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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 12 avril 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1923-04-12, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIV.—No 85 MONTREAL.JEUDI 12 AVRIL 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: lVF VT Woo L1 |S I Ê UNION POSTALE.««» H ¦ 1 H B H ” 1» B B .ffii «oo ¦i Bjj ¦ Jr ¦ J MI 1 f 1 I IJ ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .$3.00 «^S^ftL dBHg «BBT Directeur: HENRI BOURASSA Rédacfion et administration O.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE- f.'ain 7460 SERVICE 32 NUIT : Rêdaciioti, Main 5121 Administration, Mala 5159 FAIS CE QUE DOIS! La presse et les politiciens Après la conférence de M.Paradis.pas à droite, ni tout le mal à gauche.Où cela conduit-il, sinon à i raffaiblissement des fortes lignes des partis, à la ruine du régi- : J nie des compères?On ne peüt le domestiquer?On tentera de, i l’étrangler, cet empêcheur de danser en rond.S'il résiste, malgré j itout, on le guette.Vienne la session, on lui passera le carcan for- i gé ces mois derniers pour Roberts, en apparence, pour le journaliste libre et malcommode, au vrai.Il faudra bien qu’il se taise, — ou il fera de la prison.* >f« * Le journaliste observateur note les compromis de la presse d’information avec tant de nos politiciens, les bassesses que La presse anglaise et les incidents d'hier Quels rapports politiciens et journaux ont-ils ensemble, dans notre province?Ceux-ci disent-ils trop de mal de ceux-là?Et les premiers ne tendent-ils pas à vouloir domestiquer les se-conds?Est-il vrai que la presse, trop souvent, prêche à la masse 'ceux-ci font faire a la presse gagée, les menaces qu’ils font, les le mépris du politicien?Telles semt certaines des questions qu a posées derechef la conférence récente, à Montréal, d un organisateur politique dont on a diversement apprécié le ton et la portée du discours.Elles restent d’actualité.* * * 11 y a, chez nous, trois grands types de quotidiens : le journal d’informations pures, — trop souvent impures, selon le mot d un journaliste français en vedette —; le journal politique, organe d’un parti au pouvoir ou qui aspire à le prendre; et le journal d’idées., , , , Le politicien s’entend toujours au mieux avec le journal d informations pures; car il est, au fond, journal d’affaires, d’abord et avant tout.Il recherche le succès financier.Pour l’obtenir, il doit plaire à la masse.Pour y arriver, il lui faut être de l’avis de la majorité, ou du moins ne pas le heurter.Il est donc, presque toujours, gouvernemental.Car, tant qu’un parti gouverne, c’est qu’il a ou paraît avoir derrière lui une majorité.La contredire, c’est, pour le journal, risquer une baisse de tirage.Il va de soi qu’avec cette presse, le politicien heureux a toutes les chances du monde de s’entendre.Et celui qui, sans avoir le pouvoir, semble devoir en approcher, voit aussi ce journal s’adoucir à son égard.Qui sait; peut-être son parti sera-t-il à la direction des affaires après-demain?.Il n’esl que d’ouvrir nos grands journaux populaires, de constater quel changement d’attitude ils ont tous pris, par exemple, envers M.Sauve, au fur et à mesure que la campagne d opposition grandissait, en janvier et février derniers, pour voir jusqu’à quel point cette presse est soucieuse de plaire à tous.En rédaction, elle ne se prononça pas net edntre le parti au pouvoir, car la chute du cabinet était improbable.Mais, dans son information.elle qui, jusqu’à la fin de la dernière session, donnait très peu d’espace à la gauche, pour en être prodigue à l’endroit du ministère, elle a, graduellement, modifié ses procédés; aussi, à la fin de la campagne montréalaise, tenait-elle les plateaux de la balance presque égaux, entre la droite et la gauche, parce que la gauche avait manifestement pris une avance considérable.Au surplus, n’est-ce pas un de ces journaux d’information qui, tout en affichant une indépendance de surface, avait, à Québec, pour principal correspondant parlementaire le secrétaire d’un ministre?Cela en dit long sur les relations possibles entre pareil type de journal et les politiciens qui ont le pouvoir, en attendant qu’ils le perdent, après quoi cette presse restera gouvernementale comme auparavant.Les journaux de cette sorte disent fort peu de mal des politiciens, — à moins qu’il s’agisse d’hommes publics méprisant le pouvoir, ou qui n’ont aucune chance de jamais y arriver.Ceux-là paient pour les autres.Ils n’auront jamais la majorité, puisqu’ils nr tri eonrîistnt pas.Donc, à quoi boules ménager?Ne sont-ils pas, au vrai, les seuls mauvais politiciens, pour ces journaux?Les politiciens pratiques, eux, n’ont qu’à se louer de ces feuilles.Elles impriment leurs discours, publient leurs photographies, les sacrent hommes d’Etat, — jusqu’au jour où ils glisseront, par hasard, sur la pelure de banane d’un scandale.Alors, ce sera l’oubli, sans bruit.Il n’est pas besoin que le politicien cherche à dominer ces journaux.S’il a la majorité, son affaire est bonne; et le nombre de ses électeurs impressionne le journal.Ce n’est pas lui qui leur prêchera le mépris de leur mandataire, — tant que durera son mandat.Ils pourraient se désabonner.>> i; 4.- * U y a le journal politique, la presse de parti.Pour elle, le parti qui la subventionne, l’alimente, la gave, ne se forme que d’honnêtes gens, de politiciens tous hommes d’Etat.Ils peuvent être ignorants, plats, d’une moralité politique douteuse, il n’importe: ce sont de grands hommes.A plus forte raison les braves gens du parti sont-ils sacrés hommes d’Etat transcendants.Dans cette presse, les députés et les politiciens du parti, même ignorants, parlent en maîtres, quahd bien même, au parlement, ils sont valets.Us font beau temps et orages dans les salles de rédaction.Les vrais directeurs, ce sont eux.Directeur, rédacteur en chef, nouvellistes, tout ce monde, toujours {dus instruit que la moyenne des députés et des hommes du parti, souvent aussi instruit que les trois-quarts des chefs, sont néanmoins aux ordres d’eux tous.“Ne dites pas ceci ! Dites cela! Gardez-vous de parler de celui-ci! Insultez celui-là!” diront aux journalistes ces maîtres d’occasion.Ou les journalistes se dégoûtent de recevoir ces commandements de gens plutôt faits pour en prendre d’eux; et ils s’en vont.Ou, s’ils restent, ils maugréent, en leur for intérieur, contre le métier qu’on leur impose et ils portent sur leur dos, jusqu'aux plus hauts sommets, des hommes dont les trois-quarts sont en politique, à proprement parler et en dépit des dons personnels qu’ils peuvent avoir, des outres gonflées.Pour ce type de presse, l’homme du camp adverse n’a jamais de mérite, jamais de bon sens; c’est toujours un fourbe, un hypocrite, un chenapan; et si on ne le dit pas tout net, on a cent manières de le faire entendre.Le journaliste ne ferait pas cela, de son propre chef, à moins d’être d’un tempérament tout à fait servile.Il reçoit son mot d’ordre, l’exécute tant bien que mal et, à la première occasion, il file hors du journal, vers le fonctionnarisme ou un secrétariat.Ce type de presse, plus que tout autre, répand partout le mépris du politicien.Gouvernemental, ou oppositionniste, il fait de ses adversaires de tels portraits que, s’y fier, c’est les croire tous de la canaille.Et quand il a parlé, deux, trois cents jours par an, sur ce ton, comment les politiciens n’en souffriraient-ils pas tous?Les rouges ont sali les bleus; les bleus leur ont retourné, s’ils ont pu.leur houe: ils en sont tous couverts, des plus roués jusqu'aux plus honnêtes, - car il y a des honnêtes gens en politique comme ailleurs, mais elle gâte plus d’honnêtes gens que bien d’nutrês milieux.L’électeur, lui, en conclut que les uns valent les autres et que tous ensemble ne valent pas cher.Qui l’a mené à cette conclusion, sinon les politiciens et la presse de parti?^ Reste Je journal d’idées.Il ose avoir des opinions, il les exprime sans attendre ou sans vouloir prendre le mot d’ordre des politiciens.Erreur! En ces temps de démocratie, le journal ne fioit pas s'aviser de guider le public.Il doit le suivre en ayant l’air de le précéder.Le journal d’idées n’est pas la chose des politiciens.C’est, pensent-ils, déjà un mal.Ou il parle et dit des choses de nature a faire réfléchir le lecteur.L’affni coups qu’ils tentent et, parfois, réussissent à porter à la presse libre.11 voit de fort honnêtes gens, pris.par la passion ou le calcul politiques, mêlés à toutes ces manoeuvres.11 ne le dit pas toujours, ou du moins pas aussi souvent qu’il le pense.Mieux que quiconque au courant des dessous de la politique telle qu’on la fait chez nous, il ne peut tout de même s’empêcher de laisser paraître son mépris pour ces dessous et ceüx qui s’y complaisent.Verrait-il ces vilenies, si elles ^’existaient pas?Est-ce lui, ou bien le politicien, qui fait la politique courante et tant de politiciens parfois si répugnants?Georges PELLETIER.« Le Pape, médecin social” M.Bourassa a donné, hier soir, sa première conférence en marge de la première grande ency clique de Pie XI.— Examen général de la situation européenne.—Les maux de l’Europe.d’apporter aucun remède, et même il n’est pas rare cju’ib en augmentent l’intensité, soit par une indulgence excessive, soit par une pernicieuse dissimulation.” N’est-ce pas l’image exacte d’un trop grand nombre dans notre société canadienne?Iis ne vont pas encore à l’assaut du catholicisme, mais iis ne volent pas davantage à sa défense.Ce sont des neutres et des indifférents."Nous ne sommes pas dos curés”, disent-ils, “pour suivre toutes les directives du Pape, nous inspirer de la doctrine des encycliques et travailler à établir la paix du Christ dans le royaume du Christ.” S’ils voulaient pourtant réfléchir, (Suite ft ra (Touxïéme page.i Les journaux anglais ne manquent pas de dire leur fait au gouvernement, à Tooposition et aux radicaux.Le chant de l’hymne révolutionnaire dans la salle des Communes provoque de nombreux commentaires.L'actualité Feuille de chou ».Allocution de M.l’abbé Perrier M.Bourassa a donné, hier soir, à i “Et manda vit illis unicuiqiie de la saJSe du Gesù.sa première con- proximo stio.” (Eccl.XVII, 12)?férence sur “’Le Pape, médecin so- Get le mission, ce devoir oblige cial”.Un public nombreux de laï- : surtout quiconque est placé, au ques et -de prêtres JM applaudi, moins relativement, dans une con-L’orateur a fait une analyse suc uiition de prééminence au-dessus de cincte de l'encyclique Ubi arcane ses frères.Ia2s hommes influents d’une ville, dure province, d’un pays auront à répondre non seu-lement de leur âme, mais d’un grand nombre d’âmes.Leur responsabilité ne concerne iffnire est grave.Ou il va parler; et Ton ne peut d’avance l’arranger.C’est un embarras.Il est le flâte-sauce, le trouble-fête.N’ineito-t-il pas l'électeur à se rappe-er les promesses de jadis, oubliées ou violées, les volte-face exécutées, ne conseille-t-il pas la prudence, la réserve, parfois même un scepticisme politique dangereux pour l’esprit de parti?.11 parle franc; et c’est un péril, dans cette république des raina- j tâtion s rades au’est la politique contemporaine.Il signale à l’électeur effet.^vc que.selon la presse muge, les bleus sont des créatures effroya Dei, dans laquelle Pie XI définit les maux du monde: ifi haine des peuples, les discordes intestines, la désagrégation de ta famille, le mal individuel, le mal dans l’Eglise, en enumère les causes et prescrit les • seulement le monde présent, el-remèdes, puis, a la lumière de son j je esf immense dams le siècle à ve-riern 1er voyage outre-mer et des ,qr_ jjs n»onj donc .pas le droit de informations reçues.M.Bourassa a ; s'approprier le üangage du premier jete un coup d oeil sur In ’Situation ((is .homicides, si, à la religion qui européenne pour montrer quelle ne jeur demande compte de leurs frè-répond que trop a la sombre pein- res.ils osent répondre comme lui: ture tracée par le pape.“Est-ce que je suis constitué gar- ¦M.l’ahbé Perrier, curé de la pa- dion de mon frère?” roisse du Saint-Enfant-Jésus, a ex- Gardiens de leurs frères, les fi-pose d abord la tradition del Egli- dèies le sont par charité, comme se qui joint l apostolat laïque 111 les prêtres le sont par justice.Les 1 apostolat du cierge.Nous pu- oeuvres de diffusion de la vérité, blions ci-dessous le lexte de son ^ ouvres sociales de zèle et de discours.Dans une .breve allô eu- ; cihorité ne doivent pas les laisser indifférents.Pour nous en convaincre, nous n’avons qu’à marcher dans «les sentiers éprouvés et toujours sûrs de ta tradition évangélique., Entendez le docteur des nations.Mesdames, messieurs: , .I II s’adresse à son disciple Tite: Ln jour, Un directeur du sonu- j “C’est un principe certain, c’est un nairc de Saint-futkpice disait aux oracle fidèle et sûr dont je veux élèves d Is s y reunis dans leur gran-j que s()js convaincu toi-même et de salle pour entendre une çontfc- que tu répandes la conviction ati-rence de M.Léon Ha-rmel: Mes-1 f0ur de toi, à savoir: qu’il appar-sleurs, ]c vous prescrite un homme ,jent ceux qui croient en Dieu de qui, sous 1 habit du siècle, porte un; présider aux bonnes oeuvres, et coeur sacerdotal.y a là une source de J)ien et Tous les vrais catholiques doivent i d’utilité pour les honmies”.avoir un zèle quasi sacerdotaL puis-1 Voilà donc une vérité rertaine que Jesus-'Chnst a établi non pas (U,C ra?)(*jtro élève à la hauteur dos une Efliso tremblante ou dorman- «ramies affirmations doctrinales te, mais une Eglise militante.dont la tradition doit passer de gé- Dans cette Ijgli.se on trouve le nération en génération.Les chré-Paipe, dont Louis VeuiJlot a parlé avec des accents d’attachement iné-branlatbfie et qui est bien “l’homme avec qui Dieu est pour toujours, l'homme qui porte la pensée de Dieu”.3-.es évêques sont rangés autour du Souverain Pontife, Moi, chardon, jamais Ah! non, Anon.Tu me mangerais.J ai eu un moment de joie de fausse joie.Je vais vans le faire éprouver comme moi, tantôt.Vous vous souvenez peut-être de la polémique: une feuille de chou de chou rouge — vous et moi four nissons le fromage ministériel dont est fait le gratin qui l’orne a inauguré une consultation parmi ses lectrices pour savoir ù quel moment il est opportun de révéler ans enfants le ''mystère" de leur nais sauce.J’étais d’avis, comme un des abonnés de la feuille qui m’a fait tenir lè numéro où on lançait ci concours, que l’éducation sexuell des enfants n’est pas l’affaire de.journaux, qu'elle est du ressort de,-, jmrents, je l’écrivis.Il n’en faliu, pas plus, bien que je n’aie mènu pas nommé la feuille, pour que le vermisseau —- ou complètement sot ~~ qui se tapit au fond de ce chou, me traitât de cagat.La chro- (Dernière heure ) LONDRES, 12 (S.P.A.).— Ni le gouvernement, ni l’opposition ue goûteront les commentaires îles journaux du matin sur Jn scène tumultueuse qui s’est déroulée, hier, h la Chambre dos communes.On reproche au gouvernement d’avoir commis une bévue et de s’étre montré faible et on fall savoir à l’opposition qu’elle mérite le blâme que l’on décoche ordinairement à tout parti qui se livre en Chambre à une violence déraisonnable.L’OPINION DES JOURNAUX Le Times, qui appuie généralement l’administration, là critique pour ne pas s’être montrée plus accommodante envers les groupes opposition-* nistes, mais il réprouve les “crises" de ces derniers.Les organes libéraux accusent le gouvernement d’incapacité et disent que la politique de tranquillité s’est muée en politique qui laisse aller la barque à la dérive.Le Chronicle dit que personne n'attend rien de bon du ministère actuel et que très peu de gens pensent que ce gouvernement va se maintenir longtemps.IJ ajoute qu'on est en droit de s’attendre à des élections générales prochaines.La Westminster tlazeftr affirme que le gouvernement a perdu, sinon la confiance, du moins la fidélité parfaite de ses partisans.Aucun journal, pas même le Daily Herald, organe des travaillistes, ne trouve moyen de défendre l’attitude des extrémistes travaillistes, attitude qui aurait, s’accorde-t-on '¦ dire, profondément dégoûté J.-Ramsay MacDonald et les chefs modérés.Sauf un ou deux journaux, on attache peu d'importance au « haut du “drapeau rouge”.Le Morning Post, journal ardemment conservateur» fait du.chant de cet hymne le sujet d’un article de rédaction.Etablissant un parallèle entre M.MacDonald et John Silver et scs partisans, matelots qui se mutinèrent en arrivant sur l’île du Trésor, cet organe dit que l’incident lui répugne et il ajoute que les stances qui ont retenti dans la Chambre des communes sont le symbole de la révolution rouge.“Le parti travailliste a fait connaître ses véritables intentions.Il veut une république soviétique en ce pays”, dit le Post.Les autres journaux n’insistent point sur l'incident* bien qu’ils jugent niqueuse féminine elle-même, ixir ., .ticulièrement visée, me répondait ; 'lut‘ ce chant étrange mérite les honneurs des gros titres, por une sorte de parabole dont jc\ suis encore, avec, sans doute, les, quelques lecteurs ou lectrices qui tîon, le Dr Prince a présenté l’orateur: M.L’ABBE PERRIER les prêtres, autour des évêques et pliait les évêques de tout l’univers les fidèles autour des prêtres, voi- ; catholique “de ne rien négliger pour là Tesiprit dans lequel l'Eglise cons- - 1— 1—•*’•*¦— J-~‘-1.- tifue une organisation d’ensemble capable de repousser ses ennemis anciens et mouernes.Mais il faut se serrer autour du souverain Pontife, “suivre inébranlablement ses directions inspirées, affirmer avec ilüi les vérités qui seules sauveront nos âmes et le monde.” (Veuillot).Or, le Pwjmî Pie Xî vient de nous indiquer de nouveau le terrain d’entente et “de véritable union sacrée” sur lequel tous ensemble nous devbns travailler à ces causes sacro-s mot ça ; “il est toujours le médecin institué par celui qui a fait tes nations guérissables.” (Vcuil-lotL II dit dans sa première encyclique Urbi et Orbi que, pour établir la paix du Christ par le règne du Christ, 11 compte “sur le secours de tous les hommes de bien”.Puis il dit aux évêques: '“.Rappelez encore à l'esprit des fidèles que lors- ) la suivent, à chercher le sens si el le en avait un.Comme, en [Hissant, elle m’avait reproché de sortir toujours les mêmes phrases à la verge de mon panier à papier, je lui prouvais que son rédacteur en chef, pour mesurer les siennes au pied (il fait de temps à autre des vers dans son journal) n'en alignait nas moins des sottises imposantes, qu’il infligeait à la métaphore des transformations inattendues, demandant, par exemple, à une coloni-belle de lui donner la main, muant, dans la strophe suivante, la colom-belle en fleur et enjoignant ù cette j LES LONDONIENS Y SONT HABITUES A Londres, en effet, les gens sont devenus gccoutunies aux stropnes révolutionnaires qui fusent constamment des assemblées ouvrières.On dit néanmoins que M.MacDonald est fort mécontent de ce qu'on ait qntonné la chanson du “drapeau rouge” pendant le débat.Quelques observateurs disent que le chef travailliste s’est mis à tourner sur ses pieds quand il entendit les premières notes do chant et qu’il fronça io sourcil.Il essaya vainement de calmer ceux de ses partisans qui se trouvaient assis derrière lui.John-Hobert Clynes, Sidney Webb et d’autres chefs responsables partagèrent, dit-on, les ennuis de M.MacDonald et lui aidèrent à imposer silence aux chanteurs.Il parait que le chef travailliste u sévèrement réprimandé les extrémistes nu cours d’une réunion privée qui eut lieu pendant la suspension de la discussion à la Chambre.Il leur aurait dit que c’est inconstitutionnel que de chanter pareils hymnes en pleine Chanibr:.11 leur a ordonné tiens doivent avoir la juste ambi Mon de sc mettre à la tête de tous 1rs autres dans l’accomplissement et le gouvernement des bonnes oeuvres.C'est bien ainsi que l’entendait Pie XI quand il défendait l’oeu vre de la presse catholique; il sup " ‘ rs r engager les hommes éminents par le talent et la saine doctrine à publier les écrits propres à éclairer les esprits et à dissiper les ténèbres des erreurs qui se propagent.C’est pourquoi, disait-il, en vo.is effor- hr;tM.,lont 0„ puisM, dire bonne tement et sans mentir {il est des gens qui éprouvent le besoin d'tn fleur de marcher pour reprendre (de s'abstenir de faire de semblables manifestations et de s'en tenir plutôt le chemin de son coeur.; aux tactiques parlementaires légitimes.C'était du crétinisme hautement condensé.Pincé par ses longues ASQUI TH MANIFESTE SON DLGOUT oreilles Valiboron brait.Il me corn.Les députés ministériels n’ont pas paru abasourdis d’enten Ire pour imrechardon On premt %"?natit la P!*emi*re foiK Parlement les strophes révolutionnaires.Cependant, reltement ses comparaisons dans oa dlt iniques, au crayon, mais très nets: - , A AS f* 4 X» 4 r t * 3 /1 • • »«.* m i é .J - .• ._ 1 .fi/»*,.i-*»_- !.A .i I- * .B rpfirf très net ave le i ",c *c •mvx.n, gui ne peu se aevur y».•• « *:«i ic uun sens (i aner [ùtnes d un reh f très t et lu I rasser de sa naïveté, même dans la j mander a un camarade enten-trouvai dans la f e .colère.Oui le pauvre petit confes- d.n,j1t notre langue, — qui est offi- ordinaire si pate.j m faipieSge confesse son Un- rielle dans les ministères fédéraux.“Que dis-je, il a beau peiner, puissance: il m'accable des trails fonime au narlcment — ce que vou- puisês dans le carquois d'autrui.I-L.?.’ iU î P1 Gauvreau.Une Avec ces gens-là fl ne faut pas.j, t l> ( t'II,rp mille, que —_______________________ ides gens d Ottawa sic moquent suer, brûler au gallon une huile qui vaut aujourd’hui son pesant d’or, il ne peut arriver à bâtir une à votre sollicitude le poison mortel des mauvais livres et des mauvais journaux, veuillez aussi, Nous vous le demandons avec instance, favoriser de toute votre bienveillance et de toute votre prédilection les hommes qui, animes de l’esprit catholique et versés dans les lettres et dans les sciences, consacrent leurs veilles à écrire et à publier des livres et des journaux pour que la doctrine catholique soit propagée et défendue, pour que les opinions et les sentiments contraires à ce Saint-Siège et à son autorité disparaissent.pour que l’obscurité des erreurs soit chassée et que les intelligences soient inondées de la don- w ,»»» »S™"dlr«tTo" I .,'f de leurs pffttres, i»ls .s’offorçont de j Maigre tes kmoignagcft, ils sont connaître et aimer en public et en aonibreux chez nous les hommes secret Notre-Seigneur Jésus-Orist, ;'lui hésitent entre In religion qu’ils ; c’est alors surtout, qu’ils méritent ; J10 veulent jmn répudier et I impie-1 r dii nom *(10 rjicc* tHuo, ^ ^ osent pus nesuvouor.De sister jusqu'au pléonasme pour qu’on les croie) : Voilà du français! Et j’entends par là non pas que sa phrase pêche invariablement contre la grammaire; il ne serait pas1 discuter.Ils ne sont pas de (a/ffe.j v”™ TW'"» .?¦' Les injures de leur cru arrivent c \ ,i , "ivnn' o?1 v n cîa' peine à chatouiller la plante de ” « ’’u w > i.Çm‘S; */* pieds des honnêtes gens.H stiffi\ l'autorité comoé’ent*.' sêBf,||lon d® pour ne les point ressentir, d'étr, bien chaussé, NEMO impossible de trouver au Canada.| r% * _ même en France, des écrivains qui, tliflC ~ TÈfïtPR .1./li» I » Tinnr'tiiiitirtn 1 m m.VA* X.nation sainte, d’etre salués sacerdoce royal, peuple racheté.” “Dites-!eue qu’nlors surtout.Nous étant étroitement unis dans le Christ, leur zèle à propager et à restaurer le règne du Christ constitue pour eux le plu* grand titre de gloire”.Voilà — si je ne m abuse — qui peut rassurer les perroquets; et ils no sont pas toujours de la libre-pensée.C’est tout simplement la mise en pratique de la grande théorie dor-i.innl/» /ml îi mntir elle l’intemré- pour ou contre l’Eglise?On ne snu-, ., rait le dire.Car d’une part, ils pré- \ le nabot s’est déuiie, comme dirnil Qttasv tendent professer la doctrine «•a-i le grand Hngeatid.J'ai sifflé ses PT' I •V euillez m'envoyer i.i'.ii, un cidcn tholiqur, mais en même temps ils| tits vers, il s'est encotcrê.La colé rfricr des pulvérisations, en fran voudraient que l'Eglise Inissàt libre j re le grandit, double sa iietite tait j çnis”.On lui retournait, hier mê- que Dieu à donné à chacun des ' cours à certaines théories qui lui le el décuple ses petites fores.Il est ! me, sa carte, timbrée, à la face et i- i______- .*_______ i„.• — .• hommes une mission, une sorte de sont contraires, ils gémissent de hU en train d< m'administrer une rà nu dos: "Publications Uraneh, Apr.bit's, que, selon la presse bleue, les rouges manquent u leur pu- .mandat pour ce «mi regarde k-.s in-1 perversion de In foi et des moeurs « clée.Et ce bel effort me rêhiiiisait 5-HI23.Den’t of Agriculture", avec role.11 ose «lire, en certaines Cireoiislant'es, que tout le bien il est | térèts éternels du prochain?mais à de tels maux ils Font souci j fausse joie, fausse htc.itclas! Je> Uni) «u luiut.ccs d.ux mots laco- trinale ont a oour elle l’interprè éeulaire.N'est-il pa».en écrit dans les Livres saints ceux-là, on ne semble pourtant rien craindre et rarement on émet un blâme contre leurs illusions sur les défaites de la vérité et du bien et sur les progrès menaçants do Terreur et du mal.Cette classe spécial»; est précisément flétrie par le grand Léon Xlli: “H en est qui pensent qu’il n’est pas opportun d résister de front à i’iniquité puis-i - , r,,,,.santé et dominante, de peur que la cel,ces de dicll umm lutte n’exaspère davantage les mé-; nicltrez qu en fait d engueulade chants.De tels_ hommes sont-ils; rsl nerse.Je pensais, en lisant ce passage: font peu de cas de la ponctuation, de l'orthographe, de la syntaxe, et qui cependant ont l’allure fronçai se.Lui, non seulement il entasse les fautes de grammaire avec Fin-conscience d’un barbare, mais le sens des termes les plus élémentaires lui échappe; chaque fois qu’un» mot se présente tout naturellement sous su plume, va comme fatalement se poser devant lui sur le papier, on dirait qu’il t' I dévîaratiôn ‘ dè‘''\/.Dm.s en détourner -our prendre cjH ministre.11 n’a plus de majorité, te, dans le tiroir des vieux on-; (j„s hommes de son unrM l’aban-peaux littéraires, dans *e v*tHX donnent, l’accusa rot d’avoir voulu fond des réminisrenres de «Mellon | fain jn coalition avec les libérai! .nuire, un autre vocable, un beau [j n'v a pas de doute que lu pro-vocoblc qui orne sa phrase, mais j chaîne bataille électorale ontarien-«pii l’orne au “sens” ou le “melon” ' ne sera vive et peut avoir des con-français ou américain pare le front séquences sérieuses.Au surplus In d'ébene du roi africain.1 défaite de M, Drury porterait un .j coup dangereux à son avenir po- C’est à moi que cela s’adresse, à j Jitiquc ù Hn-même.mon style.C’est moi qui fournis Elections ontariennes Il parait certain que, d'ici an mois, peut-être avant, il y aura dvs-sokition de l'Assemblée législative ontarienne et appel général aux électeurs de la province, c ne série d’incidents survenus hier à Toronto l’indiqucj Te même qu’une p rem ii J/itvis de Chesterton Dans une réunion publigpx', eu Angle!'.rre, E.-K.Chesterton, le tinitmit écrivain un g lois récemment eonvuti, a fait une Conférence sur ce sujet: “La prohibition est nnti-« ' rètienne et antisociale”.Il s'est prononcé contre l’emploi, pur les iroGb:t;onnisL'S, du mot tempè‘ rance.“On n'est pus tempérant, «lit en somme, quami on | le "beau" vocable et les rémlnis-ad- Encore un ! Un de nos amis, M.le docteur Joseph Gauvreau, ccnivnit ces semaines-ci à “la ferme expérimentale, département des publications* awn , ers nurts, en français: chose, c'est ¦' cniircssion to aie.Prenez, par ;\emp|f, la question de la liberté > pr.'sc.Il n’y a «rien au mun- ie MU'! ait fait plus de mal, de plus •ln.ee e» «le plus étendu que la a iTssc.«.Pc peut faire un mal eon-ikrâble, tm mal de mort, à toute ¦a société, a i corps ntém?de !.• m; elle peut jeter les nations «os une aventure qui conduirait pcut-êlre a h destruction de toute puissance nationale, à des maux «mseptibk» de se prolonger pendant des siècles.Mois ouelqu’un osera-t-il dire que )e remède à tout ce mal, cost TinterdlrMon de publier des journaux ("prohibition of printers ink’’)?G.P.EN PAGE 2: La lettre d’Ottawa de Léo-Paul Desrosiers. LE DEVOIR.MONTREAL.JEUDI 12 AVRIL 1923 VOLUME XIV.—No ha LE PAPE, MEDECIN SOCIAL" uaite ae la iere puiie.) ils constateraient bien vite que ! de l’irdre so^a^et'rappdlf le mot j | P1"8 Pr®f,,.mk“ d.u,nial: — - I de Joseph de Maistre: ‘‘Le pape et s accroît du dédain universel génération actuelle a donné de tels |.Eg|ise cVst tout un» ides biens de 1 esprit que le Christ gages à l’erreur et aux principes de ! * offre sans cesse aux hommes par * b .- ¦ *- M RniTD 4CC A son Eglise.Cette appetence desor* iU.OVrUA/AOtaA donnée des biens matériels se ra- itourass i exniinne d’abord à mèn«- «n somme, aux trois eoncu-ciuel titrc ct de ouel Kt un laïaue Pinces signalées par saint Jean rmék^de Vl»err la ^ les de toute inlqui- Pie XI lui-même invite touslte:.concupiscence de la chair, la desordre qu’il faut lotîtes les bonnes volontés pour la faire rentrer dans les sentiers de la vérité et de la justice.Ne suffit-il pas d’ouvrir les yeux pour apercevoir autour de nous une vaste conjuration de faus- j pape iSVàlll^ i I l 1 i i V I.UMU ( __ • J » *• •< collaborer avec ! concupisrence des yeux et l’orgueil resTfls réussissent à lu faire' parta- ; servateurs.ger à un trop grand nombre d’es- : Le çommeiitairç frits.Errantes et in errorem mit-1 l’encyclique Übi arcana Dei est /entes (4 Tim III, 5).Même dans ! fonction deveque et de prêtre.La les milieux les plus religieux, on ; tâche des laïques se borne à cons-;; dettes de guerre et d'avant-guerre i est beaucoup plus grave pour les bourgeois que le martyre des prêtres, le massacre des innocents et ; ssion de toute religion, ation est celle du créan-1 devenue comme une seconde natu- entre les principaux alliés: l’Angle-re”, "chacun s'efforce d’opprimer I terre, lu France et l’Italie.L’Espa-son prochain, afin d’obtenir le plus j gne regarde aussi de travers la possible des biens et des jouissan- France et l’Angleterre.La Bohême ; ces de la vie’’.i et l’Autriche sc reluquent; la'Hon-lla suppressii La sotf des biens matériels, voilà gric et lu Tchécoslovaquie, la You-[Leur indigm; -’ goslavic et la Grèce, la l’olognc etjcier volé.l’Ukraine, la Suède et la Finlande] se surveillent.Les Etats baltes n’ont, SITUATION RELIGIEUSE pas grande confiance eu leurs vol-, .sins non plus qu’en les grandes 1> aucuns ont trouvé M.Bou.assa puissances qui les ont constitues ] i.,c_s:s,mis*.LL.su.^ 1 t:lu,t.pour les exploiter.TOUJOURS APPRECIE Partout où on sert du thé “SALADA”, les gens apprécient sa fraîcheur exquise et son goût délicieux.- This CUPIDITES RIVALES de riiurope, surtout sur ia situation l j religieuse et morale, à son retour' j d'outre-mer.A-t-il exagéré?Est-ce \ .1 que le jiape ne dit pas la même uho- ; Lord Robert Cecil vient de dire a se?Citons aussi Je témoignage d*un j 1 oronto que les hommes ont coin- j)j«0fesscur tje l’Université de tîlas-» nier cia lise le monde et en ont fait go’W, M.(irav, sur.rathèisine des na-i une caverne de voleurs.A Gènes, *e | lions européennes; rappelons l'apo-; baron Rosso a déclaré crûment: “H théose de Renan, de Quinet et de! ny a pas de sympathies entre les Michelet.Si l’on envisage la situa-nations (meme alliées); il ny a que t]on juridique du catholicisme, on les questions iraffaires*'.Le mate-[ CQj|^tate que les nations sont aussi • nahsine et la cupidité sont les eau-; chrétiennes en politique qu’a-ses des haines internationales., Vant la guerre.Il y a trêve à l'anti-L occupation de la Ruhr, la dispute i cléricalisme, mais par suite de l’in- patriotisnie.L’amour de la patrie doctrinal de ] et de la race, ‘‘source puissante de est, multiples vertus et d actes d heroïs- j ! me lorsqu’il est réglé par la loi _ ___________ _ ___- .i chrétienne, n’en devient pas moins | au sujet de la Silésie,, ce sont" des ; (tiff^rëncê générali'! !! y des*détaler de jiar le monde les maux si- Un germe d’injustices et d iniquités questions d’affaires, une lutte pour ' vouements et des initiatives ndmi-Si un laïque élève la voix pour gnalés par le pays, a rechercher la nombreuses si transgressant les re- j e monopole du ’ ’ HèfinnSe le catholicisme l’Eglise, le I meilleure application des remèdes g.es de 4a Justice et du xlroit, iâ dé- l’acier.A Genes, oetenare ic tamom è„., ,i„c genere en un nationalisme hnmo- ' -1—1—“— déré.’’ -, _ Mais la vraie cause profonde, le ?n rm ule r d e^ c r iVin*u e s don t Hnjiïs-1 iys;“succïn(“te"' de''i’ëncyclïquë"ët virus qui engendre tous les maux lormuitr aes cruiqui , » .dont le Docteur infaillible a mar- Chez tous les épiciers.r les milieux les plus religieux n’y voit pas grand mal.Pane, immédiatement - même chez ; prescrits, (.’est 1 objet des trois ceux qui devraient se réjouir d’une | conferences.Dans le premier en-narcille intervention - on entend I tretien, M.Bourassa fera une ana-formuler des critiques, dont l’injus-; lyse succincte de 1 encyclique et tice dénote l’amertume d’âmes bas- jettera un rapide coup d oeil sur sement jalouses de je ne sais quel, l’Europe.nriviîèse *‘e document pontifical n est pas, Pour huis nous répétons qu'à ! à proprement parler, une encycli-l’aoostolut du clergé doit se joindre | que doctrinale, mais l’application l’apostolat la me.Comme le disait | à la situation présente du inonde Pie X dans ‘ “ “ ."L’action jht la que Comme le disait, a ia siiuauon presenie ou inonae ians sa première encvclique: : des doctrines promulguées et cn-on voilà ce que réclament |-soignées par l’Eglise au cours des ms présents.Et ce ne sont âges.Ce qui frappe, à première vue, que si nettement les caractères, c’est l’exclusion de Dieu des pensées et des activités humaines.Dieu banni des lois et de la (politique, c’est la destruction du fondement de toute autorité, c’est la suppression de tout frein à l'ambition des partis.Dieu banni de la famille, c’est ia contrat nas ^ eu i cm e »t ^ tes Sho inm es' revêtus j c’est le contraste entre l’ampleur ; substitution d'un simple du sacerdoce mais tous les fidèles j et la variété des aperçus, et la sim- civil à l'indissoluble-mariage chre- sans exception qui doivent se dé-j plicite du langage pour ainsi vouer aux intérêts de Dieu et des j rhumiiite de i attitude.A £m(,s >> l les alternatives de la tristesse Au surplus, èn étudiant l’encycli- suscitent les troubles de I’ ( charbon et de rabies, de beaux mérites cachés, à Lausanne, sous mais qu'en résulte-t-il?Aucun jiro-les declarations humanitaires, j ionfle1acnt ^ns ia vic.sociak.et po.qu est-ce qu on voyait sourdre par- litjque.La situation personnelle des tout?Des sources de pétrole.L An- \ catholiques dans les gouvernements gleterre et les Etats-Unis se dispu- ; cst en général meilleure qu’elle n’a tent le monopole du pétrole.'Lj jamais été, ils ont des représentants Winston Churchill vient de procla- ou exercent une influence; mais ils mer 1 avantage pour sa patrie, dans n*0nt pas usé du pouvoir pour faire les relations anglo-amençames, de ; modifier une seule législation anü-ppssedcr le monopole du eaout-1 catholique.Ils ont donné leur appui chouc, et lord Devonshire s einpres-i aux classes bourgeoises pour assu-se d’appuyer son dire.Constantino- fPr l’ordre matériel, sans poser leurs pie et les Détroits, autre question conditions en faveur de l’Eglise, de de commerce.La question d Orient ]a famille, de l’éducation chrétienne suscite plus les nobles preoccu-, ne.Dans l’ordre international, le-' pations des Croisades, c est la gros-j «nationalistes immodérés” ont nié V.LES CONFITURES AUX ANANAS DiamanT On ne «e lasse jamais de leur saveur.Après en avoir fait l’essai, vous ne voudrez plus vous en dispenser au dessert.Aussi: conflturas aux FRAISES.FRAMBOISES.PKCHES, PRUNES.—Marque Diamant.LABRECQUE 4.PELLERIN 111 RUE ST-TIMOTHEE “N que on se rendra compte que meme le problème intellectuel et moral n’est pas posé à demi.Barrés constatait autrefois “qu’il n’y a aucune possibilité de restauration de Jn chose publique sans une doctrine .Cette doctrine nécessaire pour l'intelligente, l’ordre et 1 action, nous la trouvons avec abondance dans l’encyclique.Pourquoi ne pas aller la chercher là, “si l’on veut imposer à la matière amplifiée une Ôme vivante, aux progrès de la brutalité moderne un esprit humain (Maurras) ?Pourquoi ne pas mettre Dieu à sa place par le règne de Jésus-Christ dans les'individus, dans la société domestique, dans la société civile Voilà le progrnme de Pie XI.Nous avons le rare bonheur de posséder un apôtre qui ne veut rien renier de son baptême.L’Eglise lui a donné la lumière et la paix.Cette Eglise, il l'aime te toute son âme, parce qu'elle est la gardienne de la foi et de la vérité; le Pape, j s’en fait le défenseur constant.U est le propagateur intelligent et zélé de su doctrine.Il veut bien mettre à son service le don de l'éloquence parlée ou écrite, surtout parlée, que ta Providence lui a concédée.Monsieur Bourassa, ne vous adresserai pas d éloges et de félicitations, "Car ce que vous faites, vous le devez faire” (Luc, X\ II, 10).Pourtant, laissez-moi vous dire : nous vivons dans Un siècle, où il est grand-de faire son devoir.Un jour, de nombreux élus, que votre exem- 111 pie aura conquis à la grâce el con duits au ciel, vous béniront plus détresse de l'Europe, et les lives de la joie qu’inspirent Péter* banni de l’école, c'est ie tarissement nelle jeunesse de l’Eglise, la fécon-1 des sources de toute conviction médité de ses oeuvres, comme au tri- ralie.Dans le reniement des prin-centenaire de la Propagande, au ; cipes de la sagesse chrétienne, lu dernier Congrès eucharistique, le violence et le sang ne font qu’ali-nouveau pape est "arrivé peu à peu menter les haines internationales à se faiije une idée de plus en plus cj sociales.LES REMEDES dont claire de la tâche principale quï s’impose” à son pontificat.Notons le contraste entre la prudente humilité de ce langage et l’orgue il le lise assurance des “papes laïques” qui se faisaient fort de guérir le inonde en un clin d’oeil, après la guerre.Nous saurons bientôt, le monde devrait savoir déjà qui.du vrai ou des faux docteurs, voit plus clair et sait mieux ce qu’il faut à l’humanité.Cotti* tâche, que Pic XI se pro-j pose désormais de poursuivre sans1 ne peut s’établir tant que régnera ’application de la doc-^’insatiable convoitise des nches- De même que les maux souffre le monde se une cause unique, tous les remèdes qu’il importe de leur appliquer doivent dériver d'un unique principe: la pacification des esprits par la paix du Christ.Entre les nations, la paix du Christ ne peut s'établir que par la justice tempérée, par ta charité.A l’intérieur des pays, elle répit, c’est J*um trme de Pie XI Benoit XV, c’est a la politique de ses, tant que les hommes ne relaie rétablissement : (diront pas dans leur prééminence ; ».° .—», —i T i ; m-N i ctiiiuuijucN uurani ta içuurru.de 1 expansion allemande, du reve|Les catholiques ont été partout les allemand dune ‘ Mittel Europa t)]us cjlau(js partisans de la guerre que l’Angleterre sc rapprocha de la ; ^ outrance, disent les propagandis-France, suscita la question du Ma- jcs socialistes, ils ont méprisé la roc et cimenta 1 Entente cordiale en paroie du pape.En 1917.en présen-détachant 1 Italie de la Iripliee.(ju cardinal Amctte, en pleine L’Angleterre est la plus atteinte église Notre-Dame, le Père Sert'Ilan-mais la plus repue.Elle a besoin de geS a repoussé la “paix” du pape la paix pour digérer.Après avoir pour préconiser une paix française, dénoncé durant trente ans l’Angle- Les catholiques pouvaient-ils agir .t ; I terre comme la plus grande cause autrement qu’ils n’ont fait?Si oui.rauacnciu a i de conflits, il serait absurde de ne ! ils ont donc perdu le sen-: du ca-pas reconnaître qu’aiijourd’hui elle j tholicisme social; si non, la chré-constitue un élément de pacifica- j tienté n’est pas prête de renaître et tion.Les Anglais sont le peuple qui , l’Europe est bien malade, a le plus de grandeur dans la manipulation des richesses et il se rencontre toujours parmi eux des hom-I mes pour confesser les fautes nationales.La France, l’Italie et les autres al.liés veulent la paix; mais déçus LE CLERGE CATHOLIQUE L’état du clergé est variable.En i Russie, il va au martyre.En Bohé-1 me, il s’est produit une apostasie collective de 300 prêtres, compen- de la paix du monde par la restau ration de la royauté du Christ.Pax Christ i in regno Christi: toute l'encyclique est là.Voilà l’unique salut.Le pape établit d’abord son diagnostic.il mesure avec soin l’éten- nécessairc les réalités spirituelles et éternelles révélées au monde; par la victoire, et avec raison, lissée par une étonnante réaction le veulent provoquer une révision éco- foi dans le peuple.En France, il nomique et stratégique des traités à reste d admirables la paix du Christ ne peut régner périi .tone n, sociAtA i-t duns la famille.leur profit et mettent la paix en dans la société et dans la famille, sans la restauration de l’intégrité! des moeurs, de la dignité de la per- ; due et la gravité du nitil, recherche sonne humaine, du fondement dites causes et les origines du mal,: vin de toute autorité politique ou et puis, il indique comment il faut j familiale.“appliquer les remèdes appropriés”.C’est toute la division de l’encyclique et le plan du modeste travail du conférencier.LE MAL prêtres, mais le nombre du clergé a effroyablement baissé.Le service dans les tranchées a accentué la déformation sacerdotale produite souvent par la .,., , J caserne.Il y a des prêtres qui ont Du nationalisme immodéré, c est ; (jc servir dans le corps an’ LE NATONALISME IMMODERE Le mal apparent, manifeste, c’est que “ni 1 tes pe .[la calamité de la une paix véritable tout les homines s inspirent de ses nationalisme est plus intense.La - conseils, qu’ils imitent ses exem- religion du patriotisme est à son es individus, ni la société, pies et ceux de ses apôtres.Le re-(poinl culminant'et ést en train d’y ;u)>les n’ont encore, après mède souverain, le seul efficace, remj)iacer toute autre.Pour la éloquemment que nous.Nous pouvons tout de même vous encourager dans l’oeuvre ingrate que vous poursuivez sans défaillance en vous répétant que la chose publique, dc- j lions, “les vieilles ias éteintes.” Les guerre, retrouvé: un seul médecin peut le dispenser jorifè des Français, leur conception jfranc9-.’ Entre tes na- et l’appliquer avec fruit: c'est l’E j de l’univers rappelle le dualisme ,7re
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