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Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 24 juin 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1924-06-24, Collections de BAnQ.

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Volume XV — No 147, MONTREAL, MARDI, 24 JUIN 1924 VROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: 0 Édition quotidienne CANADA.fe.oo Etata-Unis et Empire BriUnniqne .$8.00 UNION POSTA LU.910.00 Édition hebdomadaire CANADA.92.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Rédaction et administration 336*340 NOTRE-DAME EST MONTRCAL TÉLÉPHONE: Main 7490 SERVICE DE NUIT : Rédaetlen.Main $121 Administration, Mais 6199 Directeur : HENRI BOURASS FAIS CE QUE DOIS! Pour la St-Jean-Baptiste Une poignée de réflexions élémentaiies Le premier-Montréal de la Saint-Jean-Baptiste est sûrement, à la fois, l’un des articles les plus difficiles et les plus faciles à faire qui soient.Difficile, parce que c’est presque un article de style, commande, que Ton attend à heure fixe, qui porte forcement au fond, et toujours, sur le même sujet et risque donc ainsi de prendre, à l’avance, un air de banalité et de déjà vu; facile, parce que, pour peu qu’on veuille s’y arrêter, les réflexions pertinentes se pressent sous la plume.Notons-en quelques-unes, à la course.?* * Et d’abord, si nous voulions bien nous rappeler que nous sommes un peuple comme les autres, exposé a toutes les tentations, portant en soi le germe de toutes les faiblesses et qui ne vit point dans une tour d’ivoire, à l’abri des vents et des microbes.Cela a tout l’air d’une lapalissade, mais si l’on veut bien y songer, on s’apercevra que la simple considération de cette élémentaire et banale vérité, de ce truisme, pourrait nous aiguiller vers des réflexions — et des résolutions — utiles.Nous sommes un peuple comme un autre : cela veut dire que nous avons besoin, comme tous les autres, de lutter contre toutes les forces de décomposition; cela veut dire aussi qu’à des degrés 'Uvers nous avons à nous défendre contre presque tous les maux ,yiï affectent les groupes humains.Et nous ne vivons point v.ons une tour d’ivoire: cela veut dire que tous les vents mauvais qui souflent sur le monde peuvent nous atteindre.Cela veut dire, parce que nous sommes voisins des Etats-Unis et de la masse anglo-canadienne, parce que nous sommes intellectuellement en relations avec tous les pays de langue anglaise et française et que nous parlons très souvent deux langues, que, si nous pouvons recueillir ce qu’il y a de bon dans plusieurs pays, nous sommes extrêmement exposés à emprunter à deux civilisations, à deux cultures différentes ce qu’elles ont de moins bon ou de franchement mauvais.* * * Si nous voulions bien ensuite regarder en nous et autour de nous.Il y a des Canadiens français — et par milliers — (jui, pour ne s’être jamais imposé cette petite contrainte, passent a travers la vie sans avoir la moindre idée des difficultés que rencontre leur race, des dangers qui la menacent, des multiples besoins qui restent les siens.Il en est d’autres qui sont fort au courant de ce qui se passe à l’étranger, mais ne savent rien de ce qui se fait sous leurs yeux, ne semblent pas s’imaginer qu’il y ait en Amérique, au Canada, des problèmes dignes de fixer leur attention, de solliciter leur effort.A tous ceux-là, nous proposons de sortir un moment dê leur indifférence ou de leurs livres exotiques et d’aller, au cours de l’année prochaine, à la découverte de leur pays.Et nous les inviterons, au mois de juin 1925, à nous dire lequel des problèmes qui les passionnent — quand ils se passionnent pour quelque chose — en Europe, ne se pose point ici: depuis la question des slums jusqu’à celle de la dépopulation des campagnes, depuis l’affaiblissement de l’esprit familial jusqu’à la presse malsaine.Et si nous prenions un peu l’habitude aussi de regarder, non pas une fois, mais habituellement, par-dessus les murs de notre petit enclos.Si nous cessions d’être ou myopes ou presbytes.Que de choses intéressantes au suprême degré nous apercevrions bientôt! Et alors ce que l’on a appris par les livres d’Europe deviendrait chose illuminante et féconde.On verrait que les problèmes de là-bas s’agitent ici même, que leur enjeu est tout simplement l’avenir de notre race et quTl n’est pas besoin d’aller en Pologne prussienne pour trouver des motifs de répulsion ou de haute admiration.Et l’on songerait qu’on a tout de même, quand on appartient à un groupe comme le nôtre, le devoir de prendre sa part de ses travaux et de ses luttes, qu’on n’a pas le droit de vivre dans une honteuse apathie ou dans la stérile contemplation de ce qui se fait de beau .à l’étranger.' $ $ $ Si nous prenions l'habitude fie penser collectivement, de nous rappeler que nous ne sommes pas seuls au monde, que le groupe de la province de Québec n’est pas seul non plus sur le continent, qu’il existe un peu partout des groupes de notre foi et de notre race.\ Si nous cherchions à nous rendre compte de leurs conditions de vie, des luttes qu’ils doivent soutenir, des services que nous pourrions peut-être leur rendre.Comme cela élargirait nos horizons et dilaterait nos coeurs! Et nous ne pouvons nous défendre, en écrivant ceci, d’évoquer la figure de l’humble.et grand patriote que fut le regretté Charles Langlois.On lui a prêté, au lendemain de sa mort, ce mot: Oh! mol, je ne m’occupe que de ma famille et de mon commerce! et l’homme était si modeste que le mot est peut-être matériellement exact; mais ce patriote vécut au contraire en intime communion avec tous les siens, attentif à toutes leurs plaintes, toujours prêt à leur porter secours.Et comme il était profondément chrétien, tout pénétré de pensée religieuse, soucieux de toutes les choses du Ciel, on peut dire que peu d’hommes, dans l’ombre discrète où il voulait rester, ont vécu une plus riche existence., Nous savons bien qu’une élite vit déjà de cette vie collective, mais comme elle est encore peu nombreuse! et comme il faudrait qu’elle grandît, et rapidement! * * * Et si nous essayions de voir en toute chose l’essentiel.Comme nous aurions tôt fait d’apercevoir la nécessité d’une vie religieuse très forte, très profonde — et que c’est là la réalité essentielle et le premier principe de notre salut, non seulement individuel, mais familial et national.* * * Et si nous prenions enfin la résolution de faire de l’année entière une Saint-Jean-Bapliste, d’être patriote, intelligemment, catholiquement patriote d un 24 juin à l’autre.Ne croit-on pas qu'il y aurait, dans ce pays, quelque chose de changé — et pour le mieux?Orner HEROUX.L'actualité L’utilisation des forces On a longtemps agitf la question de In marine.Cela nous a familiarisés avec les bateaux mais peu avec les équipages.J'ai beau feuilleter les traités, je n'en vois aucun qui parle de la férocité des divers marins.Cependant, à l’expérience, il sera établi que, dans la vie politique comme dans la vie champêtre ou forestière, le marin dangereux et le vins féroce, n'est ni le marin japonais, ni le marin américain ivre, ni le marin russe, ni même le marin anglais, mais simplement le maringoutn.L'espèce qui sévit cette année manie la broche d'aborda-ae avec une frénésie particulière.Elle ne recule devant rien, s'attaque aux individus de tout tonnage et particulièrement aux gras qu on a coutume de nommer tonneaux.Les-dits tonneaux présentent une surface d'une excessive vulnérabilité et de possibilités presque infinies.L’attaque du maringouin a pour effet immédiat et lancinant d'accroître le volume de t’abordé.Plus le volume s'accroît et plus la surface s'étend, ce qui fail, en fin de compte.que la-réceptivité des piqués gras s’accroît en progression géométrique.Il y a une relativité qui intéresserait sans doute Einstein, Ue la lui soumets en tout cas) à établir entre le nombre de maringouins et celui des punaises.Le problème devrait se poser ainsi: étant donné que.dans une localité de.(indiquer ici la superficie) le chiffre des maringouins est de.(mettre ici le chiffre) au pied cube, quel est le nombre des punaises?Ce problème est basé sur l'axiome bien connu du célèbre LaPlume qui, après avoir formulé la règle appliquée par lotis les chauves qui se collent des cheveux sur l'occiput, empruntés on ne sait où puisqu'ils n'en ont pas — j’en emprunte un qui vaut dix — a formulé cette autre, admise aujourd’hui universellement et qui trouve son exacte application dans le problème ci-haut posé: un malheur n’arrive jamais seul.Ce problème, qui n'intéresse pas seulement les mathématiciens mais encore les médecins, a poussé ceux-ci à faire des recherches fines et profondes dont ils ont bien voulu communiquer les résultats à LaPlume de qui je les tiens, à savoir: que la piqûre de punaise étant de poison contraire, a pour effet de neutraliser la piqûre de moustique* J’ai fait observer à IxiPlume que la neutralisation de l’empoisonnement avait pour effet apparent un décuplement de l’intensité de la souffrance.Il m’a admis que cela était fort possible mais n inicres-sait nullement la science.* * * D’ailleurs LaPlume, qu’on aurait tort de prendre pour l’un de ces savants tout cerveau, sans coeur, cherche sans cesse à orienter ses recherches et à appliquer ses découvertes à (’amélioration de l’état des humains, il a constaté lo, Que les papiers-tentures dans les maisons de campagne, si tant est qu’il y en a, sont ordinaires, délabrées, décollées et pendantes et que 2o, les villégiateurs ont coutume de pendre au mur des images découpées, en guise de cadres, lesquels sont soutenues avec des punaises métalliques, comme le papier-tenture.Voilà donc une double utilisation de la punaise.LaPlume a désormais une idée fixe, — fixer la punaise.Tout est là.Il est en effet, ennemi déclaré de la destruction de toute force quelconque.Il veut utiliser, mater, harnacher, mais non supprimer.* * * Ces nouveaux projets ne le détournent pas des -emciens.Il s’est abouché — délicieux abouchement! — avec la Commission des liqueurs et avec une Importante entreprise de produits chimiques pour l’exploitation scientifique des marais du nord.Qu’on veuille bien nous permettre de résumer le mémoire que LaPlume a soumis à ce sujet aux intéressés.Nous en avons déjà dit un mot l’année dernière, mais il n’est point oiseux d’y revenir, étant donné d’une part l’extrême mobilité du public porté à oublier et les allures fort sérieuses du problème qui le rendent de compréhension pénible.lo.LaPlume constate donc d’abord que les montagnes du nord sont très fréquentées par les gens débiles; 2o.Que lesdites montagnes sont également fort fréquentées par les moustiques de toutes sortes; 3o.Que lesdites personnes débiles sont fréquemment traitées aux piqûres de cacodylate — qui ne leur dilatent sûrement pas la rate; 4o.Que lesdites personnes paraissent éprouver une extrême répugnance pour lesdites piqûres, une répugnance en raison inverse de leur maigreur et, conséquemment, des besoins de leur organisme pour ces piqûres; 5o.Qu’elles ne paraissent éprouver aucune rêmignance pour les piqûres de maringouins, bien que lesdites piqûres soient beaucoup plus douloureuses que celles au cacodq-late.D’où La Plume conclut qu’il se-sait possible en répandant de l'alcool dans le marais où il est prouvé que les maringouins se reproduisent, d’enivrer lesdits maringouins dont les dards seraient vacillants el mois.Ceci aurait pour effet de rendre leurs piqûres moins douloureuses et, secondement, l’alcool, à erudition qu’il soit pur (In Corn-nücsiop n’en vend pas d’autre), peut être considéré comme un to-n!que, De deux choses Vit ne.on les maringouins ivres piqueraient ou ils ne piqueraient pas.S’ils pi-pliaient, leur piqûre serait mo ns douloureuse et utile.(On voit que LaPlume reste sans cesse guidé par son idée d'utiliser les forces).L’utilisation du cncndulale de soude n'est que le corroUaire et le perfectionnement de la Première idée.LaPlume a vu les directeurs de quelques sanatoria.Il s'aairaii pour résumer, de répandre du en’-codytate de soude si,r les marais Les moustiques s’en imbiberaient et leurs piqûres, au lieu d'être stêi dement douloureuses, deviendraient toniques, etc.Les maringouins en mourraient peut-être avant de niquer.I.a belle affaire! Puisqu’ils sont une nuisance.comme on dit dans les réglements municipaux.Alphonse VENAIS.En vente “LA RETRAITE FERMEE — SES BIENFAITS POUR L’INDIVIDU” Ln brochurctte de M.C.-J.Ma- fnan : La Hetraite fermée — Ses ienfaits pour l’Individu, est actuellement ep vente au Service de Librairie du Devoir, 338-340 rue Notre-Dame est, Montréal.Prix : 5 sous l’exemplaire, 50 sous In douzaine, $3.50 le cent, $30 le mille, franco.Faire remise par chèque accepté ou mandat-poste.L’auteur a abandonné à une bonne oeuvre tous ses béné({ces éventuels.j Bloc-notes Ce qu’il lit Dans un des derniers numéros d’Editor & Publisher, des Etats-Unis, un statisticien a examiné le volume des journaux américains, il y a vingt-cinq ans, comparativement à celui d’aujourd’hui.Iæ journal a augmenté d’un tiers, à peu près, dans l’intervalle.Le format moyen d’un journal américain contemporain est de 16 pages de 8 colonnes chacune, contre 12 pages de 7 colonnes chacune en 1899.La proportion des nouvelles dans les journaux a baissé, de 55 pour cent qu’elle était en 1899, à 40 pour cent en 1924.Il y a hausse sensible de l’espace donné aux informations à propos de crimes et d’attentats de tout genre ainsi qu’aux sports.Ce qui est remarquable à plus d’un point de vue, c’est que la part faite aux articles de rédaction, ces années-ci, est bien moindre qu’il y a vingt-cinq ans.Elle a baissé des deux tiers, de même que le nombre de lignes mises à la disposition des lecteurs pour faire connaître leur avis sur ce qm’ils ont noté dans leur journal.Cela vient, dit un critique autorisé de la grande presse d’information à l’américaine, de ce que celle-ci tend à tenir de moins en moins compte de ce que pensent ses clients.Par ailleurs la place de la publicité payée dans la presse contemporaine a doublé depuis vingt cinq ans.Et le journal est devenu de plus en plus un véhicule du commerce et de l’industrie.Il y trouve des avantages matériels.Mais cela compense-t-il toujours pour ce qu’il a perdu au change, depuis 1899?La même question peut se poser au Canada, où nos quotidiens ont une tendance de plus en plus marquée à s’américaniser de toutes sortes de façons, — souvent de la plus détestable.La part des étrangers On trouve tous les Jours la preuve.aux Etats-Unis et au Canada, que les étrangers fournissent une très large part de la main-d’oeuvre, dans les travaux matériels de tout genre, — exécution de constructions difficiles, entreprises périlleuses, forage de tunnels, terrassement des chemins de fer, etc.Une revue de New-York souligne ce fait, en citant ce passage du compte rendu d’un accident de travail survenu récemment à New-York même: “On trouve un.^adavre; c’est celui de Boccarossh Un autre, celui de Purcellij un troisième, — l’homme s’appelait Brigliano; un quatrième, celui de Colarossi.Puis il y a les blessés.Us s’appellent Disomilli, Marzoni, Costello, Dimmello.Socci, Maselli, — ce sont tous des Italiens.Mais pourquoi?Personne ne se demande comment il se fait qu’il n’y a là, parmi les morts, aucun Anglais,,aucun Allemand, aucun Scandinave.Et l’on parle froidement ensuite des gens du Nord qui seuls seraient des travailleurs consciencieux, des races du Nord qui seules seraient actives et dresseraient des oeuvres.On oublie que l’Halie à peu près seule aujourd'hui fournit des athlètes au monde du travail, qu’elle l’emplit à la fois d’artistes et d’artisans, et que, pour chaque mille des chemins de fer souterrains de*New-York, pour chaque tunnel creusé sous les rivières de l’Est ou du Nord, à New-York, des centaines d’Italiens sont morts, victimes d’accidents de travail.Des •douzaines d’humbles journaliers venus des bords de la Méditerranée, le long du littoral italien, dorment obscurément aujourd’hui en plein coeur de New-York, sous les assises de la gare immense du chemin de fer Pennsylvania." Ainsi la civilisation américaine et scs monuments se dressent-ils en partie grâce au labeur mal rémunéré, rempli de dangers, d’immigrés qui.s’ils ont leurs défauts et leurs vices, connaissent presque touj'H’rs le travail manuel d’autrement plus près que des millions d’Améric.* s nés de ce côté-ci de l’Af'r otc .Les “singes” Une revue parlslenpe note que l’autre jour, comme on débattait, dans un cercle socialiste de la Seine, la participation des députés socialistes au gouvernement Her-riot, l’assemblée restait indécise, malgré les discours d’hommes opposés à cette expérience.L’idée de partager le pouvoir avec les radicaux tentait plusieurs des assistants.Ils se voyaient déjà ministres.Un chef socialiste présent eut le mot qui déclencha l’abstention.II l’emprunta à un fait d’actualité récente, dans les cercles médicaux.“C’est le parti radical qui doit réaliser son programme En est-il incapable et les socialistes vont-ils lui prêter des ministres pour être entraînés dans sa faillite?.Vous proposez-vous d’amener le parti ra’dical chez le docteur Voronoff et de lui servir de singe?.Dans quelle situation vous trouverez-vous après?” dit ret homme qui connaissait la greffe que Voronoff a pratiquée depuis quelques années, avec un résultat plus ou moins contestable.L’assistance “un instant interloquée par ce rapprochement inattendu, éclata en applaudissements.L’argument avait porté, la cause était gagnée”.Et voilà comment un argument puisé dans l’ordre physiologique a fait pencher la balance contre le groupe Herriot.Le nouveau premier ministre, qui se pique d’étre un homme cultivé.cela ne l’empêche pas de verser dans un anticléricalisme banal, digne tout au plus d’un esprit obtus, —goûtera plus ou moins la formule 3ui lui fait perdre un concours ont il aurait bien voulu.Les socialistes préfèrent le voir s’en aller seul à la course fatale; ils tenteront ensuite de prendre le pouvoir à leur compte.Et c’est a cause de ce!» qu’ils n’ont pas voulu être les “singes”.G.P.Encore une découverte faite par un étranger L’un des motifs qui doivent pousser nos amis à se rendre nombreux en Acadie, c’est que ce pays vient d’être découvert par un Français, M.Emile Lau-vrière, qui en a toujours vécu éloigné pourtant! Sous ne devons pas, nous qui sommes si proche de celle terre sacrée, nous qui pouvons la visiter a peu de frais et en bonne compagnie, dans toutes les conditions de confort que peut comporter un train ultramoderne, nous aurions honte de l’ignorer plus longtemps.Rappelons que nous devons donner une réponse défilitlve aux Chemins de fer nationaux d’ici quelques jours.Nos amis sont donc priés de se presser afin d’avoir le choix et afin de nous permettre d’organiser le train, où les trains, à loisir.On trouvera tous les renseignements voulus — l’itinérat-re, l’horaire et les prix — à l’intérieur du journal.Se presser c'est à la fois bien servir ses intérêts propres et les nôtres.Adresser toutes les communications comme suit: Le Devoir, (VovaBe en Acadie, case postale 4020.P.S.— Nous prions certains de nos amis qui nous demandent des renseignements de bien vouloir excuser à raison de la presse du travail le retard que nous apportons à leur rr-vondrt.Nous tâcherons de leur donner, dans le placement, pleine satisfaction.C’est d’ailleurs ce qui contribue à nous retarder; nous discutons leur cas avec les autorités des Chemins de fer nationaux.La »0»sion d'Ottawa Nouvelle chance pour les postiers LE MUNTSTRiE INTERIMAIRE DES POSTES DECLARE EN CHAMBRE QUE LES GREVISTES QUI ONT De bonnes raisons a DONNER POURRONT RENTRER — ILS SERONT CEPENDANT CONSIDERES COMME DES NOUVEAUX VENUS - LES CHEFS DE MONTREAL DEMANDENT UN TRIBUNAL D’ARBITRAGE— UN CREDIT DE .«300.000 POUR WEMBLEY — RECONNAISSANCE DE LA RUSSIE SOVIETIQUE Ottawa, 23—L’Angleterre reconnaît la Russie soviétique et toutes les nations s’émeuvent et publient leurs considérations sur ce grand fait international.Le Canada reconnaît à son tour la Russie soviétique et tous l’ignorent, même les Canadiens.C’est ce qui ressort d’une déclaration faite aujourd’hui en Chambre, par le premier ministre, en réponse à une question de M.Woodsworth.M.Mackenzie King a, en effet, porté à la connaissance de M.Ynzikoff, l’agent de la Russie au Canada.la reconnaissance officielle de la République soviétique par le Canada, dans une lettre écrite oar lui-même, le 24 mars dernier.Par cette même lettre, il reconnaissait la République soviétique et socialiste ukranienne niais non la République ukranirnne du peuple.Le premier ministre a ajouté que le 20 décembre 1921 son gouvernement avait adopté un arrêté ministériel pour rendre applicables au Canada les clauses de l’arrangement commercial intervenu entre l’Angleterre et la Russie le 16 mars 1921.Et le 3 juillet 1922 il a donné effet à cette résolution.M.Arthur Meighen a demandé au «ouvernement de déposer sur la table de la Chambre tous les documents et toute la correspondance à ce sujet.LA GREVÉ DES POSTIERS M.Stewart, ministre intérimaire des postes, a déclaré cet après-midi que la situation était normale partout, excepté à Toronto et à Windsor où le service n’est pas complètement réorganisé.A Montréal, il y a encore 560 grévistes qui n’ont lias repris leur position.En réponse à une question de M.Saint-Père, M.Stewart a déclaré que le gouvernement ne pouvait pas considérer la formation d’un tribunal d’arbitrage.M.Saint-Père, député d’Horhela-ga, a ensuite porté à la connaissance du ministre le fait que des grévistes de Montréal n’ont jamais eu connaissance d’un télégramme qui a été envoyé au chef de l’Association, mercredi dernier.M.Saint-Père croit que, dans ces circonstances, les grévistes qui ont en mains une cause juste, méritent le bureau d’arbitrage qu’ils demandent.M.Stewart lui a répondu que le télégramme avait été envoyé aux quartiers généraux de l’association à Toronto ninsi qu’à plusieurs autres endroits.De plus, il a communiqué le télégramme aux journaux afin que tous les grévistes soient mis au courant.Afin do rendre justice aux grévistes qui n’auralcnt pas été mis au courant de ce télégramme et qui, pour cette raison, ne seraient pas retournés au travail à temns pour garder leur position, M.Stewart ajoute qu’il n envoyé des instructions spéciales aux maîtres de postes.Les instructions leur donnent le pouvoir de reprendre les grévistes, lorsqu’ils se présenteront pour travailler, si ces grévistes ont de bonnes raisons a leur offrir et une bonne rnuse à faire valoir.Mais ces grévistes seront mis sur Je même pied que les nouveaux venus.ON SIEGERA L’AVANT-MIDI A partir de lundi prochain, Te parlement siégera durant l'avant-midi.Il ne siégera pas le samedi.Voilà qui indique que la prorogation se rapproche et que le 5 juillet est peut-être la date qu’on s’es» fixée.NOS DEBITEURS La Roumanie doit encore au Canada la somme de $23,909,720 et la Grèce la somme de $8,174,274.Depuis l’année 1922 la Roumanie paie ses intérêts régulièrement, de même que la Grèce.La Roumanie nous a remis en capital et intérêts la somme de $1,438,170 et la Grèce $920,272.Durant l’année 1923 le Pacifique a reçu du gouvernement la somme de $3,658,937 pour le transport des malles et le C.N.R.la somme de $3,160,026.Le parcours total du premier chemin de fer est de 13,-42.3 milles et du second 20,561.Un autre député a voulu savoir quels sont les sénateurs qui détenaient des actions du C.P.R., mais le ministre des chemins de fer a répondu que cette question devrait être posée au Sénat.POUR WEMBLEY Un long débat s’engage ensuite sur une somme de $300,000 pour l’exposition impériale.Quelques progressistes veulent tout de suite retrancher de ce montant la somme de $20,000 que l’on destine à quelques-uns de nos députés et à quelques journalistes pour les envoyer nous représenter à Wembley" et présentent un amendement à cette fin.L’intention du gouvernement est d’envoyer deux questeurs libéraux, un questeur conservateur et le questeur progressiste, de même que MM.Mear s, Fraser et J.-A.portier, de la tribune des journalistes d’Ottawa, deux sénateurs feraient aussi partie de la délégation.Des progressistes et des conservateurs s’objçctent à cette dépense de $12,000 à $15,000 parce que Je pays ne serait pas en bonne condition financière, que nous aurions d’autres besoins plus pressants, etc.Le premier ministre et M.Robb font remarquer que c’est une coutume d’envoyèf des représentants du parlement aux expositions où nous prenons part, et ils citent tous les précédents à cet effet depuis la Confédération jusqu’à nos jours.Ils insistent aussi sur les avantages materiels et commerciaux de cette délégation et le parlement adopte le subside de $30u,000 sur lequel se faisait la discussion et rejette l’amendement par un vole de 48 à 86.M.Robb a aussi donné d’autres détails sur l’édifice canadien de Wembley qui mesure 415 pieds de long par 200 plus un pavillon poulie- C.N.R.et le Pacifique qui mesure 110 x 90.M.Tohnie est en charge des échantillons et le nom des provinces est inscrit sur les produits.Le gouvernement canadien et les manufacturiers eux-mêmes ont envoyé des exhibits.Le gouvernement a voulu obtenir une contribution financière des provinces mais Ontario et Québec ayant refusé les autres provinces suivront probablement leur exemple.Le parlement a aussi débattu et passé en deuxième ou troisième lecture plusieurs bills de petite importance.M.St-Père, député d’Hochelaga, a reçu de MM.L.Pouliot et A.Là-pointe, chefs des grévistes de .Montreal, 1 avis que tous les postiers de cette ville sont prêts à retourner au travail à la condition que le gouvernement leur accorde un tribunal d’arbitrage.Le parlement étudiera demain le bill de l’Union des églises protestantes.Léo-Paul DESROSIERS.Politique étrangère La question de la Bessarabie Dennis ouclques semaines, les dépêches d’Italie et d’Europe centrale prétendent que la Russie Soviet masse subrepticement des troupes sur la frontière bessarabienne.Ce fait, naturellement désavoué par la Russie qui proclame ses intentions pacifiques et surtout sa prétention de n’être guidée par aucune pensée impérialiste, met de nouveau en évidence la question de la Bessarabie nu premier plan de l'éternel problème balkanique.On sait que la Bessarabie, située entre les anciennes principautés de Moldavie et de Valachie, noyau de la Roumanie actuelle, et le fleuve Dniester, était comme tous les Balkans sous la domination de la Porte.La grande majorité de ses habitants étaient de race roumaine.En 1812, elle était cédée à la Russie, mais ce n’est qu'à partir de 1878 que son autorité sur tout ce territoire lui fut reconnue par le traité de Berlin.En 1917.au lendemain de la révolution d’octobre en Russie, elle était occupée militairement par la Roumanie qui, depuis, a fait reconnaître son autorité sur ce territoire qui fait mainte nant partie du royaume.La Russie conteste cette autorité en prétendant que ce territoire lui serait restitué si on demandait l'avis des habitants par un referendum.Le correspondant du Manchester Guardian (J) à Moscou prétend n-voir obtenu une entrevue de M.Ra-kovskv.le ministre des affaires étrangères, ont lui aurait expliqué en cnjier le point de vue russe de la question.L’OCCUPATION DE LA BESSARABIE M.Rnkovskv aurait d'abord fait l'historique de l'affaire depuis la guerre.En 1916, aurait-il dit.lors- (1) Voir le Manchester Guardian Weekly du 23 mai.que la Roumanie marchandait pour obtenir des compensations territoriales et autres comme prix de sa participation à la guerre aux côtés des Alliés, elle aurait demandé qu’une partie, peu importante en somme, de la Bessarabie lui soit cédée; mais, les Alliés auraient refusé énergiquement, Mais lorsque la révolu-' lion russe désorganisa tout le froût oriental des Alliés, ces derniers, | afin de se conserver l’aide de la Roumanie, n’auraient nas protesté contre son programme annexionij- ' te.Aussi ont-il consenti à l’occupa-i tion militaire de la Bessarabie en ! décembre 1917.En retour, d’après M.Rakovsky, le 2! février 1918, les Alliés atirnient fait tenir au gouvet-1 nement soviétique une note signée nar M.Faseiotti, la ministre italien à Rukarest et doven des représentants alliés en Roumanie, par laquelle ils assuraient les autorités de Moscou que cette occupation ne serait que temporaire et qu’elle n’â-vait aucun caractère politique.Le but de l’ocruoation, aurait assuré cette note, était’ «l’un caractère Immédiatement humanitaire puisem’on voulait assurer par là le ravitaillement des troupes russes et roumaines ainsi que de la population civile.Le 18 mars de la même année, la Russie et la Roumanie auraient signé un traité par lequel cette dernière se serait engagée à retirer son armée de la Bessarabie dans les deux mois qui suivraient, ne laissant que dix mille hommes pour garder ses magasins militaires.Pour démontrer l’attitude «Tes bol- ] chévistcs alors envers l’Allemagne, M.Rakovsky aurait fait remarquer au journaliste que, d'après ce traité, les troupes ••oumaines pouvaient se retirer en Bessarabie si elles y étaient forcées, en cas de guerre à-vec l'Allemagne.Au cas où les deux pays seraient en guerre contre l’Allemagne, on prévoyait un même haut commandement pour les deux armées.Mais les Roumanie, constatant que les événements lui étaient favorables, aurait délibérément dénoncé ce traité en annexant la Bessarabie.L’ABOLITION DU CONSEIL PROVISOIRE La constitution du conseil provisoire de la Bessarabie prévoyait qu'aucun changement territorial ne pouvait être effectué sans \e soumettre d’abord à un plébiscite.D’après M.Rakovsky, non seulement aucun plébiscite n’aurait été demandé, mais les autorité militaires roumaines auraient forcé Ie conseil provisoire, à Kichinev le 27 mars 1918 — ce qui ne serait que neuf jours après la signature du traité russo-roumain, — à voter l’union de la Bessarabie à la Roumanie.Le 26 novembre, on aurait posé la question de l’autonomie de la province, c’est-é-dire la continuation ou l'abolition du conseil proviseire lui-même.M.Ra-kovski affirme que la résolution favorisant l’aboiissement de l’autonomie aurait été inscrite sans avis préalable sur l’agenda de l’assem-plée, à deux heures et demi du matin alors qu’il n’y avait même pas quorum, c’est-à-dire que sur 162 députés formant le conseil provisoire, il n’y en aurait eût que 46 présents dont huit se seraient pro-només contre l’abolition.L’abolition de l’autonomie de la Bessarabie aurait donc été votée par moins d’un quart des députés.M.Rakovsky prétend avoir pris ces! statistiques dans les protestations écrites des chefs des différents groupes de l’assemblée.Le ministre russe n’attache pas autant d’importance à l’acte lui-même qu’à l'admission de cette situation par les Alliés telle qu’elle fut représentée par le gouverne-men-t roumain, sans faire aucune enquête.Le traité avec les Alliés par lequel ceux-ci reconnaissaient cette annexion fut signé le 28 octobre 1929.M.Rakovsky proteste aussi parce qu’en droit international aucun territoire ne peut être transporté à un autre Etat sans le consentement de l'Etat nuque) ce territoire appartenait, et la Russie n’a jamais accepté cette annexion; ;elle s’en tient au traité du 18 mars 1918 qui fut fait à la connaissance des Alliés puisque ses représentants l’ont signe.LE PLEBISCITE COMME SOLUTION M.Rakovsky prétend ne pas vouloir que la Russie s’empare du (Suite de la page 2) Propagande Pour la propagande, nous avons fait un tirage à part, en brochurette, de l’article de M.Bourasta, du 7 juin: “Le Devoir a l’honneur.de recevoir! chez lui.” Prix : 5 $ou$ l’exem-i plaire, 50 tous la dou* zaine, au comptoir et t>Ar b poste (franco). I LE DEVOIR MONTREAL, MARDI.24 JUIN 1924 volume XV — No 147.POLITIQUE ETRANGERE Suite de la 1ère pag« tewitoire conteste contre la | té de ses habitants; ce qu'il désire, Au congrta de la Funéraille» du Jeunette catholique notaire Ricard françaite - Shawiniagn-FuJIs, 24 IMPUflTANTES PAROLES DE MOH Les funéraillas dç M.Nestor Hlc^ira, L’EVEQUB DE STRASBOUWÎ notaire et députa du Saini-Miiurlce A la législature, ont jü lieu ici hier rétënd-il, c’est un referendum par; Paris, 11 (par courrier) - 'A ja ; malin nu milieu d’un grand ron-1»quel tpute la population immé | réunion de clôture du congrès de > cours de parents et d’ami».La W* dlatenient intéressée pourra espri-, j'^gjociotion catholique delà Il base sa deman; nesse française, A ! Strasboùr mer son opinion.- .de sur sa propre assertion qun irîy a pas, en Bessarabie, de race dominant tellement les autres qu’on puisse se baser, pour determiner les désidératas .de la population, sur le nombre total de chacune.Il considère que le plébiscite est la seule 'Solution qui puisse donner satisfaction, et la seule que la di-gnité russe puisse accepter comme c’est la seule digne des Allies.Le minisire russe des affaires étrangères aurait terminé cette entrevue en disant considérer comme ridicule la proposition fai-!ii i la Russie pour délimiter les frontières russo-roumaines par une commission mixte composée d’un délégué russe, d'un autre roumain et d'un représentant des Al- eDe son côté, contrairement à d’affirmation de M.Rakowsky concernant la force presque égale de chaque groupe, la Roumanie pretends se baser, pour assurer son autorité sur la Bessarabie, sur la répartition de la population dans cette province.Elle prétend que ce territoire est habité par deux millions de Rou: mains contre un million réparti entre toutes les autres races, soit SOÜ.ÜOO Russes, 300,000 Juifs et 400,000 de diverses nationalités.Ainsi un plébiscite qui se répartirait suivant les races donnerait probablement, d’après ces statistiques.une forte majorité en faveur de la Roumanie.RAISONS OPPOSEES AU PLEBIS-.CITE Mais, d’après une lettre au même Manchester (iitardian, M.Rfl" kovskv ileman’derait un plébiscite >vei l'espoir de faire entrer en ligne de eouipie un facteur autre que la race; il compterait sur le facteur social, en essayant de profiter de ^opposition traditionnelle .entre les paysans et les boyards, oest-à dire les grands propriétaires fonciers.Mais l'auteur de cette ic,.v prétend que la grande pro-fiTié\e c-l entièrement disparue et quâ la suite des dernières expropriations les plus grands terrains ’nV dépasseraient pas 250 acres.Par conséquent, le sujet de mécontentement entre les classes serait en grande partie disparu.Mais il conclu quand même que lu Russie veut profiter d’une mésentente passagère pour introduire son régime dans un nouveau milieu et, en terminant, il se demande, après que les paysans auraient essayé du régime soviétique et n’en étaient pas satisfaits, si la Russie leur permettrait de revenir à la Roumanie, jll e,sl permi d’en douter.En attendant, les accusations contre les agissements diplomatiques et militaires de la Roumanie et les autres qui sont'portés contre Je» ambitions sociales et autres de la Russie tendent beaucoup les re-laticis entre les deux pays et mc-uaccqt de faire éclater une nouvelle guerre sur le volcan balkanique.Clarence HOGUE.Les mécaniciens fraternisent avec les postiers Toronto.23 (S.P.C.) — Le comité de la grève des postiers a annoncé au Temple du Travail, ce matin, qu’il avait fait tenir au comité de la grève à Montréal le télégramme suivant: “Veuilles accepter l’offre des mécaniciens de chemin de fer de ne pas conduire aucun train portant le* courriers postaux.Envoyons notre représentant rencontrer eur représentant pour exprimer notée consentement.Signé: Jackson.Reddith, Browning, Brown.Verrons-nous un combat Roy-Ledoux?Après le silence qui s'est fait à la suite du combat Hioux-Skinner on recommence tranquillement à parler de boxe.Il est maintenant question d’un assaut Mircault-Ebbor.On se rappelle qu’il était déjà question d’une rencontre entre Roy et Mireault.Roy a perdu la décision à Ebbor, dans son combat à Toron athollque do la Jeu- gislature provinciale était rqprésen-s, à Strasbourg, l'é té* par un grand nombre de depu-isboiirg.Mgr rtuch, (és.vômie de Strasbourg.„ a prononcé d’importante» paroles L« famille du défunt a reçu une que la Croix declare reproduire multitude de tribut» floraux dont presque textuellement: [l'un avait été envoyé ou nom de A ceux qui, pour déconsidérer | j'A«»emblée législative par M.J -les catholique» d'Alsace, dit-il.pour N.Francoeur, président de la Lbam-mieux combattre leurs traditions fore.religieuses, se plaisent à les pré- Dan» le cortège on remarquait je senter comme des amis "de TÂlle- père du défunt, M.N.Ricard, de magne parce qu’ils sont coupables | st-Dèrnabé; Te Dr Bordelenu, depu-d’avoir trop aimé la religion qui, té provincial de Champlain; M.L-depuis Clovis, a été celiV de la Mercier, député provincial de 1 rois-grande majorité des Français, vous Rivière»; le Dr Ernest Poulin, an-avei fait la meilleure réponse en c|cn député de Laurier, venant lui donner la plus cordiale Après lu cérémonie funebr.e, les poignée de main.reste» mortels furent transportes a Si, un jour, les catholiques d'Al , Sl-Barnabé où un Libéra fut chante, sace devaient être attaqués et se voyaient obligés de faire appel a tous les prêtres, à tous les fidèles, à tous tes patriotes, à tous les honnêtes gens de France, nous savorts que vous seriez debout aux cotes de ce.peuple, résolus, frémissants,_ indomptables.que vous vous lève- Sji0 1.’inhumation eut lieu dans le terrain de la famille au cimetière paroissial.Les orgues de St-Eusèbe La bénédiction des nouvelles or- riez dès Vosges’ jusqu’au Rhin pour Rut,s de baint-Eusèbe de Verceil au-empècher qu’on foule aux pieds la ra jieu jeudi soir à 8 heures.M.le parole d'honneur de la France, les chanoine Harbour prononcera le droits des pères de famille, les sermon de circonstance, droits de la conscience chrétienne.L’inauguration des orgues sera les voeux légitimes d’innombrables faite par Mme Blanche Alimeras âmes.Fournier, Pour reconquérir à 1 intérieur au .j e chorale de Saint-Eusèbe exe-pays les positions perdues, il nous | ^ ter a (plusieurs motets, sous la di-faut en plus de l’organisation, en rectjon du professeur Jean Goulet, plus de l'union des roeurs, en plus j saiut du Saint-Sacrement, l'oc- de la discipline des volontés, en plus sera tenue pBr je professeur du souci de ne jamais attribuer a , Adélard St-Martin.Le Salve Regina l’Eglise des causes qui ne sont pas , ^ ja Trappe cf’Oka est au pi les siennes, il nous faut de 1 audace, rne> ajnsj qUe deux pièces de de l’esprit d’offensive en face de - .l’objectif à emporter d’assaut.Pacifique, nous le sommes, nous istfSg»-"' Le Roee Queute! est !• tabac la plus populaire du Québec et U la sera toujours car tous Iss soins apportés à sa fabrication n'ont qu’un seul but: Lui conserver les qualités qui en ont fait votre favori.C'est le mélange des variétés qui l’a tenu uniforme depuis vingt ans.Le tabac est toujours garanti pur et exempt de toute sophistication et de “mouillade”.Doux et libre de nicotine vous pouvez en fumer plus que d'habitude sans ressentir de fatigue.Bulletin du Service de Librairie du “Devoir” ROMANS POPULAIRES La S« Génération—J.DANEMARIE Soldat et Paysan—CLEMENT D’OTHE ’ .Le Secret de JolieUe—W.-K.DOURLIAC Transplantée—HENRY FRANZ.Vn Mystère—P.GOUROON Ouille mette—VICTOR D’ENSERUNE Par le Creuset—HELENE MARTIAL Coeurs c/iei>o/ere»f/Hf5—O’NEVES la Re ver die—JEAN MAUCLEHE f n Terrien—C,.DF WEEDE Sur In Brèche—J.DE BELCAYRE.Au Pays des Soviets—ROGER DES FOURNIELS l n Cri dans les Ténèbrex—ANGEL-FLORY Le Drame de Maison Dieu—GOVRAVD D’ABLANCOURT La Vierge aux Ruines—ABEL S1BRES Ltspion de la Citadelle—MARCEL DE TANCOURT L Eau qui Dorf—JEAN MAUCLERE Vf* Forçe* perdues—EDMOND COZ.L Exil de Bénédicte—1.DE BALCAYRE La Bonne de mon Oncle—CM.DODEMAN Cest la France—H.-A DOURLIAC L Appel du Foyer—CR.PERONNET La fille de l’antre—ANGEL FLORY.fine Fleur sur les Ruines—r.fîOÎJRDON Le Braconnier de la Mer—J.MAUCLERE Les prix Indiqués ci-dessous comprennent le» frais de parti L'unité.17 Pour 25.3.00 Le prix normal avec les frais de port serait comme suit: Pour 25.$4.25 Par la réduction que nous offrons le client réalise done un bénéfice de $1.25 pour 25.le serons plus que personne ne déclarons pas la guerre si on nous attaque.Nous Mais | nous répon-! dirons en attaquant.Nous lutterons non pas contre les hommes, mais contre tout ce qui peut nuire à la patrie «t à l’Eglise.An cour» de cette lutte, ri un jour on nous l’impose, les catholiques d’Alsace, dans les limites permises ¦par la loi.entreprendront tout et, s’il le faut, souffriront tout pour le bien du pays.“Ave.Jesu, victu- j ri te salutant.’ __ rogram-Perosi.La maîtrise de l’académie Meilleur se fera entendre dans un morceau à saint Joseph.UESNEL /è tabac uniforme depuis vingt ans Al QUEL TARIF EST LE MEILLEUR?ONT EXPOSE CHACUN LEURS POINTS DE VUE HIER SOIR AI WINDSOR.________ Environ 200 marchands de Montréal assistaient hier soir, à un lunch donné à l’hôtel Windsor, sous les auspices de l’Association des marchands de Montréal; M.E.L espérance présidait.L'Association des marchands avait tenu d’inviter à cette occasion, deux conférenciers, l’un recommandé par M.King, l'autre par M.Arthur Meighen, le sujet a traiter était: “Le bas tarif estnil préférah’e au haut tarif, comme politique de développement du Canada”.Le premier orateur est M.Alex F.Darroch, de Saint-Thomas, Ontario; il prend ta part du bas tarif.Après avoir déploré que trop peu d'hommes d’affaires s’occupent dn politique et qu'un trop grand nombre soient sous 1'impressior que les tommes politiques sont des gens corrompus, H rappelle que c’est le peuple qui choisit scs gouvernants et qu’en définitive c'est lui qui gouverne.I n Ontario pari cuiiére-ment, les hommes d’affaires ne s’occupent nullement de la politiqpe, ils suivent leurs conseiller*.En passant, l’orateur se défend et se dit en faveur d’un tarif pas trop élevé mais non pas du libre-échange.Nous avons au pays des manufactures, il nous faut des clients, ils doivent nous venir non seulement de l’intérieur du pays, mais encore de l’extérieur, c’est-à-dire, par le moyen de l’exportation.Il n'y a rien qui paie comme une manufacture quand elle marche à «a capacité.U déclare que l’industrie de ta chaussure tout particulière ment profitera d’un tarif peu elevé.C’est le bas tarif qui réduit le coût de la vie.M E.-A.Scott, de Galt, Ontario ___________ ! donne la réplique à son adversaire to et T’on met maintenant le nom Pour n,y a que la protection de Mireault de l’avant pour un as- qui assurera la prospérité au pays, ^aut avec le gars tf’H&iniHon.puis il fait un hi-stonijuc du tarif La question qui risque de faire aux Etats-Unis pour démontrer que manquer cette rencontre est celle ¦ si nos voisins ont su devenir riches de la pesanteur et l’on sait que m peu de temps, c’est grâce au c’est par ce moyen qu’Ebbor n ré- i tarif ctevè qu’ils ont eu.u»*i » affaiblir Roy qui se trouvait i H confond les partisans dti libre-surentrainé !e soir de son combat tarif peu élevé.Il n'y a entre eux, de Toronto.dit-il.qu’une infime différence Une autre rencontre à l'horizon Rn réponse.M.Darroch fait re-est celie de I.edoux contre Ro\., marquer qu’au Canada, le pays n'a Ucv Moore et Lucien Hiopcl s’oc jamajs été prospère que de 1896 à cupent de l'organisation de rette jgj, a|ors que \t.Fielding b»is-^encontre el il est certain que de ! sajt |t, [nI.jf l» collaboration de ces deux pro-i A ,u tab|f dlionneur en éS •*lur:'L In1; quoit, outre les deux con l C n»dC e P MM.F.-W.Stewart, Hector Racine ' 1 l'11' ' I 1 Copping, E.-E.Wallace.M __(Weaver, H.-R.Gray.M.Shaw et au 1res LIVRES DU TERROIR Le moment des distributions de prix approche — Le service de librairie du Devoir, bien qu’il ne fonctionne que depuis peu, a pu dresser une liste d’ouvrages canadiens qu’il offre à des conditions vraiment exceptionnelles.(Nous publions aussi de temps à autre une liste variée d’ouvrages français) — Les prix indiqués ci-dessous sont pour le détail seulement — Nous consentons une réduction de 10 pour cent sur toute commande de cinq dollars et de 20 pour cent sur toute commande de dix dollars — Faire chèques et mandats à l’ordre du “Service delibrairie du Devoir”, 336 rue Notre-Dame est — Livraison sans frais en ville.En dehors de la ville, les frais d’expédition sont à la charge de l’acheteur Au comptoir Franco SEMAINE SOCIALE DU CANADA — LA FAMILLE.$1-50 AU SERVICE DE L’EGLISE.75 SOUVENIRS DE MES SOIXANTE ANS D’APOSTOLAT par Mgr Grouard.L25 AUX GLACES POLAIRES, R.P.Du- choussois.1 00 LE PERE LACQMBE d’après scs mé> moires et souvenirs par une Soeur de la Providence, volume relié.2.00 DEBUTS D’UN MISSIONNAIRE, R.P.Ronaventure Pcloquin.75 PROPOS JAPONAIS, R.P.Urbain- Marie Cloutier, O.F.M.75 COURS D’HISTOIRE DU CANADA, Thomas Chnpais.Tome I .•-i 7.50 Tome II ., .2.00 Tome III .« •, L60 Tome IV.L50 NOTES HISTORIQUES SUR LA VALLEE DE LA MATAPEDIA, l’abbé J.-D.Michaud.L00 RELATIONS DES VOYAGEURS FRANÇAIS en Nouvelle-France au XVIle siècle, Séraphin Marion 1.25 NOTRE MAITRE, LE PASSE, l’abbé Lionel Groulx.75 VERS L’EMANCIPATION (même auteur) .L00 LENDEMAINS DE CONQUETE (même auteur).90 CHEZ NOS ANCETRES (même auteur) broché .35 cartonné.-50 LES RAPAILLAGES (même auteur), broché .-25 cartonné.40 L'APPEL DE LA RACE, roman, Alo- nié de l.estres.90 LES ENERGIES REDEMPTRICES, Hermas Bastion.69 NOS HISTORIENS, Henri d’Arles .90 AU SERVICE DE LA TRADITION FRANÇAISE, Edouard Montpetit .90 SILHOl ETTES PAROISSIALES, R.F’.Louis Lalande.'75 CAUSONS (même auteur), volume relié toile $1.60 .85 1.35 1.10 2.15 .50 60 .85 .85 1.10 1.35 .85 1.00 ,90 .90 moteurs expérimentés saur 'fal- j n„Varti;r£V«‘ Vlëür'conféëeSîi:! 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Tél.Eat 0143 Au nom de l'Association des marchands M.J.-C.Copping remercie les conférenciers et ceux qui s'étalent rendu* à ce déjeuner.Nouveaux évêques le Roy.,.A L’OMBRE DES ERABLES (même auteur).1.00 PAUL-EMILE LAMARCHE, oeuvres- hommages .100 HISTOIRE DU CANADA.Desrosiers- Bertrand .1.56 PERRIN E ET CHARLOT, Marie-Claire Daveluv.75 LA MONTAGNE DE BOIS, Tabbé Clovis Rondeau.1.56 NOS VOYAGEURS.R.P.Ed.I.c- compte, S.J.L25 Rome, 24 (S.P.A.) — Le Souverain Ponilfc a nommé M.l’abbé ày,pc pr PAYSAGES I èo-Paul Des-l'rancis ( .Kelly, natif dr Vernon iAMES* M IMOGEN, t.eo-l aui lies River.Ile du Prinre-Fdouard, et! fondateur de la “Catholic Extension i Society”, évêque (TOklahoma, et M.i l'abbé Richard O.Gerosv, recteur* de la cathédrale de l'immaculée- j [Conception, de Mobile, Alabama, j ! évêque de Natchez.ANTIKOR-LAURENCE Enlève promptement & CônsVerrues u Durillons.| SÛR.EfflMCI.SANS D0UUU#- EA Vf NIE RARJOI/r 25* Fi'&on Emportez le DEVOIR en partant pour la campagne.L’abonnement est de UN DOLLAR .v c ce jour jusqu’au 1er i b-ptembre.rosiers.COULEUR DU TEMPS.Michelle Le Normand.MIETTES, CROQUIS ET SOUVENIRS.l’abbé Albert Gravel .NUANCES, Yvonne Charelte.COQUILLAGES, Marius.LETTRES DE FADETTE.Sème série.4ème série.Sème série.Les trois pour.BRINS D’HERBE.Monique.THEATRE (même auteur), broché.cartonné .j LES HEROS PE QUEBEC, l’abbé H-R.Casgrain, volume relié tolie.75 .< j .85 1.10 1.10 100 1.50 .85 1.60 .85 .80 .50 60 Au comptoir Franco LES FRANÇAIS AU CANADA (même auteur).UNE MAITRISE D’ART EN CANADA, Emile Vaillancourt.SELON L’VENT, Marie Lamoureux.CAUSERIE SUR L’HYGIENE, Dr Hector Palardy, volume relié toile.PLUS QU’ELLE-MEME (roman canadien), Luc Bérard et J.-Albert Foisy.VADE-MECUM de l’employé de bureau, Adjutor Fradette.LA LOI D'ADOPTION de 1924, Léo Pelland.HENRI BAZIRE, apôtre social, préface Henri Bourassa.LA QUESTION OUVRIERE AU CANADA.Arthur Saint-Pierre .LA CURE AU LAIT, traduction l’abbé Bois.QUESTIONS SCOLAIRES, Mgr Ross L’OUBLIE, Laure Conan.POlfR QU’ON AIME LA GEOGRAPHIE, Emile Miller.MON VOYAGE AUTOUR DU MONDE (même auteur), broché.cartonné.LTRIS BLEU, J.-E.Larivière (roman canadien).GASTON CHAMBRUN, J.-F.Simon (roman canadien).LE MEDAILLON FATAL, Andrée Jarret (roman canadien).COMMENT ILS ONT GRANDI, Joy-berte Soulanges, volume cartonné .DOLLARD (même auteur), broché.cartonné.FEUILLES EPARSES, Lise, volume cartonné.GLOIRE A DOLLARD, pièce à grand spectacle, R.P.Julien Perrin, P.S.S.CHEZ NOS GENS, Adjutor Rivard, broché.cartonné .CHEZ NOUS (même auteur), broché cartonné.NOTRE LEGENDE DpREE par un Frère Mariste, broché.cartonné .•.LES TROIS COMBATS DU LONG-SAULT, l’abbé Arthur Guindon, broché.y, cartonné.LA MISSION DE LA MERE.Fadette L’EXPLOIT DE DOLLARD.Tabbé Paillon.SI DOLLARD REVENAIT, Tabbé Lionel Grouix.• REFRAINS DE CHEZ NOUS.REFRAINS CANADIENS.Lea deux réunis en un volume cartonné.POESIES CANADIEN L’AME SOLITAIRE.Albert Lozcau.CAMPANULES.Millicent.LES TROIS LYRES, Blanche Lamontagne Beauregard.LA VIEILLE MAISON (même au- ESSAI SI H LA POESIE RELIGIEUSE CANADIENNE, Aibertine Fer- Jand-Angers.COUPS DF.SCALPEL, Dr J.-B.Gagnon .“TU M’AS DONNE LE PLUS DOUX REVE”, Pauline Fréchette .L’HUIS DU PASSE.Madame Boisson- nault.PAPILLONS D’AMES, J.-A.Hurteau.L’EMBALLEMENT, Tabbé ApoUinal-r« Glngra» .50 .50 .75 .80 .50 1.60 .90 .00 .60 65 .40 .45 .25 .28 .50 .55 .50 2.50 .25 .25 .75 .75 .25 1.35 .60.60 .75 .75 .25 .28 .25 .28 25 .28 t .75 .75 .35 .40 .50 .55 .75 .75 .25 .28 .35 .35 .45 .45 .35 .35 .45 .45 .35 .35 .45 .45 35 .35 .45 .45 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .10 .25 .25 \ES 1.00 1.10 .75 .85 .75 .80 .90 1.00 : .50 .55 1.00 1.10 .75 .80 1.00 1.10 1.00 1.10 .25 .25 FOYER-ROMANS y» .25s- J’jyrilé $2.25 pour la collection Mariage idéal—CLEMENT D’OTHE Enez fleussa—SALVA DU BEAL Le Fils de Stenio Morelli—EDMOND COZ L’Ancre au Porf—JEAN GUY Le Comte Ramanès—ANTONY DREYER Pour Racheter—HENRY FRANZ Sadette—MARIE THIERY Ames fortes—O.DE FERENZY Pascalette—B.DE PUYBUSQUE Le Chemin de Longue-Etude—F.O’NOLL Qui?—PIERRE GOURDON Le Coffret Byzantin—LIONEL DE MO VET COLLECTION NELSON 46s.an comptoir.45s.par la poste (Relié») Un Vaincu—JEAN DE LA BRETE Mon oncle et mon curé—JEAN DE LA BRETE Madame Corentine—RENE BAZIN La Main de Sainte-Modestine—JEANNE SCHULTZ De toute son âme—RENE BAZIN Jean de Kerdren—JEANNE SCHULTZ Collection Familîa d’Aasenoy, M.: Les Sabots de la Reine-Anne Champol: Lea Points noirs Chandeneux, Clairet Les Terreurs de Lady Suzanne Cooper, Fenimorot Le Dernier des Mohicans L» Beaumont, Maurice: Gringa-letto Ayeiard.Gustave: Lee Eas—ls de l’Arlsona Dombre.Roger: Cousine Bas-Bleu )}a Navery, Raoul: Les Petit., ; La Foi Jurée AigHeperse, Mathilde: Lequel ?de Coulomb, Jeanne: Terrible Enigme Maréchal, Marie: La Pupille d’Hilarion Sandol Jeanne: Le Puits qui parle.Prix: franco, 55 sous (volumes cartonnés).Livres Canadiens franco Lettres de Fadette, 3ème série Lettres de Fadette, 4èmo série Lettres de Fadette, 5ème série (les trois séries pour 1.501 Campanules, vers.•.80 Perrino et Chariot.' 'on Amea et paysages.-oO L’huis du passé, vers.l.tO Coups de scalpel, vers.• .1.10 Henri Bazlre, (édition canadienne, préface par Henri Bourassa).• .28 Brlna d’herbe, par Monique.80 Fleuriot, Zénaïde: Yvonne de Côatmorvan Perrault, Pierre: Mlguy; La lettre de Cînry Maryan, M.: L'Hôtel St-Fran-çols DrauR, Jean: Le soldat Chapu-rot Maryan, M.: Chez les autres Lachèse, M.: Maître Le Tianee Saint-Martin, Ch.: Rouget lt Braconnier Stéphane, Mnrie : A-t-il un coeur?Maryan, M.: Un legs; Les Tuteurs de Mérée Goutfareau et Greiasac: Le roman d’AHegrette Selon L'Vent, par Marie La- moureux.gfi Théâtre, par Monique.1.10 CoQuIllages, par Fév.Frère Marins.Gaston Chambrun, roman canadien, par J.F.Simon.28 LTrlg Rien, roman canadien, par J.E.Larivière.28 “Tu ra’as donné le plus donx rtésies par Mme Pauline Fréchette.80 À l’Ombre des Erables, par l’abbé Camille Roy, au comptoir.1.00 par la poste.1.10 Au pays de l’Erable, contes de la Société S.J.B„ franco.90 Collection la liseuse Champol: Cas de Conscience Coz, Edmond: Fatal orgeuil Lichtenberger André: La petite soeur de Trolt Noïl.Alexis: Paulette se marie Gréville, Henri: Jolie propriété à vendre; L’héritage de Xénie Pujo, Alice: Rose Perrin Bordeaux, Henry: La Jeune fille aux oiseaux Alelette, Pierre: Le Roman de Maddya Segonzac, Paul: Fleur de Lys Coleman, Marguerite : Petite Rose Lichtenberger, A.: Notre Minnie Schultz, Yvonne: Dzinn Prix: franco, 35 sous (volumes brochés).Pour les Enfants Jeanne d’Arc libératrice de le France, 25s.franco.Volume cartonné de 173 pages, illustrations à profusion, papier glacé.Au comptoir: 5ôs.Par la poste, 60s: Nouvelles et Contes de Bâtes, par le Dr Boucher.Le Biiou des Paroissiens, cul- rette.franco.35 Petit Paroissien Romain, capitonné, franco.55 Petit Paroissien Romain, cuir avec étui, franco.55 Petit Paroissien Mignon, cuir wvcc étui, franco.85 Petit Paroissien Romain, cuir chagrin avec étui, franco.1.30 ROMANS-BIJOU 30s au comptoir, 35s par la poste Clos-Joli—Georges Tni< Le Moulin hanté—Gauraud d’A* blancourt Le Maître—Victor Féli Le Muet qui parle—Jean Vézère Mathias Bcrnaude — Florence-O’Noll Bernard don Le drame Gourdon de orge: Fiée uerry -Pierre Cour- d'Orsalze — Pierre Four tout achat d'un dollar la livraison est faite sans frais à Montréal contre recouvrement (C, O.D.) S’adresser au Service de librairie du Devoir, case postule 4020 TELEPHONE : MAIN 7460 Prière d’accompagner toute commande d’un mandat, d un bol» postal ou d’un chèque payable au pair à Montréal ON DEMANDE datif tous les endroits populeux de la province, des jeunes gens intelligents désireux d’employer une ou deux heures par jour à un travail facile et rémunérateur.Références exigées.Outre un paiement fixe, de magnifiques primes seront données aux plus actifs.— Ecrire au Service du Tirage, Le Devoir, 336, Notre-Dame Est, Montréal. Volume XV — No 147.CALENDRIER Dcrntln : MERCREDI.IS Jain 1M4.Saint Galllaaiaa.abbé.L«r»r du aaluil.4 h- 1S.Couchnr da aoleil, 7 h.M.Larar da la lana, • b.K.Coucher da la luna.S.42.Kouoella lana, la 2, à 2 b.40 m.du matia.Premier qaar.la 10, à t h.42 ni.da matin.Pleine lana.la 12, è.11 h.47 m.da aeir.Dernier quar.la 21, à 2 h.22 m.da eair.MONTREAL, MARDI, 24 JUIN 1924 DERNIÈRE HEURE DEVOIR Toutes lea nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entier DEMAIN BEAU: AVERBF8 LOCALES MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui, maximum 55.Même date l'an dernier, 25, Minimum aujourd'hui 72.Même date l’an dernier, 52.BAROMETRE 8 h.a.m.22.90, 11 h.a m.29.84.1 h.p.m.29.81.LES SIX APACHES TROUVES COUPABLES IRONT A LA POTENCE LE 24 OCTOBRE LE JURY N’A DELIBERE QUE DOUZE MINUTES — L’ALLOCUTION DU JUGE WILSON A DURE TROIS HEURES — IL A VIGOUREUSEMENT, RABROUE Me JACOBS MOREL DECLARE SOLENNELLEMENT QUE DAVIS EST INNOCENT MAIS QUE LUI-MEME A ETE MELE A TOUTE L’AFFAIRE DU COMMENCEMENT A LA FIN — IL AJOUTE QUE C’EST NIERI QUI A TUE CLEROUX Giuseppe Serafini, Mike Valentino, Frank Gambino, Tony Frank, Lep Davis et Louis Morel ont été condamnés à mort hier soir, par le juge Wilson.Le jury a rendu un verdict de culpabilité après douze minutes de délibérations, contre les six accusés en bloc.Le juge Wilson a fixé la pendaison au 24 octobre, à huit heures du matin.Tony Frank a protesté de son innocence.Il a déclaré qu’il avait de vieux parents, deux petits enfants et qu’il est innocent du crime dont on l’accuse.11 s’est mis ensuite à pleurer.Gambino est resté froid ainsi que Morel.Ce dernier a créé toute une sensation qui pourrait peut-être amener des développements: “Votre Seigneurerie, a-t-il déclaré, à l'accusation de complicité pour le crime, je plaide coupable.Vous avez mon paletot ici en cour et vous avez vu comment il y avait une déchirure faite par une balle.C’est par miracle que je suis ici aujourd’hui.“Au sujet de la mort de Stone, i'ai entendu le coup, mais j’ai'tou-jours cru à un accident.Je comprends que l’article (59 du code criminel me tient responsable du meurtre parce que j’ai pris part au 'complot; je suis prêt a prendre ma médecine, mais il me fait peine de voir ici à mes côtés un homme convaincu de meurtre et qui n’a j rien à faire avec tout cedi.“J’ai été dans cette affaire du commencement à la fin.continisv Morel, j’ai été au tunnel; Serafini y était ainsi que Parillo et Stone.Mais il y avait aussi Nieri qui a tué Cléroux., “Je regrette ce que j'ai fait mais je suis prêt à prendre ma médecine et je n’implore aucun pardon.Cependant celui qui est ici à mon côté est innocent je le jure sur la tombe de mon père, ce qui m’est le plus cher; il n’a rien à faire avec tout ceci.Laissez-le aller, il est innocent.” En disant cela Morel désignait Davis.Celui-ci faisait presque de l'hystérie.Davis s’est plaint de ce qu'on ait empêché un homme de faire une confession de plein gré, ainsi mie deux autres qui voulaient aussi faire des aveux afin de le sauver, lui qui était innocent, mais qu’on les a em,pêchés.Me Calder a déclaré que Ja chose était nouvelle pour lui et qu’il verrait à remédier à l’affaire s’il y avait lieu.Le discours du juge a duré plus de trois heures,.ayant éfé prononcé dans les deux langues.Le juge a distribué compliments et semonces, il a félicité Me Calder de son travail et a avoué que lorsqu’il s’était fâché contre lui, il avait reconnu par la suite qu’il avait eu tort.Il a félicité chaudement Mes Germain et Cohen.Mc Lyons Jacobs n’a pas eu le même sort.“Il y eut, dit le juge, des masques portés par les bandits au tunnel; il y en eut aussi après.Je regrette d’avoir à dire que ces deuxièmes masques — je parle au figuré — ont été prépares dans le bureau de Me Jacobs, à son insu peut-être.Le témoin Rosen était du bureau de Me Jacobs, et il était à ce bureau quand des pas- Montréal est une ville tempérante LE MAIRE REFUTE LES ASSERTIONS D’UN PASTEUR DE LONDON, QUI A DEBLATERE SUR LES CONDITIONS DE LA MORALITE EN NOTRE VILLE.— UNE LETTRE OUVERTE M.le maire Duquette a réfuté dans une longue lettre adressée au Free Press de London, les assertions d’un pasteur protestant do cette ville sur les conditions de l’ivrognerie à Montréal.Il a cité des statistiques comparatives avec la ville de Toronto, pour rendre hommage à la moralité de la métropole du pays.Voici cette lettre: “M.le rédacteur du Free Press, London, Ont.Cher monsieur, "Un ami me communique une copie du “F’ree Press”, qui a publié un article, où le révérend W.-E.ses furent demandées pour Valen- ' Miljson prononce certaines paroles tino et Gambino sous de faux noms.! erronées, relatives à la condition Cqmme vous le voyez, des masques morale de Montréal, que je ne puis furent portés après sous le dégui- m’empêcher de relever sement de noms.Il y a eu un avocat qui s’est cru admis à parler de préjugés de races et à nemander l’abolition de la peine capitale.Cet avocat qui a ainsi prêché la révolution ici à Montréal devrait aller en Russie, à Leninegrad-, aux portes des palais des tsars et y voir les flots de sang qui y sont répan-rus par ceux ~ui prêchent l’aboli-ticn de la peine capitale.Dans ce sang il pourrait tremper son doigt pour écrire l’affiche de son bureau.Me Jacobs a aussi suggéré que vous renversiez le code criminel et la loi.Il a même parlé des races et a soulevé le cri de race en parlant de la pauvre petite Canadienne française qui était avec un étranger.“Me Jacobs appartient à une race à laquelle il n’est pas permis de pousser le cri de race”.Le juge a déclaré que l’on devait ajouter foi au témoignage de Nieri t moins d’admettre que tout à été inventé et deviné par fe témoin.On "» traité de dégradé, de forban, de Judas.Il mérite probablement ces titres, mais cela importe peu s’il dit la vérité, et son caractère de "Il appert que le révérend monsieur a donné une description graphique d’une visite récente à Montréal où, guidé par un représentant d’un des grands journaux de notre ville, il a visité plusieurs endroits et, dans une taverne, il a vu des centaines d’hommes et des femmes dans des stages différents d’ivresse, depuis la simple hilarité jus-qi-Ÿ des cas actuels d’inconscience, des hommes et des femmes couchés sur les planchers et les labiés.Dans un autre hôtel, où des étudiants étaient en train de fêter leur graduation, il a vu seulement deux membres du groupe qu’on pourrait dire être sobres.“Je suis certain que ce révérend Monsieur a dû être emporté par son imagination, car les conditions qu’il décrit peuvent difficilement exster à Montréal.“Le degré de moralité des citoyens de la ville de Montréal a été élevé d’une façon tout à fait étonnante depuis l’adoption de la loi des liqueurs.“Tandis que, les années passées, on voyait des hommes ivres dans bandit et de dépravé ne donne pas ; les lues de Montréal, c’cst un fait plus de crédit à ses camarades.Tout s'enchaîne d’ailleurs avec une logique parfaile, et les témoignages des témoins honnêtes s’y adaptent avec trop de perfection pour qu’on puisse conclure au mensonge.UNE FEDERATION PATRIOTIQUE M.EUGENE JALBERT FAIT CETTE SUGGESTION AU CONGRES DE LA SAlNT-JEAiN-BAPTISTE — DES RESOLUTIONS La dernière séance du congrès national, de la société Saint-Jean-txiptiste a eu lieu hier après-midi.u.tugènenL.J albert a parle en l’absence de M.J.Daigneault, qui a été retenu a la decinere minute, de ia nécessité d’une fédération de nos groupes patriotiques.Il importe toot d abord, dit-ii, de fédérer toutes les sociétés de la province de Québec, il est oiseux de songer a fonder une fédération continentale, Jusque les groupes d’une même province ne sont pas unifiés.Un pourra alors songer à fédérer les sociétés du Canada puis du nord de l’Amérique.Ce serait alors la victoire complète sur toute la ligne.Noos disposons de forces très importantes, capables de nous conduire au succès mais nous ne savons pas les grouper et les utiliser.v Afin d’arriver à ces résultats, il faut créer tout d’abord une commission chargee de pleins pouvoirs de travailler a cette fin.Ea suggestion suivante a été proposée par M.A.Deneault; "En vue d’une meilleure collaboration entre les diverses sociétés de langue française et de croyance catholique, le congrès estime qu’il csl opportun de creer une commission d’organisation composée de M.Victor Morin, de MM.J.-U.Turcotte, Amédéc Deneault, Lionel Groulx, Joseph Blain, chargée de procéder aux travaux préliminaires et de recueillir l’adhésion de sociétés existantes.Cette commission a pouvoir de s’adjoindre tous les membres nécessaires à l’exécution de ses projets.” Cette résolution fut adoptée à l’unanimité.M.J.-B.Turcotte a présenté ensuite une résolution à l’effet de remercier les FTanco-Américains de leuft efforts pour être présents à ce congrès, pour leurs bons conseils et surtout pour le bon espoir qu’il donne de la survivance de la race française en Amérique.Cette résolution a été adoptée a l’unanimité.M, A.Vanier a présenté alors une résolution à l’effet de demander au gouvernement fédéral que l’observance du dimanche soit de rigueur au Canada, car il y a des abus à ce sujet, plusieurs Juifs ne s’en soucient pas, les usines de pulpe et de papier surtout.Cette résolution a été adoptée à l’unanimité.M, Vanier a présenté aussi une résolution demandant au premier ministre de la province de Québec d’agir en sorte que le 24 juin devienne officiellement jour férié, et qu’il soit respecté.M.A.Deneault a présenté une résolution à l’effet d’envoyer une supplique au Souverain Pontife en faveur d’une fête sociale et religieuse h Jésus-Christ, roi de toutes les sociétés.Cette fête serait le jour du régne social de Notre-Sci-gneur Jésus-Christ, LE CONGEDIEMENT D’ARONIVIC! CET AGENT AVAIT PROPOSE AUX CHEMINS DE FER NATIONAUX DE FAIRE DES PROFITS SUR L’HOTEL SCRIBE — PLUS DE VOILES QUE DE GOUVERNAIL Ottawa, 24 (S.P.C.) — La major Graham Bell, sous-ministre des chemins de fer, a relaté devant le comité des comptes du National, hier matin, les relations entre le Canadien National et A.Aronovici, qui négocia l’achat de l’hôtel Scribe au nom du chemin de fer .La somme de 4,110,000 francs fut payée en plus du prix d’achat pour l’acquisition du titre et l’enregistrement de i’h’ypothèque.Contre-interrogé par si rHenry Drayton, le major Bell raconta dans quelles circonstances Aronovici quitta la compagnie.Il avait présenté un pian qui lui aurait permis de réaliser des profits sur l’exploitation de rhôtel.La compagnie crut que si Aronovici pouvait réaliser des profits avec l’édifice la compagnie pouvait faire de même.Aronovici lut informé que l’on n’avait pas besoin de lut pour la réorganisation.De ses avocats à Paris, le major Bell apprit que l’hô-tel Scribe rapporterait probablement les plus hauts loyers de Paris.Sir Henry Drayton demanda si le major Bell avait déjà entendu dire que l’hôtel avait été offert à une autre compagnie.Le major Bell a appris par M.Dalrymple que le bruit avait couru pic l’hôte lavait été offert au Pa-ifique Canadien à Ja fin de la guer-c mais qu'aucune offre précise n’avait été faite et qu’aucune option n’avait été prise.A propos de l’offre récemmment faite pour l’hôtel, le major Bell déclare qu’elle fut faite par l'intermédiaire de l’avocat de la compagnie à Paris qui affirma qu’elle venait d'un groupe digne de confiance à Paris.Il croit encore, comme au moment où i.| partit de Paris, que l’hôtel pouvait être payant.Le major ne veut porter aucune accusation de malhonnêteté contre Aronovici.Il croit que c'est un enthousiaste qui, laissé à lui-même, pourrait devenir dange-rcusemenj extravagant.M.Euler demande: “Le National Canadien obtient-il autant de courrier postal que le Pacifique Canadien?” ‘“Non,” répond sir Henry.“Etes-vous satisfait?" “Non”, répond Je président du National.Le chemin de fer de l’Etat devrait avoir uge plus grande partie de ce trafic.Le ministère des postes étudie la chose dans le moment.Certaines augmentations dans le trafic sont dues à la sollicitation des employés de la compagnie.La baisse récente des revenus des lignes américaines du National est due au fait que cette année se livre la campagne présidentielle, que les affaires sont dans le statu mio pendant ce temps et qu'il semnle y a-voir surproduction dans l’industrie de l’automobile.Sir Henry Thornton croit que diminuer les taux de chemins de fer augmenterait le déficit.Jais taux canadiens sont plus bas que ceux des Etats-Unis.L’entretien de la voie et.ri-e„s Htiments a coûté en 1923, £44,/81,775, soit $842,000 de moins que l’année précédente.On a pu sauver un million de traverses et on en a renouvelé sept millions.AU COLLEGE DE MONTREAL LA REUNION DES ANCIENS A EU LIEU HIER—MGR J.-A.BELANGER EST ELU PRESIDENT - LE PORTRAIT DE M.LALI-BERTE Plus de cent cinquante anciens élèves se sont réunis hier au collège de Montréal.Après une messe solennelle à dix heures et demie, il y a eu un dîner dans ie réfectoire du collège auquel, entre autres, ont assisté, S* G.Mgr Forbes, de Joli-ette, Mgr J.-A.Bélanger, le juge en chef Lafontaine, M.l’abbé René La-belle, supérieur de St-Sulpice; Paul St-Germain, Francis Fauteux, E.Patenaude, le docteur Paul Ostiguy, M.l’abbé Olivier Moreault, Victor Cartier, M.J.-F.Saint-Cvr, C.-E., Bruchési, C.-E.Bruchési, Jean Bru- Lation : 895.ehési, le docteur H.Derome, C.-A.Montréal.Bertrand, A.Lepage, M.l’abbé J.-Q.tiens: 3.352.Roussin, M.l’abbé F.-A.Baillar- L'iHcm: 542.assez rare aujourd'hui.“Il y a quelque temps, le chef de police de Halifax visita Montréal, ayant entendu dire que les citoyens étaient les victimes • de la condition décrite plus haut.Il avait été mis au courant de ces conditions par des articles publics dans certains journaux de la province d’Ontario.Le chef de poliee de Montréal s’est offert de lui donner deux hommes de police compétents et dignes de confiance pour le, conduire, le soir, dans les tavernes de la partie la plus congestionnée de la ville, qui sont les plus fréquentées.Il y consentit avec plaisir et cette visite fut faite le soir même.Le chef de police de Halifax constata que pas même un homme un peu ivre n’a été vu dans les tavernes visitées.Les' conditions peuvent difficilement être autrement, comme on peut le voir par le tableau suivant lies cas d’ivresse traduits devant les cours, entre deux villes d’ap-proximativement la même importance, savoir: Montréal et Toronto.1921 Toronto—Total des arrestations: 6.363.Par 100,000 de population: 900.Montréal Total des arrestations: 4,727.Par 100,000 de population: 1,029.1922 Toronto.Total-des arrestations: 4,042.Par 100,000 de population: 770.Total des arresta-Par 100,000 de popu- Montréal.lions: 4.356.iation: 704.Toronto, lions: 4.701.geon.A.-C.Bissonnette, M l’abbé Jos.Hébert, d’Ottawa; Alfred Saint-Mars, avocat; Arthur Broscard, avocat; le docteur Myre, du Rbode-Is-land; M.Camille Paquette, M.Hector Bcaudin et un grand nombre d autres.Les anciens se sont ensuite réunis dans la salle académique d’n col- 1923 Total des arresta-Par 100,000 de popu- — Total des arresta-Par 100,000 dp popu- Ce tntylcau démontre que la population de Montréal es! plus tempérante que sa ville-soeur*Toronto, en dépit du fait que cette dernière a la prohibition, tandis ou’a Montréal, on peut se procurer toute la liqueur qu’on désire.11 faut se rappeler que ces statis-tiques ne font pas pleine justice à lège.M.Hector Beaudin.secrétaire 5Ion4réal, vu qu'il y a beaucoup d’a-de l’Association, donna lecture du n!s (*es livres seront fermes du 17 nu 31 juillet, les deux jours incl naïvement.Fc LE MARCHÉ DES VIVRES Le tableau suivant Indique les arrivages de beurre, de fromage el d’oeufs, à Montréal.Pour ta Journée d’hier, le tdrtai précédent et le Joue correspondant ran dernier! ¦ 1924 1923 23 Juin 10 Juin 22 Juin Beurre, colis 2,474 J,820 1,780 Froqmîhb mies 8,832 6,083 7,032 Oeufs, caisses Ï,0l7 1,527 1,218 LES ENCHERES A.l'enchère de la Coopérative fédérée» tenue hier au Board of Trade* on a offert 3,220 cous de hour-re de crémerie «ionl #78 colis de no I, vendus a 32s.1-2 la livre, 000 colis de no 2 et 000 colis de no 2 A, vendus è 31».îTH la livre; 350 colis de uasteurUé spécial, vendus à 33s, 1-3 la livre et 800 colis de pasteurise no 1, vendus à 33*.1-4 la livre, LES PRIX DK GROS Voici quelque» prix do gro* que nous avons obtenus, ce matin, pour le* farine», che« Ogilvie; pour ica oeufi.le beurre, lu fromage, le miel, le saindoux, rhes Z.Limoges et Cle, 26 rue William; pour ]«•* nommes de terre, chei A.Lalondc, 22'24 place Jacques Cartier.FARINE Par baril.2 sacs: 1ère qualité.$7.00 2èmo qualité.$6.60 Forte, a boulanger, le baril.« $0.30 OEUFS Oeufs Chantecler .88s.Extra frais .33s.Premiers frais .29s.Seconds frais .25$.BEURRE Beurre frais: Crémerie no 1.34s.Crémerie no 2.33s.En tdoc do 1 livre: Crémerie no 1.,.33s.Crémerie no 2.34s.FROMAGE Fort, à la meule .24s.Au morceau .25s.Doux, à la meule.17s.Au morceau .18s.LE SIROP D'ERABLE Le sirop d’érable nouveau se vend 82.10 le gallon et Je sucre d'érable 20s.la livre.MIEL, Le miel en rayon est rare.Les prix sont de 25s.la livre pour le blanc et de 22s.pour le brun.Miel coulé: Brun, en seau de 60 livres, la livre , .8 s.1-2 Blanc, bocal de 5 Ibs, la livre Ils.bocal de 2 Ibs 1-2, la livre 13s.Brun, seau de 5 Ibs.la livre lüs.SAINDOUX En tinette .14s.1-2 En seau .15 sous POMMES DE TERRE Arrivages peu nombreux et bonne demande particulièrement pour le» semences.Les pommes de terre de Montréal font $1.30 par 80 livres au gros.Les pommes de terre d’en bas de Québec font 82.00 par 80 livres au gros, au wagon les prix varient de $1.75 par 8ü livres.La chenille à cornes du tabac i bientôt Ot açr sé dêf' açrlvé èn- Compagnies nouvelles Québec, 24.— Dlx-sepl com,pa-i gnies nouvelles représentant un oa-î pital total do $663,000 ont obtenu des lettres patentes provinciales au cours da la semaine terminée le 21 juin.lent qü le producteur devre dre centre les ravages rie la ch24, aux fins de nommer un curateur é la succession acanvte dudit Augustin Bourbonnais, Montréal, 20 Juin 1924.GUERIN.RENAUD «t COUSINEAU.Procureurs du requérant.P.-A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered AceountanO Chambre 315 Edifice “Montreal Trust” 11, Place d’Armes.Tél.Alain 4912 PETRIE, RAYMOND & CIE COMPTABLES CERTIFIES VERIFICATEURS J.-T.Raymond, L.A.A.-J.-M.Patrie, L.A.Suite 909-910 120, rue St-Jacqucs Montréal TEL MAIN 2758 DR ALBERIC MARIN 295, RU B SAINT-DENIS Tél, Est 6938 Montréal PROFESSEURS DROIT, MEDECINE.PHARMACIE, ART DENTAIRE Cours préparatoires du professeur RENE SAVOIE I.C.et i.E.Baeheller ês arts, ès sciences appliquées Cours classiques cours commercial, leçons particulières.Elèves acceptés en tout temps Prospectus envoyé sur demande 238, RUE ST-DENIS TEL.EST 6162 Près de l'Ecole Polytechnique Notre nouveau feuilleton La Gardienne du Seuil, pnr Jeanne de Coulomb, en vente au Service I de librairie du Devoir, 25 sous ! franco.Dans la même collection on peut : se procurer pour $2.25 douse titres i très intéressants.Référer aux Fo-, y ers-Ro ma ns dans la grande nn-; 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