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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 7 avril 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-04-07, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 83.MONTREAL, LUNDI, 7 AVRIL 1921 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la posU l Edition quotidienne CANADA.ft.OO ETATS-UNIS 1er UNION POSTALE.- $8.00 MONTREAL ET BANLIEUE.Édition hebdomadaire CANADA.«2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur : HENRI BOURASSA LE DEVOIR Rédaction et administration 43.RUE SAINT-VINCENT MONTREAL TÉLÉPHONE* Main 74m 8EBYICE DE NUIT : Rédaction, Main SI 21 Administration.Main SI 51 FAIS CE QUE DOIS! Pour les Acadiens Notes, réflexions et souvenirs Les Acadiens de Montréal ont tenu hier une réunion qui parait avoir obtenu un succès considérable.Ils y ont parle de la nécessité d’une organisation forte et des ditticultés auxquelles ils se heurtent dans les Provinces Maritimes.Nous n avons point à entrer dans le détail de leurs projets, mais nous voulons tout de suite leur affirmer qu'ils trouveront chez les Canadiens français qui ont le souci de leur propre survivance la plus vive, la plus ardente sympathie, et tout l’appui possible.Le groupe acadien est le plus ancien des groupes français d’Amérique; c’est indiscutablement celui qui a le plus souffert.Son histoire est un martyrologe; elle est en même temps une promesse d’espérance.Aucun effort ne saurait être tenté contre run’ de nos groupes qui dépasse en violence, en intensité, celui dont fut victime l’Acadie française et si l’Acadie est sortie vivante du terrible creuset, pourquoi ne réussirions-nous pas, partout, à tenir tète aux forces ennemies?Les Acadiens n’eussent-ils fait que résister chez eux et reconstituer après l’exil un groupe vivace qu’ils auraient droit à notre plus haute admiration et à notre profonde gratitude.Mais nous avons envers eux un autre motif de reconnaissance.Le sang acadien s’est mêlé au sang canadien-français et nous a donné quelques-unes de nos plus grandes, de nos plus nobles ligures.Au début de l'une des vigoureuses campagnes menees en la-\ eur de la minorité franco-ontarienne, c’est — on s’en souviendra — en invoquant le souvenir de ses ancêtres acadiens que le vénérable sénateur Landry commençait son discours-manifeste.J’ai l’honneur, s’écriait le vieux soldat, d’appartenir à cette noble race acadienne, qui .Les acclamations ne lui laissèrent pas le temps d’aller plus loin : la foule avait compris la promesse d’invincible ténacité que portait ce simple rappel, par le président du Sénat canadien, des modestes aïeux que rien n’avait pu briser.Et c’est un autre fils de l'Acadie, héritier d un nom aussi acadien que celui de Landry, qui, au seuil de l’Ouest, porte le drapeau de la résistance calme, tenace, infrangible.On se souviendra longtemps aussi dans l'Ontario français du discours de clôture que prononça, dans un congrès canadien-français d’Ottawa, l’archevêque — il n’était peut-être encore qu’évêque auxiliaire—de Saint-Boniface.Il était là à titre d’intéressé direct, le Donner cependant le spectacle de l'illégalité flagrante, alors qu’il est entouré de policiers, et vouloir se faire justice soi-même, s'indigner des questions, c’est, nous semble-t-il, un comble.Et Médéric a plus perdu de potes dans les assemblées de samedi et de dimanche soirs en se colletant, après avoir vanté /al dignité avec laquelle il» a reçu les I personnages officiels, que M.Du-I guette ne lui en a fail perdre.Le pire adversaire de Medéric, c'est] Médéric lui-même.Il n’a qu’une seule chance de succès, c’est que la Prosse qui a fait l'électorat qui l’a élu, et a fait sauter toutes les barrières du bon sens, est cette fois contre lui.Avoir la Presse contre soi.c'est ! d’ordinaire une garantie de succès.Heureusement pour M.Duquette qu’il n’a lias eu pour lui que ce seul journal, car en ce cas, nous ne donnerions pas cher de sa peau ce soir.LA FLEUR Propos d’Ottawa La jolie cuisine de M.Fred Cook Le comité dont il est le président est chargé de faire le triage des publications gouvernementales qui doivent être traduites — On supprime la traduction d’une foule d’ouvrages qui pourraient être utiles aux nôtres et dont les An glais bénéficient gratis — Une injustice que nos députés peuvent et doivent corriger.pour_____________ ( ( admettre que les hommes—dans le sous-sol de 1 église du Sacre-Coeur.Comme les délégués allaient se retirer, l’un des chefs de Y Association d’Education pria l'évêque de l’Ouest de dire quelques mots et de donner aux congressistes une suprême bénédiction Toutes les figures—pour la plupart, figures de travailleurs tannées par le soleil—se tournèrent vers le jeune prêtre, debout dans sa soutane violette et qui paraissait plus jeune encore que sou âge.Sans presque élever la voix, celui-ci dit simplement : Nous avons engagé la lutte pour le droit, la justice et la liberté.Sous ne la cesserons qu’au jour de la victoire, et sur les cinq cents délégués tombés à genoux, il prononça les paroles de la bénédiction.Pas un an, pas cinq ou dix ans—jusqu'au jour de la victoire! Cet engagement absolu, qui liait tout l’avenir, lormulé d’une voix si calme, avec si peu d’éclat, fit passer sur les auditeurs le frisson des grands enthousiasmes.On venait d’entendre la parole d’un chef, celle de.l’héritier de la race qui, comme le rappelait si fièrement Landry au Monument National, n'a pas voulu céder.Tout nous lie.aux Acadiens: la communauté des croyances et du sang, et c’est avec une joie profonde que nous les voyons Bloc - notes Maisonneuve faudra-t-il encore 1 » ____! groupe minoritaire et, dans les provinces en majorité anglaises, le rôle des minorités est plutôt ardu.Même si elles ne se heurtent point à une hostilité formelle et consciente, elles ont à lutter contre l’ambiance, contre l'ignorance et les préjugés.Des modalités de la résistance, les Acadiens sont juges, et nous respectons scrupuleusement leur autonomie; mais ils peuvent, encore une fois, compter sur notre profonde sympathie et sur tout l’appui dont nous sommes capables.Nous souhaitons — et c’est un voeu dont on aura plus d’une fois trouvé ici l’expression — que les deux groupes, acadien et canadien-français, se connaissent mieux, entretiennent de plus intimes relations.Le pays acadien n’a pas simplement pour nous le charme de l’histoire et l’attrait d'une terre peuplée par des hommes de notre sang, il est très beau.Pourquoi, aux vacances d’été, un plus grand nombre de Canadiens français ne riraient-ils pas visiter?Nous aimerions d’autre part que dos Acadiens vinssent ici, plus souvent, nous raconter leur histoire, dire les problèmes de 1 heure présente.Que nos sociétés nationales multiplient ces occasions de rencontre! Nous y trouverons tous, avec le plaisir des réunions de famille, le principe d’une force nouvelle.Orner HEROUX.\I.Martin, - l’appeler M.le maire, ce soir est entré au Conseil législatif à la faveur des dénonciations violentes qu’il fit en 1918 de l’annexion de Maisonneuve, au temps de sir Lo-mer Gouin.11 n’en a plus reparlé depuis; mais les électeurs mo: t-rénlais, en ces derniers temps, surtout samedi et hier, le lui ont rappelé dans ses assemblées à tel point qu’ils l’ont fort embarrassé.Nulle part il n’a osé aborder le sujet.11 s’en est tiré en disant: “Je vous en reparlerai tantôt, ce!” Mais il n’en a dit rien du tout, en somme.La colère qu'il a manifestée contre ceux qui l’ont invité avec duelqiie gouaillerie à les entretenir du sujet, ses coups de voix, scs, grands gestes, tout cola ne vaut pas une réponse.M.Martin est monté en se servant de l’affaire de Maisonneuve et Maisonneuve, maintenant, le tuera peut-être.Ce ne serait que justice, s’il eulfou-tait ce soir.11 n’est pas d’équili-Iiriste jongleur qui ne fasse une chute grave en fin de carrière.L’impôt sur le revenu A ce qu’on rapporte d’Ottawa, les recettes au fisc ne sont pas telles qu’il faille s’attendre à ce que M.Rob-b, en l’absence de M.Field- glaise du ing, annonce une coupure des im-1 littérature pots.La taxe sut le revenu, prétend la “Gazette” de ce matin, va rester ce qu’el!.' est, en dépit de .l’espérance qu’on avait de la voir .réduire quelque peu.Ni l’informa-! tion est exacte, les chefs de fa-1 milles nombreuses et les gens qui j .n’ont d’autre source de revenu que leurtravail en resteront au point où j ils sont depuis des années, ils n’au-! ront aucun soulagement de la part du fisc.Nous l’avons noté et souligné maintes fois, l’impôt sur le revenu des chefs do familles, chez nous, est établi de façon antisociale.Il importe que.dès maintenant, l’Etat en change certaines dispositions, car elles militent au vrai contre les scandes familles, aux-j quelles la dureté dos temps cherté de la vie ainsi que’ la des ventes causent déjà de foreux ennuis.L’actualité Médéric battu par Médéric r.Martin a une façon à lui de tre tes choses an poing.n’est pas probable que cela se au public.Les chances sont, effet, inégales entre l'interrup-• qui ne peut compter que sur orce seule et le candidat en pla-qui peut compter sur des ren- s, en cas de surprise, 'interruption parait être deve- une provocation.I.cs idées se liftent.Les candidats tiennent assemblées pour expliquer leur duite, pour rendre compte de •s mandats s’ils sortent de fone-!, pour prendre des engagements ers les électeurs, s'ils se présen-pour la première (ois.s ne doivent donc pas s étonner Interruptions, à condition qu'-s soient polies.On a aboli l'as-blée contradictoire à Montréal, n’est plus dans les moeurs.La leillance de police est devenue se compliquée et pour empêcher rires dans ces assemblées il fault mobiliser tout l'effectif et lais-libre champ aux apaches.’ais t'assemblée contradictoire ne se fait pins entre tes deux ersaires continue cependant, t le candidat qui est en npposi-1 avec son auditoire.Il doit retire aux questions, fournir les Ùcations vonlues et n’a pas le (t de se formaliser de ces quests.à moins qu'elles ne revêtent forme volontairement piquante franchement insultante, e candidat n'est pas contraint énir des assemblées: il peut res- ter chez lui.Aucun règlement électorat ne le contraint de quitter les chenêls et d'aller subir les gaz asphyxiants d’un tabac plus nu moins odoriférant.Mais dès lors qu'il invite.les électeurs à l’aller voir, il doit assumer les risques professionnels.L'élémentaire décence commande au candidat d'écouter les questions et d’y répondre.H doit même tâcher de pénétrer les interruptions quelquefois obscures, les démêler, y trouver une réponse claire.Tous ceux que menace l’Insuccès sont avertis par un secret instinct qui les fait tout de suite rechercher la police et recourir aux procédés d’étouffement.M.Martin ne parait i>as échapper à la règle et il serait étonnant que son sort fût autre que celui de tons les politiciens qui se son! servis du bâton de la police comme argument.Mais Médéric restera toujours Médéric.Il détiendra toujours tous les records; il exagérera toujours, aussi a-t-il.à ses dernières assemblées, donné le spectacle d'un candidat qui non seulement ne peut souffrir l'interruption, qui non seulement n’y peut répondre victorieusement, mais qui, poussé par la colère.à bout de patience et d’arguments, veut de scs propres mains punir l’interrupteur.M.Martin n'a jamais passé pour plus courageux que l’ordinaire, aussi dans ses interventions de l'autre soir n'y avait-tl rien de particulièrement crâne.Car il savait qu'ad-penant le cas où il aurait te dessous le bâton de la police qui lui est entièrement dévoué à cause de /’union pèserait lourdement dans la balance.Pas la même langue Selon une dépêche de Paris, la différence entre l’anglais et l’américain a retardé la publication du rapport de la commission Dawes sur les paiements que la France peut attendre de l’Allemagne."Fne partie des cent pages du rapport de la commission est le travail de rédacteurs américains et l’autre de rédacteurs anglais.Il en résulte une divergence légère mais accentuée, à maints endroits, dans les expressions dont se sont servis les rédacteurs.Il a fallu que les Anglais et les Américains fassent en commun la lecture de leur travail, pour le remettre au point.Gela a tenu debout les techniciens toute la nuit, en vue de la publication prochaine du texte complet.Le texte français ne subit pas de retards, car l’anglais classique et l’américain plus sans façon se traduisent de la même façon en français”,! J^oniere mande une dépêche parue dans le Mail and Empire de samedi matin.Cela prouve que lorsque les Américains reprochent aux Canadiens français de ne pas parler un Parisian French inexistant, au vrai, ils pourraient peut-être se demander si eux-mêmes parlent bien l’anglais tel qu’on le parle on Angleterre, — à Londres, par ixem-j pie.Ottawa, ô.• On reproche au gouvernement de mettre sur le marché trop do publications, de ne pas toujours choisir avec une attention assez judicieuse celles que l’on doit répandre, et enfin de ne pas toujours les faire traduire en français.Aujourd’hui pourtant le gouvernement est peu responsable de toutes cej choses puisqu’il a délégué ses pouvoirs sous ce rapport à un comité que l’on appelle “éditorial”, et qui, sous la présidence de M.Fred Cook, possède une juri diction très étendue.C’est pour cette raison qu’il est bon de signaler à nos ministres et à nos députés, pendant qu’ils sont ici à Ottawa pour la session, les faits et les gestes de ce comité, qui ne sont pas toujours louables.Nos représentants pourront ensuite intervenir pour sauvegarder nos droits que l’on viole trop souvent.D’après une compilation faite ces jours-ci, le comité "éditorial” n’aurait pas fait traduire, en 1922, toute une liste de publications gou-patien-j vernementales dont “ensemble forme un total de 49,2r»2 pages.Ces publications étaient sans doute importantes puisque les pages de-toutes les copies additionnées l’une à l’autre forment iin autre total non moins imposant de 10,1.-()()4,92l pages.L’annee 1922 n’avait pas été témoin de plus beaux résultats.On n’purnit pas fait traduire 32,363 pages de toutes sortes de publications formant un grand total de 140,309,900 pages si l’on additionne les pages de toutes les copies.Ce dernier chiffre n’est pas indifférent puisqu’il démontre qu’on a imprimé à plu sieurs exemplaires, en anglais, les livres qu’on n’a pas fait traduire en français, et que la population an-pafs* a bénéficié de la du gouvernement dans une proportion excessivement plus forte que la population française.Pour l’année 1923, la situation n’a pas changé sensiblement, Que l’on ne s’imagine pas cependant que ces centaines de publications qui n’ont pas été traduites dans notre langue n’ont aucun intérêt pour nous.Le lecteur le plus partial serait convaincu du contraire après en avoir parcouru la liste.Toutes les classes de notre province, depuis les savants jusqu'aux cultivateurs, n’ont pas eu le bénéfice d’ouvrages que les mêmes classes correspondantes des provinces anglaises ont obtenus pour rien, aux frais de la princesse nie on dit aujourd’hui.Il est possible de les mentionner car la liste en comprendrait j sieurs pages, mais il faut tout de ! même en citer quelques-uns pour donner une idée de ce que nous perdons.Voici tout d’abord pour culteur.Dans un livret pages dont 50,200 copies mises à la disposition du anglais, le gouvernement prend à contrôler ou à defruire les insectes nuisibles; dans un autre livret de 04 pages, il lui donne des conseils pratiques et éprouvés sur l’élevage du porc; dans un autre livret de 8 pages, il lui explique une simple méthode de conserver une provision de glare pour l’été; dans un livret de 10 pages, il lui parle de la pureté des grains de semences; dans une publication de*32 pages, il dit pourquoi et comment se servir du lait jet de la crème; dans une plaquette de 16 pages, il lui communique la j seicnre de ses employés sur une de vendre les oeufs, cb.Et ce que le cultivateur anglais du Dominion peut ainsi apprendre, à temps perdu, sans débourser un sou, afin d’améliorer sa position financière et de perfectionner ses méthodes de cultures, le cultivateur français, qui sait très rarement l’anglais, ne peut l’apprendre du tout parce*que le “comité et la taxe | nom- com-i niions, plu- I agri-de 20 furent public lui ap- Pas trop vite 1 A la suite du retard que le gouvernement travailliste du Royaume-Uni apporte à faire exécuter les travaux coûteux de la base navale projetée de Singapour, les loyalistes australiens se sont mis en tète d’en établir une aux frais de leur pays, et d’y couler des millions.Le vice-amiral anglais Field, de passage dans les eaux australiennes, vient de conseiller à Melbourne de ne pas aller trop vite, disant, selon un câblogramme récent qu’il “n'est pas désirable que l'Australie se lance tout de suite, vu l'abandon du projet de Singapour, dans rétablissement d'une base navale d’un coût élevé”.Nos jingos qui voulaient qxie nous nous embarquions dans cette affaire de Singapour feraient bien de réfléchir sur les paroles du vice-amiral Field.Un mot de chez nous “Il ne fait pas chaud, une bonne attisée ferait du bien," entendons-nous dire souvent, à la campagne et parmi nos gens, en terre québécoise.M.Geoffrion, dans ses Jffq zaqs autour de nos parler», déjà souvent cités ici même et dont i' devra faire un volume, dit à pro- Ipos de ce mot: "Attisée n'est pas au dictionnaire de l’Académie; ni flambée d’ailleurs, bien qu’on trouve cette locution dans la plupart des dictionnaires de la langue française.Attisée est normand.D’u-près Robin, c'est un bon feu produit par une certaine quantité de bois "ii'on ne renouvelle pas.D'après Moisy, c’est une flambée, c’est-à-dire un feu clair de menu bois.D'après Joret.Der.orde et Delboul-le, c’est la quantité de bois que l’on met ou feu.Rescherelle reproduit la définition de Delhoulle, avec l’exemple: “Il fait froid, mettoz-nous une attisée,” Attisée se dit aussi en Picardie, où il signifie, suivant Corblet: grand feu ou l'on met beaueoup de hoL.A noter qu’attisée se dit en français du bois que le brasseur met dans le fourneau, sous la chaudière, pour allumer le feu.Le terme attisée mérite d’être consen’é.Il nous est indispensable, il est bien formé, et il s'emploie ici depuis longtemps, puisque le P.Potier l’a relevé rhez nous dès 1743.''Trois attisées, a-t-ii noté, suffisent pour chauffer le four, i.e.il suffit d’y mettre trois fois du bois." 0.P.éditorial” ne publie pas ces ouvra ges en français.Ft nous ne parlons ici que des oublis le.s plus smpor-laiils; car il y a d’autres livres bleus que l’on n'a pas traduits, et qui intéresseraient une bonne partie de notre population.Les fermes expérimentales font aussi, chaque année, diverses expériences pour le bénéfice du cultivateur.lilies sont évidemment inutiles si le paysan ne connait ja mais le résultat de ces exnériences et les leçons qu’il doit en tirer.Voici un bulletin, No-2f>, quit intéresserait vivement certaines régions de Québec parce qu’on \ parle, pendant 32 pages, de la culture du tabac; en voici un autre, No-21, qui parle du sol auquel on doit confier la semence du tabac; un troisième, No-94, où l’on parle de la culture des fruits; un quatrième où l'on parle du miel.Puis dans d’autres livrets, il s’agit de la culture du lin, de la volaille, des conditions sanitaires d’un bon poulailler, de la culture des pommes, etc.Et tous ces livrets excellents, préparés avec soin, après des expériences pour lesquelles nous avons payé autant que les autres, ne sont pas disponibles pour la population française.Qn pourrait ajouter à cette liste, un petit volume de 90 pages sur le maintien de la fertilité du sol.Dans un autre domaine, voici le bureau des recherches industrie1-les et scientifiques qui public le rapport de son p rés id lent dans un volume de 100 pages lancé à trois mille exemplaires; puis un rapport de 24 pages sur les conditions de l'hygiène industrielle; un autre rapport sur .t.travail du Conseil, un pamphlet de 50 pages sur l’économie (lu combustible et le chauffage des maisons.Mais tout cela en anglais, publié à des milliers d’exemplaires, et peu accessibles aux nôtres.Dans la liste des publications du ministère de l’immigration et de la colonisation, nous trouvons un magnifique ouvrage de 80 pages, un atlas descriptif du Canada, dont on a distribue des milliers de copies; et deux autres pamphlets, l’un de 32 pages sur l’est du Canada, et l'autre sur l’ouest.Ces livres sont si importants et (element en vogue dans les milieux anglais du pays qu’on doit en éditer de nouveaux presque chaque année.Mais on n’;* pas songé encore à les traduire en français.Allons ensuite au ministère du commerrc.Nous retrouvons une brochure de 32 pages contenant sur le Canada tous les renseignements les plus importants, une histoire de l’industrie de la chaussure en 12 pages, une brochure de 08 pages sur .'élevage, une histoire de l’instruction au Canada, un rapport sur le commerce du grain, sur l'industrie laitière, sur l’industrie de la farine, et divers autres travaux d’un intérêt général pour toute la population du Dominion.Malheureusement, les nôtres ne pourront on profiter.Edités depuis jongtemps, on ne les a pas encore traduits de même qu’une histoire de la guerre qui contenait des choses intéressantes.Les ouvriers canudicns-français ne sont pas mieux traités que les cultivateurs.Le département fédéral du travail a publié, mais en anglais seulement, divers ouvrages qui les intéresseraient, comme un pamphlet de 8 pages sur l'apprentissage, un autre de 12 pages sur la législation qui régit l'inspection des manufactures, un autre de 10 pages sur le travail du département en matière d'assurance et de chômage, un gros rapport de 304 pages sur 1rs unions ouvrières, et un autre de 28 sur les heures de travail.En voilà assez pour donner une idée des publications gouvernementales que l’on ne traduit pas.Il y aurait les rapports de la cour supreme et de la cour d’échiquier, par exemple, et les Canada Law Reports, si indispensables à nos avocats, des brochures sur les pêcheries, rfes pamphlets utiles au colon et à tous ceux qui s'intéressent à nos forêts ou au rommerce du bois, des brochures utiles à tous ceux qui s’occupent (F’assurance, d’exportation, de commerce, en général, des livres d’observations faites par (les savants sur le climat, le sol de telle ou telle région, la manière de traiter certains minéraux, la composition du sol, des documents qu'il faudrait voir en toutes les moins parce qu'ils contiennent des fails sur l’immigration, sur ce que les journaux des autres pays en disent, sur les douanes, sur les finances, sur les marées, Je musée national, l'aéronautique.la santé, la milice, les mines, les postes, les soldats, les chemins de fer et canaux, les affaires étrangères.Devant l’état i .—- — - !svuut;iM> ai» uni-iis dOHC COnfolHl.lS léges surnaturels Ht ait condition- j fombre de la foi divine et surna-javJc ,la tie.s imuics et des in née par la fidélité a Dieu.*¦* v0‘:| turelle, dit le H.P.Bournival.La | m>rfuiCSi paree qu'ils ont trop toque, aveugles .par^l orgueil_ct | confiance en effet que mérite la pa- j nu •> une idée chère et à un ieige role de Dieu ne saurait jamais se {ment personnel?Et leur foi, ipù donner a la parole d’un homme : I était très réelle, bien qu’imparfai-c’est impossible.Le voudrais-je, je! te, sera-t-e!l cdonc suns mérite aux ne pourrais pas m’engager since-j yeux de Dieu?rement à avoir toujours foi à la pa- Ah! il n‘\ n d'espoir que ivour role d’un homme; car l’homme ceux qui ont cru véritablement.Or.peut toujours changer: Dieu seul que l’on ait rejeté une seule ou ci que, aveuglés poussés par l'esprit du mal, nos premiers parents cherchent ailleurs qu’en Dieu l’exaltation de leur nature et, au lieu de l’état de grâce qui ics divinisait, les voici séparés de Dieu, dieux déchus oui tristement se souviennent des cieux.Pourtant, dès cette heure, in rayon dVsptrance est donné à l'hu-mànité; le salut viendra, et une revanche éclatante sera prise sur cette première défaite.Mais quel pourra être le Sau: \uur, puisque du côté de l’offensé du ciel, le péché a un caractère d'infinité, et que l’homme, privé de la fp-âce, est impuissant à se rele-¦ ver: et que, privés de biens auxquels nous n’avions pas droit, mais que Dieu voudrait retrouver en nous puisqu’il le» avait donnés à la nature humaine, nous naissons “His de colère”, et portant la tare de famille qu’est le péché originel.Le Sauveur, ce sera Jésus-Christ, Homme et Dieu tout,ensemble; et.t comme dans In création, Dieu agira, dans la Rédemption, avec aie * libéralité si extraordinaire p des réunions de danse où tout porte à croire que l’engagement le plus sacré n’est qu’un vain mot.Suivant une telle conception dç la vie, la jeune fille n’a suscité que des attentions inutiles et passagères.Le jeune homme conclut t*- N’OUBLIEZ PAS -que pour 40 c —vous avez un BON REPAS chez PERRINO 36, Notre-Dame Est.ne change pas.Au reste, l'homme je plus digne de foi sur une quos-lion, ne cunnait pas toutes tes questions: Dieu seul les connaît toutes.Donc, il ne peut y avoir ni limite, ni restriction à la foi, quand il s’agit de la pnrole de Dieu.Croire comme il convient en 1a parole de Dieu, c’est croire tout ce qu’il dit avnnt même de savoir ce qu'il u dit; c’est croire d’avance tout ce qu'il lui plaira de révéler; et croire sans hésitation et sans même garder la liberté de douter un instant; croire non seulement de bouche, mais intérieurement aussi, par un complet aasentimeni de son esprit; croire et être convaincu de lu vérité; être convaincu ••O '¦'W* nlnsl et om» c sous (.volumes cartonnés).Livres Canadiens franco Lettres de Fadette, Sème série Lettres de Fadette, 4ème série Lettres de Fadette, Sème série (les trois séries pour 1.5ü) Campanules, vers.•.80 Perrine et Chariot., .85 Ames et paysages.80 L'huis du passé, vers.1.10 Coups de scalpel, vers.• .1.10 Henri Bazire.(édition canadienne, préface par Henri Bourassa).• .28 Brins d'herbe, par Monique.80 Selon L'Vent, par Marie La- moureux.80 Théâtre, par Monique.1.10 Coquillages, par Rév.Frère Marius.05 Gaston Chambrun, roman canadien, par J.F.Simon.28 L’Iris Bleu, roman canadien, par J.E.Larivière.28 “Tu m'as donné lo plus doux rêve”, poésies par Mme Pauline Fréchette.80 A l’Ombre des Erables, par l'abbé Camille Roy, au comptoir.1.00 par la poste.1.10 Au pays de l'Erable, contes de la Société S.J.B., franco.90 Collection la liseuse Champol: Cas de Conscience Coz, Edmond: Fatal orgeuil Lichtenberger André: La petite soeur de Trott Noël.Alexis: Paulette se marie Gréville, Henri: Jolie propriété à vendre; L’héritage de Xénie Pujo.Alice: Rose Perrir.Bordeaux, Henry: La jeune fille aux oiseaux Alciette, Pierre: Le Roman de Maddya Segonzac, Paul: Fleur de Lys Coleman, Marguerite : Petite Rose Lichtenberger, A.: Notre Minnie Schultz, Yvonne: Dzinn Prix: franco, 35 sous (volumes brochés).Pour les Enfants Historiettes, volumes cartonnés et illustrés en couleurs (Edition Marne) Au complotr: los., par poste, 2(K La Chasse de Lina, par Camille Gasté Un Témoin inattendu, par Pierre Couronneau Les F’etites Patriotes, par Félicité David La Légende du Point d’Argentan.par Jehan des Mauges Les Cloches de Pâques, par Jehan des Mauges Le Fil de la Vie, par Louis de Vaumouret Mademoiselle Je-Le-Veux, par Mika Stccg Mademoiselle Sabre-Tout, par Jean de la Gobardière.15 sous au comptoir; 20 sous par Ja poste.Jeanne ù’Arc libératrice France, 25s.franco.de la Volume cartonné de 173 pages, illustrations à profusion, papier glacé.Au comptoir: 50s.Par la poste, 60s: Nouvelles et Contes de Bêtes, par le Dr Boucher.Le Bijou des Paroissiens, cui- rette, franco.35 Petit Paroissien Romain, capitonné, franco.55 Petit Paroissien Romain, cuir avec étui, franco.55 Petit Paroissien Mignon, cuir avec étui, franco.65 Petit Paroissien Romain, cuir chagrig avec étui, franco.1.30 Bibliothèque de ma Fille Solange de Morthone, par Clément d'Othe, au comptoir.40 par la poste.45 L'Appel Souverain, par Henri Ardel, au comptoir.75 par la poste.83 André Bruyère — Le Roman de Josette, broché.85s franco; relié 81.2ô franco.En ville, broché, .75, relié, 1.15.Guy Wirta —- Le roi Jack.Memes prix que ci-dessus.Pour tout achat dè deux dollars la livraison est faite sans frais à Montréal contre recouvrement (C.O.D.) S'adresser au Service de librairie du Devoir, case postale 4020 TELEPHONE : MAIN 7460 Prière d'accompagner toute commande d'un mandat, d'un bot* postal ou d’un chèque payable au pair à Montréal Volume XV — No 80.MONTREAL, LUNDI, 7 AVRIL 1921 * CALENDRIER DEMAIN': msrdi, 8 avril 192*.Saint Dcnii, évêque.Lever du eeleil.t h.30.Coucher du eolell.6 h.33 Lever de la lune, 8 h.03.Coucher de la lune.10 h.33.Lever du eolell, 3 h.43.Coucher du eoleil, 0 h.27 ni.Lever de la lune, 4 h.41 m.Coucher de la lune, 3 h.42 ni.DERNIERE HEURE DEVOIR Toutes le* nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU MAXIMUM ET MINIMUM MAXIMUM RT MINIMUM Aujourd'hui maulmum, 38.Même date l'en dernier, 17.Minimum aujourd’hui.10.Même date l'an dernier.23.BAKOMETKE 8 h curve a.m 20.07.11 heuree a.A.21.81.I heure p.m.20.78.DES ARRESTATIONS A BOCHUM ET A ESSEN A la suite des perquisitions ordonnées par le président de la Haute commission rhénane pour la suppression d’organisations militaires secrètes nationalistes dans la Ruhr et la Rhénanie on a arrêté 61 personnes à Bochum et 14 à Essen.Dusseldorf, 7.— (S.P.A.) — On a commencé des perquisitions à la suite des mesures prises par M.Ti-rard, président de la haute commission rhénane, et par le générai De goutte pour la suppression d’organisations militaires secrètes nationalistes dans le rhénanie et la Ruhr.Elles ont déjà ou pour résultat de nombreuses arrestations et la saisie d’un grand nombre de documents prouvant, d’après les autorités françaises les nombreuses ramifications de ces activités illicites.Des perquisitions dans 241 maisons, ont eu pour résultat Cl arrestations à Bocnum seul.A Essen, on a fait 14 arrestations, et la police de sûreté a annoheé la découverte du siège d’une organisation appelée “Schlageter Kotnpa-gnie d’Essen,” nom qui lui a été donné en l’honneur du rédacteur exécuté pour acte de sabotage l’année dernière.C’est une succursale d'une plus grande organisation de l’Allemagne inoccupée appelée “Schlageter Bund”.Le nom du siège d’Esseen, a déclaré la police, a'.lit été caché jusque récemment sous la rubrique “Columbia Excursion Company.” Le rapport de la police de Dusseldorf dit que l’organisation d’Essen avait enrôlé 100 hommes, dont la plupart avait servi dans l’armée allemande, à Postdam et ailleurs.Ils n’étaient admis à faire partie de l’organisation qu’après avoir obtenu un certificat médical montrant qu’ils étaient propres au service dans la Reichswehr.La police dit aussi avoir trouve
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