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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 17 mai 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-05-17, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 116, MONTREAL, SAMEDI, 17 MAI m* TROIS SOUS LE NUMSRO Abonnements par la poste: , Édition quoliJiennt CANADA,.19,00 Etats-Unis et Empire Britannique •> W.90 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire CANADA.$2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE! Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction.Main SI 21 AdminUtration, Main B1S3 Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS ! i L’emballement du “Soleil” Comment» pour être désagréable à ceux qu’il n’aime pas» il frappe en pleine figure ses meilleurs amis — Invraisemblables histoire» — Basse attaque — Les débats parlementaires de 1908-1912 ¦— Quelques souvenirs Le papier souffre tout et il est des gens assez crédules, assea naïfs pour avaler n’importe quoi.Il est donc possible cpi'ii se soit trouvé quelques lecteurs (lu Soleil pour ajouter foi à 'cette affirmation pifcitive, que publiait jeudi soir, en premier-Qué« bec, le journal officieux du ministère provincial: Un peu plus tard et durant trois ans, nous avons eu, à l’Assemblée législative, le spectacle peu édifiant des élèves du séminaire de Québec et du collège de Lévis, qui, chaque jeudi après-midi des sessions, envahissaient les galènes, sous la conduite de leurs professeurs, et applaudissaient à tout rompre les chefs conservateurs et nationalistes [ceci date le récit et le fixe aux années 1908-1912] de cette époque, quand ils ne*se permettaient pas quelque injure à l'adresse du premier ministre d’alors, ou des membres de son Cabinet.C’était non seulement une violation flagrante des règles de la Chambre, mais en même temps un manque absolu de dignité, de décorum et de justice, qu'il fallait subir pour s’éviter d’autres avanies.Mais les autres, non seulement ceux qui savent ce qui «Test passé à Québec de 1908 à 1912, mais tous ceux-là qui restent capables de mettre sur pied un raisonnement élémentaire, ont dû éprouver devant cette fausseté un violent haut-le-coeur.* * * Comment! on prétend faire croire à des gens doués dé raison que, chaque jeudi après-midi des sessions, et pendant trois ans, des spectateurs en nombre ont pu commettre ’'une violation flagrante des règles de la Chambre.’’, sans que le président de cette Chambre, gardien de ces règles, sans que le sergent d’armes, qui a précisément pour mission de veiller au décorum de la Chambre, ait efficacement protesté! On prétend leur faire croire qu’un homme comme M.Gouin — car c’est lui qui était alors premier ministre — se serait de la sorte, pendant le même laps de temps, laissé insulter ou aurait impunément laissé insulter ses collègues! Et pourquoi ?“Pour s'éviter d’autres avanies” 1 Mais qu’auraient bien pu faire contre le premier ministre et ses collègues ces terribles écoliers?C’est à peu près dans le même temps qu’un journaliste impatienté frappait à la figure le premier ministre d’aujourd’hui.En un clin-d’oeil, M.Asselin était enlevé et flanqué au cachot, dans le sous-sol même du Parlement.Quelques jours plus tard, il était pour ce coup de poing condamné à quinze jours de prison.Et l’on prétend nous faire croire que c’est un gouvernement ainsi armé, disposant, outre les sanctions légales ordinaires, de tout le domestique de la Chambre, qui aurait, pendant trois ans, et chaque jeudi, laissé brimer la Chambre ! Intérêt à empêcher pareille chose, et le moyen absolu de la pré-venir» _____________ r * * .11 parait clair que le Soleil a voulu être desagréable à klIAnitn rir> rmn** rinttf i«r» •>», 1-»,,v» i.i .i ^ .il pleine figure d’abord ses propres et ses plus chers amis: le sident de l’Assemblee législative, aujourd’hui délégué de la Vr1 Oil Ctn \ n rrl , , I / , 1 ^ I I — .1 .1 • • - —- -7- —juj.iim uv.iv.guc uc ia province de Quebec en Angleterre, le premier ministre, les ministres et députes du temps, tous implicitement accusés d’avoir, trois (innées durant- et rhnrata ‘'‘"di — ,7,.____________ années durant, et chaque jeudi après-midi de session, toléré un spectacle peu édifiant” et permis qu’on perpétrât sous leurs veux, avec un manque absolu de dignité, de décorum et de jus-ice .une violation flagrante des règles de la Chambre”.La colère est bien mauvaise conseillère.Orner HEROUX.U actualité Une réforme f.sages, pleins d’expérience et qui avaient le légitime souci de ne créer a leur maison aucun inutile ennui.Et l’on prétend nous faire croire qu’ils auraient pendant trois ans et chaque semaine laissé se répéter, alors qu’il ne dépendait que d’eux de l’empêcher, un “spectacle peu édifiant”, qui constituait à la fois “une violation flagrante des règles de la Chambre", et “un manque absolu de dignité, de décorum et de justice!” Car, il n’y u pas à barguigner: ce ne sont pas les élèves, ce ompagiiaient, que leil.Un incident , .- l’Ktllgl ne sont même pas les professeurs qui les ace vise d’abord l’outrageante allégation du Soleil'.pourrait être imputable à un ou même à des particuliers; mais une série de faits hebdomadaires et répétés pendant trois années engage forcément lu responsabilité des supérieurs, et c’est à ces supérieurs que le Soleil jette bassement l’insulte; ce sont eux qu’il traîne u la barre de lecteurs qu’il a tout fait pour fanatiser, ce sont eux qu’il voue à la réprobation du public.Contre toute vraisemblance, contre les faits mêmes! Car celle période de 1908-1912 n’est pas encore perdue dans la nuit des temps.Il existe des témoins de ces séances parlementaires.Nous demandons qu’on nous cite l’homme qui, sous sa signature, affirmera que, pendant trois ans, et chaque jeudi des différentes sessions de ces trois années, les étudiants de Québec et Lévis ont donné à l’Assemblée législative un “spectacle peu édifiant”, violé de “façon flagrante les règles de la Chambre”, se sont hebdomadairement rendus coupables d'“nn (ue absolu de dignité, de décorum et de justice”.Nous de- mon mandons qu’on cite le témoin qui, à visage découvert, affirmera ?ue le président de l’Assemblée législative du temps—«’était M.elleticr, député de Sherbrooke, dont le gouvernement a fait ensuite le représentant de la province à Londres — a méconnu son devoir au point de laisser se perpétrer trois années durant, et chaque semaine, un pareil scandale.* * * Tout le monde sait qu’il y a longtemps que les écoliers de Québec fréquentent le parlement.Cela parait bien remonter aux toutes premières seances de l'Assemblée législative de Québec, puisque Philippe-Aubert de Gaspé nous a laissé le récit de l’impression qu’avait faite sur lui, petit écolier, la grande figure de Papineau l’Ancien.Et la coutume existe encore: à la dernière session, comme à ravant-dernière, on a pu voir les écoliers assister, le jeudi après-midi, aux débats parlementaires.La séance pour eux n’est pas toujours amusante.Souvent on y parle de questions de détail, d’incidents locaux qui ne peuvent les intéresser.'Prop souvent aussi on y use d’une langue qui scandalise des mémoires familières encore avec les grands modèles classiques.Mais il arrive que les petits attrapent quelque dédommagement.Ce fut souvent le cas pendant la période 1908-1912.M.Gouin.qui était alors chef du gouvernement, est un orateur clair, doué d’un remarquable talent d’exposition, M.Taschereau est habile, spirituel même, quand il ne s’emballe point — et cela lui arrivait moins souvent autrefois.— M.Caron avait déjà toute son abondance et toute sa souplesse.Mais à quoi bon insister?On n’a qu a ouvrir le Soleil de ce temps-là pour constater qu’il y avait au moins, du côté ministériel, une quarantaine de foudres d’éloquence, toujours prêts à broyer, rouler et triturer les mécréants de la gauche.Par ailleurs, de ce même côté gauche, Tcllier.Hourussa, Lavergne, sans compter les autres, ne tiraient pus mal leur épingle du jeu.Du moins.teJ était l’avis de beaucoup d’auditeurs et de spectateurs.En tout cas.les débats étaient vifs, pittoresque* et plus suivis, non seulement des écoliers, mais de toute la population québec* quoise.qu’ils ne l’avaient été depuis longtemps.On évoquait volontiers à ce propos les noms de Mercier et de Chapleau.Qu’il soit parfois arrivé aux spectateurs — et même aux spectateurs jeunes et donc plu» ardents, plus impressionnables — d’être emporté» par la chaleur du débat et de se laisser aller à applaudir le» champions, c’est possible; mai» que l'incident ait Ja échappe même — on ne saurait trop le répéter — à u .-t ** inii toute vraisemblance; imp de gens en effet avaient un extrême Au milieu de ce que les mauvaises lanaues appellent l'insignifiance générale de notre conseil muntcl-al, une lumière vient de jaillir, nattendue, foudroyante, aveuglante.De grâce, qu'on ne traite plus nos échevins a’avortons! Pliez l’échine, dénigreurs; apathiques, réveillez-vous et admirez.M.Lalonde vient de proposer une réforme qui assurera un éblouissant avenir à Montréal.Remplacer les noms des rues par des numéros, ça n’a l'air de rien, mais c’est colossal.Félicitons le conseil d’avoir nommé une commission pour étudier la question.Apres l’avance de l'heure il n'en est pas de plus importante et plus digne d'occuper l’attention de nos brillants représentants.Pour le moment il s'agit des rues dans te sens sud-nord, néanmoins le changement représente une économie considérable.“Time is money”, comme le savent nos comédiens qui se font scrupule de perdre une seconde en bagatelles.Un chiffre est bien plus court et plus facile à retenir qu’un nom.Le numérotage des rues sauverait du temps, énormément de temps, je ne sais combien d’heures par jour, de jours par année, d’années par siècles.Les Américains, hommes pratiques par excellence, numérotent les rues de leurs grandes villes.Ces experts en “efficiency” doivent être nos modèles en tout, qu’il s'agisse de la semaine de musique, de la gomme à mâcher et des moeurs de la haute gomme, de la coupe des chemisettes pour toutous, du nombre de divorces qui "se porte” bien en grande société, du classement des fonctionnaires, de l'inventaire des insectes domestiques ou des problèmes d’administration.Comme des numéros donneraient à la ville une apparence d'ordre et un air respectable de chenil bien entretenu! Leur aspect intimiderait la poussière et la chasserait des rues, l’élégance de leur mine masquerait les trous de la chaussée.On comprend que cela préoccupe davantage un grand esprit éminent à la Lalonde que les splendeurs trop rutilantes de la porcherie montréalaise.Seuls les gens moyenâgeux, les crétins, les traditionnalistes, les poètes déploreront ces innovations.Ce sont aes braillards qui pleurent sur les vieilles maisons immolées aux gratte-ciel.La me Champlain, la rue Montcalm, la rue Wolfe, la rue Maisonneuve, la rue Mance portent un diadème de souvenirs historiques et en un sens il serait regrettable de ne plus lire ces noms évocateurs.Tant pis, les fleurettes sentimentales se couchent avec grâce sous les les gros pieds du progrès.Au reste, qui s’intéresse beaucoup à ces grands morts?Mon Dieu, oui, ils ne manquaient pas de mérite, ces hommes et ces femmes du passé, mais pas pratiques pour un sou.Sans en convenir, les plus représentatifs de notre âge rougissent d’eux comme du portrait démodé d'un aïeul.Aux Juifs, aux races diverses de notre Cosmopolis, ils ne disent rien.Au contraire, parlez-moi des chiffres.Sauf les barbares, qui ne comprend, qui n’aime pas les chiffres: Les chiffres sont le talisman qui unit les âmes modetnes, sur-out quand le sacro-saint $ les précède.Je revendique ici la gloire de mener à perfection la reforme de M.Lalonde, histoire de montrer à l’univers ce qui peut surgir de la collaboration de deux paissants villages, les villes, les pays, les continents, les races, les maividus, Révolutionnons fart typographique et la littérature! Simplifions et embellissons la vie! Et M.Lalonde conviendra qu’il faut commencer t>ar le conseil municipal.A tout Seigneur, tout honneur, les 35.Chaque échevin serait confia par son numéro, comme un cheval de course ou un animal inscrit à une exposition agricole.Cette pratique est Tune des merveilles du pénitencier, modèle (feffieiency.Voila donc une mesure progressive qui mettrait le conseil en excellente compagnie! Le souci de sa gloire exige l'étude immédiate du projet par les phénix d’entre ses phénix.Idylle des êailes! ALCESTE.Bloc-notes “French Canadian Term” Un journal anglais de Montréal qui devrait savoir mieux que c.ela, le Star, a publié il y a quelques heures dans une de scs pages, à propos du vol de la Banque d’Ho-chelaga et des criminels qui y ont pris part: “A number of suspects were formally arraigned for murder and “reeelle”, "Hecelle” is a convenient French Canadian term meaning a receiver of stolen goods”.Le linguiste du Sfor aurait pu s’aviser que rccelle renferme deux lettres de trop, et puis que recel n’est pas un mot “canadien-français”, mais un mot français tout court; ii le trouvera dans n’im-portc quel dictiomudre de la langue française, à commencer par le petit Larousse.Ce linguiste est sans doute de l’espèce S’un bon nombre d’Ontaricns êt d'autres gens de langue plus ou moins anglaise convaincus que les Canadiens français ne parlent pas le français, mais le French-Cifnadian patois, pourtant inexistant ailleurs que dans la caboche de ceux qui ont inventé cette légende et de ceux qui y croient avec un entêtement risible.Journalisme?“Comment le baiser donné la nuit est-i! moins dangereux que Je baiser donné le jour.Comment une jeune femme se mutila pour satisfaire à l’injuste jalousie de son mari”.Tels sont les titres d’articles “d’un intérêt exceptionnel” qu’un journal montréalais, empressé à démarquer les mauvais papotages d’une presse jaune américaine, promet à ses lecteurs pour la semaine prochaine.Cela ira tout à fait bien avec les cabrioles d’acrobates féminines en maillot, les gravures piteuses et les récits cocasses que cette feuille a déjà publiés.Tout cela c’est du journalisme comme l’entend, à ce qu’il dit.“le meilleur journal français du Canada”.C’est être très “français”, en effet, que d’aller chercher ses reproductions “d’un intérêt exceptionnel” dans le type de presse américaine le plus fantaisiste du inonde.Impérialisme Vox magna ur poi et au L’orateur pourvu des meilleurs poumons et uu meilleur larynx du monde ne peut guère se faire en- démission de M.Mitchell, mai» M.King a refusé de répondre.Le députe de Saint-Antoine lui a dit, au cours d’une entrevue, çu’il lui envoyait une lettre privée pour ex tendre de plus de 5000 personnes pliquer les raisons de sa démission, à la fois, que ce soit dans une salle dont l’acoustique est irréprochable, ou en plein air, dans les meilleures conditions possibles.Ceci ne contente pas toujours les grands Alors M.Mackenzie King considère cette lettre comme confidentielle et si M.Mitchell veut rendre publics les motifs de sa démission, e’est à lui de parler quand il voudra.LES SUBSIDES DE TUBE parleurs.C’est ainsi que, pour multiplier les écho* de Sa voix humaine, des inventeurs ont perfectionné un appareil capable de faire entendre une voix normale à plus de 120,000 personnes massées sur une surface donnée.A l’ouverture de la foire de Wembley, en Angleterre, le roi Georges a prononcé, de sa voix tout à fait sans relief, un discours dont 125,000 personnes, dispersées sur tout le terrain occupé par les pavillons de l’exposition.ont pu bien saisir toutes les paroles.Cette invention, parait- Washington an sujet il, est susceptible de plus grands ,,nris cn rours enlre Eerfectionnements, au point que, ientôt, des millions d’hommes, dispersés sur la surface de tout le noyaume-Uni, pourront écouter en même temps un discours prononcé à voix presque basse par un homme public ou politique quelconque.Le télégraphe sans fil a déjà rendu possible lia multiplication des auditoires.La nouvelle invention dont on parle, et qui tient de près au radio, aura son utilité, certes; mais elle aura aussi ses inconvénients, car elle forcera les gens à subir des discours et des harangues dont ils se passeraient volontiers.Les grands parieurs seront désormais assurés de ne plus jamais parler dans le vide.G.P.L’AGRICUL- M.Motherwell a présenté ensuite les subsides du ministère de l’agriculture.Un long débat s’est tout de suite élevé au sujet du renvoi d’un fonctionnaire important du ministère, le Dr Torrance.Le ministre dit qu’il a dû mettre cet employé à pied, car il avait risqué de nous attirer des complications internationales en ‘ correspondant avec des négocia-le Canada et la Grande-Bretagne pour raccourcir la quarantaine que, doivent subir les animaux qui nous viennent de ce dernier pays.Les conservateurs ne prennent pas au sérieux cette déclaration et, à force de questionner M.Motherwell et de le jtousser au pied du mur, ils lui ont fait sortir un document confidentiel anonyme que le sous-ministre de l’agriculture aurait reçu d’une personne recommandable et qui charge le Dr Torrance de tous les crimes.Mais le ministre ne veut pas prendre ja responsabilité de cette accusation et il ne peut pas dévoiler le nom du dénonciateur.II s’est évidemment mis dans un pétrin à la grande joie des conservateurs qui le harcèlent et font tous les éloges du inonde du Dr Torrance.La session d’Ottmwa Il y a dans la mer des Antilles, à peu de distance des côtes de Cuba, une île, i’ile des Pins, rattachée de temps immémorial à Cuba, et qui fait encore partie de da province de la Havane.Personne n’a jamais contesté Se fait que Plie TT i rxTir1 rx nir a la stabilité fiscale”; à la de- UNE ATlAQUE Dfc mande de Nifton, U commence une; » .LLOYD GEORGE fcM.GRATION ET IMMIGRATION LA CONFERENCE DE ROME SE CONTINUE ELECTIONS DES MCE-PRESIDENTS Rome.17.(S.P.A.) - Les délégués des différentes nations à la conférence sur Immigration et Pim-migration continuent d’organiser leurs prochaines discussions et déjà ils ont élu leurs vice-présidents.Ce sont lord lllsvvater.de Crandc-Bretagne; Kentaro Otehiae.du Ja-pon; Emile Docschner, de France; le comte de Yinaza, d’Espagne; M.Socal, de Pologne; Edvvard-J.Dinning, des Etats-Unis et Enrique Villegas, du Chili., (-liez les délégués, on commente beaucoup l'absence de représentants canadiens.On dit que celui-ci aurait décliné Pinvitalion narre que la politique de ITtalie ne lui permet pas de sélectionner les émi-granls italiens avant leiv départ de a toujours eu com-choisir elle-même „ Tini les classes désirées par le Canada; mais le gouvernement canadien insiste, dit-on Pour faire lui-même son propre choix des émigrants avant leur départ.Oh/ les soldes pour moins que le prix du papier t Xous sommes à 336 nie Notre-Dame en un endroit fort passant comme le tenwiijne te succès de notre étalage.U nous a suffi d’annoncer nue vente de soldes à la devanture pour vue les chalands nous viennent tout de suite.Vous avons en effet une quantité considérable dt livres tes uns désassortis, tes autres dèfraichU, Hures français et livres canadiens, que nous mettons en vente à des prix exceptionnellement bas, nous ne pouvons les annoncer, comme nous en avons peu de chaque sorte, quelquefois même nu seul, mais nous croyons que ceux qui prendront la peine de se déplacer feront de chic marchés.Le Petit dictionnaire Larousse, cet excellent comprimé de la langue française sur lequel nous faisons un tiers de réduction ($1.50 au lieu de $2.00 chez tous les libraires — quand ik Vont!) pour tonte personne achetant pour un dollar de livres au comptoir de librairie ou par la poste, continue de s'enlever, rapidement.Nous n’en n’aurons /tas indéfiniment, contrairement à ce que nous pensions quand nous avons fait l'achat.Ceux but tiennent à l’avoir doivent donc se presser.- t*onr qui ne peut ce procurer le dictionnaire en 15 volum&s, c’est sûrement l’une des éditions les plus pratiques.Les enfants préfèrent le Petit Larousse, qui est illustré.Celui-ci n’est pas illustré maia plus complet.Forte reliure pleine toile.On peut consulter la liste de nos livres en deuxieme page ou encore à la page des enfants — ou encore lire celle de ci-dessous où nous avons groupé linéiques livres sérieux et quelques autres légers.Les professeurs et tous ceux' qu’intéresse l’art d’écrire trouveront dans cette liste quelques livres spéciaux et qui sont neufs: Au comptoir .75s., par la poste ,85s.COMMENT IL NE FAUT PAS ECfURF.par Antoine Albalat.LA VIF.DES MOTS étudiée dans leurs significations, par Arsène Darmesteter.PETITES IGNORANCES de la Conversation par Chs Rôzan.LA VIE DU LANGAGE par Albert Dauzat.LA DEFENSE DE LA LANGUE FRANÇAISE par Albert Dauzat.LA LANGUE FRANÇAISE D’AV-JOURD’fW/ par Albert Dauzat.LE PERE LONGIIAYE, Un nwi-tre humaniste, par Pierre Lhande, S.J.LA VIE HEROÏQUE DE PLAISE PASCAL par Victor Giraud {prix Laserre, 1923).MUSSOLINI ET LE FASCISME par Domenico Russo, ce dernier ouvrage se vend ,50s.au comptoir et 55s.par la poste.POUR LES ENFANTS LA SEMAINE DE SUZETTE: romans enfantins A— Saynetles et monologues ~ - Modes de la poupée Jeux de plein air et d’appartement —Petits travaux—Receltcs et devinettes.Nombreuses illustrations en noir et en couleurs.Dernière édition, an comptoir $1.25, par la poste $1.40.LA MUSE ENFANT par Charles\ de Bussg, fables et bambineties, formai album, illustré, au comptoir .75s.par la poste .85s.CONTES DE LA VIEILLE FRANCE, par Jean Quervy.Vient de pa-raitre.Vue heure de jouissance artistiques, un grand éclat de rire, un sourire, une larme—la saveur delà bonne terre de France, Joliment illustré, 200 pages, format 7 1-2 x 9 1-4.Au comptoir, $1.00, par la poste $1.10.(3) Livraison contre recouvrement, sans frais supplémentaires en ville.Main 7460.(Voir grande annonce en deuxième page).La découverte de l’Amérique M.SERAPHIN OUIMET EST CONVAINCU QUE LE NOUVEAU-MONDE ETAIT CONNU DES EUROPEENS, CINQ CENTS ANS AVANT LA VENUE DE CHRISTOPHE COLOMB Devant les membres de la Société d’archéologie et de numismatique, M.Séraphin Ouimet a exposé ses opinions, basées sur des recherches historiques, au sujet de la découverte de l’Amérique.11 a voulu démontrer que Christophe Colomb est venu prendre possession e1) 1192 d’une terre qui avait été visitée par des Européens, cinq cents ans auparavant.Les Phéniciens et les navigateurs de Tyr, prétend M.Ouimet, ont poussé leurs explorations jusque dans l’océan Atlantique et jusqu’en Amérique.A la fin du deuxième siècle, les Norses, navigateurs ex périmentés, ne craignirent pas de s’aventurer au loin dans leur petites barques.Non contents de faire la chasse, la pèche et la guerre, les Nurses aspiraient à la suprématie des mers et à la conquête de terres nouvelles.L’Islande étant connue depuis longtemps quand Eric le Rouge, forcé de s’expatrier, vers 935, à cause d'un meurtre qu’il avait commis, vécut en Islandp pour être expulsé à la suite d’un second crime.Eric fit alors voile de Jardar, en 982, et découvrit, quelques jours plus tard, une terre qu’il nomma Groenland, espérant que ce nom attirerait un certain nombre de citoyens de l’Islande à cet endroil.Plus tard, poussé par tes vents contraires, il atteignit un pays merveilleux où la vigne et le maïs poussaient à l’état sauvage.Un de ses hommes s’étant grisé en mangeant du raisin, il appela cette terre Vin-land ou Terre de la Vigne.Cette terre n’était autre, dit le conférencier, que la partie sud de la Nouvelle-Angleterre, le Rhode Island.Le Viking reconnut les côtes d’une île qu’il nomma Heiluland, et plus au sud.celle d’une terre qu’il baptisa: Markland.C’était Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse.Ces pays étaient habités par des Esquimaux ou Striblings.Cc.s tribus étaient nombreuses et s’étendaient plus au sud que maintenant.Les Gallois et les Irlandais connaissaient l’existence du continent que nous habitons, bien avant Cabot et Colomb.Les pêcheurs basques visitaient les pêcheries de Terre-Neuve avant le quinzième siècle.Los Normands et les Bretons connaissaient aussi depuis Irès longtemps les bancs de Terre-Neuve.Dès que l’on connut l’existence de territoires immenses au-delà de l’Atlantique, les expéditions se succédèrent sans interruption, mais ces expéditions avaient surtout pour but la pêche et la traite des pelleteries.Après la conférence.M.Oüimet se fit un plaisir de répondre aux nombreuses questions qui lui furent posées par ses auditeurs.M.AV.D.Lighthall, président de la société, le remercia.La manifestation du 24 -ES ADHESIONS DES SOCIETE NATIONALES politique d’immigration intensive, “politique néfaste”; laisse passer i ua.u.j.des lois d’exemption en faveur de Constant, décédé ! UDCnnip;'gni v ’ leII('s, 'luc lc Bell, le (.P.B., etc.\oyons-le com- pel* de ia part de scs partisans mystifiés de son absence de Paris et du peu de renseignements qu’il L’heure d’été pour tous Les Montréalais devront avancer leur» algrulllea d’u* ne heure ce soir puisque l'heure d’été entre en vl.guear demain matin à 2 hcoreo.Jusqu’au 2H septembre & 2 heures du ma- * tin.Les églisea, les postes, les tramways et les che-mina d* fer ei les écoles adopteront le nouvel horaire a partir d# demain ma» Ufl, non , un mois plus tard, il sacri-| finit les droits ‘des nôtres dans 1 Ouest, quand est présenté l* hill à l’effet de reconnaître l’égal’lé ’es ' langues dans les services d'utiité publiotie, Laurier affirme que c'est j vouloir aller Ir-ip loin que d'exicer les deux langues jmeue ¦->:r les pièce» de monnaie et les timbres, M, Lavergne déclare, en terml-; nant qu'il es' prêt h «reorder son ; eoneour» h M.Mrlghe:*.Nous ne j saurions, à son avis, faire un rc-’ proche de la conscription (je 1914 aux Conservateurs.Laurier ayant j posé le principe de la parllelpn-i tlon, la conscription devenait une j mesura de Justice, “Non* devons j de In reconnaissance h M, Molghen , iD» nmp* avoir donné une loi d'ex* ettirrtifln*," M, Camille Tessier, «vocal, n remercié |e eonféreneler en luj re-j connaissant une bienveillance eon-ii'JManlr et le félicitant d« vpnlr j parier dan» un club romervateur, Londres., (S.P.A.) Lloyd George a dirigé les attaques et a fait le principal discours hier conin' le prbjet de loi pour la nationalisation des mines qui fut défait par uiiei forte majorité.Cotte mesure était franchement socialiste.Le gouvernement travailliste, quoique l’approuvant en principe, ne la supportait pas officiellement.Il a déclaré que rotte manière d’agir lui était dictée parce qu’il était oppose a certains articles du hill.On dit que Lloyd George s’est Le pétrole en Italie Home, 17 (S.P.A.) — Les journaux d’hier publient un long communiqué de Mussolini dans lequel celui-ci rappelle les résultats infructueux ou insuffisants des tentatives faites par des sociétés italiennes pour découvrir des nappes pétrolifères en Italie.11 assure que ces travaux exigent des capitaux considérables et il justifie ainsi la nécessité des concessions faites par le gouvernement en Emilie et en Sicile à une compagnie américaine.Le communiqué tend ensuite a démontrer que les prérogatives et les intérêls de l’Elnt ainsi que les intérêts de l’industrie et de la finance italienn" sont sauvegardes par la convention avec cette société américaine et assure par ailleurs que celte société est nullement liée avec certaine banque italienne dont certains journaux redoutent l’hégémonie._ __ Allons au plus pressé AL Béilard, du comité exécutif, recommande lie ne songer aux ascenseurs à la montagne qu’après a-voir entrepris le.s travaux urgents qui s’imposent, comme les inciné- mh de nouveau en évidence rom-i râleurs, les égouts collecteurs et l’a me l’un des chefs du parti libéral ! grandissement du marché Bonse-! en commençant, par ce discours lc°Vrs* une ' j Les campagne contre le socialisme.! •*" ^ égouts, AI.Bédard conservateurs, comme les libé-! PrciP0M' '^n «’onstruirc un dans faux, l’ont approuvé entièrement.il a qualifié ce bill comme la première mesure sociaiisle que le gouvernement travailliste devait faire adopter dès son arrivée au pouvoir.A une Interruption du secrétaire du département des mines, Shin-weJL II «’assit subitement forçant nlitttl eclul-el à falro immédiate- ’ PIJl., réponse, ce qui l’aurait d'égouts dans leur plutôt embarrassé et aurait fai b res- que le système d'ci «orllr le discours du chef libéSra).ccve Installé.St-Hcrri et Foutre dans le nord de la villè; réginitxullccieut''de Saint-Henri égoutt«sfait tous les quartiers de l’ouesl jusqu’à Lachine; c’est une entreprise de $2,25üJ)üü.Les besoins sont urgents, dit M.Bédard, car dans ViUe-Einard et Cûte-Saint-Paul, des cuves restent remplies d’eau toute Farinée, faute d’égouts suffisants; même à Vule-Etnard, douze cents propriétaires n’ont pas maison parce La manifestation du 24 au soir, organisée par l’Action française, aura lieu nu parc La Fontaine.On y présentera à M.le sénateur Bel-court, président de l’Association c a nad ien ne-f r a n ça i s e d’Ed uc at ton de l’Ontario, un médaillon -de bronze, oeuvre du sculpteur Souey, souvenir et gage d’admiration à l’occasion de la proclamation publique de son lauréat.Les sociétés nationales ont commencé à envoyer leurs adhésions officielles à ,1’Acfto/i française.M.Victor Morin, président de la Société Saint-Jean-BUptiste, écrit: “Je suis heureux de vous dire que j’ai pris mes mesures pour èlre présent et c’est avec plaisir que je in’asso cierai à l’hommage que vous voulez rendre au président de l’Associa lion canadienne-française d’Education d’Ontario.” De son côté, l’Association catholique de la Jeunesse canadienne-française annonce qu’elle “sc fera représenter par plusieurs membres de son comité central.Elle se fera un devoir de sc joindre aux autres groupements patriotiques et nationaux pour rendre au chef des Canadiens français de l’Ontario l’hommage qui lui est dû en raison de scs services nombreux et persévérants’’.Le programme complet sera bientôt connu.Roumanie et Russie Buckorest, 17, (S.P.A.) — La Roumanie et la Russie se sont entendues pour nommer une commission pour contrôler le mouvement des réfugiés sur la frontière du Dniester et pour le rapatriement des Russes de Bessarabie qui désirent retourner dans leur patrie.Les pouvoirs de la commission sont ici s qu’elle peut assumer tou te l’autorité le long de la frontière.Elle pourra ainsi diminuer ^b’s troubles qui ont eu lieu dernirre-ment le long de cette frontière.L’élection de l’échevin Angrignon F.c juge Monet a acquitté hier l’é-chevin J.-B.Angrignon, accusé de manoeuvres électorales frauduleuses.Il reste encore une requête civile pour annulation (FeV'ction contre lui, qui sera plaidée prochainement en Cour supérieure à moins que Je demandeur ne se rlé-sistj de sa poursuite à la suite de l'insuccès devant la Cour criminelle.LE GOUVERNEMENT ALLEMAND SE CRAMPONNE AU POUVOIR Il prétend représenter la majorité de la Chambre et être le véritable porte-parole du peuple sui le rapport des experts — Le résultat des élec tiens Berlin, 17 (S.P.A.).En réponse à lu demande des nationalistes que Je gouvernement démissionne, on annonçait officieusement hier soir que le gouvernement a résolu de ne donner su démission que lorsque le Reichstag serait en session.Le gouvernement prêterai qu’il doit continuer à représenter la nation dans les négociations au sujet du rapport des experts.Le gouvernement affirme que ses vues sur le rapport des experts sont partagées par les soeial-déniocra-tes, les centristes, les denmerutes et les populistes bavarois et que leurs votes au nouveau Reichstag auront raison de l’opposition composée des nationalistes, des communistes e| de» populistes.Les résultats officiels des dernières élections tenues le 4 mai ont été communiqués hier.Près de trente millions de bulletins ont été déposés pour *17- députés.Onze partis sont représentés au nouveau Reich-stag, connue suit: social-démoera-tes.président, Herman Mueller, 6,000,000 de voix,’ 100 députés; nationalistes allemands, président; Dr Oscar Hergt, 5,800,000 voix.96 députés; centristes, président, le chancelier Marx, 3,900,000 voix.(55 députés; communistes.'Ruth Ris-cher, président, 3,740,000 voix.62 députés; parti du peuple allemand, président, le ministre des affaire! étrangères Stresemann, 2.640,00< voix, 41 députés; parti libertain Aoelktseh, président, Here voti Graef, 1,900,000 voix, 32 députés! démocrates, Herr Koch, président) 1.650.000 voix, 28 députés; parti dti peuple bavarois, Herr Hoim , 946,1 000 voix, 16 députés; ligue agrairé bavaroise, 084,000 voix, 10 députés: union nationale libérale, qui se fusion ne ru avec les nationalistes a/t,000 voix, 10 députés; parti so 1 iai allemand.338,000 voix, 4 députés; parti du Hanovre, 319,000 voix 5 députés; minorités nationales 130.000 voix, aucun député: union sociale chrétienne.124,000 voix.; aucun,député; socialistes indépendants, 234,000 voix, aucun député: votes divers, 35,000.Fins de 800,000 voix ont été gaspillées parce qu’on appelle les onzi partis “champignons’’.U- Vor marris prétend que ecs votes onî affaibli la gauche, spécialement le! socialistes.LE VOTE DE LA RUSSIE Berlin, 16 (S.P.A.).La non velle note du gouvernement soviétique exige la reconnaissance de l’ex-lerritorialité de la délégation commerciale russe, la punition de! fonctionnaires allemands et la réparation des dommages causés aus Russes.UNE EXPOSITION APICOLE Trois mille apiculteurs se sont déjà inscrit* pour l’exposition dfl Québec qui durera les le?et, 2 septembre prochain, QI F BEC, 16 (D.N.C.).— trois mille apiculteurs de la province de Québec se sont déjà inscrits sur la liste des exposants à l’exposition apicole qui aura lieu à Québec au cours de la prochaine exposition pro* vine ta le.Cette exposition apicole durera deux jours, les 1er et 2 sep< tembre prochain.Elle coïncidera avec le congrès international apicolfl qui sera présidé par M.Cyr.Vaillancourt, chef du service de l'apiculture ia province.On attend à ce congrès 150 délégués des Etats-Unis et une vingtaine représentants des pays européens.En même temps on tiendr de de exposition de littérature ra une apicole.EXPLICATION DE M.BRAULT LE MAIRE DE SHERBROOKE APPUIE LA DEMANDE D’UNE VERIFICATION DES COMPTES MUNICIPAUX Sherbrooke, 17 (S.P.G.) L’incident qui a donné lieu à la démission (U M.Emery Fortier, le cinquième échevin démissionnaire,est arrivé de la façon suivante.Le maire Brault que les échevins accusent de ridiculiser iu ville de Sherbrooke, en se prêtant au rôle de bonhomme-réclame pour remèdes patentés, avait convoqué une assemblée du conseil pour décider si les démissions des quatre premiers échevins devaient être acceptées.M.Fortier a voulu obtenir ia nomination d’un vérificateur expert pour enquêter sur les affaires de la ville.-AL Brault, a répliqué que la motion était hors d’ordre.AL Fortier a donné alors sa démis-sio .AIM.Brault et Fortier ne sont pas d’ailleurs de très grands amis, vu qu’on 1923, M.Fortier battait M.Brault aux élections municipales.A’oiri l’explication quo donne le maire : “J’ai élé surpris de l’attitude prise par l’échevin Fortier, attitude qui retardera encore les travaux du conseil.En attendant, d’après l’avis des échevins présents au caucus d’hier soir, il a été décidé, comme nous n’avons rien à cacher, de demander, à la prochaine assemblée régulière du conseil, au ministère des affaires municipales de Québec, de nous fournir Je plus tôt possible un vérificateur expert qui prendra en considération et étudiera les rapports du vérificateur Shurnuin, pour les années 1921 et 1922.ainsi que le contre-rapport de M.Dugal, et dire au conseil et au public de Sherbrooke quelle est la vraie situation.“Nous ne doutons pas que ceci sera satisfaisant pour les intéressés et,que toutes les assemblées du conseil seront dorénavant • ni vies avec intérêt et calme.SI après que lotis seront bien et fidèlement renseignés.il y a lieu de prendre action sur la demande des démissionnaires, tous pourront compter d’avance sur mon appui.” Une Assemblée générale de tous les contribuables de Sherbrooke est convoquée pour re soir, à 8 heures, à l’hôtel de ville.Tué dans une collision ’Oscar Daunnis, 29 ans, 146, rue Sainte-Elisabeth, s’est tué hier midi dans une collision entre sii motocyclette et un taxi, au coin des rues Dorchester et Saint-Denis.Daunnis a eu le crâne fracturé et a succombé à ses blessures, à trois heures hier après-midi, à l'hôpital Notre-Dame.Prochain mariage Le mardi, 10 juin prochain, à Notre-Dame de Lévis, sera béni le i mariage de M.Ferdinand Bélanger, j rédacteur ù l'Action Catholique, et de Mlle Jeanne Blouitl, fille de M.Cléophas Blouin, ancien député de j Lévis, actuellement shérif de j)u(' bec.Retraite fermée Une retraite fermée, pour jeune! filles, aura lieu du 30 juin au 4 juillet, à la maison-mère de la Providence, sous la direction d’un révérend Père Jésuite, Prière de s’inscrire à l’avance.Pour tous renseignements, s’adresser à la directrice des retrai-tintes, 1271.rue Sainte-Catherin» est, Montréal.Appel téléphonique Glairval 0712.Le tramway devra payei Le juge Martin a condamné U Compagnie des tramways de Mont véal à payer la somme de $7,800 i Mme Berthilde Auger.M.Emih Gatidrv, époux de la demanderessi avait élé tué par un tramway de circuit Abuntsic-Bordeaux, au coic des rues Laverdurc et Kelly.Mni( Landry réclamait $23.000 pour elh cl ses cinq enfants.Le jury a dé-ela'ie que GatnV'v était responsable de l’accident dans une proportiot de quarante pour cent.Dans Saint-Antoine M.F.-AV, Stewart, président d« l'Association libérale-conservafric» du district de Montréal, a annoncé hier, (rue M.Mitchell aurait un ad versaire conservateur pour lui faire la lutlc.Beaux Livres l’Esprit ts p et I< our es Yeux Les lecteurs du DEA’OIR, amateurs de belles reliures, trouveront au SERVICE DE ’ LIBRAIRIE 336.rue Notre-Dame Est, Téléphone Main 7460, Case postale 4020 Une édition de GRAND LUXE «le certaines oeuvres de RENE BAZIN qui peuvent être mises entre toutes les mains, offertes comme livres de récompense ou comme cadeaux d’anniversaire, etc.Eu voici la liste et la description sommaire: Volumes reliés tranche dorée pleine toile, Stéphanette Un homme d’oeuvres Récits de la Plaine et de la Montagne La Terre qui Meurt Contes et Paysages Ges livres, tous Imprimés sur papier de luxe, mesurent 12 x 9 environ, sont illustrés à trofuslon et se vendent $2 00 nco chacun.Frit SERVICE DE LIBRAIRIE DU DEVOIR Notre-Dame Est, Monteéil LES FRERES DE L’INSTRUCTION CHRETIENNE A L’ACADEMIE ST-PAUL • —.Historique de cette Congrégation enseignante LA POLITIQUE EN AFRIQUE-SUD QU’ADVIENDR A-T-IL DU LIEN BRITANNIQUE SI LE GENERAL HERTZOG ARRIVE AU POUVOIR?ETATS-UNIS ET JAPON LES AMERICAINS SONT LES MEILLEURS CLIENTS DES JAPONAIS Lr romité de publicité des fêtes du 25e anniversaire de fondation de l’Académie Saint-Paul nous transmet les notes suivantes: LES DEBUTS L’Académie Saint-Paul (paroisse Saint-Edouard de Montréal) est dirigée par les Frères de l’Instruction Chrétienne que fondait en 1817 le vénérable Jean-Marie Robert de la Mennais.Otte Congrégation enseignante dont nous parlons aujourd’hui eut pour fondateur l’homme au zèle de feu et au courage de fer que fut Jean-Marie de la Mennais.Elevé au milieu des orgies de la révolution et du despotisme militaire, parmi les démagogues violents et barbares qui multipliaient les pires excès sous un régime de terreur, il apprit à lutter énergique ment contre les ennemis du droit, de à se fortifier dans les attaques contre le vice et l’ignorance, et dans son esprit mûrit, au triste specta-< le de ces destructions révoltantes, Hdée noble et hardie de devenir un actif “releveur de ruines".gieux qu’ils vénéraient, les révoltés se dispersèrent, dociles com-! me des enfants.Plus tard deux Congrégations de religieux enseignants s’adjoignirent aux Frères de l'Instruction Chrétienne: l'une de Normandie, l’autre du sud de la France, de Gascogne.A la mort du Vénérable de la Mennais, le 26 décembre 1860, le Frère Cyprien lui succéda.On peut vraiment dire qu'il acheva l'oeuvre si bien commencée, et donna à l'Institut sa véritable physionomie religieuse, en faisant entre.r l'émission des 3 voeux dans les Constitutions, préparant ainsi et obtenant l’approbation définitive de la Congrégation.Le Frère Cyprien a puissamment contribué à l’expansion des Frères l’Instruction Chrétienne en créant les missions d’Haïti et du Canada.(L’excellent biographe du fondateur, qu’est Mgr Laveillè, est également l’auteur de la vie du Frère Cyprien).Le Frère Abel gouverna l lnsti- Ordonnê prêtre à 23 ans.il fut ! tut de 1897 à 1909.Son zèle ihlas-l’un ries fondateurs du Collège de | sable le soutint pendant les terri-Saint-Malo (Bretagne), où il rem-1 blés épreuves de la persécution re-plissait à la fois les fonctions de ! ligieuse.Maigre les tracasseries in- Londri-s, 17 (S.P.C.) Depuis que le gouvernement Smuts a dissous le parlement, à lu suite de la défaite de son candidat à l’élection partielle de Wakkerstrom, on se demande ce qui adviendra du lien britannique si le général Hert-zog parvient à prendre le pouvoir.Il est vrai que le chef nationaliste a nié que son parti voulait la sécession et l’établissement de la république.Le chef travailliste Cresweli, dont le parti est allié aux nationalistes, a aussi affirmé que les chefs nationalistes l’avaient assuré qu’ils ne feraient aucune pression pour obtenir Ja sécession avant que l'élément britannique ne la désire.Maigre cela, on est anxieux sur Je résultat de la prochaine élection.On n’a pas oublié qu’au début de la guerre le général Hertzog était un chef républicain et que pendant un certain temps il tut une sérieuse menace pour le lien britannique.De plus, le parti nationaliste est plus fort numériquement que le parti travailliste et au cas ou cette coalition viendrait au pouvoir Hertzog serait premier ministre.plissait a Ja fois les fonctions ae ugieuse.vuigie ns uacasscuc» m- Jusun a maintenant le nanti Ira-vicaire et de professeur.Par l’heu- cessâmes du hn0^ ! vailliste ne s’est janiais identifié reuse influence qu’il exerça sm de s0.ni>ays;''se multipliait parmi au mouvemenl r’1)ul(Ucain.Les ^Jr3"xfAtoaaJ membres du parti sont surtout des fl-”81?3’ Æ Alontagi.'! britanniques et leur coalition avec Tokio, 17 (S.P.A.) — Les Etats-Unis furent de beaucoup Ifs meilleurs clients du Japon en 1923, et celui-ci acheta beaucoup plus fi1* 1 même pays que de tous les autres.C’est ce qui ressort d’un sommaire du commerce extérieur publié par le ministère des finances.Plus de 32 pour cent du commerce extérieur total fut fait avec les Etats-Unis.Us achètent près de 42 pour cent de toutes les marchandises exportés du Japon fi ,P'US .e 25 pour cent des importations japonaises viennent des Etats-Unis.! Le total du commerce extérieur s’est élevé à 3,430 millions de yens.Les exportations se totalisèrent à 1,448 millions et les importations 1,932 millions.Les exportations se somt reparties comme suit (en millions de yens) : E.-U.606, Chine 272, Inde 100.Grande-Bretagne 40, Détroits 21.Philippines 18, et l’Allemagne 3.| Les importations: Etats-Unis 512, | Inde 306, Grande-Bretagne 237, Chi- | ne 205, Allemagne 120.Un item intéressant sur la liste des importations est le montant des achats effecués en Allemagne et l’important retour des marchands allemands sur le marché japonais.A Outremont son frère Féli, il ramena 6 la religion ce célèbre écrivain qui eut trop peu de temps, hélast le prestige a’un Père de l’Eglise.A l’âge de 30 ans, il était chanoine de ia cathédrale de Rennes.Prédicateur infatigable et entraînant, il avait le don des saillies inattendues, des apostrophes véhémentes qui remuent et soulèvent les foules.Bien des fois il dut quitter l'église trop étroiA pour son auditoire et se rendre sur la place publique, où il adressait la parole avec des accents qui pénétraient 1rs coeurs déshabitués de la religion.1! possédait les qualités d’un excellent administrateur, et aussi Fart d'adresser une réclamation ou une requête, en l’appuyant par ui\ plaidoyer d'une argumentation iirésistibie.Grave à ses démarches les au cheuses, en Haïti.Toujours alerte et infatigable, il arrivait comme un général que rien ne décourage et qui tient à commander lui-mème à tous ses soldats la marche en avant.Nous n’avons pas a faire le récit des expulsions qui humilièrent la France devant le monde civilisé.les nationalisées est pour beaucoup une revanche contre le général Smuts qui réprima si violemment l'insurrection d’il y a deux ans dans le district du Hand, ainsi que pour empêcher l’élément noir de s’élever dans l’échelle industrielle.Le nombre des noirs s’élève à 5,-500,000 sur une population totale de 7,000,000.Dans le dernier parle On contraignit des soldats à chas-! ser de la Maison de Ploeimel des lllPn( je parti de Smuts comptait religieux qu ils vénéraient.Quatre sié«es, les nationalistes 41 et les officiers indignes refusèrent de participer à cette besogne désho- Agence Voyages officielle ment reconnue des brefs Bencit XV e! rie XI LMSuPurgatlv^l “RIGA” SOULAGE LA CONSTIPATION 25ç| ‘Tally**” pour Euchre gratfi aur demanda.I LES PRODUITS “RI G A" Lifta», 2, Sia-Cécile, Montréal.(’.’est lundi le 19.à 8 heures 15, heure avancée, que le cercle St-Viateur de FA.G.J.C.interprétera à l’académie Querbes, angle des rues Fairmount et Bloomfield, “Tète Folle” et “Quand on cons-pre” d’Antony Mars.Plusieurs artistes sont au programme.La soirée promet d’être un vrai succès.; Chemin de fer Pacifique Canadien travaillistes 9.Malgré l’apparence, a majorité de Smuts était plutôt partisans ne le supportaient que ! manche, le 18 mai._ .- tjif* ]•» fiiipstmn iIpk Iipns iinnp- ' ^ service emuptet entre Montréal et es en SU! IJ question les liens impe- jdroits mentionnés ci-dessous sera comme riaux et restaient libres pour tou- suit, le» heures indiquées ébint l’heure du: tes les autres questions.im^ldien de l’^t, (une heure en retord w«r ¦ .¦ '.11 heure vie l econûmie de la lumière au En general, les interets commer- (jour) ciaux et financiers sont favorables Montr*»i.v*udreoii-Ri«r»»
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