Le devoir, 4 mars 1924, mardi 4 mars 1924
Volume XV — No 54.MONTREAL, MARDI, 4 MARS 1924 TROIS SOUS LE NUM5RO Abonnements par la posU t Édition quotidienne CANADA.f«.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE., 98.00 MONTREAL ET BANUEUE.« 910.00 Édition hebdomadaire CANADA.92.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.93-00 Directeur : HENRI BOUR ASSA LE DEVOIR N Rédaction et administration 43, RUE SAIN T-VINCENT MONTRIAL TÉLÉPHONE} Main 746* SEBTICE DK NUIT : BAdaetioa, Mata 8121 AAmlalftratlM, Mala 0189 FAIS CE QUE DOISI Des compliments au ministre de la voirie Mais qu’il ne s’arrête pas en si bonne voie .• Le vandalisme compagnon du gaspillage Les panneaux-réclames M.Perron mérite des compliments.Il n’y a pas de raison pour que nous ne lui en fassions pas, fTautant plus que nous voulons le pousser sur la voie où il vient de s’engager et qui les lui mérite.Le ministre de la voirie a décidé de planter des arbres le long des grandes routes.Cela est très bien du point de vue esthétique et cela est bien «ussi du point de vue économique.La roule ombrée est agréable.Le touriste s’y sent attire, mais, de plus, la surface ombrée, qui conserve' une humidité tutélaire, s’effrite moins vite sous le poids des camions.Les graviers, grâce à cette humidité, ont plus de liant, ils adhèrent mieux au sol.Ce sont choses connues, que M.Perron n’a pas découvertes, puisque nous en parlions il y a quelques années déjà.Et qu’on n’aille pas croire que nous nous abusions sur notre mérite, puisque nous les avions trouvées, ces choses, clairement exprimées .dans le rapport du ministre des terres et forêts de la province de Québec au-dessus de la signature de M.Gustave Piehc, chef du service forestier.Les idées prennent quelquefois plus de temps à cheminer d’un ministère à l’autre qu’à faire le tour de In province.M.Perron n’a rien découvert; mais il fait preuve d’une bonne volonté et d’une,initiative louables qui ne se rencontrent pas tous les jours, quand il accepte les suggestions de fonctionnaires, surtout de fonctionnaires d’un ministère voisin.* * * Non seulement M.Perron veut des arbres le long de ses rou-.tes, de celles, s’entend, dont il a la charge, mais il veut encore que les municipalités suivent pareille initiative.C’est très bien.On ne le dit pas sans influence sur le conseil de Montréal; pourquoi ne profite-t-il pas de l’occasion pour le sermonner un peu?Celui-ci a la phobie des arbres, au moins pour l’est, au moins pour ce quartier de la ville où ils serviraient à cacher le plus d’horreurs.On n’en a pas planté un seul autour du parc de Maisonneuve tout en dépouillant la pépinière pour l’ouest, mais tout récemment les passants épouvantés ont vu se dresser une véritable forêt d’arbres morts.C’est la toute-puissante Montreal, Light, Heat and Power qui, ayant obtenu permission on ne sait où, a planté là les poteaux immenses qui porteront ses fils.Elle veut fournir de l’énergie électrique à Montréal-Est, dit-on.Elle aurait pu utiliser nombre de rues déjà enlaidies de poteaux; elle aurait pu utiliser des ruelles.Elle gâche tout simplement le parc de Maisonneuve avant même qu’il sorte de sa sauvagerie, simplement parce que cela lui plaît.' C’est pur vandalisme, vandalisme à faire pleurer un crocodile.Mais cela se présente tous les jours.Non loin du même endroit, on voit les tours Eiffels de la Shawinigan chargés de 100,000 volts, menaçant de mort tous les enfants du voisinage, surtout les jours de pluie.Pourquoi ces tours Eiffels en pleine ville, en plein quartier d’habitations?Les transformateurs de la compagnie sont à quelques centaines de pieds plus bas.Mais ces transformateurs eussent pu tout aussi bien se trouver en rase campagne.Pour quelques centaines de piastres, à Pont-Viau ou a Laval-dcs-Rapides, la compagnie eût acquis le terrain voulu.Et elle eût économisé des sommes considérables.Ces terrains qu’elle a achetés en ville lui ont coûté cher.Ses fils poses sur simples poteaux, après transformation du courant, n auraient pas nécessité l’érection do ces horreurs d’acier et elle n aurait pas payé le moindre sou de taxe, la moindre indemnité a personne pour les installer dans les rues.Le vandalisme est souvent compagnon du gaspillage.SK JK M.Perron, disions-nous, s’est engagé sur la bonne voie et nous voulons 1 y pousser.Puisqu’il songe à embellir les routes, pourquoi ne pas s occuper tout de suite de la question dos pan-neaux-reclames?Ce sont des dartres qui déshonorent la face tie nos paysages.Les Américains commencent à les proscrire chez eux.Imitons-les donc pour une fois en ce qu’ils ont de bon.Et pourquoi même ne les devancerions-nous pas?Ou n’a pas le droit d’enlaidir de la sorte la nature qui est à tout le inonde.Il est vrai que les arbres de M.Perron cèleront en partie des laideurs, au plus fort de l’été, quand le feuillage sera fourni; mais il reste 1 automne et le printemps1 actucIhSU^'z ra,PnPl'UV)rCSSal1t di’a8ir qUl‘ Ic maI est à l’heure actuelle assez facile a déraciner.La manie n’est nas encore ré- pandue partout.N’attendons pas qu’elle ait pris de l’ampleur et que de tous les coins de la province s’élèvent des protestations yuand nous nous déciderons, comme il faudra bien le f ûre un jour ou l’autre, a imiter les Américains.Louis DUPIRE.importante, elle manifesta son plaisir de voir s’achever un long débat en se bombardant, selon sa coutume à pareille heure, de livres bleus.L’un d'eux, relié et lancé à toutç volée par un athlète, alla frapper en plein la nuque d’un gros, gras et somnolent ministre chauve.Du coup, celui-ci glissa de son fauteuil et alla s’asseoir bruyamment sur le parquet, si fort que la culotte du digne homme en craqua et qu’une fois ramassé il dut sortir de la salle les deux mains.sur autre chose que son portefeuille.André VERB01S Bloc-notes Propos d'Ottawa ‘ M.King baptise M." J Il le surnomme le croque-mort en chef du pays — Le premier ministre se propose un haut objectif: toute l’union de l’est et l’ouest, c’est-à-dire l’union de tout le pays — Promesse d’allègement de la feuille de l’impôt — Deux mille fonctionnaires à pied et ce n’est pas fini — M.Meighen fait de la situation un exposé flasque Cette direction La direction générale des écoles techniques est vacante depuis plus d’un an.On se demande un peu partout pourquoi cette vacance n’est pas remplie.Ce n’est sûrement pas par défaut de sujets compétents.Au début, on a pu prétendre qu’il fallait aller chercher à l’étranger des initiateurs; mais la période des commencements et des expériences est déjà loin.Nous avons des écoles, elles ont, par renseignement ou l’expérience, formé des professeurs.Nous devons prendre pour acquis que, dans l’ensemble du moins, ces professeurs sont compétents, sans quoi, supposons-nous, on les eût déjà mis à pied.Pourquoi alors ne pas choisir parmi.ces hommes d’expérience le prochain directeur général, s’il doit, comme on s’accorde généralement à le dire, y avoir un nouveau directeur général?Faire passer un étranger par-dessus la tête des professeurs actuels ou des ingénieurs canadiens particulièrement au courant de ces questions serait décerner à tous nos nationaux, et aux écoles qui les ont formés, un brevet d’incapacité.Nous ne faisons aucune profession d’exclusivisme, nous sommes très heureux de voir des étrangers i libéraux apportent en leur faveur travailler au progrès intellectuel de notre pays, mais les étrangers eux-mêmes seraient les premiers à admettre qu’à moins d’ihdigence locale, un gouvernement doit confier aux siens des écoles de ce genre.En aucun autre pays, on ne songerait meme à agir autrement.Du simple point de vue efficacité, il y a chance qu’un homme du pays, qui connaît d’avance les conditions économiques de la région, adapte mieux ses écoles aux besoins qu’elles doivent satisfaire.Puis, ne serait-ce point travailler à décourager nos jeunes gens compétents, les inciter à se relâcher dans leur effort de perfectionnement, que de leur signifier pour ainsi dire que les plus hauts postes restent à jamais hors de leur atteinte?Après quinze ans tout près d’expérience de l’enseignement et de l’organisation des écoles techniques, il serait presque fantastique qu'on ne pût trouver parmi les anciens élèves dp Polytechnique qui se sont spécialisés dans ce domaine un seul homme c.ap&ble d’en assumer la direction générale.L’actualité Decorum “ü y a ru pugilat entre une quarantaine de députas au parlement français, vendredi dernier.” (Les dépêches) Le bref récit de cette séance de pugilat au Palais-Bourbon évoque d'autres spectacles analogues, au parlement français comme dans les assemblées parlementaires d’ailleurs.Au Palais-Bourbon même, il y a plusieurs années, pendant un débat violent, des députés se colletèrent; pour en finir, l'un d'eux empoigna une bouteille dont il voulait asséner un coup sur la tète d'un de ses adversaires.Or la bouteille, n’avait pas de bouchon et, au premier geste que le député fit pour frapper son ennemi, il reçut en pleine face et sur son plastron de chemise un long jet d’encre noire.Un immense éclat de rire fusa de toutes les banquettes, la scène nresaue tragique s'acheva en comedie burlesque.I.e faux nègre dut s'esquiver, tandis que cassistance entière manquait crever.Décorum! Dans un parlement de l'empire austro-hongrois, avant la guerre, un député tira un coup de revolver sur un ennemi politique, dans un moment d'excitation passionnée, U rata le coup; l’autre l’assomma d’un gros volume relié qu’il lut lança sur une tempe.L’homme au revolver s’effondra comme un boeuf à l'abattoir, tandis nu'autonr de lui hurlaient une centaine (T’honora-bles” députés.Décorum! Au parlement anglais, lorsque les Ottawa, le 4.— Une déception.On s’attendait à un débat plus violent, qui s'élèverait plus haut, à des attaques personnelles, à des considérations tarifaires générales, à une atmosphère plus excitante, à des ripostes et à des réponses cinglantes.Et le parlement et h“s auditeurs n’ont entendu que des expositions de faits bien connus, de petites conclusions essoufflées sur des assises de chiffres solides et immenses, un ragoût de petites guerillas électorales.Des statistiques, des statistiques, peu de commentaires sur la situation politique présente, peu d’idées générales, un peu de sarcasme, enfin un commencement de débat mal amorcé et déjà hors d’ha-lei ne.la* chef de l’opposition pour sa part n’était pas très bien.Une voix enrouée qui rendait le débit plus difficile.Mais le rhume n’est pas une raison suffisante pour expliquer les digressions où il s’est laissé entraîner et son exposition lâche et molle des faits qu’il présentait.M.King a eu raison de s’amuser un peu à ses dépens.Après avoir été si violent dans ses derniers discours publics, M.Meighen a eu aujourd’hui une attitude peu belliqueuse et presque pacifique, si on enlève de son discours les attaques qu’il contient contre M.Macdonald, ministre de la défense.LE DISCOURS DE M.MEIGHEN Dès le début, il s’est attaché à détruire le principal argument que les membres d’un gouvernement, dont la législation se heurtait à l'obs-systématique d'un groupe rat nous reste.(Far Louis ROBILLARD) Québec, 3.•— Après-midi mi-académique, mi-administratif et mi-législatif aujourd’hui à la Chambre.M.David propose la motion de remerciement à la France pour son vase .de Sèvres.L’atmosphère ne paraît pas favorable aux déploiements oratoires.La Chambre mari «uc d’électricité.Lt> petit nombre des députés présents ou peut-être une indisposition semblent paralyser le secrétaire provincial.MM.Sauvé et Smart sc joignent au secrétaire provincial dans ses remerciements à la France.L’équilibre de la Chambre est presque parfait cet après-midi.On compte 14 oppositionnistes et 15 ministériels.La présence de presque toute la gauche, le lundi après-midi où les rangs sont d’ordinaire plus que clairsemés, nous a surpris et intrigué.Un vote pris dans ces conditions aurait été intéressant.Mais l’après-midi a été désespérément monotone.Le gouvernement promène les députés d’un bout à l’autre du feuilleton en s’arrêtant surtout sur la partie des questions.Les ministres répondent à plus de vingt interpellations, toutes intéressantes.LA PRISON DE SAINTE-SCHOLAS TIQUE M.Sauvé demande ropie de la correspondance entre le gouvernement et toute personne relativement à l’établissement d'écolcs industrielles dans le district de Terrebonne.Le chef de l'opposition remarque que le gouvernement a transporté le siège judiciaire du comté de Terre-bonne de Sainte-Scholastique à Saint-Jérôme et que la prison de Sainte-Scholastique est.de ce fait, vide, après plus de 50 ans d’activité.Cet édifice pourrait servir à l'établissement d'une école industrielle ou agricole parce qu’il est très bien situé pour répondre aux besoins de la localité.M.Sauvé ajoute qu’on a fai! des demandes au gouvernement à cette fin.M.David répond que le gouvernement sera heureux d'accorder des octrois pour la création de cours industriels ou agricoles à Sainte Scholastique, si on en fait la demande.MERCI A LA FRANCE Le secrétaire provincial fait ensuite la motion suivante: Que celte Chambre, appréciant hautement les nombreux témoigna ges d’amitié que la France a donnés récemment à la province de Québec, en exprime publiquement sa vive gratitude au gouvernement de la République française et le remercie 4out particulièrement d’a (Suite t» ra deuxième page.) 4949 LA SESSION DE QUEBEC (Suite de >a première page) voir par l'entremise de son représentant officiel au Canada, M.Paul-Emile Naggiar, offert un vase de la manufacture nationale de Sèvres au premier ministre de la province de Québec.M.David rappelle au début la venue de la Capricieuse en 1854.- C'était le premier retour de lu # France au Canada depuis 1700.I^orateur se demande si les Canadiens français n'ont pas mauvaise grâce de reprocher à la France son abandon d’un siècle quand un million et demi des nôtres émigrés aux Etats-Unis ne reçoivent que très peu d’attention de notre part.Le secrétaire provincial répond à ceux qui taxent les Français de critiqueurs malveillants à notre endroit que nous avons, nous aussi, hérité de cet esprit de critique.Revenant à la visite de la Capricieuse, il note que certains riverains du Saint-Laurent accourus pour voir passer In goélette française ont été scandalisés de voir à son mat le drapeau de la révolution française.M.David dit que nous avons retardé longtemps de rendre à la France In visite de la Capricieuse.Les premiers pèlerins canadicns-français en France ont été nos médecins et la tradition s’en est conservée depuis.Ils ont été les grands propagandistes des amitiés franco-canadiennes.Au lendemain du désastre de l’U-niversité de Montréal le gouvernement français a souscrit 12,000 francs pour la reconstruction.De- fiuis, il distribue annuellement des ivres à différentes institutions canadiennes.La France a offert des vases de Sèvres à M.Taschereau et à l’Ecole des Hautes études.Ce dernier cadeau avait, pour but de reconnaître la part prise par l'Ecole au succès de l’exposition commerciale du train franco-canadien en décem-bre 1921.La mission d’art France-Amérique composée de MM.Jaray ot Hourticq, venue â Montréal à là fin de 1922, s’est terminée par l’ouverture à Montréal d’un musée d'art français.De plus on a donné un congé indéfini à M- Emile Fougerat pour lui permettre de diriger l'enseignement des Beaux-Arts dans la province de Québec.La France était représentée au congrès de médecine vétérinaire en 1921 et en 1923 et au congrès des médecins de langue française en 1922 et au congrès du Barreau en 1923.Il faut signaler aussi la visite, en décembre 1921, du maréchal Foch, l'affiliation de l’Institut de radium de Montréal à celui de Paris et la reconnaissance des équivalences universitaires.M.David termine en signalant le don du vase de Sèvres et ajoute que M.P.-E.Naggiar a été un consul exemplaire.M.SAUVE Je n’hésite nullement, dit le chef de l’opposition, à me join (Vre au secretaire provincial pour dire à la France nos sentiments de vant son drapeau, ses oeuvres de gloire et surtout pour ses témoigna ges de reconnaissance et d’amitié.C’est pour nous toujours un plaisir très vif que d’apprendre, de constater que la France ne nous a pas abandonnés, qu’elle ne nous a pas complètement oubliés.La France d’aujourd’hui parait mieux nous connaître.Mieux peut-être que celle de nos ancêtres ap-précie-l-elle notre pays et l’oeuvre de ses pionniers, de ses apôtres, de ses martyrs, de ses héros.Elle admire nos richesses naturelles et même nos neiges.Elle pratique notre devise et elle honore la Nouvelle-France en offrant au premier ministre de notre province une oeuvre d’art, parcelle de son génie.Nous l’en remercions cordialement en même temps que nous félicitons le chef du gouvernement d’avoir reçu sous son régime un aussi précieux témoignage.M.Smart, de Westmount, en sa qualité d’officier en France durant la guerre, s’associe aux remerciements de MM.David et Sauvé et rappelle la destruction des villes françaises par les obus allemands et rend hommage au sens patriotique et à la ténacité des paysans français.Le secrétaire provincial propose que les remerciements de la Chambre soient adressés au consul de France avec prière de les transmettre au gouvernement de la république française.SUR LES FRONTIERES M.Taschereau explique sa loi destinée à réprimer les désordres sur la frontière de la province de Québec.Le premier ministre dit que certaines maisons sont construites à LE DEVOIK, MONIKBaL, MAKUI, 4 MAltfl 1M4 Velum# XV — Mo 64.cheval sur la frontière canado-amè-ricaine dans lesquelles on fait le commerce des liqueurs et des drogues et où se pratique la prostitution.Le gouvernement désire, sur plainte, faife fermer ces établissements et même au besoin de les faire démolir.Après quelques objections et quelques questions de M.Jules Langlais le bill est adopté.Le fameux amendement portant le numéro 24 au code du notariat est remis à une autre séance sur demande du chef de l’opposition parce que M.Patenaude désire faire un débat sur cette clause.MM.Sauvé et Taschereau se consultent pendant une minute, de chauue côté de lu table du greffier, en observant les distances, puis la Chambre s’ajourne à demain après-midi car les courriéristes festoient ce soir à la table de MM.Perrault et Nicol.Louis RO BILLARD LE C(biITt FAIT bcs rKüeiUilOîxS A LA BRIGADE DES INCENDIES DEUX CHEFS DE DISTRICTS DEVIENNENT CHEFS-ADJOINTS ___LBS CONFERENCES_ PlRIL de guerre AUX BALKANS UN NOUVEAU SARAJEVO PEUT SE PRODUIRE — LE CANADA ET LES ETATS-UNIS DOIVENT SURVE1LER LES EVENEMENTS BULLETIN DU SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” Volumes reliés pleine toile ou cartonnés pour ce que coûtaient, avant la baisse du franc, de simples brochures — Une collection brochée à très bas prix — Livres canadiens Collection Marne Collection la liseuse d'Arvor, Gabrielle: Lucie Aigueperse, M.i Le mal du pays Rebreyend, D.: Les Français Champol: Cas de Conscience; nux crmées de la Bulgarie Soeur Alexandrine Maindron.Maurice: Récits du Cor, Edmond: Fatal orgeuil temps passé: Hommes et choses Lichtenberger André: La petite du vieux temps soeur de Trott de Trueba, Antonio: Contes du Notfl.Alexis: Paulette se marie pays basques Gréviile.Henri: Jolie proprié- Stany, commandant: Le Passa- ^ vendre; L’héritago de Xénie ®er Pajo, Alice: Rose Perrin Maxé, Jule#: Le carnet de cam- u Maire, Eveline: La méprise pagne du Sergent Lefebvre; Ia de Colette terre sanglante; Les étapes hé- roïques Bordeaux, Henry: La Jeune Dodrman, Ch.: Le secret du 11* aux 0*seau* vre d'heures; La bombe silen- Alciette, Pierre: Le Roman de cieuse; Le tailleur d’images Maddya Guerlin, Henri: Damarls Segontac, Paul: Fleur de Lys 1 Athénienne ^ , w , „ , , Coleman, Marguerite : Petite Foley, Charles: Les mauvais Rose &8S Bougarel - Boudeville : Pierre A.: Notre Minnie Bartay (prisonnier de guerre) Prix: franco, 35 sous (volu- Combes, Paul: Le crân.de mon mes brochés), oncle de Mathulsieulx.H.M.: Les Collection Kîlmiliï* Zouaves Pontificaux : Explora- r’alllllla teurs et terres lointaines d’Assenoy, M.: Les Sabots de la Gourdon, Pierre: L'Autre Guer- Reine-Anne -’Au ''jeux Pays Champol: Les Points noirs Yalb.Paul: La fille du bavard , , _ de Brissay.Henri: Les contes ,eu,x’ cc,*,,,o: Ter- dc l’Epée ; reurs de Lady Suxanne Prix: franco, 55 sous (relhi- , Cooper, Fenimore: Le Dernier re pleine toile).Mohicans Livres Canadiens Cftatmorvan franco d® Georgea: Le Toit des Lettres de Fadctte, Sème série .55 Aïeux Lettres de Fadctte, 4ème série .55 Perrault.Pierre: Miguy Lettres de Fadctte.Sème série .80 MarySnt Moiix cents personnes à Kuslendil, Petrich et autres localités, sises ptès de la frontière, ainsi qu’à Sofia même.Les individus appréhendés étaient redoutés à cause des désordres publies qu'ils auraient pu susciter.Le bruit court que des bandes I années ont le dessein de faire des incursions en territoire yougosla-I ve et que le gouvernement a pris I ecs mesures de précaution, mû qu’il est par le désir de favoriser les relations amicales- avec les pays voisins de la Bulgarie.* Dimanche dernier, une 'dépêche prédisait des agissements de la part des extrémistes pour le mois de mars.Le gouvernement semblait se préparer A toute éventualité, fin annrennit officiellement que des réfugiés communistes et agraires qui s’étaient enfuis en Yougoslavie après l’insurreçtion du mois de septembre dernier songeaient A repasser en Bulgarie^ Une exposition à Vancouver Vancouver, G.-A., 4 (S.P.C.)—Le maire Owen va proooser cette semaine A une assemblée de citoyens "te tenir A Vancouver en 1927 une •mande exposition.U remarque •m'aueune nuire grande exposition n'est projelèe dans le monde après mile qui doit avoir lieu l’été pro-hnln A Wembley, Angleterre.Aver se.Comme il avait bruiné, la glace était vive, et il est tombé sur le poignet s’infligeant une légère foulure.Au retour chez lui il s’est badigeonne avec de l’iode.Sic Lucien Gcndron a soulevé alors la question de savoir si les détectives qui ont fait la cause avaient le droit de rapporter les déclarations du prévenu.Comme les déclarations de Pigeon ne revêtent pas un caractère incriminant, ils ne s’otojectent qu’aux dires de Lajoie et des autres.Pigean* Lajoie, Desgroscil-lers, tour à tmir interrogés ont déclaré qu’ils n’avaient eu de soupçon sérieux que le 14 janvier, fors dp la découverte du pistolet chez Haines, Le détective Lajoie a admis cependant que le 10, le lendemain du jour où on l'a chargé de la cause, i! n déclaré asi chef Lepage que selon lui, l’abbé Delorme avait fait le coup.Il dit cependant qu’l! n’a eu de gros soupçons que le 14.Pigeon déclare que le 9 Janvier il est allé avec ses camarades fouiller la maison de fond en comble, qu’ils ont examiné les murs et les tapisseries pour voir s’ils ne trouveraient pas des traces de halles et que des détectives avalent couché même dans la cave, Desgrosclllcrs dit niissl qu'il ne sc rappelle pas que In provinciale leur ait fait part de soupçon avant le 14, ma.gré ¦“fe- ' ’ *¦* ' LES SYNDICATS PROFESSIONNELS M.Theriault présente un projet pour en permet* tre la formation d’après les recommandations faites par la Fédération des unions nationales, à son dernier congrès Québec, 4 (D.N.C.) — M.Theriault, député de J’Islet, présentera prochainement à la Chambre un projet de loi qui a pour objet de permettre la formation de syndicats professionnels, projet de loi qui vien d’être distribué.Il est basé sur le projet que la Fédération des unions nationales catholiques avait adoptés lors de son dernier congrès, à Québec.En vertu de cette loi, vingt personnes ou plus exerçant la même profession, lo même emploi, des métiers similaires, auront Je droit, avec l’approbation du lieutenant-gouverneur en conseil, de se former en syndicat professionnel.Les premiers directeurs d’un syndicat pourront être au nombre de pas moins de trois et pas plus de neuf.Le mineur de 16 ans et la G mine mariée, sauf opposition de son mari, peuvent faire partie d’un syndicat professionnel.Seuls, les sujets britanniques peuvent entrer dans le bureau de direction et nul syndicat ne peut se constituer à moins que les deux tiers de ses membres ne soient des sujets britan-nicues.Les syndicats professionnels ont le droit de faire des conventions collectives de travail et tous les membres du syndicat ainsi que les employeurs qui ont signé la convention seront liés par celle-ci.Des syndicats professionnels au nombre de trois et plus peuvent être constitués en union ou fédération.Telles sont les principales clauses de ce projet de loi que l’Assemblée législative étudiera bientôt.LA COMMISSION DES LIQUEURS Québec, 4 (D.N.C.) — L’enquête sur l’administration de la Comnlis-sion des liqueurs s’est poursuivie ce matin devant le Comité des eonmtes publics, sous la présidence de M, Mercier.M.Saunders, contrôleur financier de la Commission, est interrogé par M.Smart sur le dernier bilan tel qu’imprimé dans le rapport de 1922-23.M.Pntenaude veut savoir quel est le montant des amendes perçues au cours du dernier exercice; M.Saunders en donnera un état le •Mus tôt possible.Le député de Jacques-Cartier note que le témoin est venu devant le comité sans aucun dossier et avec sa seule mémoire.LA COMMISSION DES LIQUEURS M.Saunders répond à M.Duran-leau qu’il ne peut fournir la liste des fournisseurs de la Commission non plus que les prix payés par celle-ci.Le témoin affirme qu’il n’a reçu cependant uujyine instruction spéciale de ses supérieurs à ce sujet, mais qu’il a reçu l’ordre de ne répond ri que sur ec qu'il connaît.M, Saunders répond à M.Saycr qu’il ne peut dire quel est le pourcentage des profits de la Commis sion des liqueurs.Il répond qu’il ne le sait pas d’une manière précise mais croit que c’est environ quarante pour cent.M.Patennude demande si le montant do douze millions payé par la Comission pour l’achat des liqueurs comprend les assurances maritimes, la douane, la taxe de vente, etc.—Oui, répond M.Saunders.Le témoin refuse de fournir à M.Duranleau les prix payés et le nom des fournisseurs; il répond qu’il donnera ces détails si ou le lui permet.t M.Duranleau demande alors s’il ne serait pas mieux de faire venir tous les commissaires pour choisir les réponses du témoin.M.Jloude veut savoir pourquoi la Commission achète A commission les vins port et les “Sherry” en Europe, tandis qu’elle ne le fait pas pour les autres liqueurs.M.Saunders n’en peut donner de raisons.Le témoignage de M.Saunders est ensuite suspendu sur demande de M.Patennude, parce que le témoin n’a pas de dossier avec lui.M.Lucien Giguère, secrétaire de la Commission, monte ensuite sur la sellette.Il u reçu ordre de M.Cordeau de ne pas produire les plaintes qui auraient pu être adressées par les marchands de vin à la Commission, non plus que la liste de ceux qui ont reçu quelque gratification ou salaire de la Commission.M.Giguère ne peut produire la correspondance échangée entre M.Gibert, agent à Paris, et la Commission.M.Giguère dépose la liste des imprimeurs à qui la Commission a donné des travaux, la liste des permis d’hôtels sur la frontière, le montant des assurances payées soit pour les navires, soit sur ia provision des liqueurs un entrepôts.M.Duranleau propose que le comité donne ordre à M.Giguère de produire l’extrait des minutes de la Commission looncernant l’engagement do M, Gibert comme agent à Paris.M, Bouchard s’oppose parce que le président a dé|A refusé cette réponse par motif d'intérêt publie et que le comité des comptes publies n’a pus droit de donner cet ordre sans avoir reçu des instructions de la Chambre.M Duranleau réplique que si le comité no peut nvoir les coipiit ons d’engagement de M.Gibert, l'enquête actuelle devient une farce.Outre cela, cet agent fait la pluie > ’ le beau temps à Paris.M.Ni>-o‘ ajoute que tout ce quo M.PurenVe i veut connaître, c’est le prix di-s 1'-micurs et le nom des fournis'affnlM HORACE LIPPE NOTAIRE 11, Place d’Armes.Tél.Main 3228 Administration de propriétés, etc.RELIEURS ET REGLEURS RELIEURS & REGLEURS VIIXEMAIRE & FRERE REGLAGE ET COUVERT A FEUILLES MOBILES DE TOUT GENRE Mpin 1735.27, Notre-Dame E.RELIEURS & REGLEURS CONSTANTINEAU.PELLETIER et WILSON, Ltée Réglage et couverts à feuilles mobiles de tout genre.Main 956.7 est, Notre-Dame • MEDECINS DR J.-M.-E.PREVOST tk*a hésitaua de Parla, Landrea «t New-Y®rk Clinique privée pour le traitement des irialu(iie.s intimes de l'homme et de la femme; voles urinaires, reins, vessie et maladies vénériennes.460, rue Saint-Denis, Montréal TEL.EST 7380 Consultations de 2 à 5 p m.Est 6794 DR A.DESJARDINS Médecin de l’Inatitut Ophtalmique Maladies des yeux, des oreilles, do nea et de la gorge en faco du 523, RUE ST-DENIS carré 8t-Loul» DR ALBER1C MARIN 295, MUE SAINT-DEMS Tél.Est 6958 Montréal DR GABRIEL LAMBERT Spécialiat» pour le Diabète Traitements sciontiflquee ” INSULINE" Tel.Eat 1*54 — 560.Eaint-Denie PROFESSEURS DROIT, MEDECINE, PHARMACIE, ART DENTAIRE Cours préparatoires du profeefeur RENE SAVCIE1.0.et 1.E.Bachelier 4s arts, 4i science, appliquées Cours classiques, cours commercial, leçons particulières.Elèves acceiptés en tout temps Prospectus envoyé sur d-mando 238.RUK ST-DENIS TEL.EST (162 Près de l’Ecole Polytechnique LEBLOND DE BRUMATH 259, RUE ONTARIO EST Bachelier de PUnlvetlIté do France et de l’Université T^tval, officier d’Académle, auteur de olusleunt ouvrages.Le plus ancien court de préparation aux examens établi t Montréal Qui eeut devenir rapidement MEDECIN?AVOCAT7 DENTISTE?PHARMACIEN?INSTITUT LAROCHE ENRG.Cours classique — Brevets Cours commercial 303.RUE SÀINTDLNIS Œn face du théâtre St-Denis) ASSURANCE Normandin & DesRosiers Courtiers en Assurances 232, RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 3083-4532 MONTHRAL Ludendorff aurait été trahi Munich, Bavière, 4 (S.P.A.) — Le général Ludendorff, Adolphe Hitler et les autres défendeurs accusés de trahison ont maintenant tous été entendus.Aujourd'hui on commencera à prendre la déposition de 150 témoins parmi lesquels le Dr Kahr, ancien dictateur an Bavière, le général von Lossow.commandant de la Reichwehr dan« cette partie de la république allt- Lystamfi avbc INDICATE®* BRULE DU U EN >¦ AU CAM4~ A.-E.LACROIX.J.I.VAHtN.L.-O.BARITEAU.Prénidtni* Vlc»-pr4§.-Gerant üec.-trésorier The Modem Rubber Stamping Works Co.Limited ManiaUrttrlara at lmporlat,nr» Eatampaa d» toute» aorte* «n caoutchouc et an métal.Patron», marque» d, eommore*.acaus, perfO’ rouer» à choqua», machin** à numéroter et à data*, acrretoirca, fournlturas d* bur#»», etc.10-12 E.Av.Mt-Royal.Tél.Bclair 8753 mande.Les témoignages des défendeurs tendent à démontrer que von Kahr, von Lossow et von Seisser, ancien chef de la police d’Etat, ont con- senti au soulèvement, mais ont faussé compagnie aux révolution natres au dernier moment sans -donner avis à Ludendorff et à Hitler de leur revirement. Volume XV — nu a».LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 4 MARS 1824 n FRANCO PAR UA POSTE FRANC llMI UK K ÆCStSaÊiSSSiÊÊÊÊ MERE! Le meilleur laxatif pour enfants est le “Sirop de figues de Californie”.“ Petite charrette ” et “ char-palais ” ün se prépare à ériger un monument à Mgr Laflèche, le grand évê- que des Trois-Rivières.On lira avec plaisir, à ce propos, cet extrait d’une lettre que celui-ci adres-sajt un jour à l’une de ses nièces religieuses: “Nous avons fait hier et avant- Un autre cas où la qualité et la multiplicité sc réunissent est celui du service du chemin de fer Pacifique-Canadien entre Montréal et Québec.Il y a toujours un train commode matin, midi ou soir et tous ont une composition supérieure, donnant confort, efficacité et service recommandable.Les trains partent de Montréal dans l’ordre que voici: de la gare Windsor à 9.00 a, m.et à 11.30 p.m.tous les jours et de la gare Viger à 9.45 a.m.tous les jours sauf le dimanche, à 2.30 p.m.le dimanche seulement, â 5.00 p.m.tous les jours sauf b* dimanche et à 11.55 p.m.tous les jours.Service également commode, dans l’autre direction.(réc.) Hâtez-vous, madame! Une cuil-Jevée à thé du “Sirop de figues de Californie” maintenant nettoiera complètement les intestins délicats et en quelques heures, vous aurez un enfant redevenu bien portant et joyeux.L’enfant même mai en train, fiévreux, bilieux, constipé ou rempli de frissons aime le goût de fruit agréable du sirop.Dites à voire pharmacien que vous ne vouiez que le véritable “Sirop de figues” qui porte imprimé sur la bouteille le mode d’emploi pour bébés et enfants de tout âge.Madame, dites bien “CALIFORNIE”.Refusez toute contrefaçon.LES ARTISANS DU DISTRICT OUEST Les Artisans du district ouest de la ville sc réunissaient dimanche après-midi, ù St-Henri, â la demande du Comité exécutif créé récemment pouf le succès du grand con cours “le voyage à Rome”.Le programme de la réunion, varié et bien choisi, contribua è augmenter l’entrain et l'enthousiasme.Chants, musique, déclamations, discours firent de ceil après-midi des heures à la fois récréatives et instructives.Bon nombre de succursales étaient représentées et plusieurs directeurs et organisateurs se sont rendus â l’invitation de M.J.-C.Primeau, directeur général ot patron du district ouest.A l’ouverture de la séance, M.Théo, de la Madeleine, président du Comité exécutif, district ouest, remercie les représentants des Etats-Unis et de l’Acadic de s’être rendus à leur invitation.11 fait remarquer qu’à Montréal, nous vivons, peut-être dans une atmosphère trop paisible."Prenons garde, dit-il, de nous reposer sur de vains lauriers.Nous avons trop confiance en nos forces, cela diminue notre zèle et cela peut nous acheminer ù des surprises regrettables.“Tous, tant que nous sommes, nous avons un rôle social à remplir.Nos frères dispersés comprennent, sans doute, mieux leur devoir social et national, rtimulés qu’ils sont par la lutte quotidienne.” M.de lu Madeleine offre ensuite la parole au président général.M.Bédard fait ressortir brièvement le bienfait moral résultant du contact avec des lutteurs comme nos frères acadiens iM franco-américains.Il signale l’action salutaire exercée par lus artisans depuis son introduction chez eux.Il annonce ensuite la suppression d’un appel à la caisse nu décès pour 1924.M.Decelles, 3e vice-prés., parlant au nom de ses compatriotes, affirme qu’une société vaut ce que valent scs directeurs et scs membres."Or, aux Etats-Unis, grâce à la Société des Artisans, de concert avec d’autres agents sans doute, nous commandons le respect à nos voisins.Ayant fait preuve d’énergie et d’audace devant le devoir et les sacrifices, on nous estime comme des hommes.” M.Léger, vieil ami de M, Primeau, avoue que la Société des Artisans n’est pas seulement un lien qui unit davantage les amis, mais es* devenue une internationale na- GOODWIN La laveuse Rotarex fera un blanchissage gratuitement n pour vous W f Téléphonez-nous pour arranger la chose.Nous désirons vous prouver que la laveuse “liotarex” peut faire votre blanchissage rapidement et économi-quement sans endommager votre linge.Devenez membre du Club des Amateurs de Beaux Meubles et payez votre Rotarex par versements — 5.00 comptant et 10.00 par mois.Pendant le mois tie mars, avec tout achat d’une Rotarex, nous donnerons 80 paquets do Rinso et 20 paquets de savon Sunlight.Au troisième.Commission d’Etude sur la Réparation des Accidents du Travail Cette Commission invite les représentant» de» Organisations patronales et ouvrières et antres corps publics, ainsi que toute personne intéressée, à eomparaitro aux séances publiques qui seront tenues les JEUDI ET VENDREDI, f.et 7 MARS COURANT à L’ECOLE TECHNIQUE, 70, rue Sherbrooke Ouest Les séances auront lieu à 10 heures 30 du matin, à 2 heures 30 l’après-midi et à 8 heures le soir.Le public est invité à y assister.ALF.CROWE, secrétaire.tlonale, dans ce sens qu’elle traverse les frontières pour rattacher nu berceau de la raco les membres dispersés.En terminant i! souhaite ardemment que Montréal, foyer français, compte au moins 50,000 Artisans.“ Leslpetïts ” bons billets que l’on pourra se pro la porte du Monument na (Communiqué.) “ Le*Bossu ” curer tional C’est ce soir, au Monument national.que le "Théâtre Intime” interprétera “Les Petits ", comédie dramatique en trois actes de Lucien Népoty.La distribution des “Petits” est de tout premier ordre, elle comprend Mmes Sabine Girard, Marguerite Delisle, Eugénie Verleull, Fernande Bissonnctte, Lucienne Gauthier, Jeanne Trottier.MM.P.E.Leblanc, Honore Vaillancourt, H.Parent, Théo.Abran.Qu’on sc rende done en foule ce soir au Monument national.Il reste encore de La Société Canadienne d’opérette nous donnera Je snardi 25 mars, au Monument National, “Le Bossu” opérette en quatre actes de Charles Grisard- l-e Bossu tiré du fameux roman de Paul Féval va sans doute plaire aux nombreux habitués de la Société d’opérette, M.Honoré Vaillancourt, chantera le rôle d’Henri de Lagardère, Gaston Sl-Jacques celui de Gocardasse, et Paul Trépanier, un débutant, celui de Chaverny.Le théâtre de Monique Deux pièces en un volume; en vente dans les diverses librairies et au Devoir: un dollar l’exemplaire.FEUILLETON DU “DEVOIR" FLEUR DE MONTAGNE par MARIE LE MIERE M 49 rnp fSattey Il s’avance encore, dans ie rayonnement rose.II est tout proche, et pourtant elle ne le volt qu’à travers une brume.une brume d’aurore.Elle n’entend sa voix qu’à travers une immensité.— Mais ce sacrifice, le feriez-vous s’il s’agissait, par exemple, de donner un bonheur idéal, d’ensoleiller des vies, de multiplier un courage.de calmer les inquiétudes d’une mère.d’apporter un peu plus de la France à une race déjà française?Mme Le Vallier s’est levée toute droite; elle vient d’avoir l’intuition de la scène, qui «e déroule à la lamière de son regard.Elle en est profondément saisie, mais non choquée; en certaines sphères très hautes et très pures, les conventions, les réticences ont-elles leur raison d’etre?A certaines situations particulières, doit-on appliquer les règles générales?Non, non, Jacques l’a senti, encore qu’il ne puisse l’analyser dans l’émotion irrésistible qui Va poussé en avant.Et, s'inclinant très bas, avec un respect sans bornes, il ose ajouter en la présence de sa sainte mère: — Mademoiselle Bernadette, c'est à la grotte de Lourdes, le jour de vos vingt et un ans, que J’irai vous retrouvar pour vous prier de me répondre.11 sort aussitôt.Bernadette s’est jetée au cou de Mme Le Vallier, qui murmure : Ma petite fille, vous a-d-il of-1 fensée?11 faut lui pardonner : i) vient d’un pays où ces questions se traitent en toute franchise.Il vr.s voit libre, indépendante.et déjà, vous l’êtes moralement, cela est certain, DernndeRe! Bernadette! insiste-t-elle, presque effrayée par ce mutisme, ce léger halètement,, cette étreinte qui se resserre, n’al-t lez pas vous croire engagée.nU obligée envers nous qui vous restons à jamais redevables! On ne peut vous connaître sans vous aimer, chère petite.Mon pauvre enfant a fait comme les autres.De-1 puis plusieurs jours, je le devinais, et je ne m’étonne pas qu’à la veille! de votre départ.Elle s’arrête: près de son oreille ont glissé des mots indistincts.— Qu’est-cc que vous dites?— Je suis heureuse.si heureuse.— Vous l’aimiez donc?— Je.je crois que oui! Mme Le Vallier sent couler sur elle un flot de larmes chaudes et s'écrie: — 11 est béni si vous l’aimez! ., Quelques minutes plus tard, lu jeune fille ert dans sa chambre, où la mère de Jucque* Va entraî- née par la main, la priant de se remettre, de sc reposer bien vite.Mais Bernadette reste debout, appuyée à la cheminée, et continue de sangloter doucement, elle qui, tantôt, refoulait des larmes si amères! Oui, oui, élit aime le fils d’Antoine! et maintenant il lui semble l'avoir toujours aimé, l’avoir toujours connu.félicité que le coeur ne peut contenir, et qui déborde! Il est venu, l’être jeune et pur, couragcxix et chrétien qu’avaimt' appelé les-voeux inconscients de son ârne.Il, veut i’emmencr au loin.Eh bienl qu’il l’emmène.L’exil avec lui ne sera plus l’exil.Elle lui dira: “Voire peuple sera mon peuple.” Elle traversera les mers en s’abandonnant, les yesix fermés, à ment de la haine.D’ailleurs, serait-ce sa faute, à elle?Est elle nadette frémit encore à révocation du passé! L’inimitié n’existe que donc responsable des aberrations d'une part, elle le sait mieux que .Vun esprit abusé,?.- personne; ils ont pardonné, ceux — U ne te pardonnera pas, dit la, qui, sans la religion, auraient une voix en son âme; il verra, dans! toutes les raisons -de haïr! ce mariage, un défi, peut-être une! 11 n'enlend pas ainsi les cho C'était écrit! il fallait que le celte main vaillante.11 lui offre plus fort, le plus intime des liens soit nom; oui, oui, elle le prendra, l’attachât aux Le Vallier.Entre ces i et résolument, et fièrement!.el-deux natures également simple*, le s’en couronnera, la tête haute, loyales, ardentes, l’accord devait protestant ainsi, de la façon la être spontané, et crj deux âmes! plus éclatante, contre les calom-n'ont eu qu'à se regarder pour sc nies qui ont essayé de salir ce nom voir jusqu’au dernier fond.d’honneur! Aurait-elle imaginé pareille plé-; - - C’est trop beau.Je rêve.nitude de joie?.Fini, l’isolement, balbutie tout à coup Bernadette.Evanouies, les perspectives d’n- Elle s’affaisse, étourdie.Elle redieu.Ohî entrer dans cette fg- garde ça et là comme si elle s’é-millc patriarcale.avoir pour veillait dans un lieu inconnu.Tout soeur la chère Suzanne, qui, par parait nébuleux; lu flamme de la son amitié, devait frayer la route bougie vacille (légèrement, les à l’inévitable amour.Avoir une fleurs des cretonnes semblent frls-mère, et quelle mère! L’avoir, lui, sonner.Une pensée qui n'avait pour compagnon, pour confident, même pas effleuré Bernadette dans pour soutien tout le long des jours le premier tumulte de la grande .Le dédommager de ce qu'il a Joie veut s’imposer à elle mal.ite* souffert.Dire qu’elle a ce pou- nonl; mais Bernadette la repous-voir de le consoler, de les conso- sc avec violence.Non, il n’est 1er tous! Cela, c’est le bonheur pas possible que ce bonheur et cet dans le bonheur.c’est l’excis detamour soient, pour un autre, l’ail- vengeance.— Il aura grand tort, tout haut Bernadette.Mais la voix poursuit, plus tris j te et plus profonde: — II continuera de vivre sans Dieu, de souffrir dans la révolte, comme un damné.Bernadette agite la main comme pour écarter un fantôme, mais déjà c’en est fini de l’intense rayon ses, reprend la voix surnaturelle, répond ] et c'est sur la religion qu'il fera ' retomber ses griefs contre tofî Ohl tu pitié pour lui.Rernudetle, ta pitié suinte, elle vit encore et il faut qu’elle soit bien forte pout subsister malgré l’amour.Avant d’être bourrcaai inconscient cl aveugle, n’a-t-il pas été victime) .Sais-tu si, par la machination infâme où ton esprit s’égare, il n’t( nenient de tout sou être.Pour pas été visé le premier?Prends aller au bonheur, elle devra étouf fer une protestation secrète, mar cher sur quelque chose en détour nant les yeux.— Je suis dans mon droit, répè te la Jeune fille.Nul ne saurait garde, en t'éloignant sans retour de le livrer totalement à des puissances occultes et de ravir à son âme la dernière chance de salut.Que puis-je.encore une fois, puisqu'il m’a repoussée 1 s’exclame la jeune fille ballottée par une me blâmer; l’osera-t-il lui-même?tempête intérieure.Dois-je donc, h pur pitié pour lui, en faire soui-Aht si le devoir Parlait, elle n lu- )rjr Mn fl,itrc?Jacques, mon ami.siterait pas, fallût-il se broyer jus- mon fiancé de demain, je ne veux qu’aux dernières fibres; niais doit- pas vous perdre! Je vous partit elle donc à M.Mnrtigue le sacri- !,VC{’ vou* POP> vous aider la-bas flee de son coeur?Et, d’ailleurs, (A suivre) s'agit-ll, pour elle, de faire cause - ¦ -— : commune avec les ennemis de eet t l i(U,rimi imprime «u No «, ru« Saint- hommr?Ltmiel cit*s liffiix frùrus vIncpnt.à Moutréttl» p#f 1 TMPRIMKFLlh nommer nequti ne» lieux irrres ,4 limit*), est coupable envers rautre?Ber-1 ,i,« 1 Bouchard, «‘‘rant é 6 LEDKVOIR, MONTREAL, MARDI, 4 MARS 1924 Volume XV — No 54.COMMERCE ET FINANCE LES AFFAIRES DE IA SAGUENAY-PULPE Perspectives d’une solution prochaine dans l’intérêt des obligataires.D’après les déclarations faites, hier, par le président, à l’assemblée générale des actionnaires, il y a ieu de prévoir que l’administra-ion de la Compagnie de Pulpe et Je Pouvoirs d’Eau du Saguenay pour provoquer une réorganisation dont le besoin se fait sentir et qui, d’ailleurs, devrait être assez facile, invoquera le bénéfice de la liquidation volontaire ou, ce qui revient pratiquement au même, se laissera constituer en défaut envers les créanciers obligataires, pour permettre à ceux-ci de prendre possession.Devant cette situation, il s’est formé entre les banquiers qui ont placé l’emprunt de 1919, un comité provisoire pour représenter les porteurs dans les pourparlers qui vont suivre.De toute façon, les obligataires devront être consultés sur les arrangements à intervenir, le comité ayant surtout pour but d’assurer, aussi longtemps qu’il faudra, l’unité de leur action et l’entière sauvegarde de leurs intérêts.Nous croyons savoir que les maisons financières intéressées ont déjà pris contact avec les porteurs d’obligations et qu'au dire d’experts, la valeur des gages répond pleinement de la dette obligataire.LE MARCHE DES VIVRES Le tableau suivant indique les arrivages de beurre, de fromage et d’oeufs, à .Montréal, pour la jour née d’hier, le lundi précédent et le jour correspondant l’an dernier 1924 1923 O LE DEFICIT DE LA SAGUtNAY-PULPE LE RAPPORT L’EXERCICE 1923 INDIQUE QU’IL A ETE REDUIT — UN PROJET DE REORGANISATION SUGGERE PAR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION L’assemblée annuelle des actionnaires de la compagnie de Pulpe et de pouvoirs d'eau du Saguenay qui avait été ajournée lundi dernier, s’est continuée hier après-midi.Le sénateur F.-L.Béique occupait le fauteuil.Le rapport pour l’exercice clos le 31 décembre 1923 a été présenté: il indique un déficit de $183,826 au lieu d’un déficit de 8419,579 en 1922.Les recettes ont été de $1,-502,522 au lieu de $1,477,390 en 1922.Les avances des banques en vertu de l’article 88 de la loi des banques ont été réduites de $2.135,000 en 1922 à $567,000 au 31 décembre 1923.La dette flottante a été réduite de $1,326,000.Le président a déclaré qu’il n'y a pas eu jusqu’à présent d’offre faite par la compagnie Price Bros, à la compagnie du Saguenay.M.C,-G.Howard, avocat, a été élu au conseil d’administration en remplacement de M.Hall Caine, le représentant de sir Frederick Becker.Le président a porté à la connaissance de l’assemblée que des créanciers avaient pris des actions et obtenu jugement contre la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi, ce L’assemblée Penmans Limited L’assemblée annuelle des actionnaires de Penmans, Limited, hier, a été surtout une affaire de routine.On a élu deux nouveaux directeurs en remplacement de MM.John Bail-iie et James-R.Gordon, décédés au cours de l’année écoulée.Les nouveaux directeurs sont MM.George-W.Grier et Isaac Bonner, ce dernier ancien gérant de la compagnie.M.R.-B.Morrice, vice-president, occupait le fauteuil en l’absence du président, sir Charles Gordon.Les dividendes suivants ont été déclarés hier sur les actions de la compagnie: artions de préférence, 1% p.e., payable le premier mai aux actionnaires inscrits le 21 avril; actions communes, 2 p.c., payable le 15 mai aux actionnaires inscrits le 5 mai.Dividendes déclarés Goodyear Tire and Rubber.— 1 3-4 p.c.sur les actions de préférence, pour le trimestre se terminant le 31 mars, payable le premier avril, aux inscrits du 15 mars.Twin City.— $1.75 sur les actions de préférence, payable le premier avril aux inscrits du 15 mars.A Wall Street ., , „ .New-York, 4.— L’incertitude qui est de nature a l’embarrasser; ‘ produite par la législation sur les que l’actif roulant de la compagnie bonis et par l’enquête du pétrole est amplement suffisant pour couvrir la dette flottante, mais que cet, actif ne peut être encaissé à tempj pour faire face aux demandes presX -antes des créanciers: que la question se pose-de savoir s'il n’est pas de l’intérêt général que le fiduciaire des obligations de la Cie de Chicoutimi -prenne possession de l’actif et ainsi arrête toute poursuite.La Compagnie de Pulpe et de Pouvoirs d’eau du SaguenaV, a-t-il déclaré, n’a pas de dette flottante et, par consequent, ne peut être inquiétée.Le président a ajouté mi’il y a trois classes d’obligations : 1.Les obligations de la Compagnie de Chicoutimi, $4,200,000 dont $2.400,000 sont entrés dans le trésor de la Cie du Saguenay: 2.Les obligations de la Cie du Saguenav, $5,000.000, oui, au moyen du fonds de réserve entre les mains des fiduciaires, peuvent être réduites à $4.500 000; 3.Les obligations subsidiaires en fiducie (Collateral Trust Bonds).$2.880,000, dont environ la moitié est enjrc les mains d’une banque, de Londres, en fidéiconimis.Le conseil d’administration contrôle la majorité des obligations des première et troisième séries plus haut mentionnées et esnère pouvoir contrôler prochainement la majorité des obligations dp la seconde série, ce qui le mettrait en mesure de protéger tous les intérêts.A la suggestion dp quelques-uns d^s actionnaires, le conseil d’administration se propose de nommer un comité d’actionnaires avec lequel il nonrru sp consulter.Le président a un extrait du nro-péc-verttal d’unr assemblée des oblmatnires de Becker and C,o„ de ! .ordres où il anparait que sir P.a-si’ Mavhew a déclaré no pas être convaincu nue le président de la Comnagnie de Puîné de Chicoutimi était définitivement opposé à discute’* d’une manière raisonnable les réclamations respectives des deux compagnies et qu’il considé-ait que la conciliation étui* la meilleure politique à adopter.Le président a «imité qu’il paraissait clairement ressorti*- du procès-verbal de ppfle assemblée oue sir Frederick Becker nvai' échoué dans sa tentative de faire eroire qu’au C.anadn on essayait de sacrifier 1rs intérêts «o rt cri fi ?Ç.LES ETATS FINANCIERS Voici le compte de p-ofits et pertes pour les trois dernières années: par 1 enquete du pétrole ont agi de nouveau comme facteurs d’irrégularité en ouverture ce matin à Wall Street.L’accumulation des transactions à découvert contre l’American Woolen a provoqué une hausse de trois points pour ce stock tandis que le Standard OU of California ouvrait un peu plus bas.Des achats de valeurs ferroviaires de l’Ouest, de New-Orleans, Texas and Mexico, de Norfolk and Western, ont stabilisé le marché un peu plus tard.Des valeurs industrielles qui avaient d’abord marqué quelque lourdeur se sont rétablies rapidement, le Baldwin notamment.Le New-Orleans, Texas and Mexico s’est avancé de trois points à 101 Vj, un nouveau haut pour l’année.Le Norfolk and Western a gagné deux points et demi.L'Inter borough Rapid Transit, qui ¦tait en demande hier, s’est amé-ioré d’un point et quart ce matin; .’American Agricultural Chemical s est amélioré d’un point.Les changes étrangers ont ouvert plus bas, !e franc français touchant .0403, le noint le plus bas qu'il ait jamais touché.Midi.— La cote a été irrégulière pendant toute la matinée, se ressentant de la diversité des facteurs spéculatifs.Une forte vente de pétroles a fait céder la préférence Pierce Oil de 6 points 1-2 à 20 1-2, le point le plus bas de l’année.Vers midi, une forte accumulation de Norfolk and Western, haussé à 117 3-4, et des achats de certaines vedettes industrielles, notamment l'Amcrican Can ,a fait disparaître quelque peu la près sion des vefttes.Le prêt à vue s’est ouvert à 4 1-2 cent, 3 ïa mars fév.mars Beurre, colis .18 33 1,019 Fromage, meules, 367 9 55 Oeufs, caisses .510 847 404 LES PRIX DU GROS Voici quelques prix de j(ros qut nous avons obtenus, ce matin, pour les farines, chez ügiivle; pour le» oeufs, le beurre, le fromage, !• miel, le saindoux, chez Z.Limoges et Cie, 26 rue William; pour le* pommes de ferre, chez A.Lalonde, 22-24 Place Jacques-Cartier.FARINE 1ère qualité, le baril.$6.30 2ème qualité.$5.60 Forte, à boulanger, le baril.$5.60 OEUFS Oeufs Chantecler .43s.Extra frais .39s.Premiers frais .36s.BEURRE Crémerie de choix, no 1.43s.No 2 .42s.En bloc d’une livre: Crémerie, choir no 1.44s.Crémerie, choix no 2 .43s.FROMAGE Fort, à la meule .27s.Au morceau .30s.Doux, à la meule.20s.Au morceau.21*.Oka .38s.MIEL Le miel en rayon est rare.Les prix sont de 2r5s, la livre pour le blanc et de 22s.pour le brun.Miel coulé:— Brun, en seau de 60 livres, la livre 9s.Blanc, bocal d?5 ibs, la livre., 13s.bocal de 2% Ibs, la livre .14s.Brun, seau do 5 Ibs, la livre.10s.SAINDOUX En tinette.15s.Va En seau.16s.POMMES DE TERRE Les pommes de terre de Montréal font $1.50 par 80 livres au gros.Les pommes de terre d’en bas de Québec font $1.60 et $1.65 par 80 ivres au gros.Au wagon les prix varient de $1.60 à $1.65 par 90 livres.Bourse de New-York LA MATINEE A LA fiOuRSE Coara foornla par la malaan Ctc.courtiers, 101 outat, rua American Beet Sugar .American Can .American Inter.Corp.American Locomotive .American Smelting .American Tel.and Tel.American Woolen .Anaconda .Baldwin t/Jcomitlve.Baltimore and Ohio .Bethlehem Steel .California Petroleum .Canadian Pacific .Central leather .Chandler Motor .Chino Copper .Corn Products .1 Cosden Oil .Crucible Steel .(leneral Motor .General Klectric .Crie RR.Inspiration ( opper .International Nickel .Missouri Pacific .New-York Central .Northern Pacific .New-Haven .Pan-American Petroleum .Pan-American B.Pennsylvania Bit.Heading .Republic I.and S.Royal Dutch .Sinclair Oil Cons.Southern Pacific .Ntudebaker .Texas Oil .Union Pacific .C.S.Indust, Alcohol l.-S.Rubber .U.-S.Steel .Westinghouse .Willys Overland .Gesffrlon «I Natrt-Dams Oar.Midi 40 H 40 ;:g 112 U 113% 21 Vi 21 % 74 Vi 74 % 60 *; 60 % 128 % 129 77 76 35 34 % 125 >4 122 Vi 52 % 52 % 56 >,s 56 ^ 24 Vi 24 % 144 144 14% 14% 61 % 60 % 17 T> 172 % 34 63 14 % 206 4.24 % 25 13 K It % 101 19 % 46 Oi •14 % •»L! iv uo % 55 % 52 % 21 % 86 % 101 C 74 % 33 % 102 % «0 % 12 43 % 55 i-55 % 52 % 21 V.86 a* 101 42 % 127 74 % 33% 102 % «1 % 12 EMPRUNT DU GOUVERNEMENT DU CANADA 1923 1922 1921 Bén«: f ices $1 J,02.522 #t (Tr.rtoo *2,133.073 Int.sur ob.740,554 869,113 773,734 Solde 8761.968 8668 277 $1,659,33*1 Autre Int.175,917 371,973 4 41.625 Reliquat 8586,051 $290,304 *1,217,714 Ré», pour mauvaise* dettes 200,00 Reliquat 8386,031 8290,304 *1,217,714 Mauvaises dettes 3.263 Rén.net» $386.051 $293,639 *91,217,714 Rés.p.dép.215.291 341,577 ,125,38« Rellqimt 8,170.766 •851.538 *892,328 Rés.p.dép.184,407 163,340 298,191 Reliquat •813.647 •8214.878 *393,133 Assur.48,090 Reliquat •813.547 •8161.787 8594.134 Dép, s.hiv.137.303 138,09.1 528,652 Reliquat •8150,950 •$400,971 *61,482 Esc.s.bl.32,876 15,780 Reliquat •8183,826 •8416.751 *65,482 lmp.s.rev.2.828 Solde er.•8183,826 •8419,579 $65.482 4 mars 1924 Echéance Prix Rendement 1 itéc.1925 101.00 4.45 1 oct.1931 1G 1.25 4.83 l mars 1937 103.10 4.69 1 liée.1927 102.85 4.71 1 nov.1933 105.75 4.Î7 1 déc.1937 107.75' 4.73 1 nov.1924 100.80 4.15 1 nov.1934 102.83 5.17 1 nov.1927 101.60 5.07 1 nov.1932 102.50 5.14 1 5 oct.1928 100.55 4.84 ! 5 oct.1943 99.90 5.02 Cours du change Londres .Paris .Bruxelles .’onm.Genève .Amsterdam .Madrid .Stockholm .Christiania Copenhague Rio de Janeiro $.429 .0407 .0358 .0430 .1731 .3723 .1237 .2612 .1.355 .1582 .1195 New-York, prime 3Vj pour cent.LES GRAINS 84.4.3 .0421 .0370 .0445 .1791 .3853 .1280 .2703 .1401 .1036 .1236 La construction en février L’agence MacLean Building Re.ports annonce que les contrats de construction accordés an Canada pendant le mois de février représentent une valeur de $21.249,000 comparativement à $6,538,600 en janvier et à $13,311,800 en février 1923.La construction résidentielle entre pour 10.5 pour cent dans le total de février, soit $2,217,-800; les constructions d’affaires ont été de $5,519,200 ou de 25.9 pour cent; les constructions industrielles de $415,000 tnt de 2 pour cent; les travaux publiques et les utilités publiques, de $13,097,000 ou de 616 pour cent.Voici comment la construction a été répartie dans lesi différentes provinces: Ontario, 80.4 pour cent; Québec.12.7 iKHtr cent; provinces do l’Ouest.4.6 pour cent; Provinces Maritimes, 2.3 pour cent.:OTES HORS-LISTE Après avoir eu des velléités de re-prise^ et de fermeté, le marché local s est de nouveau laissé aller à a lourdeur ce matin.Les Spanish Hiver ont été les valeurs les plus lourdement atteintes, l'action commune perdant 1 point % et l'action de préférence 2 points Vi.L’Abitibi qui.en ouverture, avait réalisé un gain appréciable, a tout perdu par la suite et s’est même laissé rtioir plus bas d’un point.Les autres papiers n’avaient guère meilleure mine.Le Laurentide a cédé de % de point de même que le Brompton.Le Howard Smith a perdu un point com plot.Le Brazilian continue de se liquider modérément.II est résulté des ventes de l’avant-midi un fléchissement de % de point dans ies cours.Le Montreal Power a perdu un point.Le Bell Telephone et ie Sha-winigan ont tenu bon au même niveau qu’hier soir.Le Quebec Power a cédé d’un point et demi.Le Detroit a perdu un point à 64.Les Brit/sh Empire Steel s’alourdissent encore.La première préférence a perdu un demi-point et la seconde préférence, un point complet.Par contre les autres valeurs du groupe sidérurgique étaient termes.Le Steel n’a pas bronché à 76,/^t.Le Smelting s’est haussé de 3-4 de point, de même que le Canadian Car and Foundry; la préférence de ce dernier s’est améliorée d’un point 1-4.* De dix heures à midi et demi il s’est vendu 5,784 actions dont 605 Abitibi, 105 Canadian Industrial Al- j cohol, 117 Bell Telephone, 1,010 Brazilian, 435 Canadian Car, 170 Laurentide, 207 Montreal Power, 357 Smelting, 280 Southern Canada Power, (790 Spanish River, 488 Electric de préférence et 335 Spanish River de préférence.Chez les hors cote, le Tram-Power a été la vedette, vedette de baisse.Le cours est tombé de 6 à 5 3-4.Les autres valeurs étaient plu-1 tôt lourdes.Le dollar américain fait prime de 3% pour cent à Montréal; le franc français fait à Montréal .0422, un nouveau bas, et la livre sterling, $4.43%.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie.) SOU1ME DU MONTREAL »K 10 k t) HEURES Steel of Canada, 35 à 76%.National Breweries, 40 de o2% ô 52%.Abitibi P nnd P., 500 de 66% à 66%.Boll Telephone, 65 à 131.Brit.Emp.Steel, lire prf., 25 à 56%.Brit Emp.Steel, 2de prf., 50 à 14% Canada Cernent, Prf., 10 à 106%.Detroit United, 25 à 04%.Consolidated SnicltiiiK, 52 à 36.Canada Steamship Prf., 5 à 42.Laurentide Co., 1,0 de 91% à 91, Montreal Power, 25 à 156.Spanish River, 185 de 108 è 107%.Spanish River Prf., 260 de 113% à 112% à 113.Shawlnlgan, 2 à 127.Canada Car, 270 de 44% à 4." à 44%.St-Maurice Poper, 50 à 100%.Twin City, 85 de 65 à 64%.Can.lud.Alcohol, 105 à 28 Canadian Steel/Prf.1 à 72.Crown Reserve, 210 à 62.D* Il it.a.m.* IX (midi).Abitibi P.and P.80 de 65% à 65%.Bell Telephone, 8 à 131.Brazilian Traction, 250 de 51(4 à 51.Brtt.Emp Steel, 2dc prf., 25 a 14%.Brompton P.and P.4o de 40’8 à 40%.C.ana.ia Cement Prf., 3 à 106.Consolidated Smelting, 300 de 36% à 36 %.Montréal Power 172 de 153% à 155 Quebec Power, 10 à 66.Spanish River, 510 de 107% à 126%.Spanish River Prf., 50 à 112.St.Lawrence Flour, 2 à 72.Bell Rights, U0 de 47*, à 5 à 4%.Canada Car, 1,0 à 45.Canada Car Prf., 45 à 94%.Canadian General Electric, Prf., 470 à 53.Dominion Canner*, 40 à 32 Quebec Power Prf., 10 il 94 l ake of the Woods, 20 à 17,",.Southern Canadiai* Power, 225 à 53%.BANQUES Union, 3 à 106 Commerce, «5 à 183%.OBLIGATION! Montréal Tramways d^b., 502 A 81 à 1 à 80%._ _ ________ Forte réduction Detroit, 4 — Le Detroit United Railway a annoncé samedi une réduction de près de 50 pour cent dans ses taux entre Detroit et Pontiac, une distance de 25 milles.Le taux a été réduit de 47 à 25 cents, de Highland Park à Pontiac.Un prix de passage de six cents est établi entre l'usine Ford et le bas de la ville de Detroit.Des révisions correspondantes ont été pratiquées dans les taux entre des points intermédiaires.Le prix du transport jusqu'à Birmingham est de 15 cents et jusqu’à Royal Oak, de 10 cénts.La nouvelle échelle des taux avait été soumise il y a une quinzaine de jours à la Commission des Utilités publiques du Michigan qui a autorise les changements.Les taux «le la compagnie sur la ligne de Pontiac correspondant maintenant t ceux des autobus.Obligations Recommandées TITRE R«nd«- Rihéanc* Ceapana niant % Regent Knitting Mill*.1826-85 M.-S.%Vi Balllargeon Exprei*.1928-85 J.-D.fiÿj Cie Hydraulique de Portnauf.« • 1886-88 J.-D.C/i Refuge Don-Boaco., .1884-42 M.-N.5Vit FF.de l’Inatructlon chrétienne* J 841-53 A.-0.5Vi Ville de Jonquièrea.•.1841-58 M.-S.S'/i Ecoles proteatarttea d’Outremont.1843 M.-S.5Uj Syndics S.-Fr.-Xav.do Chicoutimi 1843-48 J.-D.5*/j Ecoles de Mont-Royal.- 1853 M.-N.5Vt • payables 4 New-York.En combinant ces différentes valeurs, on se fera facilement un portefeuille de 10 à 20 années, d’un rendement assuré de 6%.Tous renseignements sur demande.Yersaillefyidricairc LIMITÉ** MONTRÉAL QUÉBEC TROIS «RIVIERES BUREAU-CHEF: Imm.Versailles, MONTREAL.Tél : M.7060 Montreal Tramways & Power Company, Limited Obligations-Or 6 % à 5 ans Remboursable* le 1er mars 1929 Capital et intérêt payable* à Montréal et New-York.Coupures: $100» $500, $1,000 PRIX : $99.50 par $100 (valeur au pair) Rendement: Cf60.Beausoleil 9 Cie Bon* - Obligations 112, RUE ST-JACQUES MONTREAL D'INVENTION En tous pays.Demande* le GUIDE DB L’INVENTEUR qui sera envoyé gratis.MARION & MARION 384, RUE UNIVERSITE TEL.I UP «*74 Le franc français New-York, 4.— La spéculation à la baisse sur le franc français dans les capitales européennes, encouragée par la publication hier d’une correspondance officielle indiquant que de profondes divergences existent encore entre la France et la Grande-Bretagne, a fait tomber le change français à .0402 1-2, le point le plus bas que le franc ait jamais touché.Les obligations françaises étaient également en baisse, les obligations de la Seine, 7 pour cent, perdant un point et les obligations françaises 8 p.c.un demi-point.Des routes en Espagne Madrid, 4.— Le général Primo de Rivera, interviewé par les journaux de Madrid, a déclaré que le directoire s’intéressait particuliè-ment au développement économique de l’Espagne.H entreprendra notamment la création de 15.000 kilomètres de routes et de chemins de fer pour faciliter les relations; ii intensifiera également les relations économiques avec le nouveau monde et il élaborera des traités de commerce.Nouvelle accusation contre McAdoo •Déficit.LE CAPITAL LIQUIDE Le capital liquide de la compa gnie est le suivant , «l(¦•0.'23 Actif liquide *1.415,««9 Passif courant 1,748,297 31 dér.*22 *2.885.686 2,507,386 Capital liquide ” •Déficit.•4 332,328 « 378,800 LES VENTES AU COMPTANT tjt malaan Quintal et Lynch, rue Saint-Pierre.nous communique lel prl* autvanti pour les ventes de aralna au comptant sur BLE No 1 Northern.$1.21 No 2 Northern.$1.29 No 3 Northern.$1.13 AVOINE No 3 Canada ouest .No 2 Canada ouest .No 1 d'alimentation No 2 d’alimentation .Mais jaune no 2 .Maïs jaune no 3.Pour le mois on cote ***••• ••••••a américains et il faut 1 compte de la prime.54s.55s.Va 53s.52s.97s.95s.en fonds (Fournies par t.-H.Hrmiblen et ele^- Dryden Paper, 3% vendeur.Eastern Engineering, 21 acheteur, laurentide Power, 93% vendeur, Montreal Tramwiiys and Power, 6% vendeur; 206 6 6 ventes.Saguenay Pulp and Power Pfd., 25' à 40 ventes.St Maurice Power, 65 vendeur; 20 0 61 ventes.Argonaut (.old Mines, 51 u aeheteur; 53 vendeur; 100 0 52 ventes.Holllngrr Gold Mines, U (0 aeheteur: 100 h ll.IO; t ,v 11.00 ventes.Indian Mines, 30 aeheteur; 31 vendeur Houyn Mines, t acheteur; 12 vendeur; 2000 à 42 ventes.Montreal-Ontario, 15 acheteur; 18 vendeur; 7500 à 15 vente».La Canadian Yellow Cab Mfg La Canadian Yellow Cab Manufacturing, Co.Ltd,, serait cn pourparlers avec la Carriage Factories, Limited, d'Orillia.Ont., pour la fabrication de* carrosseries de la Yellow Taxicabs.Une partie de l’usine d’Orillia serait louée pour donc tenir j l'assemblage des voitures destinées aux marchés canadien et anglais.Les recettes du C.P.R.Les recettes brutes du Pacifique Canadien, du 21 au 29 février 1924, se chiffrent par $3,502,000, comparativement à $3,001,000, pour la période correspondante de l’année dernière, soit une augmentation de $501,000.La Home Bank La session d'Ottawa promet d’etre assez mouvementée et l’on s'attend à un débat sur la déconfiture j de la “Home Bank”.Quelles sont les causes de cette faillite?Elles sont peut-être multiples.Mais la ruine de Jules Faubert, roi du pa-j picr, est moins compliquée.Elle dépend d'un chagrin d’amour.C’est ce qu’on peut constater en lisant! le roman d’Ubald Taquin : “Jules Faubert”, en vente au Devoir, nu prix de $î.00.(Communiqué) i Carruthersville, Missouri, 4.(S.P.A.) — Le sénateur James-A.Reed a déclaré, dans un discours prononcé ici hier soir, que William McAdoo, son adversaire, qui aspire à être nommé candidat des démocrates pour l’élection présidentielle, “n’ose pas nier la véracité des accusations que j’ai portées’’.Ces accusations ont trait surtout aux honoraires qu’au dire d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.