Le devoir, 13 août 1924, mercredi 13 août 1924
Volume XV — No 190.MONTREAL, MERCREDI, 13 AOUT 1924 * BOIS SOUS LE NUMERO.Abonnements par la poste: Édition quotidienne CANADA.t®00 EUta'Uais «t Empire Britannique .18.00 UNION P06TAUS .flO.OO Édition hebdomadaire CANADA.$2 00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE.$3.00 LE DEVOIR Directeur : HENRI HOUR ASSA FAIS Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TÉLÉPHONEt Main 7490 SERVICE DE NUIT : Rédaction, Main $121 AdminUtratlon, Mala S1B3 CE QUE DOIS! Le Soudan, l’Angleterre et l’Egypte t -— -Quelques coups échangés dans des conditions que nous connaissons encore mal ont remis au premier plan la question du Soudan.Un bref article de la Gazette de ce matin pouvait mettre les gens peu renseignés sous l’impression qu’il s’agit d’abord d'un conflit — actuel ou possible —- entre les troupes britanniques et des tribus plus ou moins sauvages.La fin seule de la note mettait en cause, comme facteur éventuel du problème, le gouvernement égyptien.Or, en fait, — nous ne disons pas dans l’émeute ou le choc sanglant de Khartoum, mais dans la question même du Soudan —-c’est le gouvernement de Londres et celui du Caire qui s’affrontent.Les journaux de Londres ne s’y trompent pas, eux, et la première -dépêche que nous apporte ce matin le télégraphe dit précisément qu’ils font grand tapage autour de l’incident et qu’ils l’attribuent “à une conspiration par certaines personnes intéressées en Egypte, conspiration qui tend à chasser les Anglais du Soudan et à y établir l'autorité égyptienne”.La dépêche rappelle en même temps, ce qui est plus grave que la conspiration réelle ou imaginaire, cm’en juin dernier le premier ministre égyptien, Zahgloul Pacha, déclara à ses collègues de la Chambre des députés que l’Egypte insisterait sur la complète évacuation du Soudan par les Anglais et que, d’autre part, les ministres britanniques ont annonce dans leur propre parlement que, pour aucune raison, les Anglais ne renonceraient à leurs responsabilités envers le Soudan et les Soudanais.(Elégante façon de dire: J’y suis, j’y reste.) Et c'est là qu’est le noeud du problème, qui doit tout prochainement faire l’objet de négociations entre Zagloul Pacha et M.Ramsay MacDonald.* >!< * Repassons, à la course, un peu d’histoire ancienne, facilement oubliée, et contemporaine, que le service télégraphique et la censure de guerre ne nous ont que très imparfaitement permis de connaître.Les Indes sont la grande richessé extra-européenne de l’Angleterre, le principal facteur peut-être de sa politique internationale.Or le percement de l’isthme de Suez et la construction du canal ont redonné à 1’Egypte le rôle qu’elle tenait dans le monde antique, avant la decouverte du Cap de Bonne-Espérance.Elle est redevenue la clé et le vestibule de l’Inde.D’où l’extrême intérêt qu’elle a pris, depuis la construction du canal, pour les Anglais, maîtres de l’Inde.En 1882, à la suite particulièrement de l’agitation d’Arabi Pacha, les Anglais occupèrent le pays — provisoirement, affirmaient-ils — sans “autre but que d'assurer l’ordre et un commencement d’institutions parlementaires”.Ils y sont encore — mais dans des conditions qui ne ressemblent pas tout à fait à celles d’hier.En 1914, la guerre vint, en Egypte comme ailleurs, modifier profondément les situations anciennes.La Turquie, suzeraine officielle de l’Egypte, étant entrée en lutte aux côtés de l’Allemagne, l’Angleterre qui, jusque là, avait respecté le principe de la suzeraineté turque, l’abolit et proclama l’Egypte protectorat britannique (18 novembre 19t‘4).Les journaux anglais déclaraient en mémfe temps que le protectorat était simple mesure de guerre, destinée à prendre fin avec la guerre elle-même.Celle-ci terminée, beaucoup d’Egyptiens, grisés par les grandes déclamations sur la guerre de liberté et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, crurent arrivée l’heure de l'indépendance.Dès le lendemain de l’armistice, Zahgloul Pacha, alors vice-président de l’Assamblée législative, alla porter en ce sens une déclaration au hairt-commissairc britannique.Celui-ci ne l’entendit pas de cette oreille.Zahgloul constitua une délégation chargée de faire connaître au Conseil suprême les desiderata de ses co-partisans.Les autorités britanniques lui interdirent de partir pour l’Europe.Le premier ministre, Rouchdy Pacha, ne fut pas plus heureux dans ses démarches et, comme on lui refusait pareillement la permission de partir, donna sa démission.Le 25 janvier 1919, la délégation égyptienne, constituée par Zahgloul, ne pouvant se faire entendre personnellement, adressa à la conférence de la paix un mémorandum solennel.Quatre des chefs nationalistes, dont Zahgloul lui-même, furent quelque temps après déportés à Malte.Ce fut le signal d’une révolte que les Anglais écrasèrent par la force et dont les dépêches nous apportèrent quelques échos.Les Anglais comprirent que leur victoire militaire ne réglait pas la question.Leur nouveau commissaire, le maréchal Allenby, rappela Zahgloul et ses compagnons et leur permit de partir.Ceux-ci se heurtèrent à un refus de Wilson (que les Anglais n'étaient peut-être pas sans avoir quelque raison de prévoir).Mais le problème restait posé et Lloyd Georgç chargea d’une enquête en Egypte lord Milner.Celui-ci, après trois ou quatre mois de séjour, se convainquit, paraît-il, de l’impossibilité de maintenir le protectorat.Il recommanda l’octroi d’une forme d’indépendance—mitigée, avec droit pour les Anglais de garder des garnisons dans la zone du canal, de se servir du territoire égyptien en cas de guerre et de maintenir au Caire un haut-commissaire chargé de contrôler la politique étrangère, les finances et la justice égyptiennes.Les Anglais, qui n’hésitent pas, le cas échéant, à traiter avec ceux qu’ils emprisonnaient la veille, entamèrent à ce propos, avec Zahgloul et un certain nombre d’autre Egyptiens, des négociations directes.L’opinion égyptienne se divisa alors entre “modérés” et “extrémistes", mais — il faut hâter le récit — après l’échec de négociations conduites par les modérés, l’accord parut se faire autour de Zahgloul, qui déclarait insuffisantes les propositions Milner.Pour mettre fin à l’agitation, les Anglais interdirent les réunions publiques et ordonnèrent à Zahgloul de se retirer à la campagne.Celui-ci, refusant, fut déporté aux Seychelles, en même temps qu’on emprisonnait un certain nombre de ses amis.Nouvelles émeutes, réprimées par les mitrailleuses et les avions de bombardement.L’agitation et le mécontentement grandissaient quand même.L’Angleterre crut opportun de faire des concessions.Elle annonça, le 28 février 1922, l’abolition du protectorat et la proclamation de l’indépendance — en réservant certains,points (dont la question du Soudan,la sécurité des communications impériales par Suez, la défense de l’Egypte contre toute agression étrangère, la protection des étrangers) et en maintenant te statu yuo (la dictature militaire) jusqu’à la solution des questions réservées.Nouvelles divisions a ce propos chez les Egyptiens.Nouvelles émeutes.Le tout se termina, après la condamnation à mort (commuée) de sept chefs égyptiens, de nouvelles négociations, de nouvelles péripéties que nous n’avons pas le temps d’énumérer ici, par la rentrée au pays de Zahgloul et son accession triomphale aux affaires, le 28 janvier dernier, avec mission de former un cabinet sur la base de l’indépendance absolue de l’Egypte et du Soudan.* * * Et nous revenons ainsi à notre point de départ: l’Angleter-rerse résignant à desserrer son étreinte sur l’Egypte proprement dite, prétendait garder le Soudan, que l’Egypte, pour toutes sortes de raisons, veut obtenir./ La partie soudanaise se trouve ainsi liée entre les deux gouvernements, et l’on voit dans quelles dangereuses conditions.Souhaitons qu’elle ne mène pas trop loin; car, en matière d’intervention militaire, l’Afrique nous rappelle de trop mauvais souvenirs et personne ne sait où l'incendie une fols allumé pourrait s’arrêter.Orner HEROUX.Comment s’est fait le classement La semaine sociale de Sherbrooke Deux trains en tout semblablAi — Petits dérangements en re gard du Grand Dérangement — Messe et réception à Grand-Pré — Comité de notables — Deux nouveaux représentants officiels — Des cadeaux pour nos voyageurs — Plus de cent refus — Ce qu'il faut emporter — A Moncton.A LA MANIFESTATION RELIGIEUSE D’HIER SOIR Mgr HALLE OFFICIAIT—M.L’ABBE DOLOR BIRON A DONNE LE SERMON DE CIRCONSTANCE.ANALYSE DES TRAVAUX PRESENTES PAR M.LE CHANOINE IDESRANLEAU, L’ABBE ARTHUR ROBERT, LE R.P.MARCEL-MARIE DUG AL ET M.LE JUGE DORION.Nos deux trains seront comme un en ce sens qu’il n’y aura pas de différence entre le premier et le second.On nous écrit et on nous téléphone pour nous faire observer que, inscrit de bonne heure, on a été mis dans le second train.Nous n'avons eu dans le classement d’autres considérations que les suivantes: lo, autant que possible l’ordre, non pas des inscriptions, mais du paiement; 2o, les nécessites de la manoeuvre (Les deux trains doivent marcher à une certaine distance l’un de l’autre; c’est donc épargner du temps que de recueillir les pens en cours do route sur le second train) ; 3o, les desiderata exprimes par nos voyageurs eux^mêmes qui veulent se trouver dans le même wagon que celui-ci ou que celle-là; 4o, le confort des voyageurs Mais, encore une fois, il n’y aucune différence entre les deux trains sauf que, comme quand les vaches s’en vont au champ, le premier passe par devant — mais on attend évidemment le second pour les manifestations, visites, etc.PLUS DE PLAGE i Un ami nous écrit: il ne demande que deux places et ne peut comprendre qu’il soit impossible de l’accommoder.Comme c’est simple pourtant! Nous avons opposé, bien malgré nous, près de cent fins de non recevoir à des offres semblables depuis samedi après-midi.Nous ne pouvons pas mettre deux personnes par lit.Et nous ne pouvons contraindre nos amis acadiens à recevoir trois^ents personnes quand ils en attendent deux cent cinquante.Plus de cinquante devraient marcher tandis que les autres prendraient des automobiles.Ces inévitables ennuis sont bien petits en regard du Grand Dérangement.Qu’on y songe! CADEAUX DE NOS ANNONCEURS Spontanément, certains de nos annonceurs nous offrent des cadeaux f»our nos voyageurs.On conçoit que la clientèle choisie, à l’aise et intel-igente des amis de notre journal soit recherchée.Ainsi Vlmperial Tobacco nous annonce trois cents boites de cigarettes.La parfumerie Jutras nous expédie des échantillons de Parfait bouquet, de Boule de neige, etc., etc.L’une songe aux messieurs, l’autre aux dames.A GRAND-PRE Le terrain de Grand-Pré se trouve situé dans le territoire de la paroisse Saint-Joseph de Kentville, dont M.l’abbé Donohoe est le curé.M.l’abbé Donohoe a bien voulu se charge de faire transporter à Grand-Pré les ornememts sacerdotaux et les vases sacrés pour qu’on y puisse célébrer la messe le 19.Nous aurons donc une messe dans la chapelle commémorative.iL’excellent Père A.-D.Cormier, qui ne compte pas sa peine, nous écrit, par ailleurs, que nous serons reçus officiellement par le comité du terrain de Grand-Pré qui se compose de l’Hon.Dr D.-V.Landry, de M.Gharles-D.Hébert, inspecteur des Ecoles catholiques, de M.A.-J.Doucet, député, de M.F.-J.Robidoux, avocat, de M.Arthur-J.Léger, avocat, du docteur F.Richard, de M.R.-*L.Fréchet architecte, et du R.P.A.-D.Cormier.DELEGATION OFFICIELLE Nous recevons avis que la Société des Artisans se fait représenter à ' notre voyage par l’un de ses membres distingués, le R.P, H.Hurtubise, CjS.V., de Joliette.Les Franciscains délèguent le R.P.Placide, bien connu dans le monde des lettres.Ils sont les continuateurs des Récollets, premiers évangélisateurs de r Acadie.QU’EMPORTER EN VOYAGE?On nous pose la question.Point d’habits de cérémonie.Ils sont inutiles.Une bonne casquette, un bon tricot et des sous-vètements de rechange, car il peut faire chaud et on reste six jours dans le train .avec possibilité de se débarbouiller à fond à Yarmouth et à Halifax.Nous avons dû supprimer le bain de mer à Shelburne, faute de facilités de gagner la plage et de la quitter en un temps très court, et celle-ci manque, au reste, de cabines voulues pour accommoder un si grand nombre de baigneurs.# Nous n’avions pas encore parlé de la réception dans l’important centre acadien d’Edmunston.Nous recevons aujourd’hui même des détails sur le programme.Même cordialité là qu’ailieurs, même enthousiasme, meme empressement à faire plutôt trop que pas assez; qu’on en juge d’après le résumé que nous faisons de la lettre reçue du seerélaire-tresorier : A EDMUNSTON 4 !o—Un comité forn\è des principaux citoyens de la ville avec en tete Son Honneur le Maire, l’honorable Monsieur J.-E.Michaud, le président de la Chambre de commerce, le Dr Pio-H.Laporte, le Président du Cercle Dollard, le Dr Sornwny, et le Grand Chevalier du Conseil des Chevaliers de Colomb, Monsieur Martin-M.Terriault, iront rencontrer les pèlerins d'Acadie à la gare vers 8 hres 30 a.m.2o—Des automobiles en nombre suffisant pour tous les excursionnistes leur feront faire le tour de la ville pour se rendre ensuite dans la grande salle de l’école publique où la bienvenue leur sera souhaitée par Son Honneur le Maire, lequel parlera nu nom de la ville et de toutes nos organisations locales, suivi par l'hon.J.-E.Michaud, qui parlera au nom du comté et de la province.3o—Après la réception, la population ira reconduire les excursionnistes a la gare, en complétant le tour de la ville.Après nous avoir communiqué ce programme, le secrétaire-trésorier de la municipalité, M.Thomas Guerette, ajoute: Soyez assuré que \ious serons heureux de saluer nos frères du bon vieux Québec, et espérons que voire voyage remportera un grand succès.Il y a ici nombre de Canadiens français de la province de Québec qui avec nos frères acadiens forment la population du comté de Madawaska.Veuillez croire au grand plaisir que nous procurera la visite de nos frères québécois et, en attendant, nous vous prions de croire à nos meilleurs sentiments.Votre tout dévoué, Voici en quels termes l’Acadien commente le voyage du Devoir-, PLAISIR ET HONNEUR Le 17 août prochain, un groupe de deux cents Canadiens français, dont plusieurs d'origine et de descendance acadiennes, partiront de Montréal pour venir faire un pèlerinage en Acadie.Ce voyage, comme nous lavons déjà dit, est organise par le Devoir, en vue de créer une étroite liaison des deux groupes français du Québec et de VAcadie, par une connaissance et une appréciation mutuelles.Loin de se reposer sur des succès remportés après deux siècles de travail ardu et de privations, te peuple acadien prend aujourd'hui l’offensive.H a des droits à reconquérir et, coûte que coûte, il les obtiendra.Le premier et le plus important de tous ces droits est bien renseignement religieux pour ta génération qui croit.Déjà les ; adversaires demandent pour l'avenir une tolérance qu'ils se sont refusés à accorder pendant des siècles.En efeft, l'enseignement des enfants, de plus en plus, est sous la direction des Religieuses.De nouvelles cocsiinmitcs, essentiellement acadiennes, ont été formées.Bientôt, c’enfà-dire au moment opportun, le gouvernement sera appelé à subventionner les écoles catholiques.Le peuple acadien a conservé sa langue, mais au prix de bien des sacrifices.Les écoles de l’Etat n'ont fourni aux Acadiens qu’un moyen de développement français bien restreint.I** manuels ont rarement connu fa révision de VAcadémie française.Aussi te peuple acadien a-t-il conservé le langage picard, gascon, normand, etc., de ses ancêtres.Il a gardé du vieux français des règles bien précises.Il a conservé plusieurs mots du plus pur français: d’autres mots, aujourd’hui disparus de la langue, ont été gardés avec un soin jaloux.Mais aufoardhul, avec l’idée du progrès et de l'avancement in-tetlectacl, il faut plus.L’enseignement du français dans les écoles est inadéquat, et partout l’on réclame une révitton du programme scolatre pour donner à l’étude ae la langue française la place à laquelle elle a droit dans cette province.Une campagne active se poursuit à cet effet, et les pronostics démontrent tontes les ^chances du succès, {Suite 4 2ème page) i Billet du soir Une sortie Le nez tendu à la brise qui, montréalaise, soulève une généreuse poussière, triste et pensif, Tristan Pansif marche d'un pas lourd.Soudain, il s'arrête et sa figure revêt l’expression qu’Archimède a vraisemblablement prise pour émettre son “eurêka’’.— Eh! qu’est-ce qui vous prend, Pansif?— Ah! c’est vous Laponie.Et, alors, souffrez que je dérobe quelques-unes de vos précieuses minutes pour vous expliquer la chose et mettre ainsi fin à votre curiosité.Je dois d’abord vous dire, Lapante, que je suis allé dimanche dernier à Vile Grosbois.Dans relie Ue charmante mais que l’industrie de l’homme a couverte de constructions étranges, dans cette ile que baignent des flots d’un pur vert veronèse, les membres de la loyale opposition au gouvernement de sa Majesté pour la province avaient organisé un pique-ntque.Vous avez sans doute tu sur votre journal, si vous lisez un quotidien du soir, qu’en dépit de nuages renfrognés il y avait foule.Or, vers le milieu de l’après-midi, après s'être rangés en ordre de bataille, les croiseurs et cuirassés de l'opposition ont ouvert le feu et ont bombardé la citadelle du gouvernement de belle et terrible façon.Boum! sur un tel, boum! sur un antre.Attrape M.Taschereau et la loi d’assistance publique et celte de l’adoption, et la commission des liqueurs, et ci et ça.Mais voici où l’affaire prend une tournure tragique.Qu’on attaque M.Taschereau, je M'en.juis.pas Cmu outre mesure, car le premier ministre et procureur général fabrique la foudre et pulvérise les audacieux.On m'a confié que c'est par pure bonté qu’il laisse subsister l’opposition.Qu’on attaque M.Perron, c’est autre chose.Qu’on dise du léonin Impavide qu'il a la peau fine, chatouilleuse, qu’il est frileux au point de craindre le grand air des campagnes; qu’on insinue, qu’on affirme même que cet homme colossal a manoeuvré de ces boites bruyantes, roulantes, écrasantes, rapaces, voraces et fortes en crasse que sont parfois les tramways, ça vous savez, mon vieux.La foudre n’a jamais eu avec M.Perron les mêmes rapports qu’avec M.Taschereau tout comme elle n'a jamais osé prendre avec l’un on Vautre les libertés qu’elle prenait avec l’orateur athénien Dêmosthène, par exemple.Il a peu de moyens de défense.M.Perron.Ah! vous me voyez maintenant tout ému, Laponie.Ç;est l’effet d’un autre triste souvenir.Je me souviens avoir vu M.Perron il y a quelques mois.Cet homme de haute taille, par suite probablement des affaires qu’il lut faut toujours brasser, montrait en cette circonstance un teint couleur de ciment.Oui! oui! je vous en crois, Pansif, continuez, je vous prie.— Je ne m’attarderai pas à des souvenances si pénibles et sans plus je vous explique re qui m’a fait m’arrêter et m'exclamer.Je vais être succint.Je viens de rnet découvrir une idée et j'ai résolu de passer à l’action.De cette main que vous voyez, Laponie, je vais écrire à M.Perron.Empruntant à tous les auteurs illustres leurs expressions les plus heureuses el les plus puissantes, je vais prier et supplier M.Perron de sortir du chaudron bouillant des affaires et de couler une ide heureuse.Sans être aussi riche que Crêsus ou Ford, il a su, m’a-t-on dit, être prévoyant et s'amasser quelques biens.J’irai pins loin.Pourquoi à Vnisance ne joindraii-il pas les honneurs?Un homme habile, grassement payé puisque ces travaux sont ardus, lui découvrira sans coup férir le droit bien établi d’allonger son nom de quelques syllables.Lord Perron de Cyman et de Béthon, fuir exemple.Bonjour, Laponie.BEAURONNET Bloc-notes L’élection de Rimouaki Elle fait déjà quelque bruit dans le district de Québec et menace d’en faire bientôt dans toute la province.Les journaux ministériels ont de longues colonnes pour expliquer dans quelles circonstances leur enndidat touche sa pension et pour démontrer comment ils ne se déjugent pas quand, ayant condamné M.Doherty, ancien ministre conservateur, pour avoir touché sa pension en meme temps que ses Indemnités de député et de ministre, de 191! à la formation du cabinet Meighen.ils approuvent par contre le choix, comme candidat libéral, de M.Frset, pensionnaire d’Etat.ER tout un groupe de libéraux de Rimouski, mécontents de Sherbrooke, 13, (Spécial au Devoir).— La cérémonie religieuse traditionnelle des semaines sociales a eu lieu hier soir, à la cathédrale.Mgr Halle, vicaire apostolique de l’Ontario-Nord, officiait i\ la bénédiction du Très Saint Sacrement, assisté de MM.les chanoines Desranleau, de Saint-Hyacinthe, et Côté, de Rimouski.Soixante-deux prêtres étaient présents au choeur, et la cathédrale était remplie.M.l’abbé Biron, curé de Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke a donné avec un rare bonheur, le sermon de circonstance.Nous donnons plus bas de larges extraits du sermon de M.l’abbé Biron, le travail présenté ce matin par M.l’abbé Arthur Robert, du séminaire de Québce, ceux du R.P.Marcel-Marie Dugal donné h'er matin sur la propriété collective et les ordre religieux, du juge Dorion, de Québec, sur les modes d’acquisition de la propriété, et de M.le chanoine Desranleau, chancelier du diocèse de Saint-Hyacinthe, sur la propriété et l’Etat.Ces deux derniers travaux ont été présentés, le nremicr à la séance de J0 heures 30 hier avant-midi et le second à la séance de 4 heures 30 hier soir.Ce matin, à la réunion de 10 heures 30, M.le juge Lemay a parlé de l’épargne.Cet après-midi, â 4 heures 30, Mme Louis Coderre, présidente de la EY-dêration des Canadiennes françaises catholiques de Sherbrooke traitera ce sujet: le foyer.Ce soir le R.P.Louis Irlande prononcera une conférence sur l’argent et son rôle chez nous.M.le Dr Noël présidera la séance de ce soir.L’IMPOT M.l’abbé Robert a divisé son travail en trois parties- I— La nature de l’impôt; II— Sa légitimité; III— Son rôle.I—Nature de l'impôt — C’est un mot qui n’est pas populaire.ER pourquoi?C’est parce qu’il signifie, de prime abord du moins, c/iorr-ge, servitude, obligation.Façon péjorative de Je définir.En réalité il est et doit être autre chose.Si vous demandez à quelqu’un ce que c’est que l’impôt, il vous répondra que c’our cet avant midi, itinh le juge Décarie a dù siéger pou1-d'autres raiises et n’a pu termine;-qu'assez tard.Vient de paraître UNE EPOPEE MYSTIQUE Les origines religieuses du Canada par GEORGES GOYAU rii* l’AcjuPmir frnnçMhe C» livre rte deux cent quatre-vingt» jwtgcx rnconte eloquem* nient merveilleuse» ort- ttlnes de notre pays, M.Goyau est l'un de» écrivains catliotlqurs le» plus notoires non seulement de France mais du momie entier.Son invrnKe doit flmirer dan» toutes le» bibliothèque» au rayon de H hlbtlMn-xnh'e rnnadlrnnr.Il fera autorité.En vente au SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR”, 0.75 sous franco Le nombre d'exemplelre» est limité Téléphone.Main 7460.case postale 4020.Faire les chèques acceptés, qui doivent accompagner toute commande, payables au pair à Montréal.On livre en ville sans frais contre recouvrement.% f LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI, 13 AOUT 192.Volume XV — No 190.A SAINT-CESAIRE Une assemblée de cultivateurs on devra étudier plusieurs questions, entre autres celle de la protection des produits de la terre.Les produits étrangers ont envaihi nos marchés.Le cultivateur canadien, cependant, devrait être maître de ses propres marchés.Ici M.Barré apporte l’exemple du tabac: ______ , nous importons des Etats-Unis pour JETTE REUNION A ETE TENUE i treize millions de dollars de tabac IbLiUNCHE DANS LE BUT D’AU- Par année.Ou n impose aucune Tl VER L’ORGANISATION DU | barrière douanière a çe tabac et PROCHAIN CONGRES AGRKX)-i ^ule une taxe d accise 1 atteint.LE 1>E QUEBEC — M.JUN., Le gouvernement doit aussi, con-IX) N TON EXiPOSE POURQUOI ! tmue M.Barré, prendre les moyens LES AGRIOULTBURN DOIVELNI de rendre I'acriculture plus rémii S’OCCUPER EUX-AtEMES 1>ES néatrice.Et afin d’aider le eouvor-IPROBLE.MES QUI LES COINCER-! nernent dans cette besogne, les cul-XÈNT — MM.L.-H.MURCOTTE, S tivaleurs iloivent se réunir pour LaURiBNT BARRE ET AiLDERK'.! étudier ensemble ces moyens.LALONOE PARLANT AUSSI M ALDERJC LALONDE Le discours de M.A.deric La-ieu à SaiDt-Césaire.une grande as-j^e.de Ftigaud, président du co semblée agricole qui réunissait au nide central du congies agntoL, delà de 8ü« personnes, au nombre portait egalement dans ce sens.M.desquelles se trouvaient des repré- Lalonde a de plus demande aux cul sentants d’une dizaine de paroisses tivateurs de s’organiser et de tordu comté même et des environs, mer un comité local dans chaque Nous donnons ci-après les noms des paroisse chargé de faire enquelc membres d’un comité régional qui; sur les besoins de l’agriculture et a été formé à cette assemblée et qui de choisir des délégués pour le co:i a pour but de s’occuper de l’orga-.grès agricole.De son côté, M.An nisation des paroisses des comtés thime Arès a conseillé aux agricul-de Rouville, .’yhef’ford, Brome, Mis- leurs de s’organiser et de se mettre sisquoi, Iberville, St-Jean, Chambly, | en état de défendre mieux leurs Y«-chères, St-Hyacinthe et Bagot, ! (troit.v en vue du congrès agricole de Pau La production de ia laine en Canada LE DOMINION A PRODUIT I5r ^tu ji ‘mimai fia imprimé *u» s os S3A-X4n, rur Notre-Pnnir Kst, A Montréal, par (’IMPRIMERIE POPULAIRE (A rragbas».bint* itmitéet.r.Eimr.Fs pei t.r?iSLR a.lmlmslralriir *1 lecrélalr*. 6 LE DEVOIR MONTREaL, MERCREDI, 13 AOUT 1924 Volume XV — No 190.COMMERCE ET FINANCE Bourse de New-York r$î ,E MARCHÉ DES VIVRES Le tableau suivant indique les arrivages de beuo-e, de fromage et d'oeufs, à Montreal, pour la journée d’hier, le mardi ryéoédent et le jour correspondant l’an dernier: 1924 1923 12 ô 11 A O U T Beurre, colis 2,329 986 2,028 Fromages meu.11,403 16 170 9,563 Oeufs, caisses 1,136 1,003 1,922 LES ENCHERES St-Pascal, 13.— A l'enchère tenue ici hier, on a vendu 288 boîtes de beurre à 33s, 7-16 la livre, et 100 meules de fromage à 16s.5-16.Hodgson a été l’acheteur.LES PRIX DE GROS Voici quelques prix de gros que nous avons obtenus, ce matin, pour les farines, chez Ogilvie; pour ies oeufs, le beurre, le fromage, le miel, le saindoux, chez Z.Limoges et Cie, 26 rue William; pour les pommes de terre, chez A.Lalonde, 22-24 place Jacques Cartier, FARINE La Canadian Light L’assemblée annuelle des actionnaires de la Canadian Light ’tm autre côté, on constate que la concentration s’est faite particulièrement dans les régions de l’ouest et cela coïncide d’une manière as-ÿez étrange avec certaines contestations avec l'Italie concernant la frontière de la Trlpolitaine.Le secret observé dans toute cette affaire, même vis-à-vis les officiers britanniques qui sont partie aux différents services égyptiens, cause une certaine crainte.M.S middy est accepté par Washington DUBLIN.13 (S.P.A.).M.Oosmojid Fitzgerald, ministre des affai- res étrangères, a annoncé au Dali, hier, que le gouvernement de l’Etat libre avait été informé que les Etats-Unis avalent accepté le professeur Timothy-A.Smiddy comme représentant de l’Etat libre a Washington.Il ajouta que le professeur Smkldv recevrait ses lettres de créance incessamment.On veut taire la lutte à M.Oliver NELSON, Colombie-anglaise, 13.Les conservateurs, les progressistes et les ouvriers du comté de Nelson se réuniront ce soir pour s’entendre sur le choix d’un candidat des trois partis politiques pour faire la lutte au premier ministre Oliver à l’élection du 23 août.Au poste dfinspecteur de banques OTTAWA, 13 (S.P.C.i.Le Citizen croit savoir que le gouvernement songe a nommer M.(rrant-S.MacIntyre, de Toronto, surintendant des agences de la Banque de la Nouvelle-Écosse, inspecteur général des banques.Un traitement de $25,000 par année a été autorisé par le parlement.Le cardinal Mercier n'est pas plus faible BRUXELLES, 13.— Les dernières nouvelles du cardinal Mercier sont que 1 éminent preiat n’est pas plus faible.On sait que ses médecins ¦lui ont prescrit un repos complet.Le prochain vice-roi des Indes LONDRES, 13 (S.P.A.).— On parle du prince Arthur de.Connaudht pour le poste de vice-roi de 1 Inde.Lord Heading, le vice-roi actuel, se retirera sous peu probablement, bien qu’il lui reste, encore douze mois pour finir son terme d’office.Les instituteurs au terme de leur voyage •Vancouver, 13 —- "Nous voyons ici une fédération d’instituteurs, non pas du Canada simplement, mais de fEmpire tout 'entier’’,' déclara M.F.-C.Lister, président de l’Association des instituteurs de Vancouver, au banquet offert aux instituteurs de toutes les parties du Canada venus par trains spéciaux du Pacifique Canadien pour assister à leur congrès annuel qui s’est ouvert ce matin à Victoria.Lo banquet ainsi que la récontion qui le suivit, eurent Heu à l’hôtel Vancouver, li luxueux hôtel du Pacifique /Canadion où les instituteurs se re-é tirèrent durant leur séjour en cetty ville.Le maire Oven de Vancouver, souhaita 1*.bienvenue aux visiteurs de la part de la ville et plusieurs autres djscours furent prononcés, dont un en français par Mlle Catherine MacKenzie de Montréal'.Os Instituteurs sont arrivés ce matin à Victoria.Us seront reçus officiellement cet après-midi au Palais du Gouvernement et leur première réunion régulière du congrès aura lieu ce soir.L’hon.J.-B.Mc Lean, ministre de l’Instruction Publique dans le gouvernement de la Colombie Anglaise; le maire Hayward do Victoria et M.E.-S.Martin, président de la Fédération des Instituteurs de la Colombie-Anglaise, leur souhaiteront la bienvenue dans la capitale de la province.Le programme est exécuté LA VILLE ENTREPRtéND DE VASTES TRAVAUX DE VOdHHS QUI DEPASSERONT LA SOMME DE TROIS MILLIONS ET DEMI — LES TERRAINS DE JEIX SONT FREQUENTES _____ Les ingénieurs de la voirie poursuivent avec célérité 1 exécution du vaste programme qu ils ont prépare au cours de l’hiver; les travaux de réfection comme de reparation marchent de pair avec la confection de nouveaux pavages et de trottoirs.Une équipe de dix-huit cents hommes est employee dans les divers chantiers; à cela il faut joindre près de six cents hommes sous les ordres des entrepreneurs qui ont obtenu des contrats.Actuellement, les travaux de pavages et de trottoirs sont executes dans les rues suivantes: Amherst, Préfontaine, Bordeaux, Cartier, Villeneuve.Saint-Denis, boulevard Gouin, boulevard des Ormes, Marquette, Dorchester, de Beaver Hall an carré Dominion, Craig de St-Denis au carré Victoria; Cliampigny, 1ère avenue, Rosemont, Archibald, Boucher, Grey.Harvard, Iberville, Moreau, Rivard.Il y aussi des travaux de moindre importance dans quelques autres rues et dans plusieurs ruelles.Le directeur des travaux publics n’entend pas en rester là; de nouveaux crédits seront votés à la prochaine séance du conseil pour l’exécution d’autres travaux, dont la liste dépasse le demi-million de dollars.La saison actuelle aura vu une série des travaux permanents de voirie s’élever à au delà de trois millions et demi.Parmi les nouvelles demandes de crédits, on relève les suivantes: Trottoids: — rue Notre-Dame de la rue Montcalm à la rue Dclori-mier: rue Saint-iPatrice de la rue Atwater à la rue Grand-Tronc; rue Beatty de la rue Notre-Dame aux limités nord; rue Ernscliffe de l’avenue MonJdand à la rue Terrebonne; rue Pelorimier.du boulevard Gouin, à la rue Nelson, rue Craig, du carré Victoria à la rue Saint-Antoine et la petite rue Craig.Pavages: — rue Richmond, de la rue Notre-Dame à la rue Basin, et rue Dagcnais de la rue Descourcel-les à la rue SainDRémle.LES TERRAINS DE JEUX A Pile Sainte-Hélène, hier, plus de cinq mille enfants ont pris part au premier pique-nique organisé par la ville; ce fut une fête organisée avec soin par le docteur J.-P.Gadbois, surintendant des terrains des jeux et couronnée de succès.Les pique-niques municipaux se suivront maintenant dp semaine en semaine, tous les mardis et jeudis, jusqu’à la fin des vacances.Le parc de Pile fermera ses portes au public, après a fête du Travail, le 1er septembre, et les entant devront se rejeter sur les terrains de jeux de la ville pour pren-dre leurs ébats.Ces terrains municipaux sont déjà très fréquentés; au cours du mois de juillet, 546,990 enfants ont joue sur les huit prineipaux terrains de jeux de la ville, tandis que pendant la même période 189,-bJo nommes, femmes et enfants ont profite des quinze piscines municipales.Parmi les terrains de jeux, le parc Mance semble être le plus eri vogue chez les jeunes.Il a été fréquente au cours du dernier mois par 192,260 enfants dont 112,010 garçons et 80,245 filles.Immédiatement après lui, le plus populaire a ete le parc Lafontaine où Pon a compte 174,735 enfants dont 97,350 garçons et 77.385 filles.Le parc S.-Henri qui a été fréquenté par 68,-l7o enfants vient en troisième lieu.Les autres terrains sont de dl-nic01st1,ons restreintes et moins bien outilles d appareils de jeux.Ainsi au carre Dufferin le mois de juillet a vu 4a,010 enfants; au carré Rich* "l.0"'!; 3U725; au carré Papineau.u,S!0; au carré Gallery, 12,675• au carre Saint-Patrice.9,595.Le nombre total des garçons qui ont frequente les terrains de jeux a at-temt 309.780 tandis que celui des fuies a ete de 237,210.Pour les bains publics, le plus fréquenté a été le bain Dagcnais-1 urner où Pon a compté pendant le mois de juillet 28,203 baigneurs.Le bain Gallery vient en deuxième place avec 24.625.Le bain d’Hoche-luga occupe le troisième rang avec une assistance de 21.889, et il est suivi de près par le bain Lévesque avec 21,492.Le bain de Maisonncu-ve ne vient qu’en sixième place lî-Vrf ,>563 baigneurs, après le bain S:-Dems où l’assistance a été de 15,-9a8.Puis viennent ensuite le bain Emard avec 10.342, le bain O’Con-n< le bain Hushion avec 9,838, le baiu Lapointe-f,étourneau avec 9.648, le bain Rubinstein ?vie e 7,250, le bain La violette avec .),537.le bain Turcot avec 4,236, et le bain S.-Louis avec 3,902.Le total des baigneurs n été de 189.635 et sur ce nombre on compte 139,-338 enfants, 41,249 hommes et 8,-998 femmes.L’ENTRETIEN D’UN BOULEVARD Les maires et les conseillers des trois municipalités de Pointe-Claire, de Dorval et de Beaconsfield, ont tenu hier une réunion conjointe dans le but d’être relevés de l’obligation d’entretenir te boulevard qui traverse les trois municipalités et qui fait partie de la route Montréal-Toronto.Les frais d’entretien AAAtronçon Ie rnu,(‘ dépassent $35,000 par année et les municipa- : lités veulent rejeter ce fardeau sur !e ministère provincial de la voirie.1 vu qu il s agit d’une route nationale.On n décidé d’organiser une délégation conjointe auprès de M Perron, ministre de In voirie, pour l’intéresser de l’affaire.LE BILL DES FRONTIERES SUBIT SA PREMIEREÜECTURE AU DAIL Le# représentants de TEtat ont voté en faveur de cette mesure présentée par le président Cosgra-ve dans un vote de 64 à 10 — Ce dernier dénonce une certaine presse qu’il qualifie d’antiirlandaise.Dublin, 13 (S.P.A.) — Le président Cosgrave a présenté au Dail Eireann hier après-midi un hill semblable à celui déposé à la Chambre des communes pour légaliser la création d’une commission des frontières conformément à l’article 12 du trarté anglo-irlandais.Ce bill ratifie également l’accord conclu entre le président Cosgrave et le premier ministre anglais.La première lecture du projet de loi a été voté par 64 voix contre 10.I>e nouveau parti national a voté en faveur de la motion après avoir reçu de (M.Cosgrave la promesse que la mesure ne serait pas /adoptée avant qu’elle le soit à la Chambre des communes.I^e président (losgrave annonça que lorsque le Dail en aurait fini avec ce bill il proposerait l'ajournement au 21 octobre.Il dénonça les calomnies et les faussetés que ne cesse de /mettre en circulation la presse antiirlandaise.“Le cartel de la presse en Angleterre, dit-Ll, emploie des méthodes jusqu’ici inconnues dans le journalisme.Aucune machination n’a été trouvée trop mesquine ou trop noire pour rallumer l’étincelle des passions de parti”.Le président employa la majeure partie de son discours à discuter cette monstrueuse invention, (a théorie des deux nations, l’Irlande et l'Uister.L’UIster, dit-il, fait partie de l’Irlande.Il a toujours consenti à entrer en négociations mais le traité laisse Je choix au peuple.Il est erroné de dire que l’Etat libre veuille s’annexer des territoires ou imposer sa volonté aux populations.Le gouvernement britanni-qw n’a jamais hésité à donner suite à la lettre et à l’esprit du traité.M.Cosgrave a affirmé que le bill offrait une solution simple et effective de la situation.Rien au cours de son entrevue avec sir James Craig ne lui permet de dire qu’on peut compter sur une proposition raisonnable.M.Craig n’a pas bougé d’un pouce et s'il ne change pas d’attitude, il ne sert de rien de continuer les entrevues.LM.Cosgrave croit que la Chambre des communes adoptera le hill irlandais, mais si elle refuse, une nouvelle situation se présentera.Le chef ouvrier Torn Johnson parla contre la motion de M.Cosgrave, disant que le temps était venu pour l’Etat libre de prendre en mains ses destinées.Les quatorze articles du programme électoral de M.Davis Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis promet l’application de la loi de prohibition, l’adhésion de son pays à la Cour permanente de justice internationale, la suppression du travail des enfants et du trafic des stupéfiants, la réduction des impôts et la revision du tarif douanier.Glarkburg, Virginie Occidentale, 13, (S.P.A.) — Lors de la notification de M.Davis comme candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis ici, ce dernier a énuméré les points suivants de son programme électoral : “Un gouvernement honnête, impartial et juste autant que la chose est humainement possible.“Opposition à tout défi lancé aux garanties constitutionnelles de la liberté religieuse, d’où qu’il vienne et quel qu’il soit, organisé ou non organisé."Applications de toutes les lois y ; compris l’amendement de prohibition.“Aide à l’agriculture par le moyen d’une revision du tarif | douanier.“Réduction des impôts et revision du tarif douanier.“Economies gouvernementales; maintien de l’égalité des traitements des fonctionnaires par rapport aux émoluments accordés aux positions correspondantes dans les sociétés privées.“Adhésion à la Cour permanente de justice intenationale.“Coopération officielle à toutes les tentatives légitimes émanant soit de la Société des nations ou d’autre source, tendant à la diminution des chances de guerre, à la réparation des dommages' de guerre à faciliter le désarmement à améliorer le bien-être de l’humanité.“Maintien des moyens d’une défense nationale adéquate, “jusqu’au jour où la raison pourra remplacer la force.” “IProtection des droits de l’ouvrier à s’organiser et discuter collectivement en vue de salaires suffisants gagnés dans de saines conditions de travail.“Protection des femmes et des enfants contre la rapacité humaine et les lois injustes .• “Suppression du travail des enfants et dit trafic des stupéfiants.“Conservation de toutes les ressources naturelles du pays.“Traitement reconnaissant à accorder à nos vétérans de guerre, particulièrement à ceux qui furent blessés et meurtris au service du pays et dont la confiance a été si cruellement trompée”.Les obsèques de Mgr Dowling L’évêque ô’Hamilton a été inhumé hier dans le cimetière commun — Les cinq absoutes.Hamilton, Ont., 13 (S.P.C.) — Des milliers de fidèles et de hauts i dignitaires de l’Eglise catholique ont rendu hier, un dernier hommage à Mgr Thomas-Joseph Dowling qui fut trente ans évêque d’Hamil-ton.Suivant le désir qu’il avait exprimé, sa dépouille mortelle a été déposée dans le cimetière commun, et non dans la crypte de la cathé-H raie A 8 h.30 hier mitin, il y eut messe solennelle de requiem à laquelle assistaient plusieurs centaines de religieuses.La messe a été chantée par l’évèque rie Peterboro, assisté de M.l’abbé J.-F.Bonami, d’Hamilton.et de M.l’abbé A.-J.Savage, Oakville, et de M.l’abbé Frank McReavy.Acton.Avant cette cérémonie, tous les Ruthènes de la ville assistèrent à la messe célébrée par Mgr Budkaa, archevêque ruthènedu Canada.Deux cents prêtres venus de toutes les parties du pays assistaient au choeur de la cathédrale S.-Mary’s.S.G.Mgr MacNeil, archevêque de Toronto, était au trône.Le R.P.Burke, de Toronto, a prononcé Toraison funèbre.H y a eu cinq absoutes; par Mgr O’Brien, Peterboro; Mgr Scollard, Sault Ste-Marie; Mgr Spratt, Kingston, et Mgr MacNeil, Toronto.Nouvelle usine à St-Joseph d'Alma S AIN’T- JOSEP H-D ’ALMA, 13 (S.P.C).— La compagnie Price commencera sous peu l’érection d’une nouvelle fabrique de pâte mécanique | ici.!. 5 juillet, la compagnie demandait un permis à la municipalité et peu de temps après la permission lui était accordée.On s'attend que les travaux commencent vers le milieu du mois et que cinq à six cents hommes y trouvent de l’ouvrage.Ce nombre s’ac-j croîtra à mesure que les travaux avanceront.Les travaux ne seront pas termines avant janvier 1926.L’usine aura ! un rendement rie 200 tonnes par jour pour commencer.Ce rendement sera graduellement accru jusqu’en 1929 alors qu’il sera de six cents tonnes.L’usine sera construite en face du village de Saint-Josepli-d'Alma.sm- 1
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