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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 7 juin 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1923-06-07, Collections de BAnQ.

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VOLUME XIV.—No IA2 MONTREAL, JEUDI 7 JUIN 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnement» par la poste : Edition quotidiisnnm CANADA.96.00 Etats-Unis et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.*2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.*3.00 Directeur: HENRI BOURASSA LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE» Main 749» SERVICE DE NUIT : Rédaction, Mai.«VM Administration, Mais 911 FAIS CE QUE DOIS! La décision 'de la cour suprême de Washington Elle condamne le* loi» qui prétendent interdire dans les écolés américaines renseignement des langues autres que Tan glais — Conséquences probables — l^a loi de l‘Orégon?pare à l’hémorragie par le tonique' truc de l’évaluation fantaisiste, qui et la maugeatlle, i souffle la propriété, elles le sont.Le» ignorants et les imbéciles1 'Sous tournons dans un cercle vi-s ecneront qu avant dé irantporter cieux.Montréal deviendra de des etrangers ta il faut garder *o.v I)lus €11 piUs laulc, malsaine, con- L’Allemagne envoie une nouvelle note Il luct lout de suite signaler encore que nous n'en possédions point le texte même l’importante décision'^jue vient de rendre la Cour suprême des Etats-Unis et qui pose un principe de grande portée.Cette décision, une dépêche de Washington, en date du 4 juin, la résume ainsi: “Lu Cour suprême u aujourd'hui déclaré invalides, comme empiétant illégalement sur les droits conférés par la Constitution des Etats-Unis qui décrète qu’ “aucun Etat ne privera une personne quelconque de la vie, de lu liberté ou de sa propriété sans un procédé légal régulier (without due process of law)” les lois d’Etat qui prétendraient interdire renseignement ou remploi des langues étrangères dans toutes les écoles des Etats-Unis avant le huitième cours (below the eight grade).” (.'Evening Post de New-York, dans son numéro du 5 juin, éclaire celle brève dépêche et marque les conséquences maîtresses de ta décision du tribunal de Washington.‘Aucune décision de la (mur suprême ne peut, dit-il, contraindre un Etal à enseigner une matière quelconque.Si les autorités scolaires d’un Etat décident d’omettre du programme la langue allemande ou un autre sujet quelconque, elles le peuvent.U éducation a toujours été d’abord la chose des Etats et des corps locaux et d’une façon secondaire seulement celle du gouvernement fédéral.L'effc! pratique de la décision actuelle n’en est pas moins d’une extrême importance.Elle libère les écoles privées de la dictature de l'Etat sur leurs cours (U frees private schools from the dictation of the State over their curricula), et ceci, à son tour, va provoquer, entre les écoles publiques et les écoles privées une concurrence qui, dans certains Etats, entrainera le rétablissement des langues bannies.” Pour mesurer, en ce qui concerne tes Franco-Américains, la portée tie cette phrase: It frees private schools.il faut bien se rappeler que ceux-ci possèdent le système le plus complet ( 1 ’ é coles pu so is s i a les, partant, au regard de la loi, d’écoles privées, qui existe peut-être aux Etats-Unis.La Cour supreme se trouve donc ainsi à jeter ainsi entre eux et ceux qui voudraient les empêcher d’enseigner le français dans leurs écoles une barrière protectrice.A’e td.bien, dès le lendemain de la décision, la Tribune de Woonsocket, U.I., disait-elle: “La Cour suprême des Etats-Unis a émis i:icr une decision qui rend illégales les mesures prises par ‘¦erlaivs Etats pogj’ interdire renseignement des langues étrangères dans les écoles publiques ou privées.Ainsi se trouvent réduites à néant les tentatives de res fanatiques “ignoramus” qui prétendent que, pour faire un bon citoyen américain, il est nécessaire de ne eunnaitre et de ne parler que Langhiis.Ainsi se trouve respectée notre liberté et'Téconnu noire droit d'enseigner le français dans nos écoles." La Tribune nous apprend en même temps que, dans ses notes, le juge lleynolds, qui parlait au nom de la majorité du tribunal, a déclare: “L'Etat u bien le droit de prendre des mesures polir améliorer la qualité des citoyens, au triple point de vue physique, inlcUrUn -l ou moral,'mais le citoyen a des droits fondumcniaiuc qui doiveni être respectés.” ( est une ail irma! jon dont il est inutile de marquer ici la grande portée.* * * Nous aurons forcément l'occasion de revenir sur ce sujet.Hornons-nous donc, pour le moment, à une note sur les origines de la campagne qui vient de se heurter à un si dur obstacle et sur les conséquences possibles, dans un autre domaine, du principe que vient de poser la Cour suprême.C.’esl pendant la guerre que le cri contre tes langues étrangères atteignit le maximum d’intensité.!1 correspondait au vieil instinct d’unification absolue et à l’exclusive passion de race que nous connaissons bien chez nous-et, comme on paraissait surtout viser l’allemand, il se fortifiait de toute l'horreur qu’inspirait alors le nom germanique, de ta formidable propagande anti-allemande que l’on menait partout aux Etats-Unis.Notez bien, au.reste, que les promoteurs de la campagne ne faisaient aucune différence entre l’allemand et les autres langues étrangères.Ils réclamaient, dans toutes les écoles élémentaires, renseignement exclusif de l’anglais.Ils avaient réussi à faire édicter des lois de ce genre dans près d’une vingtaine d’Etats, lorsque la Cour suprême a rendu son jugement.Ce jugement et c’est le second point que nous voulons souligner devrait présager une décision défavorable à la loi par laquelle l’Orégon a virtuellement prétendu supprimer les écoles privées.C’est sur un raisonnement analogue à celui que semblent indiquer les comptes rendus de la décision de Washington qu'un juriste du Michigan s’appuyait, voici quelques mois, pour affirmer l’inconstitutionnalUé d’un projet de loi fondé sur les mêmes principes que la loi de l’Orégon.Cette dernière loi, qui entrera en vigueur en 1926, sera, elle a ussi, attaquée devant la Cour suprême.De la décision de celle-ci peut dépendre le sort des écoles libres dans plusieurs Etats, car le courant qui a balayé l’Orégon s’affirme ailleurs.Il est suscité et appuyé par de formidables influences, par des sociétés secrètes notamment.Dans tout ce débat, il s’agit d’ailleurs et d’abord des écoles catholiques; car, si les Juifs, les luthériens et quelques autres sectes protestantes maintiennent des écoles libres, ce sont les écoles paroissiales catholiques qui constituent la très grande majorité des écoles’ privées.Et c’est pour nous une raison nouvelle de nous intéresser profondément à cette bridante et si grave question.3mer HEROUX.venus.Nous ne pouvons augmenter notre revenu que de deux façons et ! dre pour améliorer ieYôrt du"pàù- i !pS L‘,n (?cRr*~ vre, du cultivateur: rejeter surtout ' ^oJ-l J>a,- ,n df ^‘}e^c sur te riche le fardeau des taxes, ¦ ' ‘ 'îr ”,,' \ifl,‘)!î.''i1,1S|tC1Uen ' Al)res organiser le crédit agricole, mua- °Jr Mfmtreul comme une nier le tarif dans l’intérêt général, 'ar'îf a a1*’ 1 1 « chargée, comme pratiquer l économie, faire rendre , un chameau, par de multiples an-gorge aux profiteurs de guerrej nex1l0ns' , sl vers 'ni.c est vers le rompre avec l’impérialisme, cause lJ:,r‘ciiient que nous devons nous de nos embarras financiers, menace de ruine totale, etc.fl sait que les colons d’Europe nous sauveront, même s'ils se sauvent plus tourner pour chercher du soulage ment.M.Nieoi a dit, parait-il, à Sherbrooke, qu'il ne veut pas augmen- tard, et relèveront de leurs mains\*er ,es impôts, mais qu’il pourrait - - - " les augmenter, s’il voulait les placer au même niveau que dans les autres provinces.Tout le inonde a compris laborieuses une prospérité effondrée.Le départ de nombreux Cana- diens vers la frontière américaine goc M.Nicol voulait augmenter les sera vent-être salutaire.A quelque' taxes et tout le monde s’est scairda-chose malheur est bon.L'émigra-Aisé.Car on se demandait à quoi tion va stimuler l’immigration.Une! peuvent servir des surplus de cinq saignée excite l’appétit.Le pou-! millions.Qu’on les supprime, s’ils vernement sera oblige de se mon- ont pour effet d’augmenter les trer moins rigoureux.Il commence, taxes.Mieux vaut moins de surplus L actualité Immigration Le S ta* a publié hier sur l immigration un des articles les plus ensés de sa carrière.L’immigration est l'nnc de ces questions qui mettent les cerneaux en effervescence, comme le soleil du Midi.On ne compte plus tes bêtises que des gens très huppés — ou figuré, s'entend, ces sommités ayant, pour la plupart, atteint l’âge où la sagesse devrait remplacer les cheveux -ont débitées là-dessus avec la vigueur et ta persévérance de robustes maniaques.Affirmée sérieusement, pur exemple, que Ve Canada devrait doubler sa population en quelques années, ouvrir ses parles louies grandes aux étrangers, cela dénote on un dérangement de l'esprit, nu l’esprit d’un spécula-leur, d’un magnat de chemins de fer.D'autres, puissants par rinlelli- gence et remarquables par le désintéressement, ont donné aussi dans cette lubie, le Star tout des premiers.Les divagations de la feuille à baron, sur ce point, ont rendu la rôture fière d’elle-même.Mais aujourd'hui te confrère s'est calme.Il est revenu de ses emballements d'autrefois de même qu'il s'est guéri des Iwltucinations si tragiques de septembre 1î»22.Après avoir vu fout en rose, nu len demain de l'armistice, en se figu rant la prospérité du nays développé par les cotons, le Star finit par voir tout en ronge, l’an dernier, le globe prenant à ses yeux l’aspect d'un abattoir où l'odeur grisante du sang nous attirait.Aujourd'hui, sa vue est celte de tout le monde et le miel de la sagesse conte de ses lèvres.Oui,, dans ta crise qu:' nous déplorons tous, dans l'exode des nôtres vers les Etala-Unts.le Star prescrit te meilleur rernede au mal.fl parait que c’est le dernier moi de la science: le grand médecin1 déjà a se départir de sa sévérité première, semble-t-il.Le Star a flairé la bonne nouvelle aux bureaux de chemins de fer et à ceux de l’Armée du Salut.Il l’affiche en de grosses manchettes.Il se lèche les babines, tant sa joie est grande.Le flot vivifiant c- ule.Ve désespérons pas.Brûlent toutes nos forêts, il faut crier: hourra! quand même.Le Star se réjouit de ce que les anciens sujets ennemis, les Allemands, les Autrichiens, les Hongrois, les Bulgares et les T arcs, soient sur te même pied que les autres colons, et hélas! dans les circonstances actuelles, c’est presque le pied de grue.Dans les milieux officiels, on s’obstine encore à faire grise mine à toutes tes pèrsonnes qui irappartiennent ni à la classe agricole ni à cette espèce d’oiseaux rares que sont les domestiques.Des Allemands, des Autrichiens, des Hongrois, des Bulgares, des Turcs, pensez-y donc! Et la gazette de tord Atholstan met avec complaisance - en sous-titre ces -mots étonnants: “Les sujets ennemis sont maintenant admis”.Entendez-vous, les morts?entendez-vous, gardiens des camps de concent ration?entendez-vous, soldats de la croisade pour la civilisation?Vous avez donné votre vie, vous avez servi, vous vous êtes battus pour que votre jictijs appauvri accueille' un jour en sauveur les barbares que vous n’avez pas tués.Comment tes Allemands, les Huns, les Goths, les [dus insignes brutes de la terre, selon le Star, qui leur a tancé des baquets d’injures durant la guerre, comment les Turcs, incendiaires et massacreurs de chrétiens.que le Star stigmatisait.Tété dernier, et contre qui il prêchait une nouvelle croisade, au risque d’achever la banqueroute chère à M.Meighcn, soni-Hs dignes de devenir sujets britanniques?fl y a aussi les “protégés'' de l'Armée du Salut, les Ecossais des Hébrides.les Suisses et les Scandinaves.Et nous nous plaindrions de perdre d’infâmes Canadiens moins attachés que des Barbares à la glorieuse citoyenneté britannique?Au contraire, que l'Etat encourage l'exode de ces gens-là et empêche leur retour.(En avril, il est venu au Canada 2.140- immigrants des Etats-Unis.) Quand il g aura carence de main-d’oeuvre, le gouvernement pourra inaugurer la grande politique d'immigration (pii triplera te nombre de nos millionnaires.Depuis la Confédération, ce son! les chemins de fer qui mènent les gouvernements et ce sont les chemins de fer qui ont fait le Canada.Plus H y aura d’émigrants et d’immigrants, plus les réseaux ferroviaires feront d'argent.Adoptons donc la politique que dicteront les chemins de fer et leurs valets de plume ou de tribune, tirons un parti génial de l’exode des nôtres et de l’invasion des étnmgers, èri-geon cela en système.Si le Cana du se vidait et se remplissait en quelques années, nous éteindrions ta dette du coup.Mais il n’y a plus d'hommes d’Etat audacieux.|n ^ POLLUX.Que Québec pu rtage ! UN MOYEN SIMPLE ET JUSTE DE NOUS PROCURER DES REVENUS.Le revenu de la ville est très insuffisant.Montréal a de quoi vivoter; elle n’a pas de quoi vivre et se développer.Qu’on songe aux expropriations à décréter pour faire disparaître des quartiers entiers, couverts de taudis lépreux; qu’on songe aux parcs à ouvrir, aux terrains de jeu à installer; qu’on songe an déeongestion-nement du services des transports qui ne peut se réaliser définitivement que par la construction de voies souterraines; qu’on songe aux traverses è niveau à garder, en attendant de les faire disparaître; qu’on songe aux dépotoirs à ensevelir, aux viaducs à construire, aux tunnels à élargir, aux marchés à agra ndir! Nous avons pour des centaines de millions de travaux h entreprendre.Nous ne les faisons pus, parce que nous n’avons pas asset de revenus.Nous n’avons pas asse* de revenus, parce que les taxes ne rapportent mis suffisamment.Nous ne pouvons vis les élever, parce qu’elles sont éjà trop hautes.Apparemment et moins de taxes! M.Taschereau a déclaré qu’on a mal compris M.Nicol (sans doute parce qu’il s’est mal exprimé) et que le gouvernement songe plutôt à diminuer le fardeau du contribuable qu’à l’accroître.C’est tant mieux pour le contribuable et tant mieux surtout pour le gouvernement.Notons, en passant, que nos bons politiciens paraissent avoir perdu la faculté de sc faire comprendre.Il y a quelques semaines, M.Paradis faisait une conférence que personne n’a bien comprise; il y a quelques jours, M.Nicol faisait up discours que tout le momie a mal compris.Cela devient inquiétant et chronique.La Patrie, qui n’est pas des ennemis du gouvernement, observe que Celui-ci tire tout de même un peu vivement la couverte à lui et qu’il est cause de l’aggravation des impôts municipaux.Notre conseil ne doit pas abandonner tout espoir.Il a lieu, au contraire, d’espérer un soulagement sur lequel il n’aurait pas pu compter autrefois quand, par exemple, ta députation de Montréal comprenait quelques échcvins rouges.On a vu récemment, dans les journaux, que le gouvernement de la Colombie britannique partage avec les municipalités, dans la proportion de cinquante pour cent, les profits qu’il fait dans la vente des liqueurs.Pourquoi notre gouvernement ne ferait-il pas de même?Dans sa toi des liqueurs, il n’a oas tout prévu.Il a laissé une clause, dans Pintenfion de sauvegarder l’autonomie municipale, qui permet au conseil de faire fermer par règlement tous les magasins de la Commission des liqueurs et toutes les buvettes.C’est une arme utile.On se demande pourquoi le conseil ne songe pas à s’en servir.11 pourrait porter de la sorte un coup terrible au gouvernement, le mettre à scs genoux; car que deviendrait son florissant commerce, si Montréal lui était fermé?II ne pourrait l’établir ni à Outremont, ni à West-mount, qui ont bien soin de sc protéger.Que le gouvernement cède une partie des profits de son commerce des liqueurs à la ville de Montréal et qu’il lui cède aussi partie du re venu de l’impôt sur les automobiles; et nous aurons alors partie au moins des sommes formidables exigées par 1rs améliorations que nous venons d’indiquer succinctement.louis DUPIRE.Bloc - notes La grande pitié.Il y a quelques semaines, M.Jacques Boulenger publiait, dans VOpi-nion, de Paris, en marge d’un nouveau * livre, Le Français, langue morte?d’André Thérive, une intéressante série d’articles intitulés “la grande pitié de la langue française”.Il concluait cette étude en parlant de “l’affreux bafouillage parlementaire” et notait que “les affiches qu’on voit dans tous nos squares (et qui défendent par exemple.de projeter des ordures), les avis officiels, les règlements divers qui sont exposés partout sont rédigés dans un langage scandaleux.Les “formules de déclaration” de l’impôt sur le revenu sont conçues dans une l&ngue tellement incorrecte qu’à peine peut-on la comprendre.” (El avril 1923).Ces jours-ci, dans sa dernière livraison arrivée au Canadti (25 mai), (’Opinion cite cette lettre écrite par un ministre de France à un groupe de Hollandais “qui ont eu la bonne pensée d’offrir à la France, pour embellir les parterres des Tuileries.deux cent mille tulipes et jacinthes"! lettre dont on affirme l'authenticité, en Hollande: “J’ai l’honneur de vous accuser réception de cet envol et je vous prie le vouloir bien rapporter mes plus grands remerciements aux membres de l’Union qui ont contribué pour cela.Ce cadeau magnifique et qui est pour la France une marque précieuse d’une sympathie, émouvra profondément Li population de Paris.Comme l’mtellectuel commerce aitistique des derniers mois, il affirmera, selon ma conviction encore plus fort les liens d'amitié qui unissent ces deux pays." Pareille rédaction semble fantaisiste.En fait, cela doit être une mystification, ou une traduction du français original en Amsterdam Trench.On ne ferail pas mieux,— ou pire, — è Toronto et même à Montréal.durer qu’au train où nos forêts s’en vont en fumée, ou en papier à journal, la génération présente verra le journal à vingt sous, sinon à vingt-cinq sous le numéro.C’esl dire qu’il faudra trouver d’autres matières premières pour fabriquer le papier, sans quoi les journaux disparaîtront en même temps que nos bois à pulpe.Feux de forêts Ou nous nous trompons, ou certains locataires de reserves fbres-tières sont mal outillés pour combattre les feux qui s’y allument de temps en temps, f! n’y a pas des semaines.on nous a cité à ce propos des faits extraordinaires, qui démontrent la négligence à peu près complète de quelques-uns de ces concessionnaires.Ils ne se donnent pas de mal à préparer la lutte aux flammes, car le fond ne leur appartient pas; ils n’ont acheté que le droit do coupe, à tant de l’arbre j abattu.Puisque l’Etat reste pro-^ priétaire d’une grande partie des ; forêts, ne serait-il pas mieux que ; lui-même en organisât la protection, ! quitte à faire payer tant par année ! aux concessionnaires pour les sor-\ vices de ses garde-feux?De la sor-I te.nos bois ne seraient pas, assuré-I ment, plus mal défendus contre l’incendie, et le contribuable saurait à qui s’en prendre de la dévastation qu’on n’aurait pas su combattre.Aujourd’hui, i! n'y a guère, dans les concessions louées à bail, de régime concerté de défense contre l’incendie; et, pour peu que cet état de choses dure, les flammes ne trouveront plus beaucoup de quoi brûler, au train où elles vont.M.Black, de Y Association Forestière, n’affirmc-t-il pas que, depuis la Confédération, les feux ont détruit, au Canada, dix fois plus de bois que le commerce n’en a coupé?Prohibition Le Reich vient de faire parvenir de nouvelles pro* positions aux gouvernements de l'Entente et aux: Etats-Unis — L’Allemage offre de verser cha* que année une somme de 1,200,000,000 de marks si elle ne peut obtenir un emprunt internatio^ nal.Un journaliste américain sérieux écrit que la question de l'alcool est en train de devenir aussi importante, chez nos voisins, que le fut celle de l’esclavage, il y a quelque soixante ans et que d’ici cinq ans, peut-être même plus tôt, le grand problème domestique et même international de la politique américaine, ee sera celui de la prohibition.Déjà, en fait.l'Angleterre, la France, l’Italie, la Hollande et les pays Scandinaves ont protesté à Washington contre les règlements américains interdisant aux navires étrangers mouillés dans les ports des Etats-Unis de garder à bord des vins ou de l'alcool pour la con-sommaiion de leurs équipages.Les extravagances des prohibitionnis-tes commencent à leur mettre à dos même des gens favorables a la tempérance presque absolue.Et, tandis qu’on interdit le vin aux Etats-Unis, on rend le divorce et la ruine de la famille et «le la société de plus en plus faciles.Logique des lois et des moeurs! “Comme des Ford" Dans une réunion ou i! y avait un grand nombre de propriétaires de journaux, à New-York, ces jours-ci.un financier fort connu, M.Frank-A.Vanderlip, ancien président de la National City Bank, une des plus grosses maisons de banque américaines, a fait le procès du journal contemporain de type populaire—comme il y en a des centaines aux Etats-Unis et au Canada."Tous les journaux, presque, dit-il, visent à sc ressembler; il y a autant de différence entre eux qu’entre un complet de confection et un autre complet.Les propriétaires de quotidiens paraissent porter plus d’attention au papier de pâte de bois qu’aux produits du cerveau.Dans leur tentative de donner toutes les nouvelles de l'univers, ils ressemblent à des fabriques de Ford.Et quelle immense quantité de matière à lire sans importance ils donnent, non pas pour des lecteurs intelligents, mais pour l’amusement de gens sans développement cérébral! Je suppose Les délégués à Bruxelles se déclarent bien déci« dés à ne pas évacuer la Ruhr avant d'avoir obtenu les paiements désirés.(Dernière heure) BERLIN, 7 (S.P.AA.— La note allemande, qui corrige la note pré* cédente au sujet des réparations, a été remise, cët après-midi, aux goù* vernements de l’Entente et des Etats-Unis.L’Allemagne propose de faire des versements annuels estimés à 1,200,000,000 marks chacun, si elle ne peut lancer un emprunt tn-4 ternntiona! pour effectuer immédiatement les principaux paiements., 1 PAS D’EVACUATION DE LA RUHR Bruxelles, 7 (S.P.A.}.— On admet généralement que la confêrenoef des hommes d Etat français et belges a fait ressortir au moins deux cho— ses: en premier lieu, bien que M.Poincaré ait soutenu ne pouvoir accep-tei aucune offre de reparations allemande tant que durera la résistance passive dans la Ruhr, on a noté cependant que son altitude était moin* radicale qu’auparavant.De plus, les Français ont laissé entendre qu’ils consentiraient ftt examiner toute proposition raisonnable de Berlin, Ils ont toutefois réitéré leur détermination de n’évacuer la Ruhr qu’à mesure que l’Allemagne paiera.Sur ce point, la Belgique a été de Tavi* des Français.ON TEND LA MAIN AUX ANGLAIS Deuxièmement, les ministres ont fait savoir que le 'concours de la Grande-Bretagne et ses suggestions ne seraient pas mal accueillis, adve-* mint que la nouvelle offre de l’Allemagne ne puisse être acceptée.MM.Poincaré et Theunis ont aussi décidé de soumettre à Londres un projet tendant à organiser un syndicat international du tabac et de jTalcool afin de tirer plus de recettes de la région occupée.Cette décision, au dire des Belges, va contribuer à mettre la Grande-Bretagne en relation plus étroite avec la situation.Les chefs d’Etat ont résolu également de demander à tous les allié! de signer ensemble la réponse u faire à la not»* de Berlin, L’OPINION de la presse française PARIS.7 (S.P.A.).Le parti politique des journaux du matin déteint a uj dur d’hui sur les commentaires qu’ils font de la conférence de Bruxelles.L»:s indépendants disent que les conversations franco-belges «’ont.apporté rien de neuf dans la politique générale des deux nations.Les défenseurs du gouvernement croient qu»’ la conférence pourra avoir de graves conséquences, étant donné que la France et kt Belgique se sôpt engagées publiquement à ne pas même examiner les proposition* germaniques tant que la résistance passive ne cessera point.Les organes oppositionnistes accusent M.Poinacré d’avoir trouvé le moyen de ne pas répondre à la note qu’on vient de recevoir.Ils prétendent que cette attitude va irriter le chancelier Guno et ne plaira pas ou premier ministre Baldwin, non plus qu’à lord Curzon ni à lord Robert Cecil.Les autres journaux affirment, malgré les démentis officiels, que la France et lu Belgique sont loin d’être en accord.L’Action française demande l’envoi d’un ultimatum à l’Allemagne pour la sommer de mettre^in à son obstruction volontaire dans la Ruhr dont l’occupation, dit ce journal, est permise par le traité de Versailles.(Voir aussi en page 3) La session d’Ottawa cluant à interdire la fabrication de , l’oléomargarine; M.Forke, chef des Pilic rllftlbrtinfirwîsyinû ! P19 Vüt^ P°ur cp mpnie nus u oleomargarine!1^.‘andMue m.Ring, premier V j ministre, était absent.* * * Ce débat est la suite d’une Ion» A vingt soua?URdministratcdr de VAnociatlon les ne le sont pus; mais par le[Forestière du Canada vient de dé qu’il faut bien qu’ils mettent de quoi lire, entre leurs colonnes d’annonces.Ce qu’il nous faudrait, ce sont des journaux d’un type plus personnel, qui analysent les nouvelles du jour, les comimmtent, non pas des quotidiens faits en série, selon un type imposé par les grandes administrations qui les dominent.” La critique est sévère, niais non pas imméritée, dans de nombreux cas.Vanderlip sait ce dont il parle; il a été lui-même, pendant des années, reporter, puis rédacteur financier dans des quotidiens américain* importants.6.P.Vient de paraître BENiRl BAZIRE, APOTRE SOCIAL L’administration du Devoir met aujourd’hui en vente l’édition ca-nadlenne d’Henri Bazire, apôtre social.Celte brochure de format élégant contient une étude de M.Jean Le-rollc, ancien président de l'Association catholique de la Jeunesse française, sur son ami Bazire, avec une préface de M.Henri Bouras-sa, déjà publiée dans le Devoir.Ce sont des pages à lire pour tous ceux qui s’intéressent aux questions sociales, prêtres et laïques, Ils trouveront aussi profit à les répandre autour d’eux.Prix: 25 sous l’unité, $2.541 la douzaine franco.Conditions spéciale* par grandes quantiles.Adresser les commandes et demandes de renseignements ù l'administration du Devoir, 43, rue St-Vincent, Montréal.IX) N G DEBAT SUR LE SUJET.— M.KING PREND LA TANGENTE.DIT M.MEIGHEN.- L’AMENDEMENT KAY A 71 VOIX DE MAJORITE.—LES INTERETS DE LA CLASSE AGRICOLE ET LA FABRICATION DU BEURRE.Ottawa, 7 (Spécial au Devoir).— On a vidé, la nuit dernière, aux Communes, la question si débattue de la fabrication de Toléomurgari-ne au Canada.En 1917, un arrêté ministériel, approuvé suliséquem-nent par les députés, comme mesure de guerre, permit cette fabrication, interdite jusque là.Les fabricants de beurre s’y opposèrent, mais, cette fois, leur résistance, tenace depuis une trentaine d’années, n’obtint pas le maintien d’un état de choses qui leur assurait une sorte de monopole.Us durent laisser adopter .une législation qui leur créait une certaine concurrence, mais ils ne désarmèrent pas.Et leurs champions au parlement viennent de gagner leur point.Les Communes ont refusé de prolonger la durée de la législation de 1919 qui permettait la fabrication de l’oléo-margarine au Canada.A moins d’une nouvelle législation dont le cabinet prendrait l’initiative, ï’oléo-margarinc va disparaître du Canada d’ici quelques semaines.M.Carroll, député du Cap-Breton, a amorcé le débat, en saisissant les Communes d’une résolution exprimant le voeu qu’on continue de pouvoir fabriquer de la margarine nu Canada.F,a Chambre n repoussé cette résolution.Du même coup, lu Chambre n adopté un nmendenuMd au texte Carroll, l’amendement Kay, demandant l’interdiction de la fabrication de Toléomargarine.M.Kay a eu 125 voix, contre 54.Enfin, un troisième texte, mis aux voix, celui de M.Good, demandant au ministère de saisir les Communes, dès cette session-ci, d’une loi relative à la fabrication de Toléomargarine.n’a obtenu que 20 voix, contre 1(52.F,n margarine est ilonc mal au noint: o* le gouvernement n’aura lias à légiférer là-dessus cette ses-sion-ri.Cela n’a pas été une question de partis.Ainsi, MM.Fielding.Gopp, Murdock.Sinclair, tous quatre ministres.et MM.Prévost.Rinfret, Saint-Père.Chevrier, Lapierre et plusieurs autres libéraux ont voté d’arrord avec MM.Meighen.Tolmie et Drayton contre le texte Kay eon- gue discussion dans un comité parlementaire que préside M.Kay, député libéral d< Missisquoi, entre M.Kay, M.Carroll et quelques autres, discussion qui fut d’un caractère plutôt acerbe, à de certaines heures.! En 1917, le gouvernement permit la fabrication de la margarine.On a prétendu que l’autorisation ne valait que pour un temps, qu’elle porte atteinte au* intérêts de la classe agricole, que la margarine esl un produit douteux, plus ou moins sain, et que, vu le rétablisse* i nient des marchés alimentaires, H j est temps que la population retourne a l’usage du beurre.D’autoUt^ l affirme-t-on dans les milieux h69« Gles à la margarine, que celle-ci ! «'st un produit quelconque, fait do i matières grasses de provenance» i suspecte, assez souvent, d’une va-i leur alimentaire mal établie, — cil® manquerait de vitamines,—et qu’au surplus, des marchands et des fabricants peu scrupuleux réussissent souvent à la présenter à leurs clients pour du bt'tirre et la leur vendent au prix du beurre, au détriment de la classe agricole qui fabrique celui-ci.Les tenants de la, margarine, par ailleurs, déclarent qu’elle fait partie des rations aji-mentaires de la marine et de Par*.niée britanniques, que l’armée canadienne en a consommé de grandes quantités pendant la guerre, qu en maints autres pays ta margarine est de consommation fort ré-pandue, que les fabricants la font-dans les meilleures conditions hv-, giéniqucx possibles, avec des produits purs et que la bonne margarine vaut, à tous points de vue, bien mieux que le beurre de qualité quelconque, comme il s’én fabrique et s’en vend tant, au Canada et aù!leurs.* * * M.Carroll, député libéral du Cap-Breton, a lancé la proposition de permettre derechef la fabrication de l’oléomargarine.Scion lui, 200,0(10 familles s’en servent au Canada et en sont satisfait», M.Tolmie, conservateur et ancien ministre rte l’agriculture, est de Pa-vls de M.Carroll.D'après lui, j*o-léotnargarine est un produit parfaitement bvvgiénlqu \ et qu'on doit laisaer acheter et fabriquer* (Suite à la deuxieme page.) 1 2 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 JUIN 1923 VOLUME XIV—No 132 ALSACIENS ET SUISSES Les propriétaires CHAMBRE DE COMMERCE Les Bâlois ont invité les Alsaciens chez eux — Ceux-ci donneront un ï journée suisse u Strasbourg.k*s Suisses dans la capitale de l'Alsace.De part et d’autre, on entend renouer les relations de séculaire ^initié brusquement interrompues iiar la guerre.Le dimanche 10 juin, on prévoit a visite de l'exposition, un ban-luet de 1,000 couverts, au palais se querellent L’organisation LA ÜlESnoS DLS BAUX SOL- OOTirfllp Lbw.LN DLüAl UiL\- Ogl ICVlV LEUX, H t LH SU1 H, A UV BEL- - NIO-N Ujb LA UüU£ OLÎ> i*HO- .p cpvaTTPI r^trcî'rAVI?RAVFR PftlîtrTAlîHLS - LL.P AK 11 PKlS | ÜK utuuçss-aaBKbs ] S^pt*Ves *gbaibes.“ La Ligue de* propriétaires n’a L’AUGMENTATION ET LA COO- ¦ ' ’ ’ ’ PERATION.entre eoutoes setccuonnees ae ta.- déménagements, pari La Chambre de commerce a te- Suisse^mfande et de r\lsace et suiu* ,k‘ l’opposttion d un certain ] nu tuer sa dernière séance avant ^ oa J nombre de ses membres qui oral-1 les vacances d'eté.A cette occasion Paris, 7.(SJP.A.) — Un millier des Fêtes sous la présidence du, i’Alsaciens ont répondu à l’appel commissaire générale de la .Répu- .-j- id, de la lüca.des Bàlois qui leur ont offert une bhmie française, un grand concert Pu n " -noil f-t du^-nanaenun de “journée alsacienne”.A l’occasion à Orangerie, un match de football ‘UI ^ '"[> ^nénaac nents uar de l’exposition Pasteur, les Alsa-: entre équipes sélectionnées de la la (,atL dts deménaflem.nts.oa.riens souhaitent fêter à leur tour Su,i)^rr!’man‘k.ad‘‘ ‘L’ nombre de ses membres qu, nnl evr irsion ^ sfe-Odile une ex «nent lésés 'Jans leuls inté- on avait invité le sénateur Gustave une excursion a Mt-Odie, i ne e r^ts Vainement au cours de la Boyer à donner une conférence sur cursion dans les Vosges et une pri- , .• * U U*i»W** V4 444VI .S C» | • , -WM» y-fw V4 C» * V v» V* ) se de contact avec les umversitai- to président, M.J.-M.Savignac, seres et la Chambre de commerce de eretaire, ont tenté de ramener le St*a.>*ourg pour les professeurs et débat sur un terrain moins étroit; Ips industriels rien n’a servi.ls 1 ' M.Gareau a reçu des interrup- — .- ! lions malveillantes de la part des 1 propriétaires ennemis de toute ré j forme bienfaisante, lorsqu'il a prié i les membres de discuter la ques-: tion au point de vue de l’intérê -¦ -— j général des citoyens.i Vfème M.Gustave Francq n’a pu Ismet-pacha refuse d accepter les propositions al- 1 parier sans soulever de leur part Tii-i » • _ Ides reparties queiquefois depla- liees a ce sujet — Il declare n avoir aucune au- ; cées.11 a déploré leur étroitesse torité pour régler cette question.j signait « iu^aiiîems ^n1 a eâccom* ; pli de bon et de durable dans ce - grand problème, tout en regret- .^ ^ , .tant que Montréal ne puisse reali- - Lausanne, 7.(S.P.A.) — Ismet-! intransigeante des Turcs au cours st,r ,e m£,ine progrès, à cause de 'pacha, chef de la délégation turque des négociations d Angora concer- ja chicherie dhin trop grand norn-à la conférence de la paix, a refu- liant les anciennes concessions,, ^r,.tie propriétaires, sé d’accepter aucune des proposi-j voudraient faire insérer dans le Joseph Girard et M.'Provost lions alliées relatives à leurs con-! traité un article par lequel les Turcs ; ont |a réforme, en se bor- cessions en Anatolie, et qui deman- reconnaîtraient la validité de ce«j nanl jeurs intérêts personnels.Le daient que ces concessions soient, concessions d’avant-guerre, y corn-1 nremier craint qu’elle provoque garanties dans ce traité de paix pris le projet de chemin de fer intempestivement le départ de actuellement discuté.français oui est en conflit, dit-on, ! maint' locataires.Par «xei Ismet a déclaré être sans auto- avec la concession Chester.ILesj réunion d’hier soir.Vf.L-ü.Gareau,, la question agricole.Celui-ci en a LES CONCESSIONS D’ANATOLIE après des réparations xemple, coûteuses profité pour exposer un projet de municipalités agraires qu’il voudrait voir adopté et développé par le gouvernement.Il consiste en une troisième municipalité, juridiquement reconnue et établie, à côté de la municipalité civile et de la municipalité scolaira.C’est à cette municipalité que serait dévolue la tâche d’organiser l’exploitation agricole pour le plus grand bénéfice de la classe des agriculteurs.Le gouvernement irait de quelques subsides.M.Boyer dit que l’idée de ce projet lui est venue quand il a constaté que la classe agricole était menacée par “quelques faiseurs politiques”.Cependant il reconnaît que “plusieurs apôtres de l’organisation sont sincères”.M.Boyer a aussi fait l’éloge de “l’action bienfaisante du gouvernement envers l’agriculture”.M.Boyer a d’abord exposé la situation de l’agriculteur qui se trouve plus que tout autre entrepreneur soumis à la dure loi de l’offre et de la demande.Cette situation, il faut l’améliorer car c’est d’elle que tient rite pour résoudre la question, et Alliés veulent également que ces aux frajs ,ju propriétaire, un loca-i tout je nroblèmo de la désertion une conversation _ privée entre lui concessions so^ taire malpropre déguerpirait .sitôt, Ues campagn«f Le moyen d’amé- *t les chefs des délégués alliés a eu s’adapter aux conditions actuelles, ; ja majSon 'ieu en mire perte infin de garantir leur succès au j la|jjc Les Alliés, par suite de l’attitude point de vue financier cuson salie ta imssiuit mham- üoration qui s'impose, c'est Torga* .‘ J ai, dit ?M, ’Girard, un nisation.“Si le cultivateur, dit-il, UNE ACCUSATION DE FRAUDE L’archiduc Maximilien poursuit l’ancien secrétai-de feu l’empereur Charles d’Autriche — Il aurait fraudé une somme de $50,000 sur la vente des bijoux de la famill e impériale autrichienne.Genève, 7, (S.P.A.) •cusation de fraude au préjudice *de l’ancienne famille impériale d'Autriche-Hongrie pour une som .me se montant à ?50,0()0, à la suite de la vente des bijoux royaux, a été portée contre le baron von Steiner, secrétaire de feu Tempe-•reur Charles, par l'archiduc Maxi Une ac-_ milu'en, frère de Tcx-monarquc, qui a été nommé tuteur des enfants royaux par le testament de Charles.Le procès a été commencé par Tarchiduc à Saint-Gall par l’entremise d’un avocat suisse.Un mandat d'arrêt a été lancé par un juge de Berne contre le ha ron von Steiner et aussi contre sa femme, accusée comme complice.remettre le logement en ordre.Les autres oppositionnistes s’écriaient constamment: “Le vieux système est bon pour nous; nous voulons le garder.’ Après la réunion qui n’a abouti a rien de pratique, M.Léon Trépa-nier, qui y assistait en qualité de président du comité échevinal des baux, a déclaré ce qui suit: “Je suis profondément dégoûté de la façon* dont la discussion a été conduite durant cette réunion et je pour labourer sa terre et à en exé cuter les durs travaux, il saurait vite améliorer sa situation au point de la rendre la plus heureuse de la terre.” M.Boyer dit qu’il reconnaît le mérite des initiatives de coopération, dans le passé, mais il ne voit pas là un mouvement suffisant pour résoudre le problème agraire.Pour supplémenter l’oeuvre déjà accomplie voici ce qu’il propose ,, y .___ - i Je me demande si nous ne pour- déplore 1 absence d t sprit i ivxqui.; rjnns s envjsaiger avt>c profit et la mauvaise volonté de quel- pétude du projet qui voudrait la ques-uns.DES OURAGANS AUX ETATS-UNIS Plusieuri villes de la Nouvelle-Angleterre ont été visitées par le vent, la pluie et la foudre hier après-midi — Une chaleur intense avait précé-_ dé le# orages.REMERCIEMENTS DE Mgr GAGNON L’EVEQUE-AüXILIAIRE ELU DE SHERBROOKE REMERCIE LE CONSEIL Ml NIC IP AL DE CETTE DERNIERE VILLE DES FELICITATIONS QU’IL LUI A ADRESSEES.L’ENTENTE ENTRE L’AUTORITE CIVILE ET L’Aim ) RiîT E R EL IGIE USE.Sherbrooke, 7 (D.N.C.) Mgr projet qui création d’une troisième nmnici palité que nous appellerions: “la municipalité agricole” ou agraire “Cette municipalité agricole, dit-il, serait, tout comme les deux municipalités civile et scolaire existantes, érigée en vertu d’un acte de la I^égislature, avec des privilèges, des pouvoirs, des obligations et des responsabilités.Son organisation locale, en tout point identique aux précédentes, jouirait d’une autonomie complète, et ne relèverait du gouvernement provincial que dans les grandes lignes du statut.“Elle posséderait un tableau de terres, tout comme le conseil, pos- Ncw-York.7, (S, P.C.) lieaux A.-O.Gagnon, le nouvel évêque au-1 ^ xiliaire de Sherbrooke n pnvnve i «mi pour dis fins da antes a envoyé l’intéressante lettre suivante au conseil municipal de Sherbrooke pour le remercier de ses bons souhaits: “Messieurs, “Je vous prie d’agréer Texpres incooi Les ¦ lote au bain-marie.La chaleur s’é- ____ _____ ^_______ climats ont toujours de petits hiit ^;,'t surtout sentir à Providence, j sjon d-e rna profonde gratitude pour .vénients.Ainsi hier, à Man- «hode-I^aiu1 où le degré d’humi-, félicitations et les hommages , ., , , , • .dite était de “1 p.c.et le de*»ré de que vous avez voulu ni adresser à hattan, le veut et la pluie ont causé chaleur de 93.Plusieurs personnes l’occasion du choix que le souve- iles dommages estimés à deux cent ont succombé par suite de faibles- rain nontife a daigne faire de moi mille dollars.L’ouragan s’est a mu- ses cardiaques dues à l’excessive i devenir l’auxiliaire de Sa Grandeur Monseigneur Téveque de sé à démolir les trottoirs et à en le- chaleur humide, ver des corniches.La foudre est A Boston les écoles ont été fer-tombée à plusieurs endroits à New mecs ainsi que nombre de magasins Jersey, à Long island et à Manhat- par suite de la trop grande chaleur, .tau et a tue un enfant.Auparavant Notons enfin que dans l'Etat de une vague de chaleur humide avait Ohio, six personnes ont été tuées fait de New-York une sorte de bouil- par l’orage.L’INSTITUT i ont été de $10,750 et les dépenses, I de $10,726.Dans les recettes on doit ! comprendre la somme de trois mille nniimIf?C I.dollars versée par le gouvernement ,et la cité de Montréal.La ville n’a J rien accordé Tannée suivante, mais - 'alors la subvention du gouverne- .M.J.-A.RICHARD VIENT DE FAI- venant | dans notre ville et f’enviable répu- RF COW VITRE SON HVPPORT dp département de la santé.talion dont jouit sa population.-xn c- nA Pour la seconde année plus haut I “Témoin depuis bientôt cinquan- imentmonée.les recettes ont été de • te ans des heureux résultats obte-$10,153 et les dépenses, de $13,986.jnm par une sage administration Les salaires des médecins pour j civik, t.t ro|igieuse> p, fajs des Sherbrooke.“11 m’est très agréable, messieurs, d’accepter ces félicitations et ces hommages parce qu’ils sont une preuve de la bonne entente qui doit exister effectivement à Sherbrooke entre l’autorité civile et l’autorité religieuse.“C’est au sage et prudent exercice de cette double autorité s’exerçant chacune dans sa sphère, agricoles, et cela, pour aider aux achats ou ventes en commun, toujours avec des garanties qui sau-vegard raient en tout temps ladite municipalité."'Elle aura le droit de prélever sur les intérêts, une perception annuelle jimir l’administration.Elle procéderait, pour emprunter, par règlement, sur demande de la majorité en nombre et en valeur des intéressés, tout comme procèdent les conseils municipaux et les commissions scolaires, lequel règle ment devra être ratifié par le gouvernement, s'il est conforme.‘iLa municipalité décrétera et encouragera dans ses limites, une ou plusieurs exploitations agricoles, adoptera des règlements conformes a cet objet, tout comme il s’agit de l'observance d’un règlement municipal ou scolaire.Plusieurs municipalités agricoles d’un é fo Mme GOFFMAN .MALADE SEPT ANS Le Composé Végétal de Lyÿfc E.Pinkham lui évite une opération.Sided, 111.—“J’étaia une ruine ner veuse.Je souffrais d’une douieur at côté gauche, qu était presque in supportable.J’z vais été malad sept ans, mais ja mais aussi malad qu’au cours d e derniers 18 mois J’étais si épuisé que je ne pouvai plus faire seu’ mon travail, et le _______________Jmédeeins me diret ' que tout ce qui me restait à fait était une opération.Je refusai d sorte que mon mari m’apporta un bouteille du Composé Végétal de Ly dia E.Pinkham, me priant d’ei prendre.J’en ai pris 14 bouteilles et je me sens rojeunZo de 10 ans.Ms vie est remplie d’espoir.Je fais tout mon ouvrage, et oette année, j’a vais un grand jardin.J'aurai tou jours du Composé Végétal chez moi et lorsque mes deux fillettes at teindront un certain âge, j’ai Tin-tention de leur enseigner à ei prendre.Je trouve toujours le tempt de raconter à une femme aouffran te tout le soulagement que j’en ai retiré, et vous pouvez utiliser mon nom et ma lettre, pour faire connaître l’efficacité du remède de Lydia E.Pinkham.” —.Mme Ida M.Coffman, R.B.2, Sidell, 111.^ 7'C TVJZ ’é Permettez-nous de vous montrer ceci $4.00 ET î«4.5G METTEZ un chandail (Pull oier) et vous serez à l’abri de tous les changements de température.Sur le terrain de golf, après une rude partie de tennis, en flânant dans le vieux canot, ou dans un voyage d’auto à la campagne.Vous avez toujours besoin d’un chandail (Pullover) pour être confortable et être bien mis pour le sport.Les nouveaux Pullover de Case sont faits de belles laines tricotées ’ sur des modèles nouveaux et avec des cou-eurs appropriées.On les vend à des prix modiques.Achetez une cravate au papa pour la fête.tM7, rue Ste-Catheri ne ouest.CASE Dans l'immeuble Drummond r^it4Y,ri;\îifisîitr*hriàir?ÿhrf8tirf< même comté formeraient le conseil mais se prêtant en temps opportun agricole de tel ou tel comté; celui-un mutuel secours pour le bien j ci commun de notre peuple, qu’il con vient d’attribuer la paix qui règne FINANCIER TOUR LES ANNEES 1921-1922 LES FINANCES DK L'INSTITUTION NE SK SONT GUERE AMELIOREES KA LUTTE A EA TUBERCULOSE.les deux années se $3,068.sont élevés à M.J.-Auguste Richard, président :lu bureau des directeurs ne Tlnsti-.ut Bruchési, vient de produire son -rapport pour les années 1921 et 1922.Bien que des progrès considé Canado-Américain# ordonné# voeux pour que le progrès matériel et religieux s’accentue de plus en plus et pour que notre population, par une application scrupuleuse à rendre à César ce qui appartient à i j ci pourrait également adopter une - ! action commune sur des questions d’élevage et utiliser un même bureau de direction pour les entreprises commerciales.Le statut pourrait donner à ces conseils agricoles, la similitude et les prérogatives d’un conseil de comté, dans ses relations avec les autres conseils de paroisses.“Les conseils agraires, comme les conseils municipaux et scolai- res, jouiront d’une complète autonomie, indépendance dans la gé- I until r H t A N ri I ( f qui fljqtai llt'ltt « ~ ’ ,- - IV) r»- César» et 11 Dieu ce qui appartient rance ^urs affaires, mais ne - 1 à Dieu, jouisse toujours de îa tran- Lowcîl.Mass.7, (R.N.C.)—Jeudi j quillité et de ta paix sous la diree-aura lieu à la ! turn dos chefs que Dieu lui aura râbles aient* été réalisés dans la ré-! !c ,l4a.W" aünra Ï.™,.’L " ' a°n l'™ - ductioa des morts causées par la ‘.'L:') n^ ort lfia , donnés.pa -tuberculose dans notre province, note celui-ci, il reste encore beau-• coup à faire.La mortalité due à la tuberculose tion de troi* jeunes franco-américains.Les nouveaux ordonnés seront reçus Oblals de Marie-Immaculée.Ce sont les Frères Emile En visite au Monssette et lSigné) A.-O.GAGNON, Ev.-aux.de Sherbrooke.est "tombée de 140 à 123 par cent K1'0,’;,n^c,,h'P0n;,l-Mor.iss mille habitants du Québec, mais c’est là un résultat de beaucoup in-! en^,,n** ^ *a paroisse Saint Joseph, férieur à celui obtenu chez les pro-; pourront s’éloigner de fa loi commune qui les régit, n* se soustraire au contrôle du (gouvernement dans la surveillance de leurs opérations financières et Texécution de leurs opérations financières et Texécution de leur programme a-gricole.“Un autre objet des conseils Day# natal e!.no" \ moindre serait ___* ^ celuii de la coopération dans la _ t ,r\ v r-v , , , , vente des produits et dans l’achat _ _ _ _ Québec, , Prêts sur première ?’4 j deuxième hypothèques: «chats d’hypothéJ ' que'! et balance de prix de ventwi.! Aux Imprimeurs inns D4vt.dm ImazMtUn» MAIM 7460 Noiw sfurtne* en meeore de faire de la composition sur machine monotype pour imprimeries âi des prix raisonnable».L'IMPRIMERIE POPULAIRE LIMITEE 43, rue St-Vincent • • MONTRÉAL fêtes du centenaire de James Kent versité de Columbia de 1793 à 1798*! à IToiverstté Columbia.James U fut ensuite juge en chef d* >« Kcnif fut pis-fesseur de loi à i'Uni- Cour Suprême de New-York. VOLUME XIV.—No 132 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 7 JUIN 1923 jLETTRE DE FADETTE '"Jb* U est bien sùr que le plus grand désir des parents, c’est que leurs enfants soient heureux, qu’ils réussissent dans la vie et il semblerait logique, alors, qu’ils les élèvent de façon à rendre possible le succès et le bonheur.Le font-ils?Avant de répondre, admettons ensemble cette triste et inéluctable vérité que,quoique nous fassions, nous ne pouvons soustraire nos enfants à la part de tribulations que chacun de nous doit subir en ce monde.Ceci accepté, il est évident qu'au lieu d’entourer nos enfants de sollicitudes exagérées, de leur éviter toutes les contrariétés, de leur accorder les caprices que notre raison réprouve, il serait sage de les armer contre les difficultés inévitables en leur ensei-gant la vie dans les faits, en les préparant, par une éducation religieuse, forte et raisonnable, à l’endurance et à l'effort.Un enfant que l’on habitue à se priver et à se maîtriser, à qui, peu à peu, l’on inculque l’idée qu’il est une Force, parce qu’il possède une raison et une volonté personnelles, qui le rendent supérieur aux êtres sans convictions et sans caractère qui remplissent le monde, deviendra une femme ou un homme qui, au lieu d’être mené par les circonstances, sera préparé à les dominer.A ce point de vue, les garçons et les filles doivent être élevés de la même manière: tous auront besoin de cet entrainement solide pour conserver leurs chances de succès et de bonheur.(Cependant, à examiner ce qui se passe de nos jours, ni les uns ni les autres ne reçoivent, en général, cet entrainement.On les gâte tellement qu’ils ne peuvent supporter l’ombre d’un reproche, la moindre contrariété sans exprimer rudement leur mécontente-Le respect des parents, des personnes âgées ou en autorité n’existe à peu près plus.Les parents sont des camarades avec qui les enfants murmurent, discutent et à qui ils disent des insolences impunément, car les parents ont peur de leurs enfants et ceux-ci sentent très bien qu’ils sont les rnaitres puisqu’ils sont plus décidés à résister, que leurs [wrents ne sont résolus de se faire obéir.Moi je ne comprends pas comment ces derniers peuvent supporter tant d'indépendance et un manque si absolu de respect! Leur prétendue patience n’est qu’une grande lâcheté morale qui aura des résultats désastreux pour les enfants si mal aimés et si mal élevés.Qu’attendre, par exemple, dans le mariage, de deux êtres également capricieux, égoïstes, volontaires, qui n'ont jamais enduré de.contrariétés sans “faire des scènes’’ ?Ceux qui se marieront dans dix ou quinze ans, pourtant, ce sont les petits êtres indisciplinés et grossiers que vous gâtez si imprudemment, mesdames les mères! La maîtrise et la conduite de soi, la discipline, la sagesse, la volonté libre et puissante, voilà des forces essentielles et nécessaires au succès et au bonheur d’une vie humaine: ces forces ne peuvent être communiquées par la mollesse, l'énervement, le caprice, la violence, en un mot, par la faiblesse des parents.Ne nous étonnons pas de la faillite de tant de foyers, du malaise grandissant dans les familles où, par la faute des parents, les enfants gouvernent.Si les constatations tristes pouvaient impressionner les parents et les porter à étudier sérieusement le problème de l’éducation, Us se convaincraient de la nécessité absolue d’élever leurs enfants avec bon sens, conscience et fermeté.FADETTE.Oh! ne quittez jamais.!% Oh! ne quittez jamais, c’est moi qui vous le dis, Le devant de la porte où l’on jouait jadis.L'église où tout enfant, et d'une voix légère.Vous chantiez à la messe auprès de votre mère, Et la petite école, où traînant chaque pas, Vous alliez le matin, oh! ne la quittez pas, ('.ar une fois perdu parmi ces capitales, Ces immenses Paris aux tourmentes fatales.Repos, franche gaieté, tout s’g vient engloutir.Et vous les maudirez sans pouvoir en sortir; Croyez qu’il sera doux de voir un jour, peut-être, Votre fils étudier sous votre bon vieux maître.Dans l’église avec vous chanter au même banc, Et jouer à la porte au l'on jouait enfant.BRIZEUX.QUELQUES REFLEXIONS SUR L'EDUCATION FEMININE par M.Henry Joly De M.Henrn Joly, dans la Revue des Jeunes du lü mai, ces considérations sur l’éducation des jeunes filles, /.’auteur de l’article est partisan des études fortes pour la femme et même d’un enseignement supérieur, mais il fait des réserves justifiées : L’éducation de la jeune fille, pas plus que celle du jeune homme, ne peut se passer d’instruction; mais ici sc pose une question analogue à celle que soulevait l’art de plaire: comment la jeune fille doit-elle s'instruire et de quoi?Aucun don naturel ne peut sc passer d’une instruction raisonnée.On peut dire plus: il n’y a souvent rien de plus dangereux qu’une in-teWigence spontanée, primesautiè-re, h la mémoire heureuse, à l’imagination ardente et vive, mais pri- vée des connaissances positives et des réflexions méthodiques sur lesquelles elle devrait pouvoir se régler.Il ne s'agit donc en aucune façon de rien ôter à le première, bien loin de là, il s’agit de lui fournir les aliments sains et assimilables pour elle qui doublent sa force.On sait que sainte Thérèse disait un jour à ses compagnes: ‘‘Que chacune nous fasse profiter de son esprit; personne n'en a de trop.” Personne non plus n’aura jamais trop d'instruction, s’il n’a rien ambitionné au delà de ses forces, s'il n’en a point entassé plus qu’il ne pouvait en ordonner et, dans le sens précis du mof, en comprendre, en vue surtout de les bien appliquer.fl ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau ni mettre le pied sur le lumignon qui fume en- core; ce sont là paroles d’Evangile.Aussi, quand une femme se sentira en mesure de résoudre un problème de mathématique, si ardu qu’il soit, eh bien! qu’on la laisse en résoudre tout à loisir.Mais qu’elle veille elle-même à ne point trop compter sur ses préeucités si souvent décevantes et sur des forces cérébrales plus limitées que ses curiosités et que ses ambitions.Qu’elle sache bien aussi que les natures exceptionnelles sont rares et que, pour se mettre en dehors de la moyenne, il faut pouvoir être sùr de s’élever beaucoup au-dessus.Autrement, l'excès des efforts est payé de trop de sacrifices.Sans doute, on peut trouver et citer des femmes très instruites et d'un grand rayon d’activité intellectuelle qui seront en même temps de très bonnes mères de famille; mais ce n’est jamais sur de pareilles perfections que l’immense majorité de la race peut compter.Parlons d’abord, car il le faut, de ’’intensité et de la force de résistance dont dispose le système nerveux féminin.11 est capable de beaucoup acquérir par sa finesse d’observation, par son amour des petits détails et par les souvenirs qu’il en garde: il est moins apto aux vues d’ensemble et prolongées qui exigent une tension soutenue et sans cette variété qui lui plaît tant.La question ici est très grave et il ne faut pas craindre de parier nettement.Pour être sûr de ne rien donner d’à peu près, je suis allé trouver des autorités médicales indiscutables.J’ai consulté, en particulier, un médecin des hôpitaux dont toute la carrière s’est faite dans la gynécologie et qui est membre du conseil supérieur de la natalité.Je lui dis: On est généralement d’accord pour penser que le travail cérébral des hommes (pourvu, bien entendu, qu’il ne soit pas extravagant) ne nuit en rien à la santé, qu’il lui est même profitable jusqu’à être une condition de longévité.En est-il de même du travail cérébral féminin?Et ici, j’entends bien moi-même par travail cérébral celui qui demande [dus qu’une attention ordinaire avec des réflexions variées.U me répondit: “Non, l’assimilation n’est pas possible, en dehors, vous le comprenez bien, des cas exceptionnels.Il y a.dans la vie physiologique de la femme, des moments d’épreuve inévitable, dont le trouble ou le succès intéressent expressément le sort de la maternité future.Quand les jeunes filles sont aux prises avec des études trop tendues, toute leur économie s’en ressent et en est douloureusement affectée, pour ne pas dire altérée et compromise.Après le repos des vacances, tout est normal; tout cesse de l’être et Test de moins en moins sous la pression d’examens et de concours exigeant troj) d’efforts.“Voici un autre groupé d’observations que j’ai été à même de faire.Certes, les jeunes filles de magasins sont soumises à un travail fatigant et dans des conditions peu hygiéniques: elles sont condamnées à de longues stations debout, à des piétinements multipliés, à To-bligation énervante de se plier continuellement aux exigences et aux incertitudes de ta clientèle; du matin au soir, elles respirent un air rempli de poussières de toute nature.Maigre cela, au point de vue dont je viens de parler, elles sont moins éprouvées que les cérébrales.” Il est évident qu’en ces matières 11 faut tenir compte de tout ce qui est relatif.Telle jeune fille pour qui telle quantité de travail cérébral sera épuisante verra une de ses campagnes surmonter allègrement sa fatigue.Il est des femmes qui ont des cerveaux d’hommes; mais c’est ici à la moyenne que nous devons penser.Nous devons penser aussi à la succession des différentes périodes de l’évolution féminine.La précocité bien connue des jeunes filles est comme toute.précocité: il est rare que ses moyens d’action ne s’épuisent pas plus vite, si elle ne réussit pas à les renouveler par une appropriation heureuse à sa nature héréditaire.Les jeunes garçons des écoles primaires.qu’on jette indiscrètement dans les études secondaires, commencent généralement par des succès qui d’abord étonnent, mais qui sont le plus souvent trompeurs.D’année^ en années, ils baissent h vue d’oeil.Il faut prendre garde qu’il ne sc produise chez les jeunes filles quelque chose d’analogue.De 12 à 16 ans, elles devancent leurs frères et les dépassent; mais ce qui leur paraît à elles un point d’arrivée et ce qui a toutes chances de l’être, en effet, n’est pour leurs frères qu’un point de départ.Ici, ce point de départ est la préparation d'une carrière qui se poursuivra toute la vie.Là, ce devrait être à peu près toujours, et c’est en réalité.dans le champ des imaginations et des désirs, le mariage.La recherche prolongée d’un titre et d’une fonction sert, ou à trouver un mari, ou à se passer d’en avoir un, si les conditions économiques de la Tout le monde, dans les environs, parle du rétablissement de Mlle Jackson.Wteff Velma Jacks ok Mlle Velma Jackson, 247, rue Co-yeau, une des jeunes filles les plus attrayantes et les plus populaires de la société de Windsor, en est une autre, dont la profonde reconnaissance ne lui permet pas de rester muette, au sujet des bienfaits considérables qu’elle a retirés de l’emploi du traitement Tanlac.Elle dit : “Je ne pourrai jamais assez louer Tanlac pour ses bons effets sur moi.II a rétabli ma santé et m’a faite engraisser de vingt-quatre livres, il y a un an.et jusqu’à aujourd’hui je me sens si bien et si forte que je trouve la vie belle.Pendant trois ans.j’ai souffert de maux d'estomac, et j’étais dans un état si affreux que je craignais d’être obligée d abandonner ma position, car il me fallait rester chez moi, une semaine à la fois.“Cependant.Tanlac a soulagé mes maux, m’a fait commencer à manger et à dormir comme une enfant, et tout le monde, dans les environs, parlait de mon rétablissement.Je me sens très bien et très forte, et je ne perds pas une seule journée de bureau, et je jouis de mon travail et de mes amusements, mieux que je ne Pai jamais fait”.Tanlac se vend chez tous les bons pharmaciens.N’acceptez pas de succédané.Il s’est vendu plus de 37 millions de bouteilles.Les pilules végétales Tanlac sont le remède propre de la nature pour la constipation.En vente partout.vie ne laissent pas la liberté du choix.Une sommité médicale, dont la longue expérience professorale a été consacrée par l'académie des sciences, me dit: “J’ai eu à former un certain nombre de doctoresses: je pourrais citer une d’entre elles qui est une femme vraiment supérieure: toutes les autres, j’en ai acquis la conviction, ne voyaient dans leur doctorat qu’un moyen d’arriver au mariage voulu.Si elles y parviennent, elles devront choisir ensuite entre la clientèle et la famille.” En attendant, la suite de leurs succès intellectuels suit-elle une marche accélérée?Je m'adresse à une autre autorité médicale particulièrement compétente, car elle s’est manifestée dans Vétude spéciale de la femme.Le maître était généralement satisfait de ses étudiantes, d’autant plus que, s’adonnant elles-mêmes à fétude et au service de leur propre sexe, elles étaient là plus qualifiées qu'elles ne pouvaient l’être, par exemple, dans des services de chirurgie.La principale difficulté à laquelle elles se heurtent, c’est colle de la thèse: celle-ci leur demande, en effet, plus que de la mémoire, plus qu’une attention soutenue à tous les détails de renseignement; elle a besoin d’une certaine initiative scientifique, d’un travail de généralisation, de rapprochement et de fermeté dans les conclusions.Presque toujours, il faut leur trouver le sujet même, car elles sont très embarrassées pour s’en délimiter un.Une fois, sans doute, qu’on les a ainsi fixées et qu’on leur a jalonné la marche a suivre, elles se font remarquer par leur docilité, elles ne vont pas plus haut.Ce jugement m’a paru d’autant plus instructif que j’en recueille un tout a fait analogue dans une autre école savante, mais vouée à de tout autres études, je veux dire à l’Ecole des Chartes.F.à.on me dit: “Les jeunes filles qui se présentent à nos concours d’entrée n’ont pas encore perdu le bénéfice de leur précocité, puis la régularité de leur conduite familiale, de leur amoür-propre en éveil; aussi sont-elles très souvent supé-•rieures à leurs concurrents masculins, et il n’est même pas rare de leur voir prendre le premier rang.Une fois a Vérole, elles sc font remarquer par la finesse avec la- CHEZ GOODWIN Vaisselle au Rabais de 25% S ¦: t 1 W*rX Sont offerts à ce rabais 36 dessins à pièces remplaça blés, non pas au complet mais certaines assiettes de toutes dimensions, plats, soupières, saucières, légiL miers, compotiers, fruitiers, plats à céréales, assiettes à potage.Et ces Articles Ornementaux Bois à roses, porte-bouquets, services à crème, services à café, bonbonnières, piats à olives, services à mayonnaise, pots à tabac, services de fumeurs, plats à fromage, services à bonbons, statues, pots à fougère, cache-pot.Tous au rabais de 25%.Au troisième.1.1 MIT BQ quelle elles savent reconnaître lex petits détails, et cette qualité est encore relevée chez elle prtr la continuité de leurs efforts.Ou nous avons reconnu jusqu’ici T obstacle à leur développement ultérieur, c’est à la thèse; elle exige, comme vous le savez bien, une synthèse d’éléments linguistiques, historiques, géographiques, liturgiques et autres encore, qu’il faut ramener à une certaine unité.U’est devant ce dernier travail qu’elles se sentent un peu désorientées et quelles ont le plus besoin d’être mises d’aplomb.” On m’ajoute, il est vrai, que, tout récemment, on a eu un ou deux exemples d’une supériorité inaccoutumée dans l’heureuse confection d’une thèse savante.De îelhs exceptions «’infirment pas la valeur des observations prises sur la moyenne.Celles-ci paraîtront à bon droit d’autant plus significatives qu’elles se s>ont traduites par des expressions rigoureusement identiques.Or, aucun de ces deux témoins, maîtres en des études si différentes, ne connaissait l’opinion de l’autre.11 est donc plus que probable que des observations poursuivies sur des auditrices de Idle ou telle autre école supérieure donneraient les mêmes résultats.NOTRE ALBUM Le dépit est la faillite de.l’orgueil.* * * Je redoute les gens qui s en nuient tout seuls; on ne tient pas meilleur compagnie aux autres qu’à soi-même.5jt S(C Pour l'homme de coeur il est presque aussi pénible d’être aimé quand il n’aime pas (ine de ne pas l'être quand il aime.* * * Quand un homme est de l'avis de tout le monde, ce peut être tmr faiblesse ou par dédain.* sle On appelle s'oublier reprendre son naturel.-* * * Dans la délicatesse, le coeur a de l’esprit.Sully PRUD’HOMME.POUR LECTURE DURANT LES VACANCES Les chiuseurs de noix, romani canadien par Arthur Bouchard.1 En vente a la librairie du Devoir.$1.10 franco.Chemin de fer Pacifique Canadien TR ARN SPBLl.V! 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Décoré de la légion d’hon- neur, acheva le jeune Phénor entre I ses dents.z ; Lui et sa belle-mère étaien* tout j rembrunis par l’incident.Eisa ras-| semblait machinalement quelques pièces de vaisselle; les deux hommes piétinaient à une dizaine de pas, Max bourdonnant doucement, , avec de petits gestes, pour calmer j son compagnon.Tout à coup, Mme , Phénor se tourna vers Sylvoine, qui était demeurée droite sur son coussin.Une impression d'une rare violence étreignit la gorge de ia jeune : femme, un mélange de honte et de I colère la rendait muette et pâle.Sa tante s’approcha: —Que veux-tu, ma chère! Après tout, nous ne sommes pour rien là-dedans.Olul qui s’est attiré l’n-j postrophe n’aurult pas dû, au ; moins, parler si haut! La police j coffre les gens qui tiennent de pareils discours sur la vole publique.Il fallait qu’il fût un peu gris.—En effet: quelle excuse! Jeta Sylvainc, éclatant.EHc avait été trop mal Inspirée de venir à St-Mnur-des-Chénes! Ce n’était donc pas assez de l’air de et- paya et des aspects de cette un-.turc pour In bouleverser.,, il avait fallu encore cet incident absurde! Avec un soupir d’accablement, Syl-vnine allongea sur Therbc ses bottes luxueuses, recroisn son manteau fourré.Elle considéra la richesse et l'élégance de sa mise, les bijoux de ses mains dégantées ., Cela aussi, elle le devait à Mme Phénor.— F.Ilc lui devait tout! De quel droit lui eût-elle fait une scène.et a propos d’un homme dont elle-même, Sylvainc, avait accepté l’invitation?.Elle ne voulut plus penser!,.Non, elle ne voulut plus se demander si elle avait consenti à cette excursion par bravade, ou par un désir inavoué, plus inexplicable encore que tout le reste.Comm c’était bizarre, pourtant, de se retrouver à Saint-Maur en pareilles circonstance* e-t en pareille compagnie! Elle avait lalssfé lei la maison qui lui appartenait et dont elle n’avait plus entendu parler depuis août 1914.Personne, à Saint-Maur, ne savait ce que Sylvuine était devenue; personne, sans doute, ne s'aviserait de reconnoitre spontanément la pnoaante d'aujourd'hui.Une partie de «a maison avait été louée pour trois nm, peu avant guerre, à une vieille fille pauvre; le prix du loyer p'étnlt jamais parvenu à Sylvaino drupll ; son veuvage, et, qu’on eût ou non recherché ta propriétaire, envolée par le monde en effervescence, le bail, naturellement, n’avait pas été renouvelé.La somme qui dormait peut-être chez quelque homme d’affaires en attendant une réclamirtion était trop minime pour que la jeune femme s’en fût préoccupée à travers les péripéties d'uno vie comme la sienne.Sylvainc, recueillie par Mme Phénor, n’avait pas manqué d’offrir tout ce qu’ollc possédait,—une misère, à cette parente fastueuse, qui lui avait ri ou ne* en ; disant toutefois: Il est jiïide que tu veuilles fou*: cher tes revenu*.Ecria à Si-Maur, ' Sylvatne n'nvnit Jamal* écrit.11 eût cependant été inconocva-j ble qu’elle passât pré» de sa pro-| priété «an» voir co qu’il en était advenu.Sur l’une des hauteur* qui dominent la pittoresque voilée do lu Vnnao, une éclaircie des frondaison* touffue» montrai! une belle façade Lnuii JIV qui attirait l’attention de* touriste*, En arrière du eorp* tt« teigl* flanqué de deux pavillon*, un vieur donjon, reste de l’époque féodale, s’érigeait, drapé de lierre.Le* ctiàteUip» étaient ae-j cueillants èt laissaient ouverte la grille de leur parc, dont les allées et les pelouses noblement dessinées gardaient les traces d’un long abandon: le personnel était rare, en ce temps de guerre, et le château de Boisdrn, après avoir été fermé durant tant d’années, s’était rouvert vouleniçont lors du grand cataclysme, pour servir de refuge à une famille privée de son chef.En dehors du parc les futaies sc prolongeaient jusqu’au bas de la colline, et dessinaient un an de cercle autour d'une maison isolée qu'on appelait “la maison du puits”, à cause d’un puits ancien et curieux qui en était tout proche. taies entremêlées autour du cadenas.Derrière les étrangers s'arrêta une paysanne portant une cruche pleine d’eau; elle était jeune, et avait de grands yeux noirs dans un visage fin.Qu’est-re que vous désirez, messieurs et daines ?demanda-t* elle.— Entrer ici, ma fille, répondit, en la toisant avec uti sang-gène supérieur.le personnage occupé à débarrasser lu serrure.Sauriez-vous, par hasard, qui a les clés ?La porteuse d’eau ne bougeait pas.La maison n’est pas affichée à louer, reprit-elle; mais vous connaissez.peut-être.les propriétaires?La moins grande des dames, celle qui avait de si longs sourcils, et une coiffure comme n’en avait jamais vu la petite paysanne, habituée cependant aux excentricités des étrangères, fit sèchement, en désignant sa compagne : — La propriétaire, la voici; elle a le droit, je pense, de pénétrer chez elle, et, si vous savez qui garda les dès, vous lui rendriez service cq la renseignant.a suivre.Ce luurri*» miprmiz *u n« «i, ru* Uiiiil-Viucrtil, * Mnntrraf.r VIMPHtM».air poei i.sjas .Steel, Mc prf., 5 à 21 S» Canada (rnirnt Prf., 22 A 1021* ; 21 a 101; ô a Ï02\.Detroit United, 25 à 754».Cons.Smelting, 100 9 201»; 10 è 26' Dominion Glass, 70 à 97.Dominion TrxHîe, 25 ft 71 \ ; 40 à 72 Canada Steamship Prf.5 à 49.Ijuirentlde Co., 30 à 101 y,.Montreal Power.34 ft 123; 15 ft 123>a, Penmans.I ft 151.Mackay Prf., 20 ft fi9.Mont.Cottons Prf., 2 ft Spanish River Prf,.7j ft Sfiawinhun.59 ft 120 Twin City Prf.25 a 106.Dominion Steel Prf., 50 ft 77», Mnrkny.10 ft 110.Ottawa Power, 15 ft «P-*: 25 ft HO.Blordon.50 a 2.Toronto By.75 ft 82; 25 ft 82»».Twin Cits’, 190 ft 76; 300 ft 70'-.23ll ft 77: 330 ft T,fti.06 ft 76’ft ; 75 ft 70^; 15 ft 75*i.Canada Converters.35 ft 95 oc it rr, A.m.a MIDI A Mantle Sugar, 10 ft 21 : Bell Telephone.101 a 121W Brazilian Traction.100 ft 46’j.Brit.Eim>.Sice!, 2de prf., 10 ft 2:1*% Canada (ornent.Prf., S ft 102y,.Detroit United, 67 ft 75; 10 ft 731-,.Cons.Snidtinn, 2 ft 26.Dominion Glass.25 ft 97; 6 ft 97»«.Dominion Testlle, 60 ft 72.lairrentlde Co., 55 ft 101.Montreal Power.35 ft 23»» Mmitreat Tramways, 70 ft 51.Ottawa Power, »0 ft 80.Spanish Iliwr, 10 ft 92 Spanish River Prf., 1 ft 101V Shawinigan, 53 ft 120 Twin CÏÏy, 5 ft 75%; 75 ft 76.HHIk-rest (Ini!.Prf., 10 ft 90.St.Lavretice Hour, 10 ft 64.BANQUES Boyale, 5 ft 221.3 ft 32!» 4.Montreal.55 ft 247H- Union.25 ft 128.Molaons, 6 ft 176.OBLIGATIONS Tramways Deb.1200 ft 81; 800 ft SO11, .600 ft «9*4.109 101'a.Nouvelle émission Sous offrons le solde disponible de $8,000,000 Belge Canadian Paper Company Limited Obligations-or, première hypothèque, 6% 20 ans, amortissables JOUISS ANCE : 1er JUILLET 19-23 rtmiesion autorisée $10,000,000 ECHEANCE: 1er JUILLET 1943 J.émettre actuellement, $8,000,000., —-.- ¦ Capital et intérêts payables au choix du détenteur, en monnaie d or deo Etats-Unis à l’agence de la Banque Royale du Canada, New-York ou en monnaie d or i-anadienne a n'importe quelle succursale de la Banque Royale du Canada au Canada ou en liv res Sterling à la Banque Royale du Canada, Londres, Angleterre, au taux fixe de $4.86 2-3 à làül Sterling •Service bi-annuel des intérêts, les 1ers janvier et .juillet.Titres de $1,000 et de $500 munis de coupons'5 et admis à 1 enregistrement pour le capital seulement ou titres nominatifs en coupures de $1 000 ou ses multiples Ijes titres munis de coupons et les titres nominatifs en coupures de $1 000 ’ échangeables.Droit de remboursement réservé à la Compagnie, en totalité ou en partie à toute date d échéance des intérêts, sur préavis de trente jours, à 105 et les intérêts courus, mo ns ^ de 1% pour chaque année ou partie d’année de la date d échéance de ces obligations, mais dans aucun cas à moins de 102 et les intérêts courus.Fiduciaire—Montreal Trust Company.Le fonds d’amortissement cumulatif annuel qui commence à fonctionner le 1er juillet 1924, sera de 2% pour les cinq premières années et de 39f par la suite.LA COMPAGNIE f a Bêla» Canndinn Pap#r Company, Limited, eat eonatltoé* aalwant les loti de ta Province de Qnébee i, k_» «y.raiftrlr 1m propriété* et lev affaire, do In Belgo Paper Company, Limited, qui e»t «ne dw pin.Impoîîinte^ eimno «ntea fabriquant le papier journal au Canada ft un pria de revient particuliérement baa.Kite noaxéiie e» Shawinigan Falla, P.4L, un moulin de* plus modernes poor la production du papier à tournoi ^,'e moulin n nnl JnnJ* dr “'O0" ,0n*/* d*- pup-r* Journal Palp -née.Ou est ft faire le.traV.« pV.r «BmeSt“ “r,te d”oSuVïïon à 115.000 tonnes par année.Lu compagnie fuit de très bonnes affaire* depuis vingt ans.** * "* Prod,,cl,on GAGES DE SE CUBIT B.Ces obligations porteront gage de première hypothèque sur les bleus *™lnl*,,,***r* ,,*e P°*®êde Is compagnie, eomprls le moulin, les ronstructlons, les limites forestières et lea baux qu'elle a actuellement et au’clte nm# p.r la saite et elles constitueront une charge flottante sur tout uutre setif présent onfurn?* P “* acn estime que ces limites contiennent ft peu près 6,000,000 de cordes de bols de pulpe, sait uae quantité suffisante pour les opérations des moulins lorsque la production en aura été portée au maximum, pour quarante ans à venir.L'administration de In Compagnie reatera aax mains de eeux qui ont contribué ft la placer dans la situntlon où elle est anjourd'hui.Le président, M.Hubert Biermans, a été fe tête dirigeante de l’entreprise depuis son organisation.La majeure partie de cette émission ayant été pincée aux Etats-Unis et au Canada, l’offre de ce solde est .conditionnelle à Vémission des titres, quand et telle qu’effectuée, et à leur livraison entre nos mains et sujette à la légalité au: Prix de 99 et Tintérêt couru pour rapporter près de 6.10%' Wood, Gundy & Company Montréal Newman, Sweezey & Co., Montréal Limited Los renseionements ici contenus, sans engager notre responsabilité, nous paraissent dignes de foi, ayant été puisés à bonne source, et on< servi à guider notre jugement dans l’achat de ces titres.Maïs Jaune No 2 .97 l-2s.No l, d’alimentation .'iüs.No 2, d’alimentation .5^ Miiïs jaune No 2 .9/s.i Blé à \olaiIle, le 1(1(1 livre .$2.00 LES GRAINS (Cours fournis par la maison Quintal & Lynch, 59, rue Saint- Pierre).A WINNIPEG Blé : Juillet.115 3-4 Octobre Avoine 116 109 3-4 109 3-8 Juillet .48 7-8 Octobre .44 431-2 A CHICAGO Blé : Juillet .111 111 1-S Septembre .1101-1 Mats : Juillet .82 12 81 1-8 Septembre .79 78 Avoine : Juillet .12 3-8 | Septembre .391-4 38 7-8, LES GRAINS Les progrès de l’assurance-vie Montreal Public Service Corporation 5%—1942 Principal et intérêt semestriel payable- à Montréal et à New York Coupure*: $500 «t >1,090 Prix: 87% et l’intérêt couru comptant oh par versements mensuels Rendement: 6.15% Ç*o- £eausohil & Clé Bons - Obligations 112, rue Saint-Jacques, Montréal NOUVELLE EMISSION: $100,000 5 ,/2% — 1 an à 10 ans.SYNDICS DE LA PAROISSE DE NOTRE-DAME DU ST-ROSA1RE DE MONTREAL Prix le pair G.-A- fleaullta, coorder en «rsln c4 en transpart, édifies du Basrd of Trsiie, s retu es mstln les déptrhes suivant.qu’il nous communique: Chicago, 7.(Tribuocl.-n Quel-; ques opérateurs locaux achètent i ifc l’avoine et vente du mais.Us disent que les avoines sont trop bon) marché eomparativeinent aux autres grains et qu'il doit \ avoir un ajustement de cette différence.Il y a une différence de 40 cents entre le maïs de juiUct et l’avoine.| Il y a moins d'empressement de la pari des opérateurs locaux à pousser la vente du blé îi la baisse, vu i que les prix sont déjà bas, Cepen-i liant il n’y a rien pour le moment pour provoquer de forts achats.| Les courtiers sont disposés à con- i sidérer la situation étrangère com-i me susceptible d’améliorer le mar-i ché.Un règlement des paiements! de la dette allemande améliorerait les marchés étrangers.Chicago, 7.( Par G.-E.Saunders) Le march# devient plus sensible aux facteurs de baivse.Ceci est d’autant plus évident que l’on perçoit même un résultat de cette chose imperceptible et indéfinie! qu'est “un meilleur sentiment”.A en juger par la tenue du marché i une nouvelle avance est possible.1 K9 PRIX AU COMPTANT L* luiitan quintal rt I vnrh, rua Saint.! PUîro.nout cammunlqu.1»« prix .nivanlx OMIT vrntu rfr train* au compUn* »ur [» marrhà d.Mantraal : Le marché se stabilise.BLE No 1, Northern $1.32 1-2 à $1,33 \ en uiger par la moyenne de (épargné par habitant, le peuple canadien est l'un des plus riches qui soient au monde.D’après le colonel A.-F.Hatch, président sortant de charge de la section onta «anisée, visitera Québec la semaine prochaine et fera l’inspection du réseau.Le remboursement des obligations de la Quebec-Montmorency-Charlevoix, échues le premier juin .— .dernier, se fait actuellement à la rieime de la “Canadian Manufac-I banque Royale, hirers Association”, les dépôts du !?Corporation desDeuEATioNS Municipales MIHI ÎENE DUPONT Président UIMITEB J.W.SIMARD Vice-Président l6CÔTEdtl»M0NTADNE.QUÉBEC MIHI ^ 7PLACEDÂRME5 MONTREAL Titiphone 6 93 2 Telephone Main IB 3.*} DEVENEZ PROPRIETAIRE f DANS MONTREAL-EST Maisons de 2 et 4 logements à vendre près des églises, écoles et tramways, rues pavées, trottoirs en ciment.PAIEMENTS PAS PLUS ELEVES QU’UN LOYER S’adresser à l’HOTEL DE VILLE DE MONTREAL-EST 5430, Notre-Dame esU Lasalle 3087.publie auprès de* banques et iFs; compagnies de prêts se chiffrent! a environ deux milliards de dol-' lards mi $250 par tète.I ne autre indication de la croissance rapide de la fortune indivi-iHii'li du Canadien c'est l’augmentation des sommes placées dans I assurance-vie.En 1906.i! y a-vast nu l anada pour $656,260,000 d assurance-vie en vigueur.Fn Cl’ t°tal était porté à environ trois milliards et demi.Uastle Graham, secrétaire Les mines fealtrr Kavanagh «t Cia, ru* Bt-F rancois-Xavier, MONTREAL lécurlté*.Montréal.îh Argent Atltt» Vronaut 11» kl win Braver eons.Inckingiinm Ikrirli Ouvertura Off.Drm 6 80 84 11 V» n H 38 H 33 M.J.-H.I Caatle Trrtheway de P“As* ' '-tiaiMit llugltra | i lu Ion somation des assureurs du Can a-1 On .dit — M aoaa.CA «NKT MONDAIN.NOTES PERSON ¦ NE, I VP ETC-r — 81,(Ml on.to.artlon.——————————MPMMMS— AUTOMOBILES s m LE TABAC SiiSw 4V*< ; CHAUFFEURS Mi^.~AML,tt£NS demandé*, j wulvef Ifv courir jour ou «olr.Licence garantie, position assurée.Cours privé» pour ®**n*-** S’ad.ConlomDe, 700, Deinoutiguy->*».: Est 4*44 COLLEGE DE BARBIERS Ve,soins, Incluant toujours timbres pour réponses as suréc et on vous évitera du trouble et des dépense».Ijr Ferme Avicole, Yamaska, St-Hyaclnthe, Québec.BUREAU A LOUER Beau bureau bien éclairé situé au ccnlre de Ja partie commerciale de l’est, rue Ste-Catherine.Service d’ascenseur et concierge, S’adresser â M.Forg t, 504.rue 8tc-Catherine est.Est 1447.Tous fer Drain-Quittent ta G.-e fhnaventures le Meilleur Service de Passagers au Canada IT làZv m Villc$aturesii'Céte delAtlantiçue Brise salée de l'air de la mer.Brisants mugissants.Beau sable blanc.Promontoires Rocheux.Voiles blanches.Gais costumes 'e Bain*.I ennis.Golf.Equitation.Pêche.Hôtels de luxe, ou Hôtellerie» ordinaire».Pensions plus modestes sur le bord de la mer.Cottages à louer, ans le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, le Maine et ailleurs dans la Nouvelle-Angleterre, Taux spéciaux pour voyages circulaires Vétlnsble» pris d’ocro'lonr an voyateuni par Le Pacifique Canadien Chois tie différente router * rrutar, beaucoup d'endroit» dan< I Co* —euuj très bu» poui voyutef circulaire».Pour rrnrrlfnen «nt complet», écrive», téléphoner ou eues.Bure»at dee billets i 141, raa ftt-Jacqaee, Télépon» Main SUS et «us tare* Windsor, Place Viper, Mile End, Weatmeont «4 Montréal Ouest.A Plyaiauth.ft Cherbourg et a Londres 36 Juin 4 floftt Saxonla 7 Juillet 18 «oût Albanie» CROISIERE MEDITERRANEENNE 30 Juin (Tho« C«x>k et Etù) Tuacunla A LendenSerry «4 ft Glusgaw • Juin 7 Juillet Columbia I» Juta 14 JuUlet Assyria i 23 Juin 21 Juillet Cameronia DE BOSTON A Llrtrpoal al ft Queenstown » Juin 12 JuUlet Samaria 33 juin 2fl Juillet Scythia ! Keoacignement» complet» è TME ROBERT REPORD CO., LTD., Montréal, ou auprès de» aaenta locaux.Cour de circuit Prortnea de Québec District de Montréal.No 104
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