Le devoir, 17 mars 1924, lundi 17 mars 1924
Volume XV — Xo 65.MONTREAL.LUNDI, 17 MARS 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la posta t Édition quotidienne CANADA.t«Oft ETATS-UNIS UT UNION POSTALE.$S.OO MONTREAL ET BANUEUE.«10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAIN T-VINCENT MONTRCAL TÉLÉPHONE i, Main r M SERVICE DE NUIT : RédaetUa, Main SI 21 Admlniattatloa.Ilcla 51 Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISl Résumé de session L'usine législative de Québec a fermé boutique jusqu à 1 an prochain.Elle a mis sur le marché des lois plusieurs produits nouveaux et diversement appréciables.Le meilleur est peut-être le statut qui donne force de loi aux contrats collectifs du travail.Cette législation tend à accroître la valeur sociale des syndicats professionnels et à partager entre patrons et employés les responsabilités qui leur incombent.Le principal mérite de cette initiative revient aux Syndicats catholiques.Dans l’ensemble, le travail législatif accuse l’incohérence, l’étroitesse d’esprit, le favoritisme et l’arbitraire, entrecoupé de faiblesse et de fourberie, qui caractérisent notre administration provinciale, depuis surtout que M.Alexandre Taschereau en a pris la direction.Cette disposition zigzagante et oblique se manifeste sous maintes formes .Prenons, par exemple, la question de l'heure d’été, niaiserie devenue grave à force d’absurdité.Au lieu d’agir, dans un sens ou dans l'autre, le gouvernement prend la tangente et laisse aux conseils municipaux la faculté de régler la question à leur fantaisie et au détriment de l'ordrp général.De même, pour les embarras de la Commission des écoles protestantes de Verdun.Sur le problème beaucoup plus grave des écoles juives, le premier ministre a réussi à gagner du temps; de quoi l’on ne saurait le blâmer trop, pourvu qu’il s’oriente promptement vers une solution équitable.Quant à l’expédient adopté pour donner satisfaction à la minorité protestante de la ville de Québec, il est grotesque et indéfendable à tous égards.Si l’on voulait assurer la représentation élective de cette minorité dans le corps chargé de la direction des écoles dissidentes, il était facile d’y pourvoir directement.Au lieu de cela, le gouvernement bouleverse le régime municipal et confère à la minorité protestante un privilège qui n’a de pair, croyons-nous, dans aucun pays de régime représentatif.Il est à craindre — et, dans un sens, à souhaiter—que ce précédent n’en reste pas là.Poussé à ses conséquences logiques, il démontrerait son absurdité.Le mauvais esprit qui a inspiré la Loi d’assistance publique, et qui s’y maintent, a donné naissance à la Loi d’adoption.Que valent les “amendements” votés à la dernière heure?Il faut attendre les textes.Si j’ai bien compris, ils ne portent que sur le degré de parenté naturelle entre le père et l’enfant adoptifs.11 semble qu’on a laissé subsister le pouvoir de rompre le lien familial hors la connaissance des parents et que l’on a maintenu l’irrévocabilité de cette rupture.La mesure reste donc antisociale.La loi relative aux corporations commerciales a subi de nombreuses modifications.Autant qu’on en peut juger, en attendant le texte définitif, les “amendements” les plus importants exemptent des formalités prescrites: lo, les compagnies organisées avant la sanction de la loi; 2, celles dont les titres et les valeurs sont cotées à la bourse; 3o, la distribution des valeurs attribuées aux actionnaires comme boni.Ces exemptions sont arbitraires.Une compagnie née hier ou avant-hier peut se livrer à des opérations tout aussi frauduleuses que celles d’une société qui verra le jour demain.La cotation à la bourse ne constitue nullement une garantie de probité ou de solvabilité: n’est-ce pas à la Bourse, et grâce au jeu de bourse, que les plus gigantesques filouteries des deux hémisphères ont fait tant de victimes?Le troisième “amendement” favorise le mouillage, opération censément illégale mais pratiquée par la plupart des grosses compagnies, et notamment celles qui détiennent le-monopole des services publics: tramways, lumière, gaz, force motrice.En résumé, cette loi de protection, rendue inopérante contre les grandes flibustcries, reste menaçante pour les opérations les plus légitimes des modestes sociétés.On reconnaît là l’influence des gros sacs d’écus.Si l’on en doute, il suffit de relire la Gazette de samedi et les éloges qu’elle prodigue à nos gouvernants.Ce souci de faire la vie facile aux gros agioteurs, tout en affectant de traquer les petits voleurs,, on le retrouve dans l’attitude du ministère à l’égard de la Banque Nationale.Avant l’ajournement, M.Sauvé a proposé de suggérer aux autorités fédérales de faire enquête en la matière.Il a allégué que, sur une seule opération, — le flottement de la Machine agricole — il y a un écart de deux millions entre les avances déclarées de la Banque et les emprunts dont le président de la compagnie se reconnaît débiteur.Le premier ministre s’est obstinément dérobé à cette d dm a relie.C’est commode, mais c’est louche.Même atttitude à l’égard de la Commission des liqueurs.Ici, l’arbitraire et le je ' ’ ' ont atteint leur apogée.Le pré- sident de la Commission et ses subalternes, soutenus par les ministres, se sont moqués de la Chambre et de la Commission des comptes publics — au point d’attirer au ministère le blâme de la complaisante Gazette.M.Taschereau s’est efforcé de créer une diversion en alléguant que certains amis de l’opposition cherchent à s'interposer entre les marchands de vins et le très discret agent de la province, en France, afin, dit-il, de partager les profits.A ce lie insinuation anonyme on pourrait riposter par une autre: d’aucuns affirment que la plupart des achats de whiskey écossais se font par l’entremise d'un personnage d’outre-mer apparenté de très près à l’un des plus gros bonnets du parti libéral.Ce que valent l’une ou l’autre rumeur, peu importe.Vraies ou fausses, elles ne changent rien au fond de la question.Le gouvernement s'est emparé du commerce des liqueurs — la bière exceptée: il laisse1 les brasseurs se gorger à millions dans 1 ur monopole ; il est comptable de son administration à la 'gislaliire qui représente, en l’espèce, le.public intéressé, tout omme le bureau présidé par M.Thornton et préposé à l’administration des chemins de fer de l’Etat doit rendre ses comptes au parlement fédéral.L’attitude des ministres québécois, en cela, ressemble à s’y méprendre à celle des administrateurs du Tram-Power, de Montréal, quand la clique.Robert-Perron y faisait à son gré la pluie et le beau temps — de ¦ ;uoi les actionnaires ont fini par se fatiguer.Mais le clou de la session, c’est le bon tour joué à un plaideur i icombrant.Dans un projet de loi présenté parle corps respectable des notaires, on a trouvé le moyen de glisser un petit arti-i le qui règle d’emblée, en faveur de la Banque Nationale et du Sun Trust, une poursuite intentée par ces intéressantes institu-tions contre les syndics d'une faillite, à Québec.Ceux-ci, ou d'autres créanciers, plaidaient l’invalidité des titres détenus par le Sun Trust, - invalidité résultant d’une erreur commise par le notaire qui a dressé l’acte de fidéi-commis.A la demande du gouvernement et sans attendre la décision du tribunal, la légis-aturc intervient et, par un texte général, supprime le droit des créanciers contestants.Or, il appert que le notaire en défaut est e propre frère du premier ministre, par dessus le marché direc-Leur de la Banque Nationale, de môme que le trésorier provincial.M.Nicol1; que l’avocat du Sun Trust est un autre ministre, M.Antonin Galipeault; que le correspondant de M.Galipcault à Montréal est un troisième ministre, M.Leonide Perron, lequel figure aussi au conseil d’administration du Sun Trust.Où ne figure pus l’universel Léonide?Sans doute, la législature, en Faisant dépouiller la partie adverse de son droit d’action, n’a nullement songé à favoriser le frère du premier ministre et trois de ses collègues'.Mais que de gens soupçonneux seront tentés de ic croire! En tout cas, le procédé est «êtes C’est ce qu’on appelait, aux Etats-Unis, le gouvernement des patrons (bosses).Nous y arrivons.Nous y sommes.Inauguré pur le ministère Parent, accru sous la forte main de sir Lomer Gouin, le régime subit aujourdhui la double influence de M.Taschereau et de M.Perron, et une autre, plus masquée et plus difficile à saisir.De là ses allures bizarres, tantôt brutales, tantôt sinueuses, jamais rassurantes.C’est un régime pernicieux et dépravant, d’autant plus dangereux qu’une abondante distribution de fonds publics lui vaut les complaisances d’une foule de braves gens pour qui toute la politique se résume dans la somme d’argent qu’ils soutirent du gouvernement.Il est à souhaiter que cet &at de choses ne se prolonge pas jusqu’au point de tuer toute conscience publique.Henri BOURASSA.ï M.Nicol a; depuis, donné sa démission.Mais il n’en reste pas moins responsable de l’administration de la Banque, alors qu’il était en fonctions.L’actualité Sur un livre de Mme Pauline Fréchettedc 1.art s'enjuponne.C'est effrayant ce qu'il y a de sculptrices.Le ciseau n’est plus le mâle outil que l’on pensait.Et des poétesses, il en pleut, il en dégouline du front de Jupiter—qu’un me pardonne cette Image hardie à la Sapho—et le mot génie s'impose à l’esprit et aux lèvres.Mesdames qui avez une lyre, vous ave: du génie, et nous serions des mufles de le contester, ou tout simplement d’en douter.Même les zoïles aimeront mieux vous entendre chanter que vous voir voter.Mme Pauline Fréchette est fille de poète.La muse a effleuré son berceau de son aile.Ce n’est pas la muse aux grandes ailes, la muse robuste de son père.Cette muse a des ailes roses.Ce n’est qu’une musette ou une' musardise.Elle a dicté à l’auteur de ces vers jolis et mignons gui horripilaient l’Alceste de Molière, n’en déplaise à M.üêsaul-niers, et qui n’enchanteront proba-bablement pas les Alcestes d’au-d’hui.L'inspiration de ce recueil se révèle dans ces rubriques-.A l’enfant, A la nature, Au coeur, A la raison, A l’art, A la France.Des poètes anglais et français ont consacré aux saisons des ouvrages nias considérables que Mme Pauline Fréchette.Elle chante les douze mois en soixante vers, cinq vers pour chacun, et sur ces cinq vers, nuatre de quatre pieds et de trois.C’est la nature, mais pas telle que le barde la contempla dans une campagne superbe, "âahs'Tâ ' soUtïi- TnmrtesT de et à ses heures de splendeur ou de tourmente.C'est la nature aperçue d’un boudoir, d’un coin de car-' reau, à travers un rideau mauve, par une jeune femme qui rêve ou berce un enfant dans ses bras langoureux.Ce “précédent’ itcstoblc.celui de la Banque.Nationale, d’nutrcs en- core, finissent par produire l'impression que la sécurité d'une affaire, le libre exercice d'un droit légal, ITnviolabilitc d'un con-Irat dépendent de la fantaisie ou de l'intérêt des hommes qui détiennent le pouvoir et qui actionnent lo machine législative."Comme des plumes - ou du duvet qui dans la brume volerait la neige tombe.’’ Voilà le portrait de janvier.Cela donne une idée du livre.C’est féminin, on ne peut plus féminin.Et ce morceau sur la mélancolie?Non! tu n’es pas le rêve! Non! tu n’es pas l’amour! O tristesse sans trêve Qui m’obsède toujours! Tu rends mon coeur morose, Tn rends mon coeur amer, Comme un été sans rose.Comme un long soir d’hiver! Que les femmes écrivent en femmes et les hommes en hommes, et tout ira j>our le mieux dans le meilleur des Pâmasses possible.Evitons d’en dire davantage en cédant ici la parole au préfacier, M.Gonzalve Desaulniers: "Qu’ajouterais-je au charme de ses vers'* Tons tes sentiments qu'ils éveillent dans mon âme, quel est celui qui ne les éprouvera pas?Ce sont 1^4 Volume XV — No 65.LE CAREME DANS iïm SERMONS PRONONCES HIER PAR L’ABBE PARAVY A NOTRE-DAME, L’ABBE ROGER MARIEN A LA BASILIQUE, LE R.P.BOURNIVAL AU GESU ET LE R.P.HIGGINS A SAINT-PATRICE A Notre-Dame, hier, M.l’abbé Théophile Paravy, continua sa série de conférences sur Jt sus, Maître de la vie,' montra < Jésus le Maître de lu vie morale.C’est dans les enseignements Christ et de son Eglise que l'on trouvera les principes né ce s s res à la morale.La vie morale du Sauveur est sou plus ha enseignement et l’humanité déchue ne peut aspirer a s’élev ’à la condition de faire son idéal de cette vie divine A la basilique, M.l’abbé Maricn, p.s.s., donna le d um» sermon du carême.On sait que le thème général de la predication du carême à la basilique porte sur la famille.L’abbé Maricn parla, hier, de l’éducation des enfants.I a téclu des parents est lourde, mais il leur faut l'accomplir pour le bonheur futur de leurs enfants.Le prédicateur donna sur l’éducalioiLdes conseils dont la mise en pratique serait avantageuse aux parents et a leurs enfants, partant, à la société entière.Le R.P.Bournival, au Gesù, prit pour sujet La fui et la raison.La raison est faible Elle a conduit l’humanité aux grossières erreurs «lu paganisme.11 faut à la raison le secours de la loi.Et Thomme ne peut connaître la vérité que par la foi.Le R.P.Higgins, à l'église Saint-Patrice, la fête de saint Pa-Jrice approchant, parla di lu foi et de la force de caractère «le iTrlande.L’Irlande a été persécutée et elle a gardé sa foi.C’est dans la religion qu’elle a trouvé la force de ne pas succomber dans ces épreuves.A Notre-Dame RESUME DE L’ALLOCUTION DE M.L’ABBE RARAVY Dans le désarroi intellectuel du monde moderne, Jésus-Christ nous apparaissait, dimanche dernier, comme l’indispensable lumière qui éclaire les intelligences et leur apporte le bienfait de la vérité éternelle et la douceur d’une croyance sereine.Mais les paroles de l’Homme Dieu sont paroles de vie.De l’esprit qu’elles illuminemt, elles passent dans les consciences qu’elles redressent, dans les volontés qu'elles affermissent, dans les existences humaines qu’elles conduisent, par le chemin du devoir, au bien souverain qui est Dieu, au bonheur sans mélange qui est le ciel.Et le Christ s’affirme ainsi le Maître de la vie morale, le législateur suprême dont l’oeuvre, plus que ja mais nécessaire, peut se résumer ainsi: Il a rétabli les fondements du devoir, il a rendu à la moralisa purcîté et il l’a exposée avec pré cisioti, il a élevé notre être moral à la mesure de l’idéal proposé, en éclairant la conscience de l’homme et en fortifiant sa liberté par lu grâce divine.Quand le Christ vint sur la terre, le péché avait accompli son oeuvre néfaste, non seulement chez les païens, mais même chez le peuple juif qui cependant avait reçu la mission de conserver, dans l’idolâtrie générale, la croyance au vrai Dieu et l’espérance du Libérateur.Ne nous scandalisons pas trop.Après vingt siècles de christianisme, lorsque l’homme civilisé se détache du Christ, il retourne bientôt aux mêmes misères morales, et, comme l’avouait Taine, ¦‘chaque fois que l’homme se fait païen, il se retrouve voluptueux et dur.” Le monde antique avait besoin que Jésus-Christ vint restaurer les bases de la morale: les divinités païennes avaient été trop rabais sées au niveau des vices pour pou voir parler aux hommes le langage de l’autorité souveraine, et, d’autre part, la vie future telle qu’on l’imaginait n’offrait pas une sanction capable de soutenir les efforts eè d’alimenter l’espérance.Mais le monde moderne en a besoin aussi, puisque ses philosophes ont eu la prétention, folle d’or gueil, de bâtir sans Dieu et sans son éternité une morale qui se flattait d’être supérieure à la morale chrétienne, et qui n’a donné que des mécomptes.C’est que, si le bien est sain pour les consciences, si le Devoir s’impose avec une autorité absolue, si nos volontés, même en refusant de lui obéir, ne peuvent rien pour le supprimer, la raison en est qu’il vient de Dieu, le législateur su prème, et Jésus-Christ a mis en pleine lumière l’obligation du devoir en proclamant les droits souverains de Dieu sur l’homme.Et, de même, il a appuyé solidement le devoir sur son autre base, la sanction, en montrant les réper eussions éternelles qu’avaient nos actions d’ici-bas.Par là, notre ib-éissance a été ennoblie, puisque en définitive, c’est à Dieu seul que nous nous soumettons, et nos espérances ont été élargies, puisqu’elles dépassent toutes les hardiesses de notre pensée humaine.Etablie sur ces bases solides qui lui assurent un caractère obliga t'olre et universel, la doctrine morale préchée par le Christ domine, soit par la sublimité du but qu’elle propose, soit par l’excellence des préceptes et des conseils qu’elle formule, tout ce qui a pu être enseigné par des lèvres humaines.Le problèmes du but est le premier à résoudre en morale.Or l’humanité tend au bonheur.Elle l'a cherché depuis toujours.Hélas! Elle s’est trompée souvenl, et ses efforts ne lui pnt apporté que déception, parce que son coeur réclame l'infini et la terre ne pouvait lui offrir que l'éphémère et parfait.ai.s voici que sur le mont des ‘a titudes une voix se fait ente» e qui a le secret du bonheur.Les ti; atitudes pourraient en somme se sumer ainsi : Bienheureux ceux li ne mettent pas le bonheur en tte vie parce qu i's le posséderont ans l’autre.T’ext par une promes-c d’imimctniitt ijtie Jésus-Christ ¦ > «nv.gne-cent mora!.El eux qui nient cette immortalité ri.nibahsent pas seulement lu des-tinéc.iis rabaissent les âmes elles-ê: e\ en leur coupant les ailes et n décourageant leurs élans vers bien.Ils vont d’ailleurs contre !a double affirmation de la raison humaine et de la parole divine.Jésus-Christ ne décourage pas nos éves de bonheur, mais c’est l’au-ielà seul qui peut les réaliser dans '¦a mesure de nos désirs.11 ne sacrifie que cette vie, mais il rend la première place à l’autre, à celle mi répondra* à nos aspirations vers !a justice, l’amour et le bonheur.Puisque nous sommes des esprits immortels, les Béatitudes ne sont plus un paradoxe; elles expriment une vérité.Et en même temps, elles sont une excellente règle de conduite, car nous risquons de nous laisser prendre aux attraits d’ici bas, et d’on- de Jésus-Christ, et n’a-t-It p s trop! présume de notre nature et jeté un défi à notre faiblesse'.’.Lui.e Christ, ne se contente pas de parler; H agit, il agit en Maître, en D ^u, pour revêtir de force notre pauvre coeur humain.Tout d'abord, 1 rend à la conscience.égarée et émoussée par l’habitude du mal sa pureté, sa délicatesse, son énergie.Puis, U fortifie la liberté.C 1 e-ci, hélas! à force de capituler, s’était habituée à l’esclavage, celui du vice et celui de la tyrannie.Jésus relève les âmes, leur rend 'eur fierté, et le sentiment de leur liberté, et chez es apôtres, cl z ! -s martyrs, chez les faibles femmes, chez les timi les vierges, chez tous les vrais chrétiens.Il rêve l’e 1 s consciences, II fortifie 'es volontés en les soutenant de sa grâce divine, si bien que toujours et partout le progrès moral suit la courbe du catholicisme.H connaît notre faiblesse, mais il ne conc ut pas au désespoir, parce qu’l! vient combattre avec nous, Lui qui nous a obtenu et nous obtient encore les secours sans lesquels nous serions d'avance des vaincus, lu qu conscient de notre nésère, a établi les sacrements, source de force et de vie- .¦ Qu'on ne dise donc p us que l'ide.al moral proposé par Jésus-Christ dépasse notre capacité et que ses appels à la vertu ne peuvent trouver d’écho dans l'âme humaine découragée! Qu'on ne dise pas, devant la passion: “C’est plus fort que moi!” et devant le devoir: “C’est impossible !” Rien n’est impossible à Dieu, et Dieu est avec nous! Mais gardons-le bien avec nous, gardons-le à notre jeunesse, gardons-le à nos peuples, car sans lui, oui, la vie morale est compromise et les âmes sont la proie facile du liberté, pas plus qrue la révolte est a pi blicr le bonheur au porfit du plai-1 mal, tandis qu’avec Lui, la vie re-sir qui n’en est que la contrefaçon.1 monte à la hauteur du devoir, la C’est pourquoi il faudra se violenter, se mortifier, comme l’indique chacune des sentences des Béatitudes : Bienheureux ceux qui ont l’esprit de pauvreté, bienheureux les doux, bienheureux ceux qui pleurent, bienheureux les coeurs purs, etc.Un tel programme, de telles promesses et de telles espérances, en opposition si formelle avec les sentiments et les moeurs du paganisme d’autrefois et d’aujourd’hui, constituent une véritable révolution dans la vie morale, et Jésus-Christ, pour l’achever, précise et perfectionne les précepte de la loi naturelle et de la loi mosaïque, et son Evangile est le code incomparable de la vertu.De p'us, parce qu'il sait que le mal est dans la volonté plus «nie dans le geste extérieur, et que les sentiments criminels finissent par s'extérioriser s’ils ne sont pas combattus, le Maître de la vie morale pénètre jusqu’au fond invisible et secret des âmes pour régler les pensées et les désirs et pour enchaîner les passions.Mieux encore: pour donner à son enseignement moral son couronnement et pour en assurer l’exécution pratique, il n formé comme une armée d’entraîneurs; il a placé au-dessus des préceptes les conseils, au-dessus do la loi l’idéal, et au milieu de l'humanité nouvelle des âme-s généreuses qui, en s’élevant jusqu’à l’observation des conseils évangéliques, nous font mieux comprendre l’obligation où nous sommes de remplir fidèlement les préceptes.Cependant l’oeuvre morale du Maître de la vie n’est pa» acnevée par le rétablissement de la doctrine et de ses fondements.Le devoir l’im-jest ordonné: mais l’humanité est-elle armée pour répondre à l’appel vertu cesse d'être un inaccessible sommet, et le ciel de Dieu ne décourage plus les espérances infinies qui soulèvent le coeur de l’homme.Telle est, sur le terrain moral, l’oeuvre gigantesque du Maître de la vie.Deux humanités vivent sous nos yeux: l’humanité déchue, celle qui vit loin du Christ et chez qui règne tout ce qui déshonorait le paganisme ancien; l’humanité chrétienne, déchue, elle aussi, mais régénérée, celle où l’on n'entend pas seulement prêcher une loi nouvelle, mais où Ton voit vivre des hommes nouveaux, qui compte toute une année de saints, celle à laquelle nous avons la grâce d’appartenir et le devoir de faire honneur.A la Basilique Voici le sermon prononcé hier par M.l'abbé Roger Marien: “Four relever l’humanité qui tombe, il faut sauver la génération qui pousse, en lui demandant des convictions religieuses plus profondes, des vodontés plus énergiques, des coeurs plus généreux: oeuvre d’autorité et d’amour.” Il est encore, au coeur même de notre ville, pourtant si décriée, de ces mères généreuses qui se font un devoir de bien élever leurs enfants.Elles seules peuvent comprendre le rôle sublime que Dieu leur confie.Dieu, en effet, en associant Thomme à son oeuvre créatrice, partage avec lui ses droits; et de même qu’après avoir créé, il conserve, ainsi il veut que l’homme non seulement transmette la vie, mais aussi travaille à son plein épanouissement dans Tenfant.Or, dans ces petits chefs-d’oeuvre sigjie d’énergie, J.^us venant en ce monde a dit à son Père : “Me voici pour faire votre volonté." Et pourtant jamais homme n'a montré plus d'énergie, de maîtrise de soi ou de ténacité que le Jésus flagellé, souffleté, mourant sur une croix.L’âme de l’enfant, a-t-on dit bien souvent, est un cire molle : Plaise à Dieu qu’une main vertueuse et énergique y trace les premiers concurs de ’à vertu, et alors l’avenir est assuré, Tenfant sera toujours maître de son Coeur.Le coeur humain est un centre où se meuvent bien des activités un foyer où s’agitent bien des pussions; de l’agencement de toutes ces influences naît le caractère.Il est un trait qui doit se retrouver chez tous; c’est la générosité, âme du dévouement.Et pourtant il tend à disparaître; les éducateurs de nos collèges se plaignent que les enfants n’ont plus d’enthousiasme.S’ils craignent l’effort, ils redoutent encore plus le sacrifice.Je ne crains pas pour lEriise: Jésus saura toujours trouver des âmes où jeter l’étincelle.Mais il fait neine d'entendre ses plaintes; car le dévouement.c’est sa vie.Pour l’inspirer à Tenfant, il faut chasser Téeoïsme, c’est-à-dire Ta-inour-prapre qui convoite pour jouir.Attaquez-vous (Tone aux trois grandes passions qui font l’apanage de Thomfne déchu : l’orgueil, la cupidité, la sensualité.Loin de nous la pensée que Ton doive, sous prétexte d’humilité, enfouir des talents, laisser languir des énergies.J’aime trop mon pays pour souhaiter de le voir toujours dans l’ombre; j’estime trop mes concitoyens pour ne pas applaudir à leurs succès.Mais je voudrais qu’ils comprennent que, en vertu de la solidarité humaine, ils doivent ces succès à la société qui les a vus grandir; qu’ils en sont responsables à l’Eglise qui les a faits ce qu'ils sont; alors ils enseigneraient à leurs enfants que les richesses comme les honneurs ne sont que des moyens de servir les nobles causes." Pour sauvegarder Tâme de vos enfants, le Christ vous indique le moyen : l’esprit de sacrifice, c’est-à-dire l’immolation de tout Têtre devant le devoir.Scandale pour les uns, folie pour d’autres, cette immolation demeure la seule condition du vrai bonheur de Tindivldu et de Tordre social.Voilà votre oeuvre; vous la ferez en maîtres, si vous savez donner à votre autorité la fermeté qui commande, la douceur qui réprime, Tamour qui surveille.Cet amour doit aller jusqu’à Touhli de vous-mêmes et vous inspirer le dévouement.On aim» toujours à relire les traits de dévoument dont les fastes de l’Église sont remplis; on ne sent pas toujours le courage de les faire revivre.Cependant l’Eglise souffre toujours.Ce qu’il faut sauver, ce n’est plus le tombeau du Christ défunt; c’est le tabernacle du Christ vivant: Tâme de l’enfant, sur laquelle l’ennemi s'est jeté comme un lion rugissant pour la dévo-rer.Une croisade nouvelle s’impose.Si ie nombre de l’ennemi vous ef-frave, unissez vos forces et songez qu’avec des unités Ton obtient le nombre; si leurs armes vous paraissent terribles, armez-vous de la croix: par ce signe vous vaincrez: si vous craignez que le courage vous manque dans la bataille, comme cri de ralliement je vous laisse celui qui a fait la force des croisés: ! BULLETIN du SERVICE de LIBRAIRIE du “DEVOIR” FOYER-RGMANS 25s.Tunité $2.50 pour la collection 1— La Dame de la Paffe-fl/eue—CLEMENT D’OTHE 2— Demi-Soeurs—-SA1.VA DU BEAL , 3— La plus Riche—MARY FLORAN 4— Leur fille—PIERRF DUCHATEAU 5— A’on L/ce/—BERTHE XEUILLIES 6— La Petite Clary—MARIO DONAL 7— Ames fortes—O.DE FERENZY 8— La Dette de i’Orpheline—PAUL FÉVAL, fils 9— Pascalette—B.DE PUYBUSQUE 10— Mariage idéal—CLEMENT D’OTHE 11— Le Chemin de Longue-Etude—F.O’NOLL 12— Qa/?—PIERRE GOURDON 13— Le Coffret llgzantin—LIONEL DE MO VET COLLECTION NELSON 40s.au comptoir, 45s.par la posté (Reliés) Vn Vaincu—JEAN DE LA BRETE Mon oncle et mon curé—JEAN DE LA BRETE Madame Corentine—RENE BAZIN La Main de Sainte-Modestine—JEANNE SCHULTZ Jean de Kerdren—JEANNE SCHULTZ SPECIAL 50s.au comptoir, par la poste 60s.The Clash—WILLIAM MOORE (Relié, papier de luxe, normale de plus du double—100 seulement!) Valeur Valeur exceptionnelle: 75 sous le volume 80 sous par ia poste Belle reliure percaline, façon maroquin rouge BOSSUET—Oraisons funèbres (2 vols) Méditations sur l’Evangile (2 vols) PASCAL—Pensées CORNEILLE—Théâtre choisi (2 vols) BOILEAU—Oeuvres FENELON—Télémaque Mme DE SEVIGNE—Lettres choisies LABRUYERE—Caractères (illustrés) CHATEAUBRIAND—Génie du Christianisme (2 vols) Tous ces volumes sont reliés et de même format.Nous prions nof clients de bien vouloir nous indiquer des substitutions.Chaque voluma compte plus de deux cents pages et certains jusqu’à cinq cænts.Collection Familia Collection la liseuse \./I , Il u 11 2» 4.1*3 UilllS Clltla-U OtfUVie i *« * .1 « si frêles et pourtant si beaux, se ^cu 1° veut' Vùeu te veut, cache quelque chose de plus grand encore: un souffle divin qui les élève au-dessus de la matière et leur permettra de se tourner vers leur Créateur pour lui dire: "Je M.AIDONS LES FRflHCO-AMERICAINS Ils sont 1,500,000 dans la Nouvelle-Angleterre 99 POUR CELA ET PROPAGER LE NOUVEAU JOURNAL “SENT NELLE Grand Quotidien public à Woonsocket, R.I., par la NATIONAL PUBLISHING COMPANY Les Minorités Françaises du Canada ont réussi dans leur travail de résistance quand elles ont eu une presse franchement dévouée.Il y a dans la Nouvelle-Angfleterre 1,500,000 Franco-Américains, dont les problèmes sont les mêmes que ceux des minorités françaises de l’Ontario et de l’Ouest, c’est par l’entremise de la bonne presse qu’lis pourront les résoudre.LISEZ, PROPAGEZ LA “SENTINELLE” ELLE EST FONDEE POUR FAIRE LA LUTTE Le seul moyen pour les Franco-Américains de bien faire connaître leur situation est d’avoir un Journal qui défend leurs Intérêts et leurs droits.Pour arriver à ce but.Ils doivent faire connaître leur cauae au Canada, parce qu’ils ont besoin de l’appui moral et Intellectuel de Québec pour f survivre.LISEZ ET PROPAGEZ LA “SENTINELLE” DE WOONROCKET, R, I, Abonnox-vous, ftlmnnea voa amla, voua tuiu* qui déslroa fmnçniae en Amérique, c’eat un devoir do ertonôratlon ON S’ABONNE ICI, ou à la LA “SENTINELLE” Afeoufiement — i en» 0.80, WOQNüOeiiET, IL I, mi< ce cri d’alarme’• “Donnez-nous des te connais, je t’aime”.Développer les facultés de Tâme, voilà Téuu-ration; oeuvre belle entre toutes, mais qui impose de lourdes responsabilités vis-à-vis de Dieu et de la société, qui, plus que jamais, jette ce cri «T hommes’ Il est vrai que notre société souffre d’un mal qui la ronge au coeur.Les chrétiens sincères qui en cherchent les causes s’accordent à y voir la conséquence d’une éducation molle.l/ennemi s’est attaqué à l’enfance pour saper par la base; il ne faut pas désespérer: Jésus est toujours là pour prononcer le mot libérateur: “Jeunesse, je te l’ordonne, lève-toi”.Mais aussi il faut sauver la génération qui pousse en formant des convictions religieuses plus profondes, des vo-lonti's -plus énergiques, des coeurs plus généreux.Quiconque veut faire oeuvre d’éducation, doit se rappeler cette parole de l’Esprit Saint: “SI le Seigneur n’a posé la première pierre, vain est le travail de celui qui ; construit”.Jésus est le roc sur lequel il faut bâtir; Il est aussi Tidé-; al qu’il faut reproduire dans Tâme de l’enfant.Le prêtre par mission doit enseigner Jésus.Mais pour que cette divine semence puisse porter fruit, elle de-! mande un terrain préparé; il lui faut ensuite le soleil et la rosée; c’est l’oeuvre des parents.Le forer doit être comme une serre Au Gesù Les rationalistes prétendent que la révélation n’était pas plus nécessaire à l’époque de Jésus-Christ qu’elle ne Test aujourd’hui.Nous nous demandons comment des hommes, qui savent comme nous ce qui se passait avant la révélnHon, osent dire que la raison peut être laissée à elle-même et qu’elle n’a pas besoin de la foi.Mais Texpériencc a été faite, et une expérience assez longue et assez concluante, je crois, puisqu’elle n duré quarante siècles et qu’elle a été répétée dans toutes les parties du monde.Ils veulent que la raison soit laissée à elle-même; mais elle a été laissée à elle-même pendant les quatre mille ans qui ont précédé Jésus-Christ.Et quel a été le résultat de cette longue expérience?Le résultat a été que tous les peuples de la terre, pendant tout ce temps, n’ont pas connu d’autre religion que les abominables superstitions de Tidolàtrie et les honteuses maximes de la morale païenne.Au surplus l’expérience sc continue encore et toujours avec le même résultat.Non seulement en effet la raison h’a pas suffi avant Jé sus-Christ à enseigner au moins la vérité la plus nécessaire et la plus fondamentale, l’existence du vrai Dieu, mais elle n’y suffit pas encore aujourd’hui, et il est bien connu que partout où Ton n’est pas chrétien, l’on est païen, ou Ton ne croit en rien.Et si vous vouliez une confirmation de ce que j’avance ici, vous la d’Assenoy, M.: Les Sabots de la Reine-Anne Champol: Les Points noirs Chandeneux, Claire: Les Terreurs de Lady Suzanne Cooper, Fenimorc: Le Dernier des Mohicans Fleuriot, Zénalde: Yvonne de Côatmorvan Perrault, Pierre: Miguy Perrault, Pierre: Miguy; La lettre de Clary Maryan, M.: L’Hôtel St-Fran-çois Drault, Jean: Le-soldat Ghapu-EOt du Campfranc, M.: La Comtesse Madeleine Maryan, M.: Chez les autres Laehèse, M.: Maître Le Tianec Saint-Martin, Ch.: Rouget le Braconhier Stéphane, Marie : A-t-il un coeur?Maryan, M.: Un legs; Les Tuteurs de Mérée Goudareau et Grelssac: Le roman d’Allegrette Le Beaumont, Maurice: Gringa-lette Aymard.Gustave: Les Bandits de TArizona Dombre, Roger: Cousine Bas-Bleu de Navery, Raoul: Les Petits ; La'Foi jurée Prix: franco, 55 sous (volumes cartonnés).Collection Plon Reynès-Monlaur: Ames celtes Romans à 45 sous franco (volumes brochés).Champol: Cas de Conscience Coz, Edmond: Fatal orgeuil Lichtenberger André: La petite soeur de Trott Noël, Alexis: Paulette se marie Gréville, Henri: Jolie propriété à vendre; L’héritage de Xénie Pujo, Alice: Rose Perrin Bordeaux, Henry: La jeune fille aux oiseaux Alciette, Pierre: Le Roman de Maddya Segonzac, Paul: Fleur de Lys Coleman, Marguerite : Petite Rose Lichtenberger, A.: Notre Minnie Prix: franco, 35 sous (volumes brochés).Livres Canadiens franco Lettres de Fadette, 3ème série .55 Lettres de Fadette, 4ème série .55 Lettres de Fadette.5ème série .80 Campanules, vers.•.80 Perrine et Chariot.85 Ames et paysages.80 Jules Faubert, le roi du papier.• .1.00 L’huis du passé, vers.1.10 Coups de scalpel, vers.• .1.10 La Vie du Père Lacombe.2.10 Henri Bazin», (édition canadienne, préface par Henri Boqrassa).• ,28 Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, par M.Tabbé J.-D.Michaud.1.10 Brins d’herbe, par Monique.80 Selon L’Vent, par Marie La- moureux.80 Théâtre, par Monique.1.10 Coquillages, par Rév.Frère Marius.65 La Montagne de Bois, par M.Tabbé Clovis Rondeau.1.60 Gaston Chambrun, roman canadien, par J.F.Simon.28 L’Iris Bleu, roman canadien, par J.E.Larivière.28 “Tu m’as donné le plus doux rêve”, poesies par Mme Pauline Fréchette.80 Pour tout achat de deux dollars la livraison est faite sans frais à Montréal contre recouvrement (C.O.D.) S'adresser au Service de librairie du Devoir, case postale 4020 Prière d’accompagner toute commande d'un mandat, d’un bon postal ou d’un chèque payable au pair à Montréal la survivance fPHlernollo.— I cMrd’STil Vai’t' bann’r les‘élé- i trouverez autour de vous, meme ments destructeurs qui comnromet- dans notre pa>s si chrétien, vous la tent la moisson.A la place, fai-1 trouverez chez tous nos incrédules, tes réu’er te Christ: le Chris» aver | Puisque ces hommes ont perdu la s;i croix pour féconder: avec son , M’ raison est men laissée a pocor pour atifferi avec sa elle"nicnie« Qu ont-ils floue appris h Mère pour purifier.Surtout faites ; l’école de cette raison?Ils ont ap- Ieomrirendeo à vos enfants nar to»i-i pris d’abord à nier tout ce qu un te votre vie oie la fnné à lu c.Dieu pou- voit le punir nias sévèrement: m ms il ne pou voit pas le punir plus justemen .(Suite à la sixiè: me page.) T N’O i BLIEZ PAS —que pour 40c —veux H't>g un BON BT PAS cher PEU kl IN O 8®, NotiHsPnme Est, Volume XV — No 65, 8 I CALENDRIER DEMAIN : mardi 18 mari 1824 Saint Cyrille de Jéruialem, é».conf.et d.>' Lerrer du eeleil, ( b.89.Coucher du eoleil, C h.10.L.«rer de la lune.3 h.21.Coacher de la lune, & h.S3.Lever du eoleil.S h.42.Coucher du eeleil.i h.47.Lever de la lune, 4 h.07.Coucher de la lune, 1 h.31.MONTREAL.LUNDI.17 MARS 1924 - - Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entier DERNIÈRE HEURE DEMAIN “ BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum.32.Même date l'en dernier.21.Minimum aujourd’hui.1C.Même date l’an dernier, S.BAROMETRE 8 heure* a.m.28.84.11 heure* a.ni.28.84.1 heure p m.28.84.1STIENNENTA LEURS BONIS Les fonctionnaires fédéraux demandent à M.King de continuer à leur accorder une indemnité supplémentaire en attendant la révision des salaires OTTAWA, 17 (S.P.C.).— A cause des rapports parus dans les journaux laissant entendre que le gouvernement songe à réduire le boni cette année, l’Association des fonctionnaires civils d’Ottawa a résolu samedi «ie demander au premier ministre King de voir à ce que les bonis soient continués jusqu’à ce que les salaires aient été révisés.L’association délire qu’une déclaration à cette fin soit faite prochainement.Les rapports soumis à l’assemblée des membres de l’association contenaient des chiffres visant à prouver que le coût de la vie n’a presque pas changé depuis un an.Ils mentionnaient également que le rapport de la commission parlementaire spéciale de l’an dernier recommandait de continuer d’octroyer les bonis jusqu’à la revision des salaires.LE RAPPROCHEMENT RUSSO-CHINOIS La presse russe s’en réjouit — Libération du joug de l’étranger Moscou, 17 (S.P.A.) — Les journaux russes voient dans le rapprochement russo-chinois un grand triomphe pour la diplomatie soviétique et entrevoient le jour “où les r.hinois seront libérés du joug de l’étranger”.La Gazette des travailleurs fait observer que la Turquie, après avoir renoué les relations avec la Russie bolchévique, a développé ses tendances nationalistes au point de rejeter le contrôle de l’étranger.La même feuille laisse entendre que l’accord de la Russie avec la Chine est un événement d’importance égale à l’autre.L'is-vestia, organe du gouvernement, dit que la Russie devient un facteur avec qui il faudra compter à l'avenir dans cette arène internationale qu’est en train de devenir l’océan Pacifque.Ce journal déclare que rétablissement de relations parfaites entre la Chine nouvelle et la plus grande force mondiale, la fédération des Etats soviétiques, marque l’inauguration d’une nouvelle ère historique.Le même journal dit encore au sujet de la note de protestation de la France que les “impérialistes internationaux” cherche- ront vainement à intervenir.Il ajoute qu’après les musulmans de l’Afghanistan oriental, de la Perse et de la Turquie, 400 millions de Chinois comprennent maintenant que la Russie est leur seul ami désintéressé.Le fait d’avoir été reconnu dernièrement par un grand nombre de pays accroît le prestige du gouvernement de Moscou.Parlant à Minsk l’autre jour, M.Kalenine a déclaré que la récognition n’a plus autant de valeur comme marchandage à propos des vieilles dettes et des questions qui s’y rattachent.Il a exprimé l’opinion que les réclamations de la Russie et de la Grande-Bretagne s’équivaudraient à peu près, si la conférence anglo-russe tient honnêtement compte de toutes les pertes subies en Russie par suite des interventions étrangères et pour autres causes.Kalenine a prétendu que les Etats-Unis essaient d’empêcher la Russie d’occuper la position qu’elle mérite dans l’organisme économique du monde'parce que la production du blé russe nuit au “monopole américain des céréales”.L’AFFAIRE DES PETROLES i La commission sénatoriale américaine reprendra son enquête demain — Un prétendu compromis avec Leonard Wood Washington, 17 (S.P.A.) — La commission sénatoriale qui enquête sur l'affaire des pétroles va probablement reprendre ses séances demain pour compléter l’audition des témoignages.Le sénateur, dont l’indisposition avait causé l’interruption de l’audience vendredi dernier, se rétablit.Il souffrait de bronchite.Les membres de la commission annoncent qu’ils auront fini d’entendre la preuve vers la fin du mois de mars.Le sénateur Walsh a dessein de commercer demain l’examen du rapport des vérificateurs sur les transactions d’actions pé- trolifères ici, à New-York et à Chicago afin de déterminer quel rôle les fonctionnaires du gouvernement peuvent y avoir joué.Il a l’intention aussi d’étudier les suggestions sous-entendues dans une déclaration de Leonard Wood, fils, à l’ef-fe! qu’on aurait offert la candidature présidentielle à son père pendant le congrès national républicain de 1920, à condition qu’il consentît, une fois élu, à nommer comme chef du ministère de l’intérieur lake Hamon, de l’Oklahoma, exploiteur de sources pétrolifères, qui s intéressait à la politique et fut tué plus tard.Le débat sur l’adresse cet après-midi M.Guthrie reprendra la critique du gouvernement au nom de la gauche et M.Stewart lui répliquera — On prendrait le vote demain soir et les conservateurs ne proposeraient pas d’amendements immédiatement Ottawa, 17 (I).N.C.) — M.H.Guthrie, conservateur, va reprendre le débat sur l’adresse, cet après-midi, et M.Stewart, ministre de l’Intérieur, lui répondra.Le premier ministre est revenu, mais on ne sait s’il reprendra la parole dans le débat.Il se peut aussi que M.Mci-ghen parie encore une fois.Mais maintenant on s’attend à un vote pour demain soir, car les conservateurs auraient abandonné leur intention de présenter d’autres amendements immédiatement.Ils se reprendront plus tard s’ils persévèrent dans leurs intentions hostiles.On s’attend à ce que les prévisions budgétaires soient tablées cette semaine et qu’elles montrent une diminution très considérable sur celles de l’an passé.Violent incendie à Brooklyn New-York, 17, (S.P.A.) — Au cours de la nuit dernière, un incendie a détruit un édifice de cinq étages à Brooklyn.La chaleur qui se dégageait des flammes était si forte que cent familles domiciliées dans les environs durent quitter leurs logis pour se réfugier dans un théâtre de cinéma à quelque distance.Les pertes s’élèvent à 9100,• 000.Brûlé vif Saint-Jean, Terre-Neuve, 17, (S.| P.G.) — On apprend ici par ines-i sage qu'un malade a été brûlé vif pendant l’incendie de l’hôpital de l’association internationale conduite par le Or Grenfell, de New-York.au Labrador, le 25 janvier dernier.Les médecins et les infirmières n’ont réussi que difficilement à se sauver.Cours d’instruction civique Demain, à quatre heures, à l’Université de Montréal, cours d’instruction civique pour les dames, oar M.Edouard Montpetit.Tenu en suspicion Berlin, 17, (S.P.A.) Le nro-fesseur KL.Quidde.de l’Univer-site de Munich, pacifiste allemand notoire, a été arrêté à Munich sur 1 ordre du procureur de l’Etat pour avoir écrit, allègue-t-on, une lettre au général von Secckt, commandant de la reichswehr, dans laquelle il disait que des jeunes gens recevaient déjà l’entraînement militaire en Allemagne sous la surveillance de la reichswehr.Le rapport des postes Ottawa, 17, (D.V.C.) - - Le rapport du ministère des postes accuse durant l'année 1923 un surplus dans les recettes de 82,707,694 et une diminution dans tes dépenses de $326, 923.18.Les postes ont émis celte année 11,100,000 mandats de poste contre 10,000,000, l’an passé.Une réduction des taux de-transport consentie par les chemins de fer après des négociations avec te ministère des postes sera aussi la source daine économie de $400,000 par année.Le conseil tire à sa fin LES ECHEVINS TIENDRONT UNE DES DERNIERES SEANCES DU CONSEIL DEMAIN APRES-MIDI.— TROIS REGLEMENTS NOUVEAUX Les échevins auront demain une assemblée spéciale du conseil, l’une des dernières avant les élections du 7 avril.Le feuilleton du jour renferme neuf articles seulement : six projets de règlements, deux rapports du comité exécutif et une communication du club ouvrier de Maisonneuve.De ces projets de règlements, trois sont nouvellement soumis depuis le 3 mars et ne pourront’ être étudiés par le conseil actuel, à cause du delai légal de trente jours.Le premier pourvoit à un emprunt de $350,001) pour la pose de conduites d’eau et pour des travaux urgents; le deuxième amende le règlement No 260 au sujet des bâtiments; et le troisième modifie le règlement No 432, concernant les permis et privilèges.Ces trois règlements ayant été soumis à la réunion du 3 mars ne pourront être étudiés par le conseil actuel, à cause du délai réglementaire de 30 jours.Les trois autres règlements ont été soumis à des commissions éche-vinalcs; ils ont trait à la circulation des voitures, à la vente des journaux dans les kiosques, et à la fermeture de bonne heure des magasins.Le premier rapport du comité exécutif recommande la construction d’un bain public dans le quartier Saint-Jacques; et le deuxième, le prolongement du boulevard Dé-carie.Dans une communication au conseil le club ouvrier de Maisonneu ve s’oppose à l’aliénation des pouvoirs d’eau du fleuve Saint-Laurent, et insiste sur la construction du canal de la baie Géorgienne.Le projet de Carillon ne reviendra pas au conseil mardi, car la commission spéciale n’est pas en état de présenter un rapport, n’ayant tenu qu’une seule réunion.Les renseignements manquent et les documents se font rares chez le greffier sur le sujet.M.Emond, du quartier Papineau, proposera une motion que les tramways de l’avenue de Lori-mier, circulent le soir après huit heures les jours de semaine et durant la journée du dimanche, rue Craig, jusqu’à la rue Amherst.Assemblées de candidats Mardi soir, M.Léon Trépanier.échevin du quartier Lafontaine, réunira ses électeurs dans la salle de l’école Olier, pour rendre compte de sa conduite à l’hôtel de ville.La réunion se tiendra sous les auspices de la Ligue du Progrès Civique du quartier Lafontaine; MM.les échevins Gareau et Généreux adresseront la parole.Mardi soir, M.Honoré Emond, échevin du quartier Papineau, convoque les contribuables de son quartier à une grande assemblée à la salle Sninte-Brigide, rue Maisonneuve.M.J.-W.Riel, échevin du quartier Saint-Eusche, tiendra une assemblée, mercredi soir, au sous-sol do l’église Saint-Eusèbe, pour ou vrir sa campagne électorale.A l’école Raril, mercredi soir, M.A.-A.Desroches, échevin du quartier Hochelaga, présidera une assemblée générale de ses électeurs.Négociations rompues Calgary, Alberta, 17 (S.P.C.) — Les négociations sont rompues entre les représentants du district no 18 (Tes "Uunited Mine Workers” et l’association dos maitres des charbonnages de l’ouest canadien.Ces négociations duraient depuis le 25 février.Samedi, la sous-commission formée à 'la demande des mineurs n’a pu s'entendre pour rédiger un nouveau contrat.Les délégués des mineurs ont quitté Calgary hier soir pour aller informer les filiales et préparer la grève du 1er avril.Les mineurs veulent un contrat de trois ans aux mêmes salaires qu'à présent.Iis n’iront pas en Italie Bucarest.Roumanie, 17, (S.P.A.) — Le roi Ferdinand et la reine Marie ont rayé Rome de la liste des capitales de l’Europe occidentale quils doivent visiter officiellement au mois d’avril.On attribue cette modification de l’itinéraire des souverains au fait qu’ils ont reçus de M.Mussolini, premier ministre d’Italie, une communication plutôt sévère concernant le paiement de la dette roumaine.Grosse explosion a lurm Turin, Italie, 17, (S.P.A.) — Vingt-deux personnes ont été couvertes par les débris d'une fabrique d'allumettes de Turin où une explosion s'est produite hier.On a, par la suite, dégagé sept des victimes qui portent de graves blessures.Les autres n’ont pas encore été retrouvées.Le temps Toronto, 17.— Température probable dans la région de Montréal: Vents du nord-ouest, beau et ^.ossaI,lenicnI froid ce soir et de- Ce Af.Rondeau-là^ n’était pas poète mais poème Quelques-uns de nos hommes d’affaires, même quand ils ont fait leurs études, sont d’une ignorance à faire rougir un sapeur-pompier.Mais ceux-là ne rougissent guère qu’en politique, quand les libéraux sont au pouvoir.Ils parlent charabia, ne savent plus te français, prennent quotidiennement le Pgrée pour un homme, sans même savoir qu'ils ont gaffé.L’un d’eux, ami des lettres {mon Dieu, protégez-moi de mes amis!) est l’objet d’une petite fête.On lui lit un poème composé en son honneur.Ainsi le cheval de Caligula, une fois fait consul, devait-il goûter les compliments qu'on lui adressait.Après la fête, le héros est félicité.Quel prand honneur son nom a voltige sur les cordes de la Igre ohjmpienne! Quelqu’un dit: ‘‘Jolie pièce — c’est un.rondeau, je crois.” — “Son pas, non pas”, répond notre héros, “ce n’est pas un M.Rondeau, c’est un M.Clairval.” L’autre essaye de se désenferrer, explique que ce n’est pas l’auteur qu’il a voulu désigner.Le héros conclut avec lu condescendance de quelqu’un qui ne veut pas contredire un maniaque.“Enfin, si ça nous fait plaisir, mettons que c’est un monsieur Rondeau, mais c’est tout de même un monsieur Clairval; mais je n'y tiens pas.’’ Beaucoup de gens paieraient très cher pour n’avoir pas passé pour sot en telle et telle circonstance et pourtant comme i! en coûte peu en argent pour avoir une culture raisonnable: de.bons auteurs que tout esprit sérieux apprendra éi goûter et un tout petit dictionnaire on trouver le mot qu'on ne comprend pas.Il y a une règle à peu près infaillible pour n’être.jamais ridicule : c’est de ne pas employer de mot qu’on ne comprend pas.On se plaint ici de l’ambiance.C’est à cause de l’ambiance que nous pavions mal, que nous pensons flou.Mais chacun peut avoir à sa disposition l’ambiance qu’il désire.Il n’à qu’à consulter notre liste des classiques et à choisir ou à prendre tout — ce qui est encore le meilleur moyen de choisir.Lisez ces gens-là souvent, mêditez-les et vous aurez plus appris dans la lecture d'une seule page que dans la lecture des 100 pages d’un jour mil jaune du samedi — ;; compris les divers suppléments.Mais il faut contracter jeune le goût de la lecture sérieuse et on ne s’y élève pas d'un seul coup.Voilà pourquoi nous tenons à la disposition des jeunes des livres légers, pour, les esprits que griserait une lecture, de plus rie corps.Consultez notre liste en deuxième page et consultez-la tous les jours, car elle s’allonge souvent, souvent aussi elle se contracte parce que les ouvrages sr sont enlevés plus vile que nous n’avons pu les renouveler.SPECIAL POE R AUJOURD’HUI: Solange de Morthono par Clét.icnt d'Othe.40s.au comptoir, 45s.par la poste.Peut s’offrir en cadeau.Brochure de 245 pages, format in-quarto, 76éme mille; ce volume se vendait 90s.avant la guerre.Clément d'Othe est connu et estimé de nos lecteurs.La collection Foyer-Romans compte deux ouvrages de cet unfair, et le Devoir a déjà publié un feuillOon^de lui.La Saint-Patrice Hier la paroisse avez gardé la foi du Christ et remporté la victoire sur vos ennemis.Vous avez répondu à l’appel de | 1904.alors que vos aines voulaient liguer leurs forces au service de l’Eglise et de la patrie.Ils faisaient alors un beau rêve, ces jeunes de 1904, le rêve même j du Christ à Nazareth, comme le rappelait si bien dans un de scs olus beaux discours, Monseigneur Bruchési, le plus grand ami de voire Association.Ils ne suivaient pas le rêve mondain d’Alphonse Gratry à l’âge de dix-sept ans, ni le rêve patriotique de Montalembcrt.Vous êtes forts! c’est la prérogative de votre âge; vous êtes forts, parce que vous gardez la parole de Dieu, que vous mettez vos énergies au service de votre foi et que vous restez fermes dans la vertu.Vous avez compris comme Joseph de Maistre que la sagesse de Dieu im porte plus que tout le reste, et vous avez secoué l’apathie qui s’apesan-tit sur notre peuple, pour faire appel à toutes vos énergies et fonder des cercles d’études où vous apprenez à penser, à parler et à écrire.Avec la fondation de groupes de ï i les faire bien, et très bien.Mettez-1 ies^sourds et muets et ce qu’ils son! vous de suite à la tâche.Pour le maintenant, lis peuvent être des congrès, un questionnaire vous est | hommes intelligents, de bons ci-parvenu; ètudiez-le, et faites votre • t0yens.fonder des foyers.Il .sou-enquête à fond, afin que l’on puis- j tiaite à l’institution, en terminant, se donner au congrès un travail [de devenir toujours de plus en plus mûri sur l’un des problèmes lés prospère et il s’unit a ses compa plus intéressants de notre époque, gnons pour lui souhaiter bonne M.Blain souligne les idées que'chance, le H.Père Beliavance, fondateur de Mgr Deschamps fait ensuite' un l’Association, a exprimées à la soi ; discours en phonomimie.On doit rée de jeudi; il nourrit avec lui uni,se rappeler que Mgr Deschamps regret, celui que l’Association n’a connaît ce langage à fond, car il fut pas atteint les beaux résultats quel aumônier à l’institution des Sour-l’on prévoyait il y a vingt ans.Ma.Ides-Muettes durant vingt-deux ans.j l’oeuvre a xirogressé tout de même, 11 dit aux anciens élèves qu’ils ar-et la réalisinion actuelle de rêve de (rivèrent dans cette institution tout jadis est déjà consolante.Elle n’a; petits, et aujourd’hui ils sont des pas encore résolu le problème de | nommes, des pi tokens honnêtes et | l’intellectualisme; elle COKE L-L LAFLEUR, LTEE PERRONNKBIKS.PFT''T"FFamo; il sera accompagné de quelques solistes, en- du docteur C.- S.Porter, traduction de l’abbé Ansel- [i me Bois.C’est le vade-mecum des gens soucieux d’être toujours bien.Chez les bons libraires, chez Dupuis ou chez le traducteur, à Mansonvillc, P.Q„ $2.50, payable d’avance ou sur livraison (envoi C.R.).Edition américaine; $3.25.; t • > * «* ••• »¦ •» »- » » , 1 le /cl/>ne imi/n»i+n't/ixjt aof Rose [OUESNELj £e tabac te plus populaire du Quebec/ Le Triomphe — de la charcuterie, e’eat le JAMBON TRIOMPHE CONTANT EXIGEZ-LE 1 tre autres MM.Emile Gour, Thi-baudeau, Lavoie, Magnan.Les petits enfants du Pensionnat Saint-Laurent se joindront au choeur à la messe du matin et l’après-midi les petits élèves du collège Notre-Dame.Dans les écoles Ottawa, 17.(S.P.A.) — La fréquentation scolaire du Canada est de 2,100,000, cc qui représente le quart de la population réparti comme suit: écoles privées, 100,000; écoles subventionnées mais non contrôlées par l’Etat, 55,000; collèges et université, plus «le 60,000; éio-ïcs indiennes, 13,000; écoles normales, 9,000; écoles pour les aveugles et les muets, 1,500; écoles pro-fessionnelVs sous le contrôle de l’Etat, 1,860,000, GOODWIN S POUR VOTRE MAISON Madras de Couleurs en plusieurs dessins Une grande variété présentant des petits dessins qui font paraître une pièce plus grande, et de grands dessins pour de grands appartements.Superbes couleurs.La verge.59 à 4.00.Tulles à Rideaux N’est-ce pas agréable de voir, dans une fenêtre ouverte, de légers inieaux onduler doucement dans la brise?Pourquoi ne pas remplacer les lourds rideaux d’hiver par de nouveaux plus délicats et plus gais.Nous avons une superbe variété des plus jolis dessins.38 à 54 pouces de largeur.La verge, 55 à 2.75.RIDEAUX En marquisette à pois, ruchée et point d’esprit, avec ou sans volant, 4.50 h 7.00.Au quatrième Cretonnes à .7 5 la vge Une centaine de dessins JJ serait difficile de ne pas trouver, dans une telle variété, le dessin et la couleur qui conviendraient à l'ameublement et à la décoration de la pièce que vous désirez garnir.30 à 36 pouces de largeur.Reps —50 pouces 1.50 la verge Couleurs unies; vieux rose.bleu, vert ou brun, d’une bonne qualilé.Velours Français Dou- ble 4.75 la verge Ce velours, étant double face, n’a pas besoin d’être doublé.Riches teintes de bleu, brun cl vieux rose.50 pouces de largeur.Au quatrième EN GARDE CONTRE LES MITES ! ACHETEZ un COFFRE en CEDRE Toutes les grosseurs en noyer naturel, avec intérieur de cèdre, garantis a répreuve des mites et de la poussière.17.00 à 45.00.Coffres recouverts de natte, grosseurs variées, 8.50 à 14.00.Au quatrième LIMITED Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal Les cours libres donnés le soir à l’Ecole des Hautes études Commerciales de Montréal, pendant cette semaine, sont les suivants: LANGUES VIVANTES Espagnol: lundi 8 h.; jeudi 7 h.Italien: mardi 8 h.; vendredi Bh.Anglais commercial: lundi, 7 h.; mercredi, 7 h.; vendredi 7 h._ Français commercial: mardi / h.; vendredi, 7 h.MATIERES COMMERCIALES Comptabilité : lundi, 8 h.; jeudi, J Achille David Entrepreneur électricien et président de l’Hôpital N.-l).de la Merei pour invalides.188 Ann.Tél.Main 8730 PRIX MODERES » r, n • Mathématiques financières: mardi, 7 h.; mercredi, 7 h.Droit commercial: mercredi, 8 h.; vendredi, 9 h.Assurances: mardi, 7.30; vendredi, 7.30 h.Publicité: mardi, 8.30 h.Organisation des entreprises rno- fNL £ VE -PROMPTEMENT «J (fifts Vermes it Durillons .5ÛR.EFFICACE,SANS DOULEUR- I A POS denies: jeudi, 8 h.Opérations de lianque: mardi, 8 h.Economie politique: jeudi, 8 h Géographie économitjue: jeudi, 7 h.Droit public: jeudi.7 h.Droit civil: jeudi, 7 h.FEUILLETON DU "DEVOIR" FLEUR DE MONTAGNE par MARIE LE MIERE 61 '.Stitt —Va donc, ma Suzanne.La jeune fille, qui se dêeoupait, rornme une idéale statue, dans un encadrement de lierre et de roses grimpantes, appuya sur la malade un regard pénétrant.Suzanne défaillait sous le poids de l’inquié-lude.Si seulement elle avait eu son frère aujourd’hui! Mais il était à Caen, elle savait bien pourquoi, et cette pensée aurait suffi pour ôter à la jeune ouvrière toute idée de promenade.—Va, ma petite fille, insistait Marie, va les conduire au phare.La course serait trop longue pour ton oère, et tu es tellement enfermée toute la semaine que je tiens beaucoup pour toi ù ces sorties du dimanche.A peine la jeune fille avait-elle disparu, que le sourire de la mère s’effaça.-—C’est pour moi, j’en suis sûre, qu’il est allé là-bas, murmura-t-elle.Il sait tout! Mon pauvre enfant! .Il faisait grand soleil; Suzanne partit par la route, emmenant les deux petits qui se mirent à trottiner devant avec l’insouciance de leur âge.En une heure, tous trois atteignirent la chaussée qui précède le colosse de granit.Le flux brisait à droite et à gauche; Suzanne, aveuglée par le soleil, par Je vent, par le voile ténu des cheveux fous sans cesse ramenés sur son visage, péné-Ira, un peu haletante, dans la maison du gardien.Déjà Paulette et Henri couraient autour de la salle, babillaient, voulaient écrire sur le registre.Une voix faible s’échappa d’une porte entr’ouverte sur l'intérieur.— Oh! papa, qu’ils sont gentils! La pauvre petite tressaillait dans sa gouttière ù ces éclats de vie et de joie.— C’est ma fillette, expliqua le gardien; pour la distraire un peu, je laisse la porte entre-bâilléc.— Venez dire bonjour, proposa Mlle Le Vallier, introduisant les benjamins dans la pièce voisine.| Elle se pencha vers le triste ap-! pareil et la forme gisante, en murmurant quelques mots de bonté.Puis Henri et Paulette engagèrent ! la conversation qui ne tarda pas à devenir très animée.— Allons, fit Suzanne, vous la fatiguez, et il est grand temps de monter, car nous devons repartir dans une demi-heure.— Oh! tu sais, répondit Paulette, on n’a plus envie de monter.Elle est très gentille, la petite fille.— Et puis, intervint lo père, heureux du plaisir de son enfant, il ne doit pas faire bon là-haut; le vent force.A leur âge, ils pourraient attraper du mal.Mlle Le Vallier éprouvait une telle lassitude morale, un tel besoin de s’isoler un peu pour sc détendre, qu’elle déclara: -— Eh bien! je monte seule, je viendrai les rejoindre dans quelques minutes.Elle gravit les trois cent soixante marches de l’escalier en pas de vis, qui occupe l’intérieur de la colonne géante; à peine eut-elle mis le pied au dehors qu’elle eut le souffle coupé.Un véritable ouragan balayait la plate-forme élevée de deux cent quarante pieds au-dessus de la mer.On eût dit que toutes les forces éparses dans l’immensité d’air et d’eau bleu-noirâtre se ruaient ensemble contre le phare, se poursuivaient autour en une ronde effrénée.Pas un nuage, mais la brume des Jours de grand vent effaçait la ligne de démarcation entre le ciel et les flots.Il n’y avait plus qu’un seul abîme vertigineux où Suzanne eut tout à coup l’impression de flotter, entraînée, perdue.Elle s'inclina, les mains au parapet, et, par- mi la masse des eaux, les cultures, damiers aux cases irrégulières, les villages, éparpillements de dés, lui semblèrent diminuer encore, vaciller comme si elle eût été emportée par la nacelle d'un ballon.Prise d’un étourdissement, elle ferma les yeux.Quand elle les rouvrit, un homme était près d’elle! L'écroulement du phare n’eût pas causé pire commotion à la jeune fille; elle eut, pourtant, assez de présence d’esprit pour ébaucher tout de suite un mouvement de retraite.Mais, dans la rafale tournoyante, des mots passèrent, à la fois suppliants et presque impérieux.— Ne partez pas, Mademoiselle! — Que me voulez-vous?put-elle articuler.— Je vous demande en grâce une minute.Vous n'avez rien à craindre.Je suis un homme loyal.Je ne vous dirai pas que je me trouve ici par hasard: depuis longtemps Je cherche l'occasion de vous parler.le le forai brièvement, et j’aimerais mieux mourir que de vous manquer de respect.D’un regard, il avait constaté qu'elle était seule; d’ailleurs les enfants ne l’eussent guère gêné dans ce bruit formidable, et n’exis te-t-il pas mille moyens d’éloigner des enfants?Suzanne restait là, pa ralysée, glacée.Une telle scène, en un tel lieu, dans ce vent qui secouait tout, la rendait compièh ment passive.Elle vivait l’un de ces moments qui sont pour ainsi dire, en dehors de la vie.Cependant il continuait: — Ma démarche est contraire a tous les usages; mais des circonstances exceptionnelles me forcent d’agir ainsi.Il faut, Mademoiselle, que je sache de vous seule si je puis entrevoir le bonheur nu bout de la voie difficile où je suis prêt à m’engager.Très droite contre la balustrade qu’étreignaient ses mains raidies,! elle ne semblait point avoir conscience du voisinage, et pourtant, elle croyait sentir les phrases brèves, pénétrantes, s’enfoncer maté-i rielletnent dans son cerveau.Lui s’inclinait, accoudé; pour sc faire entendre, il devait se tenir tout proche, mais le respect du geste, de l’intonnlion, du regard établis ] sait la distance.— .Je n’ai plus i’ùgo des en-j trainements irréfléchis.Je vais risquer une tentative suprême pour triompher de certaine erreur.malheureuse.En cas d'échec, j« suis décidé à passer outre! Depuis des années, vous inspirez ma con-i (laite; j'ai vécu de l’espoir d’une i réconciliation où je voyais le bien ; de tous.La perte de cet espoir sc-! ra pour moi une dure épreuve.Elle ne m'empêchera pas d’aller où me poussent un sentiment irrésistible et mon besoin de témoigner ouvertement en faveur de la cause juste! Ge sentiment, je ne vous demande certes pas d’y répondre aujourd’hui, mais daignez me dire.Mademoiselle, que vous y croyez.Suzanne voulut parler, sa langue était inerte; elle voulut remuer et ne put que serrer plus font l’appui métallique, d’où la rafale tirait des sifflements.Les longs pans de son (diarpe voltigeaient autour d’elle; il contemplait c eprofil d’une pureté fière, « ette beauté si rare qu’elle1 expliquerait, aux yeux de tous, un mariage romanesque.— Votre influence sur moi, vous savez ce quelle est.vous venez de le comprendre.Je me connais assez pour vous affirmer.pour1 vous jurer qu’elle sera sans bor-( nés si, un jour, vous me faites l’honneur de m’accorder votre main.Je ne vous dis pas ce que deviendra pour mol votre famille si inté: ressente.Non.je ne vous dis rien de plus .Mademoiselle?(à suivre; Cr Journal c«t Imprimé au No 43.rue Saint-Vinrent.A Montrai, par flMPIUMERIK POPUUAIHS «à rfsponjabiJJM limité*).' Jim.-J.Boiirhard, gtrant LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI, 17 MARS 1924 Volume XV — No 65, LE MARCHE DES VIVRES Le tableau suivant Indique les arrivage* de beurre, de fromage et d’oeufs, à Montréal, pour samedi et les jours correspondants: 1924 192» 15 mars 8 mars 17 mars Oeufs, caisses .1599 914 1234 Beurre, colis .167 46 280 Fromage, meules .17 47 44 Voici les arrivages de la semaine dernière, avec comparaison: Semaine finissant 1924 1923 15 mars 8 mars 17 mars Oeufs, caisses.10584 9655 13164 Beurre, colis .440 1922 1288 Fromage, meules .634 1513 16o8 Voici les arrivages du 1er mai 1923 à date, avec comparaison à la période correspondante de l’année dernière : 1923-24 1922-23 Oeufs, caisses .574,434 555,268 Beurre, colis.463,329 619,613 Fromage, meules .1,348,372 1,213,240 LES PRIX DE GROS Voici quelques prix de aros qu» nous avons obtenus, ce matin, pour les farines, chez Ggiivie: pour le» oeufs, le beurre, le fromage, 1« miel, le saindoux, chez Z.Limoges et Cie, 26 nie William; pour les pommes de terre, chez 4.Lalondo, 22-24 Place Jacques-Cartier.FARINE 1ère qualité, le baril.2ème qualité.Forte, à boulanger, le baril.OEUFS Oeufs Chantederc .Extra frais .Premiers frais .BEURRE $6.30 $5.80 $5.60 37s.34s.31s.Les prix du beurre ont baissé d’un sou la livre.Crémerie de choix, no 1 .38s.No 2 3/s.En bloc d’une livre: Crémerie, choix no 1 .39s.Crémerie, choix no 2 .38s.FROMAGE Fort, à ia meule .27s.Au morceai .30».Doux, â la meule.20s.A’: morceau.t.21*.Oka .38s.Ml KL Le miel en rayon est rare.Les mix sont de 25s, la livre pour le blanc et de 22s.''our le brun.Miel coulé:— Brun, en seau de 60 Hrres.la livre .Blanc, bocal d 5 Ibs, la ilvre.13s.bocal de 2Vj Ibs, la livre .14s, Brun, seau d 5 Ibs, la livre.10s, SAINDOUX K.i tinette.15s.V» li' seau.•• 16s.POMMES DE TERRE 1 es pommes de terre de Montre.,! font $1.50 par 80 livres au gros.Les punîmes de terre d’en bas île Québec font $1.60 et $1.65 par 80 livres au gros.Au wagon les prix varient de $1.60 à $1.65 par 90 livres.Les expéditions de grain MONTREAL LEST ENCORE A LA TETE DES PORTS AMERICAINS D’EXPORTATION DE GRAIN Ottawa, 17.— En 1921 et 1922, Montréal occupait le premier rang parmi les ports d’exportation de rrain de l'Anurique du Nord.Les chiCr es suivants indiquent «jsia a métropole du Canada a maintenu • nosition l'année dernière: Montréal, Que., 120,013,938 bois-seaux.New-York.N.Y., 87,130,- 000 boisseaux.Baltimore, Md., 41,-083 000.Philadelphie.Penn., 32,-107,000.Nouvelle-Orléans, Louisiane.22,793,804.Vancouver, G.-TL, 22 563.731.St-Jenn.N.-B.17.-710,871.Galveston, Texas, 10,469,-000; Ros’on, Mass.7,964,000.Norfolk.Virginie, 3,568,000.Travail et salaire A la dernière session du conseil d’administration du Bureau International du Travail tenue récemment à Génève, d’importantes ob; servations ont été faites en ce qui concerne l’attitude de l’Allemagne.On y a discuté la motion du groupe ouvrier en faveur de la ratification de la convention de Washington sur la journée de huit heures, traduisant l’inquiétude de la classe ouvrière sur le sort d’une convention qui, bien que réalisée en pratique dans la plupart des Etats, n’a pas été ratifiée par tous les gouvernements.Cette motion mettait en lumière la situation existant en Allemagne où, depuis quelque temps, à la suite d’accords collectifs entre patrons et ouvriers, la journée de neuf heures et même parfois de dix heures a été rétablie.Le délégué français a souligné, au cours de la séance, que si l’on en croit les déclarations récentes de certaines personnalités du gouvernement allemand, affirmant que l’Allemagne est décidée à satisfaire à ses engagements en matière de réparations, il serait difficile d’admettre que le Bureau International du travail puisse, en acceptant les suggestions de la motion ouvrière, interdire à ce nays d’accomplir le supplément de labeur qui seul peut lui permettre de payer sa dette et de remplir ainsi les obligations qu’il a solennellement contractées.Le représentant gouvernemental allemand ayant reconnu lui-même que la question de ia durée du travail est étroitement liée, en Allemagne, à la question des réparations, et le délégué gouvernemental belge s’étant rallié, malgré la situation particulière de son pays à la thèse du délégué français, le conseil d’administration, écartant la motion des délégués ouvriers, s’est borné à voter une résolution engageant le directeur du Bureau international du travail à poursuivre la ratification des diverses conventions adoptées, et à attirer sur elles l’attention générale par des publications appropriées, En somme, c’est la liberté laissée aux Allemands de travailler 9 ou 10 heures quand le dogme des 8 heures reste intangible pour l’univers.11 appartient à la France et aux nations alliées de veiller 5 ce que les 9 heures allemandes soient bien consacrées aux réparations et non à s’approvisionner d’avions de guerre ultra-modernes, de Berthas portant à 200 kilomètres, ou de gaz nopveaux, plus dévastateurs que jamais.(Communiqué par la maison _ V.-V.-B.) La délégation * commerciale russe Ottawa, 17 — La délégation commerciale de la Russie soviétique a été reconnue par le gouvernement canadien.Après avoir présenté leurs lettres de créance au premier ministre suppléant, M.Georges-P.Graham, les délégués sont retournés à Montréal pour continuer d»s négociations qu’ils y avaient commencées dans le bût de rétablir des échanges commerciaux entre la Russie et le Canada.La délégation comprend MM.Alexander-A.Y’azi-koff, agent officiel de l’Union des républiques soviétiques; Ivan-I.Ku-lik, assistant agent officiel, et Noco-las-N.Kostritzin, qui agit comme secrétaire de la délégation.M.Georges-W.-A.Woodhouse, un jeune Canadien qui a résidé en Russie pendant dix ans, agit comme interprète de la délégation.Les pommes canadiennes Le franc se stabilise Après une semaine d’irrégularité le marché des changes étrangers s’est stabilisé en fin de semaine.La hausse du franc qui avait été surprenante les jours précédents, s’est ralentie samedi.Cependant le franc était fort et il a réalisé une avance légère.Ouvert à .0489 à Montréal samedi matin, il fermait le même jour à .0492.A New-York il y a eu très peu de fluctuations: ouverture à .0473 et fermeture â .0475.Le franc belge était à la hausse.* * * Londres, 17.— Le monde financier de Londres s’est surtout intéressé au franc la semaine dernière.La devise française avait à résister à un violent assaut et l’on reconnaît maintenant que cette offensive avait été lancée en Allemagne, et qu'elle était dirigée de New-York et d’Amsterdam.De ces deux villes on avait inondé de francs" la place financière de Londres.Dividendes déclarés Canadian Cottons, Ltd.— 2 p.c.sur le stock commun et 1 p.c.sur le stock de préférence, payable le 4 avril aux inscrits du 25 mars.Canadian Consolidated Rubber.— 1% sur le stock de préférence, payable le 31 mars aux inscrits du 1?; Asbestos Corporation.— l'/j p.c.sur le stock de préférence pour le trimestre se terminant le 31 mars, payable le 15 avril aux inscrits du premier.Winnipeg Electric Railway.—l-Lr p.c.sur le stock de préférence, pour le trimestre se terminant le 31 mars, payable le premier avril aux inscrits du 21 mars.Bell Telephone Co.— 2 p.cent, payable le 15 avril aux actionnaires inscrits le 22 mars.Spanish River Pulp and Paper Co.— 1% p.c.sur l’ordinaire, et le privilégié, pour le trimestre finissant le 31 mars, payable Je 15 avril._______ COTES HORS-LISTE LA MATINEE A LA BOURSE LES DEUX SPANISH SE METTENT A MONTER — L’INDUSTRIAL ALCOHOL REALISE AUSSI UN BON GAIN — QUELQUES POINTS FAIBLES SUR LA LISTE (Fourniti por L-O.Bcaublrn cl cl*.Drydcn Pap'-r, 2 achetrur; vendeur.Eastern Engineering, 21T,» acheteur; 10 A 22 ventes.Manchester, 8 à 22 ventes.Montreal Tramways and Power, 5?* acheteur; 6 vendeur.St.Maurice Power, 62 acheteur; 65 vendeur.Argonaut Gold Mines, 52Và acheteur; 200 a 54 ventes.Dome Mines, 18.65 acheteur.Hollinger Gold Mines, 12 acheteur; 50 à 12.05 ventes.Teck Hughes Cons.Mining, 1.20 achet.lîelgo Can Prf, 70 achet Belgo Canadien Prf, 90 achet.Kirkland Mines, 2.2a achet.Montreal-Ontario, 13 achet.Rouyn Mines, 43 achet.National Brick, 10 à 14 ventes.National Brick Trf-, 5 à 57 ventes.EMPRUNT DU GOUVERNEMENT DU CANADA 17 mars 1924 Echéance Prix Hendement 1 déc.1925 100.25 4.87 1 oct.1931 101.40 4.77 1 mars 1937 102.95 4.71 1 déc.1927 103.00 4.67 1 nov.1933 105.05 4.86 1 déc.1937 107.55 4.76 1 nov.1924 100.80 4.20 1 nov.1934 102.70 5.18 1 nov.1927 101.80 4.99 1 nov.1932 102.20 5.18 15 oct.1928 100.40 4.90 15 oct.1943 100.05 4.99 Cours du change Le réseau national Le liilan final du chemin de fer national du Canada poor 1923 vient d’être publié.Il indique $20,236,-563.09 de recettes nettes au lieu de $2,886,711.55 en 1922.soit une augmentation de $17,349,851.Les recettes brutes de l’année ont été de 8254,926.456 au lieu do $$234.059,025 en 1922, soit une aug-mentation de $20,817,430.Les dépenses de l'année ont été de $234,-689,892 au lieu de *231.172.313, une augmentation de $3,517,579.Imperial Tobacco Le bureau de direction vient de déclarer le dividende semestriel ordinaire (no 24) de trois pour cent T3 p.c.T sur les actions privilégiées de la compagnie, payable le 31 mars, 1924.Un acompte de dividende (no 57) de un et demi pour cent (11-2 p.c.) sur les actions ordinaires de la com->agnie.a aussi été déclaré paya-‘e le 28 mars, 1924.Ci Le rapport de la Holt-Renfrew Le rapport financier de Holt, Renfrew and Co., pour l’cxercice clos Je 31 janvier, accuse un bénéfice de $96,451, comparativement â $35,190, pour l’année précédente.L’année précédente, après l’attribution du dividende privilégié, $70,000.l’exercice se soldait par un défet de $34,810.Cette année il v a un surplus de $96,452.Les recettes nettes nettes se chffrent par $186.240.contre $128,-373.pour l’année précédente.En tenant compte de la balance de profits et pertes de l’année précédente, il reste à reporter cette année un solde de profits et pertes de $248.800.Le passif et l’actif courants ont diminué.capital liquide a augmenté de $1,0608128 à $1,153,503.Ottawa, 17.— Sept variétés de pommes et une de pommettes ont été créées par la section d’horti-emiture du ministère de l’agriculture en 1922.Les nouvelles variétés de pommes ont été nommées Béthanis, Keetosh, Maclaw, New-tosh, Spimil, Spiza et Stontosh, la nouvelle pommette a été nommée McPrince.Belgo Canadian Paper Il est toujours question du fusionnement de certaines entreprises de pâtes et papiers établies sur le Saint-Maurice, et qui comprendrait Belgo, On croit même savoir qu’un groupe financier important contrôlerait déjà, au moyen d’une option, la majorité des actions ordinaires de cette société.Rappelons à ce sujet que la Compagnie a gagné environ 15 pour cent sur son capital ordinaire, d’après les chiffres établis pour les six mois à la fin décembre dernier, et dont nos lecteurs ont déjà eu l’occasion de prendre connaissance.La prise de contrôle dont nous venons vie parler aurait été rendue d’autant plus facile que le capital-actions ordinaire de Belgo est entre les mains de quelques capitalistes, dont un ou deux auraient à eux seuls, la majeure partie.A l’époque où des intérêts cana* (tiens firent l’acquisition de Belgo, M.Biermans, qui en est resté l’Ame dirigeante, s’est porté acquéreur, parait-il, d’une large tranche du capital ordinaire, affirmant ainsi sa confiance dans la Compagnie.Cela donne à penser d’une part, qu’il entrevoit pour elle les meilleures perspectives d’avenir, et d’autre part une augmentation intéressante vie valeur pour ces titres; avec le temps et à mesure que se poursuit le développement de l’entreprise.• • • • < Londres Paris .Rruxelle Home.Genève .Amsterdam .Madrid.Stockholm .Christiania .kCopenhague .Rio de Janeiro .New-York, prime N.-Y.Mont.$4.29 $4.43 Ta .0494 .0404 .0428 .1729 .3702 .1270 .2634 .1355 .1546 .1155 .0512 .0419 .0443 .1790 .3832 .1314 .2716 .1402 .1599 .1195 Le marché local a été irrégulier ce matin.Tandis que certaines valeurs s’appréciaient, d’autres prenaient de la lourdeur.L’activité a été bonne: de dix heures à midi et demi ii s'est vendu 7,558 actions dont 330 Abitibi, 310 Alcohol, 736 Brazilian, 200 National Breweries, 255 Dominion Bri ige, 246 Canada Cement, 800 Smelting, 230 Southern Canada Power, 150 Steel.1821 Spanish River, 465 Steel of Canada, 101 Textile, 670 préférence Spanish River.Les deux Spanish ont été les valeurs plus en vue, comme vigueur et comme activité.L’action commune a réalisé un gain de I point % et le déplacement a été considérable.L’action de préférence, moins traitée, n’en a pas moins réalisé un gain de 1 point 'j.Les autres papiers, sans être aussi forts tendaient à la hausse.L’Abitibi, le Brompton, le Laurentide, le Howard Srnitn maintenaient leurs positions ou bien gagnaient quelques fractions.Le Provincial Paper a manifesté de la lourdeur cependant sur la vente d’un seul lot fractionné.Le cours est tombé de 90 à 85.Le Canadian Industrial Alcohol est de nouveau recherché* et son cours s’en ressent.11 est passé ce matin de 27 1-2 à 28 5-8.La préférence Canada Cernent s’est haussée d’un point complet de même que le Shawinigan.Par contre le Steel, le Breweries, le Bell Telephone, la seconde préférence British Empire Steel, le Cernent commun, le Dominion Bridge, le Detroit, le Southern Canada Power, le Twin City ont fait marque de la lourdeur.Les hors-cotes sont tout à fait négligés.Le dollar américain fait prime de 3 1-4 à 3 3-4 p.c.à Montréal; le franc français est monté encore sur notre place; il faisait ce matin, .0513.La livre sterling fait $4.43%.OPERATIONS DE LA MATINEE (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie) IMOlUtt as MONTREAL BE 10 à 11 HEURES Stuc! of Canada, 245 à 81 U- National Breweries, 185 de 51>4 à 51.Abitibi P.and P., 295 a 62% à 63.Bell Bights, 193 de 5 à 4% à 5.Bell Telephone, 25 à 131 Vj¦ Brazilian Traction.415 de 52% à 52%.Brit.Kmp.Steel, 2de prf , 13 à 13%.Brompton P.and P., 20 de 40 à 40% Canada Cernent, 236 de 92 à 91 Detroit United, 10 à 61.Cons.Smelting, 250 à 37%.Canada Steamship Prf., 255 à là.laurentide Co .a à 92.Dominion Bridge, 5 à 77.Montreal Power, 6 à 154% de 3% pour cent.Bourse de New-York C*nr» fenrntt par n rntlaan Cia, canrtiara.401 oueat, rua Amerlacn Beet Sugar .American Bosh Magneto American Can .American Inter.Corp.American Locomotive .¦American Smelting .Am.Sumatra Tobacco American T>1 and ici, ,, American Woolen .Anaconda .Atchison T.and S.E.Baldwin Locomotive .Baltimore and Ohio .Bethlehem Steel .California Petroleum .Outrai Leather .Chandler Motor .Chino Copper .Corn Products .Cosden Oil .Crucible Steel .General Motor .(«•neral Electric .Erie UB.! Inspiration C«n>ner .International Nickel ! Inter.Merc Prf.! International Paper .! Keystone Tire j New-Vork Central .Northern Pacific .I New-Haven .Pan-American Petrol.Pan-American B, .Pannsylvania RR.Vanadium .Pierce Arrow .Beading .Republic I and S.Sinclair Oil Cons, .Southern Pacific .Rtudebaker .Texas 1)11 .I'.-S Induit.Alcohol .U.-S.Rubber .U.-S Steel .Westinghouse .Will ys-Over land .Geatfrlan * Natr*-D>mw 0«v.40 % Ml 41 40 \ 3?§ Spanish River, 510 de 110% à 110% à Spanish River, 90 de 116% à 116%.St.Lawrence Flour, 130 de 71 à 71%.Cement Prf., 6 à 108.• Canada Car, 35 à 49%.Canada Car Prf., 35 à 96%.Canadian General Electric Prf., 2 à 53.Twin City, 50 à 64%.Winnipeg F.lectric Prf., 10 à 80%.Dominion Bridge, 5 à 77.Canadian Industrial Alcohol, 110 à 27%.Dom.Steel Prf., 15 à 70.Cuban Can Sugar Prf., 2 à 44.Southern Can.Power, 25 à 54 De II li.Sint.4 tz (midi).Steel of Canada, 450 à 81 Abitibi P.and P.5 à 62%.Bell Telephone, 25 à 131%.Brazilian Traction, 225 tie 52% à 52% à 52%.Brit.Emp.Steel, 2 à 3.Brit.Emp.Steel, 2de prf, 3 à 13 Brompton P amt P.2o à 40%.Canada Cernent, 10 à 91.Iletroit Vnited, 60 à 60%.Cons.Smelting 325 de 37% à 37, Dom.Textile 101 de 60% a 00%.Canada Steamship PUif,, 100 à 45.Bell Rights, 43 de 5 à 4%.Montreal Power, 10 à 154%.Uuebec Power, 1 à 61.Spanish River, 390 de 110% à 111.Spanish River Prf., 260 à 117.Shawinigan, 30 à 120.St.Lawrence Flour, 15 à 71.Canada Car, 30 h 49%.| Canadian General Electric Prf., 15 à 1 53.Winnipeg Electric, Prf., 110 à 81.Canadian Industrial Alcohol.1500 à 27%.Southern Can.Power, 190 à 51.Dominion Bridge, 200 à 77.Montréal Cottons Prf., 5 à 105; 3 à 104%.Howard Smith, 10 à 66.Canadian Cottons Prf., 10 à 90%.«ANtlUES Montréal, 3 à 238Va Royale 1 à 211.OBLIGATIONf 1 à 82%._ _ LES GRAINS LES VENTES AU COMPTANT La maison Quintal et Lynch cote, prix vendant au comptant à Montréal ; BLE No 1 Northern.No 2 Northern.^î-î’2 No 3 Northern.$1.10 avoine No 3 Canada ouest.50s.No 2 Canada ouest.53s.No 1 d’alimentation.49s.No 2 d’alimentation.47s.Maïs jaune no 2.97s.Maïs jaune no 3.• • 95s.Pour le maïs on cote en fonds américains et i) faul donc tenir compte de la prime.A WINNIPEG Ouv Le Carême dans nos églises (Suite de ia deuxième page) Mais quand la mesure de ses humiliations fut comble, quand sa déchéance fut assez conipdète et quand il fut assez clair qu’il ne pouvait se relever, Dieu est venu ailors lui-même l’instruire, le guérir, le racheter, mais en lui impo-saut de mettre sa raison de côté et de revenir à la foi.Non, Dieu ne s’est pas contredit; mais après avoir puni son enfant coupable, il a béni son enfant repentant: c'est la contradiction de tous les pères et de toutes les mères.Il y a donc eu deux règnes dans l’histoire de l’humanité, le règne de la raison et le règne de la foi; le règne de la raison qui marque luge des châtiments; le règne de la foi qui est l’âge des miséricordes.L’âge des châtiments est ias-sé, et nous savons que l’âge des miséricordes ne durera pas toujours.La foi sera-t-elle donc mise de côté à son tour?Oui, quand arrivera l’jjge des récompenses.De même que la foi a remplacé la raison, parce qu’elle valait infiniment mieux, ainsi la vision béati-fique remplacera la foi, parce qu’elle vaut infiniment mieux; c'est la grâce que Dieu nous réserve pour l’âge des récompenses.A St-Patrice On doit se rappeler nécessairement que l’“Agneau de Dieu” est aussi le ‘‘Lion de Juda” et que les oeuvres n’étaient possibles qu’à un homme d’une grande force de caractère.Les saints n’étaient pas non plus ce “matériel qui n’engendre que des rêves”.La sainteté est incompatible avec ia faiblesse morale.Et parmi les saints, l’un des plus grands est certes saint Patrice.Ce n’était pas seulement un saint à la façon dont nous les montrent les images non plus qu’une statue d’un homme vêtu de vêtements verts avec une crosse d’évêque dans la main gauche.Il était plutôt un homme dans le sens le plus vrai du mot; un homme d’habileté et de puissance, un homme de grande activité et alerte, un homme courageux et charitable.un homme de Dieu et prêt à sacrifier et abandonner son confort pour faire face à des rois et des peuples étrangers dans une terre étrangère, leur apporter ce qu’il considérait un trésor et leur plus grande nécessité, la religion.Et l’histoire de l’Irlande est un témoignage de ce que peut la religion sur le caractère d’un peuple.C’est l’histoire d’une lutte pour un principe où d’autres auraient succombé à la politique: c’est l’histoire, matériellement faible, si vous voulez, de l’Irlande luttant pour la conservation de ce que Dieu lui avait donné: son patrimoine et sa foi.On pourrait l’appeler l’histoire du “Q-iomphe de la faillite”.Car, Dieu sait que tous les efforts humains possibles ont été faits pour enlever à l’Irlande la religion que lui avait donnée saint Patrice.Au temps de Cromwell, les prêtres et religieux étaient jetés hors des églises; ces temples édifiés à la gloire de Dieu furent transformés en casernes de soldats et d’étables pour les chevaux; on a dit que les rues de Drogheda et de Wexford étaient couvertes de sang catholique.On a essayé de coloniser le pays avec des soldats et des colons envoyés d'Angleterre.Cependant, l’Irlande est encore catholique.La messe était prohibée; une tête de prêtre était mise â prix au même taux que celle d’un loup; les informateurs étaient toujours actifs.Cependant, l’Irlande est toujours catholique.Les prêtres se cachaient dans des cavernes, le long de la mer et, au jour naissant, les fidèles les y joignaient pour assister à la rélébration de la messe et pour recevoir la sainte hostie.Dans le milieu du sacrifice, les soldats faisaient irruption et massacraient tous ceux qui étaient présents.Cependant, l’Irlande est toujours catholique.Durant les jours de famine,—il n’y a pas déjà très longtemps,-—les pauvres étaient je-, tés hors de leurs demeures parce qu’ils ne pouvaient payer leurs loyers.On pourrait dire du peuple d’u-It-s qu’il mourait le lohg des che- Placements de choix Les valeurs de la métropole canadienne ont toujours été des plus recherchées.Elles se font rares aujourd’hui—trois émissions de la ville ayant été remboursées depuis deux ans.Faire provision d’efifeta publics à grand marché, tels que : Montréal-Écoles 5# - 1943 c’est donc agir sagement.Revenu de 5.15%, au «ours actuel.Demander la circulan t RENC-T.LECLERC Incarpar** WUntrMi- ICO, rua O.-Jacqun Quékaci- 71, ma S.-Plarra (UAIMN PONDU IN mi) AVIS LEGAUX TraTinc* de tyuêb.4, COUR DE CIRCUU DUtrict de Montréal No 8077.R.Dufresne, demandeur, vs P.-C.UiarJ.’ défendeur.Le 26ème jour de mars 1924, à 11 heu-l res de l’uvant-midi, au domicile dudit dé-j) tendeur, au tu* 269, rue Beaudry, en laj» cite de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit dé *, lendeur saisis en cette cause, consistant eii| meubles de ménage, etc.v-oimuio,,.i COMPTANT.w i.A.BOURDEAU, H.C.SJ, Montréal, 17 mars 1921.OruvitiM Li^.uei CbuH Ut CIRCUIT District d* Montréal.No 31S1.(.hs.-S Mayer, demandeur, vs A.-J.Do non, défendeur De 26eme jour de mars 1921, à lü heures de 1 avant-midi, au domicile dudit défendeur, au no 222, rue Stanley, appt 8.m.d*' Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dud it defendeur saisis en cette cause, consis tant en meubles de menage, etc.v-oudiiiou,.mwis.V.,.i i.,,',T.„ .J- A.LAUZON, H.C.S.Montreal, 17 mars 1924.mins, mais il aurait pu vivre à l’aise eût-il changé sa religion pour de la nourriture.Qui n’a entendu parler de ces “soupers”?Disons-le à la gloire de ce peuple affamé, il préférait mourir plutôt que d’accepter de vivre au prix de la religion.Nombre des Irlandais de l’époque moururent, le long des routes, dans les champs, partout et n’importe on sauf dans les demeures d’où ils avaient été chassés par les ennemis de leur pays et de leur religion.Cependant, l’Irlande est toujours catholique.Nous ’•appelons de tels événements non pas pour raviver l'amertume mais pour remercier Dieu de nous avoir donné saint Patrice et pour nous stimuler dans notre force et notre vertu.Il est bon pour tou1 Irlandais-canadien de se rappeler qu’il a dans les veines le sang des héros et des martyrs et fju’il est le lien vivant entre le passé ed l’avenir.II a la responsabilité du bien à faire dans une terre nouvelle.Ce pays est le Canada, non l’Angleterre, ni la France, ni l’Irlande.Ici, les Irlandais trouvent la liberté; ils ne sont plus une race persécutée, non plus que des porteurs d’eau.Ils sont les pionniers d’une autre race établie au-delà de l’océan.Ici, nous voyons de nos yeux "le triomphe de la faillite”.Et comme l’Irlande et la foi irlandaise existent aujourd’hui par la force de caractère des valeureux pères et mères d’autrefois, les Irlandais ont-ils été faibles?L’eussent-ils été que l’Irlande serait morte depuis longtemps.La faiblesse engendre la faiblesse et la force fait naître la force.Avec l’énergie de l’Irlande et le catholicisme florissants sur cette terre, nous pouvons nous attendre avec confiance les développements futurs de ce pays.________ Le théâtre de Monique Deux pièces en un volume; en vente dans les diverses librairies et au Devoir: un dollar l’exemplaire.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal No 16-17.De Esther Lehrer, demanderesse vs II.-C.Clairmont, défendeur.Le 26ème jour de mars 1921, à 10 heures de l’avant-midi, au domicile dudit défendeur, au no 271a, rue St-Urbain, appt.6, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-H.OOCKSTADER, H.C.S.Montréal, 17 mars 1924.PLACEMENT A 6lA% Montreal Public Service Corporation Province ue Quebec vOUR DE C1RCUI1 ' .t •treiti No 18829.Albert Marteau, demandeur, vs Albert .Suckle, défendeur.Le 2üènie jour de mars 1924, à 12 beu-: res de l’avant-midi, au domicile dudit dé-i fendeur, au 110 557, rue Maisonneuve, enf la cité de Montréal, seront vendus par au-torité de justice les biens et effets dudit defendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.A.BOURDEAU, H.C.S Montreal, 17 mars 1924.Province de Québec COUR DE CIRCUIT Umlnci ne Aio.tireal.No 4996.The Jas.Walker Hardware Co.Ltd-corps incorporé de Montréal, demanderesse, vs R.Rogers, du même lieu, défen-1 deur.Le 26ème jour de mars 1924, à 19 heu-> res de 1 avant-midi, au domicile dudit dé-f tendeur, au no 1466a, rue Chabot, en la .Montréal, seront vendus par au-; tori le de justice les biens et effets dudit defendeur saisis en cette cause, consistant en meubles de ménage, rte.Conditions: ARGENT COMPTANT.M.-J.-A.Dl-XEl.LhiS, H.C.S.Montréal, 17 mars 1924.Province de Québec COUR SUPERIEURE District de Montréal.No 3746.Louis Gurvitcli, demandeur, vs Louis Paquette, defendeur.Le 26ème jour de mars 1924, à 1(1 heu-i res de l’avant-midi, au domicile dudit dé-> fenaeur, au no 8KJ, rue Notre-Dame ouest,?en la rite de Montreal, seront vendus parî autorité de justice les biens et effets dudit détendeur saisis en cette cause, consistant! en un piano, etc.CoiidiUoM,.Awe.ENT COMPTANT.M.-T.ROBILLARD, K.C.S.Montréal, 17 mars 1924.Province de Quebec COUR DU CIRCUIT District de Montréal, No 1250.G-P.l’rénoveau, voyageur de Montréal, demandeur, vs dame Rhéa Morand, épouse séparée de biens de Armand Dunuc, | tous deux de Verdun, district de Montréal,i “A.Dubuc et cie**, défendeurs.Le 20ème jour de mars 1924, k 10 heu-fes de l’avant-midi, au domicile desdits défendeurs, au no 356, rue Christophe-C-, lomb, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et ! effets desdits défendeurs saisis en cette ’ cause, consistant en piano, gramophone, meubles de ménage, etc.Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-X.PAUZE.H.C.S .Montréal, 17 mars 1924.Province ue Queue- COUR DU CIRCUIT District de Montréal No 18893.Sidney Croysdll], demandeur, vs W.-E.Allan, défendeur.Le 26ème jour de mars 1924, à 1 heure de l’aprés-mldl, au domicile dudit défendeur, au uo 3612, rue Sherbrooke ouest, appartements Oxford, chambre 3, en la cité J de Montréal, seront vendus par autorité j de justice les biens ci effêts dudit défen- j deur saisis en cette cause, consistant enf gramophone, meubles et effets de ménage, etc.conditions: ARGENT COMPTANT.Thomas-N.PROULX, H.C.S.Montréal, 17 mars 1924.Province de Québec COUR DE CIRCUIT District de Montréal, No 3940.Ahny’s Limited, demanderesse, vs John Goldie, défendeur., , Le 26éme jour de mars 1924, à 10 heu-é res de l’avant-midi, au domicile dudit dé-® fondeur, au no 136 rue La/.urd, en la vil-S le Mont-Royal, district de Montréal, se-'f ront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause, consistant en piano, meubles : et effets de ménage, etc Conditions A KO U T COMPTANT.J.-S.LAVERY.H.C.S.Montréal, 17 mars 1924.arovtnce de Québec COUR SUPERIEUR!! District de Montréal.No 4517.Bne Modlinsky et al, demandeurs, vs Globe Investment Co.Ltd., défenderesse.Le 27ème Jour de mars 1924, à 19 heu-1 res de l’avant-midi, à la place d’affaires, de ladite défenderesse, au no 50, boulevard' St-I^mrent, en la cité de Montréal, seron" vendus par autorité de justice les biens ei effets de ladite défenderesse saisis en cette cause, consistant en moteur électrique,| machines à coudre, manteaux pour dames, étoffes à manteaux, garnitures, etc Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-S.LAVERY.H.C.S.Montréal 17 mars 1921.Blé: ! Mai .Jiiiikt .Avoine: 101 103 Midi 102 U Obligations-Or 5% — Première hypothèque (Rachetable à $105.) Dues le 1er septembre 1942 Capital et intérêt semestriel payables à Montréal et à New-York Coupures: $500 et $1000 PRIX: $84.00 pour rapporter 6y2 pour cent ta Corporation aasOsuGATioNS Municipales Mai .’10% 40% 1 Juillet .H’2 41% A CHICAGO Ouv, Midi Bk-: Mai .106r,s 105% Juillet .107’\ 107 Maïs: Mal .77t!s 77% Juillet .79's 78% Avoine: Mai .46-% 46', Juillet .44% 44% îENE OU PONT Président l6CÔTEdel«M0NJAGNE.QUÉBEC réUphont 6 93 ,î> MINI “ iiMrrda J.W.SIMARO Vica-Pritident 7 PLACE DÂRME5 MONTRÉAL Téléphone Main 1024 Votre Voyage en Europe 33 % 102 60 % i H % i LE RAPPORT DES BANQUES Ottawa, 17 — oVlcl les principaux chiffre» du rapport mensuel des banques, pour Janvier, publiés «n fin de semaine! Janvier 1924 Décembre 1923 Fonds de réserve.g 123.77S.060 $ 123,625,000 Circulation.1S«,8«S,776 180.246,82;, Dépôts k vue.516,559.111 559,838,758 Dépôts t terme.1,184,461,830 1,180,037,1;» Dépôts hors Canada.391.5835167 299,780,587 Espèce» en caisse.67,913.230 57,068,380 Bluet» du Dominion.199.987,738 194,352,(Ki Réserve centrale d’or.44,858,633 95,602,533 Prêt» k vue au Canada.107,113,700 115,527,321 Prêt* k vue bov» Canada.1K210i»,8*,,l 176,999,780 IVét» courants au Canada.99P.377.OOo 1, CHAMHONNàIS de boxe A La PALESTRE DU NATIONAL L est ce soir qu’a lieu l'ouverture du fcrand tournoi de boxe oiôu-nise par je .National pour décider des cnampioniiats amateurs ue la ville de .Vioa.réai.> A la palestre de la me Lnerrier tout est prêt pour ce grand événement.lies jÿiaum.unt etc dresses dans la salle du gymnase et ue cette iaçoti de 1,üOo a l.üou anialeuis pourront voir le spectacle.Les gradins permettent que de tous les poin.s de la salle on ait une vue parfaite de l’artne.Aucune colonne n onslrue la vi sion.Ln
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