Le devoir, 20 février 1924, mercredi 20 février 1924
Volume XV — No 4o.MONTREAL.MERC REDI, 20 FEVRIER 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnai*tiIS-P« h pMte: V '¦ « «j VW^ RAkdi.« .d»iù.wi« I I/ Il li* 1/111 U ETATS-UNIS ÊT UNION POSTALE., $8 00 ¦¦ SMBË S 1 MB - MONTREAL ET BANLIEUE.flt.M ^B ^B ¦ fgf MM B BB| ||g| IB Édition hobdomadaire B I B J[ B 10 M BS B B B B B ¦ TÉLÉPHONE: Main U«à CANADA.«u JÆ—Æ ÆJF M M • mÊg m MF JB -B ¦LJ »“'-IClDEinin;l«d.«l.^ SI.I„ B1H ETATS-UNIS Êr UNION POSTALE.fS.00 mÊBÊÊf^r BIBBBflfl HH HHB BHBI HOf AdBlaürtrattBB.Mala S1U Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! L’organisation du gâchis La question de l’heure— Où projet de loi Nicol nous mènerait le £ On a pu lire hiçr, dans notre lettre parlementaire, le texte même du projet de loi Nicol sur l’avance de l’heure.Pour nous ne savons trop quelle raison, l’impression paraît s’être répandue que M.Nicol voulait faire décider, par un referendum provincial, la question qui a suscité tant de débaffe.Il s’agit de bien autre chose.M.Nicol propose tout simplement de conférer à chaque municipalité le droit (auquel se joindra parfois le devoir) de tenir ,un referendum sur cette question de l’avance de l'heure.Celle-ci pourra poser à ses contribuables, dans certaines conditions déterminées, la question suivante: “Etes-vous d’opinion que le.temps réglementaire, tel que défini par la loi 10 George V, chapitre 11, devrait être avancé d'une heure chaque année pendant a période comprise entre le .(Le texte officiel ajoute: “Insérer ici la date du commencement et celle de la fin de la période couverte par la résolution du conseil”) , “Le temps réglementaire, tel que défini par la loi 10 George.V, chapitre 11,” c’est celui qui précise ce que l’on doit entendre par l’heure légale, “lorsqu'une expression quelconque ayant trait au temps se rencontre dans une loi, une proclamation, un arrêté en conseil, une procédure, un règlement, un contrat, un écrit, un document ou une convention écrite ou verbale, actuellement en vigueur, ou qui peut être édicté, adopté, fait ou convenu à l'avenir, ou chaque fois qu’une certaine heure du jour ou une autre période de temps est mentionnée, soit verbalement ou par écrit, ou chaque fois qu'il est question d’une période de temps, .à moins qu’il ne soit spécialement autrement décrété”.On voit tout de suite l’extrême importance de cette définition de l’heure réglementaire et le formidable gâchis vers lequel nous acheminerait-Tadoption du projet de loi Nicol.t *:* * jet nç donne point au résultat du référendum un caractère impératif et dise seulement que, si l’avance de l’heure est acceptée par la majorité des contribuables, la municipalité pourra demander au gouvernement d’en légaliser le résultat, nous supposons qu’on donnera habituellement effet à la volonté manifestée par les contribuables.) D’un côté donc, et d’un bout de l’année à l’autre, l’heure légale sera pour toutes les pièces officielles celle que détermine la loi générale; de l’autre, et pendant le laps de temps que voudra chaque municipalité, ce sera une autre heure.Nous disons le laps de temps que voudra chaque municipalité, parce que cela est spécifié en toutes lettres dans le projet.A Montréal, ce pourra être du 1er juillet au 1er septembre, à jet ait pris la peine de marquer que l'avance devrait être d’une heure ou de rien du tout.Il eût été plus logique de spécifier que chaque municipalité pourrait décréter une avance d’un quart d’heure, de telle date à telle autre, puis, d’une demi-heure, de trois quarts d’heure, d’une heure ou d’une heure et demie selon la longueur des jours.Nous savons déjà ce que nous ont donné, du point de vue des relations d’affaires, defe visites, etc., la variété nés heures, les brusques sautes de temps d’une municipalité à l’autre: à la fin de l’été dernier, tout le monde en était excédé.Avec le projet de loi Nicol, ces inconvénients se doubleront d’un formidable imbroglio légal: dans telle procédure dans tel règlement, dans tel contrat, dans telle convention écrite ou verbale, quatre heures voudra dire trois ou quatre heures, selon qu’il aura été écrit ou prononcé à Montréal ou à l’Abord-à-Plouffe, le 1er juin ou le 27 septembre.Il pourra même arriver que quatre heures veuille dire trois heures à l’Abord-à-Plouffe le 27 septembre et quatre heures à Montréal le même jour.,, P°ur interpréter, dans une pièce ou convention quelconque, l’élément temps, il faudra désormais avoir sous la main un calendrier indiquant quelle était, en telle année -(car cela peut changer d uiie année à l’autre), à telle date, dans chacune des municipalités de la province, l’heure légale.Nous prions les législateurs de tous les partis d’y regarder à deux fois avant d’ouvrir la porte à de pareilles complications.* * * —Mais nous voulons commencer notre travail plus tôt, interjetteront peut-être ici quelques partisans de l'heure d’été.— Fort bien, mais en quoi, pour cela, est-il nécessaire qu’on bouleverse le régime général de la province?Qu’est-ce qui empêche ceux qui désirent, de telle date à telle date, ouvrir leurs bureaux une heure plus tôt de le faire, sans brouiller les horloges, sans modifier l’heure légale?Ils n’ont qu’à régler le cas - — pancartes comme celle-ci : L avance de l heure est ici en vigueur.— Oui, pensait-on, cela veut dire que vous ouvrez et fermez votre établissement une heure plus tôt; mais à quelle heure ouvriez-vous et fermiez-vous précédemment?Une inscription précise, invoquant l’heure normale, connue de tous, et disant: De telle date à telle autre ce magasin sera ouvert de huit heures à quatre heures, par exemple, eût été beaucoup plus facilement intelligible, et nlus utile pour tous.^ Que 1 on examine froidement, en tout cas, les conséquences probables, du point de vue légal, du point de vue affaires, du projet de loi Nicol : il y a gros à parier que beaucoup en viendront a cette conclusion que, de toutes les solutions possibles, le trésorier provincial a vraisemblablement choisi la pire.Orner HER0UX.L'actualité La jalousie Les politiciens, surtout les pe tits politiciens, ne sont jamais très délicats sur les moyens qu’ils emploient pour vaincre leurs adver-taires.Et convne, très souvent, ils Boni intelligents en même temps eue cyniques ils ne laissent pas de trouver de belles inventions pour en venir à leur fin.Une des meilleures assurément est d'exciter entre deux hommes Importants du parti adverse une falousle latente et secrète qui ne 9’est pas encore avouée.Diviser vos ennemis pour régner est un principe toujours actuel, toujours ex-celtênt et toujours opportun.Les annales politiques nous révéleraient sans doute un nombre incalculable de manoeuvres de ce genre tentées avec succès et poussées à une fin heureuse.Elles ont surtout de l’effet sur les gens de notre race à la vanité plus développée, au sys- T • tème nerveux plus sensible, et à l’épiderme plus délicat.On en trouverait des exemples dans le domaine fédérai.Ainsi M.Lemieux, aujourd’hui président des Communes, ne faisait pas bon menage avec M.Lapointe et M.Bureau, avec M.Bureau surtout, et les conservateurs ne manquaient jamais d’insérer le coin de la jalousie entre ces deux rivalités toujours en éveil.M.Lapointe et II.Gouin, glus tard, ne.furent pas toujours en excellents termes et des indications nombreuses laisseraient entendre qu'on a cultivé celte inimitié.Aujourd’hui, M.Bureau et M.Murphy vivent sur un pied de guerre et se livrent une petite lutte intestine qui n’est pas sans amusement pour le vulgaire.Mais l'exemple le plus clair, le plus frappant, le plus Illustre que nous offre le monde politique actuel nous vient du parlement provincial de Québec.M.Sauvé est chef de l’opposition, M.Patenaude est son lieutenant.On prétend chez les libéraux volontiers que les râles sont renversés, et oue c’est M.Patenaude qui devrait être chef et M.Sauvé lieutenant.Celui-ci est certainement moins brillant, ajoutent-ils hypocritement, mais il a travaillé immensément pour son parti, seul pendant des années sur la brèche, ne perdant jamais courage et dépensant sans compter son temps et ses forces.Voilà des titres à la reconnaissance de ses partisans.Mais quelques-uns d’entre eux prétendent que maintenant M.Patenaude saurait assurer plus rapidement une victoire générale du parti, et que M.Sauvé est un obstacle au succès complet.C’est un dilemme d’où il n’est pas facile de sortir.Déplacer M.Sauvé, c’est être ingrat, ne pas le déplacer c’est pciil-ctre retarder l'heure de ta victoire, mais le seul fait que les libéraux poussent M.Patenaude à la tète du parti indique assez qui ils redoutent te plus.Ces libéraux toujours aux aguets ont vite saisi la situation difficile où les circonstances les plus imprévues avaient placé ces deux homines.Et iis veulent en profiter, et ils veulent l’exploiter, sans aucun scrupule pour briser l’élan du parti conservateur un peu ranimé.Les résultats de l’élection provinciale étaient à peine connus qu’ils ont commencé à brandir le drapeau rouge entre M.Patenaude et M.Sauvé.Leurs journaux s’en sont mêlés de suite, leurs députés, et même leurs ministres.Chacun, pourrait-on dire métaphoriquement, a voulu donner son coup de pied de l’âne.C’est te titre de “chef de l’opposition” que l'on échappe, comme par megarde, à l’égard de M.Patenaude, ce sont des éloges à n’en plus finir dont on l’accable afin de rendre son chef jaloux^ afin de lui montrer son lieutenant comme révolté contre son autorité et cherchant à usurper la position occupée par l’autre.Et comme les élus de notre démocratie ne brillent ni par la finesse des allusions, ni par les nuances des pensées, ni par les demi-teintes des discours, la manoeuvre un moment astucieuse et voilée est vite devenue grossière, patente et publique.Des hommes que l’on aurait crus au-dessus de l’emploi de tels moyens se sont baissés pour ramasser cette flèche et ont etc les premiers à s’en servir en plein parlement.Ils n’ont peut-être pas prévu qu’en agissant ainsi, ils se discréditaient ¦ plus eux-mêmes auprès du public qui attendait mieux d’eux, qu'ils n’ont fait de mal à l’adversaire.Mais les chefs ayant donné l’exemple, voici venir les valets qui cherchent des poisons plus subtils pour rendre fa plaie plus dangereuse.D’eux, au moins, personne n’attendait des arguments plus relevés et des tactiques plus loyales.Chacun rêve à hauteur de son horizon, comme disait un auteur célèbre, chacun invente aussi à hauteur de son horizon, et l’on ne peut*attendre d’un goujat des tactiques et une stratégie d’homme d'Etat.Pour le moment du moins, il est assez difficile de savoir l’impression produite sur MM.Patenaude et M.Sauvé par cette basse manoeuvre de politicien.Mais s’ils étaient un peu humoristes, ils pourraient s'amuser infiniment.M.Sauvé qui a beaucoup de gros bon sens, M.Patenaude qui est un habile, sont faits pour bien s’entendre, et rien ne servirait plus à la déconfiture de leurs adversaires qu’une bonne harmonie dans leurs actes et leurs }mroles.Mais avec des Canadiens français, il faut toujours se défier.Sir John Macdonald en savait quelque chose.Ses lieutenants canadicns-français ne vivaient pas toujours en bonne amitié.Sur un pied de guerre la plupart du temps, ilg se chamaillaient aux moindres occasions.L’un refusait de prendre part aux banquets donnés en faveur de l’antre, et l’autre ne voulait pas s’associer à une manifestation en faveur du premier.Le premier ministre devait alors intervenir, comme le prouve sa correspondance, faire entendre raison à l’un et à l’autre pour le succès du parti et souvent donner presque des ordres en sa qualité de chef suprême.Il avait fort à faire pour calmer les sentiments ombrageux de ses ministres canadiens-français et les faire marcher au pas sous le même joug.Pour le public qui contemple la politique en amateur ces petites querelles pour des vétilles ort une suprématie souvent éphémère et vaine sont une source constante de méditations philosophiques et amusantes.Il y apprend peu « peu Vinfluence des petites choses dans la grande politique, il démonte les ressorts secrets du gouvernement responsable et démocratique, il voit les ficelles tirées d'une main plus ou moins hésitante.Et voilà qui nous remet en mémoire un récit très instructif.Pendant la dernière campagne électorale fédérale, un candidat parcourait son comté situé dans la vallée de VOutaouais.Descendant du train un soir, on lui racanla une histoire abracadabrante.Le chef de l'opposttton, dans ce temps-là, aujourd'hui premier ministre, devait se convertir à la religion catholique, lui disait-on.1m chose était nratiquement décidée.Devant son incrédulité évidente, scs interlocuteurs commencèrent à lui donner des détails.C’était le Père X.de Hull qui lui donnait depuis quelque temps des cours (fins-traction religieuse, à tel endroit.La cérémonie de l’abjuration, du baptême et autres sacrements était fixée pour telle date.Et dernier délai!.M.Mackenzie King était fiancé à une Canadienne française et le mraiage se ferait dans quelques mois.Le candidat, comme bien Von La session de Québec M.Faucher touche le mal du doigt Lç nid de la tuberculose c’est le taudis — Ses ennemis victorieux sont le soleil et le terrain de jeu *— M.Taschereau en tient toujours pour les communications secrètes et confidentielles — Les ponts en fer et les ponts électoraux — Le gouvernement déclarera bientôt qu’il n’est pas dans l’intérêt public de rendre des comptes publics î*!; ________ (Par Louis BOBILLARD) Québec, 19.— La Chambre s’est promenée presque tout l’après-midi parmi les microbes, les taudis et les dispensaires.M.David avait demandé la votation de $100.900 par année pendant cinq ans pour J’enraveulent de la tuberculose et de la mortalité infantile.11 a exposé le programme du département de l'hygiène à ce sujet, ce qui a provoqué un discours d’un ton très élevé du Dr Faucher de Québec-centre, qui a fait part à pes collègues de ses constatations comme médecin de la population ouvrière de Québec, des réflexions de M.Patenaude et i.s demandes d’explications mêlées de critiques du chef de l’opposition.Le débat a .pris une tournure intéressante lorsque le chef de l'opposition a (femandé si lord Atholstan du “Star” n’avait pas envoyé une lettre à M.Tascperrau pour lui offrir son aide financière dans cette campagne entreprise contre la tuberculose.Le chef de l’opposition demande de suspendre l’adoption des résolutions de M.David en attendant de connaître l’attitude du gouvernement sur cette lettre.Le premier ministre commence par dire que cette lettre est confidentielle et qu’il la soumettra au cabinet à sa prochaine réunLn.Mais il apprend, après quelques minutes d’embarras que la “Gazette” a publié la lettre de lord Atholstan hier (lundi).M.Taschereau parcourt le document et annonce que le propriétaire du “Star” propose de donner $500 pour la tuberculose si la province fait disparaître tous les cas qui existent dans l’ile de Montréal.D’après la teneur du document, M.Grahyip prendrait soin j,'rire des nouveaux de tuberculose Le secrétaire provincial complète les informations qu’il a données tout à l’heure et cite l’exem- Le député de Québec-centre rappelle l’épidémie de grippe à Québec, en 191N, où le conseil municipal n’a pus pris de mesures assez vile.Le Dr Faucher dit qu’il faut préserver Jes basses classes de la tuberculose parce que la haute société en souffrira, car les domestiques pourront lui apporter la contagion par des germes malsains et cette haute société qui s’amuse et qui vit trop vite et se trouve par le fait même affaiblie pourra contracter les maladies plus facilement.M.Bray de Monfréal-St-Henri, demande à M.David si le gouvernement n’a pas forcé les Soeurs de la Providence à signer un contrat d’assistance publique pour l’hôpital des Incurables avant que cette institution puisse avoir le droit à un octroi.Le secrétaire provincial nie cette assertion et affirme que les communautés sont libres d’accepter d’être sous la loi d’assistance publique._ Toutefois le gouvernement a déjà versé $75,000 pour cette ^institution et en versera encore $75,000 autres à échéance.M.Patenaude croit que cette somme proposée de $150,000 est bien peu.11 demande au secrétaire provincial d’exposer le programme de son département et suggère la formation d’un comité d’experts qui chercheraient les meilleurs moyens d’enrayer la tuberculose et qui arrêteraient la meilleure méthode à suivre.Le député de Jacques-Cartier trouve que si l’on dépense $100,000 pour un bout de chemin on devrait en dépenser cinq ou six fois plus pour garder les forces vitales de dement et parmi les malades de langue anglaise seuls.Mais le premier ministre trouve crue la leltrc 'n’est pas claire et qu’il faudrait I avoir une conversation avec le pro-I poseur afin d’avoir des explications avant de prendre une décision.I M.Tascherau déclare que.de pri-' Pie du dispensaire des Trois-Rivières où 1,200 personnes se sont fait examiner depuis 1 mois et où .‘100 sont actuellement sous surveillance.A Thetford-Mines, au Lac-, , , ., • * * - , Edouard et à l’hôpital Laval, un me abord, on ne doit pas faire de grand nombre de malades recoi distinction entre les tuberculeux vent une attention spéciale canadiens-français et ceux de langue anglaise, comme le propose M.Graham.M.Sauvé a écrit cet après-midi à lord Atholstan pour avoir des explications sur cette lettre et connaître lé projet dans tous ses détails.M.Athanase David en expliquant la campagne entreprise par le gouvernement contre (a tuberculose ,’t la mortalité infantile dit que son département a dépensé plus de $600,-(100 pour l’aide aux institutions qui font la lutte contre ces fléaux et pour l’hospitalisation des tuberculeux.Ces sommes seront encore versées en marge des $100,000 que le gouvernement accordera par la résolution qu'il vient de présenter.D’ici cinq ans la province dépensera environ cinq millions de dollars pour cette campagne d’hygiène.Le secrétaire provincial cite des chiffres pour montrer le mal que fait à notre province la peste blanche et la mort des poupons.Environ 3,000 tuberculeux disparaissent par année dans notre province.Il croit que le dispensaire sera le principal agent de propagande et que le tuberculeux lui-même sera un bon médecin.Le gouvernement se propose de distribuer des milliers de brochures, de pancartes et de calendriers dans toutes les écoles de la province.Les écoles de rang seront particulièrement favorisées.On demandera aux institutrices de faire lire une page de conseils, par jour, sur l’hygiène.On fera apne] aux pasteurs des paroisses pour encourager la campagne pro-hygiénique et on distribuera de la liitératurc antituberculeuse à la porte des églises sinon dans Ses églises Le Dr Faucher de Québec-centre attire l’attention de la Chambre sur les causes éloignées de la tuberculose.La lutte doit commencer chez l’enfant et même chez la mère par l’assistance à la maternité et aux bébés.La grande question est la salubrité des logements Le?conseils municipaux devraient faire démolir les taudis où il ne pénètre pas de soleil ni d’air.Les maisons se touchent, les enfants n’ont la plupart du temps pas assez de place pour jouer en plein air.pense, s’amusa énormément de celte histoire.Mais Je lendemain, on lui fii le même récil à un autre endroit, puis le surlendemain après.d un autre endroit, et ainsi de sui le dans presque tous tes centres dv comté.Le candidat libéral qui siège maintenant en parlement avait probablement imaginé toute cette belle histoire pour favoriser sur élection et assurer à son chef la reconnaissance des voleurs.Voilà un échantillon des moyens dont on se sert souvent en temps d’élection et qui déconcertent jxn leur audace et leur puérilité.Ce ne sont pas les moins effectifs, malheureusement, et Us en disent long sur la crédulité populaire et les beautés de la démocratie.Z0ILE.___ spéc_____ M.David annonce que le gouver nement désire avoir des spécialistes en tuberculose qui sortiront de nos universités pour aller porter le fruit de leurs connaissances dans les différents dispensaires de la province.Tous les médecins auront accès à ees dispensaires qui ne seront pas réservés aux seuls médecins attitrés.De plus, tous les médecins auront a leur disposition un outillage de premier ordre.M.Smart trouve de son côté que le gouvernement ne donne pas assez pour la tuberculose.L’incident au sujet de la lettre de lord Atlmlston se produit ensuite et les résolutions de (M.David sont votées.\I.Taschereau propose de porter de $5,000 a $6,000 le salaire des membres du commissariat des incendies de la cité de Montréal.Il y a actuellement deux commissaires qui reçoivent $2,500 chacun.La ville de Montréal a demandé au gouvernement d’élever leur indemnité à $3,000 chacun.UNE NOUVELLE VILLE M.Gustave Delisle, de Chicoutimi, demande la constitution en corporation de la ville de l’Ile-Maligne qui est formée d’un démembrement ou canton Delisle et de la paroisse Saint-Joseph-d’Alma, au Lac-Saint-Jean.On dij que les travaux en voie de construction à la Grande Décharge, au lac Saint-Joseph, la mise en valeur des énergies hydrauliques qui en dépendent et l’exploitation des usines et fabriques qui doivent y être érigées vont déterminer une affluence considérable de personnes dans le territoire de l'Ilc-Maligne.C’est pourquoi on demande l’érection en municipalité de ce territoire CLASSIFICATION DES PRODUITS LAITIERS Le ministre de l’agriculture a fait adopter cet après-midi le projet de loi suivant: 1.L’article 2031g des Statuts refondus, 1909, tel qu’édicté par la loi 5 Georges V, chapitre 31, section 10, et modifié par la loi 11 Georges V, chapitre 37.section 10, est remplacé par le suivant: "2031g.Toute personne, compagnie ou société, qui exploite une fabrique de beurre ou de fromage, est tenue de se procurer les services d’un fabricant en chef, porteur d'un certificat d’expert-essnyeur de lait et de crème et d’un diplôme ou permis spécial de fabricant de beurre ou de fromage, ou des doux, selon qu’elle fabrique du beurre ou du fromage, ou les deux.” 2.I.’article 2031h desdits statuts, tel qu’édicté par la loi 5 Georges V, chapitre 31, section 10, et modifie par la loi 11 Georges V, chapitre 37, section 11, est remplacé par le suivant: “203th.Toute personne, compagnie ou société, qui exploite une fabrique de beurre, est tenue de classifier la crème, de convertir séparément en beurre les différentes classes de crème, de vendre chaque FROLE PAR L’AILE DE LA DEFAITE Le débat sur l’aviation a failli mettre le gouvernement travailliste en minorité — Un échec était probable si le président de la Chambre n’avait mis au rancart une motion réclamant le bâillon LONDRES, 20 (S.P.A.).— Le gouvernement travailliste a failli essuyer une défaite hier soir à la Chambre des communes.C’est proba blement ce qui serait arrivé si l’Orateur n’avait refusé d’accepter une motion demandant l’imposition du bâillon à la suite d’un débat sur la politique aérienne ministérielle, débat au cours duquel les enseignements du Nouveau Testament étaient cités d’une part et repoussés de l’autre.PROTESTATIONS DE QUELQUES TRAVAILLISTES Après que sir Samuel Hoare, ancien ministre de l’aviation, eut présenté une motion préconisant une puissante flotte aérienne, William Lcach, sous-secrétaire de l’aviation, connu pour ses idées pacifistes, dit que le gouvernement était résolu à continuer la politique du gouvernement précédent, mais sans augmenter les forces aériennes dans le moment.Sur cc, quelques travaillistes crièrent “Honte!” CITATIONS BIBLIQUES M.Leach s’en prit h la doctrine voulant que, pour avoir la paix, il faut se préparer à la guerre.Il dit qu’au contraire, pour obtenir la paix, il faut préparer la paix.11 importe, ajouta-t-il, de relire le Nouveau-Testament où le grand Réformateur (Jésus-Christ) consigna les principes de la solution du problème de la défense nationale, mais malheureusement de nos jours personne n’accepte ses enseignements.AMI DE LA PAIX Bien que le gouvernement n’ait pas répudié le programme de l’administration précédente, ajoute le sous-secrétaire, il ne manquera pas de profiter de tous les mouvements dans le sens du désarmement et il verrait avec plaisir une nouvelle conférence de Washington sc tenir.(Applaudissements de toutes parts.) PASSES D’ARMES Le major-général J.-E.-B.Sealy, libéral, et le contre-amiral N.»K.Suetcr, conservateur, ont eu des passes d’armes avec Leach pendant le débat.Saeter demanda “si on voulait défendre l’Empire avec des textes évangéliques”.LES MECONTENTS Les conservateurs et plusieurs libéraux paraissaient fort mécontents de l’attitude du sous-secrétaire de l’aviation, aussi lorsque sir Samuel Hoare proposa le bâillon, la défaite du gouvernement semblait inévitable.L’Orateur décida toutefois que la discussion portait sur un .sujet trop important pour la clore et il préféra ajourner la séance.classe de beurre séparément et de partager le produit de telles ventes entre les patrons suivant la qualité et dans la proportion de la quantité de crème fournie dans chaque classe par chaque patron, La crème de chaque patron doit être apportée ou envoyée à la fabrique dans un récipient séparé.L’inspecteur général des beurre-ries et fromageries peut, avec l’approbation du lieutenant-gouverneur en conseil, faire des règlements pour l’exécution du présent article et, en particulier, pour lu classifi-ration de la crème, la fabrication et la vente du beurre et déterminer (Suite à la deuxième page) t1 Bloc-notes Mauvais principe Au train où va le gouvernement de Québec, et si on le laisse faire, le contribuable ne pourra bientôt dus savoir ce qui se nr ï dans commissions ou les bureaux de l’Etat, et qu’il a droit de connaître.Le ministère, en effet, vient de répondre à M.Bray, qui voulait apprendre avec quelles maisons notre régie des alcools fait affaire: “Le gouvernement ne croit pas qu’il soit dans l’intérêt public ni dans l’intérêt du commerce que fait la Commission des liqueurs de faire connaître les noms, avec sièges d’affaires, des agences ou magasins, fabriques, etc., de qui la Commission achète sa marchandi- se en Europe”.En d’autres termes, le gouvernement refuse de ré-j connus ét au large.La police, ell* “ondre pareeque cela no fait pas» regarde-t-elle ailleurs, ou ne voit mette à ses trois fidèles serviteurs, — M.Desrosiers n’ost pus le moins malin, — de montrer leur jeu tory avec autant de clarté et d'acharnement.’ Le paragraphe est amusant; car tan (fis que les libéraux parlent ainsi du “toryisme” dos rédacteurs du Devoir, les conservateurs accusent le Devoir de ser vir les fins du parti liberal.Le Soleil, qui touche quelque $500 par jour du gouvernement québécois, et doit bien aussi recevoir quelques faveurs d’Ottawa, n’en est pas à son premier conte de fée.Le vrhi.c’est que le Devoir ne sert ni les bleus ni les rouges, qu’il ne vit pas plus avec l’argent des couver nemeuts rouges qu’avec celui des politiciens bleus, qu’il juge l’un et l’autre partis de la meilleure foi du monde et que les contes du Soleil n’amusent personne autant que ses rédacteurs, — si ce n’est peut être les propres auteurs de ces contes, au Soleil.Mais pourquoi diable, ces messieurs du Soleil ou blicnt-ils, tandis qu’ils v sont, dt> classer, parmi les tories qu’il dénonce.notre camarade Dupire?Qu’est-ce qu'elle fait V a-t-il de la police, à Montreal?Les contribuables aimeraient bien à le savoir et à avoir enfin des non-velles d’elle.Depuis une semaine, en effet, des voleurs armés ont dévalisé les membres d’un cercle d’échecs, pillé la succursale de la Banque Molson, à la Côte des Nei ges, un garçon de recettes de la Banque Royale, avenue Laurier, et une succursale de la Banque d’Ho-chelaga, à Bordeaux.Et tous ces voleurs, qui paraissent bien être les mêmes partout, sont encore in* ’affaire de la Commission.Qu’est ! elle ce qui l’empêcherait, une fois ce] précédent admis, de répondre, par exemple, au député qui s’informerait ries noms des imprimeurs avec lesquels les ministères font affaire: “Le gouvernement ne croit pas qu’il soit dans l’intérêt des ministères de faire connaître les noms, avec sièges d’affaires, des imprimeries de qui les ministères reçoivent leurs imprimés, livres, rapports.brochures, etc”?Cela, il va de soi.simplifierait joliment la tenue des comptes publics et rouvrirait bien des actes de favoritisme.Mais nous vivons dans une province où le gouvernement est censé responsable et où les contribuables ont droit de savoir comment on dépense leur argent, qui le reçoit, dans quelles conditions, etc.Or c’est tout cela que le gouvernement prétend maintenant avoir droit de refuser d’apprendre aux électeurs.Heureusement qu’il y a à Québec sine opposition nombreuse, active et qui finira bien par savoir cc qu'elle veut, quelque obstination que certains ministres mettent à rien refuser de lui manifestement dans l’intérêt dire cc qu’elle a droit de connaître, public.Conte de fée T.e Soleil, fort chatouilleux quant à tout re qui touche ses bienfaiteurs d’Ottawa, parlait l’autre jour du “toryisme ne ce journal prétendu indépendant (le Devoir] qui a été tout ce qu’on peut imaginer de plus varié en fait de nuance.Jamais journal n’aura possédé trois esprits plus fortement imbus de In pensée conservatrice que MM.Héroux, Pelletier et Pesrosiers.Mai» il est étrange qsie le directeur, s’il n’est pas complètement perdu dans la lune, per- Instruction publique I! parai! qiig nous avons, dans notre province, un “ministre de l’Instruction publique”.C’est du moins ce qu’affirme un rédacteur de journal libéral québécois, qui a écrit récemment: “Le ministre de l’Instruction Publique a déjà à son crédit des oeuvres remarquables auxquelles son nom restera alla ohé.” Le “ministre de l’Instruction Publique”, dont parlait ce rédac tour, ce serait M.Athanase David, secrétaire provincial.Déjà plusieurs Journaux et revues de France ont commis cette erreur, lors du passage de notre secrétaire provincial dans leur pays.Mais, ici, elle paraît moins exhûsable qu’en France, ou l’on n’est pas censé être très renseigné sur nos affaires.Et, comme dit M.Bélanger dans une de ses notes à VAction catholique: “Nous reconaissons tous les mérites de l’honorable M.David: nous n’avons même aucune objection à ce qu’il devienne ministre des Beaux-Arts: mais, ministre de l’Instruction Pu bltque, c’est autre chose.Nous ne sommes pas si “avancés”, la sottise radicale n’a pas encore assez d’emprise chez nous pour qu’on nous fournisse comme ça, gratuitement, par l’entremise du ministre de Pins truction publique, l’Etat éducateur.” 6.P.Lire en deuxième page : l’article de M.Fréd.Pelletier »ur l’orchestre Philadelphie LE DEVOIR, MONTREAL.MERCREDI, 20 FEVRIER 1924 Volume XV — No 43.' ******* f LETTRES AU “DEVOIR " Nwa« ne ÿubUorii que dea lettres «Itnti'S, oii des communications ac* •Mmoiiknécs d'une lettre signée, tree «dreace authentique.Nous ne liri-nons pas ta responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique.Deux mandements importants Las mandements du cardinal Bégin et de Mgr Gauthier, bien que différents dans l'application des principes posés, s'accordent en ce qui regarde le fond de la question c! dénoncent les danses, les théâtres, les nues nnlmées et les amusements funestes à la moralité de notre population Ces deux documents, celui du cardinal spécialement, ont naturellement suscité force discussions et commentaires.Bien que je me.sois aliéné les si/mpathies du clerqé, tout en voulant et croyant lui ilre utile relativement à son intervention sacerdotale dans nos lut-tej politiques, je n'en ai jamais moins loué son action bienfaisante dam ’e dompine national et moral et même dans l’exposition des principes qui doivent guider nos nommes publics.Je suis toujours d’opinion que nous lui devons la conservation de nos moeurs et des traditions religieuses gui sont des éléments essentiels de notre nationalité, Je crois toujours que lorsque L SESSION DE QUEBEC (Suite de »a première page)' le nombre de classes de crème et le mode de classification.Ces règlements sont obligatoires, tout comme s’ils faisaient partie du présent article.” MM.Sauvé demande si la crème de quatrième classe sera plus dépréciée que lorsqu’il n’y avait que deux sortes de crème.M.Caron répond que ceia dépendra de la différence qu’on mettra entre la première et la quatrième classe.M.Renaud demande si on inspecte la crènre vendue à domicile , , - dans les villes.M.Caron répond auxquels s exposent les peuples qui \ que ce sont ,es consei|s municipaux perdent les traditions morales h • >)eiIvent seuls légiférer sur la gvées par les ancêtres.question.temps en u ajoutant ce que le temps a apporté de nouveautés Intéressantes et convenables?"Vieux jeu" vont dire quelques-uns de ceux qui me liront.Oui, vieux feu, mais moins dangereux que les jeux qui menacent de (aire tant de mal à noire organisation familiale et sociale.En tout eus.dans cette matière comme dans d’autres, i’al cru devoir dire ce que je crois bon,, vrai et utile aux points de vue religieux, nuirai et national.Il est si désirable que notre proimire catholique et française donne l’exemple du respect des principes et des lois qui doivent régir une société, qu’elle reste fidèle aux traditions d’un passé si honorable.Et puts, l’Histoire et ce qui se passe actuellement dans le monde nous disent les dangers et les maux Mais, va-t-on dire, faut-il pour cela bannir toute espèce d’anmse-menis?Xon, le corps et l’esprit en ont besoin; on peut réagir sans détruire, sans tomber dans les extréy mes, sans mettre en vigueur les lois pénales adoptées autrefois par les puritains de la Nonvelle-Angleler-\ re.L’exagération gâte les meilleures réformes, en détruit les bons effets.L-O.DAVID.Sur la danse Dans son sermon de dimanche, à la basilique.M.le chanoine Har^ hour a rigoureusement commenté la lettre de Mgr Gauthier sur les danses modernes, puis il a ajouté: “Si vous venez me demander, maintenant, est-il défendu de dan- l'aulorilé ecclésiastique signale les ser?Je vous répondrai par u*o au- dangers qui menacent la moralité publique, elle remnlit un devoir religieux el national, et elle a droit à l'obéissance des catholiques.Elle a des sources d'information que les gens du monde rront pas.Est-il vrai qu’aufourd'hui la danse.les vues animées et le théâtre soient un danger pour la morale?Est-il vrai one tes danses signalées par les autorités ecclésiastiques soient condamnables?impossible de le nier à moins d'avoir un sens moral très émoussé, éi moins d'être arrivé â un état d'esprit oi) l’indécence, l'impudeur et même la grossièreté n’ont plus i en de répugnant.La danse qui était autrefois un élément important du rite reUalcux est devenue une affaire de collage, de mouvements plus au moins inaé-cents, disgracieux meme, et contraires aux lois les plus élémentaires de l’esthétique.Quant aux vues animées, quel est l'homme le plus endurci et quelle est la femme la plus libérale gai puissent assister de sang-froid A un spectacle comme celui que la justice ri Québec n'a pas craint de condamner?l.cs lois protégeant ta morale publique seraient bien défectueuses ou le i- administration bien mauvaise si de pareils spectacles ne pouvaient être empêches.H faut avouer que l'application de ces lots est chose difficile et délicate et peut donner lieu ri des abus; ce qui parait condamnable ri fitn semble inoffensif à Vautre.Mais il est des cas, où la distinction entre ce qui est toléra ble et ce qui ne l'est pas est facile â faire.Pourquoi ne pas revenir aux danses d’autrefois, aux amusements que la jeunesse trouvait dans tes familles?On s’amusait autrefois avant l’invention des danses modernes, avant l’existence des vues animées.A nas meres de famille il appartient de faire une réaction que Vin-Jérêt moral et même national réclame.Je dis national parce que les bonnes moeurs de notre population ont, jusqu’à présent, été run des éléments les plus solides de notre avoir national, de notre réputation.La nationalité est aussi intéressée que la religion ri réprimer les abus si funestes A notre moralité, A fuir les plaisirs qui dépriment les esprits et les caractères et confondent les notions du bien et du mal.Ce n’est pas dans les lieux où tout semble destiné à stimuler les mouvais instincts, à flatter les appétits plus ou moins malsains de la nalure humaine, que s'acquicreni les principes féconds et l’énergie morale qui ont fait jusqu'à présent, l’honneur et la force de notre nationalité.La sympathie que les mande-ments épiscopaux ont soulevée dans le monde anglais et /irotes-tant démontre que si nos femmes, nos jeunes filles et nos jeunes gens avaient le courage de refuser de prendre part aur danses dues, l’exemple serait salutaire, nous ferait honneur et aurait pour effet de décider les directeurs ou inventeurs de danses à procurer à la population des amusements moins dangereux, moins répréhensibles.Je pourrais en dire autant des toilettes des théâtres1 et des vues animées que nous devrions forcer ù respecter nos sentiments et nos principes.Il fut un remps où la rmisfque, la lecture, les cartes, les causeries amusantes et instructives, les récitations littéraires et des danses convenables retenaient au foyer les membres de la famille et offraient à la jeunesse les moyens de passer des soirées agréables.Pourquoi ne pas renen/r aux coutumes de ce tre question: “Etes-vous capables SEANCE DU SOIR A la séance du soir M.Smart demande d’abord des explications sur la ccntection d’un chemin d’hiver du Laodes-Quinz» en allant vers le nord.M.Ernest Tétreau.de Dorion, critique les travail* faits à des routes dans la paroisse et le village de Boucherville.M.Ecrrault donne des explications sur la confection de ces deux routes.LE FONT DE MONTMORENCY LE CADASTRE DE MONTREAL Attendu qu’une subdivision d’une partie du lot no 13», du cadastre de ia paroisse de Montreal a été laite, le novembre IKStf, confor-mement aux dispositions de l’article 2175 du code civil, et que, parmi les lo.s nouveaux ajoutes au cadastre, se trouvait, entre autres, le lot désigné sous le no 138-2t>: Qu'un certain nombre de ces 'ots de subdivision, parmi lesquels était commis le iot no 138-2b, ont été annulés en 18117, en vertu de l’article 2174a, du code civil, et sont •i edevenus parue intégrante du lot no 138 dudit cadastre de la paroisse de Montréal, tel que le comporte un certificat en date du 17 sep: tembre 1897 signé par l’assistunt-commissaire de la colonisation, en lunction a cette époque; Que le lot no 138-26 a été rayé du plan et du livre de renvoi du cadastre de la paroisse de Montréal, conformément au certificat d’annula.ion, mais que le registra-teur d’alors a ouolie d’annuler ce lot dans l’index aux immeubles, et que ledit lot est resté désigne à 1 index aux immeubles sous le no 138 26; Que, depuis la date du certificat d’annulation, savoir depuis le 17 septembre 1897, jusqu'à aujourd’hui, tous les actes qui ont été enregistrés sur ce terrain le désignent comme élant le lot no 138-26 du cadastre de la paroisse de Montréal, c’est-à-dire suivant la désignation que l’index aux Immeubles attribue a ce terrain, et que tous ces actes ont été enregistrés et notés à l’index aux immeubles sous ce M.Taschereau propose le km ; numéro; , H suivant concernant la construction ! j léotlfté^de ces^ctes c* don pont sur la nvièreMontmo- ; ^ enregfstrements?" demon: ¦ency qui provoque une discussion ^ent t(^s actes et enregistre- assez orageuse La Commission des services pu-i blics de Quebec, a la requête de ! toute personne, peut ordonner les d organiser vos danses pour qu il ! travaux qu’elie juge à propos pour n’y ait ni occasion de péché, n[ j reconstruire, réparer ou entretenir coopération au pèche d autrui, ni scandale?“Si, en toute conscience, vous ré le pont carrossable qui raverse ia rivière Montmorency prés de son embouchure, ou pour en construire un autre à un point à ou près de la chute, et désigner dans chaque cas la personne sous la direction de laquelle les travaux seront exécutés.Elle peut, de la même manière, sans tenir compte ries dispositions législatives qui régissent actuelle-v ment le pont sur la rivière Montmo- f Ç* _ I, __ * rency, déterminer le territoire tenu LjO OV/flOflO/IIC : de contribuer à la reconstruction, » DL’I J I L* ! à la réparation et à l’entretien de QlC MnliCtuClptllC ce P°iR> et la base de ces contribu-* ! lions.» c,____¦ ~ T" La commission peut aussi fixer La Symphonie de Philadelph i |e montant ^ l’échéance de la con- pondez que vous le pouvez.Je vous dirai que vous avez trouvé la danse que Monseigneur ne défend pas.Mais certainement ce n’est pas la danse moderne, ni même les anciennes, exécutées à la façon d’aujourd’hui.” a donné hier soir, au théâtre Saint-j jTjjJutjon u (j0jj aCqUitter dans ne„L „n onnnort ,.n„t «nnvipn.1 çhaque * co^poration dc cité, dc ville, de village, dc com- pagne ou de comté, ayant juridic- ble désignation du terrain mi il In-tion sur les différentes parties du riique à l’index aux Immeubles ne territoire tenu dc contribuer aux division d enregistrement de travaux de reconstruction, de .ré- Montréal., _ ,__.parations et d’entretien du pont.— Lt canadltnne, acte départ do Montréal tor l’un da eau tuperhet naetre» ncéanlqura.Il n*y a gu'unt clam» de pataagcrt d* cabinet, l’accommodation comprenant cabin*» *>qoi»o> •alan * dîner aalle da raurerl» fumoir, rértn-da-eafé et aalle de Jaua peur enfant*.Au dehor*, lot pent* d* promenade déeoureru eu abriter foarnieeent amplement d'eepoee pour teatea «or-tee de eperte et d# dlrertlteement*.Pour datte de d0 k 53.Brazilian Traction, 775 tio 49>i jt 49%.Brlt.Etnp.Stprl, orù.101 k 5.Brompton Paper, 10 à 41 %.Canaan Cement 4 k 86.Cons Smelting.25 k 36*1.Dominion Textile.30 k Spanish River, 335 k mfli-i, k 1«P* k 108.i Spanish River Prf., 50 k 118.Canadian Industrial Alcohol.130 de 28% k 28%.t.yall Cons.1 k 13.Penman’s Limited, 5 k 163.Montreal Tramways, 2S6 de 13 à 150.National Breweries, 50 à 97%.I«ke of the Woods.2 5 170.Canada Car Prf., 30 k 89.St.Maurice Paper.200 k 100.Cornent Prf., 1 à J04.BANQUES 2.— Crédit par acceptations de banques.Les effets de commerce sont appréciés suivant la qualité des signatures qu’ils portent par lés banquiers qui les négocient.Dans le domaine des règlements internationaux, créanciers et débiteurs s’entendent généralement pour se liquider par l’intermédiaire de tirages sur une banque.Celle-ci est souvent étrangère à leurs pays respectifs, à cause (le la facilité de négociation de sa signature, Les banquiers de Londres occupaient, avant la guerre, une situation enviable à ce point de vue.i.’Angleterre, (.race à son magnifique système bancaire, a organisé un marché mondial du crédit à l’exportation qu’elle domine, et qu’elle dirige.Les éléments principaux du marché monétaire de Londres sont les banques et les maisons d’acceptation qui se groupent autour de l’institution centrale, la Banque d’Angleterre.Les institutions sont parvenues à “monnayer” leur repu talion et à se spécialiser dans ccs opérations d’une grande délicatesse en se tenant au courant des ressources et de la situation des exporteurs de tous les pays.3.— Méthodes diverses de crédit à l’exportation, La situation favorsblc du marché monétaire lie Londres a incité les grandes nations commercantes à tentfr de _ réels efforts pour éviter la domination financière des banquiers anglais.Les banques allemandes nrocédèrent d’abord à la concentration des capitaux à l’intérieur du pays.On consentira ensuite des crédits à découvert et des crédits à long terme pour favoriser l’exportation.Ces principes vont évidemment à l’encontre d’une saine pratique bancaire.niais ils apportent à l’industrie allemande une capacité de production qui lui permettra d’évincer ses concurrents sur les marchés étrangers.Afin de répartir les risques sur un plus grand nombre on a recours a plusieurs j combinaisons : groupement des bananes n l’étranger et outre-mer, participation a des banques étrangères* fondation d'établissements de crédit avec des capitaux^ allemands d’abord, qui sont bientôt i remplacés par des capitaux étran-¦ gers dont l'administration reste à des administrateurs allemands, création de multiples services de renseignements commerciaux.C’est surtout dans ce dernier domaine que les allemands sont passés mai-tres, leurs services de renseignements commerciaux sont parfaits.Depuis l’adoption du système de Réserve Fédérale, les banques américaines peuvent accepter les lettres de .change des importateurs et des exportateurs ou filiales en pays étranger.Malgré l’intervention tardive des banques américaines, elles ont bénéficié, depuis 1914, d’un renversement de situation favorable aux Etats-Unis qui, au début de la gucire, étaient encore une nation débitrice de l’Europe dont une grande partie de la richesse épargnée a, pendant un siècle et demi, contribué au développement économique du continent a-méricain.A la fin des hostilités, l’Amérique s'est trouvée créancière des pays d’Europe d’une somme qui excède dix milliards de dollars.La Trésorerie américaine possède, à elle seule, une créance de 8, 1-2 milliards de dollars.L’Amérique est à l’heure actueLe, maîtresse du marché monétaire vers lequel se portent toutes les convoitises pour en obtenir des crédits.Elle doit traiter avec des nations considérablement appauvries.La partie n’est donc pas encore perdue pour Londres, les ressources de la finance anglaise ne sont pas épuisées.Comme il est intéressant de remarquer que la conférence de 1923 se divise nettement en deux: conférence politique et conférence economique.Celle-ci étudie entre autres choses: les modifications à apporter à l’émission des lettres de change, au transfert des sommes d’importance et à la centralisation du marché des changes: rétablissement de la libre circulation de l’or à l’intérieur de l’Empire; et, notons bien ceci, création de banques centrales de réserve dans les divers Etats de la Société des Nations britanniques.Le Canada, qui ne peut prétendre posséder des méthodes originales de crédit à l’exportation, bénéficie (ics méthodes diverses qui sont mises à l’épreuve par les grandes banques internationales.Les banques canadiennes conserveront encore longtemps leur ancienne amitié pour les banquiers anglais; elles seront forcément mieux disposées à encourager toute mesure qui serait de nature à favoriser les irts-titutions anglaises dont la largesse de vue a grandement contribué au succès des institutions canadiennes.En somme, cette politique est peut-être la meilleure à adopter, elle éviterait la pénétration trop rapide des capitaux américains chez nous.ASSURANCE MARITIME LA MACHINE AGRICOLE Nous acceptons les obligations de cette entreprise au pair, plus un an d’intérêt à 7%, en paiement des valeurs portées sur nos listes régulières.__________ Listes et tous renseignements sur demande.Versatile * Bo monthAal _.ms LIMIT»» TROIS-niVlÉRtS rWricaire Q'JfBK BUREAU CHEF.|mm V»>tslll»*, MONTREAL Tél : M.SIM Nous offrons: $100,000 Cie Hydro-Electrique Laurentienne L,e‘ (Balança invendu» d» l'èmissian) OBLIGATIONS-OR, Première Hypothèque, Amort iasables Jouissance: 1er Sept.1923 — Echéance: 1er Sept.1933 Las vslsurs hydra-klsetrieusr sont rsehsrehkss par les capitalist»» at par l'Spargna, au point d» vu» skcurlté st rendement.PRIX: 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4120.J.-O.Bouchard, demandeur, vs Elphège Bclair, défendeur.Le 29ème Jour de février 1924, k 2 heure» de l'upres-tnidi, à la place d’affaires dudit défendeur, au no 38, carré Victoria, eu la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en ameublement de restaurant-eafé et meubles de ménage, etc.Conditio»»: ARHKNT J.-a.HOURDFAU, H.C3.Montréal, 20 février 1924.Le marché de» obligations Le service des statistique» 'a maison René-T.lyxdero, Im\.nous communique un relevé des eiupnmt'-ohlinations lancés au Province oe Queoec COUR DE CIRCUI* District de Montrée) No 237.Wilfrid Carrière, marchand de Montréal, demandeur, vs E.-A.Thibodeau, du même lieu, défendeur.Le 29ème jour de février 1924, à 11 heures de l’avant-midi, aux domicile et place d’affaires dudit défendeur, au no 481.Huitième avenue, Rosemont, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en sucreries, balance, comptoirs, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-X.PAUZE.H.C.S .Montréal, 20 février 1924.Province de Québec COUR SUPERIEURS District de Montréal.No 5061.Labrador Pulp Co., demanderesse, vs H.-A.Bertram, défendeur et Mes Elliot and Co., avocats, distrayants.Le 1er Jour de mars 1924, k 2 heures de l’après-midi, au domicile dudit défendeur, au no 503, avenue Roslyn.en la cité de Westmount, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, gramophone, meubles de ménage, etc.Conditions- ARCFN- o-MPTANT.J.-P.AUBIN.H.C.S.Montréal, 2(1 février 1924.Province de oueoei COUR SUPERIEUR* Oletrict de Montréal.No 1605.Harry Lazarovltch, demandeur, vs J.-H.Golt, “Montj-eal Russian Bath”, défendeur.Le 29ème Jour d» février 1924, k 10 heures de l’avant-midi, à la place d’affaires dudit défendeur, nu no 133, rue St-Ur-hain, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur sais’s en cette cause, consistant en enseigne électrique, coffre-fort.caisse enregistreuse, balance, tables, chaises, tits, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.4.-P.AUBIN.H.C.S.Montréal, 20 février 1924.oui % ___ Canada, du 11 uu 18 février 1924: Mol son 2 k 153%: 3 k 134.Royale, 2 ù 214; 8 k 213%.OBLIGATION} Steel of Canada Bonds, 602 k 101%.Wayagamuclt, 200 k 80.Semaine du 11 au 18 févrioi l.’Ltat ProvI’Rre.s Municipalités Sociétés Chemins de fer Délk Inscrits 2-53.516 0,160,006 Ain 300,000 •43,341.210 1,i.4-1.5 non x50.000,000 Bourse de New-York 6.403.MO *99.089.210 x emprunt C.N.R.garanti par l’Etat.msTRiBi noN geogh.vpimuu: Ceurs fournis per le maison Geeffrlnn «4 Cl», courtier», 101 ouest, rue Notre-Dame.Guv.Midi American Beet Sugar .43 43 American Can .112 N, 112 American Locomotive .72 % 72 1 ¦ American Smelting .61 •% 61 % American Woolen .~;t % 72 \, Anaconda .40 % :».l % Baldwin tzvomotlve .1201.121 \ Baltimore and Ohio .50 », .56 Bethlehem Steel .50 % % California Petroleum .71“(ai Canadian Pacific .117% M* % Central Leather .10', 16 1.7 Chandler Motor .60 66 Chicago Rock Island .24 21 % Chino Copper .19 % 20 Corn Products .176 ¦% 176 G, Cosden Olt .33 % 34 C Crucible Steel .63 63 % General Motor .14 \ 14% General Electric .268 % 209 Erie RR.23 \ 2( % International Nickel .13 13% Inter.Merc.Marine Pfr, .;»o 30 Keystone Tire .2% 2% Missouri Pacific .11'» 12% New-York Central .106 V .06% Northern Pacific .52 J 52 % New-Haven .19 ( 19 5» Pan-American l*etrol.4' U 48 % Pan-American R .4,5 « 46 % Vanadium .30 % 30 % Reading .55 % 5.5 % Republic I.and S.55 % 56 s’ Royal Dutch .53»: si Sinclair Oil Con» .2 Southern Pacific .C studebaker .16 Texaa Oil .4 t'nlon Pacific .1,1 t.’.-S.Industrial Alcohol .7 ' .-S.Rubber .1 ".-S.Steel .U) Westinghouse .Willy» Overland .Souscrits an Canada.— aux Etats-1 ni».— en Angleterre., .- dans d'autres pays.«83.292.726 16,200,0(8) *103.492,726 COTES HORS-LISTE (Fournies par b—G.Danubien et cie.Prydrn P.ip-r.3 acheteur: I vendeur.Eastern Engineering, 66% acheteur ; 5 il 27 ventes, Southern Canada Power Prf., 10 I) 91 ; 2 k 90.St.Maurice Power, 13 k 63 Argonaut Gold Mines.200 k 60 ventes.Holllngrr Gold Mines.11.60 vendeur.Indian Mines.301.acheteur; 31 vendeur; 1200 k 31 \rules.Kirkland Mine* 2 ,ts acheteur.H .u.vn Mines, tft vendeur; 2.500 k 40 » 38; 1000 k 39 rentes.Car Notes, 311.25 à 97% ventes.200 Le» obligation» du Tram.Power Résumé du cours de M.Gouin: Premier cours: NOTIONS GENERALES.1— Définition de l'assurance maritime—C'est un contrat par lequel l’un des contractants appelé l’assureur se charge des risques de mer auxquels une chose çst ou sera exposée et s’oblige envers l’autre contractant appelé l’assuré à l'indemniser en tout ou en partie du préjudice que les risques de mer pourront lui causer — moyennant une somme d’argent appelée prime que l’assuré s’engage à payer à l’assureur.2— Risques ordinairement spécifiés dans la police d’assurance maritime— Ce sont, règle générale, la empète et le naufrage, l’échoue- ment l’abordage, le changement forcé de la route du bâtiment ou du voyage, ou le changement du bâtiment même, le feu, le jet, le pillage et généralement toutes autres fortune de mer.Notons bien que “les parties par convention spéciale peuvent limiter ou étendre le risque.(C.C.2495) 3— Ce qu’on petit assurer contre les risques de mer: On peut assurer les bâtiments, les marchandises, le fret, les prêts à la grosse, les profits et commissions, les primes d’assurances et toutes autres choses ap préciables en argent et exposées aux risques de la navigation, sauf les salaires des matelots.4— Obligations de i assuré — a) L’assuré est tenu de payer la prime convenue; elle est payable comptant si aucune date de paiement n’est fixée, b) L’assuré est tenu de déclarer U>ut fait qui peut indiquer la nature et rétendue du risque, c) II y a garantie implicite de la part de l'assuré que le bâtiment sera propre à la mer à l’époque du départ.d) Si l'assurance est au profit du propriétaire du bâtiment il y a garantie implicite de sa part que le navire sera conduit suivant la loi de son pays et suivant le droit international, e) L’assuré est tenu de faire tout en son pouvoir pour sauver les effets assurés, f) Dans le cas de perte, l’assuré doit, dans un délai raisonnable, en no-j v tifier l’assureur et se conformer ; ,h aux conditions de la police.5— Obligations de.l'assureur — 11 est obligé de payer â l’assuré toutes pertes que ce dernier souffre par suite des risques contre lesquels il est assuré et selon les termes du contrat.6 Perles dont l’assureur n’est pas tenu: a) 11 n’est pas tenu des pertes survenues après un change- ment du risque fait sans son con- j l>r«"• v 1 r s N c rl K Un banquet d’adieu était offert, hier soir, par l’Association des étudiants en médecine de l’Université de Montréal aux élèves finissants.M.Uaul-Rene Arcnamoauit, qui présidait, a souhaité la bienvenue a tous les invités.“Nous avons voulu donner un éclat particulier à la fête de ce soir, a-t-il dit, et créer autour de nos aînés qui vont partir bientôt pour affronter l’inconnu, une atmosphère de chaleur et de sincère admiration.Nous leur exprimons nos voeux sincères de prompt succès et de bonheur.Mgr Pietle, recteur de l’Université, se lève ensuite.Faisant allusion à Sa Grandeur Mgr Gauthier, "son coeur, dit-il, continue toujours de battre bien près des vôtres.’’ Je suis heureux, continue-t-il, de me trouver au milieu de vous et Je connais votre grande estime et'l’affection particulière que vous me portez.Soyez certains que je rends la pareille à votre faculté.La matière de son enseignement est très intéressante pour un profane comme moi.Je lui rends mon hommage et mon admiration de profane, Ju-voue mon admiration pour le personnel enseignant.Soyez certains que c’est une fête pour mon coeur chaque fois que je puis me rendre à une de ses assemblées.Le recteur déclare ensuite qu’il a obtenu, pour l’Université, des Pères Jésuites, 50 acres de terrain sur le côté ouest df la à un prix minime acheté plus de 40 autres acres, ce qui fait un total de 90 acres.Mais, ajoute-t-il, cela ne serait pas suffisant à cause de Ja faculté de médecine."Je suis certain que mon rêve se réalisera et que j’en obtiendrai 150.C’est pour vous, messieurs de la faculté de médecine, que je fais cela, que je caresse ée rêve.Soyez-en certains, et buvons tous à la santé des cinquante acres de la nouvelle Université.” Le Dr Rousseau, de l’Université Laval, est invité ù porter la parole à son tour.“Je connais, dit-il, los sentiments de délicatesse qui existent entre les membres de nos deux écoles, et qui font qu’elles ne sont pas rivales, mais deux soeurs.’’ Messieurs de la faeulté de médecine.vous êtes les artisans de l’avenir brillant qui vous attend.Nous attendrons beaucoup de vous et nous sommes certains que nous l’ob- DES CALCULS FANTASTIQUES SUIVANT M.PRICE, TRESORIER PROVINCIAL, LE GOUVERNEMENT DKL’KY AURAIT ACCUMULE EN 4 ANS $24,000,000 DE DEFICITS —- ECLATS DE RIRE DES PROGRESSISTES .-— RIDICULE HISTOIRE, DIT M.DRURY Québec, 20 (D.N.C.).— L’assemblée générale des actionnaires de lu Cooperative Fédérée de Québec aura lieu dans la salle du conseil de ville à Québec, mercredi prochain à dix heures du matin.Tous les actionnaires de cette organisation sont convoqués à cette reunion annuelle où des questions importantes seront discutées.Parmi ces questions qui seront l’attention des actionnai-y aura sans commerce jfait par cette institution.C’est un sujet d’actualité auquel les membres de l’Association des marchands détaillants viennent de donner une grande importance.En effet, une des principales demandes faites, hier, au gouvernement, par les délégués de l’Association des marchands détaillants, lors de leur entrevue avec le ministre de l’agriculture spécialemeht, fut celle de défendre à la Coopérative de vendre des produits manufacturés.Dans leur requête, les marchands détaillants expliquaient que la Coopérative a pour but l’amélioration des produits agricoles et leurs sous-produits et pour pouvoir faire la vente de ces produits, que cette Coopérative est ruineuse et mauvaise, si elle s’occupe de la vente des produits des autres commerces, que les divers marchands sont lésés par l’action de la Coopérative.Ces explications étaient générales.Il fut très facile pour M.Caron et M.A.Paquet, le gérant de la Coopérative Fédérée de répondre à ces affirmations générales, telles que “la Coopérative Fédérée fait presque un commerce de colportage”, la “Coopérative a dévié de son |but et est devenue une véritable maison de commerce”; la première déclaration est de M.Turcotte, marchand d’East Broughton; la seconde est de M.Ls Létourneau, député de Québec-est.Le ministre et le gérant expliquèrent les droits d’une coopérative et lés droits des cultivateurs.Le ministre et - M.Paquet déclarèrent qu’ils sont opposés à ce qu’une coopérative fasse le commerce de détail, mais ils ne peuvent, et person-jne n’a le droit de le faire, empêcher les cultivateurs de s’unir pour acheter ce dont ils ont besoin à des >rix moins élevés que ceux des larchands.MM.Caron et Paquet expliquèrent que lors de la fusion des coopératives qui ont formé la Coopérative Fédérée, une de celles-ci, le Comptoir Coopératif, avait un stock de commerce que la Coopérative Fédérée a dû prendre et qu’elle est en train d’écouler.Cependant, la Coopérative Fédérée a suspendu la vente de plusieurs de ces objets et elle ne veut pas nuire aux marchands.Plusieurs délégués ont parlé, mais un bon nombre réalisèrent que la discussion manquait de base solide.Il est évident que les coopératives ont droit, d’après la loi des coopératives, de faire tout commerce qui a pour but d’aider, aux cultivateurs; il est évident que ces derniers ont le droit de s'unir comme tous les autres contribuables afin de s’aider; la coopération embrasse tous les domaines.D’un autre côté, les marchands n’ont pas le droit exclusif de vendre.Cependant, il y a un mal et M.Caron, ministre de l’agriculture, demande aux délégués de le lui expliquer clairement.M.Né-rée Morin, député de Kamouraska, M.J.-S.Royer, gérant de la maison J.-B.Renaud, et M.Henri Renaud, marchand de Beaucéville, ont saisi clairement le mal; ils l’ont dénoncé avec franchise.M.Henri Renaud affirma qu’il est heureux que les coopératives existent, il sait les services qu’elles peuvent rendre aux cultivateurs, il sait aussi qu’elles peuvent vendre à des prix favorables à leurs actionnai-j res; M.Renaud ne craint pas la | concurrence des coopératives et il ! peut faire une lutte loyale avec ! elles.Le mal, selon lui, existe dans le fait que les agronomes dans les campagnes, sous prétexte de travailler pour la coopération, incitent les cultivateurs à n’acheter que de la Coopérative Fédérée et c'est la que le gouvernement peut exercer un control.c M.J.-S.Royer est du même avis.11 reconnaît à tous le droit de faire du commerce, mais il ajoute que le gouvernement ne devrait pas aider jplus à la Coopérative Fédérée, an point de vue commercial, qu’il ne le fait pour les autres entreprises commerciales privées.L’intervention du gouvernement se fait surtout sentir par l’entremise des agronomes.M.Nérée Morin, député de Kamouraska, après avoir dit que les marchands sont une aide précieuse pour les colons et les cultivateurs, ajoute que “la Coopérative Fédérée n’est plus une coopérative mais un marchand de détail.” Il déclare que l’aide que le gouvernement accorde ù cette coopérative lui donne .un avantage particulier que les autres marchands ne peuvent avoir et ils sont ainsi places dans une fausse position pour faire une concurrence loyale.M.Morin reproche aussi aux agronomes de trot) recommander aux cultivateurs de n’acheter qu’à Toronto, 20 (S.P.C.) — M.W'.-H.Price, trésorier provincial, a prononcé hier après-midi le discours du budget.Il en a fait un succès en.exposant les lourds déficits que scion lui avait accumulés le gouverue-ment Drury : ils s’élèvent, dit-il, à vingt-quatre millions.De leur côté, les progressistes ont accueilli l’assertion avec de grands éclats
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