Le devoir, 2 février 1924, samedi 2 février 1924
Volume XV — No 28.MON 1 KbAi«, fcAMbUl, 2 M^VKlc.!! lÿ^-i TROIS SOLS Lt NUMbKO Abonnements par la poste : Édition quotidienne CAïfADA.MO® ETATS-UNIS fcrr UNION POSTALE.$8 00 MONTBEAL ET BANLIEUE.$10.00 Êdtticn hebdomadaire CANADA.$$.00 ETATS-UNIS CT UNION POSTALE.$3.80 nwn llJCiWU Rédaction et adminûtntion 43, RUE SAINT-VINCENT MONTKCAL TÉLÉPHONE, Met» r496 8EETICX DE NUIT : EMftCtiM, Mata Oltl Mata BIOS Directeur : HENRI BOUR ASSA FAIS CE QUE DOIS! ôts et famille La session d’Ottawa approche.I^os industriels s apprêtent à réclamer un relèvement du tarif douanier.Les négociants protestent contre la taxe des ventes.La réduction des impôts américains éveille au Canada l’espérance d’un soulagement identique.En toute vraisemblance, cet espoir restera stérile.Le constant accroissement de la dette nationale, conséquence de nos folies de guerre et d’avant-guerre, ollre au gouvernement un facile prétexte, et peut-être une raison valable, pour se refuser à toute mesure d’allègement.Il en va de même it Quebec, en dépit des plantureuses recettes de la Commission des liqueurs, lesquelles, d’ailleurs, çoni-mencent à baisser.Par contre, les assauts sur le trésor public ne font que croître en nombre et en intensité.Dans chaque municipalité, à Montreal notamment,^ il n y a guère à espérer de réduction d’impôts.C’est plutôt l’accroissement qu'il faut prévoir, au moins pour la taxe scolaire.ment quil taut prévoir, au moins pour la taxe scoiane.vrait autant que possible j De tout cela, aucune catégorie de contribuables n’a le droit la famille, ne sont contents de se Plaindre Tout le monde, depuis dç» an.4W; 4 IVx- travagance.Gouvernements, municipalités, corps publics oc A/a|S , ; il)llt moines que se trouvent le secret de la vraie prospérité, de l'équilibre économique, et le principal facteur matériel du bon ordre sooial.>»e serait-il pas temps de faire revivre chez nous ces saine* notions d’économie sociale et de les faire entrer dans l’ordre des faits?Henri B0URA3SA L'actualité Fumée! Vous save: qu’il // q actuellement un mouvement sur pied pour soulager les écoliers canadiens-français de la ville ou leurs parents—ce qui revient au meme.\i les écoliers ni leurs parents, ni les amis de l’éducation, ni ceux j nhéraux et qui, simplement épris de iustice, \ion[rcal croient que notre législation devrait autant que possible favoriser du régt-pour en de travagance.__________ ._ toutes sortes, industriels, négociants, ouvriers, agriculteurs: tous ont voulu jouer au quêteux n chenal (ou en auto) : il faut maintenant se préparer au rôle plus humble et salutairement expiatoire de quêteux à pied.' 4 > S’il n’est ni possible ni raisonnable d’espérer un dégrèvement des charges publiques, y a-t-il lieu d’exiger un rajustement plus équitable des impôts actuels?Assurément, oui.Les manifestations signalées plus haut, et d’autres qui se dessinent, tendent à cela, avec des chances tie succès.Ce qui est a craindre, c’est que ces démarches particulières n’aboutissent qu’à l’avantage de certaines catégories d’individus ou d’intérêts collectifs, sans aucun égard au bien-être des familles.Et pourtant, c’est bien le sort des collectivités familiales qui devrait rester au premier plan des préoccupations générales, le souci dominant de l’Etat fédéral, provincial ou municipal.Nous en sommes loin.Chez nous comme ailleurs, les autorités publiques, dans l’établissement et la perception des taxes, n’ont tenu à peu près aucun compte des charges de famille.Les impôts indirects — douane et accise—prélevés par l’Etat fédéral croissent en proportion du nombre de consommateurs à charge de chaque contribuable.Là loi d’impôt sur le revenu accorde, il est vrai, une marge d’exemption en faveur de chaque enfant; mais cette marge est trop étroite et la limite d’àge, trop restreinte.De plus, la double exemption accordée aux époux mariés sous le régime de la séparation de biens, qu'ils aient des enfants ou non, constitue une véritable prime à la stérilité volontaire (sans parler de l’injustice faite à la province de Québec, où prévaut le régime de la communauté matrimoniale).L’an dernier, l’Association catholique des Voyageurs de commerce a pris l'heureuse initiative d'un pétitionnement dont l'objet était de faire rectifier ces injustices.Personne ne reprendra-t-il l'effort, cette année?Si l’on ne revient pas à la charge, si l’on ne crée pas chez les ministres et les députés la salutaire impression que le mouvement est sérieux et durable, on peut être sûr que les impôts seront remaniés au gré des hommes d’argent qui se remuent, mais sans aucun égard aux griefs des pères de famille qui se tiennent coi.SjC ^ Vf A Québec, les automobilistes ont obtenu quelque faveur.On annonce une modification de la Loi d’impôt sur les successions.Pourquoi n’en pas profiter pour amender cette loi à l’avantage de la famille?À l’heure actuelle, et depuis son origine, la loi ne s’occupe que du chiffre global des successions et du degré de parenté ou d’affinité qui existe entre le défunt et ses héritiers ou légataires.Elle ne tient aucun compte du nombre d’enfants, sauf de.l’unique héritier d’une fortune dépassant cent mille piastres.Toute succession en ligne directe, dont la valeur globale et nette n’atteint pas quinze mille piastres, est exempte d’impôt.Si la valeur dépasse cette somme, un impôt variable (suivant l’importance de la succession) frappe tout ce qui excède, nfni pas quinze mille piastres, mais cinq mille, sans égard au nombre d’enfants qui héritent.Ceci, la loi le spécifie en toutes lettres: “la somme de cinq mille piastres .doit être déduite de la succession entière et non de la part de chaque personne avantagée".Quelques exemples mis en tableau suffisent à illustrer le caractère afamilial de cette législation: Mais cela ne va pas tout seul.On discute la chose avec un éducateur, restait cependant l'habileté souveraine de tourner les «ens à sa manière lorsqu’il le fallait.Tandis que M.Lapointe, on le craint déjà, ne sera jamais personna grata dans le district de Montréal où l’on se défiera toujours, parmi les gros bonnets du parti, de ses idées et de ses tendances progressistes.11 ne réussir:» probablement jamais, comme M.(louin l’aurait pu, l’alliance des des conservateurs de pour soutenir son parti.Et les protectionnistes à outrance ne verront peut-être pas son règne avec faveur.C’est dire que le règne de M.Là-pointe ne promet pas d’être si heureux pour le parti libéral dans notre province que celui de M.Gouin homme grave et surtout ennemi, de ! qui sav;,it s’appuyer partout et trou-tout fanatisme.Il nesl pas prêt o r ,)artout (lcs appuis pour son se.prononcer tout de suite, il e-'dipartj même asse: prêt à se prononeer; ' >f.'Lapointe est, dans le cabinet, contre.La raison: Il me semble |»Uj, ministres que l’ouest aime que les modifications que vous de-\\e Inieux ct contre qui il est le mandez sont dirigées contre les élèves non catholiques.Je déleste le fanatisme sous tontes ses formes." De tels sentiments sont respecta- moins prévenu.Non pas que le ministre de la justice admette la thèse du libre-échange, loin de là.Mais on nous assure qu’il ne craint pas certaines concessions qui s’impo- bles.seulement ils sont an peu ; senf Ht d’un autre côté, il est l’ad-presses.Vous, ni moi nous ne com-j vcrsaire Ie p]us convaincu du parti prendrons pas comment il se P«d ' conservateur, toutes les fois qu’il faire que d’allonger les heures où|j-atfaquc violemment, les progres-les billets d ecoliers de tous les.^jstes qui sont bien île son avis, en écoliers—sont valables et d’y a/oh- ressentent une grande joie.Enfin il ter le dimanche lèse les droits des ; y ,, hrauroup de points de contact protestants.entre M.Lapointe et le troisième Un autre trône dans un salon.parti tandis que M.Gouin, plutôt C’est un gros politicien rouge, l an ; conservateur que libéral, était aux des quelques hommes sérieux i antipodes des fermiers.C’est un ap-parh.Il occupe autant de place et f)oint qui pL,ut ,qrf.précieux dans d’attention qu’un radio et tonne.ies circonstailces actlK.neSi soi( pour comme un haut-parleur.Quelqu’un { „.lf.neT (tCs sij.;res aux libéraux dans le consulte : "Si l’amendement soit poUr allier les forces li- proposê à Québec, que ferez-vous?b,;rales avec une partie ries forces -Contre!" Il lance deux ou trots progressistes.Le ministre de la ju bouffées de cigare qui rejoignent tout de suite te plafond.On se consulte du regard.Cet homme est sérieux.Il ne se prononce pas à la légère.L un hasarde: “C'est sans doute parce qu’il faudrait relever le tarif?—Kan!” Disque un antre: "C’est parce qu’une concession en entraîne une autre?” Un antre: "C'est parce que vous êtes en faveur du régime d'instruction paroissiale?Chaque écolier doit fréquenter l’école qui se trouve à l’ombre de son clocher Pas de déplacements.¦—N an ! N an! San! Wmwelles bouffées de cigare qui rejoignent le plafond.Un autre, hardi, risque encore: "C’est parce que vous considérez que le contrat du tramway est comme une charte sacrée?Il ne faut pas y toucher: inviolable! Sans cela la finance devient tout de suite difficile.—-Nan! Qui est-ce qui présente cette requête, n’est-ce pas un cercle de l’A.CJ.C.?—Je le crois.—Alors ça me suffit.Tas de dénigreurs! nierez-vous après cela que nous manquons d'esprits sérieux.Voyez comme ce haut politique fonde sérieusement son opposition à un projet de loi.SPECTATOR Bloc-notes Touchante générosité La correspondance que suscite la campagne franco-ontarienne est extrêmement touchante.L’une des lettres les plus émouvantes que nous ayons encore lues est bien Çe']f vénérable évêque de Gaspe, 1 homme énergique qui doit présentement faire face à toutes les difficultés inséparables de l'organisation d un diocèse nouveau.’Le pauvre diocèse de Gaspe, qui se saigne actuellement pour I organisation de ses oeuvres, notamment pour la fondation d'un séminaire diocésain, ne peut, écrit Mgr Ross, offrir à l'oeuvre des écoles d’Ontario le montant que son évêque voudrait bien y consacrer.Agréez toutefois cette obole comme appui moral du diocèse le plus oriental de la province de Québec." Et il conclut, en s’adressant au chef du secrétariat de l'Association de la Jeunesse: "Avec mes meilleurs voeux, je vous bénis ainsi que tes organisateurs de l’oeuvre et les héroïques lutteurs qui ont toute ma sympathie.” Voilà des parok'* qui iront droit au coeur de tous ceux qui, des deux côtés de l’Outaouais, luttent pour la défense du droit, de la justice et du bon sens.La voix des enfants A côté de cette voix d’un evèque qui.t-n dépit de sa relative jeunesse, a déjà derrière lui tant de travaux, nous sommes heureux de faire en tendre celle des écoliers de l’Académie du Sacré-Coeur, de Sorel, dont leur directeur, ie R.F.Xavier (les Frères de la Charité, se fait l'éloquent interprète."C’est avec plaisir, écrit cclui-ci à {’Association de la Jeunesse, que je vous envoie le fruit de notre sous cription pour les écoles canadien nes-françaises de l’Ontario.Xos petits Sorelois n’ont pas voulu rester Noj enquêtes U impôt sur l’essence L’impôt $ur l’easence — Le$ taux en u$age chez nos voisins et les Etats qui ont adopté cette taxe — Un ministre en appétit (par A texts Gagnon) I Le remède y suit nécessairement le mal.En plus il a l’avantage au point la Le gouvernement provincial ne; de vue justice de placer la taxe sur trouve pas que des sujets de con- l’;,,itomobiliste qui se sert le plus solation dans sa politique des bons chemins.l’automobiliste d’essence est en raison proportionnelle du chemin parcouru.s’en félicite et s’en donne à coeur Cette mesure réjouira sincère-joie, le cultivateur et le contribua-j ment les cultivateurs et en général Me en général obligé de paver et i tous les contribuables.D’autre part, >“ .l'entretien ern i-; ^ âT'dS" sage la chose sous un angle tout ; auront aU moins ia satisfaction de différent et qui ne manque pas de ne plus voir s’accroître les droits de logique.i permis.En plus, la taxe sur Lessen- Au point de vue stratégique et se paie insensiblement sans que ., , , , 7 ._ Lon sen aperçoive trop, un prévoit militaire, les bons chemins sont es‘ donc qu’elle aura un franc succès, sentiels, ct M.Perron a bien fait n rt,st0 cependant à savoir si le d’y faire mettre force ciment.Mais 1 gouvernement accordera des ev-au point de vue économique, le emptions et si, par exemple, H ré- gouvernement aurait pu employer e colonisation, ! ttsfaits de savoir que les taxes pour if.ni in ' les chemins ne monteront pas d’ici .‘ , i quelques années mais qu’elles n’ont dufra les taxes sur les machines .„ , i usuelles des fermes.Il y aurait là ses capitaux de façon plus profita* | jjjen (jes taxes trop lourdes à allé- ble.Les bons chemins augmentent g(.r.[a,s cultivateurs des environs les facilités de vivre, mais, sauf; des villes seront médiocrement sa-dans les centres de n'aaignicntem nullenir.jqUclq„eS années mais qu’.se publique.A paît les vendeuis j pas cjjance non plus de descendre, d’essence et d'autos, personne n’en ; De toutes parts, on crie que les retire de profit-*.I) y a bien, les I taxes écrasent le cultivateur et que touristes, mais encore convient-il | doit tinir sous peine de de ne pas s'exagérer outre mesu- re l’importance du facteur chemin I LA TAXE SI 11 LA LAZOLLNE pour expliquer leur affluence de-! L,id.(t de la h)Xe sur ,a gaJ.oline pins ces dernières années.Le qui n>os( j)as neuve, avons-nous dit.En les attire, le plus et surtout, de leur propre aveu, c'est notre mentalité spéciale.C’est ce qui les porte par exemple, à se rendre plus volontiers Succession A —$ 15,000 — B — 20,000 — € — 30,000 — D — 60,000 — E — 80,000 — F — 100,100 — Montant taxable -$.¦ - 15,000 - 25,000 - 55,000 - Ta,000 95,100 Taux Nombre Part de Taxe de Taxe d’enfants chacun chacun .— 1 —$15.000 —$.187.50 2 312.50 3 825.00— 6 1.500.00 — 8 2.853.00 — 10 10,000 — 10,000 — 10,000 — 10,000 — 10,000 — 93.75 104.00 137.50 150.00 285.30 tice peut ainsi compenser, par de acquisitions dans l’ouest, les pertes qu’il ferait subir à son parti dans Québec.11 peut aider à son gouvernement, durant la prochaine ses-sion, en lui ménageant toujours une majorité confortable, m, comme c’est tout à fait probable.Je premier ministre est de son avis ainsi qu'une partie des membres du ministère.Mais encore une fois.M.Lapointe aura toutes sortes -difficultés à devenir le chef incontesté des n- indifférents au mouvement fuitrio- a Québec qu’à Montréal toute pro- béraux québecquois.Il y a presque une moitié de la province qui n’est pas encore sous son influence.Si 'tuanon intolérable faite à nos frères sc reposant alors sur son turc a .« i’Ç)n(ariQ; {js sauront, derechef.tique lancé, dans notre province en faveur de leurs petits frères lie la province voisine.I.es quinze classes de notre maison renferment cinq cent quarante élèves; c’était vraiment admirable de voir l’ardeur cl la rivalité qui régnaient entre les classes, c'était à qui remporterait.La somme de soixante-dix-neuf dollars que nous avons recueillie, prouve assez la générosité des Sorelois; mais, ce qui importe le plus, c’est la semence des idées.Durant toute une.semaine, que nous avons appelée: SEMAIXE PATRIOTIQUE, nos enfants ont appris à connaître la si- donner des conseils au premier - ' j qllg nnus devons lutter et combattre mstre et d influer sur la direction |^our je reSpec( de notre langue et de la politique ministerielle, il vc nos droits.Cette semence d'idées aller plus loin que cette V^r^ Jj_e ipro(iuira, je l’espère, une génération notre province ne le veut, il pourra V , , li.-uil trouver beaucoup d’obstacles sur son chemin et passer à travers des heures difficiles.ie *4: * Propos d'Ottawa M.Lapointe et M.Cardin LE NOUVEAU MINISTRE DE LA JUSTICE — FAIBLESSE ET FORCE — LE DISTRICT DE MONTREAL — SANS REPRESENTANT — M.CARDIN EST INCONNU COMME PARLEMENTAIRE L’Inégalité est patente.Dans le premier cas (A), Tunique enfant hérité de $15,000 sans payer un sou d’impôt.Dans tous les autres cas, chacun des enfants reçoit $10.000 mais paie à la province un impôt qui, de H à F, va eu triplant.Dans tout système d'imposition, il est impossible d’arriver à une parfaite égalité de traitement.Mais il faut tout de même y tendre.Et surtout, il importe de viser toujours à la sauvegarde de la famille.$ * * L’oeuvre des Semaines sociales s'est occupée.Tan dernier, de la famille.Il s'est dit là de fort belles et bonnes choses: ne serait-il pas à propos d’en faire passer quelque chose dans le domaine des faits concrets?A l’occasion d’une réunion analogue, tenue à Grenoble, vers le même temps, un collaborateur des Etudes (de Paris) faisait cette réflexion dont plusieurs de nos sociologues pourraient profiter: “Louons It's lamentations poétiques sur la grande pitié des berceaux de France, les panégyriques émus des vertus patriarcales et des enfants nombreux, les prêches bien intentionnés prononcés à Paris sur le retour à la terre, et les appels enthousiastes au patriotisme des pères et des mères français.Ces discours sont utiles.Us sont parfois bien agaçants.L’éloquence et la poésie sont impuissantes et ridicules en face du terme du propriétaire et de la facture du boulanger.’’ Mais, objectera-t-on, les pères de famille, au Canada, qui paient l’impôt sur le revenu et, davantage, ceux dont les enfants paient une taxe de succession, $ie sont pas des pauvres, au sens propre du mot note du fournisse où vont les choses, rie.kn tout cas.il n'en reste pas moins vrai que Timpôt fédéral, I que^nsVnn provincial ou municipal no titmt n pou jpre-s nul compta dos ch.ir- Avocnt d’un certain renom, ges de famille et que cela seul est une iniquité sociale.friand d'études constitutionnelles et Et puis, il faut voir plus loin.Tout, dans nos lois, nos moeurs.1 de thèses juridiques, il pourra don nos habitudes de travail et de négoce, tend à stimuler le gain a Srs 1 avait que M.Rodolphe Lemieux pour contester son titre et aspirer nu même honneur.Mais M.Gouin survint subitement, armé de son prestige, de son expérience, appuyé par des forces iinmeinses, et Il enleva au député de Québec est la couronne que celui-ci allait se poser sur la tele.M.Lapointe dut iP montant rondelet qui, voici vingt ans, auraient pre* j commence à agacer une foule d’è- du Nous en parlerons dans un pro- Aiexis GAGNON dit que le Ganada dépenserait $2,000,(100,(100 dans une guerre européenne., Conclusion: se tenir en une constante et salutaire méfiance, Nous répétons le conseil nu risque de nous faire vingt fois encore traiter d’oiseau de malheur et de vieux rabâcheur.0.H.revenu» jHurUnt e'c*t dort» l'noqwUttlon ct le mnintien de» petit» patri- dnns le district de Québec, il lui On peut dire aussi que le ministre et le député, M.I.apointe et M Cardin, qui ont eu des promotions) étaient ceux qui le méritaient les) plus, les hommes tout désignés par leur passé et leur talent pour prendre la plarc de leurs prédécesseurs.Comme chef des libéraux tie no-j Quelques-uns peuvent critiquer là ".choix du ministère mnis cette cons- tatation s’impose que dans la politique active, dans le parlement ae* luel, on n’aurait pu trouver aucun Une campagne d’économie esse, plus de maîtrise de lui-même lus de sûreté dans ses individu ment un pare ce dans le district de Montréal que à qui revint plus juste-11 honneur.Léo-Paul DESROSIERS.Hegina, 3 (S.P.C.) Presque , lecteurs.Le trésorier .s'est donc rnis en ; ! quête d’un nouveau projet de loi et ^ la finalement adopté relui de taxer) l'essence.La taxe sur la gasoline est d’une) 'simplicité quasi biblique.Chaque) | marchand qui vend de l’essence devra payer une ecrtninc somme sur chaque gallon vendu, à moins plutôt que ce ne soit le producteur ou le marchand de gros qui la paie.Le gouvernement compte par ce moyen retirer suffisamment pour rencontrer l’accroissement des dépenses.; Il SC fait aussi le calcul suivant, i Comme les chemins sc délabrent en ! raison proportionnelle du chemin ; toutes les chambres de commerce qup parcourt l’automobile et que la des provinces des prairies, réunies en congrès hier, ont décidé de lancer une énergique campagne d’économie basée sur des motifs uniquement patriotiques.On veut ainsi forcer le gouvernement à couper dans ses dépenses excessive» d’ad* ministration.dépense de la gazoline est en raison proportionnelle du chemin parcouru.il s'ensuivra logiquement que les recettes s'accroîtront proportionnellement avec la cassure des chaussées.Cette espèce de vase communiquant économique est des •lin* Ingénieux comme on le voit.Pour $e procurer le “Devoir” Rappelons A nos lecteurs de Québec que.le Devoir est en vente au Château Frontenac le soir même de sa publication.A Montréal nous ne reprenons pas les invendus.Xos amis qui veulent se procurer te journal font donc bien de le retenir en permanence chez l’un de nos dépositaires.S’ils ne peuvent le prendre chaque soir, qu’ils aient soin de ie retenir au plus tard le matin même de sa publication.Le dépositaire pourra téléphoner ches nous et faire ajouter un numéro de vins au nombre qu’il prend d’ordinaire.L’invendu est une perte.Vous ne pouvons pas la subir.Aidez-nous à grossir notre tirage d’une façon qui toil pour nous tout profit. LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI.2 FEVRIER 1924 Volume XV —- No 2S.La session de Québec Le travail de nos députés Une revue des dernières délibérations de l’Assemblée législative — La semaine parlementaire se compose de trois jours — Curiosité de l’opposition — Prises de bec Québec, 2.— La semaine parie- ; mentaire ne se compose véritable-j ment que de trois jours: les mardi, mercredi et jeudi.Il ne faut presque pas compter le lundi et le ven-i dredi, encore moins le samedi car la Chambre chôme alors sans dissimulation; les soit-disant représentants du peuple observent scrupu- j leusemeut la loi du repos hebdomadaire de trois jours.Les lundi après-midi il y a tout juste le quorum et on ne siège que pour tuer le temps, de même que le vendredi matin.Uu mot sur les faits et gestes de la Législature au cours des derniers jours.Lundi après-midi, le gouvernement a proposé à la chambre de j porter le salaire de M.Auréle Leclerc, ancien député et nouveau re-gistrateur de Quebec de ÿ3,üüt) à , ,£5,000.L’opposition a fait remar-.quer que le cabinet semblait avoir une prédilection particulière pour M.Leclerc tandis que des vieux fonctionnaires reçoivent à peine de quoi vivre.Toutefois la mesure ; a été adoptée.Ce lendemain, la discussion a ; spécialement roulé sur I agran-1 dissement du marché Bohsecours de Montréal, à l’occasion d'u- j ne motion de M.Sauve.MM.! Patenaude, Bray et Renaud on! plaidé en faveur de ce projet et d’un octroi gouvernemental: M.Caron n’a rien promis, mais M.Honoré Mercier a été plus categon- i que et désire que le gouvernement autorise Montréal 5 faire un emprunt.A la séance de mercredi, M.Mer- ! eier a demandé à la Chambre de j voter des résolutions pour la construction du fameux barrage de St- j l’aulin sur la rivière dit Loup (en haut), au bénéfice de la Quebec | Cclnral Power.Les oppositionms-j tes ont posé questions sur questions au ministre des terres et forêts; j niais co dernier n*a cru do , voir dévoiler les noms des promo- j tours de rette compagnie, ni capital.M.Taschereau vicnl rescousse de Ai.Mercier ot explique de son mieux que les noms des promoteurs sont secondaires et que si l’opposition veut absolument les connaître le ministre des terres les leur dira après la votation des résolutions.MM.Potênaude et Sauvé insistent noue avoir des noms et des chiffres immédiatement.Finalement la Chambre, sur l’ordre de M.Taschereau.adopte les résolutions malgré le vote négatif de tous les nnposi-lînrmivies Jeudi, le principal fait de ’a ’ournée a été la votation du kip .t„v »T,nni«e‘ tv." tes eomelHcx Seul M.Chnnais '.’est dé- j • eWA opposé, en principe, à Pacte ! du gouvernement Taschereau en fa-,|0 Peprote \"iii¦.n dM.¦ Perron s'est fait le porte-parole du p.,i,:net.dont ît est membre.Ttmr matin.MM.Carbh e* "Smivé i r,, -ppepef.e|TV SM*- (b*v (Tiiestions aericoles.Jeudi, le (i., e ¦'Position trouvait nue les lu*o’es d'a-e-ieultiire ne servaient nit’.'i f 'rmer fonctionm ires du ministè-e ô' l’agrieultitre et non des cultivateurs pratiques.ftier.M passible d’une amende de cent à cinq cents dollars, payable aveu dépens à toute personne qui en i poursuit le recouvrement en justi-1 ee et.à défaut de paiement de cet 1 te amende et des frais, d’un emprisonnement d’un â trois mois.Quant au contrôle des finances j municipales, nous avons déjà don- j né la teneur du projet de loi qui le , concerne.11 viendra probablement i sur le tapis la semaine prochaine.Au comité îles bills privés, la ba-1 taille a commencé mardi avec le j bill de la paroisse Saint-Fierre-Cla-ver.Les oppositionnistes ont de-1 mandé la suspension de cette législation qui avait pour objet de forcer le conseil municipal de! Montréal ,5 exécuter les promesses j qu’il aurait faites à la fabrique de j St-Pierre-Clnver d’acheter certains terrains situés sur le boulevard St-j Joseph.Les intéressés à qui on avait donné quelques jours de grà ce pour s’entendre ne sont pas re , venus devant le comité.La législature a aussi autorisé la .compagnie des Tramways de Montréal à vendre le Terminal à condition qu’elle construise une nouvelle ligne parallèle à l’Arienne et qu’elle donne un service aussi efficace.La commission métropolitaine a; subi un échec sur la clause con- ' cernant les emprunts sans le con j seulement des municipalités sous! sa tutelle.Tout le reste a été adopté, fieux qui voulaient révolutionner l’ud-ministntion de (irand’Mère par une nouvelle charte n'ont pas eu de chance.Leurs deux projets ont été mis au panier.L’opposition ne laisse pas s'éjein-dre le feu de ses questions et de ses motions.Elle sont toujours intéressantes.Que nous réserve la semaine prochaine?('.'est la boite de Pandore.! Le gouvernement a promis aux représentants de l’Association pro-! vinciale des automobilistes qui ont son | eu une entrevue avec lui.hier à 1;| après-midi, qu'il fixera à 70 cents par cent livres la taxe sur le poids «les automobiles qu'il se propose jes d’appliquer.Actuellement, le gouvernement base ses permis sur la force motrice des automobiles.Outre cela, l’impôt sur l’essence sera deux cents par gallon.Les automobilistes ont réussi à faire baisser de S0 cents à 70 la taxe sur le poids des automobiles dont nous parlions plus haut.MM.Auguste Pion, J.-E.Renaud et G.-A.McNamee représentaient les automobilistes lors de l’entrevue, et MM.Taschereau, N’ieol et J.-A.Bégin.h gouvernement.M.Pion a déclaré aux journalistes que cet ipipût sur le poids des autos diminuera la taxe sur quelques autos légères et l'augmentera pour certaines autres mais au total, avec la taxe sur la gazoline, le gouvernement recevra eu fin de compte l,i même somme.Les automobilistes croient que la perception de la taxe sur 1» gazoline sera diffi- Loui» ROBILLARD.UN BANQUET CLÔTURERA LA SAISON La saison de ia ligue de quilles Provinciale de Québec tire à sa i fin car deux rencontres seulement ! sons inscrites à l’éclielle des par- ! tics de la ligue du président La-nioureux.Ce soir, le club Trois-Ri-i vières se rendra à Sherbrooke pour y rencontrer le club de l’endroit et demain après-midi, aux allées du Canadien, le club Montréal recevra la visile des Trifluvlens dans la dernière partie de Ja saison.Toul porte à croire que les i joueurs de M.James Stracban décrocheront de nouveau le chain- ] pionnat de la province de Québec I à moins que le Trois-Rivières ne soit ! I LETTRES MJi} | “DEVOIR” Nous ne publions qoe des lettres signées, ou des communication» accompagnées d'une lettre signée, avec adresse authentique.Nous ne prenons pas la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.L'embargo sur le bois de pulpe Les attaques lancées contre moi par î’nnrirwatio'l suHe-ohamn - le m'- le ministère sur cette ferme.M.Caron a répété m" mus Us 'mis u-u'ii né T'mM-nit donne- de tels i mm r-fia te- rn r n t Uomme M ‘'omv'.revenait A P’ pUiree et nousso't M.Caron an "'ed d - ( (i- n—, ce dernier a nerdu son lia-Jii'iicil.» i.on ne humeur pt s’^st cm-po-f A insfiu'à (vinUfic- son i u 'er locuteur de dé'-rdsAon-'ble et d’avoir .ptu-Hnct d’nn oolioier.M.Sauvé garde son sangfroid, jette quelques verres d'eau froide sur l'épiderme bouillant de M.Ca von.sous forme de compliments, et le ramène à sa bonne humeur.Il avait ('(‘pendent gagné de faire remettre la votation des subsides de l’aviculture à une autre séance.Quatre Ixiils publies importants j o t été présentés à la Chambre au cours de la semaine : le projet de loi relatif aux écrits authentiqués; celui concernant ht réserve de certains terrains aux frontières de cette province: certains amende j ments à la loi électorale et le contrôle des finances municipales.Le projet de loi destiné à amen der la loi électorale de Québec a été amendé et a subi sa troisième lecture hier matin.Par ce bill le .gouvernement veut que l'officier rapporteur ne puisse rejeter le bulletin d'un candidat, parce qu’il n’aurait pas eu te temps de l'examiner lorsque la li mite de deux heures de l'après-midi a son é.L'amendement au projet de lot comporte que seuls le nom et l’adresse de l'imprimeur de ceux qui publient des annonces, prospectus, placards, affiches, brochures ou circulaires avant trait a une élection, apparaissent au recto T de ces imprimés.Dans le premier i projet de loi on voulait aussi obli ger l’éditeur à imprimer son noin.mais on a supprimé cette clause.Il reste cependant (jue l’éditeur, -t toute personne qui imprime, pu die.distribue ou affiche, ou fait imprimer, publier, distribuer on afficher un imprimé de cette na lure, sans la mention de ces noms et de ces adresses au recto, se rend coupable d’tm acte illicite et est Ainos, t.iR.N.G.) ~ Le procès d'Ernest Houle, accusé du meurtre de son compagnon de chasse, Alex, ('.ôté, s’est terminé cet après-midi, à (uiatre heures, par l'acquittement de l’accusé, après une trentaine de minutes de délibération.Les jurés ont rendu le verdict de non culpabilité.Le président du tribunal adressa quelques mots aux jurés, puis il donna liberté à Houle qui sortit immédiatement de la boite des accusés en compagnie de son défenseur.Me Alleyn Taschereau alla presser la main des jurés.Eu attendant le retour des jurés et leur verdict dans l’affaire Houle, le juge l.etetlier rendit jugement dans trois causes: celles de j Cossette.Richard et (luertin, qui se reconnurent i (UpatWW-e-deS aocusa-| lions portées contre eux.Cossette ¦ devra faire sept an-, de péniten-| eier pour tentative de viol et pour vol.Richard purgera trois ans de pénitencier pour vol et (merlin en l su a quitte pour encore deux mois de prison.T.a partie de cartes organisée au profit de l’oeuvre ‘‘Le rhez-Nous’’, pension pour jeunes filles, aura lieu jeudi prochain, 7 février, au no 126.rue Saint-Hubert.Il y aura programme musical et goûter.Un prix sera attribué à chaque table.I.es messieurs sont invités.Les dames qui ont encore des billets en leur possession voudront bien les remettre à la direction le plus tôt possible, afin que l’on puisse se rendre compte du nombre de cartes vendues.Des cartes seront en vente à la porte, ( Connu.) Courrier de Nicolet Nicolet, 2 (I).N.C.) — \ grand’messe, dimanche, M.le cl iioine Poirier, curé a la cathedra annonça que la guigimlée au P fit de la St-Vincent-de-Paul o r.porté la jolie somme de *110, pc les pauvres de notre ville.A Saiut-SyIvère-de-Nicoleh trois j .nouveaux conseillers ont été élus à 1 '* l’unanimité, ce sont MM- Adolphe j Deshaics, Zéphirin Morrisse!te et! Albert Leblanc.A Victoriavillc, la population est de 1,643 âmes.La campagne compte 155) familles et la ville 75)1.Il y , a dans la paroisse 3.612 , commu-| niants.Au cours de l’année 1923.41 mariages ont éU- enregistres, lt>2j baptêmes et 101 sépultures.A Victoriavillc, M.Thomas Bateau a été élu marguilller en rem-: placement de M.Vinédée Mathieu, j sortant de charge.toijen.En ee que l'embargo puisse j me toucher au point de vite jinan- j eier.coniine on l’a déclaré à main- j tes reprises, je n'g vois que malice , ou ignorance, et je me bornerai à ! répéter que lu question de faire de l'argent ne m'iidéresse aucunement.Mon seul intérêt dans la rie est de dépenser sagement un fonds que j’ai mis de côté pour ce travail dans l’intérêt du pags où w suis nc.(le travail est devenu le but principal de ma vie et j'espère pouvoir vivre assez longtemps pour voir la realisation des réformes que j'ai inaugurées.Sinon, j'ai pris mes dispositions pour qiie’’la campagne soit continuée par mes successeurs.l'espère que cette simple explication calmera l’égoïsme de ces critiques malveillants et dissipera leur angoisse au sujet de mes interets financiers dans les efforts que je fuis pour conserver les forets du Canada.j Quelques doyens semblent rire influencés dans leurs vues par le bien-être du fermier ou du coton, ils disent qu'un embargo sur la pulpe influencera le prix que le fermier recevra pour ce produit.C’est exact.Mais le prix sera influence vers la hausse et non vers la baisse, i.es conditions au sujet des prix de la pulpe et du marche dans le passé n'auront rien a faire avec les prix et les conditions dans I avenir.Avec la grande augmentation dans la demande au Canada et les pertes énormes causées par les feux de forêts, les insectes, les champignons et le vent, pin sieur* moulins à pulpe canadiens onl déjà épuisé leurs réserves forestières sur les versants des cours d’eau.La demande au pays augmente tous les jours, hile dépassera bientôt tout ce qu elle a rtè dans le (tassé rt il s ensuivra une , disette de bnim dt -pulpe.Pour la province du \buveaii-Ilrunsivick j d’où viennent la plupart de ces cri- j tiques, il suffira (Ifà deux saisons ‘ comme cette de 1923 pour oblitérer > le nom de cette province comme productrice de bois de palpe.Sur la totalité de plus d'un million de cordes de bois exportées actuellement, il n'g en a pas plas^ de six cent mille cordes qui proviennent des lots de fermiers ou de colons.Comme il ne faudrait que cinq i moulins nouveaux d'un rendement quotidien de cent tonnes chacun pour absorber ce montant de bois, cl comme l’on projette d'en construire plus de vingt, si I embargo est mis en vigueur, il est donc puéril pour quirompuc de dire que le marche du fermier pour la pulpe sera nieuacé par l'embargo, du contraire, U sera de beaucoup amélioré.Mes sympathies vont entièrement au petit proprietaire de lot qui dans bien des cas et son père lui a protégé scs arbres contre les incendies et autres causes de destruction, et cela depuis cinquante annccs et meme cent.Pour ma part, je voudrais voir les nrir de la pulpe bien plus élevés l’ai essayé.Je pouvais alors à peine mettre un pied devant l’autre, et après six bouteilles du Composé Végétal, je suis devenue comme une femme nouvelle.Ma santé est parfaite; je pèse 140 livres.Je pesais 97 livres quand j’ai commencé à en prendre.Je recommande le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham à toute femme souffrant de maladie féminine.Vous pouvez utiliser ce témoignage, car je suis trop heureuse de laisser savoir tout le bien que j’ai retiré du Composé Végétal de Lydia E.Pinkham.” — Madame Ida Hewitt, 1529 avenue Penna, S.E., Washington, D.C.Des lettres de ce genre nous arrivent de toutes les parties du pays et prouvent incontestablement la valeur du Composé Végétal de Lydia E, Pinkham.AVIS LEGAUX CANADA.Prorince de Québec.No ZITjOT.Cour de circuit JJVALTER BUIE AND COMPANY, ijMl THE, corpe incorporé ayant eu place (I'affalrt-s en Ja cité de Sherbrooke, district de St-Krançois, NATHAN Montréal, contre r.tNSBKgr,, DçpUndcrease, de la' cité de DÉfettfleur.détriïdetir-de com- 11 est ioiAlonné audit paraître dans le mois.* .Montréal, 3J janvier PJSL (Vit ordre) ~ - GEORGES DUSSAULT.Député-grc tier de ladite Cour.LOUK CTE CIRCUIT BORDENS Farm Products CoXtd i o/7» .>*;>:> Province de Qaeher District de Montréal.No 2i(Ht.J-Arthur Maroij dçmandeur, vs Alfred Molaan, defendeur.L* Dénie Fmr dr février 1924, & 10 heu-re llèm - jour de février 1921, h 2 heu-j res de l’apre».midi, au dotuicjlf: dudit défendeur, au no 1551, rue Notre-Dnine ouest, ru la cité de Montré»], seront vendus par j autorité de justice les biens et effets dudit I défendeur saisis eu cette cause, couststaut i en un gramophone, rtc.Cj.iditi v,,xm.’fiNT COMPTANT.A.LA VERDURE.H.C.S.Montréal.,2 février 1924.Orovlnce de Oucrwc COUR SUPERIEURE District de Montréal.No :r.'::5.Freddie Trudeau, industriel, ! Xavier L'duc, gérant de baidfue, tous deux i de ia cib- d’Outremont, district de Monl-I real, el dame Azallne Deziel, dit lailirè-etie, du même lieu, veuve de François Go-\ beilie, eu son vivant, du même, lieu, com-j m,.remit, denmndeRrs.vs J.-A.Villeneuve, 1 du même Heu, défeinfrut.i.c 12ème jour de février 1924, il 19 heures de i avani-nitdi, au (iomicue dudit d fendeur, au uo 44188, rue Sb-lJeivis, ou la cite 1 d* Moiitrial, .seront vendus par autorité i de juslïce les biens et efli ls ((Udit (léfrn-'f deur, saisis eu ceitc rtausr, consistant en uu elavlgraphe, tnrubles dr ménage, etc.S Oauita* o .A 1 (.NI î 1 .1 i1 I ., N I .Lé.n LA EK A N CE.H.C.S.Montréal, b-r février 1924.I-'rançois-de l’rovlnte de QuCneC, COUR SUPERIEURD District *ie Mailtrial No îfiAS, (¦forges lîab.uovltch, detnandeur.vs J, Du*, au, alias .1.il.la1 te au, defendeur, le llémc jour de février 1921, il 10 heu-i ri a de l’uvunt-uiidi, au domicile dudit defendeur, uu no 291, rue Nt-Timothee, en la rite di Montréal, seront vendus par au torilé (je justice 4*s binus ri rdfrf.s dtldil défendeur saisis ' o ('eit*- cause, consistant en grumoplione ei iiiéiiagr.v s .u .i: •-VETANT.J.-E.HKÎMARA18.Montréal, 1er février 1924.| i .¦ - Province de oucrie* rccR nu CIRCU’l ; DLirlct ce Montre», No 22204.1 >e»l* AdvertuUng-.NIgn» LW.> demande» 1 ctxsr, vs Dr J H.t.ilojv*l*x *l( tendeur., l.e 1 Bille jrtur de février 1921, 9 10 heu-i res 8e lav ant.(Mill, au v dOttiRnle et pla-i r» ii’nffalr»» dmtii déi' hstélir,, au no 1843 nw *lu l’arc, eu lu cite de Montréal, se '•ont vrfidiis pur ' niitoftté'Me Jirstls'e b-! virus et ri tels dudit défervdrur saisis rr .rette cnn se.ronsistnnt en un piano, mtu l»!rs de inénage, etc.Cmtdllianit ARGENT COMPTANT.I Aug.VINSON, H.C.S, Montreal.1er février 1924. Volume XV — No 28, MONTREAL, SAMEDI, 2 FEVRIER 1924 3 CALENDRIER — DERNIÈRE HEURE — DEMAIN : dimanche.3 février 1»2I.IV EpiphtnU, 8.de la Purification.li| |Hr —W HH /M tBH M Æaf WHl jn i L«ear da aoieit.T b.tt.Coucher da laioit, S h.M.Lever de la Une.• h.12.Ceacher de la lane.3 h.4S.Neurelte lane le 4.à 8 h.44 m.da eolr.Premier quartier, le 12, à 3 h.It m.du »oir.Pleine Une.le 24, à tî h.12 m.du matin.Hm HpfiH WSSm Wm ImrNtl WmP feÉâj fgpf pyi ipSi MH Iggafc gHp HB ml^H Der.Ifitarl.le 27, à 8 h.21 m.da matin.1 Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entier DEMAIN NX’AG EUX ET PLUS DOUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui moximam, 28.Même dote l'on dernier» X9 Aujourd'hui minimum.10.Même dote Ton dernier.S.BAROMETRE 8 heure» o.m.30.07.Il heure* «.fit.1 heure p.m.30.03.30.05.En lutte avec la mort AVEC LA TENACITE QUI L’A TOUJOURS CARACTERISE, M.WItLSON SE CRAMPONNE a LA VIE LORSQUE SON ENTOURAGE A PERDU TOUT ESPOIR LES ANCIENS ETUDIANTS FORMATION A "L’UNIVERSITE D’UN COMITE PROVISOIRE CHARGE DE POURVOIR A L’ETABLISSEMENT D’UNE “ASSOCIATION DES ANCIENS ELEVES DE MONTREAL”.Washington, 2.(S.P.A.) —Wood-, row Wilson est aux prises avec la mort.Avec la ténacité qui la ca*.Factorisé à tant de moments ailli-; cHes de sa carrière, il se crampon-l ne à la vie lorsque son entourage a renoncé à tout espoir de le voiri revenir.Ses intimes sont couvain-: eus que sa fin n’est plus qu’une question d’heures.j Après une consultation de plus d’une heure, les trois médecins du moribond ont publié à 10 heures 30 hier soir, un bulletin disant que, M.Wilson baissait graduellement.A ce moment il avait perdu connaissance, mais il ne ressentait aucune douleur, cependant rien dans la nouvelle ou sur la physionomie j des médecins ne permettait d es-, ptrer que la fin se ferait longtemps attendre.| Les Drs Ruffin et Fowler quitte-; rent la résidence de M.Wilson peu après la publication du bulletin, mais le Dr Grayson resta a la dis-, position du malade.11 lit savoiri qu’il le dirait s’il se produisait1 quelque complication.La cause immédiate de la rechute est un le-; ger dérangement de 1 organe digestif oui se fit sentir lundi dernier.Dn ne s’alarma pas d abord mais c’en était assez pour abattre b faible constitution de 1 homme qui luttait depuis quatre ans et quatre mois contre la déperdition j de ses forces.Hier après-midi il put prendre; un peu de nourriture.Son coeur; paraissait un peu plus fort.Il avait, la plupart du temps l’esprit lucide.11 souffrait quelque peu, mais il.supportait la souffrance stoïquement.Au crépuscule, il luttait en-; cure contre la mort, mais certains; signes faisaient espérer aux médecins un ferand changement.Le malade lui-même comprenait que la lutte qu’il livrait pouvait être la dernière.“Je suis prêt, dit-il à sou.ami, le Dr Grayson, vous avez fait tout ce que vous pouviez faire.Je suis une machine usée.Il vaut mieux que je m’en aille plutôt que de rester impuissant et invalide.Mme W'ilson qui n’a, pas quitte ie chevet de son mari depuis le commencement de la maladie, restait silencieuse auprès du inon-l bond, suc lequel la mort commen-j cnit à marquer son oeuvre.Mlle, Margaret Wilson, de New-\ork DH K- de l’ancien président, et M.Joseph W’ilson, de Baltimore, frere du malade, arrivèrent dans le cours de la iournéc.Les aulres niem-îres de la famille furent mandes par télégraphe.L’ancien président contracta cette indigestion en prenant des aliments qui n’allaient pas a sa tai-j ble santé.1 T e Dr Grayson se trouvait dans la Caroline du Nord en excursion de chasse.Mme Wilson le fit mander.En attendant son arrivée, le Dr Sterling Ruffni.qui avait soigné M.Wilson a la Maison Blanche, prescrivit un traitement.En arrivant à Washington, jeudi,; le Dr Grayson trouva le malade de-j bout, mais incapable de sortir en automobile.Le médecin le jj1, coucher.Le malade éprouva dai'j! très troubles digestifs accompagnes de violents saignements de nez.- Les complications se produis! rent si soudainement que le i r; GnVvson crut devoir passer la irA suivants à côté de son malade.Hier mutin, «les symptômes alar-( niants se manifestèrent.Quelques; minutes après, M.Wilson subissait une rechute et à neuf heures, t Dr Gravson faisait mander un au , tre médecin et annonçait que 1 état de l’ex-président était très gia e.La nouvelle se ré-pandit comme une traînée de poudre.Le pré^si-j dent et Mme Coolidge furent les premiers à envoyer un message do sympathie et leurs voeux de rétablissement a Mme Wilson.Le tuge en chef Taft se présenta seul «t à pied et laissa sa carte.A la Chambre, sur la motion du Icadcr fépublieain Longworth, un qui devait s’engager sur le scandale “Teapot Dome fut ajourne.Durant toute la journée et dans l- soirf.c Mme Wilson supporta ‘“nreuve’avec une grandeur d’âme oui lui a attiré l’admiration de tou-Tla capitale.Ce fut clic qu> |rom-pa son chagrin lorsque la main dq {’épreuve s’abattit sur le president au cours de sa tournee oratoire en faveur de la Ligue des nations, il, s a nlus de quatre ans.Depuis clic ne quitta pas le malade qu clic cherchait A rétablir avec laide des soins du Dr Grayson.| \ deux heures ce matin, M.Wilson était dans le même état qu 11^^ soir.UNE ASSEZ BONNE NUIT Washington, 2.(S.P.A.) — A 7 heures 15 ce matin, une servante parut à la porte dé la demeure de i’ex-président W'ilson et laissa entendre que le malade avait passe une assez bonne nuit.Elle dit que personne dans son entourage ne s’attendait A la mort très prochaine de l’ancien président.En groupe d’anciens étudiants de i Université de Montréal s’est réuni hier soir dans le but de fonder une association.Mgr A.-V.-J.Piette, recteur de l’Université, présidait cette réunion.Parmi les personnes présentes, mentionnons MM.le juge Amédée Monet, le docteur E.Saint-Jacques, \c notaire E.Massicotte, le notaire Victor Morin, le docteur J.-H.Villeneuve, le docteur F.-T.Daubigny, le docteur E.Dubeau, P.Rioux, le docteur H.David, L.-S.Desautels, H.Trudel, R.Germain, A.Mailhot, etc.Il y avait des représen-tants de l’Ecole Polytechnique, de 1 Ecole des Hautes Etudes commerciales et des différentes facultés ou sociation des vétérianires, laquelle .M.le docteur A.Gélinas déclare que plusieurs anciens voulaient depuis longtemps fonder une telle association et que des circonstances graves ont seules empêché la réalisation de ce projet.MM.les docteurs Daubigny et Villeneuve parlent tous deux de l’Association des vétérianires, laquelle fut fondée en et compte aujourd’hui cent vingt membres.Grâce à elle, ses membres vivent en harmonie et peuvent s’aider mutuellement.M.Adélard Mailhot, de l’Ecole Polytechnique, parle à son tour de 1 association dont il fait partie et qui a pour but de réunir les anciens et de s’intéresser au sort des nou-\eaux diplômés.Plusieurs autres personnes présentes ont pris part à la discussion.Mgr Piette, qui a clos la série des discours, a félicité les anciens de leur projet et leur a souhaité franc succès.Un comité provisoire a été formé qui arrêtera les derniers détails de la future Association des Anciens Elèves de Montréal.Moins de feux que l’an dernier en janvier Jusqu’à date, il v a eu 40 feux de moins qu’en 1923.C’est ce que dit le rapport donné pour le mois de janvier par le chef Raoul Gauthier, du service des incendies.Il v a eu cette année, perdant ce mois, 213 feux.380 appels, 80 appels inutiles et 81 fausses alarmes.Les fausses alarmes sont ainsi réparties: pa_r avertisseurs, 52; par telénhone, 7; oar avertisseurs automatiques.22.D’un autre côté, il y a eu 3 deuxièmes alarmes: à l’hospice Gamelin, le 4 janvier; à la maison Xormandin, le 3 janvier; et à lu Canada Metal Company, le 29 janvier.Personnes brûlées A mort: 4 Janvier, Mme Hen.Goycr, en allumant un poêle avec du pétrole; 9 janvier, Mlle Kathleen Low, lift ans.Personnes sauvées des Hammer, nar les pompiers, une, plus 293 de l'hospice Gamelin.par les pompiers les religieuses et les citoyens.A date, il y a eu 40 feux de moins qu’en 1923.Le matériel d’incendie et de sauvetage employé n été le suivant: Lances, 185; extincteurs chimiques.145; sèaux d’eau, 88: bovaux, 72,350 pieds; échelles, 7,007 pieds; bâches, 961; pompes, 15; jets de pompes, 89.11 y a eu deux sonneurs de fausses alarmes arrêtés et condamnés.Le travail du bureau de prévention des incendies a été le suivant: Immeubles inspectés en janvier, 9,017; immeubles trouvés défectueux, 345; immeubles corrigés aux ordres du bureau.316; causes portées devant la Cour du recorder, 20; total des amendes, $300.Les cas portés à la Cour du recorder sont des infractions aux règlements concernant lei cendres à être déposées dans dos réceptacles métalliques, accumulation de déchets, papiers, etc., prohibés.Elections chez les employés des postes Le choeur de la Sixtine Les électionfi de l'Association des Employés des Postes de Montréal ont eu lien hier.Ont été élus dignitaires: MM.Jos.Lafrance, président; Lucien Rrodeur, 1er vice-présidert; C.-H.Longpré, 2ème vice-président; L.Pouliot, secrétaire; A.Leduc, trésorier.Directeurs, MM.U.Bergeron, A-chille Paquette.W.Groveline, T.Chagnon, H.Beinrhenfels, Jean-Jacques Rousseau, Réal Lefebvre, Antonio Vignault.E.Cromp, W’.Deniger, J.-E.-D.Roy, Orner Sabnu-rin.M.Ferdinand Pauze présidai! l’élection et M.G.Carrière en était le secrétaire.L'Association contient actuellement neuf cents membres.Tous les candidats ont été élus par d'imposantes majorités et rc-nrésentent bien l’opinion des mem bres de l'associaUon.MacDonald et Le choeur de la Chapelle Sixtine, de Rome, est revenu à Mont-, réal, et donnera ses derniers con-! écris à l’église Sî-Patricc demain soir, ’’mdi après-midi, mardi après-mid‘ mardi soir.Les membres de cette chorale universellement connue, que.diri-e Mgr Antonio Relia, repartiront ans quelques Jours pour Rome.Mussolini Rome, 2 -Le Ntievopaese an nonce que M.MacDonald a hic-l'intention de rencontrer M.Muss* ünl.mais pas immédiatement, V Mussolini ne pouvant s’absente qu’à la fin de Juin.La sigmture de l’accord italo-russe est imminente.Récognition de la Russie LE GOUVERNEMENT MACDONALD ACCORDE CETTE MARQUE DE CONFIANCE AU GOUVERNEMENT SOVIETIQUE ET L’INVITE A ENVOYER DES REPRESENTANTS A LONDRES — COMMUNIQUE OFFICIEL Londres, 2 (S.P.A.) — On annonce officiellement que la Grande-Bretagne a reconnu “de jure” le gouvernement soviétique.Dans une note transmise au gouvernement russe par l’intermédiaire de M.Robert Hodgson, représentant anglais à Moscou, le premier ministre MacDonald dit que le gouvernement anglais reconnait l’union des républiques soviétiques socialistes comme l’administration “de jure” de ces territoires de l’ancien empire russe qui ont reconnu leur autorité.Les questions de traités, de réclamations et de propagande seront réglées plus tard.Le gouvernement russe est invité à envoyer des représentants à Londres aussitôt que possible afin de discuter ces questions.Vf.Hodgson est nommé chargé d’affaires.Les relations diplomatiques entre la Russie et la Grande-Bretagne étaient rompues depuis six ans.Une forte partie de l’opinion publique est opposée à cette récognition.Ces critiques reprochent au gouvernement d’avoir, à'peine arrivé au pouvoir, cherché à résoudre le plus épineux des problèmes européens sans même attendre la rentrée des Chambres.M.MacDonald est sûr cependant d’obtenir l’approbation du parlement parce que le parti libéral lui-même a préconisé la récognition de la Russie, Il est entendu que le gouvernement soviétique a déjà fait entendre ru gouvernement britannique qu’il était prêt à nommer une com-mUsion mixte chargée de négocier le traité dont il est jiarlé dans la note de M.MacDonald.Un des motifs pour lesquels M.MacDonald a décidé d’agir promptement, c’est que Lenine venant de mourir, le moment est favorable au développement destitutions parlementaires en Russie.Mais ta fin principale que M.MacDonald a en vue est le développement du commerce entre le; deux pays comme remède au chômage.Le texte de la note anglaise se lit comme suit: “J’ai l’honneur, sur l’instruction de mon gouvernement, d’informer Votre Excellence qu’il reconnaît l’union des républiques soviétiques comme l’administration "de jure” des territoires de l’ancien empire russe qui reconnaissent son autorité."Afin, cependant, de créer les conditions normales de relations entièrement am!cales et de complètes relations commerciales, il sera nécessaire de conclure des accords pratiques précis, sur une variété de sujets, dont quelques-uns n’ont aucune relation directe avec la question de In récognition et dont quelques-uns, d’un autre côté, sont intimement liés au fait de la récognition."Dans cette dernière catégorie, on peut citer la question des traités actuels.Le gouvernement de Sa Majesté apprend que la récognition du gouvernement soviétique de la Russie amènera automatiquement en vigueur, suivant les principes reconnus du droit international, tous les traités conclus entre les deux pays antérieurement à la révolution russe, sauf dans les cas où ces traités ont été dénoncés ou se sont juridiquement périmés, 11 est évidemment de l’avantage des deux pays que la situation relative à ces traités soit régularisée en même temps en le s’effectue la récognition.“Bien qu'étrangère en droit strict à la récognition, il y a des problèmes de la plus haute importance tels que le règlement des réclamations du gouvernement et des nationaux d’une partie contre l’autre et la restauration du crédit de la Russie.“Il est aussi évident que des relations véritablement amicales ne sauraient être complètement établies tant que l’une ou l’autre partie aura raison de soupçonner l'autre d’exercer une propagande contre ses intérêts et destinée à renverser ses institutions.“Ainsi, le gouvernement de Sa Majesté invite le gouvernement russe à envoyer à Londres au plus tôt des représentants munis de pleins pouvoirs pour discuter ces choses et arrêter la base préliminaire d’un traité intégral pour régler toutes les questions pendantes entre les deux pays.“Dans l'intervalle, j'ai reçu la qualité de chargé d’affaires en attendant le choix d’un ambassadeur et je puis déclarer que le gouvernement de Sa Majesté sera heureux de même de recevoir un chargé d’affaires représentant le gouvernement de l’Union à la cour de Saint-James.” _ _____ Les séparatistes veulent une enquête impartiale OPPOSES A UN EMBARGO L’INTERDICTION DE L’EXPORTA T ION DU BOIS DE PULPE AFFECTERAIT SERIEUSEMENT COLONS, CULTIVATEURS ET COMMERÇANTS.DISENT PLUSIEURS TEMOINS Dusseldorf, Allemagne, 2 (S.P.A.) ¦- Le chef séparatiste Joseph Mat* 'hes qui dirige actuellement une or-'îanisation appelée “Ligue pour l’in-lépendance de la Westphalie rhénane” a adressé au général Pcgout-c, commandant des forces franen-Vlgcs.et à Paul Tirnrd, chef de La ommission interalliée en Rhéna* ie, une résolution adoptée par le onscil central du parti séparatiste ni demande qu’une commission , eutre soit invitée à visiter la Rhénanie et 1a Westphalie pour y faire une enquête.Sherbrooke, 1, (D.N.C.) - - Les premiers témoignages devant lu Commission Royale chargée de faire enquête au sujet du bois de pj.pe et d’uu embargo possible sur ce produit forestier ont été entendus hier en notre ville.La séance était sous la présidence de M.Joseph Picard, de Québec, président de la Commission, qui est accompagné de MM.J.-C.Sutherland, de ClydeRiver, N.E., R.Mc-Lellan, de Fredericton, N.-B.; A.- B.Kerr, de Toronto; W.-A.Austie, de Vancouver, et M.E.-H.Finlay-soii, directeur du ministère fédéral forestier, qui agit comme secrétaire de la Commission.Les principaux témoins entendus ont été MM.N.-K, Walley, de Sherbrooke; Henrv Wood, de Sawyer ville; W.-H.Miller, de Beebe; Forest Keene, de Sherbrooke, et M.Gobeil, de La Pairie.Tous se sont prononcés fortement comtre l’embargo, quoiqu’il leur soit assurément plus agréable, ont-Ü ajouté, d’adopter une autre attitude, pourvu que les manufacturiers canadiens leur offrent un prix équivalent à celui des mar nufacturiers américains.Ils ne sont oas cependant très confiants dans les garanties des manufacturiers canadiens.M, W’alley, le premier témoin entendu, a expliqué que la compagnie dont il est un des membres a des terrains à bois dans quatre comtés des Cantons de 1’Est.Il s’est immédiatement prononcé contre l’embargo du bois de pulpe, disant qu’ainsi on fermerait le marché à ce produit et que l’industrie forestière deviendrait ici considérablement à la baisse, ce qu’il faut éviter tout d’abord.M.Stanislas Tassé, de Martinvil-/e, déclare que l’agriculture doit autant compter sur les revenus qui lui viennent de son bois que sur l’élevage et l’industrie laitière.11 croit que si l’embargo était mis en force, les trois quarts de nos cultivateurs seraient dans l’obligation de quitter le sol.Le président de la Commission ayant déclaré être quelque peu sceptique au sujet de ce pourcentage, M.Tassé rétorqua qu’il se pourrait même que ce pourcentage s’élevât jusqu’aux neuf-di-xième.MM.R.-A.Scott, de Scottstown, C.-M.McCrea, de Cookshire, et A.* J.Hunt, de Bury, ont fait des dépositions à peu près semblables aux deux précédentes et se sont ainsi déclarés diamétralement opposés à tout projet d’embargo.Sherbrooke, 2 (D.N.C.) — Plusieurs autres témoins ont déposé devant la commission royale chargée de s’enquérir des conditions actuelles relativement à l’industrie du bois de pulpe et qui a siégé deux jours en notre ville, cette semaine.Ces témoins sont : MM.E.-W.Léonard.cultivateur de Scotstown; l’abbé J.-P.-N.Favreau, missionnaire agricole pour le diocèse de Sherbrooke; D.-E.Tremblay, marchand de bois de Sawyervilfe; K., Crète, marchand de bois de St-Malo d’Auckland: J.-F.Hinly, cultivateur de Clifton; C.-C.Goodhue, de la E.T.Lumber Co.de Sherbrooke; E.-C.Goodhue, de la même compagnie; F.-N, McCrea, député de Sherbrooke aux Communes et président de la Hromplon Palp and Paper Co.Ltd.Tous ces témoins se sont déclarés défavorables à un embargo sur le bois de pulpe, disant que les colons.les cultivateurs et les autres personnes qui font le commerce du bois seraient sérieusement affectées par la mise en vigueur d’une telle politique.La commission royale a tenu ici, hier après-midi, sa deuxième et dernière session d’enquête.M.l’abbé Favreau.missionnaire agricole, dit qu’il vient devant la Commission dans l’intérêt des colons.D’après ce qu’il a entendu dire aux colons, il doit être contre l’embargo.Comme ex-curé de Rockfo-rest et de St-Isidore d’Auckland, il sait que les cultivateurs dépendent de la vente de leur bois, sans quoi la vie leur serait beaucoup plus ardue.Il croit que s’il y avait embargo, la vente du bois pour la première année du moins serait assez difficile: avec l’embargo, jusqu’à un certain point, le mouvement de la colonisation serait fortement affecté.M, F.-N.McCrea, président de la lirompton Pulp and Paper Co., dit que son opinion est double quant à l’embargo.Les gouvernements ont prohibé l'exportation du bois do pulpe coupé sur .les terres de la Couronne, et cela est bien, mais il no voit pas pourquoi un propriétaire ne vendrait pas son bois sur le marché le plus avantageux, comme le fermier de l’Ouest fait avec son grain.L'embargo sur le bois de pulpe coupé sur les terrains privés non seulement occasionnerait de la misère, mais créerait une véritable injustice.Les manufacturiers canadiens pavent actuellement le bois aussi cher que les Américains à cause de la concurrence.La Prornp-ion Pulp Co.achète la moitié de son bois des cultivateurs, soit np-oroximaliveinent 75,000 cordes annuellement.Il contredit ceux qui disent qu'il n’y n pas de marché p tir le bois du district.Mgr Halle à St-Hyacinthe Saint-Hyacinthe.2 (D.N.C.) — Sa Grandeur Mgr Hallé, vicaire apos tolicnic de Hcarst, Ontario, n piissé les journées de lundi et mardi à C* * 11 > * i r* à Vt n l'IlAêjfc #4 es 1 * A » » A /» Victoire de M.Poincaré DE GOUVERNEMENT FRANÇAIS OBTIENT UNE MAJORITE DE 168 DANS LA l’REMIERE ESCARMOUCHE YVEC L’ORROSl-T ION TOUCHANT LES NOUVELLES MESURES FINANCIERES Paris.2.(S.P.A.) La première escarmouche entre le gouvernement et l’opposition à la Chambre des députes au sujet des projets financiers de M.Poincaré, pour équilibrer le budget, s’est terminée par une victoire pour le gouvernement.H a obtenu une majorité de 168 sur l’amendement tie M.Klotz, ministre des finances dans le cabinet Clemenceau, demandant la revision de tous les dommages de guerre accordés depuis 1914.M, Poincaré a fait observer que l’amendement n’était qu’une simple diversion, qu’un bill contenant les mêmes dispositifs avait été adopté par la Chambre et se trouvait actuellement devant le Sénat.Il demanda à la Chambre de rejeter l’amendement et en fit une question de confiance.Les radicaux sc joignirent aux socialistes, mais le gouvernement obtint 375 voix contre 207, ce.qui fut considéré comme une majorité suffisante considérant la nature des questions en jeu.Tout l’amendement pourvoyant à une révision des dommages de guerre fut alors voté et à la demande du président du conseil, cet a-mendemont fut séparé des autres projets de loi et envové au Sénat afin d'accélérer l’adoption du projet- APPEL AUX CLUBS MONTREALAIS LA LIGUE DE LA SECURITE PUBLIQUE VEUT QU’ON S’INTERESSE A SON OEUVRE.L'ARTICLE IV ESI VOTE Paris.2.— La Chambre des députés a voté l'article IV concernant les modalités du remboursement des indemnités frauduleuse ment perçues.L’ensemble de sept articles a été adopté et envoyé au Sénat.#l.e député Vallat demandera la réduction du nombre des ministres et de l’indemnité parlementaire.Un projet déposé en Chambre suspend ou réduit provisoirement les droits de douane sur certains articles et divers produits agricoles, engrais, etc.RIEN NE JUSTIFIE LE COURS ACTUEL DU FRANC Paris, 2.— Ec compte rendu du gouverneur général de la Banque de France fait remarquer •que rien dans la situation économique du pays ne justifie le cours actuel du change français.11 énumère, les divers indices de notre activité agricole, industrielle et commerciale.D’autre part, aucune avance nouvelle à l'Etat n’a été faite par la Banque depuis la conclusion de la paix, au contraire les remboursements définitifs effectués par le Trésu! ont été de trois milliards huit cent millions, Ee conseil général de la Banque de France proteste contre les appréciations étrangères tendancieuses qui méconnaissent à la fois les ressources profondes de notre pays et sa volonté de les mettre résolument à contribution autant qu’il sera nécessaire pour la défense du franc et la sauvegarde du crédit public.“La volonté patiente de la France, finira par avoir raison de la défaillance allemande”, a-t-il dit en terminant.__ Les chômeurs anglais au Canada Londres, 2.(S.P.C.) — Le ’London Star", édition du soir du "Daily News”, contient un article long d’une colonne et dans lequel l’auteur s’en prend à la politique qui consiste à résoudre le problème du chômage en expédiant les sans-travail par lots dans les Dominions.Le journal déclare qu’il est dangereux d’envoyer au Canada des gens non munis de capital.Il cite l’exemple de deux jeunes Anglais se sont suicidé dans l’est du nada où ils avaient émigré.Sir Ferri va! Philips écrit dans le “Daily Mail” que les ports des Etats de la Baltique sont remplis de Juifs qui ont réussi à franchir la frontière russe et cherchent à obtenir leur entrée au Canada au mo-ven de documents établissant faussement qu’ils sont des fermiers d’expérience.Les Juifs craindraient.parait-il.un prochain massacre général de leurs compatriotes en Russie.—t— ?~ Pour les écoles de l’Ontario Saint-Hyacinthe, 2 (D.N.C.) La souscription lancée par l’Association de la.Jeunesse continue, dnns le diocèse de Saint-Hyacinthe, à remporter du succès.Le dernier rapport donne un total de $857.Ce montant ne comprend pas encore la souscription du conseil local des Chevaliers de Colomb, qui est de $100.Les jeunes gens de l’A.C.J.C.ont passé dimanche dernier dans les rues de la ville, dé porte en porte, recueillant les offrandes pour les écoles libres et françaises de l’Ontario.Ils ont été reçus partout avec affabilité.Ils continueront leur travail dimanche prochain.Les résultats de leur initiative sont ex-cellents; ils seront publiés d’ici peu.Un déficit pour le Manitoba Winnipeg, 2.(S.R.C.) La province du Manitoba vient de term!-' ner son exercice financier pour} 1923 avec un déficit de $901,069.C’est en dépit de la rondeur rie la somme, une diminution sensible sur l'an dernier alors que le défi-ut accumulé par les années d'administration du gouvernement Norms, se chiffrait à plus d'un million et trois cent quarante six mille dollars.qui Ca- La ligue de la sécurité publique de la province de Québec avait invité ses membres à déjeuner, hier, à l’hôtei Mont-Royal.Etaient présents MM.Z.Hébert, président; H.-J.Elliott, E.-A.Cunningham, H.-V.Duggan, le chef de police Pierre Bélanger, A.-L.-J.Tanguay, le général A.-E.Lahelle, E.Hussey, W'.-J.Lang-ton, D.-E.Galloway, P.Jouhert, S.Carlton.L.Guyon, J.-V.Dcsaulniers, T.-C.Kirby, J.Laporte, F.-W.Stewart et nombre d’autres.Le président, M.Hébert, a expliqué quels sont les rouages de (’organisation de cette ligue, il a aussi annoncé qu’il allait demander incessamment à tous les principaux clubs de Montréal de s’intéresser a elle.La cotisation des membres est fixée à $5 pour les messieurs et à $2 pour les dames.Les autres orateurs ont été MM.E.-A.Cunningham, président de la section du trafic; H.-V.Duggan, président du comité d’éducation; Paul • Jouberl, président du comité d’organisation; J.-À.W'yse, président de la ligue de la province d’Ontario, et J.Smart, président de la ligue pour la ville de Shawini-gan.Notons, avec M.Paul Joubert, que la Ligue de la sécurité publique de la province d’Ontario a fait don à la ligue de la province de Québec d’une somme de $2,000.BELLE ANNEE EN PERSPECTIVE M.PIERCE, DES “CANADA STEAMSHIP LINES”, PREVOIT UNE GRANDE AFFLUENCE DE VOYA GEURS EN 1924.M.J.-F.Pierce, gérant du service des passagers de la Canada Steamship Lines, de retour d'un voyage d’affaires à Michigan.Ohio, et Pennsylvanie, est plus optimiste que jamais en ce qui concerne le transport et le tourisme à Montréal et dans la province de Québec pour l’année 1924.Les sports d’hiver de la métropole canadienne, dit-il, sont annoncés partout et piquent l’intérêt du public.Plusieurs congrès ou assemblées, a-t-il ajouté, auront lieu ici au cours de l’année et, comme d'habitude, les délégués visiteront Montré»!, Québec et différents autres endroits pittoresques de | notre province.II est entendu, par j exemple, que les membres de la Chambre de commerce du lac Erié feront le voyage de Rochester à ' Toronto avec arrêt à Montréal où ils visiteront notre port et les sites intéressants de notre ville.HUIT PERTES DE VIE?Saint-Jean, NVB., 2 (S.P.C.) Le Perene.vapeur péruvien, et le Maid of Scotland, barge de la province de la Nouvelle-Ecosse, sont venus en collision vers les 4 heures hier matin dans la baie de Fundy, à environ cinq milles de Saint-Jean.Huit membres de l’équipage ont disparu, qu'on n’a pas encore retrouver.On croit qu’ils ont dû sc noyer.P R CCI 1 Al NS AR RIV AG ES Le Montcalm, de la compagnie ! du Vpcifique-Cunadien, est attendu ; à Samt-eJan vers les 7 heures ce : soir, venant de Liverpool via Glasgow avec 131 passagers de cabine 1 et 500 de troisième classe.Le Doric, de la ligne White-Star-Dominion, est attendu à Halifax * vers les 11 heures hier soir, venant de Liverpool via Queenstown avec f 121 passagers de cabine et 365 de troisième fiasse, et en route pour New York.Le Tijrrhcnia, de h» ligne Cunard, ‘ est attendu à Halifax demain soir, venant de Liverpool via Queenstown et en route pour New-York.Le Zeeland, de la ligne Red Slar, est attendu à Halifax mercredi prochain, venant d’Anvers et en route pour New-York.Le Paris, de la ligne française, est attendu à New-York au cours de la journée de demain, venant du Havre via Plymouth.Mort de deux religieuses St-Hyacinthe, 2.(D.N.C.) — Le mardi, 12 février prochain, aura lieu au patronage de cette ville, une soirée dramatique donnée par les jeunes gens du Cercle Notre-Dame, au profit de l’Oeuvre de jeunesse.On interprétera un drame en trois actes: J.e Saltimbanque.M.l’abbé Armand Brouillard, ecclésiastique au grand séminaire de Montréal, est en visite pour une quinzaine chez ses parents, à St-H vac i nthc-lc-Con f esscur.Le club de raquetteurs local,' Vin fatigable, prendra part au ! grand carnaval des raquetteurs à Juliette, samedi et dimanche prochains.A l’IIôtol-Dieu de ee'te ville, est décédée la R.Soeur Marie-Antoinette, née Antoinette Vaehon des Soeurs de la Charité, à Page de 28 ans.Est aussi décédée dans la même institution, la R, Soeur; lierculine ValHères, à l'âge de 31 ; ans.Les funérailles ont eu lieu cette semaine.^ Grièvement brûlés Pierre de Bellefeuille, 76 ans, et son fils Alcide, 31 ans, 2480.rue St-Urbain.ont été grièvement brûlés hier soir, à la suite d'une explosion du poêle à gaz.Les deux victimes se sont enfuis dans la pharmacie de Bellefeuille.tenue par le fils de Pierre de Bellefeuille.Co dernier a réussi à éteindre les flammes, non toutefois sans se brûler les mains.' Le conseil n’ira point à Québec LE VOYAGE TRADITIONNEL DE NOS ECHEVINS A QUEBEC NE SE FERA POINT CETTE ANNEE.— LE RAPPORT DE LA COUR DU RECORDER.Les conseillers municipaux out définitivement résolu, hier, à la séance spéciale du conseil, de ne présenter aucun amendement à la charte de Montréal, à cette session-ci de la Législature.Et pour la première fois depuis de longues années, le conseil ne fera point cette année son petit pèîeringe traditionnel à Québec.M.Rrodeur a tranché la question à la suite d’une motion do M, Turcot que le conseil ne soumettre aucun bill à la Législature de Québec; la motion a été biffée du feuilleton du jour, parce qu’elle venait en opposition à une autre motion qui n’a pas été présentée au conseil.Avant l’ajournement, le conseil a adopté quelques motions ; (le M.Creelman.que les horloges installées dans les endroits publics mar quont toutès la même heure et que le comité exécutif n’accorde à l’avenir aucun permis sans exiger cette condition: de M, Vaillancourt.que les plans soient préparés poui l’ouverture de la rue Boyce, de façon à permettre l’établissement, par la Compagnie des Tramways de Montréal, d'une ligne double de tramways é%unt remplacer le circuit actuel du Terminal; de M.Sans-regel.que les tramways do l'avenue du Mont-Royal arrêtent à toutes les rues transversales, à cause de l'im portance commerciale de cette artère; de M.Jarry, que la Conipa gnie des tramways termine au plus tôt les travaux entrepris sur la voie de la rue Saint-Denis, entre la rue Isabeau et le boulevard Crémazie.afin de procéder ensuite au pavage de la rue; de M.Drummond, pour établir une double voie de tram ways au boulevard Fie IX pour relier le boulevard Rosemont.M.Savard a proposé l'impression du rapport de la cour du recorder, en faisant valoir les arguments suivants: “Attendu que les recorders de la ville ont, du haut du tribunal, réfute, dans le cours de 1923, certaines assertions à l’effet que le vice se rail commercialisé à .Montréal; que l’on a encore, il y a quelques jours, laissé entendre que la ville de Montréal était la seule où le vice était officiellement permis; et que, pour répondre a ces attaques, il faudrait que le rapport annuel de la Cour du recorder pour 1923 fût imprimé, ce qui lui donnerait un caractère offi ciel.” Plusieurs articles du feuilleton ont été rayés ou réglés du con senteinent unanime.Ainsi on a biffé la motion de M.Quintal pour rétablir dans leur forme primitive les articles 21 h, 21m et 2Iq de la char te (cédule B), ainsi que le projet d’établir certaines rues comme strictement résidentielles et celui de nouveaux postes d'automobiles de louage.Le règlement des kiosques de journaux est renvoyé aux archives.Le conseil a adopté le règlement d’emprunt de dix millions en anticipation de lu perception du revenu.Le règlement des enseignes lumineuses revient à un comité special qui est chargé d’en faire l’étude.On a voté une somme de $29,000 pour les frais généraux de l’administration du service de l’aqueduc.Invention précieuse pour la France Paris, 2.(S.P.A.) Un inge tireur français, M.Imbert, vient dt résoudre le problème du combu rant pour autos, et machines analo gués.Il a réussi à substituer le charbon de bois à l’essence.L’in-yenllon ,,audra_ pour la France mir immense victoire au point de Vue économique et militaire.On sail en effet que contrairement aux autres pays elle envisage avec ter mtr le problème du ravitaillement pour l’essence et prévoil d’énormes difficultés en cas dt guerre.L’invention de M.Tmbert con sis-e en une minuscule fournaise placée a l’arrière du moteur.On v fait brûler du charbon de ljoi< de façon à dégager un gaz à bast ie 30 p.o.d’oxyde de carbone et le reste d’azote.Les autos à essence peuvent employer ce nouveau succédané avec 'ie légers changements de dispositif qui consiste à augmenter la compression.Un moteur de douze chevaux vapeur qui brûle trois «allons d’essence par cen; kilomètres dépense à peu près 35 livres de charbon, soit un poids à peu près égal à l’cs-‘••nce.Tuée par un convoi Mlle A.Bourdon.35 ans, 155, rue Rivard, a été tuée instantanément ; hier soir, par un convoi du Cana* , dieu National, sur le iront du ca-, ri à! Lachine.au pied de la rue S*-Ambroise.Elle a été décapitée par le wagon d'arrière et a eu une jambe séparée du tronc.PROCHAIN MARIAGE LUSSIER-CARON — Jeudi., 7 février prochain sera célébré à 7 h.30, en l'église de l’immactfléc-Conception, le mariage de Mlle Am toinette Caron, à M.Ovide Lussier.L’heureux couple partira pcmt voyage.Pas de faire-part.< •••-‘Y-.LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 2 FEVRIER 1524 Volume XV — No 28.'’nrnruoiur RCC iDTICklIC associé».Ce n’cst pas le dernier.Et, .Ul I LiiwIVl U LJ All I IwHllw M.le président général declare qu'il ! veut faire la Saciétc des Artisans j canadiens-français si belle que, dacs un avenir prochain, tout Canadien^ français qui ne sera pas Artisan ca-nadien-français se sentira oblige de1 s'en excuser.M.de Lamat’eleine présente ensuite le R.P.Couture, ami bien connu des Artisans, et lui demande si le drapeau de leur société est assez large pour abriter la grande famille canadienne-française."Si, répond éloquemment le R.Pèree non seulement, elie ie peut, mais elle a le droit et le devoir de CANADIENS-FBANCMS aUVERTÜRfc OFFICIELLE DU \ CONCOURS "VOYAGE' A ROME" ! — L’OFFENSIVE DU DISTRICT ! No 2 — DISCOURS DU PRESIDENT GENERAL — ERE DE I PROGRES Dimanche dernier, près de soi-i ante-quinze Artisans canadiens-f ançais se réunissaient dans la sal-l : des banquets de l’Union St-Jo-s *ph, paroisse Saint-Henri.Le mo-t f de ce dîner-causerie était le dé-c anchemcnt solennel du grand con-13urs “Voyage à Rome", organisé j ar notre Société des Artisans ca-r .‘.diens-français.Ce fut à la fois i ne fêle dt famille et une heure < ’organisations efficaces.Une quin-àine de succursales étaient repré- fniées.Les directeurs et les invi-s de lextéricur figuraient à la roble d’honneur, au nombre desquels on voyait des personnalités marquantes.I M.le président du district no 2, M.de Lamadeleine ouvre la série des causeries.Au nom des membres t du roman d’O.-F.Simon, Angê-\ Une de Chnmbrun, ce qui suit: “C’est un des romans canadiens que nubile tous les mois M.Edouard Garand qui a entrepris une oeuvre vraiment nationale et digne d'encouragement, pourvu qu’il ait soin do ne rien publier qui blesse les bonnes moeurs.“Gaston Chain-brun” est un roman sain, moral, patriotique, bien écrit, dont le style est souvent brillant, malgré quelques légères imperfections et incorrections qui sont peut-être des erreurs typographiques.On y trouve des descriptions charmantes, des beautés de la nature et de la vie canadiennes, ainsi que la peinture fi-(lèle des sentiments et du caractère de notre population.L’intrigue sans être très forte ne manque pas d’intérêt: elle est simple, conforme aux moeurs canadiennes, vraisemblable.On n’y sent pas l’effort fait si souvent par les romanciers pour créer des situations émouvantes plus oh moins invraisemblables."Nous regrettons que le Lia de sang, qui ne manque pas d’intérêt, soit illustré de façon pitoyable.Les gravures nous déplaisent souverainement.” __ __ Deux superbe» stations à votre servieve tholique et national des pressiers de journaux.Cette fête est donnée à l’occasion de l'installation des officiers récemment élus.Le comité chargé d’organiser cette soirée fera exécuter un joli programme musical; ü y aura chants et declamations.On servira des rat rai* chissemeots gratuits, cigares et cigarettes, Plusieurs orateurs ouvriers porteront la parole sur les bienfaits du Syndicat._ Tous les membres doivent se faire un devoir d’assister.' Les pressiers de travaux de ville syndiqués ou désirant se renseigner sur le Syndicat, ainsi que les typos syndiqués sont invités.Par ordre.EMPLOYES MUNICIPAUX Le Syndicat catholique et national des employés municipaux tiendra lundi soir, à la salle de l’Union du commerce, 149, Berri, sa séance d’élection.La mise en nomination des officiers « été faite à la dernière assemblée.M.J.-R.Thibaudeau a été élu président par acclamation.M.J.-M.Dubeau déclinant d’être mis en nomination pour un nouveau terme.11 y a contestation pour les autres sièges.A l’installation des officiers, il y aura grande fête syndicale.OUVRIERS TEXTILES Que les “garours” des métiers et “slashermen” du Syndicat des ouvriers textiles n’oublient pas qu’il v aura lundi soir, à 8 h.15 p.m.à ta salle de l’Union St-Joscph, 1880, Notre-Dame ouest, assemblée régulière.Questions importantes et initiation de nouveaux membres.Par ordre, E.Poirier, secrétaire.AUX CHEMINS DE FER Le Syndicat des employés de chemins de fer s'assemble lundi soir, à la salle no 3, 655 Demon-tignv est.Rapports importants des officiers.Tous les membres sont priés d'assister.Par ordre.- 1 Taxes municipales ! 1 1, Taxes scolaires ! Propriétaires No du cadastre Par lot Ordi- naires Intérêts Par lot Taxes et intérêts Total Arthur Langelier 199-3, 2, 1, 33ô, 337, 309.912.52 $12.02 S .50 1 4.07 $ 4.07 999.54 ' 221 à 230 incl., 269 à 271 incL, 259 A 2fi2 incl .S.27 i 5.20 .07 2.03 2.03 248.20 *1 * *t 199-374, 375, 436 à 442 incl., 473 à 475 incl., 386 à 409 incl., 290 à 308 incl., 286 à 288 incl., 411 à 434 incl., 448 à 471 incl., 364 à 371 incl.*»••«#»•••••«•••*•« 4• ' 3.96 3.90 .08 1.52 1.52 624.72 Reeves, Suce.— Estate Charles.191-12.••••*«••« •• •» • »»••••••• • 1.08 I 04 .04 .33 ô> CO 1.41 l'aro Dollard Annexe Ltée ,, 199-239 | 7.45 : : | 6.86 •M| 2.40 | 2.40 | 9.85 Donné en la ville Laval-de-Montréal, ce vingt-troieième jour de janvier mil neuf cent vint-quatre., , Le secrétaire-trésorier, MAURICE BÉDARD.Les ligueurs et le respect du dimanche A leur dernière réunion mensuelle.le 29 janvier, les membres de la Ligue du Sacré-Coeur, paroisse de ITinmaculèe-Concéption, se sont constitués en comité local de la Ligue du Dimanche.Leur but est de prêter leur appui moral aux ouvriers catholiques qui luttent pour faire cesser le travail du dimanche dans certaines branches de la grande industrie et de réagir contre l±s inflictions progressives au repos dominical qui se manifestent dans notre ville.En conséquence, la résolution suivante, à l’adresse des membres du conseil municipal de Montréal, _____ fut adoptée à l’unanimité: ! Le choix d’un trajet par chemin: “Les membres de la Ligue du Sa-! de fer entre deux villes demande j cré-Cocur, paroisse de ITmmacu-i nécessairement considératiôn m*111 léc-Coneeption, constitués en comi-! seulement en vue du confort a ou- te local de la Ligue du Dimanche, 1 tenir, de la commodité et de la ra-1 désirant exprimer leur satisfaction, pidité du train, mais aussi de la i aux membres du conseil de ville de1 commodité des gares aux deux ter Montréal pour ce qu’ils ont fait jus-minus.La gare Windsor u Mont- qu’j(.j en vlu.d’empêcher, les di« réal et la gare Centrale à Chicago.,u.uuiu,s ot |t.s jQUrs de fête d’oblb sur la célèbre avenue Michigan sont y;,tj0n, tout travail qui n’est pus Ce que le “Devoir ” Imprime »> »»»»» > » > > POUR LE CLERGE • i Rapports de paroisses Certificats de baptêmes, ma- ; ; riages et sépultures Bulletins paroissiaux Formules de tous genres Enveloppes pour toutes circonstances Etc.! Mesdemolsclle, faites Quand vous vous peignez votre chevelure, humectez simple ment votre brosse à cheveux avec i et ^ 8 ti peu de Danderine et passez la à ! rivée de la gare Centrale u 5 h.40 p.m.n.47 a les service! m.tous les jou s, ar- cinératiun.Montréal, gare Windsor, à travers votre chevelure.L’effet es* 5 h.40 p.m.et à 8 h.a.m.respectl-( p,.?•ii-a éclatant! Vous pourrez replacer j vement le lendemain.(Réc.) ! F untrdiuej» u un -Voyageur votre chevelure immédiatement et elle apparaîtra deux fois plus épaisse et lourde, masse écintantc de vie et possédant une souplesse, une fraîcheur et une abondance incom-pnrnbles.Tout en embellissant la eheve-lure, Danderine tonifie ci stimule aussi chaque cheveu et fait pousser la chevelure épaisse, longue et forte.Les cheveux cessent de tomber et les pellicules disparaissent.Procurez-vous une bouteille de cette délicieuse et rafraîchissante Danderine a remporte quel cotnptoîr de pharmacie, ou.d’arti-clés de toilette et voyez comme les cheveux s’assainissent et rajeuni» ,»enL Conférences gratuite» au Monument national Dimanche, le 3.à 2 h.30, M.le docteur C.-N.Valin, dans sa con- Les Trois-Rivières.1er.(D.N.C.) — D’imposantes funérailles ont été faites à la ca'.hédrale des Trois-Rivières a M.Ovide Lachance, un voyageur de commerce avantageusement connu dans toute la province.Une foule nombreuse de l'hygiène traitera du f1*0'0."*' *' ,Us Principaux, avait tî 'Tlyglène de l’aDPa- a venir rendre un suprême » 1J8e e at ‘ apEa (hommage au regretté défunt, et la vaste nef suffi nir les fidèles Le tnéàtre de Monique Dent ptèees m un voimné: rn Ces conférences seront Illustrées : vente dan, les diverses librairies et à l’aide (^c yfojcction» lumineuse».1 Devait : un dollar l'exemplaire.fèrcnce sur sujet suivant Le même Jour, à 8 h.du soir, M.^ 1,p*ne ^ con*c J.4L 1.agacé, po-ursuivon* sa série de -conferences sur Tbistoire de l'art, traitera le sujet suîvnht: “Un peinture française nu 19e Siècle1” v> »>¦»>»» »>»->»>» »•»>>> »»»»¦» » ! 'r ' ’ ! r r r : POUR LES PR0FES- Il SI0NS LIBERALES ET j; : LE COMMERCE »»>»» POUR LE PUBLIC Pancartes Affiches Billet» Livre» Brochure» En-tÔti* de lettre» Carte» de visite Enveloppes Programmes Rapports d’institutions bienfaisante Eté.j 11 a»¦.»»»»?»»»»»»»¦»»»»»»»»»»»»»»»»¦>»?»>»?»»») Spécialité: Impreisions de Circulaires Demandez nos Prix IJ! DEMANOF nTMKXU: — Juktu*» » mol», sou*.H 1 sou par siot suppifaien- DEMANDE D’EIJ^'RSî — Jus.juTi 25 mots, ÎO sous, rl | SOU par mot *upp!4mcn-tnlrr.TOITRS tJCS AUTBEX DEMANUFS: — Juaqtt*» 23 mots.20 sous.1 sou par mot supplément-,Irr.rHASfnnE» A IjOUFR: — 15 sous jusqu'à 2A mots.1 sou pur mot supplém-utalrr."refM'VT;: — Jusqu*» ?0 mots.20 sous.1 ___sou par mot suppI^mrotHtrr.mutlllj i — Jusqu'à 2# mots.20 sous.1 sou pnr mol siippICmrntnlrr.MAICOVX ttSGAMXC KTC.A rtOVER; — Jusqu'à 20 mots.23 $«01, 1 sou par mot nmolCm-ntalrr.^ VENDniJ: — Jusqu'à 20 mots.20 sous.t* «ou par mot supniem-rSnlrr.RARTRS fflOFFSSlOVXEIJÆS: — tBrif sur /trni.n.tr, AVIS J-ÉÇAIJC: — 13 sQus la l!*n- aga fn«».XAISSAWFS.DEC RS.MESSES: — M sous par insertion.- 5(1 s.nus.CAEVET MOVUAIV.VOTES ________MOVOAiy, VOTES PERSONNE!.1,ES.ETC.: — tl 00 par ï"sértlon.DORURE, ARGENTURE srit ta uce omomE.etc.VERNISSAGE A L’OR STTt ORNEMENTS D’EGLISE PLACAGE D’ARGENTERIE NICKELAGE.BTPafcZTIO» Ci?fiCYAL aiLVER PLATE A.GIROUX, virant, «8.CRAIG OUEST CLAYTGRAPHES CLAVIGHAPHEh reconstruits de joutes les marques et prix, vendus, loués, réparés.Protecteurs de chèques, rubans, papier carbone.Main 2202, Canada Typewriter Exchange & Supply, 58, rue Saint-Jacques.COLLEGE DE BARBIER Voulez-vous occuper une excellente position, avec le plus haut salaire payé?Quelque» semaine.! d'apprentissage suffiicnt.Système moderne.Position assurée, pour-çentage payé en apprenant.S'adresser Moler Barber College, 62.St-l.aurent.A PROPAGER L'origine de la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil suivi d’un intéressant recueil de prières les mieux choisies vient d’être publiée.Les âmes pieuses feront leurs délices de cette lecture si réconfortante et à la fois si salutaire à l’àme; 275 pages, broché 30s.: avec belle reliure, titre doré, tranche rouge, 5ü sous.Se vend au profit d'une bonne oeuvre.S’adresser aux RR.MM.Trappistines St-Romualff, Pont Etchemjn, Comte Lévis, P.Q.On peut se procurer à la même adressé des Agnus Dei, roses bénites, médaillons, chapelets, images, livre» de messe, Missel et Vespéral avec gravures, très complet, méthode du rosaire, etc., eto., à prix très réduit, ainsi que des souvenirs variés de la Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus.TERRE A VENDRE OU A LOUER » • Avec rtmlant, 3e concession, lot 1, quatre milles de Buckingham, P.Q.Joseph-I.Gauthier, Buckingham, P.Q.OCCASION L’AMI DU CLERGE, collection complète, depuis l’origine jusqu’à 1920 inclusivement, avec les tables de matières.67 volumes reliés.Prix $225.Librairie Notre-Dame, 28, rue Notre-Dame ouest.Montréal.SOUMISSION Pour peinturer la sacristie à Sainte-Dorothée.Pour maigrir et rester jeune ET POUR CEUX* QUI VOYAGENT Les Bains aux Sels Amaigrissants de Clarks rajeunissent, fon* maigrir sans danger et fortifient les chairs, protègent contre les maladies de coeur et les rhumatismes.La boite de 1 bain 09 rts.La boîte de 12 bains, $6.00.Et la Pâte Amaigrissante qui s’emploie à la main sur les parties trop grasses, le flacon $2.50.Les Pastilles Laxatives Amaigris santés sont un purgatif sans pareil Le flacon, $2.00.Les Pilules Mael-Maer gardent le coeur solide et empêchent toutes les indispositions ressenties durant les voyages en mer ou en chemins de fer.La petite boite, $1.50 et la grande boîte, $2.25.Maison Gaillard-Clarks, Palais-Royal.Paris.Dépositaire pour le Canada: The Canadian Exchange Co., 15, Saint-Jacques, Montréal.C U N A R D ANCHOR ANCHOR-DONALDSON DEPARTS D'HIVER DE HALIFAX A Plymouth, à Cherbourg et à Londres 18 fév.31 mnrs, A miaula 3 murs H avril Antonin A GLASGOW Do PertUnd D» Hstlfs* 29 mors C.BSsamlrft 1er avril 12 avril SatnrnU 15 avril ,v DEPARTS D’ETE Les plus gros nsvlree à rsblnc du service du Saint-Laurent "Carmania" “Caronia” JO.OC# tannea Da Québec a Bellast-Liverpool 1 nmi 29 mnl Larmanla tS mut 12 Juin Cnronia Mon tr éal-I’Iy mouth-Cherbuurg-Londr ta 3 mnl 7 Juin 12 Jail.AmlanU 17 mal 21 juin 2(i Jiiit Antonia 24 mnl 28 Juin 2 août Ausoula Da Montréal à Glaagovr 8 mat « juin t juil.Athcnla 13 mil 13 Juin 11 Juil.Cassandra 22 mul 20 Juin 1H Juil.SaturnU DE NL*W-VO«K A Ooaonetavril «1 A Liverpool 2 fév.Albania 9 fév.Tyrrhenl» 023 fév Ausonit •De Boston le Jour suivant.A Chorbuurg cl s jsoumann'l 1 16 ffv, » murs Berenaarii 15 nlnrs Aqultanli ^ avr'i 30 avril Mauroutunii A Plymouth, à Cherbourg et à Londres 16 fév.?9 mars Amlumi 2 fév.i.) murs Albntili Irr.mars „ , , «ntonli A LonHonlterty et è Glasgow *• fév2 Cotlfornl* Ur mnrs Col un.M; 6 fév, • b* mats , ; Assy.u 29 nuir'» "7 Jutn ‘ t’.nmmmu THE ROBERT REFOKD CO., LTD.Mégi eésL ou auprès de» agsot* locsa*. Volume XV — No 28.LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI, 2 FEVRIER 1924 La Graphologie au “Devoir” PAGE DES ENFANTS FLEl'R D'IVOIRE.— Oui, i’ai votre lettre mais votre tour n est pas encore venu.CM LO SA.— Tout est en règle, veuillez maintenant avoir de la patience.C’est la vertu à laquelle j’evcrce mes patient»! ANTOINE.— On ne doit pas envoyer de la copie.Imaginatif, très sensible, c’est un impulsif irréfléchi qui se laisse mener par des impressions exagérées.Manquant d’attention, d’ordre, de modération, il ne prévoit pas la conséquence de ses paroles et de ses actions et il est dans l’embarras plus souvent qu’à son tour.A côté d’une grande délicatesse, il a des rudesses et des brutalités étranges.Volonté capricieuse, impulsive, ardente, souvent résolue et dure, parfois aussi ondoyante et aisément influencée.Plusieurs indices d’obstination et de ténacité, mais il y a place pour de grandes faiblesses.Il manque de pondération, il s’ex-eite et s’emporte souvent.Dépensier et même extravagant.Franc et ouvert.Susceptible et un peu jaloux.Une lettre ordinaire de trois ou quatre pages serait plus favorable à l’analyse que ces quelques vers.NICOLAS.— Très intelligent, Nicolas a un esprit clair, observateur, actif et fin; son écriture révèle un cerveau remarquablement lucide et un esprit >très cultivé.Son jugement.d’une grande sûreté, apte à détailler les nuances et à sentir l’ensemble s’exerce avec beaucoup de perspicacité dans des domaines variés.Bien que conscient de sa valeur — il lui est impossible de l’ignorer — il est modeste et toujours d’une simplicité qui charme autant que son esprit.C’est un intellectuel mais il ne se confine pas dans le seul royaume de l’esprit.Bon, sensible, capable de tendres-re et de beaucoup de générosité, il semble sc garder des sentiments ardents: il est prudent et circonspect.Il a des affections profondes et fidèles; avec ses amis, il est franc et simple.Son énergie est constante et sûre; j’y relève une grande puissance de résistance manifestée par une obstination douce ou dure, suivant les cas, mais une obstination invincib -Le courage et l’activité servent l’ambition qui a même pour l’aider une certaine souplesse habile qui voile souvent sa grande force volontaire et, avec les autres grandes qualités et le talent évident, le conduiront au succès.Supériorité et dis'inrtinn évidentes.JEANNE (Cacouna).— Je biffe le nom qui est peut-être le véritable.Imaginative, d’une sensibilité délicate, elle a un coeur affectueux et exclusif où se glisserait facilement la vilaine jalousie si elle n’y veillait.Un peu d’orgueil susceptible et d'amour-propre lui ren-dent les reproches et les critiques insupportables.Elle a cependant de la droiture, de la sincérité, et elle sait, en elle-même, reconnaître ses erreurs.Ce serait une supériorité à laquelle elle doit tendre, de savoir les admettre avec les autres.Tout le monde se trompe: les gens sans jugement seuls ne veulent pas le reconnaître.Elle est active.ambitieuse, remplie de bonne volonté, mais facilement attristée et rebutée nar les obstacles.Pas tou jours très juste, dominée par des sympathies et des antipathies qui l’aveuglent, jeune, sans expérience, un peu sentimentale.EHe est capable de beaucoup de dévouement, mais comme elle manque de constance, il y a des lacunes dans ce dévouement.Humeur inégale qui nuit à la sûreté de son travail, et beaucoup à son autorité.Elle a une volonté variable et faible, des velléités de despotisme, mais rien pour le soutenir.Manque de sens pratique, de méthodes et d’ordre, Hrise onébecoise.'' — Sous des debers froids, elle cache de la sensibilité et une bonté qui s’exerce avec calme et constance.Elle ai me ses aises et elle veut que les autres jouissent aussi du confort Sincère, franche, naturelle, elle est généreuse et capable de dévouement.Activité égale, gaieté beaucoup de bon sens et un jugement rarement en défaut.La volonté es! vive, active et souple, l’humeur est un peu capricieuse.Nature calmé., aimable, conciliante où je ne trouve à peu-près pas d’égoïsme.A.DOLESCENTE.—¦ L’esprit est clair et juste: il est réfléchi, raisonneur et logique.Bon jugement.A TRAVERS LE CONCOURS (Suite de la dernière page) pose que vous êtes à cent lieues de soupçonner le drame dont Verchè-res a été le théâtre, tout récemment.Plusieurs de nos braves laboureurs «ni été les victimes de la sinistre aventure qui a grandement terrorisé notre paisible population.Devant les énigmes de ce préambule, vous vous perdez en conjectures sans doute, vous, si prompte à vous alarmer! Mais n'avez-vous pas de-! viné qu’il s'agit encore d’une attaque de ces barbares Iroquois, le fléau de notre pays?A vous, mon amie de coeur, pliis qu’à tout autre, je dois le récit de cett: tragique invasion.En vous le narrant, je veux me donner au moins l’illusion d'être assise près de vous, comme naguère, sur le divan de tapisserie, dans le salon aux tentures un tantinet surannées où souventes fois nous nous sommes récréées.Le 28 octobre dernier, mon père avait dû se rendre à Québec pour une affaire urgente.Mère était à Montréal.Dans la matinée de ce même jour, je me promenais sur les rives du fleuve.Le soleil irisait les vagues berceuses dont la crête rutilait des feux de bagues.Le monarque du jour s’était plu, semblait-il, à semer à foison des écailles dorées sur la surface de l’eau frémissante.Je m’attendais dans une admirative contemplation, lorsque j’en fus soudain tirée brusquement par des clameurs gutturales.Je perçus en même temps une voix angoissée me criant : “Sauvez-vous, mademoiselle, voilà les Iroquois!” Vivement, je me retournai.A proximité du fort débouchaient une bande de forcenés, qui, se jetant sur les laboureurs à leur travail, les massacrèrent avec une véritable frénésie.Clouée sur place par la stupeur, je ne bougeais pas.Il me fallut l’ap-' pel réitéré de La Violette pour que je sorte de mon stupide ébahissc- 11 est délicat, bon, dévoué, tendre et, chez hn; le coeur joue le grand premier role.Son besoin de confiance et d’affection perce dans une attitude bienveillante qui attire la sympathie.La volonté est plus faite pour la résistance et l’endurance que pour la résolution et l’initiative.C’est une volonté faible quand elle est aux prises avec le coeur.Droiture, besoin de justice, sentiment du devoir et de la responsabilité.Belle âme qui inspire la confiance et l’estime qu’elle mérite.POLE-NORD.— Ces écritures renversées sont difficiles à analyser, elles jettent un voile qui ca-! che Pâme, comme un voile sur la figure empêche un photographe de reproduire les traits.Pôle Nord aime à dérouter les autres: volontairement, elle dissimule ses sentiments et ses impressions intimes et elle s’amuse des erreurs d’appréciation sur son compte.Elle a Juin coeur et elle ne manque pas de sensibilité.Sans être plus égoïs-| te que la généralité, elle n’est pas I aussi dévouée qu'elle le pourrait, ! et parfois, qu’elle le devrait.Sa nature est sincère et son don de dissimultaion ne va jamais jusqu’au mensonge sérieux.Positive, avec un germe de sens pratique peu exercé mais nui se développerait fa-i cilemcnt.Volonté résolue, ferme, ; obstinée, autoritaire et énergique.Assez formidable orgueil habilement dissimulé sous des airs indépendants.Pôle Nord fondra et i s’attendrira quand son heure se-i ra venue.Elle sera alors bien différente d’aujourd’hui et bien plus 1 charmante, car avec sa générosité, son énergie et sa bonté réelle, elle | sera capable d’un (beau dévouement.! Humeur capricieuse: petites bour-I rasques, éclaircies soudaines et j charmantes.NOTE du graphologue.— Mes correspondants ont tort de s’in-, quiéter; tous seront exécutés à leur tour; je leur demande de la j patience et ils seront récompen-I ses un jour par la reproduction J plus ou moins exacte de leur personne intime.Jean DESHAYES.Coupon mraphologlque KSQTTSSrc ç;u APIÏOLOOIQUE de JEAN DESHAYES — AU — kb nu vom ” 2 FEVRIER 1924.Bon pour 2 semaines lTn coupon -valable et 25 «ou» *n tlmbre«-po«t* doivent »erompi»»nrr ehiqoe envol.Tout manuscrit doit être a l’encre, sur papier non royi.Ne pas envoyer de copie.Adressez: Jean Deshayes.le “Devoir”, Montréal.A ment.Comme une flèche.Je partis dans une course vertigineuse.Ce qui accélérait ma fuite, c’est que je me sentais poursuivie de très près.M’étant légèrement retournée, j’aperçus une sorte d’Hercule à figure patibulaire, le tout n’inspirant pas grand’confiunce.Mentalement j’adressai à Dieu une fervente prière, puis j’eus une suprême pensée pour vous tous, ceux que j'aime.De ces deux actions intérieures, j’ignore laquelle des deux me suggéra une idée presque ’’géniale” : je portais un mouchoir au cou.Arrivée à une courte distance du fort, je dénouai prestement ce mouchoir puis ouvrant rapidement la porte je le laissai entre les mains de mon ennemi qui s’apprêtait à bondir sur moi.Une fois à l’intérieur, j’en barricadai solidement toutes les ouvertures.Je ne me complus pas en vaines lamentations dont le seul mérite eût été de porter au paroxysme la frayeur des occupants.Lesdits occupants comprenaient mes deux frères, deux soldats inexpérimentés et notre vieux domestique La Violette.Il y avait bien aussi quelques femmes, mais elles constituaient plutôt une gène, quant à la défense au fort.Maigre recrue, en vérité! Cependant, dissimulant ma secrète inquiétude, je munis d’armes mes frères, les soldats et notre domestique.Prêchant de parole et d’exemple, je m'armai d’un fusil, puis je leur dis : “Combattons jusqu’à la mort; les gentilshommes ne sont nés que pour verser leur sang au service de Dieu et du roi.” Galvanisés, sans doute, par ces paroles que j’avais prononcées avec autorité, tous se mirent à charger impétueusement.Pendant ce temps, je revêtais différents costumes, paraissant à toutes les ouvertures afin tfe mystifier nos ennemis en “leur faisant croire que le fort était bien gardé.” Je fis tirer du canon pour persuader les assaillants que nous étions en état de nous défendre.Soudain, le soldat que j’avais placé en sentinelle vint m’annoncer qu’un canot monté par des “blancs” longeait la rive du fleuve.En ces arrivants, je reconnus Pierre Fontaine et sa famille.Je résolus de les sauver du péril imminent qu’ils couraient.Je m’enquis donc auprès des soldats s’ils consentiraient à aller à la rencontre de la famille Fontaine.Le silence général qui accueillit ma demande me rendit compte de leur peu de bonne volonté.Irritée de cette unanime lâcheté, je partis moi-même avefc quelques armes.Je fis escorte à la famille Fontaine et notre retour s'effectua sans encombre.Nos ennemis, soupçonnaient un piège.Assez sou-peut-ètre étonnés de notre audace, vent, au cours du siège, repoussés par le feu continuel que nous dirigions vers eux, les barbares nous laissaient quelque répit et s’enfuyaient; mais ce u’était qu’une feinte : tapis dans les fourrés de la forêt, les fourbes surveillaient étroitement toutes nos allées et venues.Puis au moment propice, ils fonçaient sur nous, tels une troupe de déments furieux.Ce siège dura huit jours, songez, ma chère, huit longs jours pendant lesquels ii m’a fallu déployer une mâle énergie, une intrépidité toute I virile.Quand Monsieur de.Ja Mon-; nerie vint nous porter secours, je lui narr’.i notre tragique aventure.Il me félicita chaudement et me prodigua des titres tellement flatteurs que je doute fort de leur véracité.“Monsieur,” ai-je dit en terminant, “je vous rends les armes.” — “Elles sont entre bonnes mains”, observa-t-il galamment.“Meilleures que vous ne croyez’', ai-je réparti.Il a souri de ma remarque un peu trop présomptueuse de la part d’une fillette de quatorze ans.Enfin, j’ai fini ce palpitant récit! Et de vous l’avoir raconté tel qu’il èst, dans ses'fnenùs détails, i] m’a semblé avoir revécu ces heures d’angoisse où l’exubérante Madelon se transformait soudain en sergent de bataille! Peu s’en fallut que j’y perde la raison ou la vie! Mais grâ-| ce à une protection toute providen-I tielîe, j’ai pu garder intactes ITihe | et l’autre.Songez, Lopise, quelle interminable kyrielle de Te Deum vous et moi devons au bon Dieu qui m’a préservée de si grands mal-! heurs! i Mon amie, je vous quitte mais à I regret.Je vous attends bientôt dans une très longue missive (.prenez celle que je vous envoie comme spécimen).Vous me dévoilerez un peu vos intimes sentiments sur le drame qui s’est joué ici et sur le rôle que j'y ai tenu presque malgré moi, Null^ opinion ne peut m’être plus précieuse que la vôtre, vous le savez.Aux heures de “grisaille” où j’éprouverai plus intensément la nostalgie de ‘Sous” toute, j’irai as- Pour supprime?la DOULEUR, chasser les NEVRALGIES, enrayer les RHUMATISMES, rien n'tftale le Baume Analgésique — de — Casgrain & Charbonneau, Limit** fJurmtelerm en Orot - Montréal En vente partout 35c le tube “RIGA”! 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Lucienne Lecompte, 15 ans.308, rue Marquette, Montréal.(2me PRIX EX-AEQUO) Québec, 1758 A Sa Majesté, Notre gracieux souverain, France.Sire, Malgré l’héroïsme des enfants de la France immortelle.Sire, malgré l’effusion, jusqu’à la dernière goutte, de leur sang bien français pour l’honneur de la mère patrie, ce beau pays, encore à son berceau, est sur le point de succomber.Ce sang, dans les jours de luttes, a rougi le sol d’Amérique.Sa Majesté daignera entendre nos réclamations, elle n’a “qu’à frapper du pied la terre” et aussitôt à notre requête, répondra une courageuse armée, à l’âme ardente et fière.Vous, Père et Bienfaiteur des Français, refuseriez-vous à vos enfants les plus dévoués, des soldats inutiles en France?,.L’Anglais maudit parcourt les mers, les rives enchanteresses du magnifique Saint-Laurent, dévaste, pille tout sur son passage, et se*; prises, malgré des défenses héroïques, sont nombreuses.Maintenant le Canada agonise; ses luttes sont suprêmes, décisives.Nous nous adressons à Votre Majesté après avoir subi une humiliante déconvenue auprès du ministre indolent, à l’aspect léger et engourdi par les voluptés des richesses; il nous refusa tout secours.Ses paroles ont fait bouillonner tout mon sang dans mes veines: “Tâchez de conserver au moins, un petit coin de terre en Amérique”.Et de secours, point.Maurepas.car c’ést son nom.est-il bien un Français?Non! non! mille fois non!: c’est un lâche.N’a-t-il nas refusé au brave capitaine du Pavillon Sanglant.Harmond, allié de l’illustre Dupleix l’autorisation de continuer la destruction du commerce anglais et d’asseoir la domination française sur des millions d’Indous?Ne voulait-il pas rendre Madras après que de grandes batailles en avaient assuré la conquête?N’est-ce pas une honte pour la France toujours protégée de Dieu, de Marie, son auxiliatricc et’sa conseillère?Pour ce lâche, c’était la paix, naix honteuse sans luttes, sans défenses.Le Canada tou! entier attend de la bonté de vous, o roi bicn-aimé, le secours qui viendra le délivrer des mains de ses ennemis prêts à l’étreindre.Une année encore.et il sera trop tard, le pays sera anglais pour toujours.Oui, anglais!.Mais son âme vibrante, enflammée, restera française quand même; les grands bois solitaires, le frissonnement léger des feuilles, le caquet des oisenux, tout redira avec des mots français, aux sons doux et caressants: “Sois heureuse, triomphe, ô France, mais pourquoi nous as-tu abandonnés?!’ lit- U* soldat, le brave, le héros, agenouillé sur la fraîche mousse, les yeux baignés de larmes et tour Exigez la Marque FEYRET & PINSAN Importation de Laporte Martin Limitée nés du côté de l’océan qui mugit et te voyant en une vision dira: France! France! Ma mère chérie.Le Canada que j’aime tant est devenu anglais, mais moi je t’aime malgré tes torts.Et jusqu’à mon dernier soupir je t’aimerai.Que Dieu te protège, te pardonne et te bénisse.Son appel a traversé la mer au* vagues en courroux et parvenu à votre trône, il attend la réponse: da vaillants et courageux soldats qui défendront comme les miens, le pays menacé et viendront sous mon drapeau tricolore pour lequel nous espérons combattre longtemps encore et je redis ce que J’ai exprimé à Maurepas: Nous sauverons la colonie ou nous nous ensevelirons sous ses ruines.Je suis, avec le plus profond respect, Sire, de Votre Majesté le tout dévoué serviteur et défenseur de la colonie en danger.Le marquis de MONTCALM * * le Vers toi, grand roi de la France im- {mortelle, S’envolera une fine hirondelle.Cet oiseau léger; c’est notre atnitiè./Je tous tes sujets, tu l’as accepté.Tu es donc un ami, un protecteur: Aussi, te confions-nous notre bon- [henr.Oui, tu comprends! Précieux héri- [ tage, De ton amitié, iu donnes le gage.Aline LAMOUHEUX, 12 ans.Acad.Marguerite-Lemoyne.ESSAIS LITTERAIRES (A Mile Langlois, bienfaitrice du "Coin”, en hommage bien faible de ma reconnaissance, je dédie ces quelques lignes tracées à la hâte et d’une plume inhabile à peindre.) DECOR HIVERNAL La forêt est toute belle ce matin.Ses arbres, ses buttes, ses ornières, tout est blanc.Une neige fine tombe.Indécise, elle tourbillonne, s’accroche aux rameaux dénudés, constelle les troncs, coiffe les buissons.Hésitante, capricieuse, elle s’arrête pour repartir aussitôt.Le sol s’est métamorphosé en un immense pelage d’hermine.Partout Ja neige se niche.Souple, elle vole, elle glisse; douce, elle adoucit les encoignures des troncs et atténue ce qu’üs ont de trop anguleux.Les grands sapins ont les membres las.Ils ont peine à garder heuts leurs fronts.Le froid engourdit leurs artères; leurs muscles sont tendres et laissent ployer les branches .Quelque fois, ils tentent de relever la tète, de secouer leur neige, niais la terrible rafale les force à se recourber.Noir ou vert A tous les repas servez le Thé Primus, c est un thé délicieux.Distributeurs: L.CHAPUT.FILS et C IE, Limitée MONTREAL Un silence morne et profond règne sur ce paysage.Seuls la bise qui sanglote, ou le craquement lugubre d’une branche en coupent la monotonie.Toute vie y semble éteinte, tout bruit v est étouffé.Mais voilà que soudain, le soleil parait.La scène change.A la tristesse vague qui planait sur la foret, une clarté pale a succédé.Sc faufilant à travers les branches, se glissant partout, la lumière se fraye un chemin jusqu’à terre.Elle jette du brillant sur les nervures de glace oui sillonnent les troncs.Elle les polit, les fait miroiter, les embrase; elle illumine tout.Le vent qui siffle toujours a quelque chose de moins lugubre.11 fait s’étaler le neige en un riche voile de gaze.Toute la forêt est en liesse, le soleil jette à profusion ses rayons, la terre répond en faisant rutiler ses diamants.C’est un décor féerique, c est la poésie de Thiver, 1 JEAN-ANDRE, a}: H1 * “POURQUOI?” La nature était superbe.Le ciel était d’un Lieu tendre dans lequel scintillaient une myriade d'étoiles pailletées d’argent.La neige tombait toujours, formant “un interminable tapis immaculé”.Le vent entraînait dans sa course les fragiles brins de neige qui, s’accrochant aux arbres, aux toits des maisons, formaient une dentelle gracieuse.Je revenais d’une promenade.Je me hâtai d’arriver “at home pour me réchauffer tout en lisant un livre joli.La neige craquait sous mes pas et maître Vent me cinglait la figure, en un mot, c’était un charmant petit froid, mais qui n’empêchaft guère la nature d'etre ravissante.Après quinze minutes de marche, j’arrivai enfin.Quelle joie de pouvoir se réchauffer près d’un bon feu.Vite, je m’installai dans une berçante et j ouvris un livre quelconque.je lus une page, puis une seconde, mais ie ne pus continuer, rar ma pensée s'envolait de plus en plus vers les familles pauvres où la misère règne en mai-tresse.Je songeai aussi aux petits orphelins placés ici et là dans différents hospices, attendant impatiemment une caresse ou un sourire ami.A ces petits oui n’ont guère connu d’être choyés, gâtés et chéris, je donne ma sympathie.Oh! comme cela me fait mal au plus profond du coeur.Comme je voudrais -prodiguer à tous ces infortunés un peu (l'espérance et de bonheur, si c’est possible.Mais., ' je suis impuissant.pourquoi donc Dieu a-t-ii oublié ces innocents?C’est que le grand Maitre a ses desseins et devant sa ! sainte volonté, je m’incline sans I mot dire! Les riches songent-ils souvent : aux pauvres gens qui n’ont pas le sou et qui ne connaissent que la douleur?Combien de folles dé-! penses qui pourraient nourrir un ! bon nombre de pauvres?Les riches 1 oublieux ne songent donc pas à ceux qui n’ont rien et qui attendent' qu'une main bienfaisante vienne leur verser du courage et de l’espérance avec du pain! De nos jours.c'est l’égoïsme qui rend le monde es-: clave! On ne songe qu'à soi, qu’à briller, à être admire, puis à dépenser.Oh! mettons-nous à la place de ceux qui souffrent, qui gémissent et nous supplient de leiir donner du bonheur; essayons de rendre leur existence plus douce! Nous nous apercevrons qu’it n'y a pas de tâche plus noble que de donner, faire largement la charité ! ! 1 ESPAGNOL.Janvier 1924.Les CORS s’enlèvent sans douleur Ne cause pas la moindre douleur! Versez un peu de “Freezone" sur un cor douloureux, il cesse à l'instant de faire mal puis, peu après, vous l'enlevez avec les doigts.Votre pharmacien vend une petite bouteille de “Freezone” quelques cents; c’est assez pour enlever tout cor dur, mou ou entre les orteils et callosité sans douleur ni irritation.mm FEUILLETON DU "DEVO/ir FLEUR DE MONTAGE par MARIE LE M1ERE 24 (Suite) On le regardait beaucoup; il n’avait point, certes, une physionomie banale, et sa vie, si courte encore, était un roman étrange et mouvementé.— Un beau garçon, le “Canadien”, murmurait-on.— Et qui parait de taille à se défendre.— Singulière histoire, pourtant.Et dans le vent de mer et dans Penvblement des gazes, elle courait, courait toujours, l’inoubliable histoire! Comme il le sentait, et.comme U en frémissait dans le fond de son être, ce Jacques, dont la volonté.pourtant si puissante, devait sc tendre à l’excès pour comprimer les bonds révoltés du coeur! Sur cette plage où il avait joué tout petit, on le saluait à distance, comme un étranger, et même plusieurs feignaient de ne pas le reconnaître.Sons doute, c’était un peu la faute de son attitude, dont II exagérait à dessein la réserve et la hauteur.Il sortait, cependant, il se montrait partout, ne voulant point qu’on le soupçonnât d’avoir peur ou d’avoir honte.Bien plus, une attraction invincible l’appelait presque tous les jours aux abords de Rochevlgné! Oui, maintes fois déjà, il avait stationné devant les griües, et, dar- dant le feu de ses prunelles à travers le réseau profond du feuillage, sur les murs dont la blancheur transparaissait çà et là, il leur a-vail dit ce qu’il aurait voulu dire aux habitants: — Regardez-moi bien, vous ne me ferez pas rougir de mon père! Et c’était encore vers Rochevi-gnê qu’il se dirigeait aujourd’hui.Depuis bien des minutes, il avait dépassé les derniers groupes de promeneurs, et s’était engagé dans une sorte de labyrinthe où la pierre luttait en un dernier effort contre l’eau qui la crerisail d’anses multiples, la sillonnait de canaux étroits et contournés, la désagrégeait, formant des éboulis où, seul, un pied très sûr pouvait sc frayer passage.En face, dans la lumière vaporeuse, la ligne des côtes semblait tracée par l’effleurement d’un pinceau délicat; à droite, le “rocher ] de Saint-Romphaire”, où ce saint aborda miraculeusement, et qui conserve, dtt-on, la trace de ses pas, ressortait en une blancheur évocatrice de visions surnaturelles.Mais cela, Jacques Le Voilier le contemplait sans tendresse.Il partirait, pour toujours, secouant sur ce pays la poussière de scs pieds.Et pourtant.' Oh! la patrie, qui dira son lan-j gage?Qui brisera ies liens dont elle nous enlace le coeur?Isolé entre les flots, le ciel et le sol qui l’avaient vu n nitre, le fils d’Antoine Le Voilier fut saisi tout à coup d’un j attendrissement imprévu.Certes, il n’hésitait pas : pour changer sa dé-1 cfesion, il aurait fallu l’impossible.Pouvait-il faire, grand Dieu! plus qu’il n’avait fait?H faut prier Notre-Dame de j Lourdes.Jacques releva subitement la tête: | ces paroles ne s’adressaient pas à lui; cependant, il tressaillit, comme à une réponse, et la voix lui pa- j rut tomber du ciel.—Elle est toute-puissante, conti-1 nuait-on.Si vous saviez comme elle guérit! Je vous promets qu’au bout de la ncuvaine votre fils sera sur pied et sa barque sur mer.Jacques regardait de tous côtés et ne voyait personne.Ce n'était pas là une voix du pays ; l’accent était | méridional, et l’organe, aux sonori lés chaudes, avait dû éclore dans un air plein de puretç et de soleil.Le jeune homme allait, assourdi maintenant par le fracas des vagues avançantes : 11 faillit renverser une hotte de pêche, demi-en- foncée dans les pierres.La pyramide rocheuse qu’il longeait portait une entaille profonde et, à l’intérieur, kur une corniche élevée à cinq ou six pieds du sol, se tenaient deux femmes.Elles se penchaient et semblaient fort occupées; l’une était une pêcheuse en bâillons; de d’autre, Jacques n’apercevait guère que de longues mèches brunes, se jouant dans le vent, et s’échappant d’une coiffure inattendue et pittoresque : un capulet pyrénéen.Il passa.Le timbre musical lé-sonnait encore, égrenant des mots simples et compatissants.-*Vous avez tout de même trop de bonté, et vous vous déchirez les doigts, répondit une voix cassée.Une grande demoiselle comme vous! —Une grande demoiselle, moi! Et un rire éclata, limpide et franc, fit courir en ce coin sauvage comme un frisson de jeunesse et de vie.Bernadette, à genoux, écartait les franges des varechs : »elle aidait la pauvre femme à recoller les “flies”, ces coquillages coniques adhérant si fortement au rocher qu’on les prenait souvent pour des rugosités de la paroi.La jeune fille ne maintenait plus sa coiffure, dont les pans battaient sur ses épaules, et voilà que le grand vent saisit en dessous les deux ailes; lYpingie fixée sur la tête s’arracha, le capulet voltigea, puis s'abattit à vingt pas comme un oiseau blanc.Les embruns sautaient dans l’air, l'écume des vagues roulait par les éboulis; Bernadette s’était levée, cherchant par ou descendre, quand elle s’entendit appeler d’en bas.—Mademoiselle?—Mon capulet! Merci, Monsieur.Une main qui tressaille, un visage qui s’éclaire et rougit; deux regards qui se croisent, l’un criant involontairement : “Vous ici?” l’autre répondant ; "D’ou pouvez-vous me connaître?” C’est tout.Pendant des minutes, l’étonnement de la rencontre immobilisa la jeune fille.Elle ne s’était -sas demandé : ‘Qui est-il?” La photographie que possédait Suzanne reproduisait de façon trop frappante les traits si caractéristiques du jeune homme.Le doute n’était pas possible; on avait beau dire, il ressemblait à sa soeur : il avait le tnêm port de tète, tout particulier, le même front haut, le même air de loyauté saisissante.Ils sont contents, là-bas, mur-mum Bernadette.Le soir-là, au château, elle dina seule, car son tuteur ne se montra pas.La nuit venue, elle passa dans l’immense salon où, depuis la maladie de Mme Roscllan, elle avait trouvé moyen de s arranger un “rc-tiro”.Déplaçant une plante verte, écartant une draperie, elle avait glissé dans l’angle d’une fenêtre une petite table enlevée à sa chambre, et là elle déposait à l’occasion son ouvrage ses albums, son écritoire, la lampe dont elle avait confectionné l'abat-jour rose.Bernadette s’installa pour écrire â Mme Pus baron; chose étrange, malgré sa nuit d'insomnie et demotions, elle sentait maintenant son esprit très alerte.On entra.C’était te châtelain.Il stationna d’abord à deux lias de la porte, peut-être saisi malgré lui par le enarme du tableau ; la tache de lumière rose au fond de la pièce, obscure, la silhouette légère que cette lueur si douce semblait encore alléger.Je ne vous dérange pas, Bernadette ?IA suivre) C* Jotruat **t nrprTm» at Na 41, rat R*lnt.Vlnc*nt.t Montréal, pat l’IMPRIMV-RIE POPCUURE U rtapanuklIlU HtaMa).Jot.-J.Boachard.«értat. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI, 2 FEVRIER 1924 Les opérettes étrangères — A propos de choeurs universitaires — Le métier de M.Raoul Brunei — Les médecins et la musique — La Symphonie de Philadelphie et à demander que lr menu s'allonge un peu.Nous sommes en effet assurés que la Symphonie de Philadelphie nous •une met «cisicuSf I exécution de son programme, quel i qu’il soit.Stokowsky prend place I avec les plus grands chefs qu'aient | jamais engagés les Etats-Unis, et [ron sait qu’on n'y épargne rien pour obtenir les meilleurs qui soient au monde.Fred.PELLETIER.En 1892 Après avoir débuté dans des oeuvres françaises et les avoir fait suivre d’u 'e oeuvre belge, la Société d’Opérette fait une incursion dans le domaine de l’opérette anglaise.Après la Petite Quakeresse de Lio nel Moncton, qu’elle répète le 5 fé vrier, elle annonce l'Oiseleur de Carl Zeller.Or il n’y a pas qu’c France ou fleurisse l’opérette, l’Au triche, l’Angleterre et les Etats-Unis ont à offrir, en ce genre, «les partitions non moins gaies et mu sicales que la France.En A"glo-torre Sullivan et Gilbert, aux Etats-Unis.Reginald de Koven, pour n’en nommer que quelques-uns ont écrit des oeuvres d’une belle allure et dont le mérite musical n’est pas à dédaigner.Pourquoi n’en pourrait sion médicale, il ne pouvait y con-j sacrer que ses soirées.i M.Brunei a écrit avant cela quelques mélodies, mais ses préférences vont aux vastes sujets, qui exigent, pour leur exéeution, des masses chorales nombreuses et des orchestres puissants.Il laissera donc peu d’oeuvres, mais elles auront leur place parmi les plus belles de ce temps.La Vision de Dante porte quelques traces de l’admiration de l’auteur pour ses maîtres Massenet et Saint-Saëns, dont il garde la logique, le charme et la clarté, et aussi pour l’écriture instrumentale de Wagner qui lui donne sa puissance et la richesse de son orchestration.Mais M.Brunei a d’autres qualités encore plus grandes qui sont MUSIC A LA “TERJiE PROMISE” nous avons lancé notre SALADA1 H«40r il pas être ainsi?Est-ce que le maH bi à , i:' u *oix haut et vaste.tre de 1 Opérette en France, n était |,,Enfcr !e purgatoire et le Para-pas un frussien._ , >.|dis sont (tes peintures d’une justesse saisissante.Le Prélude, de ça- , , , ractère sombre, un instant éclairé e ait consacrée a la par l’apparition du thème de Béa- eho.I ne marche.Il y a d’ailleurs un fait dont la Société d’Opérette doit tenir compte: les éditeurs étra 'gers sont phis traitables que les éditeurs français, à moins qu’on ne s’adresse aux oeuvres du domaine publie.Les oeuvres d’Offnnbach sont dans ce cas, mais celles, par exemple de Lecocq et de Claude Terrasse, morts itous les deux depuis trop peu d’années pour entrer dans ce domaine, so t à peu près inaccessibles pour une troune oui ne donne qu’un ne-tU nr-’bre de représentations dans l’année et qui doit varier presque ronU-*< elleme“t son répertoire.On acné d’ailleurs, à la politique s ivie nar la société, qui est de do ner de l’inédit, de faire ron-naissfnce, dans le domaine qu’elle se réserve, avec des oeuvres de tous bs genres, et.ne serait-ce que pour ne pas toujours entendre la même chose il est bon que des oeuvres oui découlent de mentalités différentes nous soient connues.Ces oeuvres étrangères ont acquis droit de cité en France, puisqu’il en existe des traductions fort bien faites et respectueuses du texte original.* * Il existe à Paris un choeur universitaire.par conséquent composé de voix d’hommes, qui a donné il y a quelque temps un concert d’œuvres anciennes dont les journaux de la capitale ont fait les plus grands éloges.Les revues spéciales lui ont des rédacteurs souvent peu ndulgents ont fait ressortir la va-eur musicale de cette manifesta-ion.A Montréal, l’université McGill bossède un Glee Club, qui donne touvent des concerts.L’université je Montréal ne possède rien de tel.Elle le pourrait pourtant, en réunissant en un seul choeur les étudiants des diverses facultés qui ont une bonne voix et qui aimeraient par l'appa trix développe le thème de Dante, d’abord éperdu et torturé, puis up-paisé.Un prologue confié aux choeurs expose le sujet de l’ouvrage et en même temps les thèmes qui seront employés.Le tableau de l’Enfer, où les hurlements des damnés répondent aux cris et aux ricanements des démons, est le point culminant de l’oeuvre.On y trouve des combinaisons Massenet habitait Aix-les-Bains, et y était tout à son travail de la “Terre Promise", dont la Bible lui avait fourni le poème, lorsqu’il fut bouleversé par la terrifiante nouvelle de l’incendie du Bazar de la charité.Sa chère fille y était vendeuse.Voilà pourquoi sans doute il y a dans cette oeuvre des parties d’un réalisme si saisissant, entre autres, celles où Massenet représente l’écroulement des murs de Jéricho, ainsi nue les cris et les hurlements de ses habitants saisis de frayeur.Voici d’ailleqrs comment Massenet décrit cette scène après la première représentation qui en fut donnée à l’église St-Eustnche sous la direction d’Eugène d’Harcourt, musicien et criti-ra-jque si écouté: “La seconde partie la prise de Jéri-cotipée sept fois par l’éclatante sonnerie de sept grands tubae, se terminait par l’écroulement dos murs de cette cité fameuse, boulevard de la Judée, (pie devaient prendre et détruire les Hébreux.Il \ joignait le formidable tonnerre des grandes orgues de S‘-Eustache, dominé par les retentissantes clameurs de tout l’ensemble vocal”.En écrivant ces lignes le grand maître français donne un peu l’i- Aujourd’hui des millions de gens le consent* ment avec satisfaction.En avez-vous goûté ?de sonorité vraiment impression-; ^(> p0euvre qui est magnifique, nantes.“C’est une vision de 1 Apo- ^ mi| {j0U{e qU0 jfs amateurs de ealvpse”, disait Massenet a 1 auteur, : belle musique voudront l’entendre le jour de l’exécution.La scène de interpréter par l’Association cho- Paolo et Francesca apparaît, dans ce goufre, comme une oasis d’uns fraîcheur exquise.scène finale, le Lac de Sang est d’un effet grandiose.Le début du Purgatoire est d’une nuance toute spéciale : 1 ab- rale de St-Lmiis-deFrance, le 10 avril prochain, dans la salle du Monument national.LA CHORALE BRASSARD - Enfin, c’est jeudi prochain que sence de tierces crée, par ! incer- nos fervents de la musique pour-titude du mode, qui n est ni ma- | ront assister au grand concert de leur ni mineur, l'atmosphère de ce j |a chorale Brassard, à l'hètel Wind-lieu qui n’est ni l’Enfer ni le Pa-, S0P Voici le programme: radis.Le prélude du 3e Cantique Première partie: 11 Spring De-est une belle page symphonique, (g voix), Cesar Cui; 2) Tout niu est au répertoire des concerts s’éteint dans la nuit (Le Démon), et oui montre, dans des sonorités 4 voix d’hommes.Rubinstein; 3' éthérées, Dante en ascension pro- 7/ie Snell of the Forest, 8 voix mix-gressive vers Béatrix.le thème du les, Rimsky-Korsakoff; 4) Chanson premier allant vers celui de la der- d’enfaht.4 voix de femmes, Mous-eière et l’union svmohoniquo des , sorgsky; 5) Chant des haleurs (Les deux thèmes.L’anothéose finale est bateliers de la Volga).4 voix mix-j un merveilleux Alleluia.” tes, XXX; 6) The Goldfinch's Wed- j Ici se termine d’habitude l’on- ding, 8 voix mixtes, Koshitz.vrage.dans les concerts à Paris et Deuxième partie : La fameuse | l’Association des Chanteurs de “Heure chantante”.d’Ernest Moret.Radio DEMANDEZ LE HAUT-PARLEUR PATHE N.-E.BRAIS, dUtributear 10, boulevard St-1.surent.Main 2122.PATHE — Set phuaocraphu, — See dieqjee Importée, — Ses opéra*.10, Bled St-Laorent, Main 2122 E.BRAIS, iii vot! 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