Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 15 juillet 1924
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le devoir, 1924-07-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
Volume XV — No 163 MONTREAL, MARDI, 15 JUILLET 1924 VROIS SOUS LE NUMERO Abonnements par la poste: 1 Édition quotidienne CANADA.f«00 Etatl-Unla et Empire Britannique .$8.00 UNION POSTALE.$10.00 Édition hebdomadaire ‘ ¦ CANADA.$2 00 JH M ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 Directeur : HENRI BOURASSA DEVOIR Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONE: Main 7460 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main 0121 AdminUtration, Main 6152 FAIS CE QUE DOIS ! La part de l’honnête homme Un de nos confrères québécois reconnaissait l’autre jour l’influence malsaine de "la multiplicité des détails de crimes sensationnels donnés dans les journaux’' et admettait qu’à certaines espèces de criminels, cette publicité "fournit souvent des ressources qu’ils n’auraient jamais eues par leurs propres monens’’.Aussi notait-il que "le journaliste consciencieux doit éviter autant que possible de publier des récits de crimes qui soient des démonstrations pratiques de la façon dont les grands malfaiteurs s’y sont pris pour accomplir leurs tristes exploits’’.Et il concluait qu’une fois engages dans ces récits les journaux "tombent aisément dans l’abus".En marge de ces réflexions, corsées d’une couple de pointes aux “seuls bons journaux”, coupables, selon ce journaliste québécois, d’un autre genre de jaunisme,«>qui consisterait dans "des attaques injustes contre l’autorité civile", "Vexagération et parfois la grossièreté de style dans les articles" et “les appels aux passions de race”, notre camarade, M.Hcroux, a inscrit celte mise au point, qu’ "on ne reproche point aux journaux qui vivent de récits sensationnels que de pousser les gens au crime.On leur reproche encore •.de masquer à des centaines de mille, individus les grands problèmes d’ordre religieux, social ou national".On l’a fort bien vu, au temps où une majorité ministérielle était en train de diminuer les libertés scolaires de toute une minorité, dans deux nouvelles provinces, il y a quelque vingt ans.Nos journaux populaires du temps firent alors tant de bruit autour d’une affaire passionnelle que la voix de la minorité et de ses champions ne put atteindre la masse.Et l’injustice se consomma dans l’obscurité, tandis que les criminels occupaient le premier plan des quotidiens d’alors.D’habiles politiciens avaient bien choisi l’heure de la proscription.- ^ -fc 'î* Devant un congrès de policiers canadiens, à Ottawa, un chef de police de l’Ontario, M.Bierrell, de London, vient d’étudier certaines conséquences des comptes rendus d’affaires criminelles, dans la presse quotidienne.Il n'est pas loin de tomber d’accord avec ceux qui critiquent des récits comme il y en a tant eu ces mois-ci, en marge des trois procès Delorme et de ceux qu’on a faits aux auteurs du meurtre du chauffeur Cléroux.M.Bierrell estime, il est vrai, que la police doit souvent se servir des journaux pour recouvrer les objets volés, pour laire circuler dans le public la description des gens soupçonnés d’un méfait et qui sont disparus.Mais, cela dit, M.Bierrell en a contre l’influence des récits d’attentats meurtriers ou d’autres crimes tapa ‘Le chef “C’est de l’action et de la meilleure” Telle est Vopinion de Sa Grandeur Mgr 1*Archevêque de Saint-Boniface au sujet de notre voyage en Acadie.- M.Bourassa sera notre interprète auprès de nos frères acadiens - Double adhésion de l’Abitibi - Exceptionnel bon marché du voyage.geurs.îf de police de London estime que parfois ces comptes rendus préjugent favorablement le public à l’endroit du criminel, surtout quand il s’agit d’un bandit audacieux qui a eu raison, revolver au poing, de la police.Dans la masse des cas, la veuve et les enfants du policier, sa famille et certains aspects de toute l’affaire sont souvent presque oubliés.11 faut Iç déplorer” (Gazette, 14 juillet).Cet homme a raison.On a eu ces semaines-ci une illustration saisissante du procédé, des journaux populaires, dans le cas de Cléroux.Ce brave garçon, abattu en defendant l’argent de ses maîtres, a eu quelques lignes dans ces quotidiens, le jour de sa rhort et celui de ses funérailles.Sa famille de meme.Et pour eux dans les journaux à grand tirage.Texte, vignettes, manchettes, tout à peu près a servi à rendre leurs traits, leurs actions, leur audace familiers à un demi-million de gens.Cle-roux?Il n’a pas eu la centième partie de l’espace donné aux criminels, le dixième de celui où l’on a parlé de son meurtrier présumé.Stone.Autrement dit, les bandits ont eu toute Ja notoriété et Cléroux, les miettes.Où était dans tout cela l’homme honnête, pourtant?- Or qui pense encore à lui, hors un tout petit cercle, tandis que ses assassins sont en passe de devenir des célébrités, dans la foule, le sont déjà, meme?* * * La morale de tout cela, celle qui se dégage de ces récits exa- .i • • i• • 1 1 i ___ J _____!.~ ~ .A ,4 1 §' Mgr l’archevêque de Saint-Boniface nous écrit une lettre dont nous extrayons la conclusion: "Si notre retraite ecclésiastique ne tombait pas en même temps que votre pèlerinage en Acadie, i'en serais.Bon voyage, c’est de l'action et de la meilleure.’’ Déjà quelques heures auparavant Mgr Béliveau nous avait fait savoir par l’un des prêtres de l’évêché son regret de ne pouvoir se joindre à nous dans le voyage que nous faisons au pays de ses pères, car Sa Grandeur s’honore d’une ascendance acadienne.* * * Le directeur du Devoir, comme nous étions autorisé à l’annoncer hier, se fera l’interprète du journal auprès de nos frères acadiens.Il n’en fallait pas plus pour soulever un redoublement d’enthousiasme.M.Bourassa connaît à fond la région — il l’a visitée à loisir il y a une trentaine d’années — et sera pour l’organisation définitive de l’horaire un conseiller sûr.C’est de plus une heureuse aubaine que le fils de l’auteur de Jacques et Marie se joigne aux pèlerins du Devoir.* * * L’annonce ferme des deux premiers délégués officiels nous parvient et nous n’en célons pas notre joie, car il se trouve qu’ils représenteront une région d’où nous n’avions pas jusqu’ici reçu d’adhésion: l’Abitibi.Voici cette laconique dépêche qui nous a pourtant rempli de joie: “Pouvez-vous procurer compartiment pour deux délégués Abitibi?(signé) Ivanhoe FRIGON, Président Chambre de commerce.” Nous avons dû répondre que nous n’avons plus de compartiments: les seize places sont depuis très longtemps vendues, de même que les trois salons.Mais nos amis de l’Abitib} viendront, dussent-ils prendre des lits du haut (ce qui leur sera évité) ;tout le monde sait que les gens de l’Abitibi sont de rudes voyageurs! * * * Le courrier nous apporte, un nouveau témoignage.11 nous vient cette fois de cette bonne ville de Schédiac où règne le P.Cormier, l’un 4es Acadiens les plus actifs.L’article de tête que nous consacre VAcadien, le vaillant journal de l’endroit, se termine comme suit: Les Acadiens ne sauraient rester indifférents a ce témoignage d’amitié de la part de leurs frères de la province voisine.Il importe qu'ils se rendent nombreux partout où les visiteurs doivent arrêter et qu’ils les reçoivent avec le même sentiment de fraternité que celui qu’ils nous témoignent en venant nous rendre visite.El lorsque nos visiteurs seront retournés, ils pourront dire, et nous pourrons dire avec eux, que leur passage en Acadie a contribué, à resserrer les liens qui doivent unir toute la population de langue française au Canada.Aurons-nous deux trains?A nos lecteurs de répondre.Voici en somme ce que nous leur offrons: un voyage à beaucoup moins que quatre sous le mille, y compris la locomotion, le coucher et les repas dans un convoi de luxe.Où auront-ils tout cela pour 4 sous du mille?Que paie-t-on du mille en taxi?Que paie-t-on en première — sans repas ni coucher?Or ce n’est pas simplement la première mais un wagon-pullman, pas seulement la locomotion mais les repas et le coucher que nous offrons pour guère plus de trois sous le mille.La direction du Voyage en Acadie, le Devoir, 336-340, rue Notre-Dame est, Montréal.retraite les membres de la Commission royale chargée d’étudier l’embargo sur le bois de pulpe.Et le ministre a répondu que le gouvernement étudiait la question, au milieu des rires de la Chambre.LA RECETTE DES CANTINES Le bill de M.Béland.qui présente un projet de répartition des recettes des cantines militaires entre les anciens combattants, a subi sa première lecture.11 y a 82,296,936 à distribuer.Le gouvernement retient $20,000 pour payer des comptes en souffrance.11 a déjà dépensé $202,000 pour secourir des soldats qui étaient dans la misère et donné $00,000 à la Croix Rouge américaine.Trois commissaires, anciens combattants, feront la répartition, donnant à chaque province des sommes qui correspondront au pro rata des enrôlements dans ces provinces.En suivant ce plan, M.Béland déclare qu’il ne fait que mettre en pratique les recommandations de la commission RaÉton.Sept provinces sur neuf les ont approuvées.A la veille de la grande conférence interalliée de Londres Tous les préparatifs sont faits au ministère anglais des affaires étrangères pour recevoir aujourd’hui et demain les quelque 150 représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Italie, de la Belgique ot du Japon — Les •Etats-Unis auront peut-être trois délégués — Les Italiens ne sont pas optimistes sur le résultat.M.Herriot et ses conseillers sont partis ce matin de Paris.moyen a aoquer ., ., .trouer la peau pour défendre la vie ou les biens de ses patrons est un peu fou.Le journal à succès faciles a tôt fait de choisir à qui donner la notoriété.Or, protester contre ce procédé, c’est^risquer de passer pour un excentrique, un détraque, à moins qu’on ne se fasse taxer de jalousie et de pharisaisme, peut-être des deux ensemble.Vous voulez que votre journal ait le gros tirage?La recette est bien simple: du sang, ile la boue, et donnez-en plus que tous vos concurrents.Georges PELLETIER.Billet du soir Croquis L'oeil immuablement placide, des mouches en nuages serrés tout autour de leurs flânes paresseux, cinq ou six vaches ruminent sans se hâter comme celtes des anciens Romains, leur couche s’orne de fleurs : l'herbe abondante du pré est en effet saupoudrée de boutons d'or et des marguerites forment de radieuses processions à côté de la vesce multiflore dont les grappes bleu tendre se nuancent de violet.Les bêtes que Virgile a chantées et que d’autres avant lui et après lui ont aussi célébrées, voient une trombe de poussière se tordre à l’horizon et s'approcher d’elles avec rapidité.Bientôt une limousine noire se reflète dans leurs yeux qui ne s’étonnent pas.Cette auto, pourtant, cahote le député Ronla-ron et trois de scs fidèles.Le député, qui passe le pré sans, lui non plus, s’étonner, est déjà loin.Le voici même à l’orée du village que sa parole charmera.Devant la machine qui a ralenti, quatre cavaliers surgis des bords de la route ont pris place.Leurs coursiers, d’-ones, en vérité, par la puissance de Jtur tâche de préparer la terre au geste auguste du semeur, agitent sans aucune frénésie une queue grosse de roses de papier.En dépit de son imposante lenteur, le cortège a fini par atteindre la place de l’église.Des sons, quel-que$-uns assez familiers, d’autres, Insolites, sortent en abondance des cuivres bien frottés que les musiciens, A la vue des quatre chevaux et du député, ont vivement portés à leurs lèvres.Le député et ses fidèles, le dernier couac et le dernier boum lancé vers l’azur d’un ciel sans nuage, ont pris place sur une extrade, décorée de papier multicolore comme il est convenable.Le premier fidèle du député se lè-j ve et, du haut de l'estrade, répand sur la foute que la chaleur du jour immobilise et fait suer, de nombreuses et fulgurantes vérités; dans le feu de l'action, il heurte de front et avec témérité un épais bataillon de règles de grammaire.Son tour venu, le second fidèle, pressé par un vif besoin d'exprimer toute l’admiration qu'il éprouve pour un bienfaiteur du pays, enfile sans broncher, à la suite l’un de l’autre soixante-treize "qui”, met un point final et se rassied essoufflé.Le verbe du troisième participe pour une l>art du verbe des deux premiers.Cette part, et une contribution toute personnelle, te justifient de se compter au nombre des grands incompris lorsqu’il reprend son siège.Le député vient enfin, et faisant de son éloquence comme saint Martin fit de son manteau, il en consacre une notable partie à couvrir de son mieux ce que les trois discours précédent pouvaient ' montrer de pauvreté.Après quoi il entasse des syllogismes, corollaires, axiomes, statistiques et témoignages de tontes sortes, s'en fait comme une échelle dans laquelle il grimpe.Tout au haut, il conjure ta foule des électeurs figée sous lui, de conserver au fidèle serviteur du peuple qu’il est, une confiance et un vote dont, à chaque souffle de sa poitrine, rt chaque battement de son coeur, il s’efforcera de se rendre encore et toujours de plus en plus digne.• •• ••• ••• ••• •• La limousine noire disparaît à l’extrémité de la grand'rue du village.Trots poules que son passage a effarées, reprennent dans les derniers cocodaks d’une peur gui s’apaise leur occupation; avec des mouvements automatiques, elles lancent leurs tètes alertes vers le sol, tantôt à gauche, tantôt à droite et travaillent par là, A ta salubrité publique.REAUBOyS’ET.La session d’Ottawa Les pronostics d’élection s’accumulent Le gouvernement est disposé à rembourser les déposants de la Home Bank — Embarras des conservateurs — Long débat sur ce pont de Vancouver aux étonnants développements — Le viaduc de Toronto et le pont de Montréal, deux trucs à votes.(Par Léo-Paul DESROSIERS) Ottawa, le 14—Le parlement est parti à vive allure, ce matin, et s’il maintient cette vitesse pendant quelques jours, il passera certainement à travers le feuilleton avant la fin de la semaine.Tout un peuple de petits bills qui attendaient au feuilleton, depuis des semaines et des mois, bousculés subitement, ahuris et poussiéreux à la lumière du jour, s’engouffrent dans la machine parlementaire et disparaissent vers le sénat sans que le public ait trop le loisir de les admirer.Mais il y a encore des débats intéressants en perspective, de même que des questions importantes qui peuvent retarder la prorogation.Ce matin, M.Stewart a enfin réussi à mettre 1rs Esquimaux sous la juridiction du département des affaires indiennes.Il a fait adopter son bill à cet effet, en troisième lecture, et c’est le dernier des peuples aborigènes du Canada à être réduit en tutelle.LE CONSEIL DES RECHERCHES Puis on a modifié la constitution du conseil des recherches scientifiques, tout de suite après.Le président, désormais, aura le droit de recevoir un salaire que le gouvernement fixera plus tard.La nouvelle loi autorise aussi le conseil à faire du travail spécial nour le public, de tirer des bénéfices financiers de ses recherches, de récompenser les employés qui sont à son service et feront des découvertes, d’accepter des dons du public,, de oorter enfin de 11 4 15 les niT hres du conseil.:v de njpm- L’opposition a demandé s’il était bien convenable de donner un salaire au président de cc conseil lorsque le conseil lui-même n’a pas de local.En nayant un salaire au président, le gouvernement se verra bientôt entraîné à donner des salaires aux employés qu’on devra nommer pour le servir, et ainsi, ec sera une nouvelle dépense pour nos finances déià obérées.Mais M.Stewart explique que le Dr Tory, qui est aujourd’hui président.ou que tout homme qui le remplacera, pourra faire un bon travail de coordination.Aujourd’hui les recherches scientifiques se poursuivent dans les laboratoire.; du gouvernement, à divers endroits.et le besoin s’est fait sentir dernièrement, d’unifier un peu le système.Les progressistes encouragent le gouvernement à développer le conseil, car les agriculteurs ont besoin de savants pour les aider à vninere la maladie de la rouille du blé par exemple, et divers autres problèmes d’ordre rural et agricole.La loi subit sa seconde lecture.LA RETRAITE DES COMMISSAIRES Subit ensuite sa première lecture un projet de loi de mise à la retraite nés commissaires du service civil.Ces commissaires auront te droit de prendre leur retraite après 15 années de service.Ils pourront aussi se retirer si la maladie les em-néehe de remplir leurs devoirs.Et ils recevront alors, comme pension, les deux tiers de leur salaire.M.Sutherland a alors demandé nu ministre s'il songeait à mettre à leur LE REGIME DES DECRETS Le gouvernement s’est ensuite arrogé le droit de fixer lui-même le salaire du commissaire de la gendarmerie royale à cheval et celui de ses hommes.De plus, les officiers qui ont servi dans l’ancien corps de la gendarmerie royale à cheval pourront compter ces années dans la computation de leurs années de service.M.Meighen a profité de l’occasion pour accuser le gouvernement d’administrer le pays par décrets ministériels.Les libéraux reprochaient autrefois aux conservateurs de gouverner de cette manière.Les conservateurs pourtant étaient au pouvoir, en temps de guerre, et ils étaient souvent obligés de prendre des décisions immédiates.Les libéraux n’ont pas celte excuse.M.Ernest Lapointe riposte que les libéraux n’administrent par décrets ministériels qu’après avoir demandé la permission au parlement et dans les choses peu importantes.UN GATEAU AUX DEPOSANTS DE LA HOME BANK Mercredi, le 16, le gouvernement, par l’entremise de M.Vicn, va demander à la Chambre d’approuver le rapport du comité des banques qui recommande le remboursement des déposants de la Home Bank par suite de l’obligation morale que le pavs aurait'Ton tractée pour t’inac-) tio'n de M.Thomas White.Mais, en même temps, le cabinet dira qu’il ne peut rien faire immédiatement et qu’il attendra le rapport final du liquidateur avant d'agir.Dans les cercles conservateurs, on interprète cette attitude comme un signe évident d’élections générales cet automne.Il y a beaucoup de déposants de la Rome Bank dans certaines circonscriptions de l’Ontario et de Toronto.Un seul comté en contient deux milles.Alors, tous ces électeurs voudront garder au pouvoir le gouvernement qui a admis le principe du remboursement, et qui leur aura promis de les indemniser dp toutes leurs pertes, mais rte l'aura pas encore fait.Dans le même temps, les conservateurs manquent de latitude pour se défendre.S’ils ne se déclarent pas, eux aussi, pour le remboursement, ils ouvriront des brèches dans leur château-fort, l’Ontario.Et s’ils se déclarent pour le remboursement, ils n’auront pas de prétextes pour se justifier puisqu’ils vont nier la culpabilité de M.Thomas White.Le comité dos déposants a envoyé une lettre à chaque député peur lui demander d'être présent au débat et de voter sur la question.On s’attend ’'me à une grosse journée mercredi.On dit aussi quo M.Robb, ministre intérimaire des finances, qui est parti pour l’Europe, n’approu-ve pas de tout coeur le remboursement des déposants.LE PORT DE VANCOUVER Les députés ont passé la soirée à parler du port de Vancouver/ Le ministre de la marine, M.Cardin, présentait, en effet, une résolution pour accorder la somme de $'»,-600,000 à la Commission du havre de Vancouver, et progressistes et conservateurs se sont unis pour des éloges de l’action du gouvernement.Le hlé de l'ouest sort de plus en plus du pays par la Colombie-Anglaise.La route est plus courte, plus économique lorsqu'elle est 'plus longue, et les élévateurs, d’une année à l’autre, sont inondés, malgré leur nombre grandissant, par la vague des blés.Mais tout ne va pas pour le mieux.Le président de la Commission du havre un nommé Bcatty, a profité de sa position de président pour se donner un emploi largement rémunérateur dans l’entreprise qu’il dirige, de sorte qu’il revoit actuellement deux salaires de première envergure.C’est ce qui s’appelle ne pas manquer d’appétit et profi- (Suito ft ta 2êmc page) Londres, 15 (S P.A.) — On a complété les préparatifs, au ministère des affaires étrangères, pour l’ouverture de la conférence interalliée.Plusieurs croient que cette conférence sera l’une des plus importantes réunions internationales tenues depuis plusieurs années.Elle a pour but de discuter les méthodes d’exécution du rapport des experts.Plus de 150 délégués, experts et conseillers y assisteront.La Grande-Bretagne, la France.IRabe.la Belgique et le .lapon seront représentés par plusieurs délégués.CEUX QUI REPRESENTERONT LES AMERICAINS L’ambassadeur Kellogg sera le seul représentant accrédité des Etats-Unis, mais le colonel .lames Logan, l'un des hommes les plus familiers avec le problème des repa-tions, sera conseiller officiel.Ce pitre Américain qui assistera probablement à la conférence sera r sen nrooamtMiium .« ¦.— Température probable dans la région de Montréal : généralement beau et chaud.Semain, averses en certains »i.droit* Londres, 15 (b.P.A.).— L’ar-1 restation de Shcikh Shawish, l’agi-i tateur nationaliste au Caire, à la! suite de l’attentat commis contre j Zngloul-pacha, » attiré l’attention: des milieux universitaires ici.Sha-wish fut autrefois professeur d’arabe à l’université d Oxford et .était reconnu comme un universitaire et un écrivain brillant.Quoi qu’il soit demeuré longtemps en Angleterre, il a toujours été reconnu, ait le Daily Mail, pourj sa haine du peuple britannique et 1 •es écrits dans la presse égyptienne | furent toujours dune extreme rigueur, ce qui lui aliéna même cer-l tains d* ses partisans.Pas des Débutants — Des Spécialistes Notre main-d’oeuvre spécialise dans les travaux en CUIVRE, BRONZE et FER MAR-TELE et sait rendra votre idée "à vous” EXACTEMENT.Les Ouvrages d’Art en Cuivre Liée 247, Sanguinct Tél.Est 0148 Volume XV — No 165 MONTREAL, MARDI, 15 JUILLET 1924 a CALENDRIER BEAU.QUELQUES AVERSES.MAXIMUM ET MINIMUM Aujovrd’hu! maximum 47.> 1 Mima data l’an darnlar, 71.Minimum aujourd'hui Si.Mima data l'an derniar.il.BAROMETRE I h.a.m.2S.8S.11 h.a.m.29.88.1 h.p.m.21.87.Lrrniur quartier, la 23, à II h.42 m.a.m.Naurella lane, la 31 i 2 h.48 m.du aair.DERNIÈRE HEURE Toutes les nouvelles par nos rédacteurs, nos correspondants et les service de dépêches du monde entier v~ DEMAIN — Demain 1 MERCREDI, Il Jalllat 1*24.Notre-Dame da Mont-Carmel Lever du aoleil, 4 h.24.Concher d uaolel], 7 h.44.Lever de la lune.8 h.01.Même data l’an dernier, 61, BAROMETRE 8 h.a.m.89.11 h.a.m.90.lh.p.m.91.M.Meighen veut que le gouvernement construise lui-même le pont Cet avant-midi au parlement fédéral la discussion a roulé sur le projet de construction du nouveau pont de Montréal à la rive sud — Le chef de l’opposition trouve que le cabinet n’a pas le droit d’étendre les pouvoirs de la Commission du port.Ottawa, 15 (D.N.C.) — Le parlement a étudié ce matin la question du pont de Montréal.L’opposition et principalement M.Meighen n’aime pas la manière dont le gouvernement va procéder, il préférerait que le cabinet le construise directement mais les libéraux prétendent que c’est une manière pour l’opposition de s’opposer au projet et que la Commission du havre est le corps le plus compétent.De nombreux libéraux, M.Archambault, cotre autres, et le promoteur du projet M.Cardin, ont parlé en faveur.M.Meighen a alors expliqué sa pensée, le pont est certainement indispensable, dit-il, mais le gouvernement n’a pas le droit d’étendre les pouvoirs, la juridirtion de la Commission du havre de Montréal, pour lui permettre de construire un pont, C’est une autre manière d’agir par l’intermédiaire, d’un autre corps et d’éviter toute responsabilité.Le gouvernement doit faire exécuter ses travaux lui-ineme, la Commission du havre n’a pas d’autres pouvoirs que ceux d’administrer le port.M.Marier défend le gouvernement en disant que la Commission du havre est le corps le plus compétent pour s’occuper du pont car les quais qu’elle dirige s’étendront bientôt sur les 2 rives du fleuve et le pont lui servira de trait d’union entre ses ouajs.De plus lorsque la Commission aura obtenu les pouvoirs nécessaires du parlement, elle pourra ensuite demander des contributions au parlement provincial et à la ville de Montréal.La Nouvelle- Zélande accepte Wellington, 15 (S.P.A.via Reuter).— Le gouvernement Massey a décidé d’accepter l’invitation du gouvernement sud^-africain et il enverra une délégation du parlement de lo Nouvelle-Zélande pour visiter l’Aifrique-Sud.Cette délégation comprendra un memibre de chacun d spartis à la Chambre des représentants et un membre du Conseil législatif., Feu M.J.- Adolphe Madore On nous apprend le décès de M.J.-Adolphe Madore, ancien fonctionnaire aux postes, à Montréal.M.Madore, âgé de 69 ans, est mort cet avant-midi, à son domicile, 742, rue Saint-Hubert.Lui survivent: sa femme, (née Marie Fréchette), deux fils: MM.Lionel et Horace Madore, et une fille, madame Ernest Bilodeau, d'Ottawa, femme de notre ancien camarade, M.Ernest Bilodeap.M.Madore avait perdu- ces mois-ci un fils, M.Louis Madore, avocat à Edmonton, Alberta.Nos sympathies à la famille.Croiseurs attendus à Québec Québec.15 (D.N.C.) — Le croiseur H.M.S."Hood” de la flotte de guerre britannique est attendu à Québec le 18 août.Il sera accompagné du “H.M.S.Repulse”.Cette nouvelle vient d’être annoncée par le général Landry, commandant du district militaire de Québec.Les deux \aisseaux de guerre demeureront ici jusqu'au 2 septembre.Une aubaine pour les amateurs de radio Le DEVOIR a le plaisir d’annoncer à ses lecteurs la publication à partir de mercredi prochain, le 16, d’une série d’articles inédits Sur la radiographie, par U abbé Th.Moreux, directeur de l’Observatoire de Bruges, célèbre astronome et physicien français Ces articles, extraits de l’ouvrage Construisez vous-même votre poste de télèphome sans fil qui vient de paraître chez l’éditeur Gaston Doin, sont reproduits par nous par permission spéciale.C’est le traité le plus complet et le plus facile à comprendre.Jusqu’ici, aucun journal français d’Amérique n’en a publié qui soit d’une égale valeur.Le texte sera illustré de dessins exécutés par M.l’abbé Moreux lui-même Comme cette aubaine est réservée aux seuls lecteurs du DEVOIR, nous prions ceux de nos amis qui voudraient se mettre au courant de la radiotéléphonie et surtout de la terminologie française de cette science récente, de ne pas manquer de retenir des numéros du journal de mercredi chez leur dépositaire ou par la poste, s’ils habitent hors de Montréal.Sujets traités, par l’abbé Moreux: L’apprentissage.Les antennes-bobines et condensateurs.Les termes du métier.Le matériel.La téléphonie sans fil.Réception-émission.Les pannes-causes et remèdes.Qu’on note bien que la publication commence Demain Mercredi, le 16 juillet Usez ces chroniques, apprenez la technique d’un savant, la terminologie d’un guide sûr.• Parlez-en autour de vous} soyez propagandistes.LA NOUVELLE BANQUE ALLEMANDE DÉMISSION-OR Le projet est maintenant complet — Les directeurs seront allemands mais un conseil de contrôle sera formé pour moitié d’étrangers.BERLIN, 15 (S.F.A.).— On a complété le projet de loi pour établir la banque d’émission-or prévue par le-rapport des experts.Ce projet a été soumis à la commission de Réparations.Les journaux rapportent que sir Robert Kindersley, membre du comité d’organisation de la banque a approuvé les points essentiels du projet.La banque sera conduite d’après des principes similaires à ceux de la Reichsbank.La direction sera composée exclusivement d’Allemands, mais les activités de la banque seront surveillées par un conseil général de 14 membres.Sept membres de ce conseil seront allemands et les autres seront nommés par la Grande-Bretagne, lés Etats-Unis, l'Italie, la France, la Belgique, la Suisse et la Hollande comme créanciers de la nouvelle banque.Le gouvernement émettra une monnaie sous le nom de “reichmark-noten” ayant une valeur inscrite de 10 marks et plus.C’est le tour de la région nord LA VILLE SONGE A UTILISER UNE PARTIE DE LA PROPRIETE DES SULPICIENS POUR EN FAIRE UN GRAND PARU, PUBLIC — LE PROJET EST A L’ETUDE POUR LIMITER LES NARCOTIQUES Le» délégué» chargé» de préparer un projet de convention internationale ne s’entendent pas.GENEVE, 15 (S.P.A.).— Les délégués spéciaux des gouvernements qui tentent de préparer le brouillon d’une convention pour être soumise à la conférence internationale sur l’opium, en novembre prochain ne s’entendent pas.La France et la Hollande d’un côté et la Grande-Bretagne de l’autre ont d’importantes divergences de vues.La France veut limiter l’emploi des narcotiques et le commerce des ¦drogues par.le contrôle de la contrebande et des ventes illégales, tandis que la Grande-Bretagne veut limiter la production manufacturière de ces produits dans tous les pays.Il est probable que si les Etats-Unis ne peuvent obtenir qu’on limite la production agricole de l'opium et de la feuille de coca, ils appuieront la Grande-Bretagne pour qu'-èn limite au moins la production manufacturière./ La situation au Brésil BUENOS-AYBES, 15 (S.P.A.).— D’après le communiqué officiel du gouvernement, les troupes fédérales auraient conservé leurs positions autour de Sao-Paulo et auraient même fait des avances en certains endroits.Au contraire, d’après les rapports individuels, les rebelles font des gains considérables.* * * BUENQfS-AYRES, 15 (S.P.A.).— Le navire allehiand General Del-grado a fait tenir une dépêche du navire britannique Andes, qui a quitté Santos à midi hier, disant que la situation est sérieuse et que les rebelles sont à huit milles de la ville.___________-i—-—- Les systèmes d’identification LA SEANCE DE CET AVANT-MIDI AU CONGRES DES CHEFS DE POLICE A PORTE SUR LE SYSTEME BERTILLON — EN EXCURSION A SAINTE-ROSE La séance de cet avant-midi, au congrès international des chefs de police, a été consacrée à la discussion du système d’identification.Depuis quelques années .le système d’identification Bertillon s’est généralisé dans toutes les villes des Etats-nis et du Canada.Les résultats qu'il a donnés à Montréal, par exemple, ont été une illustration pour les autres villes américaines.Il a permis de traquer les pires bandits, de déceler leur présence et leur participation à certains crimes et a aidé à constituer contre eux des preuves irréfutables.Le système Bertillon et les divers systèmes d’identification en général ne sont appelés à donner leur plein rendement qu’en autant qu’ils puissent se généraliser.Les marques identifieatrices du système Bertillon, par exemple, ne peuvent servir que dans les villes çù on le pratique.Ainsi si Montréal envoyait le signalement d’un apache d’après le système Bertillon à une ville qui ne l’emploie pas, ce serait à peu près peine perdue.iSi au contraire toutes les villes emploient les mêmes méthodes, les aparhes sont susceptibles d'etre toujours reconnus partout, et en outre les communications entre les corps de police seront de beaucoup plus simplifiées et plus effectives.Cette nécessité d un accord universel et s’impose depuis longtemps.Aux Etats-Unis, on travaille depuis dix années à l’obtenir cl à l’imposer par une loi du eong- ès.Le 23 avril dernier, le congrès a été saisi d'une mesure dans ce sens qui sera adoptée prochainement selon toute probabilité.Toute ville de dix mille habitants aura un département d’identification du système Bertillon et fera partie d’une serte d’affiliation.Au Canada, de concert avec le département de la justice fédéral, un bureau d’identification national d'après le système Bertillon a été formé qui inclut tous les départements de police du pays.Après la séance, les congressistes sont partis en automobiles pour un voyage d'agrément à Ste-Rosc.Douze Doukhobor» parviennent à se sauver Nelson.C.A., 15.(SjP.C.) — Des Ifi Doukncbors qui furent encerclés par les incendies de forêts bitr, 12, dont 9 grièvement brûlés, sont parvenus à so sauver.Les chevaux avec lesquels ils se sont sauvés sont tellement brûlés qu’ils sont maintenant sans utilité.Le village de Porcupine Creek est entièrement dévasté.On considère la mine Wilcox comme perdue et les habitants de West Arrow Park ont deman de l’aide à Nukush.1 Le nom de la Banque d’Hochelaga UNE LETTRE DE LA LIGUE D’AC-I TI ON FRANÇAISE AUX ADMINISTRATEURS DE CETTE BANQUE .i.La Ligue d’Action Française ai fait tenir ce matin aux journaux! français de Montréal une lettre aux directeurs de la Banque d’Hochtla-ga en instance présentement à Ottawa pour obtenir la permission de| changer le nom de leur maison, en, celui de la Banque Canadienne \a-tionale, ou National Canadian Bank, en anglais.Après avoir dit qu’une; oartie imposante des déposants de la banque verrait vraisemblablement dans la traduction d’un nom ; français un manque de dignité, la Ligue d’Action Française demande i à la Banque d’Hochelaga de renoncer à traduire son nom français en i anglais et lui suggère d’adopter le nom de Banque Xaiionale du Québec, pour éviter toute ambiguité avec celui de Banque Nationale de Québec.Les courses de chevaux Paris, 15 — Elles sont de plus en plus en faveur en France, et le spectacle du Grand Prix prouve bien qu’elles ne constituent plus un divertissement réservé une classe restreinte de la société.Aussi peut-on imaginer les grosses sommes qui sont engagées au ' pari mutuel.En 1920, sur les hippodromes pa-j risiens, il a été engagé 1,036 mil-1 lions de francs; en 1921, 1,083 millions; en 1922, 998 millions, et en 1923, 1.059 millions! Mais ec qui surprend, c’est que très souvent des tickets portant le nom de chevaux gagnants demeurent impayés,.C'est ainsi qu’en 1923, le montant «le ces liekels dont le remboursements ne fut pas demandé s'est élevé sur ho s hippodromes à 618,000 j francs! La publicité LeAj membres du comité exécutif, qui siègent régulièrement durant les vacances, étudient en ce moment un projet dont la réalisation doterait l’extrême-nord de la ville d’un superbe parc public, aussi vaste que le parc Lafontaine.Un groupe de citoyens de la région s’occupent très activement de l’affaire.Au nord du boulevard Crémazie et de la Côte Saint-Michel, les Messieurs de Saint-Sulpice possèdent un immense terrain dont la superficie représente environ 26 millions de pieds.Il est borné d’autre part par la municipalité de Ville Saint-Michel; au nord, par le quartier Ahuntsic et à l’ouest par la rue Saint-Hubert, qui sera ouverte, une fois l’entreprise menée à bien.Le parc projeté, d’une superficie de 95 acres, occuperait le centre de cet immense terrain.Les alentours du parc seraient lotis et les terrains vendus pour y construire des résidences choisies.Le projet comporte l'homologation d’un bon nombre de rues; ce sont les suivantes: de l’ouest à l’est, les rues Louvain, Trinidad, de Her-tel et Muir; du nord au sud: les rues Christophe-Colomb, de la Roche, Chambord, du Sacré-Coeur, des Ormes.Olympia, Hamel, Curot-te et Papineau.Un règlement plus sévère régira les constructions dans les rues en bordure du parc et avoisinantes, afin de conserver l’esthétique de l'endroit et d’y amener une classe choisie de citoyens.On songe aussi à donner une for* me arrondie aux intersections des différentes artères.En somme les promoteurs de ce grand projet tiendront compte des notions d’urbanisme dont on fait tant état depuis quelques années dans le développement excentrique dos grands centres.L’INSPECTION DES EDIFICES A l'avenir, les inspecteurs du service municipal de la construction voyageront en automobile, au lieu d’en tramways, afin d’expédier leur besogne d’un«' façon plus expéditive et plus efficace.Le comité exécutif en a décidé ainsi, à la suggestion de l’ingénieur en chef, dans l’intérêt de la ville et «les entrepreneurs.Trois automobiles seront achetées immédiatement et trois autres plus lard, afin de ne pas grever trop le budget du service; et les six inspecteurs seront bien servis.UNE CONDUITE REPAREE Les travaux «le réparations à la conduite d’eau qui s’est rompue a l’angle des rues Albert et Greene, seront terminés demain soir.L* installation de Mgr Carotte à Saint-Jean de Latran L’imposante cérémonie s’est déroulée dimanche le 15 juin — Mgr Moretti, archevêque de Laodicée, présidait — Mgr Lépicier et Mgr Serafini étaient les parrains du nouveau prélat et deux jeunes abbés canadiens étaient ses témoins — Un groupe d'étudiants du Collège canadien et quelques personnes de Montréal offrent à Mgr Curotte le somptueux costume de choeur des chanoines de Latran Rome, 19 juin, (Par courrier spé-, cial au Devoir) — Nous avons eu, le dimanche 15 juin, une fête religieuse canadienne de première classe, à l’occasion de l’installation de Monseigneur A.Curotte, dans l’archi-basilique de Saint-Jean de Latran.Tous les compatriotes faisaient couronne autour du nouveau Chanoine, et c’était pour eux un motif de légitime fierté, d’occuper des "places réservées dans fa grandiose abside de la cathédrale «lu pape.L’imposante cérémonie a eu lieu à 8 heures 30 riu matin, entre l’office canonial et la grand’messe solennelle de la fête «le la sainte Trinité.Son Eminence le cardinal Pom-pili, vicaire de Sa Sainteté, et ar-chiprêtre de la basilique du Latran.devait la présider: mais, empêché par un engagement pris, il y a plusieurs mois, il délégua son vicaire Monseigneur F.Moretti, archevêque de Laodicée.La première partie de la cérémonie se déroula dans la salle capitulaire.Monseigneur F.Moretti, Monseigneur G.Festa, archevêque de Nicce, et Monseigneur C.Sien, archevêque de Damas, occupaient les trois fauteuils d’honneur.L’élu à la nouvelle dignité, revêtu de la soutane prélatice, était accompagné de ses deux éminents ‘"parrains”, Monseigneur A.-M.Lépicier, archevêque de Tarse, et Monseigneur G.Serafini, évêque de Lampsaque, et, s«fcrétaire «le la S.C.du Concile; le premier avait été son professeur à la Propagande, le second son collègue à l’Université de l’Apollinaire, où il est encore préfet des études.Les deux ”té-moins” choisis furent messieurs les abbés Charboniieau et Saint-Aubin, élèves du Collège Canadien; les Chanoines et les invités occupaient les banquettes autour de la salle capitulaire.Le chancelier du Chapitre, Monseigneur Giontoni.donne d’abord lecture de la Bulle pontificale de nomination, un document manuscrit de cinq pages, signé par Son Eminence le cardinal V.Vanutelii, dataire de Sa Sainteté.Cette lecture terminée, l’élu s’a-! genouille sur un coussin, et lit les deux formules de profession de foi de Pie IV et de Pie X.Puis le maitre des cérémonies le revêt du rochet et de la cotta, et Monsci- Londres, 15.(S.P.A.) La convention internationale «le publicité a employé le deuxième Jour à entendre des membres de l’ancien gouvernement conservateur: MM.Stanley Baldwin, sir Robert Horne et sir Phillip l.loyd-Graenc, «pii ont parlé de l’elfel qu’aurait la publicité pour établir une nouvelle vie éoo-| nomknie et la prospérité en Europe.I M.Baldwin a rappelé son expérience en publicité grâce aux stages qu’il a fait au Board of Trade, comme chancelier de l’ilieliiquier et comme premier ministre.I] a «lit joute l'importance de la publicité dans le monde commercial actuel.Il «lit qu'une honnête publicité est nécessaire pour rapprocher les nations, les gouvernements, les politiciens, les marchands et le public en général.Il croit aux possibilités d'une paix générale grâce ù la Société des nations.11 espère qu’une société internationale de publicité puisse avoir un même résultat dans le monde commercial.Le plus beau livre de Tannée Nous venons de recevoir un livre tout récent qui offre te grand avantage d'être relié avec grand soin.Un fort volume de AT-698 fHtges, avec /lortrait.(broché: $2.50 — relié: $4.00, franco $4.30) Ces sermons se recommandent tout spécialement au clergé par leur grande valeur intrinsèque.On y trouve un emploi judicieux de nombreux textes d’Ecriture et des Pères, un raisonnement clair, simple, à la portée de tous les fidèles, une piété communicative, etc.Cet ouvrage peut rendre service comme livre de lecture spirituelle.On lira avec profit, pendant la retraite annuelle, l'exposé magistral des grandes vérités, f.a plupart de ces sermons ayant été faits à des prêtres, on y trouve plusieurs sujets, comme l’esprit de foi, le détachement des parents, la rechute dans le pèche, etc., qui font d'admirables méditations pour une retraite du mois, t.es sujets divers fournissent une abondante matière pour les circonstances les plus diverses./.c plan, qui précède chaque discours, permet de se rendre compte, d'un simple coup d'oeil, île la partie que l'on peut utiliser.Quelques références mises à propos dispensent de recherches souvent fastidieuses.Cet ouvrage rendra de grands ser-ioul trouvé pour ordination, fête, tout trouvé pour ordination, fêtes, etc.Imprimé sur beau papier, en caractères qui reposent la vue, le volume a superbe apparence.C’est un des premiers du genre à paraître au pays.Ce sermonnairc se divise en quatre parties : A des séminaristes (onze sermons); .4 des religieuses (quatre sermons); Les grandes vérités (neuf sermons); Sujets divers (vingt-deux sermons).BULLETIN DE SOUSCRIPTION Vous trouverez ci-inclus $.En retour veuillez donc envoyer à l’adresse ci-jointe .exemplai- res reliés des Sermons du T.R.P.Moreau.Voire tout dévoué.gneur le vicaire du Chapitre lui impose la barrette.Alors le cortège se forme de tout le clergé présent, et se rend en procession û la basilique; le nouveau chanoine est accompagné de Monseigneur G.Straniero, doyen du Chapitre, et Monseigneur G.Qua-«Irini.On se rend tout d’abord à l’auteil du Saint-Sacrement, et, après une courte prière, à l’autel papal, que l’élu baise, en témoignage de vénération, envers les SS.apôtres Pierre et Paul, et le Sole verain Pontife.De là il est conduite à la stalle du choeur, qu’il doit désormais occuper.Cette première partie de la cérémonie terminée, le cortège retourne à la salle capitulaire, oq Monseigneur le chancelier lit l'aeîe officiel de la prise de possession, et les membres du Chapitre donnent l'accolade à leur nouveau collègue; tout les invités font de menu*.Enfin, tous reviennent au choeur, où la grand’messe est chantée.Lu présence des cinq archevêques, du Chapitre au grand complet, comprenant les chanoines, les bénéficiers.et les clercs bénéficiers, donnait à cette fonction liturgique un éclat propre aux basiliques majeures romaines.Monseigneur R.Cn-simiri avait choisi une des plus belles messes de son répertoire, et son admirable chorale a maintenu sa réputation de premier choeur de Rome, Ceux qui l’on! entendue, à Montréal, en 1919, en ont conservé lo souvenir.Un groupe d'étudiants «lu C«>1-lège Canadien, auquel sc sont jointes Mlles C.Mathys et M.Thibnn-«leau, et madame .1.-1).Pepin.|i P.-A.GAGNON COMPTABLE LICENCIE (Chartered Accountant) Chambre 315 Edifice “Montreal Trust” IJ, Place d’Armes.Tél.Main 4911 PETRIE, RAYMOND & CIE COMPTABLES ( KRTIFIES VERIFICATEURS J-T.Raymond, L.A.A.-J.-M.Petrie.L.A.! Suite 909-910 120, rue St-Jucaues Montréal TEL.MAIN 2758 .____ eVAIfS J» iafl p ai» d* Montréal, ntûfe! Hp le Hta.pe lm iro s nericmne* tuées par un cennale 1914-23, la condition des u * ^nauien National, hif*r cultures au Canada serait comrrc ir»*V‘n- T*ub, 54 ans sni* avec entre parenthèses le nnoA ruo 3' "ns, ; chiffre coresnondont A 1a même do-] -Uüii.rue Sunt-Laurcnt, et Jennie G l'an dernier: b^é d’an'^mne 99: xnenrer, 23 «ns, rue Hutchison.lx’s 95) blé de nHntemnc.9’’ (106)'j jlesses sont Herman Grover.3.13.tout b’* 92 nft5); avoine 98 (102): avenue Addmgton.et Louis Gold-•''»’0e 93 (190': seGlr d’nutomn* ner.18*4.rue Hutchiion.L’iiccl- 92 (98): seigle de nrintemps, 94: ,den est arrive k Faquin, situé Jri dOD- tout sel «le.92 090): pois.1 .Quelques milles tu nord de Saint- 97 (97); har;eols 96 (97); eorr«*iri l me et est dû à l'imprudence du I 99 (98): grams WdenW,, 95 (98) • ; Chauffeur de l'auto.(rrnjne _d« Bn 95 (101); maïs A Grièvement brûlée Horace Raymond, 50 ans, 68, ru* Saint-Omer, et I «nrl Kling, 40 An», 88,.rue S#înU;Ç]oth Ide, ont été gr iVvement brûlé» hier «oir h U sulUi dune cepMon de sainjlnp, Rnymond trAVAlllnit 9 réparer7son f/ito dnn< sett garage, Il a fait jail* Hr une élineelle jivee m outil.I.p» vAtteur» de gaanlltte ce «ont Pflfl/tm.mée» et Rflypiond «t san ami Kling ont éié brûlé», "’•"'n 92 fOI); non"»,'e* de teT* 06 (97); n"vpic ete,, 09 (97)' fet" c' IrèHe 99 (97); lufev-nr 98 (192); mnï» fourreur 04 (07); hMIr^avei è suera 08 (08), Dons le* nrovlnce* dre p"Aiilp« •¦«tel rjuellr JHt au A0 lu’n H de» nrtnrlnnle* e»'tiir*< rvnplmA* numériquement' RI*; 01 (109).0 le 12 juillet.Une pluie de plusieurs heures a sauvé 1» i situation en maints endroits et les cultiva- j leurs comptent maintenant sur une forte j récolte.11 a pl i en certains endroits de j la Saskatchewan, le H juillet, mais il en j faudrait, encore davantage.En plusieurs ; districts, le blé est en tige, mais une bonne partie do 1 emblavure ne fait que sortir de terre.Les rapports de cette province j parlent qu’il faut de la pluie pour pou- | voir compter sur une récolte moyenne.| I>es rapports de T Alberta sont plus! optimiste» 11 a phi abondamment dans | la subdivision de.Viking, la semaine dernière , et la grêle a lait quelques dégâts, ; Le district de Vegreville a été inondé par ; la pluie à la, tin de la semaine dernière; la | récolte y est dans un état excellent.La j situation s est considérablement améliorée dans la subdivision de Blaokfoot.Les récoltes ont résisté' à la sécheresse mieux qu on ne s \ attendait et les pluies 4.) x •*•*.a récentes ont fait beaucoup de bien.Is* priétaire.grain qui commençait à jaunir reverdit et continue à pousser.Toutes constatations Par baril.2 sacs: 1ère qualité .2èrne qualité.Forte, à boulanger, le baril.OEUFS Oeufs Chantecler.,, Extra frais.,., ,., Dremiers frais.Seconds frais .BEURRE Beurre frais: Crémerie no 1 .34s.Crémerie no 2.33s.En bloc de I livre: Crémerie no 1.35s.Crémerie no 2.34s.FROMAGE F'ort, à la meule .*- y4s.Au morceau .25s.Doux, à la meule.17s.Au morceau .18s.i Oka .32s.MIEL Le miel en rayon esl rare.Les prix sont de 25s.la livre pour le blanc et de 22s.pour le brun.Miel coulé: Brun, en seau clé 60 livres, la livré .8 s.1-2 Blanc, bocal de 5 Ibs, la livre Ils.bocal de 2 Ibs 1-2, la livre 13s.Brun, seau de 5 Ibs.la livre HTs.SAINDOUX En tinette .14*- 1-2 En seau .15 sous POMMES DE TERRE Le marché est h la baisse d’une façon considérable.Les pommes de terre de Montréal font 75s.par 80 livres au gros.Les pommes de terre d’en bas de Québec font 75s.par 80 livres au gros, au wagon les prix varient de $ 1.00 par 90 livres.çuis fait à Montréal, .0525 vre sterling, $4.39 3-4.OPERATIONS DE LA MATINES (Cours fournis par la maison L.-G.Beaubien et Cie) Bore» ar mvrcrai.ne M A M B.A.-XL Start ®r Qubmîbé» 333 ilv 70 a «Ffe è *»V National Bre««ràta> il) à 57V -VjJwstos Cara.35 * 2l3,.IMi Telcpkan*.37 à IM-uL BmHùtn Tr»ctûMi, tîlW 3c A3 à Ü«* à 71 -, à i53
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.