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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 28 décembre 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1922-12-28, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, JEUDI 28 DECEMBRE 1922 LLUME XIII.—No 301 1 BOIS SOUS LL NL Abonnements par la poste ; Édition quotidienne iffli jfll m CANADA.SAM WBÊ WgU^Ë Ktatn-Ual» et Empire Britannique .$8-06 UNION POSTALE.N 910.00 CS Édition hebdomadaire I j^H J| Canada.•*.oo mm JS ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.93 00 SÊÊÊÊÊÊB Directeur: HENRI BOURASSA VOIR Rédaction et administration a RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE: fcom ?4S0 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 6121 Administration, Main 6163 FAIS CE QUE DOIS ! Des élections en février?Le point de vue du public LA FLOTTE ANGLAISE RETOURNE DANS LE LEVANT Chronique La Gazette de ce matin annonce que le gouvernement provincial se propose de faire les élections générales dans les tout premiers jours de février, le 5.Nous voulons, en dépit de toutes les apparences, croire que cette rumeur est mal fondée.Nous savons fort bien ce que l’on répond aux protestations que formulent à ce propos le chef de l’Opposition et ses amis.— Vous prétendez que le peuple a hâte de nous condamner, leur dit-on.Pourquoi vous plaindre alors de ce que nous rapprochions la date du jugement?Vous ne pouvez sérieusement prétendre que nous vous prenons à l’improviste: tout le monde sait que les élections auront bientôt lieu.C’est donc à vous de vous y préparer, etc.Tout ceci peut_gvoir quelque valeur comme argument ad hominetn, comme réplique personnelle à tel ou tel orateur oppo-sitionniste, et cette ligne de défense pourrait offrir quelque force si l’élection n’était qu’une affaire de sport, une épreuve de force entre deux équipes, si elle n’intéressait en fait que les politiciens.Mais elle intéresse d’autres gens, elle intéresse l’immense foule des contribuables, et c’est la pensée de cette foule qui nous ferait trouver déplorable la tenue des élections en février.Car, quelle est, théoriquement, la fonction du corps électoral, si ce n’est celle du jury, chargé d'entendre la preuve, de prononcer un jugement sur là conduite des administrateurs qu’il a délégués à la gérance de ses propres affaires, de choisir une nouvelle série de mandataires?Or, et nous ne supposons point que personne puisse sérieusement le contester, la tenue d’une élection le 5 février, par exemple, enlèvera à ce jury les trois-quarts de ses moyens d’information.Qu’on ne dise pas que le jury aurait dû se renseigner à l’avance: ce serait proclamer en fait l’inutilité de la période électorale.Celle-ci n’existe, au contraire, on ne lui a attribué une étendue minima que pour permettre l’examen particulier des questions électorales et le choix intelligent, donc précédé d’étude, des candidats.A quoi sc résoudrait-elle, en fait, si les élections se poursuivent en un temps où les communications, dans une partie du pays, sont souvent très difficiles, où il est à peu près impossible, très souvent aussi, de tenir des réunions en plein air?En ville, on se servira des salles publiques, encore qu’elles ne soient pas toujours suffisantes; mais à la campagne?* * * Que le parti qui détient le pouvoir trouve généralement avantage à précipiter les élections dans des circonstances qui réduisent au minimum les facilités de discussion, comme à choisir l’heure précise du débat électoral, nous ne le contestons point.El ceci explique, en partie, que l’on ait tant de difficulté a faire accepter le principe des élections à date fixe et que les maîtres du jour fassent si souvent du choix'de telle ou telle date l’un des principaux éléments de leur stratégie électorale.La tentation est toujours très forte dè tirer parti de pareils avantages.Mais ceci n’affecte pas le fond de la question, qui est l’intérêt u’u le jury populaire à pouvoir se renseigner à fond, et dans «tes conditions normales, sur la cause et les hommes qu’on l’invite à juger.Et cet intérêt commande que les élections aient heu dans un temps où.les électeurs peuvent facilement se déplacer, prendre contact avec les candidats et ceux (jui les prétendent renseigner.„ Le mois de janvier et les premiers jours de février ne sont sûrement pas, chez nous, favorables à une loyale consultation électorale.* * „ * Ces observations, que tant d’autres font avec nous, auront-elles quelque effet sur la pensée des maîtres de l’heure?Nous l’ignorons, et l’expérience en ces matières nous a appris à ne pas être indûment optimiste.Mais, quel que soit le résultat immédiat, la vérité de toufceci subsistera, et une élection dans les premiers jours de février ne ferait que la souligner.Peut-être hâterait-elle aussi l’adoption du régime des élections à date fixe, pour lesquelles, sûrement, personne ne s’avisera de choisir le 28 janvier ou le 5 février.Orner HER0UX.Le vieux Québec SON CHAKME fF SON ATMOSPHERE.— LA BASILIQUE EN RUINES.3 Billet du soir Anglicise 19 '‘Anglicisé tout rt fait, l’ami Jack?” — Non.— Il s'est fait infuser du sang anglais?— Du tout; il est de pur sang français.— Il a pris la mentalité anglaise, l'orgueil anglais?” — Pas davantage.Le noble orgueil du civis kritannicus est une qualité native; il ne s’acquiert ni par contact nt par la soumission à ta couronne britannique.Puis, chez un anglicisé, la fierle nationale est en raison inverse de l’anglicisation; elle fait place’ à la triste mentalité du vaincu.— Mais alors, quoi?A-t-il abandonné sa langue pour ne parler que l’anglais?N’a-t-tl plus de patriotisme?— Voici que nous g arrivons.Habituellement il parle français; mais fl sait an peu d’anglais et.quand il en trouve le moindre prétexte, an téléphone par exemple, vite il sort son anglais.Ht quel français que le sien! Qu'il se ressent de l'anglais.Démarquez la prononciation d’abord.Les consonnes sont à peines * articulées; quelques-unes prennent une teinte anglaise.Les vogelles sont atténuées, indistinctes; ce ne sont que le» vogelles anglaises obscures: ainsi enveuron pour environ; bouche on boche pour bouche; rc-rc au tien de rirt?; recenne pour racine.Et te vocabulaire! bourré d’anglicismes et de mots anglais.Son langage est un parler “pour rire".Il dira "qu'un tel est slow; qu’il faut totiRher; qu'il ne faut pas kicker", et touts cela en riant.Si vous lui faisiez remarquer qu'il ne parle pas français, il vous répondrait: “Aht c'est pour rire,” Ce que son vocabulaire a conservé de fran- Sats est incolore et insipide; les nnnes vieilles expressions, colorées et savoureuses, les gallicismes en sont en grande partie disparus; on dirait que c’est une traduction de bang lais.Ne croyez pas que ce brave homme dise jamais: "de l'eau dégourdir; perdre la centdl-ne: ce n’est pas de jeu; je vous re-vaudrat cela; U y a belle lurette.’’ Trop vieux, tout cela.Mais, "c’est correct; mailer une lettre; être positif; faire application; charger 50 cents de l’heure; la balance de la semaine": voilà qui est parler élégant pour lui.S’il dit quelque plaisanterie, s’il cite quelque proverbe, c’est très souvent en ayant recours ù l’anglais.Au Heu de: "Vous avez frappé juste," il dira: "Vous avez frappé le vrjai clou sur la tête." Plutôt que : "C’est simple comme bon jour,” il débitera d’un air satisfait : Toute la chose se trouve là dans une école de noix." Et, le panvre.'il ne sait plus quoi dire en donnant une poignée de main à une connaissance.SI vous le remerciez d’un service, il vous répondra aimablement par un anglicisme.S’il a du patriotisme?— Comment pouvez-vous en douter?— En quoi et quand le montre-t-il?— Enfin, quoi?que voulez-vous?.Le patriotisme, ce n’est pas une chose qu’on affiche à tout instant.— Et, pour être sür de ne pas l’afficher trop souvent, son patriotisme, mon ami ne le laisse jamais percer.Et il ne manque pas de trouver à redire à ceux qui font du zèle patriotique.Ce n'est pas à lui qu’on fera corn* prendre qu’il faudrait enseigner plus de français dans nos écoles.— "L'anglais est nécessaire.” Cet aphorisme règle toute la question.Une chose ne manque jamais de le réjouir: voir ou entendre critiquer un compatriote.Qu’un anglo-mane s’efforce de démolir un auteur canadien-français, mon ami se frotte les mains: — "Voilà qu’il en a reçu, un coup d’assommoir.C’est bon pour lui; pourquoi se croit-il plus que les autres?’’ Non, mon ami n'est pas tout à fait anglicisé, mais il l’est beaucoup plus qu’il ne croit.Il prépare les votes à d’autres, qui le seront davantage et précéderont de parfaits anglicisés.Je voudrais Voir mon ami se convertir, cultiver nn peu le patriotisme, revenir complètement à la belle langue française.Soit DESCUAMPS.Ce n’est jamais sans un peu d’émotion que l’on visite Québec.La capitale de notre province diffère plus de n’importe quelle autre ville canadienne ou américaine qu’elle diffère d’une ville européenne.Elle a son atmosphère que l’on aime à sentir autour de soi de temps en temps, sa grfice, son parfum spirituel, pourrait-on dire, sa beauté tout particulière.Lorsqu’on l’a habitée quelque temps ou qu’on l’a visitée, on aime invinciblement à y retourner, par la vertu d’une vieille attirance.On a la nostalgie d’une chose vague, que l’on s’explique ensuite en y réfléchissant longuement.Le charme de Québec, il est fait tout spécialement du nombre des vieilles et antiques choses que l’on y rencontre,- du site exceptionnel, de la physionomie des rues et de la nuance d’âme que la ville traditionnelle communique à ses habitants.Lorsqu’on arrive le long de la falaise, au bord de la vallée de la rivière Saint-Charles, on a hâte de voir se profiler là-haut les vieux clochers et les toits, les remparts, toutes les anciennes maisons qui regardent depuis si longtemps pardessus les murs.On descend sur le quai de la gare, on monte sur la neige les rues escarpées, on passe à côté de vieilles murailles épaisses, on entre dans les rues qui existent depuis les premiers temps de la colonie et que traça la fantaisie des premiers habitants.Il n’y a pas un pied de ce terrain auquel ne se rattache pas un souvenir historique.Lès maisons sont là, avec leur physionomie d’un autre âge, avec leur luxe discret et leurs richesses cachées derrière des murs souvent ternes et sans ornement.Quelques-unes ont une beauté sobre, discrète, toute particulière que l’on ne retrouve pas ailleurs.Ainsi rue Saint-Louis il y a d’anciennes résidences que l’on revoit toujours comme des amies, tant on les a admirées souvent.C’est un plaisir, chaque fois, de les retrouver avec leur air vieillot et en même temps cossu.Leurs toits sont aigus, elles ont des cheminées solides et bien dessinées sur le ciel, elles n’ont pas .ni verandas, ni escaliers, ni ornements extérieurs.Leurs portes lourdes ouvrent sur la chaussée, une courroie de cuir les empêche de s’ouvrir trop grandes, et quelquefois un bow-mndom fait'saillie au dehors, gravement.Québec a cette particularité au Canada d’être la seule ville vraiment militaire qui nous reste, à part Halifax.Les constructions qu’on a bâties à l’intérieur des fortifications sont tassées, pressées les unes contre les autres.On n’a pas voulu perdre un pouce de terrain.Les rues serpentent et sont étroites.Les tramways passent difficilement.Quelques ruelles montent à l’assaut du cap Diamant et reçoivent l’eau des pentes.C’est le quartier le frlus intéressant.Ici se trouve le vieux couvent des Ursulines comprimé entre les résidences, plus loin la maison de Montcalm, l'emplacement du château Saint-Louis, le séminaire, et combien d’autres souvenirs! * * * * Il y aurait trop à dire de la terrasse Dufferin et des remparts.Peu de Canadiens n’ont pas eu l’ambition.fait le rêve de visiter les deux endroits et dg les admirer.La première sc distingue par sa grandeur.La ligne des montagnes est belle, qui se profile à l’horizon avec le cap Tourmente toujours brumeux dans le lointain, le fleuve qui tourne autour du cap Diamant est comme un serpent gigantesque,-les falaises de Lévis sont hautes, et là-bas, le Saint-Laurent, entre l’île d’Orléans et les deux rivages, ouvre des perspectives sur l’infini.On voit loin, on voit de haut des choses grandes, aux lignes sobres et sévères.La mémo impression augmente si l’on monte à côté de la citadelle pour marcher longuement sur le large faite des murailles.Là-bas c’est la plaine d’Abrnham où se livrèrent les derniers et sanglants combats.Les vers de Hugo sur Waterloo reviennent naturellement dans la mémoire, car ce qu’il a écril de l'autre plateau, comment ne pas le répéter du nôtre, tant les vers s’adaptent faeilqmcnt à la circonstance.On sent (passer sur soi le grand vent des hauteurs.Pur les soirs tranquilles de claire de lune c’est promenade sans pareille que d’arpenter le champ de bataille où plane le souvenir des soldats.* ?* français aussi chère à nos coeurs que le temple construit sous les plans du baron de Léry.Les paroissiens sont obligés de sc diriger désormais vers la chapelle du grand séminaire.Et là, comme on comprend bien l’émotion du curé, Mgr Laflanune, dont la voix s’entrecoupe de sanglots en parlant de son église détruite.Et comme on se représente bien le vénérable cardinal, Mgr Bégin, qui atteint les limites de l’âge en même temps que les limites des dignités ecclésiastiques, regardant de su fenêtre sa belle et ancienne basilique flamber dans le ciel, comme un immense bûcher, dans la nuit, sur le cap élevé! Il y a ainsi des émotions douloureuses qui font date dans l’histoire des peuples et que l’on ressent partout au même degré, tant elles ont la qualité d’être communes à tous.Les Canadiens doivent pleurer ce deuil.Des édifices comme la basilique de Québec contribuent dans une bonne mesure à fouetter le patriotisme, à enraciner les Canadiens au sol, en leur donnant des objets à aimer et à vénérer, en leur fournissait des endroits où iis pouvaient un peu se rappeler un passé trop souvent oublié, si souvent méconnu et dédaigné.Les monuments de cette sorte rçlient les générations les unes aux autres comme des liens de fer retiennent des pierres ensemble; leur présence est une perpétuelle évocation des faits dont ils ont été les témoins et des hommes qui nous ont précédés.Parmi les choses qui passent, ils demeurent pour nous rappeler les buts essentiels que nous devons chercher à atteindre, comme toute la lignée de nos aïeux l’ont fait avant nous.Léo-Paul DESROSIERS.Québec, 25 déc.1923.Bloc-notes Toujours cela La conférence de Lausanne, où Aillés et Turcs se sont rencontrés pour tenter de faire une paix raisonnable et de signer un traité remplaçant celui de Séé/es, mort-né, menace de se clore sans accord des parties.Entre autres problèmes apparemment insolubles où se butent les délégués, il y a celui des champs d'huile de Mésopotamie, que les Turcs désirent se faire rétrocéder par l’Angleterre et que Londres entend bien garder.Encore un coup, un heurt d'intérêts et de convoitises économiques empêche les nations de s’entendre.Où que l’on se tourne, la question du pétrole tient le premier plan, à Lausanne comme à Gênes, à Gênes comme à des conférences antérieures.On a déjà parlé de da guerre du pétrole.Il semble bien qu’elle se prolonge dans les coulisses des Congrès internationaux, en attendant d’enflammer de nouveau une partie de l’univers.Le matérialisme endurci des nations, par le temps qui court, est un des plus grands obstacles au rétablissement de la paix.Exploitation Souhaitons que la nouvelle loi dont M.Perrault vient de saisir nos ¦ responsable ne députés, à Québec, au sujet de nos j Bon ou elle les met pêcheries maritimes, serve aux pë-1 sieurs points de vue.cheurs de la Gaspésie à finir de se libérer du joug que certaines compagnies d’exploitalion poissonnière leur ont imposé depuis d’arrivée de commerçants jersais ou étrangers dans cette partie de notre province.L’idée de coopératives de pécheurs est excellente, de même que celle d’usines â mettre en conserve certaines variétés de poissons.IJ y a, naturellement, toutes sortes d’embarras à surmonter; et M.Smart en a signalé quelques-uns à M.Perrault.Le manque de bonnes communications par chemin de fer entre la Gaspésie et le reste du Canada en est nn des * principaux, après la sorte de servitude a laquelle les maisons dont nous avons déjà parlé ont assujetti la masse des pêcheurs du littoral québécois.On a déjà parlé d’améliorer les transports par terre et par mer, de ce côté.Tant que cela ne se fera pas da situation ne s’améliorera pas comme elle devrait.Fin de session Plus les majorités sont fortes et plus les fins de session sont soudaines.encombrées de toutes sortes dp lois et de projets dont on saisit les députés à la toute dernière heure.C’est une course à l'horloge.Il faut finir à telle date, dé crètt la majorité Rien ne tient plus; le gouvernement né répond plus à l’opposition, lui précipite des avalanches de bills sur la tête, l’embarrasse de toutes façons et moins elle est nombreuse, plus il s’acharne à l’efstuffier, sinon à l’étouffer.Cela se fait à Québec com me à Ottawa, à Ottawa tomme à Québec, du temps des rouges comme du temps des bleus.Le procédé est méthodique, la victoire reste toujours au bloc ministériel.On appelle cela le gouvernement responsable; et les électeurs plus ou moins bien renseignés par la masse des journaux, se désintéressent en trop grand nombre de ce qui se passe, ou reculent, effarés, devant les lonrçs comptes rendus de la presse bien informée.Pareilles méthodes de gouvernement peuvent être habiles; elles sont tout justes parlementaires.Les bills Robert Après avoir abandonné ses trois bills originaires, M.E.-A.Robert a réussi à faire voler aux députés, à Québec, deux autres projets de lois où il obtient les trois quarts et demi de ce qu’il cherchait d’abord.C’est plus enveloppé, moins brutal, mais aussi dangereux.L’Evénement en dégage la portée, pour les Québécois, dans ces quelques lignes, après avoir noté que in réussite de M.Robert est en partie imputable à “la léthargie à peu près complète des autorités municipales” québécoises: “Au point de vue fie l’avenir de Québec, ces deux bills veulent dire premièrement l’augmentation prochaine des prix de deux services, le gaz et Jcs chars urbains, ils veulent dire, pour mieux sucrer la pilule, la nomination prochaine d’une commis ion du tramway, comme il en existe une à Montréal, dont l’unique raison d’être sera ¦de faire croire à la légitimité des réclamations de com pagnies dont Jcs stocks conticn nent plus d’eau que leurs pouvoirs hydrauliques eux-mêmes”.Les Québécois pourront sc tourner vers la majorité ministérielle et la tenir ' la mauvaise situa ainsi, à plu- Les navires de guerre anglais qui mouillaient au large de Malte reçoivent l’ordre de se rendre dans les Détroits — Ils partiront cet après-midi à quatre heures — Mauvaises nouvelles de Lausanne.Mussolini serait empêché d’aller à Paris.(Dernière heure.) MALTE, 28 (S.P.A.).— A la suite des mauvaises nouvelles reçues de Lausanne, les navires de la flotte anglaise faisant le service de la Méditerranée, qui sont arrivés ici, le 23 décembre, pour une visite de trois semaines, ont reçu ordre de retourner au Levant.Les autorités navales gardent le silence, mais on croit que l’amiral de Robeck, commandant en chef de la flotte de la Méditerranée, est prêt à partir, cet après-midi, avec tous les vaisseaux disponibles.Il est entendu que les dreadnoughts Iron Duke.Marlborough et Ajax, le croiseur léger Concord et tous les torpilleurs partiront pour l'Orient, à quatre heures.L’ordre a été donné à l’improviste.Les officiers avaient accepté des invitations pour jusqu’au milieu de janvier.RIEN DE NOUVEAU A LAUSANNE LAUSANNE, 28 (S.P.A.).— La commission de la conférence du Levant, qui s’occupe des capitulations turques, n’a fait aucun progrès à sa séance d’aujourd’hui.En quittant la salle, quelques alliés ont dit que la conférence ne pourra rien faire tant que les plénipotentiaires kéma-listes n’auront pas reçu de nouvelles directives du gouvernement d’An-gora.MUSSOLINI N’IRAIT PAS A PARIS PARIS, 28 (S.P.A.).— Le ministère des affaires étrangères apprend, d’après des conversations tenues avec le premier ministre Mussolini à Rome, qu’il sera peut-être empêché par des questions de politique intérieure d’assister à la conférence des premiers ministres à Paris, mardi prochain.On ajoute que Mussolini a exprimé en même temps le vif désiP d’être assuré que la conférence de Paris accomplirait quelque chose pour le règlement final du problème des réparations.G.P.Aujourd'hui, Québec ne s’enor- «IH: ‘ guelllit plus de ses gloires, ni de ses trésors historiques.Elle pleure sa basilique détruite dont il ne reste plus que des murailles nues et trouées.Aucun souvenir ne lui était plus précieux.Aucun n’étnit capable d’évoquer à lui seul plus de faits et d’événements, une plu» longue et plus héroïque période de notre histoire.C’était le joyau le plus précieux parmi de beaux bijoux sans nombre.Avec Notre-Dame de Montréal et ia basilique d'Ottawa, elle formait la ronde des aïeules de diocèses qui se distinguent pnr un cachet si spécial.Il n’y avait pas d'église dans le Canada La session de Québec Le gouvernement hâte la fin La gauche présente motion sur motion de censure, mais les débats se réduisent à peu de chose — La lai David sur les fermes industrielles — Le bill du remaniement électoral voté — Peu de discours, plusieurs votes.(Par LOUIS DUPIRE) Québec, le 27.— Le secrétaire de la province a présenté, cet après-midi, son bill intéressant sur 1 etablissement d’écoles agricole» et industrielles.Tous les articles de la loi sont sages sans aucun doute ; mais la sagesse do la dernière saute aux veux: “La loi entrera en vigueur à lu date qu’il plaira au lieutenant-gouverneur île fixer par proclamation.” Le ministre expérimente; il s’aventure dans un domaine inexploité.C’est prudence que de ne se hâter que lentement.M.David a accompagné la presen- |dcr, et trouvés coupables d'une offense criminelle ou d’un délit.Ces écoles doivent être organisées, dit le texte du hill, de manière à donner une instruction agricole ou industrielle, suivant le cas, et être situées sur une ferme de dimensions reconnues convenables et suffisantes par le lieutenant-gouverneur en conseil, pour le nombre d’élèves que ces écoles pourront recevoir.La liste des écoles approuvées par le lieutenant-gouverneur en conseil paraîtra dans la Gazette officielle.Dans ces écoles, un local devra recevoir, suivant indications du tation des résolutions exigées par juge, les enfants trouvés coupables les règlements d’un bref discours où il a exposé l’économie de la nouvelle loi.L’article 3 donne au lieutenant-gouverneur en conseil le pouvoir de conclure avec toute institution ou société religieuse, catholique ou protestante, tout arrangement ou convention concernant le maintien dans les cités de Québec ou de Montréal, ou dans un rayon nYxcé.dimt pas cinquante mille de l’une ou de l’autre de ces cités, d’écoles pour garçons vers lesquels sont dirigés et dans lesquelles sont plncést et surveillés les mineurs de moins de dix-huit ans, traduits devant toute cour juvénile, tout magistrat de district, juge des sessions, recor- de crimes ou de délits d'évasion, ou dont la conduite dans l’une des écoles mentionnées plus haut nécessite l’ipcarcération.Mais cette incarcération ne pourra être infligée qu’après une ordonnance motivée du tribunal rendue, sur demande écrite îles autorités de l'école, après enquête sommaire.Les juges peuvent diriger vers ces écoles lout mineur de moins de IX ans pour une Infraction passible de répression conformément au Code criminel ou de toute autre loi du parlement du Canada ou des lois (Je la province de Québec ou trouvés coupables.Nous avons cité jusqu’ici lu texte de la *loi à peu près.11 y a actuellement doux écoles de réforme, dans la province.L’une pour les protestants, 4 Shawbridge, et l’antre pour J les catholiques, tenue, rue Demont»-gny, par les frères de la Charité.Ce local est vétuste, insuffisant et en contravention avec certaines des lois d’hygiène.11 s'agit d’améliorer la situation.la* ministre a évidemment l’intehtion d'établir plusieurs écoles et de contraindre celle de la rue Demontigny à s'établir en dehors de la ville, mais non loin de Montréal.Les premières clauses de la loi paraissent sages.D’après ses explications, le secrétaire de la province ne se propose pas de traiter avec d’autres, pour les institutions oa-tholiques, que les communautés de frères.Mais il semble nécessaire d’avoir plus d’une école.La loi déclarait d’abord que ces écoles devraient être au plus loin dans un rayon de 25 milles de Montréal et de Québec.' Pour accepter l’école protestante de Shawbridge, on a modifié le texte initial; c’est malheureux.Rien de plus important, en effet, pour maintenir les liens de famille, que de situer ces écoles près des grands centres d’où viennent la plupart des enfants.Mais les agents recruteurs de ces écoles sont pour ainsi dire multipliés, puisque tous les magistrats, juges et recorders peuvent envoyer les enfants vers ces écoles.Enfin la disposition matérielle des écoles elles-mêmes est modifiée.11 y aura désormais une nartic à barreaux, une partie grillée et une partie qui ne le sera pas, comme on aura pu le constater par la lecture des articles précédents.Le gouvernement se propose d’établir des fermes industrielles comme y pourvoit l’article 4.Le ministre espère travailler de la sorte au retour à la terre.Il a, si nous ne nous trompons, entretenu dos illusions à ce sujet, dans la ferveur du début.U en est revenu, car il confessait à la Chambre cet après-midi qu’il est impossible dans la plupart îles cas de faire des agriculteurs avec des fils d’ouvriers.Sur le nombre quelques-uns puiseront à l’école le goût de la terre et les fills de cultivateur pourront le conserver; mais d’ailleurs, pour ne pas s’écarter des règles de la prudence.dans ces fermes industrielles, pour occuper les longs loisirs d’hiver de même que pour préparer les fils d’artisans à gagner leur vie, on enseignera des métiers, C’est ce qui se fait à l’heure actuelle A l’école de réforme et sans doute ù Shawbridge.Tout mineur de moin* Ile treize ans poura être soumis à îles mesures de surveillance laissées à la discrétion du tribunal, dès lors qu'il se sera rendu coupàb’e d'une infraction.Cette disposition de la loi est excellente, le petit bambin, auteur d'une faute légère, ne sera pas ren* ! du à son milieu, à sa famille, si l’atmosphère morale est pour lui mauvaise, mais on ne le placera pas non plu» dans une école de réforme où H peut être, à un Age où les enfants sont rarement gâtés, avec des vicieux.Si l’enfant traduit devant un magistrat quelconque est l'auteur d'un crhiw ou d’un délit, le juge peut fale enquête sur la situation matérielle et morale de la famille, sur le caractère et les antécédents de l’enfant, sur les conditions dans •’eaque U es relui-cd a vécu et sur les mesures propre* à assurer son amendement.Otte enquête |H*id se compléter, »!ii y ¦ lieu, d’un examen médical, , Celle dernière disposition est mise là pour mettre fin à un état de chose plusieurs fois noté dans le passé.Il est arrivé assez souvent que des enfants, mentalement arriérés, et peu ou pits responsables de leurs actes aient été envoyés dans des .écoles de réforme.Les directeurs de ces écoles se sont plaints eux-mêmes plus d'une fois.Après conviction le magistrat compétent peut envoyer l’enfant dans sa «umiMe, ou le placer soit chez une personne digne de confiance, soit dans un asile ou internat approprié, soit dans un établissement d'anormaux, soit dans une institution eha-•rilabié et religieuse, soit dans l’une des école» agricoles et industrie'les approuvées par le lieutenant-gouverneur en conseil.Le magistrat peut désigner une personne pour assumer sous sa direction la surveillance du mineur, quand l’enfant est remis À sa famille.à une personne ou à une institution charitable.(On voit moins la nécessité de celte surveillance quand il s’agit d’une institution.) L’une des dispositions importantes de la loi que nous avons déjà notée quand nous en faisions l’a-nalyac il y a une semaine, c’est cdle 4 nxî nnv EFFET.• n T , * , y.CI ER El AURA UN BON .LEURS RAISONS.Londres.28 (S.P.A.) — Tous les journaux qui commentent la mia-sion financière Baldwin aux Etats-Unis expriment l’espoir que les conditions fixées par le congrès américain concernant le remboursement de la dette anglaise vont su-bjr des modifications.On trouve ces termes trop onéreux ici, et en certains milieux on dit même qu’ils ¦ont tels que la Grande-Bretagne n’oserait jamais essayer de les imposer à un débiteur.On critique particulièrement la période de la réaequisition des billets et on trouve beaucoup plus raisonnable la suggestion d’Otto-H.Kahn.Celui-ci pense que le paiement de la dette anglaise devrait s’échelonner en l’espace de 47 ans.Le congrès fixe In durée du remboursement à 25 ans.ON COMPTE SUR LES BANQUIERS A Londres, on compte sur l’influencé des banquiers américains.On croit que ces derniers réussiront à convaincre le congrès et l’o-pinioh publique aux Etats-Unis de donner des termes plus faciles.Quelques journaux anglais pensent (lue la commission de rembourse- de Bonar Law le chancelier de «l’Echiquier a voulu parler de la conférence du 2 janvier à Paris.Le chroniqueur diplomatique du “Telegraph” opine que tout appel de M.Baldwin au gouvernement américain se basera sur les perspectives d’un -bon règlement du «problème des réparations.Ces perspecti-ve«s sont loin d'être brillantes, mais elles le deviendraient passablement si les alMés contingencieux de la Grande-Bretagne «se sentaient certains d’obtenir des termes bienveillant de In «part des Etats-Unis.‘Tes choses que l'Europe ne pourrait que difficilement dire aux E7t»ts-Unis".continue le chroniqueur,” la Grande-Bretagne pourra peut-être les proférer avec plus d’autorisation, vu qu’elle est disposée è rembourser sa part de ,1a dette et à faire d'autres sacrifices en faveur de la paix économique et de l’équilibre financier de l'Europe, cause qui est également chère au gouvernement américain”.Interrogé à la veille de son départ sur le projet d’envoi d'une j go commissaon internationale en Aile- ! v ’ mfl'gne étudier les conditions ècono- ! miques du pays cl fixer le montant des réparations.M.Baldwin aurait dit, d’après le “Daily News”, que ce projet n'a pas été proposé offlciol- Or, dans le cas présent, ce n’est pas plus mais bien le shérif qui a fait la vente.Le juge Lafontaine a maintenu ce point de vue et renvoyé l’action avec dépens.L’AUTOMOBILISTE AVAIT TORT Le juge Loranger de son côté vient de rendre deux jugements.Dans la première cause M.Chame-let réclamait de Herbert Hall, une somme de $599.80 pour blessures que sa femme avait reçues au cours d’un accident d’automobiles.Mme Chamelet traversait la rue McGill lorsque Hall est arrivé à grande vitesse et l’a frappée.Elle a eu une blessure profonde au front, telle qu’elle en est demeurée défigurée et qu’elle souffre encore d’une commotion nerveuse qui ne se guérira probablement jamais.Le demandeur a dû payer pour frais d’hôpital et de pharmacie plus de $200, sans compter le temps perdu.11 demandait en tout la somme de $599.Hall a rétorqué, comme c’est «la coutume, que c’était la faute de Mme Chamelet, que cette dernière aurait dû attendre l’éloignement de l’auto avant de s’engager, etc.Le juge a déclaré que Hall allait à trop grande vitesse, car il n'a pu stopper lorsqu’il a vu qu’il allait frapper la passante.11 a donné jugement pour le plein montant demandé.AUTRES DOMMAGES CIDENT POUR AC- La seconde cause mettait aux prises \V.Hocheleau contre W.Stnndring.Hocheleau a été frappé par l’auto de Standring et a eu le genou droit brisé.Il a perdu beaucoup de tem.Vi pour soins et est resté impotent.Il réclamait $5,050.Le défendeur a nié catégoriquement les allégations de son adversaire, mais ne s’est pas présenté en cour pour appuyer ses objections.Le juge l’a condamné à payer la somme de Les souhaits du maire Martin A L’OCCASIOn’dE-LA NOUVELLE ANNEE, M.MARTIN ADRESSE A TOUS SES VOEUX DE SUCCES, DE SANTE ET DE BONHEUR.— UNE PROCLAMATION.___________ Le maire n’a pas voulu se départir de '.’habitude qu’il a prise de formuler, .'|»ec le retour du nouvel an, des sounaits à la population de Montréal.Cette année, il rappelle aux citoyens de du métropole, les malheurs qui les ont frappés par la destruction de l’hôtel de ville, de temples religieux et de maisons d’enseignement, anéantis au cours d’incendies désastreux.Le sort des miséreux et des sa/s travail préoccupe le maire, qui les recommande à la charité et à la bienveillance de ses concitoyens, pour leur procurer des secours.Voici le texte de la proclamation : AUX CITOYENS DE MONTREAL A l’occasion de la Noël et du premier de Tan, je me permets de formuler pour tous des voeux de succès, de santé et de bonheur.Ces voeux sont sincères, si le cliché en est vieux, et j’espère qu’ils se réaliseront dans la pleine mesure où se peuvent accomplir les souhaits humains.L’année qui vient de s’écouler n’a pas été sans doute aussi bonne et prospère qu’on le désirait: l’incendie de l’hôtel de ville, qui en a marqué presque le début, est une perte à laquelle nous avons tous été très sensibles.Plusieurs temples du culte et de l’éducation ont également été détruits ou endommagés pur le feu, et les journaux nous ont, ces jours derniers, appris la plus récente catastrophe: l’anéantissement de la Basilique, ce monument historique d’une valeur inappréciable que personne n’a traversé Québec sans visiter.Les feux de forêts ont aussi causé des dommages très considérables, et l’élément destructeur a, tout récemment encore, privé d’abri une partie de la population de Terrebonne, sans parier des autres pertes subies par les victimes de cette conflagration, laquelle, bien qu’elle n’ait pas eu Montréal pour théâtre, comme c’est le cas pour plusieurs autres désastres, ne nous en a pas moins profondément émus., Certes, le malheur nous a rudement frappés parfois, mais notre population vaillante ne s’est pas laissé abattre et, sur les cendres presque fumantes encore, on voit des édifices s’ériger plus beaux que ceux qu’ils doivent remplacer.Espérons que la Providence nous épargnera de tels malheurs en 1923.L’année qui commencera demain, sans s’annoncer très brillante au point de vue du travail, sera aussi sans doute meilleure sous ce rapport que ne l’a été 1922.Encore faut-il que tous les employeurs, qu’ils soient gouvernements, municipalités ou individus, contribuent au bien-être général en employant le plus de main-d’oeuvre possible, c’est-à-dire en faisant exécuter le maximum de travaux, dût même le coût de ces travaux être un peu augmenté du fait qu’une partie en sera accomplie pendant la froide saison.11 existe en notre ville, personne n’est tenté de le nier, un trop grand nombre de cas de misère que le travail soulagerait et ferait même disparaître à quelques exceptions près.C’est le devoir de tous de surveiller leur entourage, afin d’y découvrir les pauvres honteux et de rapporter ces cas dq dénûment aux institutions de charité et aux organisations d’assistance publique.Que personne ne souffre cet hiver de froid ou de faim, sous prétexte que son cas est ignoré.Il faut aussi nécessairement que la charité individuelle s’exerce librement en faveur des familles sans gagne-pain et, la faim et le froid quittant le logis, le sourire renaîtra sur les lèvres, le bien-être chez les déshérités et la satisfaction du bien accompli récompensera ceux qui auront, de quelque manière que ce soit, contribué à faire des heureux.Je réitère, en terminant, mes souhaits les plus cordiaux à tous les citoyens de la métropole.Le maire de Montréal, (Signé) M.MARTIN.L’Atlantique est en colère LA TEMPETE FAIT RAGE SUR LA MER DEPUIS TROIS JOURS.— AUCUN NAVIRE NE PEUT TRAVERSER LA MANCHE LES ÉLECTIONS LE 5 FÉVRIER?On annoncerait la dissolution des Chambres d’ici une semaine — M.Ho noré Mercier deviendrait membre de la Commis sion des Liqueurs.un vif intérêt.r.s tmpaniuux ne s necordermi i r 7 , j •, déclarer que 25 ans constituent l.iaiSOn uëtrUlte Ptngnc Lis commentateurs soutiennent qu'aucune commission de banquiers impartiaux ne s’accorderait à déclarer que une période de temps raisonnable j pour payer une telle dette.Les ! idées du Post sur cotte question sont typiques."C’est une question d’affaires qui doit se régler sur une base d’affaires’’.dit ce journal, Les Etats-Unis ont autant d'intérêt que la Grande-Bretagne à ce ([uc le problème se résolve de façon à ne pas faire peser un trop lourd fardeau sur notre pays, qui est demeuré, après tout.I run des points solides de l’Europe ; chancelante.Si on le chargeait d'un faix trop écrasant il pourrait en résulter une catastrophe générale contre laquelle les Etats-Unis éprouveraient de la difficulté à se garer”.Tous les organes s'abstiennent d’attaquer les Etats-Unis.Ils re- à Limoilou M.Taschereau s’en irait On répète, dans différents cercles politiques, que M.L.-A.Taschereau, premier ministre, sera nommé juge sous peu; il monterait sur le banc avant les prochaines élections provinciales.Son successeur serait sir Lomcr Goulu, ministre de la justice, à Ottawa, et ancien premier minis' tre de cette province.Le Havre, 28, (S.P.A.) — Une terrible tempête qui fait rage dans la Manche et sur l’Atlantique depuis trois jours ne semble pas vouloir s’apaiser.Le cargo anglais “King Fisher” a tenté de prendre la mer, hier soir, mais U fut obligé de revenir au port, où il fut rejoint par une vingtaine d'autres bateaux qui sont maintenant à l’an-cre immobilisés dans la rade du Havre.Le vapeur “Panther” est en détresse à «la hauteur de Lorient.Deux remorqueurs océaniques se tiennent près de lui afin de lui porter secours, si nécessaire.Le transport anglais “Speedwell” s’est échoué dans la baie de Biscaye.Il a été complètement détruit.Son équipe de 15 hommes a eu la vie sauve.Les plages de Deauville et de TrouviUe ont été dévastées.Leurs bains dnt été détruits par la marée haute.DEUX VICTIMES Plymouth, Angleterre, 28.(S.P.A.) — On apprend par les vaisseaux qui rentrent au port aujourd’hui que deux personnes ont été victimes des terribles tempêtes qui ont soufflé sur d’Atlantique la semaine dernière.William Holmes qui voyageait avec sa femme et ses cinq enfants à bord du vapeur allemand "Hal-mon”, arrivé de Baltimore, a eu le crâne fracturé par une lame qui l’a projeté sur le pont.Son corps a été jeté à la mer.Le lieutenant du vapeur “Neofs-field", a été emporté à la mer par une vague.Plusieurs membres de l’équipage ont été grièvement blessés pendant la tempête qui a ballotté le navire.Le "Neotsfield” est entré au port de Plymouth avant de continuer sa route vers Brême.Il vient de Terre-Neuve.Le paquebot français “Pérou ’, qui arrive de l’Amérique centrale, a accompli un voyage difficile.Le “Haimon" est entré au i>ort pour prendre des vivres et subir des réparations.LA “SAVOIE” EST SECOUEE New-York, 28.— Le paquebot la "Savoie", de la compagnie générale transatlantique française, est arrivé mardi à New-York, venant du Havre.La tempête qui a eu lieu au cours de la traversée, déclare le capitaine Henri Boisson, officier en charge du paquebot, est la plus terrible dont il ait encore été témoin sur l’Atlantique.Notons que M.Boisson navigue depuis environ trente-deux ans et qu'il est en service à bord de la “Savoie” depuis 15 ans.Le paquebot était quarante-huit heures en retard et comptait 320 passagers qui tous sont arrivés sains et saufs.La tempête a été tellement violente que le capitaine a dû passer sur le pont les onze jours qu’a duré la traversée.C’est nu cours de la nuit de mercredi à jeudi de la semaine dernière que le danger fut le plus grand.Le vent, dit-on, soufflait à une vitesse vertigineuse de cent vingt milles à l’heure cependant que les vagues atteignaient environ quatre-vingt-dix pieds de hauteur.Telle une véritable coquille de noix, le paquebot était ballotté en tous sens et comme l’objet constamment affolé des flots en fureur.On aura une idée de la violence inouïe du vent lorsqu’on saura qu’un piano pesant plus de mille livres a été projeté d’un salon dans un autre où il est venu se briser.On rapporte, de plus, que le poste de télégraphie sans-il a été désorganisé trois fois consécutives, soit mardi, mercredi et jeudi de la semaine dernière.Mercredi dernier également à deux heures du matin, un paquet de mer s’est abattu dans une cabine de luxe occupée par M.et Mme Eugène-B.Clark, de Chicago.Celle-ci ayant été inondée par plus d’un pied d’eau, ses occupants ont dû évacuer les lieux.Deux autres navires, le Caronia et le Mount Carroll, sont arrivés dans le port de New-York au cours de la Journée d’avant-hier.Les of* ficiers aussi bien que les passagers QUEBEC, 28 (D.N.C.).— Aux dernières nouvelles, la dissolution des Chambres sera annoncée d'ici une semaine.La mise en nomination aurait lieu le 29 janvier et les élections le 5 février.On dit ici que la Commission des liqueurs comptera sous peu un nouveau membre, M.Honoré Mercier, ministre des terres.Cette nomination sera faite avant les élections.A la recherche du “Cornell” Québec, 29 (D.N.C.)— Un incendie considérable a détruit, au cours’ de la nuit, la maison de M.A.Bertrand, à Limoilou.Plusieurs famil-j les y habitaient et ont du quiten leur logement en toute hâte.Les1 pertes sont élevée».A Louisville Louisville, Kv.28 (S.P.A.)— Un incendie a détruit.In nuit dernière, un édifice à quatre étages sis en plein centre comnecrcin.Les pertes s’élèvent à au delà de $200,000.Un pompier a été tué et on dit que huit e on naissent entièrement la dette de ! sapeurs ont été blessés.I^s pointa Grande-Bçetagne et ils font leur i piers ont lutté pendant quatre boula phrase que l’on attribue à M.i res contre le feu.Les compensations Pour In semaine terminée aujourd’hui lés compensations de banques à Montréal indiquent une diminution de $20,853,891 compu-rativement à la semaine eorres pondante l’an dernier.Voici les chiffres pour lia semaine terminée et pour les semaines correspondantes : 1922 .880,217,741 1921 .101,071,032 1920 .107,648.577 Cleveland, 28 (S.P.A.)— On attend avec impatience le retour du remorqueur que In Great flakes To-win Company, a envoyé à l’endroit du lac Erié où l’on aurait vu des épaves.On croit que ce sont les débris du remorqueur “Cornell” dis.paru depuis une semaine avec sept membres de son équipage.Deux aviateurs de la poste aérienne ont rapporté à la fin de la journée, hier, qu’ils avaient aperçu quelque chose qui ressemblait à la coque d’un bateau à un demi-mille de la rive, à cinq mille à l’est d’E-rié.La coque semblait (noircie, comme si le navire avait sombré à la suite d’une explosion ou d’un incendie.Les aviateurs étaient dans le moment à une altitude de 300 à 400 pieds, à cause du brouillard.Ils ont déclaré avoir vu des bouilloires et des machines au-dessus de l’eau.DECLARATION DE M.DE VALERA Le chef républicain dit que le gouvernement irlandais actuel n’est que le syndic provisoire du gouvernement.DUBLIN, 28 (S.P.A.).— Le Bulletin publie, aujourd’hui, une declaration de M.Eainonn de Valera, en réponse à la critique que le président Cosgrave faisait récemment de son attitude.Le chef républicain dit ce qui suit : “Le gouvernement actuel de la république agit en qualité de syndic provisoire du gouvernement.Il est prêt à remettre son autorité dès le moment où le parlement légitime de la nation, à savoir le second Dali, pourra se réunir et que la Cour suprême de la république pourra régler les divergences légales et constitutionnelles que les deux côtés cherchent maintenant à résoudre de force.” 'Le Montclare, de la même compagnie, est attendu demain à li-verpool, venant de St-Jean.Le Berengaria, de la ligne Uu-nard, est attendu demain à New-York ou samedi matin de très bonne heure, venant de Southampton et Cherbourg.L’Albania, de la même ligne, est attendu dimanche à New-York, venant de Hambourg, Southampton et Cherbourg.VAdriatic.de la ligne White-Star Dominion, est attendu à New-York lundi, venant de Liverpool et Queenstown.\UEmpress of Bussia, de la compagnie du Paca figue-Canadien, part aujourd'hui de Vancouver à destination de Yokohama et Hong-Kong.LE TEMPS Toronto, 28 (S.P.C.) — La perturbation atmosphérique qui couvrait la vallée du Mississipi, hier, se transporte vers le milieu de la côte de l’Atlantique.La pression continue d’être élevée depuis le lac Supérieur jusqu’au golfe Saint-Laurent.Plus froid dans l’est, neige au sud de l’Ontario et beau et doux dans l’Ouest.PRONOSTICS beau et plutôt Grands Lacs froid.Baie Géorgienne: beau et froid.Vallée de l’Outaounis et haut St-Laurent: vents puissants du nord-est; froid, un peu do neige, aujourd’hui.Vendredi, beau et froid.Bas St-Laurent: vents puissants du nord-est, froid et un peu de neige.Vendredi, généralement beau et froid.Estuaire et rive nord: généralement beau et froid.Provinces Maritimes: neige.Lac Supérieur: beau.Manitoba, Saskatchewgan et Al* berta: beau, aujourd’hui.Un peu plus froid et neige, vendredi.Collision d’un tramway et d’un train Questions municipales à Ottawa Ottawa, 28.(S.P.C.) — Les prochaines élections municipales à Ottawa ramènent sur le tapis Ja question du système des tramways.Kill's auront lieu lundi prochain.Les contribuables y décideront l’achat on non de la Ottawa Electric Bail-ti’ag Service, au coût de quatre millions et dem«i.Ils peuvent opter toutefois entre l’alternative d accorder une franchise à la compagnie po«ur une période de \vnut ans.Il est aussi question de construire un abattoir au coût de $75,000.Ce projet est généralement bien vu.Us s’emparent de $40,000 New-York, 28.(S.P.A.) ~ «Dos bandits opt fait sauter, aux petites heures ce matin, le coffre-fort du bureau de la Xetv-York Edison Co„ à Harlem, et se sont enfuis avec $40,000 après avoir bâillonné et maltraité le gardien de nuit, qui a été transporté à l’hôpital, le crâne fracturé.Son état est grave.L’affaire Delorme ajournée ont déclaré que la temnête de ces Jours derniers est la plus terrible, a plus épouvantable dont ils nient Explosion d’un fort Rome, 28 (S.P.A.)— Neuf hommes ont été tués par l’explosion d’un fort près de Trente, durant In nuit.L’explosion accidentelle d’un obus a produit le désastre, Les débris du fort ont été projetés i plusieurs milles de distance.encore été témoins.De même que la Savoie, le Caronia et le Mount Carroll étaient en retard d’environ deux jours.NOUVEAU SERVICE DIRECT La compagnie du Pacifique Canadien établira l’an prochain un service de transport maritime direct entre Belfast et Saint-Jean.Grâce à ce nouveau service, les lettres en provenance du Canada et à destination du nord de l’Irlande arriveront à leur adresse, dit-on, vingt-quatre heures plus tôt qu’au-paravant.Les navires qui seront affectés à ce service entre Saint-Jean en hiver, et Montréal en été et Belfast sont: le Metagama, le Marburn et le Marloch.Le Metagama sera le premier à partie de Montréal le 3 mai prochain à destination de Belfast et Glasgow.MOUVEMENTS DES NAVIRES Le Marloch, de la compagnie du Pacifique-Canadien, est attendu dimanche à Halifax et lundi de la semaine prochaine à SGJean, venant de Liverpool, avec 115 passagers de cabine et 294 de trouièrne classe.Le Mtnnedosa, de la même compagnie, est parti de St-Jean à 4 h.&(l, hier après-midi, à destination de Cherbourg et Hambourg Vancouver, 28 (S.P.A.) Un train n frappé un tramway au passage à niveau des rues Ray mm et Venables, loi, hier soir.Un homme n été tué et vingt personnes ou plus ont été blessés.Le mort est G.Ruf- fy._ Pour la basilique de Québec Québec, 28 (D.N.C.)— Les souscriptions continuent à arriver pour In basilique, M.G.E.Amyot a donné $5,000, ce matin, deux autres citoyens, MM.Arthur Picard et W.Galhert ont souscrit chacun $1000, Ce qui porte fa somme totale^ $23.500.Opposé à une nouvelle conférence Washington, 28 (S.P.A.).Le président Harding a demandé, aujourd’hui, nu Sénat de ne pas adopter le projet d’une nouvelle conférence économique internationale, suggérée par le sénateur Borah.Le president a exprimé son opinion dans une lettre qu’il a remise au sénateur Lodge, républicain, président de la commission des relations extérieures.Avarié par la tempête Glasgow, 28.CS.P.A.) — Le vapeur Tudorstar, de -San Francisco au sujet duquel on entretenait des craintes, hier, est arrivé «ci, aujourd'hui, en retard d’une semaine.U a été battu par une tempête qui a arraché tout ce qui pouvait s'enlever de ses ponts.Le charpentier du navire a été blessé en essayant de réparer le gouvernail.Le Capitn’he a déclaré que son navire s’était mis en eommunica* i ion avec dix huit autres navires dans un éavon de 80 milles.Tou* «valent été avariés pur la tempête.Québec, 28.(Presse canadienne).Le juge en chef, sir François Lemieux, n’entendra que jeudi prochain la requête présentée l’aulre jour par Me Alleyn Taschereau, ex.de Québec, [mur obtenir l’élargissement de l’abbé Delorme qui est actuellement sous interdiction civile à l’asile de Beauport.La requête devait être entendue ce matin.On y prétend que l'abbé Delorme est maintenant en bonne santé et capable de gérer ses affaires et de subir son procès.Une motion de censure M.Nicol a fait motion pour que la Chambre se forme en comité de subsides; sur quoi M.Smart a proposé une motion de censure contre le gouvernement qui n payé, dit-il, 'irrégulièrement, une somme de .$5,300 de supplément à M.Charles Lanctôt, substitut du procureur général.M.Taschereau a répondu par un éloge de M.Lanctôt qui est.dit-il, un fonctionnaire modèle et un grand avocat, et qui n donc le droit, d’après les statuts, d’exercer sa pro-! fession d’avocat.La motion Smart a été rejetée par un vote de 53 à 5.^ Sir H.Thornton voyage Ottawa, 28.(D.N.C.) — Sir Henry Thornton, administrateur des chemins de fer nationaux du Canada, est revenu, hier, de la Pensylvanie où iil n passé la fête de Noël.Il partira à la fin de la semaine prochain* pour inspecter les voies ferrées de l'Ouest canadien.Ix; major Graham Bell Tnccompaigncrn.Sir Henry compte être de retour dans la capitale aux (lenders jours du moi» de janvier.Ix> conseil d'administration des chemins de fer r* ri s» l»ï r- rw .FONDEE EN 187* MF HORACE H.LIPPE ‘auteur de plusieurs ouvrages ™ .Ü.’,!".:»" ü™?,,;;.NOTAIRE 180, St-JACQUES Main 3228 pas compte dès pertes énormes | causées par les feux de forêts.La majorité des incendies auraient pu être évités, dit M.‘Leclerc.COMPAGNIE DES TRAMWAYS OE MONTREAL SS* | •CeWus délicieux desVtnsTonii EN VENTE RAWTi ques\ OUT I prenez les comprimes laxatifs de Partez du voyage avec tout agent du chemin de fer Nation»! du Canada, avant de fixer vos plans.Le “Continental Limited” qui circule tous les jours entre Montréal et Vancouver via Cochrane, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Edmonton et le Parc National de Jasper «st un des trains tout d’acier les mieux équipés en Amérique.Pour renseignements complets, s’adresser au bureau des voyageurs de j ville, 230 rue Saint-Jacques, à ia gare Bonaventure, Montréal, ou à tout agent de billets, chemin de i fer National Grand-Tronc.(réc.) 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New York Central .95(A ot'4 i Northern Pacific .fAi New Haven .aof* Pan.American Petroleum .94 Pensyl vania RR.46% Vanadium .34% Pierce Arrow ‘ - (Cours fournis Quintal et Lynch, A WINNIPEG tierce /trrow .jal,; Reading .éo Republic I.and S.46V> Royal Dutch .Tq.J Sinclair Oit Cons.3a Southern Pacific .88% Texas Oit .47 Union Bag ._ Union Pacific .116C United Fruit .iea U.S.Iiuiust.Alcohol .6yU U.S.Rubber.s', U.S.Steel .107% Westinghouse .finfû.Willys-Ovenland .,^4 74 Va 20% 9*'% ¥>% 34 ‘.'VA 79 45% 53% 32% 88% 136% '52 66 53% 107 60% 6*4 Blé- Décembre Mai Avoine- Décembre Mai Les valeurs canadiennes à Londres Toronto, 28.La maison A.-J.Pattison, jr, a reçu, aujourd’hui, les cotes de quelques valeurs canadiennes sur la place de Londres: Pacifique- Canadien.145%.Brazilian Traction, 48.Canada General Electric, SG1-!.^Canada Steamships Voting Trust, Dom.Steel, 40%.Shawinigan, 117%.L’argent en barre Londres, 28.— L’argent en barre fait 31 pence l’once.La livre sterling Cours du change sterling à New-York et à Montréal: Livre sterling à New-York: Papier à 60 jrs .464 1-8 465 Papier à dem.468 1-8 469 Par câble s.-m.468 5-8 469 1-2 Cours du change new-yorkais à 1-16—1 1-8.Le franc 725, 732.Blé- Décembre Mai Maïs— Décembre Mai Avoine- Décembre Mai CHICAGO Un emprunt de l’Alberta Edmonton, 28.— Une nouvelle émission, probablement de $3,000,-000., sera mise sur le marché par le gouvernement provincial, vers la mi-janvier.Ce sera sur la base de vingt ans, 5 pour cent, en fonds canadiens et américains.On projette de faire la vente par soumis stion.Cette émission fait partie du montant autorisé en 1922.Le produit de l’emprunt sera appliqué aux travaux publics et à d’autres dé penses._____ _______ EMPRUNT DU GOUVERNEMENT DU CANADA Date.28 décembre 1922 Echéance Prix Rendement 1 déc.1925 99.20 5.28 1 oct.1931 99.85 5.03 1 mars 1937 100.00 5.00 1 nov.1923 100.40 5.07 1 déc.1927 101.20 5.22 1 nov.1933 104.00 5.02 1 déc.1937 106.00 5.94 1 nov.1924 100.35 5.32 1 nov.1934 100.80 5.42 1 nov.1927 100.70 5.33 1 nov.1932 100.70 5.42 •ür $3,000,000.''liliipilM ¦tiI,'.Ml La Banque Nationale.— Dividende de 1 1-2 p.c., pour Je trimestre .se terminant le 31 janvier payable le premier février aux inscrits du 15 janvier.Ex»dividende aujourd’hui LES MINES tlamtëre* cote» tourelés par J.-T.8 cl Cie, 58.rue St-Jacqucs.Mine* d'arxrnt uem.V.O.Belly .* 1 Va M.E.Bcaver Cori* - .30 \1 E.Castle Trethcway M E.ÇonUga* .1.80 M G.Crown Reserve Ml E K«*rr Lake .M.K.La l’ose .^4 M E.McKin Oar severe • .ao M.K.Mining Corp of tan.- .Q7 M.E Ntpiaamg *.6.00 \Vos>.Ophir •••• .J \t G IVterson Lake .,.10 V* il.F).TemUkamtnc ,t K.T'-efheway Exp.R.• * • • 4 MINK D’OK gros.Al*onquii* • pros Atlas rro« Apex '4V4 0 0.Argonaut CoUi 5U l’ro» Baldwin fioM Mines .Pros.Boston Creek Mines .18 % Pros.Buckingham 16 l’ro s.CHnput Hughes 0 Vin Clifton 35 Ton West Dome Lake JÙ Vj David son Consol M, E.Dome Mines ».4450 Pros.Dominion KirkUnd .4 Pros.GoliUle Mmes Pros.Gold Reef i Proa.Hun ton Kirkland .*7 Vj M.E.Hollingrr i*.to 1*.0.fCcora a s.g 4 1’ O.Kirkland I,ake AO M.E, Lake Shore Mines Ltd.4.85 M, E McIntyre t8as f’ros.Monet# '.1 Bros.Newray Mine» Ltd jR 18 O.Pore ?“'rown Bros.Pore Tisdale Vros.Pre»ton Last Dome .n% Pro*.Schumacher A4 Pros.Vip Cons.Mmes 60 Pros.K O.‘ïnu'h Keora Mines .Trek Hughes fi-S Pro*.Pros.Thomson Krist 1 Ife Wnkenda 8 Pro*.Pros Wasap'ka Cons \VV*t Trc** Mine» Ltd.\f E Wright Hargraves .CLASSIFICATION 3*10 Armand Offre 3» *3 1-7$ 3° *3 Ml 3 li A 3 >4 «u> 14 .! Vj 34 3b 17 % 44
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