Le devoir, 31 juillet 1923, mardi 31 juillet 1923
VOLUME XIV—No 178 MONTREAL, MARDI 31 JUILLET 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste : Edition quotidienne canada.$6.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$$.00 MONTREAL ET BANLIEUE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$2.00 $3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAIN T-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONEi Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 6121 Aduiniatratioa, Main 6153 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Pas un soU) pas un clou Est-ce contre le Japon que l’Angleterre veut construire la base navale de Singapour?Et si ce n'est pas contre cet ennemi possible, — son allié d’aujourd’hui, par traité signé il y a une quinzaine d’années, et subséquemment renouvelé, contre quel ennemi possible se prépare-t-elle donc?Telles sont les questions qu’on a posées à Westminster, il y a juelques semaines, celles qu’on a rappelées hier, au cours d’une séance de la Chambre des communes britannique.Au premier ministre, M.Baldwin, le député libéral Lambert a demandé s’il savait que "le comte Uchida a exprimé publiquement l’avis, dans une entrevue, que l’établissement d’une nouvelle base navale à Singapour est en violation, sur maints points, de l’esprit du pacte île Washington et que rien dans les relations anglo-japonaises ne nécessite le lancement d’une entreprise aussi coûteuse”.Par ailleurs.le capitaine Reginald Berkeley, autre député libéral, a cherché à savoir de M.Baldwin s’il est vrai qu’ “un ministre du Japon a déclaré que le Japon devrait entreprendre de son côté des mesures de défense importantes, pour parer à la proximité de la nouvelle base navale anglaise”.A ces deux députés, M.Baldwin a répondu on niant l’authenticité de l’entrevue ilu comte Uchida, et en affirmant n’avoir eu aucune connaissance des propos auxquels le capitaine Berkeley fait allusion.Il a ajouté qu'il ne servirait à rien de débattre avec le Japon la question de la base navale de Singapour.La Grande-Bretagne a réservé explicitement ses droits à ce propos, à Washington.Mais, à ce qu’a dit au surplus M.Baldwin au capitaine Benn, il n’y a de cette réserve, à sa connaissance, aucune preuve documentaire qui puisse être publiée.* * * Quoi qu'il en soit des déclarations qu’on attribue à des hom-r es d’Etat japonais, un fait est certain: si ce n’est pas contre le Japon que les autorités navales britanniques se préparent en faisant à Singapour des travaux considérables, on ne voit guère contre quel autre ennemi possible cela peut être, — à moins que ce ne soit les Etats-Unis.Ou le Japon, ou les Etats-Unis, telle est l’alternative.Or les Etats-Unis n'ont qu'une escadre de second ordre sur le Pacifique, et rien ne peut porter à croire que leurs intérêts et ceux de la Grande-Bretagne s’y heurteront, pas plus que sur l’Atlantique.Reste le Japon.Ou la Grande-Bretagne se prépare contre une rupture prochaine avec lui, ou elle s’agite pour rien du tout.A qui fera-t-on croire que John Bull, si réaliste, si calculateur, s'apprête à dépenser une cinquantaine de millions de dollars à Singapour, selon lord Haldane, pour faire face à un ennemi inexistant, fantaisiste et imaginaire?A personne.La conclusion s’impose, un pair d’Angleterre a invité le gou-\ernement du Royaume-Uni à le dire franchement, il y a quelques semaines, c’est bien le Japon que Londres vise.Son rai-, sonnement est simple.Le Japon, certain de soi.pense à ne pas renouveler son alliance avec Londres.Une base navale formi-c able à Singapour devra le faire réfléchir.Et la Grande-Breta-.< ne estime que verser 50 millions pour s’assurer contre une rupture possible, c'est encore un sage placement.Si cela n'em-p ehe pas Tokyo de poursuivre ses plans de domination sur ’ océan Pacifique, dans ce cas- Londres se dit qu’une base navale Singapour assurera à la marine marchande anglaise libre jeu ( ans les eaux du Pacifique, en mêific temps qu’aux escadres de croiseurs anglais postées dans ces eaux une base d’opérations possible inquiétante pour l'ennemi.I)i toutes façons, donc, John Bull envisage l’a venir comme s'il devait y avoir des nuages du côté du Pacifique, ii sc munit d’un paratonnerre coûteux.Si le Japon passe outre, il y aura des prépar.iiifs militai es ou Londres et Tokyo dépenseront toutes deux, d’ici peu d’années, des centaines de millions.Et l’on sait, surtout depuis 1911, que les préparatifs de guerre mè-nent souvent à la guerre elle-même.* * * Singapour est loin du Canada, sur la carte géographique, certes.Mais Londres tient à rapprocher Singapour d’Ottawa, fin d'autres termes, les autorités militaires et navales britanni-(fues voudraient bien que le Canada se liât, d’une façon quelconque, à l'aventure de Singapour.Il n’est pas du tout certain qu’à la conférence d'octobre prochain, nos ministres ne s’entendront pas dire que, le Canada ayant un vaste littoral sur le Pacifique, ce qui se passe de ce côté, ou peut s’y passer, dans un avenir assez rapproché, ne doit pas le laisser indifférent.Ces jours-ci encore, on a fait remarquer aux Communes anglaises que, tandis que le Royaume-Uni dépense pour la défense impériale une somme annuelle de 58 shillings et 5 pence par tête, l'Australie dépense 17 shillings et 11 pence, la Nouvelle-Zélande, Il shillings et 1 pence, l'Afrique-Sud, 12 shillings el 1 penny, le Canada, (> shillings et 8 pence.Quelqu'un ne s’autorisera-t-il pas de cette statistique comparative pour en déduire que, des grands Dominions, c'est nous qui dépensons le moins pour la défense impériale et donc qu’à tout prendre, nous devrions nous placer ufi peu plus I)oHe 'io acrcs et les unbres «le son personnel.tre Montréal, Uartagene et Puerto- J «3 livres nar échantillons pèsent 63 livres par boisseau.La Saskatchewan a eu une belle température.Il a fait beau et il a venté.On s’attend à ce que les récoltas commencent dans une dizaine (suite de la première page.» Les cultivateurs de Maria peu vent aussi obtenir au prix du gros, plus le coût de transport et une commission de 5 pour cent pour défrayer !e salaire du gérant et d’autres dépenses encourues par la société coopérative centrale, leur farine et divers objets qui entrent dans l’alimentation des bentiaux Ces articles sont très il n’y a pas encore de Maria, chacun y fait son ultivateurs ont ainsi besoin d’une luantité considérable de farine, et a coopérative n’en fait pas venir /noins de sept ou huit pleins wagons par année.L’argent qu'ils épargnent ainsi en évkant les R tcrmédiaircs se monte à des som-nes importantes.H en est de nié me pour tout ce qui sert à l’alimen ! ation des bestiaux.L’épargne est encore considérable de ce dernier ¦hef, car les trounenux de vaches sept importants, l’industrie laitière et l’élevage occupant le premier •ang dans les préoccupations des jens d’ici.I jiour la vente des produits dont les principaux sont les oeufs, les agneaux, les porcs, etc.Sans; coopérative la plupart de ces pro duits n’auraient pas une grande valeur marchande et ne seraient la source d’aucun profit pour les cultivateurs.Ainsi les oeufs.Autre fois les marchands de la côte acceptaient les oeufs au prix inva niable et fixe de 12 sous la douzai ne, hiver et été.De plus, ils ne payaient pas ce prix en argent, mais offraient simplement en échange certaines catégories de marchandises, comme de r“indien ne’’ et s’arrangeaient de manière à faire un second profit sur cet échange.Les cultivateurs n’obtenaient pas ainsi des sommes con sidérabfes pour leurs oeufs.Aujourd’hui ils les marquent tout de suite à leur chiffre avec le sceau particulier que chacun possède et viennent les porter une, fois la semaine à la coopérative.Elle les A L’ACADEMIE FRANÇAISE Paris, 31.—L’Académie a accep- le prix Narcisse Michaut de 3,00ili té un legs de Jean Rozier de $190,- francs, en partage, à MM.L.Ducros^ I 000 francs “pour les cinq familles Albert Pauphilet et Maurice G'iu-^B les plus méritantes et les plus nom- chez; un prix Saintour de 1,00e*-a • e'Vf’Tr e # r* a »TI • * fTa * * • • • sssassssi » ?• • • • B'^fVs * * * • e #“RPs •Tfsssssesssss**** ün tube eau4em*nt ! rhaqot famine.Dusseldorf, 31.La “Ruhr-Hil fe".une association de bk>nft»iiian-ice, impose de nouvelles conditions ! pour que les ouvriers privés d’ouvrage en raison de l’occupation aient droit aux subventions du gouvernement.D’après les autorités 1 françaises, ces conditions seraient ics suivantes: “Premièrement, aucun ouvrier et représentant des employés don ! ne peut être congédié faute d’on-: vragr et si l’ouvrier quitte sa posi tion de son plein fire, el ne recevra! aucun.' solde de chômage; “Deuxièmement, au cas où un j 'établissement entreprendrait rie nouvelles constructions ou des travaux non productifs, il est oblige d'employer dus ouvriers indemnisés pur 1 ¦ bureau ouvrier de la “Rtihr-H life”: "Troisièmement, les avances en argent comptant faites par la “Ruhr-H'ilfr , pour res construe ; tions ou achats de matériel doivent' ! être remboursées en or; “Quatrièmement, avant qu’une; avance soit faite, il faut qu'il soit! établi sur enquête spéciale que j rétablissement qui demanda des; ; fond» ne peut en obtenir et l’emprunt doit porter la î re du Conseil ouvrier de la fabrique.Les entreprises ainsi encou-ragèes par U “Ruhr-Hilfe" doivent être sou» la surveillance d'une corn mission de régie spéciale.” Confédération des travailleurs intellectuels français et tenu à Paris les 5, 6 et 7 avril 1923, est donné dans les Informations Sociales du 20 avril.Le syndicalisme des travailleurs intellectuels n’est pas entièrement nouveau, Des organisations pour la défense des intérêts de différentes professions intellectuelles i existent depuis longtemps.Depuis: la guerre, cependant, un mouvement nouveau tendant à la centralisation s'est manifesté et dan* différents pays des organisations centrales de travailleurs intellectuels appartenant aux diverses professions ont* été créées en vue de la réalisation d’un programme économique et so-« réaliser i çia,| défini La Confédération fran-avons en-1 çaise des travailleurs intellectuels a été fondée à Paris en 1920 et, au | moment où Je Conseil central des ; travailleurs intellectuels fut créé en j , Autriche, la Xational Federation of I j Professional, Technical, \dministra-, ; tive and Supervisory Workers fut i | établie en Angleterre.A la confé-! rence, réunie à Paris, les Confédérations des travailleurs intellectuels d’Autriche, de Belgique, de Bulgarie, de Finlande, de France, de Grande Bretagne.de Roumanie et de Suisse étaient officiellement repré- j ! sentées.Kn outre, le Canada, la Tchéco-1 Slovaquie, le Danemark, la Grèce, l'Italie, les Pays-Bas, In Norvège, la ; Perse, la Pologne, la Serbie et la ! Suède avaient envoyé des représen-; tants officieux.11 ressort à l eviden-ec des délibération» de la conferon Artisans du Nord qui, comme lui, forment le voeu que l’anniversaire du club social reste longtemps gravé dans la mémoire de ceux qui prendront part à la grande manifestation sociale et sportive de dimanche prochain.Plusieurs comités sont formés qui se sont mis résolument à l’oeuvre, et l'on peut anticiper un brillant succès pour la fête champêtre, à laquelle tous les Artisans, hommes, femmes et enfants, sont spécialement invités.Tous seront l’objet du plus chaleureux accueil.CADRES! MIROIRS! MOULURES! TEL.EST 354» 9 à 5 heure* DR ARTHUR BEAUCHAMP CHIRURGIEN - DENTISTE 529.RUE ST-DENIS MONTREAL Nouveau bureau.MUSICIENS J.N.CHARBONNEAU DIRECTEUR DE 7’INSTITUT MUSICAL ET DE LA SCHOLA CANTORUM PIANO, HARMONIE, CHANT GREGORIEN Studio: 364, Ste-Catherine est.Domicile: 668, Mullins.Victoria 10 R.0.PELLETIER Auteur des ouvrages suivants: “Le toucher du pianiste”."L’Etude de la littérature du piano”."L’art pianistique”.Enseignement supérieur du piano 23, rue Mansfield, Montréal PROFESSEURS Dr*it COUP'S I h*rmacie Médecin* wazuivj Ar[ d4ntalre Préparatoire* aux examens, dirigea par René SAVOIE, L C.et 1.E.Bachelier «* art» et è* «cienee» appliquée», e*-profes»eur au collé** Sainte-Mari* et au collé** Loyola Créparation au baccalauréat, à l'immatriculation ENTREE: en tout tempe de l’année Résultat» de l’année: de» candidats présenté».75% REÇUS.238, RUE ST-DENIS Tél.Est 61S2 Bn face de l'egliae St-Jacques La Cie Wisintainer & fils Inc.Manefacturiers-Importatenr* IMAGERIES.VITRES.GLOBES, ETC._ Gros et détail Bureaa et magasin Manufacture.18.St-Laurent 7, ru* Clark# MONTREAL, QUE.Tél.Plateau 2815 OPTICIEN La Russie jugée par un Russe ci' que quoique les organisations représentées eussent été créées à peu près au même moment dans le but de réaliser de*, aspirations idcnti qurs, les organisations ont des ba ses assez différentes.Los Confédérations des travailleurs de Belgique, de France, de Bulgarie, de Suisse et de Roumanie représentent des travailleurs intellectuels de toutes catégories, pourvu qu’ils Soient indépendants à la fols des intérêts pa-trçnaux et ouvriers.L'organisation autrichienne, plus vaste encore, in- j téresse un nombre beaucoup plus grand de salariés, et comprend à peu près tous les travailleurs rte rentrant pas dans le cadre des svn-i die ids.L’organisation britannique se compose surtout d'cnplovés.ailleurs, ) quoique ses statuts ne lui interdi wignntti- sent pas l’admission des intellflc-tuels appartenant aux professions libérales.j L'organisation finlandaise est H* j mitée aux fonelionnaires civils.I Le Congres décida la créâtX>n Moscou.31.— Christian Rakov-sky, récemment désigné président de la délégation russe à Londres, a déclaré à une assemblée ouvrière,, que les Etats-Unis jouaient partie serrée contre l’Europe tandis que tous les autres pays capitalistes se querellaient entre eux e* cherchaient à se ruiner les uns les autres.“Au point de vue politique, la Russie occupe une position avantageuse," fit 51.Rakovsky, "et la diplomatie rouge ne peut encore jouer un rôle décisif dans la poli tique internationale, étant donné qu’elle n’est pas encore assez forte au point de vue économique.M.Rakovsky a (terminé son discours en invitant les ouvrier» à accroître la production industrielle et agricole._________ La prohibition au Mexique Ottawa.31."Plusieurs membres du gouvernement préconisent la prohibition, mais il serait absolument impossible d« l’appliquer étant donné lu psychologie de la population”, a déclaré xenor Pedro Peinez, un multimillionnaire mexicain, qui est à visiter l'est du Canada avec son épouse.M.Peinez n prédit que le président Obreaon se retirerait de lutte présidentielle en 1924, en faveur de son ministre de l’intérieur, M.Caliez, ou du secrétaire du Trésor, M.de Lnhuertn.Il y avait un autre candidat à la présidence, M.Raoul Madero, un parent de l’ancien président, mais depuis que son allié, le fameux bandit Villa, a été aïsa»*iné, sa popularité a décliné.&x«mtn de la ?u«» limette# et lorgnon** Telephone: Eat ALPHONSE-L.PHANEUF OPTICIEN-OPTOMETRISTE 385, me Saint-Denla Pré» d* I» rue Ontario MONTREAL Manufacturiers de carrosseries JOS.BONHOMME, Limitée AUTOMOBILES FORD Manufacturiers de carrosseries de livraison.Vendeurs autorisés' de l’automobile Ford.Toujours en main: runabout, touring, coupé, sedan et camions.Pièces de rechange.200, RUE GUY Leblond deBrumath 259, RUE ONTARIO EST Bachelier de rUniversité d* Franc# #t de l’Uniyeralté Laval, officier d’Aeadémi*.auteur de plusieurs ouvrages.Le plu» ancien cour» de préparation aux examens établi à Montréal.Oui veut devenir rapidement MEDECIN?avocat: pentistet pharmacien* institut Laroche enrg.Cours classique — Brevets Cours commercial 303, rue Saint-Denis En face du théâtre St-Denis COMPTABLES P.A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered accountant) Chambre 315 Edifice “Montreal Trust” Place d'Armes.Tél.Main 4912 IJL PRETS SUR HYPOTHEQUES A JETTE A CIE, 50, rue Notre-Dama nueét, édifice Duluth, chambre 22.Courtier* en immeubles, expert* (établi» 1855).Prêts sur deuxième hypoth*Que»i que» et balance de en propriétés, premier» et tchale d’hypothè-prix d» vente».Chemin de fer National du Canada SERVICE MONTREAL MALBATE la heure 6.40 le lendemain matin.L’heure indiquée ici est celle de l’Est.L’heure de l’économie do lumière solaire marque une plus tard.Pour autres renseignements, rote nue de places, etc., s’adresser a n'importe quel agent ou au bureau des billets de' la ville du chemin de fer National du Canada.230.nie Saint-Jacques, téléphone Main 3620.(réc.) Le train qui part actuellement de j Montréal, gare Bonaventure, à 9.45 a.m.se rend directement à La Mal- j baie tous les jours, sauf le diman- j che, arrivant à Québec à 2.30 u.m., j à La Malbaie à 7.15 p.m.; au retour,; il part de La Malbaie à 8.30 a.m.tous les jours sauf Je dimanche, de Québec à 1.20 p.m.et arrive à Montréal à 6.05 p.m.’ Un service de wagon-salon-buffet; est fourni sur ces trains pour et de Lu Malbaie.Un wagon-lit-boduoir est mis en circulation avec les trains de nuit de Montréal à I.n Malbaie, avec le1 train qui part de la gare Bonaventure, à 11.30 p.m., arrive à La Malbaie à midi, en repart à 5.15 p.m.1 Le dimanche et arrive à Montréal à1 montant de $85,000 à |90,000.Autre coup de banditisme Scranton, Pu, 31.— Trois bandits ont arrêté le payeur de l’Avoca Coal Company, sur un train, à Moosic, hier.Se servant de leurs pistolets ils ont tué un nommé Murphy et ont blesse deux autres hommes.I^es bandits s'enfuirent ensuite avec l'argent de la paie, soit avec un Oi-Liit.AJ».—^SO lib LE DEVUiit, .LOMKEAU MARDI 31 JUILLET 1923 «2 A travers la presse hebdomadaire canadienne-française Le bilinguisme un vain mot?Sur l’ei^clume — Le status de la presse québécoise — Un livre sur l’Ouest au commencement de sa civilisation.Voici quelques articles pris dans les plus récents numéros de nos hebdomadaires, et qui sont de lecture à la fois agréable et utile.Le bilinguisme un vain mot?Dans les wagons-restauranis du Chemin de fer National, il n’y a plus que des employés unilingues, en d’autres termes des chefs et garçons de table qui ne parlent et ne comprennent qu’une seule des deux langues officielles, l’anglais.• 11 n’est pas rare, même, que certains de ces serviteurs publics affichent ouvertement et grossièrement leur ignorance aussi absolue que dédaigneuse de l’autre langue, le français, et cela en plein coeur de notre française province.Nous en avons fait naguère la répugnante expérience.Nous étions à la même table quatre passagers de langue française.Le chef de service nous adresse la parole en anglais et nous adresse la parole en anglais et nous présente un menu exclusi-vernent*rédigé en anglais.De notre côté, nous lui parlions en français.C’est notre droit, et nous sommes chez nous, dans notre propriété, dans notre wagon, sur ce chemin de fer de l’Etat, autant que n’importe lequel colonial de Toronto ou de Halifax, et plus qu’aucun aubàin qui se promène en notre pays par plaisir ou par affaires.Le maître d’hôtel ne comprend rien à nos questions et nous demande de parler en anglais.Nous le faisons d’abord par nécessité.Voici à son tour un sous-ordre qui s’amène pour nous servir, et qui, comme son chef, ne comprend et ne parle que l’anglais.Nous lui parlons à lui aussi en notre langue.Va sans dire qu’il ne comprend rien à nos .paroles tant que nous ne condescendons pas à nous expliquer nous-mêmes en sa propre langue de domestique.Il est de ces situations étranges où ce sont les maîtres, les employeurs, les dîneurs, qui sont obligés pour se faire servir par de simples porte-plats, d’abdiquer tout droit à l’usage de leur langue afin d’obtenir de ces valets une rénonse ou un service, pour lesquels ils sont payés.Ennuyé et vexé, l’un des convives s’adresse de nouveau au chef du service et lui enjoint, fort de son droit, en français, de nous procurer un garçon de table qui sait s’exprimer en franaçis.Le steward hausse dédaigneusement les épaules et répond, en anglais toujours, qu’il ne comprend rien.T.a demande lui est alors formulée en anglais.Impatienté, ce maître-cuistre répond, d’une voix insolente, en vomissant un juron que seuls ont droit de se permettre les messieurs modernes, en présence des dames modernes, dans les modernes salons, mais non pas les domestiques en présence de leurs maîtres ou de ceux qu’ils ont h servir.qu’il n’y a personne dans toute sa troupe de marmitons et de waiters qui comprenne la langue de M.Poincaré, du maréchal Focb.de M.Ernest Lapointe, de sir Lomer Gouin, de Médéric Martin, de Charles-Arthur Gauvreau, celle aussi de nos nèlorins québecquois de la Bonne Entente à la chapelle Cockshutt de Toronto.C'est donc un fait qu’il n’y a de place dans les wagons-restaurants du Chemin de fer de l’Etat que pour des employés de langue anglaise.Osons encore parler de l’influence française à Ottawa.Dans notre propre province, à quelques milles de Ste-Anne de la Pataquiè-re, corne dirait ce vieux bougre de Ladébauche, il n’y a pour les Ca-nayens de langue française pas phis de place que dans les bureaux de sous-ministres et de chefs de départements.C’est évident que du moment que les petits employés et les hauts fonctionnaires, d’un bout à l’autre du pays, n’entendent et ne parlent qu’une seule langue, la seule langue anglaise, notre langue à nous ne sert pas à grand’chose dans l’administration tout comme sur le parquet de la Chambre des communes.Notons cependant qu'il y a quelques années nous avons semblé regagner quelque peu du terrain que notre couardise ou notre nigaude indifférence nous avait fait perdre.C’était, chose bizarre, au temps de Borden et de Boulay! On vit alors des chefs et des garçons de wagons-restaurants, entre Campbell-ton et Montréal, qui parlaient convenablement les deux langues.C’était trop beau pour durer.Sir Henry Thornton se fait un devoir et se pique d’honneur de s’exprimer à l’occasion en français.Au cours de son grand voyage à travers ^ notre province, il y a quelques mois, il se plaisait à parler aux délégations qui le relançaient dans son char privé, aux gares où son convoi spécial s’arrêtait, en la langue de la majorité de ceux qui l’allaient visiter, c’est-à-dire en français.Puisque sir Henry tient notre langue en si haute considération, pourquoi ne décrète-t-il pas dans son omnipotence que la loi qui exige l’usage des deux langues sur les chemins de fer Nationaux dont il est le grand boss, soit observée du haut en bas de l’échelle, par les employés publics de son administration, du plus petit au .plus grand, surtout, oui surtout dans la province de Québec, et en bas de Québec en particulier où l’immense majorité de ceux qui voyagent à bord de ses convois, qui y couchent et qui y mangent, à grands frais, sont des Canadiens de langue française, qui sont peut-être la meilleure clientèle, la plus considerable et la plus payante de tout le réseau ferroviaire national?{Le Progrès du Golfe) Sur l’enclume Cn brave ouvrier se présente, l’autre jour, en cherche de travail, chez un de nos employeurs.11 s’informe d’abord de l’état du travail et apprend qu’il est assez abondant dans la fabrique, mais qu’en revanche, il y a aussi pas mal de monde.Se risquant alors, il demande de l’emploi, il est un homme de métier eit il se permet de croire que son métier est capable de lui fournir assez pour vivre.Combien demandez-vous?lui demande l’employeur.Vas cher, un minimum seulement, soit tant de l'heure.Le prix demandé était, en effet, un minimum.Sa réponse eut l’effet de ia foudre.11 vit immédiatement celui à qui il demandait du travail, blêmir.s’appuyer fortement sur son bureau et cn rester presque étouffé.Evidemment, il avait trop demandé.11 paraît, pour certains, que c’est trop de demander de quoi gn gner son pain quotidien.Il le vit bien, d’ailleurs, car Tau tre lui promit d’inclure son nom sur sa liste de demandes d’emnloi.avertissement ordinaire qu’il n’y ; rien pour le chercheur.Cela peut prendre bien du temps, continue l’ouvrier et comme j'ai besoin de travail, je crois bien qu'il va me falloir faire comme tant d’autres et partir pour les Etats.Aller aux Etats-Unis?dit l’employeur; mais c’est une folie, un manque de patriotisme inconcevable.Ça ne va pas aussi bien que cela aux Etats-Unis et, je vous assure que plus d’un voudrait bien se voir revenu chez lui.i) y a bien un peu de travail par le temps qui court, mais cela ne durera pas et ceux qui partent le regretteront amèrement, prenez-cn ma parole.Pardon, dit alors l’ouvrier, ce n’est pas par manque de patriotisme que je dis cela; car depuis deux ans, je me décide tous les jours, parce que j’aime nui ville et vou drais y mourir, à ne pas partir pour les Etats-Unis.Alors, ce sont les gros salaires qui vous attirent?Non.ce n’est pas encore précisément cela.Pourquoi, alors parler de quitter votre pays, ce pays, plein de promesses, pays aux ressources naturelles inépuisables, pays que des milliers et des milliers d’Américains prennent la peine de venir visiter chaque année?Mais, monsieur, dit finalement l’ouvrier, si je parle de partir c’est tout simplement pour mp trouver de l'ouvrage.11 y a deux ans que j’en cherche ici et je n'ai presque toujours eu pour réponse que des inscriptions de mon nom sur la lis te des candidats.Je fais d’ailleurs comme le pêcheur.Au fait vous aimez la [lèche?Oui beaucoup et j*y vais tous les ans.Alors que faltes-vbus quand, après avoir demeuré deux heures au même endroit sans prendre un seul poisson, vous apprenez d’un passant qu’au bout de la pointe il v a “une bonne place’’ et que ceux qui v sont font une bonne pêche?Je ne fais ni un ni deux, je lève) l’ancre et je m’en vais essayer au bout de la pointe.Ne suis-je pas dans le même cas?11 y a deux ans que je fais inutilement la pêche dep places.Or, j’ap-prenês qu'aux Etats-Unis, il y a de “bonnes places” où la pêche est bonne.Je prends le train et je m’y en vais essayer.Il fut question ensuite de la température et l'ouvrier reprit le chemin d’une autre usine.{Le Travailleur) Le “Statue” de la presse TYRANNIE ET LICENCE — CONTRASTE IMMORAL Si la société veut obtenir de ia presse un meilleur rendement, elle devra nécessairement modifier un peu son attitude à l'égard de celle-ci, dans la législation d’abord.p"is au cours des diverses relation# qu’elle entretient avec elle.J>isons-le tout de suite franchement.le législateur, chez nous, est tyranique à l'égard des journaux — les plus utiles, n’est-ce pas ?— qui, voulant accomplir pleinement leur mission, abordent courageusement les problèmes d’intérêt public, tout hérissés, la plupart du temps, d'épreuves et de difficultés.Le journaliste le plus sincère et même le plus prudent, de n'importe quel endroit, ne peut s’empêcher de rencontrer, au cours de son travail, des incompetents, des naïfs et des coquins auxquels l’intérêt public, au sens strict du mot.lui imposerait de dire; “Vous êtes un incompétent donnez votre place à un autre", “vous êtes un naïf, aller refaire votre expérience” et, ce qui est encore plus dur: “Vous êtes un coquin, disparaissez de la scène publique”.Mais ce son! là des choses que le journaliste ne peut pas dire; tout au plus peut-il parler d’incompétence.et encore, à la condition d’y mettre des formes éludant les allusions trop -directes.Pas un homme raisonnable ne prétendra que le journaliste, les bras ainsi liés, puisse rendre à la société les véritables services de sa profession.D'autre part, le même législateur est odieusement débonnaire à l’égard des feuilles qui colportent de foyer en foyer la boue du scandale, qu’un reporter plus ou moins insignifiant recueille au cours des procès criminels en copiant servilement les dépositions de tel et tel témoins plus ou moins renseignés, plus ou moins sérieux, plus ou moins fourbes.A très peu d’exceptions près, ces récits scabreux n’ont rien d’éducatif, pour l'immense majorité des adultes; par contre, ils salissent l’imagination de la jeunesse et familiarisent le peuple avec l’idée du crime, au plus grand mépris de l'axiome psychologique, plus justement applicable que jamais cn notre siècle d’énervement : l’idée incline à l’acte.Continuons de parler franchement et avouons que ces récits n’ont pour but réel que d accroître le tirage.Les raisons que l'on essaye de faire valoir pour justifier cette publication ne sont que des prétextes.Cette licence du jaunisme est encore plus nuisible à la mission du journalisme que la tyrannie législative.Il y a encore le caprice du lecteur qui vient compliquer la situation du journaliste.C’est stupide, si vous le voulez, mais c’est vrai : en matière d’opinion, le lecteur ne recherche pas le journal qui pense le plus et le plus sérieusement, mais le journal qui pense comme lui.Imaginez si un homme peut s’éclairer en agissant ainsi ! ! ! Et, pour les préjugés, quel beau jeu ! C’est probablement celte étroitesse de vue qui a le plus contribué, depuis la Confédération, à contenir l’essôr de notre race.On a peur de rencontrer une opinion contraire à la sienne et on s’enlise dans ses idées, fussent-elles subversives.rétrogrades ou simplement niaises.Cette fantaisie intellectuelle du lecteur, jointe à la tyrannie des lois et à la concurrence formidable du jaunisme, rend assez précaire, on peut le voir, la situation de ceux qui veulent faire du vrai journalisme en ce pays.Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le chantage des politiciens qui menacent à tout moment de couper les vivres aux journaux qui ne leur plaisent pas.Mais cet article menace déjà d'être plus long que nous le voudrions.* * * La situation peut-elle s’améliorer ?Evidemment, si le législateur, le lecteur et le journaliste lui-même le veulent.D’abord, la législation peut très facilement être améliorée.L’étude juridique faite récemment par Thon, juge Rivard sur la Liberté de la Presse nous démontre qu'il n’est pas nécessaire de chambarder notre législation dans ses principes fondamentaux pour améliorer les conditions de travail du .journaliste en cette province.Il suffirait, selon M.le juge Rivard, d’établir avec les définitions et les règles, et sans toucher à la doctrine de la responsabilité délictuelle et quasi délictuelle, a) la nécessité d’un avis préalable avant l’institution d’une action civile pour Sî vous vouliez seulement essayer H SALADA" )IR OU | VERT | NOIR OU nous sommes certains que vous ne vous contente** l iez p*us de .hés ordinaires.Sa saveur est uniqus et son partum incomparable.Votre épicier en vend.*4* S libelle; b) une plus courte prescription du droit d’action en réparation; c) le droit de réponse et de rectification en faveur des personnes nommées ou désignées dans un journal”.Que n essaye-t-on au moins de mettre loyalement en pratique ces trois suggestions qui n'ont absolument j rien de radical et qui semblent si Conformes fl ta justice?On prête au cabinet provincial ; 1 intention de faire adopter une législation de presse à la prochaine session.Nous espérons que cette législation sera efficace sans être radicale et, surtout, nous comptons quelle dosera la liberté à bon es-' rient, l'accordant largement à la presse d’opinion, la restreignant aux ! feuilles qui se font véhicules d'é-goûts.| la.» lecteur, de son côté, s'il veut retirer de la presse un plus grand | profit, devra se montrer moins i friand et surtout moins exigeant cn fait de potins, surtout de potins scabreux; il devra —- en politique sur-| tout, car c'est le domaine où les opi-^ nions contraires ont ies chances les plus égales d’être bonnes et c'est 1 aussi le domaine où on est aveugle I le plus volontairement — il devra, disons-nous, accorder un moment d’attention au journal qui n’est pas ! de son parti et voir s’il n’y trouve-i rail pas quelque chose de nature à j compléter son information, a perfec-i donner ou redresser sa manière de voir; car, après tout, si Pierre.Bap-| liste et tout le reste de l'humanité sont faillibles, le lecteur n’a-t-il pas I le devoir de vérifier de temps à au-| tre la valeur de ses propres opinions ?Il recevra, à cette fin.des journaux de toute opinion, quitte à donner ensuite sa préférence à ceux qui lui paraîtront les plus sincères.* * i Etant donné que Je public s’éloigne de plus en plus des livres et lit davantage les journaux, auxquels il demande un passe-temps pour ses loisirs, un guide pour ses affaires, une information pour sa curiosité, parfois — quand il est bien disposé ! une direction pour son jugement.la question de la presse prend une importance chaque jour de plus en plus grande.S'il est vrai que les journaux dans leur ensemble, jouent un rôle grandissant, il importe plus que jamais que l’on mette la presse en état de bien jouer ce rôle, et cela, de diverses manières : en aidant à la formation de journalistes compétenls et sérieux, en accordant, par une loi libérale.^ plus de liberté et plus de sincérité aux journaux conscients de leur mission; en assurant à ces derniers la liberté de fait comme de droit: en étudiant l’opportunité d'incorporer la presse comme On a incorporé le barreau, le notariat, la 'médecine, etc., tout cela sans préjudice à la morale et à l’intérêt mi~ blioue au nom desquels il faudra j toujours sévir contre les journalis-| tes fautifs.mais contre ceux-là i seulement.Eug.L’HEUREUX, (Le Progrès du Saguenay).“La montagne de bois” HISTOIRE RK LA SASKATCHEWAN MERIDIONALE H y a un an.les 12 et 13 juillet 1922, In paroisse de Willow Bunch, en Saskatchewan, célébrait par des! fêtes mémorables Je cinquantenaire j de sa fondation.A cette occasion ! i Bon avait confié à un prêtre de la i j région, \I.l’abbé Clovis Rondeau.: curé de St-Yictor attaché depuis au Séminaire des missions étrangères de Montréal le soin! d’écrire Fhistoire de cette partie de l’Ouest.Le livre attendu est sur ma table Je n’ai pu que le feuilleter à la hâte, mais je veux le présenter tout de suite aux lecteurs de la Liberté.“Vrai roman historique”, annonçait le prospectus de» éditeurs, et pour une fois la réclame n'est pas au-dessous de la réalité.L’ouvrage de M.l’abbé Rondeau se lit comme un roman: ses pages ont tout le charme, le pittoresque et le mouvement d’une oeuvre d’imagi nation.Non que l’auteur se permette de traiter Phistoiro sur le ton de la fantaisie; mais les événe ments authentiques qu’il relate sont pleins d’imprévu et de couleur locale.Il eût pu donner pour titre à son récit: “La Montagne de Rois, ou les étranges aventures de Jean-Louis tLégaré.traiteur, ran cher et colonisateur”, n’eût été le danger que le lecteur se crût en effet en présence d’un vrai roman d’aventures a la Fenimore Couper.On est surpris et un peu déroute de voir que des personnages qui nous apparaissent aujourd'hui purement légendaires aient pu exister dans le propre pays que nous habitons et soient presque nos contemporains.Quand on pense que Léga-ré est mort il y a a peine cinq ans et que bon nombre de ses compagnons d’autrefois sont établis sur les lieux mêmes de leurs anciens exploits ! La Montagne de Bois présente une caractéristique spéciale bien digne de tenter la plume d’un historien.Dernier refuge des troupeaux de (bisons au Canada, elle appelait tout naturellement à elles les familles métisses du Manitoba qui, en 1870, durent s’éloigner de la Rivière-Rouge pour continuer à vivre de la cliasse.Pendant une douzaine d’années ce fut la v«e idéale des chasseurs de buf falos.avec ses passionnantes péripéties.et les démêlés inévitables avec les Indiens qui tournaient parfois a» tragique.Le voyage de noces de Jean-Louis Légaré, au printemps de 1873, nous donne un aperçu typique de ce qu’étaient alors le luxe et la munificence dans les plaines ,de la Sas katchewan méridionale.Nous laissons parler l’auteur: Le beau-pfre du nouveau marié, François Ouellette, afin de procurer au jeune couple les loisirs d’un voyage de noces, se chargea de conduire d Saint Fran(ois-Xavier, che: Geo.Fisher, les charges de pelleteries acquises pendant l’hiverne ment.tandis que les gens de la noce commencèrent leiir tournee.Bien installés dans des chariots coquets couverts d’une capote de coton bleu, accompagnés de serviteurs.Léçaré et sa femme prirent par la rivière la Vieille iGravel-bourg), la butte du Cheval Caille, la rivière Blanche et le lac des Ma-ronds.Ils étaient suivis d'une immense caravane de huit à neuf rents charrettes allant trois de front.Lorsqu’on parvenait à la traverse de quelque rivière, le passage était si lent que plusieurs dressaient leurs tentes et attendaient au lendemain, tandis que les premiers passés campaient sur la rive opposée.Mais quelqu’un troubla la fête.Il fallut veiller et s’armer Jusqu'aux dents, en prévision d'attaques redoutées des sauvages.L’alarme n'eut cependant pas de suites fâcheuses et le voyage de noces prit fin au bout de quatre mois.Au cours de cette période, les métis sont assistés, au point de vue religieux, par des missionnaires Oblats: le Père Lestanc, le Père De corby.le Père Hugonard.le Père Saint-iiermain autant de figures demeurées célèbres dans l’histoire de l’évangélisation de l’Ouest.Bientôt les bisons disparaissent complètement et les métis, qui ne peuvent nlus vivre de la citasse, s’occupent pendant une dizaine d’années à recueillir les ossements de ces animaux qui jonchent les plaines.On calcule qu'ils retiré rent $201),000 de cette industrie.Entre temps ils font le nivelage des rues de Regina, sous la conduite de Pascal Bonneau, qui va établir le premier magasin dans la capitale des territoires du Nord-Ouest.L'arrivée du chemin de fer ouvre l’étape moderne de l’histoire du pays.Les enfants de la prairie changent peu a peu de condition.De chasseurs, ils deviennent éleveurs, en attendant de devenir cultivateurs.Cest l’époque très pittoresque encore - cK>s ranches et des cow-boys, où il faut défendre ses animaux contre le feu, contre la neige et contre les voleurs.Les sauvages du Montana faisaient alors des incursions sur la Montagne de Bois pour s’emparer des chevaux des métis, et ils étaient rarement inquiétés par la police tout comme aujourd’hui les auteurs des raids contre nos banques à proximité de In frontière sont à peu nrès sûrs de l’impu- L’anné» 1880 marque l’établissement définitif des métis à Willow Bunch.Le premier enfant inscrit GOODWIN -4 Le‘Service d’achat GOODWIN UPTOWN 7000 Lorsqu’il vous 2 oeufs, mit (53 douzaines et demie, pour nayer à un plâtrier son salaire d’un jour; 17 boisseaux et demi de maïs, soit la moitié de la récolte d’une acre de terre, pour faire travailler huit heures un poseur de briques; 23 beaux poulets bien blancs, de trbis livres chacun, au peintre au bout de ses huit-heures; 42 livres de beurre, soit ce que produisent en vingt-quatre heures quatorze belles vaches laitières bien nourries, iu plombier.Sentant ses cheveux se hérisser sur sa tête, l’arithmétique impitoyable lui fit voir que pour faire travailler une petite journée un charpentier, il faudrait lui donner un beau goret de 17r> livres.qu’on n’obtient sur la ferme qu’au bout de huit mois de soins attentifs.Dans son indignation il lança son chapeau à terre en hurlant d’une voix de tonnerre: Jamais de la vie! jamais je ne donnerai ccs prix-là! Et il lança sur la bavette du poète A fourneau sa pipe de plâtre, qui se cassa en mille morceaux.Mais il se reprit à réfléchir, et peu après sa figure assombrie par la colère s’éclaira d’un sourire.Le lecteur, s’il eût été là eût pu l’entendre nurmurer joyeusement : - Tiens, tiens, tiens! je vas conseiller au «arçon de s’en aller aux “Etats”, et s’il le peut, à New-York.El voilà pourquoi tant des nôtres s’en vont, attirés par le mirage trompeur des gros salaires, vers le travail en usine qui le démoralise et finalement l’appauvrit.(Service de Lu Rente, publiée uar la maison V.V.-B.» LE MARCHE DES VIVRES Les arrivages de beurre, de fromage et des oeufs se totalisent comme suit, pour la journée d'hier, le lundi précédent et le jour correspondant de l’an dernier: 1923 1022 30 juil.23 juil.31 juil Beurre .2551 3012 1586 Fromage .6874 5634 10053 Oeufs .1371 990 1779 LES ENCHERES A l’enchère de la “Coopérative Fédérée de Québec’’, on a vendu: asteuiiisé, 2H0 boites à 32 1-2 s, a livre; No 2, 220 boites à 32 3-4s.la livre., On a aussi mis en vente, sans trouver preneur: pasteurisé spécial, 350 boites à 33 3-4s.la livre, et no 2, 700 boites à 31 5-8s.la livre.R $6.90 $6.40 $6.20 LES PRO DU GROS Voici quelques prix de gros qut nous avons obtenus ce matin pour les farines chez Ogilvie; pour les oeufs, le beurre, le fromage, le miel, le saindoux, chez Z.Limoges et Cic, 26, rue William; pour les pommes de terre, chez A.Lalonde.237 rue Saint-Paul.FARINE 1ère qualité, le baril .2ème qualité, le baril .Forte, à boulanger, le baril OEUFS Oeufs, spéciaux .37s.Oeufs, extra .32s.Premiers .'.'.28s.Seconds .24s.BEURRE Les prix sont montés d'un autrr sou par livre.Crémerie, choix no 1.34s.No 2 .33s.En bloc d’une livre : — Crémerie de choix, no 1.3.>s.Crémerie de choix no 2.34s.FROMAGE Fort, à la meule .32s, Au morceau.34s.Doux, à la meule, .20au Au morceau .21s.Oka .36s, LA MATINEE À LA BOURSE LE QUEBEC RAILWAY EST EN VEDETTE.L’ABITIBI BAISSE ET PEBD DU TERRAIN.SEANCE SANS INTERET.Au milieu d’une séance terne, le Quebec Railway a maintenu sa po sition, en offrant de bonnes spéeu lations.Un gros lot de 150 actions s’est transigé à la première heure.Par contre VAbitibi a failli et a per du quelques fractions de point.Le groupe des papiers se ressent de la position vacillante de VAbi tibi et s’est mis à réagir quelque peu; ainsi le Brompton a fait 38 1-2 et le \\ ayayamack, 47.La chambre locale des compensations a accusé au cours du mois de juin une augmentation de 11.5 pour cent sur le même mois de 1922, avec la somme de «449.393,-518 contre $394,742.099.en juin 1922.Le mois de juin 1921 avait donné la somme de $487,967,909.‘JZ BLE No 1, Northern .$1.24 No 2, Northern.1 22 AVOINE No 3, Canada ouest.55s.I ^ No 2, Canada ouest.57s.j de No 1, extra d’alimentation.No 1, d’alimentation.No 2, d’alimentation.Maïs jaune, no 2.Blé à volaille, Je 10U livres.Bourse de New-York woui» fournis par la maison ütiOt l-RION u Ci*, coururrs, ldi ou**** rue N«tre Uemv.Out.Midi.American Su-ftar .29 V* 28 Vnierican Lan .87!* 86 \ > American Inter.Corp.1» S 18 % Vnierican Locomotive .68 lié 4 Vnierican Smelting .54 54 i r Vint riçan Viiif-rk-jin ViutcomUa Sumatra Toùacco Ici.ami Tel.\\ oolen .¦OURSE DE ie OB MONTREAL A II n.A.M.Steel National Canada Prt., 5 à 100.Breweries, 10 à Uciiison T.and S.l- 9, 05 •s, Baldwin Locomotive .lia % 112 in, Haltimore and Ohio .47 16 '¦s Bethirheni Sti-rl .48 !.46 atifortiia Petroleum .1ÎI 18 ’¦i anndiaii Piurific .14ô H 145 entrai Leather .19 % 10 'a (handler Motor , .49 49 h ica go Bock ibiüiui .tâ 7$ 22 orn Fri lucls .WH N 117 .ositen Oïl .;ia 1 H : "ki ruciblc Steel .61 59 General Motor .ta % 17 (•encrai Electric .172 172 ‘¦s 1 rie RH 11 11 Inspiration f.opper .28 28 (idernationa! Nickel 12 12 ’s International Papir aa ’a Keystone Tire 4 % 4 % Missouri Pacific .10 U, 10 '» New-York Central ., .07 % S Northern Pacific 58 56 % New-Haven .11 11 % Pan-American Petroieum .57 1*8 56 1 à Pan-American B.55 %' 54 culer les cours.La pression se concentrait sur les pétroles, les a-cieru, les matériels, les autos et les acr.essôires d'autos.Ia?Marland Oil s'est affaissé de 3 2 et le Cosden.de 3 points rnier titre est descendu à 5Gs.|39 1-4, son maximum de baisse jus-53v1 • ! cin’à présent cette année.52s!Çà I D'autres valeurs ont aussi touché ' $ LOU J de nouveau bas.Tel a été le cas .‘u< • effe,s GPERIEUR0 vs Mi- Province de QuCtiec COUR SUPERIEURE District de Montréal.No 4348.Canada Cernent (.onvpanj demanderesse, vs Federal Discount Corporatio» »f Canada, défenderesse.! la- lOème jour d’août 1923, à 10 heures de l’avant-midi, (heure solaire;, au lieu d’emmagasinasçe des effets de ladite défenderesse, au no 477.rue Ste-Oathcrine est, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens ei effets de ladite défenderesse saisis en cette cause, consistant en pupitres, chaises, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.Aug.VINSON.H.C.S.Montreal.31 juillet 1923.Province de t-uecn de 'Ion tint No 39141.Théophile Eftiicr.demandeur, chel Lalx-rge, défendeur.Le yèmç jour d'août 1923, a 10 heures d« I avant-midi, en arrière du no 137:1, rue Notre-Dame, ourst.en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en caisse enregistreuse, vitrine, balance, chaises, etc.Conditions; ARGENT COMPTANT O.A.LAFONTAINE, H.C.S.Montréal, 31 juillet 1923.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 8522.Dante Marie-J.Sauvageau, demanderesse, vs Gédéas Lfsperauce, défendeur.Le 9cmi‘ jour d'août 1923, à midi, au domicil; dudit défendeur, au no 3058, rue St-Dominique, en la cite de Montréal, seront vendus par autorité de juslïc tes biens et effets dudit défendeur sa Vs eu cette cause, consistant en meulri.s de ménage, etc.Conditions ARGENT CO tpTr\\| J.-E.DESMARAIS, H.C.S.Montréal, 31 juillet 1923.f’V.l'C'ir Vv- La vente pendant dix ans a la North Shore Power, filiale de la Shawinigan.de l’énergie que produit son usine hydro-électrique, assure à la CIE HYDRAULIQUE de PORTNEUF un revenu suffisant à payer deux fois le coupon de ses obligations.C’est pourquoi nous en recommandons la mise en portefeuille.YersaillefVîdricairc LIMITÉE LIMITee MONTRÉAL TROiS-RiviÈRES BUREAU-CHEF; 1mm.Versailles, MONTREAL.QUÉBEC Tél : M.7080 Province ae Quebec COUR DE CIRCUIT District' de Montréal No 8809.Pascal Deslauriers, demandeur, vs Jos.Lepage, défendeur.Le 9emr jour d’août 1923, à 11 heures de l'avant-midi, an domicile et place d’affaires dudit défendeur, aux nos 194 et 196 Murray, en îa cite de Montreal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défèndrur saisis en cette cause, consistant en fournaises, machines, glacière, etc.Conditions; ARGENT COMPTANT.J.-E.DESMARAIS, H.C.S.Montréal,.31 juillet 1923.Province de Quebec COUR DE CIRCUIT District de Montréal.No 17030.Frank Levasseur et Lie.Idée,, demanderesse.vs Uphor v Berulié.défendeur.Le 9ème jour d’ooùt 1923, à Kl heures de l’avant-midi, au domicile dudit defendeur, au rm 29.rue R ru r houillère, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions; ARGENT COMPTANT.J.-E.DESMARAIS, H.C.S.Montréal, 31 juillet 1923.« U 15 -WALTER- KAVANAGH) Valeurs Minières Hors Cote SOI VELLES EMISSIONS $100,000.- OEUVRES et PAROISSE N.-DÀME-du-St-ROSAÏRE 1 à 10 ans $100.000.51 2 % 5 à 15 ans TORONTO Dernières cote* reurntta nar maim et Cie.48 me St-J»t««es.MINES D’AROENT ! Beaver Consolidated .3 ('.asile Tretheway 2 Coniagas .Grown Beserve .6 Kéeléy Silver .La Rose .; Uirrain .2 McKin Dar Savage Mining Corp.of Canada N'tptssmg Peterson Ijike Membres M m de la Bourse rs de Montréal, des 4.-T.Kti 65 COMPAGNIE DES TRAMWAYS DE rNTREAL OEUVRES ET FABRIQUE PAROISSE ST-JEROME $75,000.— 51-2% — 1 à 10 ans OEUVRES et FABRIQUE PAROISSE SAINTE-CATHERINE MONTREAL Prix: le pair et l'intérêt couru.I?Corporation desOeuEATioNS Municipales Province de Qurnec CPUR ,DE CIRCUIT District de Montréal.No 1242.R.Brunet, demandeur, vs Urgel GWVais.défendeur.i.e 9ème jour d’août Î9Z'!.à II beui-ea de Tavant-midi, aux :t nici!;1 et r'_'cfl d’affaires dudit défèndrur, au uo 2796, rue Xt-Hubert, en la cite de Mnntr al, seront vendus par autorité de justice les biens et effrds dudit défcndèûr saisis en celte cause, consistant en gramophone, bureau, meubles de ménage, etc, Conditions: ARGENT l O MPT ANT.J.P.PESAI AR A ÏN, H.C.S.Montréal, 31 juillel 1923.Province de Québec COUR SUPERIEURE District de Montréal.No 3584.Hyde and Sons, demanderesse, vs Uosto Bros., défèndrur.la1 9ènie jour d’août 1923, a 11 heures de l’avant-midi, au domicUe du défendeur ( mira do Gastroua Gosto, au no 368.1.rue Berrl, en la rité fie Montréal, seront vendus rwir autorité de justice les biens ei effets ‘dudit défendeur saisis en cetle cause consistant en meubles de ménage, etc.Conditions ARGEN 1 i OMP1 ANT.Ovlla DESROCHES, H.C.S.Montréal, 30 juillet 1923.________ .PLU SUPURIEURB forgeron, d» Mont-Ai-llmr Girard, de L’émission d’Actonvalc La ville d’Acton Yah' vient de faire un emprunt dp $25,000 par le moyen d'obligations «iu type 5 1-2 p.e.remboursables en series dans une période de quarante ans.L’enchère a doniip le résultat suivant: René-T.Leclerc, inc.97.62 Crédit-Canadien, inc.97.La Corporation des obligations municipales .96.72 L.-G.Beaubien & Cie Ijîér 94.L'offre de la Maison René-T, Leclerc, inc.étant la plus haute, l'emprunt lui n été adjugé.Les douanes Cotations hors-liste tFearnit» par L.-G.Beaabien et Cia.) Midi.Argonaut Gold Mining Go., SC ach ; 86U, vendeur; 500 à 86 vèntc* (ainadian tnduxtrlal Alcohol.17 v» vend.DryMrn Paper, 15 acheteur; 15 'avmdeur.Eastern Ejigineeriivg.24 vendeur.Hollinger Gonaolldated Gold Mine», 11,75 iichrtrur; 12.16 vendeur.Leurrutkïe Power, !HD„ acheteur Montreal Tramwars and power, 11 ach.Xatloniil Brick, 1Î acheteur.Southern Canada Power Go.12U ache, true; 76 5 4'J1^ ; 50 a 42% ventee Southern Canada Power Co,.1*^ .*9 ach 96 vendeur.St.Maurice Power.SIVi aeti Tcmiskaming Tretheway Irvp R .37 .4 3 MINES Don.- Algonquin .4 s Ane x 3 ‘2 Vtlas 6 Argonaut Gold Mines 87 1, 86 Baldwin Gold 'Unes 6 L Beatty G.gd Mines .15 11 Hiilgood i—ii,i Mines 9 Buckingham 12 ii Uiaput Hughes 7 6 Churchill K Clifton CohlmaHis Kirkland .15 14 Domf Mine# jLy 2i * 36.06 Ikinilnfori Kirkland i \ (voktEilr Mlmf Ltd 55 54 ri\ -,|.ln»vn!nui au valeurs ordinaire».en rap-ajustée» 1 Jmlted.nf.l'un 1 ar- ises ïienir Jn •etloimaire» em dividende, see r,.i a (Tncmmii, iimibte Boynl Tr«l*t.M-ml frnnehirr des affnlres lût, 1923, Direrlevirs.4AML> WIMON^ le -ureau Pïcorm *t Aouessif CREDIT-CANADA.LIMITEE 120.rue St.Jacques.Montréal Femvee-æoi rlrrulair* illuttree et dètsilt canrpleie su sujet dre cibllg*tlon»-er "8G.earentiee" premier* hypethique d* l Aebnein* Mme* Umited.Nom.OICI une obligation première hypothèque nmpleinent garantie.Cette garantie consiste en un actif évalué à $550.000 pour une émission de $250,000—$2,500 pour chaque dette obligataire de $1,000, Garantie sans condition La sécurité qui prime et surpasse toute» les autre» est ta garantie personnelle et sans condition par le Président, du principal, de l’intérêt et aussi du fonds annuel d’amortissement au montant de $25,000.La compagnie a'a pas à se soucier du problème de* ventes, puisque la production entière de 1923 et une bonne partie de celle de 1924 ont été h de» prig qui permettent à la compagnie de pourvoir aux I ment et de disposer d'un montant plu» de cinq fois supérieur à pour l'intérêt sur le* obligations.Principal «t intérêt payables i New York et h Montréal.PLAN DE PAIEMENTS PARTIELS SI DÉSIRE lenei personnellement ou écrivez mu jour d hui pour avoir les détails complet* relativement à ce pincement Veuille* vous «ervir «tu coupon.CREDIT-CANADA Lumiïe é - rrnaut depuis iii« 120, rue St-Jacques, Immeuble Transportation MONTREAL Téléphone: Main 4735 vendue» d'amortisse- celui requn attrayant .i* \ OLCME XIV .—No 178 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 31 JUILLET 1323 t-Tfr SPORTIVE LA DEFAITE D’EUGÈNE CRIQUI L’attitude hostile des spectateurs a enlevé au champion un de ses principaux moyens: la confiance — Le Français a moralement gagné la bataille.Incontestablement Johny Dundee, ' dont disposait le boxeur français le boxeur italo-américain, qui vient ; en face de son adversaire, de ravir au Français Eugène Criqtii, Qui oserait contester que cette le titre de champion du monde de ; violente expression de mépris, si boxe poids plume, est une merveille ; non de haine — qu’elle fût voulue du ring; et il est non moins irréfu- ou spontanée — lancée à la face table que s’il a triomphé si compté- ; d’un magnifique et “honorable” tement de son rude adversaire c’est boxeur tout fraîchement couron-qu’il s'est montré supérieur sous né de lauriers, n’influençât le bo-heaucoup de rapports au triompha xunr français; qui oserait contester leur de Kilbane.due le courage de ce dernier ne Maàs une question se pose.Criqui fut pas quelque peu ébranlé.De-nvait-il au combat des Polo Grounds ! mandez à un artiste lyrique, quel tous ses movens»?A-t il pu dès le du’il soit, de chanter avec assuran-début du match mobiliser non seu- , 1,(1 '^vant un auditoire qui à son Jeinent ses connaissances scientifi en scene lui lance des oeufs ques de la boxe mais aussi .a tola- I P?1**”?- Vous verrez ce qu’il vous répondra.Or ce qu’un ténor peut ressentir, un boxeur qui n’est pas insensible aux mouvements des foules le ressent lui aussi.Et c’est pourquoi nous disons îité de ses forces physiques et ino raies?Ce point douteux qui a son importance mérite d’être élucidé, ti est un détail de la rencontre Criqui-Dundee qui éclairera sinuu- i , , v._ ^ • fièrement la situation.Ce détail est an* Huncie^’ ^mgene Criqui, que avant que le son du gong eût 1 yJiamPion du mofide, n avait pas lancé l’un Contre l’autre fe cl,am- | ^j^onViaL" "qui fix iouh- ^ w If minutes auparavant lui gonflait le or .l| l^tS?Ulao omt ent.,eic’ c est'^j i coeur; cette confiance qui guide le ,!ÎC Personn*;s ! combattant vers la victoire, cette M et easement s>f_fie, conspue et hue | confiance qui doit le soutenir dans le jeune français.La masse des ses moments de défaillance.C’est spectateurs, comme si cela eut_ ete i pourquoi nous disons que si Cri-ic resuliat d un coup monte, s était a nhvsiquement et matécielle-clairement prononcée pour Dundee.: mcnt perdu la bataille — et cela * t U semblait que cette masse si peu ¦ est suffisant pour (joie Dundee por-spcrtsmanlike — comme 1 observe te avec fierté" son nouveau titre — le chroniqueur du New ïork l unes \ u i’a “moralement” gagnée.voulut avant même toute prise ; ___ de contact décontenancer le charn- : GRilQUI A ‘'MORALEMENT” GA-jiion, et par la même occasion don- fjNR L\ BATAILLE ner à son lavori, à 1 Italo-Ainéricain ^ {)utj jj j>a moralement gagnée par-' O’Rourke, 3b.1 undee, le gros appoint du soutien ce CjU>a ite|aut de confiance il lui : ^rmy, ïb.LE CANADIEN TRIOMPHE DES TRIFLUVIENS LES HO.VLMLS DU GERANT O'ROURKE REMPORTENT LA VICTOIRE PAR 5 A 2 AU PARC ATWATER - QUEBEC BAT LE MONTREAL — UNE ASSEMBLEE DE LA LIGUE.Le club Canadien a défait le Trois-Rivières par 5 à 2, hier après-midi, au parc Atwater, dans une joute intéressante.Oscar Lawson, qui lançait pour le Canadien, a joué une grosse par tie.Il n’a alloué que trois coups réussis.Jusqu’à la huitième manche, on aurait cru que Jes Trifhivieas seraient blanchis, mais finalement ils purent compter.Un coup simple, une balle mal placée au marbre et un sacrifice donnèrent deux points aux visiteurs.Frank Delisie est un autre qui a joué sa partie.Il a enregistré deux coups de circuit, portant son total à 20 pour la saison.Jean Duhuc, de la Ligue Internationale et l’un des propriétaires du Canadien,'assistait à la joute d’hier et, après la partie, il a félicité Lawson.Dubuc's’en vient assister 'à une assemblée de la Ligue de l’Est qui aura lieu aujourd’hui.La question du club Trois-Rivières revien dra sur le tapis.SAMEDI À LA PISTE DE DELORIMIER LE MONTREAL DRIVING CLUB Y FERA L’INAUGURATION DE SA DEUXIEME REUNION DE LA SAISON.— LE MEETING DË BLUE BONNETS.TROIS-RIVIERES Miller, 2b.Reilly, cf, .3 0 0 Gallagher, 1b., 4 0 0 Malone, rf.4 0 2 Shea, ss.3 0 0 Farrand, 3b.200 Lafontaine, If.400 Becker, 4 0 0 O’Hearn .41 1 Ab R H Po A E Totaux.32 2 3 24 11 CANADIENS Ab R H Po A E moral de 30,000 spectateurs.; resta jusqu’au bout — du cou ,, ^a,.s pissons parler le Aeiu \ ork I age.jj euj tant de courage que l.ll1}esi Rarement dans 1 histoire | malgré les temples assauts qu’il de la boxe vit-on une assistance fai- t.ui a sutbir de la part du favori de rc a un champion une reception j la loule n “dura” jusqu’à la fin aussi hostile que celle dont Lnqui ; du derniec round.Dès la onzième tut 1 objet quand il mit le pied sur 1 reprise la figure de Criqui n’était le ring.Les murmures et les sifflets j pjus qu’une plaie d’où la sang cou-n'étaient pas localises dans quel- | mR en abondance.Les veux en-que coin de l’ampluthéatre; U sein- t fiés et aveuglés par le sang il n’y blait plutôt que les 33,000 specta- | voyait plus clair et ses coups frap-teurs se dressaient comme un seul paient souvent le vide.Quoique homme pour crier leur hostilité à chancelant il continua d’encaisser i’homme venant de France.la grêle de coups qui continuant à “On ne saurait dire que tous les s'abattre sur lui, et il arriva au Weimer, ss.Delisie, If.Curtis, cf.Underhill, 2b.Boole, c.Connors, rf.Lawson, p.8 4 spectateurs firent chorus mais dans la surexcitation du moment cela pa laissait ainsi.Dundee, naturellement, est un New-Yorkais et l’un des boxeurs les plus populaires août du quinzième round sans tvoir baissé pavillon.Il était bat-u, mais battu avec honneur.Aussi la foule comme honteuse de son attitude injustifiable du début, spontanément applaudit le chain qi*i aient jamais paru sur le ring.spontanément applaudit le cham-Mais cela n’expliqne nas l’attitu- pion détrôné mais qui portait tou-de hostile manifestée contre Cri-j jotrs la tète liante.La vaillance du qui, car après tout le François est ; petit Français était plus que n’en ¦ * .1 ~ ;uvait supporter ses instincts gal- on héros de la gu vre, un survivant de l’enfer de Verdun, un 'homme qui porte une mâchoire artificielle, pauvre remplaçante dé celle que la mitraille allemande lui enleva”.MANU F OTAT I ON FRANCO-PHO- m DES LE DEBUT Le Français Lie.On ' le mon lophobes.Nous disions que les partisans de ritalo-Américain Dundee s’étaient livrés à une manifestation nettement antifrançaise.Cela n’est pas douteux car bien avant Criqui, un autre boxeur français nui se battait aussi ce soir-là aux Polo Grounds.Léon Pontet, fut la cible re et Wingo Totux.32 5 10 27 Résultat par manche.TroisRivières.000000020—2 Canadien.00012002x—5 Sommaire.—-Deux buts, Malone, Weimer; coups de circuit, F.Delisie, 2; sacrifices.Reilly, Shea, Farrand, Weimer, Boole, Lawson; buts volés, Miller, Army; double-jeux, Reilly à Farrand; laissés sur les buts, Hrois-Rivières 8, Canadien 7; buts sur balles de O’Hearn 1, de Lawson, 2; retirés au bâton par O’Hearn, 7; attrapé par Lawson, Miller.QUEBEC L’EMPORTE Québec.31 — Le club local a défait le Royal par 5 à 4 hier après-midi.Détail de la partie:— Royal.000002002—4 11 1 Québec.00203000x—5 11 3 Batteries: Barnes et Peeler; Thor- •T^it on le’d?tr
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