Le devoir, 11 juin 1924, mercredi 11 juin 1924
Volume XV — No 136.LE DEVOIR.MONTREAL, MERCREDI.TROIS SOUS LE NUMERO U.'.PK Abonnements par la poste: ^ cs^r.r^r.«.«, m 8j I B Li m Ê m £ B B W Etats-Unis et Empire Britannique .$8.00 ^S| WWW Ms® Uai jfâ UNION POSTALE.$10.00 jMj Q M| |M Mj « JE BU WÊfë B| ^ÉdahnhtUomadain ^ ¦ 1B J ¦# ¦ J m ^BmBI mÊÊÊÊâm wÊkêêBt ¦BbhbB WêBÊ éBBbéHBi ^B^ Directeur: HENRI BOURASSA Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONEi Main 7490 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main B121 Administration, Mais 8169 FAIS CE QUE DOIS ! Retour à Lausanne Nouveaux nuages, nouvelles équivoques — A quand la lumière?Le débat d’avant-hier sur l’affaire de Lausanne et ses suites est fort intéressant.Mais, aurait dit sir Wilfrid Laurier, il est lurtout intéressant par ce qu’il n’a pas révélé et qu’on peut tout de même pressentir.A l’heure où ces lignes sont écrites, je n’ai sous les yeux que le compte rendu, fort bien fait et apparemment impartial, de la Gazette.Le correspondant de ce journal note le ton élevé du débat et la valeur réelle des discours des deux chefs, M.Mackenzie King et M.Meighen.Naturellement, il décerne la palme au leader de l’opposition.Pour l’agilité, c’est juste.^ Pour la franchise et la logique, le premier ministre garde l’avantage.En réalité, bâillonnés par le demi-secret que le gouvernement impérial leur impose, entravés par le souci de ne déplaire a aucune catégorie d’électeurs, les deux chefs ont surtout déployé leurs talents d’acrobatie.Ils ont placé et maintenu la discussion “à un niveau élevé”, si l’on veut; mais plutôt à la hauteur de la corde roide qu’au sommet des montagnes.A ce jeu, M.Meighen a toute chance de battre son adversaire: il a le jarret plus souple.M.King, par contre, a la tête plus solide: mais, en démocratie, ce n’est pas ce qui compte davantage.* .Après la lecture du dossier incomplet, déposé à la Chambre il y a quelques jours, la situation semblait "aussi claire qu’on peut le désirer”.1 Après le débat de lundi, il faut bien reconnaître que ce n’est pas si clair que cela, voire que les nouvelles explications du premier ministre laissent entrevoir des obscurités inaperçues précédemment.Elles font aussi renaître l’ambiguité signalée ici dès le début.2 "En ratif whole Emp du Canada à l’égard par le parlement du Canada”.Plus loin, en réponse à une interruption de M.Meighen, le premier ministre affirme que le Canada n'est pas aussi lié que la Grande-Bretagne.Fort bien; mais à quoi et jusqu’où le Canada est-il lié par le traité?Voilà ce qu’il importe de savoir; et là-dessus M.King est resté muet.M.Meighen également; mais, lui, on sait à quelle enseigne il loge — à moins qu’il n’ait déménagé tout récemment: — il en soient la source et la nature.M.King persiste à sc réclamer de la tradition d’autonomie, en même temps que du principe d’équilibre posé par le père du néo-impérialisme, Chamberlain : les charges doivent correspondre aux responsabilités.A Lausanne, les Britanniques ont assumé toutes les reponsabilités, ils doivent garder toutes les charges.Telle est la conclusion-logique qui se dégageait de la correspondance publiée; et je me plaisais, l’autre jour, à en faire hommage à M.King.Cette situation trop nette a-t-elle répugné à son esprit un peu nébuleux?A-t-il redouté le mauvais effet électoral d’une concordance trop évidente entre son attitude et celle des “ennemis de l’Empire”?Qui dira le mobile des tactiques parlementaires et politiciennes?.Ce.qui est certain, c’est que le pays est aujourd’hui moins renseigné qu’il y a quinze jours, qu'il sait moins ce qui peut résulter à l’avenir, pour le Canada, de cette fameuse paix de Lausanne, aussi bâtarde, aussi précaire, aussi menteuse que les incohérents traités de 1919.* * * Sur quelques points, cependant, le débat de lundi apporte d’utiles éclaircissements à condition qu’on sache lire entre les phrases et les lignes, et pourvu qu’on aille chercher à Londres et a Paris les éléments de vérité qui n’ont pas filtré à travers le tamis trop fin d’Ottawa.Le premier point, c’est que le Canada et les autres Dominions iront pas été conviés a Lausanne, — ceci, on le savait, en —et que lord Curzon n’y a représenté que la Grande-Bretagne.Là-dessus, M.King a cité l’avis péremptoire de lord Par-moor, président du Conseil privé de Sa Majesté.Ce personnage doit en connaître aussi long à cet égard que M.Meighen et les rédacteurs de la Gazette et du Star.Passer outre afin _ d’attribuer au Canada des obligations que ses représentants n’onl pas eu à discuter ni à souscrire, ce serait plus que de la “dévotion impériale”, ce serait de la bêtise coloniale toute pure.Cette sottise, M.Meighen n’a pas hésité à la commettre.11 reproche au gouvernement de n’avoir pas insisté pour sc faire représenter à Lausanne ; on d’autres termes, de n’avoir pas forcé la main au gouvernement britannique, afin de charger davantage les épaules du peuple canadien! 11 va plus loin: il fait un crime à M.King de n’avoir pas, d’Ottawa, envoyé son avis au gouvernement impérial sur tout ce qui se discutait et sc bâclait a Lausanne.C’est la surenchère du loyalisme impérial; c’est se montrer plus royaliste que le roi, plus impérialiste que les chefs politiques de l’Empire.Au reste, c’est la suite logique de l’attitude prise par M.Meighen au moment de la dernière guerre gréco-turcrue."Age, ready, Aye", toujours prêt à courir au devant des désirs, des caprices, des intrigues des politiciens de l’Empire; toujours prêt à hypothéquer le patrimoine et le sang des Canadiens — selon la juste expression d’Emile Lamarche — pour servir les dieux de l’Empire : tel était M.Meighen en 1914, en 1917, en 1921, en 1922; tel il reste en 1924; Ici il sera demain, quelque déguisement qu’il prenne à l’occasion, afin d’amadouer les bons Canayens, de Québec ou d’ailleurs.11 n'y a, pour s’y tromper, que les naïfs, les badauds, les esprits superficiels ou irréfléchis .et les coureurs de places, celles dont le parti tory disposera au jour de sa victoire.a répété, avec une variante, le mot légendaire de Mac Mahon: “C’est vous, les nègres de l’Angleterre?Eh bien,.restez chez vous ! !” Pourtant, il ne parait pas que nos plénipotentiaires de Versailles et autres lieux célèbres aient donné beaucoup de tintoin à Clemenceau, ni coûté cher à la France: le Canada a payé tous leurs frais de séjour, comme il avait payé, en or et en sang, toute sa part de la guerre faite, nous disait-on, pour sauver la France, la démocratie et la liberté.Oh! ces lendemains de guerre.et de fausses noces!! Laissons aux enthousiastes des “amitiés françaises” le soin de régler ce malentendu avec leurs saints patrons de la France.laïque.Pour ma part, je ne trouve pas à redire à cette attitude du gouvernement français, encore qu’elle eût pu se manifester d’une façon un peu moins blessante pour notre amour-propre.et nos cors.C’est un peu beaucoup vrai que nous avons été jusqu’ici les nègres blancs de l’Empire — comme nos pères le furent de la France “immortelle”.L’une a mutilé notre enfance, l’autre a encarcané notre jeunesse.I^a France n’a songé qu’à nous donner le moins possible; I’Anglcterre, à nous ôter tout ce qu’elle pouvait.Il n’est pas mal, pour notre entendement, que les exigences ou les conséquences de la politique contemporaine nous éclairent sur les sentiments de fond de nos deux “mères patries”.* * * Toute question d’amour-propre ou de sentiment écartée, l’idée d’assimiler la situation actuelle des Dominions britanniques à celle des colonies françaises est tellement burlesque qu’elle cesse d’être insultante.C’est une preuve, après mille autres, de l’inconcevable ignorance où les hommes d’Etat français, même les plus avertis, s’obstinent à demeurer en tout ce qui touche à l’étranger, et notamment aux pays britanniques.A cette proposition saugrenue le gouvernement anglais — tory, libéral ou travailliste — ne pouvait pas, ne devait pas consentir.Qu’il ait trouvé là une occasion propice ou un utile pré-texte pour laisser les colonials s’ébattre à l’aise dans leurs pouponnières — tout en exprimant son regret de ne pouvoir les laisser venir au salon — peu importe: nous devons savoir gré aux Britanniques de nous avoir laissés tranquilles, tout comme à la r rance d’avoir dit à l’Angleterre: “Carde tes moutards (et tes moutons) au logis; sinon, j’amène mes nègres!!” De cette exclusion, nous devons nous réjouir pour les mêmes raisons qui désolent M.Meighen.Ce procédé, tout humiliant qu’il est pour notre colossale vanité de “nation” minuscule, a du moins l’avantage de nous permettre de dire à nos deux “mères-patries” : Lorsque vous aviez besoin de chair humaine pour gagner vos batailles, étendre vos frontières et mettre la main sur les richesses de l’Allemagne, pour achever la ruine de l’Autriche et remplir vos poches des dépouilles du Turc, votre “protégé” de quatre siècles, vous nous appeliez à grands cris: — ils n’étaient pas de trop à Vimy, à Courcelette, à Gallipoli, les Canadiens, les Australiens, tous nègres blancs de l’Empire! Aujourd’hui que la partie est gagnée mais que l’enjeu ne suffit pas à satisfaire vos rapacités communes ou respectives, vous nous invitez à rester chez nous.Fort bien; nous nous le tenons pour dit: la prochaine fois, nous resterons chez nous, avant et pendant comme après lu guerre.1 Voilà ce qu’un homme d’Etat de réelle envergure, ce qu’un vrai patriote aurait dit, sans violence, sans vaine récrimination; sans ambiguité, non plus.C’eût été la vraie et logique conclusion de toute cette histoire de I^ausanne.Que telle soit, au fond, la pensée de M.King, il y a tout lieu (je le croire.Mais entortillé dans la triple enlarge des mensonges de la guerre, de.la veulerie de 1 opinion publique et de sa propre tournure desprit, il n.a pas osé faire un geste énergique ni prononcer une parole claire, decisive, une de ces paroles qui libèrent les consciences et balaient les équivoques.i âleiglien $ est placé, à son habitude, sous le plus mauvais jour.M.King est reste dans le clair obscur.La pleine lumière est encore a venir.Henri Ç0URA3SA.Billet du soir Le record le * * * Un autre point s'est éclairci, {)C r___lominions n’ont pas été conviés^» Lausanne; sait aussi pourquoi le gouvernement impérial, même dirigé par M.Ramsay MacDonald, ennemi du secret diplomatique, refuse de laisser dévoiler le pourquoi du premier pourquoi.Mais ce n’est pas à nos parlementaires que revient l’honneur de ces éclaircissements; c'est à un député libéral anglais, sir Edward Grigg, celui-là même qui a reproché nu ministère travailliste de n’avoir pas obtenu l’adhésion explicite des Dominions au traité.(Reproche aussi injuste que celui de M.Meighen à M.King).Sir Edward Grigg nous apprend que le gouvernement français s’est formellement opposé à la représenta lion du Canada et des autres Dominions britanniques, à Lausanne, n moins que les colonies françaises n'y fussent egalement représentées.Autrement dit.M.Poincaré et ses collègues nous mettaient, nous, les fils aînés de.la vieille France, sur le même pied que les Algériens, les Tunisiens, les Marocains, les Sénégalais, et autres fils adoptifs »t bariolés de la France contemporaine.En somme, M.Poincaré lundi.On sait maintenant on i Conclusion de notre premier-Montréal du 31 mai: Le gnfpier de Lausanne.* Les suites de Lausanne — Drcoir du 15 avril 1924.Le record, nous dit Larousse (pas I Lncijclopêdie, car manoeuvrer souvent ces forts volumes constitue déjà un record) c’est un exploit sportif, officiellement constaté et surpassant tout ce qui a été fait précédemment dans le même genre.Mais, pour une fois — qui n’est d’ailleurs pas la seule — Larousse n'y est pas tout à fait.Le record n'est pas nécessairement un exploit sportif.Mot surtout employé aux Etats-Unis, s'il n’est pas d’origine essentiellement américaine, on l'emploie là pour tout ce qui veut dire ni surpasse ce que d’antres ont ait.Aussi, vous l'avez constaté souvent.trop souvent peut-être, les records ne se comptent plus aux Etats-Unis.Ce pays est d'ailleurs un record; c’est son essence même.II en est né.il en vit, il en mourra peut-être.Mais, chose certaine, enlevez de la vie américaine ce squelette et le tout va s'effondrer.Les Américains auront alors vécu.Un autre Xouveau-Monde naitra.En Europe, C’est d'ailleurs un peu semblable ici, les gens prisent beaucoup les décorations officielles.En France, par exemple, les jours de fête c’est un spectacle devenu commun que de voir passer gravement un monsieur entre tes deux âges, en redingote, couvert d'un haut de forme ou d'un "melon’'—comme celui que M.tlcrriot a payé 75 francs, pour aller dire à M.Miller and que ses amis, qui ne son! décorés que du ruban rouge du premier mai, ce signe d'un immense amour pour l’humanité, ne veulent ]>as tut permettre de former un cabinet tant qu'un sale bourgeois restera à l'Elysée: ce monsieur est décoré de la Légion d'Honneur.cause de son air important.En Angleterre, on prise philo/ le.titre de sir.à moins que ça ne soit celui de baron.A Toronto, c'est d'être clin des quatre cents millions de sniets qui composent le "(Horions British Empire’’.Mais à Québec, c'est de faire partie du gouvernement le nhis catholique en Amérique à condition au'U n’y ait nas de cloches; aussi le pleur silence qui entoure le cabinet du premier ministre laisse-t-il croire (pie ce monsieur en est toujours à In période qui précède immédiatement Pâanes.Aux Etats-Unis le titre que l'on prise le pins est relut de rerord-man.C'est la plus hante décoratif n du pays.Il est représenté par tfne Immense rosette généralement mpl- Bloc-notes C’est fait Sous hi poussée savante cl combinée des Gauches, M.Miilerand vient de sauter le j)as et de donner sa démission.L’execution a été faite presque sans phrases, avec un dédain voulu.Les vrais meneurs de la lutte, M.Briand et M.Herriot, n’ont pas même daigné élever la voix.Seuls, les gens do l’extrême ga.uehc ont pris la parole,-—le chef communiste, M.Cachin, pour répéter au président le Frère, il faut mourir, un autre pour faire contre lui une charge à fond de train.Les vrais tireurs de ficelles ont délibérément refusé au président le grand débat constitutionifel que celui-ci voulait provoquer.En fait, c’est sur une formule de procédure que les adversaires se sont comptés.C’est la première fois qu'un président est exécuté de cette façon.Demain Mais que sera demain?et quelles seront les répercussions de cette sorte de coup d’Etat?La majorité qui s’esl groupée pour chasser le président se maintiendra-t-elle?Elle se compose d’éléments fort disparates et il y a sûrement une grande différence de tendances et d’intérêts entre des gens comme M.Loucheur—l’ancien collègue de M.Poincaré, qui a voté contre le président—et les communistes.M.Herriot sera, selon toute, vraisemblance, le premier ministre de demain, mais on fait couramment en France, à son propos, deux prédictions.Les uns, intéressés surtout par >a manoeuvre parlementaire, disent: Il tient ta place de Briand, les autres, songeant à la politique générale et à l’influence des partis d’extrême gauche, déclarent: Cesl Kerensky.Kerensky, l’homme de gauche qui, en Russie, précéda les Soviets.Us regarderont faire On pouvait se demander, avec une certaine curiosité, ce que ferait, en face de la majorité nouvelle, le groupe de l’Acf/ori française qui, s’il ne dispose pas de forces électorales considérables, a peut-être en main les seules troupes capables, le cas échéant, de faire de l’agitation dans la rue.Celui-ci annonce que.pour le moment, il regardera faire tout simplement et qu’il ne fournira point, par quelque manifestation inconsidérée, un principe de ralliement aux divers groupes de gauche.Ce qu’ils feront Ou spécule sur l’avenir de MM.Poincaré et Miilerand.Le premier retourne déjà au journalisme: il écrira dans les Journaux américains et dans certaines feuilles françaises.11 garde en même temps la tribune du Sénat.M.Miilerand retournerait au Palais, en attendant de se faire réélire au parlement.0.H.ticolore, à laquelle est attaché un large ruban semblable à celui que portent nos politiciens lorsqu'ils s’assemblent en impressionnantes conventions.Celle rosette enrubannée, qui distingue tontes les gloires nationales, est accordée pour différents haut-faits.Ce jeune roupie qui s es! rendu chez le ministre en dansant pour se faire marier doit*en avoir reçu une immense rosette, mais elle n'est certainement pas comparable à celles qu’on distribue aux éleveurs qui s’assemblent annuellement à Chicago.' , Aussi, grâce à la glorieuse renommée rpii s’attache infailliblement Ci tous les recordmen, comme aux re cordwomcn d'ailleurs, en est-il rè-sullé une variété innombrable de\ records: r est le pays qui a la plus haute statue de la Liberté, gui jazz avec le plus de vigueur, qui passé- \ de un Coney Island, qui a inventé les femmes-juges, qui danse le plus longtemps, qui mâche le plus de \ gomme, qui produit des experts financiers de toutes sortes (de Ponsil à Dames), qui a donné à une femme le moyen de divorcer, de se re marier et d'aller coitchcr à la première prison des femmes en qua-' Ire heures, un pays, enfin, don! les politiciens 'teapot dôment" d'une, façon merveilleuse, et que sais-je.Il serait possible d’en citer assez comme cela pour remplir tin numéro-souvenir de La Presse et pour faire trembler tous tes sentimentaux lecteurs de tons tes journaux “tartuftes” an monde.U est résulté de relie arruvmla-lion de faits vraiment extraordinaires une mentalité qui ne vise que vers les records.> Un Espaanal diants se sont inscrits à t'Univer-' sité de Columbia.Aussi tons les Américains répétaient-ils avec satiété: "That's a record”.Un lour il dit à nu Américain qu'en Espagne, pins de trente pour cent de la population est illcttrér.l “That's n record", répondit ce dernier avec un air d'envie.Une antre fois, tin Américain lai, dit: "A XrivYork il y a cinquante \ incendies par jour, croyez-vous \ m/7/ y en ait autant à Londres?'' Mais non.l'assura noire Espagnol."Ah! je savais bien qu’ils ne peuvent pas nous surpasser en Angleterre.Xon.mais croyez-vous, etn-mante incendies par four, pins de deux à l'heure, n'rst-cc pas que c'est tin record?” PAUL SAINT-YVES Une brochurette nouvelle "L OEUVBE DES BETBAITES FEBMEES SES BI EX F Al T S POUR L’INDIVIDU” Assuré de répondre aux désirs d'un grand nombre de gens, le Devoir publiera tout prochainement, en une brochure de 16 pages, avec couverture, nui pourra se glisser dans la poche ou dans une enveloppe commerciale, le texte de la conférence sur /’Oeuvre des Retraites fermées et ses bienfaits pour l'individu, prononcée à la Journée catholique de Montréal, le 25 mal, par M.C.-J.Magnan.Prix: 5 sous l’exemplaire, 50 sous la douzaine, 83.50 le cent, 830 le mille — franco toujours.Le thème de la brochure, son format, son prix modique en font un excellent Instrument de propagande.On est prié de donner tout de su tte ses commandes à l'Administration du Devoir, 336, rue Notre-Dame est, Montréal.Le tirage sera fixé d'après ces commandes.Lire en page 2: Lettre d’Ottawa — Le gouvernement se retire des huiles — Par Léo-Paul Desrosiers.Emportez le DEVOIR en partant pour la campagne.L’abonnement est de UN DOLLAR de ce jour jusqu’au 1er septembre.Le voyage du “Devoir” en Acadie U n'y a pas de miracle comparable au miracle acadien, nous disait le premier de nos amis qui s’est inscrit pour le voyage.Quand les Français ont franchi la frontière d’Alsace, en 1914, les larmes ont mouillé leurs paupières.Ils retrouvaient des frères qui, sous la botte allemande, avaient gardé leur âme française pendant quarante ans.Et pendant ces quarante ans, ils sont restés en contact quasi-quotidien, par le journal et la revue, avec la France.Leur pays a été lieu de pèlerinage annuel pour nombre d’intellectuels et de patriotes français.Par delà la frontière, ils entendaient tonner la voix formidable de Deroulède qui combattait l’oubli et l’apathie.Us ont eu “Colette Baudoche” et les “Oberlé”, deux purs chefs-d’oeuvre, qui ont exalté leurs gestes dans le monde entier.Nous ne voulons point rogner la gloire des Alsaciens mais simplement faire ressortir celle du peuple martyr qui a tenu depuis un siècle trois quarts, qui est sorti non pas seulement de la mort, mais de la mort par le démembrement sans classe instruite, sans classe riche, sans prêtres mêmes, mais par le seul miracle de la foi en la justice qui est la foi en Dieu.Ils ont eu deux chantres admirables, après la résurrection, mais dont l’un écrivait en anglais et dont l’autre avait le tort d’écrire au Canada, pays frère de l’Acadie et comme lui oublié.Jusqu’à la publication du livre de M.Emile Lauvrière, les Acadiens attendaient en France un monument digne de leur sublime histoire.Nos pèlerins voudront baiser le sol acadien.* * * La date est fixée au 17; départ l’après-midi ou de bonne heure le soir.Il est très important que ceux des voyageurs qui désirent des compartiments ou des “salons à trois” nous le fassent savoir tout de suite., * * * Nous n’avons pas encore communiqué avec les diverses sociétés nationales et patriotiques, mais comme nous recevons des offn» d’adhésion spontanée il est évident que l’on veut nous éviter les frais de temps d’une longue correspondance.Nous prions donc toutes les sociétés nationales de se considérer par les présentes, invitées.Le programme pour la manifestation de Grand-Pré n’est pas encore arrêté; mais nous laisserons d’ailleurs à nos frères acadie'ns le soin de le déterminer.Les billets seront prêts d’ici quelques jours et seront expédiés sur réception à tous ceux qui nous auront fait tenir leurs chèques.Durée du voyage six jours.Le prix comprend tous les frais.LES CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE Le cartel de* gauche* choisit M.Paul Painlevé et le* communiste*.M.André Marty — Grand caucus du groupe Herriot ce soir — L’assemblée nationale se réunira à Versailles vendredi après-midi ( Le cabinet Françols-Marsal gardera le pouvoir jusqu’à la nomination d’un successeur à M.Miilerand — Ce dernier commence à déménager de l’Elysée (DERNIERE HEURE) PARIS, 11 (S.P.A.).— Le cartel des gauches a tenu un caucus ce matin alors qu’il u désigné M.Paul Painlevé comme son candidat à la présidence de la république.Un plus grand caucus sera tenu cet après-midi.Il rassemblera 530 sénateurs et députés, y compris ceux qui votèrent pour la motion d’ajournement d'Herriot à la Chambre des députés, et les sénateurs qui votèrent l’ajournement de la motion présentée par le gouvernement.Le candidat des communistes à la présidence est le député André Marty qui fut tenu responsable de la mutinerie dans la mer Noire durant la guerre et qui vient d’être remis en liberté après un long emprisonnement.Un a annoncé cet après-midi que l’Assemblée nationale se réunira vendredi à deux heures à Versailles pour le choix d’un président de la République.LA DEMISSION DE M.MILLERAND PARIS, 11 (S.P.A.).M.Alexandre Miilerand a donné sa démission aujourd’hui.Le ministère François-Mar sa) aura le pouvoir exécutif jusqu’à l’élection du prochain président de la république qui sera élu par les deux chambres réunies à Versailles.M.Miilerand est le sixième des onze présidents de la république qui laisse ses fonctions en démissionnant, mais jamais cela ne fut fait d’une telle façon.Dès qu'il eût appris le vote de la Chambre, il appela !e dit que le succès des autres n’est pas nécessairement un mal puisqu’en devenant plus riches, leurs besoins aug mentent et l’Angleterre, ’•qui basé sa fortune sur le développement des échangés mondiaux”, aura sa part de cette prospérité.COMPLETE DEPEND WOE VERS L’E FR ANGER '.N M., André Siegfried, l'auteur du Canada: irs deu.t Rares, vient de publier une enquête sur 1 Xnglftrr-re d’aujourd'hui.C’est une forte étude des causes et des conséquen ces de la crise économique qui se fait si lourdement sentir depuis la guerre et sur l'évolution de ia politique générale et des partis politiques.Dès le duo ut de son livre, il rappelle que “deux conceptions de 1 o-Ittique économique s'opposent ;ra-(îitionnellement en Angle'erre, ,.n moins une fois par génération .cci le du libre-échange intégral qui fait itposer la prospérité turi tan nique au: le développement max'inrii des échanges internationaux, e' ici-!v de l’Enipir enius on moins terme, \ivant sur lui-mètne, indépendant de l’élranaer”, Depuis Cotxïen jusqu’en 1872, grâce à une absence presque complète île concurrence, h prospérité britannique avait fait des progrès merveilleux.On attribuait cette prospérité au libre-échange alors eii vigueur.Mais, a pat tir de 1880.'a Grandc-lSrciagne confiante, parce que n’ayant jamais été sérieusement menacée depuis un sic cle.s’était peu occupé de son ra vitaillemenl.préoccupée qu’elle était de se chercher toujours de nouveaux débouchés.Mais, dès les premiers mois des hostilités, quand ç* solidarité économique entre les dis ers pais lût brisée, sa complète dépendance envers l'étranger se manifesta avec une force excess)-i e.L Europe produisant à peine as se/ pour satisfaire ses plus pres-sants besoins et les nécessités de : Angleterre augmentant aver une rapidité telle qu’elle envisageait dé .ta avec cramle la disette des produits devant lui assurer sa subsistance.elle commence à croire que les protectionnistes avaient raison et I on se tournera vers les pais exti a-curopeens.et surtout vers les Dominions et les colonies, pour s assurer les vivres et les matières premières.L impérialisme, une fois de plus revenait en evidence et une muiée1"1' ,,ro,,'r,H'ninstt’ fut foi- Le nationalisme economique, dit auteur, tendait à deven on commença a ressentir les effets! trine dè gouvèi netnenV' ' Del' tut», de la concurrence allemande.Le le chancelier de l'érh.m.i,.\i u .fui venue M.Siegfried nomme lajna, un liberal, frappaft de^dmiF d’entrée divers arti transports.Seuls avec l’agriculture qui est en décadence depuis plusieurs années, l'industrie moyenne et la petite industrie sont a la fois protectionnistes et impérialistes, parce que non seulement elles ne font pas con-; currence aux produits similaires à l’étranger, mais elles ne peuvent résister qu'avec beaucoup de difficultés contre la concurrence étrangère sur le marché impérial, à moins d'è-! tre protégées par un tarif élevé.! L’agriculture elle-même n'est pas i complètement en faveur de la pro-; tection, car elle craint que l’aug-I mentation du coût de la vie qui en résultera ne compense pas les prix ; un peu plus élevés qu'elle pourrait obtenir grâce au tarif j En retour toutes les autres sources de richesses favorisent le libre-échange parce qu’elles constituent ! le centre de tous les marchés du ; inonde pour les principaux produits et que l'impérialisme restreindrait | leur commerce au seul Empire iiri-j tannique qui n’est ni usez grand ni) assez riche pour satisfaire à toutes ; leurs activités potentielles.11 résulte de cete situation de l’économie nationale, dit M.Siegfried,! ! que l’Angleterre contient des grou-j pes dominants, parce qu’intéressant,| directement ou non, une grande | partie de la population, groupes qui j invariablement lui dicteront sa politique.et des groupes mineurs qui | la subiront.Los inspirateurs sont i la finance, ‘l'industrie d'exportation ' et le e amerce dont l'importance ne : peut diminuer sans faire déchoir, l’Angleterre olie-même; les sacrifiés; sont ragricutlure et l'industrie travaillant pour le marché intérieur et qui ne peuvent résister qu'en augmentant le coût de la vie.Aussi, surtout depuis une.génération, peut on constater un notable changement dans les préoccupations nationales et, en definitive, dans la mentalité même du peuple qui, d'industrielle qu'elle était, tend à devenir une mentalité de commerçants.Ainsi se confirme ajoute M.Siegfried, dans l'orientation économique du pays, parce qu'elles répondent aux conditions d'équilibre sans lesquelles la Grande-Bretagne ne pourrait prospérer: le libre-écluinge.la défense du crédit britannique et l'urgent besoin de la prospérité mondiale, il est vrai que la protection et l'im-périaFsme représentent des courants d’opinion assez importants prêches par des hommes politiques éminents, mais iis ne sont pas dans l’axe de l'orientation britannique dont ies sources de la vitalité sont dans le CICARETTES LE PAQUET lit dû RliiuaSfcUU * fet.plus encore à l'établissement rendait autrefois les hommes meil~ d'une communauté quelconque, mé- j leurs et plus forts, me a un terrain de culture.Oui, Pourauoi ne garderait-on pas un terrain de culture comme relui ; une partie de cette terme aux fins sis rue Sie-Catherine, eu fuce de \ si haut mentionnées?Ce serait gar-S.-Léon de Westmount, avec une der un peu de "bon goût" à rave-maisonnette nouvelle à l’air an- j nue Sotre-Dame de Grâce, autre-cienne et toujours jolie — (jiielgue fois avenue de l’église (nom pttto-chose qui nous rappellerait dans resque qu’on n aurait pas dû chan-notre grande ville de Montréal un ; ger).Ce serait ajouter à l’histoire si glorieuse de la grande Compagnie de St-Sulpice une belle page y apprenare ailleurs que de patriotisme et d’amour pour ce dans le manuel de l’école, que la coin de terre — le plus peau de terre est une "grande amie" et coin-1 ment il faut la cultiver pour en j être bien servi.Qui sait si par là j quelques-uns des enfants de Nofre- j Dame de Grâce, pour la plupart fil ‘ morceau de la campagne; un ter-i ùnos enfan apprendre ailleurs rain de culture o ùnos enfants pourraient u apprendre aillt leur domaine.5 juin 1924.UN LECTEUR.descendants de cultivateurs, ne sentiraient pas renaître dans leur coeur cet amour de la terre qui Le théâtre de Monique Deux plft- es en un volume; en vente dans les diverses librairies et au Devoir: un dollar l'exemplair* coût de production au Canada est aussi augmenté par la taxe des ventes et la comparaison entre le travail par pièces au Canada et aux Etats-Unis montre qu’on paye de 66 à 100% de plus au Canada.La vérilé, c'est que les chaussures importées d’Angleterre au Canada directement, n’acquittent qu’un droil de l/j\%.Les mêmes faits se répètent pour les industries autres que les lainages et chaussures et on comprend donc clairement qu'avec le taux si peu élevé des salaires et les taux de transport modiques, la préférence britannique cause un tort énorme au développement industriel de notre pays.Tout récemment, le parlement britannique a repoussé le tarif McKenna et défait en même temps la politique fiscale de l’ancien gouvernement.Dans ces circonstances, il ne s’agit plus de sentiments, mais simplement d’une question d’affaires.11 ne pense pas que l’Empire soit prêt encore à adopter un système préférentiel embrassant l’univers et ce serait de notre part une folie que de tenter de conserver le système préférentiel en face du sentiment adverse qui existe en (suite, à la 7ème pqge.) X.WL ¦» n ¦ mag 0 0 0 tandis qu’en mai 1924 il fut de $10,502,793.11 y a augmentation dans les revenus des droits d’accise de $3,274.218 en mai 1923 à $3,624.983 le mois dernier.Pour les dépenses, l’article le plus considérable en mai fut l’intérêt sur la dette publique qui se chiffre à $32.748,756.L’est moins qu’en niai 1923 alors que les paiements d’intérêts se totalisent par $34,645.826.Les dépenses pour les pensions furent quelque peu plus eonsidéra-Ibîpsjiu'en mai 1923.s'élevant à $2,-831,744.I.es dépenses de colonisation militaire en mai s’élevèrent à #$8,095 et nour la réinlccration à *784,548.Ces deux articles accusent des diminutions.Une ligne jusqu’à Mistassini Québec.Il (S.P.A.t V|.W.R.Robb.vice-président (fit Chemin de fer National, et M.J.-E.Moruzain, surintendant général Je la région centrale, sont partis hier malin pour la région du lac Saint-Jean, où ils étudieront la possibilité de prolonger la voie nationale jusqu’à Mis tassini.Ce serait une suggestion faite par le premier ministre Taschereau nour régler la réclamation de $1,-000,000 présentée par la province au gouvernement fédéral à propos de la construction de voies ferrées en certaines parties de la province nar le Nord Canadien, le (irand-Tronc et le chemin de fer du lac Saint Jean.La construction de cette voie fer-rée vers Mistassini ouvrirait Je nouveaux territoir es à la colonisation, faciliterait les communu utions des nouveaux établissements.ASPIRINE Méfiez*vou» des contrefaçons ! avec conviction.Un autre juré, J.s.N.Samuels, a fait un clin d’oeil à Me Cohen en entrant dans la boite.Il a été récusé aussitôt par Vie Calder.Me Jacobs s’y est opposé.“Il ne faisait pas de clin d’oeil, votre Seigneurie, il souriait simplement, “A ce compte vous avez fait un grand nombre de sourires, Me Jacobs, a répondu le juge.M.E.-A.-B.Ladoucour, greffier de la Cour, a dû assermenter solennellement 728 personnes au cours des deux jours écoulés.C’est, paraît-il, un rererd du genre, dans nos annales judiciaires.Le Dr Lemieux, shérif de Montréal, désire aviser le public de nouveau, que seules seront admises les personnes à qui des cartes spéciales sont remises pour assister au procès qui se poursuit actuellement en Cour d'assises.! Les cartes rouges émises pour l procès de Sérafini ont été remp a-, cées.cette semaine, par des cartes : bleues, que les porteurs doivent aussi signer en presence du constable ehir gè de surveiller l’entrée du tribunal.“Toutes les rartes disponibles j ont été distribuées aux intéressés, j nous dit le shérif, et je ne puis en j émettre aucune autre.J'espêre qu'on prendra bonne note de ce fait.” NOUVEAU MATERIEL DU PACIFIQUE CETTE COMPAGNIE AJOUTE 22 WAGON S-VOYAGEURS A SES RESEAUX, 565 WAGONS A MARCHANDISES ET 15 GROSSES LOCOMOTIVES Depuis le commencement de Tannée courante.!ej autorités du Pacifique-Canadien ont dû augmenter considérablement l'équipement des divers trains, vu les de plus en plus nombreuses faites pour le trafic.D'après les rensei-gneiuenls que nous avons obtenus hier après-midi, aux quartiers-généraux de la compagnie, nous pouvons annoncer que vingt-deux wagons ont été ajoutés aux trains réguliers et que pas moins de 565 xva-gons à marchandises ont été ajou-.tés aussi au service du transport] jet de la visite, notamment l’ouver-tuer de certaines rues, l’installation d’une balance publique, l’homologation de la rue Allard, la reconstruction à neuf du pont de la rue Woodland, sur le canal de l’aqueduc, la construction d’un égout collecteur qui se continuera jusqu'à ville Lasalle.Il a aussi été question d’améliorations dans la nouvelle paroisse de Saint-Jean de Ma-tha.Les principales rues qui seront prolongées sont de Razzily, Hadley et Eadie.On demande l’homologation à 80 pieds de la rue Allard oui va rejoindre le boulevard LaSalle aux limites du quartier; comme il n’existe qu’une dizaine de maisons actuellement, on éviterait des frais en agissant sans plus tard.Le pont de la rue Woodland, qui traverse le canal de l’aqueduc, est devenu tron étroit et même dangereux.C’est .e seul pont qui relie à Verdun la population du quartier Saint-Paul.Le pont actuel est en bois et ne correspond plus aux besoins de la localité.On désire un pont en béton armé comme il y en a généralement sur le canal de l’aqueduc, vu que ce sont des ponts fixes, mais cela relève de.la commission de l’aqueduc.Deux suggestions sont à l’étude pour .a construction de l’égout collecteur qui coûtera environ $1,180,-(100 selon les estimés des ingénieurs de la ville.Les travaux peuvent être entrepris par la ville elle-même ou bien être confiés à une commission spéciale avec pouvoirs conférés par le gouvernement, La dernière suggestion est endossée par plusieurs qui prétendent qu’une commission semblable pourrait diriger l’entreprise avec succès comme la Commission aclueJe de l’Aqueduc.L’égout projeté desservirait la municipalité de LaSalle, de Montréal-Ouest, de ville Saint-Pierre, qui toutes v contribueront de leur quote-part.Quant à la décharge de l’égout, l’endroit n'est pas encore définiti-ment fixé.On avait projeté de faire passer l’égout sous le canal de l'aqueduc pour le diriger vers le fleuve.mais l’endroit désigné serait brès de la prise d’eau de la Montreal Water and Poxver, ce qui n’est guère convenable.Un autre projet plus praticable serait de décharger cet égout dans le canal Pion, entrepris il y a une dizaine d’années, qui n’a jamais été terminé et qui aboutit en arrière des usines Fraser Brace, Les travaux du canal l’ion, commencé vers 1912 ou 14, furent suspendus à cause de la guerre et l’argent voté à cette fin resta au trésor pour être employé à d’autres fins.Les améliorations réclamées pour la paroisse Saint-Jean devMatha consistent surtout en trottoirs et en pavages.C’est une paroisse nouvelle dont la direetion a été confiée aux révérends Pères de la Trinité, qui sont les premiers de cette communauté à s’établir sur le continent américain.La paroisse touche à ville Lasalle.et comme cette par demandes' lip,, 20 L Pan-Aincrican tVlr.l, .51 \( JP Pan AtncricHu H, .50 56 ’ s , PuiiiiRN 1 v h n in BR É .'t A .43% 1 Beading .î> i \ Sis, Mcpuhlh' T rtiul S.4 .33% IV\aa 4>il .50 30% Union Pîiclfic .13U, t jj I n, imlnM \)c(9hnl 05 i j fv**% 1 .s.fUrbhcr ., •*;, 2.) g 1 S Steel ,.93'.06 ; Westinghouse .AT % 37% Willy.Overland .4 ^4 7V.dustrlelles populaires ont donné au marché une poussée par en haut ce matin en ouverture à Wall Street.Les gains ont varié de légères fractions à 2 points.Les achats pour placement ont donné do la vigueur au Atchison, au New-York Central et au Norfolk and Western.Plusieurs spécialités de haut prix, y compris le General Electric, le National Lead et le Woolworth sont montés de 1 à 2 points pur suite de l’activité des opérations.Le marche a manifesté une capacité d'absorption remarquable pour les ferroviaires bon marché, principalement ceux du groupe du sud-ouest, et cela a donné lieu à des opérations à la hausse dans d’autres compartiments.Les pétroles sont montés malgré l'annonce d’une réduction dans le prix de certains pétroles bruts, le marché marquant son indifférence, présentement, pour les i militions commerciales défavorables.Les utilités publiques ont aussi avancé fermement.De nouveaux hauts pour 1924 ont été atteints par la préférence Missouri Pacific, le Public Service of New-Jersey et le Standard Plate Glass.Des gains d'un à deux points ont été réalisés^ par le Baldwin, l'American Can, l'Ameri-I can Water Works, la préférence i Eriseo, le Gulf States Steel, le West Penn Power, le New-Orleans, Texas I and Mexico et la préférence Willys I Overland.Le Hoyal Dutch ccpcn-1 dant a cédé I point 1-4.Les chan-i ges étrangers ont ouvert plus hauts.1 incertitude ayant cesse par la démission du président Millerand.Midi.Les opérations à là hausse fortement engagées, la côte a continué de s'améliorer en même temps que l’achat devenait plus diversifié.Les titres Reading Railroad ont développé une plus grande vigueur, la plupart étant a de nouveaux hauts pour l’annee.L l -mon Pacific sYsf avancé (te deux Rio de Janeiro .- — New-York, prime 2 pour cent.Les changes à New-York New-York, IL — La démission du président Millerand a éclairci la situation politique française et il en est résulté aujourd’hui une vigoureuse reprise du franc français sur le marché des changes.Le fr est monté de 30 points à .0532 l’ouverture.Les autres devises européennes se sont améliorées par sympathie.AVIS LEGAUX Province ue QuODrc COUR DE CIRCUIT District d« Montreal.No 721».Jamca Berry et al, clrmnndeurs, vs Alex amlre Grolcuu, défendeur.pince (t’affaires dudit défendeur, au saisis en cette ionise, consistant en ries, balance, etc.conditions : A HUENT COMPTANT.Aug.VINSON.M.C.S.Montréal, 11 Juin 1924.COUR DE CIRCUIT Provlnc» de Québec District de Montréal No 5805.Pas Lionel 1 Hi.Montréal, lt juin 192t.Auditeur et Adminisfration | Générale AUTOMOBILE J.-PAUL VERMETTE AUDITEUR et ADMINISTRATION GENERALE Chambre 707; Immeuble "Power” Rés.m E.5163 Tél.Main 2385 COUR VOTRE TAXI Plateau 5136 Girouard Auto Servic« AVOCATS ARCHAMSAuLT & MARCOTTE AVOCATS 30, rue Saint-Jacques Tél.Main 2761 Joaeph Archambault, C.R., M.D.Emile Marcotte, IX.B., J.-Edm.Gagnon, LL.B.NOTAIRES L.-D.CLEMENT NOTAIRE 30.RUE SAINT-JACQUES Tél.Main 8558.Réi.Westmount 1190) ALDERIC BLÀIN, B.A., ILL AVOCAT Bureau du jour: n0 rue Notre-Dame ouest Immeuble Dnluth, chambre 21 Tél.Main 5228 Aviseur légal de l’Assoc.iaiinn des Hommes d’Affaires de Montréal-Nord.CHS ARCHAMBAULT NOTAIRE 755 AVENUE MONT-ROVAL EST Tél.St-Louia 2143 Jacques Cartier LL.f- Tél.Main 5328 Jean-Victor Cartier.LG U L.-J.Barcelo LG B.CARTIER ET BARCELO AVOCATS Chambre 708a Immeuble “Power” 83 ouest, rue Craig Montréal Placements d'argent.Organisation de Compagnies HORACE LIPPE NOTAIRE H, Place d'Armes.Tel.Main 3228 Administration de propriétés, etc.ARTHUR LALONDE AVOCAT.PROCUREUR.ETC- Etudes Forest.lalonde.Coffin et Bivard.Edifiée du Crédit Foncier — Montréal.Résidence, téléphone: Est 2281.ST-GEM, GUERIN & RAYMOND AVOCATS Tél.Main 5134.30, rue St-Jaeques P.St-Germaln', LG L„ L.Guérin, LG G P.Panet-Raymond, LL.!.RELIEURS ET REGLEURS RELIEURS & REGLEURS VILI.EMAIRE & FRERE REGLAGE ET COUVERT A FEUILLES MOBILES DE TOUT GENRE Main 1735.27, Notre-Dame E ¦ - • * VANIER & VANIER AVOCATS Anatole Vanler Guy Vanter Tél.Main 2632 97 rue St-Jacques RELIEURS & REGLEURS CONSTANTIN EAU, PELLETIER et WILSON, Liée Réglage et couverts à feuilles mobiles de tou! genre.Main 0956- 7 est, Notre-Dame JEANC.MARTINEAU B.A., LL.L.AVOCAT ET PROCUREUR Imm.Veriailles.90, rue Saint-Jacques j Tél.Main 140 MONTREAL A.S.ARCHAMBAULT, C.R.AVOCAT 43, Côte de la Place d’Armes Chambres 420 et 421 [ Téléphone Main 1839 Montréal MEDECINS MAURICE DUPRE, LL.L, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR de l'Etude Fitapatrick, Du pré, Gagnon et Parent Immeuble Morin.111 Côte de la Montagne Téléphone 212 et 213 QUEBEC DR J.-M.-E.PREVOST Des hôpitaux de Paris, Londres et New-York Clinique privée pour le traitement des maladies Intimes de l'homme et de la femme; x-oies urinaires, reins, vessie et maladies x-énéricnnes.460, rue'Saint-Denis, JVIontréal TEG EST 7580 W.F.MERCIER, B.A.Ll.L.AVOCAT-PROCUREUR Etude Mercier, Mergler et Sauvage 71e, St-Jaeques, Main 8297 Résidence 133, rue Cherrier, Est 3866 Consultations de 2 à 5 p.m.Est 6734 DR A.DESJARDINS Médecin de l’Institut Ophtalmique Maladie des yeux, des oreilles, du neî et de la gorge en face du 523, RUE ST-DENIS carré St-Louis COMPTABLES P.-A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered Accountant) j .Chambre 315 Edifice “Montreal Trust” i 11, Place d’Arntes.Tél.Main 4912 i — ?DENTISTES PETRIE, RAYMOND & CIE COMPTABLES CERTIFIES VERIFICATEURS J.-T.Raymond, L.A.A.-J.-M.Petrie, L.A.Suite 909-910 120, rue St-Jacques Montréal TEL MAIN 2758 DR AD.L’ARCHEVEQUE CHIRURGIEN DENTISTE Téléphone 468, Parc I-aFontaine St-Louis 1301 Montréal DR ALBERIC MARIN 295, RUE SAINT-DENIS j Tel, Est 6958 Montréal CADRES! MIROIRS! MOULURES! La Cie Wisintainer & Fils Inc.Manufactm^ers-tmportateurs t IMAGERIES.VITRES, GLOBES, ETC.Gros et Détail Bureau et Magasin: Manufacture: 58, rue St-Laurent, 7, rue Clark MONTREAL QUE.Téléphone: Plateau 7217 PROFESSEURS DROIT, MEDECINE, PHARMACIE, ART DENTAIRE Cours préparatoires du professeur RENE SAVOIE I.C.et LE.Bachelier ès arts, ès sciences appliquées Cours classiques cours commercial, leçons particulières.Elèves acceptés en tout temps Prospectus envoyé sur demande 238, RUE ST-DENIS TEL.EST 6162 Près de l'Ecole Polytechnique IMPORTATEURS DE FERRONNERIE L-L.LAFLEUR, LTEE Importateurs de FERRONNERIES.PEINTURES, ETC.3G6, Notre-Dame Ouest TEL.MAIN 6707 Entrepôt : BOULEVARD DECARIE Téléphone Westmount 7020 Ciment.Brique, Sable, Bois, Charbon.Foin.Grains.Glace.LEBLOND DE BRUMATH 259, RUE ONTARIO EST ! Bachelier de l’Université de France et de rUnlversIté l-avnl, offlpler d’Académio, auteur de plusieurs ouvrages.Le plus ancien cours de préparation aux examens élahli ft Montréal ; Qui veut devenir rapidement MEDECIN?INSTITUT LAROCHE ENRG.Cours classique — Brevets Cours commercial 303.RIE SAINT-DENIS ( En face du théâtre St-Denis) ASSURANCE Cour de circuit points tandis que l’action t (Illumine | Province de Quebec COUR SUPERIEURE rt Faction de pi entière puéférence District^d« ^Montreal du Loiorado and Southern, le le- Armand lomnier, demandeur, v» A.vas and Pacifie, la préférence Knt-1 naymmut.defendeur.i, lié., .it,, i,.gnnlhern l-e 20émr jour de juin 192t.a 11 heures Marquette u souiiutnlr |.Bvni)1.ll'U)j ^ Ul placc .ndfaires n,,.and Pittsburgh et le \vest Virginia dit d.lemlem, HU no 4o0.rue Workman, eu établissaient de nouveaux hauts Ja cité de Montréal, seront vendus par au-il,.,,,,A I .Klix'trir torité de Justice le» biens et ellots iIikIII P 1(11 ' •111.ntt .I.C Glltiral Lili tlH i ,|gfrlu|,.m.mums en cette cause, consistant pro.,nce ouébec est monté de ,1 points 5-8 et 1 Ame- en effets d epicerle.comptoir, hahince.,t ,i.Munir«, rican (and Foundry, de quatre, j (tonditnu.s: ATUitcvr «omptavi.\ ! “ l il certain nombre d autres indus-: Montréal* H* juin 1#24 * t-n < onipagnle Equitable d’assuraticf I riels se sont avancés de deux ’ ' ! Mutuelle contre le feu, corps légalement points ni oins le prêt à vsie s’est PravM.ce de Quebec UOUR SUPERIEURE constitue ayant son principal bureau ,1 :.f- (HIIIIIS III nils.i,e jii I i u .su S I si m .M;ntriâ|, • faires dans la rite de Montrénl, cenouvpl:' a 2 nour cent, ce taux •,|iai Demander esse.minime étant considéré par beau- Unkawamix McUrorj Coal u.ompatty, U- contre l’otip de courtiers comme un Thu- ) tmled^ .deruaml.ressc.ss J.-A.l.iturtcman- v„K, AR|r n,.M’DREAU, de St Rnclt, leur de hausse.| P aOénie Jour de Juin 1924.4 11 heures comté de Richelieu, -—- de l'ai tint midi., au domicile dudit det en , , , Defenrt-ur.leur, au no 11X18 rue M-Dcnls, eu la cité D est ordonné au defendeur de eompand-de Viontréal, seront vendu» par autorité de tie dans le nnns justice les bien* el effets dudit défendeur Montreal, 5 Juin 1924.— — saisis en retir l'anse, consistant en un pia d’jr ordre) UOFRS Mtl'bNS EK 11 JUIN 1924 I no.gramophone, meubles di ménagr, etc.(ieorae* DU88AULT.i i oiiditioiis: A B( 11 .N r (ilMl’lANi.Uépule-crelfier de Udile mur.- ., Ed.141001 N.H.C.S.N.-'.Montreal Normamijn k DesRosiers Courtiers en Assurances ( 232, RUE SAINT-JACQUES Tel.Main 3983-4*32 MONTREAL | Cours du change À Wall Street New-York, 11.Une forte (ic-niunde qui s’nnnonçall jiotir les valeur* ferroviaire* ci Jcs valeurs in- Vienne Londres .Paris .RruxrllcH .Monte .Genève .V mster dam Madrid ., Berlin .Stockholm Uhirstiania Copenhague $4.31 1-2 #4.38 5-81 .0532 .0465 .0437 .1760 .3735 .1343 .2653 .1342 .1684 .0542 .0473 .0445 .1794 .3809 .1369 .2705 .1368 .1716 Province de Québec.District de Montréal, , No 9713._ ’ Cour supérieure dame JEANNi: BLANCHE AUBEBT.des Cité et district (le M™9y*»,iv^Ç2US£nï?il* mime en biens de IHABl-l.t'.ON BBtAN* C.HON.impi’inirui', ci-drvnnt des cite el dis-Iriel de Montreal, nrhielleiment ft Pepeele, Tain, Iles de ta Société, I>rmannfrrvAP, / va ni’NB!-! ION BlUAM llON.imprimeur, cl-devnni des cite rl district de Montréal, lu-tunllemcnt de Papeete, rniti, tins de la Société, , Defendeur, Une nclion en séparation de corps el de! biens a été Instituée en celle cause, le quatorzième jour de niai, mil neuf cent vlngl-quutrc.-,, - Montréal, 2 Juin 1021.I.AMAHHK BOURDON.I |.es procureurs ,.n demanderesse.(*(01 IllW Oc vwl.X Sd'l-K 11; V'U X 1 Jisirict de Montréal.No «16.\.-B Baron, demandeur, vs P.MonoJisn.i défendeur.__H .I la- 'JBenir Jour de Juin 1921.4 10 heures |ce d'affaires dtidit défendeur, au no f095,1 raprès-mldl.' (heure" nvnncér), au H'u de raviiiil-mldi.iheuri solaire) au domt-rue Beaubien, en la cité de Montréal, se- d’emningashiagr, au no 2239, rue Saint-Do-1 cilr dudit défi ndrur, nu no 1399.rue Bor- | root vendus par aulorllé de Justice les mlnlquc, en la cite tir Montreal, seront tb aUN, (Ji ia cite de Vtiintreiil, seront ven- | biens rt effets dudit iléfendeitr siii*ls eie scikIiis par aulorllé de Justice les bien* el du> Dur autorité de Justice les biens el ef- cetJe cause, consistant en bloc de cl-j effets dudit défendeur saisis en celle eau- Cels dudd ibdi-mleur saisis en celle cause, ment hroueltes, etc, se, consistant en un plmio cottage, eonslstaiil t n un piano, meubles, rtc.Conditions : ARGENT COMPTANT.i Condition»: ABlil.M (OVIPJANt, * * -»(•«;, M OiViPJA.'iV ' t.-E.MESMSRAIS, M.C.S, , J.-E.I OUTI .H.C.S.J.-M.OLCKsiADER.H.6s •> / Montreal, tl Juin 1921.I Montreal.Il Juin 1921.Montreal, H Juin 1024.Montréal, Il juin 1921.COUR DE CIRCUIT Province d» Quebec COUR DK CIRCUIT ! oiov In,• Queeec District de Stenlresl Ouinci J« Monguc-Po)n:e.Section No.2 na?Et pour nommer encore une autre pièce, i auditoire s’est senti pris et transporté dans un autre monde, en entendant la douceur infinie et le senliment religieux de l’“0 Salutaris Hostia” de Perosi.que chantèrent seuls les hommes.Enfin, notait Pie X, qu’on ait recours “à des enfants, selon le très antique usage de l’Eglise”, pour chanter les parties aiguës de soprani et de contralti."Les petits chanteurs de la Madone”, — organisation qui a déjà plus de dix ans d’existence, —- est le complément nécessaire de la Chorale.La fraîcheur et le coloris des voix d’enfants viennent s’ajouter a la fermeté et au style des voix viriles, pour produire le merveilleux ensemble polyphonique.Le “Benedictut qui vénit” de Goller semble n’avmr été mis au programme que pour faire valoir les qualités vocales de ces petits bonhommes, On a admiré Je timbre pur et riche des voix, qui obéissent avec intelligence à la direction qui les entraine.Il s’est glissé cependant une petite faiblesse, chez les enfants, dans le "Vietirnae Pas-chali” de Yon : un manque de justesse qu’expliquent bien l’heure tardive et la fatigue des enfants.M, Pamphile Langlois, organiste, dans un répertoire de musique moderne entremêlée de quelques vieux maîtres, a fait ressortir la sonorité et le velouté des orgues de l’Imma-culée,-Conception, en même temps que la technique et l’interprétation de leur organiste.Notons deux pièces de composi- , teurs canadiens qui n’ont nullement honnêtement leur déparé le programme : “Basso Os- M.t, mple qui valeurs profiteraient beaucoup d’un système de préférence mutuelle.En terminant, le sénateur Webster déclare qu’à sa connaissance personnelle personne n’a été plus désappointé au monde que sir Wilfrid Laurier quand les ans se sont écoulés les uns après les autres sans (tue jamais la Grande-Bretagne ai! reconnu la préférence que nous lui accordions en nous donnant à son tour.Il exprime l’espoir que ses remarques touchant relie attitude de la mère patrie arriveront en Angleterre.Il ne veut pas qu’on les prenne en mal ou qu’on en fasse une menace, mais bien plutôt qu’elles servent d’avis qu’une préférence qui n’existe que d’une part ne peut continuer.LES ACCUSATIONS TAYLOR Le résultat de l'enquête faite au sujet des accusations portées par le sénateur Taylor, de New-Westminster, contre l’administration de la marine marchande canadienne et le National Canadien sur la côte du Pacifique a été rendu public ce soir quand le rapport de M.Temple, qui a dirigé l’enquête, a été déposé devant le Sénat, Dans ses décisions au suiel des diverses accusations, M.Temple dit clairement qu'il n'a pas pu, après avoir interrogé de nombreux témoins, dont les témoignages couvrent plus de 1,500 pages, trouver une preuve raisonnable des allegations fàites.Non seulement le “brigandage organisé" n'existe pas.mais, au contraire, M.Temple trouve que les fonctionnaires de ia marine comme du chemin de fer National Canadien ont fait preuve de zèle en protégeant les intérêt* à eux confiés et qu’ils ont accompli devoir.est conseiller ré- Nntional Canadien.Il a d'abord étudié les accusations portées par le sénateur Taylor au sujet de la démission du capitaine Boyd, du vapeur Canadian Canner, qu’on prétendait avoir fait renvoyer du navire pour donner sa place â un des officiers dont les vues ne concordaient pas avec les siennes.M.Temple déclare que rien ne prouve un antagonisme ou une conspiration de la part des offi- I ciers, comme on l’avait prétendu.! Les quelques plaintes portées con- ! tre le capitaine Boyd l’ont été par | écrit et toutes ont été étudiées.Il était aussi question d'un compte de réparation au navire mis en j cale sèche à Rrince-Rupert et on en parlait pour discréditer le capitaine Boyd et trouver une excuse à sa démission.Pour cela, on prétendait que le livre du bord avait été altéré et qu’on y avait fait de fausses entrées; qu'on avait dit aux entrepreneurs de faire un compte aussi eleve que possible.De plus, ces réparations auraient été nécessitées par un accident, mais cet accident n’aurait pas causé tous les dommages et que les entrepreneurs ne se seraient pas conformés au cahier des charges en faisant les répara-li ms.M.Temple s'est occupé de ces accusations et s’est appu.vé sur les décisions du commissaire des naufrages de la Colombie-Anglaise, M.J.-D.Macl'herson, qui a fait une enquête sur l’accident à la demande du capitaine Boyd, et il cite son jugement pour prouver que les accusations sont dénuées de fondement.On accusait aussi les officiers du navire de faire la contrebande des spiritueux et là encore M.Temple n’a pu trouver que les accusations étaient justes bien qu’il ait fait faire des recherches par la police pro- cordés par le bureau chef.En résumé, M.Temple qualifie de fausses toutes les accusations portées contre M.Labrie, dont la conclude est au-dessus de tout reproche, il a eu des entrevues avec les homme; d'affaires qui ont*dcs relations suivies avec le département dos achat?et il a constaté que tous, sans exception, ont parlé avec éloge de M.L.Labrie et de son intégrité dans les affaires.Cette enquête se termine done par une réfutation complète des accusations portées par le sénateur.Visiteurs à Québec La ville de Québec offre maintes attractions qui sollicitent le touriste et les gens en congé, ("est un délicieux voyage de fin de semaine à faire de Montréal.Un nouveau train, mis en circulation par le chemin de fer National du Canada, quitte maintenant Montréal a 9 h.25 a.m, tous les jours, sauf le dimanche.D’autres trains quittent Montréal a 10 h.45 a.m.à 5 n.p.m.à 7 h.p.m.el a 11 h.30 p.m.service correspondant de Québec à Montréal.Service de wagon-salon et buffet aux trains du jour.Wagons-lits-boudoir à compartiments aux trains de nuit.Pour autres renseignements, retenue de places, etc., s'adresser à tout agent du chemin de fer National du Canada ou au bureau de* billets de la ville, 230 rue Saint-Jacques, téléphone Main 3620.(réc.j Le “Special St-Laurent,, W.A.A.A.Y.M.C.A.tinato* de M.Benoit Poirier, l’or- gional du National Canadien à Win aaimte de Notre-Dame, et un "Cor | ni peg, a commencé son instruction .Tesu" inédit, à quatre voix mixtes, en mars dernier, sur les ordres de à Sun Life, tie M.G.-E.Tanguay qui poursuit j sir Henry Thornton, président du Du 13 juin au 4 mille!, le Spécial | » t » « ¦ vzx.i > v > « | t» v | v c» < t X < U -t il 14 W11 '• ., , , , .V .• i „,, ;i .r.,.r.:.Saint*Laurent quittera Montréal, gare Rbn a venture, à 7.35 p.m.les inciaic.celle de Raneoûver,-le'bu- ifl,.n,|is.mercredis el vendredis pour reuu de contrôle des spiritueux et [Gviere-du-Loup, Cacounn et plage les douanes collaborant dans |Ci,r ; Metis, revenant de la plage Métis travail avec les douanes américai- lis "lardis, jeudis et dimanches à nos.On a trouve que les regie G-*1* P-'"., arrivant à Montréal â 6.50 nient* étaient strictement observés !p lendemain matin.Du 7 juillet au à bord des navires de l’Etat bien GS août, le convoi quùtern Mont-qu’il s’y soit trouvé des spiritueux, féal les lundis et vendredis et du mais rela conformément aux règle- *,f*ût au 10 septembre, les lun-tnenls.dis.mercredis et vendredis.Les accusations contre le National j L*' convoi sera pourvu de wa-Canadien portent surtout contre le ' gons-lits et parloirs entre Montréal, département des achats.M.Temple Rivière-du-Loup, Cacouna et plage s’est fait aider par M Haffner, avo- Métis, ainsi que d'un wagon à eut, pour étudier ces accusations, compartiments entre Montréal et On disait que M.Labrie agent gé- la plage Métis, néral des achats, avait réalisé des L’heure d'été en vigueur dans profits sur certains contrats adju- : l’est est comprise dans eel horaire, «es par lui mais il a été prouvé que L’heure d’été est d'une heure avanies contrats en question avaient été| cée sur l'heure solaire, adjugés par le bureau chef de Mont-! Pour autres renseignements, ré-réal après une demande régulière i serrations, rtc., s’adresser à Bade soumissions.Il en est de même gent du Chemin de fer National dû) des autres plaintes au sujet du char-(‘Canada ou au bureau des billets dÿ bon, des traverses et donnants el la ville, 236 rue Saint-Jacquet, du bo s.Les contrats ont été ac- Tél.Main 3620.irécj I MONTREAL, MERCREDI DEVOIR il mai, 1924.POLITIQUE FRANÇAISE M.MILLERAND DEMISSIONNE.M.PAINLEVE OU M.DOUMERGUE?Le president de la RépuLlique prend cette décision à la suite d’une résolution présentée par Herriot à la Chambre et adoptée par celle-ci — On parle de M.Doumergue ou de M.Pain-levé à la succession de M.Millerand (Dépêches de la nuit) 'Paris, 11.(SiP.A.) — Alexandre Millerand, onzième président de la France, donne sa démission aujourd’hui.Sa lettre de démission sera lue devant tes deux Chninlircs et son successeur sera choisi par la Chambre des députes et le .Sénat convoqués en assemblée nationale a Versailles, vendredi.Le président a résolu de donner sa démission après la lectuit aux deux Chambres hier d’un mes-sage présidentiel présenté par le J nouveau président du conseil, M.Frédéric-François Marsal, message clans lequel le président refusait de démissionner, à la suite u un vote contre le ministère tant a ta Ctiam-h:-e qu’au Sénat, et finalement 1 a-doption d'une motion presentee a la Chambre par M.Fidouard Herriot, chef des radicaux-socialistes, qui rejetait à priori tout gouvernement favorable à M.suggéré par lui.La résolution se suit: , , .-La Chambre est résolue a ne pas entrer en relation avec un ministère qui par sa composition est négation des droits du parle- LA NAVIGATION Fort contingent sur le “Melita ’ CENT CINQUANTE EDITEURS DE JOURNAUX CANADIENS SE SONT EMBARQUES CE MATIN POUR UN VOYAGE EN EUROPE — PAR LES BATEAUX DE LA CANADA STEAMSHIPS 4 LE MONUMENT A Mgr LAFLECHE Les Trifluviens décident de le placer dans «le parc, en face de l’évêch*—On a recueilli $21,-400 en souscriptions TliLEPIIOlNli KS I 8000 Millerand ou lisait comme une - , , ,.ment.Elle refuse d’accepter le de- Sous Millerand, M.Briand forma un cabinet qui donna sa démission en 1922.Le président invita alors M.Poincaré à former un ministère.Le succès des radicaux et des socialistes aux élections de 1924 mit immédiatement M.Mille-rand en danger.Le ministère Poincaré a donné sa démission et presqu’à runanimi-té la nouvelle majorité de la Cham-demandé la démission de M.Millerand.M.Herriot, chef de la nouvelle majorité, a refusé l’invitation de M.Millerand de former un cabinet.Le président a réussi à persuader M.François Marsal, ministre des finances, île constituer le "minis-1 1ère éphémère".SUR LA MOTION HERRIOT Paris, 11.— Dès que M.Herriot eut présenté la motion de la gauche par laquelle celle-ci refusait aucune relation avec le nouveau cabinet, de vigoureuses protestations de la droite furent entendues en même temps que les applaudis- ^ .sements de la gauche.Cette motion bat inconstitutionnel auquel elle est j démontrait clairement que Pinten-invitée et décide de retarder tout tion d’Herriot et de Briand était .“ ' d'employer la force de leur majo- se al débat jusqu’au jour où le gouverne ment constitué en conformité avec la volonté souveraine () du pays présentera devant elle.’ Cette motion fut adoptee par Chambre, 329 voix à 214.Le vote au Sénat sur la question d’une interpellation sur la crise présidentielle fut de 154 voix contre 144 contre la motion.La décision subite de M.Miile-rand de donner sa démission a la suite de ces votes défavorables laisse la majorité de gauche dans rembarras, car elle compte dans ses rangs deux candidats: M.Dou-merpue, président du Sénat, et M.Painlevé,'président de la Chambre des députés.Le président sera élu nar la majorité des deux Chambres à une assemblée qui ser* lenue pas plus tard que jeudi.La majorité de la gauche à la Chambre est de 329.(.’est plus mie tout le Sénat.C’est dire que \l.Painlevé sera certainement choisi.Mais les nréeéd(*nts favorisent le president du Sénat qui est le se-, rond magistrat de l’Etat et qui a j droit à la promotion en ligne di- j recte.M.Doumergue, cependant, est célibataire et la tradition exige que l'Elysée ait une hôtesse.M.PAINLEVE Cent cinquante éditeurs de journaux quotidiens et hebdomadaires du Canada ont quitté le port de Montréal, ce matin, sur le paquebot Melita, du Canadien Pacifique, à destination d’Angleterre et du continent européen.Ces éditeurs feront une tournée en Europe, dans les grands centres.Ce voyage durera six semaines.Les touristes quitteront Glasgow le 25 de juillet, sur le Montlaurier.Toutes les provinces canadiennes seront représentées.Le colonel Walter- Maughan a déclaré que cette saison serait la saison des congrès par excellence, en raison des nombreuses associations qui voyageront d’Europe jus-qu'ici et d’ici jusqu’en Euprope.Plusieurs de ces associations ont réservé leurs passages à bord des paquebots du Canadien Pacifique pour certaines dates, durant l’été.Le Melita qui est parti ce matin, est le troisième paquebot du Canadien Pacifique qui transporte un fort contingent de congressistes.Les vapeurs de la Canada .Steamships Lines qui sillonnent le Saint-Laurent, les grands lacs et les autres cours d’eaux importants du Canada seront tous en activité sous peu en raison du beau temps et de la saison nui promet d’être des plus active.Le Hichelieu partira vendredi matin pour son premier vo-vage du Saguenay, et aura à bord l’Association des chemins de fer et de navires de Boston.La semaine prochaine il aura à bord l’Association des Municipalités de la province de Québec, qui partira de Montréal.16 juin, à Gasné et Percé.Plusieurs autres lants ont requis les Canada Steamships Les Trois-Rivières, 11, (D.N.C.) — Le monument que la population du diocèse des Trois-Rivières élèvera à la mémoire de Mgr Laflèihe sera placé en face de l’évêché, dans le parc même de l'évêché, probablement du côté de la cathédrale.C’est la décision à laquelle en esJ venu le comité du monument après une longue discussion.A la séance du comité, on a aussi appris aux membres que les souscriptions recueillies à date pour le monument atteignent le montant de $21,4(M).Ü0, et qu'il reste encore à visiter quarante paroisses dans le diocèse et à recevoir les souscriptions des anciens trifluviens demeurant à Montréal.A cette même réunion, il a aussi été décidé de demander d’inviter les artistes du pays et des artistes de l’étranger à un concours pour la statue et le socle du monument ei à leur demander des soumissions.L’artiste devra représenter dans Mgr Laflèche, le grand orateur.Les bas reliefs du monument seront une question à décider plus tard, mais il a été entendu que l’on devra représenter Mgr Laflèche au milieu des Indiens et dans le combat auquel il assista.Un autre évoquera certainement le grand éducateur.Assistaient à Ja réunion : Mgr Louis Chartier, supérieur du Séminaire et vicaire-général du diocèse, Mgr L.-E.Faquin, procureur du diocèse, M.le chanoine Boulay, curé de la cathédrale, M.le chanoine Louis Denoncourt, curé de St-Philippe, M.l'abbé J.G.Gélinns, préfet des études au Séminaire, lq R.P.Joyal, O.M.I., du Cap de la Madeleine, le R.P.Ferdinand, o.f.ni., curé de la paroisse Notre-Dame des Sept Allégresses, M.le Dr L.P.Normand, M.!.G.Jourdain, M.Arthur Nobert, trésorier de la cité, etc.destination tic corps nnpor-services de la Lines pour Une école de pharmacie à Québec L’Université Laval décide de l'organiser universitaires Nominations QUEBEC, 10 (D.N.C.).— L’Université Laval a décidé hier soir de créer une école de pharmacie à Québec.Cette école sera ouverte après les vacances.L’université a nomme le docteur A.Brousseau, professeur agrégé à la faculté de médecine, l’abbé A.Labrie, à la faculté des arts, AIM.A.Pouliot et J.Guntensperger, à l’école supérieure de chimie.On pou r croit dent qu’un deux autre mentionne d’autres raisons l’élection de M.Painlevé.On qu’il sera le prochain préside la République, à moins conflit entre les gauches des Chambres ne permette à un candidat, tel que l’ancien président du conseil, Louis Rur-thou, président de la Commission, des réparations, de se faire élire.M, Stillerand aura peut-être un rôle politique important à remplir, p ' bâillement à la Chambre comme chef de la minorité.On se propose actuellement de lui offrir un siège vacant dans le département de Meurthe-et-Moselle, région de Nancy, l’un des députés de ce département démissionnant afin de nécessiter une élection partielle.Dans ce cas, M.Millerand serait certainement élu, parce que le nci'd-est, d'où vient M.Poincaré, est fortement en faveur du bloc national.M.Millerand peut cependant opter nour la pratique dsi droit, où il réussit avant ta guerre.Le nouveau ministère François-Marsal restera au pouvoir temporairement, en dépit de l’opposition de la gauche.Le président du conseil et scs collègues rendirent visite à M.Millenind pour l'avertir .du résultat des délibérations parlementaires.M.Millerand remercia les ministres en ces termes: M.MILLERAND LES REMERCIE “Mes chers amis, perniette/.-moi de vous exprimer ma gratitude du fond du coeur.Avec une spontanéité émouvante vous vous êtes groupés autour de notre ami, M.François-Marsal, moins pour appuyer le président dont vous avez été presque tous les collaborateurs, que pour sauvegarder la constitution contre une attaque menaçant le régime lui-mème.“Si en dépit de vos efforts et de ceux de s républicains clairvoyants, le parlement a fermé l'oreille à nos avertissements, le pays les a entendus.L’exempte de fermeté, de courage et d’attachement aux lois que vous venez de fournir ne sera pas perdu en ce pays du bon sens.La chose importante est d'avoir droit.Nous pouvons attendre l’avenir sans inquiétude”.NOTES SUR M, MILLERAND AL Alexandre Millerand fut élu président de la France en 1920 alors que M.Paul Deschanel fut obligé d’abandonner la présidence pour raisons de santé.Si.Deschanel succédait à M.Poincaré qui de vint plus tard président du conseil sous M.Millerand.Figure imposante qui cul uhe carrière aventureuse.M.Millerand est appelé le “Roosevelt de la France" par ses admirateurs, dictateur par les autres, traître par les socialistes qui il y a quinze ans l’élurent à la Chambre des députés.M.Millerand fut .successivement ministre du commerce de 1899 à 1902.ministre des travaux publics, poste et télégraphes de 1909 à 1910 sous Briand; ministre de In guerre dans le cabinet Poincaré en 1912 et dans le ministère Viviani en 1914, poste qu’il conserva jusqu’à la démission du cabinet Vivian! on 1915.Après la guerre il fut appelé uar M.Poincaré à former ,ninet pour remplacer celui monceau, tident rite pour en finir.Dans son discours pour défendre ia constitution, l'ancien ministre Reibel accusa la majorité de; craindre de se prononcer franche-1 ment et de ne vouloir agir quoi dans l’ombre.Il prétendit que le leurs excursions prochaines, parlement n’avait pas le droit de demander la démission du président avant l’expiration de son terme.Il dit que la division entre le président et la majorité de la Chambre n’était que politique et que c’était créer un dangereux pré; cèdent parce que le président qui sera élu par les socialistes et les radicaux courra lui aussi le risque d’être démis dès que le ministère sera renversé.Il dij n'ètre pas surpris que les socialistes et les communistes, (pii reçoivent leur mot d’ordre de Moscou, se prononcent contre M.Millerand parce que celui-ci a sauvé la Pologne de la Russie Soviet en 1920, mais il ne comprend pas comment il se fait que les radicaux adontent une sembla-î ble politique, La suite de la dé-fensc de M.Reibel se continua au j milieu d’une tempête de cris, de ! protestations, d’applaudissements et j d’interruptions de toutes sortes.A un certain moment, le chef communiste Marcel Cachin monta sur son pupitre et à la première mention du nom de Millerand il cria: “Frères, vous devez mourir”.M.Seibel protesta contre cette scène burlesque qui marquait un jour aussi grave puisqu’on y décidait de l’avenir de la constitution et de la république elle-même.1) rappela en terminant que le 11 mai dernier, les électeurs n’ont pas voté pour ou contre Millerand, mais pour les partis qui se présentèrent devant eux.Lorsqu’il eut terminé son discours, la droite demanda avec insistance que MM.Herriot et Briand montent à la tribune, mais ceux-ci ne semblèrent pas entendre cetc invitation.Alors M.Francois-Àiarsal demanda à M.Herriot d’ex; pliquer sa motion qu’il dit avoir été suggérée par Moscou, mais ce dor- m|rcIdéputè,'communiste Renaud ! Iu‘v- C"J- Heaudin.aumônier, monta ensuite à la tribune pour attaquer personnellement M.Mille- Changement de prix pour les liqueurs La Commission vendra un peu moins cher ses vin.?, ses gins, ses brandies et quelques marques de “scotch” * * * Le Caronia, de la ligne Cunard, partira de Québec, demain, à destination de Liverpool.Le Ilegina arrivera à Québec, vendredi, à 7 heures du matin.* * * De très jolies et très intéressantes brochures viennent d’être publiées et mises en circulation, donnant de précieux renseignements au sujet des deux navires palais de la Compagnie Générale Transatlantique, le Paris et le France, qui font le service régulier entre New-York çt les principaux ports français.Le congrès des forestiers M.ERNEST BROSSARD RESTE A LA TETE DE L’ORDRE DES FORESTIERS CATHOLIQUES, HEINIS EN CONGRES A MONT-REAL - LA LANGUE DES DELIBERATIONS M.Ernest Brossard, haut chef ranger provincial de l’Ordre des Forestiers catholiques, a été réélu à ce poste de confiance, hier, au cours du congrès des Forestiers catholiques de la province qui se tient actuellement à Montréal.Les autres officiers et directeurs de l’Ordre sont les personnes suivantes : N.-E.Brossoit, vice-chef ranger provincial; C.-E.Olivier, secrétai re provincial; H.-C.McCallum, tré sorîcr provincial; le Dr J.-U.Lalon-de, haut médecin réviseur provin Québec.11 (S.P.C.) — La Commission dos Liqueurs annonce un remaniement des prix de ses vins, de ses gins et de scs brandies.La plupart baissent sauf quelques exceptions où l’augmentation est de cinq à dix cents.Plusieurs marques de champagne bénéficient d’une réduction de 25 à 50 cents tandis que les portos Sandeman baissent de 83.211 à 82.-80.Les prix de quelques vins populaires baissent egalement.Réduction générale des prix des liqueurs fines; dans le cas de la bé- nédictine de $5.25 à $4.(H); de Lt $3.35; d’être un profi-d’avoir délaissé rand qu’il accuse leur de guerre et la classe ouvrière._ .H fut remplacé par le ministre (les colonies, M.Fabry, mais immédiatement les communistes se levèrent et chantèrent ‘Tlnterna-tÿmalc”.Il dit que la vraie signification de la motion d’Herriot réside dans le fait qu’elle n’est défendue que par les communistes, mais que les radicaux craignent de l’appuyer.Puis le vote fut enregistré sur des bulletins de couleurs différentes et chaque député devait montrer la couleur de son bulletin avant de le mettre dans l’urne afin montrer pour quel groupe il votait, ce qui était reçu par les applaudissements do ses amis et les protestations et les cris de scs adversaires._ ___ Une poursuite de la “Montreal Agencies” chartreuse verte, de $3.50 a du Kummel, de $3.50 à 83.15 Augmentation de cinq à dix cents dans le prix de quelques “ryo” et diminution de dix cents pour certains Scotch.On dit qu’un récent achat d’une énorme quanti-1 té de Scotch à l’étranger, à des conditions avantageuses, amènera sous peu une réduction dans le prix de certaines marques de la Commission des Liqueurs.On apprend que le rapport préliminaire de la commission contenant le résumé du bilan, du der nier exercice sera publié le 15 juillet et que le surplus de la commission atteindra environ quatre mil-J lions de dollars, ce qui est la moyenne des deux premières années de la commission.Le rapport détaillé ne sera publié qu’à la fin de l’au tomne.LE PASSE DE DÉTROIT UNE CE ENQUETE DF.M.CHARPENTIER FULGEN- Le juge Lane a maintenu hier une poursuite de la Montreal Aj/e/i-cies Limited, pour une somme de $6,250 comme commission sur la vente de l’édifice de la Banque de la Nouvelle-Ecosse à la compagnie F.Waterman, rue Saint-Jacques.La banque avait appelé la oie Waterman en garantie eu vertu d’une clause spéciale du contrat de vente.De son côté, la cie Waterman a appelé son agent L.Kimpton en garantie.La cie Waterman s’était engagée à indemniser la banque contre toute réclamation pour commission, et de son côté Kimpton avait signé un billet où il s’engageait à indemniser la cie Waterman contre toute poursuite pour commission.Le juge a donné raison à la pour-! suite et n condamné à la fois la cie Waterman à payer la commission à ! la banque, et Kimpton à indemniser la rie Waterman.Les sept directeurs sont: MM.Napoléon Déguisé, C.-E.Rousseau, P.-IL Reilly.H.-A.Sirois.Dr J.-H.Garreau, J.-W.Quentin, (’.Barrette.Les délégués officiels do l’ordre au congrès international qui aura lieu prochainement à Columbus se ront choisis parmi les membre* suivants : MM.E.-.T, Brossard, ('.McCallum, R.-.L Boaudin, prêtre; H.-A.Sirois, Dr J.-H, Garceau, M.le juge P-.A.Choquette, M.-N.Déguise.N.-E, Brossoit, C.-A.Rousseau.H.Primeau, Dr Quintal, J.-A.Bourdon, A.A.Gibbcault.LA.Provcncher, N.Bandemuilt, .1.Poirier.J.-A.God-bout.Dr L-E.Primeau, Dr Robl-Vlô ! taille, J.-M.Samson.NY.Coulombe, G.-O.Dugal, E.-R.Reilly.H.Bourque, J.-M.Brousseault, Bév.Lamontagne, Rev.Legendre, C.Barrette.!.Fiset.J.Gauthier, J.-B, Bérubé, J.-A.Dubé, J.-W.Lalonde, E.Beaudoin.J.-A.Trinque, R.Nennett, H.Lynch, J.-T.Montpetit, D.Feency, Dr Caron, S.Martel, S.Pillnnd.î.e choix des divers comités de I l’ordre s’est fixe sur les personnes suivantes : Lettre de créance Dr J.-H.Garreau, H.-A.Sirois, D.P., N.-E.Brossoit.Y.C.R.P.K.-H.Reilly.C.-A.Rousseau.Nap.Déguisé.D.P., H.-C.McCallum.prés, prow, J.-W.Cantin et C, Barrette.Finances: B.Bennett, Jos.Rien-dcau, J.-A.Bourdon, A.(loyer, Joseph Moisan, NY.Coulombe.Jus.Easton, Louis Fiset, T.Lefort, H.Primeau.Législation: S.McGarry.A.Pro-venchcr, J.-M.Boisseau.O.Tolin, l.l.-F.Leclerc.Dr H.-A.Quintal.Al-! nhèc Nadeau, J.-P.Samson, W.Vil* lemaire, O.-J.Gailary.A la réunion d’hier après-midi, i le juge Choquette a proposé que le lieu des congrès de l’ordre soit à Montréal, et que l’on consacre une somme do $1,000 pour tenir des congrès régionaux et des fêtes locales.De Percé à Gaspé Le chef ranger a approuvé la Québec.11 — On préservi (ira prochainement ifes pétitions pour que le chef-lieu du comté de Gaspé soit transporté de Percé à Gaspé.11 est probable que la requête sera favorablement reçue, étant donné mie lr chemin de ceinture de la un ea-1 péninsule de Gaspé donnera à ce de de-1 dernier endroit une importance H fut eusuitu choisi prié-1 beaucoup plus considérable.Une cour de Justice y sera donc établie.(proposition; "Nous avons eu.dit-il, | un congrès a Sherbrooke qui n’a 1 donné aucun membre alors que des petites fêtes familiales nous ont donné jusqu’à présent vingt-cinq membres d’un seul coup’*.Les congressistes ont accepté deux autres propositions à savoir que le jour de la Saint-Jean-Baptiste soit la fête patronale des Forestiers catholiques et que dans les congrès de l’ordre la langue française soit la langue première des délibérations.Ottawa, 10 juin M.Fulgence Charpentier commence ta publication dans le Droit d'une importante enquête sur Détroit dont nous extrayons les paragraphes suivants: Ce qui frappe un étranger dès qu’il met le pied à Détroit, c’est la multitude de notas français qui tombent sans cesse sous les yeux.Pas de boulevard qui n’ait ses avenues portant beau leurs arbres,nia-gnifiques et leurs plaques noires où s’étalent en blanc des syllabes bien françaises, pas d’artères principales qui ne possèdent ses tributaires à noms d’origine normande, angevine ou poitevine, comme La-belle.Riopellc, Lafayette.Dubois, Cadillac, Charlevoix, Marquette, Joseph Campeau.Livernois; l’on sc croirait en plein Québec ou dans quelque région de France d’où partirent, il y a Irois cents ans, les pères de nos familles canadiennes.Mais ce qui n’échappe pas au coeur du Canadien français lorsqu’il met le pied sur la rive américaine c’est l’absence absolue, dans les méthodes de vivre, dans le langage, dans l'ambiance générale de cette vitalité française que l'on sent (lès qu’on descend dans nos vieilles villes, c’est la disparition complète de l’influence des fondateurs de la place.Autour de l’hôtel de ville on remarque quatre statues, celles du Père Marquette, de Cavalier de La-salle, de Ladillac et du Père Gabriel Richard, mais c'est en vain que l’on chercherait dans les âmes la moindre réminiscence des événements d’autrefois.L’établissement de Détroit cependant, son existence au rage, à la ténacité, à l’esprit nergie des Français qui vinrent y planter le drapeau fleurdclysê en 1701.La vio, aux débuts, fut très précaire pour les 100 compagnons de Cadillac, mais remplacement choisi, à la porte de l’Ouest, en faisait les commerçants naturels de la région et |t succès ne tarda pas à s’asseoir à leurs foyers.Avec le génie qu’avaient la France et ses délégués pour trouver les endroits stratégiques ou les mieux situes pour recueillir tous les avantages des districts environnants, l’habitation ne tarda pas à grandir en village et M.C.M.Burton dans son livre intitulé “Détroit sous Cadillac” donne un recensement des habitants du lieu.L’on retrouve dans cette lisle tous nos vieux noms du Canada français, des m mbres appartenant à la majeure partie de nos familles de Québec et de Ytlle-Maric, prodigues alors du sang de leurs enfants par héroïsme, coniine elles en sont aujourd'hui criminellement prodigues par l'indifférence et par apathie.Même après que h* reste des n-tats-Unis eut proclamé son indépendance.Détroit demeura encore durant treize ans partie du Canada et ce n'est que le 1b juillet 179b que les Américains en prirent possession.Le voyageur Isaac Weld y passe la même année, et constate que les deux tiers de la population sont d’origine française.Les iTan-çnis tenaient toujours bon et s ip se soumettaient » !'»Mgrancc noi( velle, ils n'avaient perdu ni ieur| esprit d’union, ni leur fierté nationale, qui sont des forces, même dans une contrée qui n’est plus nôtre politiquement.C’est ainsi qu’ils déléguèrent, il y a juste 100 ans, au congrès de Washington, M.l’abbé Gabriel Richard, élu représen-) tant du Michigan, contre deux adversaires de langue anglaise.doit, cou- d'é- Toute la chronique de Détroit est tissée sur une trame française et ces réminiscences augmentent encore la tristesse avec laquelle il est nécessaire d’envisager la situation qui est créée aujourd’hui aux nôtres là-bas.Tandis que nos compatriotes de ia rive canadienne, dans les comtés d’Essex et de Kent, cultivaient en paix leurs fermes, ceux de Détroit étaient assaillis par la tourbe des spéculateurs américains et par la visite plus ou moins désirable de ces voyageurs sans nombre qui s’en allaient vers l’oiiest, inconnu alors.Les Français de Détroit n’ont pas eu, règle générale, l’énergie de résistance de leurs frères de la péninsule d’Essex, Ce sont eux qui possédaient la lionne partie des terres, où est sise actuellement la ville de Détroit, du Détroit, comme on dif encore parmi nos compatriotes, là-bas, mais ils n’eurent nas tous la patience oui la perspicacité (l’attendre le moulent propice pour s’en dessaisir, et c’est ainsi que beaucoup de familles d'origine française laissèrent leurs fermes partir à vil prix, tandis (tue d’autres sont sorties millionnaires dé cos transactions.L’arrivée de la richesse a eu l’effet de ramollir les tempéraments et au lieu de cimenter l’union entre les riches et les moins fortunés dans l’intérêt de la rnêe, plusieurs n’eurent plus bientôt oue le nom de français.On comprend qu’il est très difficile de retracer le nombre exact des nôtres à Détroit, vu que les agents d'immigration ne tiennent pas compte de la proportion quand il s agit des Canadiens, que même ni ce cas, plusieurs passent sans Pavu:1 la taxe capitale et par consé-quent ne sont P»s enregistrés com-mT nouveaux arrivés, parce que toute méthode de dénombrement est vouée d’avance à l’insuccès, à cause de l'absence de paroisse totalement française, dans cette ville, ou le chiffre approximatif «les ri-bivcns d’origine française est de «a,0()0 âmes.Il n’y a de changé que le nom La que.,, sous Limitée, vient de maison d'accessoires élcctri-faisant le commerce de gros e nom de L.-U.Barbeau et Cie, au no 320, Saint-Jacques, changer sa raison sociale de danthier Electric, Li- en celle mitée.Sous le nouveau nom, les nouveaux propriétaires entendent maintenir les saines traditions de la vieille maison, bien connue du publie.En y entrant les clients constateront qu’il n'y a rien de change que le nom.M.J.-U.Gauthier, président de In nouvelle compagnie, dirigeait, depuis plusieurs mois, la maison L.-G.Barbeau, limitée.A sa demande, les directeurs ont déridé d’adopter un nouveau nom pour éviter toute confusion dans les noms ressemblant à celui de L.-C.Barbeau et Cie, Limitée.B^mnrrr, > i m\ imâ——i Robes Lavables pour Fillettes | Qualités de 1.49 jusqu’à 2.98 pour \ Echantillons, “seconds” et surplus de manufactues.Confection en guingan à nouA'eaux dessins quadrillés ou à effet plaid ; grande variété des plus exquis modèles dont plusieurs avec culottes pour les toutes jeunes; quelques-unes de ces robes sont avec garni- t V ture de broderie à la main ; âges : 3 à 14 ans.Bouteilles Vacuum Conservent un liquide chaud durant 24 heures t et un liquide froid durant 72 heures .49 —Au sous-sol.Centres de Table en “duck” tan avec jolis dessins de boucles entrelacées et de paniers brodés; bord festonné; teinte garantie; prix réduit CQ de .98 chacun à.m Chapeaux Garnis pour Fillettes Qualités de 1.98 et 2.98 pour Le prix auquel nous vous les offrons est plus bas que celui du ^ manufacturier uK Choix de modèles “canotier”, poke et vy à effet relevé, en paille Milan de très % belle qualité; toutes les nuances ordinaires; garniture de ruban de soie cordé.Nous venons de recevoir un magnifique assortiment de bonnettes et chapeaux d’enfants; grande variété de jolis modèles en tissu de fantaisie blanc, mousseline et piqué de couleur; garnitures de dentelle et de ruban; âges: G mois à 2 ans.—• Au premier, en haut Crêpe Fini Satin Noir Texture tout, soie de 40 pouces ; tissu des plus en vogue pour robes ou jupes d’été: prix réduit de 3.95 la verge 2.95 Vente à Prix Réduits Avant ia Distribution des Prix COMPLETS à 2 culottes pour garçons de 9 à 16 ans; modèle Norfolk.Serge ou cheviote 13.95 bleu marine tout laine.Tweed “homespun” uni ou de fantaisie, nouvelles nuances ; qualités de 16.50 à 18.00 14.95 Nous avons en stock tous les costumes réglementaires ds différents collèges et du Jardin de l’Enfance.—Au premier, en haut.Crêpe Canton 40 pouces; texture de soie des plus non veil ss appropriée pour robes ou mantes d’été; prix réduit de 3.95 ia ^ verge à .—Au rez-de-chaussée.LE MAGASIN DU PEUPLE Dupulâ, Hrés.Eug.Dupula.Vlct-Prét.A.-J.tVuffnt.Dlrtct«ur*Géronl r«** Saintt-Cathtrfne.Dfmontlgnr.Ba»ntrAndré fl f•Int-ChrlitoDli#.
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.