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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 12 novembre 1923
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le devoir, 1923-11-12, Collections de BAnQ.

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Volume XIV — No 265.MONTRE* GtJNm, 12 NOVEMBRE 1923 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnement?p«r !» poste : Edition quotidienne CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE., MOMTEEAL ET BANLIEUE.Édition hebdomadaire CANADA.ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.fS.00 *8 OC #10.06 Rédaction et administration 45.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL.TÉLÉPHONE , Main 7496 S1BIVICE DE NUIT :Bé4aett«a.MMb 51*1 AdmiBittrstleu.Mais SI BS Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS l Les nouvelles concessions forestières ÀMiU-bulpice sauem que l efface meut leur est doux et naturel.Le lecteur doit imiter lu pratique de ses' maîtres.Lejlacement com- » ____________ | plet Ue sa personnalité, voila ce que __ , , _ ___ .- i .• iVlt souhaite Ue lui.Les qualités Ott concédera 4.500 milles carres de territoire sur i pnysiqucs ne sont pas difficiles à la Côte Nord, mais tout le bois devra être tra** j toute tes voix qui possèdent tu so-TaiUé, “dan.un rayon de huit mille, de l’une de.| % “Set,"1 uTfo^efu, cité.” de la province- L’an dernier on çonce- « ^ ^"iïtï^'JlSTsX 7, dait, dans la meme région, avec 1 obligation de refectoue de saintauipice.tt c'est sans doute l expansion de ta communauté qui a conduit à modifier la qualnè des lecteurs.Ceux-ci furent d aüord de jeunes elèves du pent séminaire qui, plus tard, furent remplaces par ues universitaires au timbre plus mâle, jouissant de quelques loisirs, assures de leur liberté a l heure des repas qui ne bouge pas plus a Suint-ciulpice fabriquer sur place; cette année, on concède avec l'obligation de fabriquer au loin — Quelle est la raison de cette stipulation et de ces contradictions?On sait que le gouvernement mettra aux enchères, le 30 noj vembre, de très importantes concessions forestières: “des blocs que l'horloge de ta.Montgolfier.Le de forêt (nous transcrivons l’avis officiel, reproduit dans le Devoir de samedi) faisant suite aux concessions forestières de la compagnie dite "Manicouagan & English Bay Export Co." et d’une superficie globale d’environ 2,500 milles carres.” Cette mise aux enchères soulève d’importantes et multiples questions.Nous en avons déjà posé une, à laquelle on ne paraît pas encore avoir répondu (Devoir du 27 octobre).Nous allons en poser aujourd’hui une deuxième, d’un intérêt non moins vif.Peut-être obtiendrons-nous, du même coup, nos deux réponses.L’avis officiel (voir la Gazette Officielle du 27 octobre et le texte reproduit dans le Devoir de samedi) stipule: 6o L’adjudicataire devra, en dedans d’une période de 5 ans, à compter de la dale du contrat, construire, DANS UN RAYON DE HUIT MILLES DE L’UNE DES CITES DE LA PROVINCE DE QUEBEC, une usine à pulpe et à papier d’une capacité quotidienne de 200 tonnes de pulpe et de 100 tonnes ae panier.Il devra, avant l’expiration des 7 années qui suivront le contrat, porter la production de cette usine à au moins 200 tonnes de papier.'du cabolinisme de l’acteur ou du H e»t arrivé ! I dt ctumateur de metier qui ittterpré-1 le ie texte souvent en le faussant i Oui, il est arrivé! mais a oien garde de le rendre fi- Nous avons reçu samedi l’avant-i detement.Les elèves de MM.de | midi la version française du Hulle- ' " Un des Renseignements commerciaux qui porte la date du 15 septembre.Cela fait, sur la version anglaise, un simple retard de huit semaines.Le prochain numéro devra bien faire ses «eux mois francs.Le Bulletin porte toujours, en première page, avec encadrement cet “avis important " : Ce bulletin est envoyé franco j aux particuliers et aux maisons : en Canada jusqu’au 1er janvier | 1924, alors qu’un taux d’abonné-\ ment de $1,00 par année sera réclamé pour cette édition comme pour l’édition anglaise.Le prix de l’abonnement pour l’étrangei est de $3.50 par aimée (10 cents Vexemplaire), Les remises doivent être faites par mandats de poète ou de messageries, par chèquèi ou traites, payables au pair à Ottawa.Le ministère du Commerce prend le moyen de recueillir de nombreux abonnements! a rendue avec une délicieuse ironie.Rosing rappelle le style de Lud wig Wullner, ce tragédien allemand qui voulut un jour appliquer sa puissance de déclamation au chant du lied.Sans l’imiter, il y réussit I avec la même intelligence et la même puissance de conception.! M.Guy Morris accompagnait peut-être avec trop de discrétion, mais avec une grande loyauté.* * » L9atelier fermé Son origine, tet avantages, set inconvénients, sa moralité.M.l’abbé Hébert, le distingué di-maître.Le maître enfin devait at 8o Tous les bois coupés sur les terrains ci-dessus mentionnés devront être convertis en pulpe ou en papier A f.’USINE QUI SERA ERIGEE AUX CONDITIONS PRECITEES, et nulle part ailleurs.Ainsi tout le bois coupé sur les nouvelles concessions, situées sur la Côte Nord, à quelque deux cent milles de Tadoussac, devra être converti en pulpe ou en papier à une usine construite “DANS UN RAYON DE HUIT MILLES DE L’UNE DES CITES DE LA PROVINCE DE QUEBEC” "ET NULLE PART AILLEURS”.\ous voyez ce que cela veut dire.D’après Le dernier Annuaire statistique de Québec (1922), il y avait, en 1920, dans la province exactement vingt cités.On dit qu’elles sont aujourd’hui vingt-deux.C’est donc “DANS UN RAYON DE HUIT MILLES” de l’une de ces vingt ou vingt-deux cités que devra être construite L’usine où sera manufacturé tout le bois des con-trèssiofis ntfûvelîfes.“ (Nous prions qu’on ne.confonde point cités et villes.La terminologie légale fait entre les deux une différence essentielle.L'Annuaire, statistique précité constate qu’en 1920 nous possédions quatre-vingt-sept municipalités de ville, alors que nous n’avions que vingt cites.) Et nous serions désireux de savoir pourquoi le bous des nouvelles concessions ne pourra être converti en pulpe ou en papier que dans un rayon de huit milles (pas neuf, pas dix) de l’une de ces vingt ou vingt-deux cités.Nous le serions d’autant plus que, l’pn dernier, le même gouvernement mettait aux enchères d’autres concessions forestières de.cette région: “un bloc situé sur la branche est de la rivière Manicouagan (nous suivons toujours la description officielle, extraite de la Gazette du 30 décembre 1922) et de ses tributaires, faisant suite aux concessions forestières de la compagnie dite “Manicouagan cfc English Bay Export Co", environ 2,000 milles carrés”, et stipulait: 7o L’adjudicataire devra, en dedans d’une période de sept ans à compter de la date du contrat, ÉRIGER UNE USINE DANS LES LIMITES DU BASSIN DE LA RIVIERE MANICOUAGAN OU DE CELUI DES OUTARDES OU DANS LE VOISINAGE DE CELLES-CI, pour la fabrication de la pâte de bois ou du papier avec les bois coupés sur ladite concession forestière, à raison d’une capacité d’au moins 100 tonnes par jour de travail.Ainsi, l'an dernier, on prenait les moyens d’imposer la fabrication sur place et, cette année, on l’interdit.Non seulement, on l’interdit, mais on décrète que cette fabrication ne devra sc faire que dans un rayon de huit milles (pas neuf, pas dix) de vingt ou vingt-deux cités, dont la plus rapprochée est à combien de milles de ces concessions?Nous ne serons probablement pas les seuls à désirer connaître le pourquoi de cette réglementation, de ces contradictions.Et nous avons hâte de publier les explications qu’on voudra «ans doute s’empresser de fournir.Orner HEROUX- Un exemple En ouvrant le Bulletin, nous tombons sur une noie qui illustre mieux que tout le reste l’absurdité des retards que nous impose le ministère.On y lit en effet ceci: PROCHAINE VISITE AU CANADA DE M.A.S.BLEAKNEY, COMMISSAIRE DU COMMERCE poste de lecteur était autrefo.s très recherché et le reste encore sans douté.Pour t’obtenir H fallait, en régie générale, avoir passé par le peut séminaire, posséder une voix juste et quelques notions de plain-chant, mais le grand désir du procureur d’aider un étudiant pauvre fit passer outre parfois à la connaissance du plain-chant et même à la justesse de la voix.Plain-chant et voix juste sont nécessaires parce que le lecteur chante i d’oruinaire les messes du matin ou 1 il prend place dans le choeur après avoir revêtu la soutane et le surplis qui s’accordent mal avec son ambitieuse moustache d’adolescent.Mais la moustache et même la mouche n’ont rien pour étonner Saint-Sulpice puisque le vénérable fondateur penche du haut de ses gravures dans toutes les salles une impériale d’avant la lettre aiguisée de la pointe tout comme sa moustache.Ainsi la volonté du donateur est-elle observée car des étudiants pauvres ou de ressources modestes peuvent faire leurs études, assurés d’une solide nourriture de presbytère.Les honoraires de chantre leur permettent en plus de trouver le gtte qu’ils doivent quitter dès l’aube pour pénétrer dans la grande église dont les Mefs profondes se remplissent d’ombre pendant que le choeur s'éclaire de quelques lumières falotes.Autrefois Saint-Sulpice joignait le gtte au couvert.Le lecteur de-maurait au Cercle Ville-Marie qui eut son heure de grandeur.Il s'élevait, bel édifice d'ordonnance solennelle et régulière, où se trouve aujourd’hui retraite et haute boîte du ^Transportation.Les étudiant* , .,-— logeaient dans des cellules PraNj^Canadifcns eié-étaient victimes?monastiques a l etage de la bibliothèque dont les livres habitent maintenant rue Saint-Denis une voû- g t ’iïJZL**"' " ,Les concerts La Symphonie de Montréal La Symphonie de Montreal a donné son second concert hier soir avec un progrès marqué et une bonne solidité.Il y a bien, par-ci par la, des faiblesses dont M.Goulet est le premier à s’apercevoir et auxquelles il remédiera vite, mais dont l’ensemble, le concert a été on ne peut plus intéressant.On s’aperçoit que les instrumentistes commencent à se sentir mieux les coudes, comme on dit.Quelques paresses d’attaques aux cuivres et chez quelques violons ne sont pas choses qui déparent en rien l’ensemble et ceci s’effacera recteur des oeuvres sociales du dio ! cèse, a bien voulu, dans l'article et-! dessous, exposer à nos lecteurs, avec toute l’autorité qui s'attache à sa science et à son expérience, la question complexe de l’atelier fer-! mé: L’atelier fermé possède une double signification.Pour les uns, H s'entend de l’atelier où H n’est pas permis aux membres d’un syndicat de travailler.Il arrive parfois qu’un syndicat défend à ses membres de travailler dans tel ou tel ateher, soit parce que le patron de cet atelier refuse de reconnaître le syndicat, soit parce qu’il ne veut pas accorder les conditions de travail demandées par le syndicat, soit enfin parce au’il refuse de reprendre à son, service un membre du syndicat injustement renvoyé.C’est, en d’autres termes, la mise en interdit d’un par l’étude.atelier par un syndicat.Pour d’an- Les applaudissements ont été vi-; tres, l’atelier fermé est celui où il vaces et bien mérités.Trois pieces 1 n’est pas permis aux non-unioniste M.A.S.Bleakney, commissaire du Commerce enaadien à Bruxelles, Belgique, est arrivé au Canada vers la fin du mais dernier afin d'y entreprendre une tournée d’affaires à travers le Dominion en vue du commerce d’exportation de ce pays avec la Belgique.Les maisons canadiennes qui désireraient communiquer ou avoir une entrevue avec M.Bleakney sont priées de communiquer avec le Directeur du Service de Renseignements Commerciaux, à Ottawa, afin que celui-ci prenne les dispositions nécessaires à cet effet.Et c’est exactement huit semaines après les lecteurs anglais que les abonnés à la version française ont pu prendre connaissance d’un axds de cette importance! Combien de temps?ont été bissées : Dodelin*ite de Gou-1 nod, Au moulin d’Ernest Gillet et la Farandole de VArlésienne.C’est peut-être cette dernière qui, avec la marche de Lachner, a été la mieux jouée.Il faut dire que son rythme si précis et si vivant appelait l’exécution qu’on lui a donnée.Dans une organisation comme celle qu’a faite M.Goulet, avec des éléments peu habitués au travail d’ensemble, ce serait être bien exigeant que de demander la perfection du premier coup.Qu’il y ait progrès, avec un bon début, c’est tout ce à quoi on ait le droit de prétendre.Or le progrès est indéniable.Qu’on donne à ce groupement le temps de bien se fondre en un tout solide et l'on verra que ou aux membres d’une outre union de travailler.On l’appelle comma né-ment l’atelier de l’union ou l’atelier syndical parce que seuls les membres de l'union reconnue peuvent y travailler.L’atelier ouvert présente également une double interprétation, Popr les uns, l’atelier ouvert est celui où peuvent travailler les unionistes seulement, c’est-à-dire les membres de l’union reconnue par le patron de cet atelier.L’atélief ouvert ainsi entendu n’eat pas autre chose que l’atelier fermé défini dans le second sens.Pour les autres, l’atelier ouvert s’entend de celui où peuvent travailler les non-unionistes ou les membres de différentes unions.L’ateSier libre est l’orchestre méritera plus que de celui où peuvent travailler unionfs-l’encouragement.! tes et non-unionistes.Cependant Mme J.-A.Larivière s’est fait beau-1 d’une façon habituelle et qui tend coup applaudir dans la Chanson de ! à se généraliser do plus en plus.Colin, du Portrait de Manon et la l’atelier fermé est celui où seuls Prière d’Elisabeth de Tannhauser.; meuvent travailler les membres de Fréd.PELLETIER.l’union reconnue par le patron de «et uteHer.On l'appelle atelier fermé parce qu’il est fermé aux non-i unionistes et aux membres d* tour j té autre union.L’atelier ouvert qu libre est celui où peuvent travail 1er unionistes ou mm-tipioniafces.Le principe de l’atelier fermé remonte au moyen-àgc et s'est dé- la vieille ijO T une Et nous en revenons a question : Combien de imps encore allons-1 nous tolérer un pareil affront?] Combien de temps nos députes i eroient-ih que leurs collègues an-jf,_ /-xani/ovA-rirMéc.nr \i m-c.glare le toléreraient, si, par un in- )!'- l tA ATO>NS I F, .velop-p.* h la faveur de 1 attirer do- vraisemblable Moident, les.Apglo- mestique.Celui-ci etaü oompqaé d’ordinBÎrr^W'u»- maftre-wrrièr.protestation 0.H L’actualité Lecteurs de St-Sulpice Un ami, qui a trouvé charmant l’article d’Alexis Gagnon sur cette "'onne vieille maison de MM.de lainl-Sulpice dont il a fait un por-rait attendri avec ici et là quelques rehauts d'humour, me demandait litels sont ces lecteurs dont il est •jnestion dans l’article.Les lecteurs sont une institution jui dure encore à Saint-Sulpice où d’ailleurs les traditions ne s’altèrent guère plus que si elles étaient enveloppées de bandelettes.L’érudit et spirituel historiographe de qui suit une ligne, droite, sans inflexions, sauf à la fin où, pour marquer le point final, elle retombe a’un demi-ton.Cependant, il arrive que le lecteur soit interrompu par un coup de sonnette aigre.Drelin! drelinl H sait ce que cela signifie et il recommence la phrase.Il a estropié un mot ou escamoté une syllabe, d moins que, pince-sans-rire quasi-sacrilège dans ce cadre austère, Il n’ait poussé la gaminerie au point de dire posément comme cela, dit-on, arriva à un lecteur \ Histoire de la révolution de Nombre d'hommes aujourd’hui célèbres furent lecteurs de Saint-Sulpice et ont gardé je ne sais quoi d’austère de leurs années d’étudiants passées bien loin du quartier latin sous la règle aimable mais ferme du séminaire.Peu de gens connaissent celte vieille maison, ces vieilles habitudes et les vieilles gens qui y vivent.C'est l'endroit le plus charmant de Montréal.On passe du tapage de la rue à la paix du cloître, et on en reçoit l'impression qu’on éprouve an passage du soleil de midi, dans les chaudes villes américaines ou italiennes, à la fraîcheur d’an intérieur clos, aux persiennes hermétiques.L'écho des longs couloirs n’est éveillé que par le pas discret de quelque prêtre, le plus souvent penché par l’âge, et qui s’en va frôlant les murs.Les bruits extérieurs ne pénètrent pas non plus au jardin.Ils s’éclaboussent contre l’imposante masse de Notre-Dame ou contre les hauts murs de pierre et sous les arbres centenaires brille comme une immense étoile—Stella matutina—la statue de Marie aux bras étendus.De vieux prêtres au camail vert passent dans les allée* régulières lisant leur bréviaire ou égrenant leur rosaire, qu’ils coupent à la manière sutpicienne, l’invocation â la Vierge.A den pas, on peut presque entendre des courtiers qui vocifèrent dans une maison à ral-lure grecque.C’est la Bourse.Ceux-ci se croient sages et pensent retirer de la vie tout ce qu’elle peut donner puisqu'ils amassent l’or qui achète tout ici-bas, pensent-ils.Mais ces vieux prêtres ont, dès ce monde, la paix, le seul bien essentiel, et que l’or n’achète pas.NEMO Le ténor Rosing Bloc-notes Est-ce «on heure?Lloyd George vient de rentier en Juliette par M.Tuyau d’Engin, au ; Angleterre, après le voyage soigneu-lieu d’Histoire de la révolution de sement et triomphalement machiné juillet par M.Thureau-Dangin.j qu’on lui a fait faire en Amérique.Cette lecture recto tono est, Les dépêches nous apprennent qu’il Sal 11T-Süfpicèr M.l’abbé tfaraull, ' croyons-nous, particulière à Saint-', y a reçu un accueil prestigieux.contera un jour leur origine.Je crois qu’elle date d'un transport ¦le seigneurie à la compagnie.Le donateur stipulait qu un certain lombre d'élèves du petil séminai-•e fussent hébergés au presbytère te la paroisse.Les pensionnaires prenaient leur repas après les prêtres.On songea donc à les employer comme lecteurs.Dès lors ils furent de tous les repas comme le pain.4 la tribune, qui domine les longues tables parallèles ou poiumtt voir le lecteur se pencher sur un gros iwlurne le plus souvent d'histoire religieuse pu profane pendant que MM.de Saint-Sulpice de (0.0* âges, depuis le jeune lévite à la tàn- .tare rose jusqu aux vétérans du nrf- J-siste nistère portant à leur bouche aveé Sulpice, du moins à Montréal.?V’ar-| (Peut-être, d’ailleurs, ce récit a-i-il rive nas qui veut à cette élocution été rédigé d’avance, comme le fut, qui déconcerte par son extrême par l’un des grands journaux de simplicité.Il y a des artistes et Londres, le compte rendu de son des gâcheurs.Celui-là atteint au arrivée chez lui, au lendemain du eme de Pi suprême de l'art qui s’est pénétré de l’esprit de cette lecture.Le lecteur est un traducteur.Il traduit l'auteur du langage écrit au traité de Versailles.) En tout cas, l’ancien premier ministre n’a pas hésité,dès son premier contact avec le sol anglais, à pren Enfin nous avons entendu un ténor qui a autre chose à montrer qu’une voix, qui ne la ménage pas dans le seul but de conserver un instrument dont il s’exagère la délicatesse, qui ne sacrifie pas le sens des oeuvres au souci de faire applaudir des effets d’un goût douteux et sans dangers! Wladimir Rasing, le ténor russe qui chantait hier à VOrpheum, n’a peut-être pas un organe aussi pur que Gigli et tant d’autres qui ne semblent avoir que cela, mais s’il a une fort belle voix, il ne l’épargne pas quand il s’agil d’exprimer quelque chose.Avec un programme presque inédit, avec quelques oeuvres connues, oh! bien peu.il a fait passer à son auditoire une heure et demie d’exquise musicalité.Qu’il ne se soit pas épargné, une fatigue évidente, vers la fin, l’a trahi, mais bien peu, puisqu’il s’est rendu jusqu’à la fin sans sacrifier un seul instant à l’instinct de la conservation.Avec une voix qui passe sans effort des pianissimos les plus ténus aux plus grands effets de puissance, il a donné une couleur superbe à ses pièces, dont celles du répertoire russe, en particulier, exigeaient une grande force lyrique.Il faudrait, pour bien faire comprendre ceci, repro duire les textes de ces diverses piè ces.Prenez par exemple la prière d’amour d’un idiot de Moussorgski, le Vagabond, de Manikinc-Nevstru off, le Steppe, de Gretchaninoff voici trois pièces d’un caractère exorbité qu’un chanteur ordinaire ne pourrait donner sans en râter l’effet.La première: Savishna, a été chantée comme le ferait un idiot, la seconde avec un empoignant sentiment de terreur et la troisième avec une tristesse d’accent indicible.L’école russe était encore représentée par une délicieuse Berceuse d’Arensky, le Chant Hindou de Rimsky-Korsakoff et la Chanson de la Puce, de Moussorg-sky.Le groupe français comprenait la Chanson de la Glu, de Gounpd, que je trouve bien supérieure à celle de Fougerolles, Vlnvitalion au Voyage, de Dupnrc, une Sérénade, de Brahms, le Rêve, de Grieg; le Noël des Enfants qui n'ont plus de mat-son, de Debussy et l’air De mon (par Léo-Paul DESROSIERS) Nous avons publié samedi, deuxième page, première colonne, la protestation que nous a adressée, à propos d’une lettre de M.Desro-siers, monsieur l’abbé Renaud.Nous avons en même temps annoncé que nous publierions les observations que pourrait juger à propos d’ajouter à cette protestation M.Desro-siers.Voici donc les observations de notre collaborateur : La lettre ci-dessus appelle des reflexions, des réserves et des commentaires que nous numéroterons par ordre, clairement et distinctement, afin que nous puissions mieux nous entendre et nous comprendre.Cette question des écoles de 1 Ile-des-Allumettes et du comté de Fon-tlac n’est pas nouvelle.Elle a été étudiée attentivement par nombre de personnes et surtout par le departement de l’instruction publique de Québec qui possède sur le sujet nombre de documents de première importance.Les renseignements ne manquent donc pas.1o ‘‘Dans l’école dite “des Canadiens français”, il y a toujours eu, écrit notre vénérable contradicteur, une bonne institutrice cana-dienne-française n’enseignant presque rien que du français".“Dans récole “Desjardins”, continue M.le dHin ou Aeux compagnons et d’nn ou deux apprentis.La clientèle des ateliers domestiques était naturellement restreinte et peu considérable: elle ne s’étendait pas an loin, soit à raison de la rareté de la production, soit surtout à cause de ta Pénurie des débouchêsçdue en grande Partie au manque ne trimsports ranidés permettant Irir lo®gs voyages.Dans ces conditions, lest artisans avalent intérêt à empêcher sur le marché îa présence d’artisans nouveaux et à écarter autant que nosslbie la concurrence étrangère C’est pour cela qu’ils donnèrent a leurs associations le caractère de corporations fermées en limitant le nombre des maîtres, des compagnons et des apprentis, Pour devenir maître-ouvrier, il fallait subir l’épreuve du chef-d’oeuvre.Cette épreuve consistait dans un examen sérietîx dont l’objet, bien que défini par les statuts, était laissé à la discrétion «t à l’an-préeiwtion pratique des maitres-nr-tisans.A moins de subir heureusement l’épreuve, le candidat ne pouvait exercer îa maîtrise.Plùs nue cela, souvent pour décourager les candidats, on exigeait pour i’épren-ve du chef-d’oeuvre, une production dont la matière première était d’un prix très élevé et dont la fahrica- iccuic v,.- , ______.- , tion était longue et difficile.Aucun curé, presque la même chose, au apprenti ne pouvait aspirer à de-point que certaines familles Irlan-i venir compagnon à moins u avoir daises qui sc trouvent dans Larron-! accompli le nombre requis donnée* dissement, envoient leurs enfants à d’apprentissage.Or, en vue délimi-Pembroke, et cela sans se plain- S ner les compagnons, les statuts exi-> gealent souvent un term's exagéré Tout d’abord, comme M.l’abbé, d’apprentissage et nullement en Renaud s’en apercevra lui-même, 11 nronortion avec la nature et les du-v a dans ce passage deux presque j flcultés du metier.Seim, enfin, les qui sont tout à fait alarmants et enfants des maîtres-artisans étaient ne disent rien qui vaille lorsque I admis comme apprentis de plein l’on a été averti de diverses choses , droit: quant aux aujrçs leu • nom-qut se passeraient à Chapeau et sur | bre était touiours très limite.lesquelles nous reviendrons plus, ”- Ar> nrAv loin.langage parlé.Ce n est pas en, ftre carrément position sur la que*-vain que l tlalten dit: traduttore, (jon tarifaire, posée en sop absence trariitorc.Le facteur peut trahir j par Baldwin et qui fera proba-l auteur.Les inflexions peuvent bjenient l'objet de la prochaine lutte électorale.11 est, à fond, avec éclat, Baldwin et pour îc libre donnée à tel mot le gonfle d’un sens y inconnu et impropre.Le lecteur , * de Saint-Sulpice doit tendre A fim- ,, # ,, personnalité.Tonte sort oeuvre con- Un chel s’offre ainsi aux divers à rendre les mats entiers, le ________ total des syllabes sans les colorer rîe* gestes hésitants et saccadés le* ’e son interprétaftqn.Sa voix dqü lourds bols de café, se penchafetir**sfitter le IcTte.avec la même fj-tur la nappe de grosse toile.iaetité et la metrie Impartialité que.De la tribune tombe sur t'assis- j le miroir re,lcie le visage.La lec-tance une voix monotone, blanche,\ture recto tono est l exact oppo* groupes tibre-échangistes.Et l’on peut se demander si l’heure de Lloyd George va, une fois de jrlus, sonner._ .Il semble bien La fcc-tamis n’auront mettre en branle la cloche fatidique.Dans tous les cas 011 nous permettra de solliciter plus de précisions: combien y a-t-il de classes dans ces deux écoles?Est-ce que l’on n’y suit pas un peu le Règlement XVII.enseignant le français aux enfants un petit peu dans les basses classes, mais juste pour les préparer a apprendre l’anglais dans les hautes classes?g.Par ces mesures de prévoyance, les ateliers de famiBe étaient protégés contre la concurrence é-trangère.D’autres mesures non moins sévères diminuaient la cmv currencp (!cr»- innîtres oiix.’ corporation avait édicte à cette fin des règlements minutieux relativement au travail, à l’embauchage cl à la réclame.L" travail devait dans tous les atelier* commencer et finir â une 'Jo "A 1’ école McAuley le nombre! heure fixe: les procédés de fabn des enfant» de l’une et l’autre lan- cation étaient les memes pour tous gue est à peu près égal.Pour plus , et le prix des matières orcmière* de la moitié du temps, l'institutrice était uniforme.Aucun ^‘‘'nn,T,!'8n,on v a été une Canadienne française; j ne pouvait être embauché, h moins à part eda, une Irlandaise sachant ( d’avoir l’autorisation de son ancien suffisamment le français et l’ensel- .gnant aux enfants”., ' - Dans cette école, comme dans l’u-Ma famille, les enseignements que ne de Celles mentionnées plus haut, l’enfant > reçoit ne développent ami, des Pêcheurs de Perles.Rosing nous tombons dans le fameux sys- plus ses jeunes goûts, «es Jeune» ha-non seulement chante en français, | tème des écoles mixtes, c’est-à-dire , bitudes et ses jeunes traditions, mais mais le parle couramment; il a ré- des écoles où il y a des enfants des ; en imposent d’antres qui n ont pas sumé en notre langue les oeuvres russes dont le programme ne donnait qu’une traduction anglaise.Il est tout aussi à l’aise en français qu’en russe et je n’ai jamais entendu chanter, comme U l’a fait le morceau de Debussy et Vlnvita-tion au voyage.M.Boeing a aussi chanté en anglais un air A’Elle: If with all your hearts dans un style que ne renierait pas un chanteur d’oratorio et deux races qui reçoivent le même] de racines, enseignement sur les mêmes bancs d’une même classe.Et ce système est condamné par la pédagogie, comme il l’est par ses résultats, et d’une manière également éclatante.L’enseignement du petit Canadien français doit être fait par la maîtresse française, et l’enseignement du petit Anglais par la maîtresse anglaise.Autrement les enfants qui ne sont pas de la nationalité de un groupe de mélodies dont une l'institutrice souffrent dans leur ien que ni lui toi ses fort Jolie chanson irlandaise arran- éducation et leur enseignement et rien épargné pour , ;ée par Herbert Hughes et Love s'en ressentent toute leur vie.Lé-ile la cloche fatidique, n/en( trrlding de Frank Bridge qn’II cote n’est plus le proiongemen* de ___________ On introduit la jeune Ame dans une atmosphère étrangère où elle sc trouve dépaysée.“Quand j’ai commencé â visiter les écoles de Montréal en 1006.déclare M.l’abbé Philippe Perrier, j’ai trouvé de petits Anglais e< de petits Français dans le mémo cours; l’n-vant-midi off enseignait le français et l'après-midi de i’smglai*.Le résultat net obtenu, c’ei* qu’à la fin de Tannée le* élèves n* savaient ni Tupe ai Tautre des den* langues”.De plus, comment former le sens patriotique des petits enfants de (Bulle à la aetixièus* put*.) tendre la clientèle et non l’attirer* ceux qui étaient pris à entraîner les hommes ou les femmes passant dans les rues à venir acheter clans leurs boutiques étaient condamnés à une amende pour chaque contra vention.Quel est précisément le jugement a porter sur la nature de ces association fermées?Les esprits sont partagés : d'aucun y voient une violation du droit de la liberté de travail, du droit de chacun de choisir librement son métier; d’autres, ,iu contraire, prétendent qu’étant donne ] état de TindiKtrie à cette époque, cette ferme d’organisation était permise.Si la liberté du travail était limitée dans une certaine mesure, la nécessité où »e trouvaient les arti sans de gagner leur vie justifiait cette restriction.Quoi qu’il en soit, les ateliers de famille sont à peu près disparus de la scène du monde et ils ont ôté remplacés par les aleliers de la grande industrie.Les ouvriers des grandes indus tries ayant vu dgns rapplication du principe de l'atelier fermé un mot yen puissant d’aider à leur organisation.ont cherché partout à l'établir.Ils ont même fait de grandes luttes poor l’obtenir.C’est que l’atelier fermé n’est pa* sans offrir de nombreux avantages.Il fortifie Tn-nion en assurant à ses membres un travail permanent et en facilitant le paiement de leurs contributions.Les syndicats qui sont devenus forts et puissants le doivent, la plupart du temps, à Tatelier fermé.1! est le moven le plus efficace pour l’obtention de conditions raisonnables de travail, car il entraîne le contrat collectif, qui est la meilîou-re garantie des intérêts de l’ouvrier.II est enfin, en cas de difficulté, une arme puissante aux mains du syndicat.Sous l’empire de Tatelicr fermé, celui-ci exerce un contrôle presque absolu sur ses membres oui sont sontraints sous peine d'exclusion d’accepter ses règlements et de fournir îeür quoterpart pour le triomphe de la cause qu’il soutient ou défend.Le» inconvénients de l’atelier fermé sont incontestables.Le syndicat qui obtient l’atelier fermé n’est pas toujours un syndicat catholique et dont l'activité s’harmonise avpc les principes de k mo rade chrétienne.Les ouvrier» coth»-tïques sont ainsi forcés pour s’av surer de l’ouvrage de faire partie d’utle union dont les principes sont parfois contraires à leurs convictions religieuses et à leurs aspira fions nationales.De plus, l’a tôlier fermé peut devenir facilement un principe subversif de Tordre social.Grâce à l’atelier fermé, le syndi c,at devient vite puissant et nombreux.S’ii n’est pas fondé sur des principes sûrs et honnêtes, si son action ne s’harmonise pas avec les prescriptions de la justice et de la charité, il peut devenir un instrument de lutte sociale et faire triompher des exigences irraisonnable* et des réclamations outrées.Si dans les unions américaines dites internationales, le principe de l'atelier fermé n’a pas eu la faveur de Top) nion publique, c’est parce qu'il a été trop souvent entre leurs mains un moyen d'imposer des décision* arbitraires.Le principe de Totçlier fermé n’est pas condamnable en soi, car il peut se concilier avec Tautono-mie des patrons et la liberté de tr» vail.Certes, dans la reconnaissance du principe de Tnteliér fermé, le patron cède une partie de son auto nomic, mais, outre qu’il est libre de la faire, il peut y trouver en pim-son avantage.L’atelier fermé est un excellent moyen de relever Tap prentissage, d’améliorer le miéie’ et d’aider à la formation d’ouvriers compétents.Or, qui ne voit que ces avantages précieux sont plus que suffisants pour amener un patron désireux de protéger l’industrie dans laquelle il a engagé ses fo d-à accepter le principe de Tateliet* fermé?S’il y cède une partie de son autonomie, il en reçoit une compensation par une nvain-d’oen-vre abondante et compétente.Le principe de l'atelier fermé peut également sc concilier avec la liberté du travail de Touvrier.Tout ouvrier possède, en effet, la liberté d’entrer dans le syndicat: on suppose évidemment que celui-ci est honnête* et établi sur une bast catholique.Si Touvrier en deve* nant membre du syndicat doit fai re certains sacrifices, ils sont am plcment compensés par les secours en argent qu’il reçoit et par Tamé lioratio t des conditions de travail qu’il obtient.Toutefois, si la reconnaissance du principe de Tnteli i fermé peut être la condition d’un contrat juste et licite, elle ne peut cire imposée au patron.Le patron est mai tre chez lui.On dira, peut-être, que le syndical a le droit de mettre comme condition au contrat de tra vail une clause par laquelle le patron s’engage à accorder l’atelier fermé.On peut répondre: le pa tron a le droit également de mettre une clause par laquelle le syndicat s’oblige à ne pas exiger Tate-licr fermé.Les deux parties, en ce cas, usent d'un droit égal et, si elles restent rhacune sur leurs posj-tior s, l'entente devient impossible.L’adoption du principe de Tatelier fermé doàt donc être le résultat de la persuasion et non Teffet de la contrainte.Accepté loyalement de part et d'autre, if peut devenir une source féconde de paix sociale et une garantie de prospérité nationale.• Edmour HEBERT, otea.Directeur des oeuvre* socnÎM. LE DEVOIR, Al OK "i i.E aL, LUNDI, KO * EMDRE 1^23 V C i 4*3.» «'C \ ¦¦11 «VO >e ef /a jeunesse catholique Heure de son dévoncrr"* et de «on connaissance de ia loi de Dtcn.On JB H.BHL____________JBBBV a une connaissance sommaire, mais ^ succès da1 s renseignement do fran-on ne la connaît pas d’une façon ; çais et de l’anglais” (Rapport du précise: beaucoup n'obéissent pas à IR niai 19*23); La Soeur supérieure toutes les injonctions parce qu'ils les mérite une mention spéciale pour ignorent, et tpie, d'autre part, ils ne, son succès dans l’enseignement des ! sont pas en état de jouir de toutes j deux langues” (Rapport du 12 oc libeT*^c ^ r*int* î 'i.i \ Le discoure de S» S.Pie XI à La Jeunesse catholique de Rome.i les libertés que la doctrine catholi que nous laisse.Que votre action mgues '.obre 1923), Remarquons tout d’abord, en Nous reproduisons d’après la| Vous pouvez ainsi répéter le mot < roijt de Paris, numéro dü 30 qc I qq’un autre grand Martyr disait de ¦îobre, de larges extraits du dis cours prononcé paf le Souverain ; Pontife deva î la jeunesse catholique de Rome, le 21 octobre dernieri CB Qi'E non ETRE LE JEUNE catholique lui-même et de ses’ frères aux païens perséouteprs * ‘‘à’q/ï milita loquimuri sed oioinuis, Nous ne nous perdons pas en de longs discours, mais nous donnons l’exemple de la vie»’1 Voilà ce que vous devez faire et nous savons que telle ., , est votre ferme intention.Nous en Nous a;on» été profondément S(>min ; de pneus.Les détectives ont trouvé j |une grande quantité de marobandi-l IS
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