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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 15 avril 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-04-15, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 90.MONTREAL, MARDI, 15 AVRIL 1924 TROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par h posts i Édition quotidienne CANADA.ETATS-UNIS KT UNION POSTALE.MONTREAL ET BANUEUE.S600 $8.00 #10.00 Édition hebdomadaire CANADA.' «2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Rédaction et administration 43, RUE SAINT-VINCENT MONTNtAk TÉLÉPHONEt Main ridé SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main 8121 Adainiatntloa, Mata 5ta Directeur : HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISI Les suites de Lausanne Encore une tempête dan s une théière — “Gazette” versus “Gazette” — Retour au bon sens La situation qui résulte, pour le Canada, du traité de Lausanne menace de s’embrouiller.Pour la mettre au net il faudrait connaître toute la correspondance échangée entre Londres et Ottawa; et Londres refuse de la laisser publier.Les impérialistes d’Angleterre et d’ici, Times en tête.Star en queue, en profitent pour foncer sur M.Mackenzie King.L’attaque est-elle justifiée?L’incident a-t-il l’importance qu’on veut lui donner?Un point acquis, personne ne le conteste, c’est que le Canada, partie au traité de Sèvres, n’a pas été invité à Lausanne, et qu’il n'a ni réclamé cet honneur, ni protesté contre son exclusion.Le reste est moins clair.Tâchons tout de même de nous y retrouver, à l’aide des déclarations de M.King: c’est tout ce que nous avons d’officiel et d’authentique.Le 27 octobre 1922, le gouvernement britannique fait savoir aux Dominions qu’ils “seront invités à signer un nouvau traité (en place du Sèvres brisé avant d’avoir servi) et tout document particulier réglant le statut international des Détroits (a new treatg and ang separate instrument regulating the status of the Straits)".1 A quoi le gouvernement canadien répond sans retard (31 octobre) qu’il ne s’objecte pas à la conclusion “d’un traité pour mettre fin à l’état de guerre en proche Orient” (to end war in the Near East), mais qu’il ne peut se lier d’avance au règlement de l'épineuse question des Détroits, ni engager la responsabilité du parlement à cet égard ou à tout autre.A quelque temps de là, Londres cherche à obtenir d’Ottawa la promesse que le traité, encore à venir, “sera soumis à l'approbation du parlement” (should be submitted to the Canadian parliament for approval).Le gouvernement canadien refuse de prendre cet engagement.11 invoque un double motif: le Canada “n’a pas exprimé le désir de traiter avec la Turquie” et “n’a pas été invité à la Conférence”.De ceci, le gouvernement ne se plaint en aucune façon; mais il en conclut que le parlement canadien a seul autorité pour décider si le Canada est lié par les engagements qui pourront être pris à Lausanne.Les autorités impériales reviennent à la charge.Elles invo- 3uent le “précédent” de Versailles et demandent au Canada ’autoriser quelqu’un à signer en son nom.A quoi Ottawa réplique qüe le “précédent” ne vaut pas: à Versailles(comme à Sèvres, à Trianon et à Saint-Germain), le Canada avait été invité.Ses représentants n’ont signé les traités qu’après avoir participé au moins pour la forme — aux négociations.Du fait que l'Angleterre n'a pas convié le Canada à Lausanne, le Canada a le droit d’en conclure que les autorités impériales ne le jugeaient pas intéressé dans l’affaire.Celle réponse est du 31 décembre 1922.Là-dessus, le gouvernement britannique tourne court et semble acquiescer à l’atttiude du Canada.Il reconnaît que les plénipotentiaires chargés de négocier le traité ont toute qualité pour le signer (the plenipotentiaries who negotiated the treaty should be the parties to sign it).2 Les choses en restent là jusqu’à ces derniers temps.Au moment de soumettre le traité à l’approbation des Chambres anglaises, le gouvernement de Londres demande à celui d’Ottawa “d’exprimer son consentement à la ratification du traité et des conventions” (concurrence in ratification of the treaty and conventions).Ottawa refuse ce “concours”.Aux motifs invoqués précédemment, il ajoute le texte très précis des résolutions votées à la dernière Conférence impériale, lesquelles stipulent que tout traité “qui impose des obligations à plus d’un pays de l’Empire doit être signé par un ou plusieurs plénipotentiaires, au nom de tous les gouvernements intéressés".Les mêmes résolutions réservent à chaque gouvernement le droit de décider si tel traité doit être soumis ou non à la ratification de son parlement.En conclusion, M.King estime que le Canada, n’étant pas partie au traité, n’a assumé aucune des obligations qui en insultent et que son gouvernement n’a aucune raison d’y adhérer ni de le faire ratifier à Ottawa.“As we did not regard the treaty as imposing obligations on Canada, we did not feel that it was necessary to submit the treaty to parliament for its approval, or in its name to signify concurrence in its ratification.” Tout cela parait juste, sensé et logique.Mais avant de conclure, M.King a ouvert la porte à une singulière équivoque.“Ayant établi notre position clairement”, dit-il, “nous avons ajouté (dans la dernière dépêche au gouvernement impérial) (jue, pour la ratification, nous ne nous objecterions pas à la ligne de conduite que le gouvernement de Sa Majesté pourrait juger bon de recommander” (with respect to ratification ive would not take exception to such course as His Majesty's government might deem advisable to recommend).Voilà qui ressemble fort à une invite au gouvernement impérial de donner le mot d’ordre final.De là, sans doute, le malentendu.Ce mouvement de recul autorisait M.Ramsay MacDonald à déclarer, comme il l’a fait, que le Canada, tout en faisant certaines réserves, avait pratiquement donné un blanc-seing à l’Angleterre.Quoi qu’il en soit, la récente déclaration de M.King, à la Chambre, devrait suffire à dissiper l’équivoque.Espérons que le premier ministre s’en tiendra là, sans s’inquiéter des hautaines réprimandes du Times ni des cris de putois du Star (de Milord Atholstan).Dans ce faux concert, il entre pour le moins autant de mesquins calculs politiques que de dévotion à l’Empire.* * * A dessein ou non, l’organe le plus autorisé du vieux conservatisme, et du vieux colonialisme, trahit lourdement cette tactique.Le 10 avril, dans un article de fond, peu aimable par ailleurs pour M.King, la Gazette admettait que le Canada n’a aucun intérêt dans les questions discutées à Lausanne; mais en même temps, elle affirmait que le traité, signé ou non par un représentant du Canada, ratifié ou non par le parlement canadien, lie le Canada comme tout autre pays britannique.En somme, concluait la Gazette, “l’incident n’est d’aucune conséquence” (the episode is of no consequence whatever).Hier, en première colonne de première page, son correspondant “spécial” d’Ottawa proclame théâtralement que “l’obstination do M.King constitue le seul obstacle sérieux à la ratification du traité et à l’établissement de la paix avec la Turquie” (the.only serions obstacle, to the ratification of the treaty and the attainment of peace with Turkey is the obstructiveness of Mr Mackenzie King).C’est la surenchère du Star qui, lui, au moins, la fait à la blague.La vérité semble être à mi-chemin entre la première opinion de la Gazette et la seconde.Pour conclure la paix avec la Turquie, l’Angleterre n’avait nullement besoin de la signature du Canada, pas plus qu’elle n’a besoin de son approbation pour mettre en vigueur le traité de paix.Là-dessus la Gazette a raison, le 10 avril, et bat la campagne, le 14.Mais pour les obligations nouvelles qui résultent de ce traité, soit en ce qui concerne les Détroits, ou a tout autre égard, il en va autrement.Les plë- 1 Cette citation et les suivantes, sauf indication contraire, sont extraites des declarations de M.King, du 2 avril.(House of Commons Debates, unrevised, p.987 et «ulv.) - Dans scs explications du 2 avril, M.Kln# avait omis de signaler cette dépêche de Londres.Il a répara cet oubli le lendemain.(Debates, unrcvised, p.1015.) nipotentiaires britanniques n’avaient aucun droit d’engager les Dominions sans leur consentement explicite; et la meilleure preuve, c’est qu’ils n’ont cessé de solliciter ce consentement.Là-dessus, la Gazette du 10 avril est en retard de soixante-quinze ans; et la Gazette du 11, tout en exagérant l’actuelle puissance d’action (ou d’inaction) du Canada, est dans le vrai.Cet acquiescement, sans lequel les Dominions restent dégagés des obligations souscrites à Lausanne, aurait pu se donner, soit en signant le traité, soit en y adhérant mfme sans l’avoir signé.(Sur ce point, M.King, peut-être parce qu’il est chauve, a un peu trop fendu les cheveux.) Mais tant qu'ils n’ont pas adhéré aux traités, les Dominions restent libres, et c’est tant mieux.Au reste, il n'y a rien de révolutionnaire dans l’attitude de M.King.Le principe qu’il invoque, en s’appuyant sur les décisions de la Conférence impériale, a été reconnu et appliqué lors de la conclusion du premier traité anglo-japonais, dont le Canada fut expressément exclu.C’est en s’inspirant du même prin-cipc que M.Doherty, M.Lapointe et sir Lomer Gouin se sont efforcés de faire reconnaître à chaque associé de la Ligue des Nations, et donc à chaque Dominion britannique, le droit 'de déterminer librement le mode et la mesure de son intervention en faveur de tout autre pays associé.Sans doute, il aurait été préférable de proclamer publiquement et dès le début que le Canada se dégageait des pourparlers de Lausanne.Au regard du droit international, c’eût été plus clair.Mais même tacite, l’abstention, aujourd’hui soulignée et motivée par les récentes déclarations de M.King, suffit du moins à régler l’aspect impérial de la question; et c’est là l’essentiel — pourvu, bien entendu, que le gouvernement maintienne les positions prises.A cet égard, l’incident, sans avoir l'importance que lui attribuent le Times, le Star et la Gazette (du 14), n’est pas aussi insignifiant que l’affirmait la Gazette (du 10).C’est une évolution dans le bon sens, un retour au sens commun.Henri BOURASSA La session d*Ottawa M.Drayton s’efforce d’aplatir le surplus de M.Bobb Il prétend que ce surplus est en réalité un déficit — Les libéraux ont fait comme les conservateui's: ils ont volontairement omis une partie de leur passif — Les députés agraires sont contents — M.Stewart, ministre de l’intérieur, annonce que c’est la fin de la politique protectionniste — Exemption pour les pères de famille et les époux en communauté de biens.!dans la fabrication des instruments agricoles ou autres.Tes matières premières passent, dit-il.par les mains d’autres industries canadiennes avant d’arriver au fabricant d’instruments aratoires.C’est donc nuire à ces industries, peut-être en ruiner quelques-unes.C’est transférer du Canada aux Etats-Unis l’achat de plusieurs produits et nuire d’une autre manière à notre activité nationale.La compensation ne vaut donc pas beaucoup.Enfin M.Drayton croit que la réduction de la taxe des ventes sera effective, mais que même réduite, cette taxe amènera autant d’argent au trésor que lorsque les liberaux ont pris le pouvoir.LE GLAS DE LA PHOTECTIOX M.Stewart, ministre de l’intérieur, ne chante pas, naturellement, la même chanson que M.Drayton, et il exprime son idée avec plus de chaleur et de vivacité que d’habitude.Le budget actuel, dit-il, est le glas de la politique protectionniste au pays.Pour sa part, il ne désire pas abolir entièrement le tarif, mais il sait que la protection a pesé lourdement sur les épaules de la petite nation canadienne et l’a chargée d’un faix très lourd.Les mesures budgétaires ne seront pas d’un grand secours à une section seulement de notre pays, mais à la grande majorité de notre population et anx industries essentielles du pays.En même temps, elles ne nuiront à personne.M.Stewart fait ensuite l’histoire de la protection.Adoptée en 1878, elle aurait conduit le pays à la ruine vers si les libéraux n’é- taient pas alors intervenus avec une politique libre-échangiste qui a amené la prospérité.L’ouest ne se-pas seul à profiter du nouveau budget.L’effet s’en fera sentir dans tout le Canada.H diminuera le fardeau mie rfos agriculteurs ont à porter.Il ne s’applique pas à une (Suite à 'a deuxieme page.) L’actualité (Par Léo-Paul DESROSIERS) Ottawa, le 14.— C'est un supplice lorsque ce n’est pas un amusement que d’entendre parler M.Drayton, l’ex-ministre des finances.11 roule ses mots comme des cailloux, il fait des mimes, il a des gestes comme d’un enfant nouveau-né qui s’amuse après un bon repas, des tons déclamatoires, des volte-faces, des poses tragiques, toute une mimique enfin qu’il faut voir pour l’imaginer.Le fond est souvent meilleur que le débit, cependant, et si celui-ci fait rire de l'autre, on ferait mieux tout de même de ne pas le dédaigner.Aujourd’hui M.Drayton a présenté le plan général d’attaque que les conservateurs vont lancer contre le budget de M.Robb.Ses collègues pourront délayer ses arguments, les présenter mieux, sous une forme ’dus attrayante, mais ils n’y ajouteront pas beaucoup.C’est pourquoi il faut insister un peu pour que le public tente de se mettre au courant de la cause.Tout d’abord, le fameux surplus du gouvernement a subi, comme un ballon, les piqûres d’épingle de la critique.M.Drayton est abasourdi d’un déficit de $31,000.000, l’an passé, changé en surplus de trente millions, cette année.Le ministre intérimaire des finances est arrivé à ce résultat en n’inscrivant pas dans ses livres une somme de $50,-000,000 dont nos chemins ont déjà absorbé $35,000,000, et qui n'est plus représenté dans notre actif par rien, ni nouveau matériel, ni nouvelles voies, ni rien.M.Robb comme l’a laissé prévoir une de ses questions, plaidera que les conservateurs faisaient la même chose en leur temps.Puis l'ex-ministre des finances affirme que le gouvernement n’a pas fait d’économies réelles pour plus de $3,000,000.Toutes les autres diminutions de dépenses se seraient effectuées d'clles-mémes, sans l’intervention du gouvernement, naturellement, comme les diminutions de dépenses de guerre, les pensions, etc.UNE BOUCHEE ICI, UNE BOUCHEE LA C’est ensuite les réductions tarifaires, une bouchée ici.une bou chée là, sans principe général.Ces réductions, dit-il, ne profiteront à personne, car des officiers du département des douanes ont calculé qu’elles ne diminueraient pas les revenus pendant la prochaine année, d'une somiui- supérieure à $750,000.Les agriculteurs n’auront qu’un pourcentage de cette somme, l’ouest qu’un autre pourcentage, de sorte que chaque consommateur individuellement n’en retirera aucun bénéfice appréciable.D’ailleurs l’ouest surtout n’en peut retirer aucun avantage, car la mauvaise situation qui existe là-bas est due au pouvoir d’achat trop diminué des pays européens, et au tarif prohibitif que les Etats-Unis ont imposé contre une partie de nos produits.Les réductions tarifaires ne sont pas un remède à ces maux.Mais, en même temps, elles constituent un danger immense pour l’industriel canadien.Ce danger I provient de l’absence de principe fiscal du gouvernement.Il réduit un droit ici et là pour plaire à des amis, à des groupes, à des classes, et surtout pour s’assurer un avantage politique et parlementaire et pour rester au pouvoir.Il n’a pasi de politique.II promet la stabili-i té une année, et l’année suivante il1 Tôlomanie baisse quand même le tarif.Alors l’inquiétude règne dans le monde de l’industrie et du commerce, car nos hommes d’affaires sont à se demander aujourd'hui qui paiera l’an prochainuA* «rix de l’alliance libérale-progremste, cette alliance dont on ne sait pas qui va manger l’autre, mais dont on sait que le mangé sera dur à digérer.Alors nous avons l’arrêt du progrès industriel, la crainte du capital étranger qui n’osera s’aventurer chez nous, l’inquiétude dans le monde1 des affaires.UNE INDUSTRIE RUINEE Comme résultats précis nous aurons l’industrie des instruments aratoires exposée à la compétition des Américains.Les Etats-Unis ont exporté chez nous, durant la dernière année, pour $13,000,000 de ces produits.Nous sommes leur meilleur marché.La production canadienne est descendue dans le même temps de $38,000,000 à $18,-000,000.Alors les libéraux auront cette gloire d'avoir détruit cette grande industrie canadienne pour nous rendre tributaires des Etats Unis.La moitié des ouvriers qui travaillaient dans cette industrie chôment ou sont rendus aux Etats-Unis.Comme Ontario est la pro-vince-mère de cette industrie, le cabinet sait qu’en la détruisant il ne se fait aucun tort politique puisqu’il est condamné d’avance dans cette province.11 y a pourtant des fabriques dans Québec.M.Drayton en lit une longue liste.II fait ensuite un appel aux députés québecquois.Croient-ils encore au tarif Laurier-Fielding?Veulent-ils arrêter l’émigration alarmante de leurs compatriotes vers les Etats-Unis?Ont-ils à coeur le développement indtis-j trie! de leur province?Alors, ils n'ont nu’à voter contre le budget.! De plus, le gouvernement n’a pas pris les moyens de protéger l’industrie du zinc, celle des vitres, celle des lainages, celle des chaussures.Il les laisse dépérir et mou-j rir, étranglées à mort qu’elles sont déjà par la concurrence aim rirai-j ne et européenne favorisée pur la dépréciation des monnaies.li ne fait pas un geste pour les protéger.MENACE D’EXODE Le malaise de ce monde commercial est augmenté parce qu’on ignore ce que l’ouest exigera pour donner son appui, et qu’on sait e cabinet dispose d'avance à l’accorder pour rester au pouvoir.Alors nos Canadiens iront rejoindre les 182.000 de leurs compatriotes qui sont partis l'anuée dernière.Nous verrons s’enfler indéfiniment notre émigration.Nous verrons aug menter les importations américaines et diminuer notre liste de paie.Nous verrons notre tarif diminuer toujours, dans le même temps que les États-Unis augmenteront le leur, car tmite baisse chez nous est une invite pour nos voisins à augmenter le leur.C’est une trahison des intérêts de la nation.C’est une diminution de la capaei-té de rendement en taxes de notre peuple, du pouvoir d'achat dtil pays, de notre liste de pale.Et tout ce résultat sans aucune compensation, car ce n’est pas les $750,000 épargnés aux consommateurs en droits de douanes qui pèsent quelque chose en face de ces résultats immenses.Et les fermiers sentiront le poids de ces désastres, car leur prospérité est liée à la prospérité de notre industrie.M.Drovton parle aussi de l’cnlè-vctnenl des droits de douanes sur, les matières premières qui entrenti Je ne comprends pas les architectes.Je viens de téléphoner à l'un d'entre^ eux, qui passe, pour avoir un pont sûr, acquis après une lon-yue fréquentation des musées européens et une étude sur place îles chefs-d'oeuvre de l’architecture du vieux monde.Je lui ai demandé : La tôle ou le cuivre — la coppe, comme on dit en canayen — substitués à la pierre sont-ils permis en saine architecture?Il m’a répondu: Tout ce qui est du faux, du chiqué, est banni.L'hôtel de ville est construit sous la direction d’une commission d’architectes compétents.On est en train, à l’heure actuelle, de finir le clocheton qui domine l’hôtel de ville et se termine lui-même par un suppositoire impressionnant.Tôle ou coppe à partir de la toiture jusqu’au sommet; imitation de pierre, faux, chiqué, simulacre, contrefaçon, horreur.' Quelle excuse?L’économie! D’abord nous unions de l’argent.Montréal pouvait se payer le luxe d’un hôtel de ville convenable.Et ensuite est-il plus atroce gaspillage que la laideur?Mieux valait point de tour du tout que ce furoncle fiché d’un suppositoire.Et puis soupe: aux conséquences.L’exemple, l’exemple contagieux.La colonnade du Louvre fut copiée, contrefaite, caricaturée pendant des générations, à Paris et ailleurs.Désormais tous nos édifices montréalais de quelque prétention porteront an sommet ce suppositoire de coppc, des colonnettes de fausse pierre.Non, je ne comprends plus tes architectes.Et je ne suis pas loin de partager l’opinion de Médéric (lui aussi il a contribué à enlaidit ihô-lel de ville) gui disait qu’un bon constructeur - entrepreneur valait bien un bon architecte.SPECTATOR.Comment former l'exécutif Le scrutin secret a clé institué pour faire échec à la corruption.Au conseil municipal, on tiendra demain une élection.Il s’agit de choisir les membres de l'exécutif.Ceux-ci, une fois élus, tiennent tout le pouvoir entre leurs mains, prennent toutes les initiatives, nomment les employés municipaux, ox-ercr*« ce qu’on est convenu d'appel'#* le patronage.Un peuvent assurer l’élection d’un érhevin ou l'empêcher.Us peuvent l'empêcher.Us peuvent gaver un quartier ou l’affamer.Pourquoi les élit-on au scrutin ouvert?Pourquoi ne pas mettre ceux qui votent pour eux, comme ceux qui votent contre eux, à l’abri de la corruption ou des représailles?D’ailleurs il n'y a pas urgence à nommer l’exécutif dès demain.Mieux vaut procéder avec lenteur et procéder bien.Qui figurera dans ce corps?Quels titres invoqueront ceux qui en feront partie?Que se proposent-ils de faire?Déclareront-ils leurs intentions?Ee conseil ne vote qu’une fois, puis il abdique le pouvoir pour deux ans.Il s’agit de bien voter.LD.LE CABINET ALLEMAND ACCEPTE LE RAPPORT DES EXPERTS Il s’en servira comme base des négociations prochaines sur les réparations — Les pourparlers s’ouvriraient après les vacances de Pâques La lutte électorale en Afrique-Sud bat son plein — Les femmes se sont mises de la partie.BERLIN, 15 (S.P.A.).— Le cabinet allemand a décidé d’accepter U* rapport des experts comme base de négociations concernant les réparations.11 a décidé d’en informer immédiatement la commission dt réparations.Cette décision a été prise à la suite de la conférence qui eut lieu hier entre le gouvernement central et les premiers ministres des divers Etats allemands.DE BOUCHE A BOUCHE Le gouvernement allemand a chargé le Dr Fisher de la commission allemande des obligations de guerre à Paris d’aviser la commission do reparations que l’Allemagne est prête à entrer en négociations en prenant pour base le rapport des experts.On ne fait aucune suggestion concernant la manière dont les pourparlers seront conduits, mais on laisse entendre que cela sera discute oralement après les vacances de Pâques.CRITIQUE D’UN ECONOMISTE ALLEMAND PARIS, 15 (S.P.A.).— Dans une lettre adressée au Journal des Débats, l’éminent économiste allemand Arnold Rechberg a critiqué les conclusions des experts financiers.Il considère l’idée d’émettre des obligations garanties par les chemins de fer allemands comme illusoire, car des obligations dont la bonification ultérieure des dividendes ne serait pas absolument assurée auraient peu de chance do trouver preneurs.Il suggère que la France.l’Angleterre, ou ce qui serait préférable, les Etats-Unis garantissent l’émission de ces obligations, ou encore que l’Angleterre les achète et clic deviendra financièrement proéminente dans toutes les combinaisons internationales futures où l’Allemagne serait en cause.LE TARIF McKENNA LONDRES, 15 (S.P.A.).— Une grande agitation est résultée dans les cercles industriels des rumeurs voulant que Philip Snowden, le chancelier de l’échiquier, abolisse les droits d’entrée, d’après le tarif McKenna, sur les automobiles, les bicyclettes, les instruments de musique, les horloges et les films cinématographiques.La rumeur n’a pu être confirmée, mais Godfrey Cheesman, secrétaire de l’union nationale des manufacturiers, a dit que le gouvernement ayant décidé de détruire la seconde partie des garanties accordées à l’industrie, les manufacturiers s'attendent de voir disparaître le tarif McKenna.LA LUTTE ELECTORALE EN AFRIQUE-SUD Le Cap, Afrique-Sud, 13 (S.P.A ).Le pays est maintenant couvert de propagande électorale et la lutte est commencée un peu partout.Une assemblée du parti nationaliste-travailliste a été tenue à Johannes burg, samedi, et l’on a déjà pu constater Jndifférewr entre les typbtUvns émises par les chefs des deux partis qui se sont unis pour renverser le ! gouvernement Smuts.Les associations politiques féminines ont déclaré qu’elles feraient la lutte à tous ceux qui se sont prononcés contre la deuxième lecture du projet de loi sur le suffrage.Le vote féminin serait par conséquent plutôt défavorable aux nationalistes, malgré que quelques membres du sud africain subiraient aussi les effets de cette campagne.parti CES EMIGRES RUSSES ' GENEVE, 15 (S.P.A.).— A la Ligue des nations on a découvert qu’environ 00,000 émigrés russes, dont environ dix pour cent sont des femmes et des enfants, sont disséminés sur le territoire chinois sanv argent, n’ayant pas suffisamment d’habits et étant dans des conditions hygiéniques déplorables.Immédiatement deux suggestions ont été faites pour y remédier: le rapatriement, si le gouvernement soviétique veut s’engager a protéger ces personnes à leur retour, et une nouvelle émigration, pour ceux d’entre ces réfugiés qui ne consentiraient pas à retourner dan- leur patrie, vers les pays qui ont besoin de travailleurs de race blanche.I.a Ligue des nations a l’intention d'entrer immédiatement en com imunications avec les gouvernements intéressés à ce sujet.I.A TERRE A TREMBLE HIER \ ICIORIA, C.-B., 15 (S.P.C.L A 8 heures 30 lundi matin, de violentes secousses sismiques qui ont duré quatre heures ont été enregistrées ici.D’après les météorologistes, le centre du tremblement de j terre serait à 1,500 milles d'ici, probablement près de la péninsule de : I Alaska.Ces secousses furent parmi |cs plus fortes enregistrées depuis j plusieurs années.On rapporte que ce tremblement de terre a aussi été enregistre a Londres, à Dublin et à Rome.Bloc-notes Bon ou mauvais Selon des informations de presse, plusieurs libéraux, — cinq ou six, — qui seraient mécontents des propositions tarifaires de M.Robb.| auraient décidé de s’abstenir de voter cette fois-ci en faveur du gou-vernement, quand l'heure en sera venue.Un aurait cru que les ministériels à qui ces remaniements de tarif déplaisent auraient le courage de donner carrément leur vote contre les résolutions dont M.Robb a saisi les Communes.Mais peut-être se disent-ils, comme cet ancien député qui, ayant parlé contre une mesure de son gouverne-nement, votait en faveur de cette ! même mesure, un peu plus tard: "•Mon opinion est à moi, mon vote appartient à mon parti”, ajoutant: "Quand je ne puis le lui donner, ; je ne dois cependant pas le passer a un autre”.Si ces députés ont le courage de dire leur opinion, ils j devraient voter tout net contre les /propositions de M.Robb, s’ils les j estiment mauvaises, ou pour le gouvernement, s’ils les croient lionnes.S’abstenir serait une piteuse politique, dénoterait un manque de courage moral.Beau don.Un industriel d’origine belge, ou hollandaise, qui a fait une fortune à exploiter les forêts de la province de Québec, vient de donner, à ce que «apportent les dépêches, une somme d’un million de dollars ; pour la construction de logements !as.Les libéraux de souscriptions de S 1,000 et de ut que les adversaires reurs possinies ue la poste, que tous, l hn réponse à une question qu’on ?nt pas au budget lui-; en tous les cas, sont invités par les ; lui posait, le P.Recteur ajouta* que les industriels crai-1 journaux, tous sont bienvenus et “J’ai déjà dit que le pensionnat t’avenir, parce qu’ils qu’il n’y a nulle part de mauvaise que nous allons bâtir à la Côte-des-.dangereuse la tendan-: volonté.Neiges devant conter qenv minînnc ne sont pas extrémistes et ils sont $500.Le R.P.Recteur en cite deux, aussi patriotes que ceux qui les ont cm particulier, oui lui ont été don-An définit le canital iT,réeé - Lq Je p.Lalande, de tout son dé-1 cer les travaux.vouement et pour attiser l’ardeur “Ce n’est pa: Vm VV|||lv de tous ses camarades et les félici- kJlJlL/kJI vril j ter sur le travail accompli jusqu’ici.a tir A ' ^*a t'lass(' de M.David est une de 111 I A W A cell?s dont le travail s’est le plus » * ix ff X» ! rapidement et généreusement ac- ________ j corn pli.; Le R.P.Recteur convoque, pour (Suite de la 1ère page) ; lundi prochain, à 8 heures du soir, seule industrie.Il nous prépare une ; ^ ère de progrès en augmentant le m,.ri i ’ ou voir d’achat du consommateur."Conner , c(fC0TnIse"r,f poi En re appel à ceux qui ont accumulé ! télégrammes de félicitations de tous t 1 ., donner le hanm.ef .le.capitaux, cVfl-Mi» A l'épnr.cites, c, il espère annoncer blMrtJ.; ^ ftrS?.gne populaire.Cet nppd est fait ; des choses nouvelles sur le sujet de cj(.ns aux invités et anv cnocerin l’émission d’actions et d’obji-1 l’embargo sur notre bétail qui don-ic,ens’ aux inv,tes et aux souscrip- par rémission d’actions et d’obligations.L’obligation est un prêt accordé à une institution qui, enjveurs.retour, garantit la bonification d’un intérêt déterminé et le rembourse- ; ment du principal à une date fixée, soit par les biens qu’elle possède si c’est une industrie, soit par la rentrée des impôts qu’ils anticipent, si ce sont des corps oublies.Les capitaux avancés à l’Etat ou aux municipalités, quoique ayant leur raison d’être et étant nécessaires à la société, ne servent pas toujours ni directement à une reproduction immédiate.Au contraire l’obligation industrielle et l’action ne sont émises que dans ce but, si irnportan tau point de vue économique, surtout pour une jeune nation qui n’a pas encore atteint son plein développement.Aussi le conférencier conseille-t-ll de laisser aux gros financiers, aux Amèri-e dns, par exemple le soin de fournir à nos corps publics les c .pi-taux dont ils ont besoin, et de concentrer nos efforts pour nous empa-ses de l’industrie reproductive qui nasse aux mains de l’étranger.Les Français — et nous — avons un tempérament d’obligataires; les Alle- l’embargo sur notre bétail qui neront satisfaction à tous nos éle- ,, Pas le collège Sainte- Mane qui a vendu le terrain acquis récemment par l’Université de Montreal, c’est la Province des Jésuites du Canada : une administration distincte de celle du collège.Il ne s agit pas non plus de vendre la propriété de la rue Bleurv pour payer le nouveau collège.Tout le monde sait assez combien il restera utile comme externat, tandis que les pensionnaires monteront là-, ut, (b*ns I ajr pur et le silence de la montagne.” Puis chacun organise son travail de la semaine, et l’on se dit “au levmr .a lundi prochain.M.J .-F.JOHNSTON M.J.-F.Johnston, le questeur des progressistes, parle ensuite le premier pour son parti.Il est satisfait de la réduction de la dette, de la diminution des taxes et de celle des dépenses.11 s’amuse aux dépens de M.Meighen pour avoir prophétisé, à Windsor, quelques fours avant le budget, qu’il n’v aurait pas de réduction de tarif sur les instruments aratoires.Puis il demande instamment la construction du chemin de fer de la Baie d’Hudson, même si elle n’avait pour ‘ffet que de raffermir le moral des fermiers de l’ouest.D’ailleurs cette partie du pavs ne veut plus du tarif.Tous les changements qu'on y fera devront être dans le sens de la baisse.La politique actuelle aurait dû être adoptée, il v a 50 ans.“Le gouvernement doit aller de l’avant jusqu’au jour où l’élément (a) des corporations canadicn-; nés achetant de corporations au-delà des prix raisonnables; , (b) les corporations canadiennes vendant à des compagnies mères ou subsidiaires a moins qu’au prix raisonnable; jnands en ont un d'actionnaires, c’est ce oui a fait le succès rapide et mafnué de ees derniers.Le conférencier ne conseille pas les spéculations hasardeuses et stériles .ai point de vue économique.II eomnrend la nécessité de la bourse comme marché des valeurs; mais les titres n’v frosanl que changer de propriétaires il n’en résulte p*icu-”e reproduction de richesses.D’où l’imnortance à la fois économique et finnncère du marché en bourse.tri l’on émet de nouveaux titres et les sommes reçues en re-tom- augmenteront le capital de la nation.000.1! faudra annuellement $90,000 pour Je fonctionnement de ce poste dont la direction a été confié à M.y Nwtft.Le ministre a refusé , ^e Ininistère des impressions pu- te) des personnes non residentes bliques a vendu au cours de l’an-produisant des marchandises au née 723 tonnes de papier de rebut accumulé dans les différents départements de l’Etat pour la somme totale de $26,558.La commission royale d’enquête sur le bois< de pulpe n’est pas encore prête à faire connaître son rapport sur ses entrevues à Québec avec les ingénieurs forestiers.M.H.-H.Stevens avait demandé la production des documents relatifs à cette enquête et M.Robb a répondu que pour le moment les documents de la commission sont confidentiels.On attend le consentement du gouvernement de Québec pour en faire la publication.Pour le moment rien ne peut être divulgué.En réponse à une question de M.Leader.M.Ernest Lapointe dit qu’-de Tim- j en 1919 il y avait au pays 280 juges assurer i 1 a été recommandé par turier élevait ses prix au Canada, j NL Savard, député.Le bureau de grâce au tarif, pour vendre moins ! poste est situé dans la résidence ta cher chez les nations voisines.Ce- ! de M.Etienne Parent.La commis- pendant, tout satisfait qu’il est au- sion du service civil a annoncé la Fond de Rachat des banques à cet- - ___ fourd’hui des réductions de M.j position.Sept demandes ont été re- ‘ " position pour augmenter leurs res- Robb.il va en demander d’autres, çues et Mlle Blanche Laberge a été sources.S’il s’agit d’un montant i de même que des diminutions de nommée peu considérable -— * ’ ment $179,186.M.Chaplin apprend du ministre des postes qu’il y avait en mars 1923, 811 fonctionnaires au bureau de poste de Montréal sans compter les facteurs.Les revenus de ce bureau de poste se chiffrent à $3,680,-396 et les fonctionnaires ci-haut C U N A R D ANCHOR ANCHOR-DONALDSON LES PLUS GROS NAVIRES A CABINES DU SERVICE DU 8T-LAURENT (y comprit transport de Montréal par chemin de fer) Qoébec • Quee«*town ;ni Puis il s'attaque aux questions sacr'’r a’lx affaires du gouverne-; et $35,583 en droits politiques actuelles.L’industrie i c0,lime c’est l’habitude, s’est enricJiic grâce à une forte Léo-Paul DESROSIERS.M.Jacques Bureau, répondant à M.tobin, a donné les renseignements suivants sur les importations américaines au Canada.En 1923 nous avons importé pour $9(1 087 de chaussures et perçu $22.517 en droits de douanes.L’an dernier (U u dé plus la somme de ,*170.14 ; et de f ,r deux voyages aux Etats-Unis,.que possible afin d éviter des incon-! quelques-uns en Canada, et un en vénients.Europe.Pour plus amples informations au j.A ,1; | sujet du service J'“ * “ — des trains, retc- 2roteçtioiL Mais les libéraux veu- Affaires courantes tc de i ailio-télégraphie ¦ .les profits faits par du C.N.R., à Ottawa, a coûté 000,001) est connu du gouvernement qui répond que ce chiffre contient! toutes les obligations canadiennes i avec en plus celles du Canadien-N'n-tional.La dette nette du Canada le 31 mars dernier était $2.423,307,759.M.Charters a appris du ministre! des Chemins de 1er que l’installa- LE CIGARE ^Oiffémür s mathématiques et les sciences physiques doivent y occuper une place, parce qu’elles mettent en mouvement et perfection- i" , nent une importante mécanique cê-réiirale, parce qu’elles fournissent des connaissances universellement nécessaires.Mais le but des éludes classiques n’est pas de préparer un chimiste, ni un ingénieur, il est de développer toutes les facultés, de les conduire au point où la spécialisation devient possible.Et cette culture générale, suivant l’expression consacrée, ce sont les lettres d’abord qui la donneront, à l’enfant, elles apprennent les secrets de la forme, le sens des mots et leur agencement dans la phrase.Gymnastique intellectuelle appropriée à des forces naissantes.Puis l’effort des poètes, des moralistes et_ des orateurs s’applique chez le jeune homme à une matière plus humaine en modelant son goût, son imagination, son coeur, son jugement.U ne suffit pas de pouvoir apprécier la valeur des nombres aux contours rigides, il y a celle plus subtile, plus précieuse des idées.” Enfin, M.Dupuy a parlé longuement de l’enseignement supérieur que donnent nos deux universités françaises de Laval et de Montréal!.En terminant, M.Dupuy rend hommage au clergé canadien a qui nous ne saurions être assez reconnaissant pour le dévouement qu il a toujours apporté en matière d'instruction publique.Il parle aussi des subventions aux collèges et des bourses d’études pour les étudiants canadiens en France.On choisit de vrais Canadiens Washington, 15.loi d'immigration (S.P.C.l -américaine La ne s’applique pas au Canada quant au nombre d’immigrants.^ Elle exige simplement que tout Canadien qui veut émigrer aux Etats-Unis doit avoir demeuré dix ans au Canada.Le but de la loi est d’empêcher l’immigration européenne par voie du Canada, et non pas d’empêcher l’entrée des véritables Canadiens.D’autre part le sénateur Willis, dé l’Ohio, veut pour couper radicalement le mal fixer le quota d’immigrants canadiens à treize raille par année, et il a présenté un amendement en re sens.__ Sur le pont Taschereau Québec, 15., (S.P.C.) — La circulation normale sera inaugurée sur le pont Taschereau l’un des deux ponts de THe Perrot, lundi prochain.Ce pont a été terminé l’automne dernier et réunit Dorion à l'He, et complète les grandes artères de circulation de Montréal à Toronto et de Montréal à Ottawa.Une barrière de péage sera installée du côté de Dorion et commencera ses opérations dès l'ouverture de la circulation.Le péage n’a pas été perçu durant l’hiver dernier, mais le sera dorénavant.Les taux sont semblables à ceux du pont Victoria: $0.25 par auto, et cinq sous par occupant et $0.25 pour huit occupants.Le prix pour les autres voitures variera de quinze à vingt sous, sauf pour les camions automobiles et les autobus dont le prix de passage sera fixé d’après la pesanteur.tonifie les yeoi et en enraye le* malaiae* et maladie*.Employé au début par enfanta ^ ou adulte* aonffrant d'yeax AgngSj^ larmoyant», affaibli», enfiam- mé», ulcérenx; il renforcit U vue.Comprend un tonique et un onaruent.Se vend 11.OS la boîte EN VENTE CHEZ TOUS «i.PMARMStllHS ANÏIKOR-LAURENCE Enlève -promptementtu (wsiïmfsrDimuoNS.SUR,EFflCACE,SANS DOULEUR- EN VENTE RW0UT?5luu de 60 livres, la imc 9s.bum,.uueal d 5 Ibs, la ilvre.13s.la il de 2M» Ibs, la livre .14s.eau d 5 Ibs, la livre.10s.SAINDOUX miette.15s.seau., •.• •• 16s.POMMES DE TERRE Les pommes de terre de Montreal font $1.30 par 80 livres au gros.Les pommes de terre d’en bas de Québec font $1.30 et $1.40 par 80 livres au gros.Au wagon les prix 'tent de $1.15 à $1.20 par 90 livres.______ Une émission de la Saskatchewan Toronto, 15 — Une émission de $2,000.000 d’obligations, 20 ans, 5 nour rent, de la province de la Saskatchewan, a été adjugée au prix de 95.879 à un syndical composé de la Dominion Securities Corporation.de Wood, Gundy and Co., de A.-E.Ames and Co.Ces obligations sont payables à Régina, Winnipeg, Toronto et Montréal.Le coût de l'emprunt à la province est de 5.34 pour cent.Les obligataires de la Saguenay Après l’assemblée des porteurs d’obligations 6 1-2 pour cent de la Compagnie de Pulpe et de Pou voirs d’Eau du Saguenay, hier après-midi, le comité de protection permanent s'est donné pour président M.J.-F.Boulais et pour secrétaire M.Olivar Asselin, tous deux de la maison Versailles-Vidri-caire-Boulais (Limitée).Tn sous-comité de trois membres, composé de MM.J.-F.Boulais, de la maison Versailles-Vidricaire-Boulais (Limitée): V.-S.McNichols, de la maison L.-G.Beaubien, (Limitée), et J.-H.Boisvert, de la Provincial Securities Limtcd, a été chargé de recevoir et d’étudier les propositions d'achat ou de réorganisation qui seraient soumises aux obligataires.Ce sous-comité, avant de prendre aucune décision, devra en référer au comité des neuf.Nouvelle baisse du prix du sucre Le marché local du sucre était à la baisse hier.Les raffineurs locaux ont annoncé une nouvelle baisse de 20 sous le quintal pour toutes les qualités de sucre.Depuis le 9 février les baisses successives se totalisent à 90 sous par quintal; comparativement à l’an dernier, les prix sont moindres de $1 par quintal.Le sucre granulé type se vend maintenant $10.50 le quintal en sac.EM P RU NT DLWIOUVERN EMEN T DU CANADA Date, 15 avril 1924 Echéance Prix Rendement 1 déc.1925 100.85 4.55 1 oct.1931 101.25 4.81 1 mars 1937 102.60 4.73 1 déc.1927 102.65 4.77 t nov.1933 105.00 4.87 1 déc.1937 107.15 4.79 1 nov.1924 100,50 4.73 1 nov.1934 102.75 5.16 1 nov.1927 101.60 5.06 t nov.1932 102.50 5.14 15 oct.1928 100.25 4.94 15 oct.1943 100.15 4.99 LA MATINÉE A LA BOURSE La visite de lord Rothermere Québec, 15, (D.N.C.) — La visite prochaine de lord Rothermere laisse croire que le capital anglais tentera d’acquérir les propriétés de la Saguenay Pulp Co.On affirme aussi que cette visite a trait aux travaux de construction d’une usine près de Sillery.Cette usine serait construite par la Gulf Pulp .Montreal Power, 953 de 150 à Ï49M à 151%.Price Bros., 25 5 41.Spanish Hiver, 330 de 90 à 98.Spanish Hiver Prf., 523 de 1036% à 107%.Shawiuigun 175 de 1251 à 125.St.Lawrence Flour, 30 à 67.Canada Car, 100 à 43.S.C.Power, 18 à 59.Toronto Ry., 40 à 81’-.De II h.a.m., à 12 (niidil.Steel of Canada, 105 de 71’4 à 71.National Breweries, 10 à 49.Abitibi P.and P.1X5 0 36%.Bell Telephone, 8 à 126.Brit.Lmp.Steel 1ère prf., 10 k 37.Dominion Xeon, Prf., 20 à 36%.Dominion Steel Prf., 20 a 49.Brompton P.and P., 125 de 35-7a à %, (ioodwln, 5 à 33, Goodwin Prf., 12 à 93.Cons.Smelting, 200 de 34% à 35.Montreal Tramways, 5 à 150.Canada Steamship Prf.50 à 50.Laurentide Co.200 à 86%.Montreal Power, 140 de loi’., à 151, 50 à 150’.,.Price Bros., 25 a 11.Penmans Prf., 1 à 94.Spanish Hiver, 14 de 97% à 98% à 98.Spanish Hiver Prf., 75 de 107V, a St.Lawrence Flour Prf., 2 i» Po.Tucketts Prf., 180 de 93% à 91 à 93%.S.C.Power, 10 à 39; 2a à 58%.BANQUES Royale, 3 à 214.Montreal, 4 à 231% Nova-Scotla, 13 à 255.Commerce, 10 à 184.OBLIGATIONS Quebec Ry., Oà 83; J3.500 à S3'.-.Steel of Can , 8500 à 102%; $1,000 à lOÜVj.Montreal Tram.Dehs., H,00ü à 78.Cotes hors-liste (Cotes fournies par L.-G.Beaubien et cie.) British Controlled Dll, 500 a 1% vente».Dryden Paper, 2 acheteur; 2% vendeur.! astern Engineering, 16 acheteur; 18 vendeur: 50 a 17 à 18 à 17 ventes.Cau.Car Notes, $341.25 à 9*1.'.Laurentide Power, 90 vendeur! Montreal Tramsvavs and Power, 5% acheteur; 6 vendeur; 2a0 de 3% à %; 'gga qc 6 à 5% ventes.St.Maurice Power, 63 vendeur.Argonaut Gold Mines, 456 acheteur; 48 vendeur.HoIIlnger Gold Mines.13.05 acheteur; 113.10 vendeur; 40 0 13.100 ventes.Indian Mines, 18 vendeur.Montreal-Ontario, 8 acheteur.Rouyn Mines, 21 vendeur; 200 à 201., ! ventes.Belgo Can.Power, 75 vendeur.Bel go Can.Paper Prf., 90 vendeur; 50 à 90 ventes.Illinois Power Prf., 100 A Odl-i ventes.LESJ1RAINS BLE No 1 Northern.$1.14 ; No 2 Northern.$1.11 î No 3 Northern.$1.06 AVOINE I No 3 Canada ouest .4'JE's.1 No 2 Canada ouest .52s! No t d’alimentation .48 % s.No 2 d’alimentation .IH^s.Mais jaune no 2 .97s.Mais jaune no 3.95*.Four le mais on cote en fonds | américains H i) faut donc tenir rompt* de la prime.L’emprunt de Rotterdam Londres, 15.— L’emprunt de la ville de Rotterdam a été conclu à j New-York.Des négociations avaient1 etc engagées ici mais les banquiers i intéressés avaient décidé que ce! genre d’emprunt ne devait pas être encouragé nour le moment malgré | le succès du récent emprunt d’Ams terdam.Londres a consenti beaucoup) d’emprunts étranger depuis quel j ques années et l’on considère maintenant dans les milieux financiers! que tous les capitaux disponibles devraient être réservés pour les développements coloniaux et pour les! emprunts étrangers susceptibles la réserve totale disponible à environ un million de gallons américains.Le terrain choisi pour remplacement de l’usine est en face du reservoir actuel et s’étend jusqu’au bord de la rivière Saint-Maurice.Les ingénieurs conseillent cependant a la cité, lorsqu’elle exproprie-ra ce terrain, de prendre une superficie suffisante pour permettre de porter plus tard la capacité de 1 usine de filtration à 12,000,000 de gallons américains.A pari du terrain, voici les estimés des travaux à être exécutés: Usine de filtration avec six lits équipés.$213,000 Prise d’eau et chambre des tamis .30,000 accordcments au réservoir, à l’usine, à la rue.11,000 Nouvelles pompes, avec tableau de distribution.34,000 $288.000 Contingences, etc.,
de

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