24 fév.- Vics vs M.A.A.A.National vs Loyola.Le club Joubert est victorieux Dans une joute amicale entre les clubs de quilles J.J.Joubert et 65è-me régiment, l’équipe Joubert a triomphé de ses rivaux pair une majorité de 90 points.Voici le résultat détaillé.’ 65ème REGIMENT Barbeau .138 134 149 421 1 (Lambert .145 179 109 433 Fournier .141 133 131 405; Lortic .125 1311 180 435! Qoudrcau .1 19 127 132 378 Totaux .668 703 701 J.-J.JOUBERT LTEH.Tessier .172 138 189 Allard .130 104 .Hunt .160 123 148 Dorion .141 151 138 Chaput .154 152 12(1 Gnilbault .136 -f, • yvT 7',7 2072 499 234 431 j 43» 433 136 Cette extension au premier étage évite de monter et de descendre inutilement les escaliers.(ni Epargnez-lui la peine de courir d’une chambre à l’autre Q1 ,UEL est le Cadeau que votre femme ou votre mère appréciera davantage qu’un téléphone d’extension f Elle a mieux à faire que de passer son temps ou dépenser ses forces à monter et descendre les escaliers en courant pour répondre au téléphone et faire ses appels.i;os téléphones d’extension ne coûtent que $1.24 par mois! 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MONTRE A) „ LE DEVOIR 5 DECEMBRE 1922 L’aide aux victimes de la conflagration CORPS PUBLICS, MAISONS D’AFFAIRES ET PARTICULIERS RIVALISENT DE CHARITE A L’ENDROIT DES SINISTRES DE TERREBONNE — DES PROVISIONS EN QUANTITE — SYMPATHIES DE LA VILLE DE MONTREAL.DERNIERES NOUVELLES EN PAGE 3.Ainsi que nous le disions hier, nos principales maisons d'affaires, certaines institutions de charité et plusieurs particuliers rivalisent de zèle afin de venir en aide sans retard aux nombreux sinistrés de Ter-rebonne.L’association des boulangers, nous informe-t-on, a offcrl d’envoyer tous les jours une charge de pains et des maisons ne cessent d’expédier sur les lieux des camions chargés de provisions de toutes sortes.Rappelons que la ville de Ter-rebonne est actuellement dans une situation qui ne peut se comparer qu’à celle d’une ville assiégée.Cette situation est pire encore puisque les boucheries, les boulangeries et la plupart des épiceries de la ville ont été détruites par le feu.Il n'y a qu’une petite boulangerie qui demeure deoout et elle est incapable de suffir aux besoins de douze cents personnes sans abri et sans moyens de subsistance.DESIR DU MAIRE Ce que le maire de Terrebonne, M.Labelle, demande surtout, c’est que la population de Terrebonne demeure dans cette ville et n'émigre as, du moins autant que possible.1 veut que la ville se reconstruise dans le plus bref délai et il n’épargnera rien, quant à lui personnellement, pour y arriver.Lui-même est complètement ruiné, mais sa perle semble l’affecter moins que celte de ses administrés.1^ comité de secours général formé à Terrebonne s'est rendu auprès du conseil des ministres provinciaux, hier, et a demandé du secours pour rebâtir Terrebonne dans le plus bref délai.On a mentionné une somme d’un demi-million, mais il n’y a encore aucune décision prise par le cabinet.Lady Gouln est allée à Terrebonne porter des secours en nature et en argent et Mme Athanase David, épouse du secrétaire provincial doit y aller aujourd’hui pour accomplir la même mission de charité.Ces deux dames s’occupent activement du comité des dames et, en outre du travail qu'elles accomplissent elles-mêmes, elles savent inspirer aux autres l’activité et lé dévouement indispensables aux zélatrices d’une oeuvre de ce genre.LES SECOURS Un membre du comité général de secours déclarait, hier, ce qui suit à propos des secours reçus jusqu’ici: B La spontanéité avec laquelle les premiers secours sont venus est réellement.consolante et nous fait croire que nous pourrons* sous peu rendre Terrebonne à sa vie normale.Une grande maison de détail nous u donné $1,000 et la même somme nous a été donnée par un journal français.Je dois dire à ce sujet que l aide de la presse nous a été prodiguée et que nous compterons encore sur elle.Nous avons besoin de l’appui de tous les journaux, mais il n’en est pas qui ait été choisi pour être le porte-parole du comité ou organiser quoi que ce soit.Le comité a été formé pour agir et non pour se faire guider.“La compagnie du Pacifique-Canadien, qui avait donné son aide le soir du sinistre, est encore venue à notre secours en offrant le transport gratuit de tous les envois qui pourraient être faits aux sinistrés, il suffit de faire porter les caisses ou les paquets à la gare Vigor ou à la gare du Mile-End en les adressant comme suit: “Comité de Secours, collège St-Louis de Terrebonne”.Les envois seront distribués par le comité local qui s’occupe des sinistrés.“Déjà trois maisons de boulangerie ont promis d’envoyer a tour de rôle une quantité suffisante de pain pour les malheureux.Ce sont les maisons J.-A.Brosseau, A.-N.Strachan et Alrd.D’autres boulangeries feront des offres semblables d’ici à demain.La maison (junn-Langlois a envoyé deux pleins camions de provisions de toutes sortes, viande en conserves, oeufs, beurre, bacon, etc.On comprend avec quelle reconnaissance ce magnifique don a été reçu par le comité pour qui le problème de nourrir les 1,200 sinistrés est assez ardu à résoudre.’’Nous savons déjà que de fortes souscriptions arriveront des maisons financières, industrielles et commerciales de Montréal, de Québec, des Trois-Rivières et de Sherbrooke, mais nous ne sommes pas encore en mesure de les annoncer, nous réservant une liste d’ici à quelques jours.Il est peu de désastres qui aient ému l’opinion publique | comme celui-ci et la sympathie de tout le public noms est bien précieuse.“On nous dit aussi que deux ou trois théâtres de Montréal doivent organiser des soirées au bénéfice des sinistrés et il est tout probable que les autres théâtres suivront cet exemple de charité.” LA ST-VINCENT-DE-PAUL On nous rapporte que la Société St-Vincent-de-Paul anglaise a envoyé deux autres camions-automobiles pleins de vêtements de toutes sortes.Les oeuvres des paroisses suivantes y ont contribué: Sainte-Agnès, St-Antoine, Ste-Anne, école St-Léo, St-Eloi, Stc-Marie, St-Tho-mas-d’Aquin et St-Michel.Il y avait en tout 500 paquets et trois grandes caisses.On comprend de quelle utilité sont ces vêtements quand on sait que la majeure partie des sinistrés se sont sauvés à demi-vètus et qu'il n’y a plus un magasin de nouveautés dans la ville.Ce dont le comité a surtout besoin immédia-tement ce sont des couvertures de lits qui manquent absolument.LE DEBLAIEMENT On va commencer incessamment le déblaiement des décombres, car ii ne reste plus rien qui brûle et ce qui reste des maisons de brique ou de pierre est suffisamment refroidi pour qu’on y puisse travailler.On dit qu’une grande compagnie de construction a offert de recons* truire la ville sans se faire donner d’avances, mais simplement une hypothèque sur les propriétés par elle reconstruites.Cette offre est actuellement étudiée par le comité et sera probablement soumise à une assemblée des citoyens de Terre-bonne.MONTREAL INTERVIENDRA M.l'échevin Brodeur, en réponse à une interpellation de M.l’é-cbevin Gureau, a déclaré, hier après-midi, au nom du comité exécutif que la ville de Montréal fera à lu suite du gouvernement provincial, son devoir pour assister les sinistrés de Terrebonne.Le conseil municipal a, d’autre part, sur proposition de MM.les échevins Savard et Drummond, adopté la résolution suivante: “Que les membres de ce conseil ont appris avec un vif regret la nouvelle du désastre qui vient de détruire une partie importante de lu ville de Terrebonne; qu’ils sympathisent cordialement avec les autorités municipales de cette ville et les nombreux citoyens qui ont subi des pertes lors de l’incendie tiu 1er du courant, et qu’ils espèrent que la partie détruite,de cette ville prospère renaîtra bientôt de ses cendres,” LE BILL DE L’IRLANDE |IR,IS P(I"IS DE PEMt .Chambre des lords lui a' fait franchir la dernière étape, hier soir — On accueille favorablement la nomination de Healy —- Quelques commentaires.LE CONSEIL MUNICIPAL DES TROIS-RIVIERES DEMANDE AU PARLEMENT PROVINCIAL DE LUI ACCORDER LE DROIT DE KAIRE PAYER DES DROITS A CEUX QUI PASSENT SUR LES PONTS DU ST MAURICE.Londres, 5.—(S.P.A.).— Le vieux conflit entre l’Angleterre et 1 Irlande a pris fin hier soir alors que la législation sanctionnant le nouvel accord avec ITrlande a franchi L\s derniers stages à la Chambre des lords qui depuis des générations, s'opposait énergiquement à tout compromis avec l'Irlande.Le bill de la constitution a ét.- n-•oplé par-les deux chambres sans amendement et sans même qu'un vote fût pris.Lord Carson dont l'influence a été, en grande partie, la cause de Pécher des négociations de 1914, et qui a été durant toute sa carrière politique un les adversaires les plus irréductibles du Hme Rule, était le seul à combattre cette législation alors même que de traditionnels ennemis du Home Rule, comme le marquis de Lansdowne et le duc de Devonshire, s’étaient pliés de bonne grâce aux lésirs du gouvernement et avaient résolu de donner à l’Irlande (’occasion lie prouver sa sincérité dans de nouvelles conditions.L’OPINION DE DEVONSHIRE Devonshire a avoue franchement nue le court espace de temps durant lequel il avait eu à s’occuper des affaires d’Irlande dans le nouveau gouvernement avait suffi pour le convertir entièrement à l'idée que i Irlande donnerait la pleine mesure de ses moyens et il a reproché à lord Carson la violence de son discours, susceptible seulement de surexciter les esprits et de faire beaucoup de tort.Il ne reste plus maintenant qu’à donner à cette législation la sanction royale, qui n’est qu’une pure formalité, pour que ie nouveau gouvernement irlandais soit prêt à eni trer eu existence.T-A NOMINATION DE HEALY La nomination de Timothy Healy comme gouverneur-général de l'Etat Libre, qui sera annoncée officiellement sous peu, est considérée comme un signe favorable.Eu première mention du nom de M, Healy causa une certaine surprise et de l'incrédulité.Lorsqu’il est ques-Imm en Angleterre d’un poste de gouvfrneur-gènèra!, tous le., regards ! se tournent généralement vers un J membre de la noblesse.On admet ! maintenant que la nomination de ; M.Healy constituerait un excellent ; choix.En premier lieu, M.Healy.dans toute sa carrière politique, a été un des adversaires les plus acharnés | de la liaison avec l'Angleterre et il | ne peut en conséquence être soup-1 çonné de sympathiser avec le gou-1 vernement anglais au sujet des idées j adverses que celui-ci pourrait entre-j tenir envers ITrlande.En deuxième lieu, sa nomination reliera l’Etat Libre à toutes les phases antérieures du conflit pour le Home Rule, car, en plus d’avoir été une des lumières du mouvement ParneH, il a été mêlé aux premières escarmouches en raison de sa parenté avec T.-D.Sullivan, l’auteur rie “Dieu sauve l’Trlande”.De plus.Kevin O’Higgins, ministre de l'Intérieur, qui a rie le parrain de la constitution au Dur! Eir-! eann, est le neveu de M.Healy et1 il n’y a aucun doute que ce dernier a mis son intelligence exceptionnelle et ses connaissances légales au service des nouveaux ministres irlandais.Les préparatifs pour les formalites de l'inauguration du gouvernement et la nomination du sénat ir-! landais ont été commencés à Dublin, hier, mais il est probable que le sénat ne sera pas définitivement constitué avant la fin de la semaine.HALIFAX ÉLIT UN LIBÉRAL ET LANARK UN CONSERVATEUR ____.# M.Robert Finn obtient près de 2,000 voix de majorité dans Halifax et le Dr Preston remporte une victoire facile sur son adversaire dans le second comté — Le partage des votes.(Nouvelles de la nuit.) Halifax, 5.(Sd’.A.) — M.Robert-W.Finn, libéral, qui a démissionné comme ministre sans portefeuille dans le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse pour entrer dans l’arène fédérale, a été choisi, hier, comme représentant du comté d’Halifax à la Chambre des communes, avec une majorité de 1,768 votes sur les votes combinés de scs deux adversaires, un libéral indépendant et un ouvrier.Les rapjpirls reçus à minuit, hier soir, indiquent que M.Finn a recueifM 9,017 voix; M.John-J.Power libéral indépendant, 4,877 et M- James-J.O’Connell, candidat ouvrier, 2,372.Le vote total donné hier, ne se chiffre qu’à 10,266 bulletins, soit à peu près ia moitié de ceux qui avaient été déposés à l’élection générale, l’année dernière.Les listes électorales comprennent environ 55,009 noms.DANS LANARK Ottawa, 5.(S.P.A.J — Les rapports reçus hier soir de Lanark, par les chefs conservateurs donnent au Dr R.-F.Preston, conservateur, une majorité de 1,523 sur son adversaire libéral, M.David Findlay, avec cinq poils à venir.Le vote des employés de chemin de fer à Smith’s Falls, qui était considéré comme un des gros facteurs dans le résultat de rélection, a fortement contribué à grossir la majorité du Dr Preston ainsi que celui de Carletpn Place où demeu- rent'les deux candidats.Il y a dans Lanark 43 bureaux de votation urbains, plus un bureau à Smith’s Falls, et sept à Almonte qui tout en étant classés comme ruraux sont considérés pratiquement comme des bureaux urbains.Ces cinquante bureaux de votation ont donné au Dr Preston une majorité de plus de 1,000 voix sur son adversaire.Dans les quatre villes, les majorités conservatrices ont été bien moindres que celle de 1921.En 1921, Smith’s Falls avait donné à M.Stewart 2,089 des 3,038 votes enregistrés, soit une majorité de 941.Hier, Smith’* Falls a donné au Dr Preston, d’après les rapports reçus hier soir, une majorité de 579.Carleton Place, le lieu de résidence des deux candidats, a donné au Dr Preston une majorité de 429 contre 610 pour Stewart en 1921.La ville de (Perth a été le seul centre urbain où la majorité conservatrice a été fortement réduite.Hier soir elle n’était que de 114 contre 1,174 l’année dernière^ Almonte qui avait donné à M.Stewart une majorité de 403 en a donné une hier soir de 211 au Dr Preston.Les cantons qui, d’après les derniers rapports reçus, nier soir, ont donné des majorités au Dr Près-ton sont: Bathurst, 47; Beckwith, 86; Drummond, 79; Elmesley-nord, 66; Montague.188; Pekenham, 117; Ramsay, C0; Sherbrooke-sud, 93.Les concerts nument national, il fallut bien reconnaître que cette belle audace Le Club de l’opposition oui NOUS REPARONS LES ORNEMENTS D’EGLISE Conflr*-n»u> .o* riparatUii* d'ornamant.tn enivra da toutaa «ert».Satiafaetian ab-•alaa.Tous dessinn fournil gratis aur demande.LES OUVRAGES D’ART EN CUIVRE, LTEE.34T Sanrulmt g.Illl-J “la* Club de l’opposition Provinciale de Sainte-Marie” a fait le* élections de ses officiers, dimanche dernier, et le résultat est le suivant: Président honoraire et patron du club, M.Joseph Dufresne, député de Juliette:1er vice-président honoraire, A.-A.Ranger; deuxième vice-président honoraire, J.-P.Roux, M.D.; président actif.O.-B.Ranger; premier vice-président, Z.Faquin; deuxième vice-president.L.-R.Bé-lisle, M.D.; secrétaire, Canvélien Houdc; secrétaire-conjoint et trésorier, Ant.Brien, notaire; directeurs: J.-A.-VV.Du faim, Auguste Krascon, Hermann Julien, Aime Hotte, Ania-blc Lauzon.J.-E.Giguère, J.-H.La-vallé et Josejih Béchurd.L’assemblée était fort nombreuse et un enthousiasme de bon nloi n'a cessé de régner.Après quelques mots de la part de M.S.Charland, secrétaire général des clubs de l’opposition provinciale, qui en profita pour insister sur la date prochaine des élections, tous les membres présents se sont montrés anxieux de mettre ie coneours de leur bonne volonté au service du parti pour le faire triompher aussitôt que l’occasion leur en scia donnée Les Trois-Rivières, 5 (l).N.C.)— A la demande du gouvernement provincial qui a reconnu le bien fondé des réclamations du conseil municipal des Trois-Rivières, un bill a été rédigé par nos échevins et expédié par livraison spéciale à Québec pour demander à la législature l’autorisation de rétablir les taux de péage autrefois en vigueur sur les ponts jetés sur la rivière St-Maurice.Le taux de péage existait avant 1915, mais il fut aboli par une loi spéciale cette annéc-là.L’entretien et les réparations des ponts demeurèrent à la charge de la cité.Des réparations sont devenues urgentes et l’état actuel de ces deux ponts est tel qu’il constitue pratiquement une menace quotidienne à la sécurité des véhicules.Mais le conseil n’a pas actuellement les fonds voulus pour procéder à ces travaux qui coûteront environ *150,000 d après les estimés qui ont été faits.C’est pourquoi il a cru devoir demander à la législature l’autorisation do rétablir les taux de péage qui seront les mêmes que sur le pont de Batiscan.M.Robichon, maire suppléant, qui a rencontré les membres du cabinet à Québec, leur a expliqué longuement la situation et on lui a suggéré de faire rédiger un bill dans eo sens qui sera probablement présenté à la législature au cours de* la présente semaine, comme mesure ministérielle.Les résidants du district ou d'une partie du district seront exemptés de payer pour franchir les deux l*onts.Ainsi donc, entre les Trois-Rivières et Québec, sur la route nationale, les automobilistes auront à payer trois fols pour franchir les quatre ponts qui sc trouveront sur leur route sur un parcours d’à peine trente milles: Trois-Rivières, Batiscan et Stc-Anne-de-la-Péradc Les projets de M.Poincaré Paris.5.(SJ1.A.) Le projet de 1 Oincaré pour un règlement dèfl-nitii! de la question des réparations, ne sera pas présenté, dit-on, a la reunion des premiers ministres a Londres, niais sera tenu secret jusqu’à la conférence de Bruxelles qui ne peut pas avoir lieu maintenant avant la Noël.La nouvelle date suggérée pour cette conférence est le 4 janvier.M.Poincaré sc prépare toutefois a exposer a ceux qui assisteront i\ la reunion de Londres ce que la France sc propose de fa«rc au cas où l’Allemagne se déroberait aux paiemenfs qu’elle doit faire au mois de janvier.H présentera un programme complet qu’il a élaboré pour une action dans la Ruhr et sur le Rhin.Le premier ministre sera accompagné à Londres par M, de Lastevrie, le ministre dçs finances et un groupe d'experts.LE VIOLONISTE HEIFETZ Jascha Heifetz a remporté hier son succès coutumier devant une salie comble avec le programme ordinaire des violonistes disciples d’Auer: une partie composée de musique et une autre de morceaux à l’épate.A la première appartenaient la Sonate de César Franck et le Concerto en la majeur de Mozart; à ia seconde une transcription du Nocturne en ré majeur de Chopin, Wanes at play de Grasse, deux danses espagnoles de Sara-sate.Souvenir de Moscou de Wien-iawski et des rappels nombreux.Le choix de ia Sonate de Franck était heureux à cause de Tannée du centenaire mais Heifetz manque de cette âme subtile qui fait qu’on sent battre le coeur de Franck sous la moindre phrase.Il y a mis une sonorité d’une pureté merveilleuse, claire et froide qui ne s’est trouvée à Taise que dans ie Final dont la forme en canon repose sur la virtuosité.Dans le Concerto de Mozart, les qualités particulières d’Heifetz ont pu se donner libre carrière; pas d’émotion n’y est requise, mais de la finesse, une grande intelligence et de la délicatesse.Quant au reste, on croira facilement qu’Heifetz a joué ses pièces de virtuosité avec une pertec-tion qui tient du prodige.L’école d’Auer a développé à l’excès ce côté du talent des jeunes gens qui se sont confiés à elle.Ils sont avant tout des virtuoses, le reste vient ensuite; les élèves y ont ajouté leur tempérament spécial.C’est ainsi que Mischa Elman pousse l’expression jusqu’à Texasperation et qu’Heifetz semble n’y attacher qu’une importance secondaire, si même ii en ressent aucune.Son jeu y perd en émotivité; il y gagne en netteté.C’est clair, précis, élégant, d’autant plus que de tous ses camarades Heifetz semble avoir visé avant tout à une qualité de son qui n'appartient qu’à lui.M.Samuel Chotzinoff aecompa-gnait et il fait plaisir de constater qu'il n’a pas cru devoir, comme tant d’autres, se réduire, dans la Sonate, au rôle d’accompagnateur effacé.Tant de pianistes en effet ne comprendront jamais qu’une sonate est un duo et que même le piano y passe avant le violon.11 en a justement été récompensé par les applaudissements «font une part majeure lui était destinée.M.Bourdon annonce «lue M.Paderewski donnera un concert à Montréal, le mercredi, 20 décembre, à 11 heures du soir, au théâtre Loew.Nulle autre salle, ici, n’est assez grande pour contenir la foule
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